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Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]
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MessageSujet: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Avr - 4:05

J'étais rentré. Oh... pas à la maison, non... après ma conversation houleuse avec William, je n'avais eu qu'une envie. Retrouver ma ville natale. Tenter de voir mes parents. Trois ans auparavant, j'avais été chassé de la maison par mon père, dès qu'il avait appris pour mon Etreinte. Son regard en disait trop long sur sa haine des vampires. Et celui de ma mère, de la terreur qu'ils lui inspiraient. Et la douleur aussi, d'avoir perdu son fils. Une mère ressent ces choses là. Pour elle, j'étais mort, simplement. Ma plus jeune soeur venait me rendre visite, prenant prétexte d'études, et sans jamais rien dire à notre famille. Car j'étais mort pour elle.

En garant la voiture dans la rue de mon enfance, en regardant la maison de pierre grise qui m'avait vu grandir, l'espoir revint. Trois ans... Une éternité... sans rire ! Les rideaux bougèrent à la fenêtre de la cuisine, et j'imaginais sans mal ma mère à l'évier, rinçant une tasse, ou des légumes... Les bruits familiers, je les entendis sans mal, souvenir ou réalité ? Peu importait en fait. Il faisait nuit et je voyais comme en plein jour. Une ombre derrière les rideaux du salon, mon père, sans doute. J'eus peur. C'était idiot et j'en souris, cherchant à me rassurer en me racontant des sornettes, du type "depuis quand un vampire à peur d'un humain ?!!".

* Depuis que c'est son père. *

La réponse me frappa comme un upercut dont j'aurait du mal à me relever. La pluie, fine, dense, se remit à tomber, brouillant ma vue à travers le pare-brise. Je devais y aller, maintenant. La route entre Glasgow et Edimbourg m'avait paru agréable, car elle me rapprochait de ce que je souhaitais le plus : rentrer chez moi, comme si rien ne s'était passé ! Je fermais brièvement les yeux, comme pour trouver un peu de courage enfouis au plus profond de moi : affronter mon père n'était pas tâche aisée. La portière ouverte, la pluie tenta une percée, mais déjà, j'étais dehors, les chaussures dans l'eau et refermais la voiture dans un clignement de feux m'assurant de la fermeture des portes. J'aurai bien pris une profonde inspiration, mais... bon. J'avançais d'un pas décidé mais humain vers la lourde porte au-dessus de trois marches de pierre, sonnais. J'entendis ma mère s'essuyer les mains au torchon que je savais être près de l'évier, puis ses pas approcher de la porte, et mon père demander "qui c'est ?".

La peur me saisit et je filais à la vitesse qui était désormais la mienne. En me retournant, caché derrière un mur voisin, je vis ma mère scruter la nuit et l'entendis répondre : "personne, il n'y a personne"... Mon père grommela contre ces plaisantins qui agaçaient les vieux de nos jours, à son époque, quand il était flic... la porte se referma et je ne voulus plus rien entendre. J'avais été si lâche. Mon menton heurta ma poitrine. Je dégoulinais à présent. Seul. Misérable. Et sortis de mon trou, frappais de nouveau à la porte. Ma mère ouvrit immédiatement, sans doute était-elle juste derrière à patienter pour revoir l'importun et lui mettre une chasse... Quand elle me découvrit, sa main se posa sur sa bouche, dans un silence qui me glaça et je vis l'amour dans ses yeux, le même que, lorsqu'enfant, je levais les miens vers les siens, et sa main douce sur mes cheveux... et sa main ridée sur ma joue glacée. Mes yeux se fermèrent. Et je crus mourir une deuxième fois.

- Maman... murmurais-je simplement.

Un index sur ses lèvres... elle me fit entrer et passer dans la cuisine, en refermant les portes derrière elle. Mon père était toujours devant la télé. J'étais mort pour lui, mais ma mère, ma mèren m'aimait toujours, et avait réfléchi à tout cela. Bien sûr, elle avait peur, mais elle voulait me revoir. Elle parlait, parlait, à voix si basse, agitant parfois un bocal, une assiette pour donner le change. Le thé, elle l'apporta à mon père et revint bien vite, parler encore et encore avec moi. Pendant une heure.... Ensuite, je dus partir. Nous devions nous revoir au cinéma, le lendemain soir. Je promis et disparus dans la nuit.

Dans ma voiture, je pleurais. En silence. Levant les yeux vers le rétroviseur, je me fis peur, ces sillons profonds tracés de sang. Mes mains fouillèrent la boîte à gant, à la recherche de mouchoirs en papiers. Ne trouvant rien, ce fut le chiffon anti-buée que je mis à contribution, étalant davantage mes pleurs. J'ouvris la portière pour le mouiller. Quand il n'y eut plus de trace, j'arrêtais de frotter mon visage. Mes yeux riaient, comme ceux d'un enfant, que j'étais redevenus :

* J'ai encore une mère !!!! *

Et mon coeur froid et lourd bondit, pierre éternelle mais étincelante. Je consultais l'heure... vérifiais le message sur mon portable...

Spoiler:
 

Il était temps. Devant la porte du Sheriff, je vérifiais encore l'exactitude de ma présence grâce à ma montre et frappais deux coups discrets dont je savais qu'ils seraient entendu. Maintenant, je devais prendre garde à tout ce que je dirai à propos d'Hannah. Et de tout le reste. Ce n'était pas un jeu, et je n'avais aucun moyen d'éviter cette entrevue avec le Sheriff d'Edinbourg.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Avr - 4:54

Aujourd'hui, ou plutôt cette nuit, j'avais décidé de nettoyer un peu ma cave. Après y avoir dissous un cadavre par l'acide dans la baignoire en fonte de mon sous-sol, je transvasai donc le liquide qui résultait de la dissolution du corps dans l'abreuvoir en pierre dont les canalisations partaient dans les profondeurs du sol. Nul besoin de préciser qu'il s'agissait du corps d'une humaine que j'avais possédé cette nuit et dont je me débarrassai. Rare étaient les humains que je ramenais en ma demeure, leur présence en ce lieu ne pouvant être tolérer autrement que lorsque je désirai nourrir mes appétits de sexe et de sang à domicile. Voici résumé la condition humaine à mes yeux, une nourriture rien de plus, dont j'évacue les déchets une fois mon repas terminé. Une fois mon ménage terminé je remontai dans ma chambre afin de me change, pour passer une tenue plus adapté à mon rendez-vous à venir, non en fait plus confortable (voir ici). Je passai donc un jean et un t-shirt ainsi que la montre que je m'étais acheté il y a peu, après m'être rendu compte de la praticité de la chose. Quel rendez-vous? Vous rappelez-vous du vampire que j'avais aperçu lors de ma rencontre avec la servante de William et de son ami Camille? Ce vampire se nommait Leslie et était lui aussi au service du Prince vampire. Je le savais être chargé par mon ami de la sécurité de sa servante, seulement ce fameux soir où l'humaine en question a fait son esclandre au Damned Angel le protecteur n'a pas agit, m'obligeant de ce fait à me montrer pour faire un rappel à l'ordre aux nocturnes alors présents. Je l'avais donc convoqué ce soir afin de discuter de cet évènement et d'autres peut-être.

Je regardai l'heure sur ma nouvelle acquisition fixée à mon poignet, en sortant une carafe de sang et deux verres que je mis sur la table basse. Il n'allait pas tarder s'il était ponctuel. Ce fut bien le cas me dis-je en entendant les deux coups à ma porte, que je lui ouvris en l'invitant à entrer. Je ne montrais qu'une brève politesse à son égard étant donné notre différence de statut, mais n'en demeurai pas moins aimable avec lui. Je savais comment manier les gens afin de ne pas les froisser, lorsque j'y avais un intérêt bien entendu. Je l'invitai donc à entrer et à prendre place dans un des fauteuils avant de m’asseoir à mon tour.


Bonsoir Anderson, je suis heureux de votre présence avec moi ce soir, servez-vous un verre si vous le souhaitez. dis-je simplement après m'être moi-même servi un verre puis renfoncé dans mon siège avant de poursuivre. Ne perdons pas de temps avec de longues phrases sans intérêt et allons droit au but si vous le voulez-bien. dis-je en souriant, d'un ton qui signifiait que je n'attendais pas de réponse de sa part pour continuer sans pour autant être méchant à son égard. Je vous ai donc demandé de venir afin que nous parlions de Hannah Badenov et de ce qu'il s'est passé l'autre soir au Damned Angel. Pourquoi n'êtes-vous pas intervenu alors qu'elle se mettait en danger? Pour l'heure je voulais discuter de ceci avec vous, avant de voir si je dois en référer à votre maître. dis-je d'un ton neutre bien qu'un peu chaleureux. Allait-il comprendre que j'agissais dans son intérêt, pour l'instant?
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Avr - 15:54

J'avais fait le vide en moi, comme lorsque j'allais rendre compte à un supérieur ou à un juge quand j'étais encore humain, et déjà commissaire, malgré mon jeune âge. Aussitôt après que j'eusse frappé deux faibles coups à l'huis, un homme vint m'ouvrir, que je reconnus comme Julien Guillemaud, d'après la description que m'en avait faite une fois William. Visiblement, il m'attendait et se tenait prêt à me recevoir : j'étais donc attendu de pied ferme. Ou alors, le shérif tenait à certaines informations que je pourrai lui fournir. Le fait que le Prince ne soit pas avec moi ne fut pas pour me mettre à l'aise, malgré les paroles engageantes prononcé par le maître des lieux. Il utilisait en effet un bien étrange langage, sans doute destiné à me mettre à l'aise mais qui en réalité m'alarmait plutôt. Qu'il fut "heureux de ma présence avec lui ce soir" et m'offre de boire comme son égal, moi, un neonatus...

-
Bonsoir, Shérif. Répondis-je sobrement, entrant sans me fait plus prier, bien qu'à y réfléchir, j'eus préféré prendre la poudre d'escampette devant un tel "tapis rouge". Je ne songeais même pas à accepter le verre, mais le refuser entrainerait quel genre de réaction ? L'odeur de sang était attrayante, attirante, envoûtante, même, et je venais de faire un long voyage et de vivre des émotions au-delà du descriptible avec mes retrouvailles familiales. Pourtant, je résistais vaillamment :

-
Je vous remercie, non. Cà, c'était pour le verre. L'inquiétude sourdait en moi comme une source depuis que j'avais reçu ce sms, dont j'avais tu l'existence à William. Maintenant, rien ne disait qu'il n'ait eu accès d'une manière ou d'une autre à mon portable et l'ai consulté sans que je ne m'en aperçoive... J'avais vraiment l'impression d'être pris entre deux feux. Mais pas le temps de réfléchir davantage que me voilà invité à "aller droit au but"...

* Tu parles... facile à dire quand on tient le manche... *

Rien ne paraissait dans mon attitude des sentiments qui se télescopaient en moi, mélange de bonheur familial et de tension professionnelle.

-
Bien sûr... commentais-je en suivant ce que je pensais être ses "instructions" et d'en savoir plus sur ce qui concernait l'humaine de ...

* De qui déjà ? William ? le roi ? ou encore quelqu'un d'autre ? *

Mais ce qu'il m'annonça m'estomaqua littéralement :

Je vous ai donc demandé de venir afin que
nous parlions de Hannah Badenov et de ce qu'il s'est passé l'autre soir
au Damned Angel. Pourquoi n'êtes-vous pas intervenu alors qu'elle se
mettait en danger? Pour l'heure je voulais discuter de ceci avec vous,
avant de voir si je dois en référer à votre maître.


Cet étonnement se vit peut-être dans l'expression de mon visage, tant je ne cherchais même pas à m'en défendre :

-
Pardon ?

