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Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Mar 17 Mai - 18:42

    Toutes ces lois devenaient dérangeantes pour le loup-garou. Lui qui avait profité longuement de sa liberté d'agir, de bouger, d'aller où il voulait quand il le désirait, il se voyait maintenant contraint de rester chez lui le soir. Tout personne suspecte se baladant à l'extérieur de chez soi passé 21 heures pouvait être arrêtée, ne serait-ce que pour être interrogée. C'était étouffant et s'il avait réussit à rester chez lui quelques soirs, le reste du temps, il devait fuguer en cachette pour aller se transformer. Depuis son aventure avec Isadora, la bête était plus forte, plus puissante, et elle en demandait toujours plus. Il la sentait hurler en lui à tous les soirs, se retourner sur chaque femme, gronder devant tous les animaux croisés.
    C'était difficile.
    Ce soir, il ne sortait pas pour aller courir en cachette. Il sortait pour aller boire un coup tranquille, pas dans son appartement, et peut-être même parler aux autres clandestins. Parce que oui, tout était devenu clandestin dans cette ville. Plus le droit d'aller dans un bar après 21 heures... c'était une véritable torture.

    Il était passé 23 heures quand le lycanthrope poussa la porte du petit bar miteux, situé au fond d'une ruelle de Glasgow. Personne n'y allait jamais et la police ne risquait pas d'y passer. Et puis, il avait crû, en se fiant à son instinct, que le propriétaire n'était pas tout à fait... humain. Enfin. Une fois à l'intérieur, Johan jeta un coup d'oeil aux alentours avant d'abaisser le capuchon du chandail chaud qu'il portait sous sa veste de cuir vieilli. Il avait été rapide, en passant de son appartement à ici : il avait couru à pleine vitesse, le visage caché par ce capuchon sombre et son éternelle casquette, puisqu'à se retrouver ici.
    Un petit salut au barman, qui s'approcha de lui pour prendre sa commande :

    « Une pinte de Guinness. »

    Le barman approuva d'un signe de tête et Johan prit place au comptoir du bar, enlevant seulement sa veste de cuir. Le bar était froid et bien qu'il avait déjà très chaud, il dégageait énormément de chaleur, il ne voulait pas éveiller des soupçons. En attendant sa pinte de bière, il se retourna vers les autres clients du bar minuscule. Deux hommes en grande conversation, très discrets, une jeune vampire seule, trois autres hommes tout de noir vêtus en train de jouer aux cartes autour d'un certain montant d'argent, un vieillard qui cuvait son vin dans un coin. Charmant ; ce bar était parfait. Par politesse, il adressa un signe de tête à la vampire seule, voyant qu'elle le regardait, mais pas plus. Il était ici seul et il ne cherchait pas nécessairement de compagnie. Et puis, à tous les cas, elle avait fait comme tout le monde : elle avait vu son visage labouré de cicatrices et l'avait tout simplement observé comme on observe un phénomène de foire.
    Sa Guinness arriva devant lui, magnifique ; un toast silencieux au barman et il but une longue gorgée de la bière noire, qui réchauffa son gosier délicieusement. Un petit claquement de langue de satisfaction. Ça faisait du bien, de boire un peu et loin de chez lui ! Un murmure pour le barman :

    « Merci. »

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Jeu 26 Mai - 20:44

En à peine quelques mois l’atmosphère vampirique entourant l’Ecosse avait changé du tout au tout. La grande « révélation » de notre race ne semblait guère avoir eut les effets escomptés et la dernière petite sauterie organisée à Edimbourg ne s’était soldée que part une dégradation croissante de la situation. Chaque nuit voyait le nombre d’humain vouant une haine aux vampires croitre. Les chances que mon vœu d’établir un semblant d’ordre et de relations pacifiques entre les différentes créatures de la planète semblait à chaque minute plus utopique. Je commençais sérieusement à perdre foi en mes motivations, espérer la paix n’était qu’un rêve digne d’une enfant, un désir presque humain tellement il était naïf. Une part de moi-même voulait encore croire que je pouvais faire quelques choses pour sauver ce monde que je connaissais depuis mille ans et qui ne cessait de s’enfoncer dans le chaos. Mais une autre part de mon être, mon côté vampirique et égoïste commençait à se lasser de ce petit jeu. Mais face à tant de problèmes je tentais de conserver un semblant de lucidité, ne serait-ce que pour Désirée. Il fallait qu’au moins une de nous deux soit capable d’intervenir en cas de problème.

La situation critique d’Edimbourg avait entrainé des mesures radicales. Un couvre feu avait été mis en place en réponse à l’insécurité des populations. A 21h00 tout le monde y comprit les vampires doivent quitter les rues. Cette mesure me faisait rire bien qu’elle soit significative du désordre de la société. Je ne comptais pas m’en tenir à cette petite règle et je supposais qu’aucun de me congénères si appliqueraient.

Il devait être aux alentours de 23h00, la nuit ne faisait que commencer. Je n’avais côtoyé que très peu de monde depuis les derniers événements, après mettre remise en cause sur ma présence en Ecosse je décidais de mettre le nez dehors.

L’air était frais, une brise glaciale caressait ma nuque. Je portais une légère cape noire volant contre le vent, sur mon jean foncé. La nuit était calme, presque trop calme. Mon ouïe extraordinairement fine ne percevait que très peu de son. La ville avait été plongée dans une torpeur morbide. Je percevais dans le souffle du vent, une sensation démoniaque et pour la première fois en longtemps je me sentais angoissée, oppressée. Je me faufilais discrètement dans la nuit, utilisant mes talents de vitesses pour rejoindre un bar discret au fond d’une ruelle. J’avais repéré l’endroit la nuit précédente, la police ne s’y rendrait pas.

Je poussais la porte qui grinça et pénétrais dans la gargote. Il y faisait chaud et une odeur de Whisky me montait aux narines. Je pris place sur un tabouret, accoudée au bar et retirais mes gants de velours noir. Le bar n’abritait que quelques personnes, des ivrognes ou des habitués, tous humains. Un homme, plutôt jeune assis un peu plus loin exprimer une assurance masquée d'une solitude. Il dégageait quelque chose différent, une petite odeur masqué et une impression indescriptible. J'étais très intriguée. Je passais ma commande, une simple bière rafraîchissante, je prendrai peut être quelque chose de plus corsé dans la nuit. Alors que le serveur me tendait ma consommation que je pris en main, je me décalais pour me retrouver à côté de l'inconnu. Ma soirée était libre et je décidais que la solitude allait se retirer dès maintenant. J'étais persuadé que cet homme ne m'ignorerait pas. Il était seul, mais de la compagnie lui semblait nécessaire. Au pire des cas je pourrai toujours jouer de mes charmes.

« Quel homme charmant dans un lieu qui l'est beaucoup moins. »



Dernière édition par Belle Angeline Renard le Ven 27 Mai - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Ven 27 Mai - 8:42

    L'homme sirotait sa Guinness avec application, les yeux perdus dans le collet couleur crème de la bière. Plusieurs pensées occupaient son esprit, la première étant Isadora et la deuxième Andréa. Il n'avait pas revu la louve depuis leur aventure, lors de l'infâme carnage de l'annonce de la victoire des droits des vampires, et ce silence radio l'inquiétait presque. Il avait pourtant tenté de la rejoindre, sans succès, elle semblait... insaisissable. Un coup de vent dans ce monde, un coup de vent qui avait perturbé le fragile équilibre que le loup avait réussit à s'imposer. Et ensuite, il y avait Andréa. Andréa et ses problèmes, ses convictions et, maintenant, ses doutes quant à sa nature. Elle n'était pas idiote, elle avait parfaitement vu que quelque chose clochait chez lui, mais Johan s'obstinait à lui mentir. Imbécile, va.

    « Quel homme charmant dans un lieu qui l'est beaucoup moins. »

    De surprise, Johan renversa sa bière sur le comptoir, inondant à la fois ses jeans et la platine du bar, l'alcool évitant de justesse le corps de la vampire, qui s'était approchée de lui pour lui murmurer cette remarque avec un amusement audible. Il ne l'avait pas entendue arriver, et Dieu sait qu'il avait une ouïe fine. Trop égaré dans ses pensées, il devenait vulnérable à tout. Le lycanthrope bondit de son siège, posant des yeux gênés sur le barman, qui prit un linge et commença à essuyer le comptoir, jetant un oeil rieur sur son client.

    « Désolé, j'étais, euh, je, je pensais à autre chose.
    - Y'a pas d'mal, mon garçon. Je t'en sers une autre ?
    - Oui, merci. »

    Quel maladroit il faisait. Piteusement, il tourna son visage vers la demoiselle, ne sachant que répondre à la remarque qu'elle lui avait faite à demi-voix. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui fasse des compliments, encore moins lorsqu'on ne le connaissait pas. D'Andréa, il avait appris à accepter les gentillesses qu'elle lui glissait entre deux baisers volés, mais d'une inconnue... Le rouge monta rapidement à ses joues, signe de sa gêne. Une belle inconnue, de surcroît. Ô homme au cœur de guimauve... Johan releva quelque peu la casquette sur sa tête, exposant un peu plus son visage à la fois curieux et timide, ainsi que ses yeux clairs. Ainsi, il pouvait mieux voir la vampire, mesurer à qui donc il avait affaire. Sa fascination pour les vampires ne datait pas d'hier et il ne pouvait s'empêcher d'être excité par cette rencontre subite et maladroite, en même temps qu'il était totalement déstabilisé : c'était la première fois qu'un vampire lui adressait la parole.
    C'était tout de même fou, non ? Fou de ne pas en profiter, surtout.
    Surtout, trouver un truc spirituel à dire.
    Et s'il passait pour un total désaxé ? Ou pour une bête sauvage et dépourvue de toute éducation ?

