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La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]
MessageSujet: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Mer 16 Mar - 20:44


Je n’ai pas compris sur le coup lorsque le notaire m’a envoyé son courrier. Il m’informait que mon amie Dafné était décédée. Je suis resté silencieuse. Choqué. Prise de vertige. J’avais l’impression d’un énorme vide dans le cœur avant qu’ils arrivent … mes larmes. J’ai appelé ce type qui me reconfirme ce qu’il m’avait écris. Dafné n’est plus. C'était impossible ! Pourtant ! Je ne voulais pas le croire. Je mettais mise en colère, hurlant, détruisant les objets qui avaient eu le malheur d’être à ma portée. Après un moment, j’avais arrêté mes cris de douleur. Je suis resté assise au sol, les yeux rougis. J’avais hésité à appeler Damon. A me confier. Je ne me sentais pas encore prête. Surtout qu’apparemment elle m’avait désignée comme héritière. Elle m’a laissée son appartement et sa maison au Japon. Comment j’allais gérer ça ! Je n’en avais aucune idée.

Toute la journée, j’étais perdue, complément à côté de la plaque. Mes clients me demandaient des renseignements sur mes produits, et je n’arrivais pas à enchainer les mots. J’avais comme un énorme galet dans l’estomac. Dés que j’étais un moment seul, je chialais. Difficile de rester concentrer dans ses conditions. Une amie m’envoie le lieu d’une soirée sur une plage. J’hésite un moment avant de me décider ; Je n’allais pas rester à me bourré la gueule dans mon appartement comme une pauvre merde ! Non ! J’allais à cette soirée pour me bourré la gueule, et m’isoler comme une pauvre merde. Pathétique. Triste. Autant que je déprime sous les étoiles et la mer comme témoin, plutôt que ma télévision.

La nuit tombe sur la ville. J’enfile une petit robe blanche (parce que le noir, ça craint quant on est en deuil) et ma veste militaire. Je passe ma main sur ma table, et aperçoit une photo de Dafné. Je l’avais prise alors qu’on été partie boire un verre. Nous étions heureuses, laissant derrière nous ce que nous avions subit en février. Je ravale mes larmes et la glisse dans ma poche. Bordel, il faut que je parte rapidement avant de pleurer. Je prends ma voiture qui démarre aux premiers coups de contact. Tout n’est pas aussi noir. En arrivant sur les lieux, j’aperçois une trentaine de personne sur la plage. Il y avait de la musique, et l’alcool coule à flot. Tant d’insouciance est assez réconfortant mais cela ne m’empêche pas d’oublier mon amie. Elle aurait aimé ce genre de soirée. On n’aurait bien rit.

J’arrive à proximité des copines qui hurlèrent mon prénom. Elles étaient survoltée et déjà bien dans l’ambiance. Après quelques heures à écouter les conversations des uns et des autres, je m’isole. Je marche sur la plage, pied nue et m’arrête une bouteille de vin dans une main et un joint de l’autre. J’ai la tête qui tourne, embrumée par la drogue et l’alcool. Il y a aussi la tristesse et le sentiment que la terre va s’écrouler sous mes pieds. Je ne me suis jamais senti aussi seule de toute ma vie. Je tire sur mon joint retenant la fumée avant de la laisser s’échapper doucement entre mes lèvres. Je ne fume pas d’ordinaire, mais un joint de temps en temps ça m’a toujours fait beaucoup bien. J’ai les yeux qui me piquent à force de pleurer. Une larme s’échappe de mon œil sans que je puisse rien n’y faire. Quelle merde !

Je dépose la bouteille sur le sable et m’avance vers la mer. Mes pieds touchent l’eau froide, et mon regard fixe une bouée au loin. J’ai envie de nager. Ce n’est certainement pas une bonne idée vu mon état. Je tire sur ma cigarette, et plonge ma main dans ma poche. Je caresse la photo de Dafné. Comme le génie dans Aladin, elle va peut-être apparaître ? Genre : « ben alors ma belle ! Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ! »

Je soupire, malheureuse ; parce qu’elle n’est pas là, et ne reviendra jamais. Elle morte. Un moment j’ai le sentiment qu’on m’observe et j’hésite à me retourner. Je n’étais pas en état d’affronter quelqu’un même pour une conversation. Après quelques secondes, je me retourne et aperçois :

Malcom – murmurais-je. Mon cœur se mis à tambouriner dans ma poitrine ; je ne sais pas si c'est la peur qui m’envahis ou le bonheur de le voir. J’uis défoncé ! Pour preuve, je m’avance vers lui et le prends dans mes bras. – J’uis désolé pour ta famille … - dis-je d’une voix étranglée. Décoder : J’uis désolé pour la meute. J’attends sa réaction en sachant déjà que je risque de me retrouver le cul au sol à me faire étrangler. J’ai le visage enfouie dans son cou. Mes larmes ne coulent pas … enfin pour l’instant ! La chaleur de sa peau, son souffle. Il y avait quelque chose de rassurant d’être dans ses bras. Oui, oui … c'est ce que je viens de dire !


