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beastly [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Juin - 1:04

    Le lycanthrope déverrouilla la porte de son appartement, puis alluma les lumières et laissa la jeune femme le précéder dans son logis. Depuis qu'elle avait accepté son offre qu'elle vienne dormir chez lui, dans son lit s'il le fallait, il ne se sentait plus tellement la joie le submergeait. Le retour, effectué en silence, avait été rapide. Elle à pied et lui sur son vélo, sa vitesse réglée à celle de la marche de la louve, il avait passé tout le trajet à fixer la croupe de la jeune femme, ses cheveux sombres, son visage qui regardait souvent avec nervosité autour d'elle. Comme si elle craignait d'être attaquée. Il avait même faillit lui demander la raison d'une telle nervosité, mais en se rappelant ce qu'elle avait dit sur l'homme qui avait tué son Ulfric, et avec une telle frayeur dans sa voix et ses yeux, il s'était mordu la langue et avait plutôt conservé le silence. C'était de respecter son histoire, son vécu, et il n'avait rien à dire là-dessus. Après tout, lui avait avait ses stigmates de sa vie : pas un miroir dans son appartement, par exemple, et toujours une lame de rasoir dans on porte-feuille... à chacun ses cicatrices.
    C'était le cas de la dire.
    Johan entra à la suite d'Isadora dans l'appartement. Il avait promis qu'entre eux, il n'y aurait aucun sentiment d'aucune sorte. De toute façon, il n'était pas prêt à s'engager sentimentalement avec quelqu'un... peu importe le sentiment. Cette promesse était ce qui lui avait permis de ramener la jeune femme ici, le prix pour qu'elle soit dans son appartement pour la nuit. Son cœur manqua un battement quand il referma la porte derrière eux, la verrouillant par automatisme. Un regard court à la pièce, puis une petite grimace de dépit. Il avait oublié que vivre seul justifiait un bordel ambiant assez impressionnant, par instant.

    « Bienvenue dans ma tanière. Ne regardez surtout pas le ménage. »

    Ah ! Oh que non. Des livres sur les créatures surnaturelles dans tous les coins, sur l'astronomie, la mécanique automobile, des romans de science-fiction, des chemises qui séchaient sur des cintres dans le salon, des assiettes sales sur la table, ainsi que quelques bières vides pour les accompagner, des taches de sang côtoyant la vaisselle sale. Il savait que certaines maculaient aussi le sol de sa salle de bain, ainsi que son bain. Génial... Un véritable champ de bataille que cet appartement. Pas même le temps de ranger un peu... Johan enleva son manteau de cuir, le posant sur une des chaises autour de la table de sa cuisine, puis posa son sac à dos sur ladite chaise, pour en retirer le plat qui avait contenu son repas du jour.
    Machinalement, il prit les assiettes sales et les posa dans son évier de cuisine, avant de prendre un chiffon pour rapidement enlever les taches de sang de la table. Tout ceci donnait un air assez glauque à l'endroit, mais Johan ne s'en rendait compte que maintenant que quelqu'un pouvait poser ses yeux sur ces étranges manifestations de vie dans le lieu. Un sourire piteux, tandis qu'il reposait le chiffon désormais rouge de sang dans son évier, expliquant avec maladresse le désordre qui régnait en maître sur les lieux plus sûrement que le lycanthrope lui-même :

    « Je vis seul, je ne vois pas toujours ce qui se passe... excusez-moi. Vous m'aiderez à changer les draps du lit, s'il vous plaît ? Je ne vais pas vous faire dormir dans mes draps sales... »

    Sales et tachés d'on ne sait quoi. Ou plutôt, probablement qu'elle allait savoir de quoi, en tant que femme de ménage qui en avait vu d'autres. Saloperie... Il rougit légèrement à l'idée qu'une femme allait dormir dans son lit, Andréa y avait déjà dormi, mais elle n'était qu'une amie avec laquelle il avait du sexe à l'occasion (dans un rapport toujours très amical, évidemment), donc ce n'était pas la même chose. Isadora, c'était... enfin, non, Johan, pas de sentiments. Tu l'as promis et tu tiendras cette promesse. Un peu mal à l'aise, le lycanthrope ne savait que faire de son corps. Un regard au sac de courses que la jeune femme avait emporté avec elle, sans savoir ce qui se trouvait à l'intérieur pour sa part, et naturellement, il lui indiqua le réfrigérateur d'un coup de menton léger, réussissant par ce simple geste à rompre le silence de gêne qui avait subtilement commencé à prendre place entre eux :

    « Si vous avez besoin de ranger quelque chose là-dedans, allez-y. Voulez-vous un verre de quelque chose ? Eau, bière, whisky ? »

    Lui, il allait prendre un verre d'eau, c'était certain : il sentait sa gorge s'assécher en même temps que la présence de la louve augmentait la température de son corps. S'il ne faisait rien, il allait se jeter sur elle.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Juin - 2:01


Je n'avais pas prononcé un seul mot pendant tout le trajet. J'avais besoin de silence pour entendre ce qui se passait autour de moi. J'étais toujours très vigilante lorsque je sortais dans dehors. Je regardais toujours à droite à gauche très souvent, de peur qu'Il ne soit pas loin. Surtout que le chemin qu'empruntait le lycanthrope à vélo, je le connaissais très bien. Un instant je crus qu'il allait me conduire chez moi. Il tourna une rue avant la mienne et quelques mètres plus loin, nous arrivions à son immeuble. Je ne m'étais jamais imaginée qu'il habitait aussi prêt de chez moi, mais en y réfléchissant bien, cela ne m'étonnait pas. La pollution et toutes les odeurs de la ville prenaient le dessus sur les autres senteurs, si bien qu'il n'était pas facile de repérer un loup-garou ou toute autre personne. Surtout pour une jeune louve pour moi. Même si j'avais eu la chance d'apprendre tout ce que savait de la bouche d'un ulfric, je restais encore jeune. Johan lui devait surement avoir un odorat et une ouïe plus développés que mes propres sens si peu qu'il en ait conscience. Et cela était une tout autre question. Avec un peu d'entrainement, il ne faisait pas de doute qu'il ferait un loup puissant. Peut-être pourra-t-il prétendre à rentrer dans ma meute si l'envie lui prenait? Il n'aurait pas de mal à faire ses preuves et cela serait tellement plus simple si…

Je chassais ses pensées tout de suite de ma tête. Me faire des illusions n'était franchement pas une bonne idée. Je laissais passer Johan devant moi pour qu'il nous conduise jusqu'à son appartement. Il tourna ses clefs dans sa porte, et à mesure que nous approchions, mon cœur s'emballait. Je n'aurais pas du venir, c'était une certitude. Autant que j'étais curieuse d'en apprendre un peu plus sur l'homme. Ce que l'on peut dire, c'est que le logis semblait en piteuse état. Mais je ne jugeais pas. Quand on voyait l'état de ma demeure, et que de surcroit on était au courant de mon métier, on tournerait les talons. Finalement ici, il n'y avait qu'un peu de désordre d'un homme vivant seul. Chez moi c'était autre chose. Mon salon était dévasté. Plein d'objets jonchaient le sol, et ma table basse comptait trois pieds en bas et un fait de magazines. Elle n'avait pas supporté un de mes accès de rage. Et le reste de mon appartement n'était pas mieux. Dans ma cuisine, on pouvait trouver de la vaisselle brisée au sol. Par contre il n'y en avait pas de sale. Les odeurs étaient quelque chose de très dérangeant pour un lycanthrope, si bien que je me faisais un devoir de faire la vaisselle en toute circonstance.

Ce qui me frappa d'ailleurs, c'était l'odeur de sang qui régnait dans le lieu, du sang frais et pas humain. Celui de Johan. Je pouvais le reconnaitre sans mal. Je le suivais du regard alors qu'il faisait un peu de rangement. Pourquoi son sang était-il aussi présent? S'amusait-il à tester sa résistance? Ou se faisait-il du mal intentionnellement? Si c'était le cas il allait devoir arrêter ça très vite. Je ne lui permettrais pas de se mutiler, surtout que quelque chose me disait que c'était de ma faute. Il me parla mais je ne fis pas attention. Je posais mes affaires en plein milieu du salon sans y faire attention et le contenu de mes sacs s'étala par terre. Une barquette de viande fraiche, une bouteille de Vodka premier prix, des lunettes de soleil, des clefs, mon portefeuille et mon arme à feu. Mais je n'y fis pas attention et rejoignais en quelques foulés Johan, à l'instant même où il me proposait un verre. Je lui pris alors brusquement le bras gauche et remontais sa manche. Sans explication. Je le maintenais d'une main et appuyais fortement les doigts de ma main libre sur l'intérieur de son avant bras. Ce que je faisais? Je recherchais tout simplement des plaies fraichement refermées. Et je constatais avec déplaisir qu'il y en avait plusieurs. Je le regardais alors sévèrement, de la même manière que je regardais ma fille quand elle venait de faire une bêtise.
    ♠ Arrêtez ça.
Youhou, quelle autorité Isa tu fais preuve. En même temps, si j'avais compris aussi vite c'est que j'avais aussi ma période : je ne veux plus être un monstre. Et il n'était pas question que je laisse le libraire tomber dans ça, hors de question
    ♠ Plus jamais… Surtout par ma faute… Promets le moi Johan
. Je m'étais radoucie dans mon ton et l'avais même tutoyé, tout en le regardant droit dans les yeux, sans ciller. Je voulais vraiment qu'il arrête de se faire du mal. Peu importe ce qu'il pouvait arriver, il n'avait pas le droit d'essayer de nuire à sa vie. Et alors que je pensais ça, une petite voix au fond de moi me reprochais d'en faire autant. N'essayais-je pas tout pour ne plus être enceinte jusqu'à mettre laissé renverser par une voiture?


