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Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 7 Juin - 18:18

    Mine de rien la rencontre prenait une tournure que je n'attendais plus pour ainsi dire. Thomas avait vendu la mèche tout seul. Il avait fuit certes, mais pas dans n'importe quelle circonstance, après avoir vu des choses qu'il n'aurait pas du voir. Il n'hésita pas à me raconter le pourquoi du comment il avait donc fuit en France, laissant littéralement tout sur place sans un regard vers l'arrière, sans aucun remord. Je ne comprenais pas pourquoi il avait agit ainsi. J'avais été pratiquement dans la même situation, même si je n'avais pas vu directement les morsures, mais ma mère était morte de cette façon, les loups s'étaient introduits chez elle ainsi et avaient essayé de la transformer, sans succès, elle en était morte, mais je n'avais pas fuit ce jour là. Au contraire, j'avais envie de me battre pour que ce genre de chose cessent. Je n'avais pas l'âme vengeresse, je savais que si je m'étais lancée dans une vendetta personnelle, cela m'aurait valu la mort pratiquement assurée. Non, j'avais du trouver quelques choses pour lutter. J'avais ce petit groupe avec moi et aujourd'hui, j'avais même la loi de mon côté puisque j'appartenais à la brigade PES, un honneur en quelques sortes qui servait mon idéal. Thomas se souvenait donc de ce qu'il avait vu, il me sortit une excuse que j'avais du mal à gober. Si le loup ne l'avait pas mordu c'était qu'il y avait une raison. Je doutais fortement que de la fumée de la veille couvre l'odeur d'un humain. Mais je ne relevais pas dans l'immédiat, je le laissais finir son histoire qu'il me racontait mais qui du coup, n'était pas tombée que dans mon oreille, mais dans celle de certains de ces amis qui avaient bu un peu trop de bière. Je n'avais pas encore touchée à celle qu'il m'avait offert d'ailleurs. Je n'avais pas tellement soif, mais son histoire m'en apprenait tellement sur lui et sur le genre de créatures qui existaient.

    S'il n'était pas un loup, ni un vampire, ni un humain dans la logique des choses, qu'est ce qu'il était exactement ? Je devais essayé d'en savoir plus, et pour cela, il me faudrait emporter le verre de bière qu'il avait entre les mains pour avoir son ADN, ces empreintes, et si je pouvais avoir un peu de sang, ça serait l'idéal. Timothée se ferrait une joie d'analyser tout ça et peut être de découvrir quelques choses. D'ailleurs il but son verre et le fracassa sur le comptoir, attirant du coup l'attention sur lui de façon volontaire. Il venait de se délivrer d'un secret qu'il n'aurait peut être pas du révéler, mais il l'avait fait, et j'avais assisté à cela. Le barman vint me dire quelques mots à l'oreille, mais apparemment Thomas entendit ceux-ci. Je n'avais pas d'avis sur la question, son récit m'intéressait bien plus qu'il n'en avait conscience sans doute. Il se balança sur son tabouret manquant de tomber. Le type derrière lui toucha le dos pour que cela soit ainsi et il lui décocha une droite. Un de ces potes vint l'arrêter, Thomas semblait comme être pris d'hystérie, vraiment. Il fallait plus que ça pour me faire peur, mais ce type n'était pas normal, il n'était peut être pas humain, mais il avait un grain, ça s'était sur. Il cria alors à tous ceux qui l'écoutaient et qui ne suivaient plus le match qu'il avait été un lâche. Il semblait être à moitié saoule pourtant, il n'avait bu que 2 ou 3 bières devant moi et allait bien il y a quelques minutes à peine. Puis il me désigna, disant que j'étais un héros. Je ne me considérais pourtant pas ainsi, j'avais juste fait ce que je devais faire, rien de plus. Qu'est ce que je pouvais dire là maintenant ? Je le regardais, il me faisait presque pitié. J'allais jouée les modestes.

    " J'ai combattu pendant les années sanglantes, mais j'ai simplement fait ce que j'avais à faire ... "

    Je faisais un petit sourire presque gêné, je ne l'avais pas crié, tout juste murmuré, mais je n'étais pas venue ici pour me glorifier de toute façon. J'allais bien voir comment ces amis allaient réagir, ce qu'ils allaient faire ou dire.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 8 Juin - 14:24

La tête me tournait... le mélange d'alcool... une bonne dizaine de bières... ces trois verres de whisky... J'étais pas un grand buveur... mes idées tourbillonnaient dans mon crâne... et je tanguais dangereusement sur mes pieds... ma tête se balançais de droite à gauche plus qu'elle ne se tournait vers les clients, et je constatais qu'ils retournaient au match... Je titubais, regardais la télé... reculais d'un pas pour ne pas tomber. Le patron ramassait les morceaux de verre en silence pendant que Wallace me rejoignait, m'invitant à sortir. Je ne voulais pas et résistais en silence. Je déglutis, regardais Makayla presque s'excuser d'être un héros... et regrettais immédiatement l'avoir mise dans ce pétrin... Elle ne voulait pas attirer l'attention et moi... Je la regardais encore... attendant quelque chose pendant que l'autre maréchal me poussais dehors. L'air frais me saisit et me désaoula presque immédiatement. Dans le ciel, des nuages blancs galopaient sur l'azur, libres...

*Et moi ? qu'est-ce-que je suis ? un monstre ?... fuyant d'autres monstres ?*

J'eus peur et me mis à trembler. Wallace me frictionna les épaules, plus pour me réconforter que pour me réchauffer, ne prononçant aucune parole. On était entre hommes.

-
J'ai foutu le bordel... j'ai merdé, hein ?

dis-je en lui jetant un regard de chien battu. Il me dit que non... que la plupart, là-dedans, étaient comme moi, sauf qu'ils étaient resté... ils avaient de la famille et... Je fondis en larme en m'asseyant par terre.

*
Une famille... moi, j'en avais pas. *

Plus facile de se barrer, de ne pas lutter. Wal' pataugeait pour dire que non, c'était pas ce qu'il avait voulu dire, et tout ça... Le dos appuyé contre le bois du pub, je sanglotais comme un gosse : même mes parents n'avaient pas voulu de moi. J'aurai dû mourir pendant cette guerre. Voilà. Comme ça, j'aurai plus ennuyé personne. Là... inutile de jeter un coup d'oeil à l'intérieur pour savoir que j'avais gêné tout le monde... -je rotais bruyamment-, j'avais fait fort. Mon pote se tâtait les poches, que cherchait-il ? Il me dit aller chercher quelque chose à l'intérieur... ses clefs, je crois.... je captais pas bien... Maintenant, seul sur le trottoir, j'avais vraiment l'air d'un looser. Je ne pouvais pas tomber plus bas...

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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 8 Juin - 22:44

    Je n'avais pas imaginé que cette après-midi se passe ainsi, mais alors vraiment pas. J'étais venue ici pour me détendre en gros, et pour observer mon monde rien de plus. Il m'avait abordé, je l'avais rembarré bien comme il faut. Il était revenu à la charge, j'aurais pu le rembarrer à nouveau, mais je lui avais donné une seconde chance. Je ne l'avais pas remarqué, mais il semblerait que l'alcool l'ait aidé à venir me voir, ou à être plus poli, c'était bizarre. Il n'avait pas bu tant que ça devant moi, peut être 2 ou 3 verres pas plus, mais avant il y en avait eu un paquet, il était saoule, c'était une évidence. Un barman, en tout cas, quelqu'un qui travaillait ici ramassa les morceaux de verres qui étaient à mes pieds. Sans me faire voir, je prenais quelques morceau, suffisamment gros pour les faire analyser. Je les avais pris avec une serviette les emballant à l'intérieur pour essayer de ne pas contaminer les échantillons, pour y collecter des empreintes ou de l'ADN. Parce que finalement, ce que je retenais de cette journée, du moins ce qui était en train de se passer dans mon cerveau était une réaction bizarre. Je cogitais à partir de presque rien, une supposition qui me paraissait logique, mais dont je n'avais aucune preuve. Thomas semblait appartenir à une race inconnue. Bien évidemment, il ne l'avait pas dit ainsi, peut être qu'il ne le savait même pas lui-même mais ce qu'il m'avait dit m'avait mis la puce à l'oreille de façon violente. Les lycanthropes avaient fait le tour des habitations, essayant de transformer tout le monde, sauf lui. Soit disant, il sentait la fumée et le loup ne l'avait pas senti. Justement, et si le loup l'avait senti, mais qu'il avait senti une odeur différente de celle des humains ? Au vu de ce qu'il m'avait dit avant, je ne voyais pas pourquoi il serait un loup, à moins qu'il ne soit très idiot, mais je ne le voyais pas ainsi. Il n'était donc pas un loup, ni un vampire vu l'heure, il était autre chose, j'en mettrais ma main à couper.

