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L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Dim 6 Avr - 18:09

    Mon regard le fixait toujours, un sourire amusé sur le visage alors que j’étais encore toute excitée de mon orgasme que je venais d’avoir alors que lui n’avait été que plus frustré. Je l’avais fait exprès, tout simplement parce qu’il n’avait été un jouet depuis le début, même s’il fallait l’avouer, il était plutôt craquant à souhait et très intéressant. J’aimais sa personnalité, à n’en pas douter, sauf que voilà, il me fallait désormais le faire redescendre sur terre. Pensait-il vraiment être privilégié ? J’en attendais plus de sa part, de la réserve notamment mais aussi du self-control, qu’il n’avait pas. Je le constatais personnellement dans cette situation. Puis tout à coup, je fus propulsé contre le mur, autant dire que je ne l’avais vu venir, et Spencer était bien plus vieux que moi et pouvait me maîtriser comme bon lui semblait. Pour autant, je ne lui laissais pas le loisir de lire en moi, mon regard était froid et dur, le transperçant du regard alors que je voyais bien là un meurtrier devant moi. Il aurait pu me reprendre, me posséder totalement, il n’avait envie que de cela, tout comme peut-être aussi transpercer ma peau. Sauf qu’il reprit conscience de ce qu’il venait de faire et s’écarta aussi rapidement que nous le pouvions. Il laissa échapper quelques mots alors que je me dirigeais vers lui tranquillement, sensuellement jusqu’à le frôler avant que ma main ne prenne son cou puissamment, le forçant à me regarder.

    « Ce n’est qu’une erreur parmi d’autres que tu viens de faire ce soir, sauf que celle-là était irréfléchie. Recommence et mes gardes ne t’épargneront pas. »

    Puis je le lâchais, me retournais alors que mon serviteur venait de faire son apparition. Je me dirigeais vers lui pour qu’il fasse entrer les gardes à l’intérieur, mais qu’ils restent dans l’entrée, avant que je ne me dirige vers la salle de bain. IL ne pourrait rien faire contre trois gardes qui le surveillaient, le temps en tout cas que je prenne une douche. Le temps aussi pour l’artisan de se calmer. Je pouvais comprendre sa frustration, mais il aurait mieux fait de me repousser depuis le tout début et de refuser toute tentation. Il ne se gérait pas lorsqu’il mêlait le sang, en plus du sexe. J’entrais donc dans la salle de bain et l’humain m’attendait bien sagement. Un fin sourire étira mes lèvres alors que je ne l’avais pas encore totalement consumé. Je le possédais donc complètement, n’étant pas encore redescendue de tout à l’heure, je n’eue besoin que d’un court instant avant qu’il ne me fasse subir mon deuxième orgasme. Il fallait bien que je me détente non ? Je me nourrissais de nouveau sur lui et pris ma douche avant d’enfiler une robe en soie blanche, avec un décolleté profond en V et le tissu cachant jusqu’à mes pieds. Je ne mis pas de chaussures, au cas où je devais me défendre face à cet abruti qui ne savait se contrôler, même en ma présence. Je lui avais laissé le temps de la réflexion à présent, et une fois fin prête, coiffée, maquillée, je sortis de la salle de bain et me dirigeais de nouveau vers le salon. L'humain ayant l'interdiction d'aller plus loin.
    Je croisais son regard alors que je m’avançais gracieusement vers lui.

    « Es-tu calmé ? Je ne supporterais pas une autre atteinte à ma personne et tu n’y survivras pas. N’es-tu pas assez fiché ? » Mon ton était calme, puis je me dirigeais vers mon fauteuil pour m’assoir. « Je crois que tu n’as pas bien compris. Que penses-tu que je faisais avec toi ? » lui demandais-je avant d’entrer dans les détails une fois qu’il aurait répondu à ma question. Il était loin d’être stupide et j’attendais patiemment avant de continuer. Je ne l’avais pas invité à s’assoir tout simplement parce qu’il n’y avait pas le droit pour le moment.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Lun 21 Avr - 10:37

