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Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 23 Fév - 8:23

Je n'avais pas vraiment le choix, il fallait que je reprenne ma vie en main. Ce n'était pourtant pas facile, pas facile du tout, mais je serrais les dents et j'avançais malgré tout. Il faut dire que mon monde s'est complètement écroulé ce dimanche maudit dont il me manquait une partie. Enfin oui et non, je n'avais pas de souvenirs tangibles, juste des "impressions", assez pour savoir, sans savoir vraiment. Cette état de fait était assez difficile à expliquer d'ailleurs.
La nuit, tout me revenait, je revivais tout. Pourtant dès le matin, il ne me fallait pas une seconde d'éveil pour que je sente tous ces souvenirs disparaître à nouveau. Ca avait le don de me rendre folle, surtout que tout cela n'était pas accompagné d'un sentiment d'effroi. J'avais l'impression de ne plus me reconnaître, d'être une autre femme... Et comme en plus je ne reconnaissais pas non plus vraiment mon mari, je me sentais entourée d'un environnement désagréablement étranger.

Ce jour là, j'ai également appris que Hugh me trompait avec une vampire. Ca aussi ça avait été quelque chose de difficile à avaler ! D'ailleurs, nous nous sommes séparés, mais pour nous retrouver une semaine plus tard. Cette période de ma vie, je voulais l'oublier. J'étais un fantôme, incapable de sourire, incapable de manger, fonctionnant aux antidépresseurs et aux calmants auxquels d'ailleurs j'ai fait une overdose. J'ai failli y rester, et je me demande encore si ça n'aurait pas été mieux, parce que j'ai beau regarder sous n'importe quel angle, je ne vois pas comment les choses vont pouvoir s'arranger. Pourtant j'essaye quand même, je m'accroche, sans doute parce que c'est dans ma nature d'être une battante.
Depuis ce jour là, je suis devenue une adepte des foulards et des ras de cou. Je camoufle tant bien que mal la marque laissée par le vampire, qui commence d'ailleurs doucement à s'effacer. J'espère encore et toujours qu'il s'agissait peut être d'un vampire de passage et que finalement il ne reviendra pas me chercher, mais Hugh m'a expliqué que vu que j'avais bu son sang et qu'il avait bu le mien, un lien s'était créé entre nous. Comme je sais que j'ai bu son sang ? Je n'en ai en réalité aucune certitude... mais mon comportement ce soir là fait penser à mon mari que c'est bien le cas, j'étais comme... dopée. Pour lui, c'était un signe évident, sans compter cette obsession que je semblais avoir pour lui. Ca par contre, même si Hugh me répétait que c'était normal, j'en avais assez honte d'ailleurs. Malheureusement, je ne pouvais strictement rien y faire, j'étais semble-t-il condamnée à fantasmer sur un être de la nuit que je haïssais le jour et désirais la nuit.

Heureusement il y avait eu un point positif : Je n'avais pas perdu mon travail. J'ai bien pensé que ça serait le cas vu l'état dans lequel je m'étais mise durant cette semaine où j'avais quitté mon mari. Toute cette histoire avait provoqué un véritable électrochoc qui m'avait faite complètement chavirer. Je ressassais, encore et toujours, prenais conscience de l'horreur qui était entrée dans ma vie, et tout ça me conduisait à un comportement qui avait inquiété tout le monde. Sans compter mon séjour à l'hôpital...
Mais depuis j'ai montré que j'avais repris du poil de la bête, alors j'avais une chance de pouvoir continuer à travailler. Heureusement car je ne me voyais pas rester chez moi toute la sainte journée ! Ca serait bien trop facile de trop penser, il fallait que je m'occupe.
Là, nous étions samedi après midi. Le mercredi suivant, l'école allait organiser une sortie en forêt pour les enfants. Le tout était donc de trouver un lieu agréable, mais surtout, facile d'accès pour eux. Beaucoup avaient des problèmes pour se déplacer, sans compter ceux qui étaient en fauteuils roulants, tout cela devait être pris en compte. J'avais donc été désignée pour organiser ça, et j'avais pris ma voiture pour me rendre dans la banlieue de Glasgow où une très jolie forêt s'étendait. Ca faisait déjà une heure que j'y étais. J'avais une carte du lieu et je griffonnais dessus des annotations à mesure que j'avançais, jusqu'à ce qu'un bruit retienne mon attention. je tournais la tête et fronçais les sourcils.



Il y a quelqu'un ?


A ce moment là, une biche sortit des fourrés comme si elle avait le diable aux trousses. Je sursautais et laissais échapper la carte que j'avais entre les mains, lâchant un petit cri de surprise. Puis je secouais la tête, me traitant intérieurement d'idiote, et me baissais avec un sourire pour récupérer le morceau de papier qui était tombé.


Dernière édition par Suzy Swing Tannen le Jeu 21 Avr - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 1:34

    Encore un après midi seul dans mon domaine. Je m'étais reposé, las de mes pérégrinations de la veille, durant toute la matinée. Mes serviteurs humains préféraient vaquer à leurs occupations le plus loin possible de leur maître. Ils savaient que je n'étais pas d'humeur patiente, ces derniers jours. Sans doute excité à l'idée de tout ce pouvoir dont j'allais bientôt pouvoir me gorger, sans pourtant y avoir accès dans l'immédiat. J'étais grisé par la réussite prochaine de mes forces, et rudement impatient de voir ce que l'immortalité allait bientôt pouvoir apporter à mon existence. Mais du coup, par l'instabilité constante de mon humeur, j'avais déjà provoqué la mort totale et définitive de plusieurs de mes suivants, dont un vampire. Les humains me craignaient donc encore plus qu'à l'accoutumée. Ils faisaient toujours leurs courbettes, montraient toujours le plus grand respect à mon égard... Mais ils étaient craintifs, légèrement tremblants, la respiration toujours un peu emballée à mon approche... Ils ne m'aimaient pas, mais ils avaient peur de moi. C'est tout ce qui importait pour de véritables esclaves, totalement soumis à ma volonté. Vers midi, j'eus faim. Nulle opportunité de me nourrir directement auprès de mes serviteurs; il m'en manquait quelques uns pour assurer le faste des services que je leur réclamais. Je ne pouvais pas non plus aller voir Krystel, mon bras droit et amante. Elle était morte, le jour, et son sang ne serait que cendres dans ma bouche. Souriant, je me rappelais avoir goûté à un fruit que j'avais longtemps repoussé.


    Le sang d'une humaine qui me craignait mais me désirait en même temps. J'avais toujours sentit son existence, depuis que j'avais prélevé de son liquide vital et que je lui avais donné le mien. Elle n'était pas encore ma servante humaine. Et une seule rencontre ne suffisait pas à faire d'elle ma pomme de sang. Pourtant, je savais que ce genre de liens était automatique, et que nombre de mes congénères en usaient pour se nourrir d'humains consentants ou en tous cas opposant peu de résistance. Je n'avais utilisé ce type de lien qu'à de rares occasions en bientôt deux millénaires d'existence. Et à chaque fois, l'être humain concerné n'avait pas fait très long feu, mon appétit insatiable l'avait très vite réduit à peau de chagrin, allant rejoindre les cohortes innombrables de mes victimes. Mais j'étais aujourd'hui déterminé à ce que cela change. L'être humain, maintenant qu'il n'en était plus réduit qu'à nous servir, était devenu d'autant plus intéressant. Et cette femme... Je pouvais presque sentir sa chaleur contre moi, et moi en elle. Je me rappelais de tout. Un rictus cruel se dessina sur mes traits alors que je décidais d'aller la rejoindre. Je percevais sa présence, plus loin au nord. Je la sentais seule. Je la sentais forte, plus forte que précédemment. Il était temps de faire mon grand retour dans son existence. Alors que je sortais de mon manoir, je sentais une légère brise dans les cheveux. Un instant, j'inspirais l'air avec joie, goûtant le soleil sur ma peau. Je me sentais presque en vie, et qu'est ce que c'était bon...


    La traque... Rapide, car la proie n'a aucunement conscience que je suis en route. Ma vitesse et ma furtivité me permet d'être prêt d'elle en très peu de temps; une voiture n'aurait pas fait plus vite, loin de là. J'utilise chaque compétence que l'enfer m'a donné pour ne pas faire un bruit, et ne pas être ralentit par la végétation et le relief environnant. Je sais que je prends un léger risque, de jour. Mais je sais que ma proie ne peut pas m'égratigner, et ne peut rien révéler sous peine de perdre énormément. Je me satisfais déjà de la savoir prochainement dans une situation de totale impuissance. Je saute de pierre en pierre, j'évite les branches et les fougères. Je la sens, tout prêt de moi. Je laisse échapper un petit rire, et me rapproche encore. Rapidement, je vois sa silhouette se découper dans la végétation; ses cheveux blonds tomber en cascade sur ses épaules, ses jolies lèvres couleur sang. Elle est seule. Tant mieux. Je laisse à dessein un petit bruit derrière moi en posant le talon sur une branche morte. Elle se retourne, je suis déjà derrière elle. Elle demande s'il y a quelqu'un. Je provoque un nouveau bruit, et disparaît. J'aime jouer avec mon nouvel objet. Je laisse passer de longs instants. Puis, j'avance de quelques pas, me dévoilant à ma petite protégée...



    Oh oui, il y a quelqu'un... Le grand méchant loup!


    J'arrive à son niveau. Je tourne autour d'elle, humant ostensiblement son odeur et son parfum, en fermant les yeux.


    Te rappelles tu de moi?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 3 Mar - 11:18

J'ai toujours aimé le grand air... Je me suis toujours sentie bien au milieu de la nature. Quand j'étais enfant, mes parents nous emmenaient souvent camper dans cette forêt, Anabelle, David et moi. Elle a été le témoin de nombreux de nos jeux d'enfants et j'aime toujours y revenir, découvrant de nouveaux lieux encore inexplorés.
Je me suis tout de suite portée volontaire pour venir en repérage. J'avais besoin d'air, besoin de redécouvrir des joies simples, un endroit qui me rappellerait mon enfance, ce moment de ma vie où j'étais encore si insouciante. Je n'arrivais pas à croire en la tournure qu'avait pris ma vie ces derniers temps. Heureusement, les choses allaient mieux avec Hugh. Les épreuves nous avaient rapprochés finalement, même si j'avais encore du mal à accepter certaines choses.
Il avait essayé de m'expliquer en long, en large et en travers sa "relation" avec Désirée, mais pourtant moi, je voyais tout ça avec mon coeur de femme, et celui-ci ne retenait qu'une seule chose : il me trompait avec une autre... un vampire qui plus est ! Tout cela était bien difficile à avaler, même si je faisais des efforts pour comprendre.

Moi aussi j'avais eu des relations avec un vampire, mais je considérais ça comme un viol. Si visiblement dans mes rêves je prenais un plaisir fou avec cet être de la nuit, je ne pouvais m'imaginer un seul instant que ça aurait pu se passer comme ça dans la réalité. Mais en fait, je ne me souvenais de rien. Je sais que je revivais la scène toutes les nuits, mais dès que j'ouvrais les yeux, il ne me fallait pas une seconde pour que les souvenirs s'enfuient. C'était terriblement frustrant et je ne me souvenais même pas du visage de mon agresseur. Il restait tant de zones d'ombre...
Par exemple, comment se faisait-il que mon agression ait eu lieu de la journée ? Hugh pensait que le vampire avait sans doute eu recours aux services d'un humain qui m'aurait enlevée pour m'emmener dans un endroit calfeutré qui ne laissait passer aucune lumière... C'était effectivement la solution la plus probable, mais je n'avais aucune certitude.

