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Don't loose control [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Sam 26 Mar - 14:24

    C’était la dernière fois que je jouais dans cette pièce, ce rôle qui m’avait imprégnée depuis plusieurs mois et dont j’avais de la difficulté à me dissocier. Je jouais Phèdre, dans une tragédie classique et ce n’est pas tout le monde qui aimait ce genre de théâtre. Celui qui parle de la vie d’avant, d’ancienne divinité, de roi et de reine. Celui qui peut nous faire pleurer comme nous faire rire. Phèdre était un personnage important, mais un personnage fou allié. Surement pas le genre de rôle qui pourrait m’aider dans la vie. C’est la femme de Néron qui est amoureuse de son fils, et elle dit à son mari que c’est son fils qui est amoureux d’elle, même si ce n’est pas le cas puisque lui est amoureux d’une autre femme. Une captive. La fin est tragique, comme toutes les tragédies classiques, c’était une tragédie donc. Le public était particulièrement réceptif ce soir et ça avait le don de ne donner une énergie encore meilleure qu’habituellement pourtant quelque chose me déconcentrait. Comme à chaque fois que je jouais devant un public constitué d’humain je buvais avant de jouer, pour ne pas sauter sur n’importe qui dans la salle. Parce que quand la soif me tiraillait, ça n’annonçait rien de bon et je le savais. Je ne voulais pas mettre en péril ma carrière de comédienne, c’est ce qui était le plus important pour moi. Phèdre était un personnage complètement fou et impulsif et à force de la jouer, sa personnalité venait déteindre sur la mienne. J’avais toujours de la difficulté à rester moi, je ne savais plus qui j’étais à force de jouer plusieurs rôles différents.

    Ce soir, quelque chose me dérangeait quand je jouais sur scène. C’était bientôt le dernier acte et cette interférence me dérangeait particulièrement. Je ne voulais pas me laisser déconcentrer par elle, mais je voulais savoir qu’est-ce qui pouvait me déranger autant. J’étais soulagée quand le rideau venait se refermer sur moi, je pouvais souffler et les applaudissements du public me rassuraient. Il fallait croire que j’avais amplement caché mon malaise, ils n’avaient rien vu et c’est ce qui était important. Les autres artistes venaient me rejoindre sur scène et nous faisions un dernier salut au public. J’avais hâte de retirer cette robe qui me comprimait les côtes, pas que j’avais de la difficulté à respirer, puisque je ne respirais plus. Juste que la douleur était présente contre mes côtes et c’était loin d’être agréable. C’était la dernière fois que je portais cette robe et ça me peinait un peu, j’aimais jouer ce genre de chose. Ce genre de personnage et j’étais encore sur l’adrénaline puisque la sortie de scène venait de se faire. J’enfilais rapidement ma robe blanche, une petite robe bien banale, une robe blanche, une robe qui me donnait un style différent. De longue manche, elle m’arrivait à la mi-jambe, j’enfilais mes bottes de cowboy brunes et ma veste de cuir de la même couleur que mes bottes.

    Je me demandais qu’est-ce qui m’avait dérangée lorsque j’étais en train de jouer. C’était un regard qui me pesait. Un regard que je n’aimais pas vraiment et qui me dais vaguement quelque chose. Jamais je ne m’étais sentie mal à l’aise lorsque je jouais, mais cette fois, je n’avais pu empêcher ce malaise de gagner mon corps. Heureusement que le spectacle finissait bientôt. Je sortais donc de l’arrière-scène pour passer par la scène, jetant un dernier regard sur la salle. Ça me manquait de jouer le jour. Tant de choses me manquaient depuis que j’étais comme je l’étais, je ne voulais pas être ce que j’étais et c’est ce qui me fâchait encore plus. Une ombre au fond de la salle pouvait encore ce faire voir et la même sensation que tout à l’heure venait mon rongé. J’avais envie de repartir derrière, mais mon regard se posait sur cette personne. J’avais encore la coiffure de mon ancien personnage, le maquillage et encore l’énergie dont je ne pouvais me dissocier pour le moment. C’est surement pour cela que je ne quittais pas la scène et que ma voix pouvait se faire entendre, je voulais savoir qui était cette personne. De si loin, je ne pouvais la discerner, mais son odeur, son ombre me disaient vaguement quelque chose, mais ce souvenir était loin. Ma voix se faisait puissante, la même que lorsque j’avais joué.

      «Qui êtes-vous? Le théâtre va fermer, il va falloir quitter la salle.»


    Une projection impeccable alors que je faisais quelque pas vers les escaliers qui menaient vers la salle, les quatre petites marches qui nous aidaient à monter sur la scène. Mes yeux ne cessaient de lorgner cette ombre qui allait surement finir par se mouvoir ou par donner un signe de vie. D’une certaine façon, je me sentais inquiète, je n’avais pas envie du tout de me confronter à qui que ce soit. Je voulais partir. Je ne m’aimais que lorsque je jouais, mais en temps normal, je n’aimais pas mon statut. Je n’aimais pas ce que j’étais.

