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Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 18 Jan - 18:13

    La lune s'épanchait sur ses plumes, l'argent contre l’ébène, tandis que le vent caressait son plumage, l'obligeant parfois à réajuster l'angle de ses ailes mais ça faisait parti du jeu. Le ciel restait sien et la sensation de liberté qu'il éprouvait ne pouvait être rapporter avec des mots. De quelques battements, il parvint à regagner son quartier et aperçut rapidement son immeuble. Il tournoya quelques instants au dessus de la ville, profitant de ses derniers moments de vol puis plongea vers la seule ouverture, la fenêtre de son salon. Il avait pris soin de la laisser entrouverte avant de filer. D'un coup de bec, il agrandit légèrement l'entrée et pénétra dans son appartement. Il se posta sur le divan pour se transformer. Le corbeau se tordit avant de laisser place à un homme, nu comme un vers, à moitié couché dans les coussins du canapé. Un peu hors d'haleine au début – il avait parcouru pas mal de kilomètres ce soir, il finit par reprendre son souffle et réussit à se mettre debout assez rapidement. La soif le tiraillait, il fit quelques pas, un peu déstabilisé durant les premières enjambées. Du vol à la marche. Même avec la pratique, le décalage le désarçonnait toujours un peu.

    Le frigo l'attendait ronronnant dans sa cuisine, il l'ouvrit , s'empara de la première bouteille d'eau qui se présenta à lui et l'engloutit sans autre préambule. Il jeta le plastique dans l'évier, trop fatigué pour tenter d'atteindre la poubelle. Depuis qu'il savait que d'autres métamorphes pouvaient surveiller ses déplacements, il choisissait ses lieux de cambriole avec plus de soin & de prudence. Ce qui l'amenait régulièrement à atteindre des parties du pays plutôt éloignées. Ses escapades devenaient presque des expéditions. Mais il n'était pas à plaindre, jusqu'ici tout se déroulait toujours sans accrocs. En dissimulant ses butins dans un quelconque dépôt de la ville, il s'assurait également que toute personne entrant en contact avec Camille Fontayn ne tomberait que sur cet appartement dénudé de personnalité. Autant ne pas mélanger sa vie privée et professionnelle.

    Le riche héritier n'avait qu'une envie, se jeter dans ses draps. Mais il n'eut pas l'occasion d'assouvir son désir dans l'immédiat car ses cheveux collaient à sa nuque de façon désagréable tandis que tout son corps empestait la transpiration. Il se traîna jusqu'à sa salle de bain et se posta dans la douche. Il chercha à en finir le plus rapidement possible avec le savon. Sa fatigue l'obligeait à mesurer chacun de ses mouvements bien que les jets d'eau brûlante apaisait ses courbatures, le requinquant à mesure que le temps défilait. Quand il coupa les vannes, son état général semblait déjà plus satisfaisant. Il s'essuya sommairement et ne prit le temps d'enfiler qu'un caleçon. Son essuie fit un vol plané dans la manne à linge croulant sous le poids des vêtements qu'il n'avait pas encore pris la peine de lessiver. Il allait devoir commencer à y penser. Demain peut être. Le métamorphe coupa la lumière et gagna sa chambre dans l'obscurité. Pas besoin d'une lampe pour s'y déplacer, il connaissait chaque recoin de cette pièce sur le bout des doigts. Alors qu'il évoluait à tâtons vers son lit, quelque chose semblait frémir dans un coin .

    Une visite nocturne ? Le jeune homme se figea à mi chemin. Son pouls s'accéléra instinctivement, ses sens se développèrent en une seule seconde, traquant les signes dissimulés par la nuit. Son imagination ? Certainement, il n'y avait déjà plus rien à signaler. Mais on était jamais assez prudent. D'ailleurs, son instinct lui dictait de surveiller ses arrières tandis que l'adrénaline continuait de circuler dans ses veines. Aussi, il garda sa position durant de longues secondes, prêt à intervenir. A vrai dire, de là où il était et avec les objets qu'il l'entourait, il n'avait pas vraiment de moyen de se protéger – si on supposait que ce mirage puisse être dangereux. Il fixait un point précis dans les ténèbres, guettant un froissement, une respiration, quelque chose qui puisse attester d'une quelconque présence.

    Rien. Le néant. Le sommeil amplifiait sa paranoïa, rien de vraiment nouveau. Il se décrispa un peu mais tous ses membres restèrent cependant en alerte. Il s'assit sur son matelas en tendant toujours l'oreille. Il eut l'impression que ses tympans vibraient sous l'effort qu'il déployait pour entendre un son n'existant sûrement pas. S'allonger ou non ? C'était stupide, le croque mitaine ne se trouvait pas sous son lit. Quoique...


Dernière édition par Camille Fontayn le Jeu 19 Jan - 17:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 18 Jan - 21:40


La lune est magnifique ce soir. Aucun nuage ne venait la voiler, la laissant illuminer les rues et quelques fenêtres. Dehors il n’y avait pas un bruit, aucune habitation. Il était rare que les humains ne trainent à présent dans les rues. Beaucoup avaient peur de ce qu’il pourrait leur arriver. Je ne pouvais pas les blâmer de se rendre compte que des prédateurs les guettaient. Cependant je ne pouvais que soulever leur crédulité. Jusqu’à que ce que nous nous montrons, nous autres appartenant à l’espèce dominante des vampires comme diablotins, les humains n’étaient pas capable de voir ce qui se cachaient derrière nos masques. Pauvre espèce qui finirait par périr si elle ne nous était pas soumise. Nous étions la clef de leur survie, il suffisait de voir les guerres qui avaient ébranlées leur monde, et celles qui avaient pris corps chez les miens. Jamais nous n’avions connu des conflits aussi meurtriers, notre système féodale était on ne peut plus au point. Dès que l’un des nôtres prenait une voie contraire à celle dictait, il périssait. Pas de procès, pas d’avocat, juste un juge en la personne de mon Roi ou de la mienne, selon ce qu’il avait à faire. Depuis qu’Augustus était à la tête des suceurs de sangs ses derniers ne s’entretuaient plus. Il nous avait tous uni sous son pouvoir sans limite, un pouvoir on ne peut plus divin. Personne n’était en mesure de prendre sa place et il était de mon devoir de le préserver. Ma vie n’était là que pour le servir, même si derniers temps, je le délaissais. J’avais mes raisons pour agir bien entendu. Je n’étais pas sa catin. Il m’avait élevé au rang de Reine, et j’attendais qu’il me traite ainsi. Ses derniers agissements envers la pomme de sang de mon fils et sa servante humaine me déplaisaient au plus haut point, si bien que je me refusais à sa couche. J’imposais ma volonté, comme je l’avais toujours fais.

J’avais quitté ma chambre dès que le soleil s’était levé. Je devais me tenir normalement au côté de mon souverain alors qu’il recevrait des présents et des serments de fidélité. Je devais, car j’en avais décidé autrement. Je suis une femme indomptable qui n’est acquise à personne. Il était temps que mon Créateur s’en souvienne. Il n’allait pas être content, et serait sans doute on ne peut plus en colère contre moi, j’en étais conscience en le bravant. Cependant il me connaissait très bien et savait ce qu’il arrivait s’il me délaissait pour d’autres couches. Sans dire un mot à personne, sans laisser mon escorte me suivre, je m’en étais allée. Cette nuit, j’avais des projets bien précis, et je ne voulais que personne ne vienne me déranger…

Je m’étais glissée dans une demeure sans le moindre effort. Le concierge s’était laissé envouté sans aucun problème, m’avait ouvert la porte et fit entrer, avant de retourner dans sa loge sans le moindre souvenir de ma venue. J’avais détaillé l’endroit sans oublier le moindre détail, avant d’aller m’installer dans la chambre à coucher et attendre la personne que je désirais voir ce soir. Le temps n’était pas une denrée de luxe pour bien, si bien qu’il pouvait s’écouler des heures sans que je ne me lasse. Je restais droite comme un piquet contre un mur, mes sens à l’affut. Il finirait par rentrer, je n’en doutais pas une minute. D’ailleurs, je finis par entendre des bruits dans le salon. Je ne bougeais pas ; il n’était pas question après tout que je m’annonce, sinon mon arrivé serait gâchée. L’homme ne se douta de rien en arrivant dans la pièce. Je souriais à plein dent, avant de faire monter un peu son adrénaline en faisait un léger bruit. Tout était programmé. Son cœur s’emballa, son regard chercha en vain. Je m’étais glissée dans son dos, à quelques centimètres de lui, cependant il était incapable de s’en douter. Il s’avança jusqu’à son lit, et j’en fis de même dans des mouvements coordonnés au sien. Et alors que je le sentais se reprendre, je le plaquais de tout mon corps contre ses draps et vint mordre son cou d’abord avec violence, puis ensuite avec plus de douceur, léchant tantôt la plaie que je venais de lui faire, tantôt y prélevant du sang. Camille avait un gout on ne peut plus délicieux, et mon appétit de son liquide vital était sans limite. Je devais à chaque fois me forcer à me dégager avant de le tuer. Il était fatigué, je le sentais. Je poussais un grognement de frustration en rangeant mes canines. Je n’avais pas eu assez de son sang, mais si je continuais à le boire, il ne serait plus mon objet. M’entaillant légèrement le doigt, dès que mon propre sang coula je vins l’appliquer sur sa plaie qui se soigna instantanément. S’il continuait à saigner, j’aurais du mal à ne pas le laisser mort, dans son lit. Sans bouger, continuant à le maintenir, je lui dis


Ta fatigue gâche mon repas.

Je fondais vers son visage, m’arrêtant lorsque mes lèvres frôlèrent les siennes

As-tu avancé ?




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Jeu 19 Jan - 17:39

    La douleur vint avant la surprise, une souffrance presque familière, entrecoupée par un peu de douceur néanmoins. Son cœur s'accélérait à mesure qu'elle lui dérobait son sang, luttant pour sa survie. Le supplice d'un organe qui ne désirait rien d'autre que la vie. Pourtant, Camille ne pouvait, une fois de plus, s'empêcher de penser que cette façon de mourir était sans doutes la plus belle. Ses canines enfoncées dans sa peau, sa langue qui jouait avec sa plaie, sa bouche contre son épiderme. Qu'elle lui vole son existence importait peu & au diable les cris de ce corps épuisé. Si la faux devait l'arrêter là, ça lui irait, il aurait goûter à l'éternité durant ce court instant. Cependant, elle s'arrêta juste au moment où il crut partir dans les limbes. Un bout de sa conscience resta attachée à cette scène, il aurait été navrant de perdre conscience alors que pareille créature se trouvait dans ses draps. Elle eut la bonté de panser la blessure ce qui eut le privilège d'atténuer la brûlure. Tout ce qui l'entourait tanguait dangereusement, une saveur pâteuse lui grignotait le palais.

    Alors qu'il luttait toujours contre son coma, la voix de la visiteuse l'enivra davantage ce qui ne l'aidait pas vraiment à reprendre consistance. Il aurait voulu s'excuser de la mettre en rogne mais rien ne parvenait à sortir de sa gorge. Il perdit un peu plus pieds alors que ses lèvres effleurèrent à peine les siennes. Ce contact avorté par son investigatrice lui arracha plusieurs frissons. Il aurait suffit de tendre le cou pour cueillir sa bouche mais même ce geste nécessitait trop d'effort. D'ailleurs, sa question resta longuement en suspens. Incapable de percuter le sens de ses paroles. Avancé dans quoi ? Il ne comprenait pas. Il dû placer tous les fragments de son énergie dans cette recherche mentale. Confus, il se rappela par bribes les dernières discussions qu'il avait entretenue avec Krystel et se raccrocha à la plus récente. Maryana. Évidemment. Elle venait s'enquérir de l'évolution de la situation. Sa voix sortit rauque et hachée mais il fut heureux de parvenir encore à articuler correctement.

    « J'ai réussi à prendre contact avec elle.  »


    A vrai dire, il ne se rappelait plus exactement de ce qu'il avait fait. De la brume dansait dans son esprit, il allait avoir besoin d'un peu de temps pour récupérer et il doutait que la Reine le lui accorde si facilement. Le riche héritier se concentra sur sa respiration dans un premier temps afin de retrouver un rythme cardiaque plus ou moins potable. Dans une seconde mesure, il préféra effacer le décor de sa vue en repliant ses paupières. Admirer la buveuse de sang ne l'aidait pas. Par flash, les détails lui revinrent en mémoire. D'abord de manière incertaine, il se souvenait d'une boucle de cheveux, d'une lueur dans le regard. Comme un puzzle, il reconstitua les données pièce par pièce. Comment expliquer à la Vampire qu'il n'avait pu obtenir son numéro de téléphone et qu'elle semblait plus que méfiante à son égard ? Il l'avait traqué durant une journée complète et ça ne l'avait amené nulle part. Rien qui puisse l'aider à mieux cerner cette femme. Devait-il s'abstenir de lui faire part de ses doutes ? Sûrement. Tant qu'elle ne lui réclamerait pas d'autres éléments, il se tairait. De toute façon, chaque mot prononcé lui avait presque brûlé l’œsophage.

