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La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Jeu 29 Déc - 3:00


Le manoir Raybrandt. Cela faisait deux semaines et demi à présent que je l’avais quitté pour m’installer avec mon Roi, et je ne pouvais nier le fait que ma demeure me manquait. J’y habitais depuis plusieurs décennies à présent, et il m’était encore étrange d’avoir changé de logement. Pour sûr, pour un vampire de mon âge les habitudes avaient la vie dure. Surtout que je ne me plaisais pas totalement dans mon nouveau lieu de vie. Je n’appréciais pas avoir dans les pattes la servante humaine de mon créateur. Dès que je la voyais je n’avais qu’une envie : désarticuler tous ses membres et les éparpiller dans tout le pays. Jalouse ? Oui et de l’être d’une humaine était on ne peut plus énervant. Mon Mari passait énormément de temps avec son « jouet », et la satisfaisait comme s’il s’agit de ma personne. Il se montrait prévenant, doux, et lui apportait du plaisir instaurant un statut quo entre elle et moi, alors qu’il aurait dû la dominer et lui faire comprendre qu’elle n’était rien face à moi. Non je ne pouvais le supporter et je boycottais d’ailleurs depuis plus d’une semaine la couche de mon seigneur. Il n’était pas question que je laisse se nourrir de moi alors qu’il m’avait laissé de côté tant de fois en faveur de son humaine. Il n’était pas questions que je laisse toucher mon corps alors qu’il le ferait de la même manière qu’avec sa blondasse. Non mon égo ne pouvait pas le supporter.

J’avais envoyé ce soir ma fille faire une conférence de presse à l’autre bout du pays, m’assurant ainsi ne pas croiser sa personne dans le lieu où elle habitait de nouveau. Pour cause, j’avais la ferme intention de rendre une visite de courtoisie à mon très vieil et cher ami Léopold, dont la mission était de la courtiser. Me savoir en sa présence aurait fait capoter tous nos plans, et il n’en était pas question. C’était d’ailleurs pour cela que je ne me rendais que maintenant dans ses appartements, appartenant jadis à mon fils. Il nous fallait nous armer de prudence et nos rencontres n’en étaient que plus intéressantes. Je ne m’étais ainsi pas annoncée, ni au nouveau seigneur des lieux, ni même à mon héritier. J’avais poussé les grandes portes sans que personne ne m’attende et avait rejoint le lieu de sommeil de mon « futur gendre », sans qu’il se doute de ma venue. Je vins d’ailleurs interrompre ce dernier en plein repas gastronomique. Pour sûr, être le régent de ma famille semblait lui plaire, au vu des aises qu’il avait pris. Il ne s’était pas contenté d’un seul être humain, mais de deux mâles et de deux femelles qu’il buvait et touchait à tour de rôle. Ces derniers, à ma venue, se stoppèrent et vinrent s’aligner rapidement contre le mur. Ils savaient très bien où était leur place. Dès qu’ils furent adossés contre la tapisserie de la chambre, je vins attaquer Léopold qui ne demanda pas son reste et répliqua tout aussi vite. Nos entrevus étaient toujours faites de combats, et à chaque fois, je prenais le dessus. Oh certes, le vampire s’améliorait de jour en jour, mais jamais il ne serait capable d’avoir le plaisir de me dominer. Lorsqu’il s’avoua vaincu, son sourire satisfait mourut sur mes lèvres, et nos vêtements furent bien vite réduits en lambeaux.

[…]

Je quittais la chambre, recouverte d’une simple nuisette, en quête de nouveaux humains à me mettre sous la dent. Nous avions vidé à leur maximum ceux présent dans la pièce et vu que je ne comptais pas me satisfaire des deux orgasmes que m’avaient procurés le vampire, il me fallait trouver de quoi nous nourrir. L’avantage avec nos espèces c’était que notre endurance était sans limite. Ou du moins la mienne. Si j’avais décidé de m’occuper de notre encas, c’était pour laisser quelques minutes à Léopold avant de de nouveau l’affronter en duel, le soumettre et soyer ses draps. Je comptais bien profiter de ses talents d’amants jusqu’à ce que le soleil ne se lève. La luxure vampirique était un péché dont je ne pouvais me passer et vu que je refusais à présent de me donner à mon Créateur, il me fallait trouver une source de plaisir autre part. Surtout qu’avouons-le, le français était on ne peut plus à mon gout, et son corps était un vrai délice pour les yeux. Absorbée dans mes pensées, je ne pris pas gare à l’odeur qui approchait de plus en plus, ne m’apercevant de ma présence de mon fils qu’une fois qu’il fut à l’autre bout du couloir. M’arrêtant de marcher, je me tournais en sa direction et dit

Et bien. Je ne m’attendais pour sûr pas à te trouver ici. N’as-tu donc aucune obligation à la pomme de diable ce soir ou même envers ta femme ?

Je restais plutôt froide avec lui. Il m’avait énormément déçu, et jusqu’à ce qu’il se rachète, il m’aurait plus aucun signe d’affection de ma part. Attention ne vous méprenez pas. J’aime mon fils et ses intérêts me tiennent à cœur. Seulement je suis une Raybrandt, la Reine des vampires et une femme exigeante. S’il ne répondait pas à mes attentes, je ne me montrerais plus aussi familière avec lui que j’avais pu l’être. Il était temps pour lui de prendre ses responsabilités et se montrer digne de porter le nom de famille que je lui avais légué. Et s’il n’en était pas capable alors je serais dans l’obligation de mettre fin à ses jours. Sachez que cela serait on ne peut plus désagréable pour moi et que ce serait fait à contre cœur. Il était mon fils, ma chair, mon sang, ma créature. Je ne voulais pas le voir disparaitre.




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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mer 4 Jan - 2:19

Une soirée monotone c’était déroulée candidement à la Pomme du Diable. Tous étaient à leurs affaires. Malheureusement, le quotidien l’ennuyait. La routine le répugnait. Il aimait l’aventure, l’excitation le chatouillant au niveau de son échine. Ressentir l’adrénaline du combat. Ressentir la hargne d’un ennemi pour ensuite le faire fléchir à ses genoux. Quel délice ! Personne. Personne ne s’était aventuré en la Pomme du Diable ce soir. Enfin, personne avec un charisme assez magnifique pour attirer l’âme généreuse de William Raybrandt. Bien sûr, il était généreux … Il donnait un plaisir fou à toutes ces femmes, il prenait leur sang, elles l’observaient. Bon, aucune ne valait Hannah Badenov : non, Hannah tout court. C’était simplement détestable de la ramener encore et encore à cet homme, cet être. Puis, venait Krystel. Qui valait mieux pour William au fait ? Sa servante ou sa créatrice ?

- Je vais rentrer un moment. J’ai besoin de me délecter.

Dit-il à son employé sur un ton presque effrayant tellement il n’en ressortait rien. L’homme hocha la tête respectueusement. Il savait parfaitement que son employeur laissait l’établissement sous son contrôle pour les heures suivantes. William Raybrandt boutonna sa veste noire. Il ressemblait à un véritable homme d’affaire ce Raybrandt. Prenant son porte-monnaie, il le mit dans sa poche intérieure et enfourcha sa Ducatti. En un vrombissement de moteur, il laissa le vent caresser et calmer son corps tout comme ses pensées. Le Sheriff avait une faim de loup et ne pourrait absolument pas continuer de travailler sans une esclave ou deux même. Hannah n’était pas disponible … Ni aucune autre humaine. Que c’était contrariant. Ses pensées volèrent vers Krsytel, vers son tout celle qui le ramenait en vie, celle qui l’avait ramené en vie en somme. Chacune de ses faiblesses animales le ramenaient à elle. Il avait besoin de sang … Sa mère hantait toutes ses pensées, l’excitait même. Mais aussi ce déshonneur qu’il lui fit. À cause de cet homme !

Bon, il valait mieux tenter de songer à ses idées, à l’enquête que les problèmes apparus dès le mariage. Puis, cela ne se passa pas si mal depuis un mois. Trop même … Cela n’avançait pas assez vite. William avait envie d’action ce pourquoi il tâchait de faire avancer son enquête – et celle de Sasha Oppenheimer évidemment – le plus vite possible. Dans un dérapage contrôlé à la perfection, il mit pied devant le manoir, devant son chez soi. Notre cher William descendit de la moto, les clés en poche, pour monter comme un Roi les escaliers. Il monta le regard arrivé dans le hall … Une odeur familière l’intriguait puis, cette odeur était accompagnée de sexe.

- Mère …

Murmura-t-il une nervosité au ventre. Cette dernière était autant positive que négative. Il ressentait l’attirance de Krystel. Enfin, elle était venue le voir au manoir. Enfin … Mais en même temps, le Sheriff ressentait la peur. Cette peur qui lui faisait presque plier l’échine tant il désirait uniquement se soumettre et pardonner ses péchés. Il avait péché et tâchait à se rattraper. Pour elle … C’était primordial. Il n’avait jamais voulu cela. Et là, après avoir grimpé les dernières marches de l’escalier, il l’a vit. Elle était en tenue légère. Son corps semblait délicat, mais oh combien les apparences étaient trompeuses, son esprit puissant. William avait arrêté le pas pendant deux secondes observant Krystel Raybrandt en tenue légère. L’odeur du sexe provenant de Léopold flottait aussi dans l’air. Un grognement indistinct surgit des profondeurs du Sheriff. Son regard se dardait sur sa Reine, mais aucun sourire n’apparaissait au niveau de ses lèvres.

