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Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]
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MessageSujet: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Lun 28 Fév - 0:37

    Le résultat du référendum a été proclamé vers dix huit heures en cette douce soirée du premier mai 2010. Sitôt après l'annonce de la très large victoire du « oui » et de la Ligue pour les Droits des Vampires, la mairesse d'Edimbourg a fait une allocation télévisée pour annoncer qu'une grande fête pour les droits de l'Homme et des Vampires se tiendra sur la place même de l'hôtel de ville. Bien entendu, pareille célébration est susceptible d'attirer toute une foule d'extrêmistes politiques et religieux, aussi le service de sécurité est il imposant; quadrillage du centre ville par des patrouilles de policiers véhiculés ou à pieds, fouille des sacs aux différentes entrées de la grand place... Sans compter une réserve mobile de l'armée, composée d'une centaine d'hommes, prêts à agir en quelques minutes au moindre problème. Pourtant, le tour de force est réalisé; le déploiement de force, impressionnant de par son envergure et sa rapidité de mise en oeuvre, passe relativement inaperçu et les festivités sont sur le point de la commencer. En un temps record, une estrade fut installée juste devant l'hôtel de ville, tandis que les boutiques, bars et autres commerces sont restés ouverts. De plus, une buvette et un stand de restauration ont été installés sous un chapiteau, juste à côté. Une musique claire et joyeuse s'élève de la mairie, par le biais de hauts parleurs installés sur les façades du bâtiment, illuminé de nuit. Sans nul doute, la place va bientôt être noire de monde, alors que le soleil vient de se coucher...




    Ordre de passage et indications de jeu:
    Dans ce premier ordre de passage, tout le monde va pouvoir poster une fois, deux maximum. Chaque participant devra cependant poster au moins une fois dans l'ordre de passage, sauf en cas d'absence prévenue dans la rubrique appropriée. Cet ordre de passage dure une semaine. Au niveau du jeu à proprement parler, vous arrivez avant que tout ne commence réellement; aucun discours officiel n'a été fait, mais les buvettes et stands de nourriture sont déjà ouverts. Près de l'estrade installée devant la mairie, de la musique s'élève.


    Pour toute question, contactez Krystel ou Torben par mp :p
    Bon jeu!



Dernière édition par La Destinée le Dim 7 Avr - 3:06, édité 1 fois
La Destinée

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 3:38

    Une fois encore, j'avais repoussé les limites. Je n'avais même pas attendu les résultats du vote. J'avais simplement bu, encore et encore. Isadora avait décommandé. Tant mieux, d'un côté. Je ne lui avais pas répondu. Je sentais qu'aujourd'hui, je devrais être à Edimbourg. Silviano et Swesson auront besoin de leurs soldats, des croisés du Seigneur, en cas de problème. Je m'étais armé en conséquence. Pistolet mitrailleur dans le rembourrage du siège passager, pistolet automatique dans ma veste, fusil d'assaut dans le double fond du coffre, explosifs sous la banquette arrière. J'étais prêt à tout faire exploser. Mon plan initial, qui avait été de me rendre à la Pomme du Diable de Glasgow, avait été avorté. Hannah m'était hors d'atteinte. J'avais appris dans la journée qu'un déploiement conséquent de policiers avait fait mouvement vers le bar. Raybrandt avait pris mes intentions au pied de la lettre. A coup sûr, elle avait fait évacuer les lieux, mis en lieu sûr ma soeur et son potentat, et ameuté les policiers au motif d'un attentat imminent. J'aurais tenté le diable, j'y serais tout de même allée. L'arme à la main, j'aurais tué des policiers, fait exploser l'endroit, et fait un dernier bras d'honneur à Raybrandt avant de succomber sous les coups des forces de répression de ce pays. Mais un événement étrange, aux proportions incalculables, avait eu lieu la veille au soir, cette nuit même.


