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Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Ven 3 Déc - 22:20

    Le radiateur déconne, je ne sens la chaleur sur mon visage que par vagues. Je n'ai pas froid, pourtant, même si la pluie tambourine contre cette fenêtre et que le froid s'insinue par la porte du studio, mal rainurée. Rien de bien compliqué sans doute. Du plafond goutte un peu d'eau. Rien de bien grave, vous dis je. Deux ou trois cent livres de réparation. Autant d'argent que je n'ai pas -que je n'ai plus-. L'argent nécéssaire à la poursuite de mes activités illégales se tarit, et le budget de l'Eglise a tendance à se resserrer. Heureusement que j'ai pu emporter deux trois souvenirs du dernier manoir de vampires visité... Le propriétaire, là où je l'avais envoyé, n'aurait plus jamais besoin de ses objets. Je trouvais ça grave, quand même. Je poursuivais une quête de vengeance sous le bras armé d'une puissante organisation politique et religieuse, et la majorité de mon équipement revenait à ma charge! Bon, si je ne dépensais pas autant en bouteilles... Je me réchauffais d'une grosse lampée de Glen Deveron. Le contenu de la bouteille inonda ma bouche, tandis que la lumière sur ma table de chevet n'éclairait que légèrement le livre que je lisais. L'alcool me réchauffa le corps. Mes voisins du dessus s'engueulaient encore. Je me redressais dans mon lit, et manquais de tomber sur le côté. J'étais ivre, encore. Dans la rue, je vis des vampires et des humains. Et je les vis taquiner la prostituée, vampires ou humaines elles aussi. Je me rassis dans mon lit. Quelle misère... Je repensais au passé, à tout ce qui aurait m'amener dans un endroit différent de celui ci. Me regard se perdit dans le vague alors que je m'adossais au mur, toujours assis sur mon lit. J'amenais à nouveau la bouteille jusqu'à mes lèvres, pour en boire une bonne lampée. Je me revoyais, quand je pensais que j'aurais alors enfin droit à une vie tranquille...


    ....


    Le train allait bientôt arriver en gare. Un « Hurra » tonitruant retentit dans le wagon, alors qu'éclataient les rires et les explosions de joie. Le bataillon allait bientôt être démobilisé, et l'humeur était excellente. Nous avions belle allure, dans nos uniformes de parade marrons, réhaussés de médailles et de galons d'or. Un calot brun nous coiffait tous, et l'ensemble des hommes portait avec fierté l'insigne de la division. Je riais avec Rolf et Anders. Eux aussi allaient retrouver leur vie civile. Après autant de temps passé dans les froides montagnes de Tchétchénie, nous respirions tous l'air frais de la liberté qui s'ouvrait à nous. Je sirotais une bière, prélevée dans les dépôts de Pozdryi, notre première étape. Je relisais les lettres. Toutes celles que j'avais reçu pendant l'opération. Des mois et des mois de correspondance. Je portais à mes narines le dernier courrier reçu de Jana. Jana Pfeiffer. Celle qui fut ma petite amie avant de partir à la guerre, et celle qui avait promis de m'attendre. Je pouvais presque sentir son parfait en sentant le bout de papier. Elle m'aimait. C'était drôle à dire, autant qu'à penser. Qui eut crû que la jeune femme voudrait toujours de moi après tant de temps d'absence? Pas moi, en tous cas, j'étais peut être le premier étonné. Je me rappelais de notre jeune époque et me remémorais toutes ces frictions, ces tromperies... J'étais alors un jeune imbécile coureur de jupons, et Jana n'était qu'une séductrice de première.


    En fait, elle n'avait probablement jamais vraiment changé. Moi, si. Les combats m'avaient mis du plomb dans la tête, et cette épopée guerrière aurait de profondes répercussions sur moi. J'espérais que cela ne se verrait pas trop, tout comme j'espérais qu'on ne me poserait pas trop de questions à mon retour en gare. Jana avait elle dit vrai? M'attendait elle vraiment? Je l'aurais bien imaginée se retrouver une pelletée d'hommes en mon absence. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, et j'avais un peu le trac. Mon visage soucieux devait se voir, car mes frères d'armes me tancèrent pendant toute une partie du trajet sur la désillusion qui m'attendait, augurant qu'une aussi belle femme que Jana aurait tout intérêt à m'avoir oublié plutôt que d'attendre quelqu'un d'aussi laid que moi! Je riais à leurs plaisanteries; j'étais en partie d'accord. Je regardais le paysage entourant Kharkov par la vitre du wagon, mais je revoyais Jana. Une robe qui la mettait en valeur, son attitude provocante et séductrice. Une allumeuse de première, qui rendait fou tous les autres hommes, et moi plus que tout autre. Je l'aimais vraiment...


    Le train commença à ralentir. Je brûlais d'impatience, et mon coeur fit une embardée. Je me levais lorsque le train ralentit vraiment et qu'une voix nous avertit que nous arrivions en gare. Je me regardais dans une glace, réajustais mon calot sur ma tête et lissais mon uniforme. Je saluais bruyamment mes camarades, leur promettant qu'on se revoit tous, bientôt. A ces échanges volontaires et enthousiastes se succédèrent ensuite une foule d'adieux plus intimistes avec chacun de mes frères d'armes. Poignée de main, accolade, promesses de soutien murmurées. Nous avions tous vécut l'enfer, et en avions réchappé. Mais nous avions besoin de pouvoir compter les uns sur les autres pour pouvoir surmonter tous ces souvenirs, encore cuisants dans notre mémoire. Finalement, le train se stoppa. Les premiers soldats descendirent du train, et j'entendais les acclamations de la foule de leurs proches se jetant sur eux. Je descendais dans les derniers, non sans avoir donné une dernière claque dans le dos d'Anders, pour lui donner le courage d'affronter ses parents qui abhorraient plus que jamais le passage à l'armée de leur fils. Je descendais à mon tour. Fébrile, sur le qui vive. Je regardais à droite, à gauche, et ne vis personne. Je me faufilais dans la foule, cherchant le visage familier de Jana, ou de quelqu'un de ma famille, mais ne vis personne. Je baissais les épaules, déçu. M'avaient ils oublié, ou n'étaient ils simplement pas venus? Je m'apprétais à faire demi tour, pour sortir de la gare et prendre un taxi... Et quand je me retournais, je me figeais.


    Elle était là. Belle comme toujours. Le même air provoquant et séducteur peint sur ses traits délicats. Elle m'avait repéré, j'en étais certain. Mon coeur battait si fort que je crus qu'il allait sortir de ma poitrine. Je m'avançais vers elle d'un pas hésitant tout d'abord, puis d'un pas nettement plus vif. Avant de me jeter contre elle, l'enlaçant de façon tendre mais vigoureuse. Je fermais les yeux en la serrant contre moi, savourant le contact réconfortant de son corps contre le mien, et reniflant l'odeur de son parfum qui m'enivrait déjà.



    | J'ai vraiment cru que tu n'étais pas venue, tu sais. |


    Je me détachais d'elle, et passais ma main droite contre sa joue, remettant en place une de ses mèches. Toujours aussi sublime, j'étais terriblement ému par la situation, et ne savais trop comment le cacher.


    | Tu m'as tellement manqué... |


    Je l'embrassais, posant doucement mes lèvres sur les siennes. Qu'il était bon de revenir chez soi...

