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Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Mar 7 Déc - 22:38

    J'aimais vaquer à mes obligations la journée, plutôt que la nuit. Avec le temps, j'avais de moins en moins besoin de sommeil. Peut être qu'un trop plein de nourriture y était pour quelque chose? Ou était ce sinon le fait que j'avais de moins en moins d'activités physiques? Je n'en savais rien, les expériences que j'avais réclamais aux bureaux principaux de l'entreprise True Blood à Tokyo ne donnaient rien, pour l'instant. Une activité cérébrale importante, plus que chez les humains, chez apparemment l'intégralité de notre espèce. Ils avaient aussi pu me confirmer ce que je savais déjà, sans pour autant l'expliquer. La régénération venait du sang, alors que nos tissus étaient comme morts; dans un sommeil étrange des cellules, qui ne s'irriguaient qu'en présence d'une forte quantité de sang, qui se répandait dans tout notre organisme. Du coup, des organes morts pour la plupart, qui ne nous servaient plus à rien. Ni vraiment vivants, ni tout à fait morts... mais tout restait encore à découvrir, et je souhaitais le faire avant que les principaux gouvernements humains du monde ne se mettent eux aussi à avoir l'idée lumineuse de nous décortiquer pour apprendre à nous connaître... J'avançais lentement dans les rues de Glasgow, satisfait de sentir le soleil sur mon visage. Je me rappelais encore de la première fois, où, après une vile incarcération dans un cercueil d'argent, je m'étais rendu compte que je disposais de cette capacité... grisante révolution, qui faisait de moi un dieu parmi les vampires.


    Personne ne faisait attention à moi. Je marchais plus lentement que quiconque, d'un pas lent et assuré. Personne ne vint me bousculer. J'étais habillé assez richement, aujourd'hui. Une écharpe de soie noire, plus décorative que fonctionnelle. Un grand et large manteau en coton d'un gris foncé, alors que je portais des chaussures italiennes de qualité et un pantalon de lin venu des plus grands tailleurs français. J'étais bien conscient que dans ce monde d'apparence, je me devais d'exterioriser un maximum ce que j'étais. Mon teint pale, presque blanc comme la neige, ne contrastait que fort peu avec celui des écossais présents partout autour de moi dans la rue. Sous ces latitudes, peu nombreux étaient ceux qui bronzaient réellement. Ma chevelure noire comme la nuit contrastait déjà plus, au milieu de tous ces blonds et ces roux. Mais c'était dans ma démarche que résidait la principale différence, et dans mon regard; mes yeux étaient comme deux billes de nuit enchâssées dans un oeil blanc comme la lumière divine.


    Aujourd'hui, je voulais voir un des plus hauts responsables de la firme que je dirigeais, True Blood. Il résidait en plein centre ville; il en avait les moyens. Hugh Tannen. Un cadre supérieur qui s'occupait de l'approvisionnement, de la production, des relations avec la maison mère et surtout, qui avait été pervertit au plus profond de son âme par mes créatures de la nuit... Oui, je devais le voir. Nous ne consommions pas assez de True Blood à l'échelle nationale. Il devait falsifier pour moi les documents de production, afin que je puisse transmettre au grand public des chiffres -fictifs- de consommation de Tru Blood en constante augmentation, mais du même coup d'un nombre toujours plus important de vampires se nourrissant par ce biais. S'il était de plus en plus admis que mes sous fifres se nourrissent du sang de volontaires, il restait toujours délicat d'expliquer à une mère que son fils se fait saigner au lit par une vampire qui lui donne l'orgasme tout en lui prenant sa force vitale, vous ne croyez pas?


    Il me fallut un bon moment pour arriver à l'endroit. Je n'eus pas besoin de sonner. Ma force supérieure suffit à me faire entrer, même si la serrure du bas du bâtiment en avait pris un coup. Je grimpais les escaliers, en me demandant si je tomberais bel et bien sur l'humain. Il y avait de fortes chances qu'il travaille au final, voire même qu'il s'adonne à ses petits plaisirs pervers avec des nocturnes rouges. Je souris. Ces humains ne se rendaient même plus compte qu'ils nous donnaient des armes pour les détruire, sans même avoir recours à la violence. Bientôt viendra le jour où tels des dieux, nous prendrons qui nous voudrons pour saigner et coucher pendant de grandes fêtes orgiaques, sanglantes, purificatrices...


    Je toquais finalement à la porte, quand j'arrivais devant. Je devais être invité à entrer, sinon, je serais condamné à rester sur le seuil... j'avais énormément d'avantages, mais pas encore celui de pouvoir forcer d'autres aspects de mon existence...



    Il y a quelqu'un?
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Mer 8 Déc - 14:28

Je crois que je n'ai jamais autant cogité que depuis hier. Hier, ce jour pluvieux, jour de déluge où ma voiture est tombée en panne et où je suis rentrée dans le fast food en face de l'école pour attendre mon taxi. Le hasard a voulu que l'homme qui s'est assis en face de moi en connaissait un bout sur les vampires. Je ne sais plus trop comment c'est venu, mais on a fini par parler de ça, et depuis voilà, je cogite.
J'étais inquiète pour mon mari, parce que j'avais appris des choses absolument effrayantes, des choses que je n'imaginais même pas. Les vampires pouvaient hypnotiser, vous avilissait par la luxure ou l'argent, ils faisaient de vous des marionnettes dont ils tiraient les ficelles et on y laissait son âme. Pâle résumé de ce qui m'a été révélé.
Moi je voyais juste un homme qui bossait trop, tellement qu'il en arrivait à oublier qu'il était marié et qu'en dehors de son travail, il avait une vie aussi. Mais j'étais tellement loin du compte... Si ce qu'il m'avait dit était vrai, si jamais je trouvais des indices qui pouvaient étayer sa théorie, alors je ne savais pas comment j'allais faire pour nous sortir de là.

Avec Hugh, on était des gens simples. Il travaillait dans une papeterie quand je l'ai connu, et on s'est marié très vite. Là, on lui a offert un poste intéressant, devenir responsable des exportations de tru blood pour toutes les îles anglaises. Plus de travail, mais bon salaire, et Hugh voulait nous offrir une jolie maison ou un bel appartement, ce que tout homme souhaite offrir à sa femme en sorte. Mais je n'aurais pas pensé que ça irait jusque là.
En fait, on ne se voyait plus. On se croisait, comme des voisins le faisaient. Je ne peux pas vous dire la dernière fois qu'on a fait l'amour, parce que je ne m'en souviens plus. Trop fatigué, pas le temps... Pour moi qui n'était pas matérialiste pour un sou, c'était vraiment difficile d'avaler que je le perdait parce qu'il voulait gagner plus d'argent pour moi. Je me disais que je devais lui parler, oui, il fallait que je le fasse... mais pour ça, j'avais presque besoin de prendre rendez-vous. Et puis ce que m'avait dis Torben hier me glaçait le sang. Aujourd'hui, nous étions dimanche. Il était sensé être en congé. Mais il y avait eu un appel, et à peine 5 heures après être rentré, il avait dû partir. Moi qui m'étais dit que j'essayerais de lui parler à son réveil, je devais faire une croix dessus. J'avais essayé discrètement de trouver des traces de morsure sur sa peau, mais de la manière dont il était habillé, je ne pouvais rien voir.
Il a posé un baiser sur mon front et est parti en de disant de ne pas l'attendre. Bien sûr que non... ça faisait longtemps que je ne l'attendais plus...