    Jana. Seigneur Dieu, j'avais retrouvé ma femme. L'être que j'avais tant aimé, et que j'aimerais jusque dans la tombe. Je l'avais revue. Elle m'était apparue. Pas comme dans les histoires, non. Elle n'était pas auréolée d'un halo lumineux. Elle ne m'a pas sourit. Elle ne m'a même pas pas reconnu. Mon coeur se serre à ce souvenir cruel. J'allume l'autoradio, je mets un disque. Je brise la monotonie du voyage. Beethoven s'élève, doucement, avec de plus en plus de force, avec que les loch, les highlands et les forêts sont traversés. Je continue ma route. Je porte ma flasque à mes lèvres. Je m'en répands sur le menton. Mon estomac est horriblement douloureux. J'aurais dû manger avant de partir. Mais pas le temps, le devoir m'appelait et le manque de sommeil impliquait que je n'aurais pas la patience de trouver un endroit où m'arrêter, sans m'ôter tout espoir de repartir ensuite. L'alcool m'agressa l'estomac, mais me réchauffa les boyaux. Je me sentais fièvreux, comme toujours ces derniers temps. Je toussais beaucoup, et mon foie me faisait mal. Je n'osais plus m'appuyer dessus, et courir me fatiguait énormément. Je n'étais plus que l'ombre de moi même. Et ma déesse avait eu le malheur de poser son regard sur moi. Elle m'avait redonné de la force, tout en m'assénant une leçon supplémentaire sur le destin. Ma femme était devenue vampire. Elle n'avait pas été tuée, ce fameux soir de décembre 2008. Elle était toujours vivante, ou ce qui s'en approchait le plus en tous cas. Nous nous étions battus. Je devais la tuer, elle, l'ennemie de mon Dieu et de l'humanité toute entière. Je n'y suis pas arrivé. Je me sens dévasté, vide à l'intérieur. Les vampires m'ont tout pris. Ma femme une première fois, ma soeur ensuite, et maintenant, ils retournaient celles que j'aimais plus que tout en ce monde contre moi. J'étais anéantit.


    Mais l'amour, dans sa forme la plus terrible sans doute, avait réinvestit mon corps. Pour la première fois, mon coeur battait. Douloureusement, certes, mais chaque battement de cet organe induisait une nouvelle tendance. Je souffrais. Je souffrais le martyr, dans mon corps comme dans mon âme. Pourtant, souffrir, c'est vivre. Et je vivais à nouveau. Les caresses de Jana, cette étreinte folle, dénuée de tout sens, m'avait insufflé un regain de vitalité. Je me surpris à fermer les yeux en conduisant sur l'autoroute, l'espace d'un instant, me remémorant la froideur de sa peau, la douceur de ses lèvres, la passion de notre étreinte, brutale et passionnée, tendre aussi, selon le moment. Je l'aimais. Seigneur, qu'est ce que je l'aimais. Plus rien n'existait. Je ne vivais plus que pour elle. Je devais libérer ma soeur. Et je devrais protéger Jana, désormais. Contre moi si nécéssaire. Savoir qu'elle était en vie était cruel; je savais que nous étions toujours faits l'un pour l'autre, et mon corps n'appelait que le sien. Mais je ne pourrais plus jamais vivre avec elle, condamné à mourir alors qu'elle vivrait une éternité sans moi. Elle connaitrait d'autres hommes, d'autres relations, d'autres existences, même. J'étais enfermé dans la mienne, enfermé dans mon rôle de spectateur. Alors, je devais finir en apothéose, et m'assurer que Jana et Hannah auraient tout ce qu'il faut pour bien vivre.


    Il me fallut de longues heures pour arriver. En cours de route, un flash info me prévint qu'il était prévu des festivités suite à la victoire électorale des vampires et de leurs couillons de suppôts humains. Je me garais dans la banlieue de la ville. Je rejoignais Saint Edward à pied, laissant dans mon véhicule tout mon équipement. Les instructions étaient claires. Protéger les humains, comme durant le bal. Mais uné change de regard suffit entre Radanti et moi pour qu'il comprenne que je comptais aller plus loin. Il ne m'empêcha pas. Et je sortais armé. Je me mêlais à la foule. Je ne buvais pas. J'avais toujours de l'alcool dans le sang, mais je savais qu'en ingurgiter plus encore me mènerait à ma perte; je devais garder l'esprit un minimum clair et alerte. Je me surpris à trembler alors que la nuit tombait. Je n'avais pas froid. Je tremblais quand même. Je levais ma main droite devant mes yeux. Saurais je restée fort, et accomplir mon devoir et ma destinée, même avec ce corps qui me faisait défaut? La question ne se posait pas. J'irais jusqu'au bout. Je me dirigeais vers l'estrade, m'arrêtant à la buvette.


