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La vie étant de la merde, autant en bouffer.
MessageSujet: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Dim 19 Juin - 17:44


Pause midi. Période d'affluence...
Je me demande si la faim me guette réellement quand j'aperçois la longue file d'attente du McDo. Je suis attendu à quatorze heures à Glasgow, pour finir ma journée de travail à la compagnie Hastings après ce rendez-vous client rondement mené. Un peu plus, et j'aurais l'impression que tout est revenu à la normale. Tout, sauf peut-être moi. J'ai encore du temps devant moi, mais il est tellement plus aisé d'avoir la patience pour tuer proprement quelqu'un que pour s'acheter un big mac... Je devrais éviter de parler de meurtre, ça me donne des envies assez violentes là. Je tire sur le col de ma veste, ressentant rapidement la chaleur suffoquante du lieu dans mon costard. Je dénote un peu avec les autres habitués du coin, et fort heureusement, les gosses sont en quantité limité en pleine semaine, car leurs rares cris me parviennent déjà de façon audible.

Déjà quinze minutes. Je suis quasiment parvenu aux caisses, mais j'entends des râles et des protestations derrière moi, quand je constate que la file ne bouge plus depuis un moment. Je lève la tête de mon portable pour me rendre compte que la cliente juste avant moi n'est pas bien dégourdie. C'est bien ma veine... On dirait qu'elle n'est même pas capable de lire correctement leur menu, et le caissier est d'autant plus perdu en retour. Putain, sérieusement ?

Je m'avance pour me porter à ses côtés, et dépose un billet sur le comptoir avant de lâcher d'un ton où couvre un certain agacement :

- Deux menus avec big mac, frites, coca... Ca ira très bien. Je t'offrirais aussi une glace si t'es sage...

Je me retourne vers la concernée et... Je me fige, tout simplement. Je ne l'avais pas remarqué avant de m'attarder sur la rousse, mais c'est une métamorphe qui me fait face. Tiens, je n'ai presque plus l'habitude d'en rencontrer de nouveau, mais certains se cachent encore très bien au reste de la population tout autant qu'à leurs semblables. J'entends des rires fuser derrière nous, et une histoire de coup de foudre qui vient de se produire passant de bouche à oreille. C'est vrai qu'elle est plutôt mignonne, mais ce n'est pas ce qui m'a interpellé en premier.

Je n'ai pas le temps de réagir que le plateau est déjà revenu, au complet, comme s'ils cherchaient à s'excuser de l'attente tiens... J'ai un sourire de travers vers la métamorphe, et retire mon bras pour m'emparer du plateau où sont empilés les deux menus.

- Généralement, j'invite plutôt à boire un verre... Mais on va faire tout comme.


Je le prends et cherche des places libres, guettant si elle me suit réellement pour avoir son dû. Je me pose finalement au bar, glissant le plateau entre nous deux. Je pique quelques frites dégueulasses avant de lancer à la cantonade :

- Je pensais pas voir une comparse dans un endroit pareil, comme quoi... Et tu sors de ta cambrousse ou quoi ? On dirait que t'as jamais fréquenté un McDo de ta vie.

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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Jeu 7 Juil - 15:13

" La vie étant de la merde, autant en bouffer." / feat Malcom Hastings


Tout clignote. De partout. Ces lumières et ses couleurs artificielles m'agressent, alors que je suis perdue parmi les menus. J'ai beau demander au serveur comment m'y prendre, on dirait qu'il
vient de voir un extraterrestre. Je haussais un sourcil. Bon sang, qu'est-ce que ça avait de si étrange de ne pas être habitué aux fast-food ? C'est un drôle de concept il faut dire. Je sens la population des gras-mangent-vite se presser d'impatience derrière moi et mon dos se hérisse. Les gens m'agacent de manière générale. Mais je ne vais pas rebrousser chemin maintenant ce serait leur donner raison. Je ne crois pas que le monde ait fait plus chiante que moi... par moment.

Plus tôt j'avais pris du retard dans mon travail, et mon employeur de l'ayant pas remarqué, j'avais eu l'intention de le rattraper durant ma pause de midi. Une cliente avait parlé de ce fameux
"fast-food" avec son amie. J'avais tenté l'aventure sans vraiment m'imaginer que "Mc Donalds" serait aussi plein et complexe. Je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas avoir une carte et m'asseoir pour choisir tranquillement à une table. Oui...il y a quelques temps j'avais terminé l'initiation au restaurant. Il faut avouer que ça n'avait pas été une mince affaire. Les serveurs avaient été surpris de me voir avec mon assiette dans les cuisines, en train de faire ma vaisselle. Etre assisté dans ce genre d'endroit, c'est typiquement en fait humain.