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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Juin - 4:04

    Les yeux fixés sur la louve, il n'eut pas le temps de réagir quand elle s'avança vers lui. Il était trop obnubilé par le contenu de son sac, contenu qui venait de s'étaler sur le plancher de son salon. Vodka, viande et arme de poing... une arme à feu, elle, dans son sac ? Johan tourna la tête vers elle, la bouche entrouverte pour lui demander à quoi tout cela rimait-il, mais en moins de temps qu'il fallait pour crier « lapin », la louve avait empoigné son bras gauche, remontant vivement sa manche. Aussitôt, le libraire tenta de se défaire de son étreinte, sachant ce qu'elle désirait faire. Elle avait compris, au contraire d'Andréa, elle avait compris que ses plaies n'étaient pas banales et que le sang qui jonchait son logis n'était pas celui de simples blessures. La jeune femme le tenait toutefois trop fermement pour qu'il s'échappe et son expression devint angoissée en sentant ses doigts tâtonner les plaies fraîchement refermées sur son avant-bras, en mesurant le poids de toute la sévérité qu'elle mettait dans son regard. Il se sentait comme un enfant pris en faute, venant de faire une bêtise au vu et au su de ses parents. Deux mots, tombant comme un couperet. Deux mots pour lui dire d'arrêter, d'arrêter de faire « ça ».
    Mais pouvait-elle comprendre ?
    Johan réussit à reprendre son bras, le serrant contre lui tout en rabaissant la manche de sa chemise. Il détestait qu'on voit son corps, que quelqu'un ait un regard quelconque sur sa peau charcutée, et il était quasi insulté qu'elle l'ait ainsi touché. Touché les plaies fraîches, faites sur les lignes de ses anciennes cicatrices pour ne pas qu'elles paraissent trop. En même temps, il savait qu'elle disait cela pour son bien. Isadora avait raison et c'était bien ce qui était le pire, dans toute cette situation. Elle avait raison et il ne pouvait rien y faire.

    Mais pouvait-il lui promettre ? Ses yeux clairs cherchaient la réponse dans ceux de la brune. Il avait noté avec tant de précision son tutoiement, changement radical avec leur vouvoiement étranger qui, habituellement, servait à mettre une distance entre eux. Et il l'avait dit : il lui promettrait n'importe quoi. Mais ça ? C'était un geste tellement automatique, tellement... naturel. Il avait arrêté, n'avait pas recommencé depuis sept ans, mais l'attaque avait tout changé cela. Il était retombé dans ce vice, pour oublier. Pour goûter son sang. Pour se maîtriser. Pour avoir sur sa langue le goût ferreux et rassurant de son hémoglobine. Sa réponse fut brève, un peu rauque, les yeux baissés sur ses souliers -tiens, il avait oublié de les retirer.

    « Plus jamais à cause de v... de toi. »

    C'était tout ce qu'il pouvait dire.

    Johan serra son poignet gauche entre ses doigts, nerveusement, avant de croiser ses bras, pour de faire un pas pour aller se prendre un verre d'eau. Il était nerveux, terriblement nerveux, et ce toucher avait réussit à exacerber chez lui cette nervosité. Que pouvait-il faire, face à sa demande ? S'il ne lui promettait pas, il allait, en quelque sorte, contre la deuxième clause de leur contrat : faire entendre sa voix. Arrêter de s'aplatir. De se dévaloriser. De se considérer comme un moins que rien, un monstre, un animal. Le libraire ouvrit une armoire pour y prendre un verre, puis se servit un verre d'eau en silence. Il reprit la parole après une longue gorgée d'eau, se retournant vers la louve. Elle était si loin de lui, actuellement.... trop loin, toujours. Il devait au moins se justifier, non ? Elle avait la gentillesse de vouloir l'aider, il lui devait bien une explication.

    « C'est le seul moyen que j'ai pour me contrôler. Le seul que j'ai jamais eu. »

    C'était triste d'avouer une telle chose, mais si vrai, en même temps. Lors de sa dépression, lorsqu'il rejetait sa nature avec vigueur, c'était sa seule façon de pouvoir rester humain, de contrôler son esprit, son corps. Même si ça faisait mal ; cette douleur n'était que passagère, délivrante au final. Johan posa son verre encore plein sur le comptoir de sa cuisine, passant au salon pour ramasser les effets de la louve. Pourtant, il bloqua en voyant l'arme à feu. En fait, il resta figé devant le sac de courses, ses yeux clairs posés sur Isadora. Il n'osait pas toucher à l'arme, ni à rien d'ailleurs, et comme il avait envie de la prendre dans ses bras pour cesser de penser à l'odeur de sang qui régnait dans son appartement, ainsi qu'à l'odeur si forte en hormones attirantes qu'elle dégageait. Mmmm, l'odeur du danger, somme toute. Il prit machinalement le paquet de viande et le plaça dans le réfrigérateur, sans toucher au reste des effets, sans jamais détacher ses yeux d'Isadora. Il ne s'en rendait même pas compte ; ce n'était pas un regard intimidant, ou provocateur, mais juste curieux. Un peu empreint de désir. Et toujours légèrement triste.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 20 Juin - 19:55


Johan m'avait pas aimé que je lui agrippe le bras. Il avait essayé de se débattre, mais je possédais une force supérieure. Je le maintenais et vu tout de suite avec stupeur qu'il s'infligeait des plaies lui-même. Pour se sentir encore vivant sans aucun doute. Je m'en voulais parce que je savais que certaines étaient de ma faute. Je n'avais jamais marché sur le même pied avec le cabot et l'avait fait tourné en bourrique plus d'une fois. Je ne l'avais pas souhait, mais je ne pouvais pas revenir sur le passé. Tout ce que je pouvais faire c'est essayer de réparer mes erreurs, en commençant par lui faire comprendre qu'il devait arrêter. Je savais, enfin j'avais l'impression plus que je ne le savais, que le libraire était un homme de parole. Alors je lui demandais de me promettre de ne plus continuer, le tutoyant pour qu'il prenne conscience de l'importance que cela avait. J'étais inquiète pour lui, sincèrement, et préférais baisser quelque peu les distances que nous imposaient. J'étais sévère, mais c'était pour son bien. L'homme détourna le regard et fut comme prit dans un conflit intérieur. Je restais là, sans bouger pour ne pas le déconcentrer. C'était à lui de prendre cette décision, mais il ne faisait pas de doute que s'il refusait, je m'en irais. Pas question que je le laisse sombrer sans rien faire.

Sa réponse finit par tomber. Ce n'était pas celle que j'attendais, mais c'était mieux que rien. Même s'il fallait que je l'ais à l'usure et que je le surveille jour et nuit, je finirais par lui faire arrêter cette pratique. Il y avait tant d'autres moyens qui s'offraient à lui ! Mes yeux ne se détournèrent pas de lui. Je le laissais respirer et ne bougeais toujours pas d'un pouce. Je l'écoutais se justifier, avant de poser son verre et de retourner vers le salon. Je constatais seulement que j'avais laissé tomber des affaires par terre. Sous le choc de ce que je venais de comprendre, je n'y avais pas pris garde et vue avec stupeur que l'arme que je portais toujours sur moi était sur le sol de Johan. Alors qu'il mettait la viande au frigo, je me précipitais sur mes affaires et les remettais dans mon sac d'un revers de la main. Je récupérais la bouteille de Vodka, et la posais sur le plan de travail de la cuisine. Je sentais son regard sur moi, interrogateur sans doute. Cependant pour la première fois de la soirée, je ne répondrais pas à ses questions. Ce n'était plus mon tour d'extérioriser mes démons, mais celui du lycanthrope. Je revins vers lui d'ailleurs.
    ♠ Vous n'av… Tu n'as pas à te justifier auprès de moi. Et je vais t'y aider. Mais pour l'instant…
Je lui fis un sourire qui se voulait doux et rassurant, puis entreprit de lui déboutonner sa chemise. Non je n'étais pas devenue complètement folle, et je savais très bien ce que je faisais. Johan devait comprendre qu'il n'avait pas à se cacher, encore moins devant moi. Il n'avait pas à avoir honte de son corps, et de ce qui ornait ce dernier. Ainsi lui défis-je sa chemise à manche longue, un peu de la même manière que je lui avais ôté sa casquette. Une fois le tissus détaché, je l'envoyais un peu plus loin, et passais mes mains sur la peau de l'homme. Sa chaleur… C'était vraiment agréable, et je ne pu m'empêcher de me souvenir de la dernière fois. Je dessinais chaque marques qui ornaient son torse, ses bras et son cou, tout en lui disant
    ♠ Arrête de te cacher. Tu es magnifique
. Mes yeux avaient quitté les siens pour attirer toutes les formes du libraire. Oui vraiment, il était magnifique. Je n'avais qu'une seule envie, c'était de me continuer à le dévêtir, pouvoir de nouveau le contempler nue, de sentir sa peau contre la mienne, ses baisers dans mon cou, ses mains sur mon corps… Stop Isadora. Je me secouais la tête pour me résonner, et laissais retomber mes mains le long de mon corps, pour être sur de ne pas faire de bêtise. Je m'éloignais de lui pour aller m'asseoir sur son canapé, emmenant avec moi son vêtement, histoire qu'il ne se rhabille pas.
    ♠ Je veux bien un verre d'eau s'il te plait
Oui c'est bien Isadora, pense à autre chose. Et bon sang arrête de le reluquer ! Enfin plus facile à penser qu'à faire



