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Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]
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MessageSujet: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Lun 20 Mai - 14:48

J'entre enfin dans Edimbourg ! warf ! quelle journée... Failthe dort tranquillement au pied du siège passager, sur son plaid bleu et rouge. Ah ! le feu repasse au vert, je m'engage direction centre ville et peu à peu, les rues se font plus étroites...

- Maintenant, trouver une place pas trop loin du pub...

Ca va être coton ! Je dois retrouver Joss Mc Arthur, un autre maréchal, pour voir le tournoi opposant l'Angleterre à l'Ecosse ! ah ah ! bonne ambiance assurée ! La dernière fois que j'étais allé au Celtic, c'était sept ans auparavant, juste avant le début des Années Sanglantes. Après, j'avais fait ma vie en France... et aux US - Canada. Comme la voiture ralentissait, le chiot redressa la tête, puis se sentant encore rouler, se lova plus confortablement pour finir sa sieste. Un coup d'oeil à ma montre : 14 h 45. Je vais être à la bourre ! ouf ! une place !!! warning en attendant que l'autre branque arrive à sortir et hop ! me voilà posé. Failthe se dresse et je lui caresse la tête en précisant :

- Désolé mon gars, toi, tu gardes la voiture !

Je suis de très bonne humeur, là ! Aujourd'hui, je n'ai pas travaillé et je suis vêtu de propre, chaussures de marche marron à lacets bleus, assortis à mon jean, T shirt aux couleurs de l'équipe d'Ecosse et pull irlandais jeté sur les épaules. Je vérifie mon portefeuille : tout est OK. Je traverse rapidement, m'engage dans les ruelles pour couper et arriver au plus vite au pub. Je ne suis pas le seul à m'y presser... Heureusement, une fois arrivé, Mc Arthur me siffle entre deux doigts pour attirer mon attention : il est super bien placé ! je vais chercher deux bières et les apporte à la table. On se congratule, entre maréchaux, à grands coups de claques dans le dos, mais personne ne fait attention à nous : c'est la pagaille générale avec une ambiance d'enfer ici. J'oublie tout. Le grand écran nous immobilise tout à coup quand retentit le Flower of Scotland que tout le monde se met à chanter de tout son coeur ! ah ! bon sang que c'est bon d'être tous ensemble !!!

Les commentateurs s'en donnaient à coeur joie pour présenter les joueurs, donner des infos sur les uns et les autres, les retardataires commandaient leur bière et poussaient pour avoir une place sur les banquettes. Mac Arthur et moi, on s'est poussé pour laisser s'installer deux jolies dames au-moins aussi excitées que nous : ça nous a fait bien marré. Josh et moi étions obligés de crier pour nous entendre, banalités sur nos dernières nouvelles :

- T'as ferré chez untel ?

- Ouep...

- Et alors ?

- Oh... j'pense comme toi, mais faut bien gagner sa vie...

AH AH AH !!

on riait comme des gosses. Et puis, le match a commencé.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 22 Mai - 18:40

    Depuis que j'étais à la brigade PES, ma vie était redevenue mouvementée, elle n'était plus aussi plan plan que depuis que j'avais emménagé à Livingston. La ville était plutôt calme, d'ailleurs, je n'y passais pas beaucoup de temps, j'étais toujours en vadrouille entre Glasgow et Édimbourg. Je ne savais pas quelle direction prendre aujourd'hui pour trouver des indices sur une quelconque reprise des combats entre les créatures surnaturelles. Qu'est ce que je devais faire ? J'aurais pu rester chez moi, mais je n'en avais pas envie, alors je me décidais à sortir. Comment est ce que je pouvais m'habiller ? Je décidais de prendre pour la première fois mon jean ianthin, un violet bien particulier que j'avais adoré lorsque j'étais passé dans la boutique de vêtements. Au moins, si quelqu'un jetait un oeil sur moi, il verrait cette couleur particulière comme si ce jean pouvait être immun contre la violence, immunisé contre tout forme étrangère d'agression. Je n'y comptais pas trop mais on ne sait jamais. Je cherchais quelques choses qui aille bien avec mon jean, quelques choses qui ne me ferrait pas ressembler à un troubadour avec des couleurs trop criardes. Avec ce violet, je prenais donc un petit pull noir qui ferrait parfaitement l'affaire. Je prenais une paire de basket noires aussi, ainsi que mon arme de service dans son holster que je mettais autour de ma taille. Mon badge se trouvait dans mon portefeuille que je mettais dans ma poche droite. Je prenais ma veste de moto, bien fournie avec mon arc rétractable à l'intérieur caché dans la coque de protection. Je prenais aussi mon casque noir qui ne laissais rien paraître de ma féminité. J'enfourchais donc ma moto, en direction d’Édimbourg puisque le sort en avait décider ainsi. A pile ou face, Édimbourg l'emportait souvent, à croire que cette ville aimait me voir dans ces entrailles. J'avais mes petites habitudes là-bas, je venais à présent un peu plus souvent au Celtic Pub. Il faut dire que j'avais cru y croiser une semi-démon. Après quelques recherches, cette jeune femme étrange semblait faire partie de ce groupe là, mais je ne l'avais pas recroisée ici alors qu'elle trouvait que l'endroit était calme. Sur le chemin je m'arrêtais au Mcdonald's pour y prendre quelques nuggets de poulets. Je n'avais rien avalé depuis la veille, il me fallait un peu de carburant. Arrivant à proximité du Celtic Pub, je me suis douté qu'elle n'y serait pas aujourd'hui vu le monde qu'il y avait. Je n'étais pas tellement au courant de ce qu'il se passait, apparemment, il y avait la retransmission d'un match important de rugby. Ce n'était pas plus mal, au moins il y aurait du monde à observer, mais je ne trouverais pas de vampires vu l'heure qu'il était, nous étions en plein milieu de l'après-midi. Je rentrais donc à l'intérieur de celui-ci, me dirigeant donc vers le comptoir pour prendre une bière. Je déposais ma veste sur le dossier de la chaise, et mon casque sur le comptoir même. Je ne savais pas si cette après-midi serait enrichissante, je le verrais sans doute plus rapidement que je ne le pensais.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 24 Mai - 7:44

Spoiler:
 

Peu à peu, je me détends : l'effet de la bière ? non ! pas encore ! non... c'est l'ambiance bon enfant, la chaleur humaine qui m'entoure, la joie... oui... celle d'appartenir à un groupe, d'en faire pleinement partie, de vibrer avec lui, d'interpeller ses membres sur telle action :

- Waouh !!!!

Sur l'écran, un "blanc" courre en zigzaguant à travers les lignes celtes ! Mon coeur se sert et j'hurle avec les autres pour que les joueurs se bougent ! on a beau jeu de faire ça ?

*ouais...*

J'aime bien cette ambiance de fête et de déraison. Le patron du Celtic se fraie un chemin dans la foule de son bar et m'apporte une cornemuse. Avec un clin d'oeil, il réussit à me dire au milieu du brouhaha :

"on aura l'occasion d'en jouer, hein ?!!!"

Je lui rendis son clin d'oeil et :

- Oui ! et bientôt !

en lançant un poing en l'air tout en saisissant l'instrument qui clapit en vain au milieu du bruit ambiant. Les chopes se vidaient, le stress grimpait, le match progressait. 21ème minute : action du 15 à la Rose ! encore ! il enfonçait de nouveau les lignes Scott après avoir reculé sous les assauts de nos joueurs. La tension montait avec le nombre de points s'affichant en haut à gauche de l'écran. Et je n'avais pas encore touché à mon instrument ! En attendant, un Ecossais, à califourchon sur un Anglais, lui apprend à vivre ! L'arbitre s'en aperçoit... et voilà !!! protestation générale au pub ! et des commentaires comme :

- Eh ben quoi, la Rose, t'es sensible ?!!!

et de gros éclats de rire -nerveux- fusent. Sole, un avant de chez nous, du genre habituellement quinteux ressemble maintenant à une gargouille tellement ses traits se déforment dans l'action et il sort du terrain en bougonnant. Dans la salle et au bar, toutes les places étaient prises. C'est alors que je la vois, la nana avec le blouson de motard. Jamais vu ici avant...

*La première fois qu'elle vient pour un match, en tout cas...*

La serveuse enlève nos verres et les remplace par d'autres, bien pleins. Mac Arthur a sans doute observé mon attention, car il demande :

- C'est qui, la Géraldine au bar, avec le casque, qu'est là en terrain conquit ?

Anny jette un bref coup d'oeil et répond :

- J'sais pas. On la voit des fois... du genre à attendre quelqu'un, j'crois...

Evidemment, l'autre maréchal m'envoie un poing dans l'épaule, sans ménagement, au-dessus de la table et :

- Allez mon gars ! ATTAQUE !

Je rougis brièvement et comme les gens nous regardent, je crie à mon tour, en regardant le poste :

- Ouais !!!! ATTTTAAAAAAQUE !!!

immédiatement repris par des dizaines de gorges devant l'assaut Ecossais ! la mêlée tourne, encore et encore ! on devine que la force s'allie à la stratégie pour sortir la balle de là-dessous : c'est beau. Pas d'effondrement, non... de la force pure, belle, et les deux gars, là, qui attendent pour courir à perdre haleine direction les poteaux adverses.... On est tous littéralement transportés quand Hastings se saisit du ballon et s'envole au coeur de la Rose ! on crie, encore, et encore !!! et moi, plus que les autres, car ce type m'a sauvé la mise face à un terrible Mac Arthur ! Les Anglais poursuivent en vain notre marqueur d'essai (le premier !), pile entre les poteaux !!! je me saisis de ma cornemuse, et en avant !!!! ça beugle bien au-dessus des cris de joie et de danse esquissée ! l'ambiance a totalement changé ! et moi, je m'égosille dans ma panse tandis que mes doigts volent. Tout à coup, c'est le silence absolu. La tension est à son comble... Mc Harg s'y colle... recule de trois pas, visiblement très concentré et nous... on est là, le regard rivé sur l'écran, complètement hypnotisés... il part, envoie le ballon pile entre les poteaux !

- Voilà un gars qui sait calibrer son tir ! hurle Mac Arthur tandis que moi, je joue à tue-tête... Le patron est derrière son comptoir et à nous deux, on assure une sacrée stéréo. Mais il ne m'a pas oublié... hélas... dès que j'ai posé mon instrument et vidé ma bière, il m'envoie une nouvelle tape et son regard en dit long... pas moyen d'y couper... Je me lève et marche vers le bar. Mes pieds pèsent trois tonnes, mais je réussis à me glisser entre la fille au blouson et une autre, une blonde hystérique qui saute partout. Je commande deux bières, le regard de mon pote comme un révolver pointé entre les omoplates...