Je commence à désespérer au bout d'un quart d'heure à attendre là. Mais une présence s'approche dans mon dos. Un parfum et une main d'homme me parviennent. L'inconnu dépose un billet sur le comptoir. Je lève lentement les yeux vers l'intéressé. C'était étonnant de voir quelqu'un en costume. Je souris en pensant que j'étais tombée sur l'être le plus élégant de l'histoire de la restauration rapide. De plus quelque peu gentleman, pour le moment. Je remarquais cependant l'odeur différente et me méfiais :

- Deux menus avec big mac, frites, coca... Ça ira très bien. Je t'offrirais aussi une glace si t'es sage...

Sage ? Il a cru que j'avais quoi...? 13 ans ? Je n'imaginais pas faire aussi gamine que ça. L'histoire de coup de foudre derrière nous m'agace encore plus. Est-ce qu'en plus de faire mioche j'avais la
tête de quelqu'un qui tombe pour une paire d'yeux bleus et un costard ? Je fronce un peu les sourcils avant passer le menton sur mon épaule pour "foudroyer" du regard la file. Je n'ai pas le temps de dire à mot au maquereau-gentleman qu'il repart déjà avec un plateau sous la main. Des boîtes...en carton ? C'était ça le repas ? Mince...

- Généralement, j'invite plutôt à boire un verre... Mais on va faire tout comme.

Je rougit inconsciemment... Ok... Y en a qui sont un peu trop imbus d'eux-même. Mais il me fallait le suivre si je ne voulais pas mourir de faim. Me ventre se met à piailler. Quand je suis énervée j'ai
besoin de manger, c'est comme ça. Je le suis jusqu'à ce que nous soyons assis.

- Merci, lachais-je alors en posant mes fesses sur le tabouret de bois.

- Je pensais pas voir une comparse dans un endroit pareil, comme quoi... Et tu sors de ta cambrousse ou quoi ? On dirait que t'as jamais fréquenté un McDo de ta vie.

- Alors tu en es un.

Je sors un billet et le fais glisser vers lui en soupirant :

-Ne m'invites pas, je n'aime pas me sentir redevable. Mais j'apprécie le geste, j'étais perdue.

J'essaie un léger sourire, je n'allais pas non plus papillonner (1), ça lui fera trop plaisir. Je regarde la nourriture, je ne sais pas par quoi commencer. Je n'ai pas envie de répondre à sa question sur le Mcdo. Je ne ressens pas le besoin qu'il me voie comme une ermite, malgré que je me fiches de ce qu'il peut penser. J'observe les petits cartons, les sachets de sauce et le gobelet avec sa paille.
Je décide de commencer par ça, je défais le papier pour la planter dans l'ouverture maladroitement. Je goûte, je plisse les yeux et je repose. Ce truc a une saveur horrible. Je décide de l'observer
pour savoir comment s'y prendre, et je pique dans les frites. C'est un peu mou mais bon, en fait ce ne sont ni plus ni moins que des pommes de terres coupées. Je regardais les autres. Il y avait
majoritairement des jeunes, des parents avec des enfants...ect. La salle de jeux dans le coin était bruyante. Il fallait se demander si on torturait quelqu'un là dedans, tellement on pouvait y percevoir d'agitation et de cris. Je n'aimais pas vraiment les enfants, enfin ça dépendait lesquels. Je reviens sur mon voisin de table :

- C'est quoi ton nom ? On dirait que tu sors de 50 nuances de Grey...

Ah ça, pour l'actualité des films et des livres j'étais au point. Quand on travaille dans une libraire en même temps... Je commence à mordre le plus proprement possible dans l'espèce de sandwich reconstitué, mais la viande est fine et grasse. Ça n'avait rien à voir avec la chair fraîchement chassée. M'enfin, j'étais habituée à ne pas gaspiller ni gâcher. Le problème, c'était de croquer en tenant compte de l'autre côté de la chose.


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Dernière édition par Edwige Winchester le Mer 20 Juil - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Lun 11 Juil - 16:38


Je sens son regard sur moi, et il ne transperce pas l’envie mais plutôt la méfiance. J’ai un sourire amusé en songeant que je viens sûrement de tomber sur un chat sauvage. Enfin… J’ai l’habitude avec ma sœur déjà. Et j’aime bien me prendre à ce jeu, de briser les barrières une à une, le plus souvent par le biais de quelques provocations. J’entame les hostilités, mais elle se contente de me rendre un regard abasourdi comme si je ne m’adressais pas à la bonne personne. Timide ? Je n’ai pas l’impression, surtout à voir le regard noir qu’elle jette en arrière à la file d’attente. Ça me fait doucement rire, tiens…

J’embarque le plateau sans lui laisser le temps d’en aligner une. Elle lâche enfin un mot quand nous sommes attablés… Des remerciements. J’hausse les épaules.

