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C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mar 24 Mai - 1:25

    Je me penche à la fenêtre ; l’intérieur de la pièce est sombre, on ne me verra pas. Il fait nuit noire, dehors. Mais je ne peux toujours pas trouver le sommeil. Le froid mordant des monts du Caucase pénètre mon uniforme pourtant chaud, et je frissonne. Je jette un œil dans la rue, en écartant les rideaux du bout des doigts. Pas un chat. Si. Là. Un type qui marche dans la direction opposée de la petite ruelle, emmitouflé dans un épais manteau. Pas de signe de guetteurs, ni de la police. Pas d’hélicos dans le ciel, rien. Et aucune trace de cette présence démoniaque signalée dans nombre de conversations suite aux évènements du premier mai. Rien du tout. Je respire à nouveau. Je me laisse retomber dans le fauteuil miteux que l’on a adossé à la fenêtre. Ce n’est pas prudent. Je me revois dix ans plus tôt tirer à travers ce même genre de fenêtre, abattant civils ou rebelle. Quelle importance ? j’avais du sang sur les mains. Et du sang, il y en avait jusqu’aux étoiles, qui baigneront bientôt entièrement dans le jus infâme et répugnant de ces immondes nocturnes rouges et de leurs faibles victimes. Je n’étais pas le chevalier de la Foi que désirait Silviano. Je n’étais plus guère qu’un porte-flingue, un défourailleur de première. Je plombais tout ce qui bougeais, et j’allais tuer du vampire. Mon égo en fut flatté. Le meilleur prédateur de toute cette planète, virtuellement insensible à à peu près tout. Et j’en avais buté. Des tas. Moi, Torben Badenov, véritable déchet vivant. Je me farcissais n’importe lequel de ces enfoirés de suceurs de sang. Pas de problème. Torben Badenov, sous officier issu du rang. Je pouvais tuer n’importe qui, ou n’importe quoi. La femme tomba au sol, la poitrine en sang. Pas de pitié pour les terroristes. Pas de pitié pour les vampires.


    Je tentais de fermer les yeux, sachant très bien que je ne trouverais pas le sommeil. Celui-ci me fuyait comme la peste, et je le fuyais tout autant. Rares étaient les fois où nous nous croisions tout à fait. Malgré le peu de luminosité, la pièce n’étant baignée que de la lumière ténue des lampes de rue, on pouvait discerner mon apparence dans le grand miroir craquelé et fissuré près de la porte de la chambre que j’avais loué dans ce bouge tout poussiéreux. Si c’était possible, j’avais l’air bien plus mort qu’un vampire. Le teint blafard d’un mort, mais pas surnaturel comme un vampire. La peau hâle et décolorée. Encore tuméfiée à divers endroits de mes bras ou de mon visage des coups reçus le premier mai. Mon regard était rougi par la fatigue et les privations. Mon estomac ne me lançait même plus. J’étais bien incapable de me rappeler de mon dernier repas. Comme à Urzbediya, où j’avais cru pouvoir manger un bœuf entier tant j’avais été épuisé par les combats. Je me sentais fatigué et tous ems muscles étaient tirés. J’avais l’impression de ne pas être capable de me déplacer seul, mais j’avais connu pires blessures, et pires meurtrissures. De toutes mes souffrances, celle de mon cœur était sans doute la pire. Jana était passée dans le camp adverse. Elle m’avait trahit. Elle avait trahit toute l’humanité. Elle était devenue un véritable cauchemar de mort-vivant, et je ne savais plus quoi faire. Quitter Edimbourg n’était de toute façon pas une option. Je devais rester sur place, les moyens de quitter la ville étaient surveillés par l’armée et la police, et j’étais loin d’être de taille à forcer un barrage, seul. Je finirais baignant dans mon sang, et je devais encore libérer ma sœur.


    Ma sœur qui riait et dansait sous mes yeux, alors qu’elle m’avait présenté son nouveau petit ami. Un homme bien. Honnête, travailleur. Amical et souriant. Je n’en avais pas demandé plus, à l’époque. Je serais si soulagé de la voir de nouveau heureuse, avec un autre homme, douce et bercée par l’amour sincère et véritable d’un de ses congénères. Je la revoyais sur ces infâmes photos montrées par Raybrandt. Nue, lubrique. Avec son connard de vampire, celui que j’avais revu le premier mai sans m’en rendre compte de prime abord. La progéniture de Raybrandt, sans nul doute. Je prendrais plaisir à l’énucléer, à lui arracher la langue et les parties génitales pour les donner aux chiens. Je lui réservais mille souffrances, et pis encore à sa mère. Celle-ci, je lui ferais vivre une éternité de tourments. Elle me supplierait, avant de mourir. Elle me supplierait de la tuer, mais je ne lui ferais pas ce plaisir. J’avais déjà pratiqué la torture, avant. Pour l’agresseur et le meurtrier de Jana. Mais avant encore. Le jeune homme hurlait après sa mère. Je n’avais fait qu’assister, cela dit. Lui et ses copains avaient tué trois de mes camarades et amis, sur la route de Grozny. Bombes artisanales planquées dans des rations militaires. Crânes explosés et cervelle partout, j’en avais été recouvert, devenu sourd des heures durant. Les types l’avaient payé, et on les avait passés par les armes une fois retrouvés. Le plus jeune criait après son dieu de l’aider, alors que mon fusil envoyait en plein torse une rafale mortelle.


    Coupant court à mes pensées, un bruit se fit entendre. Furtif, presque impossible à entendre ou à prêter attention. Je le reconnus immédiatement pour ce que c’était. Quelqu’un qui ne voulait pas se faire entendre. Je n’entendis pas le reste. Un humain sacrément doué, ou un vampire. Je savais déjà qui c’était. Deux seules personnes auraient pu me retrouver dans ce cul de basse-fosse. Et l’une d’entre elles m’aurait envoyé ses sbires ou l’armée. Restait l’autre. J’entendis un coup tapé à la porte ; j’avais laissé ouvert. Jana s’engouffra alors que je braquais mon pistolet droit sur elle. Elle m’avait trahit. Pourtant, je ne hurlais pas. Je ne bougeais pas. Je calmais ma respiration, prenant de profondes inspirations. Calme, détendu. Je n’avais besoin que de presser la détente. Je n’étais pas en paix avec moi-même. Comme lors de mon premier meurtre. Un ennemi, pourtant. Et je m’étais posé des questions ensuite, alors que le type était réduit en charpie. Je ne l’abattais pas, pourtant. Pas maintenant. Avant, j’avais des choses à lui dire.



    | Bonsoir, chérie. |


    Je m’approchais d’un pas, la braquant toujours.


    | Je savais que tu viendrais jouer ton double jeu auprès de moi. Je le savais. Je le sentais, vois tu. Parce qu’il reste encore quelque chose de terriblement humain en toi. Mais je ne suis pas dupe. Tu vas me dire où se trouve ma sœur, et je ne tuerais que ta maîtresse. |


    Froide résolution. Ce soir, c'est moi, la Mort.


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mar 24 Mai - 21:53

Qu’est-ce que je faisais là ? A Edimbourg. Un meurtrier revient toujours sur le lieu de son crime c’était bien connu. Je savais exactement où se trouvait en ce moment même Torben. Il fallait que nous nous parlions, il était temps ! Et j’étais persuadée que nous avions de nombreuses choses à nous dire. Il allait m’en vouloir d’avoir protégé Krystel mais il le fallait, j’étais obligée. S’il ne comprenait et bien tant pis ! C’était la nuit, je mettais habiller comme une humaine pour me fondre de la masse. Habillée en noir, je passais inaperçue. Les rues étaient désertes, pas un chat ne rodait dans les environs. Pourtant je me trouvais dans un quartier où habituellement il y avait beaucoup de monde mais vu l’heure tardive, il n’y avait que moi pour me balader dans les rues. J’avais pris mes précautions avant de revenir ici. J’allais chercher le tireur, comme je l’appelais. Après, je ne ramènerai surement pas Torben à Krystel. Je prenais des risques en allant le voir aussi bien pour lui que pour moi. Mais qu’importe, je devais le mettre en grade lui dire de ne plus recommencer que c’était pure folie. Il n’avait aucune chance face à Krystel. Il était fou, fou d’avoir essayé et ça m’avait valu une balle dans le ventre. Après tout, je l’avais surement méritée je n’avais pas qu’à m’interposer ! Mais tout de même. Quelle idiotie de croire qu’il pouvait la tuer, je n’étais même pas sûre qu’il allait réussir à la toucher. Les traces de cette nuit avait disparu, ça faisait tout chose d’y repenser. Tout était allé tellement vite, je ne savais plus vraiment quoi penser et par dessus tout dans quel camps je me trouvais ? Mon côté humaine était plus que jamais présent, mais mes instincts de prédateur assoiffé de sang aussi ! Un joli mélange qui me tourmentait l’esprit et les pensées. Cela remettait en cause tous mes acquis de ces derniers mois. En plus, je devais me marier non mais ça c’était l’apothéose, le clou du spectacle. Un spectacle menait par le destin, un destin funeste qui était contre moi. Moi, pauvre marionnette en détresse fallait bien avouer. Entourée de tous et pourtant si seule. La mort serait l’échappatoire, la fin de tout et le repos de mon âme. En admettant que j’en ai encore une, évidemment.


Comme une ombre dans la nuit, j’arrivais dans cet immeuble miteux, lugubre et délabré. Parfait endroit pour se cacher. Après quelques pas, j’arrivais devant une porte. Torben était derrière. Je tendis la main pour ouvrir. Je m’arrêtai. J’hésitais, je peux encore reculer il ne saurait pas que j’étais venue. Et pourtant, je devais ouvrir cette porte. Si je partais comme j’étais venue, je le regretterai surement, en continuant les mêmes questions. Je frappai deux coups brefs, je n’attendis aucune réponse et j’entrai discrètement. Je me faufilai dans l’ouverture, tout était noir. J’entendis du bruit, et je me reculai quand je vis Torben braquait son arme sur moi. Encore ! Ça devenait une habitude ces derniers temps. Il me lança un « bonsoir, chérie ». Mmmh, est-ce-qu’on braque une arme sur « sa chérie » ?? Je ne pense pas. C’était bien trop compliqué pour qu’on fasse comme tout le monde de toute manière. « Bonsoir. Vas-y tire ! Une fois, ça ne t’a pas suffit visiblement. Ca commence à devenir une habitude de me tirer dessus, il ne faudrait pas que tu y prennes gout. » J’étais droite devant lui, la tête haute, je le regardais droit dans les yeux. Mes cheveux tombaient en cascade sur mes épaules, et je portais mon manteau noir ouvert. Il s’approcha d’un pas, alors que moi je reculais d’un. Je ne compris pas ce qu’il me dit au début, mon double jeu ? Mais que c’était-il mis dans la tête encore. « Mon double jeu ? Quel double jeu Torben ? Tu parles du fait que j’ai protégé Krystel ? Du fait que je me sois intercalée entre vous. J’étais obligée Torben. Obligée tu comprends ? Elle voyait que quelque chose ne tournait pas rond en moi, je devais lui prouver ma loyauté pour qu’elle n’est pas de soupçon à mon égard. Je ne joue pas de double jeu ! » Autant parler, autant tout lui déballer tant qu’à faire. Après tout, je n’avais personne à qui me confier Torben serait surement celui qui ferait le moins de dégâts s’il savait tout sur tout. Les autres étaient trop proches de Krystel, et je n’avais pas vraiment confiance à beaucoup de personnes en ce bas monde. « J’ignore où es ta sœur, je suis navrée. Il me semble te l’avoir déjà dis d’ailleurs. » Il avait compris que Krystel était « ma maitresse ». Outch, quelle situation … J’étais tombée bien bas. J’ignorais la fin de cette histoire mais tout cela ne prévoyait rien de bon. Destin funeste. Mort au bout du chemin.
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Mai - 16:51

    Je la toisais avec haine. Elle se tenait devant moi. Nullement surprise. Supérieure même, à ce qui pouvait lui arriver. Tant d’aplomb ne me fit pas flancher ma propre résolution. J’étais devenu fou. On m’avait tout repris, pour me le recracher moribond à la figure. C’était intenable. Cette Jana ci n’était qu’une façade. Elle me renvoyait mes péchés en pleine figure. Les traçantes qui éclairent la vie comme en plein jour, le grondement de l’artillerie pareille au tonnerre, le fracas des hélices d’hélicoptères, et le tonitruant hurlement des réacteurs des avions qui nous surveillent. Et ce bruit sourd que produit mon arme à chaque coup qui part. Jana reculait devant moi. Ma douce n’aurait jamais eu peur de moi. Elle n’était pas ma douce. Elle était cette chose que l’enfer avait refoulée sur son seuil. Elle n’était plus mienne. Je n’avais plus de femme. On me l’avait prise. Je la toisais d’un air sévère. Pourquoi m’émouvait elle tant, en ce cas ? Je ne me pliais à aucune faiblesse, je me retenais vaille que vaille de ressentir la moindre chose. Dieu n’avait que faire d’une arme qui pense. Je n’étais qu’un instrument, j’exerçais la volonté qu’un autre que moi. Ma volonté m’avait été dérobée en même temps que mon arme. Ne restait plus que les désirs de mon seigneur et maître pour m’emplir la carcasse et articuler ce corps qui n’allait pas se risquer à me trahir. Ce n’était même plus mon corps. C’était une arme, comme le reste. Et cette arme tuait aussi bien les humains que les vampires désormais.


