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Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Sam 21 Juin - 13:22

❝ Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. ❞
Cian & Charlie

Il était huit heures, et j’ouvrais les yeux. Je baillais, m’étirais de tout mon long, avant de tirer les draps sur moi, avec la ferme envie de rester encore quelque minutes dans mon lit. Pourtant déjà j’entendais Tom se mettre au travail. Je suppose qu’on devait finir cette satanée Jeep, qui nous avait été amenée dans une état plus que pathétique. Son propriétaire ne nous avait rien expliqué, ou du moins certainement pas assez pour pouvoir faire le travail rapidement. Je soupirais, et regardais mon portable, avant de me redresser. Tom hurlait qu’il était franchement temps que je me réveille, et que je traînais encore au lit, il allait venir me chercher. Je soupirais, m’attachais les cheveux avant de me lever pour prendre une douche. J’enfilais un jean, un tee shirt, une paire de Doc, avant de descendre de la mezzanine pour me mettre au travail. Je regardais les voitures autour un peu distraite, avant de coincer un chiffon dans une de mes poches, d’ouvrir le capot d’une voiture, pour me mettre au travail. Si le travail que j’avais commencé la veille prenait beaucoup de temps que prévu, l’appel de Charlie allait encore retarder l’échéance. Au téléphone, elle semblait agité, et elle semblait chercher une oreille qui pourrait l’écouter. Je lui promettais alors de venir d’ici deux heures, le temps pour moi d’au moins terminer le problème de moteur de la voiture. Après avoir raccroché, je me demandais bien ce qui pouvait bien passer par la tête de Charlie par moment. Mais je ne pouvais définitivement pas la laisser comme ça, si elle ne pouvait pas parler à Mike, alors, autant que je me dévoue.

Je prévenais Tom que je devais aller voir Charlie, il levait les yeux au ciel, déclarant que j’avais encore des excuses de gonzesses pour ne pas bosser. Il n’avait pas tort, je n’avais pas la tête à plonger mes mains dans l’huile de moteur aujourd’hui. Je suppose que l’appel de Charlie avait été un prétexte pour me changer les idées. Mais d’un autre côté, Charlie semblait véritablement agitée au téléphone, et ne voulait rien me dire de concret sans que je ne sois là. Qu’est ce qui pouvait bien lui arriver ? Je n’arrivais pas du tout à spéculer sur la raison de sa demande de me voir rapidement. Je pris ma voiture, et me dirigeait vers le centre. Une fois devant l’appartement de Charlie, je cherchais une place histoire de me garer, et envoyait un message à mon amie pour lui prévenir que j’étais en bas, et peu importe ce qu’elle avait à dire, elle avait intérêt à le cracher rapidement, parce que de une, Tom n’allait pas apprécier que je reste à rien foutre bien longtemps, et de deux… En réalité, il n’y a pas vraiment de deux. Je sortais la voiture, et mis un pied devant l’autre, et me montait à l’étage, où habitait Charlie. Je me disais toujours que j’arriverais certainement jamais à m’installer dans un appartement loin du garage, et pas seulement pas nécessité financière, parce qu’au final, le garage marchait de mieux en mieux, grâce à mon cul selon Tom. Ce que parfois j’objectais, mais il fallait bien se rendre à l’évidence, je levais les yeux au ciel puis eut un sourire, avant de frapper à la porte.

 « Charlie ? C’est Cian.  » 

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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Mer 25 Juin - 21:56


- Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. -
Cian & Charlie
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Charlie ouvrit les yeux commença à contempler son plafond. Depuis combien de temps était-elle rentrée ? Comment était-elle rentrée ? Plus elle se posait de questions et plus sa tête commençait à la faire souffrir, répondant partiellement à ses questions : elle avait encore bu plus que de raison. Un jour peut-être elle apprendrait que cette manie allait finir par lui jouer des tours à l'image de la drogue qui pouvait ralentir ou modifier le comportement de certaines personnes. Ce sujet de conversation lui disait vaguement quelque chose mais la menace d'une nouvelle vague migraineuse la dissuada de chercher plus loin. Elle se leva pour rejoindre la cuisine où elle fit couler du café dans la machine.

Elle s'était endormie comme une merde sur le canapé après s'être déshabillée la veille. Tout ce qui restait de sa tenue était en boule sur le sol. Elle se pencha pour tout récupérer et c'est en ramassant la veste qu'elle fit tomber ce que les poches contenaient : un porte feuille qui n'était pas le sien. Curieuse elle l'ouvrit pour découvrir ce qu'elle avait fait de sa soirée. Elle marqua un temps d'arrêt en lisant le nom : Alois.

* Ben merde alors *

Charlie sentit le sang lui monter à la tête, une migraine venait d'éclater dans sa petite cervelle alors que par flash elle revoyait le début de sa soirée : La filature de l'humaine, son meurtre soigneusement organisé, la tentative de dissimuler le corps en toute discrétion, des brides de conversation avec l'un des plus grands meurtriers du pays... Elle était sur le point d'aller plus loin dans les souvenirs perdus lorsqu'elle entendit toquer à la porte. Elle sursauta presque avant d'entendre Cian. Ben qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Elle attrapa un short de boxe thaï qui traînait toujours dans le coin au cas où elle était pas en tenue idéale pour accueillir quelqu'un comme c'était le cas actuellement. Elle ouvrit la porte en même temps qu'elle ficelait le lien de son short noir.

« Yoh ! Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda-t-elle sur un ton qui se voulait dégagé.

La venue de Cian en milieu de journée annonçait rien de bon. Elle avait quitté son boulot pour venir ici. Et normalement elle l'aurait appelé pour la prévenir de sa venue. Tout ça était franchement bizarre mais si elle avait eu quelques secondes de plus pour se souvenir de sa nuit précédente elle se serait souvenue du coup de fil qu'elle avait passé à son amie. Elle était agitée, elle commençait à psychoter au sujet de tout ce qu'elle avait fait. Elle alla s'installer sur le canapé et laissa la jeune femme entrer et refermer derrière elle.

« Si tu veux manger, boire, sers-toi dans le frigo. Pousse le bordel et fais comme chez toi. » dit-elle en attrapant une boite d'Advil sur la table basse.

Au moins elle avait pensé à ça avant d'aller se coucher pour prévenir de sa méga gueule de bois qu'elle se payait maintenant. Elle récupéra son portable à la quête d'un indice sur ce qu'elle n'avait pas eu le temps de se remémorer : un appel de sa part pour Cian en plein milieu de la nuit.

* Je suis dans la merde *

Elle se racla la gorge avant d'avaler un comprimé et de tout faire descendre grâce à un verre d'eau. Maintenant restait plus qu'à savoir ce qu'elle avait pu dire sur la messagerie ou directement à Cian mais en tout cas elle avait l'air sacrément con maintenant. Assise en tailleur sur le canapé elle observait la Louve à la recherche d'un indice mais elle avait du lui dire un truc assez important pour la faire cogiter au point qu'elle quitte son travail maintenant.

« Ok hier j'ai beaucoup bu et je me souviens pas de ce que je t'ai dis mais entre nous tout roule. »

Ou pas. Elle savait que tout partait doucement en vrille mais Cian avait beau être son amie elle ne partageait pas tout ses points de vue. Et il y avait fort à parier que les meurtres, le trafic de drogue ou encore le fait qu'elle soutienne un de ses concurrents n'allaient pas lui plaire du tout. Mais en y réfléchissant bien elle avait besoin d'un alibi et elle ne pouvait pas demander ça à Paul, la PES risquerait de mettre son nez dans les affaires du garage et s'ils découvraient ce qu'il s'y tramait elle était finie. Cian était la personne idéale mais elle ne ferait sans doute pas ça pour ses beaux yeux. C'était bien là le problème... Maintenant il ne restait plus qu'à prier pour qu'elle parvienne à lui sortir un mensonge qui tienne la route.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Jeu 26 Juin - 17:05

❝ Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. ❞
Cian & Charlie


Charlie avait toujours été … un électron libre. Comme beaucoup de loups. Mais Charlie était plus tôt du genre kamikaze. J’attribuais toujours ce trait de caractère au fait qu’elle soit une artiste, c’était peut être un peu cliché, mais elle avait l’esprit libre, et c’était difficile parfois de la suivre dans ses histoires. Devant la porte, mon portable se mettait à vibrer, un message de Tom qui me demandait de ne pas trop traîner, deux clients étaient déjà arrivés, et donc deux fois plus de travail. Je grommelais, puis haussais les épaules, quand enfin, Charlie m’ouvrit la porte. A voir sa tête, je ne pus m’empêcher d’afficher un sourire moqueur. Franchement, elle n’avait aucune rigueur cette nana, c’était dingue. Je levais les yeux au ciel, quand enfin elle me proposa d’entrer, je croyais qu’elle ne le ferais jamais. Je me voyais bien, là, à poireauter dans l’encadrure de la porte. Elle tourna le dos avant d’aller s’installer sur le canapé. Quel accueil… On va dire que j’avais connu plus… chaleureux de sa part. J’allais mettre ça sur le compte de la gueule de bois évidente de mademoiselle Charlie. Je soupirais, passais la porte et fermais la porte derrière moi.


