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- la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 15 Fév - 20:33

Il devait être minuit, quand je rentrais à l’intérieur de ma demeure, j’étais allée au rendez vous avec la mairesse pour des affaires sur les droits des vampires. J’avouerai que les choses étaient pratiquement acquises, et je devais retrouver un peu plus tard Léopold. A ce même endroit, c’était là que j’avais rendez vous à la demeure où nous vivions désormais tous les deux. Il avait été chargé de la surveillance de mon frère, et de ce fait, on vivait tous ensemble sous ce toit. Bon pour tout dire, il était rare que nous soyons tous sous ce même toit en même temps. Pour être tout à fait honnête, excepté le soir ou plus exactement la journée, il était rare qu’il y ait beaucoup de monde dans la nuit, si ce n’est des passages, des allers, et des retours. Et si j’étais rentrée, je ne pensais pas y rester très longtemps. Je venais de croiser mon frère au passage qui m’annonçait qu’il ne tarderait pas à revenir, parti faire une course ? La blague, une course, qu’il surveille sa femme tiens. Ca changera et ça éviterait qu’elle s’attire les foudres de tout le monde. Ca pourrait faire des vacances, le scandale ou plutôt les scandales du mariage avaient eu un peu de mal à passer, tout du moins j’avais eu les faveurs de ma mère, ce qui m’avait plus ou moins soulagé, enfin quelque chose que je faisais de bien. Elle approuvait mon rapprochement avec Leopold, ou au moins, le jeu un peu tordu que j’étais en train de jouer.

Je me changeais de mon tailleur, je me glissais dans une robe courte noire, mes cheveux blonds furent rapidement détachés pour tomber ondulés dans mon dos. C’était d’un chignon que j’avais fait précédemment dans la soirée, pour avoir un air sérieux. Les rendez vous sérieux passés, j’eus besoin de me détendre un peu. Oui, l’image des vampires c’est cool, mais au bout d’un moment, on se demande où est notre vie. Parfois, je me demandais un peu si ma mère ne faisait pas exprès de me donner beaucoup de rendez vous, pour éviter que je vois « mon humain » et que je puisse profiter de la présence des vampires beaucoup mieux aux yeux de mes proches. Et beh, je vous dis, il n’est pas bon d’être un vampire, une image des vampires quand on est sincère. J’étais silencieuse, replaçant doucement mes bouclettes et en entendant du bruit dans le bas de la demeure. Pensant que c’était William qui revenait, je ne me pressais guère, enfilant ma paire de chaussure. Jetant un dernier coup d’œil dans le miroir, je me dis une remarque à moi-même qui ressemblait à « Je ne suis plus moi-même » Non, il était vrai que je cherchais à plaire à ma mère, dans quel but ? Aucun. Enfin, si pour cesser de me faire en quelques sortes haïr par celle qui m’avait mise au monde. J’étais dans ses pattes comme une petite fille dans les jupes de sa mère, qui ne s’élevait qu’avec elle. C’était ça après tout.

Me dirigeant donc vers le hall, je vis que ce n’était pas mon frère, mais un autre homme, shérif, Julian. Je me dirigeais donc vers lui, avec un certain sourire, puis faisant une petite révérence, montrant mon respect face à cet homme de beaucoup plus de puissance que moi sur les vampires. Je le savais lier à mon frère dans l’amitié, mais je me demandais ce qui l’amenait jusqu’ici :

« Si vous souhaitez voir mon frère, il ne saurait tarder. »

|| Beurk pas beau, désolée:/
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Jeu 16 Fév - 1:46

J'avais quitté les locaux de ma société l'esprit tranquille en ce milieu de nuit. D'un côté mon affaire "humaine" tournait bien et grâce à cette devanture j'apprenais deux-trois choses par-ci par-là. Mon troupeau, enfin mes employés en réalité, de vigiles me permet d'avoir des oreilles dans toutes les strates de la société humaine. Quant au côté vampire, je m'efforce de diriger Edimbourg avec tout mon savoir-faire, m'adaptant à partager cette tâche avec l'autre shérif de la ville. Je peux compter sur le concours de ma plus fidèle servante, Angela. Mais pour l'heure il n'était pas question de travail, mais d'une visite amicale. Après les derniers évènements je n'avais pas eu le temps de rencontrer mon ami William, le prince de notre espèce. Son mariage ne s'était pas déroulé tout à fait comme prévu, ce qui lui a valut les foudres du couple royal. Bien que je ne remette pas en cause la décision royale, une fois cela m'a suffit, je souhaite tout de même prendre des nouvelles du fils Raybrandt.

Ayant laissé mes instructions à Angela, je quittai Edimbourg l'esprit tranquille. Je savais pouvoir lui faire confiance pour gérer d'éventuelles urgences en mon absence. Je me rendis donc dans les environs de Glasgow, dans le fameux manoir familiale de mon camarade. N'ayant pas pour habitude de frapper à la porte, j'entrai dans la demeure, hélant un éventuel locataire. N'obtenant aucune réponse je m'avançait d'avantage dans l'entrée lorsque j'entendis enfin un bruit. Au lieu de me retrouver en compagnie de mon ami, voici que je devais me contenter de sa soeur. L'insignifiante Morgane Raybrandt. Elle était désormais aussi de rang royal, toutefois n'en n'ayant aucun statut particulier, elle n'était affectée qu'à nous représenter au devant des rats. Toutefois je me devais de lui montrer un minimum de respect, par égard pour son frère dirais-je. Répondant à sa courbette d'un bref signe de tête, je décidai de lui répondre afin de m’occuper un peu. On se distrait comme on peu.


Bonsoir Miss Raybrandt. En effet je venais chercher la compagnie de votre frère. Savez-vous quand reviendra-t-il je vous prie? Puis n'attendant pas sa réponse je repris immédiatement. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient je vous tiendrais compagnie en l'attendant.

J'espérai ne pas avoir été trop sec avec la jeune femme, enfin jeune. Cette dernière était bien plus âgée que moi. C'est d'ailleurs un autre point qui me baignait d'incompréhension. Je ne voyais pas pourquoi elle n'avait pas une place de choix au sein de la hiérarchie de notre espèce. J'allais tenter d'en apprendre un peu plus sur elle si elle me le permettrait.


hj: c'est très bien ^^
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Sam 18 Fév - 21:45

Si je n’étais pas la fille de la reine, je pense qu’il n’aurait même pas eu souci de m’accorder au moins un mot. Je savais bien que ce shérif, d’Edimbourg, si je ne me trompais pas, mais pour ça ma mémoire n’était pas du genre à me faire des failles, avait beau avoir mon frère dans son cœur, ou du moins dans ses amis, je n’étais rien d’autre qu’un vampire de second rang. Comme aux yeux de beaucoup, me direz-vous bien sur. La question n’était pas enfin, de savoir la place qu’on m’accordait dans la hiérarchie vampirique, mais bel et bien la grande question, j’étais curieuse en fait de savoir le sens de sa visite. Le mariage de mon frère et de la nouvelle fille de ma mère ? Certainement, cela ne m’étonnait guère que ça puisse lui aiguiser la curiosité. Qui n’était pas curieux de savoir ce qui s’était passé ? Bref, l’écoutant parler, son ton était sec et direct, l’air du moins c’est ce que je ressentais, l’impression qu’il avait envie que mon frère revienne assez rapidement pour se débarrasser de « l’inutile » et « futile » fille de la reine d’une certaine façon.