-Salut !

Super, pour parler à une fille... visiblement embarrassé, je me grattouille les cheveux, juste derrière l'oreille... c'est horrible !

- Si je vous dis : on va cueillir des groseilles ensemble... vous dites quoi ?

Elle va me jeter, c'est sûr ! ou penser à un code secret ? la serveuse a bien dit que la mortarde attendait quelqu'un ? pas moi, déjà... Si elle me jette, tant mieux, je retourne à ma table en haussant dignement des épaules et en prétextant que toutes les filles sont dingues, de nos jours... plus moyen de draguer, quoi...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 24 Mai - 19:42

    J'arrivais donc dans le Celtic Pub, et l'ambiance semblait être survoltée avec tout ces fans de rugby, j'aurais peut être dû choisir Glasgow finalement, mais peu importe. J'étais ici, je ne ferrais pas demi-tour à présent. Même mon jean voulait resté ici. Le barman me donnait ma bière alors mais je ne payais pas tout de suite, je lui donnerais la somme que je lui devais une fois que j'aurais décidé de partir. Je mettais alors mon téléphone dans ma poche et je mettais mes écouteurs sur mes oreilles. J'allais me mettre en mode observation avec un peu de Noir Désir dans les oreilles. C'était un petit groupe français que j'avais découvert dans ma jeunesse, mais le vent l'emportera un jour, je peux vous le dire. C'était une chanson en français que je connaissais bien et qui m'aidait à fixer mon esprit sur ce qui pouvait être différent. Je regardais alors les gens dans la pièce. Un homme bien grassouillet venait de faire tomber un pot de graminées sur le sol. Celui ou celle qui devra faire le ménage après le passage de ces rustres sera sans doute content. Cette foule semblait avoir une certaine cohésion tout en étant dans un désordre organisé. L'antépénultième personne en partant de la gauche semblait déjà dans un sale état comme si elle avait déjà trop bu, à moins que ce ne soit sa tête naturelle, je ne savais pas trop. La salle était bien remplie en tout cas, mais je me retournais vers le comptoir, je m'étais assez imprégnée de l'endroit pour le moment. Je me plongeais dans ma bière enlevant de mes oreilles la musique que j'y avais délicatement déposée. Une gorgée traversa alors mon gosier, cela me fit un bien fou mais j'avais comme un pressentiment. Je sentais qu'il allait se passer quelques choses dans ce bar bondé, un attentat, quelques choses dans le genre peut être, ou alors quelques choses de moins grave. J'avais l'impression d'être épiée, observée, mais en même temps, il y avait tellement de monde par ici que ce devait être effectivement le cas même si cela ne me plaisait pas trop. Le match bat son plein et mine de rien, je suis dans l'ambiance. La cornemuse résonne alors dans le bar après que des points soient marqués par l'équipe locale. Je ne sais pas trop qui joue à vrai dire, ça ne m’intéresse pas vraiment. Je n'étais pas là pour le match, mais pour essayer de trouver qui dans la foule pouvait mette à mal tout le monde d'un seul coup. Je sentais de mauvaise vibration, comme si un semi-démon était dans le coin. Mais après tout, s'il ne maîtrise pas trop ces capacités, il est sans doute plus humain que démon, mais il reste foncièrement dangereux. Bref, l'ambiance est bonne, mais je ne me sens pas dans mon élément, pourtant je sens un coup foireux, je le sens, il va arrivé, mon instinct ne me trompe jamais. Un type arrive alors à mes côtés me disant un petit salut puis il me posa une question bizarre, comme si elle était gravitationnelle, n'ayant aucun rapport avec la situation, à moins que ce ne soit un quelconque code de drague.

    " Euh, des groseilles ? Ça pousse dans le coin ça ? Pourquoi vous me demandez ça ? "

    Je ne voyais pas le but des groseilles. A vrai dire, j'ai eu une pensée salasse en visualisant les groseilles comme des boules en bas d'un bâtonnet plus ou moins long selon les personnes. Si je visais juste, alors il n'avait aucune chance, il était trop vieux et puis de toute façon, je n'étais pas là pour ça, pas de chance.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 24 Mai - 20:41

Spoiler:
 


Mince alors ! elle ne réagit pas ! c'est alors que j'avise la présence d'écouteurs sur ses oreilles et mon regard se fait réprobateur : que venait faire la Géraldine dans un pub pendant la retransmission d'un match, si c'était pour se la péter avec son portable ? franchement, on aurait dit un poulet en planque
qui essaie de paraître cool avec un jean ianthin et une tenue qui se voulait cool... bon, finalement, elle me rend super service avec sa question super terre à terre sur la pousse des groseilles... j'en reviens pas... elle me pose vraiment la question ? nouveaux cris dans la salle, applaudissements, je me retourne d'un coup pour voir l'action en cours... reprise anglaise, je regarde la nana et sa bière, franchement interpellé pas sa présence ici et maintenant. Vraiment, elle ne semble pas à sa place...

*C'est trop facile...* un coup d'oeil à Wallace qui me fait signe de la main d'insister. *Mince alors !* C'est troublant quand même... je lui sors un truc tout débile et complètement hors saison, et elle, elle me dit comme ça : "ça pousse dans l'coin" ? Pour un peu je me frapperais le front du poing, genre, c'est pas possible ! mais mon sourire disparait alors que son regard se fait super étrange... Franchement, elle a l'air complètement immun aux mecs...

*gouine ?*

Je souris à l'idée, au risque de passer pour un troubadour prêt à tout pour conquérir son public... le patron me pose deux bocks de bière brune à l'arôme fort et prometteur. Quand même, la froideur de la nana m'impressionne un peu : elle pourrait bien être une de ces louves assoiffées de sang, prêtes à tout pour égorger tout ce qui leur passe à portée de crocs -pas une vampire : il fait jour-. Je me demandais si elle était plus chaude que la plupart des humains. Son holster apparaissait quand la fille se penchait en avant et elle ne semblait pas y prendre garde :

-
Vous êtes flic ?

Parce que, quelqu'un d'armé au milieu d'une foule, ça a quelque chose de vraiment inquiétant. Je jetais un regard au patron, qui devait bien l'avoir vu aussi, mais il ne réagit pas. Donc, il devait déjà l'avoir vue, lui aussi. N'empêche qu'elle m'inquiète quand même... ses mèches blondes n'avaient rien d'enfantin...

-
Vous regardez pas le match ?

l'assembla cria, mécontente de... quelque chose que je n'avais pas vu. Et moi, je rate le match à cause d'une minette !
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 25 Mai - 14:50

    Rien qu'à l'idée de penser à ces groseilles et à ma question idiote que je lui avais posé, je sentais cette rencontre très mal partie. Non seulement le type en face de moi avait l'air d'être un imbécile, mais en plus il était fan de rugby ce que je n'étais pas vraiment. Il ne me répondait pas, il avait alors choisi de m'observer, remarquant mon holster qui dépassait. Je n'étais pas flic, non, ça jamais, je faisais simplement partie de la brigade PES afin de prévenir les choses, comme si une grenade allait explosé d'un instant à l'autre dans la foule en délire. Puis il me posa deux questions, deux questions sans répondre à la mienne en même temps je comprenais pourquoi il ne m'y répondait pas, mais il me demanda si j'étais flic avec un certain dédain vis à vis de moi. Je ne comprenais pas pourquoi il m'avait abordé si ce n'est pour essayer de me séduire. Ma question avait du le décontenancer violemment sans doute. Je le regardais alors comme s'il venait du passé, comme si j'avais un australopithèque en face de moi. J'essayais de ne pas être trop dédaigneuse à son sujet, mais ce gars ne me plaisait pas. J'étais prête à sortir mon sabre laser et lancer le combat Jedi contre Jedi. En plus, il ressemblait étrangement à l'un des acteurs qui avaient joués dans ce film, une coïncidence sans doute. Qu'est ce que je pouvais lui répondre ? Honnêtement, j'avais envie de ne rien lui répondre. Je buvais une gorgée de bière alors que le barman lui en servait deux autres. Est ce qu'il voulait m'offrir un verre ou alors le deuxième était pour quelqu'un dans la foule ? Je me décidais à lâcher quelques mots.

    " Je regarde le match, mais je ne suis pas aussi hystérique que vous tous ici présent, voilà tout. Cela fait une différence ? "

    En fait, je n'en avais rien à cirer de ce match, je n'étais pas là pour ça, j'avais juste mal choisi mon moment pour venir par ici. Mais parfois les gens ne sont pas à leur place. Cela me faisait penser à Iznogoud, qui voulait devenir calife à la place du calife. Il ne se sentait pas à sa place, comme moi actuellement. Bien secrètement, j'avais l'intention de prendre un jour la place de Mc Borough, de devenir calife à la place du calife mais pour le moment, je restais dans mon coin. Je ne savais pas ce que le type à côté de moi dirais, mais après tout ça m'était bien égal.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 25 Mai - 22:38

Spoiler:
 

Franchement,
je me demande pourquoi je tente quelque chose avec cette nana. En fait,
je connais la réponse : elle ne me poursuit pas ! au contraire, je
semble la rebuter. Persuadé que je suis d'être un Kelpie, et donc de
dévorer mes "victimes" en les emportant au fond de l'eau, et bien que
certain de ne l'avoir jamais faire à ce jour, je fuyais littéralement
les femmes. Tout simplement parce que d'habitude, j'ai du succès. Avec
celle-ci, aucune chance. Je peux donc l'observer, la titiller, m'amuser
un peu, sans risque. Le type, de l'autre côté de mon interlocutrice,
n'arrête pas d'éternuer. Cet enchifrené va finir par nous filer ses microbes, et je lui lançe un regard agacé :

*On ne va pas dans les endroits publics quand on est malade !*

La
réponse de la jeune femme est cinglante, du genre "fais pas chier" et
cela me fascine littéralement. C'est bien la première fois que mon
charme n'a aucun effet sur une nénette... et j'ai l'impression qu'avec
elle, je ne risque rien, que de me prendre un râteau... un rêve, en
quelque sorte... comment peut-elle être aussi forte ?

*Mouais... c'est évident qu'elle en a rien à cirer du match... mais pourquoi prétendre le regarder dans ce cas ?*

Je
me contente de hausser les épaules. Sur l'écran, les joueurs couraient
derrière un Anglais qui zigzaguait en direction de nos poteaux... oh là
là ! ça sent pas bon... je rugis avec les autres quand enfin il se fait
plaquer durement par l'un des nôtres ! en me tournant vers la nana,
j'affichais un large sourire façon boy scout : j'suis pas un hystérique !