    Cette pensée nerveuse lui fit enlever subitement sa casquette de sa tête, il fallait se découvrir devant une dame, voyons !, la jeter sur son banc, puis étira un petit sourire sur ses lèvres. Et surtout, ne pas penser qu'il était actuellement recouvert de bière et qu'il allait donc sentir la Guinness pendant tout le reste de la soirée, en plus de son habituelle odeur de bête. Ne pas y penser. Ne pas oublier de la vouvoyer. Être poli. Le lycanthrope se décida finalement à hausser les épaules, son sourire léger se transformant en un rire franc, bas, dévoilant des dents très blanches, signe indéniable de son alimentation strictement composée de viande saignante :

    « Et pourtant, ce sont les endroits les moins charmants qui sont les plus sûrs, ces temps-ci. Je pourrais vous retourner le compliment, d'ailleurs. »

    Sourire, une gorgée de sa nouvelle bière, puis il se rassit sur son tabouret, invitant d'un regard la jeune femme à prendre place à celui tout juste à côté du sien. Finalement, un peu de compagnie ne serait pas de trop... enfin, un peu de compagnie vampirique. De plus, il était tout excité de son audace : retourner le compliment ! La dernière fois qu'il avait osé dire quelque chose d'aussi explicite, enfin implicite mais explicite, à une femme, c'était... euh, aucune idée.

    « Vous devriez éloigner votre bière de moi. Sinon, c'est à vos risques et périls. Clin d'oeil, verre levé pour faire le signe de trinquer, voix tranquille, amicale. Johan. »



Dernière édition par Johan O'More le Mar 31 Mai - 4:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Dim 29 Mai - 11:14

Visiblement l’homme ne s’attendait pas à être accosté. Lorsque j’étais arrivée près lui, son regard distrait, plongé dans sa boisson avait laissé place à une soudaine agitation. Je l’avais surpris et ce à un tel point qu’il en avait renversé sa bière sur le comptoir y laissant une trace de mousse blanche. Il était maintenant trempé, dégageant une odeur de bière. La situation m’amusa beaucoup. Je riais d’un rire amusé mais non moqueur, accompagné du barman. Ce petit incident avait permis de détendre l’atmosphère, du moins pour ma part. Cet homme, un peu gauche il est vrai, me semblait vraiment sympathique.
Je pris soin de dégager mon regard de l’homme, il était suffisamment gêné pour ne pas que j’en rajoute.

J’attrapais ma bière et la vidais en quelques secondes. Le liquide pénétra mon corps mais je n’en obtenais aucune satisfaction. J’avais seulement pris plaisir au goût de l'alcool, un acte de pure gourmandise. Un sentiment mêlant étrangement faim et soif me parcourait. Je sentais la faim dans mon bas ventre, ma tête me brulait. J’établissais un rapide calcul dans ma tête. La dernière fois que j’avais pris du TruBlood était il y a plus de vingt quatre heures, et je n’en avais avalé qu’une seule canette. Tout s’expliquait, j’avais complètement négligé ma soif. J’avais été totalement inconsciente. A me négliger d’une telle façon je pouvais encourir des risques. Le risque de croquer un humain par exemple. Dans l’éventualité où ça pourrait arriver, ce ne serait en soit pas très grave. Ma technique de réduction des corps était infaillible. Mais moralement, je ne pouvais pas me permettre un tel écart. Prendre le sang d’un humain consentant, oui, en vider un, non. Je m’étais juré d’arrêter les sottises, du moins pour un temps.
Je jetais un coup d’œil au travers du bar, je doutais que cet endroit miteux serve du TruBlood. Je pouvais juger de part le regard craintif du barman que la visite de vampires ici était rare, voir même inexistante.

« Vous auriez du TruBlood, ou une quelconque sous-marque, s’il vous plait ? »

Je plongeais mon regard dans celui du serveur qui me dévisagea, embarrassé.

« Euh non désolé nous n’avons pas cela ici. »

« Ce n’est pas grave, merci. »

Une goutte de sueur perlait le long de ses tempes. Ma présence l’effrayait, je pouvais le comprendre. Mais ce soir il n’avait rien à craindre de moi. Je pouvais me retenir. De manière à le mettre plus à l’aise je lui adressais un sourire. Suite à cela son visage se décomposa littéralement. Il tourna la tête apeuré et s’en alla de l’autre côté du bar. Je sentis mes canines se rétracter. La faim les avait faites se déployer et malheureusement pour moi, ma tentative pacifiste s’était soldée par un échec. Je soupirai, bien plus amusée que gênée.

Je me concentrais à présent vers mon tout nouvel interlocuteur, qui avait pris entre temps le soin d’essuyer toute la bière.

« Il est vrai que ces dernier temps, nul lieu n’est très sûr. »

Même pour les vampires… Mais je gardais cette remarque pour moi. Il était inutile et même dangereux de dévoiler nos inquiétudes ou nos faiblesses aux humains. Les membres de l’Eglise HCV étaient partout et je n’étais pas à l’abri d’oreilles indiscrètes.

« Je prends le risque de vous approchez malgré votre maladresse. Enchantez Johan, Belle. »]

Je lui tendis ma main de bonne grâce, tout en étudiant son regard. Cet homme dégageait vraiment quelque chose de différent. Pourtant il semblait n’être qu’un humain, banal et insignifiant. Mais son odeur était particulièrement alléchante, et son allure … bestiale. Je le dévisageais sans le vouloir.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Mar 31 Mai - 5:07

    Un petit rire quand elle accepta les risques de le fréquenter, puis il serra sa main de bon cœur. Oh, quel prénom approprié pour un si joli visage... Belle. Il en connaissait la signification, il parlait un petit peu français (culture générale relative au fait qu'il était libraire), et intérieurement, il se dit que ce prénom était tout de même bien curieux... mais approprié, ça, Johan l'avait également pensé. L'homme soutint le regard de la vampire, comprenant enfin ce dont les autres parlaient avec tant de passion. Cet étrange charisme vampirique, inexplicable, et pouvait enfin le vivre, subir ce magnétisme qui réveillait la bête en lui. Il la savait curieuse, curieuse de cette race encore inconnue à son contact, et la main froide dans la sienne, chaude à en être brûlante contre cette peau de marbre blanc, ne faisait qu'accroître son désir de connaître la jeune femme. Tout comme elle le dévisageait -il n'aurait su dire pourquoi ceci dit, il l'observait en silence, et lorsqu'il se rendit compte que ça faisait quelques secondes de trop qu'il tenait la main délicate entre ses doigts labourés de cicatrices, il la lâcha avec un peu de gêne. Johan tenta de se justifier, toujours avec cette maladresse adolescente qu'il avait récupéré suite à son accident, jadis :

    « C'est la première fois que je rencontre une vampire. Et je ne suis pas très... oh, peu importe. Vous avez un très joli prénom. »

    Mais que de compliments ! C'est que Johan osait, ce soir. Habituellement, ça lui prenait au moins quinze rendez-vous avant de pouvoir marmonner un compliment timide, rougissant de tout son être. La présence de la vampire semblait pourtant allumer quelque chose en lui, une présence, une attitude, il ne saurait dire quoi. Le lycanthrope prit une gorgée de sa bière, rafraîchissante et rassurante, posant ses yeux sur le barman, qui avait fuit un peu plus loin. Et lui, sentait-il ce qu'il était ?
    Savait-il qu'il n'était point humain ? Ou du moins, pas totalement ?
    Non, pas du tout, en fait.
    Ses doigts s'égarèrent sur le pourtour de son verre de bière, effleurant le verre, son visage restant tourné vers celui de la blonde. Plusieurs questions se bousculaient à ses lèvres, toutes plus impolies les unes que les autres, et il préféra donc s'abstenir de les prononcer. Elle n'avait pas besoin de se faire considérer comme un phénomène de foire, surtout par un monstre de cirque lui-même... Tout comme lui, elle était ici pour se reposer, s'éloigner du quotidien, vivre un peu. Une pensée le frappa : une jolie femme ne pouvait pas venir au bar tout simplement. Elle devait être accompagnée. Et probablement par un homme comme... comme elle, voyons. Lui demander ? Non, encore une fois, ce serait impoli. ? Vite, trouver quelque chose d'intelligent, vite.

    Rien, sauf un petit rire. Un regard vers le barman qui, toujours apeuré, n'osait plus revenir vers eux. C'était problématique ça.

    « Vous voulez qu'on aille s'installer un peu plus loin ? Il y a une table libre, au fond... Un petit coup de menton pour indiquer la table. Sans vouloir vous vexer, je crois que le barman a un peu peur de vous et je ne voudrais pas que vous me faussiez compagnie pour une telle raison. En plus, nous allons être plus... tranquilles. »

    Tranquilles pour quoi, Johan ? Quelles idées te passent par la tête ?
    Rien. Rien du tout.
    Une proposition innocente, très honnête, dite avec cette voix basse et quasi charmeuse qu'il employait quand la bête en lui se mouvait, grattait, hurlait, sans toutefois être celle d'un mâle alpha. Il restait un cabot, après tout, un bâtard, et également un homme qui n'avait plus aucun sens du charme.