Depuis ce dimanche, je vivais dans la peur qu'il réapparaisse, et il m'arrivait souvent de sursauter au moindre bruit. Comme ici justement, alors que j'entends ce bruit de craquement et que je demande si quelqu'un est là. Je me retrouve bête quand une biche sort des fourrés en courant. Forcément, la forêt est peuplée d'animaux, il y a toujours du bruit !
Je me traite intérieurement d'idiote et me baisse pour ramasser la carte où j'ai fait des annotations, et soudain, j'entends une voix... Une voix qui me nargue, se moque de moi. L'homme tourne autour de moi et me demande si je me souviens de lui.
Moment de panique, mon coeur s'accélère et je le suis des yeux. Nous sommes en plein jour, cela ne peut être lui ! Je ne parviens pas à le reconnaître, du moins au début...
Pendant quelques secondes, je reste dans le flou total, et puis tout me revient en mémoire, comme si les vannes de mes souvenirs avaient été ouvertes. Peu à peu, je me souviens de lui, de ce qui s'est passé. Ma respiration s'accélère, mais bien vite, à mesure que l'esclave qu'il a fait de moi, que la maîtresse dévouée à son maître reprend le dessus sur celle que je suis vraiment, je me calme.

Suzy se tait à nouveau, je suis libérée de son esprit, de ses sentiments, de sa morale, de ses principes, de ses peurs et de ses envies. Il n'est pas mon ennemi, il est mon maître, celui à qui j'appartiens, celui qui me procure un plaisir sans pareil et que j'appelle toutes les nuits dans mes rêves, celui que j'attendais désespérément.
Au moment où mon autre moi, celle qu'il a créée, prend le dessus sur ma véritable personnalité, un sourire illumine mon visage. J'ancre mes yeux dans ceux de mon seigneur et oublie tout le reste. En cet instant, il n'y a plus que lui, je suis incapable de penser à autre chose qu'à lui. Je veux le goûter à nouveau, qu'il me prenne encore, sentir ses mains parcourir mon corps, qu'il s'abreuve de moi. Je suis à lui, je veux lui appartenir toute entière, ma vie n'est plus axée que vers mon maître désormais, je n'attends plus que ces instants que je pourrai partager avec lui.
Mes bras s'enroulent alors autour de son cou et je me hisse, glissant ma joue contre la sienne pour venir lui parler à l'oreille.



Maître... vous êtes enfin revenu...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 3 Mar - 17:44

    Qu'il est bon de se sentir si immensément supérieur à ses vis à vis que cela en devient presque ridicule. A peine je me révèle à l'humaine, que je sens déjà que son coeur s'emballe plus que de raison. Elle me reconnaît même sans savoir précisément les tenants et les aboutissants de ce qu'elle a sous les yeux. L'humaine doit sans doute récupérer des brides de souvenirs. L'hypnose n'est pas permanente. Le lien que j'ai établit entre nous n'est que succinct, ténu. Pourtant, il signifiait déjà quelque chose pour elle. Je pouvais le sentir. Mais elle avait géré cela d'une façon terriblement peu commune. Elle avait une respiration qui s'emballait. Elle ne savait plus où elle était. Tendre et douce petite Suzy... J'ai brisé un nouvel être humain, sans même m'en rendre compte. Elle sent toujours aussi bon, et son coeur palpite de façon endiablée alors que je me rapproche d'elle. Mais je sens quelque chose d'étrange, de malsain, alors que je continue de tourner autour de sa personne. Elle n'est pas normale. Il se passe quelque chose. Son rythme cardiaque se calme. Son esprit s'embrouille. Je fronce les sourcils, et ne comprends pas. Que lui arrive t'il? De toute mon existence vampirique, je n'avais jamais rien observé de tel. Les servants humains de mes congénères ne réagissaient pas ainsi; ils restaient eux même. Je sentais comme la conscience de Suzy refluait, et quelque chose de plus sombre prendre sa place. Est ce que j'étais en train d'assister à un merveilleux phénomène psychologique? Je n'en savais rien, encore. Mais quelque chose ne fonctionnait pas comme c'était supposé le faire.


    La femme me sourit, d'un sourire ravi. Je ne sentais nulle ironie, ni la moindre étincelle de défi que ce soit dans son geste ou dans son regard. Elle était pleine et entière en ma possession. Comment était ce possible? Je ne lui avais apposé aucune des marques qui pourraient faire d'elle plus qu'une simple pomme de sang. Luttait elle contre mon influence en mettant en première ligne une fraction de son âme, plus sombre que les autres? Je ne savais pas. Je n'étais pas effrayé et n'anticipais pas non plus la suite, je savais que quoi qu'il arrive, je garderais le contrôle de la situation. Rien ni personne ne pouvait m'effrayer ou m'imposer sa loi. J'étais par contre particulièrement intrigué par la réaction que je pouvais observer. Une occasion unique s'offrait à moi d'observer les liens qui pouvaient exister entre humains et vampires. C'était amusant que de constater que ma plus pure curiosité scientifique pouvait amener à simplement oublier la perspective d'un repas sanglant et charnel. Ceci était passé totalement au second plan, et je voulais maintenant savoir avec précision ce qui arrivait à Suzy Swing Tannen. Je n'avais jamais entendu parler de ce genre de réaction chez un humain soumis à un vampire. Je voulais connaître la raison profonde d'un tel comportement, tout comme je voulais également voir jusqu'où je pouvais pousser cette forme de contrôle que je ressentais vers cette nouvelle esclave humaine.


    Elle se rapproche de moi, se hisse sur ses pieds, enlace mon cou et me murmure à l'oreille sa joie de nos retrouvailles. Je me dégage de son emprise en un instant, sans lui infliger de douleur, mais un peu énervé de sa proximité. Je suis son roi et son Dieu. Elle ne me touche que si je le désire.



    Je ne t'ai pas demandé de me toucher, humaine. Souviens toi de ta place, ou tu le regretteras.


    Je me rapproche d'elle, et pose mes doigts sur ses lèvres. Ce contact, ajouté à notre lien, me permet de sentir que quelque chose cloche bel et bien. Si je vois le corps de Tannen, je n'en ressens plus l'étincelle originelle. Que diable se passe t'il?


    Tu réagis étrangement à mon contact, humaine. Avec une morsure, tu devrais avoir peur de moi; après tout, c'est douloureux au début, et je te vole la vie par cette action. Je t'ai donné un peu de mon sang. C'est considéré comme la première marque des servants humains. Cela ne veut pas dire grand chose, en réalité, si ce n'est que tu seras pour moi une proie toujours facile, car mon sang instille le sexe et la dépravation dans tes rêves et tes émotions. Pourtant, quand tu m'as vu, j'ai sentit ta personnalité s'éclipser. Je ne sens aucun rôle joué à dessein sous cette tentative. Oui, tu m'intrigues, petite humaine. Caches tu le choc de notre première fois? Est ce ton subconscient qui tente de te protéger de moi? Qui es tu vraiment, Suzy Tannen? L'épouse dévouée à ton mari, ou l'un de mes serviteurs les plus dévoués?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Ven 4 Mar - 8:28

Son rejet m’avait blessée plus qu’une gifle. Je m’étais reculée d’un pas et avais baissé la tête en signe de soumission, balbutiant quelques paroles d’excuse. Mais j’étais tellement heureuse de le retrouver que je n’avais pu faire autrement que de me rapprocher de lui.
Oui, ce que Suzy redoutait tant, moi je le cherchais désespérément. Je n’étais pas elle, je n’étais plus elle à son contact, mais il semblait trouver ça étrange. J’avais bien vu ses sourcils se froncer sous la surprise de ma réaction. Était-elle vraiment étrange ? Je ne voyais pas en quoi…
Il s’approche de moi, enfin, et pose ses doigts sur mes lèvres. Je ne peux réprimer un frisson de désir à ce contact et ferme les yeux, entrouvrant les lèvres légèrement. Oui, il a trouvé ma réaction étrange. Je devais avoir peur de lui… Suzy a peur de lui, le redoute, mais pas moi. Moi, je ne demande que ça, être sa proie, sa servante… J’aime tant cette idée de lui appartenir ! C’est vrai, Suzy Tannen telle qu’on la connaît s’est éclipsée à son approche. Nous sommes deux désormais, deux dans ce corps. Elle appartient corps et âme à Hugh, lui est dévouée et l’aime profondément, moi je n’appartiens qu’à mon Seigneur et lui suis dévouée. Je peux concevoir que cela soit difficile à comprendre, mais j’avoue que je pensais que pour lui tout cela serait bien normal… De toute évidence, ce n’était pas le cas, les autres humains ne réagissaient pas de la même manière, mais j’avoue que là, j’éprouvais une certaine fierté à être différente. Je l’intriguais, j’étais unique. Pourrais-je être son exception qui me rendrait particulière et spéciale à ses yeux ? Je n’osais l’espérer…

Peut être, effectivement, que c’était mon subconscient qui agissait pour moi en créant ce dédoublement de personnalité. Suzy n’aurait jamais supporté les traitements infligés par mon Roi. Elle était si douce, si fragile, aimante, droite et sincère… L’idée de tromper son mari lui était inconcevable, son cœur ne battait que pour lui. Elle a même failli mourir de désespoir à l’idée de l’avoir perdu. Jamais elle n’aurait accepté, jamais elle n’aurait pris du plaisir, savouré cette chance, cet honneur que mon Maître lui faisait de l’avoir choisie.
Elle le fuyait, le craignait, l’avait en horreur, alors le voir revenir sans cesse lui serait insupportable. Mais peu importe les raisons finalement, si elle ne pouvait pas prendre conscience de ce cadeau qui lui était fait, moi je pouvais, et je savourais chaque seconde passée en sa compagnie. Qui étais-je ? La réponse me semblait tellement évidente pourtant…



Suzy est toujours là Maître, tapie, endormie… En votre présence, elle s’éclipse pour me laisser la place. Je suis Suzy… Sans sa moralité, ses principes, ses peurs, ses angoisses, sa haine des vampires, sans cette carapace de bons sentiments qu’elle charrie avec elle.


Carapace que même Hugh lui reprochait. Lui, il aurait voulu quelle puisse éprouver ce plaisir immense sans avoir recours à ce subterfuge de son esprit, qu’elle en prenne pleinement conscience et savoure comme je savourais. Mais elle en était incapable. Trop droite, trop bien élevée, trop fidèle…


Suzy a sa propre vie. Oui, elle est pleinement dévouée à Hugh, elle l’aime. Mais moi… moi je vous suis dévouée et c’est vous que j’aime. Si Suzy existe pour Hugh, moi je n’existe que pour vous. Je vous appartiens Maître…


Doucement, j’écartais mes cheveux et les ramenais en arrière, découvrant ma gorge blanche.