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Dim 27 Mar - 20:41

    Une enveloppe dans ma boîte aux lettres. Un nom, un endroit, une heure, une photo. Je savais ce qui m'attendait. Ce soir, je risquerais ma vie une fois de plus. Je marchais pour me rendre à l'endroit indiqué, alors qu'une légère pluie me mouillait les cheveux sans me gêner pour autant. La fraîcheur de cette soirée me faisait du bien, après autant de temps à être malade et surtout à être enfermé, seul dans mon petit studio. Un petit théâtre du centre ville, un bâtiment ancien. Le chargé de mission de l'Eglise avait même poussé le vice jusqu'à joindre un plan des lieux, étage par étage. Je saurais où aller. Satyne O'Cahan, cible de ce soir. Je l'avais déjà rencontrée une fois; sa photo ne me trompait pas. Je ne la connaissais pas du tout, mais elle avait été présente lors d'une mission avortée et je n'avais pas réussit à l'abattre, ce soir là. Se produisait sur scène, jouait un rôle au théâtre, et nombreux étaient les curieux à venir la voir. Elle avait été repertoriée comme jeune créature. Moins de trente ans, cela signifiait. Egalement, je voyais clairement l'annotation qui signifiait qu'elle était dangereuse. Avec une série de codes ensuite, qui disait que si elle ne se comportait pas de façon ouvertement agressive avec les humains, elle était dangereuse tout de même. Je savais par expérience que cela pouvait venir de plusieurs facteurs différents. Le plus probable vu son jeune âge en tant que créature de la nuit était sans doute que cette Satyne n'avait pas eu tous les enseignements requis pour ne pas provoquer de carnages. Je ne savais pas où la HCV allait pêcher ses infos, mais je n'avais de toute façon pas peur de tuer un vampire innocent, ce qui m'apparaissait de facto comme hautement contradictoire.


    Je m'étais équipé en conséquence. Il faudrait oeuvrer vite et bien. Je savais qu'un théâtre n'était jamais vide, et encore moins dans l'immédiat, vu qu'une pièce se jouait ce soir. Il y aurait d'autres artistes dans les loges, probablement aussi des techniciens pour s'occuper des décors et les ranger. Sans parler de l'inévitable personnel d'entretien et d'accueil, qui ne quitterait probablement les lieux que fort tard. Alors, rien de trop voyant. Ni explosifs, ni fusil d'assaut, rien d'encombrant. Je n'avais pas pris plus gros qu'un simple pistolet, auquel j'avais bien entendu ajouté un silencieux. Treize balles en magasin, trois chargeurs de rechange. Je savais par expérience que plus de munitions face à un seul vampire serait du vice. Il ne m'en faudrait que quelques unes pour la tuer. De plus, je ne saurais probablement pas rester suffisamment longtemps en vie pour avoir l'occasion de tirer autant de projectiles. Et je ne pouvais pas en plus prendre plus de risques de me faire repérer et arrêter en trimballant suffisamment de munitions pour que ça se voit. Là, tout était bien camouflé. Pistolet léger et compact sous ma veste, avec le silencieux déjà vissé. Chargeurs attachés au moyen de bandes de scotch sous mes vêtements. Cela me prendrait du temps pour recharger, mais au moins j'avais pris le minimum syndical. J'étais arrivé après le début de la représentation, mais un joli sourire à la guichetière me permit tout de même d'entrer. Je m'assis dans les dernières places disponibles, tout au fond de la salle. J'attendais la fin, sans trop savoir comment m'y prendre.


    Sans doute que je pourrais attendre que les comédiens soient dans leurs loges, tuer discrétement Satyne, et repartir. Le rideau finit par tomber. La foule applaudit et je jouais mon rôle, me levant à mon tour et applaudissant de même. J'attendais un instant, la salle se vidait. Je m'apprêtais à me déplacer vers les coulisses alors que tout était désert, que je vis la silhouette de le vampire revenir sur scène. Je me reculais d'instinct dans l'ombre du bout de la salle; je ne savais pas si sa vision lui permettrait de voir aussi loin dans l'obscurité. Elle m'appela. Merde. Elle savait où j'étais, mais ne savait pas qui j'étais, de toute évidence. Je sortais mon arme, la tenant le long de mon corps, derrière un siège. Elle ne pourrait pas la voir, pas tout de suite. Peut être y avait il moyen de jouer en finesse?



    | Oh je sais bien, mais j'aime le théâtre, voyez vous. Je m'y sens chez moi. Et j'espérais secrètement que vous fassiez demi tour... Je suis l'un de vos plus grands fans, voyez vous... Peut être auriez vous le temps de discuter un peu avec un humble amateur de littérature? |

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Dim 27 Mar - 22:47

    Va savoir pourquoi ce soir, je ne me sentais pas bien du tout. Habituellement c’était plutôt le contraire. Quand je jouais, je me sentais bien plus qu’à mon aise. C’est à ce moment de ma vie que je me sentais le mieux, mais ce soir il y avait quelque chose qui me perturbait. Quelque chose que je n’arrivais pas à définir. Je n’avais pas donné la meilleure prestation de ma vie puisque je n’arrivais pas du tout à me concentrer. Ca avait le don de m’irriter, mais pourtant ce soir, je ne me sentais pas d’humeur agressive pas encore. Pourtant, ça aurait surement été une bonne chose puisqu’une personne m’attendait. Une personne dont je ne m’attendais pas à avoir la visite. Elle me semblait loin au fond de ma mémoire, mais je ne pouvais pas oublier une personne qui avait tenté de m’enlever la vie. Cette vie éternelle que je ne voulais pas vraiment. J’étais maintenant sur la scène et j’avais pu apercevoir cette ombre au fond de la salle, je ne pouvais ni discerner son visage ni ce qu’elle était en train de faire. Pourtant, je ne me sentais pas bien. Comme lorsque je jouais tout à l’heure, cette sensation désagréable que je n’arrivais pas à chasser. Elle était encore là. Cette sensation étrange et je me demandais qui pouvait être la cause de se malaise. Je ne bougeais pas de ma place, restant sous les projecteurs éteints de la scène, mes yeux tentaient de discerner quelque chose, mais je n’y parvenais pas vraiment. Sa voix me parvint. Elle me disait vaguement quelque chose et je ne sais pas pourquoi je n’avais pas confiance en cette voix masculine qui me donnait froid dans le dos. Un admirateur. Je n’étais pas certaine de ce qu’il me disait, mais je ne voulais pas non plus traiter des admirateurs d’une façon plus ou moins médiocre. Je ne voulais pourtant pas m’approcher. J’avais cet étrange pressentiment qui me rongeait de l’intérieur.

