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Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]
MessageSujet: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyMar 11 Aoû - 8:46




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d'Avril 2018

Aleks buvait rarement et ce grâce à sa première expérience complètement ratée. A l'époque elle avait été envoyée dans une famille tout ce qu'il y avait de plus classique, elle avait dix sept ans et mis à part une petite de onze et la mère elle était la seule fille au lieu des cinq autres garçons dont un qui était déjà majeur mais qui vivait encore sous la toit de la famille parce qu'il n'avait pas été placé, non lui c'était son véritable foyer. Et son passe temps favori quand il n'était pas question de larver en boxer sale dans la canapé était de les torturer doucement. Aleks n'avait rien dit car dans certaines familles c'était bien pire et les parents les traitaient plutôt bien, il n'y avait que ce crétin, Jason.

Cet été là la famille avait trouvé bonne l'idée d'aller faire du camping dans les montagnes. L'idée était même brillante pour les orphelins qui n'avaient que rarement l'occasion de s'échapper de la ville. Personne n'avait râlé et c'était dans la bonne humeur que les deux voitures s'étaient rendues à destination. Cela faisait quelques temps déjà qu'Aleks esquivait Jason à la moindre occasion, l'idée de se retrouver seule avec lui la mettait mal à l'aise pour une raison obscure. Le premier soir elle se réveilla en entendant du bruit autour de la tente alors que la petite avec qui elle partageait la toile dormait à poing fermé. Elle s'était donc retournée après avoir vérifié dehors qu'il n'y avait personne.

Ce n'est que le troisième soir qu'elle comprit d'où venait les bruits qu'elle entendait autour de sa tente une fois toute la famille endormie. Elle aurait préféré ignorer, ne pas connaître l'ivresse cette nuit-là. Mais il en avait décidé autrement.

« Aleks... Viens... »

D'un bond elle se redresse en entendant le murmure. La voix ne lui est pas inconnue et quand elle sort c'est un autre des gamins placés dans ce foyer qui lui fait face. Avant qu'elle ne soit complètement réveillée et en état de comprendre il lui prend la main et l'entraîne dans un coin reculé de la forêt. Elle les retrouve tous les cinq autour d'un feu à se faire passer des bouteilles.

« C'est quoi ce bordel ?! » demande-t-elle dans un murmure appuyé alors qu'ils éclatent de rire sans prendre garde au bruit qu'ils font.
« Détends-toi ! Personne ne nous entend. On s'amuse c'est tout. »

C'est Jason qui l'observe avec un air bizarre qui lui dit ça avant de rire avec les autres d'un rire gras. Visiblement ils ont déjà bien bu mais il n'est pas question de passer pour une petite prude. Et puis dans le fond elle en a envie, découvrir ce monde d'ivresse que tout le monde décrit avec extase. Alors la soirée continue, les bouteilles s'enchaînent ils rient de plus en plus fort de voir la tronche de celui qui boit grimacer après une bonne rasade d'alcool. Si elle n'y connaît pas grand chose Aleks reconnaît tout de même les étiquettes de bière, whisky, était-ce de la vodka en dernier ? Impossible de s'en souvenir mais une fois qu'ils étaient passés aux alcools forts les souvenirs sont un peu confus. Seule la brûlure du liquide lui reste bien ancré en mémoire. Ça et la suite quand tout le monde a fini par concéder qu'il serait peut-être temps de rentrer aux tentes en faisant le moins de bruits possibles. Sauf que lorsque la jeune femme s'apprête à les suivre quelqu'un la retient par le coude. Son regard tombe sur Jason qui lui fait signe de le suivre. Après un dernier regard vers les autres qui ont déjà disparu elle le suit, une légère boule au ventre. Il n'était pas laid, juste un peu stupide à son goût mais elle ignore les avertissements que son cerveau lui donne et le laisse s'approcher.

Vous vous demandez pourquoi l'alcool lui laisse un souvenir amer ? Parce qu'elle aurait aimé se perdre dans ses bras juste pour la nuit même si c'est pas exactement le menu le plus romantique du monde, non sa petite cervelle était grisée par l'adrénaline des premières fois et par une bonne dose d'alcool. Sauf que quand les choses sont allées un peu trop vite, qu'elle a voulu réduire la cadence, il ne l'a pas vraiment entendue, en y réfléchissant vraiment elle n'était pas certaine de l'avoir clairement exprimée, elle s'était débattue avec lui et ça ne lui avait pas réellement plu. En même temps elle lui avait laissé faire la totalité du chemin et tout d'un coup elle reculait, elle se mettait même à brailler qu'il devait la lâcher. Parce que si avec le temps elle avait appris à ne pas se laisser happer par la pleine lune au moins pour le premier et troisième jour, ce soir-là elle avait senti la bête répondre à la belle argentée. Heureusement elle avait réussi à s'échapper, à moitié nue dans la forêt avant de prendre la forme du chat bleu russe qui la caractérisait tant. Elle avait réussi à rentrer avant que tout le monde ne se réveille mais c'était tout juste. Elle avait perdu le contrôle d'elle-même, la nuit avait été compliquée et effrayante pour ce petit chaton en pleine jungle écossaise, elle avait la gueule de bois et surtout Jason avait pris ça pour lui personnellement.

Après ce jour-là il avait fait en sorte de lui rendre la vie impossible malgré ses excuses et son explication maladroite pour lui dire qu'elle ne s'était vraiment pas sentie bien. Il n'avait rien voulu entendre et quand ils se retrouvaient seuls il ne manquait pas une occasion de la rabaisser ou de l'insulter. Sur les derniers jours avant la majorité d'Aleks il faisait même des allusions appuyées devant tout le monde.