Alors comme tous les dimanches, je m'étais mise au ménage. J'avais frotté, astiqué, nettoyé les sols... regardant les heures filer.
Nous étions en plein milieu de l'après-midi, et après le grand déluge, le soleil avait refait son apparition. Un magnifique soleil d'ailleurs ! Alors plutôt que de rester seule à la maison, j'ai décidé de prendre un livre et de prendre un peu l'air à la terrasse d'une brasserie qu'il y avait un peu plus haut dans la rue. Je me suis changée, passant une petit robe sur laquelle je mis un fin gilet d'été et me remaquillais un peu, histoire de cacher ma mauvaise mine et éviter les questions de voisins bienveillants. J'avais cru entendre un bruit venant d'en bas, mais sans doute avais-je rêvé... je n'entendais plus rien maintenant. J'allais jusqu'à la bibliothèque,choisissant un livre dans ceux que je venais d'acheter, et c'est alors que je le sortais du meuble que j'entendis frapper. Je fronçais les sourcils... Normalement il fallait demander à monter en sonnant par l'interphone. Peut être un voisin, ou quelqu'un qui avait profité qu'on ouvrait la porte. En tout cas, je ne reconnaissais pas la voix.

J'ouvrais, me retrouvant devant un homme grand, aux cheveux noirs, très élégant et d'une séduction certaine. Je ne l'avais jamais vu, jamais croisé, et je me demandais bien qui il pouvait être.



Bonjour... je peux vous aider ?
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Ven 10 Déc - 15:43

    Je ne pouvais pas dire que je ne m'étais pas attendu à l'échec. Venir ici en pleine journée était risqué. Je savais bien sûr qu'Hugh Tannen passait le plus clair de son temps de travail la nuit, car c'était le seul moment où il pouvait converser avec ses clients vampiriques ou avec les bars humains qui avaient besoin de se fournir en True Blood, sans compter qu'avec le décalage horaire, c'était seulement de nuit qu'il pouvait contacter le centre de Tokyo pour honorer ses commandes. Un petit coup de fil aurait sans doute permis de m'assurer définitivement de sa présence ici, mais j'avouais volontiers que je n'étais pas particulièrement friand de tout cet outillage d'humains. Certes, avoir de bons systèmes de communication était nécéssaire dans l'optique de la création d'un empire à l'échelle mondiale; je ne saurais sinon être partout à la fois. Mais je n'aimais pas la contrainte que l'utilisation de l'électronique entraînait. La dépense n'était pas un problème, bien que tous ces systèmes soient particulièrement coûteux. Simplement, je n'aimais pas ces choses, sans doute avais je développé un goût trop certain pour les faces à face; domaine où j'excellais et pouvais asseoir mon pouvoir sur toute chose vivante. Ou pas, d'ailleurs. Les morts me révéraient plus que les vivants, mais je savais que ce n'était que provisoire. Mes plans de conquête se mettaient en branle, lentement mais surement, et j'activais un à un chacun de mes atouts, pour obtenir un effet coordonné suffisant pour prendre le pouvoir de manière globale, généralisée à l'ensemble des êtres foulant cette terre.


    La porte s'ouvrit finalement devant moi, coupant court au fil de mes pensées. J'avais oublié un détail, alors que je remarquais qui m'ouvrait. Hugh Tannen était un homme marié... Intérieurement, j'éclatais de rire. Cette belle petite bourgeoise avait elle la moindre idée de ce que faisait son mari en ce moment même? Traiter avec des vampires, se faire sucer le sang par eux, se faire posséder corps et âme dans des étreintes suaves et lascives? Je n'en savais rien. J'aimais gratter le vernis de ces couples si parfaits, se complaisant de leur amour si beau, si pur... A chaque fois, je ne trouvais au fond que désolation, rancoeur et trahison. C'est pourquoi je n'avais jamais choisit officiellement de reine, préférant au partage de pouvoirs l'exaltation de mes plus simples besoins personnels. Et puis, je n'étais pas soumis aux mêmes impératifs que les monarques humains; je n'avais pas à assurer de descendance pour affirmer ma position de dominant sur ma race. De toute façon, j'en aurais bien été incapable, les vampires ne procréaient pas, ils ne pouvaient avoir d'autres enfants qu'à travers la création de leurs semblables, dans les ténèbres et le sang.


    Je reportais un regard poli vers la jeune femme. Se rendrait elle compte que je n'avais rien d'humain, malgré le plein soleil du dehors? Je n'en savais rien. Cela m'amusait, car je savais que quoi qu'il se passe, j'étais intouchable. Ce n'était pas une misérable humaine qui pourrait m'occasionner le moindre soucis. Je souris légèrement, d'un air qui se voulait à la fois poli et séduisant. Je devais sans cesse charmer mon entourage et ma cour que j'avais pris machinalement l'habitude de faire tomber quiconque sous la coupe de mon air avenant, avec une puissance sous jacente à mes traits. La jeune humaine était fraîche, ne devait pas avoir dépassé de beaucoup la trentaine d'années. Je sentais le flux et le reflux de son sang dans son corps. Elle était blonde, et j'aimais déjà l'odeur que son corps dégageait. Si je ne serais pas venu sous la couverture d'une humanité depuis longtemps perdue, je em serais fait une joie de la goûter...



    Bonjour! Augustus King


    Je souriais d'un air séducteur en tendant la main pour serrer celle de la jeune femme. Je m'empressais cependant d'ajouter, afin d'éviter qu'elle ne me prenne pour un de ces vulgaires colporteurs humains.


