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Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Jeu 11 Sep - 21:57

La librairie était fermée. Enfin. Bon sang. Ça ne finissait plus. Que le temps des Fêtes soit maudit. Il travaillait sans cesse et cette journée était sa dernière avant la semaine prochaine. Il avait cruellement besoin de ce congé. Après Noël, c'était la période des rabais, mais aussi des retours des gens déçus et de ceux qui avaient offert un livre en double à un ami. Une chance qu'il ne verrait pas le pire. Johan avait soupiré d'aise en fermant la boutique, seul dans celle-ci, et avait même été heureux de passer le balai et de laver le plancher. C'était dire.

Il était surtout heureux, en fait, parce que d'ici peu de temps, Isadora allait arriver avec les enfants. C'était à son tour de les avoir pour un petit moment, selon le respect de leur garde partagée.

Il avait hâte d'avoir les enfants un peu à lui, ne serait-ce que le temps de fêter Noël. Il avait cruellement besoin d'un moment dans leur bulle à eux, cette bulle qu'ils avaient construit pendant sept ans. Autant John était heureux qu'Isadora soit vivante et que Niahm et Kean connaissent leur mère, autant parfois il s'ennuyait de leur vie à trois.
Mais ça, il ne l'avouerait jamais. C'était égoïste de penser ainsi, mais surtout ridicule. Ridicule parce qu'il voulait le bonheur de ses enfants, de leurs enfants, et que ce bonheur passait par Isadora, Hayden et Savannah.

Il avait donc terminé de compter les recettes de la journée, de laver le plancher et était en train de replacer les très nombreux livres déplacés pendant la journée quand on frappa à la porte vitrée de Keats & Books. Les deux têtes heureuses de ses crapules étaient visibles, ainsi que celle de son ancienne fiancée. Il alla ouvrir la porte et réceptionna ses deux enfants alors qu'ils se lançaient dans ses bras, dans l'habitude qu'ils avaient prise autant avec lui qu'avec Isadora et Hayden. « Alors, vous deux, on ne s'est pas trop ennuyé ? Un baiser sur les cheveux lisses de Niahm, son nez se frotta contre celui de Kean. Même pas ! On a reçu des cadeaux trop bien ! »
Et la description sans fin des cadeaux trop bien qu'ils avaient reçu commença, sans même qu'ils se soucient de savoir si leur père les écoutait vraiment.
Johan s'avança et fit la bise à la louve, accompagnée d'un « Joyeux Noël » chaleureux, avant qu'il referme la porte et la verrouille à nouveau. Rien de plus que de la simple sympathie, de la simple amitié, de la simple politesse. Non ? Il n'avait pas reçu en vain la visite de son Ulfric deux jours plus tôt, n'est-ce pas ? Il n'avait pas empesté tout son territoire pour rien.

La voix de sa fille le ramena à l'ordre. « Et est-ce que le Père Noël est passé chez toi ? Le libraire affecta un air surpris. Qu'est-ce qui vous fait croire que le père Noël vous a trouvé assez sages pour laisser des cadeaux chez moi pour vous ? Papaaaaaa. Il fit mine de réfléchir, hésitant. Maintenant que j'y pense, peut-être... j'ai peut-être vu quelque chose, au pied du sapin... » Il éclata de rire et les déposa sur le sol, les laissant s'aventurer dans la librairie en pestant contre son humour « vraiment nul », de leurs dires. Il n'avait pas peur qu'ils dérangent tout, ils faisaient moins de problèmes qu'une horde d'acheteurs fâchés soyez-en sûrs, et il revint à la louve en souriant. « Comment vas-tu ? » Comment a été le réveillon ? Comment ça va, à Wolfheaven ? Comment vas-tu, Isadora ?


Dernière édition par Johan O'More le Sam 13 Sep - 17:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 16:20

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Le 2X décembre 2017




Je quittais Wolfheaven avec les crapules, pour mon plus grand plaisir. Avec les scandales qui me concernaient, j’y vivais un peu comme une ermite, sortant très rarement et juste pour aller voir Savannah. Ces derniers temps n’étaient pas faciles, mais personne ne m’avait entendu m’en plaindre. Comme d’habitude, j’encaissais et essayais de rebondir comme je le pouvais. Nous avions ainsi convenu avec Hayden que je vivrais sur les territoires des loups, seul lieu où j’étais parfaitement en sécurité, mais surtout où y étaient les enfants. Il fallait les tenir loin de tout cela. Leur existence était déjà bien assez compliquée pour ne pas en rajouter une couche supplémentaire. Et il était hors de question que j’en sois encore la cause. L’épisode de l’école m’avait fini. D’ailleurs nous avions obtenu gain de cause. Je l’avais appris la veille, lors d’un coup de téléphone à mon avocat. Les représentants des gosses qui avaient jeté des pierres à mes enfants, et qui ensuite avaient porté plainte contre nous avaient été déclarées coupables de faux témoignages et de mise en danger de la vie d’autrui, aussi loup soit autrui. Elles avaient pour peine de présenter des excuses publiques et de nous verser une certaine somme d’argent qui irait directement sur les comptes épargnes de mes enfants. Déjà une bonne chose de faite. Pour autant, j’envisageais de les scolariser provisoirement à domicile. Kean était déjà assez sur les nerfs concernant les humains pour ne pas en rajouter et je ne voulais pas que Niahm se mette à partager cette haine. Si j’avais pris ma décision, je devais encore en parler avec Johan et Hayden. Il n’était pas question de décider sans eux des intérêts de nos enfants. Oui nos. Car même si mon époux ne les avait pas conçus, il était concerné par eux et prenait leurs intérêts à cœur. Si je pouvais écarter Johan, j’avais décidé de ne pas le faire. J’avais été privée de mes enfants pendant trop d’années pour lui souhaiter la même chose. J’avais beau toujours lui en vouloir, ce n’était pas à ce point là. D’ailleurs, j’étais en route vers sa boutique. Nous avions convenus que les enfants resteraient quelques jours avec lui, à condition bien entendu qu’il les préserver lui aussi et qu’il évite les lieux publics où tout autre endroit qui pourrait leur causer du tort. Cela allait me faire très bizarre de ne plus les avoir. Je ne pouvais déjà plus vivre sous le même toit qu’Hayden et Savannah, et pendant plusieurs jours, je n’aurais pas mes crapules. Ce serait difficile, c’était indéniable. Vu que nous avions oublié de les faire bête quand on les avait conçu, Kean s’était proposé de ne pas aller chez son père pour rester avec moi. Mon adorable grand garçon. J’avais refusé, car je savais qu’il voulait vraiment y aller, mais je l’avoue, l’espace de quelques secondes, j’avais été tentée de dire oui. Très tentée même.