- Le flingue, là, vous avez une plaque pour le justifier ?

*De nos jours, on n'est jamais assez prudent...*

- Après tout, rien ne me prouve que vous n'êtes pas une lupa...

Je
me reculais légèrement en disant cela... peu enclin à rencontrer ce
genre de bestiole. En fait... les loups n'ont pas besoin d'un pistolet,
non ? hein ? Pendant ce temps là, sur le terrain, c'est un véritable
champ de bataille et des types de plus de cent kilos s'accumulent les
uns sur les autres : un vrai bonheur ! Je posais ma tête de côté, sur la
main gauche, en regardant la blonde :

- En
fait, je suis fasciné : d'habitude, les femmes me sautent dessus... et
pas vous. Je ne vous fait absolument aucun effet ? comment résistez-vous
?


OK ! ça vous semble déplacé comme déclaration ? bon... à ce rythme là, je ferai aussi bien de me lancer dans la cuniculiculture en
plein Sahara ! après tout, élever des lapins dans les oasis, pour
nourrir tous ces voyageurs assoiffés et affamés... je me demandais si je
tiendrais un nycthémère enfermé dans une pièce avec la blonde au flingue.

*Déjà qu'elle ne semble pas pouvoir tenir une heure avec moi...*

Je bus ma bière, suivant son exemple en regardant l'écran : peut-être qu'en ne regardant pas la fille, elle me répondrait ?

- Vous venez souvent ici ?

oh
llllà ! que c'est bateau ! nul doute qu'elle me prend pour un attardé
mental... en me tournant, "Aïe !" mon geste s'arrête d'un coup et
j'affiche un air surpris. C'est le coup de pied d'un cheval, hier, juste
au-dessus de la hanche gauche, qui s'est réveillé d'un coup. "ouch..."
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 26 Mai - 0:03

    Cet homme ressemblait à un cardiologue du Pakistan, ou plutôt un astronaute essayant de touché les cumulus du ciel. Autrement dit, il ne m'inspirait rien qui vaille. Je n'en avais rien à cirer de lui, et je pensais que ça se voyait clairement sur mon visage, mais il était toujours là. Je sentais que ce lourdeau ne partirait pas aussi facilement que ça. Peu importe, il y avait de grandes chances que ce qu'il me dise passe par une oreille et ressorte par l'autre. Alors qu'un type éternué près de nous sans mettre la main, je lui disais donc que je regardais le match d'un oeil seulement contrairement à la majorité des personnes. Cela ne semblait guère le toucher, il faisait juste une fixette sur mon arme apparemment. Il pensait même que je pouvais être une louve. Pourquoi est ce qu'il pensait cela ? Je ne savais pas trop, mais je pouvais bien le laisser croire si cela pouvait lui faire peur, il me ficherait la paix peut être.

    " Et si je vous mets une balle entre les deux yeux en me transformant en louve, ça prouverait quelques choses ? "

    Je n'avais jamais eu ma langue dans ma poche et je n'allais pas commencer maintenant. En vérité, je le fascinais, car je lui résistais, mais en même temps, je ne comprends pas comme une femme pourrait tomber dans ces filets, il est si mauvais, nul, il n'a rien d'un séducteur. Je voulais bien le croire en disant quelques choses de plus mais je ne savais pas si cela en valait la peine. Il me posait donc directement la question, je pourrais lui répondre encore plus franchement.

    " Non, vous ne me faites absolument aucun effet. Dès que je vous ai vu arrivé, j'ai flairé le coup, et puis les groseilles, c'est tellement poétique que non, vous ne me faites vraiment aucun effet, je me demande même pourquoi vous êtes encore là à faire une fixette sur moi. "

    Il n'y avait pas une autre jeune femme sensible à son charme à embêter ? Ce type ne me paraissait pas très net, alors peut être qu'il serait intéressant de voir ce qu'il savait. Il me posa une autre question, si je venais souvent ici. Je ne savais pas s'il pouvait connaître cette information mais après tout, ça ne m'engageait à rien.

    " Je viens quelques fois oui, jamais quand il y a un match en général, et vous ? "

    Je ne pouvais pas, ne pas lui retourner la question, c'était une certitude. Je verrais bien ce qu'il avait à me dire. Je le laissais donc diriger la conversation. J'étais toujours aussi sèche dans mes réponses cela dit. Après tout, cela ne me faisait rien perdre, s'il avait envie de fuir, il le pouvait.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 26 Mai - 8:38

Spoiler:
 


Elle est si forte, si froide et si déterminée que cette fille me paraît complètement inhumaine. De plus, la blonde semble totalement insensible à mon charme naturel, celui qui me faisait croire que je pourrais l'emmener sur mon dos et l'entrainer au fond de la mer pour la dévorer. Aussi, quand elle me dit froidement qu'elle pouvait être une louve et me tirer une balle entre les deux yeux en même temps, je recule d'un pas, franchement effrayé. J'avais déjà dû échapper à ces terribles prédateurs que sont les loups garous. Et elle en rit comme s'ils n'étaient rien ? Je me fiche de passer pour un pleutre. Le plus important est de rester en vie. La foule autour de moi est garante de ma sécurité, je me reprends comme je peux. En plus, c'est la première fois que je me fais jeter comme ça... fini le monde des bisounours ! bienvenue dans le monde étrange des femelles armées jusqu'aux dents ! d'ailleurs, je la regardais, impuissant, me planter banderilles sur banderilles, fière de me laminer en public -qui d'ailleurs n'avait d'attention que pour le match !-. Mac Arthur me héle et je sus que mon supplice prenait fin. J'ai terriblement mal au côté et finis par grimacer. Sans doute la guerrière de pacotille, ou la tueuse en série le prendrait-elle pour une faiblesse, une de plus après ma reculade, mais je m'en fiche.

-
Vous chassez... moi, pas.

Je me rapprochais, moqueur, cette fois, le sourire en coin, mon regard planté dans le sien.

-
Vous vous repaissez de la terreur que vous cherchez à inspirer. Mais si vous êtes une louve, alors, vous vivez sous la coupe des humains, après avoir été vaincue par les vampires. Pas très glorieux...

A la télé, l'Ecosse remontait ligne après ligne, et l'ambiance touchait au délire. Menée 15 à 9, notre équipe devait au-moins arriver au nul pour la mi-temps. La nana ne venait pas pour le match, mais elle cherchait quelqu'un, pas un vampire, il fait jours, alors un loup... ou autre chose ?

*Un Kelpie ?*

Non. Personne ne sait pour moi.

-
Je vois bien que je ne vous plais pas. Trop simple. Trop droit. Et puis... qu'est-ce qu'un forgeron pour vous ? rien. Un type qui sent le feu et qui vit aux pieds des chevaux qu'il ferre...

Je me moquais.

-
Mais je suis honnête. Et je sais ce que je suis. Je ne me prends pas pour un autre, un type qui vit dans un monde "supérieur" d'où je peux écraser les autres. Un mec qui vient ici s'amuser avec ses semblables d'un bon match et de quelques bières. Pas assez "classe" pour vous ! Bonne après midi, miss.

et je lui tournais simplement le dos. Tout le monde se leva, hurlant des encouragements pour le fantastique Ferson qui remontait le courant contre vents et marées, échappant aux bras qui tente de l'étreindre, aux mains qui s'agrippent à ses vêtements, mais ne parviennent qu'à le ralentir avant que sa course ne reprenne, c'est épique ! je rejoins ma table, derrière moi, le patron accorde déjà sa cornemuse et quand je fais de même avec la mienne, il a déjà entonné une marche je le rejoins pile au moment où notre héros plante un nouvel essais à une dizaine de mètres à gauche des poteaux ! on saute, on s'étreint, notre cause est en bonne marche ! Une fille avec une salopette en jean s'accroche à moi en hurlant, son visage peint du drapeau de notre Ecosse. Oui... moi, je fais partie d'une Nation !

*Pas elle, là-bas, avec sa certitude supérieure...*

En tout cas, mon instinct m'hurle de me tenir loin d'elle. Etrange, maintenant que je suis loin de la blonde, je sens le danger bien plus perceptiblement que lorsque j'étais tout prêt. Je tape du pied en reprenant mon air -interrompue par la groupie !-. Il reste à concrétiser l'essai... Johnson s'y colle... recule, et marque !!!! on est à 16 contre 15 !!! on a remonté les Anglais ! le jeu est relancé... Cà repart ! manque de chance, l'un des nôtres passe en avant ! c'est la mêlée.... les packs se mesurent du regard en emmêlant leurs bras au dessus de leurs épaules, se penchent, et c'est la force brute et tactique qui parle.

*Des hommes...*

Moi, je fais partie d'une petite équipe, dans mon village, depuis que je suis revenu... je me suis laissé embringué là-dedans... mais pour m'intégrer, c'est nécessaire... faire partie d'un groupe, d'un clan, même pour un solitaire, est un gage de survie important qu'il ne faut pas négliger. Ainsi, si l'on se renseigne sur moi, on trouve un maréchal ferrant qui travaille dur et bien, qui participe aux jeux écossais (avant les Années Sanglantes) et à l'équipe de rugby du coin, qui vit seul avec son chien et des chevaux qu'ils gardent pour des voisins... un type très banal, sans histoire... pas le genre de la blonde piquante... Je fronce les sourcils en la regardant en me demandant quel jeu elle joue. Une arme dans un lieu public, aucune réponse à mes questions. Une atmosphère de secret autour d'elle... Je plonge le nez dans ma bière au moment même où la mi-temps est sifflée.

