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La curiosité est un vilain défaut ! [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: La curiosité est un vilain défaut ! [Livre 1 - Terminé]   La curiosité est un vilain défaut ! [Livre 1 - Terminé] EmptyJeu 9 Déc - 23:05

Torben & Isadora
La curiosité est un vilain défaut !


    Ce n’était pas une bonne journée. Non vraiment pas. J’avais vu chaque minute passait, me narguant d’être aussi longue à s’écouler. Aujourd’hui je m’étais rendue faire le ménage chez mes Kenedy. Vraiment seul le salaire me faisait rester à leur service. Comme d’habitude j’avais assisté à leurs disputes quotidiennes, autant entre les deux époux, qu’entre la mère et son fils rebelle. La seule personne de « tenable » était leur petit fille, que j’avais du consoler. Face aux cries des grands, elle avait prit peur. Pauvre enfant. Etant moins même mère, je ne pouvais pas concevoir que l’on fasse souffrir la chair de notre chair d’une telle manière. Jamais je ne me serais conduite ainsi avec ma Savannah, jamais… Ma Savannah… Cela fait un an jour pour jour qu’on l’avait arraché à moi, et il ne s’était pas passé une journée sans qu’elle ne me manque. Je me sentais si seule à présent qu’elle n’était plus à mes côtés. Je me faisais violence pour ne pas prendre le premier avion en direction de Portland pour la ramener chez moi, chez nous. Elle me manquait tant…

    Oui cette journée était vraiment déprimante, et ce fut avec grand plaisir que je vins constater que la nuit pointait le bout de son nez. Je quittais la demeure des Kenedy à 19h30, pas une minute de plus, pas une minute de moins. Je fis quelques kilomètres avec ma voiture, avant de m’arrêter sur le bas côté d’une route déserte, qui longeait une forêt. Je me déshabillais, prenant soin de vérifier au préalable que personne ne se trouvait dans les parages. J’inspirais un grand coup, savourant les différentes odeurs que m’offrait la nature. Cela allait déjà mieux. Je posais mes habits dans mon coffre, verrouillais ma voiture, et cachais les clefs de cette dernière sous une grosse pierre non loin de là. Je ne pouvais décemment pas les prendre avec moi. Un loup avec un jeu de clef dans la gueule, si vous voulez mon avis, ça ne le fait pas trop, pour ne pas dire pas du tout. Une fois cela fait, je m’enfonçais donc à travers les bois, jusqu’à trouver une petite clairière. Il était temps que je laisse respirer mon loup et que je vagabonde dans les bois. Cette idée me fit frémie d’envie par avance. Voilà quatre jours que je n’avais pas eu l’occasion de courir, et j’étais « en manque ».

    Il me fallut une bonne dizaine de minute pour me transformer et reprendre mes esprits. Ce n’était pas du tout, mais pas du tout agréable de muter en loup. J’avais à chaque fois l’impression que ma peau se décollait de mon corps, comme si on m’écorchait vif. Je dois bien avouer que je finissais par me faire à cette douleurs, qui au départ m’avait cloué au sol une bonne vingtaine de minute. Mon ancien Ulfric m’avait toujours dit qu’avec l’âge, je finirais par ne plus ressentir de douleur, et que ma transformation ne durerait qu’une demi-dizaine de minute. Que j’avais hâte que cela arrive…

    Sous ma forme lupine, je ne ressentais pas les choses que sous ma forme humaine. Mes sens étaient plus aiguisés. Je pouvais sentir chaque mouvement dans la forêt à travers les coussinets de mes pattes. Je pouvais entendre chaque bruit propre à la nature, à travers mes grandes oreilles grises. Je pouvais identifier chaque odeur d’animaux et d’humains, à travers mon museau blanc neige. Je me sentais libre, comme si tous mes problèmes s’envolaient lorsque je revêtais mon loup. Par réflexe, je tournais la tête, cherchant la présent de Nathaniel, avant de me rappeler qu’il n’était plus. J’étais devenue une louve solitaire, qui n’avait plus de compagnon avec qui courir. Non ce n’était pas le moment de penser à ça. Mes pattes vinrent rapidement frapper le sol alors que je m’élançais à toute vitesse dans les bois. Je flairais une biche que je décidais de prendre en chasse. Je ne la mangerais pas non, mais la chasse procurait de telles sensations de plaisir que je ne pouvais pas m’empêcher de la pratiquer…