    Son pouls devenu plus faible reprenait peu à peu de la vitalité bien qu'il n'ait pas encore récupéré la totalité de ses facultés cognitives. Il se permit de rouvrir les yeux et le spectacle lui coupa à nouveau le souffle. Les reflets de la lune roulaient sur l'épiderme diaphane de son interlocutrice, comme un appel. Camille aurait aimé juste tendre la paume, la toucher pour avoir la certitude que cette apparition était réelle. Avant qu'il ne dessine ce projet mentalement, ses doigts frôlèrent le coud de la jeune femme sans son accord. Impuissant devant tant de beauté, écrasé par la culpabilité de n'avoir pu faire progresser cette mission, les mots filèrent avec ces intonations toujours aussi graves.

    « Je compte la revoir le plus vite possible. »

    Aucune indication temporelle précise. Devait-il s'excuser ? Il le ressentait comme tel. Que ça soit ses pensées ou ses actes, il ne maîtrisait plus grand chose quand Krystel était dans les parages, elle y veillait très certainement. L'épuisement l'oppressait mais sa volonté terrassait clairement son besoin de sommeil. Quelle serait la prochaine émotion qui évoluerait sur le visage de la vampire? Il craignait & désirait à la fois, savoir ce qui se tramait dans l'esprit de sa maîtresse à l'instant même. Peut être valait-il mieux l'ignorait. L'ignorance avait beau être maîtresse de sûreté, les risques parfois en valaient la chandelle.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Ven 20 Jan - 1:08


Je n’étais pas satisfaite en cet instant. Je n’avais qu’une seule envie, celle de me rejeter une nouvelle fois sur la gorge de Camille. Le savoir apprécier mes crocs dans ma chair ne m’aidait pas, bien au contraire. Hors si je voulais le garder en vie, il me fallait être raisonnable. Et Satan sait combien je n’aime pas l’être. Je refermais sa plaie pour que la tentation ne soit pas trop extrême, grognant ma non-satisfaction. Il devait se ménager pour sa Reine. Certes il ne savait pas que je lui rendrais visite ce soir, mais tout de même. Son sang était un met délicieux, fascinant, obsédant. A présent que j’y avais gouté, je n’arrivais plus à m’en passer. Il me faisait le même effet que mon Roi, et pour vous dire, c’est un exploit. Etrangement, je me sentais plus forte en buvant à son cou qu’à celui d’un humain « normal ». Sans doute était-ce lié au fait qu’il était une version plus évolué de ses derniers. Allez savoir. Je comptais bien en apprendre plus sur sa nature et trouver d’autres comme lui. Cependant pour l’instant je voulais le garder rien qu’à moi, ne pas divulguer son « secret » et pouvoir me nourrir de lui à loisir. Pour sûr, ce n’était pas lui qui allait s’en plaindre. Il était mien, il m’appartenait corps et âme. J’avais su me rendre obsession à ses pensées et il était très réceptif à chacun de mes contacts.

Je n’avais pas besoin eu de le rouler avec mes pouvoirs vampires pour qu’il m’appartienne. Mon corps, ma prestance, ma chair divine avaient tôt fait de le faire plonger dans mes bras. J’étais certaine qu’il adorait mourir de mes crocs, alors que je me nourrissais de lui. Je le sentais à chaque fois que je le mordais. Là en cet instant, même si son souffle était irrégulier, il ne désirait qu’une seule chose : se mêler au mien, juste au-dessus du sien. Mes lèvres étaient toutes prêtes de sa bouche, et un simple mouvement de sa part pouvaient sceller ses dernières. Non je ne craignais pas qu’il prenne une telle initiative. Son corps était encore sous le choc et le coup de ma morsure. Il devait reprendre un peu conscience et consistance avant de pouvoir bouger le moindre doigt. Pour ma part, je ne me gênais pas d’avoir son accord pour profiter de son corps. J’avais arrêté de lui maintenir les bras et les jambes, pour venir caresser une seule fois, une simple fois son torse nu. Mes mains se mêlèrent ensuite à sa chevelure alors qu’il fermait les yeux. Il était tout à moi, oui tout à moi et à moi seule. Je n’étais pas du genre possessive avec mes pommes de sang, mais c’était différent avec Camille. Son sang et sa particularité m’étaient trop précieuses. Sa mission que je lui avait confié n’avait été qu’une excuse finalement pour venir le voir, pour venir boire à son cou. Je ne lui avais pas donné de timing à respecter, et bien que je n’aime pas laisser les choses trainer, je n’étais pas des plus pressée. J’avais d’autres choses en tête ces derniers temps pour me préoccuper de la tâche que j’avais confiée à Camille.

Mes yeux ne quittaient pas une seule fois son visage, brillant dans le noir de sa chambre. Seule la lune, majestueuse et maitresse des nuits fournissait une source de lumière. Le cadre était pour sur on ne peut plus plaisant pour l’humain. Il semblait encore plus fasciné par moi. Ses yeux étaient on ne peut plus expressifs sur ce point. Je le laissais esquisser un geste, et venir effleurer mon cou du bout des doigts. Me penchant à son oreille, je vins alors lui susurrer sensuellement

Oui vraiment quel dommage que tu sois si fatiguée

Je vous l’ai dit, je n’étais pas venue pour savoir où il en était. J’avais d’autres idées en tête, mais manifestement, elles n’étaient pas faisables ce soir. Tant pis pour moi… Tant pis pour lui également. Un sourire vint naitre au coin de mes lèvres. Je reculais mon visage du sien, et vient me placer en amazone sur lui. Je le fis se relever en guidant sa nuque de mes mains, que je laissais de nouveau couler sur son torse.


Tu devrais manger. Nous parlerons de tout cela pendant que tu prendras un repas

C’était plus un ordre qu’une constatation. J’espérais bien qu’il récupère un peu de force afin que mes canines puissent encore se planter dans sa chair. Et plus si bien entendu il était assez en forme. Il n’était pas question de se montrer gourmande et d’abuser au risque de le perdre. Sa rareté faisait toute sa valeur. Sans doute poserais-je un autre regard sur lui s’il me venait à rencontrer un autre comme lui ? En attendant il était un joyau dont je devais prendre soin. Basculant, je m’écartais de lui et descendais avec grâce du lit





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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Sam 21 Jan - 15:15

    Quelques caresses et une promesse avortée, comment pouvait-il décemment recouvrir ses aptitudes physiques & intellectuelles dans une situation aussi dévastatrice pour son organisme ? Ses douces intonations l'étourdissaient alors que sa frustration s'amplifiait. Sa présence en ces lieux signifiait bien plus qu'un constat de mission, ça semblait tomber sous le sens désormais. Ses doigts contre sa nuque et cette proximité lui faisaient perdre la notion de douleur. Pourtant ses muscles luttant pour leur survie, s'étaient tellement contractés que son corps aurait dû en présenter quelques signes de faiblesse. Elle ramena ses paumes sur son torse, cela devenait carrément insupportable. Pourquoi la faire attendre plus longtemps ? Le métamorphe ne résista plus à la tentation et leva sa main pour la poser au creux de sa nuque. Sa peau translucide possédait une texture unique. Il remonta lentement jusqu'à sa chevelure, il enroula quelques unes de ses mèches autour de ses doigts. Alors qu'il exécutait ce geste, son bras frémit. Si il tremblait juste en effectuant un mouvement si simple il n'osait pas imaginer alors dans quel état le reste de son corps se trouvait actuellement. Éprouvé par sa journée et sa perte d'hémoglobine, il ne pouvait qu'approuver la solution de sa maîtresse.

    «Vous avez raison.»

    Pourquoi préciser l'évidence ? La preuve que ses capacités demeuraient défectueuses. Mettre son désir de côté fut laborieux mais son état ne lui permettait pas de dévier de ce dessein. Alors qu'elle quittait ses genoux, Camille prit une profonde inspiration. Se lever sans s'écrouler, une épreuve de taille. Évitez l'embarras devant la vampire semblait relever de l'impossible, pourtant, sa fierté ne pouvait le tolérer. Son regard suivait les courbes de la silhouette proche, y piochant un semblant de détermination. Le jeune homme prit appui sur le matelas et parvint à se hisser sur ses jambes. Un haut le cœur le surprit mais il parvint à maîtriser la situation. Vacillant dès le premier mètre, il crut qu'il ne pourrait même pas supporter son poids jusqu'à la porte. Il tituba jusqu'à sa commode et s'arrêta là pour reprendre son souffle. Les vertiges lui donnaient clairement la nausée tandis qu'un goût désagréable longeait ses papilles. Etait-il sage d'avaler quelque chose ? Sûrement. Il ne donnait pas cher de son organisme si il n'ingurgitait rien dans l'heure qui suivrait. Avec peu d'assurance, il parvint à atteindre son salon, s'agrippant quand cela devenait nécessaire. Il offrait un spectacle pitoyable à la créature nocturne et s'insultait mentalement à chaque pas effectué.

    Quand il pénétra dans la cuisine, son souffle s'était fait plus heurté. Il s'accouda au plan de travail avant d'ouvrir le frigo. La fraîcheur s'échappant de la carcasse réfrigérante se diffusa sur son épiderme, apaisant un peu la chaleur née de l'effort fourni. Le corbeau emporta les premiers ingrédients à sa disposition. L'empreinte de la lune sur la pièce lui permettait de discerner les objets et de continuer à laisser les ténèbres gouverner sur son appartement. Pourquoi amener de la clarté ? Grâce à l'obscurité, il pouvait presque croire que ce qu'il vivait était un de ses rêves éveillés. Sa beauté surnaturelle faisait jurer toute cette atroce décoration sans saveurs qu'il avait instauré à sa demeure. Il ne devait pas se perdre en contemplation, il commençait à payer le prix de son acharnement. Ses forces le désertaient peu à peu. Il amena les victuailles jusqu'à la table, prit place et se prépara sommairement un sandwich. Il manipula avec prudence les couverts, toujours abruti par son asthénie et la présence de la jeune femme. Il prit le temps de le porter à ses lèvres, d'en grignoter seulement un petit bout par peur que son estomac ne puisse l'encaisser. La première bouchée roula dans sa gorge et calma les crampes que subissaient son ventre. Il mordit une seconde fois, appréciant le fumet des aliments. Ses yeux se perdaient régulièrement dans ceux de sa visiteuse, attirés irréfutablement vers elle. Les cliquetis de l'horloge animaient le silence du lieu, rappelant inlassablement que cette scène surréaliste n'avait qu'un temps défini, bien compter. Comment pouvait-il le perdre à manger ? Alors qu'il en était à la moitié de sa dégustation, il releva légèrement la nuque en direction de la vampire.

    « Je m'excuse de vous voler votre temps de la sorte. »

    Doucement mais sûrement, ses forces le regagnaient. Sa voix déviait moins dans les tons, son souffle reprenait un peu plus de constance. Il se régénérait peu à peu mais restait vigilant. Par moment, sa main trahissait encore un peu de son anémie. Il aurait dû être habitué à encaisser ses morsures, il détestait ne pouvoir repousser ses limites. Surtout, en cet instant, l'attraction qu'elle exerçait sur sa personne devenait indécente.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Dim 22 Jan - 1:20


Qui de Camille ou de moi était le plus fasciné par l’autre ? C’était une question dont je n’avais pas la réponse. Aussi fatigué pouvait-il être qu’il ne résistait plus à attraction de mon corps. Sa main se posa sur mon cou alors que j’étais penchée sur lui. Ses mains se perdirent dans mes boucles, alors que son corps protestait sous l’effort que cela lui réclamait. S’il ne s’était pas s’agit de l’héritier je n’aurais pas accepté un tel geste. Il était connu que personne ne pouvait ne serait-ce m’effleurer sans mon autorisation. Toutefois, le changeur n’était pas n’importe qui et j’étais plus « coulante » avec lui. Il m’était on ne peut plus précieux, et je ne pouvais sans aucun doute pas me passer de lui et du gout de son sang. Sa spécificité changeait tout, et chaque attention qu’il pouvait avoir était plus agréable et délicieuses que si elles venaient d’un humain « lambda ». j’en avais connu énormément depuis que je foule cette terre en tant que vampire, mais aucun ne m’avait jamais fait le même effet que Camille. Je devais lutter contre mes instincts et mes envies les plus primitives. Il était, comme Torben, une distraction, dont je ne voulais pas me passer. D’ailleurs le peu que j’avais eu de lui ne me suffisait pas. J’en voulais encore, et les regards qu’il portait sur moi ne faisaient que me conforter dans mes envies. Plus il me désirait et plus je le désirais en retour. Je pressais un peu plus mes mains sur lui, lui suggérant de manger. S’il reprenait des forces, cette soirée ne serait pas aussi avortée qu’elle l’était pour l’instant.

Se lever et gagner sa cuisine lui réclamèrent beaucoup d’effort. Je restais derrière lui, sans l’aider. C’était un homme, et il serait blessé dans son orgueil si je venais le soutenir. Il devait déjà être assez fâché contre lui-même de batailler pour faire une chose aussi simple que marcher pour ne pas que je rajoute une humiliation supplémentaire. Je le laissais prendre son temps, ne disant rien, me contentant de le suivre, le regardant toujours aussi avidement. J’aurais pu regretter de l’avoir mis dans un tel état, mais non. Il en avait retiré autant de plaisir que moi, et s’il avait eu le choix, il aurait réclamé que je vienne lui prendre son hémoglobine comme je l’avais fait.

