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On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Sam 17 Aoû - 16:31


Cette journée était bien merdique. S’il y avait une seule conclusion a tiré aujourd’hui c’était bien celle-ci. Après avoir passé une nuit de merde, agité par les fantômes à qui j’avais ôté la vie par le passé. Aucun drap blanc flottant au-dessus de mon lit oh non rien d’aussi théâtrale. Juste leur visage au moment de leur mort qui me fixe derrière mes paupières closes. Tel est mon fardeau, revoir chaque nuit les innocents que j’ai tué, directement ou non. Par contre aucun problème avec les vampires ou lycans que j’ai descendu pendant - ou avant pour les premiers - les Années Sanglantes. Eux leur mort me laissait de marbre, m’ayant déjà procuré leur lot de satisfaction. Non, mon fardeau était la mort de nombreux innocents.

Réveillé donc de mauvaise humeur comme bien souvent ces dernières années lorsque j’étais seul dans mon lit. Aucune poule ramassée hier soir, d’ailleurs je n’étais même pas sortis ayant opté pour une bière à domicile devant la télé et son lot de programmes à regarder, le cerveau en mode off. Rien de mieux pour occuper son esprit, le plein par le vide. Ironique non ?

Et comme si cela ne suffisait pas j’avais été accueilli à mon bureau par un bordel ambiant conséquent, signe qu’une couille venait de nous tomber dessus. Et pour cause ! Après un rapide topo par l’un de mes agents, chacun savait au sein de la Brigade qu’il fallait être bref et concis avec moi, j’étais au fait de la situation. L’expo organisée par la reine vampire semblait compromise si l’on en croyait les messages d’un trou du cul sur le net. En usant des méthodes de diffusion similaires à ceux que j’employais du temps de l’HCV, un gusgus menaçait d’y dévoiler la vérité et de lancer un nouvel appel à la guerre. Si descendre du vampire n’était pas pour me déplaire, bien qu’à présent ils ne fussent pas le seul danger duquel protéger l’Humanité, là ce n’était décidément pas le moment.

Ma vision des choses avait quelque peu évolué avec les Années Sanglantes. Si auparavant je servais Dieu en affrontant les vampires, à présent mon extrémisme passé était plus… dilué. Bien que j’ai toujours la foi, elle n’était plus le moteur de mes actions. A présent je ne servais plus Dieu mais l’Humanité. J’étais son gardien et défenseur face aux autres espèces, et si un jour il serait nécessaire de la défendre contre elle-même alors je serais présent.

La majorité de ma journée fut donc consacrée à me prendre la tête par visioconférence avec le responsable sécurité du musée où aurait lieu l’expo, mais aussi un représentant de la Redsecurity la boite de Guillemaud et un autre de leur Reine. Je devais coordonner les actions de mes agents avec les leurs afin de veiller à ce que leur soirée ne parte pas en sucette, d’autant que les deux princesses vampires seraient présentes. Lorsque tout ce bordel me prit trop la tête je décidai de quitter mon bureau pour descendre au rayon boucherie.

J’y vais pour papoter un peu avec Pandore, la médecin légiste de la Brigade, avec qui le courant passe plutôt bien. Il faut dire qu’elle est loin d’être un thon et il suffit de regarder la majorité des femmes de la PES pour qu’avoir l’opportunité de passer un peu de temps avec la légiste devienne un luxe. Goujat ! Oui on me l’a déjà dit, mais toutes ces observations je les gardes pour moi, la plupart du temps, ça permet d’éviter d’avoir trop d’emmerdes. Lorsque j’arrivai donc devant la porte où bossait Pandore, je l’entendis parler avant qu’elle ne s’interrompe, peut-être prévenue par le bruit de mes pas dans le couloir. L’ancien légiste avait pour habitude de s’enregistrer alors peut-être le faisait-elle aussi ou alors elle s’adressait à ses patients. Je ne savais si c’était une habitude des légistes de parler aux cadavres mais après tout pourquoi pas, certains parlent bien à leurs plantes.


Salut Pandore, je te dérange ? dis-je pour la saluer en entrant dans la pièce J’avais besoin de couper un peu avec les emmerdes, du coup j’ai tout de suite pensé à toi. lui dis-je en riant.

On n’avait jamais couché ensemble même si je ne serais pas contre. Toutefois elle était l’une des rares personnes avec qui j’arrivais à rire, enfin réellement et pas simplement en me foutant de sa gueule.

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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Dim 18 Aoû - 23:35