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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 21 Juin - 4:51

    Oh, il ne poserait aucune question sur la présence d'une arme à feu dans les possessions d'Isadora. Déjà, il savait qu'elle ne lui répondrait pas et il n'aimait pas parler dans le vide. De plus, il ne se sentait tout simplement pas... à l'aise avec tout cela. Son pacifisme patent et sa tranquilité d'esprit faisaient de lui un être doux, peu habitué à n'importe quelle manifestation de violence. Difficile, quand on est un loup-garou... très difficile, il vous l'assure. Tout ceci pour dire qu'il l'avait simplement regardée ranger ses effets personnels, sans dire quoi que ce soit, préférant garder ses questions pour lui-même. Ses petites interrogations pour sa petite personne, en quelque sorte. Elle n'avait pas de comptes à lui rendre, de toute façon... Un pauvre sourire quand elle lui assura qu'il n'avait pas à se justifier, le tutoiement manquant un battement dans sa bouche. Comme ils s'étaient habitués à leur vouvoiement ! Même après avoir carrément baisé comme des bêtes, comment décrire autrement l'acte ?, ils avaient continué de maintenir la précieuse distance entre eux. Et maintenant, c'est elle qui baissait le tout...
    ... pas une mauvaise chose, non ? C'était même plutôt bon signe.
    Très proche de lui, la louve leva les mains et commença à déboutonner sa chemise, boutonnée jusqu'au col pour laisser voir le moins possible de sa peau. Dans un réflexe nerveux, le lycanthrope reboutonnait les boutons au fur et à mesure qu'elle les détachait, mais rien à y faire, elle était trop décidée et rapidement, elle en avait fini tout ce boutonnage et reboutonnage intempestif. La respiration de Johan s'était considérablement accélérée et lorsqu'elle retira sa chemise, il eut le réflexe le plus humain et le plus pudique du monde : croiser ses bras sur son torse, comme une femme le ferait sur sa poitrine.

    Personne ne l'avait vu torse nu, franchement, dans la lumière, depuis dix ans.

    Tendu comme un arc, seule la sensation des mains d'Isadora sur son torse réussit à décroiser ses bras, mais pas à se détendre son corps. Il tremblait, il frissonnait, il sentait sa mâchoire se serrer de plus en plus. Il était exposé plus que jamais, il était nu pour lui, et Johan ne pouvait croire les mots d'Isadora, Lui, magnifique ? Non, jamais. Défiguré à vie, plutôt, pâle ombre de son ancien physique. On pouvait bien lui dire que toutes ces cicatrices ajoutaient de la personnalité à son physique autrement lisse, banal bien que beau, mais lui ne revoyait que son visage défait, à ses dix-neuf ans. Son visage était celui, éternel de l'échec et de la perte. Et là, cette femme, hautement désirable, hautement sienne aussi en quelque sorte, le caressait, le complimentait... elle était folle, c'était la seule explication. En miroir d'elle, il secoua aussi un peu la tête. Cette femme allait le rendre fou.
    Johan tendit le bras pour tenter de reprendre sa chemise, mais la demoiselle fut plus futée que lui et reparti avec elle, s'installant dans son canapé en lui demandant un verre d'eau. Un... oui, Johan, arrête de rester planté là stupidement et va chercher un verre d'eau. Très lentement, il se retourna, terrifié à l'idée qu'elle allait aussi voir son dos. Son dos strié de profondes cicatrices, larges et terrifiantes, qui ressemblaient presqu'à des morsures. Des morsures de ferraille... Le libraire ouvrit l'eau et sortit un verre pour la jeune femme, le remplissant rapidement pour ensuite aller le lui porter. Il y avait une table basse, dans le salon, et heureusement, parce que s'il devait laisser ses verres sur le sol, il vivrait sur un plancher d'eau.

    L'homme s'assit à côté d'Isadora, ses yeux fixés dans le vide. Il prit sa main droite dans la sienne, observant la peau lisse. Saine. Parfaite. Il porta la main à ses lèvres pour l'embrasser, avant de parler, à voix très basse, dans un chuchotement lent :

    « J'avais dix-neuf ans. Je revenais de chez un ami, de chez Riley en fait. J'avais une voiture, dans le temps... j'adorais les voitures. C'était une vieille chose rouillée, rafistolée de toutes parts, mais je l'adorais. Évidemment. Et là, il y a eu... Comment décrire ? Ça. Je ne sais même pas ce que c'était, si c'était l'orignal le plus énorme du monde, un loup géant, ou n'importe quoi. Peu importe. Ça m'a foncé dessus. Un autre silence. La voiture a été une perte totale. Je m'en suis tiré avec une commotion cérébrale, mais aucune fracture. J'ai été chanceux. Ou presque. Johan tourna la tête vers la louve, la regardant avec un visage piteux, un triste sourire. Avant d'être mordu par un loup-garou, j'ai faillit être dévoré vivant par ma voiture. »

    Johan posa ses lèvres sur celles d'Isadora, ne pouvant s'empêcher plus longtemps de le faire. Il en avait trop envie, le contact de ses mains sur son corps l'avait réchauffé, et il ne pouvait pas parler plus de lui. Il en avait déjà dit beaucoup plus que ce qu'il avait révélé sur lui en dix ans de vie, ce n'était pas rien. Il lui avait dit la cause d'une partie de ce qu'il était, d'une partie de sa triste personne. Et là, il avait besoin de ce baiser doux, langoureux.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 21 Juin - 23:32


Il ne se laissa pas faire. Je m'en serais doutée. Mais comme précédemment, je ne lui avais pas laissé le choix. Ma volonté était de fer et j'étais plus rapide à le déshabiller que lui à s'habiller. Qui aurait pu croire que cela pouvait arriver? Un homme qui veut se vêtir alors qu'une femme fait tout pour lui ôter tout vêtement? Et qui aurait pu croire que cette femme serait moi et que l'homme serait Johan? Oui jamais personne, moi la première et pourtant, pourtant… Le libraire était magnifique comme je vins lui dire. Ca ne faisait pas de doute dans mon esprit. Oh certes, il n'était pas de ses hommes divinement sculptés, et physiquement parfait mais franchement est-ce important? J'aimais les marques qu'il avait, j'aimais la forme de son torse et tout ce qu'elle sous entendait. J'aimais la chaleur de son corps, sa peau si douce et parsemée de cicatrices. C'était ce qui faisait une partie son charme dont je n'étais pas insensible. Oui vraiment, il n'avait aucune raison d'avoir honte de lui et je voulais lui faire comprendre. Les origines de ses marques étaient encore douloureuses pour Johan. Il tremblait, et n'était pas à l'aise torse nu. Tant pis, j'étais bien décidée à ne pas le laisser se réhabiller. J'emmenais même son vêtement avec moi en allant jusqu'au canapé.

Poliment, je lui demandais un verre d'eau, essayant d'arrêter de se regarder, de l'admirer. Et je dis bien essayer, car j'en étais foutrement incapable. Il me tourna le dos quelques minutes pour me servir un verre d'eau et je pris l'ampleur des marques qu'il pouvait avoir. Non je n'étais pas écœurée, un peu inquiète peut-être et curieuse. Inquiète car je ne voulais pas le brusquer, et l'offenser et j'avais peur que ce soit le cas. Je l'avais mis quelque part dans une position vulnérable, je ne lui avais pas laissé l'opportunité de prendre son temps. Curieuse car je me demandais comment il avait pu survivre à de telles blessures. Elles n'étaient pas arrivées avant qu'il soit lycanthrope, sinon elles auraient disparu. Non elles étaient arrivées avant et il avait du souffrir. Avant qu'il ne revienne vers moi, je me promis de ne jamais lui poser la question. Je n'avais aucun droit à le faire.

Il ne fallut pas beaucoup de temps à l'homme pour revenir vers moi. Il posa le verre que je lui avais demandé sur la table basse et s'installa juste à côté de moi, sur le canapé. Ses yeux ne me regardaient pas, fixant le vide, puis la main qu'il finit par me prendre. Je ne le quittais pas d'une seule fois du regard alors qu'il me confia dans un murmure un des plus douloureux moments de sa vie. Machinalement j'avais posé ma seconde main sur la sienne et la serrais légèrement. Le message était clair : j'étais là, et je ne le jugerais pas. Finalement, je comprenais pourquoi je me sentais proche de Johan. Nous avions tous deux subis dans de choses par le passé, alors que nous n'étions finalement que des gamins. La vie ne nous avait pas épargnée, non vraiment pas.