Au son de la douce, forte, passionnante voix de Krystel Raybrandt, William sentit son corps bouger à nouveau. Il ne réagit pas de suite. Il n’eut aucune réaction. Mieux, son regard penchait vers le sol en signe de soumission. Pff ! Il était certain qu’elle savait tout. Il travaillait préalablement. Il n’arrêta pas de travailler au bien-être des Vampires et des Humains les entourant de Glasgow sans oublier son enquête.

- Désolé de vous importuner mère. Je venais me sustenter. Je m’en vais juste après.

Dans ses paroles agissait uniquement une voix légère, neutre et tranquille. Il avait monté son regard dans celui de sa mère alors. Il savait qu’elle aimait cela. Non, William ne la défiait pas. Certes, il aurait largement aimé pourvoir à ce geste. Un grondement stagnait en son corps. Une colère ! Il aimerait que Léopold d’Aubusson disparaisse du manoir. Non ! Qu’il disparaisse tout court. Que notre cher Sheriff retrouve sa mère sans ressentir l’odeur de sexe de cet abrutit d’opportuniste. Pff ! Il n’avait pas une once de jugeote. S’il savait que le Sheriff était en train d’éclaircir les événements du 1er mai : il désirerait tout connaître. Mais notre cher Vampire n’était pas dans l’absolue nécessité de le dire à un Vampire de bas étage s’il pense que ce dernier était plus une nuisance qu’autre chose.

Un minuscule sourire avait surgi des lèvres de William envers Krystel. Il alla reprendre son pas et se diriger vers sa chambre – sa nouvelle depuis un mois – malgré qu’on ne le désirait sans doute pas.

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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Lun 9 Jan - 1:04


Et bien et bien et bien… Qui avais-je donc sous les yeux ? Ce n’était nul autre que Monsieur mon fils. Il était étonnant de le trouver ici en plein milieu de la nuit alors qu’il devrait être sous à son travail de propriétaire d’une boite vampirique, soit à son travail de shérif. Je me notais d’alourdir un peu la tache de ses derniers. S’ils avaient le temps d’avoir des loisirs aussi souvent que cela, c’était qu’ils n’avaient pas assez à faire. Quelque part, avec la peur que je pouvais inspirer à plus d’un, cela était compréhensif. Chaque vampire savait que s’il ne rentrait pas dans les rangs, notre Roi a tous m’enverrait leur rendre une petite visite de courtoisie… Et que cela sonnerait la fin de leur existence. L’avantage avec notre espèce, c’est que personne n’a le droit de pleurer la mort de l’autre et qu’étant en tête de la hiérarchie, j’avais le loisir de tuer qui je voulais, sans rendre de compte à personne. C’était grisant comme sensation. Tout ce pouvoir qui m’était offert… Dommage que mon enfant ne soit pas digne de ce dernier. Cela n’aurait pas été dérangeant de le partager avec ce dernier. N’était-ce pas censé être son destin après tout ? Je me tenais à la droite de mon créateur, et William aurait dû se tenir à ma droite. Mais il n’était pas prêt. Je l’avais imaginé plus fort et plus cruel qu’il ne l’était réellement et cela était ma plus grande faute avec lui. Peu à peu des vampires tels que Léopold se montrait digne de me servir en tant que second tout comme cette Laura qui avait énormément de potentiel. Et mon enfant perdait peu à peu ce qui aurait dû lui revenir de droit. Telles étaient les conséquences de ses actes et de sa passivité. Je n’y pouvais rien. Je lui avais donné toutes les clefs pour décrocher une place importante c’était à lui de se servir de ses dernières.

Il était tiraillé entre plusieurs émotions. Cela ne faisait pas de doute. Je connaissais mon fils, certes pas aussi bien que je le pensais -lorsqu’on prenait en compte son alliance avec Belle dont je ne me doutais pas du tout – mais je savais lire entre les lignes de ses réactions physiques. Il était heureux de me voir. Cela faisait longtemps à présent qu’il n’avait pu se tenir devant moi. Mais il était mécontent lorsqu’il comprit que je n’étais pas venue le voir lui, mais celui qui régissait à présent tous ses biens. Je suis satisfaite qu’il baisse les yeux devant ma grandeur. Il était en porte à chaud envers ma personne et il était important qu’il s’en rende compte. J’arquais un sourcil lorsqu’il posa son regard finalement sur moi et me déclarait qu’il était là pour se nourrir.

N’est-ce pas à cela que te sert ta servante humaine ? Ou de la même manière que ta femme, tu n’arrives pas à avoir la main mise sur elle ?

Je n’étais pas douce, dure et on ne peut plus froide. Il était temps que mon fils se reprenne en main et très vite. Il était un Raybrandt après tout, il n’était pas n’importe qui. Il voulu regagner sa nouvelle chambre, mais je fis un pas sur le côté pour lui bloquer symboliquement l’accès. A présent qu’il se tenait en face de bien je ne comptais pas le laisser s’en tirer aussi facilement

Est-ce ainsi que l’on salut sa Reine ? Ne devrais tu pas te repentir de tes erreurs, et implorer sa clémence ?

J’enfonçais le couteau dans la plaie, un peu plus. Je voulais qu’il réalise combien il m’avait déçu, et qu’il avait perdu ma confiance, confiance qui tendait à aller vers sa sœur dorénavant. Cette dernière comprenait ce que j’attendais d’elle, se laissant tomber sous le charme de Léopold. Si j’étais déçue par mon fils, j’étais on ne peut plus fière de mon amant de longue date. Il savait à ravir me servir et gérer ma fille et mon domaine avec une maitrise absolument remarquable. En même temps, je n’en attendais pas moins de lui, c’est certain. Je ne l’avais pas placé dans une telle position de domination pour rien. Provisoirement en tout cas. Car je comptais bien la rendre à mon cher fils dès lors qu’il sera se montrer digne. J’avais bien pris soin de souligner le fait que je me présentais à lui non pas en tant que sa mère mais en tant que sa Reine. Et cela changeait tout. Je n’étais pour l’heure pas bienveillante, mais plutôt hostile et on ne peut plus froide.



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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mar 10 Jan - 2:26

- Plus Hannah m’apporte son affection, son amour même et plus je suis fort. Elle se repose aujourd’hui.

Murmura-t-il de son souffle frais à la grande et éternelle reine des Vampires. Il ne l’observa guère longtemps penchant la tête une fois de plus en signe de soumission. Il tremblait peut-être. De peur ? Il en est possible oui, car William Raybrandt n’était pas né avec un courage à tout épreuve. Certes, on pouvait nettement penser aussi qu’il tremblait de joie, d’amour. Il se retenait … De sourire, de parler trop, d’être comme avant. Il ne sut absolument pas pourquoi sa reine détesta son geste au mariage. En fait, cela restait flou en son esprit. Pourtant, j’ai agi comme elle le souhaitait. Je n’ai pas fais de vagues se répéta-t-il pour la énième fois en ce mois d’août 2010. Encore et encore, William Raybrandt ne comprenait pas, doutait de sa personne. Non, il ne doutait pas d’autrui. Son cœur, malgré qu’on le pense mort, lui faisait mal. Il n’avait nullement renchérit sur Jana … Autant que lui, Krystel savait que la Princesse se tenait finalement tranquille. Après que le Prince la fit réellement sienne. La femme de Badenov ne lui apporta pas autant de plaisir que la sœur, mais tant pis. On ne pouvait pas tout avoir à chaque jour, chaque heure de la vie. Il ressentait un énorme plaisir sexuel songeant à ces souvenirs. L’un des seuls qu’il lui était totalement positif depuis le mariage au final. Peut-être Camille aussi … Mais certainement pas la venue de Badenov frère dans son établissement.

Oh ! Elle ne désirait pas le voir partir vers sa chambre au final. Dans un mouvement, il recula sa jambe droite et fit ce que sa reine désirait de sa personne. Pourrait-il en faire autrement ? William en douta fortement et ne le désirait nullement. Une excitation nouvelle parcourut son corps en entier. Elle l’intimidait comme à chaque fois, mais sa puissance l’envahissait aussi. Cette puissance qui faisait du fils un soldat de sa reine … Quelque chose de fort, quelque chose de … Il la déçu. Il avait fermé les lèvres plus ou moins fortement. Au final, son corps s’était penché vers le sol, le genou droit touchant terre. Il se soumettait sachant pertinemment que sa mère désirait ceci … Ou désirait-elle autre chose ? Que pouvait-il dire, faire ?

- Désolé ma reine pour mes bévues … Je suis conscient que j’ai mal agi et … Je respecterais totalement vos ordres tout comme ceux du Roi à l’avenir.

