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A quel moment je vous dis que je n'ai pas voté pour vous ? | Mc Borough
MessageSujet: A quel moment je vous dis que je n'ai pas voté pour vous ? | Mc Borough   Lun 15 Aoû - 13:46

Je ne sais même plus depuis combien de temps j'attends, assise sur se siège pour le moins inconfortable, à faire mine de feuilleter un magasine que je ne lirais probablement jamais. En réalité, je ne dois pas être là depuis plus de vingt minutes mais le temps parait démesurément long, surtout à être coincée là à ne rien faire alors qu'il y a tant de choses qui m'attendent à mon bureau. Mais, avec tout ce qui s'est passé ces derniers jours, je me voyais difficilement éviter ce petit tête à tête. Oh, ça ne tiendrait qu'à moi, je ne serais pas là, autant être parfaitement honnête. Si j'avais déjà du mal à m'entendre avec Mc Borough lorsqu'il était mon supérieur à la PES, nos méthodes de travail étant bien trop divergentes pour que l'on soit sur la même longueur, les choses n'ont fait qu'empirer depuis qu'il est devenu premier ministre.

Enfin, j'avais pourtant réussi à m'accommoder de sa façon de travailler et, s'il a proposé mon nom pour reprendre les rênes de la PES après les élections, c'est qu'il a du se dire d'une certaine façon que je devais être compétente. Ou que je serait aisément manipulable et facile à surveiller, ce qui est tout aussi plausible. A cette pensée, je sens mes mâchoires se contracter alors que je tapote nerveusement du bout des doigts sur ce stupide magasine. Ma discussion avec Sorcha, même si elle date de plusieurs semaines maintenant, me revient à l'esprit et si le fait qu'il m'ait espionnée tout ce temps n'est pas si étonnante avec le recul, je n'apprécie tout de même pas du tout. Il lui aurait suffi de me poser la question, je n'ai jamais été du genre à lui masquer la vérité. Enfin, je ne sais pas mais, vu que la situation ne s'est jamais vraiment présentée, j'aime à croire que moi, j'aurais été honnête.

Je pousse un profond soupir, me mordillant la lèvre inférieure dans un geste nerveux qui ne m'est pas habituel. Il faut dire qu'il y a tellement de choses en jeu en ce moment que j'ai du mal à rester sereine, surtout avec ce qui s'est passé il y a quelques nuits de cela. Depuis cette mésaventure, j'ai du mal à garder mon calme et, si j'arrive visiblement à bien donner le change, je regarde bien trop souvent par-dessus mon épaule pour me convaincre que j'ai bien vécu ce qui s'est passé. Sans compter le fait que je passe mon temps à m'inquiéter pour Lexie. Pour quelqu'un qui s'était engagé à ce qu'elle soit en sécurité, voilà qui est un échec cuisant. Enfin, ce n'est ni le premier, ni le dernier, même si ce n'est pas vraiment la raison de ma venue.

Ce dossier que j'ai déposé juste à coté de moi est probablement l'une des causes principales, même si j'ai besoin aussi de réponses à certaines de mes questions. Je me demande vaguement si je vais lui parler des écoutes ou si nous allons continuer à jouer notre petit numéro qui ne doit tromper personne. Je suis persuadée qu'il sait que je suis au courant, le contraire serait étonnant.

Avant que mes pensées ne s'égarent un peu plus, je vois la porte qui me fait face s'ouvrir et une secrétaire me faire un signe. Il est enfin disposé à me recevoir, voilà qui est merveilleux. Au moins il est presque ponctuel, c'est toujours ça de pris. Je ne suis pas sûre que j'aurais supporté de l'attendre toute la matinée. Enfin si, je l'aurais fait et j'aurais probablement été d'une humeur massacrante quand il aurait fini par ouvrir la porte. Je prends une longue inspiration, comme pour me remettre les idées en place et je pose le magasine sans ménagement avant d'attraper mon dossier et de suivre la secrétaire derrière une porte, puis une autre. Pour finir par faire face à notre cher premier ministre.

Je le fixe quelques instant, le temps que la porte se referme et je finis par souffler, avec une ombre de sourire.

"Je suppose que je dois dire quelque chose comme le fait que je sais que votre temps est précieux et que je vous remercie de m'accorder ce rendez-vous non ?"