Il était visible que je n'étais nullement au courant de quoi que ce soit. Ce qui, au final, était peut-être le pire de tout, à bien y songer... Décidément, cette fille avait décidé d'avoir ma peau !!! avec ses récriminations perpétuelles contre moi auprès de William, et maintenant, ce Julien ?!!!! Mais mince ?!!! je lui avais fais quoi à cette emm.... pourtant, je ne dis rien de plus, attendant la suite. Toujours est-il que je me retrouvais avec deux shérif sur le dos maintenant....
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Avr - 16:48

Bien que l'étonnement qu'affichait le jeune vampire m'agaçait, je décidai de ne rien en montrer pour le moment. J'avais pourtant été clair il me semble mais apparemment pas assez pour le nocturne que j'avais convoqué. Il semblerait donc que je doives lui rafraîchir la mémoire. Mais avant cela je pris un instant pour boire une gorgée de sang, que l'autre vampire avait refusé. Je pouvais comprendre son refus, il était rare qu'un vampire de son âge soit invité à boire un verre par un autre de mon statut c'est pourquoi je ne m'en offusquai pas. Après avoir sentis le liquide si savoureux couler dans mon œsophage je le fis patienter une seconde encore avant de prendre la parole à mon tour pour les précisions qui semblaient nécessaires.

Je pensais que mon regard avait suffi l'autre soir au Damned Angel lorsque je vous y ai aperçu. Après que cette humaine se soit donné en spectacle, elle fut abordé par un nocturne rouge enivré qui outrepassa la limite de la bienséance. Pourquoi ne pas avoir agit à ce moment là? J'ai du me montrer à elle et à son compagnon humain et les ai amené ici pour discuter un peu avec eux. Je fis une nouvelle pause légèrement théâtrale, effet un peu désiré je dois avouer avant de poursuivre. A votre expression troublée, je devine que votre relation avec cette humaine n'est pas sans heurt, n'est-ce pas? Pour ma part je ne vous ai pas convoqué pour vous accabler mais pour en apprendre davantage sur cette Badenov. Que pouvez-vous donc m'apprendre à son sujet, dites moi tout ce que vous savez, je me laisse la tâche de faire le trie.

Pourquoi un tel désir de ma part d'en savoir plus à propos de l'humaine au service de William? Nullement par intérêt pour sa servante, plutôt laide à mon goût si vous voulez savoir, mais je veux surtout en apprendre par ce biais davantage sur mon ami. Surtout sur ses fréquentations ainsi que ses actions du moment. Qu'il fricote avec cette fourbe de Renard ne m'aurait pas gêné si cette femelle n'était pas une dissidente. Je savais vaguement que le vampire en face de moi avait commis une faute il y a quelque temps, son maître m'en ayant touché deux mots à l'occasion, et je comptais bien tirer profit de cet évènement. Ah petit vampire, tu viens de naître mais il va te falloir vite apprendre la vie au sein de cette espèce qui est tienne désormais si tu veux survivre. Je le sentais tendu, sur la défensive et cela pouvait bien se comprendre au vue de la situation, cependant je ne souhaitais pas le rassurer pour le moment, histoire de voir comment il allait réagir.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Avr - 20:29

Le shérif prenait son temps et ne semblait pas prendre ombrage de mon comportement. Ainsi, j'agissais comme il fallait, ce qui me soulagea quelque peu. Le vampire se servit un verre et but une gorgée en la sirotant. Puis,

Je pensais que mon regard avait suffi
l'autre soir au Damned Angel lorsque je vous y ai aperçu. Après que
cette humaine se soit donné en spectacle, elle fut abordé par un
nocturne rouge enivré qui outrepassa la limite de la bienséance.
Pourquoi ne pas avoir agit à ce moment là? J'ai du me montrer à elle et à
son compagnon humain et les ai amené ici pour discuter un peu avec eux.


Là... j'avais un gros problème : en effet, ce soir-là, un vampire m'avait retenu en me parlant d'un trafic de drogue probable à la Pomme du Diable. Pour éviter qu'un truc pareil puisse se produire et éviter toute descente de police dans le bar du Prince, je l'avais suivi un peu à l'écart pour écouter ce qu'il avait à dire. Puis, j'avais rejoint la salle où se trouvait la jeune femme et son pote humain. Celui-là ne me dérangeait pas. Enfin, pas trop. Et évidemment, elle avait des problèmes ! Maintenant que le Shérif d'Edimbourg parlait, je me disait qu'Hannah se donnant en spectacle, cela ne me surprenait pas, loin de là (!), bref, je m'apprêtais à intervenir lorsque Julien lui-même m'avait lancé un coup d'oeil disant qu'il prenait les choses en main. Alors, j'étais resté à ma place... que pouvais-je faire d'autre, d'ailleurs ?

A votre expression troublée, je devine que votre relation avec cette humaine n'est pas sans heurt, n'est-ce pas?

* Cà, pas besoin d'être grand clerc pour le savoir : depuis notre altercation, William, Hannah et moi, en plein Pomme du Diable, ce n'était un secret pour personne. Pas étonnant que çà lui soit revenu aux oreilles : il est Shérif, après tout... *

Je me taisais, l'écoutant respectueusement.

Pour ma part je ne vous ai pas convoqué pour vous accabler mais pour en apprendre davantage sur cette Badenov.

* Ah ! sympa ! solidarité masculine peut-être ? * mais en fait, je n'avais pas la moindre envie de rire : c'était plus pour me donner un peu de courage.

Que pouvez-vous donc m'apprendre à son sujet, dites moi tout ce que vous savez, je me laisse la tâche de faire le trie.

Bref, c'était une vraie planche à savon ! j'étais mort. Je m'éclaircis la voix, visiblement troublé et ennuyé. Je devais faire une sorte de rapport, mais sans rien dire de la vie privée de William. Dire que je ne m'entendais pas avec elle n'avancerait à rien qu'à me ridiculiser. Je déglutis.

-
Disons... que je ne m'entends pas avec elle. Cela n'intervient en rien dans les missions que me confie le Prince.

Tout ce que je savais... ben... à la réflexion, je ne connaissais rien de cette donzelle insupportable qui se pendait au bras du premier vampire venu pour se venger du mariage de son maître, et m'appelait au secours au moindre problème, pour m'enfoncer l'instant d'après devant William. Ce que je savais, c'était qu'elle jouait les innocentes et fichait un joyeux bazar dans la vie des gens qu'elle rencontrait. Enfin, surtout dans la mienne, quoi. J'allais quand même pas raconter un truc pareil.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Jeu 3 Mai - 18:34

Mouai. Le jeune vampire ne me disait pas tout, en même temps comment lui en vouloir, il était au service de William. Seulement cela ne faisait pas mon affaire et je n'allais pas le ménager par la suite mais pour l'heure je me contentai de rester plus ou moins gentil avec lui, enfin presque. Non pas part sympathie mais par pur intérêt. Et puis je devais en apprendre davantage au sujet d'une personne dans l'entourage du Prince vampire, et je comptais bien voir un peu ce que valait celui que j'avais en face de moi. Pour l'heure je décidai donc de prendre la parole une nouvelle fois en espérant qu'il serait un peu plus bavard par la suite.

Il semblerait pourtant que cela ait interféré jeune homme, du moins à ce qu'il se dit à propos de cette échange entre vous trois à la Pomme du diable. prononçai-je sans un sourire et en plantant mon regard dans le sien en me levant, mon verre fraîchement rempli une nouvelle fois de sang, et en avançant vers une des fenêtres de mon salon. Je bus une gorgée en jetant un œil par la vitre avant de me tourner à nouveau vers mon interlocuteur. J'ai à cœur les intérêts et la sécurité de votre maître, le prince William et c'est pourquoi je vais avoir besoin de vous. J'aurai besoin que vous veilliez à sa sécurité en observant son entourage, les vampires qu'il fréquente, les clients inhabituel de votre lieu de travail. Je fis une brève pause, le temps pour le jeune nocturne d'imaginer des choses si son esprit vagabondait. Il pourrait par exemple croire que je voulais lui demander d'espionner son supérieur ou de commettre un autre méfait, si seulement il savait. Certaines personnes dans l'entourage de William peuvent lui nuire sans qu'il ne s'en rende compte étant donné son caractère. Après ce qu'il s'est passé entre vous, peut-être souhaiteriez-vous redorer votre blason à ses yeux ou à ceux du Roi? demandai-je comme si cela importait réellement à mes yeux.

Les paroles du vampire à venir allaient elles davantage compter que l'image que William avait de lui. Pourquoi tout ce cinéma? Simplement pour tester le jeune buveur de sang, savoir s'il était réellement fidèle à son supérieur ou s'il ourdissait en secret lui aussi une dissidence. Son comportement à venir allait aussi être des plus révélateur, c'est pourquoi j'attendais paisiblement qu'il me réponde, afin d'analyser ses mots et de décider de la suite des évènements à son sujet. Pouvait-il se révéler comme un dissident en sommeil ou bien au contraire avait-il une quelconque loyauté à l'égard de William, ou du Roi. Aussi pour tâter le terrain je décidai de lui poser une nouvelle question m'attendant plus ou moins à la réponse qu'il allait m'apporter.


Connaissez-vous une Certaine Belle Angeline Renard dans l'entourage du Prince ?
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Sam 5 Mai - 8:31

Je jetais un coup d'oeil discret autour de moi, tachant de me faire une idée quant à la personnalité de mon "hôte"...

* Tu parles ! *

Je n'avais rien d'un invité et moins encore d'une guest star. Ce type ne s'intéressait pas à moi, il voulait se servir de moi. Ce qui était tout différent. Qu'attendait-il exactement de notre rencontre ? Pouvais-je vraiment l'éviter ? non. C'était non. Obligé, donc, de venir ici, et m'y trouvant de fait... il ne me restait plus qu'à répondre de mon mieux, sans rien dire à propos de William et de ce que le Prince ressentait en ce moment. Cependant, il s'avéra bien vite qu'évidement, le Shérif d'Edimbourg avait de très bonnes info.

Il semblerait pourtant que cela ait
interféré jeune homme, du moins à ce qu'il se dit à propos de cette
échange entre vous trois à la Pomme du diable.

* Bah... mon altercation avec William n'avait rien de secret. Ne s'est-elle pas déroulée en partie en public ? *

J'avais, en vain (!) tenté de dire ses quatre vérités à mon patron, pour
tenter de lui ouvrir les yeux, risquant au passage, une sérieuse
correction, voir la mort. Mais la mort ne m'effrayait pas. Maintenant,
c'était même limite si je ne la recherchais pas. Pourtant, maintenant que Julien Guillemaud ne souriait plus, je n'en étais plus très sûr : je risquais gros, le savais, mais jamais, jamais ne dirais rien qui puisse nuire à William.

* Ce type est jaloux de ma proximité avec le Prince, de l'audace que je me suis permis avec lui, à moins qu'il ne soit à cheval sur l'étiquette, lui aussi... *

Pour un peu, j'aurais haussé les épaules, mais ne le fis pas, évidemment !

-
C'est vrai. J'étais excédé par le comportement d'Hannah au mariage de mon maître.

affirmais-je loyalement. C'était vrai : pourquoi le cacher ? tout le monde savait que j'avais passé la journée à courir après cette péronnelle, qui s'était jouée de moi sur toute la ligne, batiffollant avec le Français pour se venger de l'abandon qu'elle venait de subir de la part de son amant : mais le vampire ne lui appartenait pas (!) : c'était le contraire. Finalement, elle avait appelé au secours, et évidemment, j'étais allé "la sauver". Quant à l'altercation entre le Prince et le frère de sa pomme, çà m'avait valu d'être placé sous tutelle, alors...

-
Et la revoir, là, au bar, avec ses petites manières et ses accusations... j'ai outrepassé mes droits en parlant ainsi au Prince. J'en suis conscient.