William avait posé ses doigts au sol. Notre homme étant de grande taille, seuls les bouts y touchaient. Il réfréna de longues secondes, semblant alors de longues minutes l’envie de relever la tête. Il avait envie de poser sa question … Devait-il agir comme un assassin en public ? Si on lui donnait des ordres clairs au début d’une importante soirée mondaine, devait-il les respecter même si certains ne se conduisaient pas bien ? Ou bien, frapper ces gens … Sa femme. Les journalistes auraient tout vus. William n’avait pas voulu cela. Il avait cru bien faire. N’y tenant plus, il monta son regard neutre tanguant légèrement vers un soupçon de mélancolie. Mais cela ne dura qu’une milliseconde … William reprit un air neutre très vite, un air soumis.

- J’ai largement travaillé ce mois-ci. Si vous le désirez, mes notes en tant que Sheriff de Glasgow sont dans ma chambre.

Dit-il penchant à nouveau la tête toujours à la même vitesse ni trop vite ni trop lent. William disait la vérité. Il avait travaillé … Il s’était même enfouie sous le travail évitant alors de songer à sa déconfiture totale. Cela le faisait songer à elle. À sa puissante Reine qu’il désirait protéger, mais pas seulement. Certes, pourquoi à chaque fois que ses pensées le dirigeaient vers cette mélancolie les paroles de Belle, le visage de cette deuxième Vampire lui apparaissaient et … L’apaisaient ? Une amie … Une amie interdite, mais une amie qui croyait en ses rêves, en son rêve. Enfin, il l'espérait. On ne pouvait être sûr de personne aujourd'hui ni sûr des ordres que l'on vous donne. Un serrement de ses doigts se vit légèrement à cette pensée.

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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mer 18 Jan - 1:57


Je n’aimais pas l’échec, surtout lorsqu’il prenait corps dans ma famille. J’avais toujours fait tout ce qu’il fallait pour l’élever à un rang supérieur. Il n’était pas question que je laisse quelqu’un remettre en question mon autorité ni tous les efforts que j’avais mené. William ne prenait pas conscience totalement de ce qui ma quête de pouvoir et ma montée des échelons m’avaient couté. J’étais certes la créature de notre Roi à tous mais ma place j’avais dû la gagner comme tous autres vampires et j’ai toujours eu plus de pression que tous les autres. Tout d’abord parce que j’étais une femme. Deuxièmement parce que j’étais la fille du plus grand des vampires et qu’il n’aurait pas permis que j’entache son nom. J’avais apporté une sécurité à mes enfants, je m’étais battue pour cela comme une lionne. Qu’ils puissent ébranler ma position était impassable. Morgane l’avait fait mais redevenais une Raybrandt digne de ce nom au côté de mon bon ami Léopold. Je ne m’étais pas attendue à ce que ce soit mon fils lui-même qui ne vienne à son tour de me décevoir. J’avais placé tant de fierté, tant d’espoir en lui. Il avait perdu ma confiance. Il avait perdu ma clémence. Il avait perdu mon estime et je ne pouvais pas lui pardonner cela aussi facilement. J’avais ses intérêts à cœur et je savais très bien ce que je devais faire pour le remettre dans le droit chemin. Dès lors je ne me conduirais plus en mère avec lui, mais en Reine. Jusqu’à ce qu’il ne soit de nouveau ma fierté, je ne lui accorderais plus l’importance qu’il avait jusque-là dans ma vie

T’aimer? Sans doute était-ce encore le cas avant que par ta faute, elle ne soit obligée de partager la royale couche de mon époux. Elle n’est plus aussi fidèle qu’avant et tu le sais très bien. Tu as du le sentir au travers du lien qui vous unie. Tu es en train de la perdre et avec elle le pouvoir qu’elle pouvait te conférer.

J’étais froide et hautaine. Je prenais mon enfant de haut, comme je ne l’avais jamais encore fait. Ce n’était pas facile d’agir ainsi, je n’en avais pas pris l’habitude. J’avais toujours été très maternelle avec William plus que je ne l’avais été avec ma propre fille. A l’époque d’où je viens, les hommes sont rois, et les héritiers privilégiés aux héritières qui ne sont là que pour unir deux familles quand le besoin s’en fait sentir. C’était d’ailleurs ce que j’attendais de Morgane. Je voulais que ma fille se tienne à côté d’un vampire digne de ce nom, sur lequel j’aurais toute emprise. Léopold était le candidat parfait, et c’était pour ça que j’avais fait appel à lui pour séduire la princesse. J’avais ainsi imposé à mon propre fils de s’incliner au plus bas devant moi, comme un vulgaire autre shérif vampire. Jamais encore je n’avais exigé cela de lui et ça ne me plaisait pas. Il était un Prince, il était ma relève. Mais en avait-il encore le panache ?

Il suffit. Cela ne concerne pas une Reine. Je ne suis pas ici en qualité de maître vampire. Cesse donc m’opportuner. Ne penses-tu en avoir déjà assez fait? Ce n’est pas seulement à ta Reine que tu as nuis, mais à ta mère. Tu as bafouer le nom des Raybrandt par tes agissement. Tu devrais avoir honte de te montrer ainsi devant moi et tu devrais tout entreprendre pour regagner la place de second que tu as perdu auprès de celle qui t’a donné la vie et un nom craint de tous. Regarde-moi William !

Je voulais qu’il comprenne combien il m’avait déçu, combien en cet instant je haïssais l’image que je voyais sous mes yeux. J’avais honte qu’il soit mon fils. Je ne pouvais pas l’imaginer en cet instant comme un prince. Non il n’était qu’un vampire de bas étage qui m’avait fait sortir de mes gons. J’avais haussé le ton en prononçant les deux dernières phrases. Je ne pouvais pas rester de marbre face à ses agissements. William n’était pas n’importe quel vampire. Non je ne pouvais pas le traiter comme tel. Malgré toute la rancœur que j’avais contre lui, il restait mon enfant, celui que je choyais, que j’aimais. Sa seule présence m’avait fait oubliée ma venue ici. Toute la colère que je ressentais envers lui était dû bien entendu à l’affection particulière que je lui portais




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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Jeu 19 Jan - 23:09

C’était faux. Ses doigts se crispèrent à cette pensée. Hannah lui était fidèle plus maintenant qu’elle ne l’avait jamais été. Difficile à imaginer que ses propres caresses la comblaient plus que celles du Roi. Toutefois, parfois, la vérité était plutôt dur à avaler … Dans son cas, cela se trouvait être l’inverse. Hannah l’aimait énormément. Augustus ne réussit pas à se l’accaparer. Oh ! C’était véritablement exquis. Il avait donc l’étoffe d’un roi. Notre Sheriff réfréna, toutefois, un sourire en se mordant le coin inférieur droit de ses lèvres. Il ne fallait pas qu’une seule émotion joyeuse passe au-devant de la reine.

Il était fait de marbre … Il restait de marbre. Il n’était qu’un pauvre Vampire en ce qui concernait Krystel Raybrandt. Un soldat, un roc, de la bouse. Peu importe, il n’était rien ! Son cœur mort lui fit mal à nouveau. Oui, William aurait tant voulu en l’inverse. Certes, apparemment, il n’était pas assez bien pour sa reine. Il ne resterait qu’un déchet à ses yeux. Plus grand vous étiez, plus brutale fut la chute.

Toutes ces pensées, tous ces songes le hantant depuis un mois se regroupèrent ne formant qu’un. Devant sa Reine. William Raybrandt n’était plus rien. Il n’avait plus de famille ni rien. Alors, pourquoi ne me tuez-vous pas ma reine ? Si je vous ais tant fait honte. La mort serait si douce par la main de Krsytel. Déjà, la torture était une douleur si parfaite. Rapide, directe. Il vivait avec cette douleur depuis un mois. En rêvant même éveillé parfois. Il avait appris à vivre en cette nouvelle compagnie. La mort, la douleur : seul sa reine pouvait les lui donner. Ce ton de voix puissant, ressentant le pouvoir traversa le couloir le manoir semblant même faire trembler ce dernier sur ses gonds. Le Sheriff en tressaillit. Elle était parfaite … La peur maintenant approchait de son cœur mort. Il releva la tête aussitôt que le dernier mot fit écho. William vit un dégout de sa personne.

- Bien. Je suis désolé de vous importuner autant ma reine.

Dit-il sur un ton neutre emplit de crainte, mais aussi de honte, de culpabilité. À l’inverse de sa fière et puissante interlocutrice, William n’éleva guère le ton. Il ne désirait pas commencer une dispute. En vain. Il lui fallait poser cette question … Celle qui le titillait depuis un mois entier. Élégamment, il repoussa le plancher de ses mains pour se relever. William dépassait sa mère en taille évidemment. Certes, il n’avait jamais désiré s’élever contre elle, la mettre en colère, la déshonorer. Tout ceci était arrivé … Comme ça. Par accident. Plusieurs secondes de silence passèrent. William réfléchissait à la teneur de ses futurs propos. Son regard dardait le regard de feux de Krystel : celui qui le faisait fondre de peur, de joie, d’amour. Parfois, il le posa derrière ne sachant pas si Léopold d’Aubusson viendrait les rejoindre.