    Cela faisait trois heures que je travaillais sur le corps que l'on m'avait amené. Un semi démon, capturé sur l'île de Jura au large des côtes est du pays. Je ne savais pas exactement ce qu'il s'était passé lors de l'opération visant à interpeller mon congénère, mais j'avais pris les choses en main quand on m'avait amené son corps pour que je l'examine. On voulait savoir comment il était mort exactement, et aussi si je pouvais des traces résiduelles de l'utilisation de ses pouvoirs. Un régénérateur. Incroyable qu'on aie réussit à le tuer... Si on exceptait bien sûr l'énorme trou que l'homme avait à l'arrière de la tête à la place de son cuir chevelu. On l'avait déposé depuis son brancard sur la table de travail où j'officiais. Son sang n'était pas coagulé, pas encore. Le corps avait été ramené en urgence par hélicoptère. J'avais commencé par couper la caméra, comme je le faisais souvent. Un quart de seconde de concentration avait suffit à faire rouvrir les yeux de la personne décédée, qui se redressa d'elle même et se pencha pour me montrer sa plaie à l'arrière du crâne en pleine lumière. En braquant la lampe à forte intensité vers l'intérieur de la cavité crânienne, je remarquais qu'il ne restait plus grand chose ; la majorité de la matière cérébrale s'était écoulée par le trou foré dans l'os, probablement sur la scène de crime. Les photos n'étaient pas encore arrivées... Je devrais donc me salir la blouse. Enfilant des lunettes de protection et fermant les boutons de ma blouse blanche, camouflant mes vêtements ainsi que la majeure partie de mes bottes, je pris grand soin aussi de me nettoyer les mains puis de mettre mes gants de travail. Tout était prêt... Et le mort n'attendait que je ne m'attache à l'exercice de mon travail. Je le fis se pencher un peu plus d'une pensée, vérifiant en mettant mes doigts dans la plaie qu'il n'y avait plus rien. Et ce n'était pas le cas. Le cerveau était bien présent, bien qu'abîmé. C'était logique. Sans cerveau à réanimer pour guider les fonctions moteurs, je n'aurais pas été capable de faire revenir ce cadavre. Je soupirais en prenant des notes, analysant les prélèvements que je faisais. L'individu ne cicatrisait pas, pas plus qu'il n'échappait à mon contrôle. La balle qui lui avait fracassé la tête et endommagé le cerveau avait bloqué son pouvoir.


    | Que t'ont ils fait mon frère, ces monstres à insigne? |


    Je ne connaissais pas ce semi démon. J'essayais de l'interroger en vain ; il n'était plus capable de parler correctement, son cerveau avait été endommagé dans les zones commandant la synchronisation et la faculté de parler. Il ne fit que grogner. Comme un zombi décérébré... Et il n'y avait rien que je puisse faire. Je passais encore un bon moment à analyser ses cellules. C'était incroyable, la majorité d'entre elle étaient neuves. Son corps se recyclait en permanence et je consignais mes découvertes. La regénération induit que le corps ne garde les séquelles d'aucune blessure. Aucune cicatrice nulle part sur le corps. Pas de peau sèche, ni de pellicule, ni de cheveux ou de poils manquants. Tout était parfait ; en quelque sorte, cet individu n'avait aucun défaut physique. Pas de calvitie possible ni d'infection cutanée, par exemple. Absolument rien. Rien, à part ce qui l'avait tué. Lorsque j'entendis des bruits de pas dans le couloir, j'imposais au corps de se remettre sur le dos. La porte s'ouvrit l'instant d'après, et je posais mon regard sur le nouvel arrivant. Philipp, le directeur de la brigade. Jeune, combatif. Un criminel de guerre et un adepte du génocide systématique des créatures qui dépassaient son entendement. Il n'y avait pas plus réactionnaire, fondamentalement parlant, dans toute l'espèce humaine. Le sourire qui illumina mon visage n'était pas feint. J'appréciais sa compagnie. Comme je jouirais de sa mort prochaine.


    | Monsieur le Directeur... Quel honneur ! Un grand ponte qui vient voir les rats de laboratoire ! |


    Je ne lui faisais pas la bise, parce que je n'avais aucun contact physique avec lui, fut il anodin, par pur dessein. Je savais qu'il me désirait.


    | Non, tu ne me déranges pas, Philipp. J'ai presque terminé avec celui là. Il n'y a rien à noter, si ce n'est que je peux confirmer les rapports sur la regénération accélérée. Aucune blessure quelconque, pas même les cicatrices au gencives ou aux articulations qu'on a tous hérité de notre enfance, même les plus douillets d'entre nous. Et la seule manière de contrer ce miracle biologique est de couper l'impulsion électrice qui parcourt le corps. Détruire le système nerveux, ou comme ici, fracasser un crâne... Sans parler de l'effet de surpression de certaines armes lourdes ou des explosifs. |


    Je m'approchais de lui, lui tendant une tasse de café que je venais de servir.


    | Mais tu m'as dit que tu avais des emmerdes ? |
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Mar 17 Sep - 8:13


Monsieur le directeur. Depuis la création de la Brigade et de ma nomination à sa tête on m’avait donné bien des appellations surprenantes, mais alors celle-ci dépassait les frontières. Moi directeur, cela sonnait comme si je gérais une fac ou un institut. J’émis un rire étouffé en m’imaginant à la tête de telles institutions.

Avec de tels rats de labo comment ne pas venir ? dis-je en affichant un léger sourire à la jolie légiste.

Un jour je la mettrai dans mon pieu, ou on coucherait ici-même, mais pas pour le moment car elle était dans sa phase j’ai le feu au cul mais pas pour toi. Pour une fois que ce n’était pas un des thons de la Brigade qui m’allumait. Quoi que Pandore valait bien McLensfield aussi, la prétendue ancienne pomme de la reine des vampires.

Même si continuer à faire le tri dans ma liste de nana potentiellement demandeuse de mon n’était pas une activité chiante, ce n’était pas vraiment le lieu pour ça aussi je reportai mon attention sur les paroles de la belle.


Exploser des crânes est plus facile mais peu pratique lorsqu’il s’agit de capture. Un tazer peut-il couper cette impulsion électrique ou la « surcharger » suffisamment pour en annihiler les capacités curatives ? demandai-je à sa suite alors qu’elle m’offrait une tasse de café.

