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C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]
MessageSujet: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Dim 16 Juin - 22:16

    Les choses devaient s'éclaircir là, et vite parce que mine de rien, je me faisais du soucis. J'avais réussi à capter le nouveau numéro de téléphone de Becky. Je n'avais pas eu de nouvelles depuis quoi ? Au moins 6 mois si ce n'est plus. Je sais qu'on ne se voit pas forcément aussi souvent qu'on le devrait, mais là, ça faisait trop longtemps sans nouvelle. Son ancien téléphone ne semblait plus fonctionner, je n'avais pas de moyen de la contacter en gros. Et puis, en trainant dans le bureau de Mc Borough et en regardant son ordinateur, sa boite mail qui était resté ouverte, qu'est ce que je vois ? Rebecca Scott, et un numéro de téléphone. Je n'ai pas mieux regarder le reste du message, mais si elle était dans les petits papiers de Mc Borough ça n'avait rien de bon, pour elle, comme pour moi. Le patron de la PES avaient de nombreux dossiers sur le feu, il faisait de nombreuses choses, mais une part de moi détestait ce qu'il était, ce qu'il était capable de faire pour arriver à ces fins. Rebecca l'aidait peut être, mais ça ne me plaisait pas, je préférais tellement qu'elle soit en dehors de tout cela. J'avais donc envoyé un premier sms, elle me disait que tout allait bien, mais ça ne m'allait pas. Nous devions convenir d'un rendez-vous au plus vite. Je préférais qu'elle fasse le premier pas ! Pourquoi cela ?

    Elle savait que je me faisais du soucis pour elle, je savais que tôt ou tard, elle viendrait à moi pour me voir, c'était comme ça que l'on fonctionnait le plus souvent. Je n'avais pas eu de vrais nouvelles depuis trop longtemps là. J'avais saisie une opportunité que je n'aurais pas du avoir, mais mon flair, et un peu de culot avait fait le reste. Je n'aurais jamais du voir ça sur le pc de Mc Borough, mais je l'avais vu, tant mieux dans un sens. Becky me dirait au moins dans quoi elle traîne là. Il avait du lui arriver un truc, sans doute, à moins que son téléphone ne soit simplement perdu, ou aux abonnés absents. De toute façon, j'arrivais à peu près à savoir quand elle me cachait des choses. Je le verrais tout de suite, et puis, je lui faisais confiance, elle me faisait confiance. La confiance était mutuelle même si nous avions quelques secrets que l'une et l'autre nous ne connaissions pas. J'avais attendu un appel de sa part pendant quelques jours puis elle s'était manifesté. J'avais eu un grand sourire en voyant qu'elle voulait que nous nous rencontrions au CCT, comme au bon vieux temps. J'avais une course à faire en début d'après-midi, rien d'important, mais je devais le faire, alors je lui avais donné rendez-vous à 16h tapantes. Une fois cela finit, il était 15h17. J'avais donc un peu de marge pour me rendre au CCT, j'avais été plus rapide que je ne le pensais, mais il fallait mieux prévoir large en cas de pépin. J'aurais pu repasser chez moi mais le temps de l'aller et du retour et il serait déjà 16h, je n'avais donc pas le temps. Peu importe, je me rendais donc au CCT, il était 15h39 au final. Je ne la voyais pas, ce qui ne m'étonnait pas, j'était bien en avance. Il faisait beau en ce 25 juin, c'était bon d'avoir la chaleur du soleil caressant votre peau, un dimanche parfait en somme. J'allais pouvoir la revoir, et nous avions beaucoup à nous dire, je n'en avais aucun doute. Je la laisserais parler d'abord, puis je lui poserais peut être des questions, je ne sais pas. Je verrais quand elle arrivera, j'avais tellement hâte.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Mar 18 Juin - 21:29




C'est au début de l'été...



J'avais l'impression de ne pas avoir vu Makayla depuis des siècles. Ce n'était pas si loin de la vérité au fond, puis qu'il me semblait avoir passé une éternité à fuir Mc Borough. Ma liberté retrouvée, et les conditions qu'elle impliquait, m'avaient donné le vertige et je n'avais pas encore pris le temps de reprendre contact avec tous mes amis. Recevoir le message de Mak avait été un choc. J'avais perdu son numéro quand j'avais du me débarrasser de mon téléphone, et je n'avais pas osé aller la voir à la PES de peur de retomber sur Mc Borough. Puisque notre collaboration démarrait à peine et qu'elle était censée rester secrète, je préférais ne pas prendre de risque. Mais voilà, c'était elle qui m'avait retrouvé, dans les papiers mêmes du commandant qui tenait mon secret entre ses doigts. J'avais paniqué en lisant son message, mais de toute évidence, elle n'en savait pas plus et elle avait l'air sincèrement inquiète pour moi. Quand elle m'avait demandé que l'on se voit, je n'avais pas eu à coeur de refuser. J'aurais dû inventer un mensonge pour décliner et je n'en pouvais plus de tout ceux qui régissaient déjà ma vie. J'avais longuement réfléchi avant de lui proposer un rendez-vous dans notre café de prédilection. J'étais consciente que selon la tournure de la conversation, elle finirait par apprendre ce que j'étais. Mais j'avais décidé qu'il était temps que je dise la vérité à quelqu'un, et s'il y avait une personne qui pouvait entendre le secret de ma vraie nature c'était elle. Elle avait été mon amie, ma confidente, la sœur que je n'avais jamais eue. A l'époque où elle m'avait prise sous son aile et hébergée, j'ignorais totalement que mon père était un démon. J'étais juste une gamine paumée, qui avait fui sa famille d'accueil et jusqu'à son pays car elle s'était vue dépasser par un pouvoir qu'elle ne comprenait pas. Je n'avais pas pensé me tourner vers elle quand j'avais eu mes ennuis à la gare. J'avais eu peur qu'elle se sente trahie que je ne lui ai jamais parlé de tout ça. J'ignorais ses liens avec Mc Borough, j'ignorais s'il était raisonnable, autant pour elle que pour moi, de tout lui avouer. Mais j'en avais besoin. Ce secret me pesait trop lourd. Je savais qu'il mettait en danger ceux qui le connaissaient et c'était l'une des  raisons pour lesquelles je refusais de le confier. L'autre étant que je risquais tout simplement de perdre ceux que j'aimais lorsqu'ils l'apprendraient... Dire que les miens avaient mauvaise réputation était un euphémisme. Nous étions l'ennemi public numéro 1, recherchés, traqués, exterminés... Je n'osais imaginer la réaction de Camille quand il l'apprendrait... enfin s'il l'apprenait... et je n'étais pas pressée de le découvrir.
J'avais donné rendez-vous à Maka à 16h mais une partie de l'itinéraire que je prenais habituellement était en travaux.et j'arrivai donc avec un peu de retard.
Elle était déjà là et je ressentie une bouffée de tendresse en la voyant. Je n'avais pas réalisé à quel point elle m'avait manqué avant de la voir. Même si nous avions l'habitude de ne pas nous voir souvent, je regrettais l'époque où nous avions habité ensemble et où nous partagions tout, ou presque.
Je lui fis un petit signe pour lui montrer que je l'avais vue et vint l'enlacer en souriant:

- Mak, tu m'as manqué ! Tu vas bien ?

Pour l'instant, tout au plaisir de la revoir, mes inquiétudes s'étaient temporairement envolées.



