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C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie
MessageSujet: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Lun 11 Juil - 12:16

Il était tard. Ou tôt pour moi oui. Et c’est là qu’on se rend compte que l’été ça craint. Les journées sont super longues, et forcément, les nuits super courtes ouais. Y a pas à dire, c’est vraiment la saison que j’aime pas. Je peux me promener en jupe, même en pleine nuit, sans que les gens me regarde de façon bizarre, mais à part ça, c’est chiant. Ça fait que me rappeler que je peux plus passer mes journées sur la plage à bronzer, que je peux plus passer des heures à lézarder sur une terrasse à boire un verre, que je peux plus savourer une saloperie de glace italienne. Donc objectivement, ouais, c’est moche et ça craint.
Enfin, on va pas revenir une énième fois sur tant de regrets, depuis le temps, je m’y suis faite, et en général je parviens assez bien à ne plus y penser. Je me suis depuis longtemps habituée à être une vampire. Heureusement ouais, sinon, je serais sans doute morte à l’heure qu’il est. Et puis, dans le fond, j’aime bien. Je suis super forte, super rapide, et je vieillirais jamais, ce qui est super cool, sisi promis. Ouais, je bois du sang pour survivre, mais bon, c’est pas dramatique je vous assure.

Peut-être que c’est à cause de Darren que ça me manque autant. Enfin, parce que ça lui manque à lui. Comme d’hab par réflexe, je remonte le lien jusqu’à lui pour m’assurer qu’il va bien, qu’il est toujours là, je sais pas trop en fait. Ça se dit ça, remonter le lien ? J’en sais rien. Je sais absolument pas comment on appelle ça en vrai. Faut dire qu’avec Nikos, j’avais plus tendance à vouloir le fuir et le fermer ce lien plutôt que de m’assurer qu’il était toujours là. Et sérieux, j’aurais jamais pensé qu’il prendrait tant d’importance ce môme. Non, ça changeait rien au final, je l’aurais sauvé quand même… Je crois… Et ouais, il était heureux de pas être réellement mort, donc je peux dire que je l’avais sauvé. Mais à la base, je voulais pas moi, d’un bébé. Même si celui-là était beaucoup moins chiant que la moyenne c’est vrai. Mais ça reste des responsabilités et trop de prises de tête… Ce qui m’emmerdait le plus, c’était de me rendre compte que j’avais besoin de savoir qu’il allait bien et ce genre de conneries. Sans doute parce que ça avait pas été le cas pour moi, tout le monde s’en était foutu, et je voulais pas qu’il ressente ça.

Mais restait qu’une partie de moi était emmerdée de se sentir responsable de lui. Je sortais moins, je faisais moins de conneries et clairement, ça me manquait. Ouais, bon, c’était pas que pour lui. C’était aussi parce que j’avais trouvé un taf qui pouvait m’amener plus que quelques billets glisser dans la bretelle du soutif. Okay, j’avais pas arrêté tout le reste, c’était trop rentable pour que j’arrête, mais j’avais ralenti aussi. Et même s’il s’était habitué à ce que je ferme totalement le lien de temps en temps, c’était pas top. Mais ça, dans le fond, je m’en foutais.

Bref, je disais quoi à la base ? Ah ouais, qu’il était tard/tôt, et que je bossais pas. Ça c’était cool. Et après avoir revêtue une robe légère à manche courte, blanche avec des motifs bleus, des escarpins que je ne pouvais décemment pas mettre pour aller à la PES, j’avais été claquer de la tune, ouais, pour changer, dans des fringues et des chaussures. Pas beaucoup, j’avais été raisonnable… pour l’instant ouais.

Et je stoppe alors que je me demandais par quelle boutique continuer. Je hausse un sourcil en voyant des locaux en train de finir d’être aménagé. Un bar ? Mais au final ce n’est pas tant les travaux qui m’ont interpellés que l’odeur que j’ai cru saisir en passant devant. Je m’approche, les sourcils légèrement froncés, inspirant profondément. Mon sourcil se hausse alors qu’un léger sourire vient relever mes lèvres. Et moi qui le pensais mort. Pour changer aussi ouais. Mais après tout, j’avais plus eu de nouvelles de lui depuis… bah depuis février. J’avais eu un ou deux sms en réponse au mien, et que dalle. Alors que oui, j’aurais peut-être eu besoin de conseils. Ou d’aide. Enfin d’un truc pour m’en sortir avec Darren. L’un dans l’autre, ça aurait pas forcément changé grand-chose et je m’en étais plutôt bien sortie je trouve. Malgré l’enfermement oui. Bref !