La jeune femme repensait à tout ça en fixant sa pinte. C'était bien la dernière chose à laquelle elle pensait repensait assise au comptoir d'un bar d'Edimbourg à broyer du noir. Elle n'avait pas réellement envie de rajouter ça à sa liste du soir pour déprimer. Elle se sentait seule au monde. Jusqu'à présent le mensonge de la vie de tous les jours avait été facile à supporter parce qu'elle avait du soutien derrière : la Meute, les autres Métamorphes isolés... Mais elle avait eu la brillante idée de se proposer pour approcher les Vampires et tenter de devenir la Pomme de Sang de l'un d'eux. Pour couronner le tout elle avait croisé une vieille connaissance qu'elle n'appréciait pas réellement a fait irruption dans sa vie. Bien entendu elle n'a pas clairement mis le bordel mais la tournure de la conversation l'a intriguée.

Appuyée sur un coude, la tête dans la main elle désespérait surtout quand elle repensait à ce Vampire et la peur de sa vie qu'elle avait ressenti en comprenant qu'elle avait pris un risque inconsidéré.

« J'aurais du fermer ma gueule pour une fois. » grogna-t-elle en vidant sa pinte avant de passer à la vitesse suivante : Whisky.

Le barman était étrangement soucieux de la savoir avec un verre vide à la main, elle ne du pas attendre bien longtemps pour être servie. L'avantage d'être mignonne, on ne va pas se mentir même elle sait qu'elle n'est pas laide pourtant ce soir c'est peut-être un peu plus compliqué de le deviner avec le peu de maquillage qu'elle a mis, son air clairement déprimé et en colère (un mélange qui ne la met clairement pas en valeur), son style simpliste : un jeggin en jean et un simple T-shirt noir mais les escarpins rattrapent probablement le coup. Lorsqu'elle sort un billet pour régler le verre le barman lui fait signe que ce n'est pas la peine. Ok mignonne peut-être mais pas au point que le barman la fasse boire à l’œil. Mais il lui indique un homme à l'autre bout du comptoir.

Avec un soupire elle ne prend même pas la peine de le détailler et oubli la courtoisie qui est de soit refuser le verre soit de rejoindre le gentil mécène. Non ce soir elle a juste envie d'oublier qui elle est et tout ce qu'elle doit faire le tout sans le moindre soutien en parvenant à concilier sa vie normale avec sa mission. Elle soupire en songeant que les espions de la CIA et autre doivent vivre un véritable enfer s'ils mènent ce genre de vie du début à la fin. Enfin, ça explique pourquoi très peu survivent dans les films.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptySam 22 Aoû - 19:25

Je me frotte les yeux d'une main, poussant un profond soupir. Dure journée... Et la soirée s'annonce pire encore. J'ai pu conduire jusqu'à Edimbourg sans que ma jambe ne me lance de trop, ce qui est une nette amélioration. Me rendre ici était une sorte de test... Je devais savoir si je pouvais réellement me passer de béquilles pour marcher. Si j'en crois les médecins, non, certainement pas. Mais depuis quand je me souciais vraiment de ce qu'on pouvait me dire ? Je n'avais pas le loisir d'attendre plus longtemps pour agir. J'ai simplement besoin d'une bière pour me détendre un peu avant de réattaquer. Je vérifie de temps à autres l'heure sur mon portable pour ne pas rater le coche. Toujours ainsi dans le métier... On a une fenêtre d'action à ne pas rater. Et en l'occurrence, avec elle, mieux vaut ne rien laisser au hasard. Je n'ai qu'à me tenir à ce que j'ai convenu, et agir en conséquence. Simple et rapide, du moins sur le papier.
Je suis tellement concentré sur ce que je dois faire que je suis entré sans vraiment regarder autour de moi. Je ne m'attendais pas vraiment à tomber sur des visages connus. Aleksandra, une métamorphe de la Meute... C'est plutôt inattendu de se croiser ici plutôt qu'à Wolfheaven. J'aurais quand même dû la repérer bien avant et ne pas me montrer si dissipé. J'attends que le barman soit à ma hauteur pour commander une bière, et lui remplir son verre par la même occasion.

Elle relève à peine la tête et pousse un soupir qui équivalait presque le mien. Bien... Voyons le bon côté des choses : Je ne suis pas le seul qui est venu noyer mes problèmes dans un petit verre et en a oublié la plus élémentaire des courtoisies. Même si, dans son cas, on dirait plutôt que c'est l'alcool qui va bientôt la noyer. Elle a déjà bien entamé sa soirée à boire en solitaire, ce qui expliquerait qu'elle ne fasse pas la moindre effort. Ouais, ça ne me viendrait même pas à l'idée qu'elle est un problème avec moi. Je décide de faire l'effort pour deux et fait glisser mon verre le long du comptoir jusqu'à ce qu'il entre en contact avec le sien, de quoi la sortir de sa torpeur. Je m'installe à côté d'elle sur un siège libre, sans m'encombrer de lui demander son avis. Je récupère mon verre en secouant la tête, prenant une gorgée.

- Hey, salut.

Je souffle un rire. Je penche la tête pour la regarder un peu mieux.

- Bordel Alek'... On dirait que t'es au bout de ta vie là. Je te préviens, je paie pas tout ceux que tu t'enfiles dans la soirée et je serais plus là pour te raccompagner après.
Malcom Hastings

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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyJeu 10 Sep - 0:21




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d'Avril 2018

Aleks devrait arrêter les frais tout de suite mais elle accepte le verre offert sans le moindre coup d’œil pour le généreux donateur. Elle n'a pas réellement envie de lui taper la causette juste pour la forme. Mais visiblement lui ne semble pas de cet avis.