Je m’installais en face de lui dans la cuisine, lui laissant le temps de manger. Mes yeux ne le quittaient pas une seule fois, et je me retenais de venir de nouveau trouver son corps, sa gorge, son sang. Il dégageait une odeur si enivrante, si… Je secouais la tête pour ne pas m’emballer et me laisser aller à venir de nouveau le boire. Il ne survivrait pas et je ne voulais pas me séparer de lui. S’il me fallait attendre plusieurs heures pour me nourrir de lui, je le ferais patiemment, sans le presser. Je ne dis pas un mot pendant qu’il se préparait un encas et qu’il commença à le manger lentement. Pour l’heure je ne devais pas être sa préoccupation. Il aurait tôt fait de me satisfaire plus tard, et c’est ce que j’attendais de lui, ce que je désirais, ce qu’il désirait aussi. Toute mon attention était portée sur l’homme et je ne pensais à rien d’autre qu’à lui. Il releva le regard vers moi, et s’excusa. Me plaçant derrière lui en un battement de cil, je revins toucher la chaleur surnaturelle de son corps. Ma poitrine « encadrée » sa tête, alors que mes mains descendit de son cou, jusqu’au milieu de son torse, pour remonter le long de ses bras.

Si t’avoir me coute quelques heures, je suis prête à ce sacrifice de la même manière que tu es prêt à sacrifier ta vie pour que je sois à toi. Est-ce que je trompe ?

Pour ne pas le déconcentrer, je fis un léger pas en arrière. A mon contact, il perdrait surement le file de ses pensées tout comme j’avais du mal à raisonner lorsque j’étais trop prête de lui. Camille était à mes yeux le plus précieux des joyaux que je possédais. Si je devais me séparer de tous mes humains pour qu’il soit à moi, j’étais prête à ça. Pour vous dire, il m’enivrait tellement que j’en étais à me demander si je ne ferais pas lui mon servant humain. Il pourrait puiser ses forces des miennes, et je pourrais me délecter de lui beaucoup plus que je ne le pouvais pour l’instant. Et il ne faisait pas de doute qu’il m’apporterait beaucoup de pouvoir. A chaque fois que j’étais en sa présence, cette idée m’obsédait. Et dès lors que je me retrouvais dans mon univers « quotidien », je me rendais compte que je m’étais trop emportée dans mes pensées. Je m’étais promis de plus lier d’humain à moi… Cependant Camille n’était pas humain… Vilaine tentation qu’il était pour moi. Pour ne pas succomber, je regagnais la chaise en face de lui et lui demanda

Comment s’est passé ta rencontre avec ta cible?

Oui changer temporairement de sujet le temps qu’il reprenne plus de force était une bonne idée. Ainsi je me concentrerais sur autre chose que son cou qui m’appelait et sa chair que je désirais contre la mienne. Surtout qu’en plus là, j’avais tout loisir de l’avoir sous les yeux, le seul habit qu’il portait ne cachant pas tout ce qui faisait de lui un bel homme.




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Dim 22 Jan - 23:39

    Un battement de cils et elle s'était évaporée. Camille n'eut pas le temps de réaliser sa disparition qu'elle se trouvait déjà derrière lui. Ses paumes courraient sur sa peau nue lui arrachant plusieurs spasmes. Réalisait-elle que chaque contact dissolvait toute trace de raisonnement ? Oui, apparemment, elle en prenait conscience car elle s'écarta laissant un vide insoutenable là où ses mains s'étaient posées. Si le jeune homme avait présenté un peu plus d'ambitions, il aurait lui même saisi ses poignets pour que ses doigts ne désertent plus son épiderme. Il n'en fit rien et pas seulement à cause d'un défaut de volonté mais plus par crainte. Il valait mieux ne pas aller à l'encontre des décisions de sa maîtresse. Son détachement lui permit de retrouver un semblant de discernement, suffisant pour qu'il articule une réponse cohérente.

    «  Non, vous ne vous trompez pas. »

    Triste vérité. Krystel savait quelle influence elle exerçait sur lui, elle savait pertinemment à quel point, elle le déstabilisait. Cette relation hypnotique aurait tôt fait d’annihiler son propre jugement. Peut être même qu'il était trop tard pour ça. Un vrai filet dans lequel le métamorphe s'était volontairement placé. Les conséquences, il n'en mesurait aucunes portées pour l'instant. Des retombées, il y en aurait et pourtant... Il n'était pas à même de les regretter. Comment pourrait-il déplorer ses actes en ce moment alors que la vampire hantait la pièce ? Le corbeau aurait aimé se lever et plonger sur ses lèvres sans plus attendre. Cependant, il resta immobile, crispé sur sa chaise, le sandwich toujours entre les mains. Toujours aussi raisonnable ? Ne croyez pas cela. Sa patience s'effritait à l'instar de ses appréhensions. Il s'avérait que Morphée réclamait toujours sa présence, lui contant milles et une fables pour qu'il s'assoupisse à même la table. Sa lutte n'avait pas encore pris fin bien qu'il y travaillait d’arrache-pied. Autant ne pas réduire à néant ses efforts en agissant sous le coup d'une impulsion. Est-ce qu'elle avait compris à quel point cette proximité le rendait instable ? Peut être, peut être pas. Quoiqu'il en était, elle se rassit. Un peu de répit pour sa tension et un peu de remords d'avoir laisser filer une seconde occasion. Il continua de grignoter son morceau de pain en privilégiant leur contact visuel à défaut de se satisfaire du physique. Il se délectait de chaque syllabe qu'elle prononçait, chérissant ses intonations veloutées et la manière dont sa bouche remuait. Il s'égarait ? Oui et cela ne cessait d'empirer. En recouvrant un peu de ses forces, il récupérait de la lucidité pour ensuite la resemer dans sa contemplation.

    Il prit le temps de mâcher avant de répondre. Un délai temporel plutôt apprécié, cela lui permettait de réfléchir à la construction de sa phrase. Il s'attarda une courte seconde sur sa façon de présenter la chose. Il aurait dû remettre en cause la nature de cette mission, réaliser qu'elle prenait un être humain pour une simple cible, une baudruche qu'on balance dans les airs afin de la plomber. Elle était en guerre. Contre qui ? Les questions auraient dû fuser dans la cervelle du riche héritier. Pourtant, aucunes d'elles ne pointaient son nez. La jeune femme l'anesthésiait tout bonnement, sa présence semblait presque toxique, nocive à tous ses sens. Au lieu de réfléchir plus loin, d'autres interrogations d'une toute autre nature l'harcelaient silencieusement. Que pouvait-il révéler ? Que pouvait-il déclarer sans la froisser ? Rien sûrement. Elle réclamait les détails, il ne pouvait esquiver. Lui mentir, inconcevable. Avant de délier sa langue, il toussa cherchant à éclaircir sa voix. Elle raisonnait avec plus de stabilité encore.

    « Pour être franc, je pense que la tâche sera ardue. Elle ne se doute pas de mes motivations mais elle n'est pas vraiment attiré par moi. Je vais devoir persévérer, je sais que je parviendrais à répondre à vos attentes. »

    Surestimait-il ses capacités ? Peut être. Cette confiance, il la tirait de la créature qui le fixait à l'instant même. La décevoir serait un réel désastre à ses yeux. Il aurait dû avoir peur qu'elle ne le tue mais ça n'était même pas ça. Sa survie se plaçait dans la dernière de ses priorités. Il avait du mal de concevoir que cette magnifique personne puisse le nuire. Naïf ? Complètement aveugle ? Non. Bien sûr que non. Mais n'a t-on pas précisé plus haut que ses facultés à analyser les situations s'amoindrissaient au point de frôler la nullité quand Krystel Raybrandt se trouvait dans les parages? Il se muait en autre chose quand elle était là. Etait-il dénudé à ce point de personnalité ? Il lui aurait été dérangeant de le croire. Il y a beaucoup de choses que Camille ne pouvait expliquer et sa maîtresse faisait partie intégrante de ses mystères. Comment pouvait-elle le transformer à sa guise et avec son consentement ? Une énigme sans réponse, purement rhétorique.

    Le voleur termina son repas mais jugea bon de se resservir. Il fut plus rapide cette fois-ci d'atteindre le frigo et de préparer la suite de son programme. Il avala toujours mesurèment la nourriture alors que son esprit ne faisait que dériver sur la silhouette voisine. Il sentait que son rythme cardiaque éprouver des difficultés à maintenir une constance dans ses battements mais il doutait de plus en plus que ce soit lié à son taux d'hémoglobine. Combien de temps s'écoulerait avant qu'il soit suffisamment rassasié ou suffisamment fou pour oser l'approcher ? Les secondes continuaient de défiler alimentant sa nervosité et son impatience. Le désir est un concept puissant, allié à un être comme la Reine, il ne faisait que croître dans la démesure devenant complétement irrationnel. Mais avait-il été question une seule fois de raison entre eux? Pas à sa connaissance.

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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mar 24 Jan - 19:19


Près de Camille, j’avais du mal à raisonner comme la vieille vampire que j’étais. Il me donnait l’impression de me faire revenir une jeune vampire, se contrôlant avec grande difficulté, mais y arrivant quand même. C’était agaçant… Mais revigorant d’une certaine manière. De toute manière, avec le métamorphe, tout était contradiction en moi. J’avais envie de lui boire jusqu’à qu’il n’y ait plus une seule trace de sang dans son corps, autant que je voulais le garder et en forme pour pouvoir regoûter de son nectar. Je voulais le lier éternellement à moi, tout comme je rejetais cette idée. Je voulais qu’il regagne des forces, tout comme j’avais envie de l’épuiser jusqu’à ce qu’il ne puisse plus lutter contre les bras attractifs de Morphée. C’était un véritable défi que de trouver une juste mesure dans tout cela et une grande fierté d’y arriver. L’humain était à se damner et je me demandais de plus en plus comment il pouvait dégager une telle attraction sur ma personne. Alors que je le regardais manger, après qu’il m’ait avoué qu’il était prêt à embrasser la mort si elle lui était donnée par mes crocs, rassemblant mes pensées, les ordonnant. Je finis, à force de penser à l’homme que l’observer, par réaliser –enfin vous pouvez le dires- plusieurs choses.

Quel est ton groupe sanguin Camille ? Et quel est ton animal de prédilection ?

S’il me répondait qu’il était AB négatif, cela expliquerait une partie de mon obsession pour lui. J’avais toujours été fortement attiré par les porteurs de ce groupe. Quant à la deuxième partie de ma question, elle était due à une hypothèse qui me semblait de plus en plus plausible. S’il me répondait une espèce d’oiseau, alors une partie du puzzle se reconstituerait. Pourquoi ? Parce que, bien que je n’en avais quasiment jamais fait usage, je possédais un pouvoir qui m’était propre : Je pouvais appeler et ordonner aux volatiles. Jusque-là, je l’avais trouvé inutile et décevant. S’il m’avait mis sur la route de Camille, cela changerait pour sûr la donne et je réfléchirais plus longuement à le l’unir à ma royale personne. S’il me correspond autant, n’est-ce pas le signe qu’il me fallait le prendre en qualité de servant humain ?

En attendant me tenir aussi loin de lui, sans pouvoir savourer sa chair sous mes mains, son sang dans ma gorge, était une véritable torture. Si nous restions ainsi sans parler, sans me faire changer les idées, je ne résisterais pas longtemps à l’emprise qu’il semblait avoir sur moi. Tout comme lui n’y résisterait pas non plus. Ses yeux me dévoraient, et chaque pore de son corps réclamait mon contact. Mais ce n’était pas sage et je me devais me montrer prudente en sa présence, encore plus qu’en la présence de n’importe quel autre pomme de sang que j’avais sous ma coupe. Il était donc on ne plus apprécier que je nous oriente vers un sujet qui ne nous ferait pas plonger et agir sottement. Je le questionnais ainsi sur la mission que je lui avais confiée. J’avais besoin d’informations sur cette Maryana, qui était on ne peut plus dangereuse. Je le sentais en elle, et plus tôt j’en saurais sur elle, plus tôt je pourrais agir en conséquence. Je suis étonnée, du fait de l’effet qu’il pouvait me faire, que l’homme ne soit pas arrivé à la faire tomber. Sans doute la jeune femme était plus intelligente qu’elle ne semblait l’être. Je réfléchissais à cela, laissant de nouveau un silence entre nous. Camille continua de manger et se resservi, alors que mon regard fixait un point invisible, signe de la réflexion dont je faisais preuve. Comme je l’avais dit à l’humain, le temps n’était pas un problème pour moi, si bien que je restais immobile, tel une statue de glace qui ne fondait pas, une bonne quinzaine de minutes avant. Je finis par me lever de la chaise brusquement et faire quelques pas dans la pièce

Il ne serait sans doute pas sage de te renvoyer auprès d’elle dans ce cas. Tu es trop précieux pour cela. Mais personne ne possède tes capacités, qui sont un véritable atout. Tu peux l’approcher sans qu’elle ne s’en rende compte, et l’espionner sans mal. Cependant si elle en vient à comprendre la supercherie, j’aurais introduit un agneau face à un loup. A moins que…

Je m’arrêtais de penser à voix haut, et me tournais vers Camille, qui avait beaucoup moins l’air fatigué qu’à mon arrivée. Cela n’était pas pour me déplaire et un instant mon esprit s’égara lorsque mes yeux dessinèrent chaque courbe de son corps quasiment nu. Je rompais la distance qui nous séparer, touchant sa peau avec une avidité non cachée. Je me penchais à son cou pour respirer à plein poumon l’odeur qu’il dégagea. Et pour ne pas le mordre une nouvelle fois, je remontais ma bouche jusqu’à son oreille et lui demandait, continuant à effleurer son corps de mes doigts

Existent-ils d’autres personnes comme toi ?