    Je me perdais dans mes souvenirs. Jana, encore et toujours. Je savais qu'il ne fallait pas, mais je m'interrogeais toujours sur nos prochaines retrouvailles. J'aurais tellement voulu passer cette soirée avec elle, loin de tout ceci, ensemble, au clair de lune...


    Le monde se rappelait à moi alors que je voyais des meutes de policier investir discrètement les pourtours de la place. Tirer et tuer serait facile. S'en sortir le sera moins.

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 4:42

Édimbourg était une fourmilière depuis des jours. Ce damné référendum avait mis une effervescence terrible partout où je posais les yeux : les vitrines des magasins, les devantures des restaurants, les fenêtres des bureaux, les pare-brises des voitures. Comme si j'avais besoin qu'on me rappelle sans cesse que le monde marchait sur la tête parce qu'on pensait accorder des droits à ces abominations suceuses de sang. J'en frémissais. J'abhorrais maintenant cette engeance maudite. Une seule envie : celle de tous les exterminer. En finir pour de bon, les détruire, libérer le monde de leur présence méphitique – ou plus vraisemblablement, périr en essayant. Me libérer moi-même de leur influence, de leur souvenir, parce que penser à eux, simplement les évoquer d'une idée, équivalait à ranimer en moi la flamme de l'amour dévastateur que je nourrissais toujours pour Torben, en dépit de mes efforts forcenés pour l'étouffer. J'avais tenté de me convaincre que ce n'était qu'un feu de paille, une passade, une amourette d'adolescente – autant convaincre le poisson qu'il est oiseau ou le feu qu'il est glace. J'avais magistralement échoué, et il fallait que quelqu'un paie pour cette obsession qui me détruisait. J'avais décidé que ce serait l'engeance vampirique, et que le résultat du scrutin déciderait du nombre de pertes collatérales. Radicale ? Certes oui.

J'étais rentrée l'avant-veille de Glasgow. Torben ne m'avais pas recontactée suite à l'avortement de son plan concernant Hannah et je n'avais pas prolongé mon séjour auprès de Johan. J'étais cependant certaine de le voir ce soir pourtant – il n'avait jamais caché sa curiosité pour ces abominations à crocs et l'intérêt le ferait sans doute effectuer le trajet depuis Glasgow. Une part de moi rageait de ces retrouvailles qui me liaient à un humain potentiellement ennemi. L'autre moitié, celle qui dominait, était heureuse d'avoir retrouvé un ami doublé d'un amant aussi intuitif. Le regard inquisiteur de Silviano à mon retour à l'hôtel m'avait fait frémir des pieds à la tête. Il m'avait simplement prise par les épaules, s'était penché pour scruter mes yeux, avant de produire un unique hochement de tête qui pouvait passer pour une approbation ou une bénédiction. Du diable si j'y comprenais quelque chose... En tout cas, pour la première fois depuis que tout avait dérapé dans les bras de Torben, j'avais passé une nuit sans l'envie de me droguer. Ces quelques heures passées avec Johan m'avaient fait un bien fou et j'avais pu me recentrer sur ma mission. Le scrutin. Le résultat du vote. Et ma sombre détermination.