J'aurais voulu lui dire quelque chose, lui dire qu'il n'était plus seul et qu'il restait un bel homme peu importe ce qu'il pouvait penser mais je n'eu pas le temps. Ses lèvres se posèrent sur les miennes qui les accueillir avec grande joie. Je me tournais totalement vers lui, sans quitter sa bouche et la saveur de cette dernière. Je remontais mes mains le long de ses bras, de ses épaules, de sa nuque, l'attirant un peu plus contre moi jusqu'à ce que nos corps se touchent. Je sentais la chaleur de son torse contre mon buste et cela me donna un frisson. Grand dieu, c'était juste horrible tant c'était agréable. Je lui rendais ses baisers passionnés, ne pouvant m'empêcher d'en vouloir encore et encore. J'en voulu plus d'ailleurs, beaucoup plus. J'étais prise entre deux feux : mon envie pour Johan et la sagesse. Que pouvait-il m'arriver de pire si je…? Non il ne fallait pas. Et s'il s'attachait? C'était trop dangereux, mais en même temps que risque-t-il d'intéressant à des lycanthropes qui ne soient pas dangereux? Rien. Mes mains redescendirent pour caresser son dos, son torse, se faisant violence pour ne pas descendre plus bas. Dans un élan de volonté, j'arrivais à m'arracher aux baisers de Johan et lui dire
    ♠ Non on doit arrêter.
Ma bouche disait une chose, mes yeux disaient le contraire. Dieu que je n'avais pas envie de m'arrêter. Je voulais pouvoir admirer une nouvelle fois le corps nu de Johan, pouvant sentir chacune de ses particularités, de ses formes sous mes doigts. Je voulais sentir sa chair chaude contre la mienne, sans que rien ne vienne leur faire obstacle. J'avais une envie folle de lui, et quand je dis je, je parle de ma louve qui frétillait en moi, mais aussi de l'humaine. C'était ça qui était dangereux : que l'humain en nous en est envie. Ça commence comme ça, ça finit par des promesses brisées, de la souffrance. Mais j'avais tellement envie de Johan… J'étais lâche, je le savais, et quand les mots quittèrent ma bouche - alors que j'ôtais mon chandail, exposant mon ventre rond et ma poitrine couverte par un sous vêtement – j'en pris pleinement conscience. Tant pis, j'avais fais le choix de me montrer faible et lâche. J'allais le regretter sans doute et avoir des remords.
    ♠ Pas d'attache…
Franchement, comme le criait une voix dans ma tête, qu'est-ce qui pourrait arriver de pire qu'une grossesse? Non je ne voyais pas. Enfin si, que Stephen se mette à menacer le cabot, mais en cet instant j'étais à mille lieux de penser au chasseur de prime.



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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mer 22 Juin - 5:33

    La louve l'attira vers elle jusqu'à ce que leurs bustes se touchent, créant un frisson chez les deux lycanthropes. Pour l'amour de Dieu... c'était impossible qu'un simple baiser soit aussi bon. Ça devait être interdit, ce genre de chose. Les mains de la jeune femme couraient sur ses bras, son torse, et les siennes venaient empoigner ses cheveux, les baisers devenant de plus en plus passionnés. L'inévitable se rapprochait et le lycanthrope savait qu'ils allaient craquer. Entre eux, la passion était palpable, existante depuis trop longtemps et l'impossibilité d'assouvir les pulsions qui les prenaient ne faisait qu'accroître ce désir. Sans parler de leurs confidences de la soirée, cette façon de se dévoiler à l'autre et d'enfin se connaître plus que simplement physiquement... ils devenaient de plus en plus proches et cette proximité était perceptible de l'extérieur. C'était de la torture et lorsque la louve réussit à s'arracher à ses baisers, murmurant une protestation vaine et si peu convaincant, il ne l'écouta pas et vint plutôt embrasser son cou, savourant cette chair goûteuse, juste avant qu'elle ne retire son chandail.
    Elle voulait le tuer, tout simplement.
    Automatiquement, ses yeux descendirent sur la poitrine de la jeune femme, appréciant ses courbes. Il était un homme à poitrine, il l'assumait pleinement, et bien qu'il ait déjà pu profiter de celle de la brunette, il ne demandait qu'à recommencer, surtout qu'à l'oeil, le tout semblait encore un peu plus... rebondi, dirons-nous. Et sous cette poitrine, un ventre quelque peu arrondi par la grossesse, sans toutefois être flagrant. À trois semaines, ou deux mois même, le ventre ne se voit pas énormément, n'est pas encore la boule encombrante qu'il va devenir, et il ne faisait que prolonger la courbe délicieuse du corps de la demoiselle. Ses mots le firent relever les yeux, chercher quand les siens la confirmation que ce qu'elle venait de dire trahissait bien ce qu'il pensait. Elle le voulait, il le sentait, c'était impossible de faire croire le désir. Mais en même temps, il en voulait pas... Johan commenta simplement, sérieux :

    « Je te le promets. Je te promettrai n'importe quoi.. »

    C'était le danger de cette relation ; il lui promettrais n'importe quoi pour un peu d'affection, pour un peu d'attention, pour ne pas être laissé dans un coin comme un... comme un chien galeux, tout simplement. Et s'il sentait les sentiments pointer, il ferait tout pour les annihiler, pour les ignorer jusqu'à ce qu'ils repartent d'où ils étaient venus. Pas de place pour les sensibles, ici, pas de place pour les faibles chez les lycanthropes : il devait s'en souvenir et, malheureusement, la leçon risquait d'être douloureuse.Johan prit le vêtement des mains d'Isadora et le lança à l'autre bout de la pièce, l'empêchant de le renfiler. Maintenant qu'il pouvait voir sa poitrine, même cachée par un soutien-gorge, maintenant qu'il avait accès à sa peau qu'il se souvenait douce et appétissante, elle ne pouvait revenir en arrière. Et même si elle décidait de ne pas consommer l'acte entier, il avait tout de même besoin de caresses. De toucher.

    L'homme recommença à embrasser Isadora, laissant ses mains caresser ses épaules rondes, puis descendre sur sa poitrine. Le tout sans presse, sans cette brutalité qui avait rythmé tout leur premier et seul rapport. Il s'en rappelait encore avec un désir toujours égal, mais actuellement, ce n'était pas cela qui primait. C'était juste la découverte, le désir de profiter de ce corps offert, de cette chaleur qui se donnait. La bouche du lycanthrope vint embrasser la clavicule d'Isadora, son épaule, la langue effleura les salières légèrement creusées, avant de descendre de plus en plus sur ce buste chaud avant de s'attarder sur le galbe de sa poitrine. Son corps se penchait vers elle, la faisant se pencher vers l'arrière pour qu'il puisse mieux coller sa peau bouillante à la sienne, pour mieux sentir toutes ces formes. Soudainement, oubliée sa demi nudité, oubliés ses complexes : il était un homme, il était tout à elle actuellement et il désirait ardemment qu'elle s'écoute. Qu'elle cesse de penser à ces conséquences qui n'arriveraient pas ; en tous cas, s'ils devaient faire pire qu'une grossesse, c'est qu'ils étaient pire que malchanceux.

    Les connaissant, tout était possible, ceci dit.

    Johan mordilla la peau tendre du sein de la louve, avant de remonter à ses lèvres pour l'embrasser longuement. Pour s'assurer de son consentement, peut-être, pour profiter encore du goût merveilleux de ses lèvres.

    « J'ai tellement envie de toi, Isadora... »

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mer 22 Juin - 23:26


J'étais folle, je vous le concède. Je venais de me jeter littéralement et intégralement dans les bras de Johan. Pour par mon envie et son envie, je n'avais pas pu résister. Bon d'accord, je vous le concède, je n'ai pas vraiment résisté ce soir. J'avais besoin de réconfort, de compagnie, et le libraire m'avait ouvert grands ses bras. Je me sentais bien avec lui, à l'aise, et c'est pour ça que finalement, j'avais cédé. Pourquoi résister franchement alors que j'en avais envie? Que pouvait-il arriver de pire? Qu'il s'attache à moi? Certes, ainsi lui rappelais-je la promesse qu'il m'avait fait : pas d'engagement entre nous. Il était libre de voir qui il voulait, de faire ce qu'il voulait et j'en faisais de même du mien. D'ailleurs, il n'était pas question que je devienne sa partenaire unique. Il continuera de prendre des humains, peu importe si je dois le pousser à le faire en lui laissant croire que de mon côté…

De toute manière j'étais à dix mille lieux de m'en préoccuper. Mes lèvres étaient bercées par les siennes. Notre étreinte était passionnée, ardente. Je caressais chaque partie visible de son corps, et après avoir ôté mon chandail, je m'attaquais à on bouton de pantalon que je fis sauter rapidement. J'avais tellement envie de lui, oui tellement. Chaque fois que ses lèvres se posaient sur ma chair, je frissonnais de plaisir. C'était tellement…. Je ne savais pas si cela venait de min côté de lycanthropes, puis sensible que les humaines, ou si cela venait du fait que nous soyons tous deux des "bêtes de foire". Quoi qu'il en je voulais le sentir contre moi, sa peau nue contre la sienne et…

Je m'apprêtais à rapprocher encore un peu plus nos deux corps, mais je me heurtais à un mur don je n'avais pas faire attention avant : le manque de place. Parce que oui, je voulais pouvoir voir Johan dans toute splendeur. Je voulais pouvoir suivre et dessiner chaque cicatrices de son corps, les parsemer de baisers et lui faire comprendre ce corps dont il avait si peu fier m'attirait plus que tout. Il me promit alors "tout ce que je voulais", avant que ses mains ne viennent se poser sur ma poitrine. Grand dieu… Je ne rappelais plus combien cela pouvait être excitant. Nous nous étions si pressés la dernière fois que la case "préliminaire" avait été oublié. Et je ne vous parle même pas quand les lèvres descendirent de ma clavicule jusqu'au haut de ma poitrine qui laissait entrevoir ma lingerie. Il me mordilla et je lâchais un léger soupir.