« J’ai cru comprendre, qu’il ne serait pas long, tout au plus un quart d’heure, je pense, si vous souhaitez l’attendre »

La politesse et le vouvoiment, deux choses qui avaient été inculquées dans notre enfance et que je continuais de pratiquer malgré la volonté d’être plus ou moins moderne. Comme je vouvoyais (et je me voyais très mal la tutoyer) ma mère, je vouvoyais également les gens qui avaient un rang supérieur au mien malgré le fait que j’ai six cent ans, et quelques décennies de balai de plus que l’homme face à moi. Que dis-je ? Le vampire. Les hommes, quelle blague ! Vu ce qu’il pensait d’eux, même pas à l’hauteur d’un animal de compagnie je pense, juste des réserves de nourriture. En fait, c’était la pensée de nombreux vampires, il n’y avait que ça qui existait des réserves de sang qui avait deux jambes. Ouais, c’était ça qui était excitant dans la chasse, enfin du moins c’est ce dont on essayait de me convaincre depuis plus de 700 ans. En fait, non, depuis ma naissance même pas de vampire, d’humaine je parle, une passion, un hobby comme vous diriez vous les jeunes, un hobby de partir à la chasse. Chez les vampires, c’est la même sauf que c’est plus après un chevreuil, mais bel et bien derrière les humains.
« Aucunement, je vous laisse rejoindre le séjour dans ce cas là. » Dis-je en l’accompagnant vers justement, la salle à vivre un peu plus amicale. Cherchant rapidement un sujet de conversation, je repris rapidement. « Nous ne vous avons pas vu au mariage de mère et du roi, ainsi que de mon frère, de grosses affaires sur Edimbourg peut être ? » Pff, ok niveau démarrage de conversation, on est pas au top, je l’accorde totalement.

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Fév - 17:07

Une fois dans la pièce à vivre, j'attendis qu'elle fut assise avant d'en faire de même, il faut bien être poli, puis j'écoutai sa question à propos de son absence au mariage royal. Bien entendu que je n'ai pas pu venir, j'avais eu à traiter une affaire importante, à propos de ces quelques vampires qui vendent leur sang à ces rats d'humains. Je ne comprenais pas pourquoi certains éléments de mon espèce s'abaissaient à cela. Quel pouvait en être le bénéfice? Je l'ignorais pour l'instant mais j’enquêtais, avec l'aide ma fidèle Angela. Etant au demeurant assez discret sur mon travail, surtout vis à vis d'un subalterne, je lui répondis assez vaguement.

En effet. J'aurai apprécié avoir le loisirs d'y être présent, cependant une importante affaire avait requis ma présence en d'autres lieux. D'autant que j'ai appris qu'il y avait eu de l'agitation. Notre roi n'a pas du apprécié, je pense que les responsables de ceci ont dû en payer le prix. Pour sûr je ne pouvais ignorer combien les sanctions du roi pouvait être dures, mais pas moins justes. Et vous la fête vous a plus? Ainsi fut ma réponse à sa question presque inintéressante. Malgré cela je m'assurai de ne pas avoir employé un ton blasé mais bien intéressé. Désireux d'en apprendre davantage à son propos, je décidai d'orienter notre début de discussion dans une autre direction. Je verrai bien où cela nous mènerai.

Ne nous attardons pas sur de simples banalités je vous prie. dit-je en souriant avant de poursuivre. Votre frère n'étant pas encore de retour, je vous propose un petit jeu afin de mieux faire connaissance. Posons nous à tour de rôle une question sur nous, et répondons y sincèrement. Qu'en dites vous? Oui je sais, c'est le principe d'une conversation normale, mais je souhaitai satisfaire ma curiosité en lui offrant la possibilité de ne pas se sentir lésée. Ne lui laissant pas le temps de répondre je débutai avec une question directe. Au vue de qui est votre mère, pourquoi n'êtes-vous pas shérif comme votre frère, mais simple représentant de notre espèce auprès des humains? J'étais curieux de sa réaction, allait-elle m'envoyer balader, ou au contraire accepterait-elle de répondre à ma question? L'étiquette serait-elle respectée ou allait-elle être emportée par la colère? J'avais décidé de ne pas tourner autour du pot avec elle, car n'oublions pas qu'elle n'avait pas de rôle important au sein de l'a hiérarchie vampirique. Son poste d'ambassadrice auprès des humains? Justement ! Devoir s'abaisser à faire des courbettes face à ces vermines, cela ressemblait en tout et pour tout à une farce, voire à une punition. Qu'avait-elle fait, ou pas fait, pour se voir attribuer ce travail?
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Ven 24 Fév - 22:07

Si le shérif, ici présent, devait et je devais me tromper de peu, m’accorder une petite attention pour le simple fait qu’il n’avait pas l’intention d’attendre les quinze ou vingt minutes que mon frère mettrait à rentrer, en faisant le porte manteau dans l’entrée. D’ailleurs, rien que par son ton, je crus rapidement que ma question n’avait pas vraiment d’importance ou du moins, ne l’intéressait pas plus que ça. Bon je reconnaissais que j’avais peu de conversation à lui accorder, et c’était plus exactement par politesse que je faisais ça, ou du moins que je tentais d’être polie et de faire un pas pour qu’il m’accorde un peu d’intérêt. Même sa question je la percevais comme s’il n’en avait rien à faire. Vous savez juste cette intention d’être polie mais sans forcément l’intérêt qui allait derrière. Bref, au lieu de disserter sur tout ça, ce serait nettement plus intéressant que je lui apporte rapidement sa réponse que nous passions aussi vite à autre chose : « Oui, oui, malgré ces quelques incidents »

Un jeu tiens donc quelle drôle d’idée ! Et pourtant j’étais enclin à prendre part à ce jeu, assise dans mon fauteuil les jambes croisées, sans bouger, je le fixais en l’écoutant parler. Un jeu pour mieux se connaitre, acquiesçant avec un signe de tête cette proposition, je le laissais poursuivre et je semblais déjà connaitre sa première question. Du moins, je la devinais sans qu’il ait besoin de la commencer. Et je ne m’étais en effet pas trompée de loin, j’esquissais un sourire avant de répondre. « Cela vous intrigue n’est-il pas ? Très bien, si vous souhaitez jouer à cela. Tout simplement et parce que vous devez vous en douter, je ne représente pas la candidate pour diriger les vampires. Vous le pensez par vous-même j’en suis sûre. J’aurai pu, il aurait fallu que je sois un peu plus dans la lignée des vampires de ma famille et il est vrai que je n’ai jamais vraiment partagé ce plaisir de tuer des humains. Et je pense que mon rôle de représentante auprès des humains, et le rôle qui me convient le mieux, du moins c’est ce qu’a pensé ma mère en 2007 » Je n’aurais pu répondre plus calmement, un peu agacée peut être par ces questions incessantes, après tout, oui, je n’étais pas comme ma mère, pas comme mon frère, non je ne trouvais aucun plaisir à saigner des humains ou humaines. Mais ça ne restait finalement que de mon ressentiment et je cherchais alors une question pour le vampire face à moi. « Pourquoi prendre tant de plaisir à tuer des humains alors qu’ils n’ont absolument rien demandé ou à les vider de leur sang et à s’en servir comme réserve? » Oui, je n’avais pas trouvé d’autres questions que de continuer sur cette lancée de sang, après tout c’était de là que tout me séparer d’eux, alors autant que je cherche à comprendre comment un vampire normal pouvait être alors attiré par les humains tandis que moi, vampire normalement de haut rang, renié totalement ce côté de ma nature. Un souci de personnalité ? Ouais… Peut être bien fianelement.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Jeu 1 Mar - 4:35

C'est tout? J'étais presque déçu par la réponse de la vampire. Alors tout ceci n'était simplement dû qu'à une question de régime alimentaire? S'en était presque désolant, et à la fois si...logique. Comment aurait-elle pu avoir un réel statut hiérarchique au sein de notre espèce si elle nous considère au même niveau que la vermine. Cela me fit sourire intérieurement. Autant que sa question.