Surtout des emmerdes en perspective en fait. Un couillon pense pouvoir relancer les Années Sanglantes à l’occasion de l’expo organisée par les moustiques du coup on doit essayer d’assurer la sécurité des lieux et des visiteurs en dépit des desiderata du service d’ordre du musée et de la Redsecurity.

Si je laisse faire comme ils le souhaitent tous la PES ne sera que peu présente et en cas de problème ça deviendra une boucherie, pour le plaisir de certains mais pas le mien. Il est donc hors de question que j’accepte leurs caprices. La PES sera présente et en nombre et si ça leur plait pas et bien qu’ils aillent se faire foutre.


J’étais décidé à ne pas prendre de risque car je ne voulais pas que l’expo vire en un second Arena. Malgré le côté ironique de la situation, j’essayais d’éviter ce que j’avais moi-même commis par le passé, ça ne me faisait pas rire du tout.
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Ven 20 Sep - 20:44

    L'homme rit de ma façon de l'appeler et de le considérer. Il semblait vraiment dans d'excellentes dispositions à mon égard, et je comptais bien en profiter. Tous ces hommes... Que de sales machos. Toujours à avoir l'organe dans le vent comme des coqs, à faire leurs beaux auprès des dames, à essayer de grignoter la plus petite part d'affection. Donnez leur la main ils vous prennent le bras. Laissez les vous raccompagner et ils essaieront de vous prendre votre culotte et la vertu que vous essayiez tant bien que mal de conserver. Mon esprit fourmillait d'exemples. Cela avait toujours été comme ça. Depuis la nuit des temps. Le chaos se délectait de la luxure, mais plus encore du sacrifice des symboles. Voir des femmes dominer les hommes et les amener à se compromettre eux mêmes servait bien plus les intérêts de mes Dieux, ces puissances du Chaos, de la dimension infernale d'où j'étais en partie issue. Mc Borough ferait probablement une jaunisse en s'envoyant en l'air avec l'ennemi ultime sur cette planète. Parce que j'étais moi même en partie démon, je savais fort bien quelle était ma place. Arpentant ce monde à la tête de mes armées démoniaques. Je souriais franchement à son commentaire. Parles et ris, mortel. Ton destin est de servir les véritables dépositaires de ce monde. J'avais conscience de ma propre mortalité, mais je savais aussi que rien ne m'était interdit. Plonger ce monde dans le Chaos amènerait ce monde dans les ténèbres. L'enfer sur Terre si vous préférez. Il fallait bien sûr en passer par encore de nombreuses étapes, mais rien d'insurmontable. Le Chaos est éternel, les démons le sont tout autant. Les humains avaient beau se rebeller depuis l'aube du monde, ils ne faisaient que s'enfoncer dans leur médiocrité, leurs civilisations passant et s'effondrant d'elles mêmes. Bientôt, le coup de butoir viendrait sonner le glas de l'homme. Bientôt, tout serait terminé, ou plutôt tout commencerait pour de bon. Je le tapais doucement, presque ironiquement, en pleine poitrine. Je prenais bien garde à bien accrocher son regard, ou en tous cas à lui foutre sous le nez le haut de ma poitrine que mes boutons défaits laissaient entrevoir. Mon sourire se fit aguicheur.


    | Est ce que ce ne serait pas une infraction au règlement que de me draguer aussi ouvertement, directeur Mc Borough? |


    Bien sûr que ça en était une. Qu'il serait bon de l'amener dans mon lit. Il penserait passer un bon moment et ce serait effectivement le cas. Mais se faisant, il continuerait d'apporter à la perversion de ce monde et à sa propre déchéance, renforçant mes pouvoirs au passage. Il n'avait aucune chance s'il s'enfermait sur ce terrain, mais comment pouvait il seulement se targuer de me résister ? Les hommes ne réfléchissent jamais plus de quelques instants quand il est question de ce qu'ils ont en dessous de la ceinture. Il me posa une question assez pointue, qui me fit détourner pour réfléchir en regardant le corps de l'homme mort suur ma table.


    | Je ne pense pas qu'un coup de taser suffise. Il peut sans doute ralentir le processus, mais rien n'indique que cette capacité soit consciente ni même dirigée par le cerveau. Sachant que c'est l'impulsion électrique du corps humain qui permet cette capacité, j'aurais tendance à dire que leur apporter encore plus d'énergie ne serait pas forcément une bonne idée. Je ne pense pas que cela les augmenterais mais quand même... Il ne faut pas tenter le diable. |


    Ce n'était pas le diable qui tentait actuellement. C'était moi. Et j'en avais bien conscience.


    | L'expérience de terrain doit être tellement … Excitante... Je comprends que des hommes tel que toi soient accros. |
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Sam 21 Sep - 2:22


La belle paire de nichons que m’offrait la séduisante légiste de la Brigade avait attiré mon regard quelques secondes, avant que la politesse ne m’impose de remonter mes yeux pour regarder les siens. En d’autres circonstance j’aurais bien tenté de la mettre dans mon pieu, ou de lui mettre mon pieu, mais présentement ce n’était pas vraiment le moment toutefois cela ne m’empêchait pas d’entrer dans son jeu de séduction.

