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Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Mar 27 Déc - 21:18

    J'étais venu ici pour m'évacuer un peu l'esprit de toutes les préoccupations qui étaient les miennes depuis un moment maintenant. Le mariage royal avait apporté un surcroît de travail au niveau de mes responsabilités monarchiques, et je ne pouvais que me féliciter du fait qu'il y ai désormais Krystel pour me permettre d'alléger un peu ma charge de travail. C'était assez atypique de se rendre compte de l'emploi du temps chargé d'un individu qui détenait les rênes politiques d'une espèce toute entière. Heureusement que j'étais immortel, et que j'avais devant moi la journée comme la nuit, caractéristique essentielle de ma personnalité plutôt atypique pour un vampire. Depuis le début de ma très longue existence, je cumulais les aspects peu communs pour quelqu'un de mon espèce. Insensibilité totale à l'argent, invulnérabilité renforcée par le fait que je ne craignais pas non plus la lumière du soleil... J'étais donc naturellement porté sur la domination totale de toute chose, puisque je détenais les clefs de ce pouvoir si absolu qu'était l'invulnérabilité totale. Du moins, je supposais l'être. J'étais un vampire, créature déjà bien puissante sous de nombreux aspects, et vieux vampire avec ça, ce qui renforçait un peu plus les différentes facettes traditionnelles d'un nocturne rouge. Mais avoir des capacités hors du commun en plus de ces aspects tout vampiriques, jene voyais pas quelles faiblesses il pouvait bien me rester. J'imaginais cependant que l'utilisation d'une arme nucléaire ou la destruction du monde d'une façon ou d'une autre aurait raison de moi. En fait si, il me restait bel et bien une faiblesse que je ne saurais combler, ma dépendance naturelle au sang des humains. Je n'avais jamais trouvé de substitut, et le True Blood n'avait absolument aucun effet nutritif sur mon organisme mort depuis bientôt deux millénaires.


    Revenons à nos moutons. J'étais décidé à profiter de ma soirée pour sortir un peu, voir le monde que j'aspirais à dominer et à contrôler dans les plus brefs délais, et je m'entourais d'une escorte officielle, j'avais même fait prévenir les autorités humaines de mon déplacement. Je savais que les responsables de cette espèce apprécieraient que je joue la carte de la coopération avec tous leurs dispositifs de sécurité, et je comptais bien m'acheter un maximum de confiance et d'appuis chez ces responsables. Je savais que le moment venu, je pourrais m'appuyer sur cette hiérarchie pour contrôler cette population que ces individus comptaient protéger. Bien entendu, la nouvelle de mon excursion publique avait très vite été dévoilée par le biais de bruits de couloirs, et la presse s'était rendue en masse à proximité du théâtre auquel je souhaitais me rendre ce soir. Le théâtre. Le seul loisir culturel que je connaissais à mon époque et qui perdurait toujours. Ca, et la musique, mais les humains aimaient aujourd'hui des choses nettement plus bruyantes que durant l'ère de ma propre mortalité. Sitôt sorti de la berline noire, et encadré par des militaires et policiers humains dont j'avais accepté la protection pour toujours rendre cette image de coopération et d'humanisme, j'avançais dans l'allée qui menait à l'entrée. Le temps pressait avant le début de la représentation, mais je savais néanmoins que j'avais le temps pour répondre à quelques questions ; le directeur du théâtre avait été mis au courant de ma venue et repousserait la représentation le temps nécessaire à mon arrivée si le besoin s'en faisait sentir. Avec à la clé, la promesse de mon mécénat pour son établissement. Pas difficile à convaincre, donc.


    Je m'approchais de la haie de protection que l'on m'avait accordée et les journalistes se jetèrent véritablement sur celle ci. On me demanda pourquoi j'étais venu ici. Je souriais de toutes mes dents, dévoilant mes canines.



    | J'ai toujours aimé le théâtre. Voyez vous, quand j'étais encore humain, j'aimais à m'y rendre, bien que je dois avouer que le théâtre n'est absolument plus aujourd'hui ce qu'il était auparavant. Les histoires qui y sont jouées sont autrement plus travaillées qu'alors. Je crois que Cheakspeare a changé beaucoup de choses... |


    On m'appela pour une autre question, je restais souriant.


    | La reine n'est pas présente ce soir, car appelée à d'autres obligations. Mais vous la reverrez bientôt à mon bras, je vous l'assure. |


    Je saluais la foule, et entrais finalement dans le théâtre, prêt à assister à la représentation. Je m'assis dans la salle, mes gardes aux différentes entrées pour me laisser respirer. Le rideau se leva, j'applaudissais des deux mains.


    .....


    J'attendais dans la loge de la principale artiste. La première comédienne vampire d'Ecosse je me devais de lui présenter officiellement mes respects. Je n'avais pas eu à forcer la serrure ; on avait ouvert la porte pour moi. J'entendis des bruits de pas, quasiment furtifs, avant que la poignée ne s'actionne à nouveau. La jeune vampire entra, j'étais assis dans un fauteuil confortable, et je m'en levais pour lui prendre la main et déposer dessus le rituel baiser de courtoisie.


    | Qu'il m'est agréable de faire enfin votre connaissance, Mademoiselle O'Cahan. Ce fut un honneur d'admirer vos talents sur scène... Que je sois venu ici ne vous dérange pas trop ? Je ne voyais que ce moyen pour discuter sans avoir une meute d'humains à écouter. |
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Mer 28 Déc - 21:10

Voilà que j'avais trouvé mon travail pour deux semaines. Autrement dire que c'était un plaisir pour moi que de m'y rendre. Et c'était ainsi que la nuit dernière j'avais pris le temps de lire, relire et relire encore mes textes pour la nuit suivante. Enfin pour " la matinée de la nuit " devrais je dire. J'avais répété pour un des rôles que l'on m'avait offert, un rôle qui me rendait pleinenement heureuse, qui me faisait presque sentir.. humaine.
Antigone. La belle aux cheveux noirs de jais.. Celle qui a toujours demandé justice, qui dans sa cage dorée n'a toujours fait que froler le bonheur des bouts des doigts. Triste Antigone..
Et c'était ce soir, l'ouverture de la pièce. En m'y rendant, je vi sl'excitation des gens, elle était énorme. Il y avait même journaliste.. Et pourtant j'étais arrivée tôt, vers 18h, à peu prêt. Personellement, j'étais passée par derrière afin de rejoindre ma loge. Et ce fut la que je compris pourquoi un tel désordre naissait tout autours de mon terrain de jeu. En effet l'actrice qui jouait Ismène, une femme que j'appreciais d'ailleurs mais qui malgré notre lien de la pièce s'approchait peu par peur.. venait de me dire le pourquoi du comment. Le roi.. Oui, le roi des vampires, j'en avais vite fait entendu parler, je ne savais pas à quoi il ressemblait. Et bien il était la ce soir, c'était pour cela que toute cette médiatisation était prèsente. Cela me mis la boule au ventre. Non pas parce que c'était l'un de mes supérieurs.. Enfin si un peu, mais surtout parce que si la pièce attirait le roi des vampires qui pouvait il bien y avoir d'autres.. Oh et puis après tout je m'en fichais, roi ou pas roi, j'allais jouer et lui se souciait sans doute peu du fait qu'une vampire ait un rôle dans une pièce, je ne devais pas être la seule suceuse de sang option comédienne.. Quoi que, en réalité, je n'en savais rien, mais alors rien du tout !