Malcom... Elle l'observe avec des yeux vitreux en le reconnaissant alors qu'il est venu la rejoindre. Visiblement ça le fait doucement rire de la voir ainsi, au bout de sa vie. Ca le fait rire mais s'il savait à quel point elle pensait avoir touché le fond. Enfin entre nous elle l'atteindrait probablement si elle finissait ivre au point de plus bien tenir sur ses jambes. Pourquoi avait-elle mis des talons ? Elle avait du mal en temps normal à ne pas faire de faux pas en équilibre sur ces choses sans en rajouter. Surtout qu'en plus elle était de base grande, pour cette raison elle mettait rarement plus de hauteur.

« Tu rateras le super show de me voir essayer de marcher jusqu'à chez moi ce serait tellement dommage. » grimace-t-elle.

Malcom et elle n'ont rien en commun et s'ils se sont parlés elle n'en a pas gardé un souvenir impérissable. Elle sait juste qu'il fait parti de la Meute lui aussi, le reste ça le regarde. Elle s’appuie sur le comptoir, la tête posée sur le poing fermé quand elle daigne le regarder droit dans les yeux à travers les effluves d'alcool qui lui montent déjà à la tête.

« On va pas se mentir, tu veux pas savoir ce qui me tracasse et je veux pas en parler à quelqu'un que je connais à peine. En plus tu pues le Loup à des kilomètres à la ronde. »

Elle ignore si elle s'exprime trop clairement ou si elle un peu trop violente dans ses propos, elle ne fait qu'énoncer des vérités qui lui viennent à l'esprit tel quel. C'est aussi une des raisons pour laquelle elle ne boit pas, l'alcool a tendance à lever le filtre de sa timidité ou de son self-control. Mais bon au moins il sait qu'elle ne va pas non plus lui demander ce qu'il fiche ici malgré le fait qu'il soit plutôt mal en point.

« Mais merci pour le verre. » finit-elle par dire en levant son verre, entrechoquant le sien avec celui de Malcom et de prendre une gorgée du liquide brûlant.

Il n'était pas obligé de le faire et s'il ne l'avait pas fait elle n'aurait sans doute jamais remarqué sa présence. Et puis bon peut-être qu'il allait lui parler d'autres choses que toutes les conneries qui l'avaient conduites ici ce soir. Elle s'arma alors d'un maigre sourire, au moins elle pouvait rayer temporairement une des choses qui semblaient lui miner le moral : la solitude. Ce n'était qu'une maigre consolation, Malcom était clair sur un point : il ne lui tiendrait pas la coude toute la nuit.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyDim 13 Sep - 0:11

J'hausse un sourcil, un rien interrogateur, avant d'aviser les chaussures à talon qu'elle porte. Ah oui, évidemment. Je secoue la tête, dépité.

- Jamais compris pourquoi vous vous infligiez cette torture...

Je pousse un soupir retentissant à sa répartie. Vraiment, comme si j'avais besoin de ça. Je devrais éviter de payer des verres aux filles esseulées qui picolent dans leur coin, c'est toujours la même rengaine. Elles ne veulent voir personne et aimeraient bien qu'on les laisse se noyer dans leur verre. Enfin, c'est toujours ce qu'elles disent... Sauf que si c'était le cas, elles picoleraient chez elles et pas dans le bar miteux du coin. Alors j'hésite entre un élan de stupidité ou de masochisme de leur part... Peut-être un peu des deux ? Je me souviens encore de la dernière fois que j'ai croisé une fille dans son état. Bizarrement, la soirée a fini en fusillade et je n'ai même pas tiré mon coup. Enfin je n'étais pas venu lui adresser la parole pour repartir en bonne compagnie, ma remarque annonçait clairement les faits. Je comptais tirer quelqu'un d'autres, à vrai dire.

- Je ne pue pas le Loup. Je suis un métamorphe, comme toi. Et jusqu'à preuve du contraire... On est tous les deux parfaitement humain et incapable de sentir une telle odeur de chien mouillé à des kilomètres. Encore heureux, même. Je sens déjà suffisamment bien ta propre haleine chargée d'alcool sans ça.

Elle veut être directe ? Ce n'est pas moi qui vais être indisposé par tant de franchise. Même si je me doute qu'elle parle sous le coup de quelques verres en trop... Ca a le mérite d'être comique et de donner envie de s'attarder un peu. Oui, simplement pour savoir quelles conneries elle va pouvoir débiter avec un verre en plus. Dans mon cas, je ne balance bien que des évidences.

- Non, on va pas se mentir ma belle. Je m'amuse beaucoup de te voir aussi minable ce soir, tellement que je suis prêt à te payer tes prochains verres... Note ma générosité. Et je serais ravi de t'entendre parler de ce qui te tracasse. Laisse-moi deviner, tu as perdu ton chien c'est ça ?

J'entrechoque mon verre avec le sien. Je rentre dans son jeu. Je la provoque, pour la forcer à sortir de ses gonds, à tout déballer. Je n'ai pas la moindre idée de si ça peut fonctionner, mais je m'en moque totalement. Je ne ménage personne, pas plus aujourd'hui qu'autrefois. J'aurais pu me montrer aimable, peut-être, si elle en avait fait de même. Mais autant ne pas se voiler la face... Je peux être un vrai connard à mes heures perdues. Et le pire, c'est sans doute que j'adore l'être.

- Dire que je te prenais pour la petite métamorphe bien droite dans ses chaussures, timide et incapable de faire de vagues, à adorer s'occuper des gosses et peiner avec la violence des Loups... Finalement, j'avais tout faux. T'es même pas bien dans tes chaussures en prime !
Malcom Hastings

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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyVen 6 Nov - 1:55




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d'Avril 2018

« En attendant toi comme les autres vous êtes bien contents de pouvoir apprécier une silhouette mise en valeur par ces instruments de torture. Et certains talons peuvent servir d'armes mortelles, c'est pas complètement inutile. »

Plaisanterie et ton sérieux à la fois, elle n'a cependant aucune envie de passer la nuit à philosopher sur l'utilité des talons. Elle l'écoute parler de leur odorat qui n'est pas capable de distinguer les odeurs lupines. Il doit être comme les gens qui ont le nez dans la merde en permanence et qui sont incapables de savoir quand ils ont marché dedans alors. Parce qu'il y a clairement une différence avec l'odeur humaine et encore plus avec celle des vampires. Mais si lui il ne fait pas la différence, il y en a d'autres qui la sentiront la différence. Lorsqu'elle entend sa remarque au sujet de son haleine il ne lui vient pas grand chose à part un truc étrangement puéril : elle lui tire la langue tout en levant les yeux au ciel.