J’ai créé une partie de ce règlement, alors techniquement te draguer est loin d’être une infraction non ? lui dis-je en dissimulant discrètement le début d’érection qu’avaient fait naître les quelques images de ce que j’aimerais lui faire qui avaient fusé dans mon esprit l’espace d’un instant. Erection qu’elle fit disparaître aussi vite en répondant à ma question au sujet du macchabé. Oui je n’arrivais pas encore à bander pour les morts mais bon peut-être qu’un jour je pourrais en avoir un aperçu si je venais à coucher avec une vieille de quatre-vingt berges.

Ce ne serait pas la première fois. dis-je plus à moi-même qu’à la légiste avant de poursuivre d’un volume sonore plus normal. Enfin bon, cela nous laisse pas mal de choix hormis le tazer. Autre question, un peu conne peut-être. Les sédatifs peuvent-ils avoir un effet sur ce genre d’individus ?

Selon moi non mais après tout j’étais loin d’être calé en matière de biologie ou de chimie du coup je préférais poser la question histoire d’en être certain. Ces questions n’avaient pas pour but de faire la discussion avec elle, enfin pas seulement. Je pourrais peut-être être amené à modifier l’équipement de base des agents et des équipes d’interventions en fonction des données ainsi collectées lors de telles autopsies.

Revenant à son jeu de séductrice, Pandore revint vers moi pour me sortir son blabla de séductrice en herbe. Et moi comme un glandu j’y répondais, mu par le désir de me la faire. Phallus 1 – Philipp 0. J’avais ma claque des poules de bar ramassées juste pour tirer un coup ces derniers temps et la perspective d’une petite sauterie avec la légiste de la Brigade, rehausserait un peu le niveau. Ok baiser pour « l’hygiène » bon bin ça tient chaud et ça occupe, mais de temps en temps se taper une nana un peu plus haut de gamme bin ça fait toujours plaisir.


Toujours moins que toi.lui répondis-je en une technique de drague bien perrave. De là à y être accro, quand même pas. Disons que certains de mes objectifs priment sur le reste, et à mon sens ce n’est pas le cul sur mon fauteuil que je pourrais faire bouger quoi que ce soit. lui dis-je cette fois d’un ton sérieux
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Dim 22 Sep - 17:19

    Je souris intérieurement. Si je le voulais, Philipp serait à moi. Mais ce que je voulais, c'était que cette possession dure plus que quelques malheureuses minutes, l'espérance de vie moyenne d'un homme en rut qui pouvait enfin s'envoyer la fille qui l'avait allumé. Non, je ne souhaitais pas ça. Pas plus que je ne souhaitais de véritable relation. L'amour n'existait pas, il n'était jamais qu'une illusion, une addiction parmi d'autres. Je ne pouvais pas succomber à ce genre de désir infantile quand il y avait tant à faire ! En sus, Philipp était tout ce que je détestais en règle générale dans le genre humain. Une énorme arrogance doublée de présomptions imbéciles, une incroyable et erronnée confiance en lui même. Je ne l'appréciais que pour une seule chose ; paradoxalement. Cette maîtrise qu'il pensait avoir de lui même et des évènements en règle générale. L'agent pensait avoir les capacités pour pouvoir l'emporter sur tout et n'importe quoi. Viendra un jour où il se devra d'essayer de l'emporter sur moi. J'avais besoin de me rapprocher encore plus du policier que j'avais en face de moi, pour pouvoir retirer encore plus de ce qu'il offrait déjà. Je savais que tout avait une fin et qu'il ne fallait pas que je me leurre... Mais quand même. Rien ne m'empêchait d'exploiter un maximum de considérable filon avant de le détruire quand il ne me serait plus d'aucune utilité. Non ? Je le vis lorgner sur ma poitrine. Je n'étais pas la femme la plus pulpeuse qui soit, mais je savais me mettre en valeur. Le propre du Chaos était son attraction, son pouvoir de séduction et donc en finalité, son pouvoir de corruption. Il continuait sur sa lancée.


    | Je crois quand même que déontologiquement, c'est assez limite, patron... Par contre, m'inviter à dîner serait en dehors du cadre restrictif imposé par le service, n'est ce pas? |


    Si ça ce n'était pas une perche, le test absolu, je ne savais pas quoi dire de plus. Mon regard se fit encore plus enjoué, en plus profond. J'accrochais son regard, suscitais son désir de s'y prendre en venant m'embrasser. Une limite tacite allait être franchie sous peu, quand il me dira son assentiment et son invitation. Je réfléchissais un moment à sa question suivante avant de répondre.


    | Je ne pense pas. Certains inhibiteurs chimiques peuvent peut être s'avérer efficaces pour bloquer ces facultés, mais le problème viendrait alors de la dispersion de tels produits, qui risqueraient de tuer beaucoup de civils aux alentours dans n'importe quel cas. |


    Il voulait utiliser l'arme chimique contre les semis démons ? Pas de problème. Nous avions nos propres moyens de contrebattre ce genre de machination. Faire souffler le vent dans une direction opposé pour le nuage de gaz n'en était qu'une parmi tant d'autres. Et pendant que les humains mourraient sous le coup d'attaques désespérés à l'armement interdit par toutes les conventions internationales, je relèverais les corps de ceux qui auraient été tués. Un pas de plus vers la formation d'une armée de mort vivants si grande et si puissante que nous ne pourrions plus jamais être arrêtés. C'était vraiment tout bénef. Je partais d'un petit rire quand Philippe tomba précisément dans le piège que je lui avais tendu. Je ne riais pas directement de lui, mais j'étais clairement amusée de la situation. Je comprenais ce qu'il me dit ensuite, pour le connaître moi même.


    | Je vois ce que tu veux dire. C'est la même chose pour moi. Bien qu'il existe quand même des façons bien plus agréables de bouger. |
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Sam 19 Oct - 16:45


Le jeu qu’il y avait entre nous m’amusait autant qu’il m’excitait, la légiste étant loin d’être… inintéressante. Malgré cette excitation et l’image qu’elle me renvoyait qui dans l’immédiat pouvait me faire comprendre qu’il y avait moyen de conclure sur un malentendu, je gardai ma contenance et ne lui sautai pas dessus en dépit des convenances.