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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 29 Mai - 1:37

    Je n'avais pas envie de parler avec ce type, et il devait le ressentir déjà, c'était une certitude, mais il était encore là. Pourtant, tout humain ayant une raison raisonnable se serait enfui en courant, mais pas lui. Je lui répondais que je pouvais très bien être une louve que cela ne me gênait pas de lui mettre une balle entre les deux yeux. A cette réplique sanglante, il avait choisi donc de reculer mais pas de partir. J'avais déjà échapper aux loups garous, aux vampires, même au semi-démon alors je savais de quoi je parlais, une balle entre les deux yeux réglait rapidement le problème pour les loups en tout cas. Pour les vampires, ce n'était pas tout à fait la même chose, il fallait plutôt visé le coeur et y ajouter une flamme dévorante. En tout cas, même si je l'avais douché, il ne voulait pas partir, il essayait de s'accrocher comme il pouvait au bout de sa canne à pèche mais le poisson ferré était bien trop violent pour lui tout seul. Il me dit alors que je chassais mais que lui n'agissait pas de la sorte. Chacun ces passions après tout, n'est ce pas ? Il se rapprocha alors à nouveau lançant une réplique qui aurait fait sourire jaune une véritable louve, mais je m'en fichais royalement de ce qu'il pouvait bien me dire. Les loups vivaient donc sous la coupe des humains selon lui après avoir été vaincus par les vampires. Théorie intéressante, mais dans cette guerre, il n'y avait pas vraiment eu de perdants comme il le disait. Les vampires et les loups étaient simplement rentrés dans le rang, rien de plus, mais ils n'avaient en rien perdu de leur superbe, ils restaient dangereux quand on les menaçait et c'est ce qu'il était en train de faire. Pourtant je ne sourcillais pas, je ne disais rien, j'avais toujours ce petit sourire et ce regard froid à son égard. Il me dit ensuite ce qu'il pensait de moi, ce qui me fit sourire de plus bel, et il s'en alla. Il avait finalement compris ce que je désirais le plus au monde, pourtant, je trouvais qu'il déclarait la fin de notre petite guerre bien rapidement. Je l'avais refroidi complètement, mais finalement, il n'était pas si persévérant que ça. Dommage, ça aurait pu donner quelques choses de bien drôle, mais bon, je n'en avais rien à faire de ce forgeron puisque cela semblait être son métier. Pourtant, mon regard reste à présent bloqué sur le personnage. Il joue de son instrument, de la cornemuse pour encourager son équipe. Le score est en faveur de celle-ci puisqu'un essai vient d'être transformé. La mi-temps arrive peu de temps après cela. Je l'observe de loin, il n'est assurément pas comme les autres, pourtant rien ne prouve qu'il fait partie de ces créatures surnaturelles. Je devais trouver quelques choses pour le prouver, un peu de sang serait l'idéal. Mais, si je n'obtenais rien, je ne chercherais pas plus loin. Quelques choses me disait qu'il allait vouloir revenir vers moi durant la pause du jeu.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 29 Mai - 7:07

Les clients explosent de joie et sautent partout en hurlant. En temps normal, je ferai de même, mais pas là. Avec toute cette foule, je ne voyais plus la jeune femme. Je m'étais senti si étrangement seul près d'elle... Jamais encore je n'avais éprouvé quelque chose de semblable et j'en eu froid dans le dos. Certain qu'elle n'était ni une louve, ni une vampire, je me demandais si une humaine pouvait provoquer une telle sensation. Mais Mac Arthur était parti faire un tour dans la salle, congratulant les autres... j'entendais sa grosse voix dominer. J'inspirais profondément en regardant le plafond, espérant ainsi me rassurer. J'avais peur ! J'ai pensé que cette réaction était normale, vu que je me prenais pour un cheval quand la pulsion devenait trop forte, alors, j'imaginais mon Kelpie... Une fille poussa un cri strident juste à côté de moi, je faillis sursauter, et parfois, je distinguais la nana, toujours au bar, qui ne parlait et personne et demeurait dans sa bulle.

*Vraiment pas normale... et quelle bougon !*

Je me levais finalement, et me dirigeais vers le bar, avec l'intention de questionner le patron sur le fait qu'il avait une cliente armée...

*On n'est pas en Amérique ici, c'est pas le Far West !*

L'atmosphère s'était bien détendue et redevenait agréable, sans doute était-ce à l'origine de mon mieux-être... Retourner voir la Kid n'étant pas une obligation, cela me permis de me détendre : ah ! je me sentais mieux. Le fait de ne plus faire une fixette sur son arme me rendis mon naturel. Bousculade, rires, bière renversée, sonnette de tiroir caisse, verres s'entrechoquant, chants poussés en se tenant par les épaules, tout cela composait mon univers. J'appartenais à un clan. Je n'étais pas isolé, mais je pouvais jouer au solitaire, à mon gré. J'étais libre, mais reconnu comme un membre d'un groupe. Important.... très important pour moi. Je retournais voir la femme au revolver...

-
Excusez-moi pour tout à l'heure... j'étais nerveux... à cause du match... quand ça va recommencer, je m'en irai, histoire de ne pas vous... enfin... vous gêner, d'accord ? moi, c'est Thomas.

Je lui tendis la main en guise de présentation, espérant bien que, cette fois... enfin quoi ? j'espérais quoi ? J'osais même poursuivre :

-
Je viens souvent ici, pour les matchs, pour boire après le boulot...

Je haussais les épaules, parfaitement détendu en apparence, mais guettant toute réaction de la blonde.

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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Mai - 2:25

    Je n'étais pas venue ici pour me faire des amis même si ce type là pourrait peut être devenir quelqu'un pour moi, plus qu'un simple idiot du village. Il semblait en osmose avec son environnement là, avec tout les autres qui étaient là pour le match. J'étais cette anomalie dans son environnement, je n'étais pas comme les autres pour lui, je savais que quelques parts je l'intriguais un peu, non ? Il ne m'intriguait pas spécialement, au contraire, je l'avais trouvé lourd, très lourd pour notre premier round. Je l'avais complètement écrasé, mais il avait réussi à surpasser sa peur en me disant ce qu'il pensait de moi. Il n'avait pas eu totalement tord, je voulais donné cette image de ma personne à quelqu'un dont je ne voulais pas connaître l'existence. Pourtant, je restais persuadé qu'il reviendrait à la charge, soit pour s'excuser de ce qu'il avait pu me dire, soit pour en rajouter une couche. Je l'observais donc de loin, il était devenu mon centre d'attention pour les prochaines minutes sans aucun doute possible. Il y avait peu de personnes intéressantes finalement, toutes celles ici présentes étaient là pour le match. La mi-temps apporterait un peu de calme mais pas trop non plus à n'en pas douter. Comme je l'avais prévu, il revint dans ma direction, donc pour s'excuser en bégayant à moitié. Il me dit alors son prénom ce qui était déjà un grand progrès. Puis il me tendit la main, mais que je saisis en guise donc de salutation, peut être que nous allions pouvoir parler de façon simple et clair. Il me dit donc qu'il venait ici pour les matchs de rugby, et peut être de foot, je ne sais pas, et après le travail. Étais-ce une façon de m'inviter une autre fois ? Je décidais de ne pas relever.

    " Moi, c'est Makayla et je viens ici parfois cela dépends de mon emploi du temps. "

    Oui, je pouvais venir ici à n'importe quel moment, tôt le matin, en milieu d'après-midi ou en soirée, cela était très variable. Je ne faisais pas spécialement de sourire à Thomas, mais je me montrais mon distante que lorsqu'il m'avait parler de groseilles. Je lui laissais une petite ouverture, celle de s'exprimer calmement, pour faire véritablement connaissance. Je le laisserais mener la conversation s'il en avait envie, sinon, il n'y avait qu'à attendre que la mi-temps se finisse pour qu'il retourne auprès des siens, du moins c'était comme ça que j'imaginais la suite de notre rencontre. J'étais toutefois intriguée par son comportement. Qui était-il vraiment ?
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Mai - 7:15

Tout à coup, je sus pourquoi elle était là ! c'était évident !!! une femme, seule, avec un air renfrogné, qui ne se mêlait pas aux autres, ne participait pas à la liesse du moment, alors que tout le pub vibrait au rythme de la partie se disputant là-bas, en Angleterre. Cette nana, armée, attendait quelqu'un ! elle avait rendez-vous avec lui, espérant qu'il viendrait, au-moins pour le match et being dans les dents !!! même pas ! parce qu'elle comptait bien sur sa venue, d'où son désappointement, sa solitude, son comportement lisse et froid -normal que son mec ne vienne pas !-. Et au cas où il était venu, elle l'aurait accueilli à coup de flingue !!!

*Ah ah ah !!! les femmes ! pires que des juments !* (ma référence demeurait toujours dans le monde hippique... on se demande bien pourquoi...)

Nul doute que la blonde aurait tiré, froidement, sur son gars, et on aurait tous assisté, impuissant, à la mort du malheureux. Ou du mufle, le genre à tromper sa Géraldine....

-
Salut, Makayla...

Je connaissais son prénom ! waouh ! à ce moment, je me rendis compte de ma bourde tout à l'heure.... un vrai pilier de rugby ! Je rougis un peu...

-
Tout à l'heure, j'ai dû vous paraître lourd.... vraiment désolé.

J'allais quand même pas lui dire que c'était Wallace qui m'avait envoyé vers elle !!! ben non. Son prénom était bizarre, mais surtout, ce fut la suite qui m'attira, le moment où jamais de...

(...) cela dépends de mon emploi du temps.

savoir ce qu'elle faisait ! je souris, sympathique...

-
Ah ouais ? et vous faîtes quoi ? non ! laissez-moi deviner ! hmmmmm... avocate ! mmm ou plutôt... privé... vous enquêtez... pour des assurances ?

Puis je me rendis compte de mon côté intrusif, j'étais comme ça, sympa, enveloppant, expansif, joyeux,... bon camarade, quoi ! et joyeux drille, toujours. Je me repris :

-
Moi, je suis maréchal ferrant.

C'était pas un métier courant, et en général, ça intriguait beaucoup les gens. Mon regard franc, mon visage ouvert, le ton de ma voix agréable et enjoué, je donnais souvent l'impression d'un gamin, alors que les ridules aux coins de mes yeux trahissaient un âge bien plus avancé. Signe aussi que j'avais su resté jeune, malgré le temps qui passe... Je bus ma bière pendant qu'elle répondait, cela me donnait de la contenance.

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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Mai - 13:45

    Thomas avait énormément de chance, même si je l'avais trouvé d'une lourdeur improbable, je venais de lui laisser une seconde chance, ce n'est pas tout les jours Noël, mais là pour lui ça l'était. Je venais donc de lui serrer la pince et il m'avait salué en retour sans écorcher mon prénom ce qui était déjà une réussite en quelques sortes. Mon prénom pouvait paraître un peu compliqué à ceux qui ne sont pas habitué à l'entendre, c'est pour ça que bien souvent, je disais que mon prénom était simplement Mak', mais là, je le lui avais donné en entier, quelle chance pour lui. Il se rendit compte qu'en m'abordant "normalement", je pouvais répondre de façon normal, ce qui le fit rougir un petit peu. Il me dit que j'avais dû le trouver un peu lourd tout à l'heure. Je fis un petit sourire à cette réplique. Non, sans blague ? Il avait été lourd, oui, je lui fis une petite moue approbatrice par rapport à sa phrase.