Le matin même, Silviano avait compris rien qu'en me regardant que je ne resterais pas les bras croisés. Et de fait, peu après 18h00 et l'annonce de la victoire de l'ennemi, quand la maire annonça la fête, je me levai et quittai la salle où nous nous trouvions, en direction du centre ville. Je parvins sur la place sans difficulté – me mêlai à la foule pendant que le jour déclinait puis tombait totalement. Autour de moi, on riait, on se congratulait, on hurlait sa joie et la gloire d'assister à ce jour décisif pour l'histoire de notre pays. J'avais envie de secouer ces imbéciles et de leur mettre un peu de plomb dans la cervelle : ne voyaient-ils donc pas qu'ils avaient été manipulés par ces sangsues sans vergogne ? J'étais presque dégoûtée par la naïveté de l'humanité. A quoi bon se battre pour elle... Bon certes, j'étais un soldat HCV, et c'était ce que nous étions, des combattants de la vérité. Mais bon, tout de même... Ce n'était guère motivant. Le cordon des forces de sécurité se resserrait alentour. Ils pouvaient fouiller mon sac s'ils le voulaient – je n'avais que mon arme habituelle, la dague d'argent qui ne quittait jamais son logement entre mes seins, cousue dans mes dessous, ainsi que sa jumelle de taille plus conséquente fixée contre mes reins. Le premier mort-vivant à croiser mon chemin paierait pour tous les autres, et les suivants également. Jusqu'à ce qu'on m'arrête ou que tous soient étendus à mes pieds. Je n'avais plus le temps d'être prudente : je voulais que cette folie s'arrête. Lucide dans ma folie, folle dans ma lucidité. Moi-même, donc, jusqu'au bout des ongles. Du coin de l'œil, je ne pouvais m'empêcher de scruter les visages de la foule, à la recherche de celui de Johan – le violent coup au cœur que je ressentis me signala que, contre attente, j'avais à la place trouvé Torben qui avançait plus loin, l'air tout aussi ravi que moi. Souffrance exacerbée – je me maudis de ma propre faiblesse. Femme stupide. Je me retins d'aller vers lui – ce n'était pas le moment pour un autre revers cinglant. Il ne m'avait apparemment pas vue, je pus donc à la place m'éclipser lâchement loin de son champ de vision, le cœur lourd et l'âme en déroute, focalisée sur ma mission toutefois malgré les élancements douloureux de ce sentiment que je voulais extirper de moi à n'importe quel prix. Je tournai les talons, explorant la foule dans l'autre sens, les sens aux aguets. Je ne percevais aucun danger immédiat - pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 20:35

Une fête nocturne en la ville d’Édimbourg. Pourquoi ? Nous allons tenter de bien vous expliquer cette petite affaire. Les Vampires gagnèrent du pouvoir grâce à un vote humain. Ils gagnèrent de la liberté et une certaine voix au sein de ce monde mortel. Toutefois, William Raybrandt connaissait parfaitement les Humains. Il n’était pas stupide ni un abrutit finit. Il connaissait fort bien le dégout de certains pour sa propre race.

Pourquoi avions-nous si peur de la différence ?

Pourtant, notre jeune homme ne se remémora aucunement cette émotion lors de sa propre mort mortelle. Certaines personnes restaient ignorantes de ce monde hétérogène et ceci animait les sourire, les rires et l’ironie pour William. Quelques jours plutôt sa mère, Krystel Raybrandt lui avait dit que Hannah courait un grand danger. Le cœur du jeune homme, s’il avait put être vivant, aurait put bondir dans sa poitrine. Encore en cette jeune soirée, William ne sut pas parfaitement ce qui le poussa réellement à mettre sa servante en sécurité. Était-ce l’obéissance amoureuse qu’il vouait à son supérieur ou bien la peur de se retrouver sans pouvoir, sans force … Faible entouré de ces mortels.

* Peu importe, Hannah est en sécurité en ce moment. Personne ne peut la trouver. *

Sa langue lécha le contour de sa bouche à ces lèvres pulpeuses. William venait de se nourrir, de reprendre des forces et goûter à cette puissance dont faisait preuve Hannah. Oh ! Ne vous inquiétez pas, la jeune femme allait parfaitement bien. En sommes, ce devait être la seule Humaine qui pouvait recevoir des soins de William à la suite d’une morsure de pouvoir.

- Jana, tu veux aller vers l’estrade où l’on en reste éloigné ? Krystel devra certainement y faire une allocution de toute manière.

De son un mètre quatre-vingt environ, marchant d’une démarche aisée posée tout comme sa voix le faisait avec un son suave et semblant provenir d’une autre époque, William tenait la jeune Vampire, la sœur qu’il avait toujours rêvée d’avoir, par le bras. Ils avaient un véritable air de jeune couple. Toutefois, un œil avertit saura que Jana semblait plus sage et moins immature physiquement que William. Ce dernier s’arrêta et se tourna face à la Vampire. Un sourire trahit son amusement de la nuit qui commençait alors que ses mains allèrent rejoindre les poches de son pantalon.