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Dim 3 Juil - 16:39

L’homme soutenait mon regard. Au-delà d’un gène apparent je pouvais lire dans ses yeux une immense curiosité. J’étais habituée à ce comportement, les humains réagissent de deux manières à notre contact, la haine ou la fascination. Difficile d’y échapper. Même ceux qui feignent le désintérêt se rangent forcément dans l’une de ces deux catégories. Pourtant cet homme dégageait une curiosité différente. Je ne saurai dire en quoi. Il semblait guidé par une raison particulière.
Ma réflexion partait trop loin, peut être que je me faisais tout simplement des idées. Il était tard et les éléments qui avaient récemment surgi à Edimbourg m’avaient malgré tout chamboulé. Il attrapa ma main. Sa poigne était étrangement ferme. Habituellement serrer la main d’un humain c’était comme serrer du chewing gum et il me fallait me retenir pour ne pas broyer les os de celui-ci. Or, Johan avait soutenu ma main sans que je n’aie besoin de contrôler ma force. C’était pour le moins étrange ? A moins que je ne me rende plus compte de mes efforts et que me contrôler soit devenu une habitude ?

    « Il y a une première fois à tout. Vous pouvez me voir comme une humaine un peu différente des autres. »


On me flattait souvent sur mon prénom, le français a toujours été une langue plaisante et Belle appartenait à un temps révolu. Mon prénom faisait contraste de par sa douceur à la puissance de ma nature.
Je terminais mon TruBlood en quelques gorgées, laissant choir la canette sur un coin du bar. L’habitude devenait pesante mais je me sentais suffisamment rassasiée pour tenir une bonne partie de la nuit et ne commettre aucun débordement. Dominer ses instincts se révéla être une tâche très ardue. Notamment quand l’on s’entraine à se laisser dépasser par ceux-ci pendant des siècles. Tout était dans le mental, je n’avais cas me répéter que le TruBlood est un délicieux sang chaud. En le passant au micro-onde ça peut faire l’affaire …

Johan proposa de s’installer un peu plus loin. A l’abri des oreilles indiscrètes je supposais. Il lui semblait que j’effrayais le barman. Je jetais un regard vers celui-ci qui s’empressa de baisser la tête, apeuré. Un petit sourire en coin se dessina sur mes lèvres. La crainte qu’éprouve l’autre provoque toujours un sentiment de puissance inévitable.

    « Allons plus loin. Je crois que la clientèle vampire n’est pas tellement reconnue dans cette enseigne. On va le laisser se remettre de ses émotions et reprendre son travail. »


J’étais moi-même curieuse de la curiosité maladive que j’inspirais à Johan. Je le suivis sans ennuie vers une table plus au fond, un peu plus à l’écart du reste de la salle. J’étais seule et répondre à quelques questions, ou une simple discussion me permettrait de m’occuper. J’avais besoin de repos, de cesser les complots et les recherches au moins pour une nuit.
Je m’assis sur la banquette face à Johan. J’allongeais mes jambes le long du cuir usé et je redressais ma tête en direction de ma nouvelle connaissance.

    « Parlez-moi de vous Johan. Qu’est ce qu’un homme comme vous fait à une heure si tardive dans un bar miteux ? »


Je pouvais lire dans ses yeux une avalanche de questions qu’il rêvait de me posait. J’allais d’abord le mettre à l’aise. Mon but était le rapprochement des espèces. Inutile de l’effrayer, d’autant plus qu’il avait l’air plutôt sympathique.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Mar 5 Juil - 5:57

    Le sourire de la belle, et c'est le cas de le dire, est probant : elle est d'accord avec lui. Ce simple sourire, légèrement supérieur, fait se recroqueviller un peu plus le barman, qui semble vouloir disparaître. Johan eut un rire léger quand elle approuva verbalement sa proposition, parlant également de laisser l'homme se remettre de ses émotions. La soirée s'annonçait clairement meilleure que prévue. En bien meilleure compagnie, déjà. Il se leva de son siège, emmenant sa bière dans sa main gauche -la main abîmée des deux- et se dirigea vers la table reculée qu'il avait désignée à la blonde. Des banquettes, en plus. Tout pour être confortable. Il s'y assit avec un grondement sourd de satisfaction, prenant une courte gorgée de bière pour se désaltérer.
    Il n'y avait pas à dire, ce n'était pas le goût chaud du sang.
    Cette pensée, il la chassa rapidement de son esprit. Il avait bien mangé, ce soir, seulement... ça faisait un moment qu'il n'avait pas chassé. Pas senti les os d'un animal se broyer sous ses mâchoires puissantes, pour ensuite en déguster la chair goûteuse. Cette image faisait souffrir l'animal au fond de lui, cet animal curieux qui se pointait devant l'apparition de la blonde vampire. Il était bien tombé, l'animal était aussi curieux que l'humain... et tout aussi inoffensif, également.

    Sa question le figea sur place ; un homme comme lui ? Que sous-entendait-elle par « comme vous » ? Avait-elle senti ce qu'il était ? Ou même : savait-elle, tout simplement, quelle était sa réelle nature ? Tous ces questionnements le mélangeaient et il préféra penser qu'elle se fiait simplement au fait qu'il devait être un homme respectable, si possible possédant une petite amie (négatif), une voiture (faux) et un travail à la limite de l'ennuyeux (même pas). Une vie normale, finalement (même pas en rêve, O'More). Ou encore tout simplement quelqu'un de sage et désirant respecter le couvre-feu au lieu d'aller se perdre dans un bar miteux au fond d'une ruelle crasseuse, tout ça pour boire une simple bière et non pas lever de la prostituée.
    Dire que cette simple question avait réussit à en créer une nouvelle avalanche... pas assez de celles qu'il se posait face à la nature de la vampire, il fallait qu'elle le mette, involontairement,e n doute face à lui-même.

    « Je suis un oiseau de nuit et ce couvre-feu m'empêche de tourner en rond dans mes occupations de soirée. Habituellement, soit je vais courir, soit je fais la ville à vélo, mais apparemment qu'un cycliste est un danger important pour la population. Surtout passé le couvre-feu. Un petit sourire. Autant être véritablement dangereux, donc, en risquant ma vie dans des lieux interdits après le couvre-feu, à avoir des activités tout aussi interdites. Je me sens presque comme un criminel. »

    Toujours une petite pointe humoristique pour alléger l'atmosphère et montrer de quel bois tu es véritablement fait, sous cette carapace de mystère et de silence. Oh, tu en dis, des choses sur toi... Tu n'as pas peur de parler de tes habitudes sportives, de ton travail, ou encore de ta famille. Toutefois, tu te tais dès que les choses sérieuses se présentent. Et dès que quelque chose de potentiellement intéressant arrive avec une jeune femme... tu te sauves telle la gazelle. Johan sourit plus largement, dévoilant une dentition parfaite de par sa blancheur et ses dents acérées pour celles d'un humain.

    « Ceci dit, je ne suis pas très intéressant. J'avais seulement besoin de sortir de chez moi. »

    Pas assez de travailler dans le public, il fallait qu'en plus, il cherche le contact des autres en dehors de ses heures de travail. Surtout quand les autres étaient aussi agréables... et pas qu'au caractère, apparemment. Son expression faciale revint neutre, quoique toujours empreinte de cette curiosité qui était omniprésente chez le lycanthrope, tandis que ses doigts jouaient avec le rebord de son verre de bière. Il devait faire attention pour ne pas le renverser une deuxième fois, déjà que l'odeur de bière de ses pantalons agressait ses sens délicats, il ne fallait pas aggraver son cas.

    « Et vous, qu'est-ce qui vous amène ici ? Pas à une heure si tardive, mais dans un tel... Un regard autour de lui, avant de chuchoter, complice. taudis. N'ayons pas peur des mots. Et surtout seule, de surcroît. Ce n'est pas prudent... pour n'importe quelle femme. »

    Et voilà qu'il jouait au chevalier servant !
    Un véritable ange, mes amis.

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Jeu 29 Sep - 21:49

Le bar s’assombrissait et se vidait, déjà qu’il n’était pas bien plein en arrivant. L’homme derrière le comptoir s’afférait à laver quelques verres sales utilisés par les clients au cours de la soirée. La peur avait presque disparu de son visage, il avait compris que je ne lui voulais aucun mal, il semblait à présent plutôt suspicieux de notre éloignement au fond de la salle. Mais il n’en disait pas mot se contentant d’un regard renfrogné. Il était gagnant dans l’histoire, nous avions déjà commandé plusieurs verres, et il fallait bien avouer que ces derniers temps avec la loi nouvelle « règle » les bars ne sont pas en surcharges de clients. Je profitais de cette pensée pour commander un nouveau Trublood. Je les enchaîner ce soir mais j’avais une peur terrible de ne pas tenir et comme le dit le dicton « mieux vaut prévenir que guérir. » Le vieux barman soupira et me l’emmena très rapidement après l’avoir passé au four microonde.

J’ouvrais ma canette tout en portant un regard attentionné sur Johan. Il me paraissait vraiment sympathique et semblait en tout point marginal. Sa manière de penser est digne d’un original et ça n’était pas pour me déplaire. Ca rendait ma soirée beaucoup plus agréable.