J'avais pris soin avant de venir de me nourrir, jusqu'a ne plus pouvoir.. de tuer une fois de plus, malheureusement, le tru blood et moi n'étions pas bon pote, et puis à chaque interpretation de ma part, le tru blood n'aidait rien. J'étais entourée d'humain, en face à mes cotés, qui me touchaient.. Et heureusement que c'était pour le théatre car c'était l aseule chose qui m'empechait de sauter sur ma nourriture.. J'étais totalement prise par ma passion pour ne pas sentir les odeurs aléchantes... Malheureusement, ca, très peu de dramaturges arrivaient à le comprendre et se disaient ne pouvoir embaucher une vampire... Hors, là, j'avais eu de la chance, mon audition s'était passée à merveille, et ma race n'avait pas gêné. D'ailleurs le salaire que j'allais recevoir était alléchant, et j'avais le sourire à penser que cette argent, je la gagnais grâce à ma passion. L'argent me donnait des projets, vu que manger ne coûtait rien.. Déménager, ouvrir un jour, dans très longtemps un théatre.. Oui, j'en avais des idées, beaucoup même si aujourd'hui, ma nature de vampire, mes problèmes moraux m'empechait de réaliser quelque rêves que j'avais reussi à m'ouvrir.

Enfin bref, j'étais la, derrière le rideau à prèsent, les dernieres touches de maquillages m'atteignaient. J'allais entrer, j'allais m'exposer en tant qu'Antigone, en tant que personnage que je me donnais à coeur joie d'interpreter. Le stress était absent, l'envie, la jouissance de m'oublier remplissaient mon être. Oui, enfin, le rideau s'ouvre. Un sourire n'apparut pas sur mon visage. Non, je m'appelais Antigone dès à prèsent, et Antigone ne rigolait jamais.. Non, elle cherchait la justice, elle cherchait la liberté aussi.. Un peu comme moi.. Mais je n'étais plus moi... Non, et je le savais bien. Tout sortait de ma tête. Le publique m'observait alors que j'étais assise, les cheveux emmélés, une pauvre robe sur le dos. La pièce démarre, mon personnage aussi.

<<- pas envie de vivre...Qui se levait la première , le matin, rien que pour sentir l'air froid sous sa peau nue ? Qui se couchait la dernière seulement quand elle n'en pouvait plus de fatigue, pour vivre encore un peu de la nuit ? Qui pleurait déjà toute petite , en pensant qu'il n'y avait tant de petites bêtes, tant de brins d'herbe dans le pré , et qu'on ne pouvait pas tous les prendre ? >>

C'était à un quart de la pièce. Le temps avancait vite, trop vite. Et je n'avais pas envie que cela s'arrête. J'étais en pleine conversation avec Ismène, oui, moi, antigone, j'avais passé mon enfance à vouloir vivre, mais jamais on ne m'en avait laissé l'occasion, me trainer dans la boue, toutes ces sortes de choses.. Alors maintenant que je voulais mourir, on voulait me faire vivre.. Idiotie ! La pièce continua ainsi encore pendant une heure et demi. Mais ce fut comme une seule seconde.. Lorsque le rideau se baissa, sous les applaudissement, je me sentis pleine d'énergie. Plusieurs fois, nous allâmes saluer le public. Et chaque fois des applaudissements, c'était un réel plaisir. Ce fut à ce moment là que je vis un homme se lever, grand, surprenant.. Le roi des vampires. Je l'avais vu, au premier rang durant la pièce mais sa personne ne m'avait pas surprise. Non, du tout. Je me demandais ce qu'il pouvait bien aller faire.. Même si cela ne me regardait pas vraiment. Je pris les compliments des autres avec un sourire avant de retourner à ma loge, d'un pas précipité. J'étais assez, comment dire, en forme, electrisée par ma prestation, j'avais envie de courir un marathon, ah oui, c'était dingue comme j'avais envie de me dépenser, ou de jouer... ou de traquer.. non, ne pas repenser à ma nature tout de même ! C'était avec un sourire que j'ouvris la porte d'un pas rapide, la refermant, mettant une veste sur mes vêtements, n'aillant même pas remarqué l'homme assis dans un fauteuil plutôt confortable. Ce fut lorsque je me retournais que je le regardais enfin, l'air un peu surprise. Il arrivait souvent que des personnes souhaitent me voir, quoi que, pas tant que ca. Mais j'avouais que le fait que ce soit.. lui, enfin... le mec le plus médiatisé que l'on puisse trouver ici... Oui, le roi dans ma loge. J'observais d'ailleurs les quatres murs, au cas où il y avait une caméra cachée.. Mais non, rien. Le vampire me prit la main, et ouvra la bouche. Je ne savais pas quoi dire, à vrai dire, j'étais entre le gêne, la surprise, et un peu d'indifférence. J'avais les sourcils froncés par l'incompréhension. Que faisait il là ? Un roi n'avait donc aucune autres obligations que d'être dans la loge d'une vampire comédienne qui connaissait encore à peine sa nature ?!

Non, je ne savais pas vraiment comment réagir, surtout face à ses paroles qui semblaient bienfaisante mais bon, je ne me faisais pas non plus d'illusions.. J'étais peut être un peu trop méfiante, peut être pas assez. Rha, c'était compliqué de ne pas savoir à quoi s'en tenir avec l.es gens, vampires ou non d.'ailleurs. Le truc c'était que je connaissais à peine son nom et son prénom, et que pourtant il pouvait me demander ce qu'il voulait, j'étais obligée de lui obéir. enfin il me semblait.. Euf... Je le regardais un moment sans savoiir vraiment quoi répondre. Rha, c'était désagréable de perdre la voix aussi rapidement. Je n'avais jamais vraiment imaginé le roi comme ca, aussi sombre.. avec une allure aussi jeune. J'étais tout de même surprise qu'il sache qui je suis.

<<- Je.. vous remercie. Il est tout de même surprenant d'être connu par une personne comme vous.. De quoi voulez vous parler ? >>

Non, je ne prenais pas de gants. Je n'en n'avais jamais pris.. Et ce n'était pas maintenant que j'allais commencer à en enfiler. Alors oui, que recherchait il. Si ce n'était que la conversation, pourquoi pas. Il fallait peut être que je m'ouvre au monde. Et le roi avait de la chance, aujourd'hui, j'étais d'humeur pour. Je pris ma bouteille d'eau et but quelques gorgées avant de sortir le démaquillant afin de commencer à me changer, j'allais pas non plus rester Antigone toute la nuit, même si demain, je serais sans doute de retour dans ce personnage. Sans trop me préocuper du roi, je prenais soin de bien enlever le noir qu'on m'avait mis pour que je paraisse empourprée de crasse.
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Mar 3 Jan - 16:58

    Je n'avais donc pas eu très longtemps à attendre pour rencontrer l'artiste en chair et en os. Cette tournure de phrase me fit sourire intérieurement. Intéressant choix de mot, puisque je n'aurais pu la définir en tant que personne au cœur qui bat, ou au sang qui coule dans ses veines. Certes, en tant que vampires nous avions du sang, mais le cœur ne jouait plus son rôle de pompe depuis si longtemps qu'il était aisé de voir un vampire, lorsqu'il saignait, ne laisser couler que du sang coagulé, noirâtre. A moins bien sûr qu'il ne se soit nourrit récemment, ce qui fluidifier son liquide vital et qui le sustentait en tant qu'individu. Je regardais la comédienne, et ne pu que remarque la surprise qui se peignait sur ses traits. J'aurais pu la comprendre ; il ne devait pas faire partie de son quotidien que de côtoyer ses supérieurs, et aucun d'aussi puissant que moi de toute évidence. Elle semblait un peu perdue, affolée peut être, alors que ma présence s'imposait à elle avec lenteur mais avec une force irrésistible. Satyne O'Cahan semblait si désemparée qu'elle semblait si petite chose, si fragile, sous mon regard de prédateur millénaire. Je ne savais pas ce qui encourageait cette réaction relativement extrême chez elle ; je savais que ma présence et ma nature pouvaient en intimider plus d'un, mais cela n'avait jamais été aussi poussé qu'aujourd'hui. En tous cas, pas chez quelqu'un qui n'avait normalement rien à craindre de moi. On avait peur, on se montrait sous un jour timide et réservé, mais jamais on ne me regardait de la sorte. Ou plutôt, qu'on fuyait mon regard de la façon qu'elle avait de le faire, comme pour m'échapper.