    Je suis en quelque sorte le patron d'Hugh, et je suis justement venu le voir. Je suis vraiment, mais vraiment désolé de venir vous déranger jusque chez vous, mais j'ai vraiment besoin des compétences de votre mari. J'ai bien conscience de donner déjà énormément de travail à votre époux, mais je vous promet que si vous me laissez vous déranger, je n'en aurais pas pour très longtemps...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Ven 10 Déc - 20:28

Je devais avoir une tête presque blasée quand j'ai ouvert la porte. Un peu excédée aussi peut être. Il faut dire que je tournais en rond dans cet appartement, réfléchissant encore et encore à la discussion que j'avais eue la veille avec Torben. Depuis ça, je n'arrivais pas à me décider de ce que j'allais faire. Je quittais une vie simple, remplie de bons sentiments, et entrais de plein pied dans une réalité que j'avais trop longtemps refusé d'aborder. Il fallait pourtant bien que j'ouvre les yeux, et surtout, oui, surtout, que je tire les choses au clair une bonne fois pour toutes. Torben avait bien essayé de me rassurer, de me dire que je l'aurais vu si effectivement il était devenu comme un esclave des vampires... C'est vrai, je n'avais remarqué aucun des signes qu'il m'avait décrits. Mais tant que je n'aurais pas pu examiner chaque parcelle de sa peau pour vérifier qu'il n'y avait pas de morsure, alors je ne serai pas rassurée.

Je me sentais mal, parce que ce n'était pas dans ma nature d'être suspicieuse, et encore moins avec Hugh... pourtant j'avais l'impression que je ne pourrais jamais être rassurée. Je repassait sans arrêt dans ma tête des morceaux de nos vies, cherchais la faille, l'indice qui pourrait me mettre sur la bonne voie, qui pourrait m'aider à comprendre, peut être me rassurer. Je pensais, encore et encore, emboîtait des éléments, faisait des rapprochements, mais à chaque fois, je faisais choux blanc. Ca ne collait pas, Hugh était toujours le même, il était juste débordé. Ca aurait dû pourtant me rassurer... mais même pas.
Tout ça avait le don de me rendre folle. Il fallait que je m'aère que je m'oxygène l'esprit et pense à autre chose. Alors j'ai décidé d'aller bouquiner un peu. J'allais me mettre en terrasse au soleil, commander un jus d'oranges pressées, et lire une histoire bien distrayante, à mille lieue de Glasgow, du tru blood et des vampires.

Mais plans avaient cependant été contrecarrés. Pour quelques minutes seulement l'espérais-je, lors que l'homme frappa à ma porte. Il était comme sorti d'un de ces livres que j'aimais lire, comme s'il était hors du temps, hors du monde que je côtoyais tous les jours. Il avait la prestance de quelqu'un d'influent, et je ne doutais pas qu'il le soit. Peut être un chef d'entreprise, quelqu'un né dans le luxe et qui avait toujours été respecté. Sa manière de se tenir, sa manière de s'habiller et de bouger, tout m'inspirait le pouvoir. D'ailleurs, il s'appelait "King". Vu la réflexion que je venais de me faire, cette présentation me fit sourire malgré moi. Il dut prendre ça pour de la simple gentillesse, car il me sourit en retour, me tendant la main que je saisis.



Monsieur King... enchantée, Suzy Tannen. Que me vaut l'honneur de votre visite ?


Là j'ai un peu froncé les sourcils. Il disait être son patron, avoir besoin de lui. Oui, mais il avait été appelé par son travail tout à l'heure, il ne le savait donc pas ? Dans ma grande naïveté, parce que malgré tout ce bordel qui prend place dans ma vie je suis encore, pour l'instant du moins, un peu naïve, je me dis que peut être il ne travaille pas au même endroit. Je sais que si le centre névralgique de l'entreprise est à Glasgow, il y a des petites agences de relais un peu partout. Peut être avait-il été dans un de ces relais et n'avait pas été mis au courant de ce qui se passait au QG ?Je n'avais aucune idée de comment les choses s'organisaient... alors oui, bêtement, je n'ai pas vu de mal. Il avait l'allure d'un patron justement, et je ne craignais pas avoir affaire à un vampire, puisque les vampires crament au soleil ! Je soupirais.


Il a justement été appelé par le bureau. Entrez je vais essayer de le contacter...


Je me retourne et le laisse entrer dans l'appartement. Pendant ce temps, je pose mon sac à main sur la table et l'ouvre pour en extraire mon portable. Je sélectionne son numéro... évidemment, je tombe sur le répondeur... Je ne laisse même pas de message, agacée de ne jamais pouvoir le contacter, et coupe la communication. Je téléphone alors à son bureau. Je sais que là, il y a toujours quelqu'un qui décroche à l'accueil, même le dimanche... ça tourne 7/7, 24/24 cette affaire ! La voix aimable d'une standardiste me souhaite la bienvenue et me demande en quoi elle peut m'aider.


Bonjour, je suis Suzy Tannen, l'épouse d'Hugh... pourriez-vous me passer mon mari s'il vous plaît ?


La jeune femme me demande de patienter et je lève les yeux vers celui que je pense être son patron, lui faisant un petit sourire poli. Le combiné crache une petite musique d'ambiance affreuse qui donne plus envie de raccrocher que de patienter ! La voix de la jeune fille se fait à nouveau entendre. Elle m'informe qu'elle le cherche, me demande de ne pas quitter et ne me laisse même pas le temps de rétorquer. J'attends encore un peu, et quand elle me parle à nouveau, sa réponse me laisse sans voix. Je crois que j'ai blêmi... Pourtant je me reprends vite. Après tout, il a appelé pour son travail mais peut être que justement il devait régler quelque chose ailleurs que là ? Un souci chez un client ou quelque chose comme ça... oui, c'est surement ça, alors je me décide de communiquer l'information à Monsieur King.


Ils ne l'ont pas vu de la journée. Je suis désolée, je ne peux pas vous aider plus avant Monsieur King...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Mer 29 Déc - 22:45

    La politesse était un usage qui ouvrait toutes les portes dans le monde des humains. Ces imbéciles mortels et fragiles ne pouvaient jamais s'empêcher de se retrouver charmés par quelqu'un qui se présentait à eux de façon courtoise et polie. Cela me permettait de m'habiller de toujours plus de séduction et de sensualité. Je charmais mon entourage humain. Je pouvais accéder à mes moindres désirs le plus souvent pas le seul biais de mon savoir vivre. Une très longue expérience des rapports humains m'avait également permis de savoir quoi dire et quoi faire, dans à peu près n'importe quel type de situations auxquelles je pouvais être confronté. Cela faisait probablement de moi un individu encore plus redoutable que si je m'étais simplement contenté de brutaliser mes proies, ou de les écraser sous mes nombreux pouvoirs de domination. Je n'avais donc aucun mal à parvenir à mes fins. Dans le cas présent, la jeune madame Tannen ne me résista nullement et m'ouvrit la porte. Elle me laissa entrer alors que je lui expliquais le but de ma visite. Sans même s'en rendre compte, cette pathétique humaine avait laissé entrer en son domicile le pire prédateur existant à la surface de cette Terre. Se doutait elle qu'elle avait à faire au plus vieil individu doté d'intelligence et de conscience de soi existant en ce monde? Pas le moins du monde. Elle était calme, décontractée. Je le sentais à la fréquence de ses pulsations cardiaques. Pas un seul instant elle ne redoutait le stratagème. Je n'étais pas venu ici pour faire d'elle ma victime, cela s'entendait. Mais je la trouvais pourtant appétissante. Je la toisais de dos alors qu'elle refermait la porte. Il y avait effectivement de quoi s'amuser. Un sang jeune et vigoureux, subtilement distillé de frustration et de stress; je pouvais le sentir jusqu'ici. Les délicats arômes corsés d'une jeune épouse à problèmes. Quel met délicieux... Et ce corps n'était pas en reste. Oui décidément, j'aimais cette situation.