Les humains ne sont que notre nourriture. Ils ne sont qu'un maillon de la chaîne alimentaire, ils sont à notre espèce ceux que sont une vache ou un poulet à la leur. Une source de nutrition. Rien de plus. Quel mal y-a-t-il à jouer avec un animal? Ils n'existent à mes yeux que pour nous permettre de vivre. Je laissai à ma congénère un instant avant de reprendre.Si vous désirez vous contenter de Tru-Blood, libre à vous. Mais de-là à prétendre que nous sommes l'égale de l'Humanité. Nous n'avons rien à voir avec eux à mon sens.

Je ne pouvais comprendre son point de vue, comme elle ne devait comprendre le mien. C'était tellement absurde pour moi de voir un loup végétarien. Alors un loup de la meute dirigeante...Comment cela pouvait se produire? Qu'est-ce qui pouvait bien lui faire ainsi se préoccuper du bétail? Je décidai de lui demander directement. Finalement cette attente en compagnie de la fille Raybrandt commençait à être intéressante. Aussi toujours assis dans ce fauteuil je repris la parole pour lui poser une nouvelle question.

Quel est l'évènement qui vous a amener à cette idéologie Miss Raybrandt? Car il ne saurait en être autrement. En effet si tel était le cas vous seriez bien plus semblable à votre frère ou encore à votre mère. Que vous est-il arrivé entre vous pour que vous choisissiez une autre voie? J'espère ne pas vous ennuyez avec toutes mes questions, je comptes sur votre franchise si jamais c'est le cas. lui dis-je d'un sourire courtois. Emporté par notre discussion je ne faisais plus attention au temps. William n'était toujours pas là et mine de rien, cela n'était pas plus mal. En effet je n'aurai pas beaucoup d'autres occasions de converser ainsi avec sa soeur.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Sam 17 Mar - 23:30

J’étais consciente de ne peut-être pas lui apporter les réponses qu’il attendait. Après tout, c’était comme ça, j’avais toujours été comme ça. Mais je ne m’énervais que très rarement mais quand je m’énervais, il ne valait mieux pas me voir. Et puis à quoi bon m’énerver maintenant, après tout, nous étions censés avoir une discussion des plus civilisés, même si, bon d’accord, c’était un sujet un peu tendu en ce qui me concernait. Cependant, je continuais à garder mon sourire, non je ne m’énerverais pas, même si nous n’avions pas le même point de vue. Après tout, la condition de l’humain pour un vampire, nous avions été l’un d’entre eux avant d’être élevé au rang d’éternel non ? Enfin, en tout cas, je ne sais pas si on était éternel, mais on était immortel du moment qu’on nous faisait pas rotir au soleil.

« Certes d’accord dans ce cas là, mais n’oublions pas qu’avant d’être transformé, nous aussi nous étions une de leurs proies. Ils ne sont peut être pas notre égal, d’accord, je vous accorde ce point, on peut les réduire en quelques minutes si nous le voulons. Mais je pense quand même qu’on a besoin d’eux pour continuer à exister, certes on a rien à voir, mais pour des gens comme vous, qui vous nourrissez d’eux, il vaudrait mieux qu’il continue à être encore un peu présent sur Terre. Ils ne sont pas nos égaux, mais on doit les préserver quand même. »

Bon d’accord, mon discours ressemblait à un certain type de petite illuminée, qui pensait que tout est beau, tout est joli. Oui bon, j’avais certainement mal tourné mes phrases, enfin, je n’avais pas été forcément des plus claires. Mais ce n’est pas grave, du moment que je faisais passer mon message. J’étais franche avec lui, et ce petit jeu ne me dérangeait bien au contraire. Pour une fois qu’une discussion avec Guillemaud ne s’arrêtait pas à bonjour et bonne soirée, je trouvais que nous faisions des efforts.

« 800 ans en tant que vampire, ça a commencé à me faire réfléchir sur le prix d’une vie humaine et du sang humain. Quand le True Blood est sorti, j’ai cru que c’était des balivernes, et bien que je reconnaisse que ce n’est pas des plus parfaits, on s’habitue. Une touche d’humanité dans une vampire, je n’aurais jamais cru ça possible, vraiment. Je crois que même avec la volonté, je ne ressemble pas beaucoup à ma famille, je n’ai jamais été la fille que ma mère a souhaitée, mais aujourd’hui je souhaite me racheter un peu pour que je puisse obtenir la dignité d’une Raybrandt. Vos questions ne me sont pas déplaisantes bien au contraire. »

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 21 Mar - 10:50

Bien que son discours m'exaspérait, je trouvais plutôt agréable ma discussion avec la fille Raybrandt. Je me devais de répondre à ses arguments si agaçants. Toutefois j'étais d'accord avec sa première réponse, nous avions besoin d'eux pour survivre, comme ils ont besoin de leur bétail pour se nourrir. Ce n'est pas pour autant que nous devions nous considérer comme leur égal.

Pour moi ils ne sont qu'une réserve de sang, comme une portion de Tru-Blood, en bien plus savoureux. En effet nous avons besoin d'eux pour vivre en tant que nourriture, mais nous ne sommes pas comme eux. Bien entendu nous avons été comme eux en d'autres temps, seulement la vie nous a donné une opportunité d'évoluer, ou plutôt la mort. Élevant notre condition bien au-dessus de la leur, changeant notre nature profonde de proie au statut de prédateur.

Par contre je n'étais pas d'accord avec sa seconde prise de parole. Je relevai une chose néanmoins. Elle disait vouloir se racheter auprès de sa mère la Reine, sentiment de culpabilité? Ou simple désir de ne plus être mise à l'écart de la hiérarchie vampirique? J'allais essayer d'en savoir davantage, mais pour cela je ne voulais pas la brusquer. Avoir une telle conversation avec la soeur de William n'était pas une habitude entre elle et moi, aussi désirais-je la ménager un peu.

Une touche d'humanité dans un vampire? Pardonnez-moi mais est-ce que vous désirez? Retrouvez une part d'humanité? Étrange pour une nocturne de 800 ans. J'aurai plutôt pensé entendre cela de la part d'un jeune vampire mais pas de quelqu'un de votre âge, sans offense. Quel est l'élément qui vous a fait changé d'avis quant à la condition humaine et à leur place en ce monde? Je vous avoues que je ne comprends guère ce sentiment à leur égard. Pour ma part je ne pourrai me résoudre à leur donner plus de considération. Je trouve cela aussi impensable que faire la conversation avec une bouteille de Tru-Blood ou avoir une quelconque considération pour elle. Voilà comment je vous résumerai ma façon de les voir, comme un contenant. Et cela m'étonne fortement que vous ayez une telle opinion d'eux.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 4 Avr - 22:34

La réserve de sang que les humains nous procuraient, c’était certainement la chose la plus basique pour un vampire, mais d’une certaine manière un argument que je défendais. Après tout, ce serait absurde que j’en soutienne le contraire, même si je mettais souvent un bémol quant à la dimension unique de l’humain : il n’était pas qu’une poche de sang meilleure que du True Blood, il était également quelqu’un qui vivait, avait des occupations, ne serait ce qu’une vie à laquelle on ne pouvait pas l’arracher non plus. Mais tous les arguments se défendaient dès lors qu’on se retrouvait dans la position de prédateur / proie, alors dans ce cas là, si nous jouions sur la chaine alimentaire, l’homme n’avait plus aucune chance de se protéger contre nous.