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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Mer 19 Juin - 2:25

    Il y a des personnes dont l'absence se ressent même si au final vous vous y êtes habitué non sans mal. Rebecca était de ces personnes que vous aviez l'habitude de voir tout les jours pendant de longs mois, puis tout cela s'espace dans le temps avant de presque se perdre de vue, de se voir sporadiquement qu'à chaque fois qu'on se voit, on se raconte notre vie et tout ce qu'on a vécu car il y a eu tellement de changement depuis notre dernière rencontre. Et là, il y en avait des choses à dire. Rebecca n'avait plus donné de nouvelles alors que les années sanglantes étaient encore là, j'ai eu peur de l'avoir perdue pour de bon. Elle semblait être introuvable, ne répondant pas sur son téléphone, j'étais tombée à chaque fois sur la messagerie, même les sms ne semblaient pas passer, du coup elle était disparue. Je me disais, pas de nouvelles, bonnes nouvelles, mais j'avais quand même peur qu'elle soit morte l'espace d'un instant. Je me disais qu'elle devait être sur un gros coup, ou qu'elle avait décidé de partir loin et que du coup, elle n'avait plus de téléphone pour le moment. Je ne m'attendais plus à la retrouver, jusqu'à ce que je trouve son nom et son numéro de téléphone dans les affaires de Mc Borough et là, j'ai flippé. Qu'est ce qu'elle fichait dans les contacts de ce sale type ? Oui, c'est mon boss, et alors ? Je ne le cacherais pas, je ne l'aime pas vraiment, et il le sait. Notre duo fonctionnait pourtant très bien, lui le méchant, moi la gentille. Mais si Rebecca était dans ces petits papiers, c'était quand même mauvais signe. Dans quoi est ce qu'elle avait bien pu se fourrer ? Est ce que c'était à cause de Mc Borough qu'elle avait fuit, ne laissant aucune trace durant ce laps de temps ? Si elle le fuyait, c'était qu'il la traquait, et il l'a eut, mais elle semble toujours être en liberté, peut être voulait-il simplement lui parler ? Mais alors, pourquoi aurait-elle disparue des écrans radars ? J'arrivais à la conclusion que cette "disparition" était lié à mon nouveau patron. Cela semblait être tellement logique, mais peut être que je me trompais.

    Bref, elle n'était pas encore là, que déjà, mon cerveau était en ébullition la concernant. Je concluais des choses à partir de rien, ou de trois fois rien mais c'était tout moi. Je n'avais pas pu m'empêcher de la contacter dès que j'avais vu son nom lié à ce numéro de téléphone qui m'était inconnu. Elle en avait changer, pour une raison que j'ignorais encore, et que j'ignorerais sans doute, je ne pensais pas que cela viendrait dans la conversation, du moins pas immédiatement. En fait, cela viendrait sans la conversation, mais quand ? Tôt ou tard. Je regardais donc mon téléphone, je voyais les minutes qui défilaient. L'heure convenue du rendez-vous était à présent dépassée. Rebecca n'était pas toujours la plus ponctuelle, alors j'attendrais le temps qu'il faudra, je savais qu'elle arriverait tôt ou tard, le plus tôt étant le mieux. Puis elle entra enfin dans mon champs de vision. Ah, j'aimais cette vue d'un coup. Elle m'avait manqué quand même, c'est fou, n'est ce pas ? Elle me fit un petit signe de la main. Je me levais de ma chaise pour l'enlacer. Ce contact humain était si bon. Je n'avais pas devant moi un fantôme mais une de mes meilleures et rares amies. Oui, il faut bien se le dire, les années sanglantes n'ont pas été faciles, j'ai perdue tellement de monde autour de moi. Rebecca avait été ce fil rouge tout au long de ces années.

    " Toi aussi tu m'as manqué ! Je vais bien et toi ? J'ai bien cru t'avoir perdue cette fois-ci. "

    Je faisais la remarque en souriant. Je ne voulais pas croire que cela soit effectivement le cas. Je n'y avais jamais cru, je ne m'y était pas résolue, mais un instant j'avais pensé qu'elle avait pu trépassée de l'autre côté et cela m'avait fait de la peine. Dans des moments où je repense à ce passé doré, je pense à ces mauvaises choses là mais ce n'était pas arrivé, et j'en avais la preuve vivante devant moi. J'avais un large ce sourire. Il aurait très bien pu faire un temps terriblement mauvais aujourd'hui, cette journée était définitivement radieuse, comme si un ange frappait à ma porte.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Juin - 23:47




C'est au début de l'été...



J'avais tous les torts, c'est indéniable. Makayla était ma plus vieille amie en Ecosse, celle qui connaissais le plus de choses sur ma vie, celle à qui j'avais confié mes joies, mes peines, mes amours, celle qui m'avait aidé à trouver du travail, puis un appartement. Elle était ce qui se rapprochait le plus de la famille pour moi et pourtant, c'était principalement ma faute si nos tête-à-têtes pouvaient parfois s'espasser de plusieurs mois. Elle était proche de moi, trop proche pour mon propre bien et j'avais longtemps eu peur qu'elle devine que je n'étais pas "normale" et disparaisse de ma vie. Aujourd'hui, si cette peur était toujours présente, j'avais pris confiance en moi, et je savais que je pouvais lui faire confiance à elle. Même si elle venait à désapprouver ce que j'étais, jamais elle ne me ferait de mal, et vu qu'elle travaillait pour Mc Borough, celui-là même qui voulait se servir de moi pour infiltrer le groupe de Maryana, elle ne représentait pas une menace.  Je prenais un risque calculé en décidant de lui avouer tout ça avant qu'elle ne l'apprenne autrement. Je croyais en notre relation et je pensais, du moins j'espérais fortement, qu'elle saurait le gérer. C'était la première fois que j'allais dévoiller tout ça à quelqu'un et j'étais un peu angoissée malgré moi. Mais son sourire me rassura et je la serrais contre moi, alors qu'elle me demandait comment j'allais, ajoutant l'air de rien qu'elle avait cru me perdre.

- Ho Mak, je suis vraiment désolée, je ne voulais pas t'inquiéter, je te le jure.


Je lui fis un sourire d'excuse et répondit tout de même:

- Ca ne va pas trop mal... c'est un peu.. confus ces derniers temps, mais ça va s'arranger...  

Confus... Drôle d'expression pour définir le chaos de ma vie actuelle. Mais je ne voulais pas parler de ça tout de suite.

- Et si on commandait d'abord ? Qu'est-ce que tu prends, comme d'habitude ?

Nous avions nos petits rituels ici, aussi fis-je signe au serveur, plutôt mignon, qui s'empressa de venir prendre notre commande. Je jetais un regard amusé à Makyala en faisant un petit signe vers le serveur qui s'éloignait:

- Humm...  Combien, 7 ?

Cette petite plaisanterie récurrente sur les hommes et les notes de leurs fessiers datait de plusieurs années maintenant lorsque nous étions allée voir un film rempli de strip-teaseur. Je songeai rêveusement un instant que Camille valait au moins un 9 et secouai la tête pour ne pas me perdre en distractions. J'aurais pu passer des heures à penser à lui sans rien faire d'autre et je ne me serais pas ennuyé une seule seconde. Il me manquait déjà. Il faudrait que je lui envoie un sms un peu plus tard. Chassant ces pensées incongrues, j'attendis que le serveur nous apporte nos boissons.

- C'est offert par la maison, Mesdemoiselles... fit-il avec un sourire charmeur et un clin d’œil.

Maka et moi avions pris la même chose et sur chacun des gobelets était inscrit le numéro du serveur. Je lançais un regard amusé à mon amie et secouai la tête en levant les yeux au ciel. Certains hommes ne doutaient de rien...

Je trempais mes lèvres dans le breuvage et fermais les yeux un instant de bonheur. Ces saveurs me rappelaient des tonnes de souvenirs. Des discussions interminables, des éclats de rires, des confidences. Mais je n'étais pas là pour ressasser le passé. Enfin, pas exactement. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Je pris mon courage à deux mains et dis :

- Mak... il faut que je te parle de quelque chose...