Assurément. lui dis-je au sujet de sa proposition de dîner. Mais encore me faudra-t-il trouver le temps pour une telle invitation. Il serait plus facile de dîner ici-même, avec tous ces frigos. dis-je en émettant un léger rire en désignant les divers tiroirs réfrigérés dont certains étaient occupés par un cadavre.

Derrière cette plaisanterie se cachait une réalité. Ma vie personnelle était un sacré bordel, les affaires de la Brigade ayant le don de m’appeler à n’importe quelle heure comme toute agence de police, bien que la PES soit bien plus que cela à mes yeux. Et comme si la Brigade n’était pas assez chronophage j’avais d’autres… contacts établis et à maintenir afin de mener à bien les missions dont j’étais chargé. D’autant que depuis ces foutus messages à la con sur le net menaçant l’exposition prochaine je ne m’attendais pas à pouvoir profiter de temps libre.


Oh je ne pensais pas à une dispersion telle qu’avec des gaz lacrymo mais plutôt des munitions spécifiques, comme les cartouches anesthésiantes dans les zoos. Plus précis et moins de dommages collatéraux. précisai-je après sa réponse quant à une utilisation possible de sédatifs. Et avec des cartouches de ce genre on pourrait bien plus facilement doser les produits en question afin d’obtenir le but escompté, neutralisation ou élimination pure et simple. dis-je encore.

La même chose pour elle ? Je ne compris pas vraiment cette partie de sa réponse. Pour son taf elle était obligé de mettre les mains dans le cambouis si je puis dire, évidemment qu’elle ne pourrait rien faire de son fauteuil. On n’avait jamais vu un légiste diagnostiquer un décès sans se salir les mains alors qu’on avait souvent vu des administrations être dirigées par des bureaucrates totalement étranger aux conditions réelles de travail de leurs employés.


Il y a des choses que tu aimerais faire bouger? lui demandai-je dans ce sens avant de poursuivre dans un autre registre. Je ne doute pas le moins du monde que bouger avec toi doit être des plus agréables.



Dernière édition par Philipp Mc Borough le Mer 13 Nov - 12:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Sam 19 Oct - 20:20


    Je savais faire monter la température auprès des gros machos qui peuplaient ce monde. Il n'y avait de fait rien de plus facile ; il suffisait de se rendre compte à quel point ces mecs étaient prisonniers de ce qu'ils avaient dans le pantalon. Je l'avais bien vu dans le regard de mon supérieur, il n'était intéressé ni par le fait de sortir avec moi ni par un rendez vous au restaurant. Non, ce qu'il voulait vraiment, c'était me baiser. Me prendre, me faire jouir et jouir de moi. Il me voulait, il voulait me posséder. C'était comme ça, et j'en jouais beaucoup. La séduction était de fait une arme compliquée à employer, donc j'étais pourtant familiarisé mais dont certaines ficelles m'échappaient parfois. L'idéal serait de le maintenir indéfiniment dans cet état, mais ce n'était pas possible. Si je continuais de l'allumer in aeternam sans jamais engendrer de résultats pour lui, j'allais tout simplement le lasser et l'inciter à aller chercher gibier plus facile à attraper. Et si je le laissais trop vite arriver à ses fins, je prenais aussi le risque de le lasser mais dans l'autre sens, c'est à dire que le laisser me sauter trop rapidement allait juste l'inciter à se dire « Ok, celle là c'est fait, un peu trop facile allons voir une autre ». Ce que je souhaitais, c'était déclencher chez lui un vrai désir, proche de l'addiction même. Dans l'idéal, ce que je voulais c'était qu'il soit complètement fou de moi ; qu'il passe son temps à m'imaginer avec lui, contre lui. Il fallait que je crée ce désir, et restait donc à régler l'alchimie particulière de savoir quand aller plus loin, et quand faire durer les choses. Je soutenais son regard avec un sourire franc quand il me parla de dîner.


    | Ici ? Ce serait tellement... Tellement étrange. Non, si je dois aller manger avec toi, j'aimerais faire les choses correctement. Me mettre en robe, et pas rester dans cette tenue de laborantine tâchée de sang... |


    Hop, mine de rien, ni vu ni connu je t'embrouille. Maintenant, va m'imaginer en robe, avec un bon décolleté et imagines ce que je mettrais en dessous... J'essayais de continuer de capter son attention sur tout ce qui pouvait sortir du boulot. Nuire à son efficacité laisserait une chance de survie à mes congénères, et si je n'étais pas mue par l'affection ou la compassion vis à vis des miens, il fallait bien avouer que je ne pouvais pas gagner seule l'incroyable défi que je m'étais lancé. Je réfléchissais à ce que me disait mon supérieur, il tenait vraiment à pouvoir neutraliser des semis démons à distance, ce qui était de mon avis aussi la clé du succès pour pouvoir avancer sur la lutte contre les entités. Autant dire que je ne pouvais pas laisser ceci se produire, c'était tout simplement impossible à imaginer pour moi. Je continuais de réfléchir. Comment tirer profit de la situation?