Abreuvez-vous de ma vie, c’est un honneur de vous l’offrir, mon Roi…
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Lun 7 Mar - 0:01

    Je ne me lassais pas de ce pouvoir que j'avais sur mes subordonnés. A peine avais je remis l'humaine à sa place, que celle ci reculait comme si je l'avais frappée. Elle semblait confuse, comme si je l'avais vraiment blessée de mes paroles acides. Je ne savais pas comment cela était possible, mais ce n'était jamais que notre deuxième rencontre et je sentais chez cette nouvelle servante une dévotion sans nulle autre pareille. M'est avis que quelque chose s'est produit... Mais quoi? Est ce la faute de notre relation, lorsque nous nous sommes rencontrés? Echange de sang, puis relation sexuelle... Etait ce cela qui avait chamboulé l'humaine au point que celle ci ne savait plus où elle en était? Peut être bien. La cause de tout ceci me restait obscure, tout comme la façon d'y remédier. Mais le voulais je seulement? Je n'en savais rien. Je ne me laissais pas de cette loyauté, de cette véritable foi que les gens avaient en moi. Mes inférieurs, tous autant qu'ils étaient. Cependant, je devais admettre que Suzy Swing Tannen n'était plus à mes yeux la même personne que lors de notre toute première entrevue. Elle était passé d'objet de désir et de satisfaction de mes besoins vitaux à curiosité. Et quand je suis curieux pour quelque chose, je le suis de façon maladive, presque obsessionnelle. Alors, je savais déjà qu'aujourd'hui je me consacrerais au moins en partie à la résolution de ce nouveau mystère...


    Alors, j'avais choisit de la questionner. Presque comme mon égale, comme cette chose proche de moi, qui méritait ma divine attention pour la simple et bonne raison qu'elle était différente. Je me demandais bien en quoi. Je n'avais décelé aucun pouvoir particulier chez cette institutrice d'humains déficients. Au niveau purement social, elle n'était pas particulièrement singulière non plus. Elle m'avait résisté, bien sûr, mais rien à signaler après l'hypnose. Si, en fait si, tout bien considéré. Elle n'avait pas seulement obéit à mes ordres comme un automate. Déjà à ce moment là, elle était devenue quelqu'un d'autre. Pour preuve de son libre arbitre, elle avait bougé et parlé d'elle même, sans même que je ne l'y invite d'un regard ou d'un geste. Comment expliquer ce dysfonctionnement? Devais je y voir une faiblesse, celle d'une déficience quelconque de mon pouvoir d'hypnose? Non, je ne pensais pas être devenu faillible sur ce point. L'hypnose et la séduction vampirique étaient deux talents dont je disposais depuis ma transformation, et que je n'avais eu de cesse de développer au cours du millénaire et demi qui avait suivit. Etait ce elle, qui avait une sorte de protection cachée? Je n'en savais rien. Il me fallait vraiment en savoir davantage.


    Lorsqu'elle me répondit, je me rendis compte qu'il y avait bien eu un espèce de dédoublement de personnalité qui s'était opéré. C'était fort étrange, et je ne parvenais pas à l'expliquer. Suzy m'expliqua en fait cette espèce de double facette dont elle disposait maintenant. Le fait qu'elle en soit parfaitement consciente était quelque chose que je ne comprenais pas. J'avais déjà vu ce genre de choses par le passé; mais ce type de folie n'était absolument pas conscient, la transition entre les deux personnages se faisait toujours dans l'ignorance la plus totale de l'autre. Chaque facette avait sa moralité propre, et chaque partie de son esprit semblait avoir ses propres motivations et ses propres préférences. Quand elle découvrit son cou, je résistais sans grande difficulté à l'envie de la prendre tout de suite. Plus tard, peut être. Je m'approchais d'elle, caressant sa gorge du bout des doigts.



    Je n'ai que faire de ton existence, du moins, pour le moment. Je m'interroge. Si c'est pas l'hypnose que j'ai provoqué pareille réaction chez toi, pourrais je le défaire? Essayons.


    C'était un ordre plus qu'autre chose. Je captais son regard avec le mien. J'inondais son corps frêle de mon pouvoir, l'emplissant comme une coupe qui ne demandait qu'à être bu. La comparaison me fit sourire. Puis, quand je la sentais prête à basculer, j'attirais à moi chaque fibre du pouvoir que j'avais tenté d'insuffler en elle.


    Je veux que tu laisses remonter la vraie Suzy, la véritable. Je veux que chaque partie de ta tête se refonde en une seule, unique, immaculée. Laisses moi te posséder, petite humaine... Et savourons nos retrouvailles comme il se doit.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mar 8 Mar - 9:16

Peut être était-ce la voie de la facilité, peut être mon esprit se protégeait-il de ce que j’avais à subir. Je n’imaginais pas pire torture que ce qu’on m’infligeait là, mais la femme qui prenait ma place, elle, elle se délectait de ce qui lui était demandé. Je rêvais de le tuer, elle rêvait de lui appartenir et serait morte pour lui, pour le protéger. Nous étions deux antagonismes parfait, elle était mon côté noir, tout ce qu’il y avait de bon en moi, elle le possédait… en mauvais. Mais si elle avait conscience de mon existence, moi je n’avais nulle conscience de la sienne. Quand elle prenait ma place, je tombais comme endormie et au réveil, un vide remplaçait ces instants qu’elle vivait avec lui. Je les revivais la nuit pour les oublier au réveil, et ainsi je ne me souvenais de rien, ni de lui, ni de nos échanges, ni des sentiments de cette partie de moi pour lui. Une telle dévotion était effrayante d’ailleurs… Qu’étais-je capable de faire lorsqu’elle était moi ? Si j’avais eu conscience de son existence, je crois que cette question m’aurait hantée. Heureusement, je ne savais pas, j’étais endormie, je n’avais conscience de rien… j’étais bien.

Suzy s’était tue bien plus facilement que la première fois. A ce moment là, je l’avais entendue longtemps se battre à l’intérieur pour m’empêcher d’agir à sa place, sans doute est-ce l’épuisement qui l’y avait fait renoncer… ou bien elle s’était rendue compte que j’avais trop d’énergie par rapport à elle et qu’elle ne pourrait jamais me battre. J’étais ce que le Maître voulait que je sois, il m’avait créée et m’avait donné vie, comme Frankenstein avait créé son monstre. Mais moi je n’avais pas de failles, moi j’étais parfaite, du moins je tenterais de le devenir pour lui. Je voulais qu’il me considère comme son parfait esclave, qu’il sache que je lui étais dévouée. Je ne le craignais pas… mourir pour lui ou par lui serait un privilège… Non, je ne le craignais pas. Ma seule crainte était de le décevoir, de ne pas être ce qu’il désirait que je sois dans sa plus parfaite perfection. Jamais Suzy n’aurait pu être cela pour lui. Suzy était dangereuse pour mon roi, elle était capable de tout pour lui échapper, quitte à contacter cette armée ridicule… Mais moi…moi je voulais le protéger, et peu importe comment il me traitait, je le suivrais aveuglément. J’aurais voulu pouvoir la réduire à néant, la faire taire définitivement, elle et ses bonnes pensées, ses actes nobles, son empathie, son amour pour cet humain ridicule qui la trompait ! Faut-il être stupide pour accepter ça sans broncher et se refuser à un être aussi magnifique que mon Roi !

Je m’offrais, encore, je le faisais avant même qu’il le demande. Je lui offrais ma vie, la sienne, ce fluide précieux qui coulait dans nos veines et qu’il aimait tant. Qu’il s’en abreuve, c’était un honneur de le lui offrir. Pourtant il ne céda pas. Ses doigts se sont posés sur mon cou, effleurant ma peau et me faisant frissonner. Mon comportement l’intriguait toujours, mais lorsqu’il parla de défaire ce qu’il avait créé par l’hypnose, j’écarquillais les yeux et une immense tristesse envahi mon regard. Pourquoi ne voulait-il pas de moi ? Pourquoi refuser ce que je lui offrais et la vouloir, elle, qui n’avait que mépris pour lui et était incapable de comprendre sa chance ?



Maître…


Mais ses yeux avaient fixé les miens. Je le suppliais du regard quelques instants, mais j’étais incapable de désobéir à ses paroles. Lentement, je me laissais aller, reculant, rendant sa place à cette humaine ridicule qu’il convoitait. Suzy reprenait sa place et je tentais de libérer de ma présence. A mon tour je m’endormais…

Peu à peu j’ai repris conscience. Comment étais-je arrivée là ? Je me trouvais devant cet homme et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre ce qui était en train de se passer et qui il était. La terreur m’a envahie, sourde, implacable. Je me trouvais face à un vampire qui, par je ne sais quel miracle, était capable de se promener sous le soleil. Mais peu importe le pourquoi du comment… il était mon pire cauchemar, je l’abhorrais de tout mon être, il me révulsait. On fait des choses idiotes quand on est pris de panique. Pourtant j’aurais dû le savoir. Un vampire, on ne peut pas le fuir. On ne peut pas se battre contre lui et espérer le blesser, partir en courant et espérer lui échapper. Pourtant, j’ai hurlé, j’ai hurlé de toutes mes forces. Je me suis jetée sur lui et je l’ai frappé, puis j’ai essayé de me dégager pour courir loin de lui. Mais dans la précipitation, j’ai pris mon pied dans la racine d’un arbre et je suis tombée en arrière. Ma tête a heurté le tronc et ce fut le trou noir…

Peu à peu j’ai repris conscience. Comment étais-je arrivée là ? J’étais par terre, il me semble depuis fort peu de temps. J’ai cligné des yeux alors que le soleil inondait mon visage, sentant son ombre s’abattre sur moi. Une douleur vive à la tête, je lève une main pour la passer dans mes cheveux. Du sang, je saigne un peu… Je regarde la tache rouge sur mes doigts et lève les yeux vers lui, l’incompréhension peignant mon visage.



Maître… Que s’est-il passé ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mar 8 Mar - 19:47

    Mes réflexions eurent un effet auquel je ne me serais pas réellement attendu. J'avais certes posé des questions à Suzy, mais c'était aussi et surtout de la gymnastique intellectuelle. Je n'avais pas la prétention d'avoir fait une rencontre humaine suffisamment stimulante pour que cette personne soit à même de répondre à des interrogations qui dépassaient sans nul doute son entendement. Être éphémère, auquel je ne voulais pas accorder plus d'importance que nécessaire. Mais ce que je pouvais observer directement sur son visage tout comme ce que je pouvais lire en elle, c'était une réaction qui en disait long. Elle même en venait à réfléchir à ce qu'elle devenait à mon contact. Il ne s'agissait donc pas du même objet malléable que l'on aurait pu deviner au tout début de notre entrevue. Mon intérêt intellectuel sinon scientifique en était ravivé. Si je pouvais provoquer le questionnement, je pouvais tout autant émettre l'hypothèse que cette étrange processus de dédoublement de personnalité était réversible. Et sinon réversible, au moins rationnel, d'une certaine manière. J'étais ravi de découvrir les perspectives d'une telle découverte. Tenir les humains sous notre pleine et totale emprise, même provisoirement, me permettrait de cueillir le monde tout entier. Quelle ironie. Cette humaine remettait en question un travail de sape de plusieurs siècles, remettant en question le bien fondé de plans mûrement conçus depuis bien avant sa naissance. Cependant, je ne pourrais pas laisser passer cette chance qu'elle m'offrait sans même en avoir conscience. Ma résolution se raffermit, alors que je me rendais compte que je devais vraiment tout apprendre de cette humaine, et si possible transférer ce savoir acquis, l'utiliser sur ses congénères. Intéressantes perspectives, même s'il ne s'agissait pour l'instant que d'une expérience à petite échelle.