William Raybrandt avait tout en beauté ce soir. Un costume noir de nuit abritait une chemise rouge vin et une cravate aussi de jais que les chaussures de noble origine. Les cheveux châtain pâle restaient peignés. Certes, le jeune homme aimait laisser ceux au-devant plus débraillés. Cela lui donnait un petit air XXIe non ? Puis, ses yeux bruns son regard charmeur tâtait la tenue de Jana. Elle était magnifique. Comme toujours au final. Les membres de la famille Raybrandt étaient tous merveilleusement beaux. Même Morgane en dépit qu’elle soit si têtue par rapport à ces beaux atours. Sans le laisser paraître, William observait aussi les environs. Il avait pour mission cette nuit de protéger Jana. Apparemment, un membre de l’HCV pourrait lui faire du mal ou … Peu importe, personne n’oserait quoique ce soit dans cette foule.

Justement, pour le moment, alentours se trouvait uniquement des fans numéro un des Vampires. Ils avaient tous fausses canines, capes noir/rouge voir quelques uns avaient apportés un breuvage rouge. Cela provoquait l’hilarité de William portant une exclamation de rire subite.

- Je trouve que nous sommes les seules personnes normales dans tout ce monde ce qui est … Bien, un beau paradoxe, tu ne trouves pas.

De nouveau sa voix suave reprit et se pencha sur la merveilleuse femme sur ses devants. Il avait son sourire et ses yeux rieurs qui ne pouvaient pas se cacher en ces moments de pure folie. Oui. Les jours et surtout les nuits à venir allaient être plus agréable pour lui et tout Vampire à l’avenir.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Ven 4 Mar - 0:35

Odeurs parfumées, vapeurs délicieuses, bulles brillantes. La scène pouvait posséder une sorte de coté sensuelle. La main qui se promenait le long de la jambe après une épilation minutieuse. Peau d’une douceur extrême. Le corps sportif et attirant qui sortit de la baignoire et s’enroula dans une serviette. Oui, ce spectacle pouvait émouvoir plus d’un mâle. Maryana se sécha les cheveux et continua ainsi avec minutie sur chaque partie de son anatomie abusant de son pouvoir, faisant disparaître les molécules mêlant hydrogène et oxygène. Elle se sécha les cheveux et enfila les vêtements qu’elle avait choisi. Robe scandaleusement indécente, décolleté vertigineux, taille moulée au-delà du raisonnable. Elle accorda son rouge à lèvre à la couleur de son vêtement. Rouge sang. Non pas qu’elle soit particulièrement heureuse de la victoire des sangsues. Loin de là. Mais ainsi, même tachée, aucune différence ne se noterait.
Plus tôt dans la soirée, son patron avait aperçu la victoire inconditionnelle du « Oui » au référendum qui avait tenu les habitants de l’Ecosse en haleine. Du moins lorsque tout ceci importait. Parce que lorsque l’on connaissait la justice comme elle la connaissait, tout ceci était bien inutile. Lois stupides qui ne sont pas respectées ou qui ne devraient pas l’être. Est-ce que de telles immondices ont réellement le droit d’exister ? Non bien entendu que non. Rédemption factice, mensonges qu’avalent les imbéciles. Mais elle, elle n’était pas comme ça. Elle voyait clair. Société corrompue, qui n’était d’aucune aide. Heureusement elle était là. Elle, serait là ce soir.

La semi-démone mit depuis la salle de bain de l’eau à bouillir. Elle n’avait désormais plus besoin de concentration comme se pouvait encore être le cas il y a quelques mois. Elle commençait à maîtriser son don. A pouvoir en user sans en avoir réellement conscience. Il devenait de plus en plus une partie d’elle-même. Le meilleur dans tout ceci était qu’il lui servait à faire justice. A ramener de l’ordre. A corriger ce qui devait l’être. Sensation de pouvoir. Elle releva ses cheveux d’un geste et leur donna un aspect sophistiqué. Provocante, oui elle l’était, mais elle en avait grand besoin. Elle quitta la salle de bain, emportant avec elle divers instruments qui lui serait utile. Arrivant dans la pièce principale de son pauvre studio, elle emplit un thermos d’eau bouillante. Elle avait découvert avec le temps qu’il s’agissait de la forme qu’elle préférait. Atomes bien plus malléables. Elle pourrait s’en servir à tout moment afin de se redonner la force et l’énergie qui l’emplissait dés qu’elle faisait usage de son don. Elle quitta la pièce, emportant son appareil photo. Celui-là même qu’elle avait reçu plus de dix ans auparavant. Enfin, elle gagna son véhicule et prit la route.