Qu’il me semblait loin cet entretien avec la Reine... cet instant où j’avais dit pouvoir me contrôler. Je ne le pouvais pas. Pas toujours. C’était évident. Une preuve de plus à rajouter à la longue liste de ce qui me faisait défaut. Je ne pouvais pas continuer ainsi, pas avec le couperet qui pesait sur ma tête.
Aussi, quand la Princesse m’attrapa par le cou, je la laissais faire. Preuve manifeste que j’avais repris mes esprits. Si elle était venue quelques secondes plutôt, il n’était pas dit que je l’aurai empêché de le faire. Celui que j’étais devait se combattre lui-même pour éviter de commettre des impairs à chaque menace physique... à chaque menace, aussi minime soit elle. J’étais bel et bien né de la guerre, c’était un fait. Un environnement calme était pour moi aussi incongru que l’art contemporain et moderne. Je relevais le regard vers la Princesse, un masque impassible sur le visage, seul moyen pour moi de contenir la totalité de mes émotions. Bon sang, comment s’y prenait donc Constance pour se maîtriser à ce point ? « Toute erreur est irréfléchie jusqu’à ce qu’elle s’avère être une erreur. Ça ne se reproduira plus. Jamais. » Présomptueux de ma part mais c’était pourtant bien le cas. Je ne faisais jamais deux fois la même erreur. Elles différaient toutes les une des autres dans leur ensemble.

Je ne jetais aucun regard aux gardes qui venaient d’entrer. Leur présence ne m’aiderait pas à me calmer, pas même la menace qu’ils représentaient. Il en avait été de même chez la Reine. Les menaces, même les plus lourdes avaient tendance à me passer au dessus de la tête. Elles pouvaient être tangibles, trop réelles, elles n’en demeuraient pas moins qu’une cause découlant d’un acte ou d’une décision sur laquelle je n’avais que rarement le désir d’influer.
Cet instant de répit me permit de faire le point. Je fermais les yeux, m’isolant totalement de mon environnement immédiat et des bruits de battements de cœur on ne peut plus agaçant. Au jour d’aujourd’hui, je n’avais pas trouvé mieux que ça pour retrouver mes esprits et garder les idées claires. Ainsi, je n’entendis rien de l’entrée de la Princesse, pas plus que ce qui s’était passé dans la salle de bain. Je n’en vis pas plus de son arrivée. Je ratais même le tout début de ses paroles pour n’entendre que le « calmé », sur ce ton qui amène la question.
« Je ne suis pas un homme calme de nature, pas plus que je ne suis capable de me contrôler parfaitement. Cette façade n’existe pas par hasard. Mais je ne suis pas non plus suicidaire, je n’avais aucunement l’intention d’attenter à votre personne. » Ce n’était pas des excuses mais une explication. Je m’étais déjà excusé au préalable. « Quant à ce que vous faisiez, vous vous amusiez. Tout simplement. Et je ne serais pas entrer dans ce jeu si j’avais su que ma capacité à me contenir partirait en fumée de la sorte. Cette erreur ne se reproduira jamais. » L’ensemble de cette erreur. Car entrer dans ce jeu en avait été une, quoi qu’agréable. « Mon amour pour le sang est hélas beaucoup plus important aujourd’hui qu’il ne l’était hier. » Et plus le temps passé sans conflits et plus grand devenait le problème. Si autrefois, boire du sang humain m’était égale, je devais me rendre à l’évidence que ça n’était plus le cas aujourd’hui. Tout en disproportion, j’avais visiblement besoin d’un vice pour en compenser un autre.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Jeu 24 Avr - 18:33

    J’avais assez bien joué avec lui et il pourrait bien ressasser ce moment dans sa tête, cette erreur fatale qu’il avait fait. J’avais aimé, c’était indéniable, qui n’aurait pas aimé ? Le jeu était une de mes passions favorite, et il y avait succombé tellement vite… C’était vraiment plaisant de faire tomber des hommes et mettre sous notre coupe rien qu’en se mettant à nu et en jouant de sexe. C’était un homme parmi tant d’autres après tout, combien même je me souvenais de lui durant la guerre et que j’aimais un tant soit peu sa personne. Mais il fallait aussi que je reste lucide et impitoyable. Il en avait eu un bref aperçu et avait su se taire et faire face. Bien que j’avais pu sentir sa colère alors qu’il m’avait plaqué sur le mur. Un geste qui lui serait fatal au deuxième coup. Déjà le premier passait à peine… il n’avait plus aucune chance ce soir désormais. Plus de joker. Il fallait jouer franc jeu, j’espérais qu’il puisse être aussi honnête que possible alors que je m’apprêtais à le questionner. Je ne cessais de l’analyser en tous les cas.
    Il m’avait promis ne plus m’agresser alors que je l’avais quitté pour me toiletter et profiter un tant soit peu à l’humain que m’avait offert mon plus fidèle serviteur. A mon retour, je ne le sentais pas plus apaisé ni plus calme, mais peut-être avec un peu plus de chose dans la cervelle pour pouvoir se contenir. L’excitation du moment était redescendue, et entre temps mon serviteur avait un peu nettoyé la pièce. Evitons que le salon empeste le sang, aussi savoureux soit-il en bouche et aussi enivrant pour nos narines. Je voulais toute l’attention de cet artisan.