« Comme la buse avec son mulot dans ce cas là, la nature fait les choses en la manière que l’humain n’a aucune chance contre nous. Je vous accorde le fait que nous soyons des prédateurs, et je suis d’accord avec vous certes, sauf que je cherche à faire sans, à nier cette dimension de moi, pour garder l’image que j’ai face aux humains. Enfin, vous me direz, je pense qu’ils ont beau essayer de croire que nous voulons faire bon ami avec eux, je suis sure que derrière, ils pensent que j’ai beau être la porte-parole de notre espèce, je n’en reste pas moins un risque. »

La dernière phrase était plutôt pour moi que pour lui, mais c’était cependant un constat incontestable. Vampire ou non vampire, aucun ne devait croire au fait que je prône l’humanité des vampires et la volonté de s’intégrer en buvant du True Blood ou je ne sais pas quoi encore. J’étais convaincue de mes paroles, est ce que je les convainquais tous ? Je n’en étais pas aussi certaine, sauf la mairesse d’Edimbourg qui semblait pour le moins recevable à mes arguments ce qui me rassurait aussi, sans que j’ai besoin d’une quelconque hypnoses. En aurais-je été capable ? Peut être bien après tout. Quand on veut quelque chose, il faut le vouloir à fond n’est ce pas ?

« Las de l’éternité peut être, au bout d’un moment la volonté de donner encore un sens à sa vie, et pour ma part ça s’est retrouvé dans la volonté d’être humaine, ou au moins de vouloir retrouver une part d’humanité. Mais je doute encore de mes capacités. L’élément qui m’a fait changer d’avis quant à leur condition ? Je dirais que le fait de blesser ou tuer m’a toujours dérangé. Je l’ai fait beaucoup pendant plus de 800 ans pour survivre bien sur, il y a un moment on fait preuve de jugeotte même me concernant et on fait des sacrifices, mais c’est le True Blood qui m’a montré qu’il était possible de se débrouiller sans se nourrir d’humain. Bien sur j’aurai beaucoup de mal à résister à un humain couvert de sang, je reste faible et comme tous nocturnes sensible au sang chaud. Excepté la dimension prédateur, je ne vois pas exactement ce qu’un vampire peut ressentir comme plaisir de pourchasser un humain, comme un animal pourrait le faire après tout. Même si je reconnais la position de tout puissant dans la chaine alimentaire est pour le moins plaisante quelque fois. »

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Jeu 5 Avr - 18:05

Avant de vous narrer ce qu'il est arrivé par la suite, je vais me permettre une brève parenthèse. Je suis certes un jeune vampire au vue de l'âge de la majorité des dirigeants de mon espèce, mais toutes ces nuits à évoluer sous les rayons de l'astre nocturne m'ont permis d'étudier un peu le comportement des vampires comme des humains, notamment la psychologie des membres des deux espèces. Par loisirs et aussi par curiosité je me suis notamment intéressé au travail d'un humain en particulier, Sigmound Freud. Ses recherches m'ont grandement passionné et je passais de nombreuses heures à lire ces écrits. Je me suis souvent dis qu'il aurait pu être très intéressant de le transformer en vampire, qu'il puisse analyser mes semblables. Je pense que cela aurait donné de sacrés diagnostiques, comme la névrose ou la peur de la castration de nombre de vampire. Pourquoi cette aparté? Disons que je justifie là simplement mon intérêt pour le comportement des vampires ou de notre nourriture, les humains et des rapports entre nos deux espèces.

La réponse de ma semblable me fit sourire, tant ce qu'elle disait était normal, comme un fait établi. Bien entendu qu'une partie des humains nous considéraient comme un risque malgré notre prétendu pacifisme, c'était leur manière de se rassurer et d'assimiler notre existence. Je fis part de mon avis sur le sujet à la fille Raybrandt.


Tout être est ainsi fait, les hommes n'échappant pas à cette règle. Lorsque vous vous trouvez devant l'Inconnu, toute personne censée y verrait un risque même si l'Inconnu prend la forme de quelque chose de rassurant. Et puis jusqu'à la Révélation nous n'étions qu'une légende pour eux, aussi malgré l'engouement dont font preuves certains humains à notre égard, la plupart nous considère comme un risque potentiel, ayant toujours à l'esprit l'image du vampire s'abreuvant d'une vierge effarouchée. S'ils savaient combien nous sommes bien plus que cela encore.

Quand à votre souhait de nier cette partie de vous, de ce qui fait l'essence de votre être, ne redoutez-vous pas qu'un jour elle reprenne le dessus? A refouler votre nature profonde, cela pourrait vous causez bien des soucis, je veux dire d'un point de vue psychologique il s'entend. N'êtes-vous pas perdu justement entre l'image que vous présentez aux humains? A moins que ce dilemme ne cache une autre souffrance. En définitive peut-être que votre inconscient n'a jamais totalement accepté votre transformation en vampire.
dis-je avant de me taire quelques instants. La réponse à ces questions m'en apprendrait beaucoup quant à qui était Morgane Raybrandt. En attendant donc celles-ci j'écoutai la suite de ses paroles.

Ainsi donc la jeune femme avait perdu le goût de la chasse. Ses paroles me firent penser un instant à ces vampires devenu fou pour avoir vécu tant de siècles et s'étant donné la mort, pour certains sous les rayons du soleil. Si l'on considérait les vampires comme étant une évolution de l'espèce humaine, Morgane Raybrandt régressait et tendait à retrouver ce dont elle avait été privé. S'était-elle lassé des avantages d'être un vampire? Les avait-elle apprécié depuis sa transformation ou avait-elle eu cette opinion inconsciemment depuis cette dernier? Autant de question que je souhaitais poser sans pour autant savoir si je pouvais me le permettre. Elle était tout de même la fille de la Reine. Je me permis tout de même de continuer, prenant le soin de conclure par une petite phrase pour qu'elle ne se sente pas agressée par toutes mes questions.


Ainsi vous avez perdu le goût de votre statut de prédateur et du sentiment que provoque le fait de s'abreuver de leur sang. Malgré cela je ne comprends pas pourquoi vous vous accommodez du Tru-blood,vous pourriez tout aussi bien vous contentez de boire le sang humain stocké en poche comme dans leurs hôpitaux.

Pardonnez-moi si mes questions vous importunent, vous n'avez peut-être pas envi de vous dévoiler autant à moi, après tout nous ne nous connaissons pas vraiment.
dis-je aimablement.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Sam 7 Avr - 14:37

Quand on essaye de résister à des pulsions, forcément il y a des moments de faiblesse, et ces moments de faiblesse on les ressent sans cesse, même quand on se croit à l’abri de tout. On n’est jamais à l’abri d’une chose pareille. Tout comme les addictions pour les humains, le sang, la chasse tout, ce qui se reportait à ça, était une tentation suprême pour quelque soit le vampire qui cherche à résister à ces pulsions pour le moins naturel. Autant qu’il en soit, je savais que ces pulsions (loin d’être petite fille de Freud, surtout vu mon âge) étaient quelque chose dont on ne pouvait pas se défaire. Mais on va cesser avec ce problème de pulsion parce que si on veut y rester, on y est encore pour un petit moment.

Je vis ce petit sourire, je ne savais pas comment m’y prendre en fait avec ce shérif, pour tout dire je n’avais pas eu pour habitude d’avoir de longues discussions avec lui, disons depuis qu’il côtoyait mon frère, je n’avais guère place dans leur petite retrouvaille. Après tout, ce n’était pas ma place, je n’avais pas pour prétention de m’incruster dans les relations de mon frère, bien au contraire. Mais cette petite discussion avec Guillemaud n’était pas désagréable loin de là. D’un côté c’était la possibilité de faire découverte de nos deux personnalités. La mienne notamment, qui restait un mystère pour le shérif face à moi. Son analogie d’ailleurs sur l’Inconnu était des plus justes, on avait toujours peur de l’Inconnu d’une certaine manière jusqu’à ce qu’il sache vraiment à quoi s’attendre, on ne pouvait pas en vouloir à l’Eglise d’une certaine manière.