Ce soir, il se passerait quelque chose, elle en était certaine. Au plus profond d’elle-même. Son âme de justicière était en émoi constant. Elle aurait l’occasion de donner à son pays natif un peu plus de liberté, un peu plus de rigueur. Plus d’équilibre. Dans l’habitacle, aucune musique ne retentissait. Silence digne de celui que l’on trouve dans un cimetière qui aurait glacé le sang de n’importe qui. Mais elle avait besoin de se concentrer. Sur sa mission. Du moins la toute première. Presque tous les éléments étaient en place et ils étaient surtout nécessaires, si, comme elle le pensait elle ferait avancer les choses ce soir. Apparence attirante, plus que cela même. Armes discrètes. Elle se dirigea aisément vers la place où avait lieu la petite soirée en l’honneur de la « victoire ». Se garer fut une autre paire de manche. Au moins, à l’abri des regards, elle put se préparer aisément. Elle ouvrit son sac et vérifia les ustensiles qui lui seraient nécessaires. Pince, maquillage, thermos et enfin un dernier plus important que n’importe quel autre. Un after-shave. Ne tenant pas compte des indications elle s’en enduit une partie légèrement supérieure à celle conseillée. Elle quitta son carrosse et rejoignit tranquillement la place où diverses personnes commençaient d’ores et déjà à s’agglutiner.

Fouille du sac, rien de suspect. Bien entendu. Puisqu’ils n’avaient pas saisis que tout était déjà à l’intérieur. Qu’elle n’aurait besoin de rien d’autre. Forces de l’ordre maniable à souhait. Exécutants sans intérêts qui ne comprenaient pas ce qu’il se dessinait là-dessous. Bien entendu, elle s’occuperait de tout. Comme elle le faisait depuis trois années maintenant. Musique qui s’échappait de haut-parleurs. L’humeur générale était à la fête. Pauvres ignorants. Pauvres humains dociles et influençables. Beauté froide, sensuelle. Qui pouvait effrayer, qui effrayait en temps normal. Mais aujourd’hui, ce soir, elle devait prendre un vampire dans ses filets. Elle devait l’amener à l’écart et se procurer à nouveau une arme. Reprendre ce qu’elle avait arrêté, se remettre à son activité nocturne. Pour cela, elle avait mis toutes les chances de son coté. Rien ni personne ne l’arrêterait. La fameuse tueuse en série reprenait du service.
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Ven 4 Mar - 22:18

    Cette victoire le faisait sourire. « Oui ». C'était tout ce qu'il y avait à retenir de ce référendum, un « Oui » triomphant pour les vampires, un « Oui » qui faisait à tous ceux qui n'acceptaient pas ces êtres, un « Oui » qui allait changer la face de leur existence. Tant de choses dans un si petit mot, dans trois lettres. Dans son salon, à l'écoute d ela radio, il avait tout entendu et un petit sourire de... de quoi ? De satsifaction ? Avait étiré se slèvres. L'annonce de la fête avait piqué sa curiosité et bien qu'il avait plusieurs autres occupations outre qu'aller faire la fête, il se prépara en conséquence d'y assister. Il ne faisait à peu près jamais la fête, était un modèle de sagesse et de gentillesse, il pouvait bien se permettre de prendre un petit moment pour s'amuser, non ? Probablement que des gens qu'il connaissait allaient s'y rendre, en plus, il ne serait pas totalement en terrain inconnu.
    Pour ceci, beaux habits, sans toutefois jouer dans le trop de sophitication. Comme s'il allait travailler, en fait. Les pantalons sombres et droits, une chemise grise, une veste noire, une cravate de la même couleur -rien pour être très évident dans une foule. Toutefois, il ne coiffa pas sa tignasse blonde, n'ajoutant à sa tenue que son porte-feuille, bien au fond de la poche de son pantalon, et c'est sans plus attendre qu'il enfourcha son vélo pour se rendre à Edimburg.