    " Un peu oui, mais ce n'est pas grave, faisons comme si rien ne s'était passé. "

    J'aurais voulu ajouté quelques choses mais je m'abstenais car si je le disais, nous ne pourrions pas "recommencer" à zéro cette rencontre qui était bien mal partie dans un premier temps. Je lui disais donc que je venais ici de temps en temps en fonction de mon travail ce qui sembla grandement l'intéressé tout d'un coup. Il était assurément en chasse, je l'avais vu au premier abord, mais là, il essayait de se rattraper un peu. Mais il faisait toujours une fixette sur mon arme, il voulait savoir ce que je faisais dans la vie. Il tenta des hypothèses sans aucun succès avant de me dire qu'il était maréchal ferrant. Un vieux métier, qui existait toujours en sa personne apparemment. Je n'avais jamais été très attiré par les chevaux, mais après tout, chacun sa passion. La mienne était celle de la photographie, même si j'en faisais moins qu'avant. Quand mon esprit n'était pas occupé par une quelconque affaire, je laissais libre cours à mon imagination, je faisais des photos d'à peu près tout et n'importe quoi, mais ma carrière était pour ainsi dire derrière moi même si je n'avais que 31 ans. J'avais encore du temps devant moi, mais avec mon nouveau job, ce temps se raccourcirait peut être sans que je ne le veuille, je ne sais pas encore.

    " C'est un métier qui est rare de nos jours. Je suppose que vous aimez les chevaux pour faire ça ? Sinon, vous n'avez pas trouver mon métier, essayez encore. "

    Oui, je le questionnais un peu sur son métier, tout en jouant avec lui, je le laisserais deviner ce que je faisais comme métier. S'il était aussi joueur que ça, il me donnerait d'autres hypothèses, sinon tant pis, il ne saurait pas tout de suite. Je n'avais pas tellement envie de crier sur tout les toits que j'étais une agent de la PES. Ce n'était pas pour l'image, mais si jamais dans la pièce il y avait des personnes recherchées ou qui en voulait à la brigade, j'aimais avoir un petit effet de surprise.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Mai - 20:09

J'avais quand même fait attention à ne pas lui écraser la pogne en la serrant...

"faisons comme si rien ne s'était passé. "

Alors là ! j'en demeurais coi ! Makayla réagissait comme un homme ! sans rancune, du genre "ok ! on s'est expliqué, on continu !" : autant dire qu'elle m'en bouchait un coin. La bière, dans ma bouche, bondissait sur ma langue, rebondissait sur mon palais, et déboulait dans mon gosier... Je m'apaisais. Finalement, j'avais vu le mal là où il n'était pas. Avec ses grands yeux, elle n'avait plus rien à voir avec le grand méchant loup que j'avais cru discerner en elle. Pour autant, je ne baissais pas ma garde totalement. Une personne armée demeurait potentiellement dangereuse et surtout, affichait un côté asocial qui m'oppressait. Un instant, je crus qu'elle parlerait davantage, qu'elle commenterait ma profession, par exemple, poserait des questions, mais non, rien, qu'une simple constatation :

"C'est un métier qui est rare de nos jours. Je suppose que vous aimez les chevaux pour faire ça ?"

Je souris avant de dire :

-
Oui. Depuis tout petit. J'en dessinais partout sur mes cahiers, et n'écoutais pas beaucoup les profs... je ris, spontanément, à ce souvenir, le rendant tout à fait vivant, là, entre nous. Makayla devait pouvoir m'imaginer facilement en train de me faire prendre et punir. Alors, on m'a mis en apprentissage chez un maréchal. Jamais avant, je n'avais vraiment approché de chevaux, juste quand je les voyais dans les prés, je les dessinais. J'aime dessiner. Pas vous ?

Je parlais avec passion de cette période de ma vie, rompant ainsi tout à fait la glace de mon côté, un peu comme le Kelpie du lac, qui avait brisé la glace le recouvrant pour y noyer les deux cents personnes collées sur son dos pour les dévorer dans les eaux sombres.

*Non ! pas du tout ! *

c'était beaucoup plus joyeux. Le grand écran vomissait ses publicités habituelles aux mi-temps : bière, chips, et autres saloperies dont on raffolait à ces instants là, pourtant... Puis, je semblais reprendre mon sérieux pour relever le défi : trouver le métier de mon interlocutrice !

- mmmm...

Mes yeux scrutèrent la jeune femme, puis le plafond.

-
ce doit être un métier à risque... (allusion au fait qu'elle soit armée), disons... mmmmm... policier ? garde du corps ? chasseur de prime ?

à chaque affirmation, j'attendais un peu, pour voir sa réaction, écouter ses commentaires, cherchant un indice dans ses yeux, son attitude, si je me rapprochais, je le sentirais, elle se trahirait à un moment ou à un autre... puis je sentis une certaine tension, alors, je lâchais, très sérieusement :

-
croque mort ?
espérant bien que nous éclaterions de rire.

-
Bon, sérieusement... une actrice de retour de Cannes prête à tout pour éloigner de trop pressants admirateurs ou journalistes ?

mais ce n'était pas plus sérieux que le premier métier. Je conclus :

-
Je donne ma langue au chat (en la tirant pour bien insister). Un vrai gamin, complètement inconscient peu près à se prendre au sérieux, malgré les années... un cas désespéré, quoi...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Mai - 22:10

    Bon, même si je retenais qu'il pouvait être lourd, il ressemblait surtout à un grand gosse aimant les chevaux, autrement dit, une anomalie dans le paysage écossais. Il était passé du dragueur lourdingue à un homme plutôt sympathique, même si nous ne partagions pas vraiment la même vision du monde. Qui aurait pu dire que cela allait se passer comme ceci, il y a quelques minutes alors que le match de rugby était en train de se dérouler ? Moi, j'aurais pu vous le dire. Enfin, peut être, parce que lorsqu'il était partie, je l'avais regardé retourner dans l'ambiance et là, l'ambiance était un peu retombée avec la mi-temps alors il était revenu à la charge pour ainsi dire, même si c'était bien moins flagrant que lors de la première tentative. Je le poussais cependant à se livrer un peu plus que je n'allais le faire. Il semblait véritablement passionné par les chevaux et comme prévu, il s'amusa à essayer de trouver le métier que j'exerçais à présent. Ainsi il dessinait des chevaux sur ces cahiers, étrange amusement. J'aimais bien dessiner mais pas à ce point là. Je pense que lorsque nous sommes petit, on aime tous dessiner plus ou moins, c'est presque inné de libérer son imagination de la sorte. En fait, j'avais été plutôt attiré par la photo, aussi étrange que cela puisse paraître. Dès que j'avais eu un appareil photo dans les mains, j'en avais été très heureuse, et je faisais de nombreuses photos avec, à l'époque, c'était encore des appareils argentiques, avec une pellicule à l'intérieur, ce qui ne se fait plus du tout aujourd'hui ou pratiquement. Il a donc suivi un apprentissage chez un maréchal ferrant et c'était ce qu'il était finalement devenu.

    " Oui, j'aimais dessiné quand j'étais petite, mais je crois que tous nous aimons dessiner à cet âge, non ? "

    Je ne dessinais pratiquement plus à présent, même si ça m'arrivait parfois. Je prenais plutôt des photos, au lieu de dessiner. Puis, il commença à donner une liste de métier. Il ne fut pas loin de la vérité à un moment. Il m'en cita donc 3 qui étaient finalement proche d'une certaine réalité, j'étais une sorte de policière par rapport aux créatures surnaturelles, j'étais le garde du corps de cette paix bien fragile et j'étais en quelques sortes un chasseur de prime pour arrêter notre ennemi commun, les semi-démons, mais ce n'était pas ce que j'étais vraiment alors je lui faisais non de la tête. Puis il me sortit croque-mort. Vraiment ?

    " Vous avez déjà vu un croque mort aussi sexy ? "

    J'essayais de rentrer un peu dans son jeu souriant légèrement à ces propos. Finalement, je n'étais pas venue ici à la base, mais me détendre vraiment ne faisait pas de mal, ne plus penser à ces créatures surnaturelles, même si je restais sur le qui-vive, on ne sait jamais. Puis il me sortit que j'étais une actrice revenant du festival de Cannes qui s'était terminé comme chaque année fin mai. Je souriais aussi à cette réplique, il avait de l'imagination le type quand même. Puis il me dit qu'il donnait sa langue au chat en me tirant la langue. J'étais rentré dans son délire mais pas à ce point là quand même, il ne fallait pas déconner à plein tube, je devais me tenir un minimum.

    " Je ne vois pas de chat à proximité, ça va être dur de donner votre langue. "

    Oui, je me revoyais des années en arrière en l'espace de quelques minutes, comme si finalement les années sanglantes n'avaient pas existé et que nous étions en 2010. Enfin, j'avais presque cette sensation là. Je ne disais donc toujours pas mon métier, mais nul doute qu'il essayerait de deviner pleinement ce que je faisais.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Sam 1 Juin - 7:32

J'attendais, curieux et amusé, la réponse qui ne tarderait pas, certainement, en regardant la blonde qui souriait enfin sans se moquer de moi. Enfin, je le pensais. L'énumération de boulots que j'avais faite, liée au port de flingue, sauf à la fin, trahissant mon impuissance à deviner le métier de quelqu'un qui ne voulait peut-être pas le révéler...

*Après tout, c'est son droit...*

Sauf qu'elle est armée. Dans un lieu public, très fréquenté, un milieu festif où elle détonait par son attitude renfermée. Soit, donc, Makayla venait pour s'imprégner de cette joie, de cet engouement pour se sortir d'une passe difficile, soit sa présence se faisait dans le cadre de son boulot, ou de sa vie amoureuse...

Je savais qu'elle dessinait aussi, petite, mais qu'elle avait arrêté. Moi, je croquais encore, au crayon, fusain, et dernièrement, à l'encre de chine, des paysages naturels tourmentés où la force primaire avait toute sa place, et l'homme, aucune. Mais je n'étais pas le seul à ne jamais, jamais faire de portrait : personne ne pourrait m'en vouloir pour cela. Les enfants dessinaient car leur âme n'était pas encore polluée par la vie, les pensées soit disant bonnes ou mauvaises qui les gâteraient bientôt. Ils ressemblaient aux fruits nouveaux que l'on ajoute dans une corbeille où trônent déjà ceux qui ont échappé à notre appétit, beaux, odorants, prêts à tout donner, là où leurs aînés semblent traîner leur peau à satisfaire notre appétit. Le dessin les aidait à l'expression des sentiments inconnus qui s'entrechoquaient en eux, et sur lesquels, au final, peu d'adultes se révélaient capables de comprendre quoi que ce soit. Je" tenais beaucoup à ce sentiment d'enfance, de découverte et d'accueil sans arrière pensée véritable, et prenais garde à ne pas me laisser pourrir par l'ambiance générale qui affirmait à tous : "rien ne va plus "!