    Un de ces amis le poussa alors dehors, me laissant pour ainsi dire seule. Les morceaux de verres étaient dans leur majeure partie balayé, lorsque je vis ce qui ressemblait à du sang. Je pris une autre serviette, l'essuyant alors. Est ce que cela pouvait être le sang de Thomas ? Ce ne serait pas impossible. Il avait frappé fort le verre, il avait pu se faire un peu mal. Je devais en avoir le coeur net. Il rentrerait bientôt à l'intérieur, non ? Sauf s'il voulait s'enfuir sans me revoir, pensant qu'il m'avait profondément blessée. Mais je m'en fichais qu'il puisse dire à tous que j'étais un héros de guerre. Je n'étais pas venue ici pour me glorifier, d'ailleurs, quand je parlais de mes souvenirs de guerre, je ne me glorifiais jamais. Je restais humble sur ce que j'avais pu faire, ce n'était pas grand chose, quelques choses à mon niveau pour ainsi dire. Je prenais une serviette propre sur le comptoir pour me rendre du coup dehors là où se trouvait Thomas.

    " Hey, qu'est ce qui s'est passé à l'intérieur ? Vous nous avez fait une petite crise. "

    Je lui faisais un petit sourire. Je ne voulais pas qu'il interprête mal mes propos. Je n'étais pas venu là pour le réconforter, mais pour observer ces mains. Oui, je l'avoue, je venais ici parce que j'avais peut être un avantage à avoir dans la situation.

    " Vos mains, regardez, on dirait qu'il y a un peu de sang. "

    J'approchais la serviette pour essuyer cela. J'avoue que cela pourrait peut être porter à confusion, mais peut être qu'il ne se laisserait pas faire. La coupure était minime, il n'avait pas du le voir et le sentir dans l'euphorie du moment. Si je parvenais à avoir un peu de son sang, peut être que je mettrais la main sur quelques choses de fou. Mais avant de crier à la révolution, il me fallait en avoir le coeur net.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 9 Juin - 15:06

Je me sentais nul, vide et tellement mal... une envie de vomir, de moi. Et une autre impression, comme si quelqu'un voulait m'étrangler tout en pesant de tout son poids sur mon torse, vider l'air et l'empêcher de sortir, tout à la fois. Tête baissée, j'avais senti la main de Wallace sur mon épaule, avant qu'il n'aille chercher les clefs de la voiture. Mes yeux regardaient le trottoir gris sans le voir. L'envie de vomir me serrait la gorge, à moins que ce ne soit l'angoisse... celle de la solitude. Celle d'être si différent des gens avec lesquels je vivais. Je paniquais, mon coeur s'emballait, puis tout aussi rapidement, menaçait de s'arrêter. Le poids, sur ma poitrine, menaçait de me rompre les côtes maintenant et je haletais pour prendre un peu d'air. Heureusement, j'étais seul. Je devais me reprendre avant le retour de Wal', déjà que je passais pour une femmelette ! autant ne pas en rajouter. J'entendis la porte du pub s'ouvrir, et fus surpris qu'il revienne si tôt.

*Je viens de lui gâcher l'aprem'... et aussi celle de ces gens...*

" Hey, qu'est ce qui s'est passé à l'intérieur ? Vous nous avez fait une petite crise. "

Je reconnus tout de suite la voix de Makayla... je n'arrivais pas à déglutir, complètement paniqué. Finalement, j'arrivais à articuler, difficilement :

-
Désolé, crise d'angoisse... je...

Je devais avoir l'air d'un parfait idiot. Le pauvre type qui se débine devant le danger, même maintenant...

-
J'ai gâché le moment de convivialité du match, hein... et vous qui cherchiez la tranquilité...

Ma tête demeurait basse et je n'essayais même pas de la regarder, assommé par le manque d'air. C'est pas là, dans les films, que quelqu'un de sympa sort de la poche, comme par magie, un sac en papier pour aider à respirer ? Seulement dans les films...

" Vos mains, regardez, on dirait qu'il y a un peu de sang. "

Je les regardais sans vraiment les voir, vis une petite coupure sur ma paume gauche... En frottant mes mains l'une contre l'autre, j'en avais mis partout... Je les essuyais sur mon pantalon, embarrassé.

-
Je... sais pas ce qui m'a pris...

Membre de la PES, elle pouvait me faire brûler en place publique sur n'importe quel motif, comme les inquisiteurs du Moyen-Age... J'eus peur et me mis à trembler comme une feuille. J'avais froid... Ma respiration s'accéléra, courte et rapide, saccadée.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 9 Juin - 23:16

    Je devais le retrouver dehors pour savoir s'il saignait ou pas. Je devais obtenir un peu de sang. Oui, je devais mettre des certitudes sur les doutes qui étaient en train de m'assaillir violemment là. Je n'aurais pas de réponses avant plusieurs heures sans doute, mais au moins je serais fixée. Il était sortie avec un pote à lui sans doute mais le dit pote était revenu à l'intérieur laissant le maréchal ferrant seul, en proie à ces errances soudaines dues semble-t-il en grande partie à l'alcool. Il avait du boire bien plus que de raisons avant de m'aborder tout à l'heure. Je venais donc le trouver lui demandant ce qu'il nous avait fait à l'intérieur du Celtic Pub. Une crise d'angoisse ? Sérieusement ? Je lui faisais autant d'effet ? Non, il n'avait vraiment fait une crise d'angoisse, l'alcool lui avait fait dire des choses qu'il ne voulait pas, comme bien souvent d'ailleurs. Je connaissais mes limites, alors depuis plusieurs années, je ne buvais que peu d'alcool, je trouve que ce n'est pas très utile à l'amusement finalement, un peu d'accord mais trop, ça ne sert à rien. Je n'allais pas me lancer dans ce débat avec lui, je n'en avais pas envie, et puis, je ne voyais pas en quoi cela solutionnerait le problème si je le sermonnais à ce sujet, alors que je ne le connaissais finalement même pas. Je n'avais aucune légitimité à le faire. Il s'excusa presque me disant que je cherchais la tranquillité. Il n'avait pas tord à ce niveau, mais ça ne m'avait pas gênée plus que ça. J'étais surtout gênée pour lui au final, car il avait dit à haute voix des choses qu'il n'aurait peut être pas du révéler à ces amis. Enfin bon, le mal était fait. Je lui faisais un petit sourire, une petite moue pour lui faire comprendre que pour moi, ce n'était pas si grave que ça. Je regardais donc ces mains et effectivement, il s'était blessé légèrement, sans doute qu'un bout de verre lui avait frappé la main lorsque son verre avait éclaté. Il se frotta les mains, il en avait de partout. Il devait les essuyer proprement mais il choisit son pantalon pour cela. C'était bien un homme ça, comme s'il n'avait pas l'habitude de faire la lessive alors qu'il semblait vivre seul. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris.

    " Ne vous en faites pas, ça arrive à tout le monde de s'énerver parfois. "

    Et je lui faisais un petit sourire encore. Je ne sais pas s'il était assez lucide pour interprété cela d'une façon ou d'une autre, mais je ne voulais rien en tirer, à part un peu de sang.

    " Vous ne devriez pas vous essuyer sur votre pantalon, qui est ce qui va faire la lessive après ça ? Laissez moi voir votre main. "

    Je la prenais donc dans la mienne, et avec la serviette que j'avais, j'essuyais le sang. Je mettais la serviette dans ma poche, histoire de la conserver.

    " Nous devrions rentrer à l'intérieur à nouveau, je suis sur que le barman a des pansements et une solution aseptisante pour soigner cela, venez ! "

    Et je rentrais à nouveau à l'intérieur, ne regardant pas spécialement s'il me suivait, mais je ne doutais pas que cela serait le cas.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mar 11 Juin - 13:12

Makayla me fit brutalement l'effet d'un prédateur... elle voulait ma peau ! mon sang ? ou n'importe quoi d'autre. Mon coeur s'emballa et je pris une sacrée crise de panique. Ma respiration, de plus en plus saccadée menaçait de m'étouffer au lieu de m'oxygéner. Dieu seul savait ce que cette femme pourrait me faire ? m'emmener dans un laboratoire souterrain, aux fins de vivisection ? je déglutis très difficilement, la bouche si sèche que j'aurai même bu de l'eau de mer. La mer... un lac... même une rivière aurait suffit à me protéger... Et si Mak' avait une bride d'écorce de boulot ? et qu'elle me la passe, m'obligeant à travailler pour elle ?

-
NOOOONNNNN ! hurlais-je en tentant de me relever maladroitement et retombant par terre, fin saoul.

Des passants me regardèrent, désolés, et passèrent leur chemin... Les voir me remis les idées en place. Qu'est-ce qui me prenait d'agir comme un lapin ? J'étais humain, aussi. Je ne risquais rien. La blonde m'avait excusé pour la crise... Je levais les yeux vers elle et dis :

-
Merci.

Entre deux halètements. Peu à peu, ma respiration redevint normal, sans doute parce qu'apparemment, la jeune femme ne me jugeait pas d'un air supérieur.

-
Je suis célibataire... je souris. C'est moi qui m'occupe de mon linge, petit rire nerveux. J'embête personne avec ça...

Je déglutis en lui tendant ma main droite où le sang s'était étalé. Je savais qu'il n'y avait que celui du type sympa qui voulait me retenir de tomber...