    Le chemin fut long jusqu'à la ville, mais lorsqu'il réusit à stationner la bicyclette e tà la verrouiller à l'aide de chaîne et cadenas, il ne fut pas déçu de l'endroit où allait se tenir la petite fête. Juste devant l'hôtel de ville, en plus. Charmant.

    Le lycanthrope se fraya un chemin jusqu'aux gardes, qui fouillèrent ses poches sans rien trouver de dangereux -évidemment, il n'avait rien de dangereux sur lui, il était le danger en fait- pour finalement le laisser entrer avec un sourire bon enfant. En voilà qui devaient être ravis de cette acceptation ! Lui l'était pour une petite raison, actuellement, une raison qui faisait monter un rouge d'excitation enfantine à ses joues : il allait enfin vori des vampires. Des vrais. Toute sa vie, il avait été fasciné par cette espèc,e il avait tant lu sur eux, et depuis leur révélation, sa curiosité n'avait fait que croître. Ce serait une expérience extrêmement enrichissante, que cette soirée, surtout pour un être de sa race.
    Dans la foule, il repéra le visage d'Andréa, éclaiant d'un sourire le sien.

    « Andréa ! »

    Il se dirigea vers elle, s'excusant en bousculant les gens, jusqu'à atteindre sa hauteur et la serrer dans ses bras, la soulevant un peu de terre au passage, avant de la reposer sagement sur le sol. Depuis la soirée qu'elle était venue chez lui, totalement démolie, il ne l'avait pas revue, mais il avait eu l'impression de faire la bonne chose. Quand elle allait être prête à le revoir, elle le ferait.

    « C'est excitant, non ? »

    Un petit commentaire du lycanthrope, bêtement amusé, avant qu'il ne remarque la tristesse dans le visage de son amie. Bon, ce n'était pas le moment pour parler de cela... mais il gardait tout cela en tête.

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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Ven 4 Mar - 22:52

En effet, la sécurité est bien présente, je regard David, vous savez, mon pote de chambre, d'un air interrogateur, je me présente à l'entré en bon uniforme, montre mon sac, me laisse fouillé, ça aurai été la panique si j'avais pris mon dernier projet avec moi, de la bombe, c'est le sujet, faire en sorte que le produit paraisse être de la bombe , je voulais jouer sur l'humour cette fois, alors j'ai dessiner le vrai objet, et pour montrer ce qu'il en est, la pub commence par une bombe en forme de téléphone, ou inverse, bref, ça explose, et là je balance le vrai produit, la classe non ? fin, bon, ce que je veux dire, c'est que je viens juste de réaliser la maquette du "téléphone bombe" et que j'ai faillit l'emporter avec moi, ça aurait fait imbécile à la sécurité, les mecs, ils auraient pas rigoler je pense, ça aurai été l'interrogatoire pour moi pendant des heures, un truk ennuyeux comme pas possible

Mon pote aussi se laisse fouillé, rien d'anormal, on nous laisse entrer, tous, lui est avec sa copine, une fille dans ma classe qu'il a rencontrer grâce à moi, la classe non, ça fait un peu cupidon, après tout, ce dernier arrange des coups, mais reste toujours tout seul, c'est un peu mon cas en ce moment, mais bon... tout ça, c'est sans importance, on se balade dans la foule à trois....
J'avais beaucoup hésité à venir, c'est vrai quoi ,regarder la dernière fois, l'attentat, surtout que je me suis fait démolir la gueule par un vampire assoiffé de sang, je sais pas pourquoi, mais quand j'y pense, je sens la douleur aux côtes.... et autre partie du corps.
J'ai pas vraiment fait attention à ma tenue, en fait, celle de tout les jours, c'est celle qui me met le mieux en valeur, ça pourrai décevoir, mais bon, je suis comme ça.
En tout cas il semble qu'il y est une ambiance, reste que je me méfie des vampires, je sais pas pourquoi en fait, mais bon. Il peut y en avoir des sympas après tout, mais certains fond froid dans le dos sans sommation.
Quoi dire de cette soirée, je suis là que parce que je sens au plus profond de moi que quelque chose d'important va se passer, je veux être là, même si j'encours certains risques, je le sais.