    Elle contactait son époux. Je souriais d'un air poli et avenant, ce qui masquait totalement mon amusement véritable qui se situait au niveau des activités de son mari. Imaginait elle, candide comme elle semblait être, que son mari était un être totalement gagné à la cause des nocturnes rouges, dévoyé par nos vices? J'étais convaincu que si l'homme devait choisir entre sa belle petite bourgeoise et les vampires avec qui il se corrompait, le choix serait vite fait... Suzy Tannen composa le numéro de son mari, qui tomba dans le vent. Je faillis me mettre à siffloter durant l'attente, et reportais machinalement mon regard sur l'arrangement du petit logement. Classique, joli. On retrouvait ce genre d'habitat chez tous les humains contemporains. Classe et bien arrangé, sans pour autant donner dans le luxe outrancier. Pas étonnant que quelqu'un comme Mister Tannen avait décidé de s'adonner aux plaisirs les plus pervers que pouvait lui procurer la luxure... finalement, après une attente plutôt longue, la jeune femme blêmit puis raccroche. Un sourire encore plus franc orne mes traits, alors que je sais ce qu'il s'est passé. D'une voix terriblement moins confiante qu'auparavant, mon interlocutrice me dit que son époux n'a pas été vu de la journée à son travail, elle me dit qu'elle est désolée et qu'elle ne peut m'aider plus que ceci. Je souris.


    Je vois une occasion. D'un pas, je me rapproche de la jeune femme. Je suis prêt à exercer mon pouvoir d'hypnose sur elle. J'ai faim. Toute cette marche m'a mis en appétit. Je suis le roi des vampires. Je suis le maître de toutes choses. Rien ni personne ne peut m'arrêter. Je veux et je prends, c'est comme ça que les choses fonctionnent. Un large sourire est peint sur mon visage.



    Oh si, vous pouvez m'aider, détrompez vous...


    Je la pousse légèrement en arrière, la saisit par les poignets pour l'empêcher de se débattre. Je hume son parfum délicat et je savoure le bruit de percussion de son coeur battant la chamade dans sa poitrine. Je pose mon visage dans le creux de son cou.


    C'est bien normal que votre mari n'ait pas été vu de la journée à son travail. Je connais ses fréquentations, et ses penchants. Quel petit polisson si vous saviez. Vous méritez tellement mieux que ce féroce coureur de jupons. Et avec des vampires en plus, quelle perversion...


    Je la pousse contre le mur en plaquant mon corps contre le sien. Je lui écarte les bras du corps et maintenant ses poignets contre le mur, je la désarme totalement. Je dépose quelques brûlants baisers sur ses lèvres, sa joue et son cou. Je me sens prêt à mordre. Le maître mot du plaisir est de le savourer...


    On peut faire ça tranquillement, sans heurt et sans douleur... Ou presque... Quoiqu'il en soit, je vous garantis que vous allez adorer ça, petite humaine...


    Que le festin commence.
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Jeu 30 Déc - 0:43

C'est troublée que j'avais raccroché le téléphone. Hugh m'avait justifié son absence par un coup de fil du bureau, on avait besoin de lui... et là je l'appelle là bas et on me dit qu'on ne l'a pas vu de la journée. Forcément, après la conversation que j'ai eue hier avec Torben, je ne peux que me poser des questions.
J'en oublie presque celui qui s'est présenté comme son patron, et pendant quelques secondes je reste un peu figée. J'ai tant de questionnements ! Hier, j'ai appris beaucoup de choses, mais j'ai un peu l'impression que plus j'en apprends, plus le nombre de mes questions grandit. Rien ne peut objectivement m'indiquer qu'il est sous l'emprise d'un vampire ou qu'il se drogue... il m'a avoué qu'étant jeune, il lui est arrivé de prendre des substances illicites, mais c'est bien derrière tout ça, mon mari ne ferait pas une chose pareille tout de même !
Je ne sais plus quoi penser... parce que malgré tout, je ne comprends pas sa manière de réagir. Il n'a jamais été le genre d'homme à ne penser qu'à sa carrière. Evidemment, il a toujours aimé l'argent, bien plus que moi d'ailleurs, mais de là à ne plus avoir de vie en dehors de son boulot, ça ne lui ressemblait pas du tout.

Revenant un peu à la réalité, je finis par dire à Monsieur King que mon mari n'a pas été vu. Ainsi, je ne peux malheureusement pas l'aider plus avant. L'homme est souriant. Très... trop. Il y a quelque chose chez lui... il semble hors du temps, immuable... je tressaille en le voyant s'avancer vers moi et en entendant l'assurance de sa voix quand il me dit qu'au contraire, je peux l'aider.
Je le regarde avec un air interrogatif, et là il me pousse un peu en arrière. Je vais protester, lui demander de ne pas me toucher, mais je croise ses yeux au moment où il attrape mes poignets. Mon coeur s'accélère. Il bat à une cadence folle. Cette fois, je suis terrifiée. Mais pourquoi je n'arrive pas à me débattre ? J'ai conscience de ce qu'il fait, je sens son visage venir dans mon cou et je n'ai qu'une envie, le repousser. Pourtant, c'est comme si je n'avais aucune force. De la force lui, par contre, il en a, et à revendre.
Le mot vampire me vient à l'esprit, mais c'est impossible ! les vampires brûlent s'ils sortent de la journée ! Nous sommes en pleine après midi, il fait soleil...

Mais mes pensées sont interrompues par ce qu'il me dit... ses fréquentations... coureur de jupons... avec des vampires... Mes yeux s'écarquillent et je trouve la force de crier. Mais il me plaque contre le mur cette fois et là il se met à m'embrasser. Je gémis, terrorisée. je suis complètement à sa merci, comme s'il m'avait fait avaler une drogue quelconque. Il me contrôle, je ne peux rien faire, et même si j'avais la force de me débattre, il est très grand, c'est un homme puissant... je serais incapable de me libérer de son étreinte. je comprends ce que je risque, avant même de penser à une morsure. Forcément, je ne peux pas imaginer que j'ai affaire à un vampire vu le contexte. J'essaye tant bien que mal de me tortiller, faible défense, je suis comme un moucheron pris dans une toile d'araignée, je n'arrive même pas à formuler des mots. Mais que pourrais-je dire ? Je vous en prie ? Pitié ? Ne me faites pas ça ?... A quoi bon ? Il me dit alors qu'on peut faire les choses tranquillement, sans heurt et sans douleur... ou presque ? Petite humaine ?