-
Je crois que je dois des excuses à ce pauv'gars... J'y ai pas été de main morte... J'sais pas ce qui m'a pris... l'angoisse... les souvenirs... c'est idiot. C'est la première fois que j'en parle...

pause. silence. deux voitures passèrent lentement, probablement à la recherche d'une place de parking... D'habitude, je me saoul pas, ou peu... et je me contente de rire et de faire des blagues. Pas cette fois. Pourquoi j'avais raconté ma vie ?

-
Bizarrement, ça m'a fait du bien... J'espère que je ne vous ai pas ennuyé avec ma lâcheté ?

Je m'en voulais encore d'avoir quitté l'Ecosse dans ces circonstances... mais qu'aurai-je pu faire d'autre ? je ne le saurai jamais... d'un autre côté, j'avais vu du pays. C'était rare, pour un Kelpie. Jamais entendu qu'ils se soient aventurés si loin de leurs terres natales, les terres celtes. Les eaux celtes.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mar 11 Juin - 15:20

    Il n'était pas beau à voir quand même. Je ne sais pas à quoi j'avais pu ressemblée quand j'avais bu pour me mettre dans un état pareil, mais il était limite paranoïaque, j'en avais l'impression. Je m'approchais un peu de lui et il fit un grand non, avant de tomber sur le sol, ces jambes ne le tenant plus. Je l'aidais à se relever un peu. Des personnes passant à proximité étaient effarées de voir un type dans cet état alors que nous étions au milieu de l'après-midi. Je leur faisais un petit sourire pour leur dire que j'avais la situation en main, j'avais connue bien pire heureusement. Ils passèrent sans rien dire même si leur visage voulait tout dire. Il leva les yeux vers moi et me dit merci. Il ne savait pas exactement ce qu'il racontait, même s'il semblait avoir des éclairs de lucidité parfois, c'était un peu bizarre, comme si l'alcool traversait son sang et touchait des zones sensibles parfois qui le faisait divaguer complètement. Sa respiration était un peu saccadée, l'alcool devait sans doute passer à travers ces poumons. Je souriais de cela, il ne le remarquerait sans doute même pas. Je lui disais donc qu'il ne devait pas s'essuyer sur son pantalon, mais il me fit comprendre qu'il était célibataire et qu'il savait donc faire sa lessive. Je souriais de plus belle à ces propos. Je savais où il voulait en venir même s'il ne le faisait pas consciemment. Je n'avais pas d'envie concernant mon célibat qui m'allait très bien. Je ne dis que je restais une sainte ni touche mais je n'avais pas envie de nouer de relations comme ça avec quelqu'un, pour le moment en tout cas. Je ne voyais personne. Il me tendit donc sa main et je lui enlevais le sang, mais il faudrait assurément un pansement et un peu de mercurochrome pour que ça aille mieux. Il semblait lucide, avouant qu'il devait des excuses au gars qu'il avait frappé dans le pub. Il semblerait que Thomas ne réagisse pas comme ceci en temps normal, sans doute l'avais-je déstabilisé plus qu'il ne le pensait, je ne sais pas. Cela lui avait fait du bien, un paradoxe finalement, vu l'état dans lequel il était mais il devait garder ce secret depuis trop longtemps enfoui en lui. Avais-je été l'élément déclencheur ? Possible, mais quelques choses me dit qu'il l'aurait fait avec n'importe qu'elle autre jeune femme qu'il aurait essayé de draguer. Je n'avais rien à dire pourtant, je lui disais quelques mots.

    " Pourquoi est ce que je vous en voudrais d'avoir fui au lieu d'avoir combattu ? Nous ne sommes pas égaux devant ce genre de situation. Venez, rentrons à l'intérieur, excusez-vous avec le type que vous avez mis par terre, cela sera mieux. Et puis comme ça, je demanderais au barman de quoi vous soigner, il doit avoir ça en réserver. Allez venez ! "

    Je ne voulais pourtant pas me montrer trop insistante, s'il ne voulait pas rentrer à l'intérieur peu importe, il resterait là.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 15 Juin - 16:17

Pour être tout à fait honnête... je ne comptais pas rentrer. Pourtant, je le fis, sans un mot. Au comptoir, le gars me regarda d'un oeil torve : normal. En désignant son verre presque vide, je dis au barman :


- la même chose. C'est pour moi.

en souriant, gêné, au gars...

- Désolé...  ça va ?

Le type était bon gars... se touchant la mâchoire, il me fit remarquer que j'avais un bon droit. A la télé, l'Ecosse n'avait plus qu'un point d'avance sur l'Angleterre et il ne restait plus que quelques minutes. Ce genre de situation n'était jamais très bonne : un rien pouvait tout faire basculer. Les joueurs mettaient un dernier coup de collier et le 15 du Chardon commença à s'agacer. Mak' avait demander de quoi me soigner au patron, mais il m'autorisa à faire le tour pour que je me lave les mains... en fait, ce n'était pas mon sang, juste celui de ma victime colatérale. J'agitais les mains, triomphant, sous le nez de la jeune femme en me moquant un peu :

- Je n'ai rien aux mains ! (comme dans cette vieille pub où un gamin dit à son père : je n'ai rien aux dents !

En parlant de dents, heureusement que je n'en avais pas fait sauter à mon voisin de bar... Je tardais à répondre à la blonde... le patron nous posa une bière pour Mak'" et un verre d'eau avec un aspirine pour moi sur le comptoir et je le remerciais d'un signe de tête... Ma cervelle était complètement bouillie  bien que je n'ai pas encore la gueule de bois... ça viendrait plus tard... ou demain matin. Une chance que ce soit dimanche... demain. J'étais saoul et je venais de m'en rendre compte. Alors, non seulement je me débinais en cas de guerre, mais en plus, je me bourrais la gueule devant une jeune femme et l'emm..... avec mes histoires... mais qu'est-ce-qui me prenais ?

-
Vous m'faites un drôle d'effet, j'crois...avouais-je. Je me sentais vraiment mieux de l'avoir confessé comme ça, en public. Ma lâcheté d'alors me pesait une tonne  et là... plus rien (peut-être parce que j'étais complètement gris...) Je sentis la salle retenir son souffle alors que pendant une mêlée, notre joueur n'arrivait pas à se saisir du ballon, et qu'un Anglais fichait le camp avec !  C'était ce que nous redoutions tous... depuis quelques minutes...  Mon regard revint à la jeune femme :

-
Vous savez, Makayla... je crois qu'en fait, vous êtes une thérapeute à l'origine... Je balançais un peu sur mon tabouret en levant le coude une fois de plus, mais pour le verre d'eau pour avaler le comprimer qui libèrerait mon crâne... à défaut de me dégriser. En continuant comme ça, elle allait croire que je lui faisais du gringue.... aussi corrigeais-je rapidement le tir pour ne pas l'indisposer :

-
N'empêche que ce que vous faites est super et qu'on a vraiment besoin de gens comme vous pour nous protéger...

J'osais pas ajouter "de ces monstres" mais ne le fis pas. Et voilà, les Anglais venaient de poser le ballon derrière nos lignes... et marquaient un essai...

*La poisse ! * en affichant un air encore plus abattu. C'était pourtant à prévoir... Je soupirais profondément, acceptant cette défaite comme la mienne... Mais je devais penser à Mak' avant tout. J"'aurai bien aimé lui demander un truc... sans oser. ça devait se voir... je posais mon verre vide bu à longs traits réguliers.

*Et si j'entrais à la PES, moi aussi, histoire de laver mon honneur et de lutter contre vampires et loups-garous ? *

Restait à savoir si Mak' accepterait de me parrainer ou un truc comme ça, et si j'arriverais à caser de nouvelles fonctions dans mon emploi du temps de maréchal... d'ailleurs, la PES cherchait-elle seulement de nouveaux membres ? je m'aperçus que je ne savais rien de cette organisation... Tout le monde était revenu à sa consommation d'un air morose, après la défaite de notre équipe. A l'écran, un joueur répondait, les larmes aux yeux, aux questions stupides d'un journaliste... ces vautours qui se repaissaient des victoires et des défaites, pourvu qu'ils gagnent du fric... Mon centre de gravité changea sans que je m'en aperçu et je chus lourdement à terre, provoquant les éclats de rire de l'assemblée. Voilà ! maintenant, j'étais complètement ridicule ! jamais Mak' n'écouterait ma demande... J'aurai tout donné pour qu'elle ne me voit pas comme ça, balançant les bras pour m'agripper au tabouret et me relever, alors qu'il me tombait dessus, pas assez costaud pour une telle action... et mon cul retombant lourdement à terre. La cata...