    « Ha oui vous courrez la nuit ? Vous n’avez pas peur avec tous ces vampires dehors ? Vous n’avez pas à vous sentir comme un criminel, vous ne semblez vraiment pas en être un. Après je peux me tromper. Le monde contient tellement de surprises. »


Je souriais à ma première remarque. Bien sur que Johan n’avait pas peur, il ne serait pas dans ce bar à cette heure ci. Mais les vampires sont un grand danger pour les humains. Bien que quelque chose chez Johan me disait qu’il n’était pas un humain tout à fait comme les autres. Il semblait spécial ou quelque chose dans sa vie était différent. Il avait cette attitude des personnes qui se sentent étrangères à ce qui les entoure.

    « Vous m’intéressez à moi en tout cas. Dans le cas contraire je me serais déjà enfui de cette salle ! »


La raison pour laquelle je voulais en savoir plus sur cet homme m’était totalement inconnue. Peut être pour mettre un peu plus de piment dans ma vie ? Pourtant elle n’en manquait pas.

    « J’avais envie de sortir prendre l’air, sans vraiment savoir ce que j’attendais de cette soirée. Et je n’ai jamais vraiment aimé les règles inutiles. Puis je ne connais pas très bien la région, je suis ici que depuis quelque mois et je ne connais pas bien l’Ecosse. Je pense que je vais me plaire ici. Si ces règes imbéciles cessent s’entend. »


Pas prudent de sortir seule ? Certes il avait raison, il peut arriver n’importe quoi, n’importe où. Mais je ne connaissais pas vraiment de vampire à ma hauteur et personne n’avait de griefs contre moi au point de souhaiter ma mort. Quoi que… Je souriais néanmoins à la remarque de Johan, cette remarque le rendait très attachant et très naïf.

    « Je ne m’inquiéterai pas pour moi si j’étais vous. Que savez vous vraiment des vampires dite moi ? »
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Mar 4 Oct - 6:46

    Peur de courir la nuit, avec les vampires ? Le lycanthrope eut un rire franc qui aurait presque pu paraître louche. Il n'avait honnêtement pas peur des vampires, peut-être parce que ceux-ci ne lui avaient rien fait. Ou encore parce qu'ils partageaient le même monde, quelques habitudes, la même façon de vivre, à certains égards. Il rassura la blonde sur le même ton rieur, préférant ne pas passer pour un désaxé qui se gaussait de tout ce qu'elle disait :

    « Non, je n'ai pas peur. Ne vous inquiétez pas pour moi. »

    Pas important de spécifier pourquoi il n'avait pas peur. Ou pourquoi ne pas s'inquiéter pour lui.
    Ce n'était infiniment pas intéressant, non ?
    Un sourire timide quand elle le qualifia d'intéressant, alors qu'il n'avait rien fait pour être ainsi qualifié. Sauf peut-être lui parler sans peur, tenter de la connaître sans aborder nécessairement sa condition, simplement l'inviter à prendre un verre, comme le ferait n'importe quel homme humain avec n'importe quelle femme humaine lui plaisant bien, comme deux personnes normales. Deux êtres sans particularités. Johan passa ses doigts sur les cicatrices de son pouce, pensif, légèrement nerveux malgré tout. Être confronté à une beauté aussi éthérée, à un charme qui surpassait même le rang de la beauté, l'intimidait et lui faisait prendre encore plus conscience de son corps imparfait. Johan se pencha un peu plus vers Belle, réduisant encore un peu l'espace entre eux, accroissant leur degré de proximité. Le barman de la place n'osait trop s'approcher d'eux de son propre chef, attendant un quelconque signe de leur part, ou peut-être que la jeune femme l'attaque et qu'il doive ensuite nettoyer le plancher de son sang. N'importe quoi.
    Une gorgée de bière et il approuva vivement de la tête ses dires sur l'Écosse. Il y avait grandit et était fier d'être un enfant de ce pays. Il savait qu'il recelait bien plus que ce qu'il y paraissait. Sur plusieurs plans.

    « L'Écosse est un beau pays. Sauvage et... surprenant. Je ne crois pas que vous serez déçue, mademoiselle. »

    Malgré les inutiles lois qui régnaient dessus dans le moment.
    Son sourire l'encouragea à l'imiter, miroir de sa réaction. Le TruBlood donnait à Belle des crocs aiguisés, à un sourire un air de chasseresse qui lui rappelait... lui, oui. Son sourire fondit quelque peu à cette pensée, il ne réfléchissait jamais à cela, et sa question le fit réfléchir. Que savait=il des vampires ? Une gorgée de bière pour réfléchir correctement, ses yeux qui quittent les siens pour fixer un point dans le vide, espérant peut-être y trouver une réponse satisfaisante.

    « J'en sais... tout. Ou, rien. Ce que j'ai pu lire depuis mon adolescence, ce que les études tentent de démontrer, ce que les vôtres prétendent. Vous êtes la première à laquelle je parle. Donc... je ne sais rien. Un haussement d'épaules modeste, mais bien réel. Les iris bleus qui reviennent à ceux de la Française. Je préfère ne pas me faire d'opinion sans savoir réellement de quoi il en retourne. Ceci dit, si tous ceux de votre... race ? espèce ? nature ? sont aussi délicieux que vous, mon préjugé ne peut être que favorable. »

    Un instant, il s'en voulut. Ce n'était pas dans ses habitudes de charmer des jeunes femmes, ou moins jeunes, mais quelque chose l'encourageait dans cette voie. Elle semblait ouverte, après tout, réceptive à sa personne. Tellement différente des humaines et des louves, moins vulnérable que ces premières, moins ressemblante à lui que les autres. Plus dangereuse, peut-être, aussi... Son corps qui se penche encore un peu vers le sien, comme un automatisme. Jadis, il était capable de plaire aux femmes. Et maintenant, était-il encore capable ? Expression amusée sur son visage, charmeuse encore plus, et...
    ... et il renversa une nouvelle fois sa bière.
    Il avait réellement les mains pleines de pouces. C'était une honte d'être un animal aussi habile et en même temps incapable de contrôler son corps. Cette fois, le verre se cassa totalement, par contre. Bière sur les jeans, deuxième prise, verre cassé sur la table, prise un, par contre. Une grimace confuse et il se leva de la banquette, rassemblant les morceaux du verre en se confondant en excuses :

    « Oh mon D -je suis vraiment maladroit, je vais essayer de -aïe ! »

    Bien oui. Tenter de ramasser un morceau de verre coupant, généralement, ça faisait saigner.
    Oubliant totalement la nature de son interlocutrice, Johan contempla sa coupure à la main, peu profonde au moins. Pas joli. Du sang, encore, l'odeur rassurante de son sang.

    « Je vais chercher de quoi nettoyer... J'ai deux mains gauches, pardonnez-moi. Deux fois en si peu de temps... vous me troublez, il faut croire. »

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Sam 8 Oct - 13:06

Bien sur que Johan n’avait pas peur. C’était justement la réponse que j’attendais. J’avais toujours admiré la témérité mais était-il aussi courageux qu’il était téméraire ? J’en avais l’impression et je sentais un gros cœur sous cette personnalité ébranlée. Qui es-tu Johan O’More ? Quel passé peut pousser un homme à un tel isolement ? La vie des mortels est terriblement fascinante et attirante. Comment peut-on se sentir lorsque l’on est vulnérable ? Il me suffirait pourtant seulement de mettre un doigt au soleil pour le savoir, mais le courage est-ce que moi je l’avais ? N’avait-il pas disparu en même temps que ma force avait elle augmenté ?

    « Je ne m’inquiète pas, vous avez l’air intelligent et capable de veiller sur vous même. »

A moins que les apparences soient trompeuses ? La personnalité est quelque chose de bien trop complexe pour prétendre tout savoir. J’avais vu tant de visages, heureux ou malheureux, souffrants ou s’adonnant au plaisir. Malgré ça la vie continuait à m’atteindre. Je ne savais pas tout, je n’avais pas encore tout appris. Si cela devait arriver, je n’aurais plus besoin de vivre, je pourrais partir, parfaitement accomplie.

Johan de son nom était d’origine Ecossaise et comme ses paroles me le démontrèrent il connaissait le pays, qu’il jugeait surprenant. Le terme était avec certitude le plus approprié. Depuis mon arrivée dans la région il y a maintenant quelques mois j’allais de surprise en surprise. Pour mon plus grand plaisir.

    « Surprenante c’est le mot. Je dirais même fascinante. On voit tout, on trouve tout ici. »

Et je n’étais pas au bout de mes surprises...

    « On peut lire tout et n’importe quoi sur les vampires. Certaines choses sont vraies, d’autre fausses. Il faut le découvrir par soi-même. Et je vous remercie du compliment. »


Oui tous les mythes et histoires que l’on peut lire dans les livre nous sont d’une grande utilité. Ils nous permettent de protéger notre vraie nature, de nous camoufler en quelques sortes. Les humains ne doivent pas trop en savoir au risque de nous exposer au danger. Ce qui est malheureusement en train d’arriver.