« Tes antennes sont brouillées si tu fais pas la différence entre un humain et un Loup. » dit-elle en avalant une nouvelle gorgée d'alcool qui lui brûle la gorge. « Et mon haleine te zut. »

Impossible d'être vulgaire. Les années en pensionnat ou dans des familles d'accueil très strictes ne lui ont pas donné l'occasion de s'habituer à dire des gros mots et pour finir son travail non plus. Elle fait très attention à ne pas dire de mots trop osés en permanence pour éviter de faire une boulette devant une vingtaine d'enfants.

Elle pourrait se montrer choquée de voir que le spectacle qu'elle lui offre semble tant l'amuser mais dans le fond elle s'en fiche. Elle n'est pas venue pour parler de ce qu'il ne va pas. Sinon elle aurait plutôt pris un rendez-vous chez un psy ou aurait déjà tout déballé au barman qui avait déjà tenté une approche il y a trente minutes mais qui avait renoncé bien vite à son grand soulagement. Elle rit lorsqu'il parle du chien, souvenir de son excuse à deux balles pour traîner dans le quartier vampire. Il essaye de la provoquer pour qu'elle lui raconte tout ce qu'elle a sur le cœur ? Qu'il tente sa chance dans plusieurs verres, pour l'instant sa langue est bien scellée sur les vrais sujets sensibles.

« Une véritable âme charitable, le Seigneur te le rendra Malcom. J'ai pas de chien... Enfin j'ai fait croire que j'en avais un mais c'est une histoire tordue et pas très distrayante pour toi. »

Pas question de lui parler de ça. Surtout qu'il continuait de l'attaquer. A quoi jouait-il dans le fond ? Qu'elle lui colle une bonne gifle pour lui prouver qu'elle n'était pas juste la fille sage qu'il pensait voir jusqu'à ce soir ? Mais elle n'a pas l'intention de rentrer dans son jeu et c'est avec un sourire amusé qu'elle lui répondit.

« Moi qui pensais que tu étais juste un con j'ai tout faux aussi. T'es un connard Malcom qui s'amuse du malheur des gens. »

Et parce qu'elle était fâchée d'avoir fini par devenir grossière elle lui colla un coup de pied dans les tibias. Voilà un des avantages à porter des talons à plate-formes plutôt que des ballerines : ça faisait bien plus mal quand ça atteignait la cible. Mais le petit manège de la jeune femme n'était pas passé inaperçu, à moins qu'elle ne parle trop fort. Qu'importe comment ou pourquoi le barman revint vers eux.

« Un problème Mademoiselle ? »
« Tout va bien ! » déclare-t-elle en passant un bras sur les épaules de Malcom. « L'amour vache. » explique-t-elle avec un faux sourire.

Elle a beau être à un stade très avancé d'ébriété, elle sait qu'elle n'a pas les moyens de payer la suite de la soirée. Si Malcom s'en va ou décide de ne plus rien lui payer elle n'a plus qu'à rentrer à la maison donc entre subir sa connerie ou rentrer sur un sentiment d'inachevé elle a fait son choix.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyLun 23 Nov - 9:58


- C'est pas l'emballage qui compte ... C'est seulement ce qu'il y a à l'intérieur, ma belle.

Je lui rends un sourire narquois, me penchant sur elle. J'ai l'impression que je la mets mal à l'aise, mais que la petite refuse de céder un pouce de terrain en changeant de table, ou même de bar. Elle a raison, je serais bien foutu de la suivre simplement pour m'amuser encore un peu à ses dépends. Enfin l'heure tourne et j'aurais bientôt mieux à faire. Je profite simplement de me détendre avant de rendre visite à une chère collègue qui risque d'avoir un répondant bien plus mortelle qu'Aleks. Ouais, parce que me tirer la langue, ça se pose là.

- Arrête de faire ta gamine, t'as passé l'âge non ? C'est quoi, ta forme, déjà ? Quelque chose d'assez inoffensif, je crois bien ?

Je suis étonné que, vu le peu de fois où nous nous sommes parlés, elle ait réussi à remarquer que ma forme favorite est celle du papillon. Ils ne sont pas si nombreux à le savoir, vu que je passe mon temps à revêtir celle d'un Loup en présence de la Meute. Perspicace alors... Ou fouille-merde, c'est selon. J'hausse un sourcil en l'écoutant me... Zuter. Ok. A force de travailler en école de maternelle ou je-ne-sais-quoi, le niveau mental semble régresser. Et avec quelques verres en plus dans le nez, est-ce que ce sera pire ? Juste pour étayer ma théorie, je commande un whisky de plus pour elle.

- J'aime bien les histoires tordues, au contraire. Elles seront encore meilleures quand tu auras un peu trop bu.

Je lui rends un sourire en coin, qui se crispe un peu vite quand son pied rencontre mon tibia. Quelle garce ! J'ai bien fait de me mettre à sa droite pour épargner ma jambe blessée. Elle n'aurait pas été la première fille à me faire le coup.

- Je suis pas un con, mais un connard ? Mais putain, quelle répartie ! T'as raison, ton malheur m'amuse. Je t'offre des verres pour te noyer dedans, à prendre ou à laisser. Défoule-toi, mais compte pas sur moi pour te consoler.