 «  Ce que je fais là ? Putain… tu devais vraiment être super saoule, si t’as oublié. » répondis-je

Je m’attachais les cheveux, dégageant ma nuque. Ce sentait le retour de soirée, cette odeur d’alcool et de soirée, c’était très reconnaissable. Une odeur que je connaissais par coeur, seulement l’avantage de vivre dans la mezzanine d’un garage c’est que cette odeur est vite effacée par l’essence et l’huile. Gueule de bois, bonjour. Si Charlie n’était pas mon amie, je pense que je serais rapidement partie, je n’avais pas vraiment de temps à perdre avec ses trous noirs, du à l’abus d’alcool. Une chose que je ne jugeais pas, je prenais bien souvent un malin plaisir à me mettre une misère pas possible. Et Charlie faisait parfois, partie de l’équipe, et de l’opération «  ce soir, je ne connais pas l’existence de l’eau. ». Mais le message qu’elle m’avait laissé dans la nuit, c’était pas du genre, de ce que tu regrettes d’avoir envoyé parce qu’ils sont embarrassants. Quand je m’étais réveillée ce matin et que j’avais entendu le to de sa voix, c’était plus grave que de hurler à gorge déployé des déclarations d’amour avec trois grammes cinq, dans chaque veines. J’étais pas la pour débreifer sa soirée. Du moins… Certainement pas dans le sens, poules qui discutent. Elle me dit que je peux me servir, si j’étais là pour manger. Je la regardais, haussais un sourcil ? Elle se foutait de moi ? Elle croyait vraiment que j’étais là pour le petit déjeuner ? Je soupirais excédée. Je pris un verre et me servait un verre d’eau que je terminais d’une traite.

 « Entre nous tout roule… » commençais-je en fronçant les sourcils.  « Qu’est ce que tu racontes, Charlie ? Sérieux, tu crois que je serais là, si tu m’avais laissé un message lambda de nana bourrée ? »

J’avais envie de lui dire que j’avais du boulot, mais ma visite à Charlie me servait aussi d’alibi pour ne pas bosser. Donc… C’était assez mal venu de ma part. Je m’adossais à un mur, croisait les bras face à elle. Dans le message qu’elle me laissait c’était un ramassis de phrase sans queue ni tête, mais avec toujours la même : «  J’ai, vraiment, vraiment merdé. » Charlie merdait un peu tout le temps. mais là…Peut être donnais-je un peu trop d’importance à son message. Mais ça coûtait rien de creuser un peu, et si je pouvais l’aider, c’était quand même le moins que je puisse faire… J’imagine.

 « Bon, crache le morceau, qu’est ce que t’as « merdé » à ce point pour que tu pourrisses ma boîte vocale ? »

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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Dim 29 Juin - 17:27


- Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. -
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Charlie songea qu'elle devrait mettre un mot de passe spécial pour les soirs où elle était complètement bourrée afin d'éviter qu'elle n'appelle les gens pour leur faire des révélations stupides. Elle n'était pas du genre à appeler quelqu'un pour lui dire je t'aime ou quoi que se soit en général elle disait des choses sérieuses. Et en ce moment c'est pas le nombre de choses qu'elle avait à confesser qui manquait. Son regard détaillait Cian, elle avait du lâcher un truc énorme ou paraître vraiment nerveuse pour lui faire bouger les fesses jusqu'ici.

Charlie la regarda presque médusée lorsqu'elle finit par lui dire qu'elle devait en tenir une bonne pour ne pas se rappeler de l'appel qu'elle avait passé. Elle était définitivement dans la merde et c'était sans doute pas un mensonge ou deux qui allait la sortir d'une mauvaise passe. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer dans la cervelle pour qu'elle l'appelle tard hier soir ? Elle essayait de refaire l'inventaire de ce qu'elle se rappelait : elle avait tué Alois comme elle prévoyait de le faire depuis des mois et après elle s'était faite griller par Torben. Le deuxième point n'était pas important sauf s'il l'avait menacée de la balancer aux flics mais de ce qu'elle se souvenait la conversation avait plutôt bien fini dans un bar autour d'une bouteille de whisky. Ensuite elle était rentrée et avait fini toutes ses réserves d'alcool ce qui n'était pas peu dire vu ce qu'elle stockait chez elle.

Elle restait silencieuse en attendant de trouver un indice sur la gravité de ce qu'elle avait pu laisser échapper pendant son appel nocturne de la nana complètement bourrée. Quand finalement Cian repris la parole pour lui demander de cracher le morceau elle soupira. Et lorsqu'elle ouvrit la bouche une première fois pour commencer son explication elle sentit un nœud dans sa gorge. La culpabilité de la veille lui revenait en pleine face. Qu'est-ce qu'elle avait merdé ? Sa conscience lui hurlait : TOUT ! avec le visage horrifié.

« Ok, j'ai grave merdé cette fois. Je te demande pas de m'aider ou quoi que se soit. Mais tu dois me promettre que quoi je te dise tu diras rien à Mike. »

Charlie commençait à s'agiter, grattant son crâne comme si elle voulait que les explications sortent de son crâne sans qu'elle ait quoi que se soit à expliquer d'elle-même. Sa cervelle ne pouvait-elle pas faire un bond et expliquer ce qui lui posait problème ? Bordel.

« En fait si j'ai juste besoin que tu dises qu'hier j'étais avec toi si jamais on te demande. J'ai... »

Nouveau nœud qui la rendait tout d'un coup muette comme une carpe. Entre nous elle préférait largement retourner sur ce quai et recommencer plutôt que de le dire à voix haute. Elle cacha son visage dans ses mains. Cian allait se mettre en colère c'était obligé la connaissant. Déjà c'était un vrai miracle qu'elle ne la secoue pas comme un prunier en lui intimant l'ordre de parler. Commencer par le début, c'était ce qu'elle devait faire.

« Le mois dernier j'ai aidé une métamorphe avec la PES, la faisant passer pour une louve. Mais il y avait une humaine qui savait ce qu'elle était : quelque chose qui peut se transformer en tigre pas un loup. Elle l'a menacée de tout dire, elle a essayé une première fois mais on a réussi à la faire passer pour délirante. Hier soir j'ai juste mis fin à cette menace pour éviter qu'on ait tous des problèmes. Je l'ai... »

Ah mais c'était quoi ce bordel à la fin ?! Elle se leva et commença à faire les cent pas devant la fenêtre. Elle en avait assez dit pour que Cian comprenne ce qu'elle n'arrivait pas à lui dire. Et c'était peut-être ça le pire dans cette histoire. Charlie se demandait si elle ne ferait pas mieux de signer son testament de suite plutôt que d'attendre une réaction de sa part. Et si Cian ne la tuait pas tout de suite se serait pire parce qu'elle allait en parler à quelqu'un et Hayden finirait par le savoir et là elle regretterait de pas être morte. Ou alors peut-être que finalement son amie allait accepter de garder tout ça sous le silence après tout présenté comme elle l'avait fait elle avait simplement agit dans l'intérêt de la meute. Tout le monde n'était pas obligé de savoir tout ce qui était fait dans l'intérêt de la Meute. Elle finit par arrêter de marcher et se tourna vers son amie avec une boule dans la gorge en attendant la sentence qui allait tomber.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Lun 30 Juin - 18:25

❝ Ce qu'on risque, révèle ce que l'on vaut. ❞
Cian & Charlie


Elle ne disait rien, ce qui avait le don de me taper sur le système. Et quand elle s’emmurait dans le silence comme ça, c’est que c’était pas bon signe. Je priais pour que ce ne soit trop grave, histoire que je retourne au garage sans me faire un sang d’encre. Charlie était un aimant à problèmes, c’était un secret pour personne. Mais à ce rythme là, elle allait faire une boulette, et ça allait lui retomber dessus. Au final, je me mettais à espérer qu’elle allait me raconter une connerie, une histoire de cul qui aurait été étrange, malsaine, voire glauque, au final, qu’est ce que j’en avais à foutre.