    Suzy frissonna lorsque je la touchais du bout des doigts. Je ne parvenais pas à déterminer si cette réaction était dûe à la peur ou à l'excitation charnelle, voire à la température très basse de ma peau, mais cela m'importait peu. Je la mettais sous mon emprise la plus totale, captant son regard. Elle savait déjà ce que j'allais faire, et je sentais qu'elle se pensait trahie et rejetée. N'avait elle pas encore compris qu'elle était un objet, un outil? Cela ne saurait plus tarder, désormais. Elle implorait ma pitié, je la sentais brisé, triste et désespéré à un point que je ne connaissais plus depuis des siècles. Son humanité la rendait plus malléable, mais elle disposait d'un si large panel d'émotions que cela en devenait presque choquant. Peut être avais je depuis longtemps abandonné les lambeaux de mon ancienne nature humaine, mais je ne pouvais pas non plus dire que sa situation ne me touchait pas. Comme avec chaque serviteur, j'étais responsable de ce qu'il arrivait à Suzy Tannen. Cela ne voulait pas dire que je n'étais pas prêt à la sacrifier pour un quelconque avantage, mais je devais prendre garde à pouvoir retirer d'elle tout ce que je pouvais gagner avant d'en finir avec elle. L'hypnose porta rapidement ses fruits. Suzy semblait défaillir, s'endormir, sa tête dodelina et ses paupières se fermèrent. Quand elle rouvrit les yeux, l'instant d'après, je pu voir de facto que j'étais en présence d'une autre personne, de la Suzy originelle. Ou plutôt, d'une certaine Suzy. Dieux qu'étaient compliqués les humains...


    Je restais muet de stupéfaction devant l'aisance de ce dédoublement. J'avais vraiment l'impression d'être en présence de deux personnes différentes pouvant s'alterner sur commande, et non selon une altération chimique s'opérant dans leur cerveau. Fantastique... Quand la jeune femme se jeta sur moi en hurlant, tentant de me porter des coups, je ne bougeais pas. Je ne faisais que l'observer d'un regard quasi-scientifique, comme un chercheur ravi devant une nouvelle expérience réussie. Sa criss de rage et de conscience s'enflamma, et elle tourna les talons pour s'enfuir. Je ne bougeais toujours pas. En s'enfuyant, elle tomba et se cogna la tête. Toute fureur disparut de la clairière, alors que la tension retombait. Je fis quelques pas en avant, mes sens exacerbés se suffisant à eux mêmes pour que je sois certain de sa santé. L'odeur du sang était forte, elle s'était donc blessée. Mais son coeur battait toujours, je le sentais toujours retentir au niveau de mes tempes. Je m'accroupis près d'elle alors qu'elle revenait à elle. Son regard était changé, j'avais de nouveau affaire à mon serviteur...



    Il s'est passé que mon expérience était concluante. Ce qui se passe a bien lieu dans ta tête. Je ne sais pas encore si c'est de ton fait ou du mien, mais ce qui est sûr c'est que l'on peut facilement passer d'un état à l'autre, et que je peux le contrôler. Maintenant, il me faudrait savoir exactement comment tout cela s'explique, et voir si je peux appliquer cette nouvelle forme de domination dans d'autres perspectives.


    Je passais mon poignet dans ma bouche, effleurant ma peau de mes canines, m'entaillant légèrement l'épiderme. Le sang se mit à coller. Puis, je lui tendais mon avant bras, laissant tomber quelques gouttes dans sa bouche pour l'appâter.


    Mais je dois te ménager... Bois ce sang millénaire qui s'offre à toi.Cela te feras reprendre des forces en même temps qu'il te récompensera. Et il serait intéressant de voir si le dédoublement peut encore être inversé sous l'effet du sang de vampire...Bois, petite humaine...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 9 Mar - 15:19

J’avais moi-même conscience que cette chose était extraordinaire. Si Suzy Tannen ignorait totalement mon existence, moi j’avais parfaitement conscience d’habiter son corps et de guider ses pensées et sa personnalité quand le maître était là. Sans doute était-elle trop lâche pour affronter son destin, affronter cette nouvelle vie qui s’offrait à elle, remplie de perspectives. Si ça lui faisait peur au point qu’elle se dérobait, cette partie d’elle qui était moi, se délectait à l’idée de pouvoir servir ce roi auquel j’étais déjà toute dévouée. Tout m’attirait à lui et j’avais l’impression de n’exister que pour le servir. J’étais heureuse quand il était content de moi ou me complimentait, souffrait presque physiquement si je le décevais ou qu’il me faisait un reproche. J’aurais tant voulu être parfaite pour lui. Alors quand il a voulu que Suzy, la Suzy originelle revienne, j’en ai été presque blessée. Pourquoi la vouloir elle alors que tout en moi n’existait que pour le satisfaire ? Mais c’était ce qu’il voulait, c’était un ordre et j’obéissais aveuglément aux ordres de mon maître.

Suzy ne voulait pas revenir, mais je l’ai forcée. Forcément se réveiller et se retrouver face à ce vampire qui était son pire cauchemar l’avait quelque peu retournée. Je n’avais nulle conscience de ce qui se passait, mais lorsque je suis revenue à moi et que je me suis rendue compte que j’étais à terre, une vive douleur au niveau de la tête qui laissait échapper du sang, j’ai tourné les yeux vers mon roi et lui ai demandé ce qui s’était passé. Il étudiait ma double personnalité, avait pu se rendre compte qu’il pouvait les contrôler et passer d’un état à un autre à son bon vouloir. Oui et non, du moins c’est comme ça que moi je voyais les choses. Suzy Tannen ne serait jamais revenue si JE ne l’avais pas forcée. D’un côté, je l’avais fait parce que mon maitre me l’avait demandé, d’un autre, elle n’aurait pas entendu son ordre de là où elle était et ne serait pas revenue d’elle-même. C’était assez difficile à expliquer, je crois bien que moi-même je ne comprenais pas tout le processus de ce qui était en train de se passer en moi… en nous ?

Mais il voulait savoir si peut être il pouvait appliquer ce qui m’arrivait pour d’autres choses. Mon regard s’était éclairé. Pourrais-je l’aider ? Je le voulais tellement ? Si être un sujet d’études pouvait sembler humiliant et ingrat aux autres humains, le faire pour mon roi serait pour moi un honneur. Il aurait besoin de moi, désirerait peut être ma présence à ses côtés, je serais une petite pierre qui lui permettrait d’établir son édifice et de parvenir à son but. L’aider à l’atteindre, avoir apporté une contribution à sa victoire… quelle fierté cela serait pour moi ! Je voyais là une manière de faire mon devoir, de lui prouver ma loyauté et ma dévotion. En réalité, j’aurais voulu pouvoir écraser Suzy définitivement, mais lui ne le souhaitais pas. Il semblait avoir besoin de nous deux, et c’est justement cette dualité dans notre corps qui l’intéressait. Alors je ne pouvais pas, je devais la laisser s’exprimer aussi, lui permettre de reprendre sa place quand le maître n’était pas là, la faire revenir quand il le souhaitait également.
Il avait porté son poignet à sa bouche et je vis avec émerveillement son sang couler. Il me l’offrait, à nouveau il me faisait don de ce sang si précieux. Une récompense…



Oh merci Maître !


Je portais son poignet à ma bouche et ingérait le précieux nectar qu’il m’offrait. C’était divin, j’aurais voulu pouvoir le boire jusqu’à plus soif… pourtant je savais que je ne devais pas exagérer. Je ne voulais pas qu’il se fâche, lui donner une raison de se mettre en colère contre moi. Je voulais lui faire honneur et lui montrer que je le respectais plus que tout et que je ne voulais en rien profiter. C’était moi qui étais là pour lui et non l’inverse, je ne devais jamais l’oublier. Il me faisait une offrande, je devais en jouie avec mesure. J’ai léché une dernière fois l’entaille, en profitant pour caresser sa main et son bras avant de le lâcher de mon plein gré, levant vers lui des yeux pleins de reconnaissance.


Suzy n’est pas venue parce que vous l’y avez forcé Maître. C’est moi qui l’ai obligée à reprendre sa place, parce que vous me l’aviez demandé. J’ai obéis à votre ordre, mais elle, elle s’y refuse, malgré l’hypnose. Je crois… je crois que lorsque vous exercez votre don hypnotique sur Suzy Tannen, elle se terre pour me laisser sa place, à moi qui vous obéit aveuglément. Je sais qu’elle est là, mais elle ignore mon existence. Quant à moi, je pense que votre simple présence me fait prendre le dessus. C’est presque malgré moi et malgré elle, quand vous apparaissez, elle disparaît pour me laisser sa place.


J’essayais de lui donner un maximum d’information sur ce que je ressentais, sur ce que j’avais expérimenté. Je savais que ça lui serait utile pour comprendre un peu mieux et éventuellement s’en servir par la suite. Je tentais de jouer mon rôle à la perfection, lui donner plus encore que ce qu’il aurait souhaité obtenir. J’étais un jouet pour lui, je le savais, mais je voulais devenir un jouet précieux, qu’il me sache fidèle au-delà de tout à sa cause. Je l’aimais avec autant de force que Suzy pouvait le haïr et désirais le servir avec autant de force que Suzy voulait le fuir.


Je ferai ce que vous voulez, je ne désire que vous servir, je me soumettrai à ce que vous voudrez. Si je peux vous aider à accomplir vos desseins, j’en serais honorée…
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Ven 11 Mar - 22:48

    Elle était reconnaissante, malgré la confusion qui torpillait sa conscience. Je pouvais le sentir. La joie emplissait chacun de ses pores, chacun de ses gestes. Son regard se faisait avenant, sa façon de se tenir aussi. Je pouvais percevoir, presque effleurer du bout des doigts la dualité et les conflits intérieurs qui habitaient la jeune femme, mais je savais que pour l'instant, toutes ces choses étaient reléguées au second plan. Pourquoi? Je venais tout simplement d'offrir mon sang. Un sang plein de vie, un sang plein de puissance. Une seule goutte aurait pu rendre totalement accro n'importe quel être humain, le rendre fou de désir pour moi. Et je sentais que cela avait le même effet chez mon nouvel esclave humain. Suzy Swing Tannen allait bientôt devenir une véritable droguée. Et alors, j'en ferais une arme, en plus d'être déjà mon objet. Mais avant tout cela, je devais réfréner mon impatience et surtout, continuer mes expériences sur ce nouveau sujet d'étude. J'avais vraiment eu le nez, en m'attachant les services de cette épouse dévouée. Elle pouvait me servir à bien des choses. Me nourrir, quand je me lassais du goût des esclaves du manoir. De divertissement, quand l'envie me prendrait de la tourmenter. Mais aussi d'objet de désir, quand j'aurais soif d'autre chose que de son hémoglobine. Je pouvais tout faire d'elle, et je n'avais jamais eu de toute ma longue existence serviteur si utile, et si... multi-tâches. Oh bien sûr, il y avait Krystel, mais elle était ma fille, et non un simple laquais. Ma fille et tant d'autres choses...


    Suzy me remercia, avant de prendre mon poignet entre ses mains et de le porter à sa bouche. Je fermais els yeux alors que je sentais ma vie immortelle s'écouler depuis mes veines. Je sentais sa langue contre la plaie, ses lèvres autour. Elle suçait le sang comme l'aurait fait un vampire nouveau né, et cela ne pouvait que renforcer encore un peu plus nos liens. Et son addiction, qui deviendrait bientôt terrible quand je serais absent trop longtemps de son existence. Cette sensation de vide et de faiblesse soudaine était grisante; je me sentais vulnérable. Je ne l'étais sans doute quasiment pas, hormis mon immobilité et le fait que mes sens soient tournés vers la satisfaction de l'instant. J'avais appris tout de même à ne pas diminuer la perception que je pouvais avoir de mon propre environnement. N'oublions pas que j'étais né en des temps lointains où l'assassinat était chose courante, et où embuscade rimait avec dérobade. Je devais donc prendre garder, aussi n'allais je pas laissé beaucoup de temps à mon humaine. Mon humaine. Quelle ridicule formulation, pourtant pleine de sens. Je devais m'y faire maintenant. Je fus cependant terriblement surpris de la retenue de la jeune femme, qui sut se retirer avant que je ne lui ordonne. Peu d'humains avaient la force de caractère et de volonté d'abandonner de leur plein gré. Je devais avoir là une humaine hors du commun...