Voilà. Le meilleur était que j'en étais convaincu moi-même. Pris d'une brusque amitié pour mon Prince, je m'étais permis ce qu'aucun vampire n'aurait jamais osé envisager... Sûr que çà avait du faire du bruit au palais ! Julien continua :

J'ai à cœur les intérêts et la sécurité de
votre maître, le prince William et c'est pourquoi je vais avoir besoin
de vous. J'aurai besoin que vous veilliez à sa sécurité en observant son
entourage, les vampires qu'il fréquente, les clients inhabituel de
votre lieu de travail.


C'était comme s'il voulait affirmé son ascendance sur moi. Je savais que les deux vampires étaient amis. Etait-il jaloux de ma position auprès de William ? si tel était le cas, je risquais gros.

-
Je sais...

répondis-je simplement

-
Je connais l'amitié qui vous lie, le Prince William et vous.

Je devais absolument faire amende honorable. Non, en fait, ce n'était là que simple vérité : je ne jouais pas. Et plutôt que le voir comme un rival ou un ennemi, je me demandais si je ne devais pas plutôt le considérer comme un allié. Pourtant, ses propos semblaient lourds de sous-entendu qui m'irritaient au plus haut point. Pouvait-il vraiment douter de mon amitié pour William ? Je ne savais encore comment interpréter cette rencontre, c'était trop tôt. Mais la suite m'estomaqua :

-
Non.

Là, je risquais ma tête, ou mes crocs ? ou pire ? Peu importait : je n'espionnerai pas celui que j'osais considérer comme mon ami et mon bienfaiteur ! ne m'avait-il pas ramassé en miettes alors que je venais juste de passer au statut de neonat' ? ne m'avait-il pas donné un poste, une position dans cette hiérarchie de la nuit ? Et lui, là ! il arrivait et me demandais de l'espionner ! JAMAIS ! Je savais que certains voulaient sa chute, et plus précisément, je pensais au roi. A la mascarade du mariage de la reine, et de son fils avec une inconnue, et... rien à faire, je n'aimais pas le Français. Celui-là ne m'inspirais qu'alarme et répulsion. N'avait-il pas "sauté" sur la pomme de sang du prince ? pour l'abandonner ensuite, perdue au milieu d'une fête de mariage qui lui déchirait le coeur ? N'empêche... elle s'était drôlement vengée sur moi... je lui en voulais. Les rancoeurs s'accumulaient en moi, m'arrachant une grimace avant que je ne pus la retenir.

-
Pas besoin de redorer mon blason, comme vous dites. On ne se bat que pour ce qu'on n'a pas. J'ai mon honneur. Je suis certain de ma loyauté envers le Prince William.

En fait, c'était une véritable fin de non recevoir que j'osais opposer au Shérif Guillemaud. Il me tuerait ? et alors ? Je voulais qu'il sache qu'il n'était pas le seul à tenir au Shérif de Glasgow. Une sorte de bras de fer alors ? mais c'était perdu d'avance : il gagnerait. Je le savais. Pourtant, je soutenais son regard, là. Trois ans d'immortalité, est-ce vraiment de l'éternité ? face aux siècles affichés par Julien ? Il devait en rire... ou s'énerver. Il posa une autre question, et je répétais bêtement :

-
Angeline Renard ? je l'ai aperçue, mais ne l'ai jamais rencontrée.

Evidemment ! je bossais comme videur dans une boite de nuit : pas du genre à fréquenter la "haute". Elle était ancienne, bien plus que le shérif... Pourquoi s'intéressait-il à elle... intéressant, en tout cas, j'en parlerais à William, dès mon retour, déjà près à l'affronter de nouveau ! Que croyait donc le shérif d'Edimbourg ? que Belle fréquentait des vampires de trois ans ? A quoi jouait-il exactement ? Son comportement, ses questions commençaient à agiter en moi mes instincts policiers... Cependant, j'étais bien conscient de ne pas être à la hauteur d'un homme de palais, rompu aux exercices de pouvoir et d'intrigues... Il jouait dans la cour au-dessus.

* Pauvre de moi... *

Le mieux que je pouvais faire était de noter dans un coin de ma cervelle chaque détail de cette entrevue et d'en faire part à William dès mon retour ! Cette perspective me rassura un peu. Mais la sensation de danger imminent s'imposait à mesure que les secondes s'égrénaient. Pourquoi me parlait-il de Belle Angeline Renard ? de sa présence dans l'entourage de William ? Il passait d'Hannah, la pomme, à l'une des plus anciennes vampires connue...

* Moi, j'aime pas le roi, çà, c'est sûr. Nul doute que c'était sous son impulsion que la reine m'avait condamné à une tutelle autre que celle de son fils. *

Et si quelqu'un faisait tout pour isoler William, il ne s'y prendrait pas autrement. La reine aimait trop son fils pour lui nuire. Restait Augustus. Mais aussi, cet idiot de Bardenov ! qu'était-il venu provoquer un éclat, au point que le Prince s'en mêle ? parce qu'il était dedans ! non... impossible, il était la pomme de la reine. Alors, il avait été manipulé ?!!!?!!!? Tout çà commençait à me peser, et je ne pouvais en parler à personne. A personne, sauf à William qui, à n'en pas douter, ne me pardonnerait pas cette nouvelle franchise de ma part. J'allais finir par me le mettre à dos.

* Bon, en attendant, je dois gérer Guillemaud. M'en sortir pour parler à William. Et c'est pas en m'opposant systématiquement que... *




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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Sam 5 Mai - 14:48

J'écoutai les paroles du jeune vampire non sans intérêt, pas à son égard mais bien de ses paroles. En lui-même il n'avait aucune valeur à mes yeux jusqu'à présent, mais ce qu'il pouvait savoir était bien plus précieux. A l'écouter il semblait fidèle au Prince et n'agissait pas pour la gloire et en ça il paraissait sincère, bien plus que moi à son encontre. Je comptais bien voir ce dont il était capable cependant je n'accepterais pas qu'il me manque de respect aussi fis-je un bref point sans pour autant m'étaler, je connaissais un peu son tempérament par l'intermédiaire de ce qu'avait pu me dire William à l'occasion.

Avant de poursuivre jeune homme n'oubliez pas que malgré l'amitié qui nous lie, votre maître et moi, vous et moi ne sommes pas amis. dis-je d'un ton dur mais sans méchanceté ni excès d'orgueil, je rappelais simplement un fait, j'étais shérif et lui un simple subalterne. Ceci étant fait je repris ensuite la parole en observant le jeune vampire, toujours près de la fenêtre, tourné vers mon interlocuteur. Vous ne m'avez pas compris semble-t-il, car vous me parler de votre loyauté assurée envers William. Je ne la remets pas en doute et au contraire ai besoin qu'elle soit effective, c'est pourquoi toutes ces questions. Afin de clarifier la situation, je ne vous demande pas d'espionner votre maître, mais bien ceux qui l'entourent. Je crains pour sa vie et vous pouvez m'aider à assurer sa sécurité.

J'exprimais ainsi ce que j'attendais du vampire et attendais ses conditions, n'espérant pas trop qu'il se contenterait simplement de son honneur comme il me le dît un peu plus tôt. Il ne put rien m'apprendre pour l'instant au sujet de la vampire Renard et cela ne m'étonna guère mais bon ce n'était pas le plus important pour le moment. Je devais lui faire comprendre que je ne cherchais pas à espionner mon ami mais bien à veiller à sa sécurité. Le vampire me semblait bien compliqué c'est pourquoi je décidai d'en rajouter un peu.

Afin de vous rassurer quant à mes intentions, vous pouvez parler de cette entrevue avec votre maître, j'espère juste que cela le fera réfléchir quant à ses fréquentations. Je ne souhaite pas qu'il subisse le même sort que moi par le passé, il ne faut pas qu'il se laisse berner par certaines personnes qui gravitent autour de lui. Je compte sur votre loyauté envers lui pour éviter qu'il ne s'attire des ennuis, vous qui n'avez pas hésité à braver son autorité pour ce qu'il vous semblait juste. lui dis-je d'un air sincère, enfin c'est ce qu'il croirait. Je savais paraître honnête lorsqu'il le fallait et aussi dissimuler une partie de la vérité. Car lorsque vous voulez mentir, rien n'est mieux que d'utiliser une once de vérité.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Sam 5 Mai - 21:48

Pourquoi je suis pas étonné que le shérif du coin soit pas mon pote ? Mais surtout pourquoi il me le disait ? Pour me destabiliser ? Voir quel effet çà aurait sur moi ? Il y avait un tel écart "social" entre nous... Cette conscience était de plus en plus flagrante... et peu à peu, Julien m'apparaissait comme un maître manipulateur.

Cependant, ce genre de subtilité ne me ressemblant pas, j'avais le plus grand mal à imaginer où tout cela me ménerait. Cependant, j'étais sûr de ce que je pensais pour William : du même bord. Par contre, avec Guillemaud... Il voulait le bien de Monseigneur, mais pas le mien. Fort de ma proximité avec le Prince, bien qu'il y ait peu de chance qu'il vole à mon secours, pauvre neonatus que j'étais, d'autant que je m'étais conduit comme un familier, moi qui n'était qu'un employé, j'envisageais bravement la suite de l'interrogatoire.

Car la voix de mon hôte s'était faite dure, la sévérité pointait mais sans véritablement se déclarer, ce qui m'inclina à davantage de retenue. Je baissais prudemment la tête pour laisser passer ce qui aurait pu être un orage, mais n'était qu'un rappel sans faille de la conduite à tenir. Et étrangement, la hiérarchie me parut fort utile, encourageant le silence et la retenue face à un supérieur hiérarchique. Finalement, ce n'était pas si mal que çà... bien que les mots de Julien m'ait fait l'effet d'un vent de boulet. En plus, je passais pour un con qui ne comprenait pas bien ce qu'on me demandait... donc, pas question de soupçonner autre chose de ma part. Décidément, la tournure des événements ne m'était pas défavorable. Délibérément, je conservais la même attitude attentive espérant qu'elle m'attire une bonne impression de la part du shérif. Le problème demeurait tout de même qu'il n'était pas tombé de la dernière pluie, loin de là, et que jouer au plus fin avec lui pouvait tourner horriblement court. Donc, je ne jouais pas, non... je l'écoutais attentivement, dans un silence respectueux qui expliquait fort bien que je me taise, enfin, jusqu'à :

(...) et vous pouvez m'aider à assurer sa sécurité.

Je redressais brusquement la tête à ces mots, surprise et peur se mêlant dans mon regard, je bondis sur mes deux pieds :

-
Comment ? que dites-vous ? le Prince est en danger et vous ne l'avez point informé ? d'où tenez-vous ces informations ? pourquoi ce silence ?

* Oups... trop tard... *

C'était sorti comme çà, sans plus aucun respect pour la hiérarchie et tout çà, non, tout droit sorti du coeur, sans filtre. Pas sûr que je vienne de flinguer ma jolie petite couverture de vampire qui voulait bien faire... et passait si facilement outre la bienséance due à un Prince ! Je me repris lorsqu'il parla encore, et me rassis, les yeux coulés à mes pieds :

* Tu parles, c'est sûr que je vais lui en parler ! pas besoin de m'en donner l'autorisation ! *

Je n'en revenais pas, il parlait de lui, de ses erreurs, qu'il fallait faire éviter au Prince, allant jusqu'à prétendre que j'avais bien fait de tenir tête au fils de la Reine ? je rêvais, là ? quelqu'un allait me pincer ? me réveiller ? mais rien ne venait. Heureusement, le regard toujours fixé à environ un mètre devant moi ne trahit pas l'incrédulité qui me saisissait en cet instant.