Ma respiration s'accélérait à mesure que mon cœur battait fort. Pouvoir également toucher sa chair, ses formes, c'était juste si…. Agréable? Non le mot n'est pas assez fort, mais il traduit cependant ce que je ressentais. Ses lèvres finirent par revenir vers les miennes, et je poussais sa nuque vers moi, de par mes mains qui étaient remontées dans ses cheveux. Nous nous arrêtâmes lors, initiative d'un Johan débordant de désir. Je pouvais le lire dans ses yeux, et j'adorais cet effet que je produisais en lui. En guise de première réponse, je me relevais légèrement, le forçant à me faire face droit. Je passais mes mains sur son torse, ne pouvant m'empêcher de le toucher, et lui dis :
    ♠ Nous sommes à l'étroit… Et je veux en profiter cette fois
Je ne pouvais pas être plus claire. J'avais follement envie de lui, mais je voulais que nous prenions notre temps, que nous puissions savourer tous les deux, autant lui que moi. Je revenais à ses lèvres pour l'embrasser encore plus passionnément, mes doigts encadrant son visage, ma poitrine venant chatouiller la chair de son buste, mes cheveux se retombant légèrement dans son cou. Je l'embrassais encore et encore, ne voulant pas le lâcher une seule seconde. J'étais folle de désir, et ma louve dansait en moi. Je l'attirais un peu plus vers moi alors que je me relevais, afin qu'il se tienne toujours à lèvre et finit ce que j'avais commencé. Je faisais glisser son pantalon, plus tôt déboutonné sur ses jambes. Je me collais contre lui, sentant tout le désir qu'il pouvait avoir contre ma cuisse. Grand dieu, c'était… Impressionnant et plaisant.


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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Jeu 23 Juin - 6:32

    Il sentait le cœur de la louve battre sous ses lèvres, pulser sur ses baisers. Il battait rapidement, au moins aussi vite que le sien, et toute cette excitation contribuait à sa propre fébrilité. Sans parler du fait que le moment était partagé et qu'il n'était pas le seul à avoir envie de l'autre... ça le rassurait toujours, de voir que des femmes pouvaient le désirer malgré son physique qu'il qualifiait toujours d'ingrat. Les mains d'Isadora dans ses cheveux, ses lèvres exigeantes et, soudainement, son corps qui se redresse, accompagnant sa voix lorsqu'elle dit qu'elle veut profiter de cette fois-ci. Oh, O'More, mais qu'est-ce que ce sourire sur ton visage ? À quelque part entre le carnassier, le désireux, le fasciné et le malicieux, quelque chose d'indescriptible, de très animal dans tous les cas, mais aussi de très humain. Les deux parts de l'homme ont envie d'une seule chose et cette chose était en train de l'embrasser. Les pointes des longs cheveux de la brune le chatouillèrent, un frisson traversa tout son corps quand sa poitrine frôla son torse nu, et c'est naturellement qu'il la suivit lorsqu'elle se releva, n'osant pas cesser de l'embrasser. Il avait faim d'elle, soif de sa personne, et jamais il n'aurait assez de doigts, de mains, pour toucher toute cette peau qui s'offrait à lui. Ses mains parcouraient son dos avidement, venaient empoigner ces fesses encore serrées dans le rêche tissu qu'est le jean, caressaient avec gourmandise les seins de la brune. Au moment où elle descendit son pantalon, au bouton déjà détaché par ses bons soins lors de leurs précédents baisers sur le canapé, ses doigts agiles vinrent dégrafer le soutien-gorge de la jeune femme.
    Un grognement quand leurs corps se collèrent tout à fait : maintenant, si elle ne sentait pas à quel point il était excité par la situation, à quel point son désir se faisait imposant, bien, c'est qu'elle faisait exprès. Surtout qu'il avait maintenant les pantalons aux chevilles. Johan s'écarta un peu de la demoiselle et fit glisser le soutien-gorge le long de ses bras, dénudant sa poitrine plus ronde qu'à son souvenir, plus lourde, encore plus appétissante. Il ne pouvait savoir qu'il était une des rares, un des chanceux, à avoir le droit de voir la louve nue et de l'avoir dans son lit.

    Son lit, tiens.

    Un geste pour enlever ses pantalons, finir de les enlever plutôt, un autre pour retirer ses souliers et ses chaussettes du même coup. Un bête oubli peu pratique dans l'instant où il avait justement une idée. Le lycanthrope s'écarta à regrets de la demoiselle, puis se pencha pour la prendre en position de mariée, mettant ses bras autour de son cou. D'une force surnaturelle et grande pour un homme de son gabarit, Isadora était une plume dans ses bras puissants. C'est sans difficulté qu'il l'emmena à sa chambre, sans lui demander sa permission, pour la déposer sur ses deux pieds, devant son lit défait. Ses doigts vinrent défaire le bouton des jeans de la jeune femme, tandis qu'il reprenait possession de ses lèvres pour la énième fois de cette soirée. Il n'en avait point cesse, jamais assez, elle lui donnait toujours plus envie, la démone. C'était comme si leur premier rapport n'avait que jeter une étincelle dans un fagot de paille et que maintenant, ils devaient vivre avec l'incendie qui avait si longuement attendu avant de clairement se déclencher. Oubliés, les problèmes, les complexes, la grossesse, les tueurs, la meute, le travail, l'argent ou n'importe quoi.

    Johan s'agenouilla devant la jeune femme. Lentement, ceci dit, pour pouvoir laisser traîner sa langue sur ses seins nus, sur cette peau attirante, et enfin l'amener jusqu'au rebord de son jean. Le bouton sauta rapidement, la fermeture-éclair se baissa sans plus attendre et il baissa le pantalon à deux mains, ne se gênant pas pour toucher toute cette étendue nouvellement révélée. Un baiser sur le devant de son sous-vêtement, un regard coquin vers les yeux d'Isadora, ses dents qui viennent descendre le déjà si encombrant sous-vêtement, l'emmenant à la moitié des cuisses de la jeune femme. Lui, entreprenant ? Quand il était pris dans l'acte, il devenait un autre homme... ou tout simplement celui qu'il était véritablement, il n'avait jamais su mettre un mot clair là-dessus. Le libraire revint au visage de la jeune femme, embrassant son ventre rond au passage, les pointes de ses seins, puis, en grand final, ses lèvres chaudes. Elle bouillait, sa peau était brûlante, et son cœur battait à une vitesse folle, dans un rythme désaccordé. Comme si elle avait deux cœurs.
    Il avait envie d'elle au plus vite, mais ils avaient tout le temps qu'ils voulaient.
    Ils étaient libres de s'explorer, de se découvrir, de se voir en entier.
    Ils avaient même un lit où entamer l'acte, des murs, des meubles, et pas qu'une cabine bancale dans des sanitaires louches. Ô merveille qu'est le logis.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Jeu 23 Juin - 23:32


Grand Dieu… Alors que Johan m'amenait dans sa chambre, laissant quelques précieuses secondes à mon esprit pour se reprendre, je me rendais compte de l'énormité qui était en train de se produire. J'avais bien mis les ola pourtant avec l'homme. Et j'allais finir dans son lit. Encore. Enfin, techniquement pas encore vu que la dernière fois, c'était dans une cabine de toilette, mais tout de même. Ce n'était pas fort sérieux, mais c'était mon idée quand même et comment regretter? Le libraire avait tôt fait d'abandonner mon soutien gorge dans le salon, ainsi que ces chaussettes et ses chaussures. Je n'avais pas eu besoin de lui répéter deux fois que nous manquions d'espace et que j'avais aussi une envie folle de lui. Sans aucun doute autant qu'il avait envie de moi. Grand Dieu… C'était juste… Juste… Juste… Bref juste quoi. Vous me comprenez et quand même bien ce n'était pas le cas, on ne peut pas expliquer ce genre de chose. C'était si étrange… Dans le sens où jamais cet acte ne m'avait fait ressentir autant de sensations et aussi fortes surtout. J'étais certes ce que l'on pouvait appeler une femme prude, mais j'avais quand même connu des hommes. Enfin deux plus exactement dont un qui m'avait fait un enfant. D'ailleurs ma relation avec Clayton avait vraiment commencé par la venue de Savannah. Sans m'en rendre compte, je reproduisais le même schéma avec l'écossais. Tout partait d'une grossesse non désirée, qui ne serait pas aussi "peu importante" que je le pensais. Sans cette dernière, nous ne nous serions pas rapprochés Johan et moi, et je craignais que le pire soit à venir…