* On dit pourtant que les femmes sont sensibles aux mecs qui les font rire et à ceux qu'elles peuvent materner... tu parles... pas Makayla ! *
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 16 Juin - 22:55

    Je lui avais donc dit de rentrer à l'intérieur d'aller s'excuser et tout ça. Il ne semblait pas vouloir le faire à première vue, vue sa tête pourtant c'est ce qu'il avait fait. Je l'avais donc laisser rentrer, demandant donc au patron de quoi le soigner. Ce n'était pas grand chose, une petite coupure de rien du tout, du moins, je le pensais vu le sang qu'il y avait. Thomas fit remplir le verre de l'homme qu'il avait frappé, s'excusant au passage. Il avait de la chance d'être tomber sur quelqu'un de bien qui avait pu voir son état, légèrement éméché. Après cela, nous étions donc passé à l'arrière pour qu'il se fasse soigner, mais apparemment, il n'avait rien aux mains, et il triomphait totalement. Le sang que j'avais n'était donc pas le sien ? Apparemment. S'il triomphait, je faisais une petite moue déconfite, pourtant, vu sa réaction, je touchais du doigt quelques choses, je ne pouvais pas en douter. J'avais le morceau de verre, mais je ne savais pas si j'en tirerais grand chose malheureusement. Mais je savais que j'aurais d'autres opportunités avec lui. Il était finalement quelqu'un de maladroit, physiquement et verbalement alors je trouverais quelques choses, sans pour autant faire de lui un cobaye. Nous repassions donc au bar, il me versa une bière et une aspirine pour Thomas. Cela ne servirait pas tellement, ce serait dans quelques heures quand il aurait décuvé un peu qu'il aurait mal à la tête et au ventre mais je ne disais rien. Il semblerait qu'ils se connaissent bien alors. Il me dit alors que je lui faisais un drôle d'effet. Bien que dans un état second, il avait toujours un oeil sur le match de rugby, alors que je m'en fichais royalement. Oui, je voulais obtenir quelques choses de corporel venant de lui, plus qu'une empreinte partielle sur un bout de verre. Je pensais avoir obtenu son sang, mais sa main bien que rougie à l'endroit qui avait touché l'autre ne s'était pas ouverte comme il me semblait l'avoir vu. C'était triste pour moi, mais je ne m'avouais pas vaincue. Il me faisait sourire, il me dit que j'étais une thérapeute ? Je ne comprenais pas l'allusion alors je lui demanderais. Il me dit que nous avions besoin de personnes comme moi pour nous protéger mais le ton de sa phrase laissez planer le doute. Avait-il fini ? Il ne rajouta rien, il avait donc fini de parler, du moins je le pensais.

    " Une thérapeute ? Qu'est ce que vous voulez dire par là ? "

    Le match de rugby était fini, les anglais l'avaient emportés, et la pièce était dans une certaine morosité, loin des éclats de joie qu'il pourrait y avoir si l'Ecosse l'avait emportée. Mais que voulez-vous ? Le sport n'est pas une science exacte, il en faut peu parfois pour que tout bascule. En tout cas, je sentais que Thomas n'était pas dans son état normal. Alors que son regard semblait à nouveau plongé dans la télévision, il chuta lourdement au sol, comme pris d'un vertige. Ceux qui le virent rire de sa maladresse mais ça ne me faisait pas rire plus que ça. Il essaya de se relever en s’agrippant au tabouret qui lui tomba dessus. Un petit gloussement ne put s’empêcher de sortir de mon gosier, rien de très explicite, mais bon, il fallait bien dire que la situation était drôle. Je remettais alors le tabouret debout, relevant notre homme qui avait les jambes chancelantes.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Lun 17 Juin - 8:32

Moi qui, l'instant d'avant n'avait qu'une envie : ficher le camp, j'étais retourné au bar... seulement parce que la fille me l'avait demandé ?... Je me sentais tellement mal. Bousculé par mon passé qui s'était jeté sur dans ma tête et y fichait un sacré boxon, j'avais envie de vomir, de pleurer, de crier... Et en plus de ça, l'équipe avait perdu. Pas moyen de me dire qu'il y aurait le match retour. Tout allait mal. Wallace ne revint pas, probablement parce qu'il m'avait vu avec Makayla. J'avais surpris un regard de sa part : visiblement, il me surveillait du coin de l'oeil. Bouhhhhh.... pourquoi tout tanguait comme ça autour de moi ?

*J'ai pas pris une cuite pareille depuis... ouhlllà... *

J'oubliais totalement Makayla, alors qu'un instant plus tôt, je lui demandais si elle n'était pas thérapeute.  Peut-être que si j'entrais à la PES.... mon comportement changerait, que ça me donnerait une ligne de conduite...

*Non. J'aime pas qu'on me dirige.*

Si je me lançais là-dedans, c'était uniquement pour me racheter de mon comportement pendant les Années Sanglantes. Et pour la blonde assise près de moi. Rien de sérieux, rien de solide.

*Mais qu'est-ce-qui me prends ?...*

Mes yeux se fermèrent une fois le verre d'eau englouti, comme si l'effet magique du médoc' allait m'apprendre quelque chose sur moi. Mais rien. En fait, je pris brutalement conscience d'être complètement déconnecté. Ou plutôt de devoir retourner sur terre. Tout était incohérent : mes actions, mes pensées, mes gestes. Et nulle envie de me ressaisir. Non. J'aurai voulu me saouler la gueule une bonne fois pour toute, mais voilà. N'ayant pas pour seul témoin ce bon vieux Wal', mais aussi Mak'... je ne pouvais pas. Je ne devais pas. J'oscillais dangereusement sur mon tabouret. Quelle image je donnais ? celle d'un poivrot ? pourtant, je ne l'étais pas, non. Plutôt le genre sportif, enfin, travailleur manuel, bien bâtit et bien dans sa peau. Jusqu'à cet après midi, en tout cas. Je me regardais comme un étranger : ce n'était pas moi, là... D'habitude, j'étais sérieux, mais là....

*Mon père était-il comme ça ?* Aucun moyen de le savoir, vu que je ne le connaissais pas.


" Une thérapeute ? Qu'est ce que vous voulez dire par là ? "

Je sursautais malgré moi, surpris par cette brusque sortie et regardant d'où venait l'attaque sournoise... ah... mince... toujours là... Je posais la main droite sur son bras gauche, prêt à la confidence :

- Vous parler me fait du bien... ça me fait prendre conscience de pleins de trucs... (ou devenir inconscient ?!!!) Je baissais la tête avant de la relever mais en regardant dans le vide, devant moi, l'air absent.

- Vous savez... ça m'pèse...

Quoi ? j'allais me confesser ? là ? J'approchais ma bouche de son oreille...

- Mon comportement pendant la guerre.... tout ça... ma fuite et tout...

*Mais qu'est-ce-qui m'prenait ?!!!! j'dev'nais fou ?!!!*

Moi, si indépendant, si solitaire, si prudent ?!!! Du coin de l'oeil, je vis que Wal' se faisait du soucis pour moi, alors qu'il buvait sa bière en discutant avec deux autres supporters. Je me demandais bien pourquoi... Makayla était une gentille fille, hein...


- Faut faire quoi, pour entrer dans la PES ? Vous croyez que je pourrai avec mon passé de pleutre ?
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 19 Juin - 3:07

    Ce type m'étonnait chaque instant plus que le précédent, c'était assez improbable, mais il commençait à me devenir sympathique. Improbable, mais aussi incroyable vu comme je l'avais renvoyer ferrer ces chevaux dans les premiers instants de notre rencontre. Logiquement nous aurions dû en rester là, mais il était revenu à la charge et j'avais décidé de faire abstraction de cette première fausse rencontre. Je ne le fais jamais mais, je ne sais pas, je sentais quelques choses peut être avec Thomas. Peut être que le prénom me revenait bien. J'aime bien notre petit Tomas à la PES, cela y a peut être jouer, je ne sais pas vraiment. Je ne sais pas pourquoi il s'accrochait autant à moi et moi à lui d'un coup. Bon, en fait, je savais pourquoi j'étais encore là. J'y avais un intérêt, un très grand intérêt si jamais j'avais raison à propos de ce que je pensais. Je garderais cette découverte loin des oreilles de Mc Borough le cas échéant. J'en parlerais avec Rebecca peut être puisqu'elle semblait être de retour, et puis avec Timothée. Je lui donnais tellement de choses à analyser, qu'il serait heureux de découvrir qu'il existe d'autres changeurs que les loups, mais pour le moment ce n'était que supposition, purement et simplement. J'avais bien souvent raison dans ce que j'avançais avec un mince début de preuve en général, mais là, je ne pouvais pas me réjouir de cette découverte si je ne pouvais pas en être certaine à 100%. Après la déconvenue du sang sur les mains de Thomas qui se révélait ne pas être le sien, je devais trouver quelques choses. Je ne sais pas ce qu'il avait en tête, mais ma question le fit réfléchir longuement avant qu'il ne me dise qu'il aimait bien me parler et que ça lui faisait du bien, qu'il prenait conscience de pleins de choses. Où voulait-il en venir ? Je ne savais pas tellement, je le laissais continuer. Enfin s'il y arrivait parce qu'il était partie loin, très loin semble-t-il comme si l'alcool agissait encore grandement sur son système. C'était le cas à n'en pas douter alors comment devais-je comprendre et prendre ces propos ? Était-il sérieux ?