* A quoi joue-t-il ? ce vieux vampire tente de m'emberlificoter. Et moi, pauvre vampireau de trois ans, qu'y pouvais-je donc ? *

D'abord, être poli, et respecter la hiérarchie, ensuite, sortir de là, direction Glasgow, la Pomme du Diable et tout dire à William ! oui, mais, le rendez-vous de demain avec ma mère, au cinéma ?... ah... Prudemment, je relevais les yeux pour les poser dans les prunelles de mon interlocuteur, comme pour sonder la véracité de ses propos, mais il avait l'air si sincère.... Mais bon, c'était un vieux. Pouvait facilement me rouler dans la farine... je lui souris timidement :

-
Que puis-je faire, à votre avis, Shérif ?
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 9 Mai - 1:25

La spontanéité du jeune vampire me fit sourire intérieurement bien que je n'en laissai rien paraître. Je compris pourquoi il avait pu se permettre de braver William par ses paroles, je pense qu'il ne réfléchissais pas toujours avant de parler, que ce soit à propos de ses mots ou de son ton. Il avait de la chance que ce soit moi qui me tenais là en face de lui, car si Nikos était son interlocuteur son visage embrasserait déjà le mur. Bien que cela ne lui ferait pas de mal que lui soit rappelées les règles entre un vampire lambda et un supérieur, je décidai de ne pas l'envoyer valser dans mon salon, plus pour mes meubles que pour sa belle gueule mais allai tout de même lui rappeler de se maîtriser en réponse à sa dernière question.

Pour commencer il vous faut apprendre à vous contrôler, de telles paroles à un autre shérif vous aurait valu une sanction des plus douloureuses aussi apprenez à vous tempérer. dis-je d'un ton prévenant, pour insister sur le côté conseil de ma remarque avant de poursuivre. Quant au danger que coure William il ne le sait pas car il n'arrive pas à ouvrir les yeux. Vous pouvez bien tenter de le convaincre au vu de l'attachement que vous avez pour lui vous aussi, mais il ne veut pas voir. Si vous voulez m'aider à assurer sa sécurité il va vous falloir être maître de vous même et parvenir à être discret afin d'observer. Tâchez d'en apprendre davantage à propos de cette vampire, miss Renard. C'est elle qui peut mettre en danger mon ami.

Je savais bien qu'il irait probablement parler de notre entrevue à William, et cela pouvait me servir. Le fils Raybrandt connaissait déjà mon mépris pour son amie la traître et cela ne le surprendrait que peu d'apprendre que je cherche à en apprendre davantage à propos de cette dernière. Pour ma part le fait que ce petit vampire aillent lui rendre compte serait une nouvelle manière de le taquiner à ce sujet. Car je n'étais pas dupe, je savais bien que ce récent nocturne ne saurait tenir sa langue et était encore trop humain dans sa façon de voir les choses, il se laissait trop submerger par ses sentiments pour l'instant. Pour l'heure je voulais savoir jusqu'où était-il prêt à aller pour son maître, à quel point était-il loyal à William. Mon ami étant assez borné pour s'entourer de personne telle que cette Renard, je me devais de m'assurer qu'il comptait tout de même au moins une personne fiable dans son entourage.

J'aurai une question moi aussi à vous poser. Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour la sécurité de votre maître? Demandai-je d'un ton calme en posant mon verre sur le guéridon et en m’asseyant dans mon fauteuil en plongeant mon regard dans celui du jeune nocturne.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 9 Mai - 19:05

Curieusement, le fait de poser cette question et de me mettre sous les ordres -apparemment !- du shérif me procura une sensation de bien-être, comme si je me pliais enfin à un naturel qui m'était nouveau et inconnu. Cette perspective, je sa savourais secrètement pendant les quelques secondes que mis Guillemaud à me répondre. Mieux, mon semblant d'obéissance me valut un conseil avisé que je reçus sans broncher :

Pour commencer il vous faut apprendre à
vous contrôler, de telles paroles à un autre shérif vous aurait valu
une sanction des plus douloureuses aussi apprenez à vous tempérer.


non que cela me laissa froid ou indifférent, bien au contraire, je le voyais plutôt comme une preuve de début d'affection.

* Nope ! impossible ! qu'il se serve de moi est une évidence, qu'il me conseille comme un ami, un frère, un fils ou tout autre relation releve de l'inconcevable.*

Eh oui... j'avais encore toute ma lucidité. Si Julien me donnait ce conseil, c'était uniquement pour que son "pion" -moi !- ne se fasse pas griller trop vite, car alors, il aurait tout à recommencer. Alors, sagement, j'osais glisser un :

- J'en suis conscient...

murmuré, sans en être tout à fait sûr. Une certaine intimité semblait régner entre William et moi, même si, bien entendu, il remettait les points sur les "i" lorsque cela lui semblait aller trop loin, ce qui était souvent douloureux physiquement, mais surtout pour mon ego. Pourtant, je supportais les humeurs du Prince parce que c'était son droit, que je lui reconnaissais tous pouvoirs sur moi et que... je l'aimais. Pas comme un pédéraste, non, comme un ami, bien qu'évidemment, il ne s'abaisserait jamais à me rendre mon inconditionnelle amitié, celle qui me faisait oser mil audaces, quitte à fendre son armure de supériorité -non feinte- et le faire entrer en ébullition.

* Ne m'a-t-il d'ailleurs pas promis une sanction après notre altercation ? *

Ouais... je verrais çà en rentrant... Le visage de ma mère s'imposa de nouveau, ce qui me replongea dans la réalité, Julien se présentant bien vite à sa place. Et j'oubliais tout du "protocole" qui devait me sauver :

-
A qui le dites-vous ! je n'arrête pas de le mettre en garde contre ceci ou cela et...

Je me repris, refoulant ma fougue et posant mes mots (j'allais vraiment me faire décoller les oreilles à force de parler comme çà, sans aucune considération hiérarchique, seulement parce que mon "coeur" devenait seul maître de mes mots (!)) :

-
Euh.... je veux dire : bien sûr, je le ferais. Pour la discrétion, pas de problème, je me trouve toujours dans les environs du Prince, pour peu qu'il soit à la Pomme du Diable, ou qu'il m'emmène dans ses escapades.

Je parus brutalement embarrassé et poursuivis d'une voix plus basse, assourdie, même :

- Cependant...

* Ah ! que c'est délicat !!! *

-
Miss Renard est très ancienne... vous me parlez vous-même de place, de hiérarchie... comment un petit comme moi pourrait oser interroger sur une dame comme elle ? sans attirer l'attention ? sans outrepasser ce qui pourraient être les bornes de la politesse et du respect dû à une vampire de son rang...

* Tiens ! prends çà dans les dents ! Guillemaud ! tu me parles de respect et deux secondes après, tu me balances, comme un chien dans un jeu de quilles, au milieu des emmerdes ! *

Je me demandais s'il était sérieux en disant çà, je veux dire, le fait d'espionner ou de me renseigner, que ce soit pour William ou "Foxy"...

(...) Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour la sécurité de votre maître?

Il doutait de moi ou me mettait à l'épreuve ?

-
Je dois tout au Prince et il aura tout de moi.

J'avais débité çà avec aplomb et certitude. Parce que c'était vrai. Parce que c'était une évidence pour moi. Je ne bougeais pas de là où j'étais, regard ferme osant se planter dans celui du vieux vampire, mâchoire serrée, carrée, décidée. Attendant le nouveau défi que le shérif ne manquerait pas de me lancer.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 11 Mai - 10:59

J'écoutai donc le jeune nosferatu et certaines de ses paroles me firent sourire. Il était un personnage des plus surprenant, aussi changeant que le temps, calme et réservé pour devenir passionné et fougueux l'instant d'après. Pour autant j'étais content de ne pas l'avoir à mon service, je ne pourrai supporter un servant qui se permettait de parler ainsi à un supérieur, mais bon si je pouvais me servir de lui j'allai devoir supporter cette bizarrerie de sa personne. Le jeune vampire me dit d'abord accepter d'observer pour mon compte mais ensuite il voulu me piéger avec sa question quant à sa méthode d'investigation sur Renard. Non mais qu'elle idiot ! L'ironie de ses paroles était flagrantes et probablement une volonté de sa part, et plutôt que de lui coller une baffe, que je ne ferais pas par respect pour Will', je décidai de lui répondre.

Je vous pensais plus futé Leslie Ryan Anderson. Je ne vous ai nullement demandé d'interroger qui que ce soit à propos de Miss Renard, simplement d'observer et d'écouter, ainsi vous ne faillirez pas à votre devoir de respect envers elle. Je levai les yeux au ciel comme pour exprimer l'évidence des paroles que je venais de lui adresser avant de poursuivre après qu'il ait précisé son engagement envers son maître. J'espère que votre loyauté est bien réelle et que vous serez à la hauteur de cette tâche. Je sais par ce que m'en dit parfois William que votre ferveur à le servir peut parfois vous pousser à transgresser certaines limites, gageons que cette fois-ci vous saurez agir dans son intérêt de manière réfléchie.

D'aucun pourrait se demander la raison qui me poussait à demander le concourt de ce vampire, encore jeune de surcroît, pour ce travail en sous-marin d'autant que je ne pouvais m'assurer de ses penchants politiques, à savoir s'il était en faveur des royalistes ou des dissidents. C'était justement l'intérêt de ma démarche car je pourrai déduire plusieurs éléments en fonction des résultats de son action ainsi que des retours qui se feraient et de qui ils viendront. Tout ceci m'était nécessaire pour tenter de déterminer qui dans l'entourage de mon ami était du même bord que cette traîtresse. Aussi je serai des plus attentif à la manière d'agir qu'allait choisir le jeune vampire. Par exemple s'il filait tout révéler à William directement cela me permettrait de savoir qu'il était fidèle à son maître, mais donc me permettait aussi de supposer qu'il avait les mêmes penchants politiques et peut-être plus à cœur les intérêts de la fourbe Renard plutôt que ceux du Prince. C'est pourquoi je pouvais me permettre de laisser couler certaines excentricités du servant du shérif de Glasgow.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 11 Mai - 19:57

Subitement, je baissais les yeux, me rendant compte que, peut-être, je pouvais sembler insolent à ce shérif : après tout, ce n'était pas William. J'observais donc le bout de ses chaussures, en me disant que s'il m'attaquait, il serait de toute manière trop rapide pour moi.

Je vous pensais plus futé Leslie Ryan
Anderson. Je ne vous ai nullement demandé d'interroger qui que ce soit à
propos de Miss Renard, simplement d'observer et d'écouter, ainsi vous
ne faillirez pas à votre devoir de respect envers elle.


Futé, futé... il en avait de bonnes. Je fréquentais pas les mêmes endroits que la vampire, moi ! on n'était pas de la même société. A vrai dire, je ne comprenais pas comment en observant et en écoutant Belle Renard, je pourrais apprendre quoi que ce soit. Si elle était aussi fine qu'elle en avait la réputation, jamais un mot incongru ne franchirait ses lèvres, et surtout pas devant un neonat' ! fut-il à William ! Et si en plus, elle essayait de m'embringuer dans son délire ? saurais-je y résister ? Pas sûr...

* Ah moins qu'elle ne tente de m'acheter pour manipuler William ? *

Franchement, je ne me voyais pas dans le rôle. Jamais le Prince ne se laisserait aller à m'écouter... mais déjà, Guillemaud allait trop loin, je hurlais :

- P
ourquoi ? pourquoi vous me dites çà ?!!! vous doutez de ma loyauté et me demandez de veiller sur "votre" ami ?!!! en fait, vous voulez l'aider ou le faire chuter ?!!! hein ?!!! de quel bord êtes-vous ?!!!