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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Ven 21 Juin - 16:40

    Cela avait duré plus de six mois cette fois-ci, une véritable éternité. Bien souvent, il nous arrivait de ne pas nous voir pendant plus d'un mois, à peu près, voire deux mais guère plus. J'avais essayé de la contacter mais j'étais tombée sur un mur que je ne pouvais nullement franchir. Je savais qu'au fond de moi, il lui était arrivé malheur, mais qu'elle était assez forte et intelligente pour surpasser tout cela. Je sais que tout cela a été dur à vivre, mais j'ai vécu ma vie en essayant de ne pas trop penser à mon amie. Je ne pouvais pas m'arrêter de vivre parce qu'elle était absente, même si cette absence me pesait, mais je faisais en sorte que le poids ne soit pas trop important. Puis, sans m'y attendre, j'avais réussi à trouver une perche pour franchir le mur qui était devant moi, et j'étais passé de l'autre côté. La vie semblait pourtant la même, il n'y avait rien de changer ou presque. La seule différence était que cette personne que je pensais disparue ne l'était plus. Rebecca, tel un phénix était revenue à la vie, alors qu'elle n'était plus de ce monde. J'en avais été tellement surprise, que je l'avais appelé presque aussitôt après avoir retrouvé sa trace. Puis nous avions convenue d'un rendez-vous. Le monde ne s'était pas arrêté de tourner, mais il tournait à présent plus en rondeur, dans un sens normal. Est ce que c'était ce monde là que j'explorais ? Sans doute, je ne saurais vous le dire, mon monde étant finalement différent de ce que les autres nous propose. J'étais agent de la PES à présent, mais est ce que j'étais destinée à devenir ? Si ma vie s'était passé autrement, je suis certaine que tout aurait pu se passer différemment, peut être que je serais devenue une louve, ou pire une vampire ... Mais j'étais là, juste une petite humaine qui n'avait pas froid aux yeux, qui n'avait pas peur du danger, qui n'avait peur de rien, et c'était sans doute ce qui causerait ma perte un jour ou l'autre, je ne m'en faisais pas là-dessus. Si je devais mourir, je le ferrais en héroïne, en essayant de sauver ce que je pouvais de ce monde plein de mauvaises choses. Je m'étais imaginé tellement de scénarios concernant mon avenir et celui de mes proches, jamais je n'aurais pensé que le constat serait aussi terrible, mais je n'avais pas prévue les années sanglantes aussi, il faut m'excuser. Quand je pense à l'avenir, je ne suis plus la petite fille innocente que j'ai pu être, je vois tout en noir, même si je sais voir le meilleur de chaque personne en elle.

    J'avais pensé à cela en attendant que Rebecca arrive à la terrasse du café. J'avais pensé à elle, à moi, à nous, à notre avenir qui se traçait en pointillés. Et cet avenir ne serait pas plus optimiste après la discussion que nous allions avoir, j'en avais la certitude. Elle arriva alors, j'étais si heureuse de la voir enfin, en chair et en os devant moi, elle allait plutôt bien, elle avait l'air en forme, c'était déjà une bonne chose. Elle me dit qu'elle ne voulait pas m'inquiéter, elle n'avait donc pas vraiment eux le choix que de ne pas donner de nouvelles durant ce laps de temps, sinon, elle l'aurait fait. C'était donc confus pour elle, mais en la regardant, je voyais bien que c'était un euphémisme. Même si ma vie ne cessait d'être confuse, je n'avais pas besoin de disparaître comme ça sans laisser de traces. Sa vie avait du subir un tournant majeur, c'était le chaos le plus total, même si l'on pouvait sans doute tomber encore plus bas. J'étais déjà prête à entendre tout ce qu'elle avait à me dire, mais elle n'était pas encore prête à me le dire. J'essayais de m'enlever cela de la tête et de profiter de l'instant, un instant de légèreté, avant que tout ne redevienne terrifiant.

    " Oui, commandons. Comme d'habitude évidemment. "

    Rebecca appela le serveur que je n'avais même pas encore regardé et passa donc la commande de ce petit cocktail que nous adorions. Je lui l'avais fait découvrir dès notre première sortie ici. Il y avait de nombreux jus de fruits exotiques, avec un peu d'alcool à l'intérieur, rien de trop important. Cela faisait un petit moment que je n'étais plus venue ici. J'avais pris d'autres habitudes. Ici, c'était juste notre endroit avec Becky et avec personne d'autres. J'avais le sourire, mais il n'était que de façade. Pourtant, lorsqu'en regardant l'arrière train du serveur elle me dit qu'il valait un 7, j'avais le sourire jusqu'aux oreilles.

    " Tu n'es pas assez précise, je dirais qu'il vaut 7,41 sur 10. Oui, il faut faire dans la précision. "

    Je ne sais même plus d'où nous venait cette habitude de noter les fesses des serveurs que nous croisions. J'avais dormir depuis, mais il me semble que cela venait d'un film que nous avions vue toutes les deux, il me semble, je n'en étais plus sure, mais c'était devenu automatique, contrairement aux antibiotiques. Je riais encore plus à cette vanne que je venais de penser intérieurement. Becky secoua alors la tête. Elle pensait à quelques choses, mais elle ne voulait plus y penser. Je me demandais bien ce qui la tracassait car bien que nous soyons souriante, intérieurement, je pouvais sentir que ce n'était pas ça pour elle et sans doute encore plus pour moi. Le serveur apporta nos boissons disant que c'était offert par la maison. Il était sympathique comme tout. En fait, il voulait peut être un plan à 3 vu qu'il y avait un numéro de téléphone sur nos verres, le sien à n'en pas douter. Becky leva les yeux aux cieux.

    " Je crois qu'il a du voir qu'on lui matait l'arrière train. "

    Et je riais encore, mais ce serait sans doute fini après ces quelques mots. Je buvais une gorgée de la boisson, cela faisait si longtemps que nous ne l'avions pas bu toutes les deux là, assises tranquillement, pour le moment. J'avais le sourire mais lorsqu'elle ouvrit à nouveau la bouche, ces paroles me firent froid dans le dos. J'eus la chair de poule presque instantanément. Elle allait me dire quelques choses de grave, je pouvais le deviner, quelques choses qui l'avait fait disparaître bien trop longtemps des écrans radars. Je m'attendais au pire, vraiment au pire ...

    " Je t'écoute. "

    Mon regard était alors plongé dans le sien, il était déjà triste, je savais que ce qu'elle allait me dire ne serait pas une bonne nouvelle, c'était certains.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Ven 21 Juin - 23:16




C'est au début de l'été...


Makayla a écrit:
" Je t'écoute. "
Ça y était. Le moment de vérité. Je lui jetai un regard incertain et hésitai. Par où commencer ? Quelle information devais-je lui donner en premier ? La raison de mon absence ou ma nature de semi-démon ? Dans les deux cas, je finirai par tout lui dire, mais je voulais rendre les choses les plus faciles pour elle. En même temps, nous étions dans un lieu public et il n'était pas vraiment judicieux de dire "Je suis une semi-démone"  à haute voix par les temps qui couraient. Il valait probablement mieux que je lui explique, peut-être même avait-elle entendu parler de l'incident de la gare et ferait elle-même les déductions qui s'imposaient.

- Je n'ai pas volontairement disparu pendant six mois... j'ai eu des ennuis.

Je glissai une mèche de cheveux derrière mon oreille, comme toujours lorsque j'étais nerveuse et soupirai:

- J'étais... en cavale. Ton patron me recherchait.

C'était vague, j'en avais conscience, mais je n'en avais encore parlé à personne et j'avais du mal à organiser mes explications.