Le trajet se fit dans une bonne ambiance. Nous chantâmes, et rigolâmes, faisant des jeux bêtes et souvent sans queue ni tête. Malgré tout, plus la distance entre Johan et nous se réduisait plus je sentais mon cœur se serrait. Même si j’allais être entourée de loups, je me sentirais bien seule sans ma famille. C’était fou comment on pouvait s’habituer à être entourée et combien on avait l’impression d’un vide quand ce n’était plus le cas. Pour le coup, je n’enviais pas du tout la position du père de mes enfants, et le comprenait mieux que quiconque à présent. Il était passé d’une maison pleine de vie, de rires, de disputes, de marchandages, avec une métamorphe à ces côtés à une maison vide et une vie solitaire. Je ne sais pas vraiment si je l’aurais supporté. Au moins me restait-il Hayden. Enfin à bien y réfléchir, il n’était pas si seul que ça. J’étais là pour lui, comme il était là pour moi. Pas besoin de se le dire pour le savoir.

J’eu beaucoup de mal à retenir les jumeaux une fois le moteur coupé. Ils avaient hâte de voir leur père et dès que j’eu posé un pied dehors, ils se précipitèrent vers la boutique de livres. Pas besoin de frapper pour que Johan leur ouvre et la porte, et ses bras. Je ne pus m’empêcher de sourire en les voyant tous les trois. On rentra pendant que les enfants discutaient avec leur père, ne pouvant pas s’empêcher de s’assaillir de paroles, comme à leur habitude. Une fois débarrassé des deux monstres, Johan s’avança vers moi et me fit la bise. Il semblait plutôt détendu, et j’en étais soulagée. Je l’avoue, je ne savais pas trop comment me comporter avec lui, un sujet que je comptais bien mettre à plat ce soir. A toi aussi lui répondis-je. Pas le temps d’en dire plus, car Niamh et Kean réclamèrent de nouveau l’attention de l’homme. Il les envoya dans une sorte de chasse au trésor à travers la boutique, avant de revenir vers moi et de me demander comment cela allait. Ce n’était pas une simple question de politesse, je le savais très bien. Ainsi lui répondis-je Et si le temps que je ferme la boutique, tu allais mettre un peu de musique ?. Pas besoin de dire ouvertement que je ne voulais pas que nos enfants entendent ce que nous nous dirions, il comprendrait. Je fermais pour être sûr que personne n’entre et il mettrait de la musique qui couvrirait nos paroles. Une fois le tout fait, je le rejoignais au comptoir qui servait de caisse et m’assis dessus, comme j’en avais toujours eu l’habitude. Tout en suivant du regard nos enfants dans les différentes allées, qui courraient en rigolant à pleine gorge. Disons que je fais face. Et toi ?. Je ne lui avais pas répondu que tout allait bien car ce n’était pas le cas. Mais ne sachant pas vraiment où nous en étions, je n’en disais pas trop. Quittant des yeux mes enfants, je me mis à fouiller dans mon sac à main et sortir un petit paquet que je tendis au libraire Au fait tiens… Je l’ai trouvé après que… Enfin, voilà, je pense que tu seras heureux de l’avoir. Joyeux Noel Johan Je lui tendais un écrin dans lequel il trouverait la vieille montre de son père, mais réparée et rendue étanche. Je l’avais gardé pendant des années, en souvenir de l’homme formidable il était. Mais à présent que Johan était revenu, elle lui revenait de droit, et cela me faisait plaisir de lui donner. Son père l’a porté tout le temps, répétant qu’un homme se devait d’être très ponctuel, avant d’ajouter à mon intention, lorsque j’arrivais en retard, qu’une femme elle, pouvait se faire désirer, et qu’elle le devait d’ailleurs. Oui vraiment, ça me faisait plaisir de la donner à Johan car j’imaginais qu’elle serait la source de beaucoup de souvenirs heureux qu’il avait partagé avec lui. Et je le connaissais assez pour savoir qu’un jour, il la donnerait à notre fils, comme son père avait eu l’intention de faire le jour de notre mariage. Il m’en avait parlé justement, quand je l’avais surpris à regarder un nouveau modèle. Je ne savais pas exactement depuis combien de temps elle était dans la famille O’More, ni même si elle avait vraiment une valeur autre que sentimentale. Mais elle l’était bien assez pour valoir tout l’or du monde.

[HJ : c'est pas génial désolée :S]



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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 17:39

De la musique ? « Vos désirs sont des ordres. » Il sourit et alla justement mettre de la musique, suivant tout à fait sa pensée. Elle ne voulait pas que leurs crapules les entendent. Légitime. Ils avaient les oreilles longues, ceux-là, et heureusement qu'ils n'avaient pas les sens aussi aiguisés que ceux des loups adultes. Un blues tranquille, dans lequel les éclats de voix des enfants se faisaient entendre. Ils ne pouvaient pas aller bien loin, les bureaux étaient tous verrouillés et ils n'allaient donc pas foutre le désordre dans les choses importantes, mais leurs rires le rassuraient.
Isadora assise sur le comptoir. Comme d'habitude. Son sourire revint. Il comprit que sa réponse à sa question n'était pas complète, mais il ne posa pas plus de questions. Ce n'était pas à lui de la forcer. C'était à elle de parler si elle le désirait.

Une petite moue, un haussement des épaules. Comment allait-il ? « Occupé. Ce n'est pas plus mal. » Ça l'empêchait de trop réfléchir. Ça l'empêchait de penser à son réveillon en solitaire, à la PES, à sa famille très réduite.