    | Oui sans doute. Encore que synthétiser ces produits peut prendre de nombreuses années pour que l'équilibre chimique soit opérant et permette d'arriver à l'effet escompté. En supplément, il faut aussi compter sur le fait que ce qui peut être efficace sur certains pouvoirs ne l'est peut être pas sur d'autres ; on manque encore de données pour pouvoir s'avancer à ce niveau là. |


    Je m'avançais vers McBorough, annihilant toute distance entre nous nos corps s'effleurant presque.


    | Je vais vraiment finir par prendre cela pour du harcèlement, directeur... Mais tu as sans doute raison. Je n'ai jamais reçu de plaintes... |


    Sourire en coin, le regard empli de promesses.
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Mer 13 Nov - 12:36


En robe. Nos contacts n’ayant jamais été au-delà que du stricte cadre professionnel je ne l’avais jamais vu dans une autre tenue que sa blouse tachée de sang. Je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer apprêtée en tenue de soirée et de tenter de deviner quelle serait sa seconde tenue, sous sa robe. Mais sa réponse sur mon idée d’armes « anti-démon » me tira de mes pensées et me recentra l’esprit.

Hmmm. dis-je dans un premier temps, sa réponse ne me convenant pas. Lors des arrestations de semi-démons une prise de sang a été faite dans plusieurs cas et les résultats tendent à montrer qu’il n’y aurait pas un « gêne démon ». Ceci pourrait nous permettre de penser que leur métabolisme n’est pas différent du nôtre, dans ce cas cet équilibre chimique pourrait s’avérer peu compliqué à trouver ou du moins à tester non ?

Si nous parvenions à trouver une arme spécifique aux semi-démons, comme il en existe déjà pour les lycans et vampires, alors l’Humanité serait en mesure de combattre bien plus efficacement les démons et leur engeance. Je pouvais sans trop de contrainte parvenir à imposer une prise de sang systématique en cas de capture d’un semi-démon, autant pour constituer un fichier que pour fournir plus encore de données au département scientifique de la Brigade.

Après tout, si on arrive à constituer un arsenal qui fonctionne sur au moins soixante pour cent des semi-démons ce serait déjà une avancée considérable et une innovation en matière d’armes et de dispositifs susceptibles de faire pencher la balance en notre faveur. lui dis-je avant qu’elle ne relance notre jeu de séduction en s’approchant de moi, très près de moi.

Quelles promesses ton regard peut me laisser espérer Pandore ? lui demandai-je en esquissant à mon tour un sourire. La belle savait certainement qu’elle n’avait qu’à s’avancer pour que je lui succombe mais il était hors de question que je fasse le premier pas, mon égo de mal sans doute.
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Mer 13 Nov - 13:33


    Je savais que je le décontenançais. Quelque part, j’allais bien plus loin avec lui aujourd’hui qu’avec quiconque de la PES en des mois de temps. Il fallait que j’accélère un peu les choses pour que mon investissement ici soit rentable. Il ne fallait surtout pas que je perde le contrôle de ce qui pourrait se passer entre nous, je décidais donc d’aller de l’avant. Voir son visage concentré sur ses pensées accentua encore un peu plus mon sourire ; ces hommes étaient vraiment des chiens.  Je me voyais déjà habillée et maquillée pour lui plaire, et je savais déjà ce qui lui plairait forcément, à lui comme à tous les autres. Une robe moulante, près du corps, noire ou rouge, selon mon humeur du soir. Une robe avec des bretelles mais décolletée ; même si je n’étais pas aussi généreusement pourvue que Maryana niveau poitrine, j’avais quand même assez de volume pour que mon corps d’apparence fine aie des formes. Probablement des bottes montantes à talons pour l’achever. Et dessous… Pas grand-chose. Rouge à lèvres rouge pour avoir des lèvres pleines, et un maquillage sombre autour des yeux pour accentuer l’intensité de mon regard. Accoutrée de la sorte, le fier et valeureux combattant de l’Humanité que j’avais devant moi allait devenir le jouet de mes désirs… Un objet manipulé entre mes mains expertes. En attendant, je choisissais de calmer le jeu. Provisoirement, mais je devais lui laisser entrevoir une échéance. Soutenant son regard, j’écoutais ses arguments à propos de mon espèce. Bien sûr que ce n’était pas une question de gêne, imbécile. Nous étions les rejetons du Chaos, que dire de plus ?


    | Je pense que c’est possible. Mais on ne sait pas vraiment ce qui déclenche les pouvoirs du semi démon. On sait que c’est son cerveau, on sait à peu près où cette action se situe pour certains d’entre eux. Mais de ce fait, comment rendre opérant un gaz qui risquerait de toucher des humains ? Pour isoler comme cible d’une attaque chimique une population particulière, il faut s’attacher à s’attaquer à leur particularité. Or leur particularité aux démons est qu’ils sont comme nous biologiquement parlant, mais qu’ils peuvent faire appel à d’autres capacités. Moi en tous cas, je ne serais pas capable de résoudre ce problème. Je sais bien que je suis quelqu’un de précieux pour cette brigade, mais mes compétences se limitent au domaine médico légal j’en ai bien peur… |