J'ai pas le temps d'en dire davantage que le barman fait demi-tour. Je m'attendais à ce qu'on me réclame des comptes, mais c'est à elle qu'il s'adresse. Marrant, ça. Même quand je ne suis pas en tort, avec ma gueule, c'est souvent moi qui trinque pour deux. Je la laisse se dépêtrer comme elle peut, buvant une gorgée pour faire passer... Que je manque de recracher quand elle parle d'amour vache et me passe un bras autour des épaules. Cette fille est bien trop lunatique pour moi... A moins qu'elle soit juste intéressée et qu'elle a décidé de les prendre, ces verres que je lui offre.

Je rends un regard entendu au barman, pour lui faire comprendre que ça ne me pose pas de problème.

- Ouais, c'est rien. Elle aime quand c'est brutal.

Je l'entends rire avant de s'éloigner, nous jetant un regard goguenard. Ca m'amuse, mais elle, certainement moins. Je me retourne vers Aleksandra et lui rend un regard interrogateur alors que je sens encore son bras sur mes épaules.

- Alors, t'accouches ? Tu comptes pas me faire un câlin quand même ?

Malcom Hastings

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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyLun 23 Nov - 15:52




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d'Avril 2018

« J'ai jamais entendu une connerie aussi hypocrite. » dit-elle en réponse à sa conviction au sujet de la beauté intérieure.

Elle espérait bien que la beauté intérieure n'était pas mise à la poubelle mais soyons honnête, les hommes regardaient plus volontiers une femme ayant les bonnes formes là où il faut.

Passer l'âge de faire des conneries comme tirer la langue c'était certain. Aleksandra n'était certainement plus une enfant mais qu'importe vu son taux d’alcoolémie actuel. Elle fronça les sourcils quand il rétorqua que sa forme habituelle n'avait rien d'effrayant. Okay un chat n'est pas la chose la plus flippante mais quand même. Il pouvait parler... D'ailleurs depuis quand elle se souvenait qu'il était un papillon ? Passons, il y a beaucoup de choses que la jeune femme sait mais qu'elle note comme étant des informations inutiles jusqu'à ce qu'elle imagine des petites antennes sur la tête de Malcom qui a beau se foutre de sa tronche elle en fait de même en silence. Personne a dit que c'était très adulte comme comportement mais heureusement elle ne montrait pas toute l'étendue des dégâts.

« Un chat bleu russe... C'est toujours plus agressif que certaines formes et ça a le mérite d'être discret. » se vante-t-elle.

Elle pourrait lui dire aussi que grâce à sa forme si inoffensive à ses yeux elle pouvait ouvrir bien des portes mais la conversation ne portait pas vraiment sur ce sujet. Il essayait de lui tirer les vers du nez pour savoir ce qui la déprimait. Combien de temps tiendrait-elle avant de soit partir soit lui raconter ce qui la rongeait réellement ? Le pire c'est qu'il semble s'en douter parce qu'il rajoute des verres sur sa note et insiste pour qu'elle lui raconte tout.

A la réflexion mieux vaudrait qu'elle parle avant d'être encore plus soûle et d'en dire beaucoup trop. Le tout c'était de songer à sa dignité et de ne pas se mettre à pleurer ou ce genre de choses. Non pas qu'elle en ait réellement envie tout de suite. Elle ouvre la bouche pour lui répondre quelque chose de plus grossier que connard, vu que ça le choque tant que ça qu'elle se contente de ce stade sauf que le serveur semble s'intéresser à leur cas. Elle décide de jouer le jeu et parle simplement d'amour vache tout en passant le bras autour de ses épaules. Il faut environ une longue minute avant qu'Aleks réagisse aux propos de Malcom.

« Même si j'en avais besoin je préférerais me faire vider de mon sang par une sangsue. » lâcha-t-elle d'un ton amer en remettant une distance raisonnable entre eux.

Elle prit le nouveau verre qu'elle observa en réfléchissant. Il voulait absolument qu'elle parle et elle voulait qu'on continue de payer pour ses consommations. Après tout qu'est-ce que ça pouvait lui coûter de lui parler ? Il la prenait déjà pour une fille barbante et coincée et de son côté elle se fichait pas mal de lui faire bonne impression.

« C'est trois fois rien... Je me suis proposée pour approcher des vampires, j'en ai rencontré un et j'ai bien crus que j'allais y passer. Voilà t'es content ? J'ai eu la trouille de ma vie et maintenant je me dis que je suis coincée dans cet enfer. »

Accoudée au comptoir du bar, le menton dans les mains elle l'observait pour voir sa réaction sans en attendre beaucoup de sa part. Mais maintenant qu'elle avait commencé...

« Mais c'est rien j'ai la poisse, je vais finir par m'y habituer. Ce vampire, toi qui décide de m'emmerder le seul soir où je veux déprimer en paix, l'ancien appartement de mon père qui va être détruit, toi le parfait petit connard, je trouverai jamais qui a bien pu être ma mère... Je t'ai dis que tu étais ma petite cerise sur le gâteau de ma poisse monumentale ? » demanda-t-elle avec sarcasme.

Elle lui lança un dernier regard noir avant de prendre une nouvelle gorgée. Maintenant qu'il savait tout il pouvait repartir vaquer à ses occupations pendant qu'elle tenterait de rentrer chez elle en un seul morceau.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyJeu 26 Nov - 12:19


J'hausse un sourcil, interrogateur, avant de me rendre compte que nous ne sommes clairement pas sur la même longueur d'ondes... Et lâcher un bref rire.

- C'est hypocrite de dire que tu remplis bien ton soutif ?