Je pousse la porte et entre. Quoi ? C’est pas parce que c’est en travaux que ça va m’arrêter faut être sérieux. Et je m’arrête quelques pas plus loin. Bon, au moins, j’ai pas rêvé, l’odeur vient bien d’ici. Je détaille la pièce autour de moi. C’est vachement grand dis donc.
J’avance un peu, mes sacs sur le bras, mes talons raisonnant sur le parquet, continuant de détailler le mobilier, la déco, les caméras… Caméras ? Dans un bar ? Ouais, pourquoi pas…
Et j’offre un sourire colgate à l’homme peu amène qui s’avance vers moi. Un vrai méchant dis donc, et pas seulement parce qu’il est baraqué, il émane de lui ce léger… truc, parfum, je sais pas quoi de menace. Mais je suis fragile et innocente moi, pas vrai ? Ouais, carrément, y a pas de quoi s’inquiéter.

« C’est fermé au public. » Il me montre la sortie, au cas où j’aurais déjà oublié le chemin. « Je vais vous raccompagner à la sortie. »

Je le fixe une seconde en faisant la moue, clignant des yeux, avant de retrouver un léger sourire, qui s’était fané à ses paroles.

« Je viens voir Torben... » Je le dévisage alors qu’il ne bouge pas et me rend mon regard. « Il fait cette taille à peu près, les cheveux noirs, une barbichette, l’air toujours revêche et de mauvaise humeur, un peu comme vous en fait. » Je jette un coup d’œil derrière lui alors qu’il me regarde suspicieusement. Ça se dit ça ? Ouais… Gentille. Souris et fais pas de conneries idiotes.
« Je sais qu’il est là… S’il vous plait ? »

Peut-être qu’avec le mot magique… Mais sérieux, il commence à me saouler là. Et j’entends du bruit derrière, essayant de voir derrière lui. Et ouais, c’est pas totalement un idiot, parce qu’il reste malgré tout les yeux rivés sur moi, genre je représente une menace. Mon sourire s’agrandit malgré moi, se faisant, tout autant malgré moi, un peu narquois.

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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Ven 22 Juil - 15:11

J'étais en train de tout préparer, de tout contrôler. Pour la septième fois. Je ne laissais rien au hasard. Je transpirais, mais légèrement, sous le coup de l'effort. J'avais essayé de m'infiltrer par les portes, par les fenêtres, par le toit, par la cave. J'avais presque tout essayé et mes tentatives avaient été à chaque fois déjouées ou interceptées par les hommes que j'avais recrutés. C'était bien. J'étais satisfait. Ils avaient oeuvré parfois individuellement, parfois en équipe. Mais le pc sécurité, pourtant de taille restreinte, avait tenu le choc en même temps que ses promesses. Je ne disais pas que c'était quelque chose de facile que j'avais accompli ici, loin de là, mais l'endroit était assez bien conçu. Assez pour nous donner de précieuses minutes en cas d'assaut conventionnel ou ésotérique. Difficile de prévoir les agressions de semi-démons, du fait de la nature même de leurs pouvoirs, aléatoires et changeants, mais j'étais assez satisfait du niveau de sécurité. Je n'avais utilisé mon flingue de paintball que deux fois. Et les deux fois, j'avais fini par me faire « abattre»par l'équipe de sécurité. De vrais pros. Des survivants des guerres contre les vampires et les loups garous, des purs et durs. Ils étaient prêts et capables. C'est tout ce que je leur demandais, contre des salaires susbtantiels qui n'allaient rien avoir en commun avec ceux qu'ils touchaient quand ils bossaient pour le gouvernement. Alors que j'allais tenter une infiltration risquée et dangereuse par les conduits d'évacuation, ce qui n'avait rien de facile contrairement aux films, j'entendis une alerte dans mon oreillette.