Elle savait parfaitement ce que je pensais que ces bêtises, mais rien n’était allée trop loin, donc… Je soupirais, mais enfin Charlie, en avouant qu’elle avait grave merdé, mais je devais lui promettre de ne rien dire à Mike. Je ne comprenais rien de ce qu’elle me racontait. Elle s’agitait, elle avait quelque chose à se reprocher, elle devait en avoir gros sur la patate, espérons simplement que ce ne soit rien qui ne mette la meute en danger, parce qu’elle était capable de tout la Charlie, du meilleur, comme du pire. Je devais lui promettre de rien dire à Mike, j’essayais de me souvenir de la relation qu’il entretenait, si je ne me trompais pas Mike avait mordu Charlie, d’ou ce sentiment paternaliste apparemment… Si Tom avait eu ce sentiment paternaliste, je me serais profondément fait chier les premières années de ma transformation, autant le dire. Je ne pouvais rien lui promettre, je ne savais même pas de quoi elle parlait. Qu’elle accouche. Même si j’aurais aimé, je n’avais pas toute la journée, et les moteurs, et les alimentations n’allaient pas se réparer tous seuls. Et là, elle s’embarque dans quelque chose qui elle devait bien le savoir, n’allais pas fonctionner avec moi. J’étais pas du genre à mentir, c’était pour moi difficile, j’étais, même à la base une mauvaise menteuse, ce qui fait que je ne me mettais jamais dans des situations qui m’obligeait à le faire. Je la voyais fuir mon regard, décidément, Charlie n’était vraiment pas dans son assiette. Et d’une certaine ça m’énervait de la voir comme ça, et ça m’énervait qu’elle puisse se mettre dans des états pareils, et surtout qu’elle le faisait seule, comme une grande. Il y avait des moments, où je me demandais pourquoi je ne lui en foutais pas une directement, histoire de lui mettre les idées en place et qu’elle se mette à penser normalement.


 «  Crache le morceau, Charlie… J’aimerais avoir la journée.. Mais c’est pas le cas. » 

Elle pris son visage entre ses mains, et là déjà je commençais à m’inquiéter. J’étais tirailler elle m’inquiétais autant qu’elle m’énervait. Elle reprit la parole, et je restais face à elle, prête à l’écouter. Je croisais les bras. Au final, vu sa tête, je ne savais pas bien si j’avais envie de l’écouter, ne me rendait elle pas complice de tout ça ? Surtout après ce qu’elle venait de me demander. La couvrir, ce qu’elle me demandait, ressemblait en tout point à un alibi. Elle était pas sérieuse… Comme si on avait pas la PES assez sur notre dos. Elle en rajoutait une couche. Espérons qu’elle n’est tué personne. Autant vous dire que mon espoir ne tenait plus à grand chose. Elle parlait alors d’une métamorphe, qu’elle avait fait passer pour Louve, mais qu’entre temps, du chantage s’était plus ou moins installé Décidément cette alliance avec les métamorphes ne nous apportait pas grand chose de positif. Et évidemment, Charlie n’avait pas pu s’empêcher de mettre son nez dans une nouvelle source d’ennuis. Et elle ne terminait pas sa phrase. Qu’est ce qu’elle avait fait ? Elle l’avait tué ? « Elle avait juste mis fin à la menace » Mais elle était con ou quoi ? Réfléchissais t-elle ? En réalité, je pense qu’elle le faisait, mais seulement après coup, ce qui fait que malgré les grosses conséquences, elle les cachait, et les ensevelissait sous des couches, et des couches de mensonges et de faux semblants.

 «  Tu as quoi ? Tu l’as butée ? T’es pas sérieuse Charlie… » commençais-je excédée, gardant tant bien que mal , mon calme.  « C’est plus fort que toi, je couvrirais pas tes conneries Charlie, faut que t’arrêtes de te comporter comme une gosse ! Tu peux cacher toutes tes conneries, ça fonctionne pas comme ça ! »

Je la regardais, avec insistence.

 « Si t'as autre chose sur le feu, autant le balancer maintenant, avant que ça ne devienne, franchement n'importe quoi. »



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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Juil - 0:17


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Cian la connaissait depuis longtemps, depuis qu'elle était devenue une louve et elle savait mieux que quiconque que Charlie avait tendance à se fourrer dans la merde. Elle savait donc que si elle lui disait qu'elle avait merdé c'est qu'elle ne parlait pas d'un truc sans importance. Sans compter que Cian n'était peut-être pas Mère Thérésa, elle avait peut-être le même âge qu'elle mais elle désapprouvait souvent toutes les conneries qu'elle pouvait bien faire. Alors pour qu'elle lui fasse des aveux de ce genre c'est qu'elle en avait fait une belle.

Cian devait s'en douter et même si Charlie ne la regardait pas elle entendait au ton de sa voix qu'elle commençait à être passablement irritée de devoir attendre que la Louve lui confesse ses péchés. Elle n'avait pas toute la journée selon elle. Sauf que la presser comme le faisait la jeune femme face à elle n'allait pas l'aider, elle doutait de plus en plus qu'elle ne l'aide véritablement mais elle avait besoin d'un alibi plus que tout autre chose. A qui d’autre pouvait-elle demander une chose pareille ? Finalement elle décida de cracher le morceau comme elle le disait si bien. C’était sans doute la pire de ses erreurs, Cian était son amie mais elle était avant tout ça une louve fidèle à la meute. Charlie n’avait jamais cherché à comprendre son point de vue pour elle c’était vraiment ennuyeux de suivre toutes les règles à la lettre. Mais aujourd’hui elle commençait à vaguement se rendre compte de l’intérêt de ces dites règles. C’était pas seulement pour l’emmerder c’était avant tout pour la protéger et pour protéger les autres qu’on lui avait interdit de toucher à un cheveu d’humain.

Elle tenta de trouver une conclusion, une façon de dire ce qu’elle avait fait sans le dire. Mais c’était peut-être trop pour Cian qui préférait une vie paisible le nez dans le cambouis plutôt que des aventures palpitantes. Elle essayait de rester calme mais Charlie sentait venir la vague de colère qui allait tout emporter sur son chemin. Cela dit elle ne pouvait pas s’empêcher de repenser à cette sensation grisante d’entendre la nuque de cette foutue humaine se briser comme quand on mâche un os de poulet. Elle baissait les yeux pour que Cian y voit de la culpabilité et non pas cette lueur malsaine de la satisfaction de son travail nocturne. Mais quand elle releva la tête elle avait un visage horrifié parce que Cian lui annonçait tout simplement que cette fois-ci c’était fini. Elle ne la couvrirait pas. Cette affirmation résonnait à ses oreilles comme une sentence irrévocable.

« Elle allait dire à la PES que des gens peuvent se transformer en tigre ! Que la Meute leur a menti ! Savoir qu’on cachait ce genre de choses aurait remis en cause tout le reste. En plus c’était pas qu’une menace pour nous, cette nana trempait dans le trafic de drogue, elle a un casier long comme le bras et elle était tout juste majeure. »

Elle c’était redressée et tentait vraiment de se convaincre que ce qu’elle avait fait n’était pas qu’un acte égoïste. Mais elle avait l’impression de parler dans le vent quand elle lui demanda de tout avouer ce qu’elle avait sur le cœur maintenant. Elle prit d’abord une mine vexée, c’était pas assez pour elle un meurtre avoué ? Puis elle repensa à Paul, au trafic de drogue et à plus grande échelle sa tentative de mélanger l’héroïne avec du V pour surpasser les autres offres du marché ce qui impliquait son alliance secrète et loufoque avec Leslie. Elle se décomposait au fur et à mesure que la liste de ses conneries s’allongeait.