Le libraire fronça les sourcils quand elle lui tendit un écrin, assorti d'explications un peu nébuleuses. Tout s'éclaira quand il ouvrit l'écrin. La montre de son père. Il sentit ses yeux le piquer et il déglutit avant de commencer à pleurer – bon sang qu'il était devenu sensible, avec cet accident. Johan sortit le bijou et le mit à son poignet, reproduisant un geste qu'il avait vu des milliers de fois. « Tu n'imagines même pas à quel point ça me rend heureux. Merci. » Son père avait été un homme bon et honnête, et il était heureux de porter la montre qu'il avait toujours eu. Qui avait été celle de son grand-père, de son arrière-grand-père, qui valait beaucoup plus à ses yeux que ce qu'elle vaudrait chez un revendeur. Le poids à son poignet était rassurant, apaisant, et tous les souvenirs que ce simple objet ramenait étaient vifs.
Il essuya une larme qui avait réussi à se frayer un chemin sur sa joue. « J'ai aussi quelque chose pour toi. » Pour Hayden et Savannah également. C'était sous-entendu, il ne le dirait pas, mais ce cadeau n'était pas uniquement pour Isadora. Il sortit un paquet de sous le comptoir. Il avait prévu de le lui donner ce soir, mais pas qu'elle lui offre quelque chose avant lui. Surtout, il anticipait sa réaction. Le paquet contenait un petit album photo, très simple. Un album photo avec des photos des jumeaux en Suède. Seulement des photos d'eux, aucune de lui, ni de Stella évidemment. Surtout pas de cette traîtresse. Niahm et Kean à d'autres Noël, en luge, au parc. Revêtus de vêtements aux couleurs nationales du pays. Édentés, à leur anniversaire, soufflant de concert deux gâteaux fort différents. À l'aéroport, avant de quitter pour l'Écosse, ce qui devait être leur nouvelle vie à tous. Déguisés en sorcières pour Pâques et non pas pour Halloween. Niahm, des fleurs dans ses cheveux tressés. Kean, concentré à taper dans un ballon de soccer. « Je sais que ça ne remplace rien, mais... » … mais c'était tout ce qu'il pouvait faire pour lui montrer que pendant ces années perdues, leurs enfants avaient été heureux.

Ses yeux captèrent les silhouettes des enfants, qui lorgnaient désormais sur les albums de la section jeunesse (bien garnie) de l'endroit, avant de revenir à Isadora. Ils lui ressemblaient tellement ! Il s'émerveillait toujours de les voir si semblables à eux et si différents, si uniques. « Ce sont vraiment des enfants formidables. Je suis heureux qu'ils vivent avec vous. » Avec vous. Avec cet autre homme, avec leur demi-soeur, avec leur mère qu'il avait tant aimé. Un commentaire sincère, même si triste à quelque part. Triste seulement de la comparaison de sa vie de père célibataire avec celle d'une famille aimante et entière.
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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 19:22

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Occupé hein ? C’était une manière détournée de ne pas répondre aussi à cette question qui nous embêtant tant finalement. Je trouvais ça terrible. Terrible que nous ne soyons pas capables de nous parler en fin de compte. Mais j’avais bon espoir. J’étais en train de traverser beaucoup d’épreuves et j’arrivais à faire face. J’y arriverais donc avec Johan. Il le fallait de toute façon, car nous avions deux êtres qui comptaient sur nous et qui avaient besoin que nous dépassions tout ça. Je hochais la tête de haut en bas, avant de lui donner ce que je lui avais ramené. Je l’avoue, m’en séparer me faisait quelque chose, mais c’était une bonne chose de le faire, et la joie qui se lu sur le visage de Johan me conforta dans cette idée. J’avais bien fait, et c’était important qu’il récupère cet objet. Si je savais l’apprécier à sa juste valeur, Johan lui l’appréciait encore plus que je ne le pourrais. Je ne répondais pas quand il me remercia en me disant que je n’imaginais pas à quel point il était heureux. Si, je le savais, mieux que quiconque d’ailleurs. Je savais ce que c’était de penser perdre quelque chose de précieux, avant de le retrouver. Il n’y avait pas de mot pour décrire le sentiment que nous ressentions. Je m’étais ainsi détournée de lui pour regarder nos enfants, lui offrant un peu d’intimité avec ses souvenirs et ses sentiments, même si je lui avais serré légèrement la main juste avant. Il n’était pas seul, j’étais là. Voilà ce que signifiait ce simple geste, ce simple contact que notre nature lupine aime tant. Quelques minutes passèrent avant qu’il m’annonce qu’il avait quelque chose pour moi. Enfin non, pas personnellement pour moi, même si c’était à moi qui le donnait. Je le comprenais sans qu’il me le spécifie. Lorsque je vis de quoi il s’agissait, je suis extrêmement touchée par son attention. Je n’avais quasiment pas de photos des enfants, et en avoir, les voir à travers les âges et leur activité… J’en avais besoin. Cela ne remplaçait pas le fait de ne pas les avoir vécu avec eux, les avoir vu, mais au moins pouvais-je partager un peu de leur passé. Les paroles de Johan firent échos à mes pensées, et je lui fis un signe affirmatif, la gorge trop serrée pour parler. Je ne pus attendre de feuilleter l’album, et de sourire en voyant mes deux crapules au fur et à mesure des âges. Et lorsque je fus enfin capable de parler, je dis au libraire, sans quitter l’objet des yeux Merci Johan. Tu n’aurais pas nous faire plus beau cadeau. Mais… Je tournais la tête vers lui Il n’y aucune photo de toi et des enfants. C’est important qu’il y en ait car tu fais partie de leur vie, et tu étais là. N’ampute pas une partie du passé Johan aussi importante que celle-ci, d’accord ? Je le garde tel quel pour l’instant, mais attends toi à devoir le compléter Et j’étais sérieuse. Je comprenais pourquoi il avait fait ce choix. Sans doute avait-il eu peur que cela m’affecte et me fasse du mal ? Oui, cela aurait été le cas avant, mais plus maintenant. J’avais fait mon deuil de tous ses moments que je n’avais pas partagé, pour me concentrer sur ceux à vivre. Hayden avait raison sur ce point, cela ne servait à rien de vivre dans le passé, même si on ne devait jamais l’oublier.
Un grand éclat de rire me fit tourner de nouveau le regard vers nos enfants. Ils étaient à présent devant les livres pour les plus jeunes, et semblaient se demander lesquels ils prendraient. Oui lesquels. Je les connaissais à présent bien assez pour savoir qu’un seul ne leur suffirait pas. Heureusement qu’ils ne venaient pas si souvent que ça ici, sinon la librairie serait en faillite. Car bien entendu, Johan refuserait de me faire payer pour leur prendre. Je tournais les yeux vers lui lorsqu’il parla, avant de poser ma main sur la sienne Oui, ils sont formidables mais pas grâce à nous, mais grâce à toi Johan. Tu as fait du bon boulot avec eux, et ils ont beaucoup de chance de t’avoir comme père. Et je suis heureuse qu’ils puissent partager la vie de leur grande sœur, d’Hayden et la mienne, sans engager une bataille juridique pour cela. Ils ont besoin de nous tous. Nous sommes une famille non ? Ce n’était pas vraiment une question, et je faisais comprendre par là à Johan qu’il avait sa place parmi nous à nos côtés. Nous n’avions pas besoin de mettre une frontière entre lui et la famille que j’avais de mon côté. Pour moi les deux étaient reliés et c’était pour cela qu’il n’était pas du tout envisageable de rayer de ma vie Johan. J’avais besoin, autant pour nos enfants que pour moi, qu’il fasse partie de ma vie. Nous partagions trop de choses pour qu’il en soit autrement. D’ailleurs, je rajoutais. . Lorsque je les vois sourire et s’amuser ainsi ; lorsque je vois leur regard s’illuminer ; lorsque j’entends leurs chamailleries ; lorsque je dois les rouspéter de temps en temps pour les remettre dans le droit chemin, je me dis que rien d’autre n’a d’importance. Tu as veillé sur eux quand je ne pouvais pas le faire, et cela même avant leurs naissances. Alors pour ce que ça vaut, je te pardonne Johan d’être parti avec eux et de m’avoir laissé. Et je suis sincère.. Je ne t’en veux plus Johan, non, je ne t’en veux plus et j’ai tourné la page. Il était temps que nous avancions ensemble, et non plus que nous nous disputions pour des faits qui finalement m’ont plus d’importance. A présent, ils étaient là, Niahm, Kean et Johan. Le reste, j’avais fini par m’en fiche.