    Elle se mit d'ailleurs à me parler de ce qui lui arrivait. Sa réponse me satisfaisait d'un point de vue personnel, mais j'avais bien peur que je ne pourrais pas adapter cette pratique pour la généraliser à d'autres humains. Cela semblait donc venir de l'esprit de ma victime. Elle s'était dédoublée, formant par là même une sorte de protection mentale. Sa propre conscience refluait, et demeurait vierge et intacte des souillures que je pourrais provoquer, alors que dans un autre temps son double lui permettrait de contenter mes plus basses attentes, m'empêchant par là même d'avoir le moindre prétexte de la punir. Autant vous dire qu'à cet instant précis, je ressentis une très importante frustration par rapport à ce cas de figure, que j'avais certes envisagé en premier lieu mais qui ne me satisfaisait pas pleinement.



    Je me demande s'il existait un moyen de rendre cette personnalité que tu me montres, permanente. Ou l'inverse. Crois tu que cela soit seulement possible, petite humaine?


    Je m'approchais d'elle. Test ultime, je me demande aussi si sa nouvelle nature a une durée limitée, ou un seuil de tolérance...


    Et si je te dis de tuer ton mari. Que ferais tu? Que ferais tu pour gagner ta place à mes côtés?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Sam 12 Mar - 1:06

Pauvre Suzy... quand je suis là elle est réduite à néant, et elle ne le sait même pas. Mais c'est bien mieux ainsi, aussi bien pour elle que pour moi... et que pour le Maître. Il a besoin de serviteurs fidèles et dévoués, elle est bien incapable de devenir ça un jour. Non, Suzy est bien trop "humaine", trop sociable, trop dévouée à ses pairs, aux plus faibles. Suzy est le côté blanc, je suis le côté noir, son "elle" maléfique. L'avantage que j'ai sur elle, c'est que je connais son existence et qu'elle ignore la mienne. Comment pourrait-elle imaginer un seul instant qu'il suffit qu'il apparaisse pour qu'elle lui soit totalement asservie et agisse de sa propre volonté ? Techniquement, c'est pourtant le cas. C'est bien son corps qui est là, c'est bien Suzy Tannen qui se tient devant le roi, c'est bien elle qui réclame de pouvoir le servir... du moins une partie d'elle qu'elle a toujours enfouie. Sans doute chaque être humain a-t-il cette dualité en lui, développant son côté bon ou son côté sombre qui détermine sa personnalité. Ici nous pouvons nous permuter, ce qui rend les choses autrement plus compliquées... et pourtant si simples finalement.

Enfin j'existe, enfin j'ai droit de cité... Et de quelle manière ! La meilleure qui soit, la plus extraordinaire. Il m'a été offert la chance de pouvoir servir cet être extraordinaire, et contrairement à elle, je peux savourer cet honneur qui m'est fait. Suzy se bat de moins en moins. Je la sens terrée tout au fond, dans un état léthargique, et quand j'ai voulu la ramener tout à l'heure, j'ai pu remarquer qu'elle ne souhaitait absolument pas revenir. Elle s'était même battue avec obstination contre cette idée. Fait étrange... Ainsi je préférais révéler à mon Maître tout mon ressenti. Il m'avait fait comprendre qu'il voulait étudier ce qui se passait, et désireuse de le satisfaire autant que je le pouvais, je voulais ainsi lui offrir tous les éléments dont il avait besoin.
il m'avait éveillée à la vie, me permettait d'exister, et cette existence, il était donc normal que je la lui dédie. Je lui étais entièrement dévouée, il devait le savoir, le comprendre, j'étais prête à tout pour le servir. Idée dangereuse ? Pas pour moi... il ne faut pas oublier que je ne suis pas "elle". Saura-t-elle d'ailleurs que j'ai offert mon existence à celui qu'elle redoute tant ? Sûrement pas. quand elle se réveille, elle a tout oublié et ne se souvient de moi, de lui, que dans ses songes. Système bien pratique, et surtout, il est assez sécurisant de savoir qu'ainsi, elle ne risque pas de devenir incontrôlable.

Le roi me demande alors si je pense possible de rendre une de nos personnalités permanentes. A dire vrai, je l'ignore... Je n'ai pas encore compris moi même comment je suis éveillée. Est-ce que c'est Suzy elle-même qui, se rendant compte du danger, provoque la mutation de nos esprits ? C'est possible, pourtant j'ai plutôt l'impression qu'en lieu et place de cela, c'est sa présence qui m'éveille, comme le soleil vous réveille le matin, il était l'astre qui m'amenait à la vie. Ce n'était qu'une théorie, forcément je ne pouvais avoir aucune certitude. Il s'agissait là de notre seconde rencontre seulement, et nous venions de prendre conscience de ce qui se passait. J'avais mon existence propre, mais cet état de fait était bien plus évident aujourd'hui que la première fois.



J'ignore si je peux rester en éveil si vous n'êtes pas là maître. C'est votre présence qui me donne la vie. Lorsque vous partez, elle reprend sa place, même si sa personnalité est un peu chamboulée par l'absorption de votre sang. Elle et alors désinhibée, se met en colère plus facilement, mais malgré tout, elle reste Suzy.


Pourtant j'aurais voulu devenir elle une bonne fois pour toutes. Cette Suzy était bien trop fragile, bien trop douce et aimante à mon goût. Aucun intérêt... elle n'avait vraiment aucun intérêt.
Le maître se rapproche et je lève les yeux vers lui, pendue à ses lèvres, buvant ses paroles comme un nectar. Une place à ses côtés... Mes yeux s'écarquillent et je suis remplie d'espoir. Oh oui, pouvoir être à ses côtés et le servir... c'est tout ce que je désire !



Maître, c'est SON mari, pas le mien... je n'ai que faire de cet idiot ! je le tuerais sur le champ pour pouvoir être à vos côtés ! Mais alors il faudrait prendre garde à ce que Suzy ne revienne pas... elle a déjà failli se tuer une fois parce qu'ils s'étaient quittés, s'il meurt, j'ai peur de ce qu'elle pourrait faire et j'ai besoin de son corps pour exister...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 16 Mar - 17:06

    J'avais déjà touché à la psychologie humaine. Bien sûr, je n'étais absolument pas un expert en la matière, bien au contraire. Quand Freud et les autres grands du domaine faisaient leurs études et leurs théories, j'étais en train de mener une guerre sans pitié contre certains de mes opposants dans les continents les plus lointaines. Une période propice aux grandes conquêtes humaines; territoires, sciences, pensées... Moi, je me baignais dans le sang, à l'époque, et unissait l'espèce des vampires sous la coupe intraitable d'un régime autoritaire dont je serais le seul dépositaire. J'avais fait de ma vie une lente mais irrésistible course au pouvoir, et ne m'était arrêté en chemin que pour comprendre les individus qui cohabitaient avec moi. J'avais donc cherché à identifier empiriquement les caractères des gens, et m'était entraîné à les cerner, pour mieux les manipuler ou les dominer. Cela n'était jamais qu'une amélioration de mes talents naturels de vampire; à sa transformation, tout nocturne rouge dispose de certaines dotations en charisme et en persuasion. Plus que de la psychologie, je n'avais jamais qu'amélioré mes pouvoirs « de base » ce qui m'avait permis de mieux comprendre le monde qui m'entoure. Aujourd'hui, je développais quelque chose de nettement moins tangible, de plus difficilement cernable. Aujourd'hui, je sondais non pas la noirceur de l'âme humaine, ou sa bonté comme il m'arrivait de le faire; je sondais ses zones d'ombre.


    Il s'agissait donc de répondre à ma curiosité, dans cet étrange échange avec Suzy Swing Tannen. Il me semblait particulièrement insolite de converser qu'avec une partie de la personnalité d'un « sujet »; je n'avais pas pour habitude de me livrer à pareille gymnastique. Pourtant, tout changeait entre les « deux » humaines. On aurait vraiment pu croire à deux personnes différentes. Tout différait; de l'attitude à la posture, du regard aux paroles. La Suzy que j'avais maintenant devant moi était forte; elle assumait pleinement le rôle que je lui avais attribué; tremblait d'un désir sexuel important à mon égard et donnerait sans doute n'importe quoi pour avoir un peu de mon sang. L'autre par contre, était terrifiée, hésitante, voulant par dessus tout s'enfuir loin de ma propre présence. Sans doute était elle trop fragile pour supporter le genre de situation hautement stressante que je lui infligeais régulièrement par ma simple présence. Tout cela me semblait bien compliqué, il était tellement plus simple au final qu'on me craigne tout simplement, et que je fasse ce que je désire des gens que je rencontrais.


    Suzy me parla de son alter ego sympathique... Cela me conforta dans l'idée que tout ce qu'il se passait se déroulait à un niveau psychologique, et n'était en rien dû à mon pouvoir. En tous cas, pas directement. Bien sûr, il y avait toujours une possibilité infime que je ne sois en train de développer de nouvelles aptitudes dont je n'avais pas encore conscience, mais j'étais persuadé que ce n'était pas le cas.



    D'accord, alors tout se passe dans ta tête alors. Votre tête, à vous deux, devrais je plutôt dire. Je ne te cache pas que je suis fort étonné de ce drôle d'effet que j'ai sur toi, de cette emprise que je peux avoir sur ta personnalité. C'est... intéressant.


    Sa joie est pathétique, sa réjouissance me fait vraiment rire, intérieurement. Je sais que je pourrais faire d'elle ce que je veux. Se dessine déjà ma future image médiatique; Augustus King, chef de tous les vampires, et qui coopère avec les humains et aide une jeune institutrice pour enfants handicapés. Pas mal, pas forcément novateur mais cela pourrait être crédible. La seule idée de me voir à un gala avec Suzy au bras me fait déjà rire; j'imagine par avance la tête que fera Krystel si elle était témoin de la scène. Suzy qui temporise en parlant de cet humain. Je souris, amusé par la situation


    Et ce mari, s'il pouvait voir ce que nous faisons, toi et moi... Comment réagirait il? Serait il ravi? Peut être avons nous là l'occasion de nous débarasser de l'un, comme de l'autre. Cela te plairait il, petite humaine?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 16 Mar - 21:44

C'était certainement un test, pourtant j'avais été on ne peut plus sincère dans ma réponse. Oui, si je pouvais rester moi, je serais capable de tuer Hugh Tannen sans la moindre hésitation. Rester moi, balayer Suzy et ses principes, servir mon roi corps et âme à temps plein... ce que j'étais en ce moment le désirait plus que tout. J'étais fascinée, en totale admiration devant cet être de la nuit. J'avais conscience qu'il se situais bien au dessus des autres vampires. Ils étaient faibles, pauvres d'esprit, aucun n'arrivait à la cheville de celui à qui j'étais liée. Il avait fait de moi une servante loyale et fidèle, mais j'étais inquiète de ne pas connaitre les tenants et les aboutissants de ce processus qui nous faisaient nous permuter, elle et moi.
Est-ce que Suzy pouvait reprendre le contrôle ou bien en était-elle incapable ? Dans ce cas, quand pouvait-elle reprendre vie à ma place ? Quand je l'avais décidé ? Quand le roi s'était éloigné ?
Tous ces paramètres devaient être pris en compte pour la sécurité de mon Maître, je ne voulais pas risquer quoique ce soit.