« La crainte ou la peur certes est toujours là, après tout, on est jamais à l’abri d’une ‘’rechute’’ si on peut dire ça ainsi quand on se livre un défi pareil. L’image que je représente aux humains ? D’une certaine manière je pense, je cherche à être une représentante parfaite, après tout on m’a accordé ce rôle, pour me donner un rôle et que je cesse d’être un handicap, alors autant le faire du mieux que l’on peut non ? Et puis quant à mon rejet de ma transformation, peut être, mais l’inconscient est une chose qui ne se contrôle pas. Et d’une certaine manière choisit-on vraiment d’être transformé ? »

En effet, j’en connaissais peu des vampires qui avaient poursuivi d’autres vampires pour être transformé. Certains le vivaient certes bien, d’autres moins bien. Je faisais partie du second groupe je pense. Un peu avec le temps, à force de se lasser de beaucoup de choses de la vie de vampire. C’est long 800 ans quand on y pense.

« Je développe une certaine humanité, ou j’ai développé une certaine humanité, je ne sais pas. Mais voler du sang dans les banques du sang seraient privés des humains alors d’être soigné. Je vous entends déjà avec vos dires, trop humaine, je suis certes contre nature pour un vampire. Mais le True Blood est mon compromis, et puis je ne sais pas expliquer comment je m’en suis accommodé. Mais c’est le cas, je pense qu’au bout d’un moment je ne fais plus attention au goût. »

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Dim 8 Avr - 13:11

La vampire me faisait penser à nos ancêtres nocturnes qui rendus fous par l’éternité se sont donné la mort. Seulement au lieu de mettre fin à ses jours, ou plutôt ses nuits, elle avait décidé de nier sa nature même de prédateur pour au final tenter de se comporter comme nos proies. Si la majorité des membres de mon espèce usait aussi de ce mimétisme ce n'était que dans un seul but, les amadouer pour n'en faire qu'une bouchée. Mais là le comportement de cette femme montrait autre chose, comme si elle se sentait coupable de tuer. Il semblerait qu'effectivement elle n'ait pas accepté sa transformation ou simplement s'était-elle simplement lassé de l'éternité. L'Histoire des vampires compte plusieurs éléments qui n'ont pas résisté au poids des années.

Il est vrai que nous ne choisissons pas notre transformation mais l'on ne peut nier que rares sont ceux qui regrettent celle-ci et de ne pas mourir. Je n'ai pas votre expérience mais je n'ai jamais vu un vampire récemment transformé se jeter sous les rayons du soleil. Aussi je pense que ce n'est pas tant cette transformation que les conditions dans laquelle elle vous a été donnée qui sont la cause de ce changement en vous. Et puis l'identité du vampire qui vous a fait ce don aussi je pense... dis-je, laissant ma phrase en suspend. Je savais de par William que leur mère, la Reine, était leur génitrice aussi bien dans leur vie humaine que celle en tant que vampire. Même si je ne pouvais comprendre la souffrance que pouvait éventuellement causer une telle particularité, je pouvais toutefois en imaginer l'idée. Je ne connais pas la nature de leur relation avant cette transformation, mais si déjà la mère et la fille avait quelques difficultés dans leur relation, peut-être que d'avoir sa mère sur le dos une fois vampire n'arrangeait pas la situation. C'était peut-être là la cause du faible statut de Morgane Raybrandt. Peut-être sa réaction allait-elle m'en apprendre davantage.

Quant à la suite de ses paroles, je ne pouvais résolument pas être d'accord avec elle. Faire passer l'intérêt des humains avant le notre? Ridicule. Je ne pensais pas que son attitude envers eux allait jusqu'à ce point. S'interdire même de boire leur sang des banques de sang, d'autant qu'elle se contentait du Tru-Blood, ce truc infâme.


Après tout, si vous arrivez à vivre ainsi. Peut-être mieux vaut-il cela plutôt que vous vous jetiez sous les rayons de l'astre solaire comme certains l'ont fait par le passé. C'est peut-être la nouvelle alternative pour ceux qui se sont lassés de leur condition de vampire. En tout cas ce n'est pas mon cas, pour ma part m'abreuver de leur sang me fait penser à l'époque où j'étais un simple humain et que j'adorais manger un bon morceau de viande même si la cuisine n'était pas très élaborée en ce temps. dis-je en souriant à la fille Raybrandt.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mar 10 Avr - 22:46

J’approuvais ses paroles d’une certaine manière. Quand on est un jeune vampire, même si le fait de perdre une certaine part de notre humanité, on se sentait plus vivant que quand on l’était vraiment. Mais aussi, il y avait cette sensation de se sentir pas assez bien pour la mort. Bon on relativise bien sûr, j’avais pu découvrir bien des choses en devenant une vampire, bien évidement, il y a le loisir de voir le monde évolué, de s’adapter à chaque époque. Même si on parlait avec nos idéaux, finalement dans ma façon de me conduire avec ma mère je n’avais pas grandement évolué, mais il était intéressant de voir de nouveaux mondes. Après tout, nos ancêtres n’avaient pas idée de voir cette évolution, les femmes ne pensaient peut être jamais pouvoir s’émanciper d’une certaine manière. Et pourtant, tout cela ne semblait plus avoir de limites. Une femme vivre sous la tutelle d’un homme n’était plus imaginable en tout cas ici je parle, alors qu’il y a de cela un peu plus d’un siècle, c’était plutôt l’inverse. Comme quoi tout évolue, des tenues vestimentaires aux façons de vivre.

« Ma mère ? J’aime ma mère… Même si je ne suis pas à la hauteur de William dans son estime, j’aime ma mère, et je suis plus qu’heureuse de l’avoir retrouvé dans cette seconde vie. Non je pense que ça vient d’une certaine lassitude de la vie vampirique, mais en même temps, je suis contradictoire d’une certaine manière, je ne serais jamais du genre à me jeter sous les rayons du soleil pour mettre fin à mes jours. Si vous voulez le voir alors, dans mon régime alimentaire comme une autopunition, peut être, pour moi, c’est une façon de me sentir un peu mieux sans pour autant arriver à la solution définitive du suicide. Et puis on a toujours un certain attachement quant à la personne qui nous a transformés, non ? »

Mettons les mots justes, après tout comme disait quelqu’un de très connu dont le nom m’échappe, ceux qui si ce conçoit s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. N’allons pas par quatre chemins et venons à dire les choses comme il faut le dire, sinon à quoi cela sert-il ? De même que je posais la question de façon très indirectement, mais en même temps qui supposait que l’échange ne s’arrêterait pas que là. Je parlais, je parlais, c’est bien mais pour le moment c’était un débat alimentaire qu’on était en train de se faire plus qu’autre chose.

« Chacun vit comme il le souhaite après tout, un humain végétarien est aussi en quelque sorte hors norme, et pourtant ses semblables ne le blâment pas pour autant. Enfin, hors norme, tout est relatif bien évidemment. »

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 11 Avr - 1:43

Je ne voulais pas que la discussion tourne court ni ne tourne en rond, aussi décidai-je de conclure ce sujet pour en aborder un autre avec la dauphine de la Reine de notre espèce. Ne la connaissant pas le moins du monde hormis cette petite discussion débutée il y a peu, je ne pouvais pas lui tenter d'en apprendre davantage à propos des projets de William, encore moins lui parler de ce que je soupçonnais et enfin pas du tout quant à ma mission de surveillance de son frère ordonnée par Augustus en personne. Toutefois je pouvais toujours abordé d'autres sujets avec elle, notamment le fait que je pensais qu'une espèce espèce vivait dissimulée au milieu des vampires et des humains, encore inconnue de tous, ou presque. Je connaissais l'existence des métamorphes, pour en avoir tué une il y a plusieurs années de cela. Malheureusement je n'avais pas eu le plaisir de croiser d'autres membres de son espèce, le plaisir pour plusieurs raisons. La première étant d'en apprendre davantage quant à leur existence, à leurs capacités et au champs d'étude possible. Imaginez, peut-être était-il possible pour un vampire d'obtenir semblable aptitude, ou encore de part leur similitude avec les humains, d'en faire des nocturnes rouges et en ce cas conserveraient-ils leurs aptitudes? Tant de questions sans réponse, mais encore tant de temps pour les poser. Et qui mieux qu'un vampire de 800ans pour me renseigner à ce sujet? En même temps je ne m'attendais pas à un miracle, il était fort probable qu'elle n'en ait pas rencontré étant donné qu'il était impossible de différencier les métamorphes des humains. C'est dans cet état d'esprit, tel un de ces scientifiques humains, que j'entrepris de questionner mon interlocutrice.