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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 22:02

Johan appréhendait la réaction d'Isadora, mais il fut extrêmement heureux de son bonheur. Que son cadeau soit bien reçu, comme il l'espérait, comme il le désirait. C'était important pour lui, de lui transmettre ces souvenirs qu'elle n'avait pas vécu. Un grand sourire parcourait son visage aux cicatrices plus marquées depuis son dernier accident, faisant jusqu'à oublier les marques blanches qui faisaient toujours venir maintes questions aux gens. Un sourire de bonheur, oui, qui se transforma quand elle lui reprocha de ne pas avoir mis de photo de lui avec les louveteaux. Il affecta un air timide, mal à l'aise, comme un gamin qu'on gronde. Exactement la même expression que ses propres enfants, en réalité. Il n'avait pas voulu tourner le couteau dans la plaie, avec Isadora, ni qu'Hayden soit confronté à des images de lui dans son foyer (essayez d'avoir votre Ulfric comme beau-père de vos enfants, vous, et on en reparlera). « D'accord. Je te donnerai des photos des enfants et moi la prochaine fois. » De bonne foi, puisque c'était elle qui l'avait demandé. Il préférait cela ainsi, plutôt que de prendre des décisions à sa place.

Paraît-il que chat échaudé craint l'eau froide. Les loups également, je vous l'assure.

Le discours d'Isadora, ponctué par les rires des jumeaux et leurs discussions sur les albums à choisir, le fit rougir un brin. C'était toujours bien, d'être complimenté sur ses capacités parentales, et de la part de la louve, c'était plus qu'un compliment. Une chaleur sembla vibrer au centre de son corps, il savait bien que c'était son loup qui se complaisait dans l'approbation de celle qu'il avait choisi il y avait des années, et il hocha doucement la tête de façon positive pour lui indiquer qu'il était d'accord avec ses propos. « Oui. Une famille. Avec ses hauts et ses bas, mais une famille avant tout. »
Johan n'avait jamais eu une famille conventionnelle, d'aussi loin qu'il puisse s'en rappeler, mais il avait toujours eu la chance d'être entouré de personnes aimantes et sincères. C'était donc important pour lui de transmettre la même chose à ses enfants et à toutes les personnes qui tournaient autour d'eux.
Et qu'il n'y ait pas de bataille juridique était bien appréciable – rappelez-vous du retour en Écosse de Johan et des doux messages laissés sur son répondeur...
Ce qu'elle rajouta ne lui fit qu'encore plus plaisir, que le toucher davantage. Le pardon d'Isadora. C'était plus beau que tout, en vérité, et c'était tout ce qu'il désirait depuis son retour en Écosse. Que le passé, que les faiblesses, que les erreurs, restent dans le passé. Qu'ils puissent avancer, tous ensembles.

Il serra sa main avec force. « Merci. »

Pour tout.

Il la serra dans ses bras, dans une étreinte brève, avant de la relâcher. « C'est ça, mon vrai cadeau de Noël. Il rit doucement. Tellement de choses sont arrivées, bonnes et mauvaises, je suis heureux que tout se place entre nous. Pour le bonheur de tous. Même s'il n'y a rien de facile et qu'avec la malchance qui nous poursuit trop souvent, toi et moi, je me doute que les ennuis ne sont pas terminés. Ensembles pour le meilleur et pour le pire. » Ils ne s'étaient jamais mariés, mais ils avaient fait ce serment il y a longtemps. Et Johan était encore prêt à l'assumer. Il observa Kean mettre un paquet de bandes-dessinées dans les bras de sa sœur, peut-être pour en faire le tri (il n'allait quand même pas le laisser emporter tout ça non plus, même si c'était Noël), avant de passer à un sujet plus épineux : « As-tu eu des nouvelles de l'école ? » Vous savez. Celle qui a fait de faux témoignages après avoir montré patte blanche, parce que des humains avaient lancé des cailloux à des lycanthropes apeurés.
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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Mer 17 Sep - 17:13

Johan & Isadora
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L’album photo qu’avait constitué Johan était un magnifique présent. Avec lui, j’en apprenais un peu plus sur mes enfants, sans avoir à combler ces manques par des deductions. Soyons honète, jamais je ne demanderais à mon ancien compagnon de me parler de toutes ses années où je n’étais pas présente. Ce serait trop douloureux et il était beaucoup trop tôt pour que j’arrive à digérer tout ça. Les photos remplissaient des vides, et je ne comptais pas toutes les regarder d’un coup. Petit à petit, au fur et à mesure. Je m’arrêtais au bout de quelques pages. Je n’avais pas besoin d’en voir plus pour l’instant. Par contre, il manquait cruellement d’instants avec Johan, et j’imaginais que la suite de l’album confirmerait cela. C’est cette raison qui me poussa à lui demander de m’en donner plus tard. C’était important, pour les enfants, mais pour moi également. Par contre, pas besoin de spécifier que je ne voulais pas voir Stella sur des photos avec mes enfants. Pas après les traitrises dont elle avait pu faire preuve. Sur ordres ou non de Mary, je ne l’accepterais jamais et je préférais tout oublier d’elle. Je te donnerais des doubles de photos que j’ai à la maison quand j’y retournerais. Fais y moi penser si j’oublie. Un donné pour un rendu, même si je ne me sentais pas du tout obligée de le faire. Cela lui ferait plaisir, j’en étais certaine, alors partager cela n’était pas grand-chose. Il était vraiment temps qu’entre nous les choses aillent mieux.