Là, j'allais me faire battre. C'était sûr. Mais tant pis ! C'était sortit tout seul, comme lorsque, humain, j'affirmais ce que je croyais être juste. Et puis, s'il voulait quelqu'un de réfléchi, qu'il cherche quelqu'un d'autre ! (puisqu'il me prenait visiblement pour un mal élevé) ; mes pupilles étaient si petites que mes iris prenaient toute la place. J'avais fini de crier, et je me sentais mieux. Personne ne pouvait mettre en doute mon attachement à William, même s'il avait un fichu caractère ! mais c'était un Prince, non ? alors, c'était normal.

-
Très bien...

J'étais plus calme, tout à coup. Expulser tout çà hors de moi m'avait débarrassé de la colère. Et puis là, je jouais avec le feu... en répondant à cet inconnu comme je le faisais avec William... heureusement que je dépendais du Prince, et pas de lui ! il avait la réputation d'arracher les crocs pour moins que çà... et ce fut comme si je sentais les miens me remonter de terreur dans les orbites. Je balbutiais, penaud...

-
Veuillez me pardonner, si cela vous est possible... je me suis emporté. C'est que même si le Prince nous est supérieur à tous, et même si je ne suis rien, qu'on dise que je ne lui suis pas fidèle me rend fou.

Bon, c'était pas génial comme défense, çà... Mais au-moins, çà sonnait juste. Et puis, une certaine prudence s'imposait avec le shérif : n'avait-il pas tous pouvoirs sur moi, puisque j'étais dans sa juridiction ? la seule chose qui pouvait le retenir était qu'il avait besoin de moi -pour je ne sais quelle mystérieuse raison, d'ailleurs-. Et une autre, moins avouable, parce que j'appartenais au Prince qui de fait, se trouvait au-dessus de lui. Cependant, je ne devais pas mettre en péril ma situation seulement assuré de cette place.

-
Je veux bien "espionner" cette Dame, mais sachez que j'ai déjà fort à faire entre mon boulot à La Pomme du Diable et la surveillance que je dois à Hannah Badenov...

directement sous le pouvoir de William, donc, normal qu'il passe avant tout le monde. Accessoirement, donc, je tendrais l'oreille à ce qui circulerait sur cette mystérieuse miss Renard. Je savais que le Prince l'avait rencontré, et aussi qu'ils s'envoyaient des sms... mais évidemment, jamais je ne les avais lu ! çà ne m'était même pas venu à l'esprit. Et je ne le ferai pas ! Après tout, le shérif d'Edimbourg ne me demandait que d'espionner la vampire, pas le Prince. Pour le moment, j'étais chez lui, "invité" dans sa propre demeure, ce qui en soit était un honneur, troublant et inquiétant, certes, mais un honneur tout de même. Donc, soit il me faisait confiance, soit il n'avait pas d'autre choix, soit... non, à l'allure de ce vampire là, il n'était pas du genre à jouer double jeu. Mais je pouvais être facilement impressionnable, n'ayant que trois ans. Et lui, bénéficiant de l'aura d'un immortel de plusieurs siècles déjà. Je ne faisais pas le poids. Le mieux était pour l'instant de se ranger à son avis, puis, une fois sorti de là, peut-être dans la voiture qui me ramènerait à Glasgow, de réfléchir à tout ce que cela impliquait pour William. Et accessoirement pour moi. Déjà, je me promettais de mieux observer autour de moi et de lui, afin de surprendre la moindre manoeuvre suspecte.

Ainsi, entrer dans le monde des ténèbres n'allait pas sans situations troubles. Vraiment, je devais parler à William... Mais si je m'en ouvrais à lui, comment l'accueillerait-il ? et s'il me haïssait pour avoir seulement osé... non. Edimbourg était son ami. Je le savais. J'étais perdu et ne savais comment agir. Jouer sur deux tableaux n'était pas mon genre, j'étais un mec fiable et droit, aussi, la duplicité ne me convenait-elle pas. Honnête, je l'avais toujours été humain et me promettais de le demeurer dans cet enfer que je traversais maintenant. D'ailleurs, étant presbytérien, comme la plupart des Ecossais, je me trouvais fort attaché à cette rigueur morale visiblement si peu en vogue parmi les non-morts. Ma situation n'allait donc pas tarder à se trouver intenable. Ah ! que j'aurai voulu inspirer profondément, pour me soulager d'un poids qui me pesait si fort sur la poitrine... ayant donc placé le shérif devant l'évidente inclination de mon coeur à servir William avant lui, chose qu'il devait pouvoir comprendre et qu'il attendait d'ailleurs probablement de moi, je m'autorisais tout de même, ne perdant pas, en cela, ma mauvaise habitude à me conduire mal en société vampirique :

-
Pouvez-vous m'éclairer sur la manière dont je pourrais agir pour le bien du Prince ?


Dernière édition par Leslie Ryan Anderson le Lun 14 Mai - 13:11, édité 1 fois (Raison : attention ! fin du rp modifiée... merci !)
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Lun 14 Mai - 13:50

Si le jeune vampire s'était trouvé sous mes ordres, il serait déjà aux portes de la mort. Je l'aurai déjà envoyé contre un mur, voire même jeté dans la baignoire de ma cave pour jeter quelques gouttes d'acides sur son visage. Cela ne laisserait aucune marque mais la douleur qu'il subirait ne serait pas moindre. Seulement il appartenait à William, et par respect pour mon ami je décidai de ne pas punir l'insolent, du moins pas par les gestes, aussi je le mis une dernière fois en garde.

Maîtrisez-vous Leslie, où je me verrais obligé de vous rappeler certaines règles, et je peux faire preuve d'une grande imagination lorsqu’il s'agit de faire souffrir quelqu'un. dis-je d'un ton carnassier et des plus menaçant. Ceci étant dit nous pouvons poursuivre la conversation. Je l'écoutais s'excuser et justifier ses excès de colère en mettant en avant sa loyauté. Je pouvais comprendre ce sentiment lorsque l'on remet en question votre engagement, seulement il devait apprendre à rester maître de ses émotions. Le plus important vint ensuite, en effet il affirma qui allait s'acquitter de sa tâche, en rappelant qu'il n'agissait que dans l'intérêt de William. Si seulement il savait à quel point son maître avait besoin de cela, et que quelqu'un le protège de lui-même, et de son entourage. Cette fois d'un ton plus cordial je répondis à la question du nocturne.

Surveiller miss Renard ne sera pas compliqué et ne vous prendra guère de votre temps. Il vous suffira juste de tendre l'oreille discrètement et de continuer à servir William au mieux. Si vous êtes soucieux de la sécurité de William autant que moi, il vous faudra surveiller les gens qui gravitent autour de lui, ceux qui veulent s'attirer ses bonnes grâces. dis-je d'un ton des plus sérieux comme si nous parlions d'un chef d'état, et d'un prince pour l'occasion. William sait que je ne porte pas dans mon cœur certaines personnes de son entourage car je ne suis pas en accord avec leur position vis à vis du couple royal. Je redoute que mon ami ne se fasse tromper par certains, et j'ai besoin d'aide pour le protéger. Vous n'aurez pas à faire à un ingrat si vous vous acquitter de ce travail pour moi, monsieur Anderson. dis-je en souriant à l'attention du jeune buveur de sang. J'ignorai ce dont il pourrait avoir envie mais je saurai bien lui offrir en récompense de son travail accompli. A voir s'il parvenait à atteindre cet objectif avant tout.


Dernière édition par Julien Guillemaud le Ven 18 Mai - 10:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Lun 14 Mai - 20:29

La colère m'avait fait aller beaucoup trop loin et nul doute qu'un jour, je paierais cela très cher. En tout cas, cela eut pour effet de permettre au shérif d'Edimbourg de se montrer sous son véritable jour et considérais tout de même comme une chance qu'il ne me fasse pas profiter de son talent. Donc, je saisis ma chance et comme je me trouvais calmé par les paroles éructées tant le besoin de m'écrier s'était fait pressant. Pour autant, je ne répondis point à sa mise en garde, ne doutant pas un instant de ses compétences. Mais au-moins, Julien et moi en savions plus l'un sur l'autre, débarrassant notre rencontre des scories de nos réticences respectives. La conversation allait donc se poursuivre et je saisis la chance ainsi donnée pour tenter de mieux comprendre de quoi il retournait vraiment. Je laissais candidement échapper :

-
S'attaquer au Prince ? Y pensez vous vraiment ?Ce serait de la haute trahison !

Mon étonnement ? je ne le cachais pas, car après tout, parler franchement s'avèrerait le plus productif. Julien utilisait de nouveau une voix plus engageante après avoir soufflé le froid venait le chaud... "tendre l'oreiller discrètement..." tu parles ! Miss Renard était bien venu à La Pomme, mais bon... rien ne disait qu'elle reviendrait. Cependant, je ne comprenais pas tout à fait de quoi il retournait, surtout quand il précisa ainsi sa pensée :

Si vous êtes soucieux de la sécurité de
William autant que moi, il vous faudra surveiller les gens qui gravitent
autour de lui, ceux qui veulent s'attirer ses bonnes grâces.


Mes yeux s'écarquillèrent :

-
Tout le monde cherche les bonnes grâces du Prince, vous savez. Et dans le tas, nombreux sont ceux qui vont jusqu'à oser donner leur avis.William sait que je ne porte pas dans mon
cœur certaines personnes de son entourage car je ne suis pas en accord
avec leur position vis à vis du couple royal. Je redoute que mon ami ne
se fasse tromper par certains, et j'ai besoin d'aide pour le protéger.
Vous n'aurez pas à faire à un ingrat si vous vous acquitter de ce
travail pour moi, monsieur Anderson.


Là... il y allait un peu fort, tout de même...

-
Mais, s'il est au courant, ne croyez-vous pas, Shérif, que le Prince peut tout à fait en capacité de faire le tri, surtout que le conseil vient de vous.

Et quand il parla de couple royal, je supposais qu'il parlait de ce qui courait en ce moment, à propos du mariage du roi et de la reine... Mais là, çà volait trop haut pour moi. Se rendait-il bien compte de ce qu'il avançait ?... tout en acquiesçant pour la protection due à William. Quant à être payé... Jamais je n'oserais le traiter d'ingrat :

-
Non... je ne veux pas être payé. C'est mon job, de toute manière de veiller sur le Prince, enfin, la mission que je me suis octroyé tout seul. Cependant, je vous remercie de m'avoir informé de tous les dangers guettant William...

Je me mordis la lèvre avant d'ajouter :

-
Il n'y a que lui qui puisse me payer. Pardonnez-moi si je n'accepte rien de vous...

En espérant qu'il ne le prenne pas mal. Pourtant, franchement, financièrement, c'était pas la joie... Mon honnêteté de presbytérien.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 18 Mai - 10:22

Je souris lorsque Leslie me répondit, amusé par la naïveté dont certaines de ses paroles faisaient preuve. Il ne connaissait pas tant William que cela s'il pensait que la seule manière de lui nuire était de l'attaquer physiquement. Mais comment l'en blâmer? Il n'était vampire que depuis peu et n'était pas encore au fait de la manière d'agir des nocturnes. Sans tout lui dévoiler, je décidai de lui en apprendre quelques rouages sans le dire réellement.

Il est vrai que s'attaquer à William directement serait une haute trahison, mais ces ennemis dont je vous parle Leslie, ne sont pas idiots. Ils connaissent tout aussi bien votre maître que moi et ne tenteront rien d'aussi... humain. Tout ce joue en discrétion la plus complète, ils connaissent le tempérament de mon ami et savent comment le conseiller pour qu'il fasse les mauvais choix. Je fis une courte pause, le temps d'écouter les dires du jeune nosferatu avant de poursuivre. Bien qu'amis, William et moi avons quelques divergences d'opinions quant à certains sujets. Les fourbes qui gravitent autour de lui savent que nos points de vue diffèrent et c'est là dessus qu'ils jouent justement. Ajouté à cela le caractère du Prince, ils savent comment le conseiller de telle manière qu'il commette un acte insensé. Vous pouvez avoir du mal à me croire, et bien que cela m'agace je peux le comprendre au vue de votre engagement envers lui. Aussi gardez en mémoire ce que je vous dis, car si mes craintes se révèlent juste, les faits me donneront raison.