- Tu as trouvé mon numéro dans ses affaires parce qu'il m'a proposé une collaboration en échange de ma liberté et j'ai accepté...

Je me pris la tête entre les mains et frottai mes yeux avec lassitude. C'était beaucoup plus difficile que ce que j'avais imaginé. Je relevai les yeux vers elle et murmurai :

- Il veut que je rejoigne le groupe de Maryana pour lui donner des infos sur les miens...

Voilà, la bombe était lâchée et pour ne pas qu'elle prenne peur, j'ajoutai précipitamment :

- Je ne suis pas comme eux, il faut que tu me croies... je n'ai rien à voir avec eux... je n'ai jamais voulu tout ça, je n'ai jamais fait de mal à qui que ce soit !





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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Sam 22 Juin - 1:16

    La légèreté de la rencontre venait de s'achever; la gravité allait prendre le dessus de façon attendue, mais encore plus grave que je ne l'aurais pensé. Ce qu'allait me dire Rebecca me retournerait complètement, cela allait me mettre en vrac. Pour qu'elle se retrouve dans les affaires de Mc Bourough c'était qu'elle avait fait quelques choses de mauvais, du moins, je le pensais. Je l'écoutais donc, et plus elle parlait, plus mon visage se décomposait. Elle avait eu des ennuis, elle ne m'apprenait rien là, je m'en étais douté. Elle était en cavale, c'était encore autre chose, plus grave, mais le pire était à venir. Philipp la recherchait donc pour une raison bien précise. Il l'avait trouvé donc et lui a proposé quelques choses en échange de sa liberté, une collaboration. Mais pour quoi faire ? Mon visage était encore en bon état à ce niveau là, mais lorsqu'elle me dit qu'elle avait accepté d'infiltrer le groupe de Maryana pour qu'elle donne des informations sur les siens, je tombais des nues. Becky était une semi-démone. Mon regard fut tel que si mes yeux avaient pu sortir de leur orbite, ils en seraient tombés. Je mettais ma main devant ma bouche quelques instants, comme si m'essuyait la bouche puis je la laissais retomber. Je venais de me prendre un crochet du droit, suivi d'un crochet du gauche en un instant. Je la connaissais si bien, jamais je n'aurais pensé qu'elle pouvait être démoniaque, mais vu la gravité de ces propos, vu la gravité que je lisais sur son visage ce n'était pas une blague. Elle ajouta ensuite qu'elle n'était pas comme les autres, qu'elle n'avait jamais fait de mal à quelqu'un. Je ne savais plus quoi dire là. Je ne pouvais pas la détester pour sa nature, nous nous connaissions depuis des années. Mais elle m'en bouchait un coin, jamais je n'aurais pensé qu'elle pouvait être une semi-démone. Je restais sans voix devant cette révélation, je me faisais déjà des milliers de scénarios dans ma tête sur ce qu'elle allait devenir. Puis finalement, je réussis à prononcer quelques mots.

    " Puta*n, je m'attendais à ce que tu me dises du lourd, mais là, c'est carrément du très très lourd. Je ne l'aurais jamais deviné. "

    Elle ne pouvait pas être mauvaise, ce n'était pas possible, je la connaissais. Merd* quoi, l'une de mes rares amies est potentiellement une de mes ennemies, ça la fout mal quand même. Mc Borough sait-il que je la connais ? Je n'en sais rien, mais c'est probable oui. Pourquoi je pensais à ce sale type ? Je me faisais du soucis pour Rebecca, si elle s'infiltrait, elle serait obligée de montrer son côté démoniaque et elle pourrait aimer ça, c'est ce qui me faisait le plus peur dans les scénarios que je me faisais dans ma petite tête blonde.

    " Tu es sûre que tu veux faire ça ? Mc Borough est un type dangereux, crois-moi. Si tu essaye de t'infiltrer, tu vas devoir montrer ton mauvais côté, et tu pourrais aimé ça, et je pourrais te perdre, comme j'ai perdu Maryana. On va trouver une solution, c'est une mauvaise idée que de t'infiltrer crois moi. Tu es une bonne personne, je le sais, on se côtoie depuis trop longtemps, tu ne peux pas devenir une mauvaise personne juste pour quelques informations. On se débrouilleras, on trouvera des infos autrement ! "

    Si Rebecca était devant moi, c'était qu'elle avait accepté de faire cela pour Philipp, et donc qu'elle était libre, mais ça ne me plaisait pas du tout. Il ne savait pas dans quoi il l'embarquait, ou alors au contraire, il savait très bien, et il devait se dire que si jamais elle cédait à son côté démoniaque, cela n'en ferrait qu'une de plus à tuer. Non, je ne le voulais pas. Je pouvais trouver un autre accord avec Mc Borough pour sauver Becky. Je sentais que mon rythme cardiaque s'accélérait. Ce n'était pas bon, mon cerveau était en ébullition, je devais trouver la meilleure solution pour sauver mon amie. Je ne pensais plus comme l'Agent Brown qui agissait pour le bien de l'humanité, mais comme l'amie Makayla qui voulait que tout se passe pour le mieux du monde pour Rebecca même si elle était officiellement ennemie de la nation. Elle était plus une semi-humaine qu'une semi-démone à mes yeux, et il fallait que cela reste ainsi, cela ne pouvait pas en être autrement. Je ne savais pas ce qu'elle allait me répondre, mais j'espérais qu'elle aille dans mon sens.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Dim 23 Juin - 0:14




C'est au début de l'été...


Je vis le visage de Makayla se décomposer à mesure qu'avançaient mes confidences. Lorsque je fini par lui laisser comprendre que j'étais la fille d'un démon, elle posa une main sur sa bouche sous le choc. Pendant un instant, je cru qu'elle allait quitter la table et me planter là, mais après quelques secondes, elle jura et laissa éclater sa surprise.
Pourtant, les mots qui suivirent me prouvèrent que j'avais pris la bonne décision. Elle était en train d'assimiler tout ça, mais déjà elle s'inquiétait pour moi. Pas pour l'avenir de l'humanité, la vie d'innocents, la dangerosité de mon pouvoir, non elle s'inquiétait pour moi… Je sentis les larmes me monter aux yeux de gratitude et de soulagement alors qu'elle disait vouloir m'aider, que j'étais une bonne personne et qu'on trouverait un moyen pour arranger les choses. J'essuyais mes yeux discrètement et secouai la tête:

- Merci…tu ne peux pas savoir à quel point ça me touche, vraiment, et je comprends ce que tu dis, mais je lui ai donné ma parole… Maryana est dangereuse et si je peux vous aider à l'arrêter, alors je dois le faire. Et puis, il a toujours cette vidéo de moi utilisant mes pouvoirs, même si je le voulais, je ne pourrais plus revenir en arrière. J'ai mis ma vie entre parenthèse pendant six mois pour lui échapper. Je ne veux plus fuir. J'en ai marre d'avoir peur de tout, je veux agir !

Et cette nouvelle philosophie de vie s'appliquait aussi à mes relations avec autrui…. Il suffisait de voir ce qu'il se passait avec Camille. C'était toujours aussi complexe, mais cela fonctionnait toujours aussi bien, et je n'étais pas prête à gâcher tout ça.