Je jure et abandonne ma « mission » de la soirée. Vêtu de mon habituel treillis noir, je suis légèrement en sueur, je porte les marques sur le visage et sur le pare-balles des billes de peinture qui m'ont percuté et ont explosé au contact de mes protections ou, apour un tir chanceux, sur l'arrête de ma mâchoire, ce qui occasionne un beau bleu et me fout en rogne à chaque fois que j'ai à ouvrir la bouche. Je retourne vers la salle principale, où j'abandonne le pare-balles. Ne cherchez pas le pouruqoi du comment de ce niveau de protection ; je me mets dans des conditions « réelles » pour « mimer » un groupe d'intervention qui pourrait venir nous chercher des noises. Lorsque je débarque, encore crasseux de mes expériences précédentes, je constate que mes types sont aux « prises » avec une beauté, que je reconnais immédiatement. Robe bleue, talons. Elle sait toujours être bandante, quoiqu'il arrive. Je souris. Je l'ai sciemment abandonnée, mais j'avais d'autres problèmes qui me paraissaient plus importants que sa simple inconstance. Je m'approche.



| Moi, de mauvaise humeur ? Je me rappelle avoir été parfaitement détendu à chaque fois que nous nous sommes rencontrés. |


Je me tourne vers la ribambelle d'ex militaires, commandos et flics.[:i]


| C'est bon, messieurs. J'ai la situation en main. |


[i]Je me retourne vers la vampire alors que les hommes s'éloignent.



| Que me vaut la visite d'une vampire passée à l'ennemi, ancienne putain qui joue aux flics ? Tu viens m'arrêter ? J'aimerais tellement te voir essayer de me passer les menottes, fillette. |


Ok. Je ne dis pas un mot sur l'abandon. Elle amènera le sujet d'elle même.

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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Lun 25 Juil - 22:04

La tête penchée sur le côté, je regarde les autres débarquer et me faire face. Et dans le genre faussement nonchalant, j’ai déjà vu mieux. J’ai bien envie de sortir quelques conneries, mais je suis pas certaines qu’ils apprécieraient. Les mecs sans sens de l’humour, c’est naze. Après, je pourrais m’amuser autrement, même s’ils ont l’air trop entrainés pour que je prenne ça à la rigolade. Et puis, surtout, tant que je sais pas pour lui, on va être sage. Je souris gentiment, les mains croisées devant moi en toute innocence. Il fait quoi ici sérieux pour avoir besoin de caméras et de malabars comme eux ? Bon, dans l’absolu, ouais, je m’en tape. Soyons francs, dans le fond aussi. On avait eu des moments agréables, on dira ça comme ça, même fendards quoique totalement illégaux quand je lui étais venue en aide. Et quand moi j’avais eu besoin ? Rien, niet, nada, le silence radio total. Ah si, un putain de sms, après 1 mois d’attente, et là, plus rien, nada, le silence radio. Connard. Il avait de la chance que je sois pas vraiment rancunière. Et qu’accessoirement, je m’en sois bien sortie, parce que j’avais quand même moyennement apprécié sur le coup. Bah au moins, ça faisait que confirmer ce que je savais déjà, ça sert à rien de compter sur les autres, encore moins sur des mecs. Ouais, un peu… macho ça marche dans ce cas ? Ouais, bref, on s’en fout, de la misogynie quoi. Mais ouais, je m’en sortais mieux seule quoi. Tant mieux d’un côté.

Et je le sens arriver avant de le voir ou de l’entendre. Et non, c’est pas flatteur pour le coup. Je fronce légèrement les sourcils, faisant un pas sur le côté pour le voir. J’ai un sourire en l’entendant et je secoue la tête.

« Bourru et bougon si tu préfères… C’est étrange, mais détendu, c’est pas vraiment le terme que j’aurais utilisé pour te décrire trésor. Même si tu l’étais bien davantage après nos rencontres oui… »

Mon sourire s’agrandit, accompagné d’un clin d’œil pour le gorille le plus proche quand il me dévisage une dernière fois, avant de faire demi-tour et de sortir avec les autres.
Retrouvant une expression neutre, je dévisage Torben quelques secondes quand il reprend, avant de rire pour de bon.

« T’es pas croyable sans déconner.
Passée à l’ennemi ? De quel ennemi parles-tu bordel ? Tu voulais pas protéger cette foutue paix voulue par les Reines Rouges ? Enfin, la reine maintenant… Ou j’ai loupé un truc ? »


Je pose mes sacs dans un coin et me dirige vers lui, toujours souriante et indolente.