    Il s’écoula de nombreuses heures avant que je ne croise âme qui vive. Je grattais un terrier de lapin pour l’en déloger alors qu’un bruit derrière moi ce fit entendre. Un magnifique loup marron se tenait là derrière moi, en position d’attaquer. Je sortais les babines, me positionnant également en attaque. C’était un loup-garou lui aussi, je pouvais le lire dans son regard, tout comme il savait qui j’étais. Il ne faisait aucun doute que nous appartenions à la même meute, et il était venu là pour me défier, moi Isadora Jayden Doyle, l’ancienne protégée de notre roi-loup. Il voulait se prouver qu’il pouvait venir à bout d’une jeune loupe, un peu trop impétueuse, qui n’était pas prête à se laissait faire aussi facilement. Nous nous regardâmes une dizaine de minute, avant qu’il ne fasse la première action et ne me saute dessus, les crocs et les griffes sorties…

    Je saignais abondamment et j’avais taché toute ma voiture. Heureusement je n’avais eu qu’une dizaine de kilomètre à parcourir avant de rejoindre mon appartement. Il était passé trois heures quand je tournais avec difficulté mes clefs dans ma porte, une de mes main tenant mon ventre, afin de contenir ma plaie. Le combat que j’avais mené n’avait pas été une mince affaire, et bien que j’avais réussi à arracher de peu l’égalité, il m’en avait couté plus d’un morceau de chair. Ce fut avec grande difficulté que j’étais redevenue humaine, et que j’avais enfilé mon pantalon et mon tee-shirt. Se balader nue dans la ville, ce n’était pas recommandé, surtout dans mon état. Je rentrais, m’appuyant contre les murs, tachant le sol de mon sang. Heureusement que c’était du carrelage et non pas de la moquette, sinon pour le laver, j’aurais eu besoin de beaucoup d’huile de coude. Je claquais ma porte, tournais un verrou, et entrais dans ma salle de bain. Je relevais mes vêtements, examinant chacune de mes plaies. Mon nez était cicatrisé, ainsi que les autres marques sur mon visage. La chaire de mon bras gauche se reconstituait peu à peu, et je versais sur cette dernière du désinfectant qui m’arracha un léger crie de douleur. Je finis par le haut de mon ventre. Une grande plaie béante laissait apparaitre ma cotte la plus basse, et ce n’était pas du tout jolie à voir. Je remerciais le ciel que demain soit un samedi, et qu’ainsi je puisse passer ma journée à récupérer. Un jour me suffirait pour être de nouveau sur pied.

    Afin d’accélérer le processus de régénération je me fis couler un bain, et vint m’envelopper dans l’eau bouillante. J’avais mal, mais passais la première douleur, je me sentais beaucoup mieux. Des coups furent taper à ma porte, mais je n’y prêtais pas attention. Il n’était plus l’heure de venir me voir. Sans doute un Sdf qui était encore rentré dans le bâtiment, en quête d’une petite pièce. On m’avait déjà fait le coup la dernière fois. Je plongeais ma tête dans l’eau devenue rouge, fermant les yeux afin de savourer cette sensation de paix. Malheureusement elle ne dura que très peu de temps. Un grand claquement se fit entendre, et je n’eu pas besoin de voir que l’on venait d’enfoncer ma porte pour comprendre ce qui se passait. Je sortais rapidement de mon bain, plongeant vers le meuble le plus prêt et y sortait un couteau. J’enfilais un peignoir, retenant avec difficulté un cri de douleur quand le tissu vint toucher ma chaire endolorie qui vint le tacher. Flûte un lingue de bain tout neuf qui était bon pour la poubelle ! Je me tenais contre le mur juste à côté de la porte de ma salle de bain, attendant que le voleur n’entre dans ma salle de bain et éteignait la lumière. Je pouvais entendre son cœur battre et ses pas approchés. Il ouvrit la porte qui ne possédait pas de verrou, et alors qu’il passa le pas de la porte, je levais mon arme, prête à frapper avant de reconnaitre l’homme qui entrait, un révolver à la main. Mais bon sang que faisait-il ici ? Me mettant dans la lumière, histoire qu’il ne me tire pas dessus je lui dis, sur un ton on ne peut plus agressif, mon couteau toujours solidement tenue dans ma main –on ne sait jamais si c’est un ami de Stephen–

      α Non mais cela ne va pas la tête d’entrer chez les gens en pleine nuit ! On peut savoir ce qui vous prend Torben ? C’est Stephen qui vous envoi c’est ça ?

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