- Je sais qu'il y a des risques, mais je veux combattre mon côté démoniaque, je ne veux pas qu'il puisse me contrôler. Je suis sûre de pouvoir me lier à eux sans avoir à trop utiliser mon pouvoir et nous trouverons peut-être un moyen de les arrêter avant qu'ils ne mettent notre monde à feu et à sang… je suis l'une des leurs, même si je me sens plus humaine qu'autre chose et que je ne veux pas que ça change… je dois le faire, Mak. J'ai juste peur de le faire toute seule…

C'était la raison pour laquelle j'étais soulagée de lui parler de tout ça. Elle pourrait me soutenir afin que je reste sur le bon chemin et m'empêcher de sombrer dans les ténèbres en me rappelant qui j'étais. J'avais besoin de son appui, de son soutien. Et puis, elle travaillait à la PES, peut-être connaîtrait-elle quelqu'un qui pourrait m'aider à préserver mon âme d'une façon ou d'une autre. L'angoisse revint et je lançai un regard perdu à mon amie de toujours. Les larmes me brûlaient les yeux mais je luttais pour ne pas les laisser couler. D'une voix tremblante, je murmurai:

- Je suis larguée, Mak… et si tout le monde avait raison ? Et si je ne pouvais pas lutter ? Si j'étais destinée à devenir le mal incarné et que tous mes efforts n'y changeront rien ? Je ne veux pas perdre mon humanité… je ne veux pas changer, je ne veux pas répandre le mal et nuire à ceux que j'aime…

C'était la dernière chose que je voulais. Peut-être que j'étais à côté de la plaque, peut-être que j'avais totalement tort et que je devrais simplement disparaître d'ici, tout laisser derrière moi et aller vivre en ermite dans un coin reculé où mes pouvoirs ne pourraient blesser personne… peut-être aurais-je mieux fait de ne jamais survivre à ma naissance, moi ce bébé qui avait tué sa mère en naissant et qui avait été entre la vie et la mort pendant des semaines… la vie avait vraiment un drôle de sens de l'humour…






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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Dim 23 Juin - 22:25

    Une fois le choc encaissé, je me projetais déjà sur ce que nous allions pouvoir faire. Ce qu'envisageait mon cerveau me faisait franchement très peur pour Rebecca, mais vraiment très peur. Elle risquait de sombrer à tout moment si elle se mêlait aux siens. Là, ça allait, elle était parmi les humains qui ne l'incitaient pas au mal, mais avec les autres, peut être qu'ils lui ferraient sentir que ce pouvoir est si bon, et qu'au final, elle cède vers le côté obscur et qu'elle aime utiliser son pouvoir. Pourquoi est ce que je pensais ainsi ? Si j'avais eu à faire à n'importe quel autre semi-démon, je lui aurais envoyé illico presto une balle hypodermique pour l'endormir et le ramener à la brigade, mais là, ce n'était pas pareil. Cela me faisait repenser à ma première rencontre avec Mc Borough. Je lui avais dit que je connaissais de "bons" vampires, mais il ne me croyait pas. Becky était pour ainsi dire une "bonne" semi-démone, même si en y repensant, cela n'a pas de sens mais c'était actuellement vrai pour elle. Son côté humain était bien plus important que son côté obscur, et il fallait que cela reste ainsi. Et si elle intégrait les siens, il serait beaucoup plus difficile pour elle de rester plus humaines. Pourtant, la jeune femme que je voyais devant moi n'avait rien de mauvaises. Au contraire, elle était sensible comme une jeune première à mes paroles. Je n'arrivais pas à voir en elle une ennemie de la nation, pourtant Mc Borough n'avait pas fait de quartier avec elle, l'obligeant à ce deal improbable et dangereux. Mais il se fichait bien des conséquences, il n'aimait pas Becky, alors une de perdue, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid, et ça ne me plaisait pas. Il avait ce moyen de pression sur elle pour qu'elle fasse ce qu'il avait envie qu'elle fasse pour lui et ça me répugnait. Un jour, je lui trancherais la gorge, lors d'un combat contre des semi-démons ou des vampires, ou même des loups, hop, ni vue, ni connue, et je serais promue à sa place, une place que je respecterais bien mieux qu'il ne le fait. Même s'il lui mettait la pression, elle semblait motivée à le faire. Bon, d'accord, si elle le voulait alors je la suivrais, mais à n'importe quelles conditions !

    " Bon, d'accord, tu vas le faire, mais on le ferra à ma façon que ça plaise ou pas à Mc Borough. Tu vas essayé de t'infiltrer, mais si tu sens que ça ne va pas, tu m'appelle et on te sort de là tout de suite. Si tu as envie de parler, tu sais que je suis là, tu peux m'appeler à n'importe quelle heure de la journée. Je n'hésiterais pas à t'envoyer un petit leitmotiv par sms, régulièrement pour que tu n'oublie pas pourquoi tu fais ça, pourquoi nous faisons ça ! C'est le bien de l'humanité qui est en jeu. "

    En disant ça, je lui mettais encore plus la pression, j'en avais conscience, mais au moins, elle savait que j'étais derrière elle en cas de pépin, et que si ça n'allait pas, on la sortirait de là. J'irais seule s'il le faut, je la sortirais de ce groupe maléfique. Puis, ces nerfs lâchèrent d'un coup. Bien sûr que si elle pouvait lutter, nous avons tous le choix, mais certaines luttes intérieures sont plus difficiles que celles qui se voient au grand jour. Je lui prenais les mains la regardant dans les yeux.

    " Ne dis pas de bêtises. Ce sera difficile, cette lutte intérieure que tu vas mener ne se ferra pas sans chute, j'en suis certaines, mais si tu pense aux bonnes choses, tu arriveras à lutter. A toi de voir le verre à moitié plein, et pas le verre à moitié vide Rebecca ! Tu peux le faire, je te connais, tu en es capable ! "

    Elle pouvait le faire, j'en étais persuadée. Je croyais en elle dur comme fer ! Mais elle devait croire en elle aussi, je ne pouvais pas croire pour deux. Nous avions tous à lutter contre nos démons intérieur, elle peut être plus que d'autres mais elle en était capable. Je lui lâchais alors les mains, buvant une gorgée de mon fameux breuvage. La discussion était lourde de sens, lourde de conséquence. Avait-elle d'autres choses à me révéler ?

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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Juin - 14:30




C'est au début de l'été...


Les propos de Makayla me firent sourire et j'acquiesçai avec gratitude quand elle me promit qu'elle serait avec moi pendant tout le processus. Elle allait être mon baton de sûreté, ma piqûre de rappel pour que je ne sombre pas à mon côté démoniaque. Ma mission était importante il est vrai, mais elle pouvait surtout durer très longtemps selon comment évoluraient les choses. Savoir que ma meilleure amie serait à mes côtés, métaphoriquement parlant, rendait déjà tout ça moins inquiétant.

- Merci...

Je sentais dans ses propos qu'elle ne portait pas Mc Borough dans son coeur et cela m'inquiétait. J'avais confiance en son instinct et si elle pensait qu'on ne pouvait pas lui faire compter sur lui, j'étais tentée de la croire. Mais lui et moi avions un accord, et pour l'instant, j'étais trop honnête pour revenir dessus d'une quelconque façon que ce soit. Faire les choses dans son dos ne me plaisait pas.

-  Qu'est-ce qu'on fait à propos de Mc Borough ? Est-ce que l'on doit le prévenir ? Qu'on se connait toi et moi ? Je ne voudrais pas t'attirer d'ennuis, Mak.

Ni m'en attirer par la même occasion. Il risquait de mal prendre que je vois l'une de ses subalternes dans son dos, et s'il décidait de revenir sur notre accord, j'étais fichue.

J'étais inquiète, j'avais peur même. J'ignorais ce qui allait m'arriver et surtout si j'allais être capable de l'empêcher. Je doutais tellement qu'il m'arrivait parfois de ne me demander si ma lutte n'étais pas vaine et si je ne finirais pas par sombrer quoi qu'il advienne. J'accueilli donc les encouragements et la confiance de Makayla avec soulagement, bien que toujours un peu dubitative. Au moins, ne me laisserait-elle pas tomber. Je posais ma main sur la sienne et plongeai mes yeux amande dans son regard. J'avais une faveur à lui demander.