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Jan - 1:48

Accroché à ses prunelles, agrippé à chaque son s'échappant de sa gorge, l'oiseau se délectait de sa cage dorée. Cette relation entravait son quotidien d'une certaine manière et pourtant, pourtant, sa présence gommait toutes les imperfections du tableau. Une harmonie peut être illusoire, pouvait-il discerner le mirage de la vérité ? Non. Tout ce qu'il voyait depuis sa chaise n'était qu'un être dont chaque trait, chaque courbe possédait un esthétisme frôlant l'absurdité tant il était inconcevable qu'elle fut si parfaite. Camille abandonnait peu à peu sa retenue, s'autorisant des regards interdits, s'aventurant visuellement dans les endroits qu'il avait cherché à fuir. Ce qu'elle disait ? Bien sûr qu'il n'en perdait pas une miette. Il se concentrait sur ses intonations sucrées plus que sur le reste. Sa voix avait une profondeur, une réalité que ses yeux ne pouvaient atteindre. Quand elle murmura son prénom, un frisson parcourut son échine. Dans sa bouche, il raisonnait avec une élégance qu'il ne méritait pas, chaque syllabe coulait avec sensualité lui laissant une drôle d'impression. Il était comme engourdi. Ses questions par chance, ne resteraient pas orphelines car il détenait les réponses. Elle s'interrogeait sur des détails le concernant, ça le flatta outre mesure. Peu importe les raisons se cachant derrière, les informations qu'elle réclamait se rapportaient à sa personne. N'était-ce pas un motif suffisant pour qu'il se réjouisse ? Un sourire creusa un peu sa fossette sans qu'il ne parvienne à le contenir.

« Il me semble que je fais parti du groupe AB mais je n'en suis pas certain... »

Pourquoi ce doute ? A vrai dire, son groupe sanguin ne faisait pas parti de ses détails qu'il jugeait important. Une erreur, certes. N'ayant jamais eu recours ou besoin de perfusion voir de transplantation, le jeune homme ne voyait pas l'utilité de mémoriser cette futilité. Par chance, sa mémoire visuelle possédait un potentiel certain et il se souvint vaguement avoir lu sur une de ses analyses sanguines la mention recherchée. D'une voix un peu plus assurée, il reprit la parole.

« Oui, AB-... Si je ne me trompe pas.»

Le métamorphe croqua dans son morceau de pain. Il prit le temps d'avaler correctement et s'offrit même le luxe de s'abreuver. Pourquoi cette pause ? Ne voulait pas assouvir la curiosité de son interlocutrice le plus rapidement possible ? Oui et non. Faire durer cette discussion lui plaisait. Étrange ? Possible. Il aimait être le centre de son attention, la voir attendre la prochaine de ses réponses, ses prunelles posées sur lui, habitées par cette lueur insaisissable. Une autre énigme.

« Je favorise le corbeau. »

Il ne lui demanda pas pourquoi elle se penchait sur ses deux aspects. Il aurait été inconvenant de lui poser la question, pas sûr qu'elle soit assez clémente pour le délivrer de sa propre curiosité. Aussi, le voleur ne s'attarda pas dessus. A la place, il finit son repas et son verre d'eau dans la même foulée. Alors qu'il reposait le récipient sur la table, elle bondit d'un seul coup et se mit à marcher. Les rayons de la lune jouaient à courir sur sa peau alors qu'elle évoluait de long en large dans la cuisine. Le riche héritier, fasciné par le jeu de lumière, ne pouvait détaché son regard. A vrai dire, il n'avait jamais ôté son regard d'elle. Précieux ? Agneau ? Le rictus de Camille ne fit que s'élargir. Il aurait aimé l'étreindre, arrêter son cheminement incohérent dans cet espace et lui assurer qu'il était prêt à tout pour mener à bien ses plans. Mais il n'eut pas l'occasion de se tester car c'est elle qui vint à lui. Déconnecté à nouveau de l'arrière plan. Elle avait replacé ses doigts sur lui et s’évertuait à nourrir son trouble. Son souffle contre sa nuque, ses lèvres proches, trop proches, de son oreille. Il ne résista pas à la tentation et tourna sa tête de sorte que sa bouche puisse effleurer une partie de son cou, là où naissait la mâchoire de la vampire. Ce qu'elle lui demanda le déstabilisa pour plusieurs raisons, il dévia la course de ses lèvres et fixa un point invisible devant lui, se redressant. Fallait-il mentir ? Fallait-il bluffé ? Un visage devenu presque familier dansa dans ses songes. Il n'aimait pas ça. Non, il n'aimait pas ça du tout. Son corps se raidit instinctivement car il savait qu'il ne pourrait lui voiler la vérité. Jamais, il ne réussirait à lui cacher cette révélation. Si il avait fini par l'apprendre, elle finirait par l'apprendre autant que ça soit de sa bouche, pas vrai ? Elle pouvait délier le faux du vrai mieux que quiconque. Ce qu'il gagnerait à nier une évidence ? Rien de réellement appréciable. Il perdrait l'exclusivité, il perdrait sur beaucoup de plan. Il lui en coûterait. Sa rareté faisait sa valeur, sans cela, elle aurait tôt fait de le jeter. Tant pis. Le choix n'était pas en sa possession quand il s'agissait de Krystel Raybrandt.

« Oui... Il en existe d'autres. Je ne suis pas le seul qui... »

Il ne prit pas la peine de terminer sa phrase, l'émotion l'étrangla. Sa fierté en avait pris un coup quand il avait découvert qu'il n'était pas seul à évoluer sur cette Terre. Non pas qu'il se soit pris pour un élu ou quelque chose dans ce goût, il savait où se trouvait sa place. Juste qu'il se croyait isolé. Accepter ce fait avait été déconcertant et le présenter à la jeune femme fut bien pire. Oui, c'était comme de lui avouer qu'il était d'une banalité à pleurer, dénudé d’intérêt. Il allait devenir futile aux yeux de sa maîtresse et elle allait finir par le balancer. N'est-ce pas ? Elle lui trouverait aisément un remplaçant. Cette appréhension s'accompagnait d'une autre angoisse mais il préférait la taire. Trop douloureux à envisager pour l'instant. Les paumes du corbeau se crispèrent sur le cuir de sa chaise, la nervosité le clouait sur place. Son honnêteté l'éloignerait d'elle. Etait-il déjà trop tard ? Camille se leva à son tour, cherchant à faire face à sa visiteuse, prêt à s'assumer les conséquences. Qu'elle le renie, qu'elle le broie. N'importe quoi tant qu'elle ne lui offrait pas une sourde indifférence. De la paranoïa ? Exagération d'une anticipation ? Oui, vous avez raison. Camille passait d'un état à un autre se projetant d'un extrême à un autre. Il pouvait accuser la fatigue d'en être l'instigatrice, c'était facile. & la facilité, il ne l'appréciait que moyennement.

« Je peux mener à bien cette mission. »

Peu importe si tel un agneau, il se faisait croquer. Peu importe, oui. Tant qu'il trouvait sa place à ses côtés...
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 8 Fév - 23:55


[HJ : désolée pour le retard ! ><]

Tout s’expliquait à présent. Comme je l’avais deviné, Camille était un changeur aussi attirant parce qu’il me correspondait en tout point. Il était mon animal à appeler et il était mon groupe sanguin fétiche. Quelque part, il n’était donc pas étonnant que je ressente autant d’envies sanguinaires et sexuelles en sa présence. Nous étions fais pour nous rencontrer, pour nous compléter. Pour la première fois depuis très longtemps j’envisageais sérieusement de faire d’un nouvel homme mon servant humain. Surtout que l’héritier comportait énormément d’avantages et saurait combler les défauts de celui que j’avais jadis choisi. Je savais cependant qu’il serait plus un objet de convoitise pour les autres vampires et tant que je n’étais pas sure de la conduite de mes congénères avec MA pomme de sang, je ne pouvais pas le mêler à toute une assemblée de marcheurs de nuit. S’il me l’abimait ou pire me l’enlevait, je ne le supporterais pas, et j’entrerais pour sur dans une colère folle. J’avais déjà bien du mal à me retenir à ne pas faire qu’une bouchée de lui, ce n’était pas que d’autres succombent. Il m’appartenait, il était à moi, seulement à moi et uniquement à moi. Il ne faisait aucun doute sur le fait que je ne voulais le partager avec personne. D’ailleurs il me faudrait lui annoncer que je ne voulais plus qu’il s’épuise avec des humains ou une autre créature. Il me devait dévotion totale, même lorsque je ne me trouvais pas en sa présence. Parce que quand j’étais avec lui, il savait m’offrir tout ce que j’attendais de lui…

Sauf ce soir. Sa fatigue avait avortée mon repas et je restais sur ma faim. J’en voulais plus, beaucoup plus et mes désirs de lui étaient de plus en plus importants, à mesure que son cœur reprenait un rythme normal, et que son corps reprenait des forces. Son odeur était si alléchante, son corps si attirant… Non je ne pouvais pas résister plus longtemps à me tenir loin de lui. Je finis par revenir me coller tout contre lui, après m’être dit qu’il ne serait pas bon de le renvoyer espionner cette femme si dangereuse. Je ne voulais pas le perdre surtout pour une mission que d’autres pouvaient accomplir. Son état de santé me portait à cœur, tout comme ses intérêts. Je vous l’ai dit, il est mien. D’ailleurs il me fallait savoir s’il était unique où s’il existait d’autres êtres comme lui. Ma question sembla le blesser, et ne pas lui plaire. Je n’eus pas besoin de beaucoup de dixième de secondes pour comprendre pourquoi il m’avait lâché un oui avec autant d’amertume. Ses lèvres s’écartèrent de mon cou, endroit où elles venaient d’élire domicile. Mon corbeau avait-il peur de perdre de l’importance à mes yeux ? Sans aucun doute. Est-ce que cela arriverait ? Je ne pouvais ni le garantir, ni le contredire. Je n’avais jamais rencontré d’autres comme lui et pour savoir quels effets me feraient les siens s’ils étaient différents ou semblables, il me fallait en côtoyer d’autres. Et j’étais persuadée que mon cher Camille en connaissait et pourrait m’en présenter, même si cela ne lui plaisait pas comme idée. Je remontais mes mains jusqu’à son visage, l’encadrais et planta mes yeux dans les siens

Qu’il y a-t-il mon enfant?

Oui je connaissais la réponse mais je voulais qu’il l’énonce tout haut, qu’il flatte ainsi mon égo et qu’il me dise combien je comptais pour lui. Il était accro à ma présence de la même manière que je l’étais de la sienne. Je fondais vers ses lèvres pour venir l’embrasser passionnément, sans pour autant me laisser totalement aller. Je devais toujours être en réserve avec le changeur si je ne voulais pas le voir péril sous mes crocs. Je descendais rapidement vers son cou, pour y apposer une légère pression de mes canines sans les enfonçait totalement dans sa chair et percer sa peau. Non je ne pouvais pas le marquer, il n’était pas en état. Et pourtant, un tout petit millimètre de plus et j’aurais son sang dans ma gorge, sa vie dans ma bouche… Je fus en un battement de cil installée sur le canapé, le visage tourné vers la fenêtre par laquelle était entré l’homme. Je me forçais à me focaliser sur autre chose que son attraction pour ne pas en finir avec son existence

Tu t’en doutes, je veux en rencontrer et cela au plus vite. Et pour ce qui est de ta mission, je ne sais point. Il me serait très regrettable qu’il t’arrive quelque chose. Cependant si tu as déjà établi un contact avec elle tu pourras aisément obtenir des informations et découvrir qui elle est réellement. Pour sûr, ce n’est pas une humaine.

Je parlais bien entendu de rencontrer d’autres personnes comme Camille. Il fallait que j’en apprenne un peu plus sur les siens, et c’était le meilleur moyen pour y arriver. Tant pis si cela ne plaisait pas à l’homme. J’étais la prédatrice et il n’avait pas le choix. Cependant il pouvait tout mettre en œuvre pour qu’il reste aussi important à mes yeux et ne perde pas de sa faveur.




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Sam 11 Fév - 16:14

Comment pouvait-il décemment retenir ses craintes alors qu'elle cueillait son visage, apposant ses paumes fraîches contre ses joues brûlantes. Ce contraste de température ne lui déplaisait pas, il adorait être la braise calcinant cette peau glacée. Son épiderme dénudé de chaleur le ramenait à cette réalité. Celle dans laquelle il croyait ne pas évoluer, celle dans laquelle elle se tenait face à lui. Ce genre de contact annihilait les mirages. Ne croyez pas qu'il se contredisait, il aimait se croire dans un rêve. Mais n'était pas plus doux encore de saisir cette illusion et de la rendre tangible ? Ces deux tendances luttaient à vrai dire, donc oui, on pouvait considérer cela comme contradictoire finalement. Tout se confondait dans son esprit, il s'enivrait de sa proximité. Peu importe ce qui était vrai ou faux dans cette scène, le principal c'est qu'il la vivait d'une façon ou d'une autre. Pour rien au Monde, il n'aurait voulu rater ça. Il laissa les prunelles de sa maîtresse se percutaient aux siennes, nouant un lien visuel si intense que la respiration du métamorphe s’accéléra à nouveau. Il lui en fallait si peu ? Bien sûr. Krystel Raybrandt l'éblouissait à tel point qu'il ne discernait plus la lueur de la Lune, ni les ténèbres se fracassant contre leur carcasse. Il se plia à ses volontés et lui offrit une réponse. Celle là même qu'il aurait préféré garder.