    Je n’étais pas la seule, j’étais la première à être sortie de la loge. J’attendais encore quelque bruit qui venait des coulisses, les comédiens étaient en train de serrer leurs choses. Moi, j’avais déjà terminé de le faire, mais je restais clouée sur place. Indécise. Mes yeux tentaient toujours de voir les moindres détails qui pourraient me donner une idée de qui était devant moi, cette voix qui me disait quelque chose. De plus, la soif commençait à tirailler mes entrailles, je la sentais venir longtemps à l’avance et je n’avais franchement pas envie de sauter à la gorge de n’importe qui. Je pourrais faire demi-tour pour sortir par la porte de sortie des artistes qui quelque chose me semblait étrange, pour l’instant je restais toujours sur la scène baigner de noir.

      «Je suis désolée. Je n’ai vraiment pas le temps de discuter ce soir. J’ai quelque chose qui m’attend et que je ne dois pas faire attendre.»


    Ce n’était pas réellement vrai. Je n’avais rien de particulier, mais je n’avais pas envie de parler littérature ni de parler de quoi que ce soit. Je voulais juste entrer chez moi et me rassasier avant de devenir agressive. Je savais que lorsque j’avais trop faim je devenais incontrôlable et cette facette de moi me faisait particulièrement peur. C’est comme quand je me levais, j’avais tellement faim que je pouvais me montrer particulièrement dangereuse. J’agissais sans pouvoir me contrôler et je n’aimais pas ce que je faisais. C’était loin de me faire plaisir en fait.

      «Vous devriez sortir avant qu’ils ne barrent les portes et que vous soyez coincé ici. Ce n’est pas le meilleur endroit pour passer la nuit.»


    Sans trop savoir pourquoi, je reculais d’un pas puisque j’entendais un bruit qui venait des coulisses. C’est un collègue de travail qui partait et il devait, pour se faire passer pat la scène à son tour. Je lui offrais un sourire alors qu’il me jetait un regard interrogateur. Un haussement des épaules de ma part alors que je le laissais passer devant moi, passer le long des bancs et passer tout juste à côté de l’inconnu pour sortir. J’aurais dû en profiter pour sortir avec mon collègue qui était humain et qui aurait pu me faire une bonne couverture. Pourtant, je ne me sentais pas en danger dans l’immédiat. Je ne me sentais pas bien, mais sans plus. Il restait encore une ou deux personnes dans les loges. Le bruit des conversations se faisait entendre de derrière, les gens étaient contents de finir ce spectacle qui était des plus exigeant et moi je restais interdite sur la scène à fixer cette ombre au loin.
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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Dim 3 Avr - 15:44

[HJ; désolé pour le retard, jolie vampire, je suis très pris en ce moment >>]


    Je me demandais si la vampire mordrait à l'hameçon. Je me demandais si elle saurait résister à ce réserve de sang sur pattes que je lui offrais aujourd'hui. A priori, elle semblait prudente, cependant. Peut être était elle sur ses gardes depuis l'attentat, et les rumeurs qui parlaient d'extrêmistes chassant et tuant les vampires. Si elle avait entendu parler de toutes ces histoires, alors il vaudrait sans doute mieux qu'elle soit déjà en train de prendre la fuite. Mais les suceurs de sang avaient tous l'arrogance de se croire à l'abris, ou en tous cas capables de survivre à peu près à n'importe quoi. En ce sens, ils avaient raison. Je ne pouvais pas prétendre qu'il s'agisse d'un gibier particulièrement facile à traquer et à détruire. Mais ils étaient cependant loin d'être invulnérables, c'était le moins que l'on puisse dire. L'argent avait ce pouvoir salvateur, et leur procurait la libération finale de la mort. C'était un métal noble et pur, décliné en munitions. En petites balles de calibres différents. Mes chargeurs en étaient plein, et devant pareil équipement, un vampire ne pouvait pas se permettre la moindre erreur. Ma main droite tremblait toujours par moment, mais dans l'instant de vérité, j'étais toujours calme et serein. Je n'étais jamais qu'un prolongement naturel d'un instant meurtrier, d'une arme façonnée pour détruire. La vampire que j'avais face à moi, quelques mètres en contrebas, n'avait de toute évidence aucune idée de ce qui l'attendait à nouveau. A nouveau, car elle avait déjà connu les caresses de la mort, sans jamais être étreinte tout à fait par cette maîtresse capricieuse.


    La vampire me sortit une excuse que je considérais comme celle toute prête que les gens de sa profession sortaient aux individus un peu trop pressants dans leur envie de les rencontrer. Je souris, doucement. J'étais calme et serein, maître de moi même. Je savais me contrôler de toute évidence, et ce n'était pas plus mal. J'étais de nouveau le chasseur. C'était une drôle de sensations qui m'habitait, comme un liquide froid mais salvateur, qui me permettait d'être tout à fait moi même en sachant très bien où j'allais. C'était le cas. La mort allait frapper, ce soir. Et si Dieu le veut, ma main serait vengeresse.



    | Oh? C'est bien dommage. J'avais dans l'idée de rencontrer la plus belle actrice de la ville, ce soir, et d'échanger avec elle... |