Pour nos enfants, pour nous.

Johan était une part important de ma vie, que je ne pouvais pas ignorer ni oublier. Ce n’était pas facile de le compter de nouveau dans ma vie, mais il le fallait. Et je commençais à apprécier de nouveau, peu à peu, de l’avoir à mes côtés. Il restait ma famille, peu importe ce qui avait pu se passer. Son loup m’était familier, et ma louve le reconnaissait toujours comme un compagnon, quand bien même Hayden l’était également. C’était ma partie humaine qui tranchait : Hayden était mon époux, et Johan mon ex-fiancé. Les choses étaient bien telles quelles étaient, et je ne voulais pas qu’elles changent. J’aimais celui qui partageait ma vie, et je ne voulais le perdre pour rien au monde, pas même pour Johan, qui était toujours dans mon cœur. Les sentiments que nous partagions ne pouvaient s’oublier et je l’avais trop longtemps pleuré pour ne pas me réjouir qu’il soit là mes côtés. Sa proximité et sa présence me troublaient, c’était indéniable, mais j’espérais sincèrement qu’avec le temps, tout serait plus simple et plus clair. Surtout plus simple. Parce qu’aimer deux loups, c’était pas simple du tout.
Je laissais s’échapper un rire léger, lorsqu’il nous définit comme une famille avec des hauts et des bas. Des bas ? C’est pas rien de le dire pas vrai? A croire qu’on sait pas faire les choses comme les autres lui dis-je avant de lui faire un clin d’œil et lui montrer d’un signe de tête nos enfants. D’ailleurs, pour eux, mais aussi pour moi, j’avais décidé de pardonner à Johan, et je lui en fis part. Il serra ma main un peu plus fortement qu’il ne l’avait fait avant me faisait tourner la tête. Je fis un signe affirmatif de la tête quand il me remercia, puis fut surprise quand il me serra quelques instants dans ses bras. Cette sensation était à la fois si familière et étrange, qu’elle emballa légèrement quelques battements de mon cœur. Ma louve en redemandait encore et plus, mais je la chassais pour ne pas succomber. Non, je ne ferais pas ça, pas alors que j’avais conscience que cela blesserait Hayden. Alors quelques brefs contacts avec Johan oui, mais rien de prolongé. Non. Et puis avouons le, le risque de retomber dans ses bras, avant de me rendre réellement compte de ce qui serait en train de se produire serait trop grand. Un seul moment d’inattention et ma part lupine prendra le pas sur ma part humaine. Ensembles oui, nous deux, les enfants, Hayden et notre meute. ajoutais-je dans un murmure à la suite de ses paroles qui me troublèrent elles aussi. Bon sang, il allait vraiment falloir que je prenne sur moi et que mon cœur arrête de s’emballer pour un rien avec Johan. Je lui ainsi contente et soulagée qu’il oriente le sujet vers autre chose, me permettant de me concentrer. Je posais mes mains sur l’album photo, puis lui répondis On a gagné. Les familles humaines doivent nous verser des dommages et intérêts, qui iront sur les comptes épargnes des enfants que j’ai ouverts il y a quelques mois. Je les ai désinscris par contre de l’école et je pense qu’il serait plus sage, en attendant que toute cette histoire se tasse, qu’ils aient l’école à domicile. J’ai pas mal de temps libre maintenant, et je pourrais m’en charger avec quelques loups. Enfin, si tu es d’accord bien entendu. Même si j’étais persuadée que c’était la meilleure solution, je laissais Johan prendre part à cette décision. Il eut tout loisir d’y réfléchir, vu que nos enfants décidèrent de se disputer à ce moment là. Mamaaaaaan ! Kean veut pas me prêter le livre Yen a plein d’autres ! Pourquoi tu veux le mien et pas un autre hein ? Parce que celui là je l’ai vue en premier ! Non c’est pas vrai c’est moi Non c’est moi ! Non moi ! Non c’est moi ! Non moi ! T’es qu’une menteuse ! c’est pas vrai, je suis pas une menteuse, c’est toi le menteur d’abord . J’avais attendu un peu avant de sauter à terre et rejoindre les enfants. Souvent ils réglaient tout seul leur différent, mais là, ça n’en prenait pas le chemin. Il en venait à se bousculer et se pousser et je sentais dangereusement leurs loups vouloir émerger. C’était de plus en plus fréquent. Ils devenaient possessifs et ils avaient du mal à gérer leur colère. Mais rien d’anormal pour des loups de leur âge. Et si… Tu prenais celui-ci, et ton frère celui là ? Je suis sure que papa sera d’accord pour que vous avez chacun votre livre. On pourra même écrire votre prénom à l’intérieur, juste là. Comme ça, on saura tous que c’est le votre et personne d’autre n’y touchera. Comme avec le violon et la guitare ? Oui, excatement comme avec le violon et la guitare Ok. Mais seulement si il y touche pas. Ok. Mais seulement si elle y touche pas me répondit-ils en cœur, avant de se dévisager une dernière fois, puis partir chacun de leur côté, avec leurs livres de conte. J’avais donné à Kean un ouvrage sur les pirates et à Niahm sur les chevaliers. Oui, parce ma fille avait décrété qu’elle ne serait pas une belle princesse, parce que les princesses c’était faibles et que ça se faisait toujours sauver par des chevaliers, et donc vu qu’elle n’était pas faible et qu’elle voulait sauver des faibles, elle devait être un chevalier. La logique à cet âge là, il ne faut pas chercher. Je regagnais ma précédente place, en glissant à Johan non sans un sourire aux lèvres. Si tu continues à les amener ici, tu vas déposer le bilan tu sais. Ils dévorent encore plus vite que toi les livres… Pour le coup, Johan leur avait transmis sa passion dévorante des livres. Si je lisais de temps en temps, ce n’était rien comparé au rythme qu’affichait le loup. Pas étonnant que cela ait déteint sur nos enfants.