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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Sam 11 Déc - 13:22

    21 mai 2004...

    Je me sentais si seule dans ce grand lit qui était vide, j’étais certes couchée au milieu mais il manquait quelqu’un à côté de moi, quelqu’un que j’attendais depuis des jours des mois, des années même. Quelqu’un que je n’aurai plus besoin d’attendre désormais. Torben Badenov, je lui avais promit de rester fidèle, il m’avait promis de revenir. Ce fut très dur pour moi de ne pas être tentée par d'autres hommes, 3 ans c'est long ... Torben tenait une place tellement importante dans mon coeur, je pensais à lui sans cesse. J'ai tenu ma promesse, difficilement mais je n'ai jamais cédé à la tentation. J'ai du ranger mon côté séducteur au placard pour la peine. Je l’ai attendu patiemment, mais là cela fait une semaine que j’étais excitée comme une puce, une semaine où je ne pensais qu’à ça, son retour. J’attendais qu’il revienne depuis la minute où je l’avais vu partir, et là j’allais le retrouver tout à l’heure. Je n’étais quand même pas restée sans nouvelles, nous nous étions envoyé des lettres, moi plus que lui mais cela ce comprend – La Tchétchènie … Je n’attendais pas de réponse pour commencer à en rédiger une autre, j’étais impatiente de le retrouver. Il ne se passait pas une journée où je ne pensais pas à lui, chaque seconde je m’inquiétais, et si Torben ne revenait pas ? Et si je ne le revoyais plus ? Rien que d’y penser cela me donner envie de pleurer, mais je ne me laissais pas abattre il fallait que je sois forte ! Je me plongeais à corps perdu dans mon travail pour faire passer le temps, car le temps était long…

    Je me levais d’un bond, me dirigea vers la salle de bain pour me préparer. J'avais acheté pour l'occasion une robe noire, à la fois classe et provocante. Il fallait que je sois la plus belle sur le quai de gare, avais-je changé ? Est-ce-que je reconnaitrais Torben ? Tant de questions que je me posais, dans ses lettres il n'avait pas changé, peut-être que si moralement à cause de la guerre.... Dans ce cas, je ne m'en étais pas rendue compte il me l'avait peut-être caché ? pour me protéger ? Mon coeur battait déjà très fort, et je n'étais même pas à la gare, qu'est-ce-que ça serait quand le train arriverait en gare et que je le verrai descendre. Il m'a tellement manquée...

    •••

    J'étais à la gare toujours aussi impatiente, j'ai du me remettre à plusieurs fois pour savoir sur quel quai arriverait le train de Torben. J'avais tellement peur d'être en retard, que je regardais tous les hommes passaient, certains devaient ce demander pourquoi je les regardais. Je guettais un uniforme me disant que peut-être le train était déjà arrivé, qu'il avait eu de l'avance, que je l'avais raté. Par chance, j'arrivai enfin à me concentrer je vu que le train allait arriver en gare. D'une allure rapide, je me dirigeai vers le quai. Je n'étais pas seule c'était le cas de le dire. Je souriais j'avais beau essayé de ne pas sourire, je n'y arrivai pas j'attendais ce moment depuis tellement longtemps, j'étais heureuse. J'étais amoureuse....

    Je n'avais pas caché à Torben ma venue, je lui avais dis dans ma dernière lettre accompagné d'un " Je t'aime " aussi. Le train passa à côté de moi, je regardais si je l'apercevais mais impossible de le reconnaitre parmi tous ces hommes. Je baissai la tête pour voir si tout était en place, ma robe bien mise ... je devais être parfaite, j'étais parfaite. Je regardais les personnes à côté de moi, majoritairement des femmes, les premiers soldats descendirent mais je ne voyais pas Torben. Il descendit dans les derniers, je l’apercevais enfin. Il était là, pas très loin au milieu de la foule, il ne m’avait pas vu. Il s’avança vers moi, et se jeta contre moi j’attendais ce moment depuis tellement longtemps. Je fermai les yeux à mon tour pour profiter pleinement de cet instant, j’étais seule avec lui. Une foule nous entourait mais je ne sentais que lui contre moi, les autres n’existaient pas.

    « Je ne pouvais pas rater ton retour, voyons ! »

    Je ne savais pas quoi dire, j’avais tellement de choses à lui raconter. J’avais encore quelques lettres que j’avais écrites et que je ne lui avais pas envoyées… Je me sentais complète, car je me sentais vide sans lui, il ne devait pas se douter ou pas me croire que je l’avais attendu sans faire de faux pas. C’était contre ma nature, mais mon amour pour Torben avait été plus fort que le reste.

    « Toi aussi, tu m'as manquée… si tu savais »

    Je ne voulais pas quitter ses bras, j’étais tellement bien contre lui, sentir sa chaleur qui m’avait tellement manquée… J’aurai voulu que ce moment ne s’arrête jamais, qu’on reste coller l’un à l’autre comme ça pour l’éternité. Ce moment était unique, car Torben ne comptait pas retourner combattre, ce serait surement la dernière fois que je venais le chercher sur un quai de gare après une si longue absence… Je ne voulais plus jamais le quitter, je voulais rester à ses côtés toute ma vie, je ne voulais pas écourter ses retrouvailles. J’étais tellement bien avec lui, j'avais eut peur de le perdre qu'est-ce-que je ferai sans lui ? Je n'imaginais pas ma vie sans Torben, je ne pourrai pas vivre s'il n'était pas là ...
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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Dim 12 Déc - 20:16

[HJ; chose promise, chose due. Vu que tu pars sous peu en vacances, je t'ai répondu malgré une liste longue comme le bras xD]


    Je me sentais fébrile, impatient. J'avais l'impression de renaître, de poser un regard neuf sur le monde. J'étais enfin de retour. Fini la guerre. Finies les patrouilles, les tirs dans la nuit, les hurlements, et tout ce que j'avais pu faire là bas, dans cette contrée maudite, resterait derrière moi. Désormais, j'étais avec Jana, et je savais intérieurement que tout irait bien. Je la serrais toujours contre moi, refusant de la lâcher. Mon gros baluchon était toujours jeté sur mes épaules, et j'avais faillit perdre mon calot en me jetant comme ça sur la femme que j'aimais, mais comment aurais je pu résister? Mon coeur s'emballait d'une façon si merveilleuse, quand je la voyais. Je savais que je ne voudrais plus jamais partir si longtemps loin d'elle. Sentiment étrange, sensations retrouvées. Je ne m'étais jamais accroché de cette façon à qui que ce soit, auparavant. Jana était la première. Je n'arrivais toujours pas à croire qu'elle m'avait vraiment attendu, que toutes mes espérances n'avaient pas été vaines. Où était passée cette femme que j'avais rencontré, séduisant tout homme qui passait à sa portée, et qui se fichait éperdumment des sentiments? Je souriais, alors que je sentais l'odeur de ses cheveux et de son corps, la tête toujours enfoncée dans son cou. Je l'aimais tellement que j'aurais pu passer des heures dans cette position. Je me sentais bête, je me sentais comme un adolescent avec sa première petite amie. Mais qu'est ce que c'était bon...