    Jana m’adressa la parole, elle ironisa mon attitude, mais je ne déposais pas mon arme. Ses paroles n’éveillèrent aucun sentiment de culpabilité. Elle accrocha mon regard. Ses prunelles sombres me dirent ce que je savais déjà. Elle n’était plus ma femme, elle n’était plus que cette chose qui se tenait devant moi. La jeune, douce et tendre humaine était morte en même temps qu’on lui avait retiré son arme. Comment faisais je pour être toujours autant attiré par ce corps de vampire, par ce regard dans lequel je me perdrais totalement, dans cette obscurité insondable ? Je ne me l’expliquais pas. C’était ainsi. J’avais prévenu Andréa, mais elle ne m’avait pas écoutée. Je resterais toujours faible. Et maintenant que j’avais bu son sang, j’étais devenu sa chose, sa créature. Elle m’avait retrouvé grâce à ça. Et j’y avais bien compté. Elle devait s’expliquer. Elle m’avait mentit. Tout ce qu’il y avait entre nous était mort avec elle. Elle était morte. Elle n’était qu’un cadavre, les débris d’une âme en sursis. Je ne pouvais pas me permettre de me montrer faible, je ne pouvais pas. Cette balle qu’elle avait prise le premier mai, elle l’avait choisie. Jana –ou plutôt la chose-, ne comprenait pas ce que je lui disais. Il me semblait pourtant simple qu’elle avait choisit un camp, et que ce camp n’était pas le mien. Elle m’expliqua qu’elle avait été obligée, pour prouver sa loyauté, qu’elle n’avait pas eu le choix. Sa loyauté. Qui allait à Krystel plutôt qu’à moi. Nous n’avions donc plus rien à voir ni à faire ensemble, elle avait choisit son camp. Elle aurait dû m’aider et se libérer de son servage. Elle avait choisit seule sa damnation, et m’entraînait avec elle. J’avançais d’un pas.



    | Il fut un temps où je me serais moi-même damné d’avoir osé te blesser. Ce temps est révolu en même temps que tu as choisi de quel côté tu voulais être. Celui de Raybrandt ou le mien. Je tenais une occasion unique de l’abattre. Son propre fils avait échoué à la protéger, ton propre échec n’aurait eu aucune autre conséquence que notre délivrance. Mais tu as choisi, Jana. |


    Quant à ma sœur, elle ne savait rien. Je ne savais pas si elle me disait la vérité ou me mentait. Je m’efforçais de ne pas accrocher son regard trop longtemps. Je n’avais plus la moindre confiance en elle, et je ne voulais pas qu’elle me plante là en m’hypnotisant. Je ne lui permettrais pas de m’échapper. Je couvrais en quelques pas la distance qui nous séparait, posant le bout du canon de mon arme contre la poitrine, au niveau de son cœur. Je serrais la mâchoire, tant ce geste me coûtait et me soulageait en même temps. Difficile perception. Je ne peux m’empêcher de darder son regard du mien. Elle ne savait rien. Elle ne m’était d’aucune utilité pour retrouver ma sœur. Elle était mon ennemie. Et je n’avais plus besoin d’elle. Pourquoi n’appuyais je pas ? Ma main s’était remise à trembler, et je crispais mon doigt dans une pâle tentative de retenir le coup de feu. Je parvins à me contrôler, restant de marbre, ignorant mes défaillances physiques.


    | Tu m’as trahi. J’ai dû tuer des hommes pour me tirer de là. J’ai du sang plein les mains, j’en ai toujours eu. Mais avant, c’était pour te protéger. Je me dis « à quoi bon, maintenant ? ». Donnes moi une raison de ne pas te tuer ici et maintenant Jana, et de me tuer ensuite pour rejoindre celle qui m’a été enlevée le 31 décembre 2008? |


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Mai - 19:00

La situation paraissait désespérer. Torben qui ne voulait rien écouter, ou était-ce moi ? Je ne le savais même pas. Dans tous les cas, j’étais plus que mal dans la situation actuelle. Un sentiment de regret, d’amertume, d’avoir l’impression d’avoir pris les mauvaises décisions en venant ici comme en prenant la balle à la place de Krystel. Il refit un pas vers moi mais cette fois-ci je ne me reculais pas, surement une grave erreur parce qu’il en avait profité pour poser son arme sur ma poitrine. De toute manière, la pièce était trop petite pour faire dix pas en arrière. J’étais bloquée par les murs. Il fuyait mon regard alors que je me battais pour accrocher son regard. Il ne voulait rien entendre sur ce que j’avais fais, c’était à prévoir même si je m’attendais à un peu plus de compréhension venant de sa part. Son esprit était corrompu par la haine qu’il vouait aux vampires. Prouver ma fidélité à Krystel, ne rejetait en rien les sentiments que j’éprouvais pour Torben mais ça pour lui faire comprendre. Je n’avais rien à prouver à Torben, et entre nous je craignais plus la reine des vampires et qu’un membre de l’église contre vampire. Je préférais affronter Torben plutôt que Krystel. Je ne savais pas si j’étais plus forte que Torben physiquement surement mais moralement et mentalement ça c’était moins sur. Une chose était certaine, Krystel était plus forte que moi ! Je devrais certainement me battre avec des armes que je ne connaissais même pas.


On tenait tous les deux nos positions, et on se parlait tels deux sourds. On ne s’entendait pas, on ne se comprenait pas. On n’avait pas la même vision des choses. Lui voyait les choses de ses yeux d’humain. Moi, de mes yeux de vampires. Je ne comprenais pas comment il ne pouvait pas comprendre que je n’avais pas choisis de devenir vampire. Il devait le savoir mieux que personne. Un beau jour, je ne mettais pas réveiller en me disant « bon ben aujourd’hui je vais devenir une vampire ! ». Je n’avais pas choisis mon destin, tout me tombait dessus et je ne contrôlais rien. « J’admets avoir peut-être fais une erreur en protégeant Krystel et encore ça reste à voir ! Quand bien même, tu ne l’aurais pas tué Torben, elle est bien trop forte. Tu ne t’es même pas un peu inquiété ? J’étais mal en point… Je n’ai pas choisis, je ne choisis pas de quoi est fait ma vie. Je ne contrôle rien. C’est navrant. J’ai besoin de toi, plus que jamais j’ai besoin de toi. Mais tu ne comprends pas, je n’ai pas choisis mon camps comme tu dis. Je me trouve au milieu de deux mondes sans savoir quoi faire et où est ma place. Tu ne l’aurais pas tué, tu ne l’aurais pas tué… » répétais-je, mon ton était passé de presque des cris à un murmure. Tuer Krystel aurait été certainement une délivrance comme il disait mais il ne l’aurait pas tué. Donc cela ne servait à rien de rejeter la faute sur moi. J’ai fais ce que j’avais cru bon à faire. J’avais misé pile, et la pièce était tombée sur face.


Sa main tremblait alors que je restais de glace. L’arme toujours pointait sur moi. Il ne tirerait pas. S’il tirait et ben … cela mettrait fin à cette situation infernale et encore il ne savait pas tout. Il me mit dans une impasse. Pourquoi il ne devait pas me tuer ? Peut-être parce qu’il choisissait la solution de facilité. Mais, est-ce-que tu me tuais enlèverait ses tourments ? Cette haine qu’il éprouve. Autant, ça le détruirait encore plus. Les évènements tuaient Torben à petit feu. J’en étais témoin même pire, j’étais une des coupables. Je m’en voulais de lui faire endurer tout cela. Il s’était battu pour me retrouver, avait remué ciel et terre. Moi ? Comment je le remerciais ? En protégeant celle qui devait être sa pire ennemie. Pas très gentils de ma part, il fallait avouer. « Je ne suis pas ton ennemie. Je suis même peut-être ton seul espoir de sauver ta sœur. Je suis une vampire, si ce sont des vampires qui la détiennent je pourrais plus facilement m’approcher d’eux que toi. Parle-moi d’elle. Tu sais où elle se trouve ? Enfin… sauf si tu décides de me tuer dans ce cas-là tu perdras une alliée. Et je pense qu’une vampire pour sauver ta sœur n’est pas négligeable ! N’est-ce pas une raison suffisante pour me garder en vie ? Tue-moi une fois que ta sœur sera libérée si tu le souhaites. Tu veux une autre raison de ne pas me tuer ? Quoi que tu en dises, quoi que tu en penses. J’éprouve des sentiments pour toi. Je n’ai en aucun cas voulu te faire du tort. Jamais. » Je posa ma main sur la sienne doucement, je ne serrai pas. Je ne faisais rien pour l’empêcher de tirer, juste je voulais qu’il arrête de trembler. Je ne souhaitais qu’une chose qu’il baisse son arme, même si mon cas était désespéré. Je ne voulais pas mourir non plus. J’aurai aimé en savoir plus sur Torben, nous et le passé. Je n’étais pas non plus rassurée, il était capable de me tuer. Moi, je n’en serais pas capable…


Je détournai la tête pour prendre un instant le temps de voir la pièce. Je cherchais une échappatoire. J’étais perdue, complètement perdue entre deux eaux. Je ne savais plus à quoi me raccrocher. Je ne savais plus quoi faire. Lui prendre son arme et la briser entre mes mains (encore). Pourquoi faire ? Recommencer encore et encore le même scénario. Il repointerait une autre arme sur moi, une autre fois et on recommencerait à régler nos comptes. Autant en finir tout de suite que vivre une éternité de tourment. La mort n’est que le commencement n’est-ce-pas ? J’étais déjà morte, une fois. Cela ne m’effrayait pas plus que ça. J’étais confrontée à la mort tous les jours, moi aussi j’avais du sang sur les mains bien pire que les crimes de Torben. J’étais prête à me nourrir de sang synthétique pour lui. J’étais prête à tout pour lui. Il le méritait.
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Mai - 22:49

    Je n’aimais pas le ton sans appel de Jana. Elle était bien trop sûre d’elle. Elle avait sans doute gagné en assurance ce qu’elle avait perdu en assurance. Ma belle paraissait si sérieuse, si froide, si … mâture ? Non pas qu’elle ne l’était pas avant, mais on semblait lui avoir retiré toute candeur, toute joie de vivre. Son miroir n’était plus qu’un masque d’expressions cachées. Elle me prit de cours en me demandant si je ne m’étais même pas inquiété. Ma main se baissa légèrement, et mon canon suivit le mouvement. Le geste était presque imperceptible, je me reprenais presque aussitôt. Mais j’avais écarquillé les yeux. Elle me tenait. Pas inquiété ? Je devais reconnaître deux choses qui me semblaient toutes deux aussi abominables l’une que l’autre. La première était que pendant longtemps, je ne m’étais pas inquiété. J’éprouvais pour Jana la répulsion et la haine que je vouais à mes ennemis. Mais ces deux choses étaient dépassées, dans le sens où je ne pouvais décemment plus en vouloir aux suceurs de sang. Je m’étais vengé sur eux pour rien. Certes, ils étaient des monstres, mais ils ne m’avaient rien fait finalement que je ne leur avais fait payer au centuple. Maintenant que ma douce était devenue l’une des leurs, ma vengeance semblait bien vaine et puérile. S’en devenait terrible même, à quel point j’avais pu répandre le sang des immortels. La deuxième chose qui me taraudait, était que j’étais gonflé de remords, au fond de moi. Me marier, prononcer ce serment, c’était quelque chose pour moi. J’étais parjure de nombreuses fois sans doute, mais ma parole donnée ce jour là importait vraiment à mes yeux. Tout comme l’amour que je portais à Jana. C’était quelque chose qui avait du sens pour moi, et que jamais l’on me retirerait. Mais ma Jana était morte. Ne restait plus que son ombre, qui me tentait tout autant. Que devais je penser de cette femme qu’on m’avait renvoyé ?


    Et quant elle me toucha, cela fit exploser mon univers. Je ne frissonnais pas. Une intense chaleur se répandit partout en moi. Son contact était glacial, mais il m’apaisait. Ma main ne tremblait plus. Je devais la tuer, et vite, nom de Dieu ! Je l’avais dit à Andréa, je lui avais dit que j’en serais incapable ! Je la regardais un instant, lâchais mon arme de ma seconde main, portant celle-ci sur sa joue. Si froide, que je me brûlais presque les mains. Je repliais lentement mes phalanges, et reposais ma deuxième main sur mon pistolet. La mariée portait une magnifique robe blanche, un maquillage impeccable, un délicat sourire ému. Elle rougissait.



    | Si rouge, si rouge. Si belle aussi. |


    Rouge. Comme la fleur de sang qui éclot sous le maillot du premier vampire que je blesse. Le sang coule et imprègne ses vêtements. Jana est une vampire, maintenant. Je m’éloigne d’elle, la quittant de mon viseur. Je serais bien incapable de la tuer. Elle est ma femme. Je ne peux pas le faire. Je la regarde. Ses crocs, sa bouche délicate, son être tout entier, n’éveille en moi que tendresse et désir. Je n’ai pas pu profiter d’elle, la dernière fois. J’ai envie de m’écrouler contre elle. De la garder contre moi, avec moi, à tout jamais. Mais ce n’est pas possible. L’amour que je lui porte est comme une fleur fânée ; jamais plus ne redeviendra comme avant, la fleur va tomber. Je pose mon arme sur l’accoudoir de mon fauteuil. Je ramasse la bouteille de Jack à côté, par terre. Je la débouchonne, et en boit une gorgée. Le liquide me brûle, me purifie. Mais n’évacue pas toutes mes sombres pensées, et ces pulsions qui m’assaillent, alors que mon sang appelle le sien. Je revois nos corps entraînés dans un ballet sensuel et passionnel. Je repose la bouteille.


    | Quoique tu dises, quoique tu fasse, tu as choisi ton camp. Si tu ne reste pas là, avec moi. Tu es avec eux. Avec les autres. Et tu sais que je dois tous les tuer. Tu sais pourquoi ? Parce que je suis le seul qui en soit capable. Les autres ont peur, les autres ont quelque chose à perdre. Moi, je n’ai plus rien. Tu m’as été arrachée. |


    je la regarde à nouveau. Vue douloureuse, je suis décidément incapable de faire ce qui doit être fait.


    | Dieu a dit que je faisais ce pourquoi j’avais été fait. Mais toi, je n’y arrive pas. |


    J’accrochais son regard. Tant pis pour l’hypnose. J’étais le sien.


    | Tu sais, j’en ai démoli, des vampires. Et je n’en ai encore jamais vu dont le cœur battait encore pour qui ou quoi que ce soit. Mais moi aussi je t’aime, Jana. Je te l’ai dit la dernière fois, ça n’a pas changé. Mais si nous devons être ennemis, l’un de nous deux devra tuer l’autre. Ainsi vont les choses. Tu devrais boire mon sang, qu’on en finisse. Je n’en peux plus, tu comprends ? Je ne dors plus, je ne mange plus. Je tiens à peine debout. Et c’est comme ça depuis que tu es partie. Ca ne peut plus continuer. |


    Que je sois damné à tout jamais.