Je me mets à trembler violemment et me rends alors compte à quel point son corps est froid contre le mien. Je n'arrive pas à y croire, un vampire ! Un vampire chez moi en plein milieu de l'après-midi ! Je vais me réveiller, c'est un cauchemar !
Je jette mes dernières forces dans ce que je peux, Je ferme les yeux subitement et essaye de lui donner des coups de pieds alors que je lâche un hurlement.
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Jeu 30 Déc - 21:13

    L'humaine essaie de se débattre, mais elle ne peut rien contre moi. Aucun humain ne peut rien contre moi. Insensible au pouvoir du soleil, insensible à l'argent. Je suis littéralement invincible. J'avais survécu à des blessures terribles. Parmi elles, un bâtiment qui s'effondre alors que je me retrouve au dernier étage. Une explosion dûe au gaz. Un tir d'artillerie. A chaque fois, j'ai survécut. Même les blessures qui affectaient les vampires normaux ne m'égratignaient pas. Je me revois, mille ans en arrière, couvert de sang de la tête au pied, démembrant mes ennemis sur le champ de bataille, armé seulement d'une lame et protégé que d'une tunique. Les humains étaient si faibles. Cette humaine ne pouvait rien. J'avais droit de vie ou de mort sur elle, pour la simple et bonne raison que la loi du plus fort régit tout être vivant, et que je suis précisément placé plus haut dans la chaîne alimentaire. Pour faire simple, j'étais même l'individu le plus haut placé dans la chaîne alimentaire mondiale. Suzy Swing Tannen était soumise à mon bon plaisir, et elle n'y pouvait rien. Je me délectais de la terreur qui se répandait dans le corps de ma victime. Elle était tétanisée, bloquée. Ses gestes étaient incroyablement lents, manquant de conviction. Le gibier n'était pas encore totalement résigné à son sort, mais il paraissait incroyablement évident que la jeune femme ne croyait même pas pouvoir réellement m'opposer de résistance.


    Je sens des coups de pied contre mes tibias. Je sens la douleur, mais ce n'est rien comparé à ce que j'ai pu connaître dans mon existence, des coups de glaive à l'internement pour des décennies dans un cercueil serti d'argent. Je ne fais donc rien pour la faire cesser ses enfantillages. Eux comme le reste, ils font partie du jeu. Par contre, le hurlement qu'elle lâche tout de suite après est autrement plus gênant. Pas contrariant, juste gênant. Je n'ai pas envie d'ameuter tout le quartier à cet étage. Je ne peux absolument pas confirmer que quiconque aie entendu ce hurlement, et je pourrais de toute façon faire disparaître rapidement et en toute discrétion tout intrus désirant jouer les jolis coeurs. Mais tout de même. Un plaisir comme celui que je compte m'offrir ne se partage pas, avec quiconque. Hormis avec un compagnon digne de ce don. De toute l'histoire, il n'y avait sans doute que Krystel avec qui je pourrais partager ce plaisir d'ordinaire solitaire du viol psychique et mental du sang d'une personne encore vivante. Je plaque violemment ma main contre la bouche de suzy. Je n'hésite pas à la forcer à maintenir sa bouche fermée, quitte à lui briser la mâchoire si elle tente de résister. Je lui susurre quelques mots à l'oreille.



    Qu'est ce que vous comptez faire, hum? Convier des importuns à notre petit tête à tête? Si vous préférez faire ça à plusieurs, je n'y vois pas d'inconvénients... Je vois pourquoi Hugh vous a choisit, vous êtes exactement comme lui.


    Je n'étais pas capable de réfréner mes envies. J'avais faim, maintenant. Je humais de nouveau le délicat bouquet qui s'échappait du corps de Suzy. De la tension. Un peu de sueur, dûe à la terreur. Un sang gorgé d'angoisse, mais riche. J'allais me régaler. J'enfouis mon visage dans le creux de l'épaule de la jeune femme. J'embrasse son cou, sa clavicule. Je l'embrasse de nouveau.


    Là par contre, vous avez le droit de crier. De plaisir, sinon je vous baillonne, j'en fais le serment.


    J'étais horrible d'un point de vue humain. Mais j'étais surtout libéré du poids des normes et des valeurs humaines, je n'avais ni dieux ni maîtres. Seulement moi. Je m'apprétais à me servir directement sur le gibier. Je détachais mon visage de Suzy, mais ce n'était que provisoire. Ma faim ne pouvait plus attendre. Je me balançais en arrière, pour finalement plonger ma dentition dans le cou de la jeune femme. J'ôtais ma main de sa bouche, bien conscient de l'effet que les morsures avaient sur les humains. Je m'aggripais à elle, l'immobilisais, et me nourrissais de son sang. Mon regard se perdit dans un océan carmin...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Jeu 30 Déc - 23:59

Je crois que je n'ai jamais été aussi terrifiée de ma vie. Se faire agresser par un homme était une chose. Mais dans ce cas là vous pouviez toujours espérer pouvoir profiter d'un moment de faiblesse pour tenter quelque chose. Les coups de pieds que je donnais dans ses tibias l'auraient fait ciller s'il en avait été un. Mais j'étais face à un vampire, et contre un vampire, un humain non préparé ne pouvait rien. J'étais prise au piège de ses mains, de son corps qui écrasait le mien contre le mur. Qu'est-ce qu'il comptait faire de moi ? jusqu'où irait-il ? Est-ce qu'il me laisserait la vie sauve ?
Je ne me sentais pas prête à mourir, je ne voulais pas... et si au contraire il décidait de me transformer et de faire de moi une immortelle ? Je ne savais pas comment les vampires transformaient les humains, mais il ne suffisait pas que d'une simple morsure. Est-ce que ça allait être douloureux ? Prendrait-il plaisir à me voir souffrir ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête.

L'espace d'une seconde, j'en au voulu à Hugh, je lui en ai voulu d'avoir apporté le mal dans notre foyer... Je lui en ai voulu de m'avoir laissé cet après-midi. Etait-il en train de conter fleurette pendant que je me faisais agresser chez nous ? Mais ça n'a duré qu'une seconde, après j'ai remercié le ciel qu'il ne soit pas là. Peut être que j'avais une chance, si je ne me débattais pas trop, mais que lui aurait-il fait s'il avait été présent ?

Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas comment réagir, prise au piège, je ne pouvais que me débattre comme je pouvais et essayer de crier. Je me sentais comme anesthésiée, comme si je fonctionnais au ralenti, crier a été mon dernier sursaut je crois. Et cette voix douce, à peine susurrée qui parlait à mon oreille... Il me faisait froid dans le dos, c'était le mal incarné. Toutes ces insinuations concernant Hugh... mais où voulait-il en venir exactement ?
J'avais froid, je tremblais, je n'osais plus bouger le moindre muscle. Quand il a recommencé à m'embrasser, j'ai fermé les yeux, me retenant autant que possible pour ne pas éclater en sanglots. Il fallait que j'essaye de rester calme, ne pas lui donner matière à s'énerver d'avantage.

Je l'ai vu s'écarter un peu, j'ai vu ses canines, et là j'ai été encore un peu plus plongée dans l'horreur.
La douleur a été vive quand il a planté ses crocs dans mon cou et j'ai poussé un petit cri... cri qui s'est transformé en gémissement alors qu'il commençait à se nourrir. Etrangement, une fois la première douleur passée, ce n'était pas désagréable. C'était même... grisant ? Mon dieu en le pensant je trouvais ça abject ! pourtant c'était ce que je ressentais...
Mes forces m'abandonnaient petit à petit, je sentais mes jambes flancher, mais je ne bougeais pas, prise entre sa carcasse et le mur.
Un peu par désespoir, ma main s'est posée dans ses cheveux et j'ai accroché quelques mèches, comme si je pouvais m'y tenir pour ne pas tomber. Mais même ça est devenu difficile. Je commençais à m'engourdir, ma vision se troublait fortement et je me sentais dériver doucement, la vie s'échappait, je la sentais qui me quittais. Dans un dernier sursaut, j'ai essayé de le supplier.



S'il vous plaît... arrêtez...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Ven 31 Déc - 15:08

    Je m'agrippais à ma victime comme un amant à sa dulcinée. Son sang coulait partout sur mon menton. Je m'efforçais de préserver mes vêtements, mais il y aurait forcément du dégât, je ne pouvais pas y couper. Je continuais de boire. La sensation de mes dents perçant et déchirant la chair de l'humaine était grisante. J'avais atteint une veine qui partait du cou à l'épaule en passant par la clavicule. Je léchais avec ma langue la chair déchirée entre mes lèvres, je caressais les lambeaux de la veine et j'aspirais avidement le sang de ma victime. Le goût était comme je l'avais sentit. Je sentais de délicats arômes tourbés, comme un vieux whisky; goûteux et doucereux. Je sentais toute la vivacité de la jeunesse; le sang était liquide et vigoureux. En sus, de pétillants arômes de peur mêlée de panique venaient relever le goût. Je sentais le rythme de l'épanchement de sang s'accélerer; l'hémorragie allait bientôt se colmater d'elle même mais le coeur de la jeune femme s'emballait. Comme des dizaines de milliers d'humains avant elle, Suzy Tannen voyait ses sens alarmés par la douleur et oblitérés par le plaisir. Inconsciemment, elle avait porté sa main dans mes cheveux, m'aggrippant la tignasse comme l'aurait fait une maîtresse. Elle gémissait, tandis que je continuais de boire mon repas dans un silence presque religieux. Alors, elle me demanda d'arrêter. De façon polie. Elle ne m'avait pas supplié. Non, un simple « s'il te plait » s'était échappé de ses lèvres. Que croyait elle? Qu'elle avait à faire avec un bisounours? Je la lâchais, cependant. Je ne m'essuyais pas tout de suite la bouche; je n'allais pas tarder à me resservir. Je me détachais de son corps et reculais de plusieurs pas, comme pour admirer mon oeuvre.


    S'il vous plait arrêtez? Sais tu seulement qui je suis? Je ne suis pas vampire à se laisser amadouer par la politesse. J'ai faim, humaine. Et aussi semblables soyons nous en apparence, tu restes ma nourriture. Qui plus est, tu n'es même pas ce que j'ai pu manger de plus goûteux.


    Je revins d'un bond contre elle, d'un mouvement si rapide pour l'oeil humain que c'était comme si j'avais disparu pour réapparaître. Je soulevais le corps de Suzy, la main droite plaquée brutalement contre son entrejambe, la main gauche lui attirant le visage. Je voulais qu'elle me fixe du regard. Je restais ainsi pendant quelques secondes, les yeux dans les yeux. Exercice des plus faciles. Et contrairement aux autres vampires de bas étage, j'étais capable de donner de véritables directives aux humains, même sur la durée. J'étais capable de demander à un fils de tuer son père et de violer sa mère, puis de se suicider. Je pouvais même m'absenter que je savais que la tâche serait tout de même faite. J'attendis que la noirceur de mon pouvoir pénètre l'âme de l'humaine.


    Je sais que tu as aimé ça. Ton coeur ne mens pas. Tu aimes ça, pas vrai? Alors pour que nous puissions continuer nos petits jeux sans ton mari, ou que quiconque n'intervienne, tu ne hurleras pas. Plus amusant encore, tu ne te souviendras plus de ce qu'il se sera passé. Comme ça, tu me redécouvriras à chaque fois, et à chaque fois, tu revivras la même terreur. M'as tu compris?


    Je reposais l'humaine à même le sol, la fixant toujours du regard, alors que ses battements cardiaques ralentissaient au rythme du pouvoir que j'exerçais sur elle.


    Qui plus est, tu vas maintenant me distraire. Je suis magnanime; je te laisse même choisir la façon de t'y prendre. Sois inventive, fragile humaine. Sinon, tu me mettras d'humeur à attendre le retour de ton mari... Ou de me rendre dans l'école où tu travailles... Avec des enfants à problèmes je crois, c'est ça? Encore plus faibles que les autres humains. Eminemment plus fragiles... Imagines ce que je pourrais leur faire, si tu n'es pas à la hauteur...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Ven 31 Déc - 17:39

Je me sentais partir, je sentais que la vie me quittait aussi sûrement que le sang qui coulait dans mes veines. Il me vidait, et je faiblissais. J'ai toujours pensé que ce genre de chose devait être douloureux... Mais non, ça ne l'était pas. La morsure au début, oui, mais après c'est presque... érotique.
J'ai l'impression de délirer à penser ce genre de chose, mais de toutes façons, je ne suis plus capable de penser grand chose. Mes forces m'abandonnent, et j'ai l'impression que la fin est proche. Je le supplie, je lui demande d'arrêter. S'il ne le fait pas, je vais mourir, et je ne veux pas mourir. Je veux vivre, essayer de sauver mon mariage si je le peux, avoir des enfants, les voir grandir... Je n'en suis encore nulle part, je n'ai encore rien fait. Mais il me répond par une moquerie. Je suis sa nourriture, il a faim, c'est aussi simple que ça.
A ce moment là, même si je suis troublée par la morsure et les sensations qu'elle éveille, je suis encore moi, j'ai pleine conscience de ce qui m'arrive, pleine conscience de l'horreur. J'ai peur qu'il me tue, j'ai peur qu'il me viole, j'ai peur qu'Hugh rentre et qu'il le tue aussi. Je n'ai plus la force de pleurer ou de me rebeller, mais je suis terrifiée.