    Avait elle fait des choses qu'elle pouvait se reprocher ? Je savais qu'il s'agissait d'une jeune vampire, presque un nouveau né, ce qui pouvait impliquer plusieurs choses. D'une part, je ne connaissais absolument pas son créateur, qui pouvait être le dernier des détraqués. D'autre part, je ne savais même pas si elle avait des relations avec celui ci, de sorte à apprendre à juguler ses bas instincts. Si elle ne savait pas le faire, elle se retrouvait de fait en position de porter atteinte à l'intégrité de mon royaume de la nuit en nous décrédibilisant aux yeux des humains, si ceux ci venaient à découvrir que la première comédienne vampire qui s'affichait comme telle était une prédatrice comme beaucoup craignaient qu'on le soit tous. Cela dit, j'envisageais le pire. C'était nécessaire régulièrement, mais rien ne me disait que ce serait le cas ici. Je me forçais à m'assagir, alors qu'elle me répondait enfin, après un temps de latence particulièrement important. Elle balbutiait comme une collégienne devant un professeur intimidant, ce qui m'étonna de la part d'une personne habituée à se revêtir d'un masque, d'un point de vue littéral ou plus philosophique. Je souris.



    | Droit au but, j'aime ça. Quand on est monarque et que chaque seconde de votre temps est comptée, je vous garantis que l'on apprécie ce trait de personnalité. Je suis tout simplement venu parler de vous, Satyne. Vous êtes la première comédienne vampire de l'histoire, ou plutôt, si on devait être vraiment rigoureux, vous êtes la première qui dévoile sa véritable nature dans le cadre de son travail. Ne vous en faites pas, ce n'est pas chose défendue ; j'encourage même ce genre de mélange avec les humains. Cela montre notre volonté d'intégrer leur société. Je dois vous avouer que vous m'intriguez donc, et comme j'avais l'occasion de sortir ce soir, je ne m'en suis pas privé. |


    Amener la vérité demandait du temps et une certaine distanciation vis à vis de raisons simplistes que l'on aurait pu avancer. Je restais estomaqué cependant, quand je la vis porter une bouteille pleine... d'eau ? De l'eau ? Pourquoi en buvait elle donc ? Nous n'en avions pas besoin, et nous avions même tendance à ne pas tolérer la nourriture humaine. Je me souvenais que cela n'avait pas toujours été le cas dans mes jeunes années de nocturne rouge, mais je serais aujourd'hui bien incapable de reproduire ce genre de comportement. Alors qu'elle se démaquillait, je me positionnais derrière elle, m'emparant d'un disque de coton, passant délicatement sur ses traits en une attitude volontairement dominatrice, paternaliste même.


    | Vous vous donnez en spectacle sur les planches, vous êtes douée, vampire assumée, et vous buvez de l'eau. Avez vous dans votre main d'autres cartes capables de m'impressionner? |

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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Mar 3 Jan - 21:54

Me défaire le maquillage me faisait de grosses traces noir sur le visage, rendant ma pâleur on ne peut plus intense. Je m'observais comme ca en sachant que la réponse du roi n'allait pas tarder. L'observant discrètement dans le miroir, je me rendais compte de sa puissance qui émanait par sa morphologie. Plutôt costaud et séduisant.. Mais étrangement effrayant.. Son regard était noir, un peu inquiétant, comme s'il s’apprêtait de réagir au quart de tour. Mais après tout, on disait qu'il fallait faire attention à ce que l'on voyez.. Personne ne m'avait vraiment beaucoup parlé de lui.. C'était le néant total sur cette personne, sa façon de gouverner.. Etc.. etc.. Il était compliqué de discuter avec des personnes que l'on ne connaît pas. Ni lui, ni ses centres d’intérêts. On ne sait même pas sur quel ton parler et surtout avec un roi.. Soyons simples, soyons soi même.. Soyons.. noble ? Dur dur.

En attendant dans ma réflexion tandis que je frottais ma joue, j'écoutais le roi qui parlait.. qui parlait. Il avait tord, je ne m'exposais pas du tout.. et je ne pensais pas être la première comédienne vampire non.. J'avais choisi d'être comédienne pas vampire déjà et puis, s'exposer c'était apprécier sa nature. Il faisait fausse route. Je n'étais pas moi sur scène. Le but du théâtre était de m'oublier. Mais les gens découvraient ils donc ma vraie personnalité parmi les personnages que je jouais. Je m'étais tendue rapidement. Comment prendre la chose, comment l’interpréter. Ainsi, le roi encourageait les relations humains-vampires. Dans quel but. Les humains n'étaient pas assez bête pour croire que c'était en toute impunité. En tout cas, moi, je n'y croyais pas. que voulait donc le gouvernement des vampires ? prendre la confiance des humains pour en faire des esclaves plus tard, pour les mettre par la suite dans un frigo comme des bons gros gibiers ?! Peut être, ou peut être pas. Dans tout les cas, ca ne sentait rien de bon. Personnellement je préférais faire comme si j'étais un peu des deux. j'essayais de ne pas me desinteresser des humains malgré mes instincts, j'essayais de faire connaissance avec mon monde, mais m'y rapprochais serait accepter les êtres du diable que nous étions.. Pour le moment, je ne me sentais pas spécialement apte à aller servir un roi, travailler dans un club spécialement vampire ou un truc du genre.. C'était le bon point dans le théatre, je ne me fiais à personne, à rien.. Je ne survivais que grâce à moi même, et j'évitais au mieux les influences des autres.. Même si être vampire était différent. Je n'avais pas le choix d'accepter la dépendance à ceux de ma race pour m'en sortir dans ce monde sanglant.

<<- J'imagine bien qu'un roi doit avoir autre chose à faire que donner des interviews et venir au théatre. De moi ?!.. Sachez cependant que je ne dévoile pas mon identité. Je travaille avec ce que j'ai. Cependant, sur scène, je ne suis ni Satyne, ni une vampire, ni une créature sans humanité. Le monde du spectacle, c'est pas se montrer soi même, bien au contraire.. Désolée si cela se trouve être décevant. >>

Je lui fis un léger sourire discret mais paraissant aimable dans le miroir. Il l'avait vu, je le savais. Mais que voulait il que je dise. Je n'allais pas non plus faire ma lèche botte, je n'en voyais pas l’intérêt. Et puis au pire, pris de colère le roi tuera ma pauvre personne.. Pour la seconde fois de ma vie je mourrais. J'eus un sourire à cette pensée. J'étais étrangement détendue ce soir.. Il ne me semblait pas pourtant avoir pris quoi que ce soit qui faisait effet sur le corps vampirique. Je me sentis un peu seul à ce moment, j'avais peut être été un peu trop crue dans mes paroles, le contredisant directement sans prendre un peu de.. douceur dans mes paroles. Rapidement j'essayais de perdre mon sourire malin, mon regard moqueur. La situation n'était en fait pas du tout marrante, rigolote ou saugrenue ! Je froncais les sourcils alors que j'avais reposé ma bouteille d'eau sur la table où trainer toute sorte de maquillage. Le roi une fois de plus me surprit.

Je le vis se lever et avancer vers moi dans mon dos. Grâce au miroir bien évidement. Ce qu'il fit me choqua et me glaça le sang. Son comportement était bien étrange, surtout avec une inconnue bien que je ne risquais pas de lui faire grand mal à cause de sa puissance. C'était gênant et là, tout mes muscles se bloquèrent, ma respiration si je pouvais dire s'était coupé. La sensation était étrange. De la surprise, et une chose que je ne pouvais dire. Intimidée par son pouvoir mais dans le même temps je n'osais pas dire quoi que ce soit.. Que cherchait il à faire ? Mes sourcils s'était à présent hausser. D'abord à cause de son geste puis de ses paroles.. Je buvais de l'eau. Oui, c'était bel et bien inutile. Je me rappelle que la première fois que j'avais bu de l'eau en tant que vampire, c'était lorsque j'avais essayé d'enlever la soif de sang.. Depuis, j'avais gardé cette idée de boire de l'eau alors que cela ne me faisait rien. Du tout, c'était à peine si je sentais le liquide descendre dans ma gorge.. Mais ca me rassurait, ca me montrait que j'étais au fond de moi, toujours un peu humaine. Sur le coup, je ne savais plus quoi répondre.