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Ven 27 Mai - 1:30

En posant ma main sur la sienne, sa main arrêta de trembler. Je l’apaisais c’était une évidence même. Il lâcha son arme, et me caressa la joue tendrement. Je ne comprenais pas ce qu’il me disait si rouge ? Si belle ? Que me disait-il ? Torben s’éloigne de moi, si nous avions été en pleine rue j’aurai couru pour le rattraper et l’embrasser. J’en mourrai d’envie mais je restais là immobile. Notre relation était des plus instables, on passait d’une relation négative à du mitigé puis du positif… Je ne voulais pas tout gâcher avec Torben. Je tenais à lui, il était un espoir de liberté. Visiblement, il avait changé d’avis il ne voulait plus me tuer. Cela me rassurait. Il posa son arme, et ramassa une bouteille. Je baisse la tête. Il n’avait nullement peur de moi. J’aurai très pu le tuer, il était désarmé sans défense. Au lieu de cela, je me dirigeai vers la fenêtre en un bond. J’hésitais. En tant que jeune vampire, j’avais depuis peu une peur bleu des rayons de soleil. Puis, je me rappelai que c’était la nuit noire et que je ne risquais rien. J’entrouvris le rideau et en effet, tout était sombre. Je restais comme ça à regarder le dehors, un extérieur désert. J’écoutais Torben. Il me demandait de choisir mon camp, je savais que ce jour arriverait. Je ne pensais pas que ce jour arriverait aussi vite. Tout se chamboulait et s’enchaînait tellement vite. Nous étions les objets du destin, nous ne pouvions rien faire contre lui. Il fallait laisser l’eau couler et essayer de s’en sortir comme on pouvait. J’espérais que j’avais été heureuse en tant qu’humaine au moins pour rattraper tout cette mélancolie qui envahit mon être de vampire.


L’amour était destructeur sans Torben je n’en serais pas là aujourd’hui. Je n’aurai pas eu tous ces doutes. Toutes ces questions dans ma tête notamment sur William. En théorie, je n’étais plus la femme de Torben la mort nous avait séparé… J’étais, j’appartenais à William désormais. Krystel en avait décidé ainsi, je me devais d’obéir. Ma tête était d’accord avec cela, mais mon cœur se la jouait rebelle et n’entendait pas que je me plie aux volontés de mon mentor. J’étais tiraillée. En fin de compte, qu’est-ce-que j’étais venue faire là ? En tout cas, pas poignarder Torben dans le dos. Demander de l’aide, le mettre en grade que Krystel ne s’arrêterait pas là, lui parler, le revoir. « Soit. Je reste ici alors avec toi. Evidemment si tu veux bien de moi…» J’ignorais la suite de ses paroles. Il allait tuer des vampires, je ne pouvais pas l’encourager mais je ne pensais pas non plus l’en empêchait. Il me regarda, je détournai les yeux de la fenêtre ma main était toujours sur le rideau pour plonger mon regard dans le sien. « Moi non plus je ne peux pas te tuer. Je n’en suis pas capable.» Mon regard sombre accrocha le sien, il y avait quelque chose de rassurant dans son regard. Et pourtant, je savais que j’avais misé gros en venant ici. J’avais pris de nombreux risques mais Torben en valait la peine.


Ses sentiments n’avaient pas changé malgré la trahison dont il avait cru faire l’objet. S’il avait su nourrir ses sentiments durant le temps où nous avions été séparés – il lui en faudrait plus pour que tous ses sentiments soient complètement anéantis. Je n’étais pas son ennemi, je lui avais déjà dis. Je ne souhaitais en rien être son ennemie. Je ne voulais pas le tuer non plus, je préférais encore que ce soit lui qui me tue mais il en était incapable. Le sentiment d’amour nous retenait, tuer l’autre… c’était une pensée inimaginable pour moi. « Je ne veux pas boire ton sang Torben. Je ne veux pas te tuer. Je ne veux pas en finir. Ce n’est pas seulement que je ne veux pas je ne peux pas. Je t’aime aussi, je ne sais pas comment c’est possible tellement de choses m’échappent ces temps-ci. Mais je suis sûre de ça. » Peut-être n’étais-ce que « mon côté humain » qui aimait Torben. En tout cas, mon instinct de vampire sommeillait tranquillement en moi. Je n’avais nul envie de meurtre sur Torben. Heureusement… Sinon, il m’en voudrait de me jeter sur lui pour le dévorer quoi qu’il venait de me le demander. Je ne ferais rien. J’avais fais ce choix et je comptais bien m’y tenir. « Si pour toi, tout est finis pour moi ça ne fais que commencer. Ma tête est vide de souvenirs. Il faut que tu manges pour prendre des forces. Il faut que tu dormes aussi, c’est important. Comment tu arrives à tenir ? Je vais te laisser dormir si tu veux, essaie de fermer l’œil. » Une épave voilà ce qu’il était. Une bouteille de Jack à côté de lui. En réfléchissant bien, d’une autre manière mais j’étais également une épave échouée sur l’océan de l’oubli. J’avais choisis de rester avec Torben. Tant pis pour les conséquences, tant pis pour tout. J’assumerai mes actes comme toujours. Je m’en sortirai qu’importe la souffrance et ce qu’il pouvait advenir de nous. J’éprouvais des sentiments pour lui et à ce jour, c’était le plus important.


Dernière édition par Jana Pfeiffer le Sam 28 Mai - 0:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Ven 27 Mai - 14:39

    L’alcool inonda mes canaux sanguins, je le sentais réchauffer l’intégralité de mon être. Il me semblait clair que je ne pouvais pas continuer ainsi, comme je venais de le dire. Tuer, j’en étais capable. J’avais besoin de recouvrer mes forces, de me reprendre en main. J’avais essayé plusieurs fois ces derniers mois, sans jamais vraiment y parvenir. Tout ce que j’avais fait. Les tueries de vampires, le sexe avec des prostituées ou des femmes rencontrées dans des bars, l’alcool, à longueur de temps… Tout cela me semblait terriblement brumeux désormais, il me semblait clair que je ne parvenais pas à me souvenir de tout ce que j’avais fait ; les vapeurs de l’alcool obscurcissaient ma mémoire. Certes, je me rappelais tout à fait certaines choses que j’avais pu faire. Bien sûr. J’étais hanté par tous ces visages, tout ce sang, toute cette terreur refoulée. Car il ne fallait pas s’y tromper. Tuer des vampires me terrorisait. Etre seul, dans le noir quasi-total. N’entendre quasiment rien, être confronté à un ennemi cent fois plus vif, rapide, fort et résistant. Et carnassier. Je relevais le défi parce que c’était tout ce à quoi j’étais désormais destiné. Tuer du vampire. Je vis du coin de l’œil Jana s’avancer vers la fenêtre. Elle regardait dans la rue. Elle avait peur d’être suivie. J’aurais dû m’en inquiéter, j’aurais dû savoir qu’elle était comme moi, surveillée. Mais rien ne comptait, à part elle. J’étais destabilisé par sa présence ; j’assimilais tout juste le fait que ma femme était toujours en vie, enfin, plus ou moins. Qu’on me l’avait retirée mais rendue. Sous une autre forme, certes, mais c’était toujours elle. Sûr. Puisque je l’aimais encore. Elle me dit qu’elle allait rester avec moi, si je le voulais bien.


    | Tu ne devrais pas. |


    Elle risquait gros avec moi. Qu’elle soit sincère ou non dans sa démarche, d’ailleurs. Si l’armée ou la police me retrouvaient, elle serait considérée elle aussi comme hostile et indésirable, et finirait emprisonnée ou tuée. Je ne savais pas vraiment si elle était ou non consciente de ces risques, mais elle n’avait pas l’air de trop s’en faire. Et si les siens nous retrouvaient, à moins d’avoir le temps de feinter elle se retrouverait coupable de félonie, et cela impliquait la mort, chez les vampires. Je n’étais pas moi-même certain d’accepter qu’elle prenne ce risque. Si je ne pouvais me détacher totalement de la haine et de l’espèce de répulsion que sa nouvelle nature m’inspiraient, le regard qu’elle me lançait en accrochant le mien me faisait chavirer l’âme à chaque fois. Je nous revoyais quelques jours plus tôt. Ensemble, de nouveau. Dans la ruelle. Possédés par ses pulsions et moi, par son propre sang me rendant fou. Mais je n’avais pas besoin de ça pour éprouver du désir pour elle. Vampire, elle semblait encore plus belle qu’auparavant ; elle recouvrait une partie de ses mystères originels. Et elle ne voulait pas me tuer. Je lisais la vérité dans son regard. Je souris faiblement, avant de m’asseoir, pris de légers vertiges.


    | que doit on fait, alors ? |


    Ce n’était pas vraiment une question. Nous ne pouvions rien faire, c’était une évidence. Nous appartenions à deux mondes différents. Celui des vivants, et celui des immortels. Elle vivrait une éternité et un jour ou l’autre, tuera de nouveau des humains que j’avais juré sur ma foi, ma vie et mon honneur, de défendre. Mais que valait ma quête, désormais ? Elle me dit qu’elle m’aimait. Moi aussi, je l’aimais toujours. Même maintenant. Même après tout ça, je ne pouvais pas me défaire d’elle. Elle était ma vie, mon univers. Tout ce que j’avais jamais fait, c’était en son nom, pour elle. Jana était tout ce que j’avais. Je me relevais, allais vers elle. Je franchis les limites de ma peur, et de ma répulsion naturelle pour son vampirisme, et posais mes mains de chaque côté de son bassin. Doucement, délicatement. Ma peau frotta contre ses vêtements. Réalité tangible, que je touchais du bout des doigts. Mon ivresse n’avait pas rêvé son retour. Tremblant légèrement, je déposais un baiser sur son front. Je brûlais pour elle. Le sang de Jana m’appelait, maintenant que j’y avais goûté. Accro à elle. Piège des vampires. J’étais de toute façon unie à elle, désormais, que je le veuille ou non. Je souris faiblement, une fois encore. Ma prise sur son bassin se fit plus forte, alors que je m’appuyais sur elle pour tenir correctement debout. Cela me rappelait les fois où nous dansions. L’un contre l’autre, sans la moindre retenue ou distance d’aucune sorte.


    | Je n’ai rien à manger, ici. Sortir est trop risqué pour l’instant. Et si, tu as besoin de moi, chérie. Tu es un vampire. Quoique tu fasses, quoique tu dises, un jour ou l’autre, la Soif Rouge te submergera et tu tueras. Mais tant que je serais en vie, je peux t’aider. Bois mon sang chaque fois que la faim t’étreint. Tu seras repue et personne ne sera en danger. Bois mon sang Jana. Je ne garantis pas qu’il soit bon pour toi, mais il sera meilleur quand j’aurais repris des forces. Bois mon sang, et protèges nous de toi, et de moi. |


    je passais mes mains sous ses vêtements, caressant son dos aussi doux que gelé, pressant son corps contre le mien. Mon regard se noya dans le sien, et je l’embrassais. Mes lèvres se pressèrent contre les siennes. Je me laissais submerger par cette douceur, laissant échapper un petit bruit de gorge de contentement. Le sang de Jana coulait en moi, et m’invitait aux pulsions les plus extrêmes. Mais je me dominais. Jana méritait bien cela. Je l’embrassais, touchant sa langue de la mienne, tout en attirant son corps contre le mien. Qu’elle comprenne l’invitation à se nourrir, et surtout les conséquences de cette même invitation. Je la voulais elle, et je lui tendais la main pour la sortir de la vie qui était la sienne.


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Sam 28 Mai - 0:56

Je n’étais pas tout à fait rassurée à l’idée d’être servie. Etais-je seulement à ma place ici ? J’étais une vampire, non une humaine comme Torben. Nous étions comme le jour et la nuit. Qui était le jour ? Qui était la nuit ? Je ne le savais pas mais c’était ça. Nous n’avions pas d’avenir ensemble. Il tuait des vampires, il avait été clair il ne savait faire que ça il était fais pour ça. Je tuais des humains pour me nourrir. Evidemment, ça bloqué quelque part… On pourrait passer outre, on pourrait faire comme si. Mais nous étions opposés en tout point. Le passé pour moi n’existait même pas, le passé ne pouvait même pas nous réunir. Je n’avais pas non plus assimilé le retour soudain d’un mari oublié. Je regrettais de ne pas avoir fais de recherches pour trouver les membres de ma famille. Comment j’aurai su ? J’aurai du partir de rien. Torben avait parlé de la Russie lors de notre précédente rencontre, nous étions en Angleterre comment j’aurai pu me douter. Je ne savais même pas à quoi ressembler la Russie. Je ne devrais pas. Il ne me dit pas qu’il le voulait bien. Il avait raison, je ne devrais pas. Je signais ma damnation. Je signais mon arrêt de mort, certainement. Mais tant pis. Je n’étais pas vraiment pour le mariage qui s’annonçait de toute façon. Ma vision des choses avait changé. La vie avait changé. Je ne prenais pas la solution la plus judicieuse mais c’était ce que je voulais, ce que je désirais au plus profond de moi. La vie ne serait pas aussi croustillante si nous ne prenions jamais de risques. Torben était un interdit. Le fruit défendu. La tentation était tellement forte, impossible de résister. Il fallait que je cueille ce fruit défendu. Je subirai les conséquences tôt ou tard mais j’étais prête. Si, j’avais été enlevée à Torben. Torben avait été enlevée à moi. Lui, torturer par ma perte. Moi, en effaçant de ma mémoire l’être qui comptait le plus pour moi, l’être que j’aimais le plus au monde. La vie valait-elle seulement la peine d’être vécue ?