Mais je n'eu pas le temps d'y réfléchir outre mesure. L'homme me reposa à terre et nous vinrent tous deux aux lèvres de l'autre. Ces baisers que l'on partageait… J'aurais pu nourrir ma louve que cette passion. Mais au-delà de mon animal, c'était la femme qui en voulait plus également. J'étais, pour une fois concernant Johan, en total accord avec les deux parties de mon être. Je le caressais encore et encore alors qu'il déboutonnait enfin mon pantalon. Enfin, oui enfin. Sentir ses mains se poser sur mes fesses mais au dessus d'un jean, ça avait quelque chose de frustrant. C'était d'ailleurs pour ça que je l'avais ôté bien vite de son pantalon. Ne restait plus que son boxer qui n'allait sans doute pas faire long feu si vous voulez mon avis. Je voulais le voir nu, entièrement. Je voulais admirer son regard, ses formes, ses particularités, ses muscles, son désir pour moi, son… Grand Dieu. Je n'étais vraiment pas capable de faire la liste des choses qui me plaisait chez lui. Je frissonnais sentant sa bouche et sa langue parcourir mon corps, descendant jusqu'à mon pantalon. Ses caresses, son regard coquin… Olala ! Et au risque de me répéter c'était juste… Wouhaaa quoi. J'étais folle de désir, oui folle. Et quel plaisir… Et sans attendre plus longtemps, il fit descendre avec ses dents ma dernière lingerie, me mettant ainsi complètement dénudée.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 27 Juin - 7:01

    Il sentait le coeur d'Isadora pulser à une vitesse folle, comme s'il allait sortir de son corps. Et il était conscient d'être le responsable de cet état : c.était plaisant à savoir, ceci dit, et il en était même ravi. Ravi de la mettre dans un tel état. La jeune femme cessa le baiser pour venir embrasser son cou, puis le mordiller, tout en laissant ses mains descendre sur sa peau nue. Il brûlait et sa façon de le caresser ne faisait rien pour éteindre le braiser duquel il brûlait. Elle passa derrière lui, toujours collée à son corps, embrassant son dos au fur et à mesure qu'elle descendant. Qu'elle descendait ? Johan frémissait sous chaque baiser et à un instant, il sut qu'elle devait être au niveau de son derrière, approximativement. Un moment pour se féliciter d'être un cycliste accompli : parlez-lui d'un sport qui donne de plus belles fesses, vous, si ce n'est le sport de chambre ! Les mains fines de la louve vinrent retirer son boxer, effleurant son sexe -un battement de coeur manqué à ce contact si léger- au passage, puis lorsqu'il sentit le vêtement à ses pieds, il termina de le retirer pour ne pas en être encombré.


    Y'a plein de hide, ici !

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 28 Juin - 0:37


Je ne me rendais pas encore compte de l'ampleur des dégâts que j'avais provoqué. Si seulement j'avais dis non à Johan. Si seulement j'avais regagné mon domicile plutôt que de me rendre dans celui du libraire. Si seulement je ne m'étais pas jetée sur lui, juste après qu'il se soit confié à lui. Si seulement l'humaine en moi avait eut plus de volonté pour résister à l'appel de la chair de l'homme. Grand dieu ! Dans quelle situation m'avais-je mis? Car il fallait bien constater une chose, dont je n'avais pas encore conscience. Il ne s'agissait pas ici de nourrir nos bêtes. Nous n'étions pas en train de "baiser" comme deux personnes en manque. Non. Nous désirions tous les deux l'autre, pour ce qu'il était réellement. Et cette étreinte que nous partagions… Nous prenions notre temps, nous donnions du plaisir à l'autre autant qu'on en avait, nous profitions de cette dernière et faisions tout pour qu'elle dure le plus longtemps possible. Bref, nous faisions l'amour et cette nuance de terme était très importante. En tout cas elle le sera pour moi, quand j'en prendrais pleinement consciente. Et cela va compliquer une situation déjà peu simple. Car n'oublions pas : j'étais enceinte du cabot et quelque part très lié à lui de ce fait.

Oui, oui, oui encore du hide !


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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 5 Juil - 6:28

    Trop de hide pour ta ligue, chéri.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Jeu 14 Juil - 17:44


Je plaide coupable encore du hide !


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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Jeu 18 Aoû - 5:38

    Il avait senti l'orgasme de la jeune femme. Il l'avait fait jouir. Une pointe de satisfaction dans son esprit. Savoir qu'il n'avait toujours pas perdu la main et qu'il continuait d'être efficace lui mettait toujours un certain baume au coeur. Isadora tremblait au moins autant que lui et lorsque ses mains vinrent chercher son visage, il ne put que lui adresser un sourire tremblant. Son orgasme finissait de lasser son intérieur bouillant et toutes ses convictions chambranlantes. Il allait être terriblement difficile de ne pas mêler les sentiments à leurs étreintes, s'ils osaient entamer une relation comprenant ce genre de démonstration d'affection. Un rire à ses mots. Fabuleux. Incroyable. Il secoua un peu la tête, négativement, pour lui dire de garder ce genre de mot. Il ne voulait pas se faire complimenter sur ses performances sexuelles, en tous cas, point verbalement. Son plaisir à elle lui avait suffit. Un murmure rauque alors qu'il l'embrassait brièvement :

    « Bonne idée. »

    C'est tout ce que Johan avait réussit à articuler, son cerveau étant encore en vagabondage... ailleurs.
    Il passa sa main dans ses cheveux clairs, trempés de sueur désormais, puis glissa ses mains sous les fesses de la brune. La laisser se diriger seule, comme ça, à la douche ? Du tout. Il avait beau être en plein état post orgasme, il n'en restait pas moins capable de soulever une femme d'un poids aussi négligeable que le sien. Surtout que bon, ils avaient un organisme capable de régénérer rapidement pour plusieurs choses... Son sourire s'accorda au sien, sensiblement taquin. Il souleva Isadora de sa commode et, d'un pas lent, l'emmena jusqu'à sa salle de bains. Où il marqua un temps en y entrant. Merde. Du sang. Partout.
    Ça sentait le sang. Son sang. Il y en avait sur le plancher, dans son bain. On aurait dit qu'il avait tué quelqu'un dans sa salle de bains. Des traces de mains, sanglantes, sur la céramique, sur le bord de son lavabo. Immobile, Isadora dans les bras, il ne savait plus que faire. Se laver dans un endroit où un film d'horreur semblait avoir été tourné ? Il ne pouvait pas non plus la laisser là pendant qu'il nettoyait la pièce... Tout le plaisir qui restait suite à leur étreinte descendit brusquement, le laissant tout à fait démuni. Vulnérable. Johan entrouvrit la bouche, incapable de dire quelque chose de sensé. Une excuse. Elle savait qu'il se mutilait, il lui avait d'ailleurs promis de ne plus le faire pour elle, mais l'endroit restait peu approprié pour une suite romantique à leurs ébats sexuels. Ses yeux clairs revinrent à la louve, qu'il tenait toujours dans ses bras.

    « Désolé pour le... »

    ... sang. Pour le sang.
    Il marcha jusqu'au bain, dans lequel il défit son étreinte de la jeune femme pour qu'elle puisse s'y tenir debout. Le fond du bain était relativement blanc, seuls ses bords étant rouges. Certaines serviettes étaient également tachées de son hémoglobine. Saloperie. Il frissonna lorsque leurs corps se séparèrent. Il avait froid d'être séparé d'elle avait un tel contact. Il se pencha et régla rapidement l'eau de la douche à une chaleur confortable, gardant ses doigts sous l'eau. L'état de la pièce le rendait excessivement gêné, honteux de ses vices. Il n'avait pas à imposer un tel spectacle à la brune, surtout après leur moment si agréable. Il garda ses yeux sur le sol en refermant le rideau de la douche, n'osant pas croiser son regard.

    « Je vais nettoyer un peu. Je te rejoins après. »

    Toujours nu, son corps exposé aux regards de la brune, il attrapa une serviette déjà tachée et la mouilla sous l'eau du lavabo, entreprenant de nettoyer rapidement le plancher de la salle de bains, puis le lavabo lui-même. Intérieurement, il se maudissait de ne pas avoir prévu qu'une telle chose arriverait. Mais pourquoi y aurait-il pensé ? Jamais Johan ne ramenait une femme à son appartement, donc jamais il n'avait pensé qu'une scène aussi gênante se produirait. Il se mordit les lèvres, coupable, et jeta un coup d'oeil à la lame de rasoir qui traînait sur son lavabo. Il la prit et la nettoya soigneusement avant de la ranger dans la pharmacie. Ne pas laisser traîner ça.