Il le sent, et je pense que ça lui plait. Mais il décide de changer la donne. A une vitesse surhumaine, il revient vers moi et me soulève du sol en plaçant sa main entre mes jambes. Je sens son autre main sur ma nuque attirer mon visage vers le sien, et à travers mes yeux mi-clos, je croise ses yeux. Son regard me capte, je n'arrive plus à m'en détacher. Il me pénètre de telle manière que je le sens envelopper chaque parcelle de mon âme. Mon esprit est perdu, je suis incapable de toute réflexion, Suzy n'est plus là.



Oui...


Réponse automatique à sa question. Oui, j'ai aimé ça, c'était agréable.


Oui...


Oui, j'avais compris... je vais tout oublier. Au fond, tout au fond, Suzy hurle. De colère, de désespoir, de dégoût... mais sa voix est tellement faible qu'elle est à peine perceptible et je ne l'entends pas. Moi, je ne suis pas elle. Moi, je suis celle qui appartient à Augustus King. Celle avec qui je partage le corps n'a rien à voir avec moi, elle, elle appartient à un autre, mais c'est moi qui ai les commandes pour l'instant, c'est moi que le maître a appelé. S'il veut que Suzy oublie, je me tairai, je resterai cachée tout au fond d'elle comme elle est cachée tout au fond de moi pour l'instant. Elle ne soupçonnera pas l'existence de celle qui partage désormais son corps et son âme et qui est toute dévouée à ce vampire magnifique.
Je sens qu'il me repose, tout en douceur, mais mes jambes ont du mal de me porter. J'ai perdu beaucoup de sang, je n'ai plus aucune vigueur.
Il me parle à nouveau, et là-bas tout au loin, j'entends Suzy qui se débat. Elle se bat, veut reprendre le dessus, mais je suis bien plus forte. Le pouvoir du vampire est bien plus fort qu'elle. Je la sens effrayée par ce qu'il vient de dire, mais moi je n'ai entendu que ses ordres, pas ses menaces. Il n'a pas besoin d'en faire, parce que quand il ordonne, j'obéis. Mais Suzy a bien entendu, et même si elle n'aura aucun souvenir de ces menaces, je crois que son subconscient s'en souviendra. Elle ne peut cependant rien faire. Si elle était encore là, elle lui dirait de la tuer plutôt que de faire ça... Mais le pouvoir du vampire l'a complètement enfermée et a pris possession d'elle.

Augustus est très grand. Je fais de mon mieux pour hisser mon visage jusqu'au sien. Ma bouche vient prendre la sienne, sans hésitation, sans crainte, et je lui donne un baiser aussi profond et intense que je le peux. Mais juste faire ça m'épuise, je n'ai plus la moindre force.



Donnez moi la force d'être à la hauteur... Je n'ai plus d'énergie pour vous satisfaire comme je le dois. Montrez moi le chemin pour mériter votre désir...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Dim 2 Jan - 2:37

    C'était vraiment trop facile. Les humains n'étaient pas de taille. A peine avais je commencé à exercer mon emprise sur l'humaine que je savais déjà qu'elle ne pourrait guère m'opposer de véritable résistance. Son esprit était totalement détruit, supplanté par mon pouvoir. Ses moindres pensées, oblitérées, et remplacées par ce que je lui dirais de faire. Cela faisait si longtemps que je n'avais plus trouvé d'humain capable de résister un tant soit peu à mon attraction... Des siècles, peut être. Plus personne pour en témoigner en tous cas. En pénétrant ainsi le cerveau de la jeune femme, je pouvais presque effleurer du bout des doigts ses émotions, ses pensées, ses ressentis. Elle était désemparée, et terriblement seule. Je n'avais pas accès à ses souvenirs. Seule la consommation de son sang et un bon millénaire de pratique pouvait donner accès à ce genre de chose, et uniquement de façon succinte. Que je sache, j'étais le plus puissant vampire foulant la terre, et aucun autre vampire n'était capable de toucher pareille intimité avec les humains. C'était étrange; je ne me sentais absolument pas proche de ces animaux, de ce vil gibier, et pourtant j'avais pu développer des affinités certaines avec leur espèce. Je connaissais leurs moindres secrets, leurs tentations, leurs désirs refoulés. Et j'utilisais tout cela à mon avantage, et enfonçais l'humanité, lentement mais sûrement, dans un avenir de ténèbres. Le regard de Madame Tannen s'obscurcit et se riva droit dans le mien. En quelques instants, j'étais parvenu à la contrôler comme un pantin.


    C'est avec un sourire de satisfaction perverse que je la vois se rapprocher de moi, se coller contre mon corps. Je ne suis pas offusqué par son infâme médiocrité d'humaine; elle est devenue un jouet malléable que je peux plier à ma volonté pour exécuter toute une série de tours... Elle m'embrasse de façon passionnée, comme un amant retrouvé. Je lui rend ces embrassades. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus plaisant, mais c'est le divertissement auquel je désirais avoir recours. Je sens ses lèvres emprisonner les miennes, et sa langue frôler la mienne. Elle éveille en moi un désir presque bestial, animal. Je sais que je vais la briser, et je m'en lèche les babines à l'avance. Je suis un prédateur pour l'homme, et pire encore, un prédateur pour sa compagne... Elle me demande la force de me satisfaire. C'est si joliment dit que je ne peux refuser, et un sourire mauvais se peint sur mes traits. Je sais déjà ce que je vais faire. Je prends une grande inspiration dont je n'ai pourtant pas besoin., et me redresse de toute ma hauteur. Je m'entaille très légèrement le bout d'un doigt avec mes canines. Une goutte de mon sang quasi-divin perle au bout de mon doigt. Je souris en reposant mon regard vers la jeune femme.



    Voici mon sang. Le plus puissant que tu puisses trouver en ce monde. En te le faisant goûter, je t'accorde la bénédiction de t'élever pour un instant au de là de ta condition d'être humain? Tu vas voir des choses, sentir des choses... Tu te rapprocheras de ce que moi, je peux ressentir. Tu vas acquérir une partie de ma puissance. Et tu auras envie de moi, d'une envie dévorante et irrépressible. Vénéres le don que je te fais, qui honore ta pathétique existence.