J’étais consciente des risques mais j’étais prête à prendre n’importe quels risques. J’avais déjà pris des risques en venant ici, il fallait le trouver dans cet hôtel miteux. Certes, je n’avais aucun mal mais tout de même. Je n’étais pas rassurée par tout ça, au fond de moi j’avais peur. Le côté jeune vampire incontrôlable me terrorisait. Le premier mai, je n’avais pas pu boire du sang « normal » à cause de ça de ce danger permanent que représentent les jeunes vampires. Malgré ce que Torben me demandait je n’avais pas soif. Je ne serai jamais venue le voir pour me nourrir, ou complètement assoiffée. J’étais peut-être une vampire impulsive et irréfléchie mais tout de même pas à ce point. Pas au point de mettre la vie de Torben en danger, cela été une évidence. « Je sais qu’elles sont les conséquences. Je suis prête à courir le risque. Je ne devrais peut-être pas mais au fond de moi, c’est ce que je veux. Je suis sincère. De toute façon, le mal est fait, je suis ici avec toi. Je ne ferai pas marche arrière. Cela te briserait encore plus que tu ne l’es déjà. » Je fis sortie mes crocs et je les passa sur un bout de mes lèvres. Je ne me blessais pas. Je faisais attention surtout en compagnie de Torben. J’aimais bien les sentir. J’avais pris cette manie de passer ma langue sur mes crocs ou bien de les passer sur mes lèvres. Mine de rien, je les aimais bien. Je m’y étais habituée. Ca me donnait un côté plus sexy.

Torben avait compris quelques détails de ma vie actuelle mais je restais encore très mystérieuse et lui aussi ! Je ne savais pas si je devais lui déballer mon sac. Il ne s’en remettrait pas je crois. Ca ferait trop pour lui, trop d’un coup. Il me sourit et se laissa tomber dans son fauteuil. Je lui lançais un regard inquiet. Je restais attentive à ces moindres gestes et aux moindres détails le concernant. Torben se releva, il posa ses mains sur mes hanches. Il déposa un premier baiser sur son front, c’était à mon tour de sourire. La distance avait été réduite à néant. Il ne me craignait même pas. Moi non plus d’ailleurs. « A cette heure-ci, ça va être dur de trouver de la nourriture pour toi. » J’étais appuyée contre le mur, les mains de Torben était sur mon bassin, sa tête était plus haute que la mienne. Nous étions très proches, je sentais son souffle sur moi. J’étais comme envoutée et lui aussi… « Je n’ai pas soif. C’est mettre ta vie en danger que de venir assoiffer. C’est sur que la soif va revenir et que le problème va se poser. Mais là, je vais bien je t’assure ! C’est pour toi que je m’inquiète surtout. Tu as vu ton état ? ». Si je pouvais me nourrir de son sang plutôt que de tuer des humains, je ferai ainsi. Même si, l’idée de me servir de son sang pour me nourrir ne me plaisait pas beaucoup. Il aurait des marques visibles et puis, ça représentait comme un sacrifice. A contrario, je ne pouvais plus lui dire de me tuer pour assouvir sa soif de tuerie de vampires. Je ne pouvais rien faire pour lui. « Je me sens inutile… ».

Il passa ses mains sous mes vêtements, caressant mon dos, serrant nos corps l’un contre l’autre. Je levai légèrement la tête, nos regards se noyèrent dans un océan de sentiments, et nos bouches se scellèrent naturellement. Je ne pouvais pas lutter c’était plus fort que moi. Dés qu’il me touchait, je ne pouvais pas résister. Il devait au moins rester à un bras de moi pour que je garde le contrôle de ma personne. Là, il était trop près beaucoup trop près… en plus, il me touchait c’était encore pire. Sentir sa chaleur sur ma peau glacée. Sentir ses mains sur mon dos. Sentir ses lèvres contre les miennes. Sentir nos corps se serrait l’un contre l’autre ; se frottait l’un à l’autre. Sentir sa langue qui venait embêter la mienne. Sentir sa langue qui venait caresser la mienne. La dernière fois, il s’était blessé en jouant à ça… Je le surveillais. J’étais certaine qu’il était prêt à recommencer ce fou ! Mes mains devinrent à leur tour baladeuse, ses mains à lui en profitaient je ne vois pas pourquoi les miennes n’auraient pas le droit. J’aimais le toucher, j’aimais être en contact avec lui. Je n’étais pas en pleine confiance quand on s’embrassait, je pouvais facilement le blesser Je me hasardais à poser une question pour laquelle j’avais un peu peur de la réaction de Torben. Je me dégageais doucement de son emprise pour me diriger vers le lit juste à côté de nous. Si Torben tendait le bras, il pouvait encore me toucher pour dire comme j’étais loin… J’enlevais enfin mon manteau noir que je posais sur le lit. Je serai un peu plus à l’aise. Torben ne m’avait pas laissée le temps d’enlever mon manteau faut dire aussi. Et puis, comme ça ça le ferait flancher encore plus… J’avais une emprise que je ne contrôlais pas sur lui. C’était mon sang. « J’en déduis que tu ne m’en veux plus pour le premier mai ? ».
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Sam 28 Mai - 19:06

    Jana assumait. L’étais je prêt, moi aussi ? Mais prêt à quoi, au juste ? A assumer moi aussi tous ces sentiments qui m’étreignaient le cœur, ou plutôt ma tâche qui était précisément de nuire à son espèce ? Sans doute les deux. Je me rendais compte que je ne pouvais pas accepter de la perdre de nouveau, alors que je venais tout juste de la retrouver. Ce n’était plus ma Jana, mais celle-ci était tout de même celle que j’avais aimé, non ? Encore un peu, au moins. Il y avait des signes qui ne trompaient pas. Avec elle, j’étais capable d’aller au-delà de ma répugnance pour les vampires. Je pouvais tout aussi bien accepter le fait que je l’aimais toujours, et que je comptais être avec elle plus que toute autre chose. Etre avec Jana était tout ce que j’avais toujours voulu depuis que nous nous étions rencontrés. Et savoir que cette obsession que je nourrissais pour elle était désormais extinguible, ou capable d’être jugulée par sa seule présence, cela me faisait du bien. Je me sentais paradoxalement plus faible en sa présence. Physiquement, et aussi mentalement. Plus rien ne comptait hormis elle. J’abaissais nombre de mes défenses, et c’était dangereux. J’en venais même à me rendre compte que je me fichais éperdumment de sa possible ruse et perversion. Peut être ne m’utilisait elle qu’un peu plus, même ce soir. Mais je m’en fichais. Que pouvais je perdre qu’on ne m’avait pas déjà pris ? Je préférais jouir de ces quelques instants, même s’ils étaient contrefaits. Peu m’importait. J’avais l’odeur de Jana sur moi, son goût sur ses lèvres. C’était tout ce qui m’importait, et c’était tout ce à quoi j’aspirais. Ca, et libérer ma sœur. Je souris faiblement quand elle me dit que j’étais faible. Elle sortit ses crocs, et presque fasciné alors que son sang m’appelait, je caressais ses canines du bout des doigts. Jana s’inquiétait sans cesse. Je ne lui répondais pas dans un premier temps. Je respirais le parfum de ses cheveux, parfum qui enflammait mes sens. Comment avais je pu survivre si longtemps sans cette si délicieuse odeur ? Elle me parla aussi de nourriture.


    | J’ai pu survivre à bien plus que ça. Avoir faim n’est pas dramatique. Et brisé… Pas vraiment. Je veux pas parler de tout ça. Ne t’inquiètes pas, voilà tout. Je suis une espèce de dur à cuir, t’inquiètes pas. Il en faut plus pour me tuer, et celui qui réussira n’est pas encore né. |


    Nous nous embrassions déjà. Je ne pouvais réprimer cela. Je comprenais tous ces humains, que j’avais traité de faibles. Je l’étais tout autant qu’eux. Je me damnerais pour cette vampire. Je me damnerais pour toutes les sensations que ces étreintes procuraient avec les créatures de la nuit. Ces picotements, cette fraîcheur revigorante, cette passion insatiable. Je me laissais totalement brûler à son contact. Je n’avais pas peur. Enfin si, mais c’était excitant quelque part. Je franchissais un interdit de plus, tout en remettant les pendules à l’heure concernant mon mariage. Jana finit par briser l’étreinte, et par enlever son manteau, le jetant sur le lit. Son sang submergea mes sens, et un espèce de voile descendit devant mes yeux, altérant mes perceptions. Tout n’était plus que luxure. Son odeur m’alléchait, la perspective de son corps encore plus. Devant mes yeux défilaient les visions de nos corps dénudés, oeuvrant de concert. Il ne m’en fallait pas plus. Sans même m’en rendre compte, je m’approchais d’elle, jetant ma veste noire sur le dossier du fauteuil. Je pressais mes lèvres contre les siennes à nouveau, passant mes bras derrière son dos, collant chaque partie de mon corps contre le sien, la faisant basculer sur le lit, par-dessus son manteau et les draps déjà faits. J’avais ignoré ses paroles. Mes mains se repositionnèrent sur ses hanches, ses cuisses, caressant ses jambes par-dessus son pantalon. Je dérivais mes baisers dans son cou, et sur sa clavicule. M’interrompant finalement, haletant, fièvreux. Je devais reprendre le contrôle. Je me laissais tomber sur le lit, à côté d’elle, reprenant ma respiration.


    | Ton sang. J’avais oublié. Je dois faire attention, où je vais passer mon temps à te courir après. |


    Ma main tremblait à nouveau quand je me tournais face à elle et lui caressais la joue. Doucement. Comme s’il s’agissait d’une chose fragile et non d’une créature capable de me tailler en pièces et de se repaître de mes morceaux.


    | Je m’en suis tellement voulu, tu sais. Pas sur le coup. Je t’en voulais à toi, et je t’en veux toujours sans doute. Je n’oublie jamais rien, Jana. Je n’ai jamais rien pu oublier de nous deux, et jamais pu oublier ce qu’il t’aie arrivé. Ma balle perçant ton ventre restera gravé dans ma mémoire comme tout le reste… |


    je déposais un léger baiser sur ses lèvres froides. Je devais me libérer d’une partie du poids sur mes épaules. Si Jana était sincère dans sa démarche, elle devait savoir. Elle devait. Je déglutissais avec difficulté, prenant ce qu’il me restait de courage à deux mains.


    | Et toi, m’en veux tu pour ce qu’il s’est passé ? Je vais te le dire maintenant, sinon je vais me sentir coupable après. La femme avec qui je me suis échappé est une sœur de l’HCV. Et sous l’emprise du sang de vampire, par accident, nous avons couché ensemble. Je ne dis pas cela pour te blesser, mais il faut que tu le saches. Elle m’a conseillé de te revoir, de te chercher malgré que nous soyions ennemis. Je veux aussi que tu saches qu’il n’y a plus rien eu entre nous depuis cet… accident. Je ne te demanderais pas de pardonner mes écarts, alors que je poursuivais ta vengeance. Juste, je veux que tu sois bien consciente des risques que ce que j’ai fait nous font courir. Un jour, tout ça peut nous retomber dessus. Et Krystel est au courant. Il faut aussi que tu saches, qu’elle m’a marqué de son sang. Elle peut savoir où je me trouve. Et aussi, je suis maudit par sa faute. Maudit, à rêver d’elle la nuit, et à la désirer. Je suis désolé, Jana, je dois te dire toutes ces choses, pour te protéger, même si ça n’en a pas l’air… |


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Dim 29 Mai - 0:16

Il toucha du bout des doigts mes crocs. J’avais envie de détourner la tête mais il ne m’en laissa pas le temps. Il ne voulait pas parler, il ne voulait pas que je m’inquiète non plus. Difficile de ne pas s’inquiéter pour ce dur à cuir ! Il n’avait peur de rien, il était tellement sur de lui. Je ne connaissais plus rien de sa vie mais je me demandais comment il avait pu pour tuer autant de vampires. Ma perte devait l’avoir guidé… mais comment je faisais pour le mettre ainsi, à nu ? Sans défense ? Je ne faisais rien pourtant. Comme j’étais attirée par lui, il était attiré par moi. « Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, c’est tout. ». J’avais mis fin à notre étreinte mais j’attendais qu’une chose que cela recommence. Torben était pire que l’appel du sang … Torben s’approcha de moi et jeta sa veste sur le fauteuil. Je souriais légèrement, je le séduisais rien qu’en enlevant ma veste c’était ce qui donnait un côté magique et imprévisible à cette relation. Il m’embrassa, m’entourant de ses bras. Je passais mes bras autour de son cou, l’embrassant de plus belle. Torben m’entrainait vers lui. Mon corps contre le sien. Je tombais sur le lit alors qu’il m’embrassait le cou. Je profitais de chacun de ses moments uniques en sa compagnie. Je basculais sur le côté pour voir Torben couché à mes côtés. J’avais ma tête posait l’une de mes mains, pendant que mon autre main caressait, par-dessus son tee shirt, son torse. Je n’attendais qu’une chose, passé dessous mais je voyais clairement que mon sang faisait toujours autant d’effets à Torben. Il avait néanmoins à résister à la tentation.