    Une foule de sentiments longtemps refoulés remontaient en cascade, bouleversant ma conscience comme un véritable raz de marée. Cet amour débordant pour cette femme dont j'étais depuis longtemps amoureux, la reconnaissance pour le réconfort de ses pensées et de ses lettres, l'appétit de mon corps pour le sien, uniquement le sien. C'était pour cette dernière chose que j'avais longtemps douté que cette relation ne fonctionne. Jana et moi avions toujours été très libertins, même au début de notre relation. Pourtant, je la croyais quand elle me confiait dans ses lettres qu'elle m'attendrait. Cela avait été dur pour moi aussi; les copains n'avaient cessé de me charrier quand ils allaient au bordel tous ensemble, décompresser après de durs épisodes de combats urbains. Mais non, j'avais préservé tout cela pour Jana, je savais que si nous étions tous deux capables de nous attende, alors ce serait bel et bien le signe qu'elle serait la bonne. Et c'était le cas. Penser à tout ça me donna envie de me perdre totalement avec Jana, de lui faire l'amour encore et encore, de lui prouver la profondeur de mes sentiments et la justesse de ma préservation pour elle. Mais j'avais tout autant envie de l'entendre parler, de la serrer contre moi. Je prolongeais l'instant, alors qu'elle me dit qu'elle n'aurait pu rater mon retour. Je l'embrassais de nouveau, ne sachant lui avouer qu'il était dans ma nature de toujours douter de tout... Oh et puis merde, je pouvais bien lui dire non?



    | N'empêche, j'ai vraiment eu peur que tu ne sois pas là, quand je rentrerais. Alors, quand je ne t'ai pas vue sur le quai... Tu comprends, j'avais eu peur que tout ça, toute notre relation, avant et pendant mon engagement, n'avaient été qu'un rêve... |


    Je plongeais mon regard dans le sien. J'accrochais ses magnifiques prunelles, et mon coeur chavira un peu plus. Bonheur intense des retrouvailles. Je me noie dans son regard, et lui communique tout l'amour que j'éprouve pour elle. Je souris, si heureux de la revoir. Je l'embrasse à nouveau. Deux fois succintes, puis un baiser plus prolongé. Je passe mes deux mains sur ses jeux, pour accentuer ce contact. Le baiser n'est pas fougueux, ni brutal comme du temps de nos ébats. Non, il est tendre, lent et passionné. C'est un baiser par lequel je partageais toute la profondeur de mes sentiments pour la jeune femme. Je finis apr rompre le contact, rajustant mon baluchon sur mon épaule tandis que je caressais de mon autre main le visage de mon aimée. Je garde mon regard braqué sur le sien. Je suis sérieux, quand je lui parle de mes sentiments.


    | Chaque jour, à chaque instant, mes pensées étaient pour toi. Si j'ai réussit à traverser tout ça... C'était pour toi. Je t'aime, Jana. |


    C'était la première fois que je lui disais directement, en face à face. Je n'entendais plus rien de ce qu'il se passait autour de moi, je ne percevais rien de ce qu'il se passait autour de moi. Plus rien ne comptait, à part ces sentiments intenses qui me faisaient me consumer. J'embrassais une dernière fois Jana, avant de lui prendre la main.


    | Tu sais, j'ai passé quelques coups de fil de Novossibirsk... J'espère que tu n'as rien de prévu pour ce soir, parce que je t'emmène au restaurant, pour nos retrouvailles... Tout est déjà arrangé. Viens, sortons d'ici. J'ai envie de revoir ma ville, avec toi. J'aimerais que tu me racontes tout ce que j'ai raté, depuis tout ce temps... Et j'ai d'autres surprises pour toi, mais chaque chose en son temps... D'abord, allons boire quelque chose de chaud! |


    Je la pris par la main, tout sourire, et l'attirait avec moi à l'extérieur pour trouver un endroit un peu plus intime, où nous pourrions profiter pleinement de nos retrouvailles. Je me rappelais d'un petit café non loin...

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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Jeu 6 Jan - 17:13

Lui contre moi, moi contre lui. Je n’avais toujours pas bougé, et je ne comptais pas me détacher le lui. J’aurai aimé rester pour toujours, j’étais enfin avec Torben. Je voulais, je ne souhaitais que ça faire ma vie avec lui, rester toute ma vie à ses côtés. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant le perdre à présent, j’avais tellement eu peur pendant ces années d’absences. La guerre aurait pu me le prendre, la guerre aurait pu nous séparer, mais il n’en était rien. Je comptais bien rattraper le temps perdu, nous avions raté tellement de choses… Torben n’avait pas l’air d’avoir changer, ou alors je ne le voyais pas, il était toujours éperdument amoureux de moi. Je pensais bien que l’expérience de la guerre avait du changer l’homme que je connaissais et dont j’étais tombée amoureuse, mais j’éviterai de lui en parler, cela avait du être traumatisant pour lui cette expérience. Mon cœur battait à en sortir de ma poitrine, je l’aimais comme au premier jour je n’avais jamais cessé de l’aimer, et je l’aimerai toute ma vie j’en étais persuadée. Il n’y avait qu’avec lui que je me sentais bien, qu’avec lui que je voulais faire ma vie, qu’avec lui que j’imaginais mon avenir. Malgré toutes mes aventures passaient, Torben était ma moitié, le seul, et l’unique dans mon cœur.

Tout était finit à présent, nous étions deux seulement deux et nous nous aimions de quoi rêver de plus ? Etre à trois ? Pourquoi pas ? J’y avais beaucoup pensé pendant toute cette absence, ça réveiller en moi un sentiment que j’avais connu étant plus jeune. Née dans une fratrie de plusieurs enfants, j’étais l’ainée et j’aidais beaucoup ma mère… un jour ce sera à mon tour à moi aussi de devenir une mère.


« Un merveilleux rêve alors… »

Je lui lançai un sourire réconfortant, vu ma nature il avait eu raison de douter, ce n’étais pas dans mon habitude d’entendre un homme pendant si longtemps, lui restais fidèle… mais je l’aimais, mon cœur avait eu mal pendant tout ce temps. C’était l’homme de ma vie je le savais, c’est pour cela que j’avais fais un effort pour aller contre ma nature, j’en avais été la première surprise. Mon amour pour Torben m’avais permis de résister et tenir pendant ces années d’attentes. Il souriait, je souriais aussi je ne pouvais me retenir, nous ne pouvions nous retenir, je l’aimais, il m’aimait, nous nous aimions. Quel bonheur ! Mon regard se noyait dans le sien, ma bouche qui embrassait tendrement la sienne, ce contact m’avait tellement manquée. Des mots magnifiques sortirent de sa bouche, première fois qu’il me disait « Je t’aime » à haute voix, devant moi. Mon cœur s’emballa encore plus, je ne su quoi dire, j’étais tellement heureuse et terriblement émue. Un petit rire m’échappa quand j’entendis la suite, il avait tout prévu… au fond de moi je le savais, je n’avais rien prévu moi je savais qu’en homme galant il aurait organisé nos retrouvailles. En effet, c’est pour cela que je l’aimais, que mon cœur battait pour lui.