- J’en avais simplement marre d’attendre.

Et c’est la stricte vérité, même si notre nature commun a eu tôt fait de m’interpeler ensuite. Je ne croise pas souvent de métamorphes au détour d’un fast-food, et encore moins dont je ne connais pas l’existence. A force, c’est devenu comme une grande famille… Mais je ne suis pas dupe. Certains se cachent terriblement bien, à disparaître dans la masse. Simplement, ce n’est pas vraiment son cas. Elle n’a rien d’une citadine, et la façon dont elle détaille sa nourriture sans savoir par où commencer me le prouve encore. Je lâche un bref rire, peut-être un peu moqueur.

- Perdue, ouais. J’avais pas remarqué, tu vois… T’es nouvelle en ville alors ?

Je ne vois pas l’intérêt de lui répondre pour confirmer ma nature. Elle doit bien le voir et le sentir, non ? J’ai bien connu quelques métamorphes qui n’étaient pas familiers de ce repérage, ceci dit. En général, ce sont ceux qui ont vécu bien trop longtemps éloignés des leurs, voir même qui n’ont jamais eu l’occasion d’en croiser d’autres. Je me souviens encore quand j’ai découvert ne pas être seul au monde… Oui, enfin, ce genre de situation reste rare. Généralement, avec la guidance des parents, on peut difficilement se rater.

- Je fais partie de la Meute. Enfin… Faisais, peut-être bien. Va savoir. Je croise plus de métamorphes ces derniers temps, mais un peu toujours les mêmes. Ceux qui préfèrent éviter de se cacher.

Je lui livre quelques informations éparses pour prendre le pouls. Qu’elle ait envie ou non de parler, l’occasion lui ai laissé. Au moins, elle connaît la couleur. Et je commence à me rendre compte de quelle genre de personne j’ai face à moi quand elle me tend un billet en retour. J’hausse un sourcil, circonspect. Ok… Elle ne veut pas avoir la moindre dette envers quelqu’un. Ca flaire l’indépendance à plein nez, à ne vouloir dépendre de personne. Je prends le billet qu’elle me tend sans faire mon difficile. Je ne suis clairement pas à un menu près, surtout au McDo, mais les vieilles habitudes ont la vie dure. J’ai beau bien m’en sortir financièrement maintenant que je gère ma propre entreprise, je continue d’agir comme si j’errais en pleine rue. Quelque part, c’est ce qui m’évite aussi de cracher de l’argent à tort et à travers en la maintenant à flot.

- Comme tu veux, minette.

Je mords franchement dans mon sandwich et pique quelques frites au passage, contrastant subitement avec mon apparence d’homme d’affaires propre sur lui-même. N’empêche que je ne suis pas le seul à agir ainsi, mais je n’ai pas encore ouvert mon portable pour vérifier mes mails sur ma pause en solitaire. En même temps, avec une jolie fille juste sous les yeux, ce serait vraiment du gâchis. On a quand même du mal à s’entendre parler, avec tous les gosses du coin. Je manque de m’étouffer avec mon coca quand elle établit un comparatif entre un film érotique et moi.

- C’était un compliment parce que je te donne des envies SM ?

Ou alors une insulte pour être comparé à cette daube, mais je préfère voir le verre à moitié plein, surtout si ma drague lourde peut l’emmerder. Je lui rends un sourire charmeur, alors que j’ai presque envie de rire.

- Malcom. Et toi ?
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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Mer 20 Juil - 18:31

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Il justifie son acte par de l'impatience. Mais je n'étais pas sûre qu'il aurait réagit pareil en avec d'une vampire, si jolie soit-elle.
Je n'avais pas à dissimuler ma nature aux autres métamorphes. Je devais me protéger des humains, des loups (agressifs) et des vampires, mais après tout je ne savais pas le faire. Reconnaître une odeur m'étais difficile, et interpréter un comportement, des réactions humaines encore plus. Je redresse la tête en l'entendant rire. Il est vrai que je paraît ridicule devant mon plateau, a trop réfléchir.

Je me remet à mordre dans le sandwich, mais suis immédiatement déçue par la viande. Il souligne qu'il s'était aperçu de ma totale perdition, demandant si j'étais une nouvelle arrivée. Je recommence à boire cette mixture horriblement piquante avant de répondre, mais il enchaîne.