    Je pouvais, dans les limites d’une conscience professionnelle affichée, laisser voir mon intérêt pour la question. Mais outre ma connaissance du corps des rejetons de l’enfer, je n’étais pas sensé en savoir plus. De ce fait, je ne pouvais pas aider mes ennemis à trouver de nouveaux moyens de nous combattre. Il fallait frapper vite et frapper fort, pour que l’on puisse bouleverser à nouveau l’ordre établi, avant que ces minables d’humains ne se reprennent et nous prédestinent au même sort que les vampires et que les loups garous. Encore une fois, l’intérêt de Philipp fut frappant. Je me rapprochais en peu plus, allant lui murmurer à l’oreille, sensuelle.


    | Te laisser espérer ? Je pensais qu’un héros de guerre tel que toi ne s’embarassait pas d’espoir, mais prenait ce qu’il désirait. |
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Sam 16 Nov - 2:00


Dans ce cas plutôt que d’opter pour des cartouches individuelles de gaz, il vaudrait mieux choisir des munitions creuses types seringues. Ainsi aucun risque de dommage collatéral sauf erreur de tir. Cela équivaudrait au même niveau de risque que lors d’une intervention parmi des civils avec des armes conventionnelles. dis-je avant de me taire quelques secondes afin de réfléchir. Ce qui nous donne un taux acceptable. A voir une diffusion rapide qui permettrait de limiter le temps de réaction possible laissée à l’individu.

Si tes compétences s’arrêtent à ton domaine de prédilection, tes réponses m’ont tout de même permises d’avancer et c’est une bonne chose. Pour la suite et le développement de cette idée je sais vers qui me tourner.
dis-je ensuite pour conclure avant que sa réponse dans le cadre de notre jeu de séduction me fasse changer de sujet.

Je ne suis ni un héros ni en guerre avec toi Pandore, aussi je ne te prendrais pas comme un soldat prends une pauvre bergère. Du moins pas tant que tu ne m’y auras pas invité. lui dis-je en glissant à mon tour ma bouche près de son oreille et en frôlant ses hanches de mes mains. Je ne comptais pas succomber à ses charmes sans lutter, après tout je pouvais toujours tenter moi aussi de la charmer si tant est qu’un vieux de la vieille comme moi puisse charmer une femme comme elle.

Et puis tu es bien plus qu’une bergère apeurée Pandore…

Mouai, technique de drague perrave mais bon, il fallait bien faire avec. Malgré les nanas que je tronchais de temps à autre, pour l’hygiène, j’étais conscient de ne pas être un mec des plus compétents en matière de drague quand bien même Pandore était une femme des plus attirantes. En même temps même si l’on couchait ensemble, cela ne resterait qu’une histoire de cul autant ne pas se voiler la face. Je ne cherchais pas l’amour, juste passer un bon moment avec une femme pas trop moche et à ce niveau Pandore me permettrait de largement remplir ce critère de choix.

hrp:
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Lun 18 Nov - 16:30

[HJ : Aucun souci ! Je pense qu’on peut cloturer, non ? Et on s’en refait un après la mission ? Mpottes moi sous torben qu’on parle de ce qu’on fait]


    Je hochais la tête aux paroles suivantes de Mc Borough quand il parla de munitions sous formes de seringues. J’avais déjà étudié la question lorsqu’on avait parlé dans le journal du fait que les français avaient capturé des semis démons en utilisant des fusils à seringues qu’on utilise normalement pour traquer les bêtes sauvages. L’avantage, c’est que les flics vont devoir y réfléchir à deux fois avant de tirer dans le tas. En plus, tirer des seringues implique un temps de rechargement relativement important, ce qui nécessitait forcément que l’on s’intéresse d’abord à la précision, ce qui était loin d’être garanti lorsqu’on s’attaquait aux semis démons ; mes congénères et moi-même disposons d’une certaine propension à la complémentarité défensive et offensive ; il était donc moins certain de pouvoir combattre un groupe de semis démons qu’un seul, quand bien même des effectifs pléthoriques s’attachaient à leur traque. La masse critique des humains en chasse de mes pareils était en fait relativement basse. Mieux valait quantité de petits groupes bien armés qu’une énorme masse de pauvres âmes humaines, qui pousseraient bien plus facilement les semis démons à se regrouper et donc, à se compléter. Je laissais mon directeur à ses occupations, c’est-à-dire à essayer d’écharper mon espèce toute entière. Je ne voulais plus l’aider et j’étais même lassée de ce sujet. Qu’il était difficile parfois de résister à la tentation de rompre l’ennui en jetant sur ce génocideur en puissance mes petits amis qui reposaient dans les placards de ma morgue. Mais il dit quelque chose qui éveilla mon intérêt. Souriante, impressionnée, je m’accrochais à lui, proche et curieuse.


    | Tes fameux contacts au gouvernement, n’est ce pas ? Ils te soutiennent toujours ? |


    Après tout si j’étais ici c’était avant tout pour découvrir des choses sur nos ennemis, et pas simplement pour m’amuser au détriment de mon directeur. Je le sentais devenir tactile, hésitant, ne sachant trop sans doute où se situait la limite. Je lui lachais un regard vaguement moqueur. Etait ce tout ? je le laissais s’approcher, me frôler, me désirer. J’haussais un sourcil.


    | Et que suis-je donc, Directeur ? |

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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Mer 11 Déc - 16:59


En plus d’être séductrice la légiste était curieuse, était-ce là une simple envie d’en apprendre davantage à mon sujet histoire de jauger si je valais le coup qu’elle m’offre son cul ou cela cachait-il autre chose ? Qu’importe pour le moment aussi décidai-je de lui répondre, un peu évasivement afin de ne pas trop en dire, comme avec la plupart des gens en fait.