<<- Euh.. beh.. Enfin.. L'eau, c'est de.. la connerie.. Je ne vois pas trop de quel genre de cartes vous voulez parler.. Et.. ben.. sans vouloir vous vexer, vraiment hein.. J'veux dire, il y a aucune trace de méchanceté mais allez voir autre part si vous cherchez des vampires.. exceptionnels.. Enfin.. Non pas que vos choix soient mauvais non plus.. vous faites ce que vous voulez..mais je.. Rho puis mince alors hein ! pourquoi vous demandez ca aussi, c'est bête j'en sais rien moi ! >>

Rha ca me mettait en colère de ne savoir quoi répondre, de rester là, à hésiter, peut être à le vexer. Si j'avais pu rougir, je l'aurais fait.. Moi toute seule, je me mettais en colère, c'était idiot et ridicule. J'imaginais soit l'ennuie que devait ressentir le roi soit l'amusement que ca devait être de savoir que l'on pouvait destabiliser autant...

<<- Excusez moi... Monsieur. >>

Oh la soumise. Oula, qu'est ce que je faisais. Je m'étais tellement sentie obligé de m'excuser. Je voulais un peu sortir de ce mauvais pas dans lequel je m'étais entraînée. Je n'osais plus bouger, je n'osais même pas me lever afin de me changer. J'attendais que le roi parle, qu'il me répondre, qu'il réagisse. Ou qu'il parte.. ou que.. Je ne savais même pas ce qui pouvait lui faire plaisir de la part de ma personne. D'ailleurs je lui avais dit : excusez moi MONSIEUR ! Non mais peut être qu'il fallait que je l'appelle mon sir, ou mon roi. Je rouspétais contre moi, mais encore plus contre celui qui m'avait entraîné dans tout ces soucis de non savoir vivre dans ce monde : mon créateur !
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Jeu 5 Jan - 18:02

    Je remarquais encore une fois la distanciation qu'il y avait entre moi et la jeune vampire O'Cahan. Comme s'il y avait incomplétude, comme si elle ne connaissait ni les codes, nis les valeurs de l'univers que j'amenais dans sa loge. Cela me semblait sensé. Contrairement à nombre de vampires que je côtoyais d'ordinaire, elle était jeune, très jeune. Trop jeune pour avoir eu un jour à s'adresser quelqu'un qui n'était pas seulement tacitement son supérieur dans la hiérarchie sociale, mais quelqu'un qui l'était de façon directe et assumée. Elle était née à une époque de liberté individuelle importante, avec une grande latitude de choix et de manières d'orienter son existence. Cependant, ce qui marquait aussi sa génération, c'était la domination évidente par rapport aux composantes économiques de la société. Elle plus que moi, avait connu le besoin absolument vital de trouver un travail, de se plier à une cadence et à un rythme, à un supérieur hiérarchique qui lui versait son salaire, ou plutôt comme on disait dans le monde des arts, son cachet. Paradoxe de sa génération, et aussi de la précédente. Institutionnellement beaucoup plus libre que tous ses ancêtres, mais enchaînée à un système qui contrôlait totalement son existence. Le phénomène était vicieux et caché, mais cela avait pour conséquence qu'au final, tous les vampires ayant vécu humain la démocratie, n'avaient finalement qu'assez peu de mal à s'accoutumer à la hiérarchie très rigide de la société que j'avais organisé autour de ma place centrale. J'étais un monarque absolu, oui, mais je ne soumettais pas mes vampires à l'esclavage. Ils vivaient leur vie, tant que celle ci était en accord avec mes lois et mes désirs, ils pourraient vivre leur immortalité. S'ils se rebiffaient, je les tuais, ou pire, je les enterrais dans un cercueil fermé d'argent. Ce que j'avais moi même subit un millénaire et demi en arrière, dans une époque reculée, mais pas forcément plus barbare que la société actuelle. J'écoutais ses paroles avec attention, notant avec application le moindre choix de mot qu'elle pouvait effectuer ; je savais depuis longtemps que la sémantique avait son importance dans une discussion, que les mots voulaient dire quelque chose. Et je n'étais pas d'accord avec l'analyse de Mrs O'Cahan.


    | Soyez assurée qu'il n'en est rien. Les gens sont au courant que vous êtes vampire ; je l'ai moi même appris via mon directeur de communication, qui a obtenu l'information via un média humain. Les gens viennent vous voir pour votre talent et pour votre nature ; ils sont curieux, vous faites office de bizarrerie, vous êtes intrigante, comme je vous l'ai déjà dit. Vous n'avez pas été la seule être vampire et à exercer cette profession, mais toutes les autres personnes que j'ai rencontré et qui avaient choisi cette voie avaient habilement camouflé leur nature. Vous ne vous montrez pas sous votre propre jour, et le public vient en partie vous voir pour cela. |


    Je me rendais compte à quel point j'alarmais la vampire quand mes mains se posèrent sur son visage, ses épaules, et quand mes paroles soulevèrent un reliquat assumé de son humanité passé. Je souris, de façon ténue, mais quelque peu prédatrice. J'avais eu raison de sortir ce soir, de déléguer mes tâches. Cette rencontre était divertissante ; je m'amusais comme je ne l'avais fait que rarement avant aujourd'hui. Elle se raidissait comme si elle allait attaquer, et je sentais ses instincts de vampire refaire surface. Elle réagit de façon hésitante, apeurée et balbutiante, avant de se mettre en colère, ne prenant pas non plus de gant pour me dire sa façon de penser. Elle était brut de décoffrage ; cela me changeait de ces lèches bottes constituant ma cour. Seule la reine était d'ordinaire autorisée à me parler de la sorte, et la façon dont O'Cahan le fit me fit partir d'un petit rire clairement amusé. Oui, je m'amusais à ces dépends, mais ces nouveaux nés n'étaient pas de délicieuses créatures ? Assurémment que si, c'était quelque chose qui m'apparaissait comme évident. Son « Monsieur » acheva de me plonger dans une hilarité certes contrôlée, mais véritable. Je posais mes mains sur ses clavicules, arrêtant tout à fait de la démaquiller.


    | Je vous fait perdre vos moyens, mon enfants, c'est charmant. Monsieur est un mot qui conviendrait, mais je préfèrerais que vous m'appelliez conformément à mon titre. Je suis votre roi, et celui de tous ceux de notre espèce. Est ce chose convenue ? Bien. Quant à l'eau, je ne vous cache pas que ces résidus d'humanité m'amusent. J'imagine, si vous vous sentez aussi proche que cela des humains, que vous vous nourrissez exclusivement de Tru Blood... N'est ce pas? |
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Dim 8 Jan - 22:46

Il n'y a rien de plus vexant que de savoir que le talent ne prime pas la venue des gens. Humains hypocrites. Je les detestais. Comme je detestais les vampires à prèsent. En fait, je haissais le monde entier. Je leurs en voulais à tous d'aimer faire souffrir. Pourtant, durant mes 25 ans de vie, j'avais toujours voulu éviter cela, moi.. Mais non, il n'y a qu'une lettre qui change entre bon et con n'est ce pas ? En fait, C'était peut être à mon tour de jouer à l'hypocrite, de me prendre pour quelqu'un d'autre. Encore fallait il que j'en sois capable. Mais je n'aurais pas pensé que la curiosité pouvait mené à payer pas seulement pour le talent. Juste parce que je ne me cachais pas, en fait, je n'en n'avais pas vu l'intêrét du moment où mon corps déguisé ou pas était toujours detestable, surtout que je ne voyais pas comment faire.. J'étais une nouvelle fois déçue de tout ce petit monde qui m'entourait. Ainsi, le roi pouvait tout savoir par ses contacts. Cela me fit sourire. Je l'imaginais recevoir ses informateurs.. de bonnes ou mauvaises nouvelles, selon ce que recherchais le roi bien évidement. Je l'imaginais se mettre en colère parce que certains humains cherchaient à nous traquer, j'imaginais ses réactions, sur un trône avec sa femme.. Est ce que cela se passait comme je pouvais réellement l'imaginer ? Je voulais dire.. Un peu comme au moyen âge, avec une cours , une salle de trône.. Non, sans doute que non. Il n'y avait pas d'inquiètude à se faire sur le fait que le royalisme vampirique soit plus.. original.