Et bien vous avez de la chance, dis-je en soupirant. Malgré mon excitation à l'idée de palabrer avec elle à propos des métamorphes, j'eu une très brève pensée pour la femme que fut ma mère, ou plutôt sa mort brutale à l'époque où je faisais moi aussi partie du bétail. Je n'eu aucun amour de sa part à partir de ma naissance jusqu'à son assassinat. Rassurez-vous je ne suis pas l'auteur de son meurtre, même si je peux vous avouer sans aucun remord que son décès ma réjouit. Balayant ce souvenir sans importance d'une secousse de la tête je repris la parole. avoir une mère aimante n'est pas donné à tout le monde. Quant à nos goûts culinaires, disons que nous apprécions chacun une cuisine d'une culture différente. dis-je cette fois en souriant avant de poursuivre. Mais assez débattu de cuisine ou de considération à l'égard de ces humains, j'aimerai profiter de votre expérience afin de discuter avec vous d'un sujet que je tente d'étudier depuis plusieurs décennies déjà.

A une époque j'ai rencontré au cours d'une de mes chasses nocturnes une personne très particulière. En apparence il s'agissait d'une humaine tout ce qu'il y a de plus normale, cependant une fois que je me suis abreuvé de son sang, il m'est apparu que sa véritable nature était tout autre. Ce dont j'eu la confirmation de par sa propre bouche lorsque je l'interrogeai à l'aide de notre don d'hypnotisme à nous autres vampires. Elle appartenait à une espèce inconnue appelée Métamorphe. Hormis sa famille décédée, elle ne connaissait aucun autre membre de son espèce et ne savait pas même s'ils existaient d'autres personnes comme elle, encore moins leur nombre et leur éventuelle localisation. J'aurai souhaité savoir s'il vous était déjà arrivé de rencontrer de tels êtres au cours de votre existence en tant que nocturne rouge.
lui demandai-je d'un ton aimable, affichant un sourire amical.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 11 Avr - 22:56

Le sujet culinaire était désormais clos. En y repensant, cela faisait un peu cannibale de parler de cuisine, et d’alimentation au niveau des humains. De même, ma mère aimante, ce n’est pas exactement le mot que j’aurai dit quant à ma mère, mais au moins j’y tenais. Le lien qui nous liait au niveau de ma transformation, certainement. Je lui étais totalement fidèle, mais ce ne relevait peut être que ce « don » qui m’avait été fait par elle. Mais passons. Il dit vouloir passer à un autre sujet profitant de mon expérience plus ancienne que la sienne. J’étais alors curieuse de savoir en quoi, mon ancienneté en tant que nocturne pouvait réellement lui apporter des réponses. J’étais donc toute ouïe une fois le sujet culinaire clos, quant à ses questions, après tout nous étions un peu là pour ça en attendant mon grand frère.

Des métamorphes ? Ce nom ne m’était pas proprement dit totalement inconnu, mais en même temps, je prenais ça plutôt pour une légende, enfin pas totalement. Enfin pas totalement inconnu, je croyais plutôt qu’en entendant parler de métamorphes on évoquait pour être exacte des loups garous non ? Alors j’écoutais avec attention son étude mené, apparemment à quoi il tenait pour le moins à cœur. En tout cas, il semblait tout à fait attaché à en savoir un peu plus sur cette espèce et en même temps il commençait à un peu créer de la curiosité. Oui en effet, on ne pouvait pas tout connaitre mais on ne voulait pas être ignorant pour l’éternité. Cependant ces « métamorphes » me semblaient être un mystère, ou du moins je n’avais jamais eu l’occasion de faire connaissance, et malgré ma volonté de vouloir l’aider.

« Les seules créatures qui pourraient ressembler aux métamorphes, enfin d’après le nom qui me fait penser du moins à cette métamorphose serait des loups garous. Mais j’ai l’impression que ça a l’air d’être une toute autre espèce à vous entendre. Et non, je n’ai pas eu l’occasion de tomber sur de telles créatures. Mais que savez-vous à propos d’elle ? Maintenant que vous avez éveillé ma curiosité, je serais très heureuse d’en savoir un peu plus à propos d’eux. Si bien sur, il n’est pas indiscret de vous demander de me faire part de vos connaissances. »

Finis-je avec un sourire des plus amicaux. Oui, éveillez ma curiosité, parfois c’est un mauvais défaut d’être curieuse, mais aussi être curieuse pour en savoir un peu plus, ça deviendrait bien une qualité non ?

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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Jeu 12 Avr - 14:57

Ainsi donc même elle ne connaissait pas l'existence des métamorphes malgré sa plus longue existence en tant que vampire. Il me faudrait donc me renseigner auprès de quelqu'un d'autre, de plus ancien, mais les vampires plus âgés ne couraient pas les rues. Quoi qu'il en soit je sentais avoir attisé sa curiosité et ceci me fit sourire. Après tout apprendre quelque chose à un vampire plus ancien que moi n'était pas pour me déplaire. Son idée à propos des loup-garou ne me convainquit pas du tout, aussi j'acceptai de lui dévoiler les maigres informations dont j'avais connaissance.

Je ne sais rien de plus que ce que je vous ai déjà dis et mes hypothèses se base uniquement sur cette unique rencontre. En apparence ils ressemblent à un humain tout ce qu'il y a de plus normal, rien chez eux ne permet de supposer quoique ce soit quant à leur véritable nature. Si pour ma part j'en suis venu à découvrir l'existence de cette espèce c'est pas un pur hasard au cours d'une nuit à chasser. Ce n'est qu'en plongeant mes canines dans son cou que j'ai senti une différence. Après il m'a suffit de faire parler l'humaine si je puis dire. C'est ainsi qu'elle m'a appris qu'ils n'avaient rien à voir avec les lycans étant donné que contrairement à ces derniers, eux peuvent prendre la forme de leur choix même si chacun d'eux en préfère une. Je fis une courte pause théâtrale pour le suspense mais aussi pour lui laisser le temps d'assimiler tout mon récit. De plus elle m'a indiqué qu'ils n'y avaient ni structure ni désirs de se lier entre les membres de leur espèce, leur instinct de survie les poussant à se fondre au maximum au sein des humains. Aussi leur existence n'en est que plus discrète et pour ma part je n'ai pas eu de nouvelles occasions de rencontrer à nouveau un membre de cette espèce. dis-je enfin avant de me taire, non pas pour la faire languir mais parce que je ne savais rien d'autre au sujet des métamorphes pour l'heure. Bien que je sache déjà qu'elle ne pourrait pas m'en apprendre davantage sur ces êtres, je restai attentif à ce qu'elle pourrait dire, il était tout à fait possible que je puisse avancer dans mes hypothèses grâce à une remarque de sa part, même si je n'y croyais pas trop.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Jeu 12 Avr - 22:42