    Je descendais les marches centrales du théâtre. Lentement, mais sûrement. Je la jaugeais, comme pour prendre la réelle mesure de ce qu'elle savait. Ne me reconnaissait elle pas? J'étais pourtant persuadé d'avoir réussit à lui imprimer une assez bonne image de moi, la dernière fois. J'allais lâcher une proposition, quand un bruit se fit entendre. Très vite, je cachais mon arme derrière ma jambe, quand l'actrice salua un des travailleurs du théâtre. Probablement un des techniciens des décors, qui, la représentation finie, rentrait chez lui. La vampire lui adressa un signe de tête, et je lui lâchais un « bonsoir » souriant et presque jovial, quand il me lança un regard, une fois arrivé à mon niveau. Je redescendais de quelques marches supplémentaires alors que la porte au fond de la salle claquait une fois l'homme partit. Je reportais toute mon attention sur le dangereux prédateur qui se trouvait un peu plus en contrebas.


    | Des portes ne m'arrêtent pas. Je suis venu pour vous, Satyne O'Cahan. Je suis l'un de vos plus fervents admirateurs je vous le dis... Et je pensais qu'en parlant théâtre et littérature, peut être accepteriez vous un peu du sang qui coule dans mes veines? |


    j'y étais allé franchement. Tant pis pour les gants. Il était plus facile d'abattre un vampire lorsque celui ci buvait, et y aller en douceur m'offrait également une excellente histoire à donner aux investigateurs. Quoi de plus normal qu'une pomme de sang apeurée de son sort, abattant finalement une vampire qui ne savait plus s'arrêter de boire son sang? Oui, je pouvais lancer toute une série de fausses pistes par la grossierté de la proposition que je venais de lancer. Je rangeais ni vu ni connu mon arme derrière mon pantalon, sous ma veste. J'ouvrais les mains en signe de paix.


    | Je suis aussi passionné par les vampires, voyez vous... |

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Dim 3 Avr - 16:46

[HRP : C'est rien du tout, méchant humain ! Tu prends le temps que tu as besoin. Je suis pas pressée de me faire attaquer de toute façon ^^ ]


    J’étais méfiante. J’étais méfiante parce que je venais de jouer un rôle complètement fou, un rôle qui demandait une grande folie et une méfiance sans borne. J’étais méfiante parce que plus d’une fois j’avais été menacée de mourir pour cette vie dont je ne voulais pas. Je voulais simplement jouer. Continuer de faire mon métier de comédienne qui avait été chamboulé par un pauvre fou qui m’avait transformé en vampire. Je lui en voulais d’avoir fait de moi ce que je suis. Menaçant ma passion à disparaitre en même temps que moi à chaque moment. Il s’était accordé ce droit, sans me le demander, en faisait de moi ce qu’il voulait et en m’abandonnant par la suite. Je comprenais plus mon rôle, ma façon d’être, mais quand je me mettais à boire, c’était impossible de me contrôler. Comme quand j’avais soif. J’étais consciente que pendant ces deux moments-là, je devenais une tout autre personne qui était loin de me réjouir. Je ne bougeais pas de ma place, je regardais cette ombre dont la voix m’éveillait quelque chose d’étrange. Sensation qui venait faire bouillir mon corps d’une émotion loin d’être agréable. Si j’avais eu un cœur, il aurait pu se mettre à battre à tout rompre, mais ce n’était plus le cas.

    L’idée de mourir ne me venait pas en tête, tout comme l’idée de partir pour le moment. Cette idée m’effleurait comme une caresse enivrante sur ma peau. Pourtant, je restais là, sans bouger. Je voulais savoir pourquoi la voix de cet homme me disait quelque chose. J’aurais du partir, ça aurait été mieux ainsi. Il avait ma vie entre ses mains, mais je n’allais pas me laisser faire aussi facilement. L’envie de continuer de jouer au théâtre était la seule chose qui me tenait en vie, sinon ça ferait bien longtemps que je me serais exposée au soleil pour mourir. J’écoutais ce qu’il avait à me dire, pourtant, je ne voulais pas répondre à ses attentes, comme à ceux de personnes. Je le ferai quand je serai capable de me contrôler. Je n’avais pas envie de tuer tous ses gens et les remords me rongeaient à chaque instant de ma non-vie.

      «Ca ne sers à rien de me couvrir de compliment. Ça aurait été beaucoup plus sage de venir me voir avant plutôt qu’après. Pour l’heure, je n’ai pas de temps.»

    Je ne me laissais pas berner par un compliment. L’ombre bougeait devant mes yeux et plus il approchait de moi, plus je pouvais sentir l’odeur de son sang qui me disait vaguement quelque chose. Quand il avançait, je reculais d’un pas sur la scène, guidé par mon instinct qui me disait d’être sur mes gardes. Je n’avais pas envie de me battre ce soir, j’avais envie de rentrer, mais disons qu’il venait se mettre dans mes plans. Plus il avançait, plus je pouvais voir son visage se dessiner sous mes yeux et ça n’allait pas me ravir. Soudain, une seule image me venait en tête. Lui. Il avait tenté de me tuer et c’est surement ce qu’il allait tenter de faire une fois de plus. Une panique me gagnait, mais pourtant, je tentais de garder mon calme. Ma tête se tournait pendant un moment pour observer la porte des coulisses qui n’était pas très loin de moi. Puis sa voix me ramenait une nouvelle fois vers lui. Qu’il se taise. Je ne voulais pas que les acteurs sachent cela de moi. Je ne voulais pas qu’il cesse de jouer avec moi. Actrice de talent jouant avec des humains aux effluves entêtants. Je serrais les dents à ce qu’il venait de dire. Invitation qui aurait pu être intéressante, mais aussi mortelle.