Qu'est ce que je faisais là, sérieusement ? Tout cela n'était pas humain, cette conversation, ces façons de parler. Ma façon d'être.. Non, il n'y avait rien d'humain vu que nous n'étions pas cela. Je m'en sentais presque vexée.. Dire que je me retrouvais dans cette loge avec un mec qui se disait roi des vampires alors que tout cela n'avait basculé qu'en une seule soirée.. Si petite j'avais imaginé cela. Non, j'aurais rigolé. Les vampires ca n'existe pas ! disait on.. Pour se rassurer ? oui sans doute, car au final, tout ce qui sort de l'esprit des gens.. Il y a toujours une part de réalité dedans. Ah oui gamine. Je detestais d'ailleurs ces histoires fantastiques car j'étais déjà beaucoup terre à terre. Je n'avais jamais cherché à voir au de là de ce que me montrait la vie.. Et pourtant j'aurais peut être du faire autrement. J'aurais du apprendre le fait que la vie était une p*tain, une menteuse éternelle. Rha aujourd'hui, j'avais de quoi me cogner la tête contre un mur rien que pour me punir.. Ouai ouai, un peu comme dans les livres harry potter avec les elfes de maison.. D'ailleurs, ca se trouve, ca existait les elfes.. Maintenant, au point où cette terre en était, plus rien ne pouvait étonner personne. La race humaine était aux aguets d'ailleurs.. Le monde entier s'attendait à avoir une nouvelle révélation. Ca se trouve, les vampires savaient quelque chose.. Mais ca se trouve eux aussi était loin de la réalité.. A se croire supérieur comme ils le font.. Ordures sanguinaires.

Alors que je m'étais on ne peut plus dans mes pensées, je repris conscience de la situation lorsque je vis le sourire.. quelque peu malsain sur le visage du roi. Ah mais il était flippant celui la alors ! Je ne savais comment décrire son sourire qui personnellement ne me faisait pas rire moi.. Un peu sadique..? non, autre chose.. que je ne saurais décrire par des mots. Rha, je detestais être ainsi, partagée par la colère, l'incompréhension, et je ne sais quoi d'autre encore. Cela bloquait mes réactions, c'était extrémement frustrant ! L'homme descendit ses mains, cela me détendit presque même si je ne pensais pas que c'était le but. Etrangement, là où il posa ses mains, sur mes clavicules, me gêna moins que sur le visage.. Les mains sur le visage, c'était la peur qu'on me rende muette, aveugle ou sourde.. Qu'on me fasse perdre ce qui me rendait prèsente dans ce monde. C'était étrange comme perception mais totalement réelle. Bref ! Je repris mon sérieux intérieur, arrêtant de divaguer on ne sait ou avec toutes mes pensées et je me mis à écouter la tirade D'Augustus. Ok, donc fallait genre que je l'appelle majesté.. compris ! Cependant, la suite me plut moins. Mais alors beaucoup, beaucoup moins. Je sentis mon coeur s'emballait. Non, aucune peur étrangement. Mais un élan de colère qui me fit le même effet à chaque fois que ca me prenait. Une envie de tuer.. De boire. Cela se déclencha rapidement, sans que j'ai eu le temps de dire : sal*pard. Parce que oui, j'avais fait l'erreur à chaque émotions insurmontable de me noyer.. dans le sang des autres. Et puis, j'étais certaine que le vampire royal connaissait la réponse. Il n'était pas stupide. Je me demandais d'ailleurs le pourcentage de vampires qui buvaient réellement ce sang synthétique. Je me sentais tremblé de colère.. Cependant, lorsque j'ouvris la bouche, ma voix paraissait tellement sereine. Il ne suffisait d'un truc.. et je le savais, je partais en vrille. J'avais les poings serrés, la gorge sêche.

<<- Je suis consciente d'être votre distraction de ce soir, je commence à être habituée avec vous, les vampires qui jouent de leurs âges. Cependant, je vous prierais d'essayer de comprendre même si j'imagine que l'effort risque de vous ébranler. Alors non, je ne bois pas de l'eau pour être proche des humains, peut être pour me sentir un minimum humaine. Et non, je ne bois pas de tru blood, oui, je tue les gens même s'il en est interdit par je ne sais quel interêt d'ailleurs. Si cela ne vous plait pas, je vous en pris, tuez moi, ce sera avec plaisir Majesté... >>

J'étais haletante. Je regardais le roi à travers le miroir. Bon dieu, être vampire m'avait rendu.. inconsciente des risques. Dire que je n'hésitais pas à m'en prendre à celui qui était à la tête de toute une communauté. J'étais dingue.. Dingue de colère oui ! Contre lui, contre le monde. Contre tout.. Et contre moi ! La porte de la loge s'ouvrit alors d'un coup sec.. L'actrice d'Ismène venait d'entrer. C'était la seule du groupe d'acteurs qui faisait cela. Par courage ou compassion, je ne savais pas trop. Elle venait me dire au revoir.. Cependant elle ne bougeait pas du pas de la porte. Je la comprenais, entrer dans une salle où deux vampires "discutaient".. Ouai, perso, j'aurais refermé la porte directement.. Elle allait parlé mais je lui coupais la parole.

<<- Sors d'ici ! >>

Mes crocs étaient sortis. J'étais dans une colère tellement forte.. Que lorsqu'elle voulut insister, je lui coupais une nouvelle fois la parole, répetant la même chose, haussant cependant la voix. La porte se referma rapidement. J'étais toujours assise, j'observais toujours le roi dans les yeux, à travers le miroir. Il fallait que je me calme.. Que je calme ce chaos qui m'envahissait. " Elle viendra quand même, la mort s'en bat les co*ulles de ta vie ". Moi qui avait trouvé cette chanson déprimante parce qu'elle était mon ancienne réalité, aujourd'hui, je regrettais qu'elle ne le soit plus. Je souhaitais que l'artiste qui avait écrit cette musique crève vraiment.. Ou qu'il me laisse sa place.. Maintenant, tout de suite, qu'il me propose un troc d'avenir. Laisse moi la mort, je te laisse l'enfer mec. Ouai, je lui répondrais ça parce qu'il si un jour cela pouvait se faire, Orelsan serait mon dieu à moi. Je soupirais, secouais la tête. Il fallait que je parte d'ici, que je fuis, que je m'éclipse. La migraine m'était impossible mais rien que ces quelques minutes me donnait envie d'en subir une. Il fallait que je me change. Non, d'abord il fallait que je reprenne sur moi. Les mains du roi étaient toujours sur mes clavicules, et pourtant, je ne me sentais pas capables de les virer.. Il semblait que lui demander soit impossible. Car si je parlais, je m'enfoncerais encore plus, peut être insultant le roi. Je serrais les dents, les crocs toujours sortis. Je n'avais pas envie de m'excuser, non, j'avais envie de.. de laisser mon corps suivre ses pulsions, de ne plus lutter, de laisser une fois de plus ma colère prendre le dessus. Je ne cessais de fixer le roi d'un regard noir. Qu'allait il faire maintenant ?
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Mar 17 Jan - 12:15