    Je lui ouvre la bouche avec ma main gauche, et lui met le doigt de ma main droite dedans. Je la sens goûter mon sang. Instantanément, je sens son coeur battre une cadence effrénée. Ses pupilles se dilatent. Elle tremble de frissons incontrolables. J'éclate de rire, un rire profond. Je sais quelle malédiction je viens de lui infliger. Désormais, elle rêvera de moi, jusqu'à ce que quelqu'un me tue où jusqu'à ce qu'elle même ne meure. Elle rêvera de moi, de mon corps. Elle rêvera de nos deux corps s'accouplant. Elle sera irrésistiblement attirée par moi jusque dans ses songes. Mais la contrepartie est que je lui accorde un corps plus vigoureux...


    Maintenant humaine, fais ton office. Sois inventive...
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Dim 2 Jan - 16:53

Suzy avait été baillonnée, anesthésiée et enfermée dans une petite cage tout au fond de son esprit. Une autre avait envahi son corps, se l'était approprié, et elle n'avait plus son mot à dire. Je n'étais plus cette épouse rangée, douce, fidèle et à la moralité sans faille. Si cette femme était incapable ne serait-ce que de flirter avec un autre que son mari, j'étais à présent le jouet d'un autre et j'étais prête à assouvir chacun de ses fantasmes. S'il me veut, il m'aura, et j'y prendrai même un plaisir inégalable. Si la Suzy primaire a cette idée en horreur, Je m'en délecte. Mon esprit est totalement sous contrôle et je suis malléable comme une boule de pâte à modeler à qui on donne la forme désirée, tant au niveau des sentiments que des actes. Je n'ai plus de tabou, plus de limites, les compteurs ont été remis à zéro et j'ai tout oublié de ce que je suis, de mon éducation, ma moralité.

Celui à qui cette forme de moi-même appartenait voulait que je le divertisse. Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour que je comprenne ce qu'il voulait de moi. Un mécanisme fou s'est mis en place, mécanisme qui m'a fait comprendre sans même qu'il me le dise ce qu'il attendait et aimait. J'avais l'impression que mon corps était au diapason du sien, qu'il le ressentait, entendait ses envies. Mais il m'avait vidée d'une bonne partie de mon sang et j'étais à bout de force. Il devait m'aider à recouvrer de l'énergie parce que si mon envie de l'agréer était là, mon corps ne suivait pas. Je lui ai donc demandé de m'aider à le combler. Il ma alors fait un cadeau qui allait sceller mon destin et finir de sceller les liens qui allaient nous unir : son sang. J'ai apprécié ce cadeau, je m'en suis délectée, et mon corps, mon esprit se sont ouverts comme jamais. Mes forces me sont revenues presque instantanément. Presque trop d'énergie habitait mon corps qui s'est mis à trembler violemment.

J'entendais le rire d'Augustus alors que je m'appropriais ces nouvelles sensations qui habitaient mon corps, ce corps qui lui était tout dévoué. J'avais l'impression d'avoir accès à des choses qui m'étaient jusque là fermées. j'entendais différemment, je voyais différemment, je ressentais différemment. Le monde était tout autre, ma place y était différente. Il était un aimant qui m'attirait comme jamais. Je le ressentais en moi, son sang coulait à présent dans mes veines, il me parlait, guidait chacun de mes gestes afin qu'ils lui plaisent. C'était devenu mon unique but, j'étais prête à tout pour ça.
J'ai ouvert sa chemise, ma bouche s'est posée sur son cou pendant ce temps là et je m'y suis attardée pour éveiller ses sens. Pour l'instant, je modérais mes envies bestiales qui me venaient naturellement pour justement attiser un peu plus le feu qui couvait. Alors que sa chemise tombait sur le sol, ma langue venait jouer sur ses mamelons tandis que mes mains glissaient dans son dos en une caresse. Je savourais les réactions érectiles de sa peau, les attisait autant que possible par mes caresses.

je suis venue reprendre sa bouche pour un baiser qui s'est vite révélé passionné, et mes mains ont entrepris d'ouvrir son pantalon. Je me suis alors agenouillée, prête à lui donner du plaisir. Ma bouche et ma main se sont mis à l'ouvrage, j'agissais en fonction de ses réactions que je ressentais instantanément grâce à son sang que j'avais ingéré et qui me rendait particulièrement sensible à lui. La douceur et l'application ont vite laissé place à un rythme bien plus frénétique. Ayant obtenu ce que j'espérais, je me suis redressée. Mon corps s'est pressé contre le sien et je l'ai fait reculer, jusqu'à atteindre le canapé où je l'ai fait s'asseoir. J'avais son écharpe dans la main, mais je ne voulais pas agir sans son autorisation.



Je peux ?


Il voulait que je me montre inventive. Lui bander les yeux n'était pas le mettre en position de soumission, mais avec un sens en moins, je sais que les autres sont attisés et je veux juste lui procurer un maximum de sensations. Il est libre aussi de l'enlever dès qu'il en ressent l'envie. Je me déshabille rapidement et m'installe sur lui, prenant une de ses mains pour la guider sur mon corps et le découvrir pendant que je le guide en moi, le laissant alors agir à sa guise avec ce corps qui lui appartient.
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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Lun 3 Jan - 3:24

    Je savourais cet instant, ce sentiment de toute puissance. La domination. Ce pourquoi je vivais. Le seul véritable pouvoir qui pouvait exister en ce monde. L'humaine était mon objet, et elle remplissait maintenant son office sans la moindre réserve, sans la moindre retenue. Elle m'ouvrit la chemise, et m'embrassa le cou. J'aimais la sensualité dénaturée de l'instant, cette totale volonté que j'imposais à l'humaine. D'ordinaire, je n'aimais pas des masses que l'on s'approche de mon cou. Seul point sensible d'un vampire, hormis son coeur. Vous allez me dire, je ne risquais déjà pas grand chose avec le vampire le plus puissant après moi, alors avec la petite bourgeoise de Glasgow, vous pensez bien... Elle me caressa et m'embrassa, s'attardant sur mes mamelons. Sensations grisantes alors qu'elle me dénudait. J'aimais bien cette humaine. Calme, obéissante, chaude comme la braise... Avoir une véritable esclave était agréable de temps à autres. Certes, j'avais toujours préféré la compagnie de mes congénères, et en matière de sexe celle de Krystel, mais varier les plaisirs était important quand on vivait siècles après siècle la morne existence des immortels. Oh bien sûr, il y avait des contreparties au lent écoulement du temps... Un savoir incommensurable, un pouvoir toujours plus pregnant et une foule de distractions qui s'offraient à nous...



[HJ poursuite du rp sous Hide, je pense...]


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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Lun 3 Jan - 14:18

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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Jeu 6 Jan - 14:40

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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   Dim 9 Jan - 20:56

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MessageSujet: Re: Fais moi rentrer... S'il te plait. [Livre I - Terminé]   

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