    Il répondit à mes paroles et je souris alors que je savais déjà parfaitement qu’il n’était pas un homme serein. Il vivait au jour le jour, voudrait ne pas avoir de loi pour le dissuader de toutes ses pulsions. J’étais moi-même parfois attiré par ce côté, mais lui était bien plus vieux que moi, il devrait un peu plus se contrôler.

    « Pourtant tu viens de le faire il n’y a de ça quelques minutes à peine. » ajoutai-je presque aussitôt qu’il eut fini sa phrase. Histoire de le remettre un peu dans le bain, en plus du fait que mes gardes étaient à l’intérieur et me voyait dans le salon grâce à l’ouverture de l’entrée dans celui-ci. Je me levais et me dirigeais vers lui d’un pas gracieux et très lent alors que j’entendais ses autres paroles. Un fin sourire traversa mon visage, légèrement faux. « Tu ne peux le savoir à l’avance. Tu l’as dit toi-même… tu n’es pas un homme calme et tu as cette fougue en toi qui ne partira jamais. J’imagine que jamais tu ne te serais douté me voir nue et profiter autant de ma… féminité à ce point en traversant ma porte... » Ma main lui indiqua le fauteuil à quelques pas seulement. « Je te demande juste de faire attention à ce que tu dis… assis-toi, je pense que notre conversation ne fait que commencer. »

    Je lui tournais le dos pour retourner à mon fauteuil à l’opposé de celui que je lui avais indiqué. Je m’assis, croisais les jambes et joignais mes mains tranquillement le temps qu’il s’installe lui aussi. Mon regard se plongea de nouveau dans le sien.

    « Comment fais-tu pour ne pas te contrôler ? Si ce n’est pas un souhait de ta part, cela va poser un sérieux problème… » Je fis une pause avant de partir sur un tout autre sujet. « Dis-moi donc, de quoi avez-vous discuté avec Julien ? » Je l’imaginais fort bien dans la cave que Julien avait spécialement fait pour les interrogatoires ou les exécutions. J’attendais de voir ce qu’il me répondait avant de poursuivre davantage la conversation.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 22:13

Je le lui avais dit. Je n’étais pas calme, je n’étais pas un homme posé. J’aimais les batailles, j’aimais le sang. Je n’avais jamais réellement eu besoin d’apprendre à me contrôler puisque j’avais pu agir impunément relativement longtemps. Ma seule vague notion de contrôle me venait de Romain, Romain qui était mort. Mais ça ne m’empêcher pas d’être menacer par ce que j’étais, par qui j’étais. J’avais compris beaucoup de choses en parlant avec Constance mais pas assez pour agir comme il le fallait. Je n’étais pas rompu à l’exercice.
« Je n’ai pas dit que je ne commettrai jamais plus d’erreur mais que je ne reproduirai pas celle-là. » Ce qui était on ne peut plus vrai. Qu’elle me croit ou non m’importait peu au final puis qu’il faudrait de toute manière que je le prouve.

Je la regardais dans les yeux, ne souriant pas, ne laissant paraître de ce que je pouvais ressentir. Mon visage restait neutre à présent. « Détrompez-vous. Je ne suis pas fougueux. Je suis loin, très loin de pouvoir être qualifié par cet adjectif. Je suis un obsessionnel. Ce que vous qualifiez de fougue relève uniquement d’un manque de contrôle flagrant. » Dire que j’étais capable de traquer par plaisir durant des années... Quel paradoxe.
Je m’asseyais sans répondre immédiatement à ses mots. Je n’y aurais pas réellement cru. À dire vrai, si je devais recommencer, je ne m’y laisserais pas reprendre. Il y a des femmes qu’il ne vaut mieux jamais toucher. Je commençais à me dire que je les collectionnais depuis quelques temps. Depuis que j’étais vampire, la gent féminine m’attirait bien plus d’ennui que ma soif de mort, de combats et de sang. « Je ne m’en serai pas douté non. Je ne l’aurai même pas imaginé. Cependant... si c’était à refaire. Pardonnez-moi, mais je n’agirai pas de la même manière aussi plaisant que ce fut. J’ai déjà bien assez de choses qui me préoccupent l’esprit. »