- Je dois avouer ne pas avoir correctement agi à l’encontre de ma femme. J’ai, effectivement, pris des gants avec elle. Surtout à notre mariage. Certes, je ne désirais pas que l’on fasse tous la première page le lendemain …

Il n’avait pas terminé. Certes, William devait reprendre son souffle. En fait, pas exactement compte tenu de son non utilité de respirer. Lentement et toujours aussi élégant, il fit le tour de sa reine. Son geste le surpris. Toutefois, il ne la toucha nullement. Ce n’était fichtrement pas le moment. Sur les arrières de Krystel Raybrandt, William lui chuchota à l’oreille. Son souffle doux fusa alors caressant sa reine.

- ... J’ai toujours eu à cœur la sécurité de notre espèce : du roi et de vous tout particulièrement. Je ne désirais pas que ce mariage se termine en bain de sang comme la célébration du 1er mai nous l’a démontré. Il y a des gens sans scrupules qui nous veulent du mal en ce monde et ils n’arrêteront devant rien. Ils pourraient même nous … Infiltrer.

Son chuchotement, ses paroles douces prirent légèrement en confiance. William se recula de sa reine. Ses craintes d’infiltration étaient fondées. Il n’aimait pas la venue de Torben Badenov en leur sein. Ce mot fut dit si faiblement que seul Krsytel avait put l’entendre. Des gens malintentionnés pouvaient, tout bonnement, s’être servis de cet homme pour s’emparer de données précieuses. Que faisait-il à l’extérieur des murs du Manoir ? Si ce n’était que de lui, cet idiot serait enfermé, torturé dans la plus profonde des douves connue de l’Écosse. Il le détestait et le fait que lui-même soit le maître de la sœur ne lui disait rien qui vaille. Qu’attendait Krystel pour en faire, au moins, son servant humain ? Il ne pourrait plus lui échapper … Il serait totalement loyal.

Tant de conseils qui termineraient sa vie sur le champ. Mais le jeu en vaudrait-il la chandelle ? Le plaisir de mourir aux mains de Krystel le vaudra-t-il ? William n’en avait pas idée. Il se taisait donc en partie.
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Ven 20 Jan - 2:07


William me ressemblait énormément. Cela était aussi voyant que le nez au milieu du visage. Son port de corps était aussi digne que le mien, même courbé devant un supérieur. Le plus représentatif était sa manière de me tourner autour avant de se glisser dans mon dos pour me chuchoter des choses. Pour sûr, il a hérité plus d’un de mes traits de conduites. Pour l’heure, je me voyais indécise. Devais-je le laisser se conduire ainsi ? Devais-je au contraire le punir pour se comporter ainsi avec sa Reine ? Après tout jamais je n’aurais osé agir ainsi avec mon propre créateur. Cependant je n’étais pas seulement sa supérieure, mais également sa mère, celle qui l’avait élevé, qui l’avait éduqué, qui l’avait façonné. A l’instant même il ressemblait au fils que j’avais toujours voulu qu’il soit : sûr de lui, fort et conquérant. Cependant laisser de côté ses derniers agissements serait une marque de faiblesse que je ne pouvais pas me permettre. Je le laissais parler, essayer de se racheter par la même occasion. S’il n’avait pas compris ses erreurs, c’était son problème et non le mien. S’il n’était pas capable de voir ces dernières, il était une proie vulnérable. Rapidement, je me retournais et le plaquais contre le mur, en le maintenant par le cou. Ses pieds ne touchaient plus sol, et s’il avait été humain, il serait mort étouffé sur le coup.

Tututu William. Je n’accepte aucune excuse. Tu devrais pourtant savoir que je ne pardonne pas

Je le lâchais brusquement, soudainement, sans lui laisser l’opportunité de retomber sur ses pieds. Je le regardais de haut, je jaugeant d’un regard on ne peut plus inquisiteur. Il avait de la chance, beaucoup de chance d’être nait Raybrandt, d’être la chair de ma chair, d’être le sang de mon sang, d’être ma créature. S’il ne l’avait pas été, il aurait péris depuis longtemps et il en avait conscience. Me mettant à sa hauteur, c'est-à-dire à genou, je me penchais vers lui jusqu’à ce que ma bouche effleure presque la sienne. Je connaissais mon fils. Je savais l’amour qu’il me portait, et la nature véritable de l’affection qu’il me portait. Et pour cause, je la partageais, d’une manière cependant beaucoup moins important que lui. Ma fidélité et mon amour revenaient à mon Roi, à celui qui m’avait créé, et non à William. Je lui en accordais tout de même cependant, même si ces derniers temps, il n’en était plus digne. Si j’étais plus exigeante avec lui qu’avec Morgane, ce n’était pas pour une question de favoritisme envers ma fille, au contraire. J’en attendais plus de son frère parce qu’il était à mes yeux mon digne héritier. Et je comptais bien lui rappeler

Dis-moi mon fils à quoi aspires-tu? Il ne tient qu’à toi de prendre la place de Prince qu’il te revient. Il ne tient qu’à toi de t’en montrer digne. Ne te conduit plus comme un vulgaire humain. Ne me déçois plus jamais William, plus jamais. Parce que la prochaine fois, ce ne sera pas ta mère qui te protègera, mais ta reine qui te condamnera. Tu dis avoir ma sécurité à cœur, tu n’as fait pourtant qu’ébranler ma position par ta conduite, et cela devant celle que je t’ai donné. N’oublie pas tous les sacrifices et tous les combats que j’ai mené pour amener notre famille au sommet. Je ne permettrais à personne d’affaiblir mon rang et la valeur, du-je me séparer d’un être on ne peut plus cher à mon coeur tel que toi

Je laissais à mon enfant une seconde chance. Seulement à lui, et à personne d’autre. Il ne lui restait plus qu’à saisir l’opportunité que je lui tendais et de se reprendre. Faute de quoi, j’allais devoir reporter mes espoirs vers ma fille, espoirs qui, depuis qu’elle côtoyait Léopold, devenaient de plus en plus grand. J’avais confié à l’homme la mission de la séduire, de la détourner de son humain, de lui faire oublier ce dernier et de se conduire comme une vampire de son rang devait le faire. Mon fidèle ami avançait à très grands pas pour mon plus grand plaisir, et ma visite de ce soir était aussi en vue de le récompenser, tout en y prenant un grand plaisir également. D’ailleurs, dès lors que je laisserais William, il faudrait à ce dernier ne rien révéler de ma présence ce soir à sa sœur. Si elle apprenait que j’avais pour amant depuis de nombreuses décennies celui qui la courtisait, elle n’allait pour sûr pas apprécier la nouvelle. Hors je ne voulais pas ruiner tout ce que j’avais entrepris avec elle




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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Lun 23 Jan - 2:49

Quand la reine fâchée, elle toujours faire ainsi. Non, évidemment William Raybrandt n’était pas un adepte de la très célèbre collection de bandes dessinées Belge créée par Hergé. – Au passage, cet homme a eut la fâcheuse manie de ne pas aimer notre Vampire adoré. – Peu importe, une fois de plus dans sa longue vie, William ressentait l’emprise de la mort se resserrer autour de sa gorge. Il ne bougeait pas. Stoïque, seule la peur restait au devant de ses pensées, de ses émotions extrêmement vivantes. Il ne ressentait plus le sol sous ses pieds et une douleur lancinante ce fit au niveau de son cou. Krystel Raybrandt avait une poigne de fer. Cette puissance qui attisait notre Vampire comme un aimant. Tuez-moi pensa-t-il sur le coup du réflexe. William n’avait pas peur de la mort. En fait, non. Il n’avait pas peur de sa reine le tuant. Son regard s’embellissait d’un regard magnifique, sévère, colérique, merveilleux. Il aurait ceci devant ses yeux juste avant de mourir. C’était d’une beauté suffocante. Tuez-moi songea-t-il à nouveau. Mais non … Elle le mit simplement en garde le laissant tomber comme s’il avait été une poupée de chiffon.

- Argh … Que …

Acculé au pied du mur au sens propre comme au sens figuré, William observait de sa position sa mère. Son index et majeur droit allèrent toucher là où le sang aurait du couler : il n’y restait presque plus rien. Elle s’approcha … Il fit un gros effort pour ne pas clore les yeux. Il fit un gros effort aussi pour calmer le plaisir qui, à chaque fois, s’activait lorsque sa reine pourvoit à ce geste. Il ressentait le souffle chaud lorsqu’elle parla. Une douce et chaleureuse caresse qui le fit presque dormir. Tout comme celles qu’il avait durant sa petite enfance : les caresses d’une mère. Et là … Il comprit tout.

Il l’avait fait mal paraître, il avait fait tanguer le pouvoir des Vampires sur ses gonds. Il avait fait paraître Krystel Raybrandt … Faible. Malgré qu’elle ne pourrait jamais n’être faible à ses yeux, William comprenait parfaitement que d’autre pourraient se servir de ceci pour lui voler le pouvoir. Et cela, le cher fils l’abhorrait totalement. Il en aurait horreur. Il se redressa légèrement, ses paumes de mains face contre le sol, ses yeux continuant à se diriger vers ceux de sa reine. Oh ! Léopold D’Aubusson était loin dans son esprit actuellement. Il n’avait rien à voir avec ce qui arrivait à notre cher Vampire.

