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Quel plaisir de se revoir... Ou pas [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: Quel plaisir de se revoir... Ou pas [Livre 1 - Terminé]   Quel plaisir de se revoir... Ou pas [Livre 1 - Terminé] EmptyDim 29 Mai - 2:20


    J'avais besoin d'aller courir… Avec les évènements de ces dernières semaines je ne savais pas où donner de la tête. Entre la boucherie que fut une nouvelle fois la fête vampires-humains et les conséquences qui se sont découlées de cette soirée… C'est simple j'étais restée enfermer chez moi à chercher comment régler "ce petit problème". J'avais d'ailleurs pris rendez-vous avec une non-humaine mais pas loup-garou pour autant, pour qu'elle m'aide dans cette tache. Hors de question que je continue à me trimbaler cette… Chose… Ce Monstre… J'avais tout essayé mais en vain. Ma peau guérissait trop vide pour que puisse me mutiler ; les escaliers ne m'ont rien apportés non plus ; et une grosse cuite non plus ; j'avais même fait exprès de me faire renverser par une voiture mais cela n'avait pas non plus fonctionné… Je m'étais alors dites que peut-être en me transformant en louve, cela provoquerait une réaction qui affecterait cette chose, mais non. Mon corps de louve semblait très bien adapté pour ça, à mon grand désarroi. Histoire de ne pas m'être tapée autant de route pour rien, j'en avais quand même profité. J’avais couru des heures entières dans la forêt, loin du territoire de ma meute. La solitude était ma meilleure amie, surtout dans des moments pareils… Et comment expliquer ce… truc? Non je n'étais pas encore prête à affronter ma soit disant Lupa… Surtout que même en ne disant rien, elle allait le remarquer. Je n'avais pas la même odeur que d'habitude et j'avais déjà commencé à prendre un peu de ventre. Heureuse, aucun battement de cœur de coeur ne se faisant entendre, mais cela n'allait pas tarder. Trois semaines jour pour jour que j'avais fuis la place d'Edimbourg, et j'avais pourtant l'impression d'être en cloque de plus d'un mois. Pour l'avoir été plus jeune, je peux vous garantir que je connais les "stades". Ce n'était pas normal, pas du tout et cela me confortais dans l'idée que je devais me débarrasser de cette chose…

    J'avais couru quasiment toute la nuit et il était près de quatre heures du matin quand je me décidais de regagner ma voiture, complètement exténuée par la course folle que j'avais menée. Je n’avais parcouru que quelques kilomètres avant que ma voiture ne tombe en panne. De la fumée commença à échapper de mon moteur avant que ce dernier ne s’arrête de fonctionner. Pourtant je l'avais amené le mois dernier au garage ! Deux choix s’offraient à moi : me transformer en loup, et rentrer ainsi en ville, ou attendre que quelqu’un passe. La première option était intéressante, mais beaucoup trop risqué. Déjà s’aventurer en ville sous forme de loup n’était pas très discret. Si on m’apercevait, je courrais de gros risque. De plus si un conducteur finissait par passer par là, et trouvait une voiture vide sur le bas côté avec des habits de femmes en tas, il se poserait des questions. Je n’avais pas du tout envie de voir débarquer les flics chez moi si vous voulez mon avis. Et puis, j'étais vraiment fatiguée alors… Ne me restait plus qu’une solution : attendre. Je m’adossais contre ma voiture, et attendit… Dix minutes… une demi-heure… Ne pouvant plus rester sans rien faire, j’avais décidé de rentrer à pied, sous forme humaine, quitte à ce que cela me prenne des heures et des heures. Je marchais d’un pas plutôt rapide depuis quarante minutes, quand j’entendis un bruit lointain de voiture. Je jetais un coup d’œil à ma montre : trois heures passées. Je continuais à avancer sur la chaussée de la route, me rendant visible, sans pour autant risquer de me faire faucher. Quand le véhicule passa le virage, je me retournais et aperçus un homme au volant. Avec un peu de chance ce n’était pas un détraqué… Chance ? Pour lui bien entendu. Mon côté lycanthrope était assez utile nous allons dire pour que je puisse me défendre. Je ne payais pas de mine avec mon jeune âge et mon petit gabarit, et pourtant j’étais capable de mettre facilement un homme à terre. Je m’avançais sur la route afin qu’il puisse me voir – je l’avais vu grâce à ma vue de louve – et lui fit de vagues signes avant de regagner la chaussée. On ne sait jamais après tout. L’année dernière sur cette route, un jeune s’était fait faussé. Et croyez moi je n’avais pas envie de finir en steak haché… Avec l'odeur de lu pot d'échappement, je ne m'étais pas rendu compte que l'homme que j'interpellais n'était nul autre que je fuyais depuis près de trois semaines…


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