      «Shhhh. Garder ce secret pour vous. Je n’ai pas envie de le crier sur tous les toits pour perdre la seule chose qui me tient vraiment à cœur. Le théâtre. Quel humain prendrait le risque de jouer avec un vampire? Je ne veux pas de votre sang! Allez donc l’offrir à un autre que moi.»


    Ma voix se montrait sèche. J’étais sur le point de devenir furieuse. Le simple fait de pensée que je ne pourrais plus jouer venait éveiller la plus grande peur en moi et une colère hors normes. Celle de jouer devant une salle vide, celle de jouer avec des comédiens trop mauvais pour le degré de talent que je possédais. Pourquoi devais-je être une vampire? Je reculais encore de quelque pas pour me retrouver à la hauteur de la porte. J’allais partir au premier mouvement brusque de sa part. Je l’avais reconnu pourtant, je faisais comme si ce n’était pas le cas. Je ne voulais pas qu’il le sache. Pas encore. Pour ce qui est de mentir. J’étais douée. J’étais une comédienne après tout. J’observais les moindres gestes de sa part, ses mains, ses pas, sa façon d’avancer vers moi. Je n’allais pas le laisser faire. Maudit soi mon créateur. J’allais me venger de lui pour avoir mis ma passion en péril.

      «Je ne pense pas être la seule vampire de ce monde. Des tas de gens aimeraient goûter à l’exquis parfum de votre sang, mais pour ma part, je préfère m’abstenir. C’est la nuit. Je suis certaine que vous allez trouver votre bonheur mon cher.»

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Lun 4 Avr - 22:22

    Bon, la vampire ne se laissait pas prendre au jeu. Soit elle avait énormément de volonté, suffisamment en tous cas pour ne pas se laisser submerger par la soif rouge, soit elle avait flairé le piège. Dans les deux cas, j'étais niqué. Je me maudis intérieurement. Pour une fois que j'essayais de jouer la finesse plutôt que de la jouer rambo, j'aurais peut être dû opter pour une solution plus brutale mais plus expéditive. Je commençais à penser que je n'aurais pas le choix que de la plomber ici et maintenant, sur scène. Le défaut de l'endroit était que je me retrouverais assez loin des sorties principales et secondaires, et que cela pouvait m'empêcher de m'échapper en relative tranquillité. La vampire me dit qu'il ne servait à rien de la couvrir. Seigneur Dieu, j'avais donc été si peu discret dans ma démarche? Il faudrait sans doute que je veille à l'être un peu plus, si je comptais survivre à la douloureuse et terrifiante expérience d'une confrontation musclée avec une vampire. Je n'avais pas le droit de relâcher mon attention ou ma vigilance, je ne pouvais pas dire de faire machine arrière. C'était trop tard. Partir à la chasse au vampire, c'est comme se lancer dans une mare aux requins. On ne pouvait pas dire une fois entré dans l'eau de nager jusqu'au rivage, on devait faire face au pire prédateur qui soit, sous peine de finir en morceaux, ce qui n'était absolument pas à l'ordre du jour.


    | Vous êtes sûre? Je me sens obligé d'insister... |


    Ma main droite se déplace doucement, très doucement et presque implicitement, vers mon flingue que j'avais mis derrière mon dos, passé derrière la ceinture. Je sentais l'instant fatidique approcher à pas de loups. Je n'aurais pas droit à une deuxième chance, j'en étais persuadé. Certes, j'avais affaire à une jeune vampire. Peut être deux ou trois décennies, guère plus. Même si jeune, elle était sans doute capable de me démembrer à mains nues, ou de me faire souffrir une agonie interminable. Je devrais la jouer rapide et précise, aller droit au but, et repartir bien plus rapidement que mon entrée en scène. Je n'avais pas le choix si je voulais remporter ce défi dans lequel je misais ma vie. La vampire reculait d'un pas sur la scène, comme si ma présence lui en imposait. Je n'étais pas mécontent de ce petit effet que je faisais, et cela me permettrait peut être de prendre un certain ascendant sur elle. Je ne devais cependant pas crier victoire trop tôt. J'eus la confirmation que quelque chose clochait lorsque je la vis regarder vers la porte des coulisses. Elle cherchait une porte de sortie. Etait ce simplement un malaise dû à mon insistance ou m'avait elle reconnue? Pour une vampire, elle semblait avoir la mémoire particulièrement courte. Elle me répliqua qu'elle ne voulait pas de mon sang, et s'interrogea sur le genre d'humain prêt à ce genre de sacrifice. Comme si elle ne savait pas que les êtres comme elle passaient le plus clair de leur temps à dépraver l'humanité... Comme si ce que je venais de lui dire n'était qu'un odieux mensonge, qu'il devait être doux de se bercer dans ce monde d'illusions. Elle continuait de reculer un peu plus à chaque pas. Elle avait peur. J'étais de plus en plus en train de suspecter qu'elle m'avait déjà reconnu depuis un petit moment, restait même la possibilité qu'elle soit totalement ignorante de mon identité ou de la raison de ma venue, bien que je n'y croyais pas trop. Elle était comédienne de fait, et cette Satyne O'Cahan devait être capable de discerner le fait que je jouais un rôle. Je décidais de mettre bas les masques quand celle ci arriva presque au niveau de la porte de sortie. Non, je n'allais pas la laisser sortir. D'un bond, je brandis mon pistolet droit vers elle et tirais deux fois. Le silencieux étouffa les sons, mais les balles se fichèrent dans le mur à côté de l'ouverture de la porte. Le message n'aurait pas pu être plus clair. Bas les masques, fin de partie.


    | Bon, ok. Le jeu est terminé. Eloignez vous de cette porte, je vous prie. Exposer à vos collègues la vue de vos entrailles putrides et sanguinolentes ne fera que choquer la galerie. Soyons sages et faisons ça rapidement et proprement. A genoux, maintenant. |