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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Jeu 18 Sep - 9:52

Le loup leva un poing dans les airs, mimant le symbole de la victoire, quand Isadora lui appris qu'ils avaient gagné et que les familles fautives allaient devoir leur verser des dommages et intérêts directement versés sur les comptes-études des petits. Une victoire une fois de temps en temps, ça faisait du bien ! Et penser à cela l'empêchait de penser à l'animal en lui qui redemandait des contacts avec son ancienne compagne, qui cherchait encore cette chaleur tellement connue et tellement impossible à avoir plus que quelques secondes désormais... Oh, il avait promis bien des choses à Hayden, il y avait deux jours, et il avait bien l'intention de se tenir à ce qu'il avait affirmé à son Ulfric, ainsi qu'à lui-même, dans son esprit.
Non. Ne pas y penser.
Juste penser aux petits.
La décision de la femme de scolariser les enfants hors de l'école le surprit un brin, mais pas tant que cela au final, et après quelques secondes de réflexion, il se rangea à son avis et hocha la tête positivement, en appui à cela. Les sortir un peu de l'école leur ferait du bien, en effet, juste le temps que tout se replace. « Je pense que c'est une bonne i... » Les voix chamailleuses des jumeaux l'interrompirent dans sa réponse.

Il se raidit et se prépara à sortir de derrière son comptoir pour aller intervenir, mais Isadora fut plus rapide que lui pour sauter du comptoir et aller les séparer avant que les bousculades se transforment en réelle bagarre. C'était sain pour les louveteaux de se battre entre eux, mais si possible pas dans sa librairie. Il regarda l'intervention avec attention, appréciant la fermeté du ton de la Valentyne et sa façon de régler le problème, tout en se demandant s'il aurait fait la même chose.
Probablement, en fait. Ça le rassurait de penser que leurs méthodes n'étaient pas s éloignées, même s'il avait encore tendance à être trop doux avec eux.
Il avait aussi eu l'opportunité d'apprécier la fermeté du postérieur d'Isadora dans ses vêtements, mais il s'était empressé de détourner le regard pour ne pas y penser plus que nécessaire.

La brune revint prendre sa place et il éclata de rire à son commentaire. « On ne va quand même pas se plaindre que nos enfants aiment la lecture. Des milliers de parents rêvent d'être à notre place. » Peut-être pas pour tous les aspects de leur vie, mais pour cela, c'était le rêve ! Ils avaient des enfants intelligents, allumés, malins et curieux, ce qui était tout bonnement génial. Super pour un père qui travaillait dans le milieu de la culture et, par la bande, de l'éducation. « Ils vont faire de sacrés loups. » De sacrés tout. De sacrés adolescents impossibles à tenir, vu comme ils étaient déjà enfants. De sacrés adultes ambitieux et volontaires, qui n'ont peur de rien, ni de personne. De sacrés loups forts, compétitifs, combatifs, prêts à tout pour protéger les leurs. Il était fier d'eux. Johan se mordit la lèvre, fixant toujours les têtes brunes et blondes de ses enfants. « Ils s'inquiètent beaucoup pour toi, tu sais. Ton bonheur est plus important que bien des choses. » Que le monde entier. Il avait envie de lui rappeler que si elle en avait besoin, il pouvait l'écouter, mais elle avait déjà Sarah. Qu'il ne pouvait pas la forcer à lui parler, ni à quoi que ce soit, mais que sentir son énergie aussi triste le minait aussi, le faisait aussi se poser des questions. Surtout une question : comment vas-tu, Isadora ?
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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Jeu 18 Sep - 22:02

Johan & Isadora
Le 2X décembre 2017




Je rigolais à la remarque de Johan, suite à son propre rire concernant le rythme de lecture de nos enfants. Bien entendu que nous n’allions pas nous en plaindre. Et oui, de nombreux parents rêveraient d’être à notre place, même des personnes qui n’avaient pas d’enfants. Je pensais notamment à Hayden, et un voile de tristesse passa sur mon visage. Il espérait, il espérait vraiment avoir un jour des enfants de moi mais… J’étais incapable de lui offrir ce qu’il voulait. Ce n’était pas comme si j’avais pris la pilule ces dernières années, ni même qu’il utilisait des protections. Si cela avait dû arriver, ça se serait déjà produit nan ? Bon sang c’était déjà un miracle d’avoir pu en avoir deux. Et puis… En avais-je vraiment envie ? Oui, je serais comblée par le bonheur d’Hayden mais… J’avais déjà trois enfants et mon existence était déjà assez compliquée comme ça. C’était peut-être égoïste de ma part, mais je ne voulais pas de nouveau mettre au monde un enfant. Pas tout de suite en tout cas. Pas maintenant. Nous avions déjà des difficultés avec Hayden, et autant Sav’ que les jumeaux nous apportaient leurs lots de problèmes. Surtout les derniers d’ailleurs. Nous avancions dans le brouillard avec eux et nous ne pouvions pas relâcher notre vigilance une seule seconde. Oui, ils feraient des sacrés loups, pour le meilleur, comme pour le pire malheureusement. L’un comme l’autre pouvait arriver, et j’avais peur de voir notre fils continue à emprunter le mauvais chemin, et de trop se laisser emporter par ses pulsions. Cela me rendait inquiète c’était indéniable et c’était aussi pour cela que je voulais qu’ils restent à Wolfheaven, entourés de loups vigilants et d’exemples. On devra rester très vigilant vis-à-vis d’eux. Encore plus qu’envers d’autres gamins. D’ailleurs… Non laisse tomber. J’avais tourné la tête vers lui, avant de me remettre à regarder nos enfants. J’allais lui demander s’il avait tenté d’avoir d’autres enfants avec Stella, ou si cela avait été dans leur projet, mais je m’étais arrêtée à temps, avant que cette question ne franchisse mes lèvres. Cela ne me regardait pas après tout et c’était trop intime comme interrogation. Et puis avais-je vraiment envie de savoir quels plans et projets il avait fait avec la métamorphe ? La réponse était clairement non. Si je pouvais pardonner à Johan, je ne pouvais pas le faire vis-à-vis d’elle. Elle avait manipulé ma famille et les miens pour atteindre son but. Et quand bien même elle avait fini par aimer sincèrement le loup à mes côtés, son crime n’était pas pardonnable pour autant. Johan méritait mieux. Il méritait une femme sincère et loyale, digne de confiance. Quand même bien cette idée révulsait ma louve possessive, ma partie humaine espérait vraiment qu’il trouverait un jour le bonheur, même si une part de moi continuera de regretter que ce ne soit pas avec moi. Mais j’avais Hayden, et c’était mon choix, un choix que je ne regrettais pas. Je l’aimais, et il me rendait heureuse, quand bien même entre nous cela n’était plus vraiment au beau fixe. Ainsi la remarque de Johan ne m’étonna qu’à moitié. Je me pinçais la lèvre inférieure avant de pousser un sourire las. Je m’en doute bien mais je ne peux rien y faire. Je les aime plus que tout, mais l’amour n’a jamais suffi pas vrai ? Nos vies seraient tellement plus simples si c’était le cas. Que dois-je faire pour les rassurer ? Pour qu’ils arrêtent de s’en faire pour moi ? J’aimerais sincèrement avec la réponse, mais je ne l’ai pas Jo’. Je n’ai pas cette foutue réponse. Et cela me bouffait à petit feu. Je ne savais pas quoi faire pour les miens et pour préserver ma famille. J’avais beau être entourée, je me sentais si seule, et j’avais l’impression que tout s’effondrait autour de moi. Je n’arrivais pas à trouver la place qui était à présent la mienne au sein de notre meute. J’arrivais pas vraiment à apaiser mes peurs et mes craintes concernant Hayden et l’avenir de notre couple. Je n’arrivais plus à parler à ma fille, enfin elle n’arrivait plus à s’ouvrir à moi et me parler. Et je causais du tort à mes deux derniers. Je commençais à être à bout de nerf, et de souffle. Je devrais peut-être… Je devrais peut-être les tenir loin de moi quelques temps. Ma louve hurlait, et mon cœur se serrait à cette idée. Mais si c’était la meilleure solution pour eux alors peut-être devrais-je sortir de leur vie. Ils étaient heureux avec Johan et depuis que j’étais de nouveau entrée dans leur vie, je n’avais fait que la compliquer. Alors peut-être devrais-je cesser de voir mes enfants pour leur bien.