« Oh c’est bête j’avais déjà prévu quelque chose ce soir… »

Je marquai un arrêt, et ajouta d’un air amusé tout en passant ma main dans ses cheveux.


« … passer une soirée inoubliable avec l’homme de ma vie »

Une soirée en tête à tête tous les deux, cela me manquait tellement. Je me laisserai guider il avait visiblement tout prévu. Il me prit la main pour sortir de cette gare, ce moment appartenait déjà au passé, le temps passait tellement vite je serai bien restée là toute ma vie dans ses bras. Il voulait recommencer « une vie normale », il apprécierait le confort de mon petit appartement, petit certes mais douillet. Ce serait notre refuge à tous les deux, avant de passer aux choses sérieuses, je sortis de cette gare avec des projets pleins la tête. J'avais retrouvé mon Torben, je ne comptais plus le quitter. Nous ignorions à ce moment-là, quel triste destin nous attendait... si on avait su, nous serions partis loin très loin, tous les deux s'abandonnaient sur une île déserte.
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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Ven 7 Jan - 1:24

    Je prends le visage de Jana entre mes mains et lui sourit tendrement alors qu'elle me dit que c'était un doux rêve. J'hoche la tête en signe de dénégation. En un sens elle a raison, en un sens seulement. Vivre si loin de son foyer pendant si longtemps est terrible, mais j'avais toute cette correspondance pour m'aider à tenir. Mais ce n'avait pas été un rêve. Plutôt une sorte de cauchemar. Vivre loin de chez moi, sans Jana, dans la boue et le sang, rien de tout cela n'avait été agréable. Pourtant, je sentais mon coeur se gonfler de fierté devant ce que nous avions entrepris avec Jana. L'amour, le vrai. Jamais dans ma jeunesse je n'aurais cru tomber dans pareille niaiserie. Mais maintenant que j'étais touché par tous ces sentiments et ces violentes et délicieuses émotions, j'en voulais encore. Encore et toujours. Je voulais tout savoir de ces émotions que j'avais longtemps rejeté comme étant de la faiblesse. Maintenant, je savais quelle avait été ma folie. Rejeter toutes ces choses sans avoir pu les connaître. Rien que de penser à une balle tchétchène qui me tue sans que j'eus le temps de connaître l'amour, j'en frissonnais. Oui, c'était sans doute un peu niais, ce que je disais. J'assumais totalement. J'estime que quand on a vu et fait certaines choses, on peut bien se complaire dans ces sentiments si grisants et si humains, de peur qu'ils ne s'échappent.


    | Non, ce n'était pas un rêve. Le rêve est seulement en train de se réaliser. Etre si loin de toi en de pareilles circonstances, ce n'était pas un rêve... Mais tu étais la lumière, le bout du tunnel. Tu es mon espoir, Jana. Et je ne comptes pas te lâcher de sitôt, pas avec le bien que tu me fais. |


    Je faillis m'arrêter net dans ma foulée lorsqu'elle me dit qu'elle avait déjà prévu quelque chose pour ce soir. Non? Elle passa sa main délicate dans mes cheveux, et je souris de toutes mes dents lorsqu'elle me dit qu'elle voulait passer une soirée inoubliable avec l'homme de sa vie. Je souris encore et encore, tant cette formulation était plaisante. Compter pour quelqu'un. Avoir de l'importance. Etre aimé. Ces choses si simples mais pourtant si réconfortantes. L'espace d'un instant, je me revis dans mon trou individuel près de grozny, pendant le second siège. Seul, tremblant de froid dans une tenue impropre à l'hiver. Des doigts gelés tenant difficilement un fusil dont la graisse gelait sur place. Frissonnant de froid et d'anticipation d'une attaque ennemie de nuit. Seul, isolé, et ce froid... Je revenais à moi, et j'embrassais Jana sur le front. Je ne voulais pas gâcher la soirée et ressasser toute cette expérience de la fureur de l'homme. Je vins lui murmurer à l'oreille.


    | Chez Zadoevski. Dîner aux chandelles à l'étage. Une table pour deux. Du champagne français, du caviar et un bon repas chaud... Et ce soir, je compte te prouver mon amour. Ca va peut être te paraître stupide, mais la simple idée de dormir contre toi me fait déjà presque oublier toutes ces choses que je ne veux plus vivre. J'aime être en ta présence. Allons y maintenant, nous sommes attendus. |


    Nous en avions pour un petit moment à pied. Je regardais ma montre. Non, pas le temps d'aller boire quelque chose de chaud. Je jetais un regard énigmatique couplé d'un sourire à Jana. Je lui réservais une dernière surprise pour ce soir. Il nous fallut un bon petit moment pour arriver au restaurant. La nuit commençait déjà à tomber. Il me semblait clair que ce n'en serait que plus romantique. Je m'arrêtais juste avant d'être arrivé au restaurant.


    | Attends juste une seconde s'il te plait. Toi tu es toute belle, moi je dois mettre quelques petites choses, sinon ils ne me laisseront jamais entrer..; |


    Je déballais dans un petit coin de rue les affaires de mon ballot. A l'abris des regards, je me changeais en vitesse dans la petite ruelle, Jana à mes côtés. Je gardais mon pantalon. Par contre, j'enfilais par dessus ma chemise ma veste de parade, avec les galons correspondant à mon grade, le cordon d'or sur le côté de mon épaule symbolisant mon courage, et les barettes des différentes opérations auxquelles j'avais participé durant ma carrière militaire. Sur le côté de mon épaule gauche, une cocarde avec le drapeau national; De l'autre côté, le poing d'acier sur fond rouge, symbole de mon unité. Pour finir, je sortais une casquette de mon sac et y rangeais mon calot. La casquette était brune, comme mon uniforme. Avec les galons et cette tenue d'apparât, j'étais mieux habillé, suffisamment pour pas me faire refouler à l'entrée du restaurant! Ne manquait plus que les gants de cuir que j'enfilais, et j'étais en tenue de parade, comme sur les champs de la fondation du régiment. Je n'étais pas le plus bel homme qui soit ni le mieux habillé, mais je ne pouvais faire mieux au vu des circonstances.


    | Tu me trouves comment? J'aurais préféré ne pas être en uniforme, ce soir, mais je n'avais rien d'autre à me mettre... |