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Dim 10 Avr - 5:06

    Depuis que j’étais sur scène que je ne me sentais pas à l’aise et ça allait de ma en pire. Chose qui ne m’arrivaient jamais. Depuis que j’étais face de cette ombre, un étrange sentiment avait envahi mon corps et je n’aimais pas me sentir de la sorte. Sentiment qui me rappelait de vagues souvenirs désagréables. Sa voix me disait quelque chose et plus il approchait plus je pouvais replacer son visage dans ma mémoire. Son plan aurait fonctionné, si je ne l’avais pas reconnu. Lui. Ennemi qui en voulait à ma non-vie. Je me serais laissé berner comme une idiote si ça n’avait pas été lui, mais quelqu’un d’autre qui m’avait offert de boire se sang si délicieux. C’est à se demander comment j’avais fait pour jouer devant tant d’humain. Il faut croire que le théâtre avait un bon effet sur moi. S’il était resté dans l’ombre, si je m’étais approchée, ça aurait été toute autre chose, mais j’avais bien fait de resté sur la scène légèrement éclairée. Il y avait encore quelques lumières dans le théâtre, lumières qui allaient s’éteindre une fois la dernière personne partie et elle était encore dans les coulisses. Je le laissais approcher alors que je reculais pour partir vers les coulisses, je me sentais en désavantage ce soir pourtant je pourrais surement lui donner du fil à retordre. Son visage était resté gravé dans ma mémoire et j’étais loin de l’avoir oublié. Soirée au plus profond de mon être où j’avais failli mourir. Je ne voulais pas renouveler l’expérience, surtout pas avec cet homme qui semblait n’avoir aucune pitié pour l’actrice impuissante de son sort que j’étais.

      «Je suis plus que certaine. Je vous prierai de partir, se montrer trop insistant ne sert à rien. Vous devriez le savoir.»


    J’étais à la hauteur des coulisses et je comptais bien les utiliser pour partir dehors puisqu’il avait une sortie pour les artistes. Il m’avait laissé un mauvais souvenir et je voulais juste m’en allez avant de devenir incontrôlable. J’étais loin d’avoir la mémoire courte, juste que je ne voulais pas laisser paraître que je l’avais reconnu justement, pour éviter qu’il ne fasse quelque chose que j’allais pouvoir regretter. Il semblait croire que je ne l’avais pas reconnu et je me sentais soulagée. J’allais partir quand je le vu brandir son pistolet afin de me menacer. J’étais une cible facile étant donné que les gens me connaissaient et que je jouais souvent dans des pièces de théâtre, mais je n’allais pas arrêter de jouer pour autant. J’aimais mieux mourir que de cesser de jouer. Je serrais les dents pendant un moment alors que sa voix tonnait dans une menace jusqu’à moi. Je posais mon regard sur lui. Il était l’heure de quitter le théâtre et je savais que le dernier concierge allait partir en fermant les lumières d’un coup, avantage pour moi qui connaissait bien la scène et les coulisses. J’allais jouer la comédie jusqu’à ce que les lumières s’éteignent, ce n’était qu’une question de minutes même moins. Pas question de le laisser me tirer une balle en plein cœur. Je levais donc les mains en guise de paix, mais rien n’était vrai dans ce que j’étais en train de faire.

      «Très bien. Très bien. Vous avez raison. Laissez-moi au moins admirer la scène une dernière fois. Elle est toute ma vie. C'est le meilleur endroit pour mourir n'est-ce pas?»


    N’importe quoi. Comme si j’allais me rendre. S’il me croyait c’est qu’il était complètement stupide, mais pourtant je ne bougeais pas de ma place et je ne faisais rien pour l’attaquer. Je le voyais pointer son fusil sur moi et alors qu’il se préparait à tirer, toutes les lumières s’éteignaient d’un seul coup et j’en profitais pour me diriger le plus rapidement possible vers les coulisses. Bloquer la porte. Bloquer avec n’importe quoi. Cette table que je tirais littéralement devant la porte avec des chaises et tout ce qui pouvait bloquer l’entrée. Entrer qui lui serait difficile, mais possible et moi j’en profitais pour prendre la porte qui menait dehors démarrant ainsi le système d’alarme qui avait été enclenché par l’homme d’entretien. Bruit strident qui emplissait le théâtre alors que je me retrouvais dehors. Un souffle.

    La nuit était froide, le vent soufflait de toutes ses forces sur ma peau, mais le froid ne me faisait plus rien depuis que j’étais ce que j’étais. Il ne pouvait pas comprendre que je ne voulais pas être cet être sanguinaire qui prenait parfois le contrôle de mon corps. Je ne voulais que jouer. Je n’avais pas choisi de devenir comme je l’étais. Je n’avais pas le temps de me perdre dans mes pensées, je devais partir loin de lui, pour ne pas qu’il me tue. Il n’avait pas l’air d’avoir envie d’écouter mon histoire alors autant partir avant qu’il ne me rattrape, ce qui était encore possible. Je ne devais pas le sous-estimer.