- Je comprends. Je comprends parfaitement ce que vous avez traversé ma reine pour aboutir à ce pouvoir et l'importance de le garder intact.

Dit-il d’une manière très sérieuse. Aucun sourire n’aboutissait à ses lèvres. Il était un ne peut plus sérieux et clairvoyant sur la situation. Rien ne laissait paraître sur sa culpabilité toutefois. Sa voix de ténor captait uniquement la force trouvée au fin fond de son être, cette force très présente au passage malgré que vous en doutiez peut-être. Le Sheriff de Glasgow avait tellement à cœur les représailles d’autres gens, de Badenov même, qu’il en oublia les amis pouvant tourner autour du pouvoir sans laisser de traces. Oui mais, William ne leur laisserait aucune chance. Aucune chance d’approcher son tout, cette personne le complétant totalement.

- J’ai été aveuglé par les possibles gens qui semblent nous en vouloir depuis le 1er mai. Je pense même qu’il s’agit d’autres races.

Dit-il toujours aussi sérieux, mais alimentant cette fois un ténor moins empreint de pouvoir. Il s’assit, le dos tout contre le mur, observant sa reine. C’était le moment … C’était l’excellent moment pour faire part de ses découvertes. Après tout, si un Sheriff ou un Maître-Vampire découvrait quelque chose d’important pouvant même nuire à la sécurité des leurs, il devait en informer la royauté. William restait calme cependant. Il se calmait par sa douleur … Cette douleur profonde au cou qui le picotait, disparaissait à vue d’œil. De cette manière, il restait stoïque … Songeant en la puissance de la reine.

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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Dim 12 Fév - 22:11


Il fallait que mon fils se reprenne et au plus vite. Il ne pouvait pas continuer à me décevoir comme il l’avait fait il y a quelques semaines. Ce n’était pas n’importe quel vampire et chacune de ses actions avaient des impacts ma réputation et l’image que je pouvais renvoyer.il était un prince et il devait agir comme tel, en ayant bien conscience des conséquences de ses actes. Je l’avais toujours couvé par le passé, mais à présent les choses avaient changés. Mon union avec Augustus obligeait mon enfant à se montrer fort et capable de diriger la maison des Raybrandt. Je viens d’une vieille époque et dès lors qu’une femme est mariée, elle perd les droits que jadis elle pouvait avoir sur sa maison. A présent elle reposait sur les épaules que je jugeais trop frêles de William. Si pour l’heure Léopold gérait mes biens, ce n’était pas seulement une punition pour mon héritier. C’était également une sécurité nécessaire. Je ne pouvais pas laisser tout ce que j’avais accompli se casser la figure à cause de l’orgueil et de la faiblesse dont pouvaient faire preuve mon enfant. J’avais travaillé trop dur pour le laisser tout ruiner. J’avais beau l’aimer, cela ne changeait pas mes priorités. Il y a des choses plus importantes que les sentiments et il le savait pourtant très bien.

N’oublie pas qu’il ne s’agit pas seulement de ma personne, mais également de ton héritage et de celui de ta sœur. Il te revient de prendre les bonnes décisions, et de laisser ou non la place à Morgane et à Léopold de s’occuper des affaires qui te reviennent.

Je lui laissais le choix de ne pas prendre la tête de notre maison ou au contraire de s’en montrer digne. Il était dès lors en période d’essai et s’il ne se montrait pas digne de représenter les Raybrandt d’ici quelques mois alors sa sœur, portait par le soutient de mon vieil ami et amant Léopold se retrouverait à la tête de notre fortune et de nos affaires. Je ne me serais jamais imaginer penser ainsi. Pour sûr, de mes deux enfants, cela avait toujours Morgane qui me faisait ressentir de la honte. Jusque là mon fils avait fait un parcours et sans faute. Et puis il y avait eu Jana qui ne s’était pas montrée une bénédiction comme je m’y attendais mais un fardeau. Je l’avais sauvé, et épargné et elle avait salie les miens. Il me faudrait avoir une conservation avec elle afin de la recadrer et cela dès que j’aurais accompli ma tâche concernant Nikos et la rébellion dont il faisait preuve à mon égard.

Pour l’heure tu ne dois pas t’éparpiller. Ton devoir est envers ton nom et non des attentats contre des humains. Mes hommes s’en occupent déjà. Tes priorités sont tout autre mon enfant. Amuses toi si cela t’enchant, tant que tu ne me déranges pas avec peu m’importe. J’attends de toi que tu tiennes ton épouse et ta servante humaine. Cette dernière s’est fait mordre par un ordre d’après mes informateurs. Cela ne doit plus jamais se reproduire. Elle est tienne et aucun vampire ne peut prendre ce qui appartient à un autre vampire. Tu me porteras ses canines et tu m’en feras des boucles d’oreilles.

Ce n’était pas une question, ni même une suggestion et bel et bien un ordre direct. J’allais tout reprendre avec lui s’il le fallait et recommencer à lui dicter sa conduite. Il n’arrivait pas à se débrouiller par lui-même je n’avais pas le choix. Je le redressais en posant ma main sous son menton jusqu’à ce qu’il soit de nouveau à ma hauteur, face à moi. Je caressais sa joue avec le revers de ma main avant de lui dire

Je ne serais pas éternellement là à te guider mon fils. Plus tôt tu te monteras digne de mon héritage et plus librement je pourrais agir, sans me soucier des conséquences que ma perte pourrait engendrer. Je ne pourrais jamais me concentrer pleinement comme je le devrais en sachant que tu ne peux pas te débrouiller sans moi mon fils. Il est grand temps pour toi de te montrer à la hauteur de l’enseignement que je t’ai inculqué. Personne ne doit jamais s’emparer de notre position, personne.

Je ne tenais pas ce discours à la légère, ni même sans raison. J’allais bientôt devoir me confronter à un vampire dont la puissance égalisée la mienne, si ce n’était plus. J’avais toujours su qu’un jour je devrais combattre Nikos, mais je ne pensais pas que cela arriverait à un moment aussi inopportun pour ma personne. Avec tout ce qui secouait ma famille, je ne pouvais pas me préparer comme il le fallait à ce combat qui m’attendait et je devais me disperser plus que je n’aurais dû le faire. Je m’étais accordée une soirée à me détendre, peut-être la dernière de mon existence de vampire. Moi si sûre en temps normal n’en menais franchement pas large. Je gaspillais trop d’énergie à fuir mon créateur et à le bouder, trop d’énergie à réparer les erreurs de mon fils et le remettre sur les rails, trop d’énergie à faire de Torben un objet parfait entre mes mains.




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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mer 22 Fév - 3:18


Il n’était point parfait. Il se trouvait un être égoïste pensant, en premier lieu, à ses petits désirs personnels avant le bien-être de toute son espèce. Krystel Raybrandt lui annonça ceci on ne peut plus clairement. En fait, William posait son regard sur elle sachant pertinemment qu’elle avait lu en lui. C’était sa créatrice, celle lui apportant la vie toujours rêvée : la vraie vie. Il savait pour un certain lien ténu entre eux deux. Les coudes sur les genoux, William soupira presque silencieusement ramenant son regard vers le sol … Ce magnifique sol digne de sa grande, fière et magnifique famille. Cette lignée qu’il doit protéger et mener loin. Il doit en concevoir une parfaite réputation. Subitement, les demandes de sa reine semblèrent trop. Trop pour ses frêles épaules comme elle-même y songeait. Il ne pouvait pas … Peut-être arrogant par moments, William restait une personne plutôt timide et parfois, il manquait de confiance. Sa mère désirait toujours plus le concernant. Cela lui faisait affreusement mal de ne pas pouvoir lui donner tout ceci. Il n’était pas assez bien et ne le serait jamais. Il n’était qu’un faible Prince stupide et égoïste. Ouais, Morgane et cet opportuniste de Léopold devraient gagner tout. William ne savoura jamais de contrôler la maison pour lui-même. Il le désirait pour elle … Pour son espèce en entier ? Oui, évidemment. La raison pour laquelle il rencontra Sasha : pour aider son peuple.

Fermant les yeux, il tâcha de ne point entendre les dires de sa reine quant à Hannah sa Pomme de Sang. Il remonta vite le regard à l’ordre limpide de la reine des Vampires de tuer Leslie ramenant un petit cadeau … Cela l’intéressait effectivement. Notre Sheriff eut un mal fou à se contrôler en se sens avec l’ignoble ver de terre. Il avait souffert à cause du Roi et cet imbécile en remis. Ses lèvres restèrent stoïques, cependant, ne démontrant aucune émotion. Au moins, il était doué pour une chose : pour la torture. Il désirait tuer Leslie et si c’était un ordre de sa mère, non mieux, de sa Reine il le ferait sans hésiter et avec délectation. Lentement, mais sûrement il fut à nouveau gentiment sur pied n’ayant point compris la soudaine affection que lui vouait Krystel. Sa main se languissait de toucher celle de sa mère. Son cœur semblait s’être mis à battre, son sang batifolait entre ses oreilles. Il ressentit des frissons de plaisir.