- Je fais partie de la Meute.

Levant les yeux vers lui, j'ai un temps d'arrêt.

- Enfin… Faisais, peut-être bien. Va savoir. Je croise plus de métamorphes ces derniers temps, mais un peu toujours les mêmes. Ceux qui préfèrent éviter de se cacher.

Je ne voulais pas lui dire que j'avais été très peu au courant des agissements de cette fameuse "Meute", il me prendrais encore plus pour une extraterrestre. Je ne ressentais pas non plus le besoin d'avouer qu'il était le premier métamorphe que je voyais, après ma mère. Il prit le billet de bonne grâce, et je m'en réjouis. Les gens font tellement de chichis généralement.

- Comme tu veux, minette.

La minette se hérissait justement le poil, répliqua, mais sa comparaison avec la dernière célébrité en terme de "Chick-lit" ne produisit pas l'effet que j'avais escompté.

- C’était un compliment parce que je te donne des envies SM ?

Je haussais un sourcil. J'appréciais son sens du jeu, mais le rentre dedans avait généralement tendance à m’agacer quand j'étais sous ma forme humaine. Je pris un peu pitié finalement et pris part du jeu, sans totalement rentrer dans sa stratégie :

- Pas vraiment, t'es mignon mais je ne suis pas désespérée...

Il sourit, intense et séducteur. Mais je n'avais pas vraiment le temps pour ça en ce moment. J'admettais intérieurement qu'il avait vraiment du charme.

- Malcom, et toi ?

- Edwige. Et non, ma mère n'avait pas d'envies de combats meurtriers.

Je le regardais, et, lisant une touche d'incompréhension sur son visage, je me remit à manger mes frites avant de lui expliquer.

- Ça signifie en quelque sorte la "richesse des combats", ou la "richesse du combat".

Je souris en buvant. Il était rare d'autant aimer son prénom. Dommage qu'un phénomène littéraire l'ai déformé.

- Pour répondre à ta précédente question, on peut dire que je suis nouvelle ici. J'ai passé un moment hors de la civilisation, et des conflits par la même occasion. Je n'ai jamais approché la Meute, ni de près ni de loin.


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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Mar 2 Aoû - 22:56


C'est marrant, de jeter son appartenance à la Meute entre le burger et le coca... Mais je m'attendais à une réaction un peu plus percutante. Elle me fixe, subitement à l'arrêt comme un chien de chasse. J'ai l'impression qu'elle se méfie, non de moi, mais de tout ce qui l'entoure en vérité. On dirait un animal à l'affût, méfiant. Elle doit avoir une forme favorite qu'elle revête bien souvent, suffisamment pour se perdre dans l'instinct animal et qu'il soit capable d'influencer son comportement. Ce n'est qu'une supposition de ma part, mais cette sensation m'est familière, et de par son comportement, ce ne doit pas être une novice en métamorphose comme l'est Gabriel.

Mais, à vrai dire, je n'ai pas envie de la laisser prendre son propre rythme. Je cherche à la provoquer pour la découvrir un peu plus, et elle réagit vivement, me donnant de quoi me mettre sous la dent. Je me rends bien vite compte que le terme "minette" ne semble pas tellement à son goût... Et donc que je risque de l'utiliser bien davantage à l'avenir.

Je lâche un bref rire, rejetant la tête en arrière. Je ne l'avais pas invité pour draguer, en fait... Ou peut-être que si, mais c'était tellement naturel chez moi que je ne m'offusquais même pas des réactions négatives que ça pouvait susciter chez les plus farouches. En l'occurrence, Edwige comme elle se dénommait, n'était pas vraiment open. Ca pouvait se comprendre devant cette bouffe dégueulasse qu'on se tapait.

- Ouais, 'faudrait vraiment l'être pour vouloir en profiter dans les WC crades du McDo.

Ca m'amusait, d'arriver à la choquer un peu plus. Je mords franchement dans mon sandwich, un sourcil haussé quand elle me parle subitement de combats meurtriers. L'explication ne tarde pas à arriver. J'avale tout rond, secouant lentement la tête en passant à mes frites.

- Je me coucherais moins con ce soir...

Non, je n'avais pas la moindre idée de la signification de mon propre prénom, et ça ne m'importait pas. C'était déjà bien que je l'ai conservé, sachant qui me l'avait donné.

J'hoche la tête, quand elle me confirme ne rien savoir sur la Meute, et être nouvelle dans le coin. Voilà qui confirmait mes doutes.