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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Dim 27 Mar - 14:29


J'ai eu envie de fuir, au plus loin. Tout est arrivé soudainement, violemment. J'étais prêt à cette éventualité, parce qu'il faut toujours l'être dans le métier. On sait que la mort peut nous cueillir à n'importe quel moment, ou que la mission peut échouer sur une simple erreur de calcul, un événement imprévu... Tout comme sa vie peut-être épargnée par une seconde qui a fait la différence entre la vie et la mort. Une seconde pour réaliser et réagir à temps, ou bénéficier d'un simple coup de chance. J'ai toujours eu de la chance, et encore aujourd'hui. Je suis en vie. J'aurais dû être mort, dans la Lune Bleue. C'est là que devrait être ma place, certainement. Sous les décombres, avec ce même aspect de corps carbonisé et cette odeur qui fout la nausée même aux cœurs les plus accrochés. C'est tout ce qu'il aurait dû rester de cette existence.

Je leur en veux, d'être parti devant. Ca ne changera rien à ma réalité. Je le savais depuis le début, quand j'ai commencé à m'attacher, que c'était mauvais. J'ai persisté. Pourquoi ? Parce que, pour la première fois de cette putain d'existence, j'avais la sensation de faire quelque chose de ma vie, quelque chose qui en valait vraiment la peine. Je me rachetais, auprès de personne... Sauf de moi-même. Et maintenant ? Je n'ai plus aucune conviction. J'ai l'impression de traîner ce cadavre fumant derrière moi, qui n'est autre que celui de la meute décapitée. Les responsabilités ne m'ont jamais fait peur. Je préfère quand les autres les assument, mais mon père m'avait formé à ce que je reprenne son réseau en main à sa mort, et cette entreprise à diriger n'est rien d'autres qu'un pas en ce sens. Seulement, je pensais que le vieux hibou allait passer l'arme à gauche avant Hayden. Reprendre en main une meute de lycanthropes, ce n'est pas vraiment la même problématique que de tenir une société ou une mafia. Ou peut-être que si.

J'écrase ma cigarette dans le sable et la noie en-dessous d'un mouvement du pied. Je délaisse la bouteille de whisky à côté de moi pour me laisser retomber en arrière, les mains croisées derrière la tête. J'ai piqué cette bouteille à un groupe plus loin, qui fait la fête. Je les entends encore hurler, rire et bouger en tout sens par-dessus les bruits des vagues. Ca parvient à me détendre, assez pour que je projette de passer la nuit ici. C'est pas mon style, d'avoir les pensées qui s'affolent en tout sens. J'aime bien cette agitation qui me donne l'impression que tout n'a pas foutu le camp.

Je garde les yeux ouverts, rivés à la clarté lunaire, quand une silhouette solitaire s'avance pas loin de moi et me dépasse pour gagner l'eau. J'ai envie de rire, rien qu'à voir qui a profité de cette petite soirée improvisée au bord de la plage... Alice. Je me relève et m'approche d'elle, avant de m'immobiliser quelques mètres en retrait. J'ai la sensation qu'elle est là pour les mêmes raisons qui m'ont poussé à venir, et quand elle se retourne pour me faire face, ce sentiment se confirme davantage. Elle me prend totalement au dépourvu à se jeter dans mes bras. La dernière fois que j'ai vu Alice, elle m'aidait à dissimuler un de mes crimes et j'avais manqué de la tuer pour éliminer un témoin gênant. Encore avant, elle m'arrachait la promesse de l'oublier, elle et son petit cul, et là... C'est elle qui vient se coller à moi ? Un rire bref m'échappe. Je pose mes mains sur ses épaules et baisse la tête vers elle. Je ne vois qu'une seule explication pour justifier sa soudaine saute d'humeur.

- Alice... T'es totalement déchirée.

Complètement, surtout pour vouloir chercher du réconfort dans mes bras. Même les Louves de la Meute, si tactiles, avaient fini par comprendre qu'une étreinte pour moi n'avait qu'une seule signification possible. Ouais... Et Alice leur ressemble, d'une certaine façon. Mike est mort. Son frère est encore plus insupportable, et elle... Elle est toujours là, à mettre à mal cette promesse.

- Je suis désolé pour ton père, Alice, mais tu devrais vraiment...

Je ne finis pas ma phrase, alors que je l'entends me faire... Quoi ? Des condoléances ? Et cette petite voix qu'elle emploie me donne l'impression qu'elle va se mettre à pleurer. Une fille qui me pleure dans les bras, c'est bien la dernière chose qui me donne envie, même si elle est sexy.

- Je suis pas triste.