    Je discernais les signes avant coureurs de l'explosion, bien conscient que je marchais en quelque sorte sur le fil du rasoir. Attention, il ne s'agissait ici que d'une expression, mais je comptais bel et bien garder la prudence qui me caractérisait. Vous aviez beau être insensible à l'argent comme au soleil comme moi, d'être donc virtuellement invincible, il ne fallait pas se leurrer. La faille n'avait juste pas encore été trouvée, et je devais me rendre compte qu'un jour ou l'autre je serais confronté à l'étreinte glacée de la mort terrifiante, me renvoyant dans les abysses de l'histoire d'où je provenais à l'origine. Je toisais la vampire. Jeune ; je le sentais. Et pour qu'elle perde à ce point contenance alors que j'étais plus fort, plus rapide et plus résistant qu'elle ne le serait peut être jamais, je remarquais aussi à quel point son éducation de mort vivante avait été imparfaite. Elle était dangereuse. Vampire non éduquée rime avec danger. Je ne pouvais décemment pas dire que la situation n'était pas sans m'inquiéter. Si je la laissais en vie, ses crimes potentiels risqueraient de ressurgir, et je n'étais pas certain de pouvoir combattre une nouvelle tempête médiatique anti-vampires de grande ampleur. L'Eglise Humains Contre Vampires avait été affaiblie par mon travail de sape de ces derniers mois, mais il fallait tout de même préciser que nous n'étions pas à l'abri d'un retour de flammes. Je portais cependant un regard rieur envers la petite, alors qu'elle me bravait en désignant mon arrogance du doigt, comme si si jeune elle était déjà blasée et bâtie à l'encontre du mode de pensée de notre espèce toute entière. On ne m'avait plus réellement tenu tête depuis si longtemps que j'avais presque oublié la saveur du défi jeté à mon autorité, comme quelque chose d’innommable, d'inconcevable.


    De toute évidence, ce genre d'incongrue pouvait encore se présenter, et ce n'était pas pour me déplaire. Ce soir, j'étais d'humeur sauvage. Je dévoilais mais canines en un rictus de prédation à venir. Je n'étais assurément pas devenu monarque pour rien, et elle comprendrait bientôt la source de mon pouvoir. Ce besoin constant de domination, se manifestant par le biais du carnage. Elle m'avouait avec aplomb qu'elle tuait des humains pour se nourrir ; elle n'était donc pas seulement folle, elle était aussi dangereuse. Nous fûmes interrompus au pire moment, une humaine arrivant ici. Nous voyant tous deux crocs sortis, ses yeux se révulsèrent et elle battit bientôt en retraite. Doté d'une force surhumaine, apprivoisée au cours de presque deux millénaires d'expérience, je soulevais la vampire par les aisselles, et la jetais avec une violence inouïe contre le mur tout proche. D'un bond, plus vif que l'éclair, je me positionnais devant elle, la soulevant par les cheveux alors qu'elle était tombée au sol. Je dévoilais mes canines une nouvelle fois, humant le délicat fumet qui s'échappait de son cou. Je laissais échapper un grognement animal, laissant exprimer ma nature profonde de prédateur.



    | Quelle abominable mal élevée... ! Personne n'as donc appris les bonnes manières et la façon de se tenir en cas de présence royale, à cette petite effrontée ? Une vampire qui aimerait redevenir humaine mais qui pourtant les massacre, quelle espèce de paradoxe êtes vous donc ? |


    Je la redressais avec plus de douceur, de toute évidence je pouvais me montrer tout aussi ambivalent qu'elle, et ce n'était pas pour me déplaire que de m'en rendre compte. L'humeur changeante est toujours la plus compliquée à percer à jour, croyez en ma longue expérience. Je l'epoussetais


    | Il est interdit de tuer les humains et de les massacrer parce qu'ils sont aisément manipulables, plus facilement anéantis quand on s'attaque à eux par la duperie et le mensonge qu'en s'en faisant des ennemis directs. Hiroshima nous a appris une chose, petite chose. Les vampires aussi, n'aiment pas les explosions nucléaires. Personnellement, je me verrais bien profiter encore de mon immortalité |
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Jeu 26 Jan - 21:52

Un choc. Et j'ai enfin pu presque me sentir humaine.. J'ai cru pouvoir m'évanouir .Mais je ne fit que croire.. Car j'avais bien et bel les yeux ouverts. Je n'étais pas dans les pommes, je n'étais pas inconsciente. EEt c'était étrange. Parce que depuis ma naissance, je n'avais jamais ressentit une telle puissance, une telle.. rapidité dans un geste. S'en était impressionant, voir effrayant. J'étais encore abasourdie par la puissance du roi.. En fait, dans le principe, je n'avais pas à l'être, je devais m'en douter, il n'y avait pas de mensonge sur le fait que ce soit pour le moment le vampire aussi vieux au monde. Oui, ca, j'en avais rapidement entendu parler.. Mais ce n'était pas entrer dans l'oreille d'une sourde. pour une fois. Me remettant de mes émotions, essayant de piger comment une tel... chose pouvait exister. Je sentis une douleur en haut de la tête alors que le roi me levait par les cheveux. Me soumettant à son pouvoir. J'avais presque envie de sourire. Certes par certains cela pouvait être perçu comme de la folie, de l'inconscience. Si au début ca l'était, là.. c'était que j'étais plutôt intriguée qu'un pouvoir aussi fort puisse simplement voir le.. jour ?! non, la nuit. Non, ce n'était pas l'heure de l'humour. Alors que nos deux visages étaient proches, je n'eus d'autres idée que répondre à sa première remarque. Stupide, t'es vraiment stupide ma pauvre Satyne.

<<- Ah ben ca, vous pouvez en vouloir qu'à vous même. En toute logique, si vous aviez bien gérer vos chiots, peut être que là, je serais en train de vous lècher la botte. Après, moi, je dis ca, j'dis rien mais la monarchie ne veut elle pas dire un monarque pour contrôler sa cours. ? Autrement dit.. vous. >>

J'eus un petit rire nerveux. Oui, cela m'amusait, qu'avais je à perdre. En fait la colère ca me plaisait.. Le roi aussi me plaisait au finale. Il me permettait de vivre avec un peu d'adrénaline à ce moment précis. S'il s'amusait à mes dépends, pourquoi ne pas faire autant ? Moi aussi, je m'amusais bien. A jouer la petite rebelle pathétique, je revenais presque à mon espèce d'adolescence humaine.. Ne fallait il pas que je profite ? Ne m'imposait on pas des limites pour que je les dépasse ? Non ? Ah, bon, je croyais.. Et pourtant, ca commençait à me plaire, affronter l'adversité, affronter ce qui au début me faisait peur. La royauté, la puissance de ces vampires.. En fait, je commencais peut être à trouver un petit interêt dans ma vie vampire. Oui, emmerder le monde, jusqu'a que le monde ne veuille plus de moi. Wha l'idée ! Enfin bon, c'était pas vraiment l'heure de réfléchir à qu'est ce que j'allais faire de mon éternité, j'étais quand même un peu tenue par le roi de ma nouvelle race... et pas de façon agréable.

Le vampire me releva encore un peu avant de parler de façon.. plus calme. Comme quoi, il n'y avait pas que les nouveaux nés qui étaient lunatique.. Le roi semblait faire de même. Cela m'avait presque donner envie de rire, d'inverser la situation même si à coté, ma force était piètre.. Je ne pouvais donc rien faire si ce n'est savourer mon petit fou rire interieur. J'écoutais son petit cours sur ma façon de me porter. Oui, c'était lui qui avait raison, sur un point.. hypocrite du moins. Mais pourquoi donc avaient ils décidé de se rêveler au grand jour..? Ils pouvaient déjà avoir le monde à leurs pieds s'ils le souhaitaient. Je ne comprenais pas bien, et j'imaginais bien que l'on ne me demandait pas cela. Juste de suivre les lois. Sans me poser une seule question.

<<- Pourtant, trop de rides tue la ride.. Vous n'en n'avez jamais eu assez... de faire semblant de vivre ? >>

Aucune cohésion dans le sujet de la conversaation, Je ne savais pas ce qui me faisait parler ainsi, je ne savais pas d'où me venait l'envie d'affronter ainsi le roi. Je ne comprenais même pas pourquoi je m'autorisais à faire cela. Mais en face de Léopold, je faisais mine basse. Celui ci me faisant plus peur ? Cela était anormal. Non ? Mes crocs étaient toujours sortis. Cela avait il un rapport, avais je faim ? La joie, le malaise, la colère.. L'indifférence.. Et ensuite ? Je devenais pour moi même un réel mystère et ca finirait sans doute par me traumatiser.