    Il parlait sous l'effet de l'alcool mais il était néanmoins assez cohérent. Son comportement physique m'indiquait qu'il était ailleurs, mais mentalement, il était encore présent. Cela me rappelait les fois où j'ai récupéré des épaves, notamment Camille, un soir où j'étais partie pour draguer et qu'il avait été là, en train de se siffler la moitié des bouteilles de la boite. Thomas n'avait sans doute pas bu autant, enfin devant moi, il avait peut être bien bu la moitié de ce qu'il avait ingurgité, comme Camille en son temps. En tout cas, le maréchal semblait s'être libérer une gros poids sur la conscience. Cela lui pesait, il vint alors me murmurer à l'oreille qu'il aurait voulu agir autrement finalement. Il ne le disait pas clairement, mais si c'était à recommencer, il ne fuirait sans doute pas si rapidement sa campagne. Mais il était impossible de remonter le temps pour changer ce passé. Même pour moi, ce passé me hantait et parfois, l'amertume prenait le dessus. J'avais de petites périodes comme ça, où je me lamentais sur mon sort. Je pleurais un bon coup, et ça allait mieux, je repartais de l'avant. Il me demanda alors quelques choses d'assez improbable dans l'instant. Il voulait intégrer la brigade ? Cela m'étonnait grandement, je ne le voyais pas devenir un collègue de travail. Pas pour ce que nous avions vécu aujourd'hui, mais je ne sais pas, il n'avait pas le profil.

    " Et bien, la sélection pour entrer à la brigade est importante. Je ne sais pas si votre passif pourrait jouer en votre défaveur, mais vous devriez envoyer un CV et une lettre de motivation pour savoir si votre passé de pleutre vous serez préjudiciable ou non. "

    C'est ce que j'avais fait dès que j'avais entendu parler de la création de cette brigade. Du coup, j'avais fait partie des premières recrues. J'étais encore une bleue, parce que je ne connaissais pas exactement le système, mais j'avais une grosse expérience, les années sanglantes n'avaient pas été une partie de plaisir pour ma petite personne, j'avais presque été plumée 2 ou 3 fois mais pas complètement, du coup, j'étais encore là pour faire ma fouine.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Juin - 8:19

De nature solitaire et plutôt craintif, voilà que j'osais le grand saut... pour les beaux yeux de Mak' ? non... peut-être pour me rassurer. Je suis humain, non ? bon, des fois, je devins un cheval, mais peut-être parce que je suis fou ? parce que je crois devenir un cheval ? les vapeurs de l'alcool me trompaient mais je n'y vit que du feu. Je me mentais à moi-même en toute impunité. J'eus la nausée... sans doute l'alliance malheureuse médicament-alcool. Le coude droit planté dans le comptoir, paume ouverte, je vins y frotter ma tête quelques secondes, en insistant sur la fin de mon arcade sourcilière, comme si ça pouvait m'aider à supporter le brouhaha ambiant d'une suite de match. Chacun y allait de son explication. Une évidence me sauta aux yeux : j'étais trop craintif, trop précautionneux. Il était temps d'arrêter le rôle de proie qui m'échoyait depuis l'âge de quinze ans. Je vivais dans la peur depuis... trente ans !!! comme une proie. J'avais 47 ans maintenant, je devais passer à autre chose, arrêter d'avoir peur, vivre ! était-ce trop me demander ? l'alcool me donnait du courage et m'aveuglait, mais je me sentais bien ; débarrassé de mes craintes.

" Et bien, la sélection pour entrer à la brigade est importante. Je ne sais pas si votre passif pourrait jouer en votre défaveur, mais vous devriez envoyer un CV et une lettre de motivation pour savoir si votre passé de pleutre vous serez préjudiciable ou non. "

* Evidemment, je pars de loin... *

Impossible de refaire mon retard. Le seul fait d'avoir osé faire une telle demande me parut grotesque tout à coup... je devais avoir l'air d'un idiot. Makayla semblait mieux disposée à mon égard, je gagnais sa confiance, petit à petit. J'étais un mec bien... à part mes peurs. Toujours sur le qui-vive. Comme un cheval. Prêt à fuir ou à me battre, selon les circonstances. L'instinct de survie était si fort en moi... je me sentais très proche de la nature, aussi, je comprenais des choses que les autres ne saisissaient pas. Au début, je ne le savais pas, je croyais que tout le monde était comme moi, comprenait les chiens, les chevaux, et même les arbres ! mais non... Parfois, quand j'aidais au vellage, je comprenais la vache, ses difficultés, du coup, je l'aidais mieux. Les autres ne comprenaient pas. Quand j'en eus la révélation et la certitude, j'eus peur de moi, puis des autres. Et cette dernière peur m'est restée... Je regardais la jeune femme, l'air drôlement embêté :

- Ouhhhllllà... faire un CV ?... j'en serai pas capable.

et replongeais le nez dans mon verre de bière. Un rayon de soleil entrait maintenant dans le pub, car il se couchait et pendant dix minutes, il y aurait du soleil dans la rue et dans le bar. Je déglutis après ma dernière gorgée d'ale, et regardais la poussière danser dans ce rayon. Demain, dimanche... j'irais à la messe. Ca ne servait à rien, mais j'avais l'habitude.

- Vous viendrez à la messe demain ? A Aberlady ?
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 20 Juin - 13:54

    C'était néanmoins étonnant que Thomas veuille intégrer la PES. Ce n'était pas que je ne croyais pas en ces chances, mais pourquoi est ce qu'il me demandait ça maintenant ? Peut être qu'il avait envie de me voir plus souvent. Si c'était sa motivation principal, il devait oublier tout de suite. Il était encore sous l'effet de l'alcool, même si ce qu'il disait semblait avoir une certaine cohérence, en fait il n'y en avait aucune. Il changeait de sujet comme de chemise, passant du coq à l'âne sans sourciller le moins du monde. Il était surprenant, c'était une évidence, mais cela ne suffirait pas pour survivre de façon convenable. S'il fallait attaquer, il choisirait la fuite à coup sur. Si jamais Thomas était pris au sein de la PES, il serait sans doute dans les bureaux, quelques choses de bien moins classieux que d’être sur le terrain et pas sur que cela lui plaise. Enfin, je ne le connaissais pas, je ne savais même pas ce qui pouvait lui plaire en dehors des chevaux et du rugby donc. Et si je revenais à la base de notre conversation concernant son métier ? Je pensais qu'il enverrait juste un CV et une lettre de motivation à l'adresse de la PES à Edimbourg, mais il me révéla qu'il ne se sentait pas capable de faire un curriculum vitae. Il se fichait de moi ? Non, il semblait être très sérieux. Je ne savais pas s'il n'en avait jamais fait ou quoi, mais depuis qu'il avait un peu trop bu, il semblait être franc, et dire la vérité, des vérités qu'il n'aurait peut être pas du dire, du coup, il ne devait pas savoir faire de CV, vraiment. Bon, ce n'était pas bien grave, je verrais avec lui pour se faire un petit quelques choses, complet en bon et du forme.

    " Ce n'est pas grave, on peut regarder ça ensemble pour le CV, ce n'est pas si compliqué que ça à faire. "

    Oui, il suffisait qu'il me donne les diplômes qu'il possédait, ainsi que son expérience dans la vie, concernant les métiers qu'il avait pu faire. Maréchal ferrant c'est déjà quelques choses de bien comme expérience dans le monde du travail sauf que là ce n'était pas tout à fait approprié, enfin, je pense. Mc Borough aimerait peut être bien le personnage après tout. Ouais, non, il n'aimerait pas, rien qu'au premier coup d'oeil le type ne lui reviendrait pas, j'en étais presque persuadé, mais Thomas pouvait tenter sa chance, non ? Puis il me posa une drôle de question. Allez à la messe demain matin ? Avec lui ? A Aberlady ? Je crois que cela ne tourne pas rond dans sa tête. Qu'il essaye de m'inviter à un prochain rencard, je ne dis pas, mais à la messe. Je n'étais pas quelqu'un de très religieux à la base déjà, alors venir avec un presque inconnu dans un lieu que je n'appréciais pas, en plus à Aberlady quoi. Je n'avais rien contre le fait d'allez là-bas, mais les gens me prendraient pour qui ? Je sais que la messe, c'est le rendez-vous de toutes les commères qui parlent dans votre dos. Si je venais avec Thomas, elles me prendraient pour sa copine. Pas que je ne veuille pas de cette image mais je n'avais rien à faire dans un tel lieu.

    " Je ne crois pas en Dieu, enfin c'est compliqué mais je ne vais pas à la messe, désolé. "

    Je sentais que la conversation allait prendre un tournant plutôt bizarre s'il essayait de me convaincre à aller à la messe avec lui. Il allait me parler de Dieu et tout ça. Je me secouais la tête, cela me faisait bizarre rien que d'y penser.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 21 Juin - 9:37

Dans mon crâne, il y avait un marteau et une enclume. Et mon cerveau était pile au milieu. Je reversait la tête en arrière et tout tourna autour de moi, je n'eus que le temps de me raccrocher au comptoir... ouhhhhllllà ! J'avais une terrible envie de pisser. Ou de vomir. Ou les deux. Mon menton se cogna à ma poitrine tandis que mon tabouret se stabilisait. La simple idée d'écrire un CV m'avait fichu une de ces migraines ! Ecrire... voilà un truc qui n'était pas de mon ressort. Encore, les chiffres, ça allait, mais faire une vraie s'apparentait à un calvaire. Que dire d'un... quoi déjà ? ah oui, CV !!!! Ma tête se balançait en haut de mon cou comme une fleur des champs bercée par la brise. Je me mis à chantonner un truc... L'idée d'entrer dans une organisation aussi prestigieuse que la PES m'assurerait à coup sûr une totale intégration dans le monde humain ! d'ailleurs, j'étais humain, hein ? moi, en tout cas, n'en doutais pas un instant. Le rêve de ce Kelpie noir... c'était pour m'emporter au fond des eaux et m'y noyer ! mais... quand il saurait où je travaillait, alors, il se planquerait, ce mauvais esprit des eaux celtes ! En bref, je venais de trouver le moyen de m'en protéger ! Makayla avait pris les choses en main et m'aiderait à rédiger le dit curriculum. Je demandais du papier au patron, puis continuais à chantonner, tenant fermement un stylo à la main, et ma feuille bien droite (légèrement penchée, en fait !) devant moi, prêt à prendre sous la dictée :

- Faudra pas m'en vouloir si je fais des fautes, hein ? vous me corrigerez... au cas-ou...