    Nous nous remettions en route. Guère loin désormais, pour pouvoir se restaurer. Quand nous arrivâmes à destination, je donnais mon nom au serveur du bas, qui hocha la tête, nous salua Jana et moi, et nous amena à l'étage, dans une petite pièce d'un style ancien, avec un plancher en bois et des poutres apparentes. J'aimais cette petite ambiance. Les chandelles étaient déjà allumées, et le serveur déboucha la bouteille de champagne. Je sentais mes entrailles fondre. Voilà Torben, on y est. A toi d'avoir le courage d'assumer ta nouvelle vie maintenant. Je souffle pour mieux reprendre ma respiration, alors que le serveur me prend ma casquette et le manteau de Jana. J'ôte mes gants, et trinque avec Jana. Le regard qu'elle me jette me conforte dans l'idée que je dois foncer, maintenant. Plus de place pour l'hésitation. Nous portons notre coupe de champagne à nos lèvres, après avoir trinqué. L'étage nous est réservé, nous sommes en toute intimité. Le goût de l'alcool me fait beaucoup de bien. Je ne sais pas que plus tard, il deviendra une addiction. Non, ce soir, je ne sais rien de mon futur. Tout va bien dans le meilleur des mondes; je suis avec la femme que j'aime. Je sais que le moment n'est pas le meilleur qui soit, et que la tradition implique de ne pas se lancer dans ce genre de conversation au début d'un repas, mais je ne peux plus tenir... Je prends mon courage à deux mains, et je commence d'une voix qui débute peu assurée, mais je gagne en conviction au fur et à mesure du temps.


    | Il est sans doute un peu tôt pour ça Jana, mais j'ai assez attendu. Nous étions déjà ensemble avant que je parte à l'armée. Tout n'était pas rose à l'époque. Nous avons chacun fait beaucoup d'erreurs. Sans doute n'avais je pas la maturité que j'avais aujourd'hui... Mais notre correspondance m'a confirmé les sentiments que j'avais déjà pour toi avant d'aller au bureau de recrutement. Je n'ai jamais pu te le dire avant de partir; mais cela fait si longtemps que je ne me sens bien qu'avec toi. Je tiens tellement à toi, Jana, plus que tu ne peux l'imaginer. Je pense tout le temps à toi. Tout ce temps, je n'ai jamais oublié la douceur de ta peau, ton parfum enivrant, et ce regard qui me fait toujours tomber à la renverse. Quand j'y étais, là bas, je ne pensais qu'à mon retour, ce moment béni de Dieu où je pourrais de nouveau te serrer contre moi. Te dire toutes ces choses que je ne t'avais pas dites avant de partir. Si j'ai tenu là bas, c'était pour toi, uniquement pour toi. La leçon a été douloureuse, mais je sais aujourd'hui ce que je veux. Et ce que je veux, c'est toi. Toi toute entière, toi rien qu'à moi. Je te veux pour l'éternité à mes côtés. Je veux vivre avec toi. Je veux t'offrir mon coeur et mon âme, ce soir. Je t'aime, Jana. Je t'aime plus que de raison. |


    Je souris, plutôt mal à l'aise, mais content d'arriver au bout. Je suis heureux de lui faire part de mes sentiments, mais j'ai tellement peur du rejet, depuis toujours... Je me lève de ma chaise, sors de mon pantalon un écran de velours noir, je m'agenouille devant elle et lui prend la main. J'éclate d'un petit rire nerveux, tout juste audible


    | Jana Pfeiffer, veux tu devenir ma femme? |

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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Sam 15 Jan - 21:49

Torben m’embrassa sur le front, cette sensation me manquait terriblement. Il me chuchota à l’oreille, le lieu où nous allions passer la soirée, c’était un restaurant où nous étions allés déjà quelque fois, j’aimais beaucoup y manger. Le petit résumé que me faisait Torben du cadre dans lequel nous allons vivre cette soirée était plus que romantique. Ces petits moments d’intimités m’avaient tellement manquée… Je fis un petit geste de la tête ce qu’il venait de me dire, arborant mon plus beau sourire, je ne pouvais cacher toute la joie qui m’envahissait, j’étais tellement heureuse avec lui.

Nous nous mettions en route pour le restaurant, je le suivais en apparence je paraissais calme mais tout mon être bouillonnait, mon cœur battait, tout en marchant j’essayais de me calmer mais impossible pendant quelques temps j’allais être dans cet état c’était l’effet « Torben est revenu ». Un peu avant d’arriver à destination, il m’arrêta, il devait se changer. C’est là que je regrettai de ne pas avoir pensé à lui apporter des vêtements neuf, je n’avais pas prévu qu’on enchainerait avec un restaurant. Je n’étais plus habituée à vivre avec un homme j’avais eu une vie de célibataire pendant tout ce temps mais rien ne valait la vie avec l’homme que j’aimais.

« Oui je comprends, as-tu besoin d’aide ? »

Torben commença à sortir des affaires de son sac pendant que je regardais et surveillais que personne n’eut l’idée de tourner dans cette ruelle. Je n’oubliais pas de profiter de la vue qui m’était offerte. Sentir sa chaleur, mes mains sur son torse brulant, ces sensations me manquaient… Il s’habilla, n’eut guère besoin de mon aide, il me demanda comme il était, pour moi il était parfait. Je m’approchai de lui et passa mes mains sur son uniforme comme si je voulais enlever les plies de son uniforme. J’avais fais cela comme un automatisme, car il n’y avait rien à remettre en place dans sa tenue, je passai mes mains sur ses médailles. Une chose était sure j’étais en sécurité en sa compagnie, j’avais un homme courageux à mes côtés et rien n’y personne ne pourrait me l’enlever.

« Je te trouve parfait ! Ne t’inquiètes pas pour l’uniforme, tu es très beau ainsi. »

Arrivés devant le restaurant, il donna son nom et un serveur nous emmena à l’étage. La pièce était chaleureuse et accueillante, nous étions installés dans une petite pièce je trouvais étonnant que nous soyons seuls… Avait-il réservé tout l’étage ? Un diner aux chandelles, du champagne, un bon repas qui s’annonçait - cela faisait plusieurs mois que j’attendais ça. Le serveur me prit mon manteau et la casquette de Torben dévoilant ma robe fluide et sensuelle qui m’allait à ravir. Je portais ma coupe de champagne à mes lèvres, je n’avais d’yeux que pour lui, nous étions seuls mais qu’importe même au milieu d’une foule de personne, je ne verrai que lui. Torben commença à parler, un long monologue auquel je ne savais quoi répondre à part quatre mots « Je t’aime aussi ». Ce fut l’une des premières fois de ma vie que je restais désarmer, sans savoir quoi faire, sans savoir quoi dire ! C’était surement la plus belle déclaration d’amour qu’on m’avait faite. Je devais rougir, il faisait chaud dans cette pièce, je sentais l’émotion qui se montrait peu à peu sur mon visage.