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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Ven 3 Fév - 11:12

    J'étais heureux, du moins satisfait, de voir ce que je pouvais toujours accomplir. Si les humains allaient en décrépissant au fur et à mesure qu'ils prenaient du kilométrage, ce n'était assurément pas mon cas. Comme beaucoup de vampires, mes pouvoirs et ma force ne faisaient que se renforcer au fil des siècles, pour devenir quelque chose que personne d'autre ne parviendrait à rattraper tant que je serais en vie. Vitesse, force, longévité, immunités aux némésis des vampires, je recelais tous ces avantages entre mes mains, comme si j'étais quelqu'un de particulièrement invincible. Je savais qu'il devait bien me rester une ou deux faiblesses, notamment l'arme nucléaire, mais comment être certain que ce ne serait pas ce genre d'arme qui verrait un jour ma fin ? Cela dit, la jeune et simple vampire que j'avais en face de moi était tout sauf dangereuse pour moi, aussi me complaisais je dans une attitude brutale et dominatrice, dont je ne pouvais assurément pas nier l'utilité pour me faire obéir. Cela dit, je la sentais récalcitrante, plus que de coutume chez un individu vampire de cet âge là. Que devrais je faire pour contrebalancer ce genre d'histoire et d'aventure houleuse ? La tuer ? Non, ce serait suspect. Ressortir de la loge de la seule comédienne vampire qui soit reconnue comme telle, couvert de sang, serait à l'origine d'un contrecoup médiatique dont j'étais certain que je ne me relèverais pas. Je n'étais de toute évidence pas assez puissant encore pour tuer qui je le voulais, où je le voulais et quand je le voulais. J'étais néanmoins assuré d'atteindre un jour pareil niveau d'impunité, si les plans que j'ourdissais suivaient toujours une voie toute tracée vers la concrétisation de toutes mes ambitions je serais du moins assuré de remporter la mise... toutes les mises, même. La petite effrontée, malpolie et mal apprise, continua de venir me titiller. Je souris, avant d'éclater de rire, dévoilant une rangée de dents blanches parfaitement alignées, avec des canines légèrement plus développées que la normale. Décidément, rencontrer de jeunes vampires ne manquait pas de se montrer toujours aussi divertissant, étaient ils tous aussi inconstants ?


    | Si vous aviez été un minimum éduquée, je pense que l'on aurait sans aucun doute pu vous apprendre que je n'avais pas pour tâche de gérer chacun des petits tracas de la nation vampire toute entière. Voyez vous, j'ai des choses autrement plus importantes à gérer que l'éducation de nos jeunes générations ; je me vois contraint et forcé d'en déléguer la responsabilité à d'autres vampires un peu plus jeunes, et surtout, plus patients que moi. Votre créateur, par nos lois, avait pour charge de vous inculquer les règles de notre monde et de celui des humains. Comme je l'ai fait jadis, pour mon propre enfant. J'en déduis donc que votre créateur était soit un vampire inepte, soit un lâche, soit un véritable mort, désormais. |


    J'avais énoncé à peu près toutes les solutions possibles à ce type d'équation. Je ne pouvais donc pas me tromper, sûr et certain que j'étais de connaître la nature profonde des représentants de notre espèce. Je ne pouvais pas dire que j'avais connu de nombreux représentants de notre espèce qui soient à ce point dévalorisés, mais je connaissais tout de même de nombreuses exceptions tant morales que légales, qui avaient pu motiver certains à désobéir aux règles établies et à braver les impératifs de reproduction de notre espèce toute entière. Que voulez vous. Dans toute espèce existent des individus sans foi ni loi, ou emplis de tares, que nulle société ne saurait corriger. Contrairement aux humains qui préféraient vivre avec tous leurs inutiles, anarchistes et dissidents surtout, je n'étais pas le même genre d'individu, et n'autoriserait en aucun cas que pareil individu croisant ma route se montre aussi peu dénué de bon sens que de coutume. Elle posa alors une question outrancière et impolie chez les vampires ; l'immortalité et la raison d'être que l'on s'élaborait au fil des siècles. Cela dit, dans la perspective assez forte de cette conversation, je ne pouvais m'empêcher de me retrouver dans l'expectative ; que devais je lui répondre ? J'optais pour la vérité vraie.


    | semblant ? Ce n'est pas le cas. Je vis bien plus heureux aujourd'hui qu'au moment de mon humanité. Plus de pouvoir, plus de loisirs, et une femme à mes côtés pour l'éternité. Que pourrais je souhaiter d'autre ? Vous apprendrez bien vite que de nombreux vampires dépérissent de leur immortalité, et certains deviennent fous et se tuent. De ceux de mon époque, je suis aujourd'hui le seul survivant. Je ne pense pas qu'il faille à tout prix se trouver une vocation ; vivre sa vie comme on l'entend, sans barrière, me semble être la seule solution acceptable. |
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Sam 24 Mar - 13:57

Au final cette rencontre semblait forte interessante en effet. Je finis par écouter les réponses du roi avec interessement et presque envie d'en savoir plus sur cette nouvelle race dont je faisais partie à présent. Mais je ne voulais pas le montrer, bien évidement, que cela animait tout de même ma vie était avant était bien plus ennuyante et.. inutile qu'aujourd'hui. Je me complaisais dans la souffrance de mon corps, mais aussi de mon mental. Il fallais l'avouer, j'en étais presque malade que de provoquer ainsi le roi des vampires qui pourait même devenir le roi tout cours. Etait ce la le but de leur révélation au grand jour ? Et moi vampire de scène, devais je assumer ce futur regard que les humains auront sur nous. Je ne savais pas, j'étais un peu perdue.. Oui, j'étais paumée à cet instant tandis que Augustus me parlait.. Il avait raison, le roi a des conseillers pour gerer les affaires qui lui prenne trop de temps.. paraissant inutil. Mais que tout cela soit clair, si un jour une vrai et belle guerre doit se déclarer avec nous les vampires.. contre les autres ( je ne dirais pas humain, je ne parlerais pas en connaissance de cause ) tout les petits nouveaux vampires seront de la partis non ? Alors n'avait il pas une part de responsabilités dans l'éducation du genre de vampire que moi et quelque un sommes ? Si.. mais je commençais à me lasser que de le provoquer.. Ca en devenait moins amusant et il semblait qu'être calme, et jouer sur l'ironie m'en faisait plus savoir sur le roi en personne. Oui, cela me plaisait.. Qui sait, cela pourait peut être un jour me servir non ?!

Cependant, lorsque le roi me parla de mon créateur. Je me sentis mal, c'était à peine si je me souvenais de son visage.. oui, de celui qui m'avait rendu comme ça, qui m'avait inclu dans une race qui me faisait peur à moi même.. Mort ? Ne l'aurais je pas ressenti ? Si bien sur même les humains étaient aptes à comprendre qu'un créateur et son enfant devaient forcément ressentir les émotions de l'autres non ? Non, je n'avais jamais senti comme une part de moi même s'envoler dans les airs.. Non, il n'était pas mort, j'en étais à soixante pour cent sûre. Inapte.. je ne savais, sans doute que oui pour.. oui, sans doute.. Ou bien un lâche.. Cette notion semblait presque me plaire plus car elle m'inspirait la colère et non la peur.. Enfin dans tout les cas, j'étais la seule à avoir le droit de penser ce que je voulais sur celui qui m'avait transformé. Si je jugeais qu'il était lâche.. Même le roi n'avait pas à le faire, car lui n'avait aucun lien.. Je ne savais même pas quoi lui répondre à ce qu'il venait de me dire ! je restais bouche bée, comme si je ne retrouvais plus de réparti. Il fallait dire, on voyait que ces siècles lui avaient apporté connaissances à Augustus..