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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Mar 23 Sep - 4:48

Vigilance constante, comme disait Maugrey Fol'Oeil dans les Harry Potter. Auprès de leurs enfants, pour eux. Pour qu'ils deviennent de bons loups et ne se laissent pas aller sur le flot de leurs pulsions et de leurs émotions, plus difficilement contrôlables. Leur première transformation était logiquement un point culminant, mais ça allait sûrement se stabiliser par la suite. L'adolescence, par contre, allait sans doute leur donner leur lot de cheveux blancs. Avec les caractères impossibles que tous deux affichaient déjà... Johan grimaça à cette pensée et alla pour relancer la Valentyne sur la question qu'elle voulait lui poser, mais elle avait déjà détourné la tête.
Alors il n'insista pas. C'était assez clair qu'elle s'était ravisée. N'empêche qu'il était curieux de savoir ce qu'elle voulait lui demander...

Il ne savait pas non plus, quelle était la réponse. Il aurait donné bien des choses pour l'avoir, cette réponse. Pour savoir quoi faire. Pour que les enfants cessent de s'inquiéter, pour que tout se replace, pour qu'ils vivent des vies paisibles. Tout le monde. Comme l'avait dit la louve, si l'amour faisait tout... ce serait tellement plus simple. Il poussa un long soupir, avant de se redresser aux derniers mots de la brune.

« Ne dis pas cela, Isadora. » Lui-même ne pouvait imaginer la seule douleur que devait générer cette idée chez elle. Et ce n'était qu'une proposition prononcée sans grande conviction ! Prendre réellement cette décision serait crève-cœur et elle ne serait pas la seule personne blessée dans l'histoire. Johan passa de l'autre côté du comptoir pour aller se placer face à son ancienne compagne et prit ses mains dans les siennes, la regardant dans les yeux. « Quand nous étions en Suède, je leur ai beaucoup de parlé de toi. De la femme forte, indépendante, courageuse et combative que tu es. Ils t'ont aimé sans même te connaître et depuis que tu es entrée dans leur vie pour de bon, ils sont encore plus heureux. Ils s'inquiètent pour toi parce qu'ils t'aiment et ils ne veulent pas te perdre. C'était la même chose pour lui. Tout ce temps à la pleurer pour que finalement elle soit vivante – il avait toujours vu cela comme une deuxième chance. Une chance qu'il ne voulait pas gâcher. Si tu veux t'éloigner quelques temps, fais-le pour toi. Pour te reposer de tes combats, pour prendre du temps. Eux, tout ce qu'ils veulent, c'est être avec toi, que ça aille bien ou mal. Je n'ai pas non plus de réponses, mais ils sont entourés de personnes qui les aiment et toi aussi. Même si rien n'est facile. On va y arriver. Ensembles. » Tous ensembles.
Et le besoin de l'embrasser ne s'était jamais fait aussi fort depuis leurs retrouvailles, aussi poignant. Il se sentait trembler à force de se retenir, alors qu'il serrait avec force les mains de son ancienne fiancée, sachant que cette poigne ne saurait la blesser. Johan se rappelait encore plus ce qu'il avait dit à son Ulfric, deux jours plus tôt à peine – ils n'étaient pas rivaux. Non, ils n'étaient pas rivaux, mais qu'est-ce que ça faisait mal.

Le libraire lâcha ses mains, comme si elles l'avaient brûlé. C'était trop. C'était jouer avec le feu. Avec quelque chose qu'il muselait si mal, mais avec persistance, repoussant ses instincts animaux au plus profond de lui-même. Il savait que ce n'était pas sain. Un beau jour, il allait en devenir fou et il allait exploser. Ou Sarah allait lui prescrire quelques séances obligatoires de chasse/sexe/course pour qu'il se détende. Un rire chatouilla sa gorge à cette idée – un rire triste, cela dit. Qu'il retint fort heureusement.
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MessageSujet: Re: Un présent sous le sapin [Livre II - Terminé]   Dim 5 Oct - 16:59