« Oh… Torben, que dire à cela ? Je t’aime mon amour, je t’aime tellement. »


J’allais continuer, je l’avais en face de moi et c’était la première fois que je lui disais je t’aime en face, je voulais à mon tour lui témoigner tout mon amour mais il ne m’en laissa pas le temps. Je le voyais peu assurer même si au fil de son discours, il prit de l’assurance. Ce n’était pas toujours facile de prendre les devant, il était mal à l’aise mais il n’avait rien à craindre. Je l’aimais, je l’aimais plus que tout, je ne voulais que lui, rien que lui … Alors que j’allais prendre la parole, Torben se leva, j’eus un moment d’incompréhension cela devait se lire dans mon regard. Il sortit de sa poche un écrin de velours noir, il s’agenouilla à côté de moi et là je compris. Il me prend la main, mon cœur battait à en sortir de mon corps. Les mots résonnèrent, ces mots que j’attendais « Jana Pfeiffer, veux tu devenir ma femme? », je me souviendrai toute ma vie de cette soirée en sa compagnie, de cette demande qui changerait à coup sur ma vie.

Il me prit par surprise si je m’attendais ça … Je restais sans voix, j’étais émue mais je n’eus aucune hésitation ! Je savais ce que je voulais : être avec lui et le rester durant toute ma vie.

« Oui je le veux. »


Je pris le visage de Torben dans mes mains, caressant ses cheveux et l’embrassant. Des larmes ruisselaient le long de mes joues, des larmes de joies, des larmes d’émotions que je ne pu retenir. Il prit la sublime bague à la passa délicatement à mon doigt, qu’elle était belle, qu’elle m’allait bien. Je la regardai mettant ma main devant moi, je me remis à embrasser l’homme que j’aimais. J’ignorais si Torben avait prévenue le serveur, ou bien s’il allait apparaitre d’un moment à un autre nous dérangeant dans ce moment intime et romantique. Je coupai le baiser net, enfin je déposai un léger bisou sur ses lèvres pour lui faire comprendre que tout allait bien, et que ce n’était pas à cause de lui que j’avais stoppé le baiser.

« Il faut commander non ? Tu ne crois pas ? »

Je me rassis correctement, jetant un regard sur la bague que je ne quitterai plus à partir de maintenant. Je n’avais pas spécialement faim, trop d’émotions en si peu de temps. Alors c’était sérieux ? Ca y est, ce jour serait l’un des plus important de ma vie. Je voulais que ça dure toujours, pour toute la vie. Tout allait bien, j’étais heureuse j’étais avec l’homme que j’aimais, l’homme de ma vie.
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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Dim 16 Jan - 22:06

    Je sentais tant de choses en moi, comme si toute ma perception du monde était exacerbée par les paroles que je venais de prononcer. Comme si je faisais fi de la fatigue du voyage en train qui m'avait laissé fourbu. Comme si je me fichais éperdument de ma faim qui me nouait l'estomac. Comme si mon désir pressant d'unir mon corps à celui de Jana n'était rien. Et surtout, comme si mon stress qui me nouait les entrailles n'était pas là. C'était douloureux pourtant, d'attendre réponse à pareille question. J'étais bien conscient que j'allais avoir une réponse, et j'espérais qu'elle soit positive. Je n'avais absolument aucune idée de ce qu'il se passerait si elle me disait que je n'étais pas l'homme qu'il lui fallait, ni l'homme qu'elle voulait. Sans doute deviendrais je fou; elle était la seule chose qui maintenait un équilibre précaire dans ma conscience. Elle ramenait la paix dans le champ de ruines de mon âme, après tout ce sang, cette boue et ces larmes. Je la voulais elle, et pas une autre. A peine lui avais je demandé que je pus observer une foule de choses. Tressaillements sur son visage. Regard interloqué, comme si elle était figée de stupeur. Son coeur semblait battre à cent à l'heure, et je voyais sa poitrine se soulever rapidement, comme si elle était en proie à une violente émotion qui oblitérait son caractère posé, dont elle pouvait souvent se parer. Pourtant, ce qui m'apparut comme durant une éternité ne dura pas plus de temps qu'une poignée de battements de coeur. Elle me répondit même quasiment du tac au tac. Elle acceptait ma demande. Je frémissais de plaisir et d'excitation, à peine contenus. Je ne pouvais pas me résigner à en aimer une autre, décidément. Celle ci m'emplissait déjà tellement de joie...


    Elle me prit le visage entre ses mains graciles, et me caressa les cheveux. Je sentis de nouveau le contact de ses lèvres contre les miennes. J'avais envie de rugir, littéralement. J'avais envie de me retirer dans l'intimité de notre domicile pour faire l'amour à cette femme que j'aimais plus que tout. Pas par pur désir lascif, mais simplement pour pouvoir être avec elle, en elle. Pour toujours. Je ne voulais plus m'éloigner d'elle. Je voulais que tout reste toujours comme ce moment; son parfum submergeant mes sens, ses lèvres enflammant mon désir et mon amour, et sa peau douce apportant ce réconfort que j'avais tant cherché. Machinalement, je m'écartais d'elle pour lui saisir la main. Je remarquais avec un petit sourire qu'elle pleurait. De bonheur hein, rassurez vous! Je pris la bague de l'écrin, l'en sortit et la passait au doigt de la jeune femme. Moquez vous de moi; j'avais dû demander dans le train à un de mes camarades d'unité marié de me dire à quel doigt ce genre de truc se mettait; je n'étais absolument pas au fait des traditions et encore moins de la sensibilité féminine à ce genre de choses; je devais donc me renseigner pour ne pas commettre d'impair fatal à ce que j'envisageais pour Jana et moi. Jana m'embrassa de nouveau. J'étais si passionné que j'allais jusqu'à caresser sa langue de la mienne, en ce geste que je considérais comme intime et révélateur de désirs sous jacents. Puis, elle s'arrêta et déposer une dernière fois ses lèvres délicates contre les miennes, me demandant s'il ne fallait pas commander. Je passais ma main sur sa joue, séchant ses larmes en un sourire bienveillant. Je me détachais d'elle pour rassoir à mon tour à ma place. Je devais faire bonne figure dans pareil endroit; je me sentais un peu décontenancé par la beauté du lieu, et aussi le standing évident de l'endroit.



    | Oh ne t'inquiètes pas; ils monteront bien assez vite. J'ai réservé l'étage. Et le serveur aussi, remarque. Mais rien ne vaut t'avoir vue dans cet état, et savoir que je vais passer ma vie avec toi. Etre de nouveau à tes côtés me procure une telle joie... A nous, Jana... |


    J'entrechoquais de nouveau mon verre de champagne contre celui de ma future épouse. Je le portais à mes lèvres, fermant les yeux en basculant légèrement la tête en arrière, le temps d'ingurgiter totalement le liquide qui s'offrait à moi. Je savourais l'alcool et les sensations grisantes qui se bousculaient en moi. Non, je ne regrettais rien. Je ne regretterais sans doute jamais rien de cette nouvelle vie que je m'offrais avec Jana. L'alcool me réchauffa la gorge, puis l'estomac. Je savourais ces sensations également; boire du bon alcool ne m'avait pas été permis depuis mon engagement. Eau de vie locale ou de substitution, vodka frelatée, je m'étais rabattu sur pas mal de spiritueux pour supporter de faire mon devoir. J'avais peut être des médailles, mais rien ne pouvait vraiment guérir le trou béant que laissait l'angoisse, la peur. Ce bruit des obus dont l'explosion toute proche vous secoue les entrailles et vous éteint le cerveau. Ce bruit des balles qui piaulent autour de vous. L'alcool... j'avais arrêté un petit moment, mais j'y avais toujours goût. Heureusement, j'avais remplacé cette addiction par une autre nettement plus saine, qui venait de s'offrir totalement à moi en cette soirée. Il ne nous fallu pas plus de quelques minutes d'attente pour qu'un serveur ne vienne prendre notre commande. J'engageais alors la discussion avec ma fiancée sur notre avenir, sur notre passé et sur tout autre sujet. Prendre sa main était fort agréable. Parler d'avenir aussi. Pour la première fois depuis le bourbier tchétchène, j'étais en train de me projeter dans l'avenir, ce qui était plutôt réjouissant. On nous amena nos commandes très rapidement, et j'entamais sans plus tarder ce tartare de viande, tiraillé par la faim. Je m'apprétais alors à faire ma deuxième annonce de la soirée, en quelques sortes...