Une fois qu’elle fut assise, je ne bougeais pas d’un millimètre, la regardant sans baisse les yeux, comme toujours. « Comment je fais ? Je n’ai jamais eu à me contrôler auparavant, voilà tout. Il était bien plus facile de cacher mes victimes autrefois. Pourquoi se contrôler quand il n’y en a aucune nécessité ? » Ce qu’elle me demanda ensuite, j’hésitais à y répondre. « Je pense que vous en avez déjà une assez bonne idée. Vous savez qui je suis, ce que j’ai été. Il me semble donc que je n’ai pas besoin de mettre de mot là-dessus. Surtout pas devant eux. » Je pointais les gardes du doigt. « Je me suis déjà livré à qui de droit mais je n’ai aucunement besoin d’être pris en chasse par un garde un peu trop zélé qui voudrait monter en grade. Aussi, je ne compte mettre aucun mot précis sur quoi que ce soit en leur présence. »
C’était risqué mais de ça, je n’en avais que faire cette fois. Trop de gens savaient. Deux de trop à dire vrai. Si tout c’était passé comme prévu, seul la Reine en aurait été consciente et la Mort qui me semblait n’être qu’une extension particulièrement efficace de sa personne. Qui ou quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Lun 12 Mai - 11:55

    Si on m’avait vu faire aujourd’hui, on aurait pu dire que j’étais une vrai sadique, sans cœur et sans aucune pitié. Sans humanité aussi, mais je prenais ce que je voulais, et Spencer en avait fait les frais. J’avais pris avant de le faire redescendre sur terre. Il avait fait une erreur, même si j’avais pris en quelques sortes mon pied, il avait fait une grave erreur. Il aurait dû déjà ne pas m’offrir de sang humain, il n’aurait pas dû accepter mon offre tout comme il n’aurait pas dû m’arracher ma robe et commencer un jeu dangereux. Je le testais depuis le début, mais j’étais très bonne à ce petit jeu, bien que j’avoue que c’était la première fois que je m’amusais autant. Il fallait l’avouer, j’aimais vraiment la personnalité de cet artisan. C’était ce qui lui donnait du charisme, mais aussi le rendait dangereux et à classé dans la catégorie à surveiller. Il y en avait beaucoup comme lui, sinon nous n’aurions pas de problème dans notre espèce et tout se serait plutôt passé à merveille. Hormis le fait qu’il y avait des groupes d’opposants qui nous en voulaient, mais une fois disséminé et décimé surtout, cela ne serait plus un problème. Nous luttions chaque jour pour s’accrocher aux lois que nous avions instaurées avec la communauté, toutes les communautés. Seule exception était les semi-démons, mais c’était encore un tout autre sujet.

    « Et bien c’est une autre erreur de ta part, tu devrais au moins t’efforcer de ne plus faire d’erreur. Aucune. » lui répondis-je alors que ses paroles m’avait légèrement surprise. Dans le mauvais sens, car sa réponse pouvait être à double tranchant. Cela voulait dire qu’il ne se contrôlait pas ou assumait-il complètement le fait qu’il fasse des erreurs ? S’il ne réparait pas ce côté, nous allions avoir un problème. Mais il le savait déjà, il n’était pas dépourvu d’intelligence.

    « Et ne considères-tu pas que tu as eu un manque de contrôle complet ce soir ? » je lui retournais la question pour qu’il se remette lui-même en question par rapport à ce que j’avais dit. Je ne doutais pas que sa qualification d’obsessionnel lui aille comme un gant. Je l’invitais à s’assoir avant que je fasse de même sur le fauteuil à l’opposé. Je ne pris même pas soin de lui demander s’il voulait un verre, il avait déjà eu sa dose à mon humble avis. Puis je ne mâchais pas mes mots et allait à l’essentiel. Je voulais savoir de quoi ils avaient parlés lui et Julien. Histoire qu’il ne fasse pas quelque chose dans notre dos qui ne serait pas légal, et je voulais aussi savoir s’il avait été faire un tour dans le bureau de la Reine.