« Pourquoi tu voudrais savoir j’agis comme une gosse et tu veux pas m’aider ni me couvrir. Alors ne fais rien, McBorough en aura rien à foutre d’avoir des preuves de mon implication il sait juste que j’ai le mobile et la possibilité de la tuer. Donc il va me mettre en taule, ou pire mais on s’en cogne et finalement c’est quand même la Meute qui va trinquer. »

C’était franchement moche d’agir de la sorte mais sa conscience avait décidé de se faire la malle de cette conversation pour aller se faire une séance beauté, si elle devait se retrouver face au chef de la PES autant qu’elle soit en forme.

« Je sais que j’en loupe jamais une mais là c’était pour la Meute, pour une Métamorphe et même pour le reste du monde. Elle ne manquera à personne et elle ne nous foutra pas dans la merde plus que ce qui a déjà été fait. J’ai juste besoin que tu dises qu’on était ensemble que je suis rentrée bourrée super tôt et que j’ai dormi chez toi. »

Le ton de sa voix était presque suppliant sur la fin. Elle ne lui avait menti en rien pour le moment. Elle avait juste évité la question sur ses activités annexes et avait concentré le sujet sur ce qu’elle avait déjà avoué. Elle lui en parlerait peut-être mais pas maintenant, si elle lui balançait tout ça en pleine figure elle allait soit faire un infarctus soit l’attacher et la livrer à la meute en pâture.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Ven 4 Juil - 12:06

❝ Ce qu’on risque, révèle ce que l’on vaut. ❞
Cian & Charlie

Ma relation avec Charlie datait de plusieurs années déjà, elle avait été faîte louve durant la même période que ma transformation. Je me sentais attachée à elle, on avait fait les quatre cent coups ensembles, du moins c’est ce que je pensais. Mais à chaque fois, c’était comme s’il fallait qu’elle en rajoute une couche, que cherchait-elle à prouver en se foutant de cette manière dans la merde ? J’adorais Charlie et personne ne pouvait en douter, mais j’avais parfois, vraiment trop de mal à la suivre. Et j’étais certaine que ma réaction était lié au fait que je ne supportais l’idée qu’elle puisse se mettre en danger, et mettre la meute en danger à cause de son imprudence. Si je la pressais, c’était aussi pour qu’on en finisse et qu’on trouve des solutions, qu’elle se calme, qu’elle arrête de confesser ses dernières frasques tous les quatre matins. Mike devait s’arracher les cheveux à chaque fois qu’il en entendait une. Même si je n’étais pas franchement convaincue que Charlie lui avoue tout. Je me massais les tempes, J’allais avoir besoin d’un verre plutôt que prévu à cette allure là. J’espérais qu’elle gardait des restes de sa soirée, car je n’allais pas dire non à un verre de whisky, ou un sut de vodka, à chaque mauvaises nouvelles qu’elle me donnait. Et la voilà qui me gueule dessus, elle se foutait clairement de ma gueule. C’était ma faute maintenant ? La PES, la PES, le problème, c’est que c’était pas à elle de prendre la décision, elle aurait du en parler à Hayden, ou à Mary, qu’est ce que j’en avais à foutre. Il y avait des règles, et le premier qui me dit que les règles sont faîtes pour être enfreintes, je lui colle un coup de clef de douze dans la tronche. Bien sur qu’il y a des règles que l’on pouvait brisé, mais le code de la meute, ça c’était du lourd, c’était pas le foutu code pénal, ou les règles du gouvernement humain. Je ne savais pas comment me comporter elle, devais-je lui faire un câlin, lui taper dans le dos en lui disant que tout irait bien ? Je n’étais pas comme ça, je n’étais pas du genre faire ce genre de chose, et elle devait bien le savoir. Je n’étais définitivement pas une bonne épaule sur laquelle pleurer, mais je suppose que je savais écouter, et donner mon avis objectivement… J’imagine.

Je ne pouvais pas la couvrir. Je ne pouvais pas dire qu’elle avait dormi chez moi. Devais-je lui rappeler que Tom vivait avec moi au garage, et qu’il n’allait certainement pas mentir pour elle. Ce n’est pas qu’il ne pouvait pas, c’est qu’il ne voudrait pas. « chacun sa merde » comme il le disait si bien. Et puis ça me mettait dans une position de complice, si tout lui retombait sur la gueule, ça me retombait aussi dessus. Et c’était une chose dont je pouvais me passer. Les choses étaient déjà bien assez difficile selon moi, pour que j’en rajoute une couche. Je la voyais bien se décomposer, s’emporter, elle était en pleine crise, et très franchement, j’espérais que le meurtre était la seule chose qu’elle allait me confesser, et qu’on allait pouvoir passer à la suite. Mais j’avais comme un mauvais pressentiment. Elle tenta de ma convaincre que c’était pour le bien de la meute, que la demoiselle, morte à l’heure actuelle, trempait dans le traffic de drogue. Puis elle continua son plaidoyer, évoquant le chef de la PES, qui en aurait rien à foutre des preuves et compagnie, et qu’il savait qu’elle avait les moyens et le mobile pour tuer la gamine. J’avais envie de lui en foutre une. Mais surtout, pourquoi j’avais envie de savoir pourquoi elle se comportait comme une gamine, si je voulais pas la couvrir. Elle était pas sérieuse, elle pouvait pas l’être.

 « Dans ce cas, pourquoi, diable, tu décides de tuer cette nana, si tu SAIS que la PES est sur ton dos, tu dois vraiment te foutre de ma gueule là, Charlie ! » déclarais-je sur un ton qui se voulait le plus calme possible, mais qui trahissait ma complète incompréhension et ma colère.  « Pourquoi, je veux savoir tout ça ? Parce qu’il faut bien que quelqu’un te dise d’arrêter de te foutre dans des situations aussi connes ! Je rêve! »

Si McBorough était sur son dos, je ne comprenais pas en quoi elle avait éprouver le besoin de tuer cette fille. Ne pouvait-elle pas aller voir Mary, ou Hayden pour éviter ce genre de situation, eux savait gérer ça. Ils en avait même l’obligation d’une certaine manière. Qu’est ce qui pouvait bien l’empêcher de faire ça, aucune idée, mais j’espérais que le prétexte était bon. Charlie n’en avait pas fini, et s’engagea à nouveau sur une pente que je jugeais plus que glissante. Je ne pouvais pas la couvrir, avoir la PES aux fesses, après qu’elle m’ait avoué qu’elle les avait aux fesses déjà ? Elle commençait à sonner comme une folle. Et quand elle rajoutait, qu’elle n’allait manquer à personne, là j’ai définitivement cru qu’elle était en train de se foutre de ma gueule. Elle ne manquerait et ne manquera à personne, parce que tu lui a retiré la possibilité. Je levais les yeux aux ciels, pour que quelqu’un me donne la force de ne pas lui sauter dessus et de la secouer jusqu’à ce que son cerveau se remette en place.

 « Tu viens de me dire que la PES t’avait déjà dans le collimateur, et tu veux que je te couvres ? Non mais t’as pété un plomb, et tu crois que Tom il va gentiment mentir pour toi, quand il va voir la PES arriver au garage ? » lui répondis-je.  « Tu te rends pas compte de ce que tu demandes Charlie… » repris-je sur un ton las.  « Et en plus tu crois que je m’énerves pas gaîté de coeur, tu fais de la merde et tu voudrais que je te félicite quoi, c’est la meilleure. »

J’avais l’impression d’avoir une enfant, qui avait mouillée son lit, et qui cherchait à cacher ses draps, c’était l’impression que j’avais. Et là, elle commençait à manquer de draps pour couvrir ses bêtises. Ne comprenait-elle pas, que plus les conneries étaient énormes, moins on pouvait la couvrir ? Elle allait arriver à un point, où plus personne ne pourrait l’aider, et cette idée m’énervait.

 « Je comprends pas Charlie, vraiment je comprends pas, et si tu peux même pas en parler à Mike, comment veux-tu que je t’aide hein ? Dis moi ? Parce que là j’ai l’impression d’être dans une mauvaise blague. »





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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 19:41


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Comment lui expliquer ? Charlie attendait le moment où Cian allait réellement péter un câble. Mais elle restait résolument calme alors qu'elle entendait d'ici son cerveau imploser. Pourquoi avait-elle fait ça en sachant qu'elle avait une épée de Damoclès au-dessus de la tête ? C'était une bonne question mais elle n'y avait pas pensé avant pour changer.