« Il m'est difficile de concevoir que je pourrais devenir inutile à vos yeux. »

Il n'y avait rien à ajouter à cela. Ces mots lui avaient déjà été arrachés contre son gré. S'épancher dans un monologue ennuyeux ne faisait pas parti de ses intentions et se montrer pitoyable ne l'aiderait pas à maintenir sa position auprès d'elle. Alors qu'il se sentait affreusement honteux d'avoir révéler ses propos, elle fondit sur sa bouche sans aucuns signes avant courreurs. Le voleur goûta ses lèvres sans retenue, mêlant allègrement leur souffle. Ses mains se posèrent alternativement sur la nuque de la vampire et sur sa taille. Ses baisers achevaient tout son bon sens et toutes les barrières qu'il aurait dû ériger en présence de la Reine. Il ne pouvait pas combattre ses faiblesses là car rien ne l'arrêtait. Aucune attache censée ne le retenait, rien ne pouvait l'empêcher de s'abandonner à cette créature jugée sanguinaire par ses congénères. Enfin, presque rien. Elle délaissa sa bouche pour gagner la courbe de son cou. Durant un court instant, la peur passa machinalement dans sa poitrine – un simple instinct de survie qui néanmoins laissa rapidement place à de l'impatience. Ses canines semblaient si proches de s'enfoncer, il le souhaitait silencieusement. Devenir l'essence qui la maintenait en vie, elle pouvait bien puiser sa force, le réduire à néant. N'était-il pas tout bonnement futile face à elle ? Son pouls s'amplifiaient à mesure que le temps s'allongeait. Fichu organe, il devait cesser de s'agiter alors que tout le reste de son corps désirait qu'elle s'abreuve de son sang. Il aurait suffit qu'elle appuie juste un peu plus fort. Les appels de ce cœur inquiet devaient la titiller, il l'espérait. Cependant, elle n'en fit rien et disparut aussi sec. Étourdi par ce revirement soudain, Camille tituba un peu sur place avant de reprendre de consistance. Ses bras saisissait du vide désormais, il fixa ses mains avant de fermer ses paumes, serrant ses poings. Frustrant ? Non, c'était bien pire que ça. Le corbeau ne s'ôta pas le plaisir d'inhaler les restants de parfum qu'elle avait semé dans l'air en s'échappant de leur étreinte. Il détourna le regard la cherchant dans la pièce voisine.

Avait-elle eu peur de perdre le contrôle ? Non, impossible. Elle semblait douée pour refréner ses désirs. Plus que lui en tout cas. Il l'observait depuis son pan de la cuisine, incertain. Devait-il garder cette distance ? Le souhaitait-elle ? Dans le doute, il préférait pour l'instant ne pas bouger d'un cil. Elle fuyait son regard et cela en disait long. Avait-il fait quelque chose de mal ? Impossible de le déterminer. Il l'écouta parler, s'alimentant de sa voix comme de l'oxygène. Plusieurs de ses informations froissèrent ses sentiments, atténuant quelque peu ses envies. Elle voulait qu'il lui vende les siens, cela semblait légitime quand elle l'exprimait de cette façon mais le jeune homme n'aimait pas ça. Peut être c'était il offert à elle mais cela avait été quasiment volontaire. Lui servir d'autres métamorphes contre leur volonté dépassait son entendement. De plus, cette angoisse de finir aux oubliettes talonnait toujours tous ses raisonnements. Il plaça cet ensemble de cheminement dans un coin de sa tête et se concentra sur la dernière partie de son discours. Elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose ? Cela le toucha malgré lui et son expression jusque là crispée, s'addoucit nettement tandis qu'il la couvait des yeux. Un autre détail de ce qu'elle venait de dire attira furtivement son attention. Maryana n'était pas humaine. Cela expliquait beaucoup de choses jusque là insaisissables. Mais elle n'était pas vampire non plus, ni même changeur, il l'aurait senti. Son arôme ne s'apparentait pas non plus à celui que le français avait capté lors du bal. Mais alors à quel espèce appartenait-elle ? Une question purement rhétorique, ça n'était pas comme si il allait le découvrir ce soir, de plus, sa curiosité ne le grignotait pas comme d'habitude. Peut être referait-elle surface plus tard. Pour l'heure, il ne faisait que détailler son interlocutrice. Ses résolutions finirent par craqueler jusqu'à giser à ses pieds et il pénétra à son tour dans le salon. Prudemment, il s'installa dans le fauteuil face à sa visiteuse et posa ses couds sur ses cuisses adoptant une position un peu recroquevillée. Il noua ses doigts faisant face au vide et baissa les yeux vers sa table basse.

« Je tenterais une approche plus subtile. Je sais où la trouver. Je n'échouerais pas cette fois-ci. »

Pas vraiment une promesse même si il aurait aimé en formuler une comme tel. Le jeune homme releva les yeux vers elle lentement.

«  J'espère ne pas vous décevoir une seconde fois. »

Si ses pulsions s'étaient un peu effacées quand elle avait mentionné sa race et sa mission, elles ne tardèrent pas à refaire surface. Ça n'était pas raisonnable, il le savait. Même si il venait de reprendre des forces, sa vitalité n'avait pas été pleinement restaurée. Seule l'adrénaline le préservait d'un coma certain. Les effets de la somnolence ne l'atteignaient peut être plus, pourtant, ses membres accusaient toujours cette fatigue. Ne la ressentait-il pas ? Il aurait dû. Engourdi jusqu'à la moelle par la présence de sa maîtresse, il ne mesurait plus les risques. Elle savait qu'elle pouvait dérober jusqu'à son existence sans qu'il n'y voit d'objections et il savait qu'il finirait par se donner à elle même si cela finirait par l'achever. La tension palpable nouait ses muscles. Cet attraction physique relevait du surnaturel. Divin et effrayant à la fois. Pourquoi fallait-il que seule cette première partie se confronte à sa conscience tandis que l'autre se noyait dans son subconscient ? Peut être détenait-elle cette réponse. Mais il ne voulait pas la connaître.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mar 14 Fév - 18:53


L’homme en face de moi semblait la proie du doute et quelque part de la peur. Pourquoi ? La réponse était bien entendu très évidente, bien que je lui demandais tout de même de l’énoncer à voix haut. Dans quel but ? Parce que cela flattait mon égo bien entendu mais également parce que j’estimais qu’il était important qu’il soit conscient aussi de tout ce qu’il avait à perdre si je décidais de me désintéresser de lui. Pour sûr, ce n’était pas prête à le laisser de côté. Non il était trop fascinant, trop obsédant pour cela. Cependant s’il le fallait je le ferais cela ne faisait pas de doute. J’étais une reine, une vampire on ne peut plus forte et âgée et s’il venait à me mettre en danger, ou à me froisser…. Je n’hésiterais pas à le punir et à ne plus lui faire l’honneur de mon attention, de ma présence, de mes morsures, de mes caresses, de toutes les attentions avec lesquelles je le couvrais. Camille n’était pas n’importe lequel de mes pommes de sang et j’avoue qu’il fait partie de mes préférés. Il n’en était pas pour autant indispensable comme pouvait l’être mon Roi. Lui seul finalement comptait et sa seule prestance écraser tous les autres à mes yeux.

Un sourire naquit à mes lèvres lorsqu’il déclara redouter de devenir inutile à mon sens. Il anticipait que je me lasse de lui, et cette peur était on ne peut plus louable. S’il s’avérait que les autres de son espèce m’attirent autant il perdrait la saveur particulière qu’il avait à mes yeux. Cependant j’en doutais grandement. Il ne fallait pas oublier qu’en plus d’appartenir à une espèce particulière, coulait dans ses veines le sang que je préférais ; et de surcroit, il abordait souvent une forme volatile, animal que je pouvais contrôler si je le désirais. Non je doutais qu’il existe un autre exactement identique à Camille. Cependant je ne pouvais pas me permettre de m’en tenir à des suppositions. J’avais besoin de faits concrets. Et l’attirance du riche héritier faisait partie de ses derniers. Je revins vers lui, ne pouvant pas continuer à rester loin de la chaleur de la peau, de ses lèvres si gouteuses, de son odeur qui me criait de le mordre à pleines dents, de le faire mien. Mais je quittais son étreinte et les battements endiablés de son cœur tout aussi vite que je l’avais rejoints. Il n’était pas sérieux de continuer dans cette voie qui allait mener le changeur à sa perte. Parce que l’envie de le mordre s’était faite on ne peut plus présente et que je n’aurais pas pu m’empêcher de croquer sa chair si je l’avais gardé à portée de crocs. Je quittais des yeux son sublime minois pour me sortir de l’esprit toutes les yeux qui pouvaient naitre en cet instant. Je revenais également sur un sujet moins périlleux, et qui me permettait de reprendre un peu consistance. Ne pas mordre le métamorphe. Je me répétais inlassablement cette phrase.

Je l’entendis, je le sentis s’installer en face de moi. Il n’avait sans doute pas apprécié lui non plus que je me dérobe à l’étreinte qu’il n’avait pu que savourer quelques minutes. Il ne se doutait pas une seule seconde de la force qu’il me fallait pour ne pas quitter la place que j’avais prise, de ne pas tourner la tête vers lui, de ne pas fondre vers sa personne. Je lui avais dit précédemment : sa fatigue n’empêchait de me satisfaire de lui. Et bien entendu je n’aimais absolument pas ça. Je n’avais pas pour habitude de devoir contrôler ma faim, ni de me retenir et me restreindre. C’était une véritable torture, et il était sans doute temps que j’y mette un terme avant de ne plus pouvoir le faire. Je me levais et me plaçais devant la fenêtre entrouverte.

Je n’en doute pas Camille, je n’en doute pas.

Je faisais bien entendu allusion à sa déclaration. Il ne voulait pas me décevoir une seconde fois. Comment pourrait-il le souhaiter ?

Je reviendrais te rendre visite dans... Disons sept nuits. Je compte sur ta présence mais également sur celle d’un de tes congénères. Homme ou femme peu importe, ni même la manière dont tu devras t’y prendre pour l’attirer dans mes filets. Ma seule exigence est qu’il ou elle doit être en pleine possession de ses moyens. Tout comme toi d’ailleurs.

Je mis, oui, par ses paroles un terme à notre entrevu. Ou du moins, je faisais comprendre à l’homme mon départ très prochain. Il n’avait aucune information à me fournir sur Maryana. De plus, je ne pouvais pas faire de lui ma pomme de sang faute de quoi j’allais le blesser plus que je ne le désirais. Non je n’avais plus aucune raison de rester. Je n’avais pas prévu de partir aussitôt. Peu importe, cela me permettrait de m’avancer dans d’autres affaires vampiriques.




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 15 Fév - 16:43

La jeune femme froissa l'air d'un seul mouvement pour gagner la vitre se détournant à nouveau de lui. Cette attitude raisonnait comme une fuite et ce genre de comportement injectait au corbeau l'envie déraisonnable de la rattraper. Était-ce parce qu'il était faible qu'elle réagissait comme cela? Ou bien était-ce pour d'autres raisons moins nobles ? Franchement, il était largué. Camille se mordit la lèvre inférieure frénétiquement alors qu'elle prononçait pour la seconde fois son prénom. Insoutenable. De rester là assis à la contempler, baignée dans les lueurs du satellite. Pourtant, il fallait être maître de soi maintenant plus que jamais car ce qui suivit fut bien plus dur à encaisser que cette attirance obsessionnelle. Le voleur accusa mal ses ordres et cela se lut aisément sur son visage décomposé. Par chance, elle ne l'observait pas et elle ne put voir l'expression qui torturait ses traits. Le jeune homme pressait si fort ses mains l'une contre l'autre que ses os craquèrent. Éluder ? En serait-il capable ? Il eut envie de rire face à sa propre naïveté. Bien sûr que non. Ça ne prendrait pas avec Krystel. Pourtant, il serait incapable de lui amener un métamorphe. Par loyauté ? Oui et non. Il se voyait mal embarqué un innocent dans ce jeu là avec des règles méconnues. Bien sûr qu'il ne voulait pas lui présenter Tanwen mais ne vous méprenez pas, il aurait pu tenter de retrouver quelqu'un d'autre pour la préserver, seulement même cette idée le répugnait. Serait-il en revanche capable d'ignorer les instructions de sa maîtresse ? Peut être. Peut être pas. En tout cas, il ne lui amènerait pas l'inspectrice, cela semblait très claire dans son esprit malgré la brume qui y tournoyait toujours. Que dire ? Que faire ? Elle s'apprêtait à sortir de son appartement. Devait-il entrer dans le vif du sujet tant qu'elle se trouvait à proximité ou bien attendrait-il son supplice sept nuits plus loin ? Elle le punirait pour sûr. Ça ne s'était jamais produit jusqu'ici, il avait toujours rempli ses missions correctement. Cependant, il avait suffisamment gravité autour d'elle pour savoir comment elle traitait ses laquais. Il n'était pas différent d'eux, il le savait également. Pourrait-il retarder ça ? Pourrait-il l'éviter ? Non. Le riche héritier serra ses dents conscient qu'il s'apprêtait à la décevoir. Une douleur fictive grossissait dans sa poitrine à cette idée et il devrait vivre avec désormais. Du moins, tant que sa volonté demeurait. Sa voix sonna un peu trop solennel et un peu trop grave pour être considérée comme habituelle. Néanmoins, elle pourrait toujours accuser sa fatigue d'en avoir été la cause.