J'écoutai encore une fois ce que mon interlocuteur avait à dire pour constater qu'il était encore humain sur certains plans. Par exemple lorsque je lui ai signifié qu'il n'aurait pas à faire à un ingrat, lui pense uniquement à l'argent alors qu'un vampire peut avoir besoin de bien autres choses, par exemple un appui politique dans certaines situations. Mais au service de William, son humanité ne perdurerait pas longtemps, ce serait probablement l'affaire d'une dizaine d'années encore.

Je comprends votre réponse, mais je ne pensais pas particulièrement à l'argent. Un jour peut-être aurez-vous besoin d'autre chose, que vous ne trouverez nul part ailleurs. Si ce jour arrive, venez me voir et je verrais ce que je pourrais faire pour vous en retour. Avez-vous d'autres questions quant à cette tâche? lui demandai-je toujours assis dans mon fauteuil. En attendant qu'il me réponde, je poursuivis ma réflexion quant à la suite des évènements. Si cette fourbe de Renard parvenait à entraîner William vers sa propre chute, peut-être que cela ouvrirait les yeux du jeune vampire. Le point important était aussi que je pourrais me rendre compte de son penchant politique aussi, cela étant important pour la suite.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mar 22 Mai - 19:43

Jusque là, j'avais répondu de mon mieux, tout en me méfiant tout de même de ce shérif. Après tout, rien ne me disait qu'il n'était pas dans la conspiration menée contre William... Et puis, j'avais une trouille bleue de me faire manipuler par ce vieux vampire : qu'aurais-je pu contre sa volonté ? rien. Alors, je me tus. Et muré dans mon silence, j'observais ce regard droit, cette attitude assurée. Décidément, non, il avait l'air si franc... Dans le doute, je décidais tout de même de me ranger à l'avis définitif de William pour me faire une idée plus juste de tout ça. Car même "aveugle", le Prince devait être plus avisé que moi, non ? Il était âgé, expérimenté, avec l'habitude du pouvoir, la protection de sa mère... je me grattais légèrement la courbe inférieure de la mâchoire droite, trahissant ainsi la perplexité qui me tenait, alors que j'écoutais les explications de Julien :

Il est vrai que s'attaquer à William
directement serait une haute trahison, mais ces ennemis dont je vous
parle Leslie, ne sont pas idiots. Ils connaissent tout aussi bien votre
maître que moi et ne tenteront rien d'aussi... humain. Tout ce joue en
discrétion la plus complète, ils connaissent le tempérament de mon ami
et savent comment le conseiller pour qu'il fasse les mauvais choix.



Cette nouvelle allusion à William me fit dresser l'oreille et je levais un regard intéressé vers l'ami du Prince.
Bien qu'amis, William et moi avons quelques
divergences d'opinions quant à certains sujets. Les fourbes qui
gravitent autour de lui savent que nos points de vue diffèrent et c'est
là dessus qu'ils jouent justement. Ajouté à cela le caractère du Prince,
ils savent comment le conseiller de telle manière qu'il commette un
acte insensé. Vous pouvez avoir du mal à me croire, et bien que cela
m'agace je peux le comprendre au vue de votre engagement envers lui.
Aussi gardez en mémoire ce que je vous dis, car si mes craintes se
révèlent juste, les faits me donneront raison.


Et ce que j'entendais ne faisait que confirmer ce que je savais de William, et que, par conséquent, Julien aussi, le connaissais bien. Surement depuis plus longtemps que moi (!) Je souris quand il parla d'influence et j'imaginais très bien mon patron foncer tête baissée dans le premier piège venu, pour peu qu'on lui dise ce qu'il voulait entendre, en émettant quelques réserves, pouvr faire plus "vrai" et ma tête plongea entre mes deux mains, qui massèrent le visage, lentement, tirant ma peau, protégeant mes yeux des lumières douces, comme si cela pouvait suffire à m'isoler de ce monde de dingues que j'entrevoyais grâce au shérif d'Edimbourg. Curieusement, c'est sous forme d'un problème de mathématiques que je tentais de résoudre mon dilème, si A est un allié et B un traitre, alors, en mettant A comme Julien et X en B...

* Et si c'était l'inverse ?!!!! Ah ! bon sang !!! *

Devant mes yeux dansaient d'étranges lumières fugitives oranges, rouges, jaunes et noires. Je relevais des yeux qui ne voyaient pas aussi bien qu'ils auraient dus, martyrisés qu'ils avaient été par mes massages intempestifs. Je déglutis...

-
Au-moins, vous me voyez comme un fidèle du Prince. C'est déjà çà... et peut-être comme un possible allié...

Mes yeux retrouvaient leur vue normale de vampire, et virent le shérif tandis que j'hésitais encore entre le croire, me taire, et bosser pour lui en protégeant William malgré lui, ou parler au Prince dès mon retour, tout lui dire. En fait, je pouvais même choisir une troisième voie, médiane, celle-là.

Je comprends votre réponse, mais je ne
pensais pas particulièrement à l'argent. Un jour peut-être aurez-vous
besoin d'autre chose, que vous ne trouverez nul part ailleurs. Si ce
jour arrive, venez me voir et je verrais ce que je pourrais faire pour
vous en retour. Avez-vous d'autres questions quant à cette tâche?


Il éveilla ma curiosité, ouvrant de nouveaux horizons à ma nouvelle nature.. De quoi pouvais-je avoir besoin d'autre que de sang et d'argent ? Je haussais les épaules. Puisque j'avais quelqu'un à interroger, qui savait ce que j'ignorais, je poussais mon avantage.

-
De quoi pourrais-je avoir besoin qui ne soit ni sang ni argent ? et pourquoi ce jour pourrait arriver ?

La conscience de n'avoir que trois ans dans cette immortalité que je ne goûtais pas encore, puisque rien, ou presque, n'avait encore changé pour moi, et que mon emploi de videur, finalement, me protégeait efficacement des fameuses intrigues auxquelles faisait maintenant allusion Julien, aussi fallait-il que je "grandisse" un peu pour être plus utile à mon boss, non ? J'étais décidé, maintenant ! et mon regard le montra certainement

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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Mer 23 Mai - 16:11

A en juger par le comportement du jeune vampire, je pu avoir une idée du tiraillement dont il était actuellement la cible. Je le savais partagé afin de savoir s'il pouvait me faire confiance, et en un sens il avait tout intérêt à me croire, même si je savais déjà qu'il suivrait William quelque soit sa voie. Il me fallait encore le travailler un peu avant de le libérer de notre entretien, j'avais quelques graines à semer avant de le laisser partir. Je sus que j'étais bien parti avec sa première tirade étant donné qu'il pensait que je le considérais comme un allié potentiel. S'il savait que pour moi il n'était qu'un dissident en devenir sans qu'il ne le sache lui-même du fait de sa loyauté presque viscérale envers le Prince vampire.

Je vous sais très attaché à William et en cela nous pourrions être allié à l'avenir en effet. dis-je cordialement sans pour autant tomber dans la fausse sympathie. Bien que souhaitant continuer à le mettre plus ou moins en confiance, je voulais tout de même demeurer crédible face à lui, c'est pourquoi je mesurais chaque mot, chaque geste ou encore chaque attitude de ma part. Toutefois pour pouvoir vous considérer comme tel, il me faudra avant tout vous voir vous acquittez de la tâche dont je vous ai déjà parlé, dans l'intérêt de William et voir par la suite si vous êtes digne de confiance. N'y voyez aucune offense, mais plutôt une certaine prudence.

J'insistai sur ce point auprès de lui afin de lui rappeler la nature cruciale de cette mission que je venais de lui confier. J'avais envie de lui rajouter un peu de pression afin de voir ce qu'il avait dans les tripes. A ses paroles j'eu la confirmation que son jeune esprit de vampire le laissait étranger au mode de fonctionnement des vampires, à coup d'intrigues et de secrets. Il devrait vite apprendre s'il espérait survivre au sein de notre espèce, et c'est en ce sens que je m'adressai de nouveau à lui.

Avec le temps vous apprendrez que de nombreuses affaires se jouent dans notre pays sans que quiconque n'en connaisse l'existence parmi la plupart des vampires. Vous devrez apprendre à capter certains signes, certaines paroles afin d'être au fait de ce qu'il se trame en secret et ce pour mieux servir les intérêts de votre maître. Un jour, plus que de sang ou d'argent, vous aurez besoin d'appuis ou d'un coup de main de quelqu'un ayant un quelconque pouvoir. Si mes craintes se confirment vous découvrirez bien assez tôt pourquoi.

Nul doute que mes paroles seraient source de nouvelles questions dans l'esprit du jeune nocturne, tant mieux, il n'en sera que plus tiraillé par ses réflexions et ses doutes probables. Si Augustus révélait bientôt ce que je lui avais rapporté à propos de William, Leslie ferait certainement son choix et si tout se passait comme prévu, il rejoindrait cette fourbe de Renard dans ses agissements. Pour l'instant j'étais satisfais de la tournure des évènements et tout allait pour le mieux.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Jeu 24 Mai - 13:38

Peu à peu, donc, s'ouvrait devant moi de nouveaux horizons... que savais-je donc de cette non-vie qui était désormais la mienne ? rien. William ne m'en avais jamais rien dit, et voilà que Guillemaud, lui, se proposait de m'éclairer un peu et en plus, si je comprenais bien, de m'assurer un appui au cas où... Le mythe du vampire tout puissant, s'attaquant à des proies faciles, dans des lieux déserts et sombres, vivant la grande vie de palaces en hôtels particuliers : je n'y avais jamais cru, bien sûr. Au contraire, j'avais dégringolé l'échelle sociale, de commissaire, bon élève et bon fils, j'étais devenu paria, rejeté de tous, et enfant de quelques mois, balancé dans la cour d'un lycée professionnel de ZEP ! c'était dire le fossé qui me séparait de cette nouvelle réalité ! La harpie qui m'avait transformé ne l'avait fait que par vengeance et devait se repaître de me voir patauger dans son monde, où d'ailleurs elle n'était rien. Je fermais brièvement les yeux, comme si cela pouvait m'aider à mieux comprendre ce que je vivais en cet instant. Le shérif d'Edimbourg rappelait une fois encore son amitié envers mon boss, mais me trouver son allié, si aisément, je n'y croyais pas : j'avais beau être de la dernière pluie, quand même, il ne fallait pas me prendre pour un béjaune !!! Je fronçais les sourcils, sceptique. Ce brave Julien devait être grave dans l'embarras pour en appeler à un neonat' comme moi. Je réfléchissais à tout allure : la perspective de devenir espion ne me tentait guère, mais William incapable d'éviter un piège... Pour moi, le Roi était quelqu'un de lointain et d'impénétrable, tellement vieux que je ne pouvais même pas imaginer. J'en revenais toujours à la même chose : d'abord, tout dire à William, ensuite, laisser trainer mes oreilles à droite à gauche, bien qu'à mon avis, personne ne parlerait sérieusement devant un vampireau comme moi, enfin, faire mon rapport à Julien.

-
Qu'est-ce qui me prouve, quand même, que tout cela ne se retournera jamais contre le Prince ?

J'en étais toujours là de mes doutes. Prudent, prudent... moi je le trouvais complètement fou, oui, ce shérif là, de se confier si ouvertement à un type comme moi qui, manifestement, irait tout rapporter à son maître dès le dos tourné. Donc, Julien ne craignait pas ces révélations. Cela me rasséréna, mais je conservais un silence prudent. Ce ne fut que lorsqu'il fut question du monde de la nuit que je tendis vraiment l'oreille, car je découvrais enfin ce nouveau milieu. J'allais sans doute me jeter dans la gueule du loup, mais finalement, c'était à moi de parler...