Je reconnais personne dans la foule, ha si, une tête blonde, rencontrée dans un bar, et même avant, elle était là lors de l'attentat, par contre, je connais pas le type avec qui elle est, je sais pas si je devrais aller lui parler, elle semble triste, peut être est ce pas le bon moment, je laisse tomber l'idée et continu de chercher des connaissances dans la foule...
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MessageSujet: Re: Mission Intrigue : "On ne récolte que ce que l'on sème'" [Livre 1 - Terminé]   Sam 5 Mar - 1:06


    Où était-elle ? Mais bon sang où était-elle ? J’aurais du m’en douter de toute façon… Venant d’elle, j’aurais du le savoir. Je venais de perdre une soirée chez moi tranquille à cause d’Elle. Vraiment irrécupérable. Bon sang, n’avais-je fait pour mériter d’être sous les ordres d’une telle femme ? Vivement qu’elle choisisse quelqu’un de plus responsable. Me faire venir à une soirée dont je n’avais que faire, c’était limite comme attitude de Lupa. Soit disant j’avais été tirée au sort pour veiller sur sa sécurité… Et comme par hasard, elle n’était pas là. Son odeur était absente donc j’en avais la certitude. Bor#el ! Je venais de dépenser de l’entre pour rien, et venait de gâcher ma soirée. En plus, si je rentrais maintenant et qu’Elle finissait par arriver, je serais en tord. Je n’avais pas d’autre choix que de rester jusqu’au bout, à pester dans un coin, sans avoir le droit à un verre d’alcool. Car oui, je la connaissais. Si je buvais et qu’elle se pointait, elle risquerait de me dire que j’ai faillit à mon rôle de garde du corps et le pousserait en dehors de la meute. Elle me surveillait, je le savais. J’avais senti son odeur sur le pallier de mon appartement. Elle était venue m’espionner, mais manque de peau pour elle, je n’avais pas été présent ce jour là. J’avais d’ailleurs investie dans des désodorisants qui sentaient une horrible odeur de patchouli, mais qui couvrait totalement la mienne. Si un jour elle venait chez moi, elle ne saurait pas si je suis présente ou pas, et ne pourrait pas me nuire. Comment ça je suis parano ? Oui et alors ! Quand on a pour chef Lycanthrope Mary et qu’elle vous déteste au plus haut point parce que son ancien Ulfric me préférait à elle, ya de quoi devenir parano. Tout prétexte pour me pourrir la vie était bon à prendre. Elle avait même été jusqu’à m’engager comme femme de ménage, et appeler mon travail en disant que j’avais volé des bijoux chez elle et tout saccagé. Vous ne pouvez pas vous imaginer la vie dure qu’elle me mène. Tout pourrait prendre fin oui, si je le voulais. Pour cela, il faudrait que je quitte la meute, et ça il était hors de question. Premièrement, je ne lui ferais pas ce plaisir. Deuxièmement j’ai une promesse à tenir, une promesse que j’ai faite à Nathanaël : plus jamais je ne quitterais les miens. Ma place était auprès de loups-garous. Ils étaient mon monde, mon nouvel univers et j’avais besoin de me ressourcer auprès d’eux. Alors même si j’étais moins intégrée et proche des loups-garous de la meute, je restais l’une des leurs et j’avais besoin de les sentir, d’effleurer la chaleur de leur peau… Les loups ne sont pas fait pour vivre seul, ils sont fait pour vivre en groupe. Enfin bref. Tout cela pour dire que j’arrivais sur la grand place de la ville et qu’elle n’était pas là. Je la cherchais une vingtaine de minute avant de comprendre qu’elle s’était jouée de moi. Maudissant contre elle, je me terrais dans un coin loin des personnes présentes, identifiants humains et vampires par les battements ou non de leur cœur. Je n’étais pas à l’aise en société avec autant de monde. Je fuyais la foule, et ça, elle le savait très bien. Sans doute est-ce pour ça qu’elle m’avait fait venir ici ? Elle savait que je saurais mal à l’aise et que je passerais une très mauvaise soirée… Ce qui était le cas d’ailleurs. Je repérais quelques odeurs familières mais n’en tenue pas compte. J’étais trop en colère pour ça






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