Pour le moment oui j’ai encore leur soutien, mais avec les haut-placés le problème c’est qu’ils ont tendance à t’oublier en cas de problème. Mais heureusement je ne compte pas uniquement sur eux, j’ai d’autres… contacts.

Il était clair que Lasalle se sentait bien plus à l’aise que moi dans le jeu de séduction, probablement la subtilité féminine. Pour ma part je suis plutôt pataud dans ce domaine, plutôt habitué à foncer dans le tas au lieu de faire trente-six détours.

Tu n’es pas celle que tu laisses voir. lui dis-je en la prenant par la hanche d’une main ferme et en la collant à moi, rompant toute distance de sécurité.Es-tu vraiment cette légiste un peu hautaine ? Ou se cache-t-il une autre Pandore ?

Quoi qu’il en soit si on arrêtait de tourner autour du pot et qu’on passait aux choses sérieuses ?
lui dis-je en la serrant de plus belle contre moi et en l’embrassant sans pour autant en faire plus.

Tu es libre en fin de semaine pour diner ? Tu me diras si tu as envie d’autres choses. lui dis-je pour conclure. Je la laisserai me répondre pour après la laisser tripoter ses cadavres. Pour aujourd’hui j’avais d’autres affaires à traiter, notamment à prendre quelques infos auprès de certains de mes contacts officieux tels que la Princesse vampire ou même le lycan aux jumeaux.

Avec tout le bordel ambiant, il me fallait chercher un maximum d’informations hors des circuits officiels afin de limiter d’éventuelles fuites. Je voulais aussi explorer une piste parmi les lycans, la compagne d’O’More, celle qui semblait avoir un caractère chiotte quand j’avais écouté les fichiers audio suite aux écoutes sur le portable de son ex.

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MessageSujet: Re: On s'allonge? Jamais sur une table de légiste. [Livre II - Terminé]   Mer 11 Déc - 19:47

    Le bel homme me répondit à côté, et je sus qu'il l'avait fait exprès mais pour quelle raison ? Allais je trop vite, ou étais je simplement trop curieuse ? Je n'en savais rien aussi jouais je l'ingénue, la fille qui a envie de se taper son boss parce qu'elle veut de l'avancement autant que parce qu'elle a envie de se l'envoyer. Autant dire que je ne devais pas avoir froid aux yeux dans ma démarche mais cela semblait plutôt bien fonctionner pour le moment. McBorough me dit qu'effectivement il avait encore le soutien de sa hiérarchie, mais qu'il avait d'autres contacts. Je me demandais de quoi il parlait, mais je n'avais pas le droit de montrer que je convoitais justement la connaissance de ces contacts ; je devais avant tout laisser planer le mystère pour cette fois en ayant totalement conscience que la prochaine fois, ce sera peut être sur le coup de confidences sur l'oreiller que je pourrais tout découvrir. Pour ça, il faudrait que je sois bonne, que je continue mon difficile travail d'équilibriste pour pouvoir parvenir à mes fins. Pour l'instant, je prenais donc ses paroles avec le sourire.


    | Je vois que monsieur a des relations... |


    D'une poigne solide qui me fit frémir de peur comme de désir, Philipp m'empoigna la hanche pour m'attirer contre lui. Je sentais son odeur, une odeur profonde de mâle, viril, mais pas repoussant. Il ne savait visiblement pas tenir la distance dans une partie de séduction mais il savait prendre ce qu'il désirait, finalement. La semie démone que j'étais ne pouvait qu'accepter et comprendre cela, ce qui ne me rebuta pas un seul instant bien au contraire. J'avais d'un seul coup plus de facilités à mimer mon attraction charnelle pour lui que quelques minutes plus tôt. Je n'étais pas celle que je laissais voir ? Une autre Pandore ? Je ne savais que répondre à son affirmation. Me prenait il pour une gentille qui s'en cachait ou pour une méchante qui se camouflait ? Je n'en savais rien et je fronçais les sourcils, jusqu'à ce qu'il vienne m'embrasser. Quelque chose de soft, de bref, mais qui n'était pour autant qu'un feu passionnel tout juste retenu. J'y répondais, en adoptant la même retenue mais en lui faisant comprendre qu'effectivement, j'étais prête à plus.


    | Il n'y a qu'une seule et même Pandore, directeur, mais elle est juste un peu compliquée, parfois. |


    Sourire en coin, clin d'oeil aguicheur. Quand il me demande si je serais libre en fin de semaine, je ne me départis pas de mon sourire même si je fais un signe de dénégation avec ma tête.


    | Non, plutôt la semaine suivante. Je te laisse me contacter. On pourra reparler de nos désirs à ce moment là, si tu le veux bien... |


    voilà, c'était fait, on allait passer un cap ce qui allait me forcer à recourir à bien plus d'ingéniosité pour continuer de conserver ma couverture. Je déposais un très fugace baiser sur ses lèvres, et me remis au travail sans lui jeter un regard. Mais je suis sûr que quand je me penchais pour ouvrir cette cage thoracique, il ne perdit rien de la vue qui s'offrait à lui.


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