<<- Whaou, vous avez une sacré perspicacité dis donc.. >>

J'avais hésité à rajouter un " vous avez pris des cours ou quoi ?" Mais non, j'avais réussi à me retenir par on ne sait quelle volonté, sans doute que l'on ne m'arrache pas les crocs.... Oui, l'instinct animale reprends le dessus lorsque l'on parle de nourriture visiblement. Je fus surprise de voir que le roi répondait en toute honnêteté. Je le sentais dans sa voix, faisant du théatre, on apprenait à différencier la vérité du mensonge. Hors là, tout semblait réaliste.. Je décidais donc de paraitre.. plus agréable du fait de sa franchise. Il semblait réellement que je me sois calmée depuis quelques secondes à peine.. Ah mon dieu, c'était pire que la bipolarité d'être vampire ! c'était dingue ca alors ! Oui, il avait raison.. vivre sa vie était ce qu'il y avait de plus plaisant, lorsqu'on était humain, mais où trouver la volonté d'en profiter lorsque l'on avait toute l'éternité devant nous ? Pendant que je le pouvais, je décidais de m'éloigner du roi afin de ranger mes affaires, et de lui montrer que je ne comptais pas passer toute ma soirée dans la loge.. Je n'avais pas autre chose à faire.. si manger.. enfin, non, je ne savais pas ce que je ferais pour le reste de ma nuit. Je secouais la tête légèrement, commençant à tout rassemblait dans un espèce de sac de sport. Tandis que je faisais cela, je me demandais une nouvelle fois ce que je pouvais répondre.. Puis je me mis à lui répondre.

<<- Vous avez sans doute raison.. Vous pouvez sans doute vous vanter de vos mérites, mais je reste persuadée qu'un jour vous n'aurez plus aucunes ressources qui vous permettrons de vivre jusqu'à la fin des temps.. >>

Je fronçais les sourcils rajoutant rapidement derrière en me retournant vers le roi avec un sourire sarcastique.

<<- Non pas que je souhaite votre mort Sir ! Enfin voilà une rencontre qui est faite, je peux faire autre chose pour vous ? >>

S'il disait oui.. je pense que là, oui, je me mettrais à pleurer.. Pouvais je vraiment me débarasser de lui pour la nuit ? Je n'avais aucune certitude là dessus, je n' y croyais pas du tout, mais l'espoir faisait vivre et tellement que j'étais presque entrain de croiser les doigts pour avoir une réponse négative de sa part.
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MessageSujet: Re: Représentation... Publique! [Livre I - Terminé]   Jeu 29 Mar - 17:47

    Je me rendis compte immédiatement du subtil changement qui avait altéré le visage et l'attitude de la jeune vampire. J'avais suffisamment d'expérience dans le vécu de notre espèce pour sentir tous les changements, aussi subtils soient ils. En l'occurrence, il ne s'agissait jamais que d'une toute nouvelle vampire, une nouvelle née. Rien de comparable avec mon expérience. En masse, ce genre de créatures faibles et mal entraînées pouvait s'avérer dangereux, mais je ne craignais rien, comme je l'avais déjà pensé il n'y avait plus que les armes de destruction massive des humains qui pouvaient quelque chose contre moi. Cela dit, je devais tout aussi bien remarquer que c'était justement ces jeunes vampires qui formeraient, pour les plus résistants d'entre eux, l'immense majorité de mes cohortes dans les guerres à venir. Il était de notoriété publique que l'immense majorité des vampires ne survivait pas à sa première année de non vie ; la plupart se suicidaient, testaient trop dangereusement leurs limites, tandis que d'autres se faisaient tout simplement tuer par plus grand et plus dangereux qu'eux. Je me rappelais encore non sans une certaine retenue, l'époque autrement plus difficile pour notre espèce que l'actuelle. Une époque éloignée, issue d'âges reculés. L'époque romaine, comme les humains disaient. Je me souvenais encore de ma première confrontation avec les loups garous. C'était eux, à l'époque, notre némésis. Je n'étais encore qu'un humain quand je me retrouvais bloqué dans une embuscade de ces monstres, mais je me rappelle encore clairement les pertes extrêmement importantes que cette race avait provoquée contre la nôtre, dans une guerre millénaire qui avait pris fin quand j'avais littéralement exterminé leur espèce, des siècles plus tard, au terme d'une véritable croisade de l'obscurité. Peut être en restait il, aujourd'hui. Faibles, désorganisés, et seuls. Mais j'estimais avoir été suffisamment consciencieux pour ne plus jamais avoir à craindre cette espèce. Tiens donc, cela me fit réfléchir. Est ce que j'étais invulnérable aussi, à la morsure de loup garou ? J'avais écarté l'hypothèse car n'avais jamais été mordu ; j'avais été suffisamment fort et adroit pour tuer tout récalcitrant qui aurait désiré s'amener à portée de crocs. Mais si ça se trouvait, cela restait mon talon d'achille... Je notais mentalement de faire des recherches pour me rendre compte de l'extinction complète et définitive de leur espèce, avant de me risquer dans d'autres expéditions hasardeuses.


    Je remarquais que j'avais peut être enfin un peu cloué le bec à la jeune vampire. Non pas que nous étions en pleine pratique d'un concours de réparties, non pas du tout. Simplement, il me semblait clair que nous devions progresser, et cela allait commencer par le respect et la réserve qu'elle se devait d'adopter vis à vis de mon rang. Qu'elle ne m'apprécie pas en tant qu'individu, je m'en fichais éperdumment ; je ne faisais pas non plus dans le concours de popularité. Mais qu'elle ne respecte pas ma fonction, et le problème devenait différent, il prenait une autre tournure en fait. Je devais prendre garde à ce que cette image de notre première comédienne officiellement révélée ne prenne pas une tournure dramatique au niveau de l'opinion publique. Comme toujours, j'allais devoir opérer avec doigté, j'en étais convaincu. Peut être confier quelque rôle aux gens de ma maisonnée, qui avaient pu me décevoir et qui avaient besoin de faire leurs preuves. Un nom me vint immédiatement à l'esprit.



    | Comme vous dites. C'est ce qui fait, entre autres, que je sois Roi. Et nul autre. Pour en revenir au sujet de mes tracasseries vous concernant, que diriez vous d'apprendre, je veux dire réellement et de façon concrète, les us et coutumes de notre société auprès de quelqu'un d'autrement plus gentil et patient que moi ? La seule autre alternative serait votre mort. J'ai déjà des droits sur votre tête, alors que vous m'avez révélé vos meurtres. Il s'agirait d'apprendre aux côtés de ma « petite fille », Morgane Raybrandt, la fille de la Reine. Qu'en dites vous ? A moins bien sûr, que vous ne désiriez terminer abattue dans une ruelle obscure par des extrêmistes humains... |


    Je souriais, alors que je me rendais compte que la jeune vampire semblait enfin capable de se montrer un minimum pleine de tempérance... Cela ne pouvait que la servir, en aussi royale compagnie que la mienne. J'espérais bien évidemment qu'elle ne reprendrait pas de sitôt le chemin de l'effronterie, elle finirait par sérieusement en pâtir, c'était un fait. Un long silence s'installa alors que l'actrice rangeait ses affaires et achevait de tout terminer autour d'elle. Finalement elle me répondit, me traitant de vantard prétentieux ou peu s'en faut. Plus aucune ressource ? Je n'étais pas d'accord. Et le propre de la curiosité c'était justement de découvrir ce qu'il en retournait.


    | Vous faites bien de préciser... Mais je vous garantis que tout devient meilleur, avec le temps. Moins difficile aussi. Je n'envie décidément pas votre « jeunesse », croyez moi. Rien d'autre à voir, sinon la solution que je vous ai proposée quant à votre éducation... Et quand je dis proposée, vous m'avez compris. Je pense, en tous cas. Je reviendrais vous voir. Il me faut maintenant vous laisser. |


    Les affres du devoir...
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