Je voulais prendre le temps de parler avec Torben, je voulais tout savoir sur notre passé. Mais, je ne refusais pas non plus les moments intimes avec lui, les bisous, les câlins. J’eus un petit rire quand il me dit qu’il devait faire attention sinon il allait me courir après. Cette pensée ne me dérangeait pas le moins du monde. « Tu peux me courir après ce n’est pas gênant ça.» A ces mots, j’éclatais de rire. J’étais heureuse d’être avec lui. Sa main tremblait en me caressant. Je posais ma main sur la sienne. Sa chaleur envahit tout mon être, c’était flagrant comparé à moi. Ses doigts brulant sur ma peau glacée. Cela me fit de la peine ce qu’il me dit par la suite, il se souvenait de tout alors que moi de rien. La balle, elle je ne l’avait pas oubliée en revanche ! Mais, Torben ne pouvait pas savoir que j’allais m’interposer. Je ne lui en voulais pas le moins du monde. « Il faudra que tu me racontes, un jour, tout ce que tu n’as pas oublié et qui s’est évaporé de ma mémoire.» J’étais gênée, j’étais mal d’avoir tout oublié. Les bons comme les mauvais moments. J’aimerai tant me rappeler, en reparler, se remémorer les souvenirs avec lui. Il déposa un léger baiser sur mes lèvres. La suite n’allait pas me plaire…

J’eus du mal à tout assimiler… Je me tournais, je me mis sur le dos, le regard vers le plafond mais dans le vague. J’étais complètement perdue, j’avais perdu mes repères, et je ne savais plus quoi penser. Mon silence était un cri qui faisait mal. Je ne lui en voulais pas. Je ne savais même pas qu’il s’était échappé avec une femme. Je devais remercier cette femme alors d’avoir conseillé Torben de me revoir et de me chercher. Pardonner ses écarts… j’intériorisais mes émotions mais, il n’était pas le seul à avoir des écarts dans ce cas ! Quand Torben prononça le prénom de Krystel, je commençais à m’affoler. Elle était partout même en étant pas là. Je ne compris pas une chose, si elle pouvait savoir où était Torben pourquoi elle n’était pas venu le chercher ? Pourquoi elle avait stoppé sa traque le premier mai ? Je me levai subitement, j’étais toujours sur le lit. « Tu dis ça pour me protéger ? Tu me protèges de quoi en me disant ça ? Oh ! Je ne veux aucun détails sur ce qui c’est passé, je ne veux pas savoir. Une chose est sûre c’est que je te pardonne tes écarts, je ne suis pas toute blanche non plus. Mais si, elle peut savoir où tu es tu es danger… »

La panique commençait à m’envahir. Je regardais profondément Torben. Je marquais un instant d’arrêt. Je me recouchais à côté de lui. Je ne voulais pas croiser son regard avec ce que j’allais lui annoncer vu que c’était la minute révélation. « Maintenant que tu parles de Krystel ... euh, ça ne va pas te faire plaisir je te le dis de suite j’ai toujours pas réalisé moi-même. Elle veut que je me marie avec son fils, William. » J’étais mal, très mal. J’aurai préféré commencer par savoir autre chose sur la vie de Torben plutôt que ça. Je n’avais pas vraiment détaillé, Torben en savait surement beaucoup plus que ce que je pensais. J’ignorais ce qu’il savait de William de toute façon c’était un vampire. Ca suffirait à Torben. Je me blottis contre lui, je posais délicatement ma tête sur son épaule. J’avais besoin d’un peu de réconfort, mais le cas de Torben était encore plus désespéré que le mien. Qui aurait pu soupçonner un seul instant que j’étais déjà mariée. Sur la carte que j’avais retrouvé il y avait écris Jana Pfeiffer et non Jana Badenov. Et là encore, je n’y aurai vu que du feu. Krystel aurait compris. De façon, tôt ou tard elle comprendrait. Valait mieux tard que tôt cela dit. Je basculais sur lui, je faisais attention de n’abîmer aucunes parties de son anatomie. J’étais en dominatrice là. « Embrasse-moi. » Une demande on ne peut plus directe, mais j’avais envie. Je craignais pour nos vies, autant profitez du moment présent.

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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Dim 29 Mai - 13:58

    Je caressais doucement le visage de Jana, alors qu’elle me disait qu’elle ne voulait pas qu’il m’arrive quelque chose de mal. Je souriais, un peu plus franchement que précedemment. Je trouvais vraiment cela amusant. Des choses mauvaises, il nous en était arrivé des tas, et à tous les deux. Je n’osais imaginer les traitements qu’elle avait dû subir. Elle devait déjà être amnésique quand elle est devenue vampire. Elle posa sa tête sur moi, et passa sa main sur mon T-shirt, me caressant le torse par-dessus mes vêtements. Je me tournais vers Jana, doucement, pour pouvoir la voir. La savoir là, tout près de moi et vampire était une véritable torture. J’étais convaincu que je ne pourrais jamais plus lui résistais, à partir de cet instant. Elle était celle que j’avais aimé, et une autre aussi. Comme deux visages pour un même corps. Et si elle serait devenue amnésique étant vampire, son organisme, sa malédiction ou Dieu sait quoi, aurait pu contrebalancer tout cela. Son cerveau aurait été réparé, comme toutes les blessures reçues par les nocturnes rouges. Donc, elle avait été sonnée avant. Je n’osais imaginer ce qu’elle avait connu avant de mourir pour renaître. Elle avait véritablement dû souffrir. Les abus, les coups, je ne voulais pas imaginer tout cela. Jamais je ne pourrais rendre sa mémoire à Jana, pas totalement. J’espérais tout de même qu’un jour, elle puisse entrapercevoir ce que nous avions pu vivre ensemble, il y a bien longtemps maintenant. Notre bonheur semblait remontait à une éternité, et je me sentais aujourd’hui profondément enfoncé dans les ténèbres. Enlaçant mon aimée, et une étrangère. Cette ambivalence ne nous quitterait probablement jamais, elle aussi. C’était ainsi, je n’y pouvais rien.


    Je ne pouvais pas non plus dire que j’étais heureux. Je ne l’étais pas. Je ne l’étais plus depuis bien longtemps. Mais la présence de Jana contre moi, m’apaisait. Et sa froidure me rappelait sans cesse à quel point la vie était cruelle et éphémère, et surtout, qu’elle ne manquait pas d’ironie. Devrais je à mon tour perdre ma sœur, pour qu’elle me revienne métamorphosée en nocturne rouge ? Je serais prêt à prier des semaines durant pour que le Seigneur lui accorde toute son aide et toute sa bénédiction. Jana me tira de mes pensées, en me disant que ça ne la dérangeait pas. Je souris doucement, tendrement en l’embrassant sur le front.



    | Je n’ai pas ton endurance de vampire, ma douce. Et tu m’obsèdes déjà bien assez. |


    Elle posa sa main sur la mienne, et je sentis ce membre récalcitrant se calmer de lui-même, sa douce fraîcheur emplissant mon être de quiétude. Elle était mon ennemie. Rien ne pourrait jamais changer cet état de fait, j’en étais convaincu. Mais je ne pouvais pas me battre contre elle. Essayer de la tuer reviendrait à me tuer moi-même. Et même après toutes ces choses que j’avais faites, je n’étais pas encore prêt à rendre l’âme aussi aisément. Avant que je ne m’éteigne tout à fait, beaucoup de sang allait encore devoir couler, je vous en fais la parole. Elle me demanda ensuite, tendre Jana, ce qu’elle avait oublié. Par quoi devais je commencer ? Notre turbulence de jeunesse, notre relation à ses débuts, l’éloignement, le mariage, l’avenir ? Tant de choses resteront à jamais piégées dans les limbes, que je ne savais plus quoi dire, ni quoi faire. Et je n’étais pas assez fou pour que j’entrevois dans un futur possible, l’opportunité de recouvrer cette vie d’avant. Ce qui avait été détruit ne pouvait être reconstruit tel quel, ainsi allait ce monde.


    | Promis | dis je doucement


    Jana se retourna alors que je lui racontais tout cela. Elle regarda la plafond. Elle avait du mal à assimiler. Un instant, je crains qu’elle ne m’attaque. Un vampire a du mal avec ses émotions, et est capable d’une sauvagerie à ce point terrible que je craignais tout à fait qu’elle ne perde le contrôle. Mais Jana était différente, en mieux. Elle ne faisait pas partie de ces véritables bêtes que je traquais pour les éliminer. Je la regardais, sans rien faire. Je n’implorerais pas son pardon. Techniquement, j’avais bien conscience que si ma conduite avait été déplorable, elle ne pouvait pas non plus être ce qu’il y avait de plus répréhensible. Je n’étais plus marié à Jana devant la loi, depuis qu’elle était morte. Mais elle avait renaît. Je ne maudissais plus Dieu de m’infliger si cruel revers de situation, de m’infliger la souffrance de voir ma femme, la prunelle de mes yeux, métamorphosée en tueuse, en monstre sanguinaire. Je connaissais les vampires, intimement même, tant j’en avais tué. Et la mienne était différente. Elle devait accepter mon aide, même si mes écarts nous priveraient à tout jamais d’une vie ensemble parfaite. Je la toisais sévèrement quand elle me dit qu’elle me pardonnait.


    | Tu ne dois PAS, me pardonner. Rappelles toi de tout ce que j’ai fait, pour toi, et contre toi. Toujours. N’accordes ta confiance à personne. Pas même à moi, je suis instable et dangereux, je le sais. Si tu veux rester en vie, tu ne dois te fier qu’à toi. |


    Elle me dit qu’elle n’était pas toute blanche non plus. Je sentais un stylet glacial s’enfoncer dans mon arme. Et la sensation était si terrible que j’avais l’impression que mon agresseur retournait la lame dans mon cœur. C’était logique. Jana était une vampire, elle était avec Raybrandt. Elle avait dû connaître la luxure du lupanar qui devait tenir lieu de quartier général à son espèce. Elle avait dû goûter des esclaves consentants ou lobotomisés par hypnose. Elle avait dû tuer, se gorger de sang et de sexe. Je ne pouvais pas lui en tenir rigueur. C’était sa nature. Ma pauvre chérie. Je lui étais plus que jamais nécéssaire. Quoique dise la loi, elle était toujours mienne. J’avais promis de la protéger, et aussi de protéger les autres. Je devais l’inculquer, elle était encore jeune vampire, et je savais à quel point les nouveaux-nés étaient dangereux et instables. Elle revint vers moi, et je lu la peur dans ses yeux. Elle me dit que Krystel pouvait me retrouver, que j’étais en danger. Et ensuite, c’était comme si on avait soufflé mon âme, comme une bougie. Je restais un temps immobile, incapable de bouger, de dire, de faire. Ce connard de William, celui qui détenait Hannah. On l’avait repéré, avec Andréa, à la Pomme du Diable. Et cet enfoiré allait me voler ma femme tout juste retrouvée, en plus de ma sœur. Baiseur de chèvres. Et Raybrandt… Je la tuerais. Je la ferais souffrir. En un éclair, je détaillais dans ma tête tous les supplices que je comptais lui infliger. Ce ne serait pas la première fois que je devrais torturer un vampire avant de le tuer. Je savais comment m’y prendre. Et alors, Krystel pourrait aller en enfer. Je ne calculais pas que Jana était venue sur moi. Ses paroles me tirèrent de mes pensées. Je me redressais, mes jambes sous elle, mais j’étais assis face à son corps. Je m’approchais d’elle. Plongeais mon regard dans le sien. Ces belles prunelles pour laquelle j’étais allé jusqu’en enfer, inondant ce monde de sang.


    | Je tuerais l’un comme l’autre. Krystel est prévue, William aussi. C’est lui, qui détient Hannah. On l’a découvert, avec ma collègue. A la Pomme du Diable. Ils m’ont empêché une fois d’aller chercher ma sœur. Mais je me suis équipé. Je vais tuer tout le monde là bas, mon Amour. Et alors, je t’apprendrais à dominer tes instincts de nouveau né. Je t’en fais la parole. |


    Je regardais ses yeux, nos visages n’étaient plus séparés que de quelques centimètres. Je me noyais dans ce regard, l’esprit en morceaux. Je vois l’enfer dans ses yeux, mais je me noies dedans. Je l’embrasse. Mes lèvres se scellent aux siennes avec passion. Mes mains passent sous son haut, le remontant, la déshabillant. C’est la mienne. Je me sens sale de toutes ces révélations communes. Je dois me réapproprier mon corps, et celui de Jana. Je l’aime, et c’est tout ce qui importe dans toute cette obscurité.