- Votre perte … ?

Intrigué, William Raybrandt reçu cette déclaration comme un poignard en plein cœur. Non, en fait, il reçut tout ceci comme un pieu qu’on lui jetterait en plein cœur. Pourquoi sa mère parlait de le quitter, de ne plus être là … De mourir ? Il était terrifié par ce mot la concernant. Il approcha la main gauche de celle de Krystel toujours en sa joue, la touchant, mais ne pouvant pas l’enlever. Il restait son Sheriff malgré tout, son subordonné. En fin de compte, William ramena son bras le long de son corps. Il semblait las tout à coup. Une nervosité l’attrapait au cœur, au ventre. C’était étrange, car Krystel n’agissait pas comme cela habituellement et elle n’était, certainement, pas comme cela des minutes plus tôt. Oui, lorsqu’elle le fracassa magnifiquement bien contre le mur. Les Vampires allaient entrer en guerre peut-être … Cela avait-il un lien avec le travail – malgré qu’on ne lui en dise rien – sur ces étranges personnes comme Maryana ?

- Ma reine. Si je puis vous poser une question. Pourquoi parler de votre perte alors que nous sommes immortels ? Je m’excuse de ma rudesse, mais si vous devez combattre, il nous faudra discuter d’une stratégie de guerre avec tous les hauts dirigeants du monde nocturne.

Déglutissant sachant pertinemment que sa phrase ne plairait pas, William fut néanmoins resté calme. Il n’éleva pas la voix et observait en direction de Krystel Raybrandt comme un Sheriff devait le faire. Après tout, ne le fut-il pas pour plusieurs siècles déjà ? Son esprit était intrigué par cette déclaration et, plus encore que plusieurs secondes précédemment, il se sentait faible et incapable d’agir. Le Roi et les Reine agissaient seuls … Pourquoi ne pas prévenir tout le monde ?
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mar 28 Fév - 23:13


[HJ = Krystel ne demande pas la mort de Leslie, mais ses crocs. Il est courant qu’une des punitions du tribunal des vampires soient l’arrachage des canines. C’est très douloureux pour le vampire, qui ne pourra pas mordre pendant un bon mois voir deux des humains, le temps qu’elles repoussent. ]

William est mon héritier, mon fils, mon enfant le plus précieux. Oui, j’ai aussi Morgane, mais ce n’est pas la même chose. Elle est destinée à quitter tôt ou tard notre maison pour celle d’un futur époux. Je ne vous cache pas que j’aurais voulu avoir un deuxième fils, et non pas une fille. Je viens d’une époque où les femmes ne sont pas considérées comme les égales des hommes. La filiation ne passe que par les mâles, et non par la gente féminine. Attention, n’allez pas croire que je n’aime pas ma fille, bien au contraire. Elle tient beaucoup de moi, plus qu’elle ne se l’imagine, mais également de son père. Elle n’est cependant pas une véritable Raybrandt, même si elle était reconnue comme telle par le conte de Carlisle, qui était loin de se douter qu’elle n’était point sa progéniture. Pourtant c’était évident : elle était aussi blonde qu’il était brun – tout comme moi – et n’avait pas du tout la même teinte de pupille de sa mère, son père ou encore son frère. Elle était unique, magnifiquement belle. Elle tenait de mon côté, son géniteur étant nul autre qu’un de mes cousins, héritier de la couronne, qui finit d’ailleurs par monter sur le trône. C’était un très bel homme, et c’était d’ailleurs pour cela que nous avions si souvent partager notre couche. J’avais voulu un héritier de lui, et nous avions eu une très jolie petite fille. Bien entendu, il ne s’en était jamais occupé, ni même ne l’avait reconnu comme batarde. Hors de question que mon enfant ne porte pas un titre de noblesse. J’avais fait croire au père de William qu’elle était sa fille, et il n’y avait vu que du feu. Peut-être savait-il la vérité ? On murmurait beaucoup à la cour sur ma relation avec le prince héritier. Il était mort peu de temps après de toute manière, ce qui avait réglé la question. Ainsi William était le seul véritable Raybrandt et il lui incombait les devoirs de prendre en main sa maison. Je l’avais formé à devenir un vampire fort. Il m’avait déçu une fois, je ne lui permettrais pas une seconde fois. Notre position pouvait s’ébranler du jour au lendemain, et il lui fallait se tenir prêt à cette éventualité. Je lui en fis la remarque et cela sembla comme le bouleverser. Le fait de penser que je ne pouvais ne plus fouler cette terre le toucha, au point où il se permit de poser sa main sur la mienne, toujours présente sur sa joue, comme ayant besoin de ce contact.

En effet mon enfant. Je ne serai pas toujours là, il te faut accepter ce fait. On le lève contre moi, et ces rebellions peuvent me renforcer tout comme m’atteindre. Il est important que tu comprennes que plus que jamais, tu dois te montrer le jeune homme que j’ai formé, que j’ai élevé, et dont j’étais si fière. Ne m’oblige à laisser ta place à Morgane. Ne m’oblige pas à devoir me séparer de toi. Tu es mon seul héritier William, et mon affection pour toi est très particulière.

Je me plaquais un peu plus contre lui, caressa son visage avant de venir perdre mes doigts dans ses cheveux. J’étais très proche de lui, plus que je ne le saurais jamais de Morgane. C’était une véritable torture de ne plus pouvoir profiter de lui comme je le souhaitais. L’ordre de mon roi avait pourtant été formel, même si je pouvais le contourner comme je le faisais actuellement. Je ressentais le besoin d’une telle proximité avec mon fils, avec ma créature. J’étais sa maitresse, et le lien qui nous unissait n’en était que plus fort. D’ailleurs il interrompit le fil de ma pensée en me questionnant. Je fronçais un sourcil, tout en continuant à le regarder, et laisser mes mains emmêler légèrement ses cheveux.

Il y a des choses qui ne concerne que les hautes sphères de notre société, et celle là en fait parti. Je n’ai besoin de personne pour accomplir ce que je dois faire. De plus il te faut te concentrer sur d’autres affaires mon enfant qui t’implique directement. Nous en reparlerons lorsque tout sera fini si tu le désires. Je m’en occuperais dans deux nuits. En attendant cesse donc de m’importuner avec cela et parles moi donc de ta nouvelle femme. L’as-tu totalement sous ta coupe ? Es-tu satisfaite de cette dernière?





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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mar 6 Mar - 3:14


Des rébellions. Il n’avait jamais été mis au courant de cela. Pourquoi autant de secrets dans la royauté vampirique ? Cela ne se passait point de cette manière pendant les années où il fut Duc. On discutait des stratégies à prendre ensemble puis, on prenait les décisions s’imposant. À moins qu’il fut si déprimé à en avoir oublié sa force. Comme en cette même nuit. Celle se passant actuellement dans les bras de sa mère. Sa touche était si douce à son visage. Il ressentait la chaleur tiède de son corps en le sien. Oh ! Pourquoi ces moments s’arrêtaient toujours ? Pourquoi à chacun de ces instants, William avait une folle envie de rester auprès de Krystel, être le fils qu’elle désirait tant tout en oubliant sa plus forte ambition : être à ses côtés pour toujours sur la plus haute marche de la hiérarchie vampirique. Il laissa ses mains heurter le mur de pierre. Cette action fut bénéfique, car la fraîcheur du mur l’empêcha de se gorger d’une énergie nouvelle. Fermant les yeux, William se laissa caresser la tête, Krystel si près de son cœur. Pourquoi tout doit être si compliqué ? pensa-t-il dans un réflexe.

Il voulait qu’elle soit fière de lui et ses actions furent, avant ce mois, touchant la normalité et parfaites. Toutefois, son ambition était plus grande alimentant plus encore son égoïsme. Il devait oublier cela … Non ! Enfin, ses oreilles tâchèrent d’oublier l’autre partie de sa personne – cette force à aller chercher – pour laisser entrer le son de la voix sans faute de Krystel Raybrandt. Que cela ne le concernait pas, mais ils pourraient en discuter. Une fois encore en cette rencontre subite, elle lui rappela sa femme : Jana. Face à cette sensation d’être toujours mis de côté, son index droit appuya fortement sur une assise du mur. Aucune autre réaction ne fusa toutefois alors que ses yeux s’ouvrirent à nouveau. Il n’était pas un vase précieux. Il n’allait pas casser à la suite d’une chute de trente centimètres voyons. Il désirait connaître, il désirait être mis au courant. Il savait valoir mieux que ça. Et voilà, l’autre William refaisait surface une minute plus tard. Les Sheriffs devaient avoir plus de pouvoir … À moins que ce soit uniquement lui n’en ayant aucun.

William ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt. Il alla dire quelque chose de très grave. Non, il ne fallait pas avouer à sa mère cette sensation d’être La Joconde entourée de peu importe quel système de sécurité inventé. Son esprit alla à vive allure tâchant de ramener la conversation où la reine le souhaitait réellement. Il avait énormément de … De cet amour pour elle. En quelques sortes, loin en lui, William tâchait d’éviter le plus de bourdes possibles … Il se trompait en cela évidemment à voir le fiasco de sa personne à son propre mariage en plus.