Je continue, me faisant un rien plus sérieuse.

"Je suppose que vous êtes au courant pour ce qui m'est arrivé l'autre nuit, n'est ce pas ? Je me suis demandé à quel point tout ça pouvait être lié aux explosions et… à ce que j'ai reçu hier, de façon totalement, anonyme."

Je me pince l'arrête du nez, réalisant à quel point j'entre dans le vif du sujet sans même chercher à prendre de gants. Certes il me connait bien et je ne suis pas sûre qu'il ait vraiment du temps à perdre en ronds de jambe et en politesses hypocrites. Et j'ai beaucoup de choses à lui dire. Avant de devoir passer à la partie que j'aime encore le moins… la presse. Encore que, à la réflexion, des deux maux, je ne suis pas persuadée d'être à même de savoir lequel choisir à froid, comme ça.
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MessageSujet: Re: A quel moment je vous dis que je n'ai pas voté pour vous ? | Mc Borough   Mar 16 Aoû - 19:40

Les journées se suivent et ne se ressemblent pas. J'ai dû négocier en début de semaine avec le Premier Ministre Français, un grand dadais pontifiant propre à se gargariser des intransigeances de son peuple envers les créatures surnaturelles, définitivement repoussées de toute influence malsaine sur la société. Réouvrir le tunnel sous la Manche après toutes ces années de fermeture et de délabrement n'a pas été chose facile, d'autant que les conditions proposées pour financer les travaux de sécurisation anti-démons étaient pharaoniques. Je n'avais pas le crédit politique ni financier pour accomplir ce genre de projet, et je devais donc trouver pas mal de solutions qui pourraient éviter à l'Etat de repartir dans des abysses budgétaires pour s'en sortir. Ca m'avait occupé deux jours de plus. J'avais ensuite été occupé avec les syndicats d'agriculteurs du nord et de l'Ecosse, qui se plaignaient encore des hécatombes subies dans plusieurs exploitations de leurs régions, du fait apparemment de loups-garous. J'avais commandé un rapport sur le recensement des surnaturels présents dans ces endroits et diligenté la branche recherches de la brigade PES pour s'assurer de la véracité de ces assertions. J'avais aussi compulsé toute la semaine différents rapports sur les enquêtes menées par la brigade, dont la plus importante, celle qui pourrait me coûter mon siège. Les attentats anti-Meute, qui avaient fait de nombreuses victimes, dont des enfants, et qui avaient fait les choux gras de la presse qui redoutait une reprise des hostilités entre espèces.


Cela dit il fallait être pragmatique. Qui avait fait péter la Lune Bleue et Wolfheaven s'était peut être arrangé pour qu'on ne revive plus ce genre de conflit à l'avenir ; éliminer l'organisation d'une des parties était forcément une avancée pour la paix. Comme le disait ce vieux salopard de Staline, les hommes sont des problèmes. Pas d'hommes, pas de problèmes.


On m'a informé de la venue de Sasha Oppenheimer, une crasse qui gérait la PES comme elle le pouvait, tenant la barre en pleine tourmente, prenant décision controversée sur décision controversée. Elle était souvent à la limite de l'acceptable pour le gouvernement, mais jouissait malgré tout d'une certaine popularité chez certaines catégories de population, aussi bien humaine que surnaturelle. Je ne pouvais pas la virer comme ça, et je ne pouvais pas non plus m'en prendre à elle en pleine enquête majeure ; je serais accusé de court-circuiter la brigade. Je termine de parapher un certain nombre de décrets avant d'autoriser mon assistante à faire entrer la directrice de la Brigade. Pas de bonjour, pas de poignée de main. Je ne me lève pas non plus de mon siège, et fais signe à la jeune femme de s'asseoir.[/i]


| Ce serait en effet plus civil. Mais passons nous de politesse, directrice Oppenheimer. |


J'écoute ce qu'elle a à me dire, quand elle me parle de ce qui lui est arrivé, ainsi que l'information qu'elle a reçue.


| On m'a briefé, oui. Et si vous me faisiez votre rapport en direct, sans détours ? Racontez moi ce qu'il s'est passé avec vos propres mots, et ce que vous suspectez réellement. |


Autant la pousser à montrer ses cartes.
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