« Je vous attendrais. »

Il n'eut pas le cran nécessaire pour la défier ce soir. Il n'acceptait pas vraiment non plus la mission. Il lui avait juste promis de l'attendre, au moins, il ne lui mentait pas sur ce point. Sa culpabilité lui oppressa tangiblement les poumons -et dire qu'il ne lui avait pas encore désobéi. Dans quel état se sentirait-il alors qu'elle reviendrait pour se délecter de sa prochaine victime ? Quelque chose ne devait pas tourner rond dans son crâne. Il la désirait, il voulait la satisfaire sur tous les plans possibles, il voulait être spécial à ses yeux et pourtant, sa morale finissait par compromettre cette relation. Ne se complaisait-il pas assez dans ce qu'elle lui offrait ? Pourquoi remettre en cause leurs arrangements ? Jusqu'ici, tout semblait aller pour le mieux non ? Il fallait supposer que même lui avait ses limites dans la décadence et elle venait sans nulles doutes de mettre le doigt dessus. La suite serait sanglante mais si tel était le prix à payer pour son insolence. Hé bien... Il le mériterait. Ses prunelles englobèrent la silhouette de la Reine. Il aurait aimé tendre les bras pour la cueillir, effacer tous ses discours, toutes ses vérités dérangeantes et pouvoir profiter de sa présence. Réclamait-il un semblant de tranquillité ? Avec elle ? Il ne s'était pas engagé dans cet aventure pour ça, bien au contraire. Il ne fallait pas qu'il se trompe de direction, la nocturne ne devait pas remplir ce rôle là. Elle allait quitter les lieux d'un instant à l'autre. Le français se leva doucement comme le voulait la convention sociale quand un invité décide de partir. Lutter contre son envie de l'embrasser fut plus laborieux encore car son temps était compté. La prochaine fois qu'il la reverrait, il risquait d'y laisser des plumes voir même sa carcasse. L'occasion de goûter à ses lèvres et sa peau ne se représenterait peut être plus jamais... Cette pensée meurtrit un peu plus son organe aortique. Le volatile posa ses paumes sur le dossier du fauteuil, crispant ses doigts sur le cuir de l'objet.

Il aurait aimé rajouté quelque chose comme « je suis désolé » mais il lui sembla s'être assez excuser pour la soirée, cela finirait par agacer sa visiteuse. De toute façon, il ne pouvait pas régler cette histoire à coup de pardon imploré. Les mots ne suffisaient pas, seuls les actes importaient. Il finirait par perdre la vie ou la perdre elle. Laquelle de ses deux options semblait la plus douce ? Ne posez pas cette question. La réponse vous serez ingérable. Il n'osait plus croiser son regard et il regrettait de ne pouvoir s'y abandonner avant qu'elle ne sorte de chez lui. Il redoutait l'instant où elle serait hors d'atteinte presque autant que sa prochaine visite. Pourquoi ? Vous avez déjà vu ce qu'il se passe quand on ôte une drogue à un être humain. Il devient fou. Cela marchait un peu comme cela pour Camille. Quand elle filait, il finissait par en ressentir les dégâts. L'euphorie et toutes ses sensations liées à sa seule présence se dissipait aussi sec. Il se sentait vide, abîmé, presque malade. Répugnant ? Tout à fait. Néanmoins, ne le jugez pas trop sévèrement. Ces sentiments disparaissaient au bout de quelques heures et il finissait par recouvrer un semblant de normalité par la suite. Il n'empêchait que chacune de leur rencontre laissait des marques corporels et, ou psychiques. C'était perturbant et incompréhensible.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 15 Fév - 23:06


[HS : C'est pas aussi bien que ta rep désolée ><]

Mon petit métamorphe était en proie au doute. Son odeur, le bruit que son corps produisait en se contractant, la pulsation des battements de son cœur. Non il ne pouvait rien me cacher. Pas à moi, pas à la Reine de tous les nocturnes, pas à la prédatrice que j’étais. Ce que j’ignorais par contre c’était les raisons de tout cela. Etait-ce parce que l’ordre que je venais de lui donner ne lui plaisait pas et qu’il ne comptait pas accomplir ce que je venais de lui demander, c’est à dire m’apporter un des siens ? Ou est-ce parce qu’il ne voulait pas que je m’en aille et que le quitter si tôt n’était pas pour lui plaire. Je ne savais pas mais il ne faisait pas de doute que j’aurais vite la réponse à cette interrogation. Un objectif, un but, il n’y avait rien de tel pour m’aider à me contrôler et de ne pas faire d’une bouchée l’héritier chez qui je m’étais introduite. Je quittais donc la fenêtre et amorça une sortie alors qu’il me certifia qu’il m’attendrait lorsque je reviendrais. Bien entendu qu’il le ferait. Je lui étais trop précieuse pour qu’il ne rate un rendez-vous donnée par mes soins. Cependant il ne faisait point de doute que j’attendais une autre présence lorsque je reviendrais. Il me fallait savoir si tous les siens étaient aussi attirants, où s’il n’y avait que lui, s’il était un spécimen spécial dans sa race. Je m’en fichais de ses états d’âme, ma curiosité était trop importante pour cela. Je posais mon regard sur lui, contournais un meuble bas pour me planter devant lui. Je gardais une distance avec lui, une distance voulue et très importante.

Je doute par contre de ta sincérité. Je n’aime point que l’on me mente mon enfant. Et si tu ne veux pas connaitre mon indifférence, parles et dis moi ce que tu essayes de me cacher.

La menace était on ne peut plus claire. S’il ne me disait pas le pot aux roses, il serait puni pour cela. Je ne lui accorderais plus rien d’autre que mon indifférence totale, prenant tout de même le temps de lui rappeler sans cesse ce qu’il avait perdu. Oui j’avais besoin de lui pour rencontrer d’autres créatures. Cependant pour cela, il me suffirait de le faire suivre par mon plus fidèle suivant pour finir par obtenir une rencontre avec un autre comme lui. Avait-il peur que je m’en prenne à quelqu’un de son espèce si je venais à le rencontrer ? Ce n’était point mon intention. Je posais ma main sous son menton et le fit avancer légèrement. Je lui soufflais alors

Si telle est ta crainte, je te fais la promesse de ne point mordre ou m’en prendre d’une quelconque façon à l’hôte que je te demande d’avoir dans sept jours.

Je glissais une nouvelle fois ma main sur son torse nu, l’arrêtant juste au-dessus de l’élastique du seul vêtement qu’il portait. Je me penchais à son oreille et lui susurrait

La récompense de ta loyauté et de ta sincérité sera bien entendu à la hauteur de tes attentes.

Je passais ma main sur ce qui faisait de lui un homme, au-dessus du tissu qui cachait ses attributs masculins.

Je réitère donc ma demande Camille… Qu’est-ce que tu me caches?

Oui j’étais prête à tout pour obtenir ce que je voulais. J’avais toujours ce que je désirais de toute manière et l’homme ne ferait pas d’exception, non surtout pas l’homme. J’étais aussi consciente de l’effet qu’il avait sur moi que de l’effet que j’avais sur lui. Je pouvais le remplacer par un autre, mais lui ne pouvait pas me remplacer. Aucune vampire ne pourrait lui offrir ce que je lui faisais don. Aucune humaine ne pourrait le satisfaire comme je pouvais le faire. J’étais unique dans mon genre et il le savait très bien. Et plus que tout autre chose, je lui laissais une totale liberté de mouvement, tout en lui apportant ma protection. Aucune créature ne pouvait nuire à sa vie sans encourir mon terrible courroux. De plus, il pouvait faire ce qui pouvait lui chanter du moment que lorsque je venais à vouloir sa présence il répondait présent. Non vraiment le gentleman aurait pu tomber sur un être beaucoup plus exigeant et brimant que moi-même. Certes je lui donnais des ordres, des actes à faire pour moi, mais ces derniers étaient tous à sa hauteur. Il pouvait les réaliser sans aucun problème et n’avait pas besoin de décrocher la lune pour me combler.




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Fév - 22:26

Ce qui l'avait trahi ? Tout et peut être rien. Peu importait les signes, elle se trouva trop rapidement à sa portée. Proche, oui mais lointaine à la fois. Elle imposait un périmètre de sécurité ? Pas vraiment. Une mise en garde pour la suite plutôt, un présage néfaste. A moins qu'il ne soit sujet à la paranoïa ? Ses premières paroles roulèrent sur son épiderme, une brise hivernale ne lui offrant qu'une caresse éphémère destinée à lui filer la chair de poule. L'effet s'anima instantanément sur sa peau et le corbeau se vit frémir sous le poids des mots. Son regard tangua vers un point invisible, au delà de l'épaule de son interlocutrice. La décevoir allait être pénible, recevoir son indifférence lui en coûterait plus que ce qu'il pouvait cautionner, elle venait de lui rappeler. Elle ne s'en tiendrait pas à ses menaces à peine voilées, évidemment qu'elle irait plus loin. Le jeune homme ne chercha pas à placer un mot ou l'autre entre les parties de son monologue. Il semblait incapable d'aligner deux syllabes tant l'émotion lui lacérait la gorge. La buveuse de sang lui souleva le menton et il apprécia démesurément ce contact avant de le regretter. Il était contraint de se confronter à nouveau à ses prunelles et à ce ballet envoûtant de teintes enchevêtrées. La distance s'amoindrit entre eux sans qu'il n'y comprenne réellement quelque chose trop occupé à la dévorer des yeux. Il aurait aimé croire et chérir chacune de ses promesses. Il voulait y adhérer, cela résoudrait tant de choses. A la détailler, baignée dans la lumière lunaire, on ne pouvait que gober sa sincérité. Tant de beauté ne pourrait engendrer le chaos. Inoffensive? Alors pourquoi se buttait-il à cette angoisse ? Pourquoi craindre qu'elle ne blesse sa congénère ? En fait, ça n'était pas vraiment une question de plaies. Du moins pas dans l'immédiat. Elle voulait asservir quelqu'un d'autre et il ne pouvait pas participer à ça. Sa paume atterrit alors sur son torse comme une invitation à l'abandon. Elle lui rendait la tâche bien plus dur, avait-elle lu le doute s'inscrire dans son regard à lui ? Pouvait-elle le décrypter aussi aisément ? Ses doigts s'arrêtèrent net à la limite que la décence devait imposer, net là où son cœur se mit à palpiter avec plus de vivacité encore – et cette fois-ci, l'instinct de survie était étranger à ses ratés. Sa proposition aussi bien orale que physique l'obligea à couper toute relation entre lui et l'oxygène, happé par son désir. L'envie grignota plusieurs de ses facultés cognitives mais elle ne lui ôta pas tout son bon sens par chance. Avec beaucoup de difficultés, il se détacha de ce contact intime et recula d'un bon mètre. Il ne pouvait pas décemment s'exprimer alors qu'elle le touchait de cette façon. Une sensation désagréable s'installa dans sa poitrine, d'habitude cela ne le dérangeait pas. Pourtant, cette fois-ci, il se heurta à l'incompréhension. Il n'aimait pas se sentir rabaissé de la sorte, érigé au rang de vulgaire jouet. Comme si il suffisait d'actionner un bouton pour qu'il réponde aux attentes de l'utilisatrice. Bien sûr que son offre titillait ses besoins primaires et pourtant, elle suscita également des sentiments pour le moins perturbant. Etait-il si dénudé d'humanité pour accepter le sexe en échange d'une existence ? Si cette existence n'était pas la sienne, il ne le pouvait pas. Le jeu n'en valait pas la chandelle car son égoïsme ne frôlait pas ses sommets là.

Le mètre séparant leur deux corps devint une sorte de gouffre dans lequel il aurait aimé se jeter. Il valait mieux mourir que de subir ce regard et ce qui suivrait. Car oui, sa volonté bien qu'instable restait intacte en cet instant précis. Il profitait de cette distance pour évaluer le pour et le contre. Rationnel ? De façon désabusée, parce que de toute façon, son choix semblait arrêté. Le visage de Tanwen dansa dans son esprit et il s'attarda sur ce sourire dont elle avait le secret. Comment pourrait-il livrer l'identité et la liberté de la métamorphe ? Cela lui sembla aller au delà du fait qu'elle appartenait à son espèce parce que la brunette n'était pas que ça. Bien sûr, il ne la connaissait pas. Il ne l'avait vu qu'une fois, c'était une inconnue pour tout dire. Pourtant, elle semblait en quelque sorte importante. Parce qu'elle était la seule à partager ses dons ? Même pas bien que ce détail amenait d'autres schémas positifs. On s'en fichait pas mal de la raison finalement, le volatile ne désirait pas concentrer sa réflexion sur le pourquoi du comment. Quelqu'un de censé, doté d'un minimum de conscience ne pourrait présenter la Reine à qui que ce soit. Oui, elle affirmait ne pas lui vouloir de mal. Mais un autre dessein devait l'étreindre sinon elle ne voudrait pas tant en rencontrer d'autres. Des atouts entre ses mains. Cependant, le français avait choisi d'être une de ses cartes, il aurait aimé être le joker qui la tirerait de tous les ennuis se présentant à elle. A la place, il demeurait valet d'une Reine qui agissait sous le bon vouloir d'un Roi. Pitoyable laquais qui se délectait de quelques caresses et de quelques baisers. Pire, il affectionnait ce rôle mais... Mais il ne pouvait pas franchir les dernières limites de sa morale, jamais plus il ne pourrait se regarder dans un miroir si il lui obéissait cette fois ci.