- Jana va bien. Je l’a trouvait un peu ronchonne depuis notre mariage, mais j’ai pris l’initiative de … L’amuser.

Il ne bougea pas lançant uniquement un petit sourire en coin. William aimait discuter de choses, de personnes en lesquelles il avait le contrôle et non l’inverse. Il n’avait aucun contrôle sur la Reine ni sur le Roi ni sur … Lui. Jana Raybrandt pouvait être caractérisé à première vue de faible et lâche soit sa rébellion. Mais bon, à force de la côtoyer, William s’aperçut d’un certain caractère d’initiative fort intelligent en sa chère femme. Seule son impétuosité gâche le tout.

- Jana est émotive. C’est ce qui la rend instable et amène sa rébellion. Certes, je commence à la découvrir et de plus en plus je sais qu’elle est intelligente. Elle a le sens de l’initiative et pourrait être vraiment indispensable pour nous. J’ai l’impression qu’on a de l’influence sur elle.

Un autre sourire forcé cette fois. Un sourire démontrant une force et un contrôle de William. Il restait droit ne bougeant pas voir abhorrant le faire. Cela l’horripilait de voir Krystel s’éloigner de lui malgré tout. En quelques sortes, peut-être Jana pourrait prendre un peu du caractère de la Reine même. Un peu … Jana ne pourrait jamais égaler cette dernière alors que ses yeux marron se penchèrent dessus, sur son visage. Oui, Jana avait quelque chose de la Reine : un simple quelque chose.
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Dim 18 Mar - 16:38


J’interrogeais à présent mon fils sur la vampire qu’il devait le plus fidéliser à notre maison. Bien entendu il s’agit ici de Jana. Je ne savais pas encore si j’avais bien fait d’épargner sa vie et de la ramener en Ecosse. Je lui avais inclue dans ma famille et dernièrement elle m’avait fort déçue. J’avais l’impression que dès lors qu’elle faisait un pas en avant, elle en faisait deux en arrière quelques minutes plus tard. Si elle continuait sur cette pente, je me chargerais de faire ce que j’aurais dû faire la première fois que j’ai posé mes yeux sur elle : lui arracher la vie éternelle. J’espérais quelque part ne pas avoir à le faire. Pourquoi ? Parce que la vampire était pleine de potentiel. Elle était pour sûr intelligente et très douée pour un être aussi jeune qu’elle. Elle pouvait finir dans les hautes sphères des marcheurs de nuit. Ou dans les basfonds de l’enfer, selon la manière dont elle agirait par la suite. Elle avait une toute dernière chance de se racheter et n’en aurait pas une autre. C’était la dernière et j’espérais que l’influence de mon fils, de mon œuvre, lui soit bénéfique. Je craignais cependant qu’elle aussi ait une influence sur elle et qu’elle le détourne de tout ce que j’avais pu lui enseigner. Il était primordial que mon enfant n’oublie pas vers qui devait se porter sa fidélité et sa dévotion. Je ne voulais pas me séparer de lui, toutefois s’il mettait ma position et notre nom en danger, je n’aurais pas d’autre choix que de le laisser en répondre devant mon Créateur que je soupçonne désirer sa perte. Les jeux masculins n’étaient pas quelque chose que je peux comprendre.

Bien mon enfant. Continue donc de l’amuser et de te divertir avec elle. Il est important que tu profiter à ta guise de ce cadeau, sans pour autant l’abimer et la rendre sauvage. Fait la docile et soit assuré qu’elle fera une bonne épouse. N’oublie cependant pas à la rappeler à ses devoirs conjugaux. D’ailleurs en dehors de ta pomme de sang, tu devras partager ta couche qu’avec elle. Il est important que tu lui sois fidèle pour l’heure, afin qu’elle le soit également envers toi. C’est une jeune vampire, et il y a des choses dont elle ne peut résister. L’attrait du sang en est un et l’attrait de la luxure en est un autre

Comme pour appuyer mes dires, je me penchais vers son cou, très prêt de ma bouche. Je vins mordiller légèrement sa chair avant de la percer et faire couler quelques goûtes de sang. Sa plaie se referma bien entendu très vite, étant peu profonde. Je frottais légèrement mon visage contre le sien, dans une attitude on ne peut plus aguicheuse. J’adorais l’effet que je pouvais lui faire à lui, mon propre fils, qui n’aurait dû m’aimer que d’un amour familial. Ce n’était pas le cas pourtant et lui comme moi en étions conscient. Je voulais sur cela d’ailleurs. Je savais qu’il ne ferait rien qui pourrait me nuire. C’était une certitude ancrée en moi, et il se pouvait en effet que je me trompais sur le compte de mon fils. Je ne me doutais pas une seule seconde de ce qu’il tramait dans mon dos et si un jour je venais à l’apprendre, j’aurais du mal à l’encaisser. Mon fils me trahir ? Non cela n’était pas possible. Parce que je suis sa Créatrice. Parce que je suis sa mère. Parce que, juste là, je suis la seule qu’il veut impressionner, qui ne veut pas décevoir. Mes lèvres vinrent jusqu’à son oreille et je lui susurrais

Je te fais confiance pour faire ce qu’il faut avec elle. Fait attention cependant car comme tu viens de le dire, c’est une rose avec de nombreuses épines. Ne te laisse pas influencer par son joli minois, au point d’oublier combien elle peut être dangereuse.





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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Mar 20 Mar - 3:31

Un cadeau qu’elle lui avait fait. Hm, ce ne fut pas le meilleur et loin de là. William pouvait ramener à son esprit des tas de choses faites par les mains de sa mère dans le passé. Comme cette nuit ... Cette nuit ancienne qu’il passa à ses côtés. Pourquoi cette pensé effleurait son esprit comme un démon de l’enfer ? Il détestait retourner dans autrefois. Il tâcha de faire taire cette pensé justement. Être à l’écoute de cette mélodie chantonnante perçant doucement et froidement ses oreilles. Seul ceci le fit frissonner. C’était d’un délice. Il déglutit un instant ne désirant aucunement que Krystel sache pour ce début de moi. Sachant pertinemment, en sommes dès maintenant, ne pas avoir à coucher avec d’autres femmes. Et lui, comme un être imbécile alla donner et recevoir un plaisir exquis de Belle Angeline Renard. Mais à qui la faute alors ? Il avait froncé un peu le nez tout comme ses sourcils. William avait été bouleversé. Il avait été pris de désespoir. Comment put-il refuser cette offrande ?

- Étrangement, elle est de plus en plus docile. C’est un véritable changement entre avant et après le mariage.

Dit-il sur une voix simplement neutre. Il ne put pas s’empêche de frissonner à nouveau. Ses lèvres tremblèrent alors au contact de sa voix. Les crocs de sa reine en sa chair lui fit clore les yeux rabaissa l’arrière de sa tête en le mur. William en ressentait des caresses à la manière d’un vent frais, doux parfait entrant pour faire le tour du manoir emportant les deux personnages loin, très loin. Très loin où, enfin ils pourraient être seuls. Seuls sans les problèmes de ce monde, sans les erreurs ni rien. Il posait ses bras dans le bas du dos de Krystel. Doux, un peu fébrile il dut, cependant reposer les yeux sur elle. Il dut se faire violence pour ouvrir ses iris marron à nouveau. Mais cette voix englobant tout et laissant absolument le reste pour contre, s’affirma sur Jana une fois plus.

Il devait faire attention à sa femme. Docile comme il l’avoua oui, mais Krystel avait toujours le dernier mot. Elle l’aurait toujours quant à lui. Actuellement, son corps tout comme son esprit espéraient pouvoir rester à ses côtés. Son ambition fut tarie. Tout allait bien, tout était parfait. C’était un moment parfait. Rien ne pouvait entacher sa joie, son contentement. Un sourire, une légère exclamation surgit d’entre ses lèvres à cette mention ensuite. Oui, levant les yeux machinalement vers l’architectural plafond du manoir, William venait de se rappeler que trop ce fait. Avait-il fait preuve de naïveté avec Jana ? Peut-être … Il ne l’espérait pas toutefois. Sa femme pensait énormément à Torben : elle en était fortement amoureuse. Seul ce fait pouvait faire gicler le sang du corps du Prince Vampire.

- Je suis conscient que Jana est fortement amoureuse de Torben. Je crois que c’est son maillon faible. J’avoue, elle est peut-être docile, mais ne m’aime pas comme on aime réellement.

Un soupir le prit subitement attrapant les derniers mots de ses paroles en celui-ci. D’une manière soudainement lasse sans l’être réellement, il s’adossa plus au mur. Il avait alors besoin de ce support. Les femmes étaient si compliquées à comprendre. Il lui donnait tout le plaisir du monde, il se trouvait gentil en sa compagnie. Enfin, il avait quoi en retour ? La sensation qu’elle était simplement docile, mais l’esprit restant ailleurs. Une femme forte. Une femme comme la Reine aussi têtue que cette dernière. Un sourire agrippa alors ses lèvres. Une petite exclamation de rire s’ensuivit. Il ne resserra aucunement son emprise à la taille de sa mère. Non, William savait devoir rester le fier soldat toujours attendu. Il baissa le regard par réflexe, par son rire.