« Et si j’essayais de te passer des menottes trésor, ce serait certainement pas pour t’arrêter tu sais… »

Croisant son regard une seconde, je passe une main sur son visage, avant de m’éloigner et d’aller m’assoir sur une table, le regard toujours fixé sur lui.

« Mais je joue pas aux flics. Quoique c’est vachement amusant c’est vrai. Y a un tel condensé de sentiments là-bas, rien que pour moi : colère, peur, dégout… Pour un peu, on se croirait dans Vice-Versa… Même si certains sont cools. Mais c’est rigolo oui. »

Je le dévisage, me rappelant ce qu’il avait voulu, quand il parlait encore de m’embaucher.

« C’est pas toi qui m’avait dit que tu voulais que je rentre en contact avec McBorough ? Ou que t’avais besoin de quelqu’un à l’intérieur de la PES ?» Bon, ok, ça n’avait rien à voir avec lui au final. Mais ça, il le savait pas, et ça pourrait toujours servir, non ? « Alors je sais pas trop à quel point t’as changé d’avis, mais moi, j’ai rempli ma part du marché jusque-là… même si j’ai pas obtenu grand-chose du premier ministre…
Et pourquoi je devrais vouloir t’arrêter d’ailleurs ? T’as encore déconné ? »


Je balance mes jambes dans le vide, détaillant les lieux autour de moi, avant de reporter mon attention sur lui.

« C’est plutôt chic… et super bien protégé pour un foutu bar. Tu bosses ici maintenant ? Fini les pièges, espionnages et autres plans visant la domination du monde ? »
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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Ven 5 Aoû - 13:37

Je me sentais proche de la vampire. Elle avait jadis goûté à mon sagn et moi au sien. Ca n'avait pas fait réagir Perséphone, à l'époque où Krystel répondait à ce nouveau nom. Nous avions baisé comme des animaux, nous n'avions pas pris de gants, nous avions tué plein de gens. C'était l'horreur la plus totale. Et pourtant, il n'y avait rien qui puisse prouver que cela avait été terrible pour l'un comme pour l'autre ; nous avions entretenu une drôle de petite relation, mi-professionnelle, mi-privée, à un moment de mon existence où j'avais perdu ma femme, perdu celle qui aurait pu le devenir, celle vers qui Krystel me poussait et Krystel elle-même. Nous nous étions rencontrés à un moment particulier de mon existence. Pour elle aussi, ce devait être pareil. Quoiqu'il en soit, elle m'accueille sans gêne, sans réserve. Je ne sais pas comment elle a trouvé cet endroit, ni pourquoi. Ses motivations restent encore pour le moment assez obscures pour moi. Je sais toutefois que cette rencontre, comme toutes les autres, ne restera pas anodine. Il y a des enjeux derrière. Même si je ne sais pas encore lesquels. Je souris quand la vampire me chambre. Elle rappelle et renvoie à la surface des souvenirs communs, particulièrement suaves et doucereux. Je me sens un peu ridicule dans ma tenue complète d'intervention, mais je ne compte pas la retirer maintenant. L'exercice n'est pas fini, et si l'équipe apparaît au point... Je préférerais en être bien certain.


| Certes. Il faut dire que tu as toujours su me... Toucher. |


Les molosses se tirent et nous nous retrouvons en tête à tête. Je contourne le comptoir et me sers un whisky ; je ne propose rien à la vampire, ne pouvant lui fournir mon sang. Je limite ma consommation depuis que j'ai retrouvé Krystel, mais les équilibres chimiques de mon cerveau me poussent toujours vers cette ancienne addiction. Je fais ce que je peux en tous cas, rationnalise autant que possible. Elle sourit Elle s'impatiente en tous cas, lorsque je l'accuse. Je hausse les épaules.


| La PES, bien sûr. Quant à la paix, je m'en cogne. La paix ne dure pas, il m'a fallu du temps pour comprendre. Il n'y aura jamais que la guerre. |


Elle me touche le visage. Je laisse faire. J'en suis encore à comprendre la teneur réelle de la conversation, au dela des allusions grivoises.


| Des paroles... |


Je sais pas de quoi elle me parle, quand elle évoque « vice-versa ». Vu le nom, probablement une boîte échangiste ou sado masochiste. Qu'importe. Je comprends l'idée. Elle va là bas pour se nourrir de l'ambiance. D'accord. Ca, je peux le concevoir. Mais ça n'a pas de sens autrement, d'aller si loin dans sa mission sous ce seul motif. Je ne cherche même pas à cacher mon scepticisme quand elle dit que tout ça a été fait pour moi.