    Il répondit à mes questions et je me contentais de l’écouter alors qu’il semblait vouloir parler. Je ne l’interrompis pas, l’écoutant jusqu’au bout alors que mes lèvres s’étirèrent en un sourire indescriptible. Je le fixais quelques secondes après qu’il eut fini ses explications avant de tourner la tête pour observer les gardes qui étaient toujours présent à l’entrée et que je pouvais voir. Un seul regard, et tous deux sortirent pour nous laisser seuls. Je ne m’en faisais pas, Spencer n’était pas naïf au point d’attenter encore à ma personne. Mon regard plongea de nouveau dans le sien.

    « Tu n’es pas le seul dans cette situation. Tout le monde passe un jour l’étape du contrôle, si tu n’y parviens pas, tu laisses entrer en toi une faiblesse. Après, il faut savoir si tu le veux ou non, car ce sont deux choses différentes. » Je le laissais réfléchir, ne le laissant pas le temps de m’interrompre je poursuivis. « Je sais qui tu as été, je ne sais pas ce que tu es devenu. Alors tu peux aisément m’éclairer. Comme tu peux le voir nous sommes seuls à présent. Si tu veux parler, il est temps de le faire, à moins que tu n’aies vu ma Mère entre temps ? Peut-être t’a-t-elle proposé un marché ou que sais-je encore, mais si tu as eu un entretien avec elle et que tu es encore présent devant moi, tu peux t’estimer heureux... » terminais-je alors que je me demandais s’il allait me révéler quoi que ce soit. J’essayais de tirer des informations pour être au courant de son sort, ou de son futur sort. Quoiqu’il en soit, je le laisserais partir une fois que je serais sûr que j’en avais fini.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Lun 19 Mai - 19:20

Si j’étais en colère ? Certainement. Si je le montrais ? Pas du tout. Je n’avais pas le loisir de le montrer, je ne le pouvais pas. J’étais en colère contre elle et contre nombre d’autres personnes. On m’obligeait à devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un que je n’étais pas. Mais là... je n’avais pas le choix, c’était suivre ou mourir. Je devais suivre.
Cependant, quand elle me dit que ne pas me contrôler même par le passé était une erreur, j’eus un léger sourire. Ma colère n’était pas envolée mais elle ne savait rien du passé. Princesse ou non, elle était trop jeune. « Sauf votre respect, vous n’avez pas vécu ces époques, vous ne savez rien de ce qui était réalisable ou non. Même si je l’avais voulu, mon Créateur, aussi attaché que je lui fus, n’avait rien d’un enfant de cœur. Un enfant ne contrarie pas ses parents et il est d’autant plus dur de désobéir à celui qui nous a fait tel que nous sommes. Quand on engendre un vampire à partir d’un meurtrier, ce n’est pas sans raison. Alors oui, je dois m’efforcer de ne pas faire d’erreur. Cependant, je ne suis pas infaillible. Nul n’est infaillible. » De la rancœur, de la jalousie, de l’envie. Que prétendait-elle dont savoir ? Sa mère avait connu, vécu ces époques, plus ancienne, plus calculatrice que nous tous réunis, elle avait réussi à jouer sur bien des tableaux. Je n’étais pas stupide mais je n’avais pas leurs envies, je détestais le pouvoir et ses jeux. J’en avais été heureusement retiré.
« Quant à mon attitude. Si, elle relève d’un manque de contrôle. » Je n’ajoutais rien. C’était assez clair. Dire que le Général avait cru qu’il me maîtriserait avec un brin de torture. Idiot. Romain avait fait bien pire.

Je ne revenais pas sur le contrôle. Nous en avions déjà suffisamment disserté. Je verrais lorsque le problème se représenterait. Je ne pouvais faire que ça. Attendre...
« Ce que je suis devenu ? Un vampire, sujet de la Reine, en attente de sa punition, n’ayant plus que le choix d’attendre de savoir ce qu’il deviendra. J’ai vu votre Mère. Et je vivrais... de la façon dont elle l’aura décidé. » Ma vie ne m’appartenait plus réellement depuis que je lui avais parlé. Les faits étaient là. « Je ne sais pas pourquoi je vivrais et je ne veux pas le savoir. Demandez-le lui si cela vous intéresse. Cependant... que vous sachiez qui je suis est dérangeant puisque d’après les termes de mon accord avec le Général Guillemaud, seule la Reine devait être au courant. Je saurai désormais que sa parole ne vaut rien. » Et de fait que j’avais eu raison de n’avoir aucun respect pour lui. J’étais hypocrite, mais je n’avais qu’une parole. Étrange, je le savais.