    | SI je suis resté sous les drapeaux aussi longtemps, c'était pour avoir assez pour t'offrir la vie que tu mérites. Si ça te tente, on peut commencer à chercher après une petite maison, je connais pas mal de coins où on pourrait vivre notre vie... Et puis, c'est pas comme si on avait jamais habité ensemble. Tu te souviens ce petit studio, dans lequel je vivais avant? Quand on était encore jeunes et cons? Surtout, ne m'ôtes pas de la tête l'envie de pouvoir m'endormir avec toi chaque soir, et que la première chose que je vois chaque matin soit ton visage! |


    Je bousculais un peu plus les traditions, mais j'avais appris au feu que la vie était trop courte pour s'embarrasser de faux semblants pas forcément utiles. Je voulais vivre avec Jana, et je savais déjà via le passé que la cohabitation était possible, alors que demander de plus? Je ne voulais pas risquer de perdre l'occasion de mener une vie rangée avec la femme que j'aimais. Le repas s'écoula, et je fus vite contenté du point de vue de cet appétit là. Je jetais un regard brûlant de désir à Jana. Je voulais me perdre avec elle, contre elle.


    | Qu'est ce que tu souhaites faire, pour clôturer la soirée? |

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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Ven 28 Jan - 0:19

Une nouvelle vie s’offrait à nous, je serai une femme mariée maintenant ! Une vie pleine de bonheur et de moments inoubliables, j’espérais… Un serveur vient prendre la commande, et Torben engagea la conversation alors que je finissais de choisir ce que j’allais manger ce soir. Il me prit la main, ma main qui était gelée malgré la chaleur du restaurant. Le service se fit rapidement, Torben parlait et je l’écoutais attentivement dégustant non pas mon repas mais chaque mot qui sortait de sa bouche. Je savourais chaque moment passé en sa compagnie, il m’avait tellement manquée. Sentir la chaleur de sa main touchait ma peau, ce contact oublié qui m’avait tellement manquée. Torben parla soudain de petite maison, vivre ensemble ? vivre ensemble à nouveau ? Tout mon être s’emballa, c’est sur que mon petit appartement était trop petit pour éventuellement fonder une famille…

    « Une petite maison chaleureuse et accueillante, dans un coin tranquille. Pourquoi pas ??!! »


Nous continuions à manger tout en parlant de l’avenir, cet avenir que nous construirons ensemble, à deux. A deux, c’est mieux !


    « Bien sur que je me souviens, c’était le bon vieux temps ! Je meurs d’envie de m’endormir aussi chaque soir dans tes bras, à tes côtés, d’avoir un bisou le soir et le matin en me réveillant »


Je n’avais jamais réfléchis de où je pourrai acheter une petite maison durable pour faire ma vie, comme Torben l’avait dis : nous étions jeunes et cons. Et il y a quelques années, je n’aurai jamais cru que je me marierai un jour. J’étais trop volage pour penser à ça. Si Torben n’était pas partie à l’armée, et si nous nous étions échangés des lettres tout cela n’aurait jamais eu la chance d’arriver… C’était mon destin alors de tomber amoureuse, et de me marier à Torben Badenov – Jana Badenov. Cela me faisait bizarre rien que d’y penser, je m’y habituerai à force. Avait-il une autre déclaration à me faire ? Car il n’arrêtait pas ce soir, ce qui n’était pas pour me déplaire. Ça allait un peu vite, mais la vie était courte il fallait en profiter, et surtout nous avions perdu du temps avec la guerre. Je nous trouvais des excuses pour me dire que c’était normal, nous allions nous marier. Je ne mettais toujours pas remise de cette grande nouvelle ! Jana Pfeiffer, une femme mariée. J’allais vivre avec l’homme que j’aimais à nouveau, ce serait merveilleux, juste parfait je le savais. Je ne réfléchirais plus à « je » mais à nous - Torben et Jana.

Nous arrivions au dessert, et nous parlions toujours de notre avenir. Nul besoin de revenir sur le passé, l’avenir s’offrait à nous, il nous ouvrait les bras.

    « On pourrait terminer la soirée chez moi, je suis sure qu’on saura la pimenter assez pour que notre soirée de retrouvailles soit inoubliables. »


Cette soirée avait été très romantique, telle que je l’imaginais. Une soirée parfaite, par galanterie Torben paya l’addition, le pauvre il revenait à peine de la guerre déjà que je regrettais de ne pas avoir pensé à lui apporter un costume, je pensais qu’on pendrait le temps de passer à mon appartement. Bref, c’était fait et c’était trop tard. Je pris mon sac, à l’entrée je pris mon manteau, je l’enfilai car il devait faire froid dehors. Sortie du restaurant, je fis appeler un taxi car à pied, la nuit, la ville était peu sures. Et c’était moi qui le paierait cette fois, j’étais prête à me battre !! Nous étions à côté, ma main sous la sienne, ma tête venant se perdre sur son épaule, et mon autre main était occupée à caresser le torse de mon chéri après mettre frayer à travers sa chemise. Je jetais des regards inquiets envers le conducteur, et le rétroviseur pour voir si nous étions – Torben et moi en tout intimité.

J’avais tout bien rangé, et je mettais retenu de tout préparer pour accueillir Torben. Des le lendemain je préparais mes cartons, pour déménager et vivre avec l’homme que j’aimais.