Si j’avais pu apprendre de Johan qu’il était téméraire, je pouvais aussi clairement assurer qu’il était très maladroit. Il renversa à nouveau sa bière inondant la table du liquide mousseux. Cet incident aurait pu être seulement comique ou gênant pour Johan si seulement il ne s’était pas coupé le doigt en voulant ramasser les bouts de verres à main nue.
Suite à cela, tout se passa extrêmement vite. Le barman se dirigea craintif vers la table un torchon à la main prêt à essuyer la surface boisée de la table. Mon regard se porta immédiatement sur la coupure de Johan. Le sang perlait déjà d’une couleur rouge vif. L’odeur me monta au nez m’embrumant la tête entière qui commençait à me tourner. Je sentis mes crocs sortir près à croquer le malheureux. Ma rationalité pourtant sans faille était en train de laisser place à la folie. Plus rien n’avait de sens si bien que quand le vieil homme approcha torchon à la main je lui flanquais un coup de poing dans le thorax l’envoyant à l’autre bout de la pièce. Il n'aurait peut être que quelques os brisés mais rien de grave.
Je me levais me dirigeant vers Johan. Je désirais son sang d’une force telle que j’en étais incontrôlable. Ma respiration émettait un bruit roque, je suffoquais presque. Jamais je n’avais senti un tel parfum, un telle envie de m’abreuver. Pourtant j’avais acquis une réelle maîtrise de mes instincts et j’étais capable de me tenir tranquille. Sauf que là une force inconnue, presque surnaturelle me poussait vers le sang de Johan.
Je m’approchais de lui, le soulevant d’une seule main, notant sur la passage qu’il était beaucoup moins léger qu’un humain lambda, et je le plaquais contre le mur derrière nous tout en m’adressant à lui dans un éclair de lucidité, qui ne durerait certainement pas.

    « Johan, vous savez que je n’ai pas envie de faire ça. Qu’est ce qui passe, qui êtes vous ? »

J’avais crié, mon énervement et mon excitation reprenant le dessus. Je savais que cette situation n’était pas normale. Ce n’était pas seulement la faim et ma privation de sang humain qui me forçait à agir comme ça.
Ma lucidité s’envola alors que je resserrais mon emprise sur Johan approcha mes crocs de sa carotide palpitante.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Sam 8 Oct - 23:36

    Il savait que ça allait dégénérer.
    Il avait un don pour que tout autour de lui dégénère.

    Un regard, une seconde et il avait vu les crocs de la jeune femme s'allonger, son visage devenir celui, impitoyable et cruel, de la mort. Un pas vers l'arrière, son regard horrifié en la voyant expulser à l'autre côté de la pièce le barman de la vieille taverne, et sa main autour de son cou.
    Rapide. Trop rapide.
    Il était grand et pourtant, elle le maintenait à une telle hauteur et avec une telle facilité qu'il était debout sur la pointe de ses pieds, sa main enroulée autour de sa gorge pâle et nue. Intérieurement, la panique avait fait place à son calme. Il avait été maladroit et maintenant, il payait le prix de ses gestes effectués sans penser à mal, de sa gentillesse. Les vampires étaient-ils tous ainsi, incontrôlables ? La jeune femme lui avait pourtant parut plutôt réfléchie et capable de se contenir... il l'avait même bu consommer du faux sang juste avant, comblant un certain appétit donc.

    Qu'est-ce qui se passait ?

    Le lycanthrope réussit à capter le regard de Belle, qui semblait être aussi désemparée que lui, aucune peu dotée de compréhension face à cette situation pour le moins incongrue :

    « Johan, vous savez que je n’ai pas envie de faire ça. Qu’est ce qui passe, qui êtes vous ? »

    Ses yeux clairs descendirent à sa main. La blessure se refermait. Il la voyait se refermer, il sentait la peau se recoller, le sang cesser de couler, mais il restait la proie. Il pouvait sentir son souffle sur sa peau, presque le frôlement de ses crocs sur sa peau. De son torse, de sa gorge, un grondement sourd, comme celui d'un chien qui va attaquer un ennemi qui se présente à lui. Ses propres crocs, plus longs, plus évidents, tout aussi carnassiers et dangereux que ceux de la blonde. Un petit murmure pour répondre à son inutile question, tandis qu'il décidait de ce qu'il allait faire

    « Personne, Belle. »

    Johan leva ses genoux, vivement, et poussa la vampire loin de lui, réussissant à défaire son emprise d'une force qui n'était pas humaine. Peut-être parce que lui non plus n'était pas humain, mais il n'eut aucune difficulté à la repousser et il retomba sur ses pieds sans problèmes, réfléchissant à toute allure à quoi faire.
    Le sang l'énervait aussi et même s'il tentait de contrôler sa nature, de penser à tout ce que Isadora lui disait, il ne pouvait s'empêcher de sentir l'adrénaline monter dans son corps, l'odeur de son propre sang énervant la bête qui piaffait de joie en voyant la perspective d'un peu d'action. Le couvre-feu l'avait endormie et maintenant, elle pouvait se réveiller. Le libraire tourna la tête vers le barman, qui avait sûrement quelques os cassés suite à son vol plané. Il les regardait, attendant la riposte, quelque chose d'horrible.

    « Partez. »

    Ce n'était pas sa voix.
    C'était celle, rauque et animale, de quelqu'un d'autre. La dernière fois qu'il avait senti du sang, c'était lors de l'annonce ratée des droits des vampires. Il avait faillit muter, devenir un loup, et depuis, il avait appris à se contrôler mieux. Mais certaines choses ne partaient pas, comme cette capacité qu'avait sa nature profonde de ressortir dans des moments aussi peu appropriés.
    Johan s'avança et attrapa la blonde par le collet, celle-ci s'étant relevée après qu'il l'ait repoussée sans plus de cérémonie ou délicatesse quelconque, et il l'entraîna à l'extérieur du bar sans même ouvrir la porte. Non, il la traversa littéralement, ne sentit même pas le bois se fracasser dans un boucan d'enfer, comme si son corps ne tenait aucun compte de la douleur. Chose qui était vraie de toute façon. Il n'avait conscience de rien, seulement que s'il ne voulait pas que la situation dégénère, il devait faire quelque chose. N'importe quoi. Et, si possible, quelque chose qui n'allait pas le tuer.
    Ce fut à lui de plaquer la jeune femme dans le mur, un bras sous sa gorge pour l'empêcher de le mordre. Il était fort, non seulement de par sa nature, mais aussi de par son entraînement régulier, il était solide, et dans l'instant, il était tout autant le prédateur que la proie. Quelques mots bas pour qu'elle se calme, pour qu'elle réalise la situation :

    « Calmez-vous, Belle, je ne saigne plus. »

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Dim 9 Oct - 0:49

Je n’avais plus la capacité de réfléchir, mon instinct ayant pris le dessus sur tout, ma force, mon esprit, mon bon sens et ma lucidité. Seul le sang m’intéressait, son odeur semblable à du miel fleurit, sa couleur sombre et imposante. L’odeur me montait au nez poursuivant jusqu’à ma tête et mon corps tout entier, n’en faisant qu’une obsession. Je ne contrôlais plus ma force, resserrant un peu plus mon emprise contre le corps de Johan. J’ignorais l’homme qui me faisait face comme s’il n’en avait plus le statut. Il n’était plus qu’une obsession ambulante. J’étais atteinte de frénésie. Mon corps entier semblait bruler, possédé par une flamme qui m’était jusque là encore inconnue. Je délirais totalement, la blessure de Johan se refermait à une vitesse incroyable et pourtant je ne semblais ne pas m’en apercevoir tant j’étais plongée dans le souvenir de cette odeur et par l’idée de pouvoir plonger mes corps dans la chair sa chair tendre. Sa chair douce et chaude. En à peine une seule seconde, un seul mouvement de tête je l’attendrai. Je plongerai mes canines aiguisées avec délicatesse comme l’on boit un très grand cru. Deux petites entailles se formeraient sur la surface lisse de sa peau et le liquide divin jaillirait soulageant mon immense désir.

Seulement mon futur repas ne l’entendait pas du même avis. Je n’eus pas le temps d’exécuter ce simple mouvement que Johan, doté d’une force que je ne soupçonnais même pas, se dégagea de mon emprise avant même que j’ai pu atteindre sa carotide. Je plongeais à quelques mètres devant m’écrasant contre le sol, fissurant le parquet de bois sur mon passage. Johan s’adressa au barman mais je n’y prêtais pas attention. J’avais une seule chose en tête, revenir à la charge. Me jeter violemment sur lui le mordant avec violence cette fois. Mais Johan continua sur sa lancé avec une détermination sans failles, il m’attrapa d’un coup sec comme si je n’étais qu’une petite fille trop capricieuse. Je voulais me dégager mais mon hystérie m’empêchait d’être rationnelle à tel point que je m’y prenais mal. Johan traversa la porte s’en prendre le temps de l’ouvrir. Il l’explosa littéralement et m’entraina à l’extérieur. Je ne prêtais pas attention à ses actions qui en temps normal auraient attisé ma curiosité. Je secouais mes pieds dans tous les sens, le frappant à coup de poing et de jambes sans même prendre conscience de la douleur que je pouvais lui infliger. Ma gorge émettait un son terrible, animal, presque inhumain. Mon visage se tordait tant il était contracté par la rage d’être privé de la noble hémoglobine.
Johan me plaqua contre le mur extérieur, son bras contre ma gorge dans le but de m’empêcher toute tentative de résistance et me chuchota quelques mots.
Peu à peu je cessais de me débattre. Mon corps se détendait et mon visage reprenait sa forme humaine. Mes canines étaient toujours longues et aiguisées. Je m’étais calmée, j’étais seulement essoufflée, terriblement essoufflée. Johan sentant que le pire était derrière lui desserra son emprise et je m’écroulais au sol, éreintée par ces quelques minutes de sauvagerie. Je mis quelques instants à reprendre un semblant de respiration pour pouvoir parler.