« Avez-vous d’autres questions ? » Je n’avais qu’une envie réelle, sortir d’ici et ne pas y remettre les pieds à moins d’y être obligé. La prochaine fois, je ferai livrer.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   Ven 6 Juin - 20:33

    J’en avais presque fini avec lui pour dire vrai. Je n’allais pas l’astiquer dans tous les sens, je l’avais déjà bien assez utilisé pour ce soir. Il était en colère, et même s’il montrait l’impression qu’il s’était calmé, je sentais sans grande peine la tension qui régnait dans la pièce. Masi je l’aimais bien quand même tout compte fait, je lui avais déjà dit au début de notre entrevue, ça l’était toujours à présent. Sauf qu’il n’en avait peut-être pas conscience. Le seul problème résidait dans ses péchés, ses penchants surtout, même si certains me plaisaient assurément. Nous aurions pu continuer nos ébats sexuels jusqu’au lever du jour, ainsi que nos jeux perpétuels avec l’humain qui n’était plus parmi nous à présent. Mais j’en avais décidé autrement, il devait savoir aussi quelle était sa place, et les erreurs qu’il commettait encore. Il m’avait stipulé encore qu’il ne referait pas cette erreur, mais qu’il avait aimé. J’étais flattée d’un côté, mais je ne pouvais guère me laisser aller de la sorte et de nouveau prendre possession de son corps entier.

    Je le fixe et l’observe attentivement alors qu’il me répond. Je rie intérieurement alors que je pense à ceux qui me disent que mon jeune âge n’est pas un inconvénient. Dans le cas présent, il avait bien raison, et mon amnésie ne m’aidait guère. Je n’avais vécu que neuf ans, j’étais née il y a neuf ans, à trente et un ans oui. J’hochais la tête alors qu’il me fit sortir de mes songes.

    « C’est exact ! » Un ton un peu trop prononcé mais non volontaire. « Personne n’est infaillible, mais on peut cependant faire tout notre possible pour éviter de l’être autant. » Bien sûr que je parlais en partie de lui, mais aussi d’une généralité. Je me levais alors, fit quelques pas vers lui avant de m’arrêter. « Personne ne choisit son créateur, tu ne peux que t’efforcer de suivre un tout autre chemin. Il faut faire des choix, j’espère que tu choisis les bons. »

    Rien de plus à ajouter. Moi-même j’avais eu un créateur très particulier, et ça il ne le savait pas, mais autant dire qu’il ne fallait pas qu’il me dise que je n’y connaissais rien. Je ne me souvenais pas de grand-chose, mais assez pour retenir l’essentiel. Si Krystel ne m’avait pas délivré de son emprise, je serais toujours sa jolie poupée dorée…
    Je ne relevais pas quant à son affirmation pour son manque de contrôle, je n’allais non plus m’éterniser, il avait compris la leçon, j’espérais bien en tout cas. Pour l’heure, je voulais savoir ce qu’il me révélerait, quant à sa position notamment, sa vie actuelle. Je fus rassurée, en quelque sorte, qu’il ait déjà eu une entrevue avec ma Mère et qu’il soit déjà en attente de son sort final. Peut-être ma Mère l’épargnera t’elle, mais ce n’est pas moins sûr. En tout cas, je lui laissais le choix de sa sentence, elle m’importait peu en somme ; même si j’avais aimé la compagnie de Spencer, il fallait bien l’avouer. Je m’approchais de nouveau de lui, m’arrêtant à moins d’un mètre, plongeant mon regard dans le sien.

    « Ça ne m’intéresse pas. Quel que soit votre sort vous le méritez. Et quant à l’information divulguée, croyez-vous que je ne suis au courant de rien ? J’aurais fini par le savoir… Julien m’a juste… un peu aidé. » Je fis une pause avant de me diriger vers la porte, m’arrêtant avant l’encadrement qui séparait mon salon de l’entrée. « Il faudrait déjà que la vôtre compte pour que vous puissiez parler ainsi… » Je le laissais mijoter, je n’avais plus rien à lui dire, alors j’étirais légèrement mes lèvres alors qu’il me demandait si j’en avais terminé avec lui. Toute autre personne aurait pu voir qu’il préférerait grandement que je le congédie plutôt que je lui pose de nouvelles questions. « La porte est ouverte. » terminais-je alors que je lui fis un petit signe de main avant de les joindre devant moi, bras tendue, et de l’observer jusqu’à ce qu’il disparaisse de mon champ de vision.
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MessageSujet: Re: L'ombre de l'ébène Ω [Livre II - Terminé]   

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