Alors, ne le sois pas pour deux. Je ne sais pas si j'arriverais à l'être un jour. J'ai beaucoup trop de colère en moi pour ça. Je préfère me raccrocher à ce sentiment qui me donne encore l'impression d'avancer plutôt que de m'apitoyer. Je devrais me casser, la planter là. Ce serait encore le mieux à faire pour continuer de me rattacher à ce qui importe et ne pas me laisser couler dans cette même douce torpeur qui l'étreint. Je ne bouge pas, pourtant. Je ne referme pas plus mes bras sur elle. Je fixe les vagues devant moi pour lutter contre mon envie première, mais ce n'est pas elle qui vient de rompre notre accord la première en se collant à moi ? Je pousse un profond soupir, et rends lentement les armes.

- Je suis perdu, c'est différent. Et toi, tu ne devrais pas être ici.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Dim 27 Mar - 21:12



Je me sens bien dans les bras de Malcom. C'est étrange de trouver du réconfort dans les bras d’un type qui a essayé de me tuer. Je n’avais pas prévu de me retrouver dans ce genre de situation. Au début, j’avais décidé de m’isolé, de me mettre une bonne cuite et de cuver doucement le lendemain au rythme des vagues. Mon royaume de solitude est pris d’assaut par un loup tueur, que je sers un peu plus contre moi. Il était comme un gros doudou dont une bonne odeur boisé légèrement alcoolisé me parvient au nez. Il se rend compte que je ne suis pas vraiment moi-même. Je murmure alors que mon visage est enfoui dans son cou.

Carrément !
Oui je suis déchirée, défoncé, un peu ivre, mais pas loin de l’être complément. Franchement, ce n’est pas une bonne chose que d’être dans cet état en sachant que je suis en compagnie de Malcom. Ce n’est pas le type le plus équilibré au monde ! Désolé pour mon père ? De quoi il parle ? Je ne comprends pas sur le coup. Je lève mon visage vers lui perplexe. Il me manque quelques neurones ce soir mais avec un effort surhumain je fais le regroupement. J’uis avec Malcom qui fait partie de la meute. Tobias est mort et mon père Mike … c'est un loup-garou ! Il y a eu des victimes avec les explosions. CQFD, mon géniteur est mort. Sinon, pourquoi, il serait désolé. J’ai mal à la tête d’un coup.

Oh …
C’est la seule chose que j’arrive à dire. Je n’avais aucun lien avec mon père. Il me méprisait, du coup difficile d’être émue. – Je ne suis pas triste à cause de mon père mais j’ai perdu Dafné. Elle était métamorphe et c'était mon amie. – expliquais-je. Ma main se glisse à nouveau dans ma poche et je caresse sa photo. Allez Dafné … maintenant tu apparais ! Mais non, elle n’apparait pas ! Du coup, je resserre mon emprise autour de la taille du loup. – Je devrais vraiment quoi ? – en revenant sur ses propres mots. Je devrai quoi ! Ne pas pleurer. Ne pas être là. Ne pas être dans ses bras. Quoi ?

Malcom … j’uis désolé de te le dire mais si tu es perdu, c'est que tu es triste. – lui dis-je avec sérieux. Je glisse mes mains sur son visage, et lui caresse la joue avec mon pouce. - t’inquiète, je dirais rien à personne. J’uis pas ton ennemie … je l’ai jamais été ! C'est toi qui ne devrais pas être là ! – Ouai, il devrait être loin de moi ; parce que je ressens des choses pour lui. Il devrait être avec les siens.

Non, je n’ai jamais été son ennemie, juste sa victime, et encore je trouve que je m’en sors pas trop mal. Ma main passe prés de son cou, et mon regard s’arrête sur sa cicatrice. Mon cœur se serre en voyant sa blessure que j’avais déjà vu auparavant ; Sur le corps de Tobias. Je dépose un baiser dessus puis un autre avec douceur ; - Des bisous magiques – chuchotais-je en m’écartant de lui avec un petit sourire charmeur. J’étais tactile avec lui mais je n’oubliais pas que je n’étais plus seule. Non, non, non. C'est pourquoi je m’éloigne de lui et recherche ma bouteille de vin. – qui t’as attaqué ? Lui aussi tu l’as tué ? – bordel, elle est où cette bouteille.





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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Mar 29 Mar - 0:45


Ouais. Je comprends mieux pourquoi elle me colle subitement en oubliant toute sa retenue. C'est marrant comment, quand certains sont défoncés ou bourrés, on se rend vite compte de tout ce dont ils se privent juste par principes. Et Alice en tient une couche, de beaux principes qu'elle me renvoie sans arrêt à la gueule, comme cette promesse qu'elle m'a arraché alors qu'elle ne la respecte pas elle-même. Je devrais peut-être considéré qu'elle n'a plus lieu d'être, au moins pour cette nuit. Ca vaut le coup de poser la question.

- T'as pas oublié quelque chose, à propos de ton petit cul ?