Un chat... Ah oui, ça me revient. Comment j'ai pu l'oublier ? J'ai en horreur les chats, et pour cause, ces bestioles n'ont eu de cesse de chercher à me tuer depuis l'âge de six ans. Quand je me suis retrouvé dans la rue, le plus simple pour subvenir à mes besoins restait de voler quelques riches maisons. Et quoi de mieux pour faire qu'un papillon qui s'insinue entre chaque interstice de portes, de fenêtres, avant de passer toute surveillance en parfaite discrétion ? Oui mais une maison sur trois comprend un chat... Et ces sales bêtes se font un plaisir de chasser le papillon de nuit comme de jour, à bondir partout pour chercher à m'atteindre. Alors, oui, j'ai vraiment en horreur les chats.

Je grimace, d'un air mauvais, avant de lâcher sur un ton seulement pour moitié ironique :

- Mouais. Des putains de tueurs ...

On attend tout deux que le serveur reparte pour entrer dans le vif du sujet. Le chat lui va comme un gant, en y repensant. Cette fille est une vraie sauvage, malgré ses airs de fille de bonne famille. Elle finit tout de même par se détendre et cracher le morceau, me laissant profondément sceptique devant mon verre.

- Les sangsues, sérieusement ? Mais quelle idée ... T'as de la chance qu'il t'ait pas vidé de ton sang jusqu'à la dernière goutte. T'avais quoi en tête en faisant une chose pareille, hormis chercher à crever plus vite que prévu ?

Ca me dépasse... Mais elle n'a peut-être pas combattu durant les années sanglantes. Je ne peux pas oublier les regards que les vampires me jetaient avant de se ruer vers moi, parfois même au mépris du danger que pouvaient représenter les lycanthropes. On en a entraîné un certain nombre dans la mort ultime ainsi. Je n'aimais pas ce rôle d'appât, mais c'était efficace. Maintenant que la guerre est finie et qu'une paix fragile s'est installée, je fais tout mon possible pour ne pas croiser leur route. Si on m'attribue un contrat sur un vampire, je me tiens derrière un fusil de sniper avec une balle en argent, à bonne distance. Ou, comme à la dernière nuit avec Tania, je m'assure de les tuer avant qu'ils n'aient la moindre chance de planter leurs crocs dans ma chair.

Un nouveau rire secoue mes épaules, tandis que la métamorphe continue son monologue. Je devrais me renommer Malheur vu à quel point je parais capable d'empirer son quotidien.

- Ouais. Tu l'as dit rien que trois fois, intercalé entre chacunes des merdes que tu me cites... Tellement que j'ai rien compris. Soucis familiaux ?

J'ai du mal à suivre. C'est principalement ce qui ressort de son discours. Je secoue la tête, avant de reprendre une gorgée. Je lâcher avec sérieux, sans pouvoir retenir une certaine amertume qui doit encore me coller à la peau, malgré les années :

- Tu devrais les laisser tomber.
Malcom Hastings

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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyJeu 26 Nov - 15:10




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d'Avril 2018

Aleks hausse les sourcils quand il lui explique un peu plus clairement ce dont il parlait en parlant d'intérieur. Tant pis pour l'espoir futile qu'il puisse songer à autre chose qu'au physique en vérité. Mais en même temps il a raison, qui regarde avec envie une personne plutôt disgracieuse au premier abord ? Pas grand monde, même si cela ne veut pas dire que... Bref, pourquoi on s'embrouille dans des réflexions pareilles ?

« Oh... Ben non c'est pas hypocrite... Hm... »

Serait-ce de la gêne ? Passons, il parle de sa forme habituelle. Un chat, pas sûr qu'il apprécie outre mesure ces animaux vu sa forme à lui. Elle ricane même à sa réflexion en songeant au nombre de fois où elle s'est vu en train de sauter en l'air juste dans l'espoir de capturer un de ces spécimens si fragiles entre ses griffes.

Elle lui lance un regard mauvais quand il réagit à son aveux sur les vampires. Comme si elle n'était pas au courant du danger qu'ils représentaient pour eux. Elle s'octroie une nouvelle gorgée de son verre en se torturant pour savoir si oui ou non elle lui parlait de ce qu'elle avait pour mission. Après tout il faisait parti de la Meute, il était loin d'être faible donc peut-être qu'il pourrait lui donner des conseils s'il avait eu des mésaventures avec l'un d'entre eux.

« Contrairement à ce que tu peux penser je ne suis pas suicidaire... J'ai juste eu une idée qui paraissait géniale sur le papier mais qui l'est un peu moins sur le terrain. C'est de l'espionnage tout simplement. » finit-elle par dire en baissant la voix pour que personne n'entende à part lui.

Elle l'observe d'un air neutre rigoler à ses malheurs. Elle s'en doutait mais c'est quand même vexant de le voir faire. Soucis familiaux... Si cela pouvait être aussi simple. Elle ne pouvait rien faire pour l'ancien appartement de son père, les travaux de démolition avaient déjà commencé et rien ne les arrêterait. Elle avait tellement aimé cet appartement. Non seulement parce que c'était son dernier lien avec une famille mais aussi parce qu'au cours de sa vie elle y était retournée et avait été plus ou moins adoptée sous sa forme de chat par les anciens locataires.

Quand finalement il lui suggéra de laisser tomber elle fronça les sourcils pour essayer de comprendre ce qu'il voulait dire par là. Ok pour l'appartement elle ne pouvait rien faire mais pour sa mère, elle pouvait continuer de chercher. Chercher avec quoi ? Sa conscience embrumée se foutait ouvertement de sa tronche de continuer d'être aussi naïve après toutes ces années.