    « Je crois que personne n’est pas le bon qualificatif pour vous désignez. » lâchais-je. « Je n’ai pas ressentie ça depuis … des années. Et maintenant que j’y vois un peu plus clair j’ai vu ce que vous avez fait avec cette porte. »


J’aurai pu en rajouter plus, développer plus ma pensée mais j’étais encore trop faible, trop ébranlée par ce qui venait d’arriver. J’avais besoin de reprendre des forces pour réfléchir et l’appel du sang avait réveillé ma soif.

    « Je dois me nourrir. »


Dans un simple mouvement j’arrivais près du réfrigérateur derrière le bar. Ma vitesse m’avait demandée de l’effort contrairement à d'habitude. J’attrapais d’un geste le pack de Trublood et en bu deux sur le champs avant d’attraper une caisse entière dans la réserve et de revenir aux côtés de Johan.

    « Je vais devoir vider le stock de TruBlood du bar pour espérer être rassasiée. Du sang humain ce serait mieux mais je me suis jurée de ne pas en boire. Et après ce qui vient de se passer … D’ailleurs je dois songer à financer la reconstruction de se bar, à payer des soins à son propriétaire, s’en oublier d’effacer toute trace de notre passage. »


Je n’en disais pas plus, Johan ne savait peut-être pas que nous avions la capacité d’hypnotiser les humains. Et je ne voulais pas le faire fuir bien que concevrait qu’il le fasse. Je ne savais plus où j'en étais, qui étais Johan et surtout pourquoi j'avais réagis comme ça.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Dim 9 Oct - 4:05

    Il ne sentait pas les coups de la vampire contre son corps : il n'allait même pas en porter les marques, vu sa capacité à se régénérer à une vitesse hallucinante. Ahurissante. Il pensait seulement à l'odeur du sang, l'odeur de son sang, et au danger. À la folie. Au visage de la jeune femme si proche du sien, ce visage qui reprenait lentement quelque chose d'humain et de normal, à son corps frêle qui recelait une si grande force, à son propre corps qui tremblait et dégageait une chaleur hors du commun. Elle se débattait encore, ne cessait de chercher à le mordre, à s'abreuver à lui. Son autre main attrapa un de ses bras, la faisant arrêter de le frapper. De sa poitrine montait le même grondement sourd qu'il avait émit à l'intérieur du bar, menaçant, tandis qu'il montrait lui-même les crocs à la jeune femme, opposant leurs deux natures comme deux extrémités d'une même chose.

    Heureusement, elle se calma. Il pouvait voir son visage se calmer, même si elle gardait ses canines allongées, mais c'est surtout son corps qu'il sentait se détendre. Brusquement, il retira son bras et la vampire tomba au sol, soufflant comme après une longue course, et il s'appuya à côté d'elle sur le mur, debout, prenant de longues inspirations pour oublier cet... incident.
    Un incident, vraiment ?
    Il n'avait pas eu le temps de comprendre ce qui se passait et tout ce qu'il avait trouvé à avoir, comme réflexe de défense purement animal, instinctif, c'était de montrer les crocs et de la violenter, faisant abstraction de son sexe et de sa nature. Elle était un danger.
    Johan passa sa main sur son visage, nerveux, réussissant à se départir.

    « Je crois que personne n’est pas le bon qualificatif pour vous désignez. Un petit rire cynique de sa part, un peu hébété encore. Je n’ai pas ressentie ça depuis … des années. Et maintenant que j’y vois un peu plus clair j’ai vu ce que vous avez fait avec cette porte. »

    La porte ? Le lycanthrope regarda la porte du bar. Ah, cette porte.
    Il en avait oublié qu'ils étaient sortis.
    Et en effet, la porte était en bien mauvais état. Peut-être simplement parce qu'elle pendait sur ses gonds, éventrée en son centre par un lycanthrope en danger accompagné d'une vampire hystérique, tachée de sang. Il avait été écorché, blessé par le bois, mais il n'avait rien ressentit et les blessures s'étaient refermées d'elles-mêmes, infimes, ridicules pour lui. Johan se mordit la lèvre inférieure, n'ayant aucune explication à fournir à cela. Ni au fait qu'il n'était pas une personne, un être humain, ou quoi que ce soit rentrant dans cette catégorie. Il se laissa glisser le long du mur, s'asseyant sur le sol frais pour respirer un peu plus, levant la tête vers le ciel. Il leva sa main précédemment blessée pour la regarder, essuyant le sang sur son jeans avant : guérie. Évidemment. Même dans les pires moments... Sa main retomba sur le sol, la frappant sans douleur. Quelle soirée.
    Il ne porta pas attention au reste des gestes de la blonde, prenant à peine conscience qu'elle était allée s'emparer d'une caisse de TruBlood et comptait en siffler la totalité pour ne pas s'attaquer à des humains. Ainsi donc, elle était une pacifiste... ça lui faisait une belle jambe, de s'être fait attaquer une vampire convaincue de ne pas s'attaquer à des humains.

    À des humains, oui.

    Cette remarque le fit tourner la tête vers la jeune femme. Elle était belle, à couper le souffle pour quelqu'un point habitué à ce genre de beauté sans défaut, mais loin de la créature assurée qu'elle avait été précédemment. Perdue dans une situation qu'elle ne comprenait pas encore. Un sourire pâle, incertain, révélant ses propres canines. Elle avait la dentition du suceur de sang et lui du carnassier, de l'animal. Un petit murmure pour la rassurer, toujours cette cette voix inhumaine qui ne ressemblait pas à son habituel ton doux :

    « Désolé d'avoir presque rompu votre noble promesse... à votre défense, vous n'auriez pas bu du sang humain. »

    Il était fou d'ainsi lui assurer qu'il n'était pas humain, mais il n'allait pas lui mentir. Lui dire sa nature, non. Mais tenter de lui faire à ce qu'il n'était pas, plus maintenant. Pas après qu'il ait réussi à la maîtriser avec une force qui lui ressemblait, qu'il ait défoncé une porte sans douleur, qu'il ait grondé et montré les crocs comme un loup hargneux.

    « Ne posez pas de questions, s'il vous plaît. »

    Il n'y avait pas de réponses.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Lun 10 Oct - 22:18

J’avais conscience de paraître animale. A ce moment là je ne devais plus ressembler à une humaine normal comme je faisais habituellement illusion, et l’avis de Johan à mon égard avait du beaucoup changer par rapport à celui qu’il devait avoir en début de soirée. Egalement le mien avait changé vis à vis de sa personne. Mais d’une manière positive. J’avais montré mon côté le plus sombre de mon être. Un aspect très dangereux et sans pitié. J’étais devenue il y a quelques minutes incontrôlable comme si une autre personne s’était emparée de mon esprit. Pourtant c’était bien moi, et cet aspect de ma personnalité serait toujours là, plus ou moins enfoui en moi.

J’enchainais bouteilles de TruBlood sur bouteilles de Trublood si bien qu’à côté de moi gisait un tas de bouteilles vides en verre. Je commençais à ralentir le rythme, à boire plus posément. J’étais à présent capable de me contrôler. Il n’y avait plus aucun risque que je me jette violemment sur Johan cherchant désespérément à boire son sang. A présent je n’en avais plus à sa vie mais à la vérité. J’étais intriguée voir déconcertée. Lui même avait l’air de l’être. J’étais le premier vampire dont il faisait la connaissance et cette rencontre lui donnerait sans doute une opinion mitigée.

    « Si je peux vous donner un conseil, faites attention à ne pas vous couper la prochaine fois que vous serez en présence d’un vampire. Ca aurait pu mal finir, un vampire novice ou même un peu trop jeune aurait été beaucoup plus agressif. A l’évidence c’est votre sang qui m’a fait cet effet. Mais je vous remercie … d’être encore assis à mes côtés à cet instant. Vous auriez pu partir en courant après ça. »


D’après moi il allait fuir les vampires comme la peste désormais, et c’est d’ailleurs ce que j’aurai de mieux à lui conseiller. Cet homme ne mérite pas de mourir.
Je l’observais tout en terminant de me nourrir. Il avait l’air paisible. De plus il avait maîtrisé la situation avec une telle facilité. Je constatais qu’il n’avait aucunes blessures. Pourtant je l’avais martelé de coups, maltraité comme pas possible. Mais il n’avait pas la moindre séquelle, pas le moindre hématome ni la moindre écorchure. D’ailleurs sa blessure au doigt qui m’avait rendue si folle avait disparu. Seul ses vêtements déchirés pouvaient le lier aux événements précédents. Et cette porte il l’avait passait comme si elle n’existait pas, sans aucunes difficultés.
Tous ces indices m’intimaient à croire qu’il n’était pas humain, il n’avait pas de sang de vampire dans les veines, je pouvais le sentir, alors qu’elle était sa nature?
Johan me confirma bien vite, à demi mot et de manière détournée qu’il n’était pas humain. Pourtant il ne voulait pas que je pose de questions. Mais j’en mourais d’envie.