| Tu essaies vraiment de me faire croire que depuis tous ces mois tu ne fais que bêtement obéir à mes propres ordres ? Si c'est le cas, qu'est ce que tu as appris? Ce serait pas plutôt parce que t'as trahi en recueillant un humain transformé ? |


Je ne pense même pas à l'opportunité d'utiliser la vampire, car l'explication me semble trop invraisemblable.


| Et non, j'ai pas « déconné ». Je n'ai tué personne depuis un petit moment. Hélas. | soupirais-je, faussement ironique.


Je laisse mon regard se promener sur les environs immédiats, bien conscient de ma tenue et de ce que j'allais pourtant dire.


| Ouep. Ce sera un chouette lieu pour se... Détendre. T'es venue ici en répérage? |


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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Mer 17 Aoû - 16:30

C’est étrange de me retrouver face à lui. J’allais dire après tout ce temps, ce qui serait passablement inepte venant de moi oui. Quand on a en théorie l’éternité devant soit, mesurer le temps est idiot. Pourtant, je le fais encore, c’est plus fort que moi. Ne pas avoir de nouvelles de lui, alors que j’aurais pu avoir besoin de lui, durant plusieurs semaines avait été long un point c’est tout. Qu’on se soit bien entendus, qu’on se soit bien amusés ensemble rentrait bien sûr en ligne de compte, j’allais pas dire le contraire. J’aurais pas cherché à le revoir sinon, même si là, ça relevait plus du hasard et de la curiosité pure j’avoue, de tomber sur lui comme ça.
Et je retrouve rapidement le sourire en lui parlant, jouant comme si rien ne s’était passé. Sourire qui s’agrandit quand il répond. Je hausse les épaules, nonchalante, un mince sourire aux lèvres.

« Un de mes nombreux talents. »

Je l’observe, la tête penchée sur le côté, alors qu’il va se servir un verre. Si le fait qu’il ait commandé ces gorilles, sans parler de son attirail, m’avait fait penser qu’il s’occupait de la sécurité ici, qu’il fasse comme chez lui modifiait quelque peu la donne. Sérieusement, un bar ? C’est amusant. J’ai un peu de mal à l’imaginer rangé, tenant ce genre de truc… Sans parler que s’il tape dans les réserves comme ça, il va vite faire faillite. Mais c’est pas mon problème.
Et si je ris un peu, je finis par secouer la tête.

« Le preux chevalier a fini par disparaître ? Pour qu’il y ait la guerre, il faut forcément la paix. Tu sais, comme ces conneries d’ombres et de lumières, l’un n’existe pas sans l’autre, tout ça…
Et la PES n’est pas l’ennemi, ils sont là pour, comment ils disent déjà… ah oui, aider au maintien de la paix et à la compréhension inter-espèces. Un but noble et majestueux… »


Bon, j’en étais pas persuadée pour la paix, mais on s’en fout. Que la guerre et les ténèbres puissent exister sans contrepartie était possible. Mais ce serait moins… Je sais pas trop. La paix, c’était cool. On pouvait sortir et faire du shopping, se balader sans risquer qu’un connard tente de vous poignarder, ce genre de choses vachement sympas.
Je le regarde une seconde, faisant une moue taquine, me demandant si c’était une invitation à essayer. Et je suis persuadée qu’il a ça quelque part, des menottes… Mais oui, ce ne sont que des paroles dans l’immédiat quoiqu’il en soit. Surtout avec ses malabars juste à côté. Quoique le public ne m’ait jamais dérangé, j’étais pas persuadée du résultat. Bref !
Assise sur une table, j’esquisse un sourire alors qu’on parle de mon taf à la PES, avant de le fixer quelques secondes.