« J'y pense seulement maintenant en fait. Mais parce qu'elle était un vrai danger. Je l'ai suivie pour m'assurer qu'elle n'allait pas faire de connerie au sujet des Métas et je l'ai entendu dire qu'elle avait de quoi s'offrir une carte de sortie de prison si jamais la Police la pinçait pour trafic de drogue. C'était une question de temps j'ai fait la seule chose qui m'est venu à l'esprit. » dit-elle sur un ton d'excuse.

C'était surprenant de voir combien elle pouvait être douée pour mentir. Il était devenu important que Cian pense qu'elle n'avait pas eu d'autres choix. Si elle pensait que Charlie avait ça uniquement par vengeance, esprit de protection ou autre elle allait la dénoncer et dire la vérité aux Chefs. Sauf que si Hayden ou Mary savaient déjà la vérité elle ne pourrait pas leur mentir et de se fait sauver sa tête. Elle était donc obligée de mentir à Cian même si l'idée ne lui plaisait pas vraiment.

Charlie commença à se torturer les doigts en voyant son alibi partir en fumée. Elle n'aurait plus qu'à trouver quelqu'un d'autre. Elle se fit également la réflexion que Cian serait désormais la dernière personne qu'elle mettrait au courant s'il se passait un truc.

« Tu sais quoi t'as raison ! Je suis désolée, je n'aurais pas du te demander ça. Je sais pas quoi faire si c'était qu'une question à résoudre dans la meute j'irais dire la vérité mais là ça va bien plus loin. J'ai pensé à rien, j'ai juste agit dans le vif de la situation. »

Charlie entendit sa conscience soupirer en disant : comme d'habitude. Elle ne pensait pas souvent aux conséquences quand elle faisait quelque chose et cette fois-ci ne faisait pas exception. Mais Cian n'avait pas fini de lui faire la leçon. Pourquoi elle n'en parlait pas avec Mike ? Charlie l'observa avec incrédulité.

« Mike est l'exécuteur de la Meute. S'il je le mets au courant de ce meurtre il va faire une attaque partagé entre l'idée de devoir faire son boulot ou m'aider. Et s'il arrive à me sauver la mise je peux aussi bien m'enfermer toute seule ça ne changerait pas grand chose. Et s'il met le nez dans mes affaires il risque de tomber sur le trafic de d... »

Mais pourquoi est-ce qu'elle ouvrait la bouche aussi souvent pour ne rien dire ? Avec un peu de chance elle pourrait rattraper le coup. Mais non Cian connaissait son passé et parler de trafic même si elle avait réussi à taire la suite elle avait du comprendre quelque chose. C'était un peu comme d'entendre un ancien alcoolique parler de son copain Jack.

« Okay... Respire un bon coup sinon tu vas te trouver mal. » grimaça-t-elle en sentant l'orage qui allait lui tomber sur le coin de la figure.

Et merd* ça allait chauffer pour son matricule et elle n'avait plus aucun moyen de s'en tirer la vie sauve. Elle devait réfléchir à une explication qui lui permettrait de sauver sa petite tête.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Dim 6 Juil - 12:43

❝ Ce qu’on risque, révèle ce que l’on vaut. ❞
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Je l’écoutais. Mais tout ce que je voyais, c’était Charlie en train de se dépatouiller dans une bouillie d’explication fumeuse. Et même si j’aimerais la croire, tout ceci sonnait peu crédible. C’était une mélasse de justifications, de complications, et de rond de jambe, qui avait me faisait plus douter d’elle qu’elle ne me faisait la croire. C’est bien ce que je lui reprochais, de ne pas réfléchir. Elle se mettait en danger, et mettait en danger l’intégrité de la meute. Ce que je ne pouvais concevoir. D’une certaine manière, je ne comprenais pas bien pourquoi c’était moi qu’elle avait appelé pour … se confier quand elle avait quatre grammes dans chaque veine. Elle connaissait ma position par rapport à la meute, une position qui pouvait s’avérer un peu excessive par certains aspects. Non pas que je n’étais pas digne de confiance, mais pour ce genre de secrets, qui pouvait mettre en danger la meute, et qu’il fallait dissimuler, j’étais, selon moi là dernière personne qu’il fallait appeler. D’une certaine manière, c’était aussi une manière égoïste de rester loin des ennuis. Mais Charlie savait que ça allait bien plus loin que ça. La Meute était la seule famille que j’avais, après que les vampires aient assassinés le peu de famille qui me restait.

 « Oh pitié, arrête avec tes justifications fumeuses, Charlie. Tu peux duper Mike, mais tu ne fais que t’inventer des excuses pour faire passer la pullule. » déclarais-je en haussant le ton.

Elle me dit que j’avais raison et qu’elle était désolée. Mais le problème c’est que ces actes allaient ben plus loin qu’être pardonné par de simple excuse, elle avait tué une humaine, en sachant pertinemment qu’elle était dans les petits dossiers de ce McBorough. J’avais l’impression qu’elle ne mesurait pas du tout la gravité de ses actes. J’avais l’impression que ce n’était pas grave, qu’elle allait trouver une situation, et qu’elle allait s’en sortir pour recommencer encore. J’imagine que Charlie avait des circonstances atténuantes, avec son passé, son père, et tout ce qui faisait d’elle une graine de criminelle en puissance. Mais désormais, il y avait la meute, elle n’était pas seule, et c’était ce que je lui reprochais. D’oublier que les conséquences de ses actes pouvaient avoir bien plus de conséquences qu’elle ne l’imaginait. Quand je fis allusion à Mike, elle me regardait comme si je venais de sortir de l’asile. Etait-ce vraiment une question aussi étrange que cela ? Après tout, leurs relation ressemblait plus à une relation père-fille qu’elle ne ressemblait à une relation physique, comme celle que j’entretenais avec Tom. Mike allait être partager entre faire son boulot et l’aider. Le problème c’est que les deux n’était pas forcément dissocié, et c’était certainement ce qu’elle ne comprenait pas. Je pense qu’elle avait besoin d’une bonne piqûre de rappel. Et faire face aux conséquences de ses actes pour une fois. Et puis ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Trafic de ? … Trafic de drogues, c’est bien ce qu’elle allait dire avant qu’elle ne se coupe dans son élan, se rendant compte qu’elle en avait trop dit. Je la regardais, et eut un rire nerveux, et je le regardais à mon tour incrédule.

 « Le trafic de … ? Mais vas y dis le ! » commençais-je.  « Drogue, n’est ce pas Charlie ? Et tu veux embarquer tout le monde dans ta merde pour t’en sortir n’est ce pas ? Maintenant qu’on en est là, t’as décidé quels types de drogues ? Cocaïne ? Héroïne ? LSD ? Extasy ? Un peu de tout ? Ou alors cette merde que qui sort tout de droit des vampires ? La « V » ? » m’emportais-je.

Je m’approchais d’elle, je la regardais, baisser les yeux, parce qu’elle savait. Elle savait pertinemment que ce qu’elle faisait c’était du grand n’importe quoi.

 « Le problème c’est que tu penses que Mike ne peut pas t’aider en faisant son boulot. T’as besoin qu’on te remettes les idées en place Charlie, parce que là tu dépasses les bornes. »

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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Lun 7 Juil - 23:58


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Charlie retentait de faire le tri parmi ses souvenirs de la veille. Cian semblait ne pas la croire quant à ses explications au sujet de l’urgence de la situation et de sa volonté de la tuer motivée uniquement par le besoin de protéger la Meute. Même pour elle l’explication lui paraissait un peu légère. Mais à force de chercher dans sa mémoire elle entendit cette voix qui commençait à être agaçante.

* Es-tu sûre de vouloir connaître les détails de cette nuit ? *

Mais bien sûr que oui ! Elle avait pensé ça et quelques secondes après elle avait l’impression qu’un pan de son trou noir était en train d’être dévoilé. Juste quelques flash et toujours cette voix qui lui montait la tête. Elle avait suivi plusieurs nuits la jeune femme avant les événements de la veille. Elle ne se souvenait pourtant pas de ces moments à la suivre. Elle se souvenait de cette voix qui lui murmurait que Alois finirait par les vendre, qu'elle vendrait cette information à celui qui voudrait bien lui prêter une oreille attentive.

Lorsqu'elle revint à elle, elle entendit vaguement Cian douter de ses arguments. Elle était blessée, non pas par ce qu'elle disait mais par le ton qu'elle prenait. Pourquoi est-ce qu'elle haussait le ton comme ça ?