    « Je ne peux pas vous forcer à m’en dire plus. Enfin si je pourrai mais malgré ce qui vient de se passer, je ne suis pas comme ça… Vous avez un grand secret et ce serait vous mentir de vous dire que je ne songerai pas à le découvrir, que n’y penserai pas. Mais je comprends un vampire n’est pas la meilleure personne à qui se confier n’est-ce pas ? »


Gagner la confiance d’un humain pouvait s’avérer aisée mais malgré cela les vampires ont un caractère très péjoratif que je déplore. Nous exprimons le mal. Nous sommes l’image du diable pour de nombreux mortels mais comment leur en vouloir ?

    « Je ne peux m’empêcher d’admirer votre comportement de tout à l’heure. Je me sens redevable mais je suppose que vous ne voulez plus avoir à faire à moi. Et je vous y encourage d’ailleurs. Vous n’êtes pas en sécurité à mes côtés et je m’en voudrais de vous faire du mal, mais vous avez l’air de savoir vous défendre et j’ai passé l’âge de dire aux autres quoi faire. »
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Mar 11 Oct - 8:27

    La façon dont Belle buvait toutes les bouteilles de TruBlood était fascinante. C'était à une vitesse impossible pour un être humain : elle ouvrait la canette et la buvait d'un trait, en une longue gorgée d'à peine quelque seconde, avant de passer à une prochaine. Comme s'il n'y avait pas de lendemain et que si elle ne le faisait pas... bien oui, voilà. Si elle ne le faisait pas, elle allait l'attaquer. Et peut-être que cette fois, il n'aurait pas la tête assez froide pour la maîtriser ou lui-même se maîtriser et ne pas lui sauter à la gorge.
    Johan fit mine de se relever, mais eut une grimace de douleur. Ah, ça, par contre... Une sourde douleur au ventre, comme s'il s'était étiré quelque chose. Difficile de mettre un responsable : les coups surpuissants de la jeune femme sur son corps, peut-être, ou la porte dans laquelle il avait foncé comme si elle était une feuille de papier. Il posa ses doigts sur l'endroit où il avait mal, son flanc droit donc, et massa du bout des doigts la blessure qu'il devinait sous-jacente. Une côte cassée, probablement, peut-être deux. Il allait avoir besoin d'un peu de repos... sans doute que demain matin, tout serait arrangé. Heureusement, il ne restait pas bien loin du bar.

    Sa chemise déchirée lui permit d'observer, en effet, une belle ecchymose s'étalant sur son flanc. Merveilleux. Occupé à contempler sa peau déjà parcourue de cicatrices et maintenant prenant une agréable teinte bleutée, Johan acquiesça aux mots de la blonde lorsqu'elle le mit en garde des dangers de se couper en présence d'un vampire.

    « Oui, je... je vais faire attention. Simplement, je suis un peu maladroit quand je suis en présence d'une b... non, oubliez. »

    Ce n'était pas vraiment le temps de faire des compliments, même si cela était vrai.
    En présence d'une belle femme, il avait généralement deux pieds gauches et les mains pleines de pouces, aussi incapable qu'un adolescent par moment.
    Le lycanthrope pouvait presque palper la curiosité de la vampire sur sa nature. Elle savait qu'il n'était pas un vampire, malgré sa résistance physique. Il n'était pas non plus humain. Qu'était-il ? Trop de choses... Johan réussit à se lever, enlevant sa main de son flanc. La couleur de l'ecchymose allait disparaître bientôt, par contre, la douleur de sa côte allait seulement être disparue au prochain matin. Il s'approcha de la jeune femme et se pencha pour prendre une canette de TruBlood, la décapsulant avec un air pensif.
    Se confier à un vampire ? Non. Il ne le faisait avec personne et il ne commencerait pas maintenant. Mais comme il la comprenait... Un commentaire bas, autant destiné à lui-même qu'à la vampire :

    « Il y a surtout certaines choses qui n'aiment pas à être révélées... L'Écosse est un pays surprenant, n'oubliez pas. »

    Une longue rasade de la bouteille de TruBlood, qu'il vida avant de la jeter plus loin. Sa langue caressa ses crocs, encore sortis et acérés, y recueillant le goût du sang synthétique. C'était si loin de celui de l'animal qu'il aimait à chasser, à traquer, de la chair vivante qui palpitait encore sous sa langue, de cette explosion de chaleur savoureuse quand il plantait ses dents dans une veine où passait ce liquide si doux... Johan se donna une petite claque sur la joue, cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas chassé ou n'avait pas été sous sa forme lupine. C'était pitoyable. Il ne pensait qu'à une chair vive alors qu'il avait faillit être le repas d'une jeune femme bien élevée et apparemment peu encline à la violence. Le monde à l'envers.

    « Je ne peux m’empêcher d’admirer votre comportement de tout à l’heure. Je me sens redevable mais je suppose que vous ne voulez plus avoir à faire à moi. Et je vous y encourage d’ailleurs. Vous n’êtes pas en sécurité à mes côtés et je m’en voudrais de vous faire du mal, mais vous avez l’air de savoir vous défendre et j’ai passé l’âge de dire aux autres quoi faire.
    - En fait, je crois que nous avons plusieurs points communs... Je veux dire, outre ce que nous sommes. Je suis un pacifiste convaincu. Je n'aime pas la violence, surtout quand celle-ci est inutile. Et, apparemment, je suis un grand naïf. Un sourire. Quant à savoir si je suis en sécurité à vos côtés, c'est une autre interrogation. Vous, l'êtes-vous aux miens ? »

    Le loup se dirigea vers la réserve de bouteilles et prit une nouvelle caisse de TruBlood, chapardant deux canettes à l'intérieur. Il ne buvait pas du sang pour se nourrir, en ce moment, mais bien pour se calmer, aussi étrange cela était-il. Pour se guérir, un peu, aussi. En temps normal, il aurait été chez lui manger un steak saignant. Dans la nature, il aurait chassé pour reprendre des forces. Là... Johan ouvrit une autre canette, la laissant se réchauffer dans sa paume trop chaude. Il n'avait pas l'intention de partir, maintenant qu'ils avaient... fait connaissance. De toute façon, avant de retourner s'aventurer dans les rues de la ville, il allait devoir attendre qu'il se calme. Que son esprit pense à autre chose qu'à un animal à chasser.
    Et qu'il aille se laver pour faire partir le sang de ses mains, de son cou, de son flanc.
    De plus, il pouvait bien lui poser quelques questions. Elle lui devait au moins ça.
    Ses yeux bleus fixèrent un point dans le vide quelques secondes, avant de revenir sur le visage infiniment plus calme de Belle. La Belle et la Bête, oui.

    « Pourquoi ne pas boire de sang humain ? Un regard à la canette dans sa main. Surtout que ce truc est sacrément fade. »

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Jeu 20 Oct - 22:21

Je n’arrivais pas à cesser de fixer mon regard sur Johan. Il avait piqué ma curiosité à vif. Je me repassais les derniers instants en tentant de me rappeler la manière dont il avait agit, ses mouvements, ses actes. Malheureusement tout était flou dans ma tête. C’était comme une crise de somnambulisme, j’avais agis sans être consciente, dominée par une force inconnu et à mon réveil j’avais du mal à reconstituer le puzzle de mes souvenirs. Mon seul point fort dans cette réflexion était la connaissance de moi même. Je savais les dégâts que je pouvais infliger sous l’emprise du désir sanguin, je savais le comportement que j’avais et j’étais parfaitement consciente de ma force. Au vu de son état j’en arrivais à l’idée qu’il avait une force surhumaine. Jamais un humain n’aurait pu me maitriser, je l’aurais tout simplement broyer, maltraité comme un simple jouet.
Néanmoins Johan n’était pas invincible. Je l’entendais pousser un soupir de douleur. Les coups il avait du les ressentir et le contre coup faisait surface. Il souffrait, tâtant la douleur. J’aurai voulu l’aider, lui proposer mon sang, en une gorgée il serait soulagé, ça serait un juste retour des choses. Mais je ne pouvais pas, si je faisais ça j’agirais par manque de prudence, je ne savais pas qui il était ou plutôt qu’est ce qu’il était. Et boire mon sang le lierait à moi et il n’accepterait sans doute pas.
Je cessais de m’inquiéter, sa blessure au doigt avait cicatrisé, je m’en rappelais. Ce sang qui avait perlé de son doigt avait cessé, calmant ma folie. Il irait mieux très vite.

Je pensais avoir atteint mon lot de surprise cette nuit là mais visiblement ce n’était pas le cas. Johan s’empara d’une bouteille de TruBlood qu’il décapsula et entama tout en continuant à s’adresser à moi avec le plus grand naturel. Je me détendais, j’avais plus d’appréhension quand à la suite de la nuit. Il suffisait que Johan ne se coupe pas une nouvelle fois, mais qui pourrait avoir si peu de chance ? Seulement le voir boire ce sang m’encourageait à penser qu’il n’était vraiment pas humain. Les seuls humains à boire du sang sont des fanatiques et lui il semblait apprécier le liquide et n’avait absolument pas l’air d’un fanatique.
Il parlait avec légèreté comparant nos deux personnes, nos deux natures.

    « Je peux vous garantir avec honnêteté que je me sens parfaite en sécurité à vos côtés. Vous avis agit d’une telle sorte que je ne peux pas envisager le contraire. Quel homme aurait fait ça ? »


Si homme il était. Il se leva et parti à l’intérieur du bar. Pendant son temps mon esprit se tordait dans tous les sens cherchant dans mes souvenirs anciens de mythes et légendes qu’est ce qui pouvait boire du sang, à l’apparence humaine et à la force surhumaine. Mais en tant de siècles il y avait eu trop de légendes et mes souvenirs étaient confus.
Johan revint à mes côtés, une caisse de TruBlood en main. Je m’en saisis d’une pour continuer ma cure.