« J’ai pas recueilli d’humain transformé… Je l’ai tué, avant de le transformer nuance… Ouais, dis comme ça, c’est pire. Mais c’est de ta faute. C’est toi qui n’a pas daigné vouloir m’aider.
Et non, j’ai eu le choix pour la PES. Et j’obéis rarement bêtement à des ordres, même pour toi, ce qui risque de poser quelques problèmes pour ce taf ouais…
Disons que j’ai pensé que ce serait excitant d’être la première vampire à intégrer les rangs de la brigade, et que je pourrais apprendre pleins de trucs rigolos. Même si pour l’instant, j’en suis à apprendre à me comporter en gentil flic… »


Bon, tout dépend de ce qu’on appelle rigolo… Mais pour le moment, c’était plutôt amusant, malgré les prises de tête… ou grâce à ça justement va savoir.

« Oh, tu t’assagis avec l’âge ou c’est le manque d’opportunité ? »

Je le fixe à nouveau.

« Repérage ? Ça nous sera ouvert ? Les nocturnes ne s’aventurent normalement pas hors du East End, même si j’ai parfois quelques avantages avec le badge et que je me fonds plutôt bien dans le paysage. L’entrée sera donc ouverte à tous ? » Quoi ? C’était pas le sens de sa question ? « Et donc, tu es proprio ? D’un… endroit pour se détendre ? C’est pas vraiment le genre d’endroit où je m’attendais à te voir… »

Et je souris à nouveau, mes pieds se balançant toujours dans le vide, tel un hobbit trop petit, petite chose fragile et innocente trop curieuse. Ouais, il est vachement bien placé pour y croire je sais.

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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Jeu 18 Aoû - 21:55

Bon. C'était pas tout ça, mais je n'avais toujours aucune confiance en la vampire que j'avais sous les yeux. Nous savions tous les deux à quel moment ses talents s'exprimaient et comment elle en tirait partie. Je savais aussi mes propres limites, et je savais quels étaient les impératifs qui devaient guider chacune de mes actions depuis des semaines. Prudence. Ce n'était pas un vain mot, mais c'était quelque chose d'assez nouveau pour moi, vous pouvez me croire. A se comporter comme un véritable chien fou, on en oublie le pouvoir des véritables responsabilités, les implications de chacune de nos actions. Il fallait que je m'y refasse, et au trot. Sinon, ce n'était pas que moi que j'allais finir par mettre en danger. La jeune vampire m'aguiche, mais c'est tellement naturel et normal chez elle que cela dépiaute ce genre d'action de la majorité de son sens ; c'est tout simplement sa manière d'être, avant toutes autres choses. Je souris d'un air absolument pas fin du tout.


| ... Qui comme les autres, nécessite un certain don de soi, n'est ce pas? |


Nous savions très bien où je l'avais ramassée, la première fois. Une escort-girl n'est jamais qu'une pute qui prend plus cher que les autres. Qui sera mieux fringuée, mieux coiffée, moins abîmée. Il n'empêche que si on sait aligner la monnaie, peu importe la forme de ce qu'elle désirait vraiment, si on l'identifiait on la baisait. C'était aussi simple que cela. Bien sûr, cela ne retirait rien à son mérite propre, mais c'était une vérité crue et irrémédiable que de reconnaître une forme de talent quand on la rencontrait ; elle c'était de séduire, et moi de tuer. Dans les deux cas, ça impliquait une forme de renoncement à la forme de paix la plus partagée au monde. Je hausse les épaules, amusé, quand elle parle du « preux chevalier ». Je n'ai jamais au de code moral, et je n'ai jamais non plus défendu la vertu.


| C'est vraiment toi qui me sort ce genre de connerie ? J'ai côtoyé le véritable mal trop longtemps pour ignorer qu'il existe des abysses de ténèbres que je ne pourrais jamais égaler. Le gris existe, bien sûr. Mais le noir profond est une réalité incontournable. |


Elle ne cligne même pas des yeux quand je lui parle de sa petite opération humanitaire, quand elle a « sauvé » cet humain. Tout se sait un jour. Ma faute? A se pisser dessus, et je ne me gêne pas pour rigoler.


| Ma faute ? Alors ça c'est la meilleure. Une connerie est une connerie, fillette. T'avais pas le droit de transformer cet humain, et je n'avais aucune obligation envers toi. Si j'ai peut être ce qui ressemble à une dette à ton endroit, elle ne concerne que toi, pas tes jouets. Quoiqu'il en soit, j'apprécie l'ironie de te voir porter l'uniforme, même si ça aurait sans doute une bien meilleure gueule au sens littéral. |


Et je la chambre. Sur le fil du rasoir, comme toujours.