- Ok. Je comprends mieux que ça ne te fasse pas réagir... Mais il va être nécessaire que tu saches certaines choses alors, et je suis sérieux cette fois.

Je relève le regard vers elle, arrêtant de manger.

- Il y a eu des attentats, il y a quelques semaines, qui visaient la Meute d'Ecosse. Elle nous a coûté l'Ulfric et la Lupa, ainsi qu'un certain nombre de lycanthropes et métamorphes... Les autres se sont éparpillés dans la nature, touchés en plein cœur. Les attentats n'ont pas été revendiqués. La PES s'est mis en branle pour retrouver les fauteurs de trouble, et la Meute...

J'hausse les épaules.

- Je te déconseille de sortir une nuit de pleine lune, ça pourrait faire très mal. T'as pas vraiment choisi ton bon moment pour revenir à la civilisation, et je suppose que ce que je viens te dire te donnerait plutôt envie de repartir aussitôt, si t'es le genre de métamorphe qui fuit toutes idées de conflits.
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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   Jeu 25 Aoû - 19:08

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Au fur et à mesure des réponses qu'il me donnait, j'avais de plus en plus l'impression d'avoir à faire à un Janus. Ce gars avait clairement l'air d'avoir deux visages. D'accord, c'était mal de penser une telle chose alors qu'il m'avait aidée, mais d'une certaine manière Malcom dégageait l'aura d'un psychopathe. Je chassais cette idée histoire de la caler dans un coin de ma tête et il reprit. Il n'avait pas l'air d'être surpris quand j'annonçais être une parfaite inconnue aux histoires concernant la Meute, il disait même comprendre le fait que je ne puisse rien capter à tout cela. Il insista sur le fait que je me devais intégrer des informations. La paire d'yeux bleus se figea une seconde, avec toute la gravité du monde, me fixant avant de dire :

- Il y a eu des attentats, il y a quelques semaines, qui visaient la Meute d'Ecosse. Elle nous a coûté l'Ulfric et la Lupa, ainsi qu'un certain nombre de lycanthropes et métamorphes... Les autres se sont éparpillés dans la nature, touchés en plein cœur. Les attentats n'ont pas été revendiqués. La PES s'est mis en branle pour retrouver les fauteurs de trouble, et la Meute...

Je déglutis en l'écoutant.

- Tu veux dire... que la majeure partie d'entre nous sont morts ou en fuite...?

Il hausse les épaules.

- Je te déconseille de sortir une nuit de pleine lune, ça pourrait faire très mal. T'as pas vraiment choisi ton bon moment pour revenir à la civilisation, et je suppose que ce que je viens te dire te donnerait plutôt envie de repartir aussitôt, si t'es le genre de métamorphe qui fuit toutes idées de conflits.

Je me cale dans mon siège, désorientée et en colère. Même si je vouais une haine aux loups-garous, je ne pouvais rester indifférente d'un tel acte. J'avais déjà entendu parler de la PES mais je ne comprenais pas pourquoi ils ne laissaient pas la Meute en paix un moment après ça. Je me rend alors bien compte que je ne sais strictement rien aux agissements de ce monde, vivre en tant qu'humaine sans histoires s'avérait être plus compliqué que prévu. Evidemment, ce n'était pas comme si je pouvais être une réelle métamorphe. Je commençai même à croire que c'était ma part de sang de loup qui m'empêchait de me focaliser sur d'autres formes que les canidés.

- Je ne suis pas une lâche, rétorquais-je.

Je ne voulais pas rester sans rien faire, mais ce n'était pas comme si j'avais un quelconque pouvoir sur la situation. J'étais simplement inutile et sans défenses, tout ce que je détestais. Je redresse le menton vers lui :

- Tu pourrais m'apprendre, à me battre.

Je suis sérieuse et déterminée. Je suis consciente qu'il doit bien avoir d'autres chats à fouetter, mais il a l'air d'en savoir beaucoup. Après tout, même les psychopathes ont des disciples. Je consulte l'heure quand même. Penser à tous ces gens morts m'a coupé l'appétit de toute manière, et puis il ne restait que des frites. J'attrape mon sac à dos US Army et le regarde :

- Si tu ne veux pas ce n'est rien, je trouverais bien quelqu'un. Je dois y aller, merci pour le repas. C'était instructif.

Il y avait une poubelle près de nous où je jetais mes déchetx, lui laissant l'occasion de répondre avant je n'aille me replonger dans les archives de la librairie.

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MessageSujet: Re: La vie étant de la merde, autant en bouffer.   

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