Je n'avais pas de mal à envisager de faire tout ce qu'il me demandait. J'étais aveuglée, ne voyait que la voie qu'il traçait pour moi. Quoiqu'il me demande, je ferais tout pour le satisfaire. Est-ce que nos liens étaient encore en train de se resserrer ? Et dans ce cas, est-ce que ça aurait une influence sur Suzy à son réveil ? Aurait-elle toujours le même comportement ? Est-ce qu'elle n'allait pas se montrer peut être plus impatiente, plus colérique, moins douce ? Cette fois, aurait-elle des souvenirs tangibles ? Se souviendrait-elle de ses rêves ou d'une partie d'entre eux ? J'étais inquiète de tout ça.
Oui, Suzy Tannen m'inquétait, parce que son âme était tellement charitable qu'elle était bien fichue de se foutre en l'air si elle se rendait compte qu'elle pouvait faire du mal ou si on s'attaquait à ses proches et qu'elle se sente coupable ! Quelle guigne, il fallait qu'on tombe sur la version blonde et mignonne de mère Térésa !

Intérieurement je fulminais de ne pas pouvoir prendre l'ascendant sur elle une bonne fois pour toutes. Je pourrais jouer son rôle, reprendre sa vie... J'avais accès à ses souvenirs, je savais tout ce qu'elle savait, les choses seraient bien plus simples, et ça serait bien plus sûr. Mais elle était là, bien présente, même si pour l'instant elle était endormie, je savais qu'elle reviendrait et que je devrais lui rendre sa place. C'est vrai, tout ça était dans ma tête, dans NOTRE tête comme le disait mon maître. Je sentais qu'il avait une influence, même si j'en ignorais la portée exacte. Il trouvait ça intéressant... Je ne demandais pas mieux que de l'aider à résoudre ce mystère.



Hugh a dit a Suzy qu'elle avait tort de se braquer et qu'elle devait profiter de cette chance qui lui avait été offerte d'avoir été choisie. Mais maintenant qu'il a vu les dégâts que ça avait sur elle... Je crois que les choses ont évolué dans son esprit, même s'il ne lui en a pas fait part. Elle l'a... senti.


Je lui souris.


J'aimerais plus que tout rester seule pour pouvoir vous servir à temps plein...


Je m'avançais un peu, à peine en fait, juste un léger mouvement du haut de mon corps, et tournais sensiblement la tête.


Vous n'avez toujours pas faim Maître ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Lun 28 Mar - 0:02

    J'étais prêt à accepter la condition particulière de ma nouvelle servante. Je la trouvais divertissante, et elle était même intéressante à sa manière d'être humain. Les paroles qu'elle eut à l'égard de son mari me firent sourire. Alors comme ça, le petit Hugh Tannen était un dépravé fini... Ce paltoquet n'avait même pas la dignité de savoir tenir sa femme comme il se devait. Il n'avait pas été dérangé qu'un autre que lui la touche. Tous frappés, ces humains. SI je me serais lié par les liens d'un mariage, je n'aurais jamais pu tolérer que mon épouse puisse aller voir ailleurs, même sans son consentement. Les humains étaient si faibles. Si aisément corruptibles, ils ne se rendaient même pas compte que nous étions en train de tout leur prendre et qu'en plus, ils en redemandaient. Je ne comprendrais donc probablement jamais l'espèce humaine. Si jeune, si faible. Esclave de sa passion pour tous les vices, son attrait pour le mal. Ils avaient tous leur point faible. Celui d'Hugh Tannen était sans conteste le sexe et la débauche, dans lesquels il se plaisait à s'abandonner totalement. La faiblesse de Suzy Swing Tannen, c'était sans doute sa bonne morale, son respect de la vie et toutes ces sornettes qui comptent tellement aux yeux de certains humains. C'était cette même faiblesse qui l'avait poussée à adopter un espèce de dédoublement de personnalité. J'eus un sourire entendu aux paroles de Suzy. Il me semblait clair que son mari pourrait s'en mordre les doigts, je présume. J'avais tout de même bien envie de prendre la jeune femme à mon service exclusif et à temps plein, avoir une mortelle à mes côtés avait des atouts non négligeables. Au pire, si je me lassais, sans doute pourrais je en changer rapidement. J'anticipais cependant la réaction de ma très chère fille au cas où elle emménageait au manoir... Bon, j'avais le temps de repenser à tout ça, de toute façon.


    Cet imbécile est corrompu depuis trop longtemps maintenant. Il s'est jeté à corps perdu dans la dépravation. Le sexe est son péché mignon. Une ou deux catins vampires et il a accourut. Il a paradoxalement autant de considération pour ton autre toi que de mépris. Quelque part, je te fais une fleur en te tirant de sa vie. Il ne mérite pas une personne aussi méritante que toi à ses côtés, ma petite Suzy.


    Quand je voulais dire méritante, cela signifiait surtout intéressante, amusante... Et peu contraignante. Car sa dévotion à mon encontre était sans nulle autre pareille en parlant d'une humaine, et je trouvais cela follement intéressant. La jeune femme s'approcha de moi et me dit qu'elle désirait me servir à temps plein. Elle s'approcha un peu plus et me montra son cou. Elle savait anticiper mes besoins, mais saurait elle tout prévoir, tout anticiper? Il me tardait de mon rendre compte.


    Je n'ai pas faim, servante. Pas de ton sang. Pas tout de suite, en tous cas.


    Je me mis à tourner autour de son corps, reniflant son cou ostensiblement, laissant mes lèvres frôler la peau de sa joue, de ses lèvres, de son cuir chevelu. Je m'imprégnais totalement d'elle, pour la savourer. Comme un humain se serait embarrassé de manières devant un excellent cru. Je faisais de même, à ma manière. Je m'arrêtais finalement devant elle, posant ma main sur sa joue.


    Revêts la tenue d'Eve. Et rappelles moi ce que le mot dévotion veut dire, pour toi. Si tu me satisfais, je verrais ce que je peux faire pour t'arracher à ton existence futile...

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Lun 28 Mar - 0:45

Ah que j'aurais voulu pouvoir me débarrasser de ces deux-là ! Mais j'étais enfermée dans ce corps, un corps qui m'était étranger mais qui était le miens en même temps. Je la sentais là, au plus profond de notre esprit, complètement endormie sous ma domination. J'avais pris sa place et je voulais rester à la surface, guider chacun de ses gestes, chacune de ses paroles, faire mon oeuvre pour servir mon maître sans que rien ne puisse m'en empêcher. Mais je ne devais pas me leurrer, elle était toujours là, elle pouvait revenir à tout moment, et tuer cet imbécile sans intérêt qui lui servait de mari pourrait bien provoquer un choc qui la réveillerait assez longtemps pour qu'elle puisse commettre l'irréparable en comprenant que c'est de son fait qu'il avait fini par disparaître. Elle l'aimait trop, et je cherchais toujours pourquoi d'ailleurs. Pas mal physiquement, mais entre nous, on croisait des hommes comme lui tous les jours dans la rue, il n'avait rien d'exceptionnel. Il avait le QI, mais excusez-moi, vous ne m'ôterez pas de l'idée que c'est un véritable imbécile... Et pour couronner le tout, il n'avait aucun respect pour elle.

Il me dégoûtait, et elle me dégoûtait de l'aimer malgré tout. Mais avais-je le choix ? Je devais m'accrocher et tenter de rester là, de ne pas la laisser revenir... Si mon maître le voulait. Avant mes désirs, les siens étaient prioritaires évidemment. J'ignorais ses projets pour moi, ni comment il souhaitait m'utiliser, mais quoiqu'il décide, je lui obéirai car je savais qu'il n'agissait pas à la légère.
Ce qu'il m'a dit concernant Hugh Tannen m'a arraché un sourire radieux. Il ne me méritait pas... Un tel compliment dans sa bouche et j'en étais presque émue aux larmes. Je me sentais fière tout à coup, encore plus désireuse de le servir pour qu'encore je puisse éveiller son attention de manière positive. Ma dévotion grandissait toujours à mesure que le temps passait avec lui et je me sentais prête à tout pour pouvoir le combler. A nouveau je lui offrais mon cou. Il devait avoir soif ! Oui, sûrement, je le sentais de manière indéfinissable...

Pourtant il refusa. Je restais quelque peu interloquée par ce nouveau refus... Mais pas longtemps. Il avait faim d'autre chose et il se mit à tourner autour de moi. J'ai fermé les yeux et bloqué ma respiration, tentant par tous les moyens de rester le plus immobile possible mais c'était tellement difficile ! Mon corps tremblait d'envie à sentir le frôlement de ses lèvres, il les réclamait avec une telle force qu'il me fallait toute ma volonté pour ne pas craquer. Mais je ne voulais pas craquer, pas avant d'avoir son accord, pas avant qu'il ne me le demande. Je devais lui montrer à quel point ma volonté pouvait être forte quand il s'agissait de le contenter. Je me battais contre moi-même, me contentant de serrer les poings pour ne pas bouger. Je gagnais.
Ses mots, à nouveau, se faufilant dans les limbes de mon esprit pour venir y asseoir leur pouvoir, ces mots que j'attendais. Mais je ne pouvais pas me jeter sur lui et assouvir mes désirs. Il ne s'agissait pas des miens mais bien des siens.

Pouvait-il se douter de ce qui se passait en moi en ce moment et du combat que je menais ? Je n'en laissais en tout cas rien paraître, et je finis par lui offrir ce qu'il me demandait. Je n'agissais pas de manière mécanique, mes gestes étaient fluides et je faisais une chose que Suzy aurait été incapable de faire. Elle n'était pas dotée de cette sensualité et aurait été bien incapable d'ôter ses vêtements avec autant de grâce que je le faisais en ce moment. J'offrais à mon maître un spectacle que je voulais au-delà de ses espérances, cherchant toujours à le surprendre.
Ensuite seulement j'ai fait un pas en avant pour m'approcher de lui. Ma main a frôlé sa joue du bout des doigts, comme si je caressais la chose la plus précieuse du monde. C'était le cas. Mes doigts on glissé sur son cou, descendant doucement, et j'ai commencé à déboutonner sa chemise. Doucement, religieusement. Le tissu enlevé mes lèvres se sont posées sur son torse. Je combattais toujours cette envie d'aller trop vite, m'affairant à ne pas lui offrir un "service de seconde zone" comme je me doutais que certaines de ses dévotes devaient lui donner. Moi je savais me contrôler pour lui faire plaisir, pour éveiller ses sens en narguant un mamelon de ma langue, en frôlant le renflement de son pantalon du bout des doigts comme une promesse.