-
Oui. Je vous fais confiance. Je vous crois le véritable ami de William que vous prétendez être. Et aussi qu'en suivant vos "conseils", je servirai le Prince de la meilleure manière qui soit.

Peu importait, donc, qu'il se joue de moi. D'abord, sortir d'ici, ensuite, trouver William, tout lui dire, écouter son point de vue, et ensuite seulement, décider. Enfin... c'était quand même fait, çà : je refusais qu'on se serve de William contre son gré pour assouvir de basses oeuvres.

* Mais pourquoi sa mère ne faisait pas le nécessaire ? * Mon regard interrogatif se posa sur Guillemaud qui, à cet instant précis, m'impressionnait grandement :

- Pourquoi la Reine n'intervient pas en faveur de son fils ?


C'était vrai, quoi !!! Bizarre...







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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Jeu 24 Mai - 14:07

Je n'aurai pas aimé être à la place du jeune vampire actuellement, perdu qu'il devait être dans toutes ses réflexions, ne sachant trop comment agir au mieux pour les intérêts de William. Je savais que la probabilité qu'il rapporte notre entrevue à mon ami était de l'ordre de quatre-vingt quinze pour cent, et c'est bien là-dessus que je comptais. Je savais qu'il lui ferait son rapport tel un toutou bien dressé quoi qu'ayant un peu de mal avec son collier de temps à autre. Lorsqu'il me posa une nouvelle fois une question à propos du Prince vampire, je décidai de lui répondre d'une voix posée et d'un ton cordial.

La seule chose qui pourrait se retourner contre William, c'est qu'il se laisse convaincre par certains de choisir une mauvaise voie, celle de la trahison. Son caractère pourrait lui faire faire quelques actes graves et je veux lui éviter cela.Je fis une courte pause avant de poursuivre, affichant l'espace d'un instant une expression inquiète sur mon visage. Plus que ceux qui l'entoure, William peut être son propre ennemi le plus dangereux. Vous ne le connaissez que depuis peu, mais il a avant tout besoin qu'on le protège de lui-même, aussi vous devez veiller sur lui malgré lui.

J'étais réellement inquiet pour le fils Raybdrant, mais pas autant que je le laissais paraître au jeune vampire. Je l'écoutai me brosser dans le sens du poil en me disant croire à mon amitié avec le shérif de Glasgow, croire en mes conseils dans l'intérêt de Will' mais ses paroles n'eurent aucun impact sur moi, j'étais insensible à la flatterie. Aussi je répondis à sa dernière question d'un ton légèrement amusé tant la réponse était évidente à tous, hormis pour le jeune nocturne.

Je vous l'ai dis Leslie, avec le temps vous apprendrez les arts de la politique et ses contraintes. Certaines choses requièrent une discrétion absolue et doivent être faites dans l'ombre. La Reine ne peut agir de manière officielle afin qu'il ne puisse être dit qu'elle le favorise par rapport à d'autres, d'où mon action auprès de vous. dis-je d'un ton plus sérieux. Et puis croyez-vous que William accepterait ainsi l'aide de sa mère alors que leur point de vue diffère quant à la nature de ses ennemis? Vous n'êtes pas sans savoir que votre maître n'aime pas qu'on lui impose quoi que ce soit. Je me jouais de ses réactions et prenais appui sur les paroles du sieur Anderson pour le manipuler plus encore. Qu'il ait évoqué la Reine tombait à pic, et je m'empressai de m'en servir contre lui pour rajouter à ses doutes. N'était-ce pas magnifique que mon interlocuteur me fournisse lui-même les propres outils de sa torture? Je n'en montrai rien mais au fond de moi j'étais hilare quant à cette situation, et je mettais déjà en place certaines choses pour la suite des évènements.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Jeu 24 Mai - 20:09

Je laissais le shérif d'Edimbourg me décrire un William que je découvrais grâce à lui... je connaissais son caractère cassant et emporté, trouvais que parfois, on pouvait l'amener à un point de vue en s'y prenant bien, mais de là à l'imaginer se faire manipuler comme un pantin... Que sa mère agisse dans l'intérêt de son fils, je le comprenais... mais pourquoi lui imposer un mariage ?

* Pfuuuuuhhhh ! c'est bien compliqué ! *

Par contre, j'imaginais bien William dire "non" en pleine cathédrale ! Pendant ce temps, Guillemaud continuait à parler :

(...) Vous n'êtes pas sans savoir que votre maître n'aime pas qu'on lui impose quoi que ce soit.

Je souris avant de m'en apercevoir, révélant que çà, je le savais !

- La trahison ?!!! je bondis sur mes pieds, comme piqué par une guêpe, lançant un regard furibond à l'impudent : Pour qui vous prenez-vous ?!!! vous allez trop loin !!! Comment pouvez-vous imaginer que le Prince trahirait sa propre mère?!!!

Je vrillais mes pupilles dans celle du grand costaud, n'en ayant plus rien à faire de ce qui pourrait m'arriver : il allait beaucoup trop loin ! Julien m'avait presque convaincu de sa bonne foi, de ses bons sentiments à l'égard de mon patron, mais là... là ! tout venait de s'effondrer et il se montrait sous son véritable jour : un manipulateur ! Il avait parlé, trop parlé. Je voulais partir et me dirigeais vers la porte, furieux :

- Vous vous êtes joué de moi ! Prendre votre "meilleur" ami pour un traitre !

déjà, j'étais tout près de la porte, sur la poignée que je tirais en sentant déjà l'air frais et humide de l'extérieur...
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 25 Mai - 12:20

Cette fois s'en était trop ! Comment William avait réussi à ne pas tuer ce vampire de trois ans qui n'était pas capable de se maîtriser et de réfléchir. Aussi lorsqu'il me vomit ses paroles en me faisant la leçon je lâchai mon verre et me jetai très rapidement devant lui, emprisonnant sa main entre la mienne et la poignée de la porte et refermant la porte d'un coup sec. Qu'importe si je lui causai une quelconque douleur dans son membre captif et tout en maintenant ma prise sur sa main, l'empêchant par la même occasion d'ouvrir à nouveau la porte ou de se libérer de mon emprise, je plongeai mon regard dur dans ses yeux pour m'adresser à lui d'un ton sans appel mais toujours maîtrisé.

Vous ne comprenez donc rien Leslie, dis-je sans élever la voix mais en parlant avec force. Je ne considère pas William comme un traître sombre idiot, mais comme quelqu'un qui peut se laisser aveugler par un ennemi jouant sur ses traits de caractère. Vous n'attachez donc aucune importance à son sort? Comment pouvez-vous vous estimez loyal envers lui si vous n'êtes pas en mesure de le protéger. Si seulement vous pouviez connaitre le Prince comme je le connais et lui porter autant d'affection que moi, vous sauriez le protéger.

Tout en serrant plus encore mon emprise sur sa main, je continuai à le fusiller du regard comme si mes yeux pouvaient le foudroyer sur place. Peut-être m'étais-je trompé dans mes mots, mais j'avais d'autres cordes à mon arc et je n'hésitais pas à m'en servir. Comment pensez-vous que la Reine va réagir lorsque je lui dirai que vous refusez de m'aider à protéger son fils? Je vous l'ai déjà dit Leslie, nous devons protéger William. Si vous n'êtes pas capable de le faire, je me chargerai de cette tâche moi-même, mais si mon ami se fait avoir du fait de votre inaction, je vous en tiendrai personnellement responsable. Je fis une brève pause avant de reprendre la parole, le fixant toujours du regard et sans libérer sa main et restant devant la porte. Etes-vous prêt à m'aider à protéger William? Telle est la question Leslie, si vous êtes réellement loyal envers lui, vous ne pouvez refuser. dis-je d'un ton légèrement moins dur.

J'avais lancé quelques pistes encore une fois, usant tour à tour d'intimidation, de culpabilité et de son amour propre ainsi que de son égo. Quel serait l'élément qui le ferait se décider? Quel choix allait-il faire? Je voyais déjà les possibilités et leurs conséquences plus ou moins directes. Il pouvait encore faire le bon choix...


Dernière édition par Julien Guillemaud le Ven 25 Mai - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 25 Mai - 14:40

Ma main fut prise dans un étau glacial, bien plus que la poignée que je serrai dans ma paume et qui me promettait déjà la liberté. La porte claqua, éloignant d'autant la liberté si brièvement annoncée. La douleur parcourue rapidement mon bras brûlant tout sur son passage. Je regardais Guillemaud qui me parlait sans colère mais avec une fermeté que je saisis fort bien. Je me sentis comme un enfant pris en faute, alors qu'il était évident que j'avais raison de m'être indigné comme çà. Cet étrange mélange de sentiment amena un air interrogatif dans mon regard tandis que mon visage se tordait de douleur et que dans le même temps je voulais ficher le camp d'ici au plus vite, retourner à Glasgow, trouver refuge auprès de William.

* Oui, je n'ai rien à faire ici ! *

Mais le shérif d'Edimbourg parlait encore... il prétendait que je devais protéger le Prince, qu'il le connaissait bien mieux que moi, que... j'écoutais, j'écoutais, partagé entre douleur, contrariété et conscient, peu à peu de choses que je ne saisissais toujours pas... mais tout en les devinant, sans pouvoir les définir, ce truc vague qui m'arrivait dessus et commençait à m'effrayer. Par bonheur, mes sentiments à l'égard de mon boss. En même temps, la pression sur ma main se faisait si forte qu'elle menaçait de l'écraser pendant que son regard fouillait le mien sans ménagement : j'avais l'impression d'être écrasé de l'intérieur et de l'extérieur et l'air me manqua, oppression insupportable m'empêchant de penser. La voix du supposé ami du Prince s'éloignait, comme si j'étais en train de tomber dans les pommes alors qu'il n'en était rien mais que je m'éloignais tout de même de mon état normal. J'eus peur de l'endroit où j'allais et balbutiais, ébété et comme soul.

-- Comment pouvez-vous doutez de ma fidélité au Prince ?

m'étais-je trompé en interprétant mal ce qu'il disait ? Il me menaçait de l'intervention de la Reine...

* Mourir... *

L'idée m'effleurait tandis que la douleur m'étreignait et s'imposait toujours davantage. Que ce soit de la main de ce shérif, ou de la Reine. J'osais :

- Vous avez vous même dit que William pourrait se laisser convaincre par certains de choisir une mauvaise voie, comme celle de la trahison. C'est bien vous qui l'avez dit. Vous avez bien dit qu'il pouvait être un traitre.


J'avais tellement mal... que je dus faire une pause avant de poursuivre, surmontant la douleur, l'impression d'écrasement total de mes phalanges, de leur incrustation dans la poignée métallique. De toute manière, vu comme je m'y prenais, j'allais mourir ce soir, car jamais Guillemaud ne tolèrerait que j'aille plus loin, alors, autant y aller !

-
Vous avez dit que le Prince pourrait trahir, en se laissant influencer. Et vous me reprochez de me mettre en colère pour çà ?

J'avais envie de lui balancer un pied dans le tibia pour me dégager de cette poigne qui me fixait Mais ensuite, il parla d'un William qui serait son pire ennemi et cela me fit de nouveau réfléchir, avec en point d'ancrage dans la réalité, la douleur toujours fulgurante qui me figeait, et ma tête pencha sur la droite, comme pour mieux regarder le shérif, tout en échappant à son regard.

-
Je veillerai sur lui. Lâchais-je finalement avant de continuer : comme je l'ai toujours fais. Sans hésiter à lui dire ce que je pensais (sous entendu : pas comme toi !). Je surveillerai et vous rapporterai tout ce que pourra dire madame Renard. *comme çà, il sera content ! et il pourra m'aider au cas où...* Mais le protéger... comment voulez-vous que je m'y prenne ? hein ?