Déjà qu'elle n'a pas l'air de bien comprendre quand je lui parle de son père... J'ai l'impression d'avoir une bombe à retardement dans les mains. Je suis soulagé d'apprendre que le trépas de son paternel n'arrive pas à l'émouvoir plus que ça, mais alors... Ah, tout s'explique. Elle a perdu une autre amie dans l'explosion. Dafné. Ca ne me dit strictement rien. Elle devait être moche à regarder pour que je n'arrive pas à la situer. Ca ne doit pas se dire envers les morts, une chose pareille. Pour ce que j'en sais...

- Tout va bien alors.

Quelle connerie. Qu'elle ne compte pas sur moi pour la consoler, c'est clairement la dernière chose que je suis capable de faire, enfin sauf si elle me donne l'occasion de le faire d'une toute autre manière... On peut rêver. Elle est défoncée, non ? Ce serait idiot de ma part de ne pas profiter de la situation. Je garde le silence quand elle me demande de poursuivre, alors qu'elle me serre encore un peu plus, comme si j'étais une bouée capable de la sauver de la noyade. Ma mâchoire se crispe soudainement.

- Tu sais pas de quoi tu parles, Alice.

Je n'ai pas envie d'avouer qu'elle a réussi à me mettre le doute. Je suis incapable de savoir où j'en suis... Ce n'est pas pour autant que je suis triste ou déprimé. Non, je suis trop en colère pour éprouver de pareils sentiments. Elle est à côté de la plaque, et pas en état de réfléchir. Je fronce les sourcils et la fixe enfin alors que son pouce parcourt ma joue. Esseulés sur cette plage, on est comme une parodie d'un couple dans une romance pleine de mièvreries, alors qu'elle a ses gestes doux qui m'électrisent autant qu'ils m'agacent. J'ai envie de mordre ce pouce. Enfin non, c'est quelque chose de bien plus bestial que j'ai envie de lui faire. Malheureusement, moi aussi il me reste quelques principes. Je ne reviens pas sur une parole donnée.

- Si tu ne l'es pas, pourquoi t'arrêterais pas de me tourmenter ? Je vais partir, de toute façon, sauf si tu me donnes ce que tu me refuses. T'as besoin d'oublier, non ? Je peux te faire oublier jusqu'à ton propre nom. C'est donnant-donnant.

J'en suis à renégocier les termes de notre contrat ? Peut-être bien. Je referme mes bras sur elle, pour lui donner un avant-goût, mon souffle effleurant sa joue sans pour autant faire davantage. Ca me démange, mais je me tiens tranquille, lui murmurant à l'oreille :

- Je suis seulement là où j'ai envie d'être.

Sa main s'attarde à mon cou, et j'aurais dû la sentir venir quand elle pose ensuite ses lèvres sur la plaie... Le contact est tout aussi électrisé, mais bien plus désagréable. Je suis pris d'un violent frisson et la repousse aussitôt en posant une main à mon cou. J'ai horreur de ça. Je le supporte plus depuis que je me suis retrouvé enfermé et drogué... Et bordel, il n'y a pas une fille pour éviter de poser ses lèvres directement sur ma carotide. Il faut croire que vampires ou autres, c'est du pareil au même. Ca les attire de manière inexplicable pour que même Alice s'y colle.

J'évite tout commentaire sur ses "baisers magiques". L'instant est passé. Je me souviens progressivement d'où on se trouve et chasse quelques images qui n'ont toujours pas totalement cessé de m'assaillir. Je la vois encore, elle. J'ai besoin de ciller à plusieurs reprises pour me souvenir que cette chevelure brune appartient à Alice, et non à elle.

- J'ai pas eu le temps. La Lune Bleue a...

Sérieusement ? De quoi on se retrouvait à parler ?
Je ramasse la bouteille de whisky qui est à mes pieds pour lui tendre, vu que c'est visiblement l'équivalent qu'elle cherche au sol. Elle est tellement défoncée que c'est déjà pas mal qu'elle arrive à tenir debout. Si elle a envie de se rendre minable ce soir, c'est pas mon problème, et ce n'est pas non plus moi qui vais la juger.

- T'as l'air de t'en moquer, en même temps. Pourquoi t'es pas déjà à prendre tes jambes à ton cou ? T'es peut-être déchirée, mais tu devrais avoir encore un minimum d'instinct de survie, non ?
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Mar 29 Mar - 9:53


Ouai. Tout va bien. Dafné est morte. Mon géniteur est mort. Une perte plutôt minium compte tenu du l’homme … ou loup … homme enfin bref les deux qu’il était. J’étais dans les bras de Malcom, et il prétend que je ne sais pas de quoi je parle. Tu parles Charles ! Je sais très bien de quoi je parle, mais ne fait pas plus de commentaire. Difficile d’expliquer à un homme dont la vie tourne autour de la violence, et le repli systématique des émotions qu’il est triste. J’uis pas d’humeur. J’uis pas assez clair dans ma tête pour avoir une telle conversation avec lui. Et puis avais-je vraiment envie de parler de sentiment avec un type qui a déjà essayé de me tuer ? Pas vraiment.