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Lun 30 Mai - 1:18

Il m’embrassa à nouveau sur le front, et il m’appela ma douce. J’aurai fais un effort pour que le jeu soit équitable, s’il avait du me courir après. Quand je posais ma main sur la sienne, de suite celle-ci arrêtait de trembler. Magique ? Il me fit la promesse de me raconter le passé. Ce promis ressemblait plus à un « je te le dirai un jour si on a le temps et si on est toujours vivant d’ici là ». Je n’étais pas vraiment convaincue. M’enfin bon, c’était mieux ainsi surement. Je ne devais pas le pardonner… et pourtant, j’avais du faire des choses mille fois pire que les crimes de Torben. Je le pardonnais, le sang de vampire était un mal contre lequel il ne pouvait pas lutter. Toutes ces années de solitude, je me doutais bien qu’il n’y avait pas eu que moi comme femmes dans sa vie et c’était compréhensible. J’étais une vampire, et comme mentor j’avais Krystel Raybrandt. J’avais été éduquée dans le sang et la luxure. Je pardonnais tout ce qu’il avait à pardonner à Torben, du moment qu’il me pardonne aussi. Même si, je ne me sentais pas responsable de mes actes. On ne peut pas renier qui nous sommes, on a beau renié notre vrai caractère celui-ci revient trop rapidement. J’étais vampire et j’agissais en tant que tel ! Je pouvais promettre à Torben que j’allais arrêter de me nourrir de sang humain, mais je serai toujours obligée de me nourrir de sang c’était comme ça. Même si, c’était visiblement le seul à en être capable lui aussi il pouvait arrêter de tuer des vampires. Cela ne devait pas être vital pour lui. Après, ce que je lui avais dis sur William il voudrait encore plus le tuer déjà qu’il voulait s’en débarrasser pour retrouver Hannah. La chasse aux vampires n’était pas encore totalement finie.


Hannah… quel rapport avais-je avec elle ? Je l’ignorais totalement. Je n’avais jamais fais le rapprochement entre la sœur de Torben et la « chose » de William. Hannah… Elle était là, sous mes yeux depuis le début. J’aurai pu la libérer à n’importe quel instant si seulement j’avais su que c’était elle. Elle n’avait jamais du faire attention sinon elle m’aurait forcément reconnue. J’aurai su pour Torben, nous n’en serions certainement pas là aujourd’hui. Hannah…je m’en voulais de n’avoir jamais réellement fais attention à elle. En même temps, comment aurais-je su ? Elle était tellement prés, si près … J’aurai pu la remarquer dans la foule. Son odeur quelque chose. Et rien. Peut-être n’étais-je pas proche d’elle dans le passé ? C’était dommage tout ce temps perdu. « Je ne fais confiance à personne Torben. Je garde toutes mes confidences dans ma tête. Mais, je suis de très mauvais conseils envers moi-même. Si tu vas par là, je suis également instable et dangereuse. Je pensais pouvoir au moins me fier à toi, plus qu’à n’importe quelle autre personne. ». Toujours à cheval sur lui, je le regardais d’un air déçu. Il fallait que je m’appuie sur quelqu’un. Même dangereux, Torben était la personne qui me fallait. Je sentais au fond de moi qu’avant je lui disais tout. Je ne devais avoir aucuns secrets pour lui, je suppose. Et dire que je devais épouser un autre, un vampire. Alors que je ne me souvenais même pas comment était ma robe de mariée ? Quelles émotions j’avais ressenti ? Qui était invité ? La date du mariage… Toutes ces petites choses qui sont chères à nos cœurs. Et là, je me préparais à renouveler ça avec un autre homme. Si Krystel ne l’avait pas ordonnée, je ne me serai jamais re mariée. J’ignorais tout de Torben mais je ne voulais pas m’engager dans cette vie-là je savais que j’avais eu une vie avant. Vie brisée. Vie oubliée.



« Torben… Tu ne pourras pas tuer William, et encore moins Krystel. Les deux réunis c’est impossible. Et je ne serai d’aucune aide. Je ne savais pas que c’était lui qui détenait Hannah à la Pomme du Diable. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à Hannah. Si j’avais su … ». Tuer tout le monde, tout ne tournait donc qu’autour des meurtres et du sang dans ce monde ? Tout n’était que question de tuer. « Comment vas-tu m’apprendre à dominer mes instinct de nouveau né, je t’écoute ? ». Je n’étais pas très optimiste, là ça allait j’étais repue, et je ne ressentais pas le besoin de mordre Torben pour boire son sang. Heureusement, sinon la soif aurait été insoutenable et insurmontable. Torben m’embrassa à ma demande, une soudaine envie… et il profita de cette invitation pour m’enlever mon haut. « J’espère que le spectacle te plait ? » lui lançais-je d’un ton amusé. Je me penchais vers lui et je l’embrassai d’un baiser long, fougueux et passionné. Je lui enlevais, à mon tour, son tee shirt le caressant sensuellement. Je lui déposais des légers baisers partout sur le visage. Je lui murmurais en même temps. « Il ne faut pas céder à ces pulsions surtout quand elles sont dictées par le sang que tu as bu... » Je voulais m’enlever de sur lui, m’éloigner même s"il faudrait vraiment que je quitte la pièce et que j’aille loin pour que le désir de céder à la tentation diminue. J’avais un mauvais pressentiment comme s’il fallait en profiter, comme si tout était fini alors que ça venait juste de commencer. Quelle idée d’enlever mon manteau … J’aimais bien quand même me sentir désirer, le voir là, totalement à moi. Je pouvais surement tout lui demander, il avait tué pour moi, il était prêt à tout. Il voulait recommencer en plus. Je ne donnais pas cher de sa vie. Il n’abandonnerait jamais de toute manière, il continuait à chercher et à tuer en sachant que j’étais probablement morte. Et pareil avec Hannah. Torben faisait preuve de beaucoup de détermination, la même détermination dont j’usais pour ne pas me jeter sur lui et le mordre violemment sur tout le corps sans aucune retenue.
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Lun 30 Mai - 15:21

    Jana semblait déçue, comme si j’avais brisé ses espérances. Qu’aurais je pu lui dire d’autre, sincèrement ? Je n’en savais rien, mais ce qui était clair, c’était que je ne pouvais pas l’inciter à me faire confiance. Un alcoolique n’était pas fiable ; je risquais tout à fait de mettre ma douce en danger sans même le vouloir. Sans parler de ma tâche sacrée, et de tout le reste. On ne pouvait pas dire que je sois particulièrement bien loti avec tout cela, mais avais je réellement le choix ? C’était comme ça et je ne pouvais pas faire autrement. Désormais, je n’avais plus qu’à faire autant attention que possible, de me montrer prudent au-delà de toutes limites. Je ne pouvais tout simplement pas risquer ma vie en plus de celle de Jana, surtout si elle était sincère dans sa démarche avec moi. Cependant, je devais bien convenir qu’il me fallait nuancer mes propos, pour ne pas leurrer ou blesser celle que j’aimais toujours plus que de raison. Celle que j’aimais au point de transgresser ma répugnance des vampires, et de tout le reste. Je n’étais décidément pas quelqu’un de simple, facile et sans tâche. Il fallait sans cesse que je me complique la vie, pour attendre le paroxysme actuel. Résigné, je convenais que mon destin dépassait de loin ce que l’on aurait pu attendre de moi de prime abord. Quoiqu’il en soit, je devais prendre garde. A mes gestes, à mes paroles, à mes pensées.


    | Tu peux au moins te fier à moi dans le sens où je ne t’utilise pas comme le font les Raybrandt. Mais prends garde à suivre mes conseils, à te contrôler toi-même, sinon tu referas de moi un ennemi. Quoiqu’il m’en coûte, je ne pourrais pas admettre que tu fasses du mal à qui que ce soit qui ne l’ai pas mérité avant. |


    Jana me dit que jamais je ne pourrais tuer Krystel ou William. Elle n’avait pas confiance en mes capacités, ni en ma ruse. Les vampires souffraient tous d’un handicap. Ils pêchaient par excès de confiance. Jamais Krystel ou William ne supposeraient que je sois capable de les atteindre. Je les sentais même assez pervers pour me laisser en vie, et me faire l’affront de montrer ma médiocrité en échouer à plusieurs reprises de mettre fin à leur trop longue existence. Ce serait une erreur, car rien ne me ferait jamais abandonner, j’en étais convaincu. Voiture piégée, bombe incendiaire dans leurs bars et tripots, fusillades… J’avais de la ressource, et les idées pour tuer ne me manquaient pas. J’étais un engin de mort, et jamais n’avait on vu pareille dévotion à la science de tuer que la mienne. Je passais un instant avant de répondre. Instant qui fut finalement passé par de nouvelles paroles de mon aimée, qui semblait bien sombre quant à l’avenir de ses pulsions. Etions nous condamnés à nous retrouver que pour mieux se séparer ? je refusais tout simplement de le croire.


    | Rien n’est vrai, tout est permis, Jana. Tu boiras d’abord mon sang. Puis, progressivement, je te ferais passer au Tru Blood. On m’a dit que c’était infect, mais ça nourrit quand même, et c’est là le principal. Quant à la violence, au sexe ou à n’importe quelle autre pulsion qui pourrait te prendre et te submerger, il nous suffira de l’orienter à chaque fois, pour ne pas te laisser déborder par tout cela. |


    Sa petite phrase me fit rire. C’était peut être cette espièglerie qui m’avait tant manqué. Mais elle avait raison, Jana. Le spectacle me plaisait. Mon entrejambe me cuisait, mon sang bouillonnait… Sa peau d’albâtre semblait pure, douce, merveilleuse. La courbe de ses seins était toute aussi agréable. Je devenais fou de désir pour elle ; je savais qu’il y avait pour part égale mes sentiments pour la vampire, que son sang qui chantait en moi, sans parler de cette séduction et cette sensualité toute vampirique. Elle m’embrassait le visage, tout en m’enlevant mon T-shirt à mon tour, révélant ma peau nue, beaucoup plus foncée que la sienne. Jana me murmura qu’il ne fallait pas que l’on cède à nos pulsions, surtout quand elles sont décidées par le sang, et non par autre chose. Ses paroles furent comme un électrochoc, pour moi. Je me dégageais doucement d’elle, la poussant aussi délicatement que possible sur le côté. Je me redressais, massais mes tempes un instant, inspirant profondément. Tentant vainement de faire redescendre tout ce désir. Je tendais le bras pour me saisir de la bouteille de Jack daniel’s, et en but une nouvelle lampée. L’alcool recommençait à agir sur moi, mais je m’en fichais bien.


    | Je ne suis pas esclave du sang, Jana. Mais je suis désolé, tu as raison, je n’aurais pas dû. C’est peut être mieux comme ça, si c’est ce que tu préfères. |


    Nulle déception, nulle colère. Seulement la certitude que rien ne serait plus comme avant. Je remettais mon T-shirt, de sorte à me gifler mentalement, drainer mes envies comme l’eau drainerait la saleté.


    | Si tu es ici sans permission de ta maîtresse, il faut que tu repartes sans tarder. Mais avant, dis moi au moins quand je te reverrais… |


    Je m’étais tourné vers elle. Regard triste, et perdu. J’allais de nouveau la perdre, je devais m’y résigner.


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 1 Juin - 0:51

Le sujet Raybrandt était un sujet on ne peut plus délicat à aborder avec Torben. Je n’aurai jamais pensé… Je me sentais mal à chaque fois qu’il parlait d’eux. Je faisais partie des vampires de mains de la reine des vampires, il était donc normal qu’on m’utilise. C’était mon travail. Pourquoi si je ne me contrôlais pas, je ferai de Torben mon ennemi ? Ma soif de sang allait poser d’énormes problèmes. Que je ne fasse pas de mal à quelqu’un qui ne l’ai pas mérité ? Ca ne court pas les rues non plus, les méchants en puissance ! Et comment saurais-je ? Il avait surement raison tuer des innocents n’était pas bien mais bon… On est vampire ou on ne l’est pas. « C’est quasiment impossible de ne pas faire du mal à des innocents. Je ferai un effort, mais je ne peux rien te promettre. » Je ne disais rien en ce qui concernait les Raybrandt, j’en avais déjà suffisamment dis et de toute manière Torben en savait déjà bien assez. Assez pour se faire tuer. Lui, était persuadée de réussir. Personne, jamais personne n’avait osé s’en prendre à eux ou du moins, personne n’y était arrivé. Le doute était permit. Je ne savais même pas ce que je ressentais. Je ne sautais pas de joie à l’idée que Torben essaie de tuer William, et Krystel. Le méritaient-ils vraiment ? Pour ma part, Krystel et William ne m’avaient jamais rien fais pour que je leur en veuille. Jamais. Au contraire, j’avais eu une belle vie jusqu’à présent. J’avais même hérité de la chambre de Morgane. J’avais un futur mari que j’aurais accepté sans broncher si Torben n’était pas arrivé dans ma vie.


« Je vois que tu as tout prévu. Tu es un expert en vampire, dis-moi. Ce n’est pas si infect que ça, ça nourrit mais j’aurais moins de force qu’avec du sang humain, c’est tout. » Même avec Torben j’avais l’impression d’être entravée. Il décidait ce qu’il lui semblait bon pour moi, pour nous ?! C’était peut-être lui qui prenait toutes les décisions avant, qu’est-ce-que j’en savais ? C’était surement mieux que je boive du sang synthétique mais je n’avais pas encore réalisé ce qu’il me demandait là. Morgane en buvait et elle n’était pas morte pour autant. Plus faible, certes. Torben se dégagea doucement de moi, me poussant sur le côté. Il prit la bouteille d’alcool. « L’alcool règle tous tes problèmes ? » Je me mis derrière lui, assisse sur le lit. Si c’était ce que je préférais… Je ne savais pas vraiment ce que je voulais. Rien ne pouvait être comme avant. J’avais changé, un changement conséquent. Vampire. Je n’avais pas vécue les mêmes expériences en plus. Donc, forcément j’étais différente. Comment étais-je avant ? Pareille ? A quoi j’aspirais dans la vie ? Torben remit son T-shirt. L’avais-je vexé ? Je ne voulais juste pas que toutes nos rencontres se déroulent comme la première. Je fis pareil avec le mien, nul besoin de le tenter un peu plus… Je restais néanmoins à proximité. A côté, je sentais sa chaleur me traversais.