- Mak, il faut que tu me promettes que si je deviens incontrôlable... si... je ne suis plus moi-même et que je cherche à faire du mal aux gens, promets-moi que tu m'arrêteras, de n'importe quelle façon...

Si je devais être damnée, si le mal finissait par l'emporter, je voulais qu'elle prenne les dispositions nécessaires. Si je devais mourir, je préferais que ce soit de sa main à elle que celle de Mc Borough. Je savais que si je n'était plus humaine, elle saurait elle mettre fin à mes jours avec humanité et dignité.

Tant d'émotions m'avaient épuisé et je passais mes mains sur mon visage. J'avais mal partout.


- Désolée, je suis une vrai loque...
soupirai-je. Je ne supporte plus le lit de ma chambre d'hôtel. Je ne supporte plus cet hôtel tout court d'ailleurs... ce n'est pas pour rien que le Bluesky est le moins cher de Glasgow.. vivement que je trouve du travail pour reprendre un appartement...

Je finis ma boisson et réussi à reprendre un peu d'energie et d'enthousiasme:

- Et toi ? Ca fait tellement longtemps qu'on a pas pu discuter ! Qu'est-ce que tu deviens ? Tout va bien pour toi ?


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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Jeu 27 Juin - 22:03

    Je m'engageais auprès de Rebecca pour la sauver s'il le fallait. Ce n'était pas un engagement que je prenais à la légère, c'était certains et je comptais bien le respecter à tout jamais, au péril de ma vie même. Si je devais me sacrifier pour la sûreté de l'humanité, je le ferrais, je n'avais pas peur de la mort, et encore moins de mon amie ici présente. J'étais plus que jamais déterminée à lui rappeler son humanité, à lui faire prendre le bon chemin vers le côté lumineux des forces qui sont en elles. Elle me disait merci déjà de ce soutien que j'allais lui apporter, mais dans l'histoire, je ne serais que son baton de pélerin dans cette longue et pénible marche, une petite aide pour l'aider à aller plus loin, mais tout résidait en elle, en sa force intérieure de résister contre elle-même, un combat qui pour le moment n'était pas trop difficile, mais plonger avec les siens, il le serait beaucoup plus. Je lui faisais un faible sourire. Je voyais déjà des scènes avec Maryana lui dire des choses comme ça :

    " Ne sens-tu pas ce pouvoir monter en toi ? C'est enivrant, laisse toi enivrer par ce pouvoir, tu verras tu vas aimer.
    - Euh, d'accord. "


    Et Rebecca d'aimer agir avec son pouvoir et de se laisser gagner par son côté obscur petit à petit. C'était une image difficile à imaginer, mais elle serait sans doute plus ou moins dans cette position à un moment ou un autre. Comme tout membre qui arrive dans un groupe, elle sera testée, et si elle réussit à passer le test cela ira pour elle, mais si ça ne passe pas, je ne préfère pas imaginer ce qui arriverait. Bref, je lui disais que je ne sentais pas Mc Borough du tout, mais ça, ce n'était pas nouveau. Cela datait des évènements datant de 2010, autrement dit quand nous étions en collocation si je ne me trompe pas. Elle ne voulait pas m'attirer d'ennuis et je le comprenais mais il n'y avait pas de soucis à avoir.

    " Ne t'en fait pas pour Mc Borough, tout les bons agents de la brigade ont des liens dans les groupes des créatures surnaturelles. Tu seras pour ainsi dire un de mes contacts. S'il apprends, ce sera notre version. Mais tant qu'il ne sait rien, on ne lui dit rien, ça ne sert à rien de l'alerter pour ainsi dire. Ce n'est pas parce qu'il est soit disant le chef qu'il doit tout savoir, ne t'en fait pas pour ça, vraiment, je pense que tu auras des choses bien plus importantes en tête que lui. Il t’envoie dans la gueule du loup s'en t'apporter un quelconque soutien, tu crois que c'est intelligent ? Pas vraiment, alors je serais là, en soutien. J'achèterais dans les jours à venir un portable pré-payé. Tu seras la seule à savoir que c'est mon numéro, d'accord. "

    Oui, j'élaborais un plan dans ma tête petit à petit, je ferrais ça demain et je lui enverrais un sms pour ainsi dire coder, reprenant des vieilles habitudes, elle saurait que ce sera moi de toute évidence, elle n'a pas pu oublier certains habitudes que nous avions au bout d'une année passée ensemble. Rebecca avait peur de devenir incontrôlable à un moment ou un autre. Je partageais sa crainte puisque j'avais la même.

    " Oui, je te le promets, mais ne pensons pas au pire d'accord ? Gageons que ce moment n'arrive jamais. Mais si je dois le faire, je le ferrais. Je sais comment faire. J'utiliserais la méthode douce au début, et si ça ne suffit pas, la méthode forte, mais bon, essayons de ne pas y penser, focalisons nous sur notre mission ! "

    Notre mission ? Oui, parce que du coup, si elle jouait le plus gros de cette mission, j'avais mon petit rôle à jouer, je devais lui rappeler qui est voulait être, et pas ce qu'elle pourrait devenir, là était tout l'art et l'ambivalence de sa nature actuelle. Je ne voulais pas qu'elle devienne une Maryana en puissance. Cela allait qu'elle avait conclu un accord avec Mc Borough mais si elle était venue me trouver en premier, je n'aurais jamais permis ce qu'elle va tenté, trop de mauvais souvenirs. Bref, Rebecca semblait quand même fatiguée. Je ne sais pas ce qu'elle avait fait exactement durant ces 6 derniers mois, mais fuir n'est jamais de tout repos. Elle vivait donc à l'hôtel pour le moment. Pourquoi ne viendrait-elle pas à la maison ? J'étais actuellement sur Livingston, mais nous n'étions pas loin de Glasgow et d’Édimbourg, c'était pour cela que j'avais choisie cette ville.

    " Moi ça va toujours tu sais. Mais si tu en as marre de l'hôtel, vient dormir à la maison, je t'invite en attendant que tu trouve quelques choses de mieux. Je suis sur Livingston tu sais, c'est à mi-chemin entre Glasgow et Édimbourg, donc c'est pratique. Si tu veux, j'essayerais de voir pour te trouver un job, j'ai quelques connaissances, il doit bien y avoir une possibilité quelques parts, même si le travail ne court pas les rues. Et puis si ça ne fait pas, j'ai toujours notre appartement que tu connais. Je n'y mets presque jamais les pieds, trop de mauvais souvenirs, mais je peux te le louer à un petit prix, vu que c'est toi. "

    Oui, cela ne me dérangeait pas, mais avant qu'elle emménage dans notre premier appartement de collocation, ce serait bien qu'elle se régénère chez moi, ça lui ferrait le plus grand bien. Je finissais également mon verre. Je ne sais pas si elle voulait en commander un autre, mais j'avais encore soif.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Ven 28 Juin - 14:39




C'est au début de l'été...


Makayla était motivée et sa détermination était contagieuse. Je me sentais à présent bien mieux. J'acquiesçai lorsqu'elle décida qu'il n'était pas nécessaire de prévenir Mc Borough et me répéta qu'elle serait mon soutien et qu'elle me communiquerait bientôt un numéro où je pourrais la joindre en ce qui concernait cette mission.