*On n'est pas dans un casino... non...*

- Oui... tous les enfants dessinent... Qu'est-ce-qui les fait s'arrêter ?

Vaste question philosophique, ou freudienne, ou je ne sais quoi, sur laquelle en fait, je ne m'étais jamais penché, ni ne souhaitais le faire. La vie n'était pas un jeu, mais une découverte... ou si... la vie était un jeu, mais un jeu sans calcul. Malheureusement, ce pouvait être un pré pour paître ou galoper à son aise, ou une arène sablée où l'on vous obligeait à esquiver un taureau rendu fou de douleur de par le fer rouge enfoncé dans le garrot. A moins que vous ne soyez le vieux cheval qu'on place devant pour le faire éventrer pour la plus grande liesse de la populace. Je songeais à tout cela alors que je répondais en riant de bon coeur :

-
Non ! jamais ! ah ah ah !!!

On les imaginait toujours sinistres, livides et vêtus de noir, les croque-morts, comme des croque-mitaines qu'il fallait à tout prix éviter.

- Mais il paraît qu'ils font de très beaux lifting pour le dernier voyage... breuuhhhh ! quelle horreur.

J'avais lancé l'idée par dérision, parce que je ne trouvais pas réponse à l'énigme. Révéler son métier lui posait un sérieux problème, à Mak'...

*Tueuse en série ?*

Non, les serial killers se baladent rarement avec un flingue et préfèrent de loin des moyens beaucoup plus... originaux pour l'exercice de leur "art". Je me saisis d'un dessous de verre en carton, le retournais vivement, m'emparais d'un stylo en me penchant au-dessus du comptoir, griffonnais un instant, puis tendis mon esquisse à cinq centimètres du nez de mon interlocutrice, qui devrait sans doute reculer un peu pour bien voir ce que mes deux bras tendus lui donnaient à voir : un chat, assis, qui la regardait, bouche ouverte, yeux interrogateurs, fait de lignes épurées qui le rendait à deux doigts de bouger, et que, derrière, je parodiais un :

-
Miaouuuuuuuuuuuu !

avant de lâcher :

-
Ah ! il est là !

Si elle ne répondait pas, je lâcherai l'affaire : ce n'était pas essentiel de connaître son métier, juste un sujet de conversation... pas de quoi en faire tout un fromage. Et si Makayla était là pour se divertir, autant en profiter pour rire, non ? parler boulot... tu parles d'un loisir ! Saisirait-elle le chat pour qu'il prenne ma langue en échange d'une réponse, ou rirait-elle ? ou ferait-elle la gueule ? Les commentateurs, à la télé, reprenaient l'antenne, et bientôt, les deux équipes revinrent sur le terrain. Mouvement dans la salle, chacun reprenait sa place. Moi, je demeurais au bar, avec ma rencontre, détendu et insouciant face à une femme qui pouvait se révéler glaciale et sans coeur, ou enfant, comme moi ?
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Dim 2 Juin - 23:34

    Il semblerait que mon travail l'intéresse vraiment, mais lorsqu'il connaîtrait la nature de celui-ci, il en rigolerait peut être moins, je ne savais pas trop à vrai dire. Il était certains que mon arme plus ou moins voyante n'était pas un atout de séduction, mais je n'étais pas là pour ça. A la base, j'étais venue simplement pour boire un verre dans un endroit calme mais j'étais mal tombée. Je ne savais pas qu'il y avait un match de rugby cette après-midi. Peu importe, j'en avais profité pour essayer de voir des attitudes déviantes, mais cela n'avait pas été très fructueux puisque tous ici présent, à fond dans le match agissaient plus ou moins bizarrement. Je parlais donc avec ce dénommé Thomas, avec un h cette fois, contrairement à mon collègue de la PES. La discussion avait dérivée sur les dessins que nous faisons tous quand nous sommes petits. Il dessinait des chevaux, moi, j'avais essayé de dessiner notre petite famille réunie, ma mère, mon père, et moi-même. A cette pensée, je me remémorais leur disparition, quand j'avais eu 6 ans la première fois pour mon père, puis durant les premières temps des années sanglantes pour sa mort définitive. Ma mère avait succombé plus tard, alors que des lycans avaient voulu la transformer contre son gré. Elle n'avait pas survécu à cela, comme de nombreuses femmes. Si durant quelques jours je leur en avais voulue, je n'avais pas une âme vengeresse comme certaines personnes auraient pu l'avoir. Je voulais au contraire que tout cela cesse, pour que plus jamais quelqu'un d'autres ne puisse vivre cette situation. J'étais perdue dans mes pensées l'espace de quelques instants. Je fus réveillée par la voix de Thomas qui me demanda alors ce qui nous faisait arrêter de dessiner. Je fis une petite moue montrant mon ignorance à ce niveau là, mais je tentais une réponse pseudo-philosophique.

    " Sans doute qu'en grandissant, nous perdons notre âme d'enfant, notre innocence qui nous fait faire ces dessins, non ? Je ne sais pas trop en fait, je n'ai jamais trop dessiné, je préférais prendre des photos de tout et de rien. "

    Oui, ma passion n'était pas le dessin, mais plutôt la photographie. Allez savoir pourquoi puisqu'aucun de mes parents ne travaillaient dans ce domaine. Quoique, mon père travaillait peut être en rapport avec ça. Je crois que je ne me suis jamais tellement posée la question. En tout cas, c'était, c'est toujours ma passion même si dernièrement, depuis quelques jours à peine, je n'ai plus vraiment ça en tête. Il avait donc énuméré tout un tas de métier, et j'avais blagué sur l'un d'entre eux, celui de croque mort. Je riais un peu, c'était moins franc que lui qui riait à gorge déployée. Il n'avait donc jamais rencontré de croque mort aussi sexy que moi ce qui le fit rire de plus belle. Il parait donc qu'ils font de beaux lifting avant l'enterrement. Je faisais une petite moue qui voulait tout dire. Il semblait en connaître bien plus que moi à ce sujet. D'ailleurs, il me dessina quelques choses sur son dessous de verre en carton. Un chat qu'il me tendit alors qu'il essayait de l'imiter. Ce type était vraiment un grand enfant, il ne se prenait pas au sérieux et finalement, ça me faisait du bien. Visiblement, il voulait connaître mon métier. Je souriais en l'entendant imiter le chat, il n'était pas très bon, mais voilà, il pouvait donner sa langue au moins.

    " Bon, je vois que le chat a pris votre langue, vous ne pouvez plus parler à présent, ahah ! Je suis agent à la brigade PES, c'est pour ça que j'ai une arme sur moi en toute circonstance, au cas où je serais appelée pour une urgence. "

    Voilà, il savait à présent mon métier, et le pourquoi j'avais cette arme avec moi. J'espérais que ça ne plomberait pas sa bonne humeur, sinon, peu importe à vrai dire.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Lun 3 Juin - 7:43

Tout le monde était assis maintenant et fixait l'écran avec un regard fixe :

*C'est à ça que je ressemble quand je suis le match ?... à un zombie ?...*

A vrai dire, maintenant, j'étais bien plus attiré par la blonde qui s'était adoucie et me parlait normalement et cessais de me charger. Le changement était imperceptible mais me fit prendre conscience de mon énorme maladresse de tout à l'heure. Aborder une fille en parlant de fruits... Comme quoi, il vaut mieux se présenter...

*C'est la moindre des choses...*

Qu'aurais-je pensé, moi, à sa place ?

*pareil... c'est qui celle là ? elle me gonfle !*

Pfuuuuhhhh ! que je pouvais être lourd des fois. Mais bon ! c'est du passé et j'ai rétabli la situation ! Mon dos se redressa et je m'étirais la nuque et les reins, discrètement : ferrer, courbé en deux, en servant de pied à un cheval parfois peu coopérative, ça use son bonhomme. Je posais mon verre en songeant à ce qu'avait dit Makayla :

(...)Sans doute qu'en grandissant, nous perdons
notre âme d'enfant, notre innocence qui nous fait faire ces dessins, non
? Je ne sais pas trop en fait (...)


Sauf si on restait un enfant. Plusieurs fois j'avais rencontré des gens qui considéraient agir "en adulte" et faisaient des trucs complètement débiles. Et puis, les "grands" sont des lâches, qui abandonnent les enfants pour mieux se sauver. Non ! mes parents n'avaient pas eu le choix. Mais la défense était faible... et l'enfance me berçait encore, puisque je ne faisais rien pour m'extraire de ses bras protecteurs. Mak' était devenue adulte. Cela m'attrista... j'aurai préféré une femme enfant qu'une adulte froide et calculatrice. Ma mère lui ressemblait-elle ? et la belle blonde avait elle déjà abandonné un enfant au pied d'une croix ? ou sur les marches d'une église ? je n'osais penser à une poubelle... bien que cela arrive aussi. Je me rembrunis en déglutissant, mal.

-
OOOOOHHHHHHHHHHHHHH ! s'exclama la clientèle, certains se levant en levant les bras au ciel. Mon regard se jeta sur la télé, pour voir la fin de l'action ratée et le rattrapage du ballon par les Anglais. Je baissais les yeux sur le carrelage, comme vaincu, mais bien vite, je revins à la jeune femme. Je me sentais bien, avec elle. Elle m'avait jeté pourtant, mais j'étais en tort. Je le reconnaissais. *La photo.... ah... elle a donc une âme...* songeais-je. et l'intérêt revint :

-
Vraiment ? que photographiez-vous ? paysages ? animaux ? visages...

Toujours avec mes questions... pourvu que je ne paraisse pas trop lourd. Mais mon intérêt était réel. La conversation prenait un tour "normal" et le fait que je ne suive pas le match me surprit (bien que j'écoute toujours les commentaires, et qu'actuellement, rien de bien intéressant ne se passa). Notre équipe avait deux points seulement d'avance, rien n'était gagné. Un peu comme avec la jeune femme... je souris. Elle pouvait l'interpréter comme une détente de ma part, un regain d'assurance, ou encore comme le soulagement d'avoir recollé les morceaux de notre rencontre. En attendant, nous jouions toujours aux enfants, Makayla répondant favorablement à ma blague du chat :

Bon, je vois que le chat a pris votre langue, vous ne pouvez plus parler à présent, ahah !