    « Tu veux boire quelque chose ? Assieds-toi, je t’en pris. »


Je lui disais cela en lui désignant le canapé, mmmh faire des bêtises sur le canapé pourquoi pas ?!! L’idée traversa un instant mon esprit. Sentir la chaleur de la peau de Torben sur la mienne, sentir sa présence, sentir qu’il est là, le sentir contre moi, le sentir en moi, sentir toutes ces choses qui me manquaient tellement. Il devait être en manque lui aussi, j’avais envie de lui, envie de ne faire plus qu’un avec lui. Torben allait devenir mon mari, j’avais hâte - je l’aimais plus que tout, mon Torben…

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MessageSujet: Re: Forget The Past, The End Begin [21 mai 2004, Jana...] [Livre 1 - Terminé]   Lun 31 Jan - 16:43

    Parler d'avenir me changeait tellement que s'en était vraiment rafraîchissant. Je n'étais plus l'adolescent un peu canaille que j'étais autrefois. Je n'étais plus le conscrit de l'armée russe. J'étais en train de basculer pleinement dans la vie d'adulte que j'avais imaginé tant de fois. Je revis l'espace d'un instant les balles traçantes éclairer la nuit. Non, faire la guerre, faire cette guerre en particulier, n'était pas quelque chose qui vous rendait plus adulte. Mature, peut être bien, cependant. Pour la simple et bonne raison que quand vous avez vu la vie s'échapper de vos amis autant que de vos propres victimes, vous prenez la réelle mesure de la futilité de l'existence, et de tout ce qui fait notre jeunesse. L'homme n'est pas préparé pour se battre et pour tuer son prochain. Il sait le faire, ça au moins c'est certain. Mais on ne lui apprend pas la dureté de la vie. On ne lui dit pas que marcher dix kilomètres sans boire et sans s'inquiéter de la prochaine source d'eau potable peut le tuer. Il ne sait pas non plus que d'autres hommes, plus retors et intelligents que lui, ont d'ailleurs empoisonné la source à laquelle vous buvez, dans le but de repousser l'envahisseur que vous incarnez. Impossible de savoir tout ça. Maintenant, je le sais. Et tout autant que je sais cela, je connais le chemin que je veux emprunter dans ma vie. Quand on a connu la guerre, on comprend qu'il n'existe pas de vie simple, qu'il n'existe pas de routine. Il n'existe que la continuité de la survie. Et si cela signifie entrer dans un cycle de reproduction à l'éternel des habitudes, qu'il en soit ainsi. Et si c'est possible de continuer d'avancer aux côtés d'une très belle femme, qui vous aime autant que vous l'aimez, alors il n'y a pas d'hésitation à avoir. Elle accueille favorablement ma proposition. C'est encore tôt, mais je sais ce que je fais. Et qui dit mariage dit vie commune, alors autant commencer tout de suite par la fin. Logique de Badenov. Je me prends même encore à rêver à l'avenir, ne me rendant pas compte à l'époque à quel point ces rêves subiront la plus cruelle désillusion. Je me rends compte aussi avec un sourire en coin à quel point ces paroles nous auraient semblé mièvre, voici une demie douzaine d'années.


    | Je me rappelle qu'à l'époque où je te courrais après avec l'assiduité d'un chien en chaleur, je pensais à tous ces projets d'avenir avec dédain, refusant ce genre de mièvrerie. Et maintenant, je me rends compte que c'est tout ce que je recherche. Oui, une petite maison, un endroit tranquille. Où on serait heureux. C'est le principal. |


    Vivre heureux... Je sais déjà que ce ne sera pas facile. Il n'est pas facile de trouver de l'embauche à Kharkov, pas depuis la chute de l'URSS il y a une quinzaine d'années. Les problèmes ne sont pas les mêmes qu'à l'époque. Les gens sont plus riches, mais il y a plus de misère en parallèle. Et je ne suis pas certain que ma carrière militaire joue particulièrement en ma faveur. Heureusement d'un côté, j'ai des aspirations modestes. L'ambition est mère de vices, et je souhaite avant tout une vie simple, délivrée du maximum de contraintes, sinon du temps. Je veux être avec Jana, et c'est ma seule condition vis à vis de l'avenir. Le reste est sans importance; je ferais toujours ce qu'il faudra pour que nous vivions bien. Bien comme à cet instant, où elle porte une robe merveilleuse, où je suis un peu élégant moi même et que nous partageons un repas agréable dans un des beaux restaurants de la ville. Je termine de manger doucement, alors que Jana me parle des nuits qu'on passera ensemble.


    | Le genre de petites intentions dont on ne se rend plus vraiment compte avec le temps... Jusqu'à ce qu'on en soit privé pendant beaucoup de temps. Et là, c'est terrible comme ça nous manque. |


    Je lançais un petit sourire à Jana alors qu'elle me dit que nous saurions pimenter la soirée.


    | Oh oui... Comme quand nous étions jeunes... |


    Jeunes... Je ne me considérais plus ainsi depuis un moment maintenant. S'en était étrange; je n'avais après tout que vingt six ans... Mais de là à me remettre dans l'état d'esprit de mes dix huit ou dix neuf ans... Il y avait un gouffre énorme. Nous avons pu finir de manger assez rapidement, au final. Nous descendions finalement les escaliers, je me sentais las et fatigué, mais également électrisé par la présence de Jana à mes côtés. Je ressentais toutes les envies à son égard revenir avec force dans mon corps tout entier; l'envie de la tenir par la main, de la coller contre moi et de l'embrasser... Et de vivre notre amour dans notre intimité, aussi. J'étais sujet à une passion dévorante pour Jana, ce n'était un secret ni pour elle, ni pour moi, ni pour quiconque d'ailleurs. Jana appela un taxi pendant que je dépensais une partie de ma dernière solde de l'armée pour régler l'addition. Une fois dans le véhicule, je remarquais que Jana se blotissait contre moi. Elle avait besoin de tendresse et de proximité, à tel point qu'elle en semblait gênée vis à vis du chauffeur. Je lui caressais les cheveux et l'épaule, la joue à l'occasion, et déposais régulièrement des baisers sur le front, lui montrant à quel point j'étais heureux de la revoir. La sentir contre moi me donnait envie de laisser parcourir mes lèvres sur son corps. De lui ôter un à un tous ses vêtements, et de ne faire plus qu'un avec elle. Mais je me contins. Le temps des retrouvailles physiques sera bientôt venu, je le sentais dans mes tripes. Pour l'instant, je profitais le meilleure proximité qui soit: l'abandon total de l'un vers l'autre.


    Nous sortions du taxi après que Jana aie insisté pour payer. Et je me laissais tirer par la main par une Jana impatiente que l'on soit juste ensembles, jusqu'à son appartement. Elle me proposa un verre à boire, mais je refusais poliment d'un signe de tête. Je la tournais vers moi, plongeais mon regard dans le sien. Je restais ainsi, me perdant dans l'océan de ses yeux.



    | Seulement si tu viens t'asseoir avec moi... |


    Je m'assis, l'attirant à moi par la main. Je tirais un peu plus fort au moment où elle commença à s'asseoir. Le déséquilibre que je produisais la fi tomber contre moi. Je l'accueillis en capturant ses lèvres. Je fermais les yeux, savourant ce contact et cette proximité. Je restais ainsi, l'attirant à moi pendant de longs instants. Je ne voulais pas la brusquer. Je ne voulais pas briser l'instant et son alchimie. Au bout de longs instants, je déplaçais le centre d'attention de mes baisers de ses lèvres à son cou, alors que je commençais à entreprendre de lui retirer sa robe, de dévoiler sa peau contre la mienne. Je passais mes mains sur ses cuisses, faisant remonter le tissu jusqu'à son bassin, révélant ses dessous. Nos corps basculèrent sur le canapé, et la nuit résonna de notre amour et de notre plaisir...

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