    « Ce qui me pousse à ne pas boire de sang humain ? C’est vrai que ce n’est pas commun pour un vampire et difficile à concevoir et encore plus à croire. Je n’ai pas toujours été comme ça mais quand on vit autant de temps on se rend compte finalement que l’on a eu plusieurs personnalités et je pense pouvoir affirmer que j’ai été plusieurs personnes. Et j’en suis arrivée à un stade où j’en ai eu marre de me laisser si facilement dominer par mes instants. Je n’ai plus envie de tirer ma force dans le sang humain, ça ne m’intéresse plus. Je suis consciente de passer pour une marginale aux yeux des autres vampires.
    Mais vous Johan pourquoi boire du sang ? »


J’avais craqué, il ne voulait pas que je pose de questions mais il m’en avait trop dit, il avait commencé, il m’avait lancé sur la voix, me poussant à vouloir découvrir son secret.

    « Vous m’en avez dit beaucoup et c’est très difficile pour moi d’ignorer les faits et vos paroles. Je comprends parfaitement qu’il est impossible pour vous de m’en dire plus. Vous me connaissez depuis quelques heures et je n’ai pas vraiment donné une impression de confiance. Mais je suis différente des autres vampires et au fond je suis contente d’être la première que vous rencontrez. »


J’allais m’en tenir là, s’il ne voulait pas parler, qu’il ne parle pas. Mais je n’oublierai pas cette nuit. Et si jamais il osait se confiait, aurait ma confiance. Parce que je lui en devais une et que j’étais très sensible à cela et parce que toute information que je pourrai acquérir je ne la partagerai pas. Je n’ai pas d’allié à qui donner ma confiance et à qui dévoiler mes secrets pour le moment.
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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Sam 22 Oct - 18:08

    Très intéressé, le lycanthrope écoutait Belle avec attention. Lui parler lui laissait le temps de se reposer, donc à son corps de récupérer un minimum avant de retourner dans les rues de Glasgow. Ses côtes lui faisaient un mal de chien, à bien y penser, et le TruBlood, malgré son dégoût de boire un liquide sirupeux devant être l'équivalent du sang, allait l'aider à se relever, maintenant que l'adrénaline baissait.
    Ses propos étaient fascinants. Sa première rencontre avec une vampire était avec une qui s'abstenait de boire du sang humain, qui avait en quelque sorte fait un étrange voeu de chasteté dans le seul but de se contrôler encore mieux, De véritablement être elle-même. C'était une conception fascinante de l'état de vampire et être dans une situation appropriée. C'était tellement pacifiste et volontaire, une façon de chercher à régler les problèmes de sa race. Johan était conscient que tous les vampires n'étaient pas de son acabit, elle-même disait qu'elle passait pour une marginale auprès des siens, mais si Belle avait fait ce choix, elle ne devait donc pas être la seule.

    « Mais vous Johan pourquoi boire du sang ? Ah, cette question... Johan prit une gorgée de TruBlood, comme en réponse. Vous m’en avez dit beaucoup et c’est très difficile pour moi d’ignorer les faits et vos paroles. Je comprends parfaitement qu’il est impossible pour vous de m’en dire plus. Vous me connaissez depuis quelques heures et je n’ai pas vraiment donné une impression de confiance. Mais je suis différente des autres vampires et au fond je suis contente d’être la première que vous rencontrez. »

    Un petit rougissement, presque de formalité, et Johan observa la canette de TruBlood, à la recherche de la bonne réponse à donner. Il était pris dans un étrange feu : celui de se confier à cette femme, qu'il connaissait à peine. Et, en même temps, celui de farouchement protéger sa race, son espèce, de se replier sur son lycanthropisme. Quoique si elle lui parlait, c'était qu'elle ignorait ce qu'il était. Peut-être les vampires ne pouvaient-ils pas différencier les gens par leurs odeurs ?
    Non, l'étude des sens vampiriques et de leur portée, ce sera une autre fois.

    « Je ne sais pas ce que je peux vous dire ou non. Première partie de réponse, prudente et hésitante, dite à voix lente et pensive. Je suis un marginal, dans mon genre, également. Mais ça... même humain, j'en serais un, je crois bien. Un signe bref de la main pour montrer son visage, sur lequel mille cicatrices sauvages s'étendaient. Pour répondre à votre question, ce n'est pas le sang que j'aime, ou dont j'ai besoin. À vrai dire, sans la viande qui va autour, le sang est peu intéressant. Il est... attractif, mais j'en ai pas besoin. »

    Il leva sa canette à la hauteur de ses yeux bleus, lisant les ingrédients sur l'étiquette. Attractif. Appétissant, plutôt, tentant, annonciateur de tant de choses, d'une viande chaude et parfumée, de l'extase, d'os qui craquent sous la dent, de gras qui fond sur la langue et de muscles élastiques, goûteux, plus que n'importe quel dessert humain ou plat fin.

    « Je suis blessé. Je dois guérir minimalement, pour retourner chez moi sans attirer l'attention. Et le sang, enfin, le TruBlood, m'aide à... régénérer, disons-le comme ça. Ça fait du bien, tout simplement. »

    Il était conscient que ça ne faisait qu'attiser la curiosité de la jolie vampire. Quelle créature donc était pourvue de crocs, d'une force surhumaine, se nourrissait de viande et de sang et pouvait se regénérer ? Un charmant jeu-questionnaire en perspective, pour les plus fanatiques d'amusement de toute sorte. Un sourire.

    « Je ne dois pas éteindre votre curiosité, avec tout ça. Vous m'en voyez désolé. »

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MessageSujet: Re: Creatures of the night [Livre 1 - Terminé]   Jeu 1 Déc - 15:28

J’étais enfin rassasiée. Certes, ça aurait pu être mieux. Je ressentais l’envie d’une petite gourmandise. Sans le vouloir Johan avait réveillée en moins un besoin que j’avais mis énormément de temps à enfouir. Je n’abandonnais pas mes bonnes résolutions pour autant. Tant que je n’étais pas en danger je n’avais pas besoin de sang humain, et si ça en venait à être le cas je trouverai une manière plus douce de me nourrir, du moins j’essaierai. Au fond de moi je restais un prédateur, un chasseur que la traque excite.
J’observais Johan et lui même m’observait. Nous étions tous les deux curieux de l’inconnu, de cet être si fascinant que l’on avait rencontré. Il porta son regard vers sa blessure. J’étais confuse même un peu mal à l’aise. Quand à lui il ne semblait même pas m’en vouloir, il était un peu plus attirée, fascinée par ma personne et pourtant il ne se dévoilait pas, il gardait son secret bien au fond de lui. J’avais la sensation que quelque chose, quelqu’un le retenait dans ses propos.

    « Pour ma part, même en dépits du danger j’ai beaucoup de mal à retenir ma curiosité et puis je suis venue en Ecosse pour découvrir ses secrets. »


J’étais toujours autant fascinée par la vision de Johan en train de se nourrir de TruBlood. C’était extraordinaire, il semblait aimer ça, avoir besoin de ce liquide. Peut-être était-ce pour cela qu’il se sentait proche de moi, que ma présence ne l’effrayait pas. Ca nous faisait indéniablement un point commun. D’ailleurs Johan suivit mes pensées puisqu’il s’attarda sur nos similitudes.

    « C’est vrai que je suis pacifiste et que ça nous fait un point commun. Cependant je ne saurais dire si ma conviction présente saurait durer. Je ne l'ai pas toujours été, pacifiste, et sans vouloir vous effrayer j’ai par le passé commis des horreurs que vous ne sauriez imaginer. Et puis je ne suis pas contre la violence en dernier ressort. Et vous n’avez pas l’air si naïf que ça sinon vous m’auriez déjà révélé votre petit secret…»


Secret pour lequel j’allais mettre tous les moyens en ma possession pour le découvrir. Il me demanda ensuite si je me sentais en sécurité à ses côtés. Je me sentais rarement en insécurité mais je n’oubliais pas pour autant la prudence. Je portais mon regard vers lui tout en souriant.

    « Oui je me sens parfaitement en sécurité à vos cotés. »


Pour plusieurs raisons, la première parce que j’avais une force supérieure à la sienne, du moins je semblais en être persuadée et deuxièmement parce que j’avais un semblant de confiance en lui. La manière dont il m’avait traité, dont il avait géré la situation ne pouvait que m’inciter à rester en sa présence.
Il me posa ensuite la question, celle que nombreux de mes confrères me posaient, se riant souvent de moi : pourquoi ne pas boire du sang humain ?

    « Cette question mérite réflexion … Je voulais dirai, une autre fois peut être, mais j’ai bien peur de pas savoir moi même mes propres motivations. »


Le jour allait bientôt se lever et il était temps pour moi de partir. Je me levais tout en adressant une tape à Johan, en bon copain. Cette soirée aller rester graver dans ma mémoire, peut être plus que ce que je pensais.

    « Je dois vous quitter, merci pour tout, vraiment. Je suis sûre que l’on se reverra. »

HJ : je clos le rp pour pouvoir faire le rp à 3
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