Je dévalais son corps de mes lèvres et me retrouvais à genoux devant lui. Mes yeux se sont levés pour croiser les siens alors que je finissais de le déshabiller, et je sentais que cette fois était à mille lieue de la fois précédente. Cette fois j'étais totalement moi, j'avais pleinement conscience de ce lien merveilleux qu'il avait tissé entre nous, et je l'utilisais comme je n'avais pas pu le faire la première fois. Ma langue le caressait mieux, mes lèvres le serraient exactement comme il fallait, j'avais les bons rythmes, aux bons moments, et je ne cessais de le surveiller, à l'affut de chaque réaction qui pourrait me guider pour que ça soit mieux encore. J'avais presque l'impression de sentir à l'intérieur de moi ce qu'il ressentait et comment corriger mes caresses à chaque étape, les variant au gré de ses envies, utilisant ma bouche et mes mains avec efficacité. A chaque seconde je l'apprenais encore mieux, je me connectais un peu plus à ses désirs pour mieux les assouvir. Ainsi, lorsque j'ai vu son regard dévier sur ma croupe qui dansait au rythme des assauts de ma bouche, je me suis redressée, me retournant pour venir poser mes mains contre un arbre qui me servirait de support. Cette fois les choses seraient différentes de la première fois... Cette fois je jouais en parfaite adéquation avec mon roi...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Dim 3 Avr - 18:26

    La petite Suzy était maintenant parfaitement obéissante. Elle était toute à moi, comme il se devait. C'était quelque chose de vraiment grisant que de se dire qu'on dispose d'une emprise totale sur un autre être doué de conscience. Suzy était à moi, et comme chacune de mes possessions, je la chérissais et me montrerais extrêmement exigeant dans le même temps. Et elle me le rendait bien. Délicate petite fleur humaine, qui devait se retenir d'exploser alors que je humais le parfum animal et sauvage de son corps si fragile. Elle fermait les yeux et semblait éprouver du plaisir à cette simple présence que je lui imposais. Je lui ordonnais, et elle m'obéissait. Sans rien attendre en retour qu'une fraction infime de mon attention. Qu'il était aisé de la contenter et d'en retirer quelques menus plaisirs... C'était rafraîchissant, après toutes les intrigues que je devais gérer à toutes heures du jour et de la nuit. Il me paraissait évident que jamais Suzy ne pourrait atteindre le degré de satisfaction que pouvait me procurait des amants vampiriques, qui par leur résistance, leur endurance et leur brutalité, pouvaient s'avérer immensément supérieurs dans le domaine de la pure satisfaction physique. Mais coucher et contrôler une humaine était l'affirmation d'une domination sans failles sur le monde des vivants, c'était quelque chose que je souhaitais tout particulièrement. Et cela avait aussi un côté très vulgaire, très simple aussi, qui m'attirait en ce sens.


    Quand Suzy retira ses vêtements, je sentais une douce chaleur se répandre dans chaque partie de mon corps. Il me paraissait évident qu'elle avait compris mes directives, et qu'elle s'y pliait. Je n'avais pas besoin d'utiliser mes facultés de nocturne rouge pour deviner qu'elle était toute prête à se donner à moi, à me servir, et à me satisfaire. Je sentais qu'elle transpirait littéralement de l'envie et du besoin de se plier en quatre pour mon bon plaisir, et il me semblait clair que je n'avais pas à résister à ce genre d'attention. Lorsqu'elle se déshabilla sous mes yeux, je m'étonnais un instant du manque total de retenue de la jeune femme. En même temps, quelles étaient les chances qu'on nous surprenne ensemble dans un endroit pareil? Et plus encore, quelles étaient les chances que n'importe quelle créature en ce monde puisse me tendre une embuscade ici et maintenant, alors que j'étais le prédateur le plus avertit et le plus aguerri qui foulait la Terre à l'heure actuelle? Je n'avais donc aucune prudence à adopter, ni peur à avoir. J'étais le seul maître ici, et Suzy le savait. Je lui fis une fleur en la laissant me toucher la joue, puis le cou. Je la laissais faire une fois encore quand elle m'embrassa le torse, et déboutonna ma chemise. Brave petite esclave, elle m'avait bradé sa volonté au profit d'un plaisir terrestre plutôt trivial, mais j'aimais être perçu comme un dieu sur la terre des hommes. Elle posa ses mains sur mon corps, et finalement, s'arrêta à genoux devant moi. Je savais ce qu'elle allait faire, et cela me ravissait déjà les sens.



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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Dim 3 Avr - 22:01

Mon maître m'avais enfin permis de le satisfaire. Peu importe la manière, j'en éprouvais un plaisir indescriptible. J'étais totalement dévouée et contrairement à la première fois où Suzy était encore bien trop présente, j'ai pu me consacrer totalement au rôle qui était le mien, celui de le servir.
Un nouveau monde s'ouvrait à moi, et j'avais cette sensation profonde que c'était le mien, celui auquel j'étais vouée à appartenir depuis le départ, la raison de ma venue au monde. J'avais maintenant un vrai but, mon destin se scellait, je servais à quelque chose, ou du moins je servais quelqu'un, le seul à qui j'étais destinée. J'étais prête à tout pour le contenter, je n'avais même pas besoin du genre de promesse qu'il m'avait faite de me sortir de la vie qui était la mienne, du moins celle de Suzy. Il n'avait qu'à demander pour être servi.

Pourtant cette vie, je voulais en sortir. Ce n'était pas la mienne, cette femme dont je partageais le corps, je la méprisais, tout comme je méprisais les siens, son mari détestable et pourri de vices, son métier imbécile et sans le moindre intérêt à s'occuper de dégénérés... Une nouvelle ère était en train de se lever sur le monde et cette idiote voulait rester enfermée dans son univers minable. L'homme des cavernes refusant la nouvelle technologie. Pauvre fille... Mais moi en attendant, je devais vivre avec ça. Alors l'idée de pouvoir prendre le contrôle et le garder, d'accompagner mon maître et sortir de cette vie sinistre qui était celle des Tannen, ça me galvanisait.

Pourtant ce n'était pas la raison pour laquelle je me suis tant attachée à lui faire plaisir. La seule récompense valable pour moi était de sentir qu'il aimait ce que je lui faisais. Plus que la première fois, j'avais les bons gestes, sans doute parce que je l'apprenais mieux sans être parasitée par Suzy. Quel bonheur de sentir ses frissons, de le sentir se tendre sous mes caresses, de le voir chanceler par instant sous le travail de ma bouche... J'étais heureuse de l'effet que je pouvais avoir sur lui en cet instant, heureuse de lui donner ce qu'il attendait de moi.
D'ailleurs j'étais à l'écoute comme jamais. Sans doute que le fait que son sang coule dans mes veines avait une incidence parce que je ressentais ses envies et ses besoins comme jamais, j'arrivais presque à deviner ses attentes sans qu'il ait à me les dire. Ainsi je m'étais idéalement placée pour que mon merveilleux amant puisse prendre possession de moi comme il le souhaitait.




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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 7 Avr - 14:02



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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 7 Avr - 22:23

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 13 Avr - 17:06

    Nous venions de terminer nos ébats, nos corps étant encore totalement dénudés. Je ne ressentais ni fatigue ni même le froid, car il y avait longtemps que mon corps était mort suite à la malédiction vampirique qui m'avait frappée. Je me sentais cependant plus chaud que d'habitude, dans le sens où la chaleur bienvenue avait été libérée durant la déflagration sexuelle que nous venions tous deux de connaître. Je ne savais pas ce qu'il en était pour Suzy, mais il était clair qu'elle était carrément dévastée elle aussi. Le lien que j'avais forgé entre nous en buvant son sang et en lui offrant le mien était assez pratique finalement, je pouvais sentir comment elle se sentait et ce qu'elle ressentait au niveau de ses sensations et de ses émotions. Là, je la sentais surtout bouillonnante, mais je ne savais plus démêler grand chose de plus précis que cela, pour la simple et bonne raison que mes propres sens étaient toujours oblitérés par le plaisir ultime ressentit quelques instants plus tôt. Cependant, la vision que j'avais d'elle à cet instant ne laissait que peu de place au doute. Elle aussi avait été dévastée par nos rapports, et je savais tout autant que sa personnalité était restée la même tout au long de nos ébats. La douce Suzy me semblait bien loin, désormais, mais il ne fallait surtout pas que je néglige le fait qu'il était fort possible qu'elle finisse par revenir, et peut être plus rapidement qu'on aurait pu le croire.


    Suzy s'approcha pour venir rechercher sa récompense. D'un point de vue extérieur, cela pouvait ressembler tout à fait à une forme de paiement, mais ce n'était de fait pas le cas. On ne paye pas son esclave, et c'était ce qu'était la jeune femme à mes yeux. Un lombric, tout juste bonne à satisfaire ma curiosité et mes caprices. J'avais apprécié ce qu'elle avait fait pour répondre à mes ordres, et je décidais donc d'entretenir sa loyauté et sa fidélité par une récompense, le véritable péché mignon de tous ceux qui n'étaient pas vampires. Remarque, cela plairait grandement aux autres vampires également. Moi même, j'étais capable de me gargariser de sang d'immortel et d'en boire une quantité absurde , principalement celui de Krystel d'ailleurs, le seul sang de vampire capable de me sustenter totalement et d'avoir bon goût à mes sens. La jeune femme se rapprocha de moi, posa ses mains sur mon corps. Je la laissais faire, nous avions dépassé le stade de l'absence de contacts physiques. Elle m'était totalement soumise et me toucher n'était plus signe de grossièreté ou de vulgarité. Ensuite, elle posa ses lèvres contre les miennes, parvenant à un seuil de self control particulièrement absolu. Elle scella ses lèvres aux miennes pour recueillir mon sang, puis elle caressa ma langue de la sienne. Je me relevais finalement tout à fait lorsqu'elle eut terminé de saisir sa récompense, et la toisais du regard.



    Maintenant, tu vas me rhabiller, femme. Fais attention à mes vêtements je te prie. Toi, tu peux rester comme ça, cela ne me dérange pas du tout vois tu.


    J'attendais qu'elle s'exécute, mais je pensais soudainement à quelque chose d'autre.


    J'aimerais que tu viennes dans mon domaine, désormais. Pas de façon permanente, mais je vais te prendre à mon service. Mais avant ça, je veux que tu rencontres mon bras droit, Krystel Raybrandt. Elle est ma fille et ma maîtresse. Je compte bientôt m'unir à elle, aussi je veux que tu te rendes à son manoir ce soir, et que tu te présentes à elle. Je veux que tu fasses tout ce qu'elle te dira de faire, et que tu lui expliques que c'est moi qui t'envoies. J'aurais aussi un message à lui transmettre...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Mer 13 Avr - 22:09

L'absorption de son sang n'avait pas manqué de faire ses effets. J'avais parfaitement conscience du fait que si je me sentais bien, c'était parce que j'étais galvanisée par le bonheur d'avoir pu satisfaire mon maître. Mais les rapports avaient été tellement intenses que la douleur était diffuse dans tout mon corps. Je m'en fichais, c'était vraiment le cadet de mes soucis, peu importe ce que je ressentais tant que lui était heureux de ce que je lui donnais. Mais avec ce nouvel apport de son sang dans mon organisme, celui-ci semblait s'apaiser et se guérir... Sans doute d'ailleurs avait-il tenu le coup parce que j'avais pu en prendre un peu avant.

J'étais heureuse de voir que je pouvais me maîtriser ainsi. Pourtant, tout mon corps me criait une réaction plus sauvage et demanderesse envers lui. Mais non, je gardais le contrôle, pour ne pas le contrarier, pour qu'il remarque que j'en étais capable. Je n'ai aucune idée de ce qu'il compte faire de moi, mais quoi que ce soit, je veux le satisfaire. Peut être serais-je son esclave, lui prodiguant sang et sexe au gré de ses envies... Peut être voudra-t-il faire de moi un soldat et m'utilisera comme un pion sur son échiquier pour arriver à ses fins, quelles qu'elles soient. Je ne sais pas. En réalité, je ne me pose pas vraiment la question. J'ai compris maintenant quel était mon rôle, et c'est tout simplement de le servir.