Ses intonations se firent tremblantes et plus grave encore, il osa froisser le silence de ses vérités en fuyant lâchement les yeux luisants de sa maîtresse.

« Je ne pense pas pouvoir répondre à vos exigences. Je ne peux pas vous apporter l'un des ... miens. »

Sa voix se brisa pathétiquement en bout de phrase tandis que chaque mot lui avait griffé le palais. Se justifier ? A quoi bon ? Elle ne voudrait pas manger de ses explications, elle ne pourrait pas les digérer, elle décèlerait les failles et en perdrait un peu plus la tête. Il ferma les paupières, prêt à recevoir son châtiment. Sa culpabilité lui arracha l’œsophage, il suffoquait intérieurement. Allait-elle chercher à obtenir de lui ce qu'elle désirait ? Elle devait être lassée de cette mascarade. Le pouls du jeune héritier fit plusieurs embardées. Lui aussi se préparait au pire. L'idée du rejet donna littéralement la nausée au riche héritier. Ce magnétisme surnaturelle le clouait au sol et pour une fois, il ne ressentirait pas les effets positifs de cette attirance. Cette fois-ci, cette force quasi chimique l'écraserait jusqu'à ce que ses os se broient. Oui, lui refuser ça le tuait. Remettre en question sa décision ? Oui, ça le traversa mais il ne s'y attarda pas. Il aurait voulu se trancher la gorge pour ne plus avoir à sentir cette fragrance démesurément attrayante, pour ne pas devoir affronter son acte de folie pure. Peut être en finirait-elle une bonne fois pour toute avec lui ? Ca lui semblait être une des seules solutions acceptables. Avait-il perdu toute sa tête ? N'avez vous pas suivi cette échange ? Sa personnalité se transformait en la présence de Krystel Raybrandt, à tel point que vivre lui semblait secondaire. Il aurait cru d'ailleurs plier à chacune de ses attentes sans jamais les remettre en cause, agir pour le seul intérêt de son amante. Cette nuit prouvait qu'il ne fallait jamais dire jamais.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mar 28 Fév - 21:36


Je ne pensais pas que mon petit oiseau pouvait me dire non. Je ne le concevais pas d’ailleurs. Dès lors que ses mots franchissent les barrières de sa bouche, le revers de ma main claqua contre sa joue. Je fis couler du sang de sa lèvre inférieure, du fait de la brutalité dont j’avais fait preuve. Sa tête s’était renversée sur le côté. Il avait de la chance que je ne lui ai pas brisée la nuque. Je n’avais pas voulu lui faire de mal, pas à ce si précieux jeune homme, dont j’adorais le met. Mais il ne m’avait pas laissé le choix. Il venait de me faire un affront et je ne pouvais le laisser sans sanction. Il devait comprendre que mes désirs étaient des ordres et qu’il ne pouvait pas dire non. J’arquais un sourcil en le regardant comprendre ce qui venait de lui tomber dessus, on ne peut plus brutalement. Il ne s’y était sans doute pas attendu, ou pas assez, pas assez préparé. Je me fichais que cela lui plaise ou non, je voulais un métamorphe, le débat était clos. Peu importe les moyens dont je devrais faire preuve pour cela, quitte à manipuler sans scrupule l’esprit de ma pomme de sang. Je saurai l’obliger à exécuter ma demande, s’il ne voulait pas l’accomplir de lui-même. En attendant, l’odeur de son sang avait excité un peu plus mes sens. N’en pouvant plus, je plongeais sur ses lèvres, léchant sa plaie, tout en l’embrassant ardemment. Je le fis reculer contre le mur, pour le plaquer contre ce dernier. Ma main vint caresser ses cheveux, d’une longueur que j’adorais : ni trop long, ni trop court. Je descendais l’autre le long de son dos, et vint malaxer ses fesses, sous le seul tissu qu’il portait. Je débordais d’envie à son encontre. Je voulais l’avoir pour moi, corps et sang. J’ouvrais une nouvelle plaie à côté de l’initiale, pour faire venir un peu plus de liquide dans ma bouche, alors que je l’embrassais, prenant soin de le laisser reprendre sa respiration tout de même. Je finis par me dégager de cette dernière, pour descendre sur son cou, et venir enfoncer mes crocs dans sa chair tendre. Juste pour le plaisir de le marquer, de faire couler du sang le long de son torse. J’étalais ce dernier sur sa chair, avant de venir le lécher, prenant soin de ne rien oublier. Je bloquais ses bras contre le mur, l’empêchant de me toucher, l’obligeant à être passif. Une fois que j’eu atteinte son bassin, je le lâchais pour faire glisser la dernière barrière qui m’empêcher de le voir totalement nu, jusqu’à ce que le tissu soit à ses chevilles.

Aussi soudainement que je m’étais jetée sur lui, je me relevais et m’écartais de lui. Je le regardais ou plutôt le contemplais de haut en bas. Je rejetais mes cheveux en arrière, et fit trainer un doigt de mon cou, jusqu’au haut de ma poitrine. Je déboutonnais le premier bouton, puis le deuxième, dévoilant une partie du dessous que je portais. Je m’arrêtais là, alternant mon regard entre son visage et ses attributs masculins, afin d’être sûr de l’effet que je pouvais le faire. J’avais beaucoup d’expérience dans le domaine de la luxure. Je savais satisfaire hommes comme femmes. Cependant jamais je n’étais lassée de constater le désir que la gente masculine pouvait avoir pour moi. C’était flatteur, on ne peut plus et agréable à regarder lorsqu’ils étaient dotés d’attributs imposants.

Tu es mien Camille, ne l’oublie pas…

Mon ton avait très bas, mais il avait tout de même entendu. Je me mis de nouveau à déboutonner mon chemisier blanc, mais cette fois par le bas, gardant toujours voilée ma poitrine soutenue. Tout est dans l’effet d’attente. Je voulais le rendre ivre de moi, au point qu’il ne puisse plus me résister. Je laissais deux boutons, et remontant le long de mes seins jusqu’à mon cou. Mes mains firent aussitôt demi-tour lorsqu’elles atteignirent le haut de mon cou, pour passe sous mon pantalon noir, et le faire glisser le long de mes jambes. Je m’avais pas enlevé mes talons, me contentant de mettre de côté juste le tissu qui cachait jadis un sous-vêtement féminin on ne peut plus moderne. Je finis par revenir vers Camille, collant mon dos contre son torse. Je descendais légèrement, puis remontais. J’avais écarté mon cou pour le laisser me déposer de brûlants baisers s’il le désirait

Oui tu es à moi petit oiseau. Et je la veux. Il ne s’agit pas d’une question mais d’un ordre. Veux-tu vraiment me désobéir et ne pas me faire la promesse de me l’apporter ? Veux-tu vraiment que je m’en aille et que plus jamais je ne vienne à ta rencontre ?

Oui, je comptais bien me servir de ce moment pour obtenir ce que je voulais, en plus de beaucoup de plaisir. J’étais venue pour ça d’ailleurs, pour prendre du temps avec ma meilleure pomme de sang. Je caressais ses flancs avant de finir par lui dire

Promet le moi et maintenant fin à ses préliminaires insupportable. Laisse nous nous nourrir l'un de l'autre et nos désirs se consumer...




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mar 28 Fév - 23:40

Le bruit de sa perte faisait encore échos avant qu'il ne réalise le geste même esquissé. La gifle laissa une douleur sommaire sur sa joue, plus superficielle que celle se creusant déjà dans sa poitrine. L'hémoglobine s'épanchait sur sa bouche tandis qu'un peu sonné, il eut du mal de replacer correctement ses cheminements. Bien fait pour lui ? Ahah mais oui, bien sûr. S'allier avec elle n’hésitait des sacrifices, du moins, les risques encourus semblaient clairement énoncés. Ça avait toujours été le cas. Pourquoi ne pas les avoir jauger avant de perturber le cours des événement ? Avant, il ne pensait pas que quelque chose, que quelqu'un s'interpose à ce magnétisme sordide. Cette punition était justifiée. Préparé à ça ? Évidemment que non. Jamais la Reine n'avait levé la main sur lui et bien qu'il ait deviné plus tôt ce qu'il encourait en la défiant, jamais il n'aurait songé que ce premier pas vers son rejet soit aussi âpre. Le jeune homme n'eut guère le loisir de se remettre de ce bouleversement qu'elle fut déjà sur lui à poser sa langue à l'endroit où sa plaie physique se matérialisait. Ses baisers suivirent ce mouvement et sans en prendre conscience, il les lui rendit avec autant ardeur. Cherchait-il à se rattraper ? Croyez vous que son esprit galopait déjà à cette vitesse alors que les séquences s'enchaînaient jusqu'à faire dérailler la pellicule ? Il ne faisait que répondre à son envie pour le moment qui semblait se faire plus oppressante que la brutalité passée. Quand elle le plaqua sur un mur voisin, il ne chercha pas à se défaire de l'emprise. En même temps, ça n'était pas comme si il pouvait lutter contre sa force ou sa propre volonté. Il aurait dû craindre sa prochaine attaque, car oui, il devait y en avoir d'autres, obligatoirement. Ses paumes achevèrent bien des raisonnements, pour un mieux ? Toutes ses pensées se heurtaient à cette main posée sur la courbe de ses fesses, le reste ne devenait que désir et lui ne s'apparentait à rien d'autres qu'à des sens corrompus. Une nouvelle entaille sur sa lèvre et il ne la déplora pas. Que la visiteuse le mette en miettes de cette façon ne semblait pas vraiment l'incommoder pour l'instant. Ses crocs se plantèrent ensuite sur sa nuque faisant couler le sang allègrement sur son torse qu'elle s'empressa ensuite d'effacer. La vampire le bloquait mais c'était inutile car il ne se débattait pas le moins du monde. La proie attendrie par le prédateur. Sa maîtresse finit par ôter son seul et unique rempart apportant avec ce mouvement, une foule de frissons le grignotant sans ménagements. Elle finit par le jauger, l'observer. Ses regards lui arrachèrent d'autres spasmes, complètement hébété par cette apparition et l'effet qu'elle lui produisait. Certains auraient été prêt à tuer pour avoir un centième de ce qu'il venait d'avoir. Oui, il réalisait sa chance. Elle parla alors tout en se déshabillant lentement. Il capta quelques bribes au milieu de sa transe, la première ligne de son discours ne le laissa pas indifférent pas plus que son jeu de séduction. Ne devait-il pas voir le monstre s'agiter derrière le millier de teintes animant ses prunelles? Pourquoi ne se buttait-il qu'à une suffocation de fanatique ? Elle lui offrait sa nuque et il ne pu résister à poser ses lèvres dessus, apposant par la même un peu de son hémoglobine. Si il n'avait pas bouger jusque là ? C'était simple. Sa faiblesse antérieure n'avait pas déserté ce corps qu'à nouveau la buveuse de sang avait engendrer une seconde brèche dans sa chair. Chaque contraction musculaire lui semblait plus difficile à exécuter mais il n'y prêtait pas vraiment attention. Son sang continuait doucement de s'écouler alors que le processus de cicatrisation n'avait pas encore fait ses preuves.

La suite ne fut guère plus glorieuse. A vrai dire, ce fut même l'opposé. Sa voix raisonna soudainement comme le glas, la préface à la descente aux enfers. Elle le ramenait aux réalités, celles qu'il avait mise de côté alors qu'elle avait fauché tout son bon sens en lui vendant des promesses auxquelles il ne pouvait que succomber. Un seau d'eau glacée n'aurait pu mieux le réveiller. Sortir des limbes lui coupa tout accès décent à l'oxygène. Il réussit à mesurer son état général malgré qu'elle continuait sa mise en scène. Les vertiges vinrent le percuter avant le reste, il lutta contre le néant dans un premier temps en se calant du mieux qu'il put contre la cloison, priant intérieurement pour surpasser la brume opaque se réappropriant sa cervelle. Ça n'était pas le moment de s'assoupir. Pas le moment pour tomber. Il écouta tout ce qu'elle lui disait aussi attentivement que possible. Il entrouvrit sa bouche endolorie par les deux fissures mais aucun son ne vint à la rencontre de son interlocutrice. Sa main chercha à atteindre son épaule, son bras, quelque chose de concret. Il devait l'arrêter dans ce délire car il ne savait jusqu'à quand il pourrait l'endurer. Que ça soit sa fatigue ou bien sa volonté. Elle veillait à ce qu'il craque et il se sentait si proche de l'abandon, prêt à céder. Trop proche alors qu'elle émit ses dernières volontés. Il aurait voulu y répondre, pire, il se voyait y répondre. La dualité le paralysait autant que son épuisement. Les traits de la métamorphe se dessinaient dans sa tête et il ne pouvait se contraindre à la lui livrer. Comment savait-elle d'ailleurs qu'il n'en connaissait qu'un seul autre changelin et que celui ci de surcroit était de sexe féminin ? Trop de questions se fracassèrent dans son crâne, plus qu'il ne pouvait l'endurer. Ses doigts se levèrent mais ses jambes finirent par frémir avant de tout bonnement fléchirent. Le sol l'accueillit âprement et ce fut un peu plus de souffrance à encaisser. Mais c'était mieux, la douleur lui permettait de se détacher de l'attirance déraisonné de son assaillante. Il releva le menton mais évita ses yeux depuis sa tombe. Son sang filait sur son cou, peut être finirait-il par heurter le plancher lui aussi. L'énergie ne circulait plus dans ses veines, seule son obsession pour la jeune femme persistait, lui donnant une dernière parcelle de vitalité qu'il s'empressa d'employer dans une dernière phrase aussi futile qu'agaçante.