Confier tout ça à quelqu'un m'avait rassurée et apaisée, d'autant que la réaction de mon amie avait été au-delà de mes espérances. J'avais craint sa peur, son jugement, sa colère, mais au lieu de tout ça elle m'offrait sa confiance et son soutien sans faille. C'était la plus belle preuve d'amitié qu'on m'avait jamais témoignée. Elle me promit également d'intervenir si je devenais ingérable et cela acheva d'alléger l'énorme poids que j'avais sur la poitrine. Je n'allais pas devenir un monstre sanguinaire incontrôlable. Makyala y veillerait. Tout allait bien se passer. Avec un peu de chance, je n'aurais pas à inflitrer longtemps le groupe de Maryana pour avoir suffisemment d'informations à transmettre à Mc Borough et je récupérerais définitivement ma liberté. Maintenant que tout ça était réglé, il fallait que je me concentre sur ma propre vie. Et pour cela il me fallait un job et un endroit où vivre.  Et Mak me proposa bien vite une solution en me proposant de venir m'installer chez elle quelques temps.

- Vraiment ? Ho ce serait génial... comme au bon vieux temps ! Mais tu es sûre que ça ne te dérange pas ? Je ne veux pas te gêner. Et puis, tu n'as pas un chéri qui verrait d'un mauvais oeil mon arrivée ?  

Je n'étais pas vraiment envahissante et la collocation entre nous avait plutôt bien réussie l'année pendant laquelle nous avions habité ensemble. D'ailleurs, elle me disait qu'elle serait prête à me louer son ancien appartement quand j'aurais trouvé du boulot.

- J'adorais cet appartement... et même si je comprends que tu n'y sois plus à l'aise, j'aimerais bien le retrouver quelques temps. Si l'offre tient toujours quand j'aurai du travail, ce sera avec plaisir !

D'ailleurs, elle me proposait aussi de se renseigner pour du travail. Décidemment, Makyala était mon ange gardien !

-Je prends toutes les offres de boulots disponibles, donc pourquoi pas ! D'ailleurs, lors de mon dernier job,  j'ai eu des billets pour un concert début juillet, ça te dirait ? Cela fait bien trop longtemps que l'on n'est pas sorties !

J'avais 3 billets, donc je pourrais aussi proposer à Camille, ce serait l'occasion de les faire se rencontrer. Même si Makayla ne l'avait jamais vu, je lui avais déjà souvent parlé de mon voisin canon. Elle avait su notre complicité mais aussi mon attirance pour lui pendant ces deux années où nous n'avions été que amis, puis le revirement de situation incroyable lorsque nous avions franchi le pas après quelques verres de trop. Je ne lui avais pas dit que je l'avais revu et que les choses étaient encore plus intenses et compliquées qu'avant mon départ, mais je comptais profiter du concert pour lui présenter et lui parler ensuite, entre filles, de tous les sentiments contradictoires qu'il faisait naître en moi. Mak était bien plus efficace qu'une psy quand il s'agissait de décortiquer mes sentiments. J'aurais définitivement besoin d'une petite séance très bientôt.

- Un autre ? Proposais-je avec un sourire en montrant son coktail terminé. C'est moi qui t'invite, c'est le moins que je puisse faire !

Je fis signe au serveur, qui ne semblait attendre que ça, et lui commandai une nouvelle tournée.

- J'espère que tout ira bien... on a bien mérité un peu de calme, tu ne crois pas ?

Le serveur revint avec nos boissons et je trempai mes lèvres dans le nouveau verre, songeuse.

- Mak, tu as rencontré beaucoup de Semi-Démons à la PES ? Est-ce qu'ils sont tous si... diaboliques ? Est-ce que je suis vraiment une exception ?

J'avais l'impression d'être une bête curieuse, seule au monde à me débattre avec des problèmes que personne n'était capable de comprendre. Cette dualité en moi, ces doutes, cette peur, cette tentation... si tous mes semblables y cédaient, n'étais-je pas moi-même une intrue parmi les miens ?


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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Ven 28 Juin - 16:00

    Je n'aimais pas le futur qui se tramait pour mon amie, vraiment pas, mais bon, qu'est ce que je pouvais faire de plus ? Pas grand chose à présent, mais pas de doutes qu'elle serait toujours dans un coin de ma tête. Il faudra qu'elle fasse attention, qu'elle redouble d'efforts pour infiltrer le groupe, et en ressortir sans trop de séquelles. Une mission de ce genre n'est jamais simple. On espère que tout cela se passe bien, et vite, mais en général, il y a beaucoup d'obstacles sur le chemin qui mène à l'information. Et puis, avant que Maryana ne lui donne des informations de mains à mains, il faudrait du temps et je ne pense que celui-ci soit disponible. Elle devra se débrouiller pour avoir de bonnes informations, crédibles surtout, afin qu'elle ne nous mène pas dans un guet apens si jamais cela arrivait. Mon instinct me dirait de toute façon si le coup sent bon ou pas, mais il n'était pas infaillible. Mais si Rebecca arrivait à obtenir des informations, elles ne seront peut être qu'un test, et cela me faisait peur. J'avais donc de nombreuses craintes, mais je ne lui en faisais pas part. Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas la décourager. J'étais motivée à la soutenir et elle était motivé à allez de l'avant. Cette mission se passerait quoiqu'il arrive à présent, et nous devions être à la hauteur de l'enjeu de celle-ci : la survie de la paix, la survie de l'humanité, rien que ça. Nous avions vu les modalités, nous pouvions passer à autres choses à présent. Elle me disait donc qu'elle dormait à l'hôtel, mais comme toujours, j'avais la solution à ce problème là aussi. Je lui proposais donc de dormir chez moi dans un premier temps, puis si elle ne trouvait rien, de rester dans "notre" appartement sur Glasgow. Elle me demandait si cela me gênait, mais non, sinon, je ne lui aurais jamais proposée.

    " Mais oui, si cela me gênait, je ne t'aurais pas proposé. En ce qui concerne un éventuel petit ami, disons que c'est assez compliqué, mais que je n'ai personne pour le moment. Donc ce sera vraiment comme au bon vieux temps, rien que nous deux. Sinon pour notre appartement, l'offre tiendra toujours pour toi ! "

    Je lui faisais un petit sourire, de nombreux souvenirs me revenaient en tête. Même si cet appartement me rappelait des souvenirs que je ne voudrais plus porter, là, je me remémorais les bonnes choses que j'avais vécues avec elle, durant une année entière ou un peu plus, je ne me souviens plus précisément de la durée. Puis nos routes s'étaient un petit peu séparées, même si nous nous sommes toujours vue plus ou moins régulièrement. Je disais aussi que je regarderais auprès de quelques connaissances pour du travail. Elle n'était pas contre, d'ailleurs, elle avait eu des places de concert à son dernier travail et elle m'invitait.

    " Quand est ce que le concert aura lieu exactement ? Que je me prévois une petite soirée à moi. En tout cas ce sera avec grand plaisir, cela fait trop longtemps que nous n'avons pas fait une petite sortie toutes les deux. "

    Je disais toutes les deux car je n'imaginais pas qu'elle puisse avoir trois billets, mais ce sera la surprise du chef à ce moment là. Elle me demanda si je voulais un autre verre, elle m'invitait.

    " Oui, avec plaisir ! "

    Le serveur qui avait laisser son numéro sur les verres revint avec un grand plaisir et nous lui commandions donc la même chose. Puis elle me demanda si j'avais rencontré beaucoup de semi-démons et s'ils étaient tous aussi diabolique que ça. En vérité, je connaissais bien plus de semi-démons que je ne le croyais, mais je ne connaissais pas la nature de tous. Pour la plupart, ils étaient débiles, mais à sa phrase, je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à ma petite Maryana. Nous nous étions rencontrée à un stage de photographie, nous avions simplement sympathisé, rien de plus. Puis, nous nous étions recroisée, elle avait perdu sa fille dans un incendie, un drame terrible. Je l'avais hébergée quelques temps, pour qu'elle reprenne le dessus. Nous sommes devenue de bonnes amies, puis elle a pris ces distances petit à petit pour devenir la plus démoniaque des semi-démons alors qu'elle était une âme en peine, il y a encore quelques années. Je ne pouvais pas m'empêcher de faire le lien avec Rebecca : collocation et nature démoniaque était le point commun. Sauf que cette dernière avait su garder ce côté humain, mais la première avait sombrer dans une pure folie digne de son rang.