En fait, je n'en faisais pas beaucoup, car mon séjour à l'orphelinat m'avait au-moins apporté çà : une écriture enfantine toute ronde et très appuyée, et pas ou peu de fautes à force de recopier les mots où j'avais commis une erreur. J'y avais passé des heures et des heures, ou à prendre des taloches derrière la tête quand le père passait derrière chaque élève. Donc, la dictée, ça allait, la rédaction... pas du tout.

- Alors, j'écris quoi ? mon nom d'abord, hein ?


Avec application, j'écrivis "Thomas Sully de Montclar" en haut à gauche, avec mon adresse "sortie d'Aberlady", et aussi mon numéro de portable. Je précisais d'une voix pâteuse et caverneuse, mais un sérieux de poivrot :

- Je l'ai toujours sur moi, parce que je bosse avec... Donc, on peut pas me manquer.

Persuadé d'écrire droit, mon écriture suivait une courbe sinueuse mais régulière sur le papier. L'encre bleue s'y déposait, laissant un sillon assez profond, car j'appuyais comme un fou sur le stylo. Il était visible que je donnais le meilleur de moi-même à cet instant, et aussi que je n'avais aucune conscience du ridicule de la situation. Poser un CV alors qu'on est fin saoul... Personne ne faisait ça ! Je me souvins qu'elle ne voulait pas venir à la messe avec moi, parce qu'elle croyait pas en Dieu, alors, je relevais brusquement la tête en la regardant droit dans les yeux, pour lui déclarer :

- Ah bon... ben tant pis alors... moi, j'ai été enfant de coeur jusqu'à 14 ans. Après, j'suis devenu apprenti maréchal...

pas plus surpris que ça, et de retourner à mon curriculum.

- J'écris quoi, là ?

Je souris béatement et mon regard s'éclaira :

- Ah ! chut ! je sais : "ma-ré-chal-fe-rrant".

J'écrivais en même temps que je martelais le nom de mon métier. A la ligne :

- expérience : 29 ans, et parfaitement intégré à la société. Tout le monde me connaît et me parle sans détour.

(C'était un sacré atout). Je me penchais vers elle pour ajouter :

- Je compte pas les années d'apprentissage : j'ai commencé à 14 ans !

d'un air entendu : j'étais un bosseur. Puis, je chuchotais à son oreille :

- En continuant mon métier, je peux aller partout, personne ne me soupçonnera. Je pourrais être les yeux et les oreilles de la PES à la campagne.

Et plus pas encore, tout contre son oreille, le souffle chatouillant l'ourlet de son pavillon :

- Agent secret, quoi...

*C'est excitant !!!!!*

Je recommençais à chantonner, fier de moi, en me voyant déjà débusquer les loups-garous récalcitrants et les vampires non déclarés à la brigade... eh eh eh... Bientôt, là-bas, on pourrait plus se passer de moi. Toute peur s'était envolée, d'autant que le patron m'avait remis un nouveau bock de bière sous le nez. Je posais mon stylo précautionneusement, et avalais la ale tiède.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 21 Juin - 17:20

    Bon, je sentais que ça allait être folklorique mais nous allions partir sur le CV de monsieur Thomas. Il ne savait pas faire, à croire qu'il n'en avait jamais eu besoin. Remarquez, vu son âge, il a sans doute toujours été maréchal ferrant. En plus, il n'était pas dans son assiette, c'était une certitude, il était sous les effets de l'alcool, alors réaliser un curriculum dans ces conditions serait marrant, enfin, seulement pour moi, à n'en pas douter. Oui, vu comment il agissait, le sol tournait sans vraiment tourner autour de lui. Je souriais, non pour me moquer de lui, mais parce que la dernière fois que je m'étais retrouvé dans une position comme celle-ci, c'était avec Camille, il y a des années. Il s'était presque passé la même chose ici. Thomas avait révélé des choses qu'il n'avait jamais révélé, à croire que l'alcool a un effet de révélateur de secret avec les personnes que je croise. Bref, avec Thomas cela avait été différent quand même, je ne le connais pas, mais il m'avait quand même révélé son passé de fuyard pendant les années sanglantes et voilà que maintenant, il voulait intégrer la PES, pour se racheter une conduite. Je doutais très sérieusement que sa candidature soit retenue mais bon, on ne sait jamais, il faut tenter sa chance, après on le regrette. Il se mit à chantonner quelques choses que je n'arrivais à deviner, sans doute étais-ce un chant que je ne connaissais pas, ou un mélange incompréhensible de plusieurs. Il demanda du papier au barman qui lui donna avec un stylo en prime. C'est vrai que c'est mieux pour écrire, non ? Bref, il allait commencer à écrire s'excusant au préalable des fautes qu'il ferrait. De toute façon, il était clair qu'il ne pourrait pas donner le CV qu'il allait écrire maintenant, mais cela lui donnerait une bonne base. Il me demanda ce qu'il devait écrire en premier : son nom. Je lui faisais un petit signe positif de la tête. Je le regardais faire, il s'appelait donc Thomas Sully de Montclar, il nota son adresse et son numéro de téléphone. Il me fit un petit commentaire sur celui-ci me disant qu'il l'avait toujours sur lui. C'était un bon point en tout cas.

    " C'est bien de l'avoir toujours sur soit, car il faut être disponible presque tout le temps. "

    Il essayait de s'appliquer mais le résultat n'était pas terrible. De toute façon, je lui dirais de le refaire au propre, ou alors il me le passera, et je lui passerais sous informatique, le tapant dans un traitement de texte convenable. Puis, il me parla de la messe à nouveau. Il avait été enfant de coeur. Il était devenu apprenti maréchal donc à 14 ans. Il avait commencé à travailler jeune quand même. Enfin, un apprentissage à 14 ans c'est la norme je crois, je ne sais plus, je n'ai pas suivi un cursus scolaire comme celui-ci, et puis l'école c'est loin derrière moi, tout comme pour lui à vrai dire. Il ne semblait pas plus déçu que ça que je ne vienne pas, il ne devait pas encore réaliser la situation. Il enchaîna donc sur son CV. Il me demanda ce qu'il devait écrire à ce moment là. Puis il sut, mais ce n'était pas là qu'il aurait fallu mettre tout cela. Mais je ne disais rien, j’acquiesçais cependant de la tête. Il vint me dire alors à l'oreille qu'il pourrait continuer à faire son travail tout en étant les oreilles de la PES. Il se voyait déjà en James Bond pratiquement, pourtant ce n'est pas tout à fait cela dont il s'agit. Et puis, je doute qu'il puisse rester maréchal ferrant. J'avais démissionné de mon ancien travail, alors il devrait faire pareil. J'aurais du le lui dire, mais je n'avais pas envie de le décevoir, là tout de suite. Je ne savais pas quoi lui dire là. Il chantonnait, il était fier de ce qu'il avait conclu. Le barman lui donna une autre bière qu'il commença à boire. Je ne pouvais pas le laisser planer encore longtemps.

    " Encore faut-il que vous soyez engagé Thomas. Les places sont très chères. "

    Oui, il allait descendre de son piédestal en quelques secondes, enfin, s'il réalisait ce que je venais de lui dire évidemment.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 21 Juin - 21:50

J'allais enfin faire quelque chose de ma vie ! un truc pour y mettre du piment ! Je voyais ça d'ici, téléphonant quand je trouverais des trucs ou des "gens" suspects... bien sûr, je ne serai qu'une sorte d'informateur, mais ce serait un bon début, non ? Un peu de danger pour m'amuser un peu. Et puis, une totale liberté d'action. Cà m'était nécessaire : j'avais horreur de me sentir tenu, bridé. La crainte instinctive qu'un jour, je ne rencontre celui ou celle qui trouvera ma bride en écorce de bouleau... du fin fond de ma cuite, je me souvenais de cela. Ma main lissait soigneusement la feuille blanche où trônait mon écriture arrondie. Ce CV, c'était la promesse d'une vie nouvelle pour moi.

- Eh ! j'ai soif !