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Lun 18 Avr - 19:52

    J'avais abandonné tout faux semblant, toute tentative de normalité. Je ne pouvais plus perdre de temps, à chaque minute qui passait augmentait le risque que je devienne un peu plus reconnaissable ou détectable par à peu près n'importe qui. Aujourd'hui plus que jamais, je devais éviter de me faire repérer, j'avais tout simplement trop de choses à faire pour me retrouver mort ou pire, comble de la frustration, derrière les barreaux. D'accord, je n'étais pas d'un naturel très patient. Mais qui peut se targuer de l'être après autant de déconvenues? Je n'en pouvais plus, tout simplement, et j'étais trop engagé pour pouvoir me retirer maintenant. La vampire connaissait mon visage, mon timbre de voix, mon odeur... Elle en savait trop pour quelqu'un de son espèce. Elle devait mourir, et je me sentais dénué de toute pitié ou de toute compassion. Ce gibier impotent mais potentiellement mortel était quelque peu déshumanisé par toutes mes précédentes expériences avec les gens de son espèce. Il me semblait clair, quoiqu'il en soit, que le vampire devait mourir. Ainsi devaient être les choses, et ainsi seraient elles. Je suis un soldat de Dieu. Un défenseur de l'Humain contre le Mort, du bien contre le mal. Je ne peux plus reculer, c'est maintenant ou jamais.


    Alors, j'avance en braquant mon arme vers la vampire. Il me semble clair que je ne peux pas la battre de vitesse, je tire trop loin. Et je n'ai que des munitions limitées, je ne peux pas me permettre de vider mon chargeur au petit bonheur la chance dans l'espoir de l'atteindre. Je devrais être rapide et précis, boucher sans pitié que je suis devenu. La vampire leva les mains. Elle essayait de gagner du temps. Ca tombait bien, j'avais encore besoin d'une bonne tripotée de secondes pour parvenir à une distance de tir aussi courte que mortelle. Autant ne pas louper son coup quand on essaie d'assassiner un vampire. Elle me parla de la scène. Je ne lui accordais pas de temps pour se confesser ou pour rendre un dernier hommage à la nature de son existence. Non, tout ce que je faisais, c'était descendre pas à pas les escaliers du centre de la salle, de sorte à pouvoir lâcher mes pélos dans sa direction pour lui exploser son corps décrépi.



    | Le meilleur endroit pour mourir? Ca fait très théâtral, je suppose que pour une créature aussi mégalo qu'un vampire, ça doit pas déplaire, comme fin. Une dernière confession, avant que je ne te renvoies à ton créateur? |


    Plus que cinq mètres. Quatre. Trois. C'est bon. Je redresse mon arme d'un bond, et me prépare à tirer quand un grand clac se fait entendre, et que je me retrouve dans l'obscurité la plus totale. Damned, je me suis fait avoir comme un bleu, j'avais totalement zappé le détail de la luminosité. Alors résumons. Je suis seul, aucun allié, aucun secours. Seul dans une salle remplie de sièges et donc peu pratique à la manoeuvre, armé d'un petit gadget qui n'assure qu'une mort rapide dans le cas de la surprise, et face à un vampire, une créature nocturne qui voit aussi bien de nuit que de jour, qui entend mon coeur battre et chacun de mes souffles. Pour résumer, je suis donc assez gravement dans la merde la plus noire qui soit. J'entendais comme un bruissement alors que je ne laissais pas la panique me submerger. Elle s'enfuyait. Piece of Shit! J'oubliais la lumière que j'avais peut être dans une de mes poches, et je me mis à courir, me cognant contre l'estrade que j'escladais prestement. La porte des coulisses me résista un moment. Trois coups d'épaule et deux coups de pied dévastateurs eurent raison de l'huis alors que je me précipitais vers le bout du couloir, faiblement éclairé par une lumière symbolisant l'issue de secours. L'alarme se déclenche, l'ombre est sortie, la lumière de la rue éclaire le bout du couloir. Je m'engouffre dans la brèche à mon tour, braquant mon arme sur la ruelle, les toits, je regarde par tout. Et ne la vois pas.


    | Reviens ici, saleté démoniaque, j'en ai pas fini avec toi! Montres toi!|

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Mar 26 Avr - 4:05

    Comment l’oublier? Comment j’avais pu ne pas le reconnaître tout de suite? Plus il avait approché plus j’avais plus le reconnaître, mais je savais que j’avais un avantage sur lui. Je connaissais parfaitement cette scène, ce théâtre. Cet endroit que j’aimais particulièrement et que je chérissais de plus profond de mon être. C’est pour ça que j’attendais que les lumières se ferment. J’avais entendu le mouvement du concierge et je savais qu’il n’allait pas tarder à fermer les lumières. Heureusement pour moi, il n’avait pas tiré tout de suite quand les lumières se fermaient et je me précipitais rapidement dehors à une vitesse particulièrement rapide. J’entendais pas mal de fracas derrière moi et malheureusement pour lui, s’il restait trop longtemps ici, les policiers allaient partir alors il était mieux d’allez ailleurs lui aussi.

    Je me dirigeais beaucoup plus loin, plaquant mon dos littéralement contre le bâtiment froid. Qu’est-ce que je faisais encore là? J’aurais dû simplement partir à toute vitesse et le laisser là toute seule. Pourtant, j’aurais voulu le convaincre. De quoi? Que je ne voulais pas de mal à personne et que je ne voulais pas moi-même être ce que j’étais réellement. Une mauvaise idée. J’allais partir quand j’entendais sa voix, une menace de sa part. Moi, je restais plaquée contre le mur de brique à écouter, à attendre et à me demande ce que j’allais faire. Autant mieux partir non? C’est ce qu’il avait de mieux à faire. Plus le temps avançait plus ont pouvait entendre les bruits des policiers.

      «Tu me tues parce que j’en tue d’autre? Quelle bonne solution n’est-ce pas? Empêcher les gens de tuer en les tuant. C’est ironique non? Tu n’es pas mieux que moi au fond.»


    Vois qui se projetait contre les murs pour arriver jusqu’à lui. De cette façon, il pouvait voir que je n’étais pas déguerpi à l’autre bout de la planète, mais que j’étais près de lui à quelques pas même. Je n’étais pas complètement stupide, je me bougeais rapidement pour ne pas qu’il me retrouve et je changeais d’endroit aussi vite que j’étais arrivée. Je me plaquais contre un nouveau mur et finalement je me mis à parler une fois de plus.