Il me disait de repartir… J’étais décidée à rester ici. Il s’était tourné vers moi, je voyais qu’il était très triste de penser que nous pouvions nous quitter. Encore. J’ignorais ce que cela faisait de perdre un être cher. Je ne pouvais savoir ce que Torben ressentait au fond de lui. Je lui déposais un léger bisou sur la bouche, posant mes lèvres délicatement sur les siennes. Lui touchant le visage avec mes doigts gelés. « Je ne veux pas partir, Torben. Je veux rester ici, avec toi. Toute la nuit. Toute la vie. Pour l’éternité. Je t’aime. Je t’aime plus que tout. Je ne sais quand nous pourrons nous revoir, alors autant que je reste ici. Au moins comme ça, on ne se sépare pas. On reste ensemble, tous les deux. » Je voulais passer la nuit ici, la nuit avec Torben. Rester dans ses bras, être avec lui seul tous les deux. Je me mis derrière lui, lui embrassant le cou, sa clavicule de doux baisers légers. Je passais mes bras autour de lui, et je me blottis contre lui – la tête contre son dos. L'un contre l'autre comme deux amants. Il aurait été raisonnable de partir tout de suite ! De toute façon, c'était déjà sans espoir. Krystel avait vu que quelque chose avait changé, revenir au manoir maintenant était bien trop risqué. Rester ici, l'était aussi ...


« Ma maitresse... Tu dois avoir de nombreuses questions à me poser non ? Je suis un vampire de main de Krystel. Tu as du le remarquer. William et Morgane, ses enfants me considèrent comme frères et sœurs. Même si, cela va changer avec William… J’ai beaucoup de mal à me faire à cette idée. J’aurai accepté ce mariage sans problème si tu n’étais apparu au Crazy Fish. Je suis en train de détruire tous mes acquis de vampire… Dire que nous étions si près l’un de l’autre, on aurait pu se croiser avant. Je commençais à peine à me faire à mon statut de vampire. Je m’étais habituée, je m’étais faite à ma nouvelle nature. Je regrette de t’avoir perdu, on a du loupé tellement de choses tous les deux. Je pense que mon plus grand regret est de ne plus pouvoir avoir d’enfants. » Regard dans le vide, regard triste. Le même que Torben quand il disait que je devais partir. Je restais là, collée à lui. Mes mains et mes bras entourant son corps. Ma tête collée contre son dos. Je sentais sa chaleur contre moi. J’étais bien tellement bien… J’aurai aimé rester comme ça pendant plusieurs heures. Etre dans les bras de Torben quel bonheur. Etre contre lui, le sentir contre moi. Mon cœur s’emballait à chacun de nos contacts. Je ne pourrai jamais me détacher de Torben. Et, je ne le voulais pour rien au monde. Je tenais trop à lui.
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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 15 Juin - 15:31

    Jana me cachait quelque chose. Il s'était passé un imprévu pendant mon voyage au Japon, et bien que je n'avais pas cherché outre mesure en vu des derniers évènements qui secouaient le peuple Vampire et Humain, je m'étais faite la promesse de trouver ce qu'il n'allait pas. Il n'était pas question que je tolère la moindre trahison venant d'un des miens, encore moins venant d'elle. Elle était ma pupille. Et de part son statut, je lui avais conféré beaucoup de privilèges. Si elle ne se montrait pas digne de ce que je lui avais offert, elle périrait de mes propres mains. Ainsi n'avais-je pas demandé à William de la suivre. Je préférais me quérir de cette tache toute seule. Il avait déjà failli aux ordres que je lui avais donné, il n'était pas question qu'il recommence. Et j'avais bien eu raison. J'avais accepté au sein de ma maison une traitresse et je ne pouvais le tolérer. Mon fils sera châtier pour son échec et Jana en payera de sa vie. Il n'était pas question que je laisse passer ça. Si on l'apprenait, cela ne nuirait pas seulement à mon honneur et la terreur que je pouvais inspirer mais aussi à mon Roi et à son autorité. Cela ne se produirait jamais. J'avais ainsi épié ma pupille et son ancien mari, celui qu'elle avait oublié normalement. Torben… J'aurais du me débarrasser de toi depuis bien longtemps. Tu es la cause de tous mes problèmes et à jouer avec toi, j'avais joué avec le feu. Si cela ne me touchait que moi, je n'en avais cuire, mais là, cela pouvait toucher mon seigneur. Mon statut n'était plus le même et je ne pouvais plus me comporter comme une enfant qui n'en faisait qu'à sa tête.

    Trop c'était trop. Ainsi sortis-je de l'ombre en applaudissant. Mon regard se posa d'abord sur Jana, cruel et dur envers cette vampire à qui j'avais tout donné et qui venait de me trahir si vite. J'avais partagé mon sang avec elle, je l'avais élevé au rang de mes enfants et il lui avait fallut quelques mois pour me tourner le dos. Si j'eus-ce été dotée de pitié, elle ne l'aurait pas mérité. Par chance je n'étais pas de ses faibles qui ferment les yeux. Oh nom loin de là, et c'était d'ailleurs pour cela que j'étais toujours de ce monde, plus forte chaque jours. Je n'avais jamais hésité à me salir les mains. Je n'avais jamais hésité à faire ce qu'il fallait, peu importe ce que l'on pouvait en penser, ce que l'on pouvait me dire. Un seul avait son mot à dire, et jamais mon créateur n'avait eu à redire de mes actions. J'étais sa plus parfaite créature et je lui inspirais de la fierté. Je ne vivais d'ailleurs que pour ça : le servir corps et âme, et ne jamais le décevoir. Je n'allais pas laisser cette petite vampire entachée cette voix pour l'instant si parfaite. Non personne ne pouvait se mettre sur mon chemin, personne.

      Ainsi est-ce à ça que tu t'adonne lors des loisirs? Tu m'as désobéi c'est une chose. Mais de surcroit, tu m'as trahi et cela en est une autre. Tu es si naïve… si jeune. Ne t'es-tu jamais dis que si tu étais capable de le retrouver, toi, petit insecte ma maitresse n'en était pas capable? Bravo mon enfant tu viens de part ta présence ici de précipiter sa fin et la tienne. Dommage, qu'il était amusant de jouer avec.


    Je n'avais pas accordé le moindre regard à Torben. Je m'étais avancée jusqu'à la hauteur de Jana, et d'un geste brutal, j'avais envoyé valser l'humain un peu plus loin. Il heurta violement le mur et on put entendre plusieurs os et cotes se briser. Une odeur forte de sang se dégagea de son corps en piteuse état, mais je n'y faisais pas attention. Non pas encore, mais son tour allait venir, bientôt… Je posais ma main sur le visage de Jana, caressais sa peau froide avant de la forcer à me faire face, serrant sa mâchoire entre mes doigts.

      Je t'ai ouvert ma porte. Je t'ai donné une place au sein des miens. Je t'ai offert une protection dont tous vampires rêvent. J'ai partagé ma puissance avec toi. Et voilà que ma brebis me montre les dents? Non je ne puis le tolérer. Admire ton œuvre Jana. Détourne le regard une seule fois et sa vie ne sera plus que passé. Vois ce que tu m'obliges à t'infliger.


    Je lâchais Jana et en l'espace d'une seconde j'étais penchée sur le corps désarticulé de Torben. Il souffrait, cela ne faisait pas de doute. Mais son calvaire allait bientôt prendre fin. Je me mordais le poigné et pressais ma chair à vif contre sa bouche. Je le forçais à boire de tout son saoul mon sang. Beaucoup coulé le long de son cou, se mêlant au sein à terre, éclaboussant mes chaussures et ma robe. Je n'en avais que faire. Je voyais dans les yeux de l'humain ce que j'attendais de lui. Il reprenait des forces à mesure qu'il engloutissait cette drogue que je lui donnais. Je le laissais boire encore et encore, donnant surement l'impression à Jana de lui pardonner. Mais ce n'était pas le cas oh non, et ce serait très mal me connaitre que de penser ça. Je finis par arracher l'humain à ma chair après cinq minutes. C'était suffisant… Pour l'instant en tout cas. Je pressais ma plaie contre ma bouche, jusqu'à que cette dernière se soit refermée totalement. Puis, les lèvres pleines de sang, je me penche vers son oreille, soufflant dans son cou que j'avais envie de mordre. Pas maintenant, plus tard. Tout vient à point qui s'est attendre.

      Vois comme je suis bonne avec toi Torben… Ressens mon pouvoir dans chacun de tes membres… Ne résiste pas, laisse toi aller et je t'en offrirais plus. Nous savons bien tous deux ce que tu désires.


    Je pressais ma main contre son entrejambe ferme et gonflé. Ma douce Jan a, profite bien du spectacle qu'il te sera donné de voir. Ici ne fait que commencer ta punition…


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Mer 15 Juin - 17:17

    Jana me procurait autant de joies que de souffrances, autant de plaisirs que de désespoirs. Je ne savais plus trop quoi espérer pour nous deux, mais je savais que nous avions ensemble réussit à s’accepter l’un l’autre. C’était déjà pas mal. Mais comme j’ai une vraie vie de merde et que rien ne peut jamais rester tel quel, il fallait qu’Elle arrive. Sortant des ténèbres, mon esprit fut trop lent pour pouvoir réagir correctement. Sa voix me glaçait le sang, et faisait frémir le moindre de mes nerfs. Elle menaça Jana. Jana. Menacée. Je vis rouge. Mon cœur s’emballa, je crus que j’allais faire une attaque. Ce n’était juste pas possible. On allait encore me la retirer. Je ne pus le supporter. Krystel était ma némésis. Déesse de la destruction. Garce indestructible, invincible. Je m’éleverais devant elle pourtant, si elle devait en venir jusqu’à toucher ma Jana, la prunelle de mes yeux. Je ne jetais pas un regard à ma femme alors que je me jetais vers mon destin. Je devais agir vite. Jana comprendrait. Elle devait s’enfuir pendant que je gagnerais du temps. Temps que je ne posséderais jamais. A peine le mouvement vers mon arme avait il été esquissé, à peine avais je sentis le cran de sûreté se relever que mes pieds s’élevèrent du sol. Je connaissais cette sensation. Je ne criais pas. Toute résistance était futile, et ce serait gâcher de l’air que de laisser échapper un cri. Je me laissais porter par le coup, je volais presque, l’espace d’un court battement de cœur. Un instant, j’aurais pu croire être libéré de toutes contraintes terrestres, à commencer par la pesanteur.


    Puis, tout fut fini. Cet air fébrile fut chassé de mes poumons, et mon cœur se brisa en mille morceaux en même temps que mon corps. J’avais échoué. Je glissais sur le bord du mur qui m’avait pris ce qui risquait bien d’être ma vie. Et je tombais, laissant échapper un râle de souffrance avant de nager entre deux eaux, tant la souffrance m’arrachait du monde réel. J’étais au sol, la respiration fébrile, un soufflement rauque m’indiquant que je n’étais pas encore mort. J’avais horriblement froid, et sentais quantité de fluides chauds s’écouler de mon corps. J’avais échoué, encore. Comment le Seigneur pouvait il me laisser échouer avec tant de régularité ? Jana devait s’enfuir. Elle devait se protéger. Je saurais faire face à ce qui m’attendait. Je devais rencontrer mes pairs, mes victimes. Je devrais m’opposer dans une éternité de combats avec tous ceux qui voudraient mon âme sans aucun doute, mais cette perspective ne m’effrayait pas. En enfer, je ne risquerais plus de mettre en danger ceux que j’aimais plus que de raison. En enfer, j’aurais un semblant de paix, paix que je n’avais jamais réellement connu de mon vivant. Dire qu’on voit toute sa vie défiler devant ses yeux avant de mourir est une énormité. Je ne voyais que Jana en toile de fond des souvenirs que j’avais de tous ceux que j’avais tué. Tous ceux-ci m’appelaient. Des premiers jusqu’aux derniers. Ces civils tchétchènes, ces rebelles. Mon premier vampire, et tous ceux qui avaient suivis. Ces humains aussi, que j’avais mêlés au carnage. Et Jana qui pleurait derrière eux tous, qui m’appelait près d’elle.


    J’arrive, mon amour.


    Mon regard se fait vitreux, je ne vois plus rien malgré mes yeux ouverts. Je me sens emprunt d’une nouvelle force. Dieu est bon avec moi. Il m’accorde une dernière fois Sa Sainte Force. Je tend mes bras devant moi. Il n’y a que le gauche qui répond. De l’écume sanglante coule malgré moi de ma bouche à gros bouillons. Ma vie s’écoule. Mais jamais je ne renoncerais. Putain de Raybrandt, j’aurais ta peau. Je tend les doigts vers mon pistolet, en effleure la crosse. Ma respiration se crispe, la douleur est insoutenable et des larmes de dépit comme de souffrance coulent bien malgré moi. Je ne vois plus rien. Je sens déjà l’odeur du souffre du démon qui viendra me chercher pour m’emmener dans ses abysses. Seigneur Dieu, accorde moi la force, je dois y arriver. Un millimètre de plus de franchit. Je n’arrive pas à avancer. La vie s’écoule hors de moi. Seigneur, accordes moi ta force. Un dernier souffle sort de mes poumons alors que ma tête retombe sur le sol, face contre terre.