Dis-je en frappant le verre contre le comptoir. Le soleil avait disparu et peu à peu, la clientèle changeait. Les supporters sortaient, les jeunes gens entraient, riant, plaisantant, friands de la nouvelle vie qui s'offrait à eux. En quelque sorte, on avait de nouvelles perspectives en vue, eux et moi. Je souris en réponse à mes pensées, et au sourire de Makayla. Je m'appliquais à mettre un point après la phrase disant que j'avais un don pour l'observation, que j'étais patient et disponible... puis me tournant vers Mak' :

- Cà, çà va dans la lettre de motivation, non ?


" Encore faut-il que vous soyez engagé Thomas. Les places sont très chères. "

Je reculais un peu, surpris, mais elle avait raison, j'en étais conscient :

- Je sais, je sais. Mais autant présenter un truc bien, hein !

Je retournais à ma rédaction. Bon... me concentrer demandait une meilleure perception visuelle, une écriture ferme et stable... mes yeux clignèrent et ma main tripota le stylo pour le placer au mieux entre les doigts. Je repris.

- Evidemment, ils prennent l'élite de l'élite. Moi, je serai pas grand chose au début, je sais, juste une sorte d'observateur.

J'affichais un de ces airs sérieux !!! j'en étais même étonné, bien que mon buste vacille sans que je ne m'en rende compte, d'ailleurs. Les doigts dans ma main gauche se refermèrent sur mon verre, et je bus à longues goulées tranquilles...

- Vous reprenez autre chose ? dites-moi, hein ?... vu tout ce que vous faites pour m'aider.

Mon curriculum en lui même était court :

"Thomas Sully de Montclar
Aberlady

14 ans : entrée en apprentissage
18 ans : travaille pour ......
22 ans : mise à mon compte
40 ans : formation en France - ferrure à chaud
43 ans : formation aux US - Virginie - ferrure caoutchouc
47 ans : retour en Ecosse (à mon compte)

Je suis disponible, ..."

Je me grattais l'oreille après avoir reposé le verre, l'air embarrassé, retournais la feuille pour écrire la lettre... voilà une autre paire de manches...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 23 Juin - 23:49

    Thomas semblait être terriblement confiant quand à obtenir ce poste à la brigade. Je ne voulais pas trop le décourager, mais ces chances étaient quand même assez faibles, mais bon, Mc Borough me surprendrait toujours de toute façon. S'il ne m'avait pas surpris en me prenant moi, il me surprendrait bien plus en embauchant monsieur de Montclar. Mais après tout, si Thomas avait des contacts dans la ville, peut être qu'il pourrait travailler avec moi, sans vraiment être à la PES, non ? Ce n'était finalement pas si mauvais pour mes affaires, et il se sentirait utile. Oui, je crois qu'on allait faire comme ça. Au pire, s'il demandait de l'argent, je pourrais lui donner quelques billets s'il me donnait une information utile. Oui, et puis comme ça, je pourrais l'étudier un peu aussi, en essayant de voir ce qu'il était vraiment. Il semblait être un hybride, quelques choses que je ne connaissais pas. Avec son sang cela aurait été plus facile, mais j'allais devoir trouver quelques choses d'autres. Ah oui, je savais ce que je pouvais avoir, mais je n'allais pas le lui dire, ni le lui faire remarquer. Je lui disais donc qu'il n'était pas encore pris mais ça ne lui faisait pas peur. Autant faire quelques choses de bien. Oui, mais bon, son CV manuscrit ne rendait pas tellement bien. Il faudrait quelques choses de mieux. Il savait qu'il ne serait rien au début, un simple observateur, mais c'était déjà bien, non ? Un paire d'yeux et d'oreilles en plus dans la nature, c'est mieux que rien. Il me demanda si je reprendrais quelques choses, mais je n'avais pas tellement envie là, tout de suite.

    " Si vous me l'offrez, je prendrais bien un verra oui. "

    Je lui faisais un petit sourire pour le contenter, il me commanderait sans doute une bière et ça irait très bien. Il semblait avoir fini d'écrire son CV, et il retourna la feuille, sans doute voulait-il y mettre la lettre de motivation.

    " Ce serait mieux de prendre une autre feuille pour la lettre de motivation Thomas. "

    J'utilisais son prénom pour qu'il comprenne bien que ce que je lui disais était mieux que ce qu'il voulait faire, mais aussi pour lui montrer que finalement je l'appréciais même si c'était chaotique.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 29 Juin - 10:50

Makayla ayant accepté le verre offert, je me dis que ce ne pouvait être que bon signe et poursuivis sur ma lancée. En fait, en écrivant, je me fis la curieuse réflexion qu'avec un CV pareil, devenir espion pour une organisation aussi importante que la PES allait relever de la gageure.. D'un autre côté, son sourire m'indiquait que j'étais sur la bonne voie, alors, hors de question de renoncer maintenant. Je bus un demi verre de ma bière tiède, demandais une nouvelle feuille au patron, qui me la posa sur le comptoir après l'avoir essuyé soigneusement, mais la vue de cette feuille blanche me paralysa littéralement. Rédiger se trouvant parfaitement au-dessus de mes moyens, je me tournais, désarmé, vers la jeune femme :

- Pour la lettre, par contre, je dois mettre quoi ?

Le genre : "salut ! moi, c'est Thomas, je suis maréchal ferrant, et je veux devenir espion pour localiser des vampires et des loups garous pour vous", c'était un peu léger, non... Je serrais tellement le stylo, qu'à ce rythme là, j'allais le casser... mais à présent se jouait un truc incroyable ! mon entrée dans une société parfaitement humaine, qui m'accueillerait bien, et me prouverait que j'étais tout à fait normal. Ces histoires de galop sous la lune relevaient du fantasme pur ! je devais avoir besoin de tirer mon coup, de boire avec des potes, d'avoir de la marmaille, bref, d'être un mec normal. Au lieu de ça, à 47 ans, je baladais ma solitude d'un pays à l'autre... et puis, l'idée d'avoir un bébé... c'était pas si mal ! je pourrais lui apprendre des tas de trucs ! j'étais un mec sympa, je gagnais bien ma vie, j'avais une jolie maison pour abriter femme et enfant (s), mais pourquoi je l'avais pas fait avant ?

* Parce que t'es un putain de Kelpie, connard ! t'es hyper dangereux pour les hommes ! tu les charmes, et après, tu les bouffes au fond de l'eau ! *

Cette voix, à l'intérieur de moi, goguenarde et agacée, me fit sursauter et je faillis renverser mon verre au passage, tandis que je lâchais mon stylo, celui que je menaçais de rupture un instant auparavant. Très honnêtement, je ne me souvenais pas avoir collé quelqu'un sur mon dos pour l'emporter au fond d'une mare ou de la mer et le déguster dans une grotte marine... non, vraiment pas... La tête me tourna... le mélange alcool-médicament ? Je regardais Mak', assise près de moi, qui sirotait sa boisson... attentive à ma lettre...

* Elle ferait une bonne mère... *

Ben quoi, elle était jolie, et à travers elle, je pourrais vivre la vie palpitante des membres de la PES sans quitter mon boulot que j'adorais.

* Et si elle trouve la bride en écorce de bouleau ? *

Je reculais vivement, comme si on m'avait électrocuté et le gars derrière moi me dit de pas recommencer... ben non, je m'excusais... c'était la deuxième fois que je bousculais ce con... je devais faire gaffe. Ses lèvres pulpeuses, ses dents si blanches et si bien alignées... et surtout, de ces yeux.... les miens devaient ressembler à ceux d'un ours devant un pot de miel. Le barman frappa rudement le comptoir, à quelques centimètres de ma bière et me dit que je lui devais 25 £. Je sortis de ma semi-torpeur pour lui en donner trente et lui dire qu'on boirait encore.



hrpg : désolé du retard...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mar 2 Juil - 16:41

    La situation était tellement hors norme. J'étais devenue en quelques sortes l'assistance de monsieur Thomas Sully de Montclar pour l'aider à faire son CV et sa lettre de motivation pour la PES. Je ne voulais pas briser ces rêves, mais bon, il ne me semblait pas tailler pour ce rôle là. Il me demanda alors ce qu'il devait mettre dans la lettre de motivation. Que lui dire ?