Le sarcasme était palpable : je me moquais du shérif autant que de moi. En même temps, j'avais l'impression qu'il s'inquiétait vraiment pour William et comprenais pourtant qu'il ne puisse intervenir par lui-même. Moi, je passerai plus inaperçu...

-
Et puis, j'aime pas les ultimatum.

Je disais des trucs alors que j'en pensais d'autre... en y songeant bien, je me demandais si, au final, je n'allais pas garder tout çà pour moi et n'en rien dire à William. Car si vraiment le Prince était un danger pour lui, car, trompé, dupé, manipulé, il pouvait être un danger pour lui-même, si je lui parlais de çà, il rirait, se moquerait, et foncerait tête baissée dans le piège -si piège il y avait- que cette Renard lui tendait. Je me sentais tellement à la merci de la volonté de Guillemaud que j'enrageais. Evidemment j'avais tenté de dégager ma main de sa poigne, sans succès, bien sûr. Finalement, j'envoyais mon pied en direction du tibia du shérif, certain que je devais me sortir de là, courir à la voiture et ficher le camp ! sentir l'air froid sur mon visage...

* Tenter le tout pour le tout... et filer ! *
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 25 Mai - 15:57

Le jeune vampire me faisait l'impression d'un jeune enfant à qui l'on n'aurait inculqué aucun principe et aucune limite. Ce sentiment fut d'autant plus grand lorsque je le vis réagir et à se débattre tel un gamin se faisant rabrouer. Je ne sentis qu'une brève douleur lorsque son pied vint frapper mon tibia mais je fis comme si de rien n'était afin de lui montrer ma supériorité. Je sentais qu'il commençait à percevoir certaines choses sans forcément les comprendre, William ne lui avait donc rien appris? Même si endosser ce rôle ne m'enchantai guère, je m'y résignai car cela devait être fait, autant dans mon intérêt que dans celui du jeune vampire.

Je libérai donc sa main tout en l’agrippant par l'épaule et en le ramenant sans trop de ménagement dans son fauteuil avant de l'y forcer à s’asseoir en restant debout devant face à lui, prêt à se jeter sur lui une nouvelle fois s'il tentait à nouveau de s'en aller s'en mon accord. Je décidai d'employer un peu moins dur mais tout aussi sérieux pour répondre à ses paroles et ses interrogations.


Il est temps que quelqu'un vous mette au fait du fonctionnement et de la hiérarchie de notre espèce Leslie, il en va de votre survie et de vous donner la possibilité de protéger au mieux William. Je fis une courte pause afin de lui laisser quelques secondes pour qu'il prenne bien conscience de ce que j'allais lui dire.

Je vais vous rappeler notre hiérarchie et les devoirs de chacun. Il y a avant tout Augustus et Krystel, nos seigneurs et Maîtres, ayant droit de vie et de mort sur chaque vampire foulant cette terre. Viennent ensuite les Maîtres vampire qui gèrent des territoires au nom du Roi et de la Reine. Ils délèguent la gestion de leur territoire aux shérifs qui eux ne dirigent qu'une ville, comme moi qui règne sur Edimbourg sous les ordres d'Adrian Softov. Et ensuite viennent les vampires comme vous. Chaque vampire quelque soit son statut au sein de l'espèce doit le respect le plus total à tout vampire lui étant supérieur dans la hiérarchie vampirique sous peine de mort. Je fis une nouvelle pause lui laissant une nouvelle fois le temps de digérer mes paroles avant de poursuivre.

De plus il faut bien que vous compreniez que tous les autres vampires de mon statut ou plus haut placés vous aurait déjà exécuté pour votre comportement et vos paroles. Si vous voulez survivre et pouvoir protéger au mieux William, il vous faut absolument dès à présent apprendre à vous contrôler et à maîtriser vos émotions. N'oubliez pas aussi qu'à chaque fois que vous outrepassez vos droits, vous faites du tort à votre Maître, c'est aussi pour cela que vous devez restez maître de vous même.

Je ne doute donc pas de votre fidélité, mais n'oubliez jamais que chacun de vos gestes et de vos mots sera examiné et si l'un de ceux-ci n'est pas approprié, ce sera sur William que cela aura des conséquences plus ou moins directes. Conservez bien ceci en mémoire à chaque instant Leslie.
dis-je d'un ton dur mais pas sévère pour autant. J'avais compris, vu comment se déroulait notre entrevue, que finalement Leslie était comme le Prince vampire et que lui mettre des coups ne serait pas la solution, c'est pourquoi je n'étais plus aussi dur avec lui qu'il y a quelques minutes.

Je ne vous reproche pas d'être en colère par mes paroles qui peuvent vous sembler difficile à entendre mais de vous exprimer de la sorte. Il est toujours dur d'entendre de telles choses à propos de son Maître mais vous devez apprendre à gérer cela. Je ne dis pas que mon ami est un traître, mais que s'il peut être amené sur cette voie par des personnes telles que Belle Angeline Renard.

Je le laissai encore une fois la possibilité de réfléchir à ce que je lui disais. Je pouvais aisément deviner que ce que mes mots pouvaient être un peu dur à assimiler aussi prenais-je mon temps pour ne pas le brusquer.

Prenez en compte tout ce que je viens de vous dire Leslie, assimilez le au plus vite et faites-moi part de tout ce que vous pourrez entendre. Au moindre doute et à la moindre crainte pour William, n'hésitez pas à me contacter. Nous devons le protéger à tout prix de l'influence néfaste de certains. Malgré cela n'oubliez pas l'importance de vos devoirs envers chaque nocturne qui vous est supérieur, même si l'un d'eux vous blessera ou vous vexera tel que je l'ai fait en vous imposant de manière brutale un ultimatum. Avez-vous de nouvelles questions?

Même si je n'avais que peu de considération pour le jeune vampire je ne comprenais pas mon ami sur ce coup là. Lorsque l'on avait quelqu'un d'aussi fidèle et et jeune dans notre espèce, c'était quelque chose de fort pratique. Il pouvait le construire selon son envie et tirer tellement de chose de lui.


Dernière édition par Julien Guillemaud le Sam 26 Mai - 10:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ? [Livre 1 - Terminé]   Ven 25 Mai - 21:49

J'y mis toute ma force pourtant ! mais rien. Rien ! Julien n'eut aucune réaction, pas même dans les yeux. Mais pour moi, ce fut comme taper à fond dans un mur. Heureusement que j'étais vampire, sinon, je dirais que je me serai fait très mal... Regard interrogateur et furieux en direction des pupilles du shérif et brutale prise de conscience que je venais de le frapper et donc de dépasser les limites...

* Mais mince !!! lui aussi ! *

J'estimais donc finalement être dans mon bon droit et toute culpabilité disparue aussitôt. En tout cas, il lâcha ma main, tant mieux ! mais ce fut pour mieux empoigner mon épaule !

* Il compte aussi me la broyer ? *

J'allais me retourner et lui rentrer dedans, moi ! mais vue son attitude... mieux valait éviter d'y aller tout de suite. Il reprit la parole et j'écoutais, prêt à saisir la moindre occasion pour retourner la situation.

Il est temps que quelqu'un vous mette au
fait du fonctionnement et de la hiérarchie de notre espèce Leslie, il en
va de votre survie et de vous donner la possibilité de protéger au
mieux William.


Moins cinq, la mâchoire m'en serait tombée ! pour qui se prenait-il ? pour un prof ?

* Ma survie ? ma survie ?... il comptait donc me tuer ? pour que je ne prévienne pas le Prince de tous ces complots contre lui ?! alors, tout ce temps, il n'avait fait que me tromper ? pour mieux m'éliminer ? *

Et le voilà ensuite en train de me réciter la leçon...

* N'importe quoi... * je devais avoir un air désabusé... car je savais tout çà. Mais quand il parla d'Adrian Softov, j'écarquillais les yeux : *C'est qui celui là ? le pendant de William ?!!! * pourtant, je me tus et pris une mine boudeuse.


-
Vraiment ? même si je suis jeune, je vaux autant qu'un autre de ces vampires ?

La question m'avait échappé et j'étais visiblement incrédule. Franchement, je ne me croyais pas aussi haut dans la "hiérarchie"... je croyais que les plus vieux valaient plus que moi... du coup, çà expliquait que je puisse espionner une vieille comme Renard... moue...

-
J'ai jamais désobéi à William.

C'était une affirmation et j'étais si sûr de moi... bref, j'avais profité de sa pause pour en placer une : il m'énervait à me faire des leçons : pour qui me prenait-il à la fin ?!!! un débile ? la colère commençait à poindre ses épines entre coeur et estomac, et je la sentais croître...

De plus il faut bien que vous compreniez
que tous les autres vampires de mon statut ou plus haut placés vous
aurait déjà exécuté pour votre comportement et vos paroles. Si vous
voulez survivre et pouvoir protéger au mieux William, il vous faut
absolument dès à présent apprendre à vous contrôler et à maîtriser vos
émotions.


Je faisais ouvertement la gueule maintenant et ma bouche dessinait une moue au point qu'on s'attendait à ce que je dise : "na !" qu'il poursuivait déjà, lancé dans sont explication à la con !

* Pfuuuuuh ! ces vieux ploucs ! indispensables, hein ? William me supportait comme çà depuis trois ans, alors, pour qui il se prenait ce vieux, pour me dire des trucs pareils ? après tout, il avait bien dit que mon maître menaçait de devenir un traitre, alors... * Mon visage se ferma. *Que je fasse du tort à mon maître ? bientôt il va me sortir que ce sera de ma faute s'il trahit ?!!!*

Je ne doute donc pas de votre fidélité,
mais n'oubliez jamais que chacun de vos gestes et de vos mots sera
examiné et si l'un de ceux-ci n'est pas approprié, ce sera sur William
que cela aura des conséquences plus ou moins directes. Conservez bien
ceci en mémoire à chaque instant Leslie.


*Ah ! enfin ! il reconnaît mes qualités ! c'est pas trop tôt !!!*

Je souris, content de moi. Pourtant, la perspective de nuire à William à cause de ma conduite me déplut :

-
Il s'en n'est jamais plaint.

Bon, en fait, je n'étais même pas un valet, la plupart du temps, il m'ignorait, j'étais un videur engagé à la demande d'une copine à lui qui m'était venu en aide alors que je venais juste d'être Etreint et viré de partout, enfin, du monde des "vivants", s'entend... Mais depuis qu'il m'avait chargé de la surveillance de sa pomme de sang, cette idiote d'Hannah (!!!), j'étais plus proche de lui, je lui servais vraiment à quelque chose, personnellement et j'en étais fier. Je ne lui avais encore jamais mal parlé. Etrangement, la suite me paraissait bien plus claire... Après tout, il s'excusait quasiment de m'avoir si mal traité. S'il reconnaissait ses torts... Je me détendis et mon visage aussi.

-
Oui... murmurais-je.

Il parla encore et je le laissais poursuivre avant de répondre :

-
Mais... comment pourrais-je vous joindre sans éveiller aucun soupçon ?

J'avais parlé à voix basse, et maintenant, je me mordais la lèvre inférieur, parfaitement conscient de ne plus pouvoir reculer et d'être allé trop loin sur ce nouveau chemin, si obscure pour moi, avec pour seul guide ce vieux vampire qui, enfin, me prenait pour quelqu'un, au point de bien vouloir m'enseigner les rudiments de la non-vie.

-
Et comment dois-je me conduire pour que ce soit accepté par les autres ? sans être impoli, irrespectueux ou servile ?

Le shérif tenait toujours mon épaule sauf que je ne cherchais plus à fuir, vraiment.
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