J’écoutais attentivement les informations que pouvaient me fournir Julien Guillemaud face à moi, je souhaitais vraiment en apprendre plus sur ces métamorphes, qui pour moi était ni plus ni moins des lycans, mais apparemment je me trompais sur toute la ligne. Et cela me surprit d’autant plus, ce ne devait pas être une race qui souhaitait beaucoup se montrer pour que l’on en est jamais entendu parler. A moins que les grandes autorités en soient au courant. J’étais certes plus âgée que celui qui était en face de moi, mais ça ne m’empêchait pas d’être tout simplement ignorante quant aux agissements de cette race. Et de même, ignorante tout simplement de leur existence, j’avouais ne pas être d’une grande utilité dans cette discussion, mais ma foi, si au moins mes réflexions pouvaient peut être aider un peu. Après tout, je m’interrogeais moi-même sur ces humains un peu spéciaux apparemment. Heureusement ou non ? Je ne savais pas trop. Après tout, on partait tous de la race humaine, mais avec des variantes. Certains devaient mourir pour devenir vampires, d’autres c’était dans leur sang, et ça semblait être le cas pour ces métamorphes. J’attendais quelques secondes avant de répondre à mon interlocuteur.

« Au temps pour moi, il y eut de la maladresse dans mes propos alors de les comparer aux lycanthropes. Mais c’est une drôle d’espèce dont vous me parlez, des solitaires alors en quelques sortes ? Pas une meute, si on peut nommer cela ainsi, en rien une communauté. Aucun représentant. De vrais solitaires. Je n’ai jamais eu l’occasion de tomber sur l’une d’entre elles, mais si vous souhaitiez en savoir un peu plus, ne pensez vous pas que notre reine ou notre roi serait plus aptes à vous renseigner. Enfin, si vous souhaitez bien sûr les informer de votre quête. »

Je ne pouvais guère plus. En réfléchissant pour autant à ce que tout cela pouvait correspondre. Après tout s’il m’avait donné des informations quant à ces métamorphes alors, il était bien prêt à dévoiler sa quête à des vampires plus âgés, et donc plus aptes à découvrir ce genre d’humains un peu spéciaux donc. Après tout, cela devait concerner une infime partie de l’espèce humaine. Sinon, ils se seraient bien sur plus montrés d’un coup. D’une autre manière, s’ils étaient solitaires ils n’avaient peut être alors aucun intérêt à se réunir, ou alors c’était vraiment une infime partie de la population qui faisait qu’il était impossible de créer une réelle communauté. Après tout, tant de question quant aux constats dont m’avaient fait part Julien en face de moi.
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Lun 16 Avr - 14:41

Je ne suis qu'un simple shérif dans l’organigramme de notre espèce mademoiselle Raybrandt, dis-je en souriant, aussi je ne peux me permettre de leur demander une entrevue simplement pour leur parler de mes hypothèses à ce sujet. Par contre je pourrais toujours leur en toucher deux mots s'ils demandent ma présence auprès d'eux pour autre chose. En attendant je dois mener ma petite enquête de mon côté pour que le moment venu je puisse avoir davantage d'éléments à leur présenter.

Je fis une courte pause, prenant le temps de réfléchir à mes paroles à venir. En y repensant je ne serai guère étonné si Augustus connaissait déjà l’existence des métamorphes. Après tout il était le plus ancien d'entre nous encore en vie, si je puis dire. Pour moi, le petit shérif d'Edimbourg, trouver d'infimes bribes d'informations quant à ces êtres allait être bien compliqué. D'ailleurs si le seul spécimen qu'il m'a été donné de rencontré ne m'avait affirmé qu'il s'agissait d'une espèce à part entière, je l'aurai considéré comme étant une simple humaine munie de capacités spécifiques. De plus l'ayant interrogé à l'aide de mon don hypnotique, j'étais certain qu'elle n'avait pu me mentir et n'omettre aucune information mis à part celles qu'elle aurait pu ignorer.

Pour ma part je pense que la grande révélation ne les ai davantage poussé à se fondre dans la masse des humains. En effet nous avons pu voir que malgré notre structure et notre nombre, il y eu de nombreuses actions violentes à l'encontre de certains de nos congénères. Alors eux, aussi dispersés soient-ils, seraient davantage enclin à devenir des cibles désignées. D'autant que vivant au grand jour comme de parfaits humains, vous imaginez la psychose des humains, de peur que leur voisin si gentil soit en réalité un métamorphe? Je n'imagine même pas le chaos qui exploserait alors. dis-je dans un soupir, non pas par égard envers la vermine, mais plutôt en imaginant les complications conséquentes dans mes différentes missions.

Me tirant de mes pensées mon smartphone se mit à vibrer dans ma poche. Après une formule de politesse à l'attention de mon interlocutrice, je lu le message qui s'affichait. William réclamait ma présence dans un entrepôt que nous avions eu l'occasion de visiter ensemble au cours d'une de nos tâches communes par le passé. Apparemment il s'inquiétait à propos de sa mère, la Reine. Ma discussion avait sa sœur allait donc arriver à sa fin. Je répondis rapidement à mon ami avant de m'adresser à nouveau à la fille Raybrandt, ne souhaitant pas non plus interrompre brutalement notre échange. Nous venions, elle et moi, d'avoir une discussion fort enrichissante et je ne comptais pas m'arrêter là. Compter dans mon entourage la fille de la Reine ne pouvait être un mal, aussi décidai-je dès à présent d'entretenir ce nouveau rapport entre nous deux. Soyons clair, elle ne deviendrait pas mon amie loin de là n'étant qu'une subalterne, pour autant il n'était pas exclue qu'elle puisse m'être utile, aussi décidai-je de la ménager.


Il n'y eu aucune maladresse de votre part Miss Raybdrandt, dis-je d'un ton cordial et en affichant un léger sourire charmeur, d'autant que votre réponse m'a aidé en un sens. Même si ce n'était pas totalement vrai, un peu de flatterie bien placée ne fait jamais de tort, surtout à l'attention d'une femme, vampire ou humaine. Puis-je compter sur votre aide dans mes recherches? Si cela ne vous ennuie pas, bien entendu. De mon côté je vous tiendrai au courant de l'avancé de celles-ci lors d'une prochaine entrevue si le cœur vous en dit. Rassurez-vous vous n'aurez pas à faire à un ingrat. Si de concert nous arrivons à trouver davantage d'informations à propos de cette espèce, je saurais parler de vous et de votre aide quant à ce travail. lui dis-je en affichant une nouvelle fois un sourire, un peu plus amical cette fois-ci. Je comptais me servir de son statut actuel pour l'aider à accepter de m'aider sur cette recherche. Ainsi si je me débrouillai bien par la suite, elle pourrait être un appui à l'avenir. Pardonnez-moi, mais je ne souhaite pas vous dévoiler l'intégralité de mes projets d'avenir dans l'immédiat. Laissons un minimum place au mystère...


Dernière édition par Julien Guillemaud le Mer 9 Mai - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 9 Mai - 12:00

J’écoutais avec attention les paroles de mon interlocuteur, après tout maintenant j’étais ouïe à avoir un objectif, prête à l’aider. Volontaire d’une certaine manière, oui c’était sur, après tout, j’étais la nouveauté, les découvertes, bref, oui j’pouvais paraitre un peu gamine quand on y pensait, face à cette nouvelle. Comme une enfant qui découvrait toujours de nouvelles choses, j’aimais cette sensation que le monde regorgeait un peu de nouveauté. Après tout, même si ce n’était certainement pas toujours des bonnes nouveautés, on pouvait quand même noter qu’il n’était pas figé. Après tout, aussi, le fait qu’il y ait des petites touches comme ça. Bon et puis de me dire qu’il y avait une autre espèce surnaturelle avait pour but d’aiguiser ma curiosité d’une certaine manière. Il semblait que ce ne soit vraiment pas comme les autres, qui vivaient en groupe, en clan. Nous, les vampires on avait nos référents le roi et la reine, les loups vivaient entre eux également, et il était un peu contre nature de vouloir trop se fondre à la foule humaine. Bon déjà nous, nos capacités étaient fortement limitées quand nous y pensions vu que nous vivions que de nuit. Plus que douze heures pour se fondre dans la communauté humaine. Ca réduit déjà de nouveau les possibilités. D’un autre côté, je devais reconnaitre qu’on faisait des vrais efforts, on avait toujours vécu parmi eux, et aujourd’hui on avait fait le pas de se révéler clairement devant eux.