    " Alors pour la lettre de motivation, déjà, il faut mettre en haut à gauche la même chose que sur le CV, votre nom, votre adresse, votre téléphone, votre e-mail. Après, un peu plus bas, plus vers la gauche, il faut le nom de la société, ainsi que son adresse, donc la Brigade PES à Glasgow.
    En dessous, il faut le lieu et la date. Encore un peu plus bas, sur la gauche, vous devez indiqué si vous vous adressez à un Monsieur ou une Madame, en l’occurrence ce sera ici Monsieur Mc Borough. Voilà, pour la présentation. Après pour le contenu, il faut que vous racontiez votre expérience dans un premier paragraphe, puis vos qualités dans un second. Vos motivations dans un troisième puis une formule de politesse avant de signer. "


    Oui, j'avais été très précise, trop peut être pour Thomas qui semblait me regarder d'un oeil que je n'appréciais pas. A quoi est ce qu'il pensait ? Bizarrement, il ne semblait toujours pas être dans son assiette, entre l'alcool et les médicaments, ce ne pouvait pas bien le faire. Une fois qu'il aurait réussi à rédiger cette lettre de motivation, je la garderais avec moi et la donnerait à Mc Borough. Il en ferrait bien ce qu'il voudrait. Je buvais une nouvelle gorgée de ma boisson alors que j'avais des choses de prévues qui m'attendaient ce soir. Je ne resterais sans doute plus très longtemps ici à présent.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 4 Juil - 7:37

Tanguant légèrement, je fis tout pour rester concentré tout le long des explications de Makayla... c'était long, mais long... je m'y perdais un peu, mais réussis finalement à écrire une lettre que je trouvais pas mal du tout, la relus et la signais. Cà aurait été énorme de demander à ma copine de l'apporter à la PES, donc, je demandais une enveloppe, que le patron me glissa sur le comptoir avec un soupir appuyé, y glissais CV et courrier, la fermais, et y notais l'adresse de la PES préalablement demandée à ma bonne fée. J'inspirais profondément à la fin de tout cela et le barman me suggéra, comme je n'avais pas de timbre, de lui confier la lettre, qu'il posterait pour moi. Ma tête bascula en arrière tandis que je tentais de ne pas le quitter des yeux -exercice très difficile !-, puis, finalement convaincu, lui laissais la précieuse demande de poste. Mon crâne bascula en avant, se balança un instant, et je dus poser la main sur le comptoir pour me retenir. J'avais une de ces chaleurs !!! Un coup d'oeil par la devanture du pub : plus qu'une pâle lumière d'un jour mourant. Je devins nerveux. La nuit, j'aimais pas ça. Trop de mauvais souvenirs. Trop de mauvaises fréquentations, ou plutôt rencontres. Je soupirais bruyamment, exhalant des vapeurs chargées d'alcool, frappais du plat de la main le comptoir et me mis debout, titubant, puis, ayant retrouvé l'équilibre, bien droit face à Mak', fis une déclaration d'importance, me redressant comme un coq et d'une voix pâteuse -ce qui cassa le charme- :

- C'est pas tout ça, mais faut qu'je rentre...

Banal ? à en mourir ? non... c'était vrai... Wallace me regarda étrangement, visiblement un peu inquiet quand même, mais je lui fis signe de pas s'en faire et lui criais d'une voix tonitruante, bien trop élevée pour être normale :

- T'en fait pas, l'ami ! Titine connaît la route !

Il y eut de petits rires dans la salle, mais rien de bien méchant, et je ne m'y attardais pas. Les routes d'après match étaient toujours occupées par des gars comme moi, et souvent pire, alors... les "bons" conducteurs n'avaient qu'à "bien" conduire. Je plantais mes yeux dans ceux de Makayla, déglutis, histoire d'avoir une voix plus claire -je n'avais toujours pas lâché le comptoir, soit dit en passant- :

- Je vous dépose quelque part ?

Je réussis enfin à déglutir.... waouh ! que ça fait du bien ! Si elle me disait de la raccompagner à pied, ce serait super, parce que ça me dégriserait un peu. Et puis, j'avais pas envie de la quitter comme ça. Cette fille était tellement gentille... c'était rare ! et j'appréciais. Le menton quasiment dans la gorge, tellement je voulais paraître "droit", je la considérais : vraiment jolie... mais avec cet air déterminé qui faisait des gentilles filles de véritables mégères. J'eus un peu peur, tout en me remettant bien vite.

- Dites... Monsieur Mc Bourough.... il est comment ? vous croyez qu'il va penser quoi de moi ? faut que je me prépare, hein ? il demande quoi, par exemple ? faut savoir se battre ? parce que moi, les poings, j'm'y connais ! eh eh eh !!!

Nous étions dans la rue à présent, et l'air frais me dégrisait déjà un peu. Toute ma concentration tenait dans une seule idée : marcher droit. Cà me prenait un temps fou ! Pour cela, je suivais de mon mieux la ligne des bâtiments que nous longions, vérifiant sans cesse mon cap, mais honnêtement, si quelqu'un m'avait bousculé sans prévenir, je me serai étalé comme une loque sur le trottoir. Pas sûr que j'apprécie, et ça pouvait tourner en bagarre de rue. Et au poste. J'étais vraiment curieux, maintenant :

- A vous, par exemple, il a demandé quoi ? Y a des tests à passer ?

Mon intérêt ne faiblissait pas, loin de là, et maintenant, ma curiosité s'en trouvait piquée. Un peu comme un cheval, quoi. Toujours de cette manière là que j'abordais les choses, même en humain. D'ailleurs, comme les chevaux, j'étais curieux, donc, craintif, doté d'une excellente mémoire, d'une force et d'une rapidité incroyable, d'un odorat sensible, et j'étais très sensible à la manière dont on me parlait. Si on était gentil avec moi, j'étais adorable. Mais qu'on me parle mal, et je me braquais : plus rien à tirer de moi. La plupart de ceux qui me connaissaient mettaient cela sur le compte de mon métier : les chevaux avaient déteint sur moi... C'était une option... mais pas la bonne ! Une voiture nous rasa en klaxonant contre un cycliste. Je sursautais et le vacarme m'agressa les oreilles. Je râlais :

- Silence ! putain !!!! ma tête...

J'étais bourré... pas de doute là-dessus... et ça devait vraiment se voir maintenant.... pas glorieux, devant une fille. Et peut-être même une future collègue. C'était pas bon pour moi.

* Et demain... le réveil ?... *

J'en frissonnais d'avance.


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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 5 Juil - 18:04

    J'avais essayé de lui expliquer les choses clairement mais je n'étais pas certains qu'il saisisse tout ce que je venais de lui dire. Sa tête voulait en dire long aussi, mais voilà, je n'avais pas pris le temps de faire une pause, s'il était aussi bien qu'il ne prétendait alors il n'aurait aucun mal à me suivre. Mais il était à moitié saoule, alors il n'avait évidemment pas tout à fait suivi. Enfin, il réussit à me pondre quelques choses de relativement cohérent même si l'écriture n'était pas d'une superbe calligraphie mais cela n'avait pas une très grande importance. Je pensais qu'il allait me demander de remettre le CV et la lettre à Mc Borough mais non, il allait envoyé sa demande, comme si, au point où j'en étais, je ne pouvais pas jouer les coursières, mais je m'en fichais, de toute façon, ces chances de véritablement faire partie de la PES étaient infimes. Il me servirait d'informateur au cas où il pourrait entendre quelques choses de bien, mais même ceci, j'en doutais. Il donna donc la lettre à son ami le barman qui se chargerait vraisemblablement de l'envoyer, un chic type. Ce n'était pas le timbre qui le mettrait sur la paille mais quand même. L'heure avait bien avancé, et Thomas essaya de se lever mais il n'était pas encore en état de se rendre chez lui. Il ne pouvait pas decemment prendre le volant de sa voiture. Je le voyais mal le faire rentrer chez lui sur ma moto, cela serait bon pour avoir un accident à coup sur. Il me demanda alors s'il devait me déposer quelques parts.

    " Non, ça va aller, j'ai ma moto dehors qui m'attends, mais vous ne devriez pas rentrer dans cet état, vous pourriez avoir un accident, ce serait fâcheux. "

    Je regardais le barman et discrètement, vu qu'ils étaient amis, je lui disais d'appeler un taxi et que s'il fallait je payerais la note, ça ne me dérangeait pas le moins du monde. Un indic' même d'une qualité douteuse devait être protégé. Puis Thomas me posa des questions sur Mc Borough. Il revenait sur le sujet de la PES alors que je pensais que nous en avions enfin fini puisqu'il avait bouclé son CV et sa lettre de motivation. Nous étions dehors, devant le bar, je l'accompagnais en attendant son taxi. Qu'est ce que je pouvais lui dire de plus ?

    " Mc Borough choisit très rigoureusement des agents, alors oui, il va falloir vous préparer. Si vous obtenez un entretien d'embauche, cela se passera comme pour un autre, il posera peut être des questions atypiques mais au fond cela revient au même. Mais ne vous stressez pas pour rien, il faut rester soit même devant lui, c'est le plus important. "

    Nous faisions quelques pas, l'air frais lui faisait franchement du bien mais il ne serait pas en état de conduire convenablement avant un moment. Je vis le taxi arriver après qu'une voiture nous klaxonne. Cela ne plus pas à Thomas qui avait mal à la tête, mais c'était ainsi.

    " Je vais vous laisser Thomas, votre taxi est arrivé. Il va vous ramener chez vous. On se verra bientôt, j'en suis certaine. Bonne soirée. "

    Je lui faisais une petite tape dans le dos, lui montrant le taxi qui attendait. Je lui ouvris la porte, afin qu'il puisse monter à l'intérieur. Ce type était vraiment bizarre, je n'avais qu'un bout de verre cassé dans la poche pour me faire une idée. Je le donnerais à Timothée, peut être qu'il me trouverait une trace d'ADN spécifique, mais j'en doutais. Je grimpais sur ma moto pour rentrer à présent chez moi.


[HJ : Voilà, je préfère qu'on s'en arrête là, ce fut un plaisir. Si tu veux, on pourra se faire une suite un de ces jours. Je te laisse verrouiller le sujet et/ou poster une conclusion pour ton personnage]
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