* Il n'y a personne pour te comprendre. C'est juste toi et moi. Ça a toujours été comme ça. *

Comment ça depuis toujours ? Et dans le fond cette voix n'avait peut-être pas tort, personne ne parvenait à comprendre quoi que se soit au sujet de son attitude. Mais elle ne pouvait pas se résoudre à tourner le dos à Cian ou à s'engueuler avec elle. Elle était parmi les rares personnes qui pouvaient encore la supporter.

Elle voulait dire quelque chose quand finalement Cian percuta la bourde qu'elle venait de faire. Elle ne pouvait pas lui mentir, elle ne pouvait pas lui cacher plus de choses. Hier elle avait pensé à elle comme unique solution et pourtant aujourd'hui elle semblait ne pas comprendre. Ou alors elle avait vraiment merdé à tel point que même Cian ne pourrait rien faire pour l'aider.

* En fait elle s'en tape de toi. Comme tout le monde. Ce qui compte c'est la Meute. Pour elle, pour Mike, pour tout le monde. Tout le monde s'en fout de toi, t'es rien. Sauf si tu me laisses te guider. *

Charlie se racla la gorge quand elle finit par lui demander si elle dealait du V. Elle ne pensait pas que Cian pourrait comprendre aussi vite. Elle sentait son cœur battre à tout rompre alors que Cian continuais de s'emporter mais Charlie ne l'écoutait plus. Cette satanée voix n'arrêtait pas. Qu'est-ce qu'elle voulait à la fin ? La convaincre de plonger dans un monde obscure, loin de toutes les lois quelles qu'elles soient ? Lui faire enfreindre toutes les règles pour ressentir le plaisir de l'avoir fait et de devoir braver les conséquences. C'était tellement jouissif après tout. C'était cent fois mieux que d'essayer de sauver les pots cassés.

* Laisse-toi simplement convaincre alors. On va s'éclater. *

« Mais tu vas la fermer oui ! » hurlait-elle alors que Cian lui parlait de Mike et d'autres choses.

Les mains sur ses oreilles elle essayait vainement de faire fuir cette voix qui l'enfonçait de plus en plus. Depuis quand était-elle là ? Depuis toujours ? Pourtant elle ne se souvenait pas de l'avoir entendu avant le jour où Alexei était mort. Prostrée, elle s'éloignait de son amie dans l'espoir de ne plus entendre quoi que ce soit : ses reproches, cette fichue voix.

« Pourquoi tu fais ça Cian ? Je pensais que toi tu pourrais essayer de m'aider ou au moins que tu m'écouterais. T'es comme tous les autres. »

Elle était roulée en boule dans un coin de la pièce en se balançant d'avant en arrière. Elle jeta un coup d’œil en direction de son amie, de son premier amour, la seule pour qui elle pensait pouvoir éprouver ce sentiment.

« Vas-t-en. » grogna-t-elle en la fixant avec son regard le plus mauvais.


Dernière édition par Charlie M. McAllister le Dim 13 Juil - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Sam 12 Juil - 18:07

❝ Ce qu’on risque, révèle ce que l’on vaut. ❞
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Charlie et moi, ça ne datait pas d’hier. Elle restait tout de même la première femme avec qui j’avais découvert les joies de l’amour charnel féminin. Elle restait donc quelqu’un de particulièrement important pour moi. Elle avait cette petite place, qui la rendait spéciale. C’était comme votre première fois, vous vous souvenez de cette personne, peu importe si c’était un coup d’un soir bourré, ou votre copain, ou copine du moment. Elle me connaissait, en long, en large et en travers, autant le dire, et elle connaissait aussi mon caractère. Donc, je ne savais pas bien à quoi elle s’attendait en se confiant à moi, parce que consoler, et câliner, n’était pas deux choses que j’associais facilement. Du moins, ça ne m’était pas vraiment naturel. Malgré le fait qu’elle m’énervait, le bien être de Charlie m’était important, même si elle avait besoin d’un bon coup de pied au cul, pour la sortir de cette spirale, qu’elle créait toute seule.

Elle me hurla de me la fermer. Je la regardais. Elle me parlait sur ce ton maintenant ? Elle avait perdu l’esprit. Je la regardais d’éloigner, fronçant les sourcils alors qu’elle me reprochait de ne pas l’aider. Je ne savais pas comment elle voulait que je l’aide. Parce que sa définition de l’aide ne correspondait pas à la mienne. La couvrir, et masquer ses conneries n’allait pas l’aider, au contraire, à la moindre opportunité, elle allait replonger la tête la première dans un nid de conneries, parce qu’elle n’aura pas fait face à aux conséquences. Donc, non, pour moi l’aider, ce n’était pas la laisser à refaire des conneries. Et si elle pensait que j’allais m’excuser pour penser de cette manière, c’est qu’elle ne me connaissait pas alors. L’écouter ? C’était ce que je faisais. Mais tout ce qu’elle me disait m’énervait. Elle se réfugia dans le coin d’une pièce comme une démente, se balançant d’avant en arrière. J’avais l’impression d’être dans un asile, mais qu’est ce qui lui arrivait ? A force de mensonges, peut être avait elle perdu l’esprit. Elle m’énervait, qu’est ce qu’elle m’énervait. Je m’approchais d’elle, ignorant sa dernière requête qui était accompagné du regard le plus foudroyant de l’histoire, glissant ma main dans ses cheveux. Si l’aider n’était pas dans mes cordes, je pouvais essayer de la calmer.

 « Charlie… » commençais-je, m’accroupissant en face d’elle.  « Comme les autres ? Tu sais que c’est faux… » continuais-je en lui caressant la joue.

Elle se trompait. Je n’avais certes pas été la meilleure des partenaires, incapable d’avoir été véritablement exclusive pour elle, mais Charlie m’était précieuse, beaucoup plus que quasiment tous les membres de la meute. La voir dans cet état là ne m’était pas facile, mais il fallait bien la mettre devant le fait accompli et lui faire comprendre que si elle continuait, elle se ferait tuer, et je ne pouvais accepter cela.

 « Tu te mets en danger, et tu veux que je te félicites… Mei, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et tu le sais parfaitement. Tu dois faire face aux conséquences, sinon.. tu te retrouveras dans cette situation, et là personne ne va pouvoir te sortir de la. »

A vrai dire, je ne savais plus quoi lui dire. Sans avoir l’impression de me répéter.


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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Dim 13 Juil - 23:10


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* Tu sais ce qu'on fait de ceux qui foutent la merd* ou qui entendent des voix ? *

On les enferme... Charlie se replia un peu plus sur elle-même à cette idée, à ce souvenir de sa propre famille tentant de l'enfermer dans une cage lorsqu'ils avaient découvert sa nouvelle nature. Elle avait été assez bête à l'époque pour croire qu'ils l'accepteraient comme si de rien n'était parce que c'était sa famille. Et encore aujourd'hui elle refaisait la même erreur. Conscience de mes deux qui l'obligeait à se confier dans l'espoir de trouver un moyen de se tirer de ses emmerdes sans que personne ne souffre.

Charlie manqua de sursauter quand elle entendit Cian se rapprocher. Elle l'observa hésitante alors qu'elle sentait les caresses de la jeune femme dans ses cheveux. Elle s'abandonna contre sa main à la recherche d'un réconfort qui ne viendrait pas. Cian avait ses principes et les aurait toujours.

* T'es vraiment nulle à toujours attendre qu'on te rende l'amour que tu donnes. *

Charlie ignora cette énième pique de sa petite voix maléfique pour croire ce que Cian lui disait. Elle soupira et ralenti le balancement de son corps. La jeune femme lui expliqua alors pourquoi elle lui faisait tout ça. C'était pour son bien selon elle mais sans même avoir besoin de sa petite voix maléfique elle songeait que Cian pensait plutôt au bien être de la Meute avant toutes choses.

« Arrêtes de mentir. Tout ce que tu veux c'est protéger la Meute parce que selon vous je la mets en danger. »

Presque un chuchotement elle disait le fond de sa pensée mais ne voulait pas agresser Cian. Ce prénom qu'elle utilisait, elle était l'une des rares à le faire. Parce qu'elles avaient été intimes. En souvenir de ce temps là elle essayait de ne pas hausser le ton mais il était hors de question qu'elle l'encourage non plus à faire ce qu'elle avait l'intention de faire.