    Une odeur. Une odeur. Mes narines frémissent. Mes yeux s’entrouvrent. Ma bouche est inondée de sang, alors que je sens une peau glacée contre mes lèvres. Jana. C’est elle. Un sang inonde ma bouche, coulant à grosse goutte. Ma langue lèche la plaie. J’avale ma première gorgée, sachant que par cette damnation, je vais vivre. Le sang brûlant coule dans mon œsophage. Et d’un coup, mes yeux se rouvrent à fond. Mon corps me brûle. Je n’ai goûté qu’une seule fois sang pareil. Mon cerveau entre en ébullition. Malgré moi, mon sexe se durcit par l’afflux sanguin. Mes os se ressoudent. Je suis dévasté par la tempête de puissance carmine qui inonde mes sens. Un brouillard rouge s’établit devant mon visage. Mes os se ressoudent avec des craquements sonores. Ma faim et ma soif sont sustentées. Mes lésions cérébrales se soignent. Mes lésions pulmonaires aussi. Mes plaies se referment. Mon foie redevient intact. Je suis gorgé de vie. Mon corps entre en fusion. Je brûle, c’est horrible. Je m’enflamme littéralement.



    | Raaaaaaaah ! |


    Le cri est profond, ardent. Il me décrasse la gorge. Je rouvre les yeux, je sais déjà qui est cette déesse sanglante qui se trouve devant moi. Je sais que Jana est toujours là, je la sens littéralement, sans la voir. Elle vient souffler dans mon cou. Son souffle glacial hérisse tous les poils de mon corps. Je me redresse. Je vois Jana derrière Krystel. Ne compte plus rien, sinon l’oblitération de mes sens. Pourtant, je résiste. Je me fige, sans trop savoir comment ni pourquoi. Tout mon corps, mes mains, mes lèvres, mon sexe, tous me pressent vers la vampire devant moi. Je veux me repaître de son corps divin. Mais je regarde Jana. Dieu m’aide, je le sais. Il m’aime, je le sens. Il m’aide. Je parviens à fermer les poings un instant pour m’empêcher de sauter sur Raybrandt. Ma respiration devient haletante. Je me plaque violemment dos contre le mur, m’éloignant autant que possible de la vampire. Instantanément, l’effort me coûte de retrouver mon front en sueur, et je serre les dents. Je sais qu’elle me manipule. Je sais que tout ce désir c’est que damnation. J’en crèverais, mais je ne lâcherais pas !


    Je lâche, pourtant.



    | Sale Garce, putain du diable ! Ce que je désire, c’est te tuer ! |


    Je me jette sur elle. Jana est éclipsée. La noirceur de Krystel étouffe l’étincelle divine dans mon cœur. Dieu est soufflé comme une bougie par le pouvoir de la vampire. J’emprisonne ses lèvres ensanglantées dans les miennes, passant mes mains sur son bassin. Ma langue va chercher la sienne. Elles se trouvent et se caressent, scellant par là la spoliation de mon âme.


    Egaré et Damné. Seigneur, pardonnes moi.

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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Jeu 14 Juil - 18:13

    Oui mon petit Torben, approche de moi. Viens me voir et montrons Jana combien tu me détestes et combien elle compte pour toi. Je ne pouvais vraiment pas m'empêcher de sourire. L'humain se montrait de mauvaise humeur, mais je savais très bien ce qu'il allait se passer. Ce n'était pas la première fois qu'il devait boire mon sang et je savais très bien quel effet avait de dernier sur les hommes. Il avait du fantasmer plus d'une fois de moi. Quelle ironie tout de même? Il me désirait autant qu'il me détestait. Et en cet instant, alors qu'il venait de retrouver sa femme perdue entrée à mes services, il allait me baiser devant elle. Oui vraiment que la situation était on ne peut plus plaisante. Dommage Jana, tu aurais pu t'épargner cela si tu n'avais pas essayé de me trahir. Je l'avais recueilli en ma maison, en ma lignée et je lui avais offert une place de choix. Elle n'avait pas su en profiter et rester la ou était justement sa place. Oh certes elle s'était interposée entre la balle de l'humain et moi-même. Cela allait lui laisser la vie sauve. Mais cela ne signifiait pas qu'elle n'allait pas connaitre de tournants. Croyez-moi sur parole quand je vous affirme que je lui en réserve de nombreux, ainsi qu'à son humain. Elle tenait à lui? Et bien j'allais en faire un membre de ma cour humaine. Et cela commencerait ce soir.

    L'humain se jeta sur moi, mais c'était nullement pour me tuer comme il venait de l'annoncer. Bien au contraire. Il vint plaquer sa bouche contre la mienne, et langoureusement il m'embrassa. Ses mains tombèrent sur mon bassin, avide du corps que lui présentait. Damne toi mon petit dans mes bras, et succombe à jamais à la tentation qui t'ai offert. J'allais lu dans ses yeux son désir et Jana ne semblait plus exister pour lui. Je le laissais "mener" la première danse quelques minutes avant de l'interrompre. Je laissais glisser les deux bretelles de la légère robe que je portais, la laissant tomber par terre. Il n'était pas rare que je ne porte pas de sous-vêtement et ce soir n'était pas contraire à mes habitudes. Je reculais jusqu'à ce que mon dos se heurte à un mur, tout en ôtant les vêtements du bas de l'humain. Son envie de moi était on ne peut plus visible et… Intéressante. Mais ce n'était pas le moment de contempler la grosseur de son sexe masculin. *Je passe en hide*


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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Jeu 14 Juil - 23:09




    [justify]| Seigneur… | murmurais je


    Trop de plaisir, j’explosais, je mourrais littéralement. En même temps, supplique à Dieu, supplique pour qu’il me pardonne. Mais plus que tout, supplique à Jana. Pardonnes moi ma chérie. Non, ne me pardonnes pas. Gardes cette vision à tout jamais dans ta mémoire. Méfies toi de tout, et de tout le monde. Et de moi en premier lieu. Tu dois rester en vie. Et tu dois le faire pour moi. Je sais que je viens d’entamer le dernier cycle avant ma propre destruction. Tu dois me survivre, Jana. Et tu dois savoir que malgré tout ce que tu auras pu voir dans ta vie, je t’aime. Même là. Même maintenant. Cette garce m’a brisé, le comprendras tu un jour ?


    Haletant, je suis couvert de sueur. Mon corps tout entier tremble. D’excitation. Le V est trop puissant. Une vampire millénaire, pensez vous… Je n’en pouvais plus. Je la voulais. Là. Encore. Maintenant. Je tourne le regard vers Jana. Que le Seigneur me pardonne, mais c’est pour elle que je le fais. Je me redresse, toujours en Krystel. Je ne saurais jamais me convaincre que c’était par ruse, ou si j’avais réellement éprouvé du plaisir à cette occasion. Du vrai plaisir. Je plongeais ma tête dans le creux du cou de la vampire. Je transgressais toutes les règles de son espèce corrompue, je le savais, mais je m’en fichais. Je lui agrippais brutalement la chevelure, la maintenant un court instant contre moi.



    | Je t’avais dit que je te baiserais avant de te tuer. C’est fait. Restes que je tuerais encore ton fils. Et ta fille. Et ton putain de maître. Je les tuerais tous. Et ensuite, je te tuerais. Et jetterais tes restes aux chiens. |


    Je déposais un baiser brûlant dans le coup de la vampire. Avant de la gifler le plus violemment possible. Au revoir et adieu, jolie fille, madrilène-e. Au revoir et adieu, jolie fille, d’Espagne. Je ne rentrerais plus chez moi, je me suis laissé emporté à cause de toi…
[justify]

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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Ven 15 Juil - 19:25

    Torben ne pouvait pas résister à l'attraction que j'exerçais sur lui. Il m'avait sauté dessus de lui-même. Je m'avais accueillit en moi, afin de punir Jana de sa conduite mais également parce que j'avais de grand projet pour l'humain. Quelques minutes et je lui offrais un extase sans précédent. Mes crocs se plantaient dans sa clavicule alors qu'il jouissait, lui procurant encore plus de plaisir. Et par la même occasion, il me permettait de me nourrir. Cela allait être le début d'une longue série de morsure, vous pouvez me croire sur parole. Il haletait de plaisir, et son corps frissonnait. Je me détachais de son cou, léchant une dernière fois la morsure pour ne pas que le sang coule de cette dernière. Pas une seule fois mon regard n'avait quitté Jana, et elle pouvait lire toute la satisfaction que j'éprouvais en cet instant. Je n'avais pas vraiment prit de plaisir à me laisser baiser par Torben. Non. Je ne l'avais tenté que pour faire du mal à ma pupille et qu'elle comprenne que personne ne pouvait me résister et que tous m'appartenaient, son humain de mari y comprit. J'allais la détruire afin de la remettre dans le droit chemin. D'ailleurs, l'humain finit par tourner la tête vers elle, sans se détacher de mon corps. Puis sans lui accorder le moindre mot pour elle, il m'embrassa dans le cou. Je souriais à ses paroles qui ne me faisait ni chaud ni froid. Par contre, le geste qu'il eut après lui valu bien des problèmes.

    Giffler une reine n'était pas la meilleure de ses idées. Je nous basculais sans effort, plaquant Torben contre le mur. Ma main se porta à son cou et je le soulevais. A mesure que ses pieds quittaient le sol, son pénis se retirait de mon intimité. Je l'étouffais quelques secondes, puis le lâcha brutalement et il retomba à terre dans un fracas. Sans doute lui avais-je encore brisé quelques membres? Tant pis pour lui. Je lui cognais la tête, afin qu'il s'évanouisse. Je n'avais plus besoin de lui. Sans prendre la peine de me rhabiller, je m'avançais jusqu'à la vampire présente. Je fis deux fois le tour d'elle avant de venir caresser son visage d'une main, tandis que l'autre se posait sur son cou. Mon regard était glaciale mais dur

      Tu m'as déçu Jana et ton supplice n'est pas terminé. Regagne tout de suite les appartements de William, et ne les quitte pas sans que je t'en ai donné l'ordre. Désobéis moi, et ton cher Torben mourra après avoir fait un séjour dans ma salle de torture.


    Je la bousculais légèrement en la poussant vers la sortie. Puis je lui tournais le dos. Elle n'était pas un danger pour moi, et je n'avais rien à craindre d'elle. Je vins jusqu'à ma robe que je réenfilais, puis me saisi du téléphone portable de Torben toujours inconscient. Je me mis à pianoter dessus un message destiné à mon fils et à mon nouvel homme de main. Ils avaient des affaires à préparer avant mon arriver. Ensuite, je rangeais l'appareil, et quittais la pièce. Dehors m'attendait deux vampires. Je leur ordonnais de tout nettoyer et lui conduise l'humain dans ma voiture Il n'était pas question que je le porte moi-même. J'entrais ensuite dans une limousine qui m'attendait, et qui démarra une fois que le moldave fut installé dans mon coffre

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MessageSujet: Re: C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]   Ven 12 Aoû - 23:06

J'étais restée là inerte, comme sans vie. Assise par terre, comme une pauvre petite malheureuse. Je crois qu'en cet instant précis, j'avais touché le fond. Au moins, je ne pouvais pas tomber plus bas. Krystel ne m'avait pas quitté du regard. Quelle situation ... Tout mon être était complétement détruit, et mon coeur en mille morceaux. Tout s'était détruit, envolé, évaporé, tous les acquis concernant ma vie de vampire. Tout avait volé en éclat en un rien de temps. Il n'y avait plus rien à faire. C'était foutu, mort, désespéré. Krystel était plus forte, en tout points comment lutter ? C'était impossible. Torben termina inconscient ... J'avais du mal à me faire à l'idée que ce n'était pas de sa faute mais de toute façon je ne pouvais plus rien pour lui. J'imagineais le pire pour la suite, car oui le pire n'était malheureusement pas encore passé. Cela ne devait être que le commencement et encore !

Krystel tourna deux fois autour de moi, ma tête ne prit même pas la peine de tourner pour voir ce qu'elle comptait faire. Mon regard était rivé, sur le corps de Torben. J'avais du mal à croire que c'était pour moi qu'il faisait ça. Si j'avais oublié certaines choses de mon passé, cette évenement j'aurai préféré ne jamais le vivre et éventuellement l'effacer totalement de ma mémoire. Effacer Torben aussi par la même occasion aurait régler bon nombres de problèmes.Elle vint me caresser le visage, cela n'annonçait rien de bon. De toute façon, là, au point où j'en étais rien ne m'importait. A quoi bon ... Son autre se posa sur mon cou, alors que je fis les gros yeux. Elle ne me tuerait pas. Trop simple, mieux vaux faire souffrir les gens plutôt que d'abréger les blessures tout de suite. Je lui avais sauvé la vie heureusement que j'avais fais ça, heureusement que je n'avais pas suivi l'ordre de William sinon je serais morte à l'heure qu'il est. A part pour le mariage, Krystel n'avait guère besoin de moi.

William ... je m'en doutais. Je devais le rejoindre et ne plus quitter ses appartements jusqu'à nouvel ordre. Krystel était pire que William mais bon ... Cette idée ne me rassurait pas le moins du monde. « Tout de suite. Maitresse. ». Ces mots m'avaient arrachée la gorge. Mais il le fallait, je devais prendre sur moi maintenant ! Oui, j'allais rentrer. Oui, j'allais rester dans les appartements de William tout bien gentimment. Oui, Wiliam allait une nouvelle fois me faire la moral. Et il aurait bien raison. Il était loin le '' Oui, William je vais être sage et faire tout ce que tu dis.'' Ou je ne sais quelle promesse je lui avais fais. Krystel me bouscula légèrement pour que je sorte.

Désobéir n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais eu, il suffisait de voir comment tout cela venait de ce '' finir ''. J'allais obéir, peut-être que c'était la seule chose à faire, et la meilleure solution. J'étais seule contre tous de toute manière, et avec aucune chance de m'en sortir. Torben était trop faible en tant qu'humain. J'en avais été toujours persuadée que les humains étaient de vulgaire petits insectes insignifiants. Je sortis fermant la porte derrière moi. Je m'éclipsais. Je ne voulais plus avoir à faire à Krystel au moins pour ce soir ... J'allais devoir affronter William à présent.

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