Je souris de toutes mes dents, cette fois ! La suite avait de quoi avoir l'effet d'une douche froide :

Je suis agent à la brigade PES, c'est pour
ça que j'ai une arme sur moi en toute circonstance, au cas où je serais
appelée pour une urgence.


J'en demeurais coi... la regardant, les pupilles agrandies de surprise... une femme d'action, capable de se battre contre les vampires et les loups-garous ?!!! Waouhhhhhhhhhh ! j'étais scié, et ne cherchais pas à le cacher. Je bredouillais, comme un idiot :

-
hmm vous.... vous voulez dire que... que... vous tuez des vampires et des lupins ?

J'avais chuchoté ça, histoire que les autres n'entendent pas, en baissant la tête entre les épaules, comme un prédateur prêt à l'attaque. J'avais l'air franchement étonné et admiratif, puisque c'était vrai.

-
Vous êtes le premier membre de la PES que je rencontre.

Je devais dire autre chose... comment une fille aussi petite, maigrichonne, insignifiante, quoi ! pouvait se battre contre des monstres pareils ? j'avais bien étalé deux ou trois loups sous mes traits Kelpies, mais les vampires... breuuuuuuuhhhhhhhh ! quel mauvais souvenir !

-
C'est à vous qu'on doit la paix après toute cette maudite guerre...

Je baissais la tête...

-
Moi, je me suis sauvé, en France... je ne suis pas un combattant.

Je redressais la tête :

- Je vous déçois, hein ?

Je me sentais bête, là... une faible femme se battait contre les prédateurs de l'humanité, et moi... moi... je ferrais des chevaux. Ca la foutait mal... vraiment... du coup, je ne me sentais plus de légitimité à lui parler.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Lun 3 Juin - 16:27

    La mi-temps avait finie par se conclure, et le match reprenait. Je pensais qu'il allait de nouveau fuir pour reprendre sa place parmi les siens mais non, il resta avec moi comme si finalement, ma compagnie lui était plus importante que de regarder le match. Je ne sais pas trop comment je devais prendre cela à vrai dire, c'était une drôle de sensation. En tout cas, je lui répondais simplement ce que je pensais par rapport aux dessins que l'on fait en général. Je n'en avais jamais trop fait, préférant de loin la photographie mais chacun son truc. Alors qu'il allait me répondre sans doute, la foule présente dans le bar poussa un gros oh d'étonnement, ou dans ce genre là. Le match avait repris, ça se sentait, tout le monde était à nouveau à fond dedans, à part moi, Thomas suivait cela du coin de l'oeil, j'en étais persuadée. Il ne dit rien regardant simplement le sol quelques secondes comme s'il avait perdu quelques choses puis il revint à la charge. Il aimait poser des questions, je le soupçonnais d'avoir été journaliste dans une vie antérieure, mais cela ne me dérangeait pas. Après tout, ce qu'il me demandait été connu de certaines personnes même si tout cela s'était un peu perdu avec les années sanglantes. Si au début, j'ai pu me vanter de mon livre, il a été publié, il y a plus de 10 ans maintenant, alors tout le monde l'a oublié.

    " Et bien, j'ai photographié de tout, beaucoup de paysages, j'ai fait un peu le tour de la planète pour ça d'ailleurs, mais aussi des gens, des animaux. "

    Je lui faisais un petit sourire, mais rien de plus, la photographie ça ne se commande pas, c'est une passion, voilà tout. Je répondais donc ensuite favorablement à sa blague sur le dessin du petit chat, mais je savais que ma réplique suivante serait différente. Et j'avais vu juste, mon annonce lui fit pour ainsi dire peur. Enfin, ce n'était pas exactement ça, mais d'un coup, je le sentais moins jovial qu'il y a quelques secondes. Je le laissais cependant dire ce qu'il avait à dire. Il pensait donc que je tuais des loups et des vampires mais ce n'était pas mon rôle, du moins pas dans l'immédiat. J'étais donc le premier membre de la brigade qu'il rencontrait, en même temps c'était presque logique vu qu'elle était assez récente. Il pensait que la paix venait de nous mais nous ne faisions que la conserver, pour le moment, car il suffirait d'une petite étincelle pour que tout reprenne. Mais il disait cela en pensant comme la majorité des personnes à vrai dire, non ? Nous étions en quelques sortes des héros pour les simples humains. Thomas lui avait fuit en France durant les années sanglantes semble-t-il. Il pensait qu'il me décevait mais tous, nous n'agissons pas de la même façon, face à un même évènement.

    " Je ne tue pas, je préfère évité d'en arriver là à vrai dire. Notre but n'est pas d'éradiquer les créatures surnaturelles, mais de prévenir la reprise de la guerre. En tout cas, chaque être humain ne réagit pas de la même façon dans les circonstances qui sont devant lui. J'ai essayé de combattre durant ces dernières années. Vous avez préféré fuir, c'est un choix que je respecte. "

    Je lui faisais un petit sourire, je ne voulais pas qu'il se sente trop mal à l'aise face à moi. Je n'avais rien de particulier, juste un peu plus de volonté que lui à combattre mais bon, ce n'était pas forcément une grande qualité.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mar 4 Juin - 10:42

Là, face à cette femme forte, capable de faire face aux vampires et lupins, je me trouvais bien bête, tout maréchal ferrant que j'étais, tout participant aux jeux écossais -et à ce titre, capable de porter des troncs et des rocs, et bien d'autres trucs du même genre-, et pourtant incapable de protéger l'humanité contre ses parasites. Si j'avais eu l'intention de draguer Makayla, autant dire que c'était cuit. Mais elle ne m'en voulut pas, respectant apparemment mon choix, ce qui me surprit.

- Vraiment...

Je la regardais bien pour m'assurer que, cette fois, elle ne se moquait pas de moi, mais non... aucun cynisme dans ses paroles. Non. Elle comprenait et même disait "je respecte votre...". Tout à coup, une nouvelle facette de cette femme m'apparaissait. Contrairement à moi, elle ne reprochait pas sa faiblesse à une personne. Puis, je pensais que la blonde considérait ma déclaration comme courageuse -peut-être ?!!!-, au-lieu de me vanter de hauts faits de guerre, de résistance, ce genre de conneries que font souvent les pleutres au lendemain des guerres. Non... moi, j'avais juste avoué ma trouille. Trouille viscérale d'une proie probable face à des prédateurs bien plus puissants qu'elle. Et mon visage qui s'était fermé, s'éclaira un peu :

-
C'est gentil de ne pas me jeter la pierre... quand je pense que vous avez combattu... Je n'ai même pas essayé.

Fallait quand même avouer que j'avais un sacré secret qui me poussait à ficher le camp. Des tas d'humains avaient été transformé en loups ou en suceurs, mais comment aurait réagit mon sang à un tel contact ? Déjà que j'étais un Kelpie et risquais, à tout moment, d'emporter un humain au fond de l'eau pour le dévorer... en même temps, ce n'était jamais arrivé. Je repris un peu d'assurance.

-
Mais... mais comment allez-vous faire pour empêcher la reprise de la guerre ? Avec la force qu'ils ont, et les atouts que nous n'avons pas, pourquoi ne pas profiter de cette paix pour les mettre vraiment au pas ?

Je sais pas, moi ? en leur faisant porter un bracelet pour les localiser, enregistrer toutes leurs conversations, tout ça...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 5 Juin - 1:56

    Oui, même si cela était très tentant de tuer ces saletés, je n'en voyais pas vraiment l'utilité, si ce n'était de créer l'étincelle qui pouvait raviver cette flamme pour le moment étouffée, éteinte. Thomas ne semblait pas tellement convaincu de cela, à moins qu'il ne soit pas convaincu que je lui laisse le choix, enfin que je respecte son choix d'avoir fuit loin des combats. Peut être que j'aurais agis de la même façon, si mon père ne m'avait pas façonné de la façon qu'il l'avait fait. Avant les années sanglantes, quelques mois avant, j'avais commencé la boxe et le tir à l'arc, comme si déjà je me préparais mentalement à cette guerre qui était arrivée bien plus vite que je ne l'avais prévue. Je m'étais donc exercée davantage, pour devenir plus forte, plus vive, plus à même de pouvoir stopper des personnes potentiellement bien plus fortes que moi. J'avais réussi cet objectif, mais la mort avait aussi frappé plusieurs fois à ma porte. J'étais une véritable survivante, une guerrière des temps modernes pour être arrivée vivante jusqu'au Celtic Bar. Et je discutais tranquillement avec un maréchal ferrant qui avait fuit l'Ecosse, le monde était parfois bizarre, mais qu'est ce que la bizarrerie ? Qu'est ce que la normalité me direz-vous également ? Il me dit que c'était gentil de ne pas lui jeter la pierre mais pourquoi le ferrais-je ? Cela était ainsi durant la seconde guerre mondiale, il y avait eu des résistants et d'autres qui avaient continués leur vie comme si rien ne se passait. Il avait choisi de fuir, c'était un choix que je n'avais pas fait mais que je pouvais comprendre.

    " Je ne vois pas pourquoi je devrais vous jeter la pierre. Nous ne sommes pas tous tailler pour combattre. Je ne l'étais pas totalement au début, j'ai appris sur le tas, j'ai survécu. "

    Oui, j'avais failli faillir, mais j'étais encore là. Puis il me demanda pourquoi nous ne mettions pas au pas les créatures surnaturelles pendant que nous étions en paix. C'est vrai cela pourrait être une solution. Faire un génocide des vampires et des loups pourrait être une solution, mais ce n'était pas envisageable. La reprise de la guerre me semblait inévitable à un moment ou un autre, je ne voyais pas comment il pouvait en être autrement. L'étincelle arriverait, peut être d'une façon que nous n'aurions pas prévu, pas vu avant qu'elle n'arrive.

    " Les choses ne sont pas aussi simple. Il y a tellement de choses à faire pour préserver la paix. Avoir des atouts dans sa manche ne fait pas tout. Il faut savoir être plus malin que les autres, et ça l'humain sait le faire même si ce n'est pas aisé. "

    Il fallait être un peu sournois, et avoir des contacts un peu de partout pour savoir ce qu'il se tramait. Mon réseau commençait à s'étendre un peu, rien d'incroyable encore puisque beaucoup de mes contacts étaient à présent mort. La discussion auparavant légère et guillerette était maintenant sérieuse et profonde, parlant d'un thème où j'étais pour ainsi dire intarissable.
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 5 Juin - 20:38

Un excellent moyen de me mettre à l'abri... ça avait du bon d'être humain... Les Années Sanglantes s'étaient résumées pour moi à une fuite permanente pour ma survie. Cette paix pouvait être éphémère si on laissait ces mutants reprendre du poil de la bête. Bien sûr que j'avais acquis de bonnes méthodes pour me débarrasser d'eux au cas où ils approchaient trop... mes ruades étaient extrêmement précises et meurtrières et je mordais sans lâcher prise, bref, le Kelpie était bien un cheval dix fois plus puissant que son homologue terrien. Je m'étais aussi rendu compte que j'attirais vampires et loups-garous comme un pot de miel le fait avec les abeilles.