    " Certains sont vraiment mauvais, mais d'autres un peu moins. Ceux qui aiment et abusent de leurs pouvoirs sont les plus mauvais, ceux qui luttent pour garder leur humanité, comme toi, sont les moins mauvais. Je ne pense pas que tu sois une exception. Tu sais ce que tu risques, plus tu utiliseras ton pouvoir, plus tu aimeras l'utiliser, plus tu sombreras vers ton côté sombre, c'est presque aussi simple que cela. Mais ton coeur est bon, c'est ce qui te sauvera ! "

    J'étais très affirmative sur ma dernière phrase, j'espérais que cela soit véridique, que son coeur puisse la sauver, mais même un coeur bon peut se pervertir. J'aurais toujours des craintes, quoi qu'il se passe, sa nature jouait contre elle, mais j'étais là, je ferrais tout ce qu'il est en mon pouvoir pour lui faire garder ce coeur bon et paisible.
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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Sam 29 Juin - 16:11




C'est au début de l'été...


Makayla me confirma que ma présence ne la gênerait pas et j'acceptai son offre avec joie. Cela allait me faire un bien fou de passer un peu de temps avec elle, d'avoir de la compagnie après ses six mois de cavale. Camille me comblait pour une autre sorte de compagnie, mais je sentais que je devais lui laisser un peu d'espace. Il se posait toujours beaucoup de question à notre sujet et même si tout allait bien quand nous étions ensemble, les doutes finissaient toujours par ressurgir. Je ne voulais rien lui imposer et pour ça, je devais m'efforce de m'éloigner un peu, même si je brûlai de passer chaque seconde de chaque heure de chaque jour dans ses bras. C'était limite obsessionnel et il valait mieux que je continue à contrôler ça. Décidément, tous les aspects de ma vie devaient être sous contrôle, c'était presque frustrant !

Je lui proposai de m'accompagner à un concert et elle me demanda quelques précisions :

- Le premier week-end de Juillet.

Je ne lui précisai pas que j'avais l'intention d'inviter Camille, après tout, il n'était même pas certain qu'il accepte, alors autant lui faire la surprise le cas échéant.
Je nous recommandai un verre et me permis de poser quelques questions à Mak sur mes congénères. Ce qu'elle me raconta, je le savais déjà. Je savais aussi que j'aimais mon pouvoir. J'aimais mes illusions. Si je l'utilisais pour le bien, mon pouvoir ne pouvait pas être tellement néfaste, si ? Je connaissais aussi la réponse à cette question. Mon pouvoir était maléfique, l'héritage d'un démon, et qu'elle que soit la façon dont je l'utilisais, cela jouait sur mon âme. Je ne l'avais pratiquement pas utilisé pendant des années, de façon très ponctuelle uniquement quand j'en avais réellement besoin ou quand je perdais le contrôle, mais ces six derniers mois pour échapper à Mc Borough, j'avais dû y faire appel plus souvent. Depuis ma "liberté sous conditions", je ne l'avais plus utilisé mais j'en ressentais parfois l'envie. Alors que ne pas m'en servir était devenu une obligation, une condition même de la survie de mon humanité, je me sentais tout de même attirée par lui. Mon pouvoir était la seule chose qui m'avait protégé et défendu pendant toutes ces années. Sans lui, je n'étais qu'une pauvre semi-humaine fragile et vulnérable. Les situations dangereuses risquaient de le déclencher sans que je le veuille et en intégrant le groupe de Maryana, je sentais que gérer tout cela allait être particulièrement ardu. Mais je n'avais pas le choix. Et puis, avec un peu de chance, Mak avait raison : mon bon cœur me sauverait. Je lui souris et changeai de sujet. La fin d'après-midi passa à toute vitesse à parler de tout et de rien comme au bon vieux temps et il fut bientôt l'heure de se dire au revoir. Mais cette fois, cet au revoir n'était pas triste, bien au contraire. D'ici quelques jours, j'irai emménager chez elle et je pourrai enfin souffler un peu. Tout allait bien se passer…

Je la remerciai encore une fois en la serrant dans mes bras et pris congé pour retourner à mon hôtel. Cela me fut moins pénible en sachant que j'en partirai bientôt. J'avais prévu de passer la journée du lendemain à aller déposer des CV alors je décidai de me coucher tôt pour être en pleine forme. Alors que je me retournais et me retournais encore dans le lit inconfortable de ma chambre, je pensais à Camille, qui devait être au travail et cela m'apaisa. J'irai peut-être le voir, le lendemain. Il me manquait déjà. J'étais accro, je l'avais dans la peau et cela me faisait peur. Mais pour l'instant, je ne voulais pas y penser, ni penser à ce que cela signifiait. Je voulais juste dormir. J'eus un petit sourire en imaginant leur future rencontre à lui et Mak, deux des personnes que je chérissais le plus, et je finis par m'endormir, rassérénée.  


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MessageSujet: Re: C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]   Sam 29 Juin - 23:17


    Voilà, les retrouvailles après de longs mais sans nouvelles s'étaient plutôt bien passées, non ? Bon, il y avait eu des révélations choquantes de la part de mon amie mais j'avais encaissé le choc sans trop de problème. Enfin, finalement, tout n'était pas un problème. Enfin, la taille du problème dépendait un peu selon les révélations. Le plus gros d'entre eux était donc l'infiltration de Becky parmi les siens, c'était là, le plus gros problème bien au dessus de sa propre nature de semi-démon. Ce qui me faisait le plus peur c'est qu'elle prenne goût à utiliser son pouvoir. Si elle se laissait prendre dans cet engrenage, ce serait difficile de survivre sans trop de conséquence, mais elle était une grande fille. J'allais la materner un peu, mais je ne pourrais pas me montrer trop envahissante une fois qu'elle commencera à infiltrer le groupe. Le concert avait donc lieu le premier weekend de juillet. Je n'avais rien de spécifique de prévu normalement et puis le cas échéant je pourrais me libérer.

    " Et bien ça devrait le faire. Je me débrouillerais pour ne rien avoir d'urgent à avoir sur le feu. "

    C'est vrai qu'il suffisait qu'un dossier arrive sur le bureau, qu'il soit une priorité pour que je rate ce concert, mais j'allais me le noter un peu partout, notamment sur mon téléphone, comme ça je n'oublierais pas. Bref, elle allait emménager chez moi d'ici quelques jours, cela nous ferrait du bien à toutes les deux sans doute. C'est vrai que j'étais devenue quelqu'un de solitaire ces derniers temps, alors me sociabiliser un peu avec une amie ne me ferrait pas de mal. Nous avons donc ensuite continuer à discuter, tranquillement de tout et de rien comme on l'aurait fait d'habitude. Le temps passa trop rapidement, si rapidement qu'il était déjà l'heure de se quitter. Mais contrairement à la dernière fois, nous savions quand nous allions nous revoir, ce n'était pas du tout un adieu. Nous nous étions prises dans les bras l'une de l'autre avant de prendre des chemins différents. Notre futur s'écrivait en commun pour finalement pas mal de choses, mais il était en pointillé, car très incertain. J'espérais sincèrement que cette histoire se finirait un jour et qu'elle se finirait bien, mais il n'y avait aucune certitude.
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C'est au début de l'été qu'on fait état des choses [Livre II - Terminé]
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