| Oh, il faut savoir attendre. Comme ce soir. Pas vrai? | La menace est implicite, mais je n'ai jamais aimé les surprises. | Normalement, tu as mis le doigt dessus. On sait bien qu'ils sortent tous. Qui saurait les empêcher, avec leur vitesse, leur hypnose et le reste ? On va s'adresser à une clientèle classieuse. Et moi, je réglerais les problèmes que ce genre d'endroit attire inévitablement sur lui. Est-ce que c'est ta salope de chef qui t'as envoyée ici ? Tu sais que cette chiennasse a voulu me sauter dessus ? Elle est complétement fêlée. |


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MessageSujet: Re: C’est l’ombre de la mort qui donne relief à la vie   Sam 27 Aoû - 17:17

Mon sourire s’agrandit alors que je le regarde, la tête penchée sur le côté.

« Tu n’as pas idée du nombre de sacrifices nécessaires. »

Je dis ça en plaisantant, mais faut pas se leurrer, j’en ai vraiment fait des sacrifices, et pas qu’un peu. Bon, après, c’était y a un moment, et je suis pas vraiment dans le renoncement de soi et autres conneries de dévouements, faut pas trop déconner. Mais le fait est que ouais, j’étais douée pour donner de ma personne comme il dit, bien assez pour en tirer parti et réussir à gagner ma vie plus qu’honorablement comme ça. Ouais, le terme honorable est super ironique pour le coup. Mais d’un autre côté, ce serait du gâchis de pas en profiter, surtout qu’au final, contrairement à ce que tout le monde pouvait dire, c’est vraiment pas grand-chose. Mais on s’en fout.
Je ris, avant de hausser les épaules en hochant la tête.

« J’ai un côté romanesque, t’as pas dû faire gaffe.
Mais ouais, je confirme, ce putain de gouffre noir existe bel et bien, quel que soit la forme qu’il prend. »


Et je suis même pas sûre que les semi-démons soient vraiment les pires quand on voit certains vieux vampires… ou même de simples hommes. Bref, lui n’a jamais été un chevalier sur son cheval blanc on est bien d’accord là-dessus.
Mon sourire réapparait quand il se marre.

« Hé, j’ai au moins le mérite de te faire rire, c’est pas donné à tout le monde.
C’était pas une connerie. L’attaquer ouais, mais l’empêcher de mourir définitivement… je m’en serais voulu et ça m’aurait emmerdé. Ça aurait été chiant. Et comme ça, j’ai pu faire copine avec la reine et ses généraux, c’était super fendard.
Je piquerais un uniforme au service circulation pour venir te voir la prochaine fois si tu veux. »


Ouais, ou pas, parce qu’ils sont craignos en vrai leurs uniformes. Le pire c’est surtout que je dois surtout avoir ça quelque part dans une malle avec d’autres costumes… enfin la version sexy quoi.
Je le fixe quand il reprend la parole, avant de lever les yeux au ciel. Je sais, il est super fort, mais il essaie vraiment de me faire peur là ? Laisse tomber. Je détaille un peu plus le bar alors qu’il parle, notant la qualité du mobilier et la déco. Ouais, je confirme ce que j’avais dit, plutôt classe.

« Une clientèle classieuse de nocturne donc… Et toi, à la sécurité. Et le reste du on, il va faire quoi, gérer le commerce ? »

Et je reviens vers lui, écarquillant les yeux malgré moi, avant de rire à en perdre le souffle… Vous avez compris l’image quoi.

« T’es sérieux ? Et t’as dit non ? T’avais bu ou quoi ? Elle est canon Oppenheimer, même si elle m’a paru bien trop sage pour ça, mais les apparences sont trompeuses… »

Je le dévisage en souriant. Putain, ça c’est amusant. Si j’avais su qu’y avait une histoire entre eux… D’un autre côté, vu comment ils sont tous les deux, entre elle qui parait si droite, et lui qui… bah c’était Torben quoi, pas étonnant s’ils se sont déjà croisés qu’ils se soient foutus sur la gueule.

«Elle m’a paru plutôt saine d’esprit à moi. Enfin, autant que tu puisses l’être en voulant sauver le monde. Et donc, ça c’est mal passé ? Elle sait que t’es installé ici ? T’as peur qu’elle vienne te harceler parce qu’elle a pas eu ce qu’elle voulait ? »

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