« T'as raison... J'aurais juste voulu savoir qui était ma mère. Mon père ne m'a rien dit à son sujet et la seule chose que cette femme doit savoir de moi c'est où on vivait à l'époque. J'aimais vraiment cet appartement, après nous c'était une famille qui y vivait, ils étaient sympas j'ai vu la famille grandir... »

Elle regardait d'un air sérieux son verre sans avoir la moindre intention d'en boire une seule goutte de plus pour l'instant. Elle avait déjà la tête qui lui tournait et à ce rythme elle serait sans doute bientôt malade.

« Je peux pas arrêter d'y penser. C'est pas juste un bouton off sur lequel on appuie. Tout le monde est pas aussi émotionnellement déficient que toi. » dit-elle finalement d'une voix pâteuse en se tournant vers lui.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyLun 30 Nov - 15:10


Je lâche encore un bref rire quand elle me répond avec une gêne bien visible. Elle a compris à côté de la plaque, de toute évidence. Elle a dû se tromper de personne, ou avoir l'infime espoir que je puisse être romantique dans mes dragues. De la connerie, en bref.

Je lui lance un regard en coin et reprends une gorgée à l'écoute de son rire moqueur. C'est ça... Qu'elle rigole. Les chats le font bien moins quand je me métamorphose en loup devant eux pour leur grogner dessus. Je me retrouverais peut-être à lui faire le coup un jour, pour rire à mon tour à ses dépends. Mais j'ai déjà bien de quoi faire à ce propos actuellement...

J'hoche la tête. Je comprends bien où elle veut en venir, mais c'est quand même une putain de mauvaise idée d'aller ainsi au devant du danger avec les vampires. Je baisse d'un ton et me rapproche d'elle, m'affalant à moitié en m'accoudant au bar, subitement sérieux.

- C'est l'Ulfric, qui te demandait de les espionner ? C'était pour en apprendre plus sur le meurtre de notre ancienne Lupa ? T'as peut-être eu une brillante idée qu'il ne valait pas mieux que tu appliques par toi-même. T'aurais su te défendre ou fuir en un battement d'ailes en cas de problèmes ?

C'est une vraie question. Je n'ai pas la moindre idée de si l'instit sait se débrouiller si ça tourne au vinaigre, ou si on lui a juste appris à ne pas sortir de gros mots devant les gamins qu'elle se coltine quotidiennement. Je crois avoir réussi à la vexer, mais elle ne s'arrête pas pour autant en si bon chemin. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle se laisse aller à quelques confidences supplémentaires, surtout vu comment notre conversation s'est engagée. J'hausse les épaules. Les histoires de famille... Ca me dépasse totalement.

- Comment ça se fait, que tu connais pas ta mère ? T'es bien sortie de quelque part.

Je me souviens encore quand ma mère m'a retrouvé, dans la rue, et a cherché à me convaincre de revenir. Elle pleurait, encore et encore... Même maintenant, cette image me dégoûte. Je l'associe encore à cette foutue faiblesse dont j'espère ne pas avoir hérité. Sauf que je suis quand même allé voir ce dont elle me parlait, ce type qui aurait pu m'accueillir et cette soeur que je n'ai jamais connu... Sauf qu'ils avaient déménagé. J'ai trouvé une autre famille à la place, qui n'a strictement pas compris ce dont je leur parlais.

Je me passe une main sur le visage et réclame un autre verre, cette fois pour moi. C'est juste une coïncidence... Et je n'ai nullement l'envie de poser cette question. Je me maudis déjà quand elle passe mes lèvres.

- C'est quoi l'adresse ? Et leur nom ?

Et d'autant plus à l'entendre me traiter d'émotionnellement déficient. J'aurais préféré lui donner raison sur ce coup-là.

- C'est ce bouton off qui permet de tenir quand tout part en vrille. C'est le présent qui importe. Et tu le gâches, à remuer sans arrêt le passé, à le laisser te ronger. Les regrets finissent par altérer la saveur qu'à la vie, et elle est bien trop courte pour en nourir constamment. Tu devrais prendre exemple, au contraire. Tu te sentirais libérée d'un poids.

Je ne parle pas du contrecoup que ça m'engendre parfois, à péter un câble et tout envoyer en l'air. J'ai toujours été dans la démesure, et ça ne va pas changer. Je suis sûr que ça lui ferait du bien de se lâcher un peu, à elle aussi, même si ça n'a pas l'air d'être dans sa nature.
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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyLun 30 Nov - 18:03




Quand y en a marre, y a Malabar


Première quinzaine d’Avril 2018

Aleksandra l’observe distraitement passer du rire au sérieux complet lorsqu’elle lui explique le fond de l’idée. Le voir s’affaler sur le bar pour se rapprocher ne la choque même pas outre mesure, preuve sans doute qu’elle a largement dépassé son seuil de tolérance extrême à l’alcool. Elle l’écoute tout en songeant à son verre, il faut qu’elle arrête avant de devenir une véritable épave, déjà que c’est pas bien brillant.

« C’est mignon on dirait presque que tu te fais du soucis. L’idée c’est de trouver un Vampire assez haut placé pour en savoir un maximum que ce soit sur le meurtre de la Lupa, leurs objectifs à venir… Tout ! Et pour ce qui est de se débrouiller je sais faire. Tu crois que j’ai fait des bulles pendant toutes ces années ?! »

Elle faisait un effort considérable pour ne pas parler trop fort mais sur la fin l’agacement de se voir traitée comme une petite fille fragile lui fit perdre un peu le contrôle et le ton monta un tout petit peu. Pas grand-chose pour le commun des mortels mais quand on connait la jeune femme on sait qu’elle n’est pas ravie.

Le sujet dévie sur ses problèmes personnels qu’elle a laissé échappé et c’est avec un soupire qu’elle lui répondit à sa question au sujet de sa mère.