Le tourmenter ? Lui donner ce que je lui refuse. Il me faut un moment pour remettre mes idées en place. C'est ce fichus souffle si proche de ma peau, et son étreinte … qui … merde. Normalement, à ce moment précis, je suis censé faire quelques choses de très important. Je ferme les yeux bercé par une envie de me laisser aller. Oublier jusqu’à mon nom. Une telle promesse ne se refuse pas. Putain c'est Malcom. Je ne donnerai rien à cet homme, c'était quoi encore … ah m’en souviens pas … si mon cul ! Pourtant, je dépose des baisers dans son cou. Pas fait express … hein ! Enfin, c'est ce que j’ai envie de me dire.

Lorsqu’il me repousse, ou que je me suis dégagé de son étreinte pour chercher ma bouteille, je ne me rends pas compte de l’impact de mes baisers. C'est en relevant un regard sur lui, sa main sur son cou, que je comprends. Il semble énervé et horrifié. Je penche ma tête sur le côté, et s’en le vouloir un petit sourire naquit sur mes lèvres.

Je sais maintenant ce qu’il faut faire pour te repousser. Te mordre au cou comme un vampire assoiffé … - le provoquais-je. Non seulement j’avais sa parole à lui balancer en pleine face, et également sa peur. Viser la carotide. Il m’avoue n’avoir pas eu le temps de tuer le vampire qui l’a agressé. Mon sourire ce fane lorsqu’il parle de la Lune Bleu. Je n’étais pas cruel, et ne prends pas plaisir à faire ressasser les mauvais souvenirs aux gens. Même s’il le mérite. – T’en fais pas … je me tiendrais tranquille, et ne m’approcherai plus de toi. J’ai quelqu’un dans ma vie, ça me donne une très bonne raison de ne pas céder.

Non, ce n’est pas ce soir que je céderai. Après tout, je sais très bien où aller si j’ai besoin d’une étreinte avec un homme. D’ailleurs, il était agréable de savoir qu’il y avait quelqu’un quelque part qui était là pour moi. Beau, sexy et avec des mains. Rien que de penser à ses mains, j’en ai des frissons. Ce soir j’étais censé la passé seul. Puis, j’en aurais parlé avec Damon de la mort de Dafné. Le problème c'est que l’homme n’aime pas beaucoup les filles en larmes … et toutes ses conneries. Du coup, je vais d’abord ravaler ma tristesse pour rendre le moment moins désagréable pour lui. Je ris.

Ah c'est vrai … Malcom le tueur ! – Dis-je en faisant mine d’avoir oublier ce détail. Je prends la bouteille de ses mains. Je savais très bien à qui j’avais à faire. Comment oublier, mon cou s’en souviens encore. – Quoi tu veux que je parte ? Non … attends tu veux peut-être que je cours pour te donner l’envie de me chasser ? – Je tombe sur le sable en tailleur. – Figure-toi que je chasse … et que ce serait peut-être toi qui seras ma proie. – Je bois une bonne gorgée qui me brûle l’œsophage. J’avais bu trop rapidement et me met à tousser. Je lui jette un œil de côté. – Et toi ton instinct de survie, il est où ? Sérieusement Malcom, tu t’es fais attaqué par un vampire, tu es dans une meute qui à subit pas mal de chose, …j’uis sûr que même avec les filles tu ne fais pas gaffe, et ça m’étonnerai pas que l’une d’elle t'ai déjà refile une MST.

Oui, je n’avais ce soir, aucun instinct de survie. Ma voix se fit franche, sèche. M’en fout des conséquences. Ce soir, je dirais ce que je veux ! Point.



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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Lun 4 Avr - 0:36


Je respire à plein poumons son parfum, alors qu’elle s’abandonne à cette étreinte… Brève, éphémère. Ses lèvres à mon cou rompent le maléfice, et je me sens aussi frustré que soulagé quand elle s’éloigne. J’étais sûr qu’elle allait céder, mais il faut croire que cette promesse la tient tout autant à la gorge que moi. Pourtant, ce n’est pas elle qui a dû la faire.

Je retire rapidement ma main quand son sourire ourle ses lèvres. J’ai vraiment envie de lui faire ravaler, mais pas que… Je lâche un rire bref en réponse à sa provocation. Elle s’imagine vraiment pouvoir me tenir par quelques morsures bien placées ?

- Tu sais maintenant ce qu’il faut faire pour écourter ta vie par un malheureux accident. Il faudra pas m’en vouloir si tu finis le cou rompu avant même que je m’aperçoive que c’était juste toi… Réflexe de survie, sans rancune.

Je secoue négativement la tête, avec un bref sourire en coin.