« Jamais personne ne fera le lien avec moi et ce trafic. Ce que j'ai fait, je l'ai fait en sachant qu'il y aurait des conséquences. Je suis ce que je suis Cian, j'arriverais pas à laisser cette partie de moi dans l'ombre. J'ai été élevée avec le concept que l'autorité de la police n'est là que pour être bravée. » dit-elle avec un soupire.

Elle évitait le regard de son amie pour contempler ses doigts torturer le tissu de son jogging. Elle n'avait plus la volonté de convaincre Cian que ce qu'elle faisait était nécessaire ou une bêtise qu'elle devait cacher.

« Je me suis approchée d'un vampire. Je peux apprendre des choses. Si tu vois Hayden, t'auras qu'à lui dire qu'il peut exiger ce qu'il veut, je ferais même une mission suicide dans leur fourmilière. Donne moi du temps c'est tout ce que je te demande. »

* Qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps-là ? *

Charlie se figea totalement pour faire une liste mentale de ce qu'elle voulait faire :
  1. Mettre Paul au parfum que quelque chose allait peut-être lui tomber dessus par sa faute.
  2. Créer l'armurerie qu'elle avait planifié.
  3. Parler à Leslie, ce con ne l'avait toujours pas recontactée.
  4. Faire un recrutement de masse pour une armée potentielle.
  5. Mettre fin au trafic éventuellement.


Avec cette liste elle aurait la possibilité de plaider coupable de trouver un moyen de changer la donne. Elle passerait de coupable à alliée de poids pour la Meute. Mais le plus important serait de voir Paul pour le prévenir. Elle lui devait bien ça.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Mar 15 Juil - 19:13

❝ Ce qu’on risque, révèle ce que l’on vaut. ❞
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Je ne savais plus quoi faire avec Charlie. Je l’avais clairement perdue. La voir se balancer d’avant en arrière comme une démente me laissait sans voix. Je ne l’avais jamais vu de cette manière. Mais d’une certaine manière, elle avait creuser son trou toute seule, et s’était ensevelie toute seule comme une grande. Et c’était un puit sans fond avec ce qu’elle me racontait. Ne pouvait-elle pas se tenir tranquille et ne pas se créer d’ennuis, avait-elle autant besoin d’adrénaline ? N’en avait-elle pas assez ? J’étais fatiguée, fatiguée de la voir comme ça, fatiguée d’être en colère, fatiguée de ne pas comprendre, de ne pas la comprendre. Je faisais des efforts, et j’avais l’impression que ce n’était pas assez. Je ne pouvais pas l’aider, c’est ce qu’elle ne comprenait pas. Je n’en avais pas le pouvoir… Pas de la manière dont elle voulait de l’aide. Je ne pouvais pas lui offrir cette illusion de l’aide, parce qu’au final, ce n’était pas l’aider que de la laisser voguer au gré de ses envies et des conneries d’enfants sans limites. Une gamine, c’était une enfant.

Elle m’intima d’arrêter de mentir. Chose que je ne faisais pas. Et mentir n’était définitivement pas quelque pour laquelle j’étais douée, c’était même le contraire. Elle le savait, alors qu’est ce qu’elle racontait. Evidemment que je cherchais à protéger la Meute, devenait-elle stupide en plus d’être folle ? Mais elle faisait partie de la Meute, donc c’était aussi la protéger. Pourquoi ne comprenait-elle pas ? Elle commençait alors à me parler du lien entre elle et le traffic, était-elle donc stupide à ce point ? N’avait-elle pas des clients ? Des fournisseurs ? Pensait-elle vraiment qu’il ne chercherait pas à sauver leur peau plutôt que la sienne ? Sachant que la PES était sur son dos ? Elle se foutait clairement de moi, et elle se mettait le doigts dans l’oeil jusqu’au coude. Tant de questions, et elle disait qu’elle connaissait les conséquences ? C’était faux. Elle disait qu’elle avait été élevée dans l’idée que la police n’était rien d’autre que l’illusion de l’autorité. Si elle pensait que la PES était mon problème. Elle avait tort. Mon probe!me c'était elle. Et d'elle découlait la PES, qui allait être sur notre dos pour faire faire tomber Charlie. Elle n'avait aucune idée des conséquences, parce qu'elle cherchait à s'en échapper. Je me redressais, excédée.

Elle rajouta qu’elle s’était rapprochée d’un vampire. Je me crispais, et serrais les poings, je la regardais, gamine perdue, cherchant à réparer ses bêtises, à essayer de sauver les meubles, mais s’associer à un vampire ça c’était trop, c’était beaucoup trop me demander. Elle savait pertinemment qu’on ne pouvait faire confiance à un vampire, ils n’agissaient que leur propre intérêt. Lui avait-on cogner la tête contre un mur ? Un moment d’inattention, et elle se retrouverait au milieu de vampires, ou pire il la suivrait jusqu’à Wolfheaven, et… Ma main quitta sa joue. Mon regard se fit plus froid.

 « Associer à un vampire ? Tu te fous de ma gueule ? Nan … tu me fais marcher. » repris-je.

Du temps ? Elle voulait du temps ? Pour quoi ? Se faire tuer ? Continuer à faire son traffic ? Elle n’était pas sérieuse à me demander ça. Elle ne pouvait pas me demander, je lui interdisais de me demander du temps. Elle qui disait connaître les conséquences. Elle était surtout désolée d’avoir été attrapée et de devoir y faire face, c’était différent.

 « Tu connais les conséquences ? Tu t’es associée à un putain de vampire, en te disant qu’il était inoffensif je suis sure ? Espèce d’imbécile, si tu crois qu’il ne te vendra pas, tu es plus stupide que la moyenne. Je te mens pas, au contraire, je te préviens que tes conneries doivent cesser, parce que ma colère n’aura rien à avoir avec celle qui t’attends si tu n’arrêtes tes traffics et des associations douteuses. Tu connais les conséquences alors que tu veux que je te couvre pour ne pas y faire face ? Arrête Charlie, arrête. » m’emportais-je levant les bras au ciel, contenant toutes ma rage.  « Pas de lien avec ton traffic ? Pour une dealeuse tu es bien naïve. Naïve. »


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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Mer 16 Juil - 0:32


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Charlie sentit le froid l'envahir lorsqu'elle ne sentit plus le contact de la main de Cian sur son visage. Elle hésita à croiser son regard froid, elle le sentait la transpercer de part en part. Le regard fixé sur le bout de ses chaussettes elle passa les bras autour de ses genoux et l'écouta.

Elle soupira en songeant que non ce n'était pas une blague elle était allée aussi loin sans que personne ne l'y oblige. C'était quoi son problème exactement ? C'était là la grande question que tout le monde se posait. Elle ne pourrait pas éternellement prétexter que c'était ce qu'elle était, elle voulait se venger de tout et tout le monde. Sa famille humaine parce qu'ils l'avaient toujours considérée comme faible, la Meute parce que eux l'utilisaient comme un simple kleenex (c'est la guerre ? Appelons Charlie ! Elle est retournée chez ses humains ? C'est pas une des nôtres !), les vampires parce qu'elle vivait un véritable cauchemar depuis sa dernière rencontre et le reste du monde parce qu'on la considérait comme un monstre.

Alors si c'était ça le problème oui elle deviendrait le monstre qui faisait peur à tout le monde et elle entraînerait tout le monde dans son sillage. Cian semblait vraiment épuisée, elle ne comprendrait pas.

* En même temps tu t'attendais quoi ? *

Charlie inspira avant d'écouter la suite. Elle était naïve de croire qu'elle pouvait être à l'abri de représailles ? La louve n'essayait même pas d'imaginer qu'elle avait cinquante plans de sortie, qu'elle pouvait être plus maligne que la moyenne. Non elle la considérait juste comme étant stupide et inconsciente. Charlie finit par se relever sans lui accorder un regard.

« La seule chose naïve que j'ai faite c'est de penser que je pouvais faire confiance à quelqu'un comme toi. Qu'est-ce que tu crois ? Que la Meute va pouvoir survivre en jouant les gentils chiens ? »

Charlie la dépassa et se postant devant la porte. Après quelques secondes de réflexion elle l'ouvrit avant de se tourner vers son amie.