« Qu’est-ce que tu crois ? Je ne suis pas Hobbit, je sors pas d’un trou ! J’en sais rien, je suis née elle est partie en me laissant sur le pas de la porte de mon père et il n’a jamais voulu m’en parler. Il voulait attendre que je sois plus grande, sauf qu’il est mort avant. » dit-elle d’un ton grave en le fixant droit dans les yeux.

Elle était presque certaine d’avoir bon sur sa référence du Seigneur des Anneaux. C’est pas comme si elle avait vu ce film une centaine de fois mais bizarrement c’était la première chose qui lui était sorti de l’esprit.

D’abord choquée de la question, Aleks prend le temps de le dévisager quelques secondes bouche bée en essayant de comprendre en quoi tout ça l’intéresse. Mais bon de toute manière elle lui a quasiment dit le plus important à son sujet c’est pas des petites informations bidons qui vont lui coûter quoi que ce soit.

« Sighthill Loan à Edimbourg et c’était les Johnson. Qu’est-ce que ça peut te faire ? T’as vraiment des passe-temps malsains… »

Elle l’écoute alors lui conseiller de prendre exemple sur lui si elle ne veut pas gâcher sa vie. Peu importe le seuil de tolérance elle a besoin de cette nouvelle gorgée même si elle le regrette juste après l’avoir avalée. Le verre toujours à la main elle le regarde d’un œil vitreux. Dans le fond ça ne devrait pas être difficile de faire un trait sur le passé. C’est pas comme si elle en avait véritablement un. Toutes les familles dans lesquelles elle s’était incrustée de manière passagère avaient été un moyen d’oublier qu’elle n’en avait pas. Et aujourd’hui elle avait la Meute, c’était fait pour durer. Elle faisait réellement partie de cette famille.

« Un point pour toi Malcom boule de gomme. Alors je vais arrêter de prendre racine dans ce trou à rat à t’amuser pour ta soirée et rentrer avant que je ne puisse plus le faire. »

Elle amorça un geste pour descendre de son haut tabouret, prenant largement appui sur l’épaule de Malcom. Il fallu quelques secondes pour qu’elle puisse être certaine de tenir vraiment debout mais au final ça semblait tenir la route.

« T’attends pas à un câlin, t’es quand même un crétin. » dit-elle avec un sourire.

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MessageSujet: Re: Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé]   Quand y en a marre, y a Malabar [Livre III - Terminé] EmptyMar 1 Déc - 15:16


Je lâche un bref rire, pour toute réponse. C'est bien la première fois qu'on me sort du "C'est mignon"... Et je ne le prends pas forcément bien, même après réflexion. Je m'inquiète pour elle ? N'importe quoi.

- Te fais pas trop d'illusions, tu risquerais de tomber de haut.

J'hausse les épaules.

- C'était pas une mauvaise idée en soi. Ca peut-être bien utile pour les tenir à l'oeil... La mauvaise idée était peut-être bien de t'envoyer. T'as foiré ton coup.

Elle est déjà suffisamment bien agacée et le ton monte, mais j'en rajoute encore une couche. Peut-être parce que je n'ai pas apprécié sa remarque, mais en vérité, Aleksandra n'a pas l'air d'avoir les tripes pour un travail pareil, alors autant la dissuader. Un autre s'en chargera pour elle. Ca vaudra mieux pour tout le monde.

J'hausse un sourcil quand elle me parle de hobbit qui sort de son trou. Ok... Je viens de lui coller l'étiquette "geek" sur la figure à côté de toutes les autres que je lui avais déjà assignés.

- Techniquement, si. Tu sors d'un trou. Mais on va peut-être pas épiloguer sur ce sujet. Bref, je résumé : T'es orpheline, tu cherches à tout prix à te rattacher à une famille, depuis le décès de ton père, en cherchant une inconnue évaporée dans la nature... Bon, pourquoi pas. Mais à ta place, je me raccrocherais à quelque chose de tangible. Tu as la chance de faire partie de la grande famille qu'est la Meute, ça devrait te suffire.

Elle vient de me stopper net dans mon discours pour lui expliquer la différence cruciale entre avoir une famille et se préoccuper des liens du sang. Je me tais subitement, et l'observe avec une perplexité grandissante. Sighthill Loan. Edimbourg. Johnson. Impossible. Je débloque. Je me redresse un peu trop vivement et fouille dans ma mémoire les bribes d'informations que m'avaient communiqué ma mère à l'époque. Je me suis rendu à cette adresse, sur le tard. Une autre famille s'était installée à leur place et... Putain de merde.

Je réintègre la réalité en l'écoutant prononcer mon nom. Je la dévisage comme si elle était une parfaite inconnue qui venait de s'attabler à côté de moi. Je cherche le moindre détail sur ses traits qui pourraient réfuter ces hypothèses. J'ai envie d'exploser de rire, mais aucune réaction ne me vient dans l'immédiat. C'est pas vrai. C'est bien quand on arrête de chercher que tout vous tombe au coin de la figure. Sa version concorde si bien avec les propres éléments en ma possession qu'il est impensable de nier cette évidence.

J'ai bien une soeur. Et elle se tient devant moi.
Aleksandra Blaszak.

- Attends...

Elle est prête à partir. Je la sens s'appuyer sur mon épaule pour se remettre sur pied. Il faudrait que je l'arrête, que je lui hurle au visage. Je la regarde sans rien faire. C'est bientôt l'heure. Je songe à ma mission de ce soir. Je dois tuer un homme. Je risque de me retrouver en face à face avec une tueuse à gages. Je me suis déjà pris une balle dans la jambe, mais je tiens quand même à y aller, pour finir le travail. Elle a peut-être raison. Je suis émotionnellement déficient. Je viens d'apprendre que c'est elle, mais les mots ne me viennent pas. Je ne tiens pas à les prononcer, pas maintenant.

- Non, rien.

Je la laisse s'éloigner.
Je nourrirais peut-être bien un regret dans ma vie, finalement.
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