- Et n’inverse pas les rôles, c’est toi qui viens de te jeter dans mes bras pour m’embrasser. T’es pas foutue de reconnaître que tu meurs d’envie que je te prenne sur cette plage abandonnée. Tu te prives toute seule. Enfin si tu préfères, on peut continuer à simplement s’insulter et se provoquer.

En fait, ça ne m’intéresse pas plus que ça… Je me sens fatigué. Si je voulais être en bonne compagnie, ce n’est pas vraiment à Alice que j’aurais songé en premier, et je suppose que la réciproque est vraie. Je lui lance un regard de biais, un rien perplexe, quand elle me livre qu’elle a quelqu’un dans sa vie. Je ne devrais pas être étonné qu’elle trouve rapidement quelqu’un avec une plastique pareille, mais elle pourrait au moins les cumuler pour qu’on en profite tous.

- Ah ouais ? Et il est où ton mec pendant que tu te déchires la gueule ?

Son histoire, ça ne tiendrait pas. Elle essaie simplement de s’en tenir à sa ligne de conduite, pour être la petite fille convenable qu’on attendrait d’elle. A quand la demande en mariage qui va foirer ? Après tout, je m’en balance. C’est son problème. Ce sera le mien que si elle ne me renvoie pas la bouteille et la siffle toute seule. En même temps, elle a le mérite d’être drôle quand elle est complètement déchirée, enfin jusqu’à un certain point.

- Tu le feras pas. T’es plus dans le style du hérisson qui se met en boule et ne bouge plus… Jusqu’à ce qu’il passe sous un pneu de voiture et que tu ressembles à une crêpe avec du piquant.

Je lâche un rire bref. Je m’assois à côté d’elle, passant un bras autour de ses épaules pour me tourner vers elle.

- Arrête de me faire rire… Toi, me chasser ?

Mais il faut bien qu’elle finisse par tout gâcher. Je perds mon sourire quand elle commence à me parler de vampire, de la meute… Et des filles. Je récupère ma bouteille pour m’en prendre une gorgée, retirant mon bras. J’agite lentement la tête.

- Sérieusement, c’est quoi ton problème ? Tu vas continuer encore longtemps de remuer le couteau dans la plaie ? Je vis dangereusement, c’est pas nouveau, et sur ce coup-là, j’ai eu un sacré coup de chance. Et quoi, je devrais m’en réjouir ? Ça n’aurait pas dû arriver. J’aurais dû tout faire pour leur éviter, ou crever dans cette explosion en échouant.

Je repose la bouteille et me passe la main sur le visage. Je me sens bizarre, et ce n’est pas dû à l’alcool. Je la fixe un temps avant de secouer la tête négativement. Putain Alice…

- Je saute pas non plus tout ce qui bouge, la sainte nitouche. J’ai vu qu’une fille ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Lun 4 Avr - 11:24



Je le regarde un sourire aux lèvres alors qu’il à sa main sur son cou. Je vois sa blessure comme une faiblesse, un moyen supplémentaire de le fuir. C'est devenu un rituel lorsque Malcom est en ma présence. Trouver le moyen de le fuir. Détaler comme une antilope pour éviter que le lion ne me dévore. Je n’aime pas lorsqu’il me regarde avec ses yeux de prédateurs, parce qu’au fond, je ne ressens pas de la peur mais de l’envie. C'est inexplicable. Il y a un truc qui ne tourne pas rond chez moi. Sérieux.

Ouai réflexe de survie ... sans rancune … - répétais-je amer - Je suppose que c'est ta façon de te donner bonne conscience. Oups, pas fait express, j’ai pas vu que c'était toi.

J’hausse les épaules avec une mine faussement désolé. S’il m’arrivait quoique ce soit, ça le toucherai absolument pas. Encore une bonne raison pour ne pas céder à ses avances. Malgré tout, on en avait passé du temps lui et moi. Là première fois qu’on s’était rencontré, c'était dans un bar. Là conversation avait été sympas. Un plan drague plutôt bien ficelé, si ce n’est mon intuition qui me signalait avec une énorme pancarte au-dessus de sa tête : danger ! En y réfléchissant, j’ai eu le même avertissement avec Damon. Pourtant avec lui j’ai baissé ma garde. Peut-être parce que j’avais senti qu’il tenait réellement à moi. Que ce n’était pas juste pour s’amuser.

Te fais pas d’illusion ! –m’offusquais-je, les lèvres pincés. - Je me suis juste jeter dans tes bras que par compassion. Rien de plus.

Dés que mes yeux se sont posés sur lui, j’ai eu envie de le serrer dans mes bras. Par compassion, pas envie de lui également. Je suis pompette, défoncé et du coup, je fais des choses que je n’aurais jamais fait en temps normal.