« Va-t-en. Vas dire à qui tu veux ce que je t'ai dis comme ça tu serais heureuse de me voir assumer les conséquences de mes actes. Mais laisse-moi te dire que je rigolerais bien quand se sera vous qui vous ferez baiser par ces vampires. »

Un sourire s’étalait sur ses lèvres, il n'avait rien de gentil et le regard qu'elle lui lançait en disait long. Elle pensait sincèrement que la Meute allait finir par se faire submerger par toutes ces conneries. C'était le risque de vouloir se faire passer pour de gentils petits Loups, on finissait par le devenir et il ne faudrait que ça aux vampires pour prendre le dessus.
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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 20:05

❝ Ce qu’on risque, révèle ce que l’on vaut. ❞
Cian & Charlie

« Prends tes clics et tes clacs et casse toi. » C’est ce qui se répétait dans ma tête, parce que je n’avais pas de solutions pour elle. Ce qu’elle disait à mon sujet m’ennuyais mais en même temps je ne savais pas bien à quoi elle s’attendait. Je n’allais pas changer du jour au lendemain, sous je ne sais quel prétexte, et surtout pour un prétexte pareil. Je l’entendais dire n’importe quoi, survivre en jouant les gentils chiens ? Elle se foutait de moi, regardez là trouvez des excuses pour ses bêtises. C’est vrai que s’associer à cette bande de vampire n’avait pas été déjà fait, et l’ancien ulfric avait perdu sa vie. Qu’elle ne commence pas à me faire des leçons. Elle s’était levée, pour appuyer sa bêtise, ça me semblait évident. De toute façon, au point ou elle en était, reconnaître ses tords n’était pas dans ses cordes, alors elle préférait se mettre la tête dans le sable. Tant pis pour elle. Elle se poste devant la porte.

 « Des gentils chiens ? Mais tu comprends définitivement rien ! Regarde où une association avec un vampire a mené Jonathan, t’es trop conne ! Qu’est ce qui déconne chez toi sérieusement ? » continuais-je en haussant le ton.

Elle ouvrit la porte, pour me chasser de chez elle. Je haussais un sourcil, je le regardais, elle était sérieuse, je le voyais bien dans son regard. Et le pire c’est qu’elle croyait ce qu’elle racontait. Mais comment pouvait elle ? Heureuse de la voir faire face aux conséquences ? Non, mais si ça pouvait lui servir de leçon, je pense que ce n’est pas qu’un mal. Je ne pouvais pas, je ne pouvais pas la laisser faire ses conneries et dormir sur mes deux oreilles. Je ne pouvais la couvrir, et savoir que derrière elle voyait un vampire pour je ne sais quoi. Son sourire sur ses lèvres me mit hors de moi. Parce qu’elle devenait stupide, inconsciente et complètement débile, parce qu’elle était contrariée de ne pas avoir tout le monde de son côté sous prétexte de relations positives. Être ami, ne voulait pas être d’accord avec tout. Et je n’étais pas d’accord avec elle. Je me redressais à mon tour, la regardant de travers, me contenant pour ne pas laisser la louve sortir, car j’étais au bord de la rupture. Elle me désignait la porte, elle avait raison, parce que son attitude en plus d’être idiote, commençait à être franchement détestable. Elle se montrait cynique et hautaine avec moi, une chose, que je n’acceptais pas.

 « La seule chose naïve que tu es fait c’est de penser que tu ne ferais pas face aux conséquences de tes actes et que je te couvrirais. » repris-je.  « Tu n’es qu’une gamine contrariée de ne pas avoir eu ce qu’elle désirait d’une personne. C’est tout, alors n’inverse pas les rôles, pour qui tu te prends ? C’est parce que des nanas comme toi en recherche d’on ne sait quelles sensations ouvre la porte, que les vampires peuvent prendre le dessus. Me fais pas rire. Tu n’es pas au dessus du lot. Reste seule, ça à l’air de bien te réussir. »

Je récupérais mes affaires, et la regardais avec un air mauvais, au bord de la rupture. J’avais déjà perdu trop de temps à essayer de lui faire comprendre des choses qu’elle ne voulait même pas essayer d’entendre. Elle avait raison, c’était comme ça que je le voyais, elle s’était convaincue d’une manière tordue, qu’elle avait raison, et qu’il n’y avait rien de mal dans son comportement. Je me retournais vers elle, la regardant droit dans les yeux.

 « Tu ferais mieux de changer ton discours, si tu veux mon avis. Parce que tu seras la première à te faire baiser par les vampires si tu continues tes trafics et tes associations. Bonne journée. »

Je repris ma route, détournant le regard,me sentant déjà submergée par les premiers changements du à la transformation. N’avait-elle donc aucune honte ? Savait-elle dans quels genres de situation elle me mettait maintenant ? Savoir tout ça sans rien dire me faisait une complice, mais surtout comment pouvais-je accepter sa conduite ? En sachant qu’elle mettait en danger la Meute, Wolfheaven, tout le monde ? Non, je ne pouvais pas accepter cela.

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MessageSujet: Re: Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. [Livre II - Terminé]   Ven 29 Aoû - 16:50


- Ce qu'on risque, révèle ce qu'on vaut. -
Cian & Charlie
© Code Silver Lungs


Cian avança un argument pour le moins pertinent : Jonathan et son destin tragique. Il avait voulu faire comme Charlie et s'associer à leurs ennemis mortels. Sauf que Charlie ne s'associait pas vraiment au vampire. Leslie lui payait un loyer après il ne payait pas de manière traditionnelle c'est tout. Il n'y avait aucune vraie conspiration contre qui que ce soit. Alors oui elle pensait sincèrement que Cian était trop obéissante. Qu'est-ce qui déconnait chez elle ? Elle n'était pas faite pour suivre les règles, elle voulait créer son monde avec ses règles et elle n'aurait à courber l'échine devant personne. Elle en avait tout simplement assez qu'on la prenne pour une idiote et qu'elle serve de décor.

« Je veux juste marquer mon monde. Si ça te satisfait de faire partie de la masse continue et on verra qui aura eu la vie la plus satisfaisante une fois que tout sera fini. Je refuse de vivre avec des regrets amers. »

Voilà c'était dit. Vivre sa vie sans regret parce que de toute manière les Loups n'étaient pas destinés à vivre bien longtemps. La mort attendait à chaque tournant et pour Charlie il n'était pas question d'attendre la fin arriver pour réaliser qu'elle n'avait rien fait. Elle avait failli y passer il y a peu de temps, elle n'était pas prête de recommencer mais à choisir entre se retrouver dans la même situation ou vivre longtemps mais sans avoir rien réalisé elle avait fait son choix.

Cian était furieuse de la façon dont la conversation tournait mais pour Charlie les choses étaient maintenant claires : elle ne pouvait se fier à personne. Lorsqu'elle lui ouvrit la porte pour la mettre à la porte la Louve déversa sur elle tout un tas de choses destinées à lui faire réaliser qu'elle faisait une grave erreur mais tout ça glissait sur Charlie sans l'atteindre. Tout le monde ne parlait que des risques qu'elle faisait courir à la Meute mais de ce qu'elle en savait elle ne faisait pas ça à WolfHeaven, elle n'était pas un membre actif de leur foutue Meute. Si cela venait à se savoir au pire que se passerait-il ? Les Loups seraient sanctionnés ? Exterminés ? La louve avait des scrupules à cette idée mais entre nous elle ne pensait pas que cela puisse arriver. Au pire elle serait à l'origine d'une nouvelle guerre mais ça de toute manière ça c'était inévitable la grande question c'était à cause de qui et quand cela arriverait-il.

« Merci d'être passée mais t'as raison je suis mieux seule. »

Sarcasme pour cacher la déception que finalement elle ne pouvait compter que sur elle-même. Comme toujours en fin de compte. Que celui qui avait dit que la meute était une famille se lève et qu'il voit comme les choses finissaient. La Meute restait figée et se laissait vivre sous prétexte de ne vouloir froisser personne. Charlie avait reçu des mails de certains artistes qui vivaient dans son pays d'origine et qui lui disaient que la situation chez eux était bien différente qu'en Écosse. L'envie de voyager se fit sentir mais elle avait encore des choses à faire dans le secteur. Elle devrait attendre et pour le moment elle avait surtout envie de s'enfouir sous sa couette et oublier la dernière heure qui venait d'avoir lieu. De toute façon que pouvait-elle faire d'autre ? Courir après Cian et lui demander pardon qu'elle irait trouver Hayden elle-même pour tout lui dire ? Elle ne le ferait jamais ne serait-ce que par orgueil.

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