- Jana est aussi têtue que vous ma reine.

Termina-t-il plutôt fier de son ultime découverte. Oui, malgré que la Princesse ne se trouvait pas fille légitime de Krystel Raybrandt, elle lui ressemblait en son petit côté borné. Celle qui n’abandonnait jamais ou restait sur ses pensées peu importe les circonstances. Voilà qui était plus drôle à comprendre. Il gardait la tête baissée ne bougeant guère. Mais c’était la vérité. Sa belle Reine n’allait tout de même pas lui faire ravaler ses paroles de sa merveilleuse manière ? Peut-être … Ou non. Il s'en fichait. Elle pouvait dire et faire peu importe quoi. William était un être complexe adorant les traitements féériques de Krystel Raybrandt.

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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Sam 31 Mar - 23:36


J’arquais un sourcil avant de rire face aux paroles de William. Oui il était très drole en cet instant, bien qu’il me faisait prendre conscience d’un fait que je n’avais pas remarqué plus tôt chez lui. Pourtant j’avais tout fait pour qu’il soit… Jana semblait l’avoir ébranlé sur ce point et je trouvais cela très drôle, venant d’un homme tel que mon enfant. Il fallait vraiment que nous revoyons plusieurs points ensembles, qu’il semblait avoir oublié. Mon éloignement n’avait pas eu que des effets bénéfiques sur le vampire en face de moi, mais que j’espérais que la présence et l’attitude de Léopold change et rectifie sa ligne de vision. Je ne m’en faisais pas trop pour lui, parce qu’après tout c’était un Raybrandt, il avait ça dans le sang en tant que mon héritier, mais surtout que ma créature.

Te voilà devenu romantique mon enfant? Depuis quand une femme qui en aime un autre pose-t-elle un problème ? Voyons mon enfant, ne t’ais-je pas enseigner l’art de faire changer les sentiments ? La manipulation est une qualité que tu te dois de posséder. Regarde donc ce cher Léo ! Tu peux certes ne pas l’aimer, en attendant il est arrivé avec une facilité déconcertante à faire avouer à ta sœur qu’elle n’aimait pas vraiment son humain mais qu’elle était plutôt prise d’affection pour lui ! Tu as plus d’un tour dans ta manche William, il te faut juste les sortir. Montres-toi donc plaisant avec elle ! Amène la diner plusieurs soirs, offre-lui des fleurs, payent lui des concerts d’opéra ou des places de cinéma. Montres-toi avec elle en désaccord avec les autres justes pour elle. Conquière son cœur comme tu l’aurais fait jadis avec une gente dame dont tu avais besoin. Tu y trouveras ton compte, tout comme elle d’ailleurs. Ne lui promet pas Torben mais promet lui ta personne. Parce que tu sais très bien que le deuxième choix te sera plus profitable. A moins que tu ne préfères que ta femme voit un humain, au quel cas, je suis toute ouï pour que nous arrangions cela tout de suite

Je m’écartais de mon fils et le regardais droit dans les yeux. Il avait le choix : choisir la facilité et laisser sa femme coucher avec un humain qu’il détestait, ou au contraire tout faire pour qu’elle l’aime lui et non plus ce premier. Libre à lui de prendre la bonne décision, ou plutôt celle qui préférait. Bien entendu, selon cette dernière, je serais plus ou moins déçu par lui, mais franchement au stade où nous en étions, un peu plus un peu moins, je n’en avais cure. Par contre qu’il me compare à ma pupille n’était pas quelque chose que j’aimais. Que l’on me compare à quelqu’un d’autre tout court d’ailleurs. Parce que je suis un être unique et singulier, et que personne ne pourrait se vanter de me ressembler. Je me retins de lui infliger une sanction pour cela, bien que ma main me démangeait affreusement et ne rêvait que de venir lui violenter le visage. Je savais cependant quand je devais me montrer conciliante et quand je ne pouvais pas le faire. Ainsi, je lui dis, ou plutôt je lui demandais :

Parce que tu penses qu’il existe dans ce bas-monde une créature pouvant me ressembler ?

Sans attendre sa réponse, je tournais la tête vers la chambre que j’avais quittée plus tôt. Je vis un humain en sortir, tout en titubant légèrement. Il s’agenouilla devant nous et m’annonça que le seigneur des lieux l’a envoyé me chercher afin de voir si rien n’était venu importuner ma visite. Je me pus m’empêcher de sourire à pleine dent et de me lécher les babines. J’avais oublié avec tout cela le but de ma visite et ce que je faisais avant de croiser mon fils. Je fis signe à l’humain de regagner la chambre qu’il venait de quitter et lui emboitais le pas. Je tournais légèrement la tête vers William pour lui dire

Nous reparlerons de tout cela si l’avenir en décide ainsi. Et si ce n’est point le cas, si cela doit être mes derniers mots, je tiens à te dire de ne pas oublier qui tu es William. Ah et pas un mot de tout cela à Morgane bien entendu.

Sur ce, je m’engouffrais dans la chambre pour rejoindre celui que j’avais missionné pour séduire ma fille afin de m’amuser avant de reprendre le chemin de ma demeure.



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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [Livre 1 - Terminé]   Lun 2 Avr - 0:35

Bornées, elles adoraient l’exact même sang de surcroît. Une magnifique coïncidence alors que ses pensées lui revinrent en trombe. Sa petite soirée à l’orée de la forêt en compagnie de sa femme se rappela à la mémoire. Une petite exclamation de rire, un sourire plutôt soumis alors que son regard partait vers le bas. Enfin, il n’y eu plus rien. Il savait parfaitement que Krystel Raybrandt détesta se faire traiter ainsi. Il connaissait très bien sa Reine et Oh ! Il savait parfaitement qu’elle se trouvait extrêmement bornée. Un petit détail appuyant un piquant délicieux dans sa vie tout comme le chili sur un taco mexicain. Il avait soupiré légèrement à sa remarque.

- Bien sûr que non ma reine …

Rétorqua-t-il aussitôt comme si ce fut une obligation, un réflexe automatique de sa part. Le Prince remonta alors le regard plongeant les yeux vers où la reine observa. Tiens, l’esclave semblait en avoir assez de Léopold. Tss ! Oui, il n’aimait pas cet opportuniste ambitieux et stupide. À cette seule pensée de voir Krystel Raybrandt se diriger vers lui, le fit serrer les poings seule réaction produite en son corps. Certes, il restait grand et fier surtout au-devant d’un tas d’ordure alias un humain qui ne valait absolument rien. Alors, il avait réussi où le frère échoua pendant tous ces siècles. Cela le frustrait un peu plus. Que Léopold d’Aubusson soit meilleur que lui sur le terrain féminin. Argh … Un peu plus et on le verra devenir Maître Vampire tandis que notre cher William se trouverait à ses pied. Ah ! Cela non ! Jamais ! Pendant que William se torturait l’esprit intérieurement, Krystel lui dit quelques derniers mots.

- Bien … Faites attention à vous, ma reine. Je ne dirais rien à Morgane non plus …

Finit-il alors que la peur précédente refit surface. Il restait droit encore observant les courbes parfaites de Krystel Raybrandt dans cette nuisette des plus agréables à passer sous le regard. Son murmure fut, à un simple moment, un peu saccadé. Le milieu de sa phrase pour tout dire arrêta brusquement pour repartir uniquement une ou deux secondes plus tard. C’était la faute à sa peur, celle de perdre sa reine, son tout. Il se mordit la lèvre inférieure se déplaçant à son tour vers le fond du couloir … Vers sa nouvelle chambre. Son regard ne poussa pas vers où Krystel fut partie. Cette rencontre fut des plus plaisante, mais aussi douloureuse. Certes, quelle douleur. Un plaisir pour les cinq sens.

Dans sa chambre, William approcha une femme humaine à lui. Il l’a pris délicatement entre ses doigts fins caressant sa chair pour la faire frissonner. Non, il n’avait pas envie de jouer avec sa nourriture ce soir. Il lui fallait uniquement se sustenter pour oublier, oublier sa mélancolie. Pourquoi est-elle aussi bornée ? William avait l’impression que quelque chose de très arriverait, mais quoi et comment. Il le savait tout simplement. Oui même malgré son lien brisé avec Krystel Raybrandt. Dans un élan, il sortit les crocs pour les rentrer avec douceur dans la chair de l’humaine. Le Vampire n’était pas dur. Bien au contraire, son repas durait moins longtemps. Il préférait faire durer le plaisir et de ne pas tuer la femme … Accro alors aux morsures, elle en redemanderait et tout serait plus simple.

La bouche en sang, les crocs en cette chair tendre de la jeunesse, William ramena certaines pensées à lui. Son cœur battait fort pour Krystel. Aurait-il fait une grave erreur ? Il réfléchirait à la question, mais cette soirée eut la bonne idée de laisser planer le doute dans ses actions de tous les jours. Il n’y avait qu’un seul choix à faire. Lequel mènerait à la grandeur ? Et si les deux mènent à la mort ? Alors, lequel le mènerait plus près de la Reine.

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