Que tu me prennes sur cette plage … puis quoi encore ! Je n’ai pas l’intention de coucher avec un mec qui ne ressent rien pour moi. Que même ma mort ne touchera pas. J’ai envie d’être aimé pas posséder. Une différence que tu ne dois certainement pas comprendre.

Déclarais-je pour que les choses soit clair. Il y a aussi une grande dose d’orgueil derrière ; Céder, reviendrai également à perdre contre lui. Mine de rien, il s’agit juste d’un jeu entre lui et moi. Même si pour moi, les choses son différente parce que je ne ressens pas que de l’envie. Je regarde toujours au-delà des apparences. Ce n’est pas parce qu’un type semble être le dernier des connards qui doit l’être forcément. Damon en est la preuve. D’ailleurs on en vient à parler de lui.

Il doit être certainement chez lui à s’occuper des dossiers judiciaire de la PES ou … vu l’heure certainement en train de dormir. Ça fais pas longtemps qu’on est ensemble, je n’ai pas envie qu’il me voit dans cet état.

Je ravale déjà mes larmes devant Malcom. Parler de Damon, me met carrément mal à l’aise. Il s’installe à mes côté, et je me crispe lorsqu’il passe son bras autour de mes épaules ; mon corps réagit toujours de la même manière lorsqu’il me touche. Mon bas-ventre s’échauffe délicatement, remontant doucement sur mes joues. Le problème c'est que ça n’avait rien à voir avec de la peur. Merde. Je déteste me sentir attiré par lui. Je me concentre sur ses propos, et mon sang ne fit qu’un tour. Il me provoque, et ça m’énerve.

Quoi ! tu crois que je ne serais pas capable de te traquer et te mettre minable ? – grognais- je, le défiant du regard. – Je te propose une partie de chasse. On se donne une journée, une heure et on part à la chasse ensemble. Je te laisserai un peu d’avance, si tu arrives à me surprendre avant que je te retrouve … je m’incline en acceptant de te faire des excuses et de reconnaître que tu es meilleur que moi. – mes lèvres s’étirent en un sourire espiègle en songeant déjà à ma victoire – Si c'est moi, c'est toi qui me ferras des excuses, …

Je tourne mon visage vers l’horizon, soupirant déjà à l’éventualité de lui mettre une raclé. Mon esprit de compétition n’était jamais très loin. Sans le vouloir, ou peut-être que si, je venais de proposer une sortie à Malcom. C'est étrange. Carrément bizarre. La suite fut moins drôle, et ma voix se fit plus douce.

Je ne voulais pas … je … suis désolé et je sais combien tu étais attaché à eux. Tu n’aurais rien pu faire … et je préfère te savoir en vie – Je me racle la voix. Je ne pouvais pas revenir en arrière sur ce que je venais de dire. Un certain mal l’aise me parcours l’échine. J’évite de le regarder, préférant les vagues qui s’échouent sur le sable. - En fait t’es qu’un enfoiré avec une cause à défendre. La survie des tiens ! ça te rends presque sympathique !

Je sais très bien que ce genre de propos ne lui plaît pas, et pourtant c'était sorti. Qu’il le veuille ou non j’avais une image de lui qui n’avait rien à voir avec le monstre qu’il voulait paraître. Je rajoute en tournant mon visage sur lui.

J’ai toujours pensé que tu n’étais pas un monstre. Que tu étais juste un type très dangereux avec un égo démesuré !

Annonçais-je d’une voix légère, accompagné d’un sourire en coin. Au moins, il savait ce que je pensais de lui. Enfin, en partie. Subitement, je me rends compte que je ne devrais pas être là, avec lui sur cette plage. Dés qu’il était apparut, je m’étais précipité dans ses bras. C'était incompréhensible. J’aurais du partir, mais non … me voilà en sa compagnie. Il me traite de sainte-nitouche. L’insulte ne me blesse pas outre mesure. Je souris.

Je ne comprends pas, explique-moi … parce que je préfère avoir des relations longues, plutôt que me faire sauter par un mec différent chaque nuit que ça fait de moi une sainte-nitouche ? Je suis loin d’être une sainte-nitouche … monsieur Hastings ! J’uis une vrai chaudasse au lit …

Non mais. Je me penche vers lui, et récupère la bouteille qui était resté de son côté. A force d’être crispé et énervé contre lui, je commence à ressentir de la tension dans mon cou. Je bois une gorgée et place la bouteille entre mes jambes. Je commence à me masser le cou d’une main. Bordel. Il faut vraiment que j’apprenne à me détendre en sa présence.

Et cette fille, pourquoi n’étais-tu pas avec elle ? Elle fait partie de la meute ? – demandais-je curieuse, un brin amer de le savoir avec une autre. – Elle serait certainement d’une meilleure compagnie que moi. Au moins, avec elle tu es sûr de pouvoir la sauter !

Il était assez étrange que Malcom puisse entretenir une relation exclusive avec une fille. J’avoue que je suis assez curieuse de savoir quel genre de femme pouvait suffisamment plaire à Malcom, en dehors du physique, pour qu’il en devienne monogame. Encore faut-il qu’il le soit réellement.