*Je me demande bien pourquoi...*

La vampire qui m'avait tenu enfermé pour ses repas personnelles me donnait une petite idée de l'importance que je pouvais avoir pour eux... un sacré trophée assurant un repas plus que consistant... et aussi leur besoin de me garder en vie pour en profiter le plus longtemps possible. Je me demandais aussi si c'était mon côté cheval qui m'avait poussé à la fuite... peut-être...

(...) j'ai appris sur le tas, j'ai survécu.

J'approuvais d'un signe de tête. Moi aussi, j'aurai pu, non ? Mais ma vie solitaire, ma peur de me révéler dans ma nature profonde, m'avait poussé à me tenir loin de tout cela. Après tout, en cas de danger, ma transformation se faisait presque malgré moi... je devais me méfier du Kelpie. Franchement, au milieu du combat, devenir un cheval avait de quoi choquer les témoins, non ? déjà que je ne comprenais pas moi-même... alors les autres ?!!!

*Etre plus malin que les autres...*

Oui, de ce côté là, j'en connaissais un rayon, avec mon air sympa et bon enfant, je cachais rudement bien mon secret, depuis toujours, et personne, jamais, ne l'avais découvert... Avoir l'air d'être quelqu'un alors qu'on était un autre... Makayla jouait-elle aussi à cela ? sans doute... Je me demandais jusqu'où allait sa ruse et décidais de faire très attention à mon côté cheval. Le fait que les Hommes ne poussent pas leur avantage plus avant le lassait pas de m'étonner, mais d'un autre côté, la guerre avait été si terrible que la stopper devenait une priorité. Je me grattais le menton... oui... à la télé, on en était à la mêlée, dans le camp écossais : c'était pas bon... sortie du ballon, Mc Cormick s'en emparait et courait, courait en zigzagant côté anglais, je me levais, criais avec les autres en faisant de grands gestes d'encouragements.... je devrais aller chercher ma cornemuse, pour l'essai... mais bon, le placage de Reeds fut terrible et mit fin immédiatement à l'enthousiasme générale. Le silence était lourd, tandis que le 15 de la rose remontait le terrain direction nos poteaux... Je regardais Makayla... en montrant l'écran :

-
Arf... désolé... le jeu... je suis un mufle...

J'étais vraiment gêné...

-
Je vous paie un verre, d'accord ? pour me faire pardonner...

Je fronçais les sourcils, songeant encore à ce qu'elle avait dit.

-
Pas aussi simple... mais eux ne se posent pas tant de question quand ils se jettent sur les braves gens pour les bouffer. Pas de diplomatie, d'atermoiement, mais une grande simplicité...

J'en avais froid dans le dos et en frissonnais. J'avais vu des endroits désolés, avec des cadavres partout, déchiquetés ou vidés de leur sang, selon les attaquants. Le patron posa nos conso sur les sous verre en carton et je le remerciais d'un signe de tête...

-
On voit des trucs, pendant la guerre, qu'on ne devrait jamais voir.

Elle aussi devait avoir ce genre de traumatismes. Moi... ils me réveillaient encore la nuit, parfois... Je détestais ça....
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Mer 5 Juin - 21:31

    Alors que je lui avais livré mon expérience, j'eus l'impression qu'il ne m'écoutait plus, il était retourné à nouveau dans le match de rugby. Pourtant, j'avais essayé de me montrer gentil en oubliant sa goujaterie dans les premières secondes de notre rencontre, mais là, je n'aimais pas trop. Enfin, je m'en fichais en fait, mais voilà quoi, ce n'était pas respectueux vis à vis de ma personne. Il avait bien fait un signe positif de la tête quand je lui avais dit que j'avais survécu, il aurait pu me dire quelques choses qui allait avec ça mais non, il s'était remis dans le match. Je savais que le match avait plus d'importance pour lui que pour moi mais quand même. Puis, il revint à moi se traitant de mufle, s'excusant au passage en m'offrant un verre. Bon allez, ça passe mais c'est la dernière fois, la prochaine fois, je ne serais pas aussi clémente. Il avait déjà bien de la chance que je sois aussi clémente que cela, parce que bien souvent, je n'accordais que peu de 2ème chance, encore moins de 3ème chance alors il allait devoir se montrer impeccable s'il voulait que je continue à lui parler. Finalement, il m'avait bien écouter et semblait en connaître plus qu'il ne me semblait au premier abord. Il n'avait sans doute pas combattu pendant la guerre mais il avait eu à faire à des vampires ou des loups, assurément. Ce qu'il me disait semblait être du vécu, il avait du voir des gens se faire mordre par des lycanthropes, mais il semblait y avoir échappé. Mon esprit d'agent de la PES était piqué au vif. Comment cela se faisait-il qu'il ne soit pas un lycan, ou qu'il n'ait pas été mordu ?

    " Bon d'accord, mais c'est la dernière fois, va pour un verre ! Si je comprends bien vous n'avez pas participé à la guerre mais vous avez vu des lycanthropes mordre des gens ? Non, parce que ce que vous me dites sens tellement le vécu. Vous étiez caché ? Ils n'ont pas essayé de vous mordre vous aussi ? En tout cas, il est certains que durant les guerres, on voit des choses qu'on ne devrait pas voir, on vit des choses qu'on aimerait parfois ne pas avoir vécues, mais c'est comme ça, ça forge notre caractère. "

    Mine de rien, ce que je venais de dire à la fin était très personnel. Il n'y avait pas tant de personnes qui en avait conscience, à qui je l'avais dit. J'espérais qu'il réponde seulement à mes questions, il pourrait sans doute me dire des choses dont j'ignorais l'existence, ou pas ...
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MessageSujet: Re: Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]   Ven 7 Juin - 8:06

Elle accepta mon verre, en signe de pardon... mais franchement, discuter avec un mec en train de regarder un match de rugby relevait tout de même de l'exploit, non ?!!! J'avais donc réussi à me racheter à ses yeux. Quelque part, j'en étais content, mais d'un autre côté, je savais pertinemment que je la perdrais sans doute à cause du rugby... bah... la vie, quoi... en attendant, la mousse me tentais et pendant que Makayla me parlait, je bus à petites gorgées gourmandes. Elle m'en voulait de l'avoir abandonnée pour quelques passes de ballon. En tout cas, absorbé par le match, j'avais oublié toute prudence, et voilà que maintenant, la blonde m'interrogeais. Normal. Je m'étais mis tout seul dans la m..... Sans hésiter, je répondis :

-
Oui. Une fois, ici, en Ecosse...

J'avais mon verre à mi chemin entre mes lèvres et le comptoir, en suspens...

-
Je dormais quand j'entendis un sacré boucan.

Mes yeux regardaient au loin, là-bas, tout là-bas, dans le passé...

-
Une fois levé, je me suis mis à la fenêtre et là, j'ai vu... des loups se jeter sur les gens qui couraient en tous sens, pendant que d'autres ouvraient les portes à la volée... les loups entraient dans chaque habitation du hameau...

Je baissais le regard, visiblement gêné... avant de reprendre...

-
Affolé, je me suis réfugié dans le grenier, derrière une vieille malle... Un loup est entré, mais il ne m'a pas senti... Peut-être parce que la veille, je m'étais couché tout habillé, en sentant le feu -j'avais pas pris de douche-.

Je relevais des yeux épuisés vers Makayla :

-
Ne me demandez pas pourquoi... je crois que cette nuit là, j'ai échappé, soit à la mort, soit à la transformation... Le jour levé, j'ai fichu le camp, à pied, à travers la lande, pour rejoindre Edimbourg, et de là, la France. J'ai tout laissé. J'ai sauvé ma peau.

Silence...

-
Vous me détestez, hein ? vous me méprisez ? vous savez quoi ?

Je posais rudement mon verre sur le comptoir, hors du dessous de verre, bruyamment :

-
Je m'en fous. Je suis vivant. Je paie chaque nuit ma lâcheté.

Les souvenirs.... maudits... C'était presque vrai... si proche de la réalité... J'avais été assommé et trainé dans une cave, et de là, j'étais parti à travers la lande, en Kelpie. Mon hameau, tout près de Glasgow, elle pouvait vérifier, avait bien été rasé de la carte, cette nuit là : personne n'en avait réchappé.

-
Chez moi, c'était tout près de Muirhead... je n'ai rien oublié, rien...

Je repris mon verre, le vidais d'une traite, sombre et provocateur, avant de le fracasser sur le comptoir, m'attirant des regards désapprobateurs et quelques remarques sur ma mauvaise tenue, mais le patron me prit le bras, et plaça dans ma main un whisky, un grand, sec, que j'avalais d'un trait, puis un autre, et un autre... J'étais seul, maintenant, seul avec ce bon vieux malt.... plus rien n'existait autour de moi... le barman regarda un instant la jeune femme, lui reprochant on ne sait quoi...

- Y'a des choses qu'on parle pas. qu'on tait. qu'on enterre, lui chuchota-t-il... mais j'ai entendu et hurlé :

-
NON !

en me balançant dangereusement sur mon tabouret... au point que le gars d'à-côté mis sa main dans mon dos, et moi, mon poing dans la gueule : il s'écroula. La force d'un maréchal ferrant, même pas épais... est redoutable. Les clients ne regardaient plus le match, et mon pote se leva pour venir me calmer, je l'arrêtais :

-
Ah NON ! faut qu'on sache ! je titubais... ivre ? d'alcool ou de douleur ?

-
Pendant les Années Sanglantes, j'me suis planqué ! ouais ! planqué !!!!! vous m'regardez bien ?!!!! ???? hein ? quel sale type ! quel lâche, hein ?!!!

Je me raccrochais à la dernière seconde au bar :

-
'pas un héros comme vous tous ! je hurlais, saisis la bouteille des mains du patron et la vidais, manquant m'étouffer, avant de souffler un grand coup et de me retourner vers Mak' :

-
Mais elle, là... c'est un HEROS !

Je tanguais de plus en plus dangereusement... ce que ça me faisait du bien, de parler... de me confesser... waouh... c'était encore plus grisant que l'alcool...


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Angleterre-Ecosse [Livre II - Terminé]
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