Suzy, je ferai tout pour la garder enfermée. Pour l'instant c'est facile, mon roi est là... Mais j'ignore ce qui va se passer quand il va s'en aller et me laisser seule. Est-ce qu'elle va reprendre le contrôle comme la dernière fois ? A ce moment là elle avait encore une certaine présence quand je me donnais à mon maître. Je la sentais là la frontière du conscient, et elle ne fut pas longue à refaire surface une fois la tempête passée. Mais là je l'ai enfermée tellement profondément... aura-t-elle la force de revenir ?
Il faut que j'apprenne à la maîtriser, parce que si je dois agir pour mon maître hors de sa présence, alors elle ne doit pas pouvoir m'empêcher de mener mes projets à bien. Echouer après un de ses ordres me tuerait de honte avant qu'il ne le fasse lui-même...

Un nouvel ordre venait de m'être donné, et aussitôt je m'exécutait. C'était presque comme si j'étais sur pilotage automatique, comme si je n'attendais que ça. je commençais donc à le rhabiller, écoutant attentivement ce qu'il était en train de me dire. Mon coeur s'est accéléré quand il m'a dit vouloir me prendre à son service, mais j'ai continué ce que j'étais en train de faire, mes doigts reboutonnant sa chemise précautionneusement. Je hochais doucement la tête. Aller au manoir des Raybrandt, me présenter à une vampire qui était sa fille et avec qui il allait s'unir. Par définition elle serait donc ma maîtresse elle aussi. Etrange sentiment... Il était tellement évident pour moi d'obéir au roi. Mais nous avions des liens... J'espérais pouvoir me montrer à la hauteur avec elle aussi malgré ce manque qu'il y aurait fatalement entre nous. Un nouveau défi s'offrait à moi, défi que je devais relever... Je n'avais pas le choix.



Oui Maître, je ferai ce que vous voulez...



Il était maintenant rhabillé, et je fis un pas un arrière, baissant la tête en signe d'allégeance.


Quel message voulez-vous que je lui transmette ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 21 Avr - 18:42

[HJ: excuses moi encore pour tout ce retard, j'ai l'impression de jamais m'en sortir >>]


    La jeune femme s'exécuta telle un automate, et commença à me rhabiller. Elle me passa ma chemise sur les épaules, je n'avais qu'à écarte les bras. Je perçus l'emballement de son organe cardiaque alors que je lui parlais de mon intention de la prendre à mon service. J'eus un petit sourire satisfait. Il serait si aisé de la mettre totalement sous ma coupe, elle me servirait beaucoup. A évacuer ma tension sexuelle lorsque celle ci se présenter. A m'offrir son sang de la façon la plus religieuse qui soit. A me servir d'exutoire quand viendrait le besoin de faire régner la douleur et la souffrance. Et surtout, je l'imaginais déjà être attachée au service de celle qui serait très bientôt ma Dame. J'imaginais assez mal Krystel me refuser quoi que ce soit, mais j'imaginais déjà son mécontentement de lui imposer une nouvelle esclave qu'elle n'aurait pas elle même choisit, et qui plus est qui avait goûté mon corps et mon sang. Elle se croirait en présence d'une rivale inférieure, ce qui me permettrait de la mettre elle aussi un peu plus sous mon emprise. Oui, m'accaparer Suzy Swing Tannen était quelque chose que j'imaginais assez mal comme ne pouvant pas m'apporter quelques bénéfices, d'autant plus que je pouvais sans problème jouer sur plusieurs tableaux en la recrutant. Elle termina de me reboutonner la chemise, alors que je commençais petit à petit à être de nouveau préparé. Elle me confirma qu'elle ferait ce que je voulais. Bonne petite humaine, calme et obéissante. Suzy termina rapidement de me rhabiller, et je me sentais déjà un peu plus présentable, et c'était le moins que l'on puisse dire après la débauche qui s'était tenue dans les buissons.


    Tout ce que je voudrais, donc. Et tu te plieras à sa volonté comme à la mienne, sauf si elle te demande des choses qui menaceraient directement ta sécurité. Si c'est le cas, tu lui rappelleras que tu es à mon service et que tu m'appartiens. Elle connaît nos lois, et ne te feras pas de mal. Sinon, obéis lui en tous points. Et proposes lui aussi de goûter ton sang et ton corps. Après tout, un serviteur en commun doit pouvoir satisfaire chacun de ses maîtres, n'est ce pas?


    Je n'attendais pas réellement son assentiment, c'était le moins que l'on puisse dire. Elle avait certaines prérogatives en tant que ma maîtresse humaine, mais cela se limitait bien vite. Suzy n'aurait aucun droit ni sur moi, ni sur Krystel, ni sur quiconque. Elle n'en avait d'ailleurs plus vraiment sur elle même; je l'avais marquée comme étant ma propriété, ma maîtresse, ma distraction. Elle m'était attachée, à moi et à moi seul. J'eus besoin d'une minute ou deux pour lui faire comprendre le message que j'avais en tête. Je le ressassais dans ma tête. Mais il était clair, de fait, je devrais aller au but. Je n'avais après tout pas toute l'éternité devant moi, contrairement aux apparences. Et pourtant, cela représentait un sacré paquet d'années, l'éternité.


    Dis lui que les préparatifs avancent, et que je vais me révéler au monde rapidement, maintenant. Il est temps pour moi de commencer à sortir de l'ombre, et de me montrer sous mon vrai visage. Dis lui également qu'en tant que roi, je suis en mesure de réquisitionner l'un des plus grands endroits qui soient en Ecosse. La cathédrale de Glasgow. Vas chez elle, transmets lui ce message et arranges toi pour qu'elle te trouve un endroit où dormir avec ses autres serviteurs. Dis lui aussi que ta marque au fer rouge, je te la mettrais moi même quand je me rendrais chez elle d'ici quelque jours. En attendant, petite humaine, sois bien sage...


    Je m'approchais d'elle d'un bond, reniflant l'odeur de son cou et de ses lèvres, avant de les lui écorcher en un dernier baiser, avant de m'éclipser. Son autre « moi » prendrait il le dessus maintenant que j'étais parti? Les paris sont ouverts.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]   Jeu 21 Avr - 21:09

Je ressentais un véritable sentiment de fierté à avoir réussi à le contenter assez pour qu'il m'accorde ne serait-ce qu'une ombre d'attention. Evidemment je ne me faisais pas d'illusions, m'en faire aurait été stupide et je ne voulais pas lui offrir une esclave stupide. Je restais à ma place, tâchant de faire au mieux ce qu'il me demandait, tâchant même de faire encore mieux que ce qu'il pouvait espérer. J'y trouvais là mon compte, c'était devenu un but, le seul de ma vie. J'ai gagné en puissance, je le sens. Pas par rapport à mon roi évidemment, mais par rapport à cet esprit étroit et sans brillance que je garde enfermée le plus profondément possible. Je la domine mieux, je la ressens mieux, j'ai moins peur de l'influence qu'elle pourrait avoir. Est-ce que c'est le contact avec mon maître qui me renforce ? Est-ce parce qu'aujourd'hui il m'a permis d'ingérer plus de son sang que d'habitude ? En tout cas il m'a fortifiée physiquement, c'est certain... Est-ce également le cas de mon esprit ?

Je suis en tout cas dans le self contrôle. J'ai réussi à ne pas profiter de la situation lorsqu'il m'a offert quelques perles rouges accrochées à ses lèvres, pourtant c'était terriblement tentant, et l'annonce qu'il m'a fait par la suite, j'ai réussi à l'intégrer sans laisser vulgairement exploser ma joie. Il m'avait demandé de le rhabiller, je me concentrais sur cet ordre et écoutais ses paroles avec intérêt. Ainsi donc il voulait que j'aille visiter un autre vampire, celle qui était sa fille, sa compagne. Je devais lui délivrer un message. Bien sûr ses désirs étaient des ordres, je me plierais à tout ce qu'il voudrait... Et ce qu'il voulait, c'était que je lui obéisse, à elle aussi... Une petite lueur d'inquiétude était passée dans mes yeux, parce que j'ignorais en réalité comment gérer ce qu'il me demandait. Pourtant je savais que je le ferais, je savais même que je le ferais sans la moindre hésitation.



Si tel est votre désir je la servirai avec autant de dévotion que j'ai pour vous maître.


Dans un sens elle serait ma maîtresse, oui, évidemment... J'obéirai à ses ordres, m'offrirai à elle comme il me l'a demandé. Je serai prête à tout pour elle également, mais avec certaines nuances cependant. S'il me demande de la trahir, je le ferai... Si ELLE me demande de le trahir, je ne le ferai pas. Il reste mon roi et mon maître ultime, et avec tout le respect que je lui devrai, elle restera numéro deux. Comme il l'a bien fait remarquer, c'est à lui que j'appartiens, et si j'ai pour instruction de ne pas la laisser me mettre en danger, je me jetterais sous un train sans hésiter si mon roi me le demandait.

J'écoutais donc le reste de ses instructions sans sourciller. Depuis que j'avais pris conscience que j'avais certainement maintenant un meilleur contrôle de l'échange de nos esprits à cette idiote de Suzy et à moi, je me demandais ce qui se passerait une fois le départ du roi. Allais-je la laisser reprendre le contrôle de son corps ? Je crois pouvoir affirmer que dans ce cas je n'aurai pas de mal à revenir presque sur commande, même si malgré tout je n'en ai pas de certitude. Est-ce donc raisonnable ? J'avais en souvenir des conversations qu'elle avait eu avec son mari, et aussi bête et arrogant soit-il, je sais aussi qu'il a ses entrées dans le monde des immortels. Parmi ceux-ci, peut être fréquente-t-il des Caïnites qui sont des ennemis de mon maître et qui ne seraient que trop ravis de tenter de lui porter préjudice si Hugh Tannen vient les voir en leur demandant de l'aider à se débarrasser du vampire qui malmène sa femme. Sans compter qu'après s'être rendue compte de ce qui s'est passé, la petite Suzy-la-douce va me faire une véritable crise de nerfs !

Non, je ne dois pas attirer l'attention. Si je reste là, je peux contrôler ses dires, faire même en sorte de rassurer son mari s'il le faut. Et puis au moins comme ça elle ne risque pas de commettre d'impaire, surtout que du peu de ce que me révèle mon maître, il semble bien avoir mis en branle un plan pour acquérir encore plus de pouvoir. Je veux l'aider, à mon faible niveau, même si ce n'est qu'une infîme goutte dans l'océan, je veux contribuer au succès de son entreprise.

J'imprimais donc tout ce qu'il me disait. Je voulais le retranscrire mot pour mot pour ne pas faire d'erreur. J'ai même esquissé un sourire lorsqu'il a parlé de me marquer au fer rouge. Voilà bien une marque dont je serais fière et dont j'essaierais de me montrer digne. Mon sourire s'est agrandit et je le lui ai offert.



Vous avez ma parole maître.


A peine avais-je fini ma phrase qu'il était sur moi, s'offrant à nouveau le goût de mon sang dans un baiser qui laissa une marque sur mes lèvres. La seconde suivante il n'était plus là et je ramassais mes affaires, me rhabillant comme si rien ne s'était passé. J'ai laissé par terre la carte qui ne me servirait plus à rien et regagnais ma voiture. Je devais rentrer à l'appartement, prendre une douche rapide, rassembler quelques affaires et partir avant qu'Hugh ne rentre. Je voulais éviter les questions, ne pas perdre mon temps avec cet ersatz d'homme et entamer enfin ma nouvelle vie. Une vie de servitude, celle pour laquelle j'étais destinée depuis toujours...
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