C'est quoi son prénom ?

Je sais … je pose beaucoup de question, mais j’arrive pas à m’y résoudre. Malcom ayant une relation exclusive avec une femme, autant dire que ça ne peut que susciter de la curiosité de ma part.


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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Dim 24 Avr - 14:41


Je lâche un bref rire, à sa réplique. C'est fou ce qu'elle peut être drôle quand elle est déchirée. Je songerais à lui proposer des petits remontants si on se recroise... Ou plutôt quand, car même si elle cherche à tout prix à m'éviter, c'est justement ce contre quoi elle lutte qui fait qu'elle revient toujours sur ses pas. C'est un agneau qui aime le danger.

- J'ai pas besoin de me donner bonne conscience.

Simple constat. J'ai oublié le nombre de personnes que j'ai tué dans ma vie, du plus gros salopard qui me détrône aisément à la brebis égarée qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Ca a d'ailleurs failli lui arriver aussi, avant qu'elle ne décide de se rendre complice d'un meurtre et me couvre. Je n'ai toujours pas compris ce qui l'a poussé à agir ainsi, surtout après les crasses que je lui ai faites. Je l'ai bien abandonné à son sort en Février, jetée sur le bas de la route, pour donner la priorité à mon Ulfric et aux autres Loups. Ouais... Et on sait tous comment ça s'est terminé, cette histoire.

- Je m'en fous totalement de ta compassion, Alice. Garde-la pour ceux qui en ont l'utilité.


Elle m'agace, parce qu'elle cherche constamment la moindre faille pour s'engouffrer. Je me demande ce qu'elle cherche en moi, à vouloir gratter la surface comme si en-dessous serait moins noir à ses yeux... Elle m'en donne rapidement la réponse d'elle-même. Des sentiments, de l'affection... Enfin, quelque chose de sincère et durable aussi. Elle en meurt d'envie autant que moi, mais elle a besoin de plus, quelque chose que je n'ai jamais su donner, et qu'elle sait pertinemment qu'elle ne pourra jamais obtenir de moi. On en reste toujours au même point, finalement. Elle a de la chance que je lui dois de m'avoir couvert, et que j'éprouve donc assez de respect pour elle pour ne pas la prendre contre son gré.

Je fixe le lointain, par-delà la mer, alors que je reprends sur un ton calme, dépourvu d'ironie :

- J'ai pas envie de te posséder. Rien ne m'appartient, et je n'appartiens à personne non plus. Je vis sans lendemain. Je profite de l'instant présent en ta compagnie, peut-être qu'il y en aura d'autres, peut-être pas. Je n'oublierais pas cet instant passé, mais je saurais lui tourner le dos sans l'ombre d'un remords. Je n'oublie pas qu'on peut tout perdre, à chaque instant. Si j'arrivais encore à être sensible à la mort, je flirterais pas avec. Ce que t'appelles des attaches, j'appelle ça des chaînes. Aimer et posséder, c'est pas si différent, tu vois.

Je me sens un brin mélancolique. J'aurais peut-être dû me contenter de lui faire ravaler son amour-propre plutôt que de rentrer dans le débat. Enfin, Tania a raison sur un point, si j'avais pas un minimum de résistance en face, je m'ennuierais vite et serais déjà parti voir ailleurs. Pourquoi je me retrouve à penser à elle quand Alice est à côté de moi ? L'une et l'autre sont tellement différentes pourtant, même si elles ont toutes deux le défi dans la peau. C'est mauvais de commencer les comparatifs.

Je fronce les sourcils quand elle me parle de son mec, ou plus exactement des activités de son mec. Oh merde... Un juriste. Je tousse un rire, sans pouvoir me retenir.

- T'as trouvé un type bien dans ses bottes avec un bon salaire finalement, félicitations ! Alors, ça fait quoi d'avoir la corde au cou ? Tu te sens mieux maintenant, bien dans le cadre imposé des convenances ? Allez, tu vas pouvoir souffler.

Je garde l'information dans un coin de ma tête, comme quoi c'est tout récent. Je croirais presque qu'elle m'en parle uniquement pour déclarer sur ce ton fier qu'elle est en couple, et loin de mon influence néfaste maintenant. Un peu plus et je croirais qu'elle en a fait exprès, avant de me rendre compte qu'elle n'est pas tant dans son assiette que ça.

- Un problème ?

Je ne devrais pas m'en préoccuper, mais pour le coup, je commence à avoir du mal à la suivre. Elle me parle de son mec, et là on dirait qu'elle est au bord du gouffre, avant que ses joues ne se colorent puis qu'elle ne se mette à grogner avec défi. Sérieusement, j'ai rarement vu une fille aussi changeante. Et sa proposition a de quoi m'étonner, surtout quand on