« Je reconnais qu’ils doivent se sentir plus en sécurité là où ils sont, en restant caché mais en continuant à vivre parmi les humains. »


Puis, je vis qu’il reçut un message, j’étais pratiquement sur de l’expéditeur, ce qui mettait rapidement fin à cette discussion qui ne restait pour le moins pas des plus désagréables. Si on m’avait dit que j’allais avoir une discussion sympathique disons plutôt cordiale en compagnie de Julien, j’vous aurais dit d’arrêter de trop fumer la moquette ou d’abuser de la drogue en l’occurrence. Et pourtant on ne peut pas dire que c’est vraiment désagréable. Ne jamais se reposer sur ses a prioris après tout.

« Je vous aiderais avec plaisir, vous pouvez compter sur ma contribution à cette quête dès que j’ai des informations je vous en ferais part. »

Finis-je avec un sourire cordial, et non pas charmeur comme lui. Je me levais dans le but de le raccompagner jusqu’à la porte de la demeure. Après tout j’avais été élevée dans les normes. Je me doutais qu’il devait me cacher quelques petites choses.

« Il me semble que vous aide attendu, Monsieur, si je puis me permettre de vous raccompagner. » Dis-je avec un sourire et dans toute la façon que j’avais d’être bien élevée. Ca sert d’être née il y a 800 ans finalement.



Dernière édition par Morgane Raybrandt le Mer 9 Mai - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Mer 9 Mai - 12:43

Ainsi donc la vampire acceptait de m'aider dans ma quête à propos des métamorphes. Parfait, cela était une bonne chose et ce pour plusieurs raisons. La première étant que la fille Raybrandt était bien plus âgée que moi et de par son expérience elle pourrait certainement obtenir certaines informations, avoir des réflexions qui ne sont pas à ma portée. De plus bien que notre relation n'est qu'une entente cordiale entre nous pour le moment, cela pourrait bien évoluer par la suite mais bon, nous ne deviendrons pas ami pour autant, en tout cas pas dans l'immédiat. Trêve de bavardage, il était temps pour moi de m'en aller et de quitter la demeure Raybrandt. Je me levai donc poliment et me dirigeai donc vers l'entrée, accompagné de la princesse vampire. Puis lorsque nous arrivâmes devant la porte je m'adressai à celle qui croyait au respect et à la considération envers les humains.

Merci pour cette conversation des plus agréable, j'ai pris plaisir à converser avec vous malgré notre divergence d'opinion. lui dis-je en souriant avant de poursuivre en lui tendant ma carte de visite de la Redsecurity. Voici mon numéro de portable si jamais vous feriez une heureuse découverte quant à notre recherche, puis-je avoir le vôtre afin de pouvoir vous contacter à l'avenir? demandai-je poliment à la vampire avant de quitter le manoir après avoir salué la fille Raybrandt d'un baise-main digne d'un gentleman. Non pas par amitié mais disons pour faire simple que mon point de vue à son sujet a évolué au cours de notre discussion. Si avant je ne la considérai que comme une vampire lambda, elle avait sût se montrer intéressante. Elle avait gagné davantage de ma considération sans pour autant qu'une amitié se développe entre nous. C'est donc son numéro en poche que je m'éloignai de la demeure de la lignée de la Reine pour rejoindre l'entrepôt où m'attendait mon ami William. J'avais reçu son message alors que je discutais avec sa sœur, il demandait mon aide afin de retrouver sa mère. J'ignorai totalement où se trouvait cette dernière mais je pris tout de même soin de répondre à mon ami. Tout en conduisant pour rejoindre le lieu de notre rendez-vous, je pianotai ma réponse sur le clavier numérique de l'écran tactile de mon smartphone. Alors que celui-ci se mit à vibrer une brève fois pour me signaler que Will' avait reçu mon message, je levai la tête et vis le panneau indiquant la direction du port de Leith d'Edimbourg et en suivit la route. Si à ce moment là je savais la teneur du reste de la nuit et la rencontre que je ferai par la suite, vous pouvez être certain que j'aurai tué un humain auparavant pour calmer mes nerfs d'avance si cela était possible.



ps: pas de souci ^^ je te laisse conclure et faire la demande de verrouillage du rp une fois ta réponse postée :p merci pour ce rp
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MessageSujet: Re: - la sous fiftre et le shérif [Livre 1 - Terminé]   Dim 20 Mai - 20:10

Toutes conversations connaissent une fin n’est ce pas ? Il fallait que la notre aussi la connaisse, même si j’avais découvert une certaine empathie à l’égard du vampire face à moi pour être honnête. Même si je ne m’y attendais pas du tout. Après tout c’était l’ami de mon frère, et je n’avais pas pour habitude de discuter en sa compagnie bien au contraire pour être tout à fait honnête, j’avais plutôt tendance à m’éclipser loin des deux pour ne pas avoir affaire avec eux à propos de leurs affaires personnelles. Ils étaient shérifs, je n’avais pas un titre tout aussi élevé, j’étais l’image pour les vampires, c’était bien, mais pas assez prestigieux pour certains vampires.

Plus encore, la conversation n’avait pas tournée qu’autour du peau, j’avais découvert des choses nouvelles, pour ne pas dire, me donner une nouvelle dimension. J’avais en plus d’en découvrir, de continuer cette quête et d’en savoir toujours plus. Je raccompagnais donc mon interlocuteur à la porte, comme les bonnes manières l’exigeaient. Eduquée dans les bonnes et dues formes, je n’avais jamais lésinées quant à mes invités dans ma demeure, qu’ils soient miens ou non en fait. C’était des manières dont il n’avait pas à discuter pour être tout à fait honnête.

Je pris sa carte de visite, avec un sourire et quand il me demanda mon numéro de téléphone, n’ayant pas moi-même cette carte de visite, j’attrapais un morceau de papier rectangulaire, et un crayon de bois sur le buffet, et j’écrivis très rapidement mon nom et mon numéro de téléphone. Et je lui tendis.

« Je m’excuse de l’aspect rudimentaire, mais je vous ferais part quoi qu’il en soit de tout ce que je peux apprendre, Monsieur. »

Un baise-main, et il s’éclipsa tout aussi rapidement voguant certainement à des activités autres, surement pour aller rapidement retrouver mon frère ainé. Quant à moi, une fois la porte fermée derrière ses pas, je me dirigeais vers ma chambre, but de la manœuvre ? Me changer pour prendre la direction des entrepôts de True Blood pour reprendre mes activités de porte-parole. La vie continue son cours après tout, comme une rivière qui reste sagement dans son lit. Là-haut, je revêtis une nouvelle robe, blanche cette fois-ci, puis j’appelais le chauffeur pour me rendre là où on m’attendait. Envoyant un message à Léopold, pour lui demander s’il était prêt à venir boire après ma réunion. Pourquoi pas après tout, j’appréciais le vampire, et surtout sa compagnie, tant qu’à faire la nuit n’était pas terminée.

HJ | Merci pour ce rp également ;)
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