Dernière édition par Johan O'More le Dim 11 Sep - 5:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Jeu 25 Aoû - 1:14


Autant je me sentais à l’aise avec Johan il n’y a pas cinq minutes, autant je n’avais à présent qu’une seule envie : celle de partir. Du sang. Il y en avait partout. Où que se porte mon regard, on pouvait voir de l’hémoglobine. J’étais mal à l’aise et je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir en danger. Finalement je ne savais rien sur le libraire. Certes, il avait juste fallut que l’odeur vienne jusqu’à mes narines pour que je l’identifie comme la sienne. Seulement cela n’enlevait rien à la situation. Il était dangereux. Pour lui dans ce cas, certes. Malgré tout il pouvait s’avérer dangereux envers moi. Je savais très bien que j’avais tendance à me surestimer en temps que loup-garou. J’en avais même oublié qu’il était beaucoup plus âgé que moi en temps que canin. S’il le voulait il pouvait me faire du mal sans que je ne puisse rien y faire. Mon ulfric m’avait si souvent prévenu. Il m’avait toujours dis de me méfier des hommes de mon espèce, et que je devais être plus vigilante que tout autre membre masculin. Les femmes étaient rares et convoitées. Et là je venais de me jeter dans la gueule du loup. Je l’avais laissé m’approcher une nouvelle fois. Je lui avais donné une ouverture

Isadora reprends toi. On parle de Johan. S’il avait voulu te faire du mal, il l’aurait fait bien avant. N’avait-il pas eu de nombreuses occasions par le passé ? Bien sur que si. Non, je pouvais lui faire un peu confiance. Après tout il semblait on ne peut plus gêné par la situation. Jamais il n’avait voulu que je sois témoin de ce spectacle. Il s’était même excusé avant de me déposer dans sa baignoire. Non il fallait vraiment que j’arrête de me faire des films. Il n’était pas non plus un inconnu, et tenait plus d’un homme que d’une bête. Jamais sinon je ne l’aurais suivi ici. Jamais je ne l’aurais aidé quelques semaines plus tôt. Jamais je ne serais venue le voir à son travail.

Mon dieu, aidez-moi. Car là je ne savais pas quoi faire. J’avais autant envie de partir que de rester. Non finalement je n’ai besoin de l’aide de personne pour me décider. Les actions de l’homme suffisaient. Il fallait être aveugle pour comprendre ce qui était en train de se passer dans sa tête. Je me rinçais rapidement avant d’arrêter l’eau, et d’attraper une serviette propre pour l’enrouler autour de mon corps mouillé. C’était mon « excuse ». Mon corps changeait et je n’aimais pas vraiment ça. J’avais plus de ventre, plus de formes en générales. Tout allait trop vite si bien que je n’avais pas le temps de m’y habitué. Moi qui n’étais pas pudique pour un rond, je commençais à le devenir. Mais bref. Je tirais le rideau et sortais de la douche. On pouvait dire, qu’outre la vu de tout le sang, le « paysage » qui s’offrait à moi était on ne peut plus agréable. Il n’avait beau pas lui plaire, Johan avait un très beau corps. Oh certes, il avait des cicatrices et alors ? Cela ne me repoussait pas. Certaines peut-être moi non. Au contraire, cela me donnait envie de les caresser, de toutes pouvoir les toucher, voir où elles commençaient et où elles finissaient. Je passais à côté de l’homme en me retenant de poser mes mains sur lui, et éteignit l’interrupteur. Nous n’avions pas besoin de lumière pour voir. Et cela masquait toutes les traces d’hémoglobines présentes dans la pièce.

♠ Tu n’as pas à tout nettoyer pour moi… Et rassures-toi, je ne suis pas la mieux placer pour te juger


Surtout avec tout ce que je faisais à ma chair ses derniers temps. J’essayais beaucoup de méthodes pour « avorter », sans grand succès pour l’instant. Cela faisait trois jours que j’étais à court d’idée si bien que j’avais arrêtée de me « maltraiter » le temps de trouver une solution qui fonctionnerait.

♠ Je vais t’attendre dans ton salon… Et essaye de retrouver mes affaires.


Je me fis violence pour arriver à sortir de la salle de bain sans toucher le libraire. Notre espèce était tactile, on ne peut plus tactile. Et en la présence de l’homme, j’avais bien du mal à lutter contre ce côté. Je me concentrais sur la recherche de mes vêtements pour éviter de penser au fait qu’il était nu, non loin, m’offrant toute la beauté de son corps. Cela me prit plus de temps que prévu pour mettre la main sur tout ce qui m’appartenait. Je n’arrivais pas à retrouver où se trouvais mon soutien-gorge. Je ne l’avais trouvé ni dans le salon, ni dans la chambre. J’avais fini par m’écrouler sur le lit, légèrement épuisée. Je regardais le plafond, ne pensant d’autre que ce qui venait de se passer. C’était agréable de ne pas avoir qu’en tête que nos problèmes. J’en avais même oublié ma dispute avec Savannah. Autant dire que sans le savoir, Johan avait accompli un « miracle ». Pas une seule fois ma fille ne quittait mes pensées. Là pourtant elle était absente, et quelque part ce n’était pas plus mal. Pour une fois, c’était moi qui passait avant…



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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 13 Sep - 6:14

    La honte. Il avait montré une partie de lui qu'il aurait souhaité que personne ne voit jamais. Il était un monstre et il s'en punissait. Il avait aussi, apparemment, une quantité de sang hallucinante dans un seul corps... facile, quand on se régénère, après tout. Immobile, les mains sur le lavabo de sa salle de bains, Johan cherchait son souffle. Il avait peur qu'Isadora parte. Le bruit de la douche s'arrêta, comme pour confirmer sa pensée. Non. Il ne voulait pas qu'elle le laisse ici, seul, dans le carnage de sa vie... Il n'osa pas tourner la tête pour la regarder par-dessus son épaule, retenant son souffle dans sa poitrine. Soudainement, le noir. Elle avait éteint la lumière, faisant appel subitement à sa vision nocturne, plus rassurante que celle diurne, étrangement. Avait-elle compris qu'il n'avait jamais voulu, en aucun cas, lui montrer cette scène horrible ?
    Ses mots le rassurèrent un peu. Peut-être ne lui en voulait-elle pas autant que ce qu'il pensait... Johan tourna la tête vers elle et esquissa un faible sourire. Même dans cette noirceur, elle avait un magnifique visage. Étrangement reposé, comme si le sexe avait suffit à apaiser des tensions sous-jacentes. On sous-estime souvent le pouvoir du sexe, et pourtant ! Un petit hochement de tête quand elle sortit de la salle de bains pour aller chercher ses affaires et l'attendre dans le salon, ou la chambre, ou peu importe. L'attendre. Une femme l'attendait, lui. Une inspiration saccadée, puis une expiration alors qu'il entrait dans la douche. Il rouvrit l'eau et s'exposa au jet d'eau glacée. Il avait besoin de rafraîchir son esprit torturé, son corps bouillant et trempé de sueur, de reprendre du... du poil de la bête, disons.

    L'eau froide ruisselant sur son corps le réveilla quelque peu, le faisant sortir de l'étrange torpeur dans laquelle il était plongé. Un peu trop de joie, peut-être, suite à ce qui venait de se passer avec Isadora, mêlée avec cette honte qu'elle ait vu quel genre d'homme il était. Il fallait seulement qu'elle puisse avoir confiance en lui, désormais. Le lycanthrope prit son savon et se lava de la tête aux pieds, désireux d'effacer l'odeur de sang séché qui le maculait, en plus de celle de la sueur, et une fois cela fait, sortit également de la douche. Il ne prit même pas la peine de se sécher et arriva dans sa chambre complètement mouillé, laissant des traces de pas sur le plancher de son appartement. Isadora était couchée sur son lit, plus ou moins vêtue. Moins, surtout. Mmm. Pas pour lui déplaire... Le loup-garou se gifla intérieurement et attrapa son boxer, roulé dans ses pantalons encore, et le renfila avec un sourire. Ses cheveux blonds laissaient tomber des gouttes d'eau sur son visage et dans cette tenue, ou plutôt cette non tenue, la louve pouvait voir l'étendue du champ de bataille qu'était son corps. Et, pour une fois, il n'en avait pas peur. Ou honte.
    Il était ce corps depuis dix ans. Peut-être était-il temps de l'accepter.
    Johan passa sa main dans ses mèches humides, avant de s'appuyer contre sa commode. Il lui restait une proposition à faire à la jeune femme. Elle avait dit oui, précédemment, mais il vallait mieux réitérer la demande, pour être certain de son accord face à tout cela.

    « De quel côté du lit dors-tu ? »

    Malice quand tu nous tiens. Elle avait accepté de dormir à son logis, restait désormais à savoir si elle voulait de lui à ses côtés... rien de mieux que de lui demander par une question un peu détournée, lui offrant un choix pas tout à fait correct. Johan alla fermer l'interrupteur de la chambre, plongeant la louve et lui dans le noir. Il voyait ses yeux briller, puis distingua son corps, qu'il ne trouvait qu'encore plus beau. Oui, elle était merveilleuse.