« Je suis désolé. »

Ses mots n'étaient même pas articulés, tout juste mâchés, son souffle cessa et il finit par sombrer. Sa tête roula sur le côté, jusqu'à atteindre le sol. Le combat pour rester conscient s'achevait là et il s'adonna complétement aux Abysses obscures. Mais la bataille n'était certainement pas terminée. Cette guerre ne faisait que commencer pour sûr. Camille préférait mourir sur ce plancher, vidé de son sang que d'avoir à en assumer les conséquences. C'était une lutte d'où il ne sortirait pas vainqueur et les ecchymoses seraient plus profondes là où son organe palpitait. Viendrait-il à regretter cette nuit ? Dire que non serait mentir, il allait perdre tout en pariant sur d'autres cartes. Pourtant, la décision qu'il avait prise était sûrement la meilleure des options. On ne pouvait pas éternellement bluffer et encore moins quand Krystel Raybrandt était de la partie.
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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mar 6 Mar - 0:50


Non je ne le laisserais pas faire. Je ne le laisserais pas s’envoler entre mes griffes. Non Camille était à moi rien qu’à moi et je refusais de le partager. Il m’appartenait et il ne devait pas l’oublier. Ne suis-je pas sa déesse ? La seule et l’unique à pouvoir lui faire ressentir autant de chose ? Personne ne pouvait prendre ma place et je ne laisserais personne m’évincer dans sa vie. J’avais déjà tué plus d’une créature, je n’en avais cure de le faire de nouveau. Surtout si elle menaçait ma possession du jeune héritier. J’avais de grands projets pour lui, pour nous. Il n’était pas question qu’il s’abime d’une quelconque façon, sa valeur était trop importante à mes yeux. Je faisais tout en cet instant pour le faire céder. Il devait me donner ce que j’attendais. Faute de quoi cela serait fatal à pleins de personnes, lui en premier. Il était mien, il n’avait pas à résister à l’attraction que j’avais pour lui. Il n’avait pas à changer l’attraction qu’il a pour moi en autre chose. Non je ne le permettrais pas. Non je ne le laisserais pas faire. Pas alors que je suis si près du but. Pas alors que j’ai besoin de la puissance de son sang et de la stabilité qu’il pourrait plus tard m’apporter. Cependant, j’y étais allée trop fort. Guidée par toutes ses pulsions qui m’animaient, je n’avais pas bien contrôlé la situation qui dérapa. Déjà son corps s’affaissait alors qu’il se dit désolé. Désolé pour quoi ? Il n’avait pas fini sa phrase et j’étais tiraillée alors entre deux actions : le laisser mourir, parce qu’il ne m’appartenait pas entièrement, il ne pouvait être à personne d’autre ; où le sauver en prenant le risque qu’il se détourne de moi. Je fis les cents pas devant son corps qui semblait lâcher prise de plus en plus. Son cœur battait si faiblement. Et cette odeur de sang qui me narguait, qui m’attirait et me demandait de la boire jusqu’à ce qu’elle ne soit qu’un lointain souvenir. Oui, je voulais encore y gouter, m’en nourrir encore et encore, sachant pourtant que cette faim était illimitée. Je résistais un instant et plongeais sur son corps. Il s’affala complètement par terre et ma bouche vint lécher sa plaie. Non je n’étais pas devenue folle. Je me contrôlais, me faisait violence pour que la marque je lui avais apposé se referme et arrête de laisser échapper son sang. Ensuite ? Et bien je me mordais le bras jusqu’à ce que mon propre sang ne vienne lui aussi à couler, juste au-dessus de la bouche de la créature métamorphe. Quelques goûtes, cinq exactement, pour lui permettre de reprendre consistance et se sentir en forme, sans pour autant qu’il n’en devienne complètement accroc. Oh bien sûr, il ne pourrait s’empêcher dans le mois à venir de rêver de moi toute les nuits de manière sexuelle, mais n’était-ce pas un maigre prix à payer pour sa survie ?

Je m’étais reculée lorsqu’il avait eu assez de puissance. J’entrepris de refermer très rapidement ma propre plaie, afin de ne pas perdre toute mes forces. Cela m’avait d’ailleurs mise en appétit et j’avais encore faim que lorsque j’étais venue ici pour me nourrir de ma pomme de sang préféré. Ce soir n’était pas un bon soir pour cette dernière, même si toutes les conditions pouvaient s’y prêter. J’éprouvais beaucoup de colère face à cette constatation, et je vins d’ailleurs renverser tout ce qui avait pu orner le meuble de salon de Camille de rage. Les objets s’étaient brisés par terre sans pouvoir se défendre contre la rage qui m’animait. Si je restais ici, j’allais imploser et sans doute n’arriverais-je pas à avoir assez de contrôle pour le titrer une nouvelle fois d’un mauvais pas.


Tu es A MOI, ne l’oublie pas. A MOI et seulement A MOI

Je m’étais tournée vers lui, tout en gardant une distance on ne peut plus prudente. Je reculais doucement vers la fenêtre jusqu’à ce que mon dos touche le rebord et ne m’informe par la présente que je ne pouvais pas mettre plus de mètre entre l’homme qui m’obnubilait en cet instant et la droguée que j’avais l’impression d’être.

Je n’ai accordé pour la deuxième fois un salut Camille… Ne me déçois plus. Je ne reviendrais pas te voir dans les semaines à venir. Tu m’as déçue, horriblement déçue par ton comportement. N’as-tu donc aucune confiance en la parole de ta maitresse ? Il te faudra pourtant te faire une raison. Parce que je reviendrais réclamer mes gains Camille. Tu es à moi, et à moi seule. Et je trouverais une autre de ton espèce, la créature qui te détourne de moi. Ma proposition tient toujours. Livre la moi et aucun mal ne lui sera fait. N’en fait rien et je m’en occuperais personnellement. Tu as un mois pour te décider. Savoure en attendant le précieux cadeau que je viens de t’offrir… Et prend conscience que tout ce que tu avais jusque là peut disparaitre à cause de mauvais choix.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre que déjà j’avais enjambé le rebord de fenêtre et sauté tout en bas. Je regardais une dernière fois la fenêtre avant de donner l’impression de m’évaporer, tant ma vitesse n’était pas visible à l’œil nu. Plus je m’éloignais du lieu de vie, plus je recommençais à raisonner pleinement. J’égorgeais une passante en chemin, afin de pouvoir la boire sans que l’on identifie une attaque vampirique, avant de laisser choir son cadavre dans une rivière, puis rentrais chez moi.




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MessageSujet: Re: Black bird singing in the dead of night [Livre 1 - Terminé]   Mer 7 Mar - 18:35

Entre deux respirations à peine esquissées, il reprit un peu connaissance. La première chose qui atteignit ses sens fut cette douleur vive au niveau la nuque. Elle vint même avant qu'il recouvre sa vue. L'air lui brûlait l’œsophage alors qu'il l'inspirait à grandes bouffées afin d’insuffler un semblant de vie dans sa carcasse. Un goût étrange roulait dans sa gorge, titillant également ses papilles, il ne prit pas le temps de l’identifier Le voile noire s'étendant sur ses rétines laissa lentement place à un film plutôt embrouillé. Il décernait des contours imparfaits d'une silhouette. Où il était ? Franchement, il n'était plus sûr. Tout se confondait dans sa tête à lui donner la migraine. Depuis sa position, il voyait l'ombre évoluer. Elle atteignit un meuble quelconque et entreprit de briser les choses y trouvant appui. Les fracas se percutèrent au chaos contre lequel il luttait depuis quelques instants. Le bruit mit en alerte une bonne partie de son organisme et l'adrénaline acheva quelques désagréments. Il put clairement observer le décor et la personne se mouvant sous ses yeux. Une boule grossissait déjà dans son ventre quand quelques éléments lui revinrent au milieu de son amnésie partielle. Oui, si son corps accusait une certaine tension, ça n'était pas sans fondements. La créature qui le jaugeait avait bien des raisons de vouloir l'anéantir. Camille resta recroquevillé au sol n'osant dénouer ses muscles de peur de s'évanouir pour la seconde fois. Il avait bien compris qu'il devait rester éveillé pour la suite de cette entrevue. La vision de sa colère le meurtrit un peu plus alors que sa voix grondait dans la pièce, ses intonations se heurtait à chaque parois pour mieux revenir sur lui. Si il lui appartenait ? Franchement, il ne s'était pas posé cette question jusqu'à ce qu'elle en parle. Il ne pouvait raisonner correctement, il ne savait pas si ce qu'elle disait le déranger ou non. Il savait juste qu'elle le haïssait à cet instant précis et il détestait ça. La menace sous-jacente ? Oui, il la perçue et pourtant, il ne put en mesurer la portée. Il était encore un peu trop imbibé des limbes pour se laisser choir dans cette réalité. Dans une tentative un peu hardie, il se redressa quelque peu et réussit à adopter la position assise. Sa tête et son dos restèrent calées contre le mur. Ses membres tremblaient toujours, des spasmes qu'il tentait vainement de contrôler. La fatigue, la peur ou la tristesse ? Les trois à la fois. Krystel semblait si lointaine physiquement et spirituellement. Sa beauté le fracassait toujours même à cette distance, même dans ses conditions et cette situation le rendait malade. Ce qu'elle amena par la suite ne fut guère mieux. Une seconde chance et du réconfort ? Non. Car même morcelée à cette idée, cette fichue âme ne voulait dévier de ses projets. Pourtant, c'était clair. Ses paroles ne laissaient place au doute. Il pourrait la perdre pour de bon, perdre toute cette douce démence et ce qui en découlait. Cette folie n'avait pas de prix mais bien une limite. Si il remettait sa parole en doute ? Pas vraiment mais le mot « livrer » suffisait à appuyer sa détermination. Il était peut être sous son emprise mais il ne pouvait pas agir contre sa morale. Pas cette fois. Le corbeau suffoquait à cette seule pensée. Son coeur anticipait déjà les conséquences et se mit à observer plusieurs ratés.

Il ne répondit pas. De toute façon qu'avait-il à répondre ? Qu'il était désolé ? Qu'il voulait bien lui offrir sa vie si c'était ce qu'elle désirait ? Mais il ne pouvait pas lui confier l'existence d'autrui. Ce droit ne lui appartenait certainement pas. Il y avait bien une frontière entre ce qui est juste ou non. Il ne cessait de poser ses semelles sur cette ligne mais il n'était pas prêt à la franchir pour de bon. Même pour sa maîtresse. Le riche héritier la regarda filer par sa vitre un point dans la poitrine. Il aurait aimé l'appeler et lui dire que c'était un malentendu. Mais mentir ne le mènerait nulle part et il s'était assez montré pitoyable pour le restant de la nuit. Le vide qu'elle laissait fut bien pire que la plaie sur son cou. Le néant qu'elle déposait quand elle le quittait était toujours déstabilisant et dans ses circonstances, il fût bien plus dur à digérer. Le voleur se sentait tout bonnement désemparé. Il resta un bon moment contre la cloison à tenter de mesurer cette respiration toujours désordonnée. Ce qu'elle lui avait offert ? Il prit soudainement conscience de cette remarque alors qu'il décortiquait ses derniers mots avec beaucoup de soin. Il n'était pas sûr de ce qu'elle lui avait fait, il en devinait vaguement les faits. Il ne s'était pas relevé tout seul, elle avait dû lui faire goûter son sang. Il savait les ravages que cela pouvait occasionner. Enfin, il en avait entendu parler, jamais il ne l'avait expérimenter. Mais cela lui sembla si futile. Dans un effort surhumain, il réussit à tituber jusqu'à son divan et à s'y laisser tomber. Le lit était bien trop loin pour risquer le voyage. Il recouvra ses yeux de son bras mais le sommeil ne vint pas bien qu'il était épuisé. Il aurait voulu effacer toute cette soirée, effacer son comportement, ces discussions et ces actions. Mais il ne le pouvait pas. Un mois, dans un mois, elle reviendrait pour constater son incompétence. Avec un peu de chance, elle l'anéantirait pour de bon. Tout valait mieux que de ressentir ça à nouveau. A la manière d'une drogue, la vampire lui offrait des sensations insaisissables qui avait tôt fait de l'envoyer en enfer une fois qu'elle le désertait. Malsaine cette relation ? Il ne l'avait jamais envisagé sous cet angle et pourtant... Camille finit par s'échapper à ses songes et à sombrer dans les bras de Morphée. Dans ses rêves, sa maîtresse se déployait et lui rappelait à quel point, son corps n'avait de cesse de réclamer le sien. Une bien mince punition comparait à ce qu'il aurait pu se produire.
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