Johan & Isadora
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Je pouvais supporter bien des choses. Mais pas être la cause des tourments de mes enfants. Tout, mais pas ça. Ils étaient ma vie, le centre de mon existence et je ne désirais que leur bonheur. Peu importe finalement que moi, je sois heureuse. Du moment qu’ils allaient bien, qu’ils étaient saufs et qu’ils menaient une existence qui leur plaisait, c’était le plus important à mes yeux. Bon sang, ils étaient ma chair, mon sang, le centre de ma vie quelque part. Je les aimais plus que de raison et pour eux, j’étais prête à tout. Non, je ne pouvais pas supporter l’idée même de leur causer des problèmes. Alors s’il fallait que je m’en aille, que je m’éloigne d’eux, je le ferais. Ils avaient vécu sept ans sans moi et s’en étaient bien sortis. Johan était un bon père. Oh, il manquait par moment d’autorité, mais il était un bon père quand même et il saurait continuer à l’être. Je ne m’en faisais pas pour ça. Il avait toute ma confiance concernant nos enfants. Par contre, de mon côté, si on faisait le bilan, je ne leur avais apporté qu’instabilité et soucis. Oui, je les rendais aussi heureux, mais est-ce que les bons côtés pouvaient réellement compensés les mauvais ? Je n’en étais pas convaincue, pas convaincue du tout même. Pour eux, j’étais donc prête à l’inimaginable, à ce qui me briserait une nouvelle fois le cœur : les tenir éloigner de moi et ne plus intervenir dans leurs vies, comme j’en fis part à Johan. Leurs bien êtres étaient tellement plus importants que le mien, et c’était la meilleure solution finalement. Pour autant, mes mains en tremblaient, et je les contenais à agrippant le comptoir sur lequel j’étais assise. Je détestais cette idée. Bon sang, elle me brisait le cœur à un point que vous ne pouvez pas imaginer.
Mais Johan, lui, le pouvait, en était capable. Il comprenait parfaitement ce que je pouvais ressentir à cette pensée. Parce qu’il était le père de nos enfants et qu’il aimait aussi plus que tout au monde, plus que quiconque. Notre amour pour eux n’était pas mesurable et nous donnerions les yeux fermés notre vie pour eux. Comme nous aurions donné nos vies l’un pour l’autre. Notre relation avait peut-être été très longtemps chaotique – par ma faute en très grande partie – elle n’en avait pas point été intense, et passionnée. Je n’avais pas pleuré pendant de nombreuses années une image idéalisée du loup, mais l’homme qu’il était réellement, avec ses qualités et ses défauts. Et lorsqu’on y pensait, on pouvait se rendre compte que nous étions complètement complémentaires l’une pour l’autre. Il était tout ce que je n’étais pas, et j’étais tout ce qu’il n’était pas. Lui, le calme, la patience et la sagesse. Moi la tempête, l’impulsivité et la passion. Hayden était comme moi, aussi fougueux que je l’étais, aussi têtu pour ne pas dire borné, et sans compromis. Ce n’était pas non plus pour rien qu’il avait aussi conquis mon cœur et mon âme. Ma vie serait tellement plus simple si les loups pouvaient s’entendre, et acceptaient la place que l’autre pouvait avoir dans mon existence. Au fond, je ne voulais choisir entre aucun des deux, et les avoir égoïstement, tous les deux. Mais rien n’était aussi simple, et j’avais choisi Hayden. Malgré tout, je restais attachée à Johan et bon sang, je l’aimais toujours, et surement à jamais. Il arrivait lui aussi à panser les plaies de mon cœur, et ça ne rendait que les choses plus difficiles.
Un instant, ce fut comme si nous étions revenus quelques années en arrière. Il avait contourné le comptoir et pris mes mains dans les siennes. Son regard trouva le mien et ses mots me touchèrent en plein cœur. Le portrait qu’il décrivit affola un peu mon cœur, et ses mots apaisèrent légèrement mes tourments. Il comprenait. Oui, il comprenait ce que je ressentais et il voulait alléger ma peine et mon fardeau. Et, il n’était pas le seul, comme il venait de me le rappeler. Je n’étais pas seule. Je ne le serais jamais plus. J’avais la chance d’être, comme mes enfants, entouré par des personnalités merveilleuses, que vraiment, je ne méritais pas. Que faisais-je pour eux ? Rien, si ce n’était leur apporter des soucis. J’avais beau vouloir leur bien et les aimer de tout mon être, je ne leur apportais rien de bon. Et cela me tuais peu à peu. Je n’étais pas la louve, la femme, et la mère qu’ils méritaient d’avoir. S’ils savaient combien je m’en voulais pour ça. Oui, ils méritaient tous, tellement mieux, et cela à commencer par mes enfants.
Johan lâcha mes mains, aussi brusquement qu’il me les avait prise. Je le connaissais, je le voyais et… Ma louve le sentait elle aussi. J’en étais tellement désolée. C’était encore la preuve que je ne pouvais rien apporter de bon. C’était un brutal retour à la réalité qui me donna envie de tourner les talons et de partir le plus loin possible. Mais cela n’aurait fait que plus de mal. Il avait parlé pour nos enfants, mais au fond, je savais qu’il avait parlé aussi pour lui. Ne ressentais-je pas la même chose de mon côté ? Aussi dure que puisse être cette situation, je l’acceptais quand même parce que je ne voulais plus qu’il soit loin de moi. Nous devions juste trouver notre équilibre. Ensembles… Oui. lui murmurais-je, avant de me lever. Je fis le minuscule pas qui nous séparait, et le pris quelques instants dans mes bras. Je posais ma tête contre son épaule, dans une étreinte affectueuse, puis le laissa pour rejoindre mes enfants. Je les enlaçais l’un après l’autre, déposais un baiser sur leur front, avant de leur dire d’être sages avec leur père et de l’écouter, puis de les étreindre une nouvelle fois, en leur disant que je les aimais. Ils me rendirent autant mes mots que mes gestes affectueux puis replongèrent dans leurs lectures. Je me relevais et les regardais avec amour, avant de revenir vers le loup. On se voit bientôt. Ne les gâte pas trop. Je récupérais le cadeau qu’il m’avait fait et mon sac. Je me mis sur la pointe des pieds pour lui embrasser le front, avant de m’éloigner. Une fois à la porte, je me retournais une dernière fois et lui dis, avant de m’en aller. Et… Merci. Merci pour tout. Pour ce que tu fais pour moi. Pour tes mots. Pour cette foi que tu as en moi. Pour ton amour. Et moi aussi je t’aime toujours. Des mots muets qui me sortaient pas de ma bouche, mais dont il aurait quand même conscience. Car, comme Hayden, il me connaissait, et de la même manière que j’arrivais toujours à lire entre lui et entre les lignes, il le pouvait également vis à vis de moi.


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