      «Tu n’as pas le droit de tuer comme moi je n’ai pas le droit.»


    Je le provoquais d’une certaine façon. J’avais envie de m’approcher de lui, me glisser derrière lui pour lui parler dans le creux du cou et en même temps, je savais que ce n’était pas la bonne chose à faire. J’étais contre un mur derrière lui, ma voix était forte et venaient se mêler au criard des policiers. Le bruit se faisait de plus en plus fort et venait se mélanger avec les bruits qu’il faisait, je pouvais encore entendre les battements de son cœur et je devais partir. Je ne pouvais pas rester là à attendre qu’il me tire une balle en plein cœur.

      «La police arrive. C’est dommage, nous allons devoir nous séparer, mais au moins je vais savoir que je vais devoir me méfier à chaque fin de représentation. Je ne pensais pas me faire accueillir de la sorte. Si tu penses que je vais te laisser gentiment me tirer dessus avec ton jouet, tu te trompes mon cher. Si tu veux me voir, il va falloir me trouver et je suis surement plus rapide que toi.»


    Un autre mouvement de ma part alors que le bruit des sirènes couvrait presque ma voix alors que je lui criais presque les derniers mots. Je me mettais à courir pour m’enfiler dans une des ruelles sombres qui se trouvaient au fond des rues. Je l’entendais courir derrière moi. Il est beaucoup plus rapide que je ne pouvais le penser.

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MessageSujet: Re: Don't loose control [Livre I - Terminé]   Mer 27 Avr - 15:25

    Je n'essayais pas de discipliner la chamade de mon coeur, qui battait décidément bien vite. J'avais peur, c'était ça le signe. Je n'y pensais pas et ne mettais pas de mots dessus, mais il était clair que j'étais effrayé. Et comme toujours, je ne combattais pas ce sentiment de terreur sourde. La peur était ma plus fidèle alliée. Pourquoi, me direz vous? Tout simplement parce qu'on m'avait depuis longtemps appris que la peur est la meilleure compagne du tueur. Quand on a peur, notre corps réagit. Si on se montre suffisamment fort de courage et de caractère pour ne pas s'enfuir, il me semblait clair que l'on devenait alors bien plus efficace. Quand on a peur, le corps devient plus alerte. Le coeur bat plus vite, ce qui rend la vitesse plus efficace. On est plus endurant, on ignore la souffrance. Qui plus est, notre ouïe se fait plus fine, comme pour se concentrer sur la menace. La vision aussi, se fait meilleure. Ne reste plus qu'à ne pas paniquer à la moindre chose qui bouge ou qui fait du bruit, et vous obtenez un soldat quasiment parfait de discrétion et de réflexe. Cependant, il fallait avouer que cette tactique demandait beaucoup d'expertise de la part de ceux qui étaient intéressés pour la mettre en oeuvre. C'était toujours délicat à gérer, et ça avait son revers utilisé contre les vampires. En effet, ceux ci pouvaient entendre votre coeur battre la chamade, sans compter qu'ils pouvaient aussi sentir jusqu'à votre sang battre vos veines. Cependant, j'avais l'avantage de sentir le vampire. Il était non loin, à ma portée. La victime s'était faite prédateur, et je n'avais plus qu'à assumer les conséquences de mes actes. Je devais la traquer, et la tuer. Quand ça voix s'éleva, je me stoppais, aux aguets, pour tenter de déterminer d'où venait ses mots. Qu'avait elle fait? Je n'en savais rien encore, mais je ne pouvais pas dire que je pensais qu'elle se trouvait plus haut que moi. Peut être sur les toits? Je n'en savais rien. Foutus démons, qui se mouvaient tels des araignées. Je me forçais à respirer calmement pour le coup. Peur et colère assureraient ma mort si je n'y prenais pas garde, et je ne pouvais ni le tolérer ni le permettre.


    | Tel est mon fardeau. Je suis devenu Guerrier de Dieu quand les tiens ont pris et tué ma femme. Ton engeance ne ressemble pas à la mienne, vampire. |


    J'avance encore dans la rue sombre. J'entends un petit bruissement. Elle saute sur les toits ou sur les murs. Je redresse donc ma visée et mon arme, pointant toutes les ombres que j'aperçois, tentant de dissocier de l'obscurité la vile noirceur de la suceuse de sang. Elle me dit que je n'avais pas le droit de la tuer tout comme elle n'avait pas le droit. C'était donc bien elle, il n'y avait pas d'erreur possible. Elle continuait de se fourvoyer en pensant qu'elle était quelqu'un de bon. Mais elle était vampire, et les vampires sont tous désastreux, porteurs de calamités. Je ne la croyais pas. Elle même ne devait pas se croire. Ils sont tous mauvais, pourris jusqu'à la moelle. Ce sera un plaisir que de la tuer.


    | J'ai tous les droits, suceuse de sang. Dieu le veut. |


    Le bruit des sirènes allait en s'approchant, et je savais que je n'avais plus qu'une fenêtre très fermée de quelques dizaines de secondes avant que la police ne soit sur les lieux. Mais même si les agents se précipiteront à l'intérieur avant de fouiller les alentours, je devais faire vite. La vampire me brava une dernière fois, alors qu'elle se mit finalement à courir. Je la poursuivis en courant l'arme à la main. Mais débouchant sur la rue et le visage illuminé par les gyrophares, je réfrénais ma course et rangeais mon flingue, avant de me faire repérer. Je marchais cependant d'un pas vif et discret. Si la vampire était curieuse, elle devait toujours être dans les parages...

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