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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Mar 13 Sep - 18:24


J’avais l’impression d’être un midinette. Mais si, vous savez ses jeunes filles qui prennent la vie pour un gros bonbon rose qui n’a que des bons côtés. Oubliez les problèmes et les soucis, je me sentais bien. Ce qui était étonnant c’est que je n’avais plus ressenti ce genre de chose depuis la mort de Nathanaël. Auprès de mon ulfric, je me sentais en sécurité, et non jugée. Je pouvais être moi-même, et je n’avais pas peur de montrer qui j’étais. Je n’avais pour sur rien à craindre et mes angoisses n’étaient plus présentes. Avant qu’il ne disparaisse, c’était l’effet salvateur que me faisait la meute. Car même quand celui que j’admirais n’était pas là, je planais sur mon petit nuage avec les autres lycanthropes. Les choses avaient bien changées à bien y repenser. Depuis que Mary avait prit la tête du clan, j’étais devenue une paria, une personne qui n’était pas fréquentable et que les autres loups devaient éviter ou humilier à la moindre occasion. Elle n’avait jamais pu m’aimer, et c’était bien pire à présent. Son but était de me faire partir de ma meute, cependant à son grand désarroi, je m’y accrochais dur comme fer. Pourtant, en cet instant, je m’imaginais la quitter sans problème. Je n’étais plus seule, non. En la présence de Johan j’avais l’impression d’exister et tout ce dont avait besoin ma nature louve, je lui apportais grâce à lui. C’était fort dangereux de penser ainsi, je le savais fort bien. Sans doute ne quitterais-je jamais mon clan pour cela. S’il ne restait « que » le libraire, je m’attacherais trop à lui. Hors j’avais bien vu par deux fois ce qu’il pouvait arriver lorsque cela arrivait. L’un était parti en m’abandonnant avec mon enfant et l’autre était décédé en voulant me sauver. Oui, je n’étais pas une femme fréquentable.

Mais tout cela ne me préoccupait pas, pas même la dispute violente que j’avais eu avec fille. Je restais allongée, fixant le plafond sans penser à rien. C’était un véritable soulagement et j’en avais besoin. Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas laissé de côté mon quotidien pour me recentrer. J’entendais d’une manière lointaine l’homme se doucher, puis sortir de la salle d’eau pour rejoindre la chambre. Je ne bougeais et tournais la tête que lorsqu’il récupéra un vêtement pour l’enfiler. Je me redressais sur le lit, toujours enroulée dans ma serviette de bain. Il avait beau dire et penser ce qu’il voulait, la vue de son corps n’était absolument pas un problème, ni une horreur. Johan était on ne peut plus harmonieux, peu importe qu’il soit marqué ou non. Finalement on n’y faisait plus attention, et cela n’attirait pas autant l’œil qu’il le pensait. A se cacher, il incitait les autres à chercher pourquoi une telle attitude. A se montrer tel qu’il était, cela n’attirait pas plus que ça le regard. Je sortais de ma « contemplation » lorsqu’il parla. Mes yeux revinrent jusqu’aux siens, et je lui dis

♠ Peu importe, je ne suis pas bien compliquée. Fait comme à ton habitude. Par contre


Je me levais et venais jusqu’à lui. Sans le quitter une seule fois du regard, je fis glisser le vêtement qu’il venait de remettre. Puis, je laissais tomber ma serviette par terre

♠ Première leçon, et sans doute la plus importante Johan : Accepter son corps et ne pas avoir peur de la nudité et du regard des autres. Lorsque tu chasses à plusieurs ou même lorsque tu joues, tu n’as pas toujours des vêtements à porter et il arrive souvent que les loups se retrouvent pour bavarder sous leur formes humaines, sans qu’aucun ne soit vêtu. Hommes ou femmes, grands ou petits, gros ou minces, cela n’a pas d’importance. Nous sommes tous égaux, nous sommes tous des loups, peu importe ce dont la nature nous a doté.


Ces mots, je les connaissais par cœur, mais je n’étais nullement l’auteur. Passer d’une vie d’humaine constamment habillée à une vie de louve souvent nue n’avait pas été de sois je peux vous le garantir. Je n’osais me montrer et me mêlais aux autres loups, en particulier lorsqu’il y avait Mary dans le coin. A côté d’elle, physiquement je ne fais pas le poids. Je ne vous raconte même pas la gêne que j’ai ressentie lorsque Nathanaël m’a dit ses mots, tout en déshabillant devant tous les membres présents ce jour là. Et finalement ce n’était pas si terrible que ça. Une vague « vanne » sur mon physique histoire de détendre l’atmosphère et puis le tour était joué. Nous n’étions pas là pour nous juger, mais pour vivre ensembles. Je lui dis un sourire malicieux et lui dit

♠ Rassures-toi, il y a des hommes et des loups beaucoup moins montés que toi. Et le jour où tu viens à rencontrer ma Lupa, ne bave pas trop.

Mon regard était on ne plus taquin, et sans lui laisser le temps de me répondre je revins vers le lit. Je m’arrêtais avant de rentrer dans ce dernier, fronçant les sourcils. Avec tout cela, je ne savais pas où je pouvais m’installer. Déjà que cela m’embêter de « déranger » l’homme, il n’était pas question de lui prendre sa place. Surtout que bon, comme je lui avais dis, cela m’importait peu. Lorsque j’étais mariée avec Clayton, je dormais à droite. Puis lorsqu’il était parti, Savannah avait gagné mon lit, ayant peur de dormir seule la nuit, et s’installais à ma place, si bien que j’avais appris à dormir du côté gauche. A présent, et bien c’était tantôt l’un, tantôt l’autre. Je n’avais pour sur aucune préférence. J’allais me retourner pour poser la question à Johan quand l’évidence m’apparu. Une partie du lit était plus impeccable que l’autre, l’oreiller était bien en place. Alors que de l’autre, disons que la position de l’oreiller et la forme de ce dernier signalisait bien qu’on dormait régulièrement ici. Ainsi je pris place sur le côté le plus « propre », et me glissais sous les draps. J’étais fatiguée et il ne me faudrait pour sur pas longtemps avant de m’endormir. J’attendis que l’homme vienne à son tour prendre place pour me tourner vers l’extérieur du sommier et laisser Morphée faire son travail.



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MessageSujet: Re: beastly [Livre 1 - Terminé]   Lun 26 Sep - 5:40

    Bon. Déjà, pas besoin de se compliquer la vie face au côté du lit qu'elle préférait. Il dormait toujours du même côté, donc voilà... Il affecta une moue intriguée quand elle se leva de son lit, enlevant son boxer pour ensuite laisser tomber sa serviette. Ah, euh, d'accord. Cela faisait tout de même plusieurs années qu'il n'avait pas dormi avec une femme, pour de vrai disons-le, donc tous les rituels reliés à ça étaient disparus en même temps que l'habitude.
    Par contre, HA. Le reste de son discours.
    Johan sentit son visage s'empourprer violemment et sa bouche s'entrouvrir, comme pour protester. Mais il savait qu'il n'avait aucune protestation à faire : c'était ça, tout simplement. En tant que loup, il allait devoir apprendre à accepter son corps, même s'il était incapable de le voir depuis dix ans. Même s'il le détestait. Et même s'il était persuadé qu'il était d'une laideur sans nom, que ce soit vrai ou non. Pendant quelques secondes, le lycanthrope s'imagina en train de parler à d'autres personnes nues, tout en étant lui-même nu, et sa gêne monta d'un cran. Comme quoi sa pudeur n'affectait pas que sa perception face à son propre corps... peu pratique. Sa main qui gratte sa nuque, ses bras qui se croisent sur son torse comme pour se cacher, avant qu'il ne torde ses mains avec une légère nervosité.

    « Je... euh, d'accord. »

    Réplique pitoyable s'il en était. Il avait commencé sa phrase pour protester, gardant en tête qu'il n'allait pas se dénuder devant ses étrangers, mais cette réplique n'avait aucun sens. Les loups ne connaissaient pas d'étrangers, mais bien des frères. Des ennemis, à la limite, mais au fond, ils étaient tous de la même essence. Il finit par hocher de la tête positivement, mais faiblement, acceptant l'éventualité de devoir être nu en compagnie de d'autres personnes- qui n'étaient ni un médecin, ni une conquête. Gnnn.

    « Rassures-toi, il y a des hommes et des loups beaucoup moins montés que toi. Et le jour où tu viens à rencontrer ma Lupa, ne bave pas trop.
    - C'est ça, moque-toi de moi », répliqua Johan avec la même malice, incapable de contrôler sa gêne.

    Sur le coup, il ne pensa pas à lui dire qu'il connaissait en effet sa Lupa. Et que oui, elle était une femme splendide. Magnétique était le mot. Mais elle avait quelque chose d'intimidant qui l'empêchait de totalement adhérer à elle... Le loup lui tira la langue, retenant seulement son compliment sur son physique et son... euh, enfin, sur tout ça, disons. Instinctivement, il baissa même le regard, se jaugeant quelques secondes avant de se rappeler qu'il devait dormir. Oui, dormir. Se reposer. Il en avait bien besoin. Et il ne rentrerait pas le lendemain matin, il n'avertirait personne non plus. Johan quitta la chambre quelques instants, vérifiant que la porte d'entrée était bel et bien verrouillée, puis revint pour se coucher dans le lit où était déjà étendue Isadora. Un pincement inhabituel au coeur : une femme dans son lit. Ô doux sentiment que voilà... doux moment qu'il vivait. Son corps sous les draps défaits et son bras au-dessus du corps chaud de la jeune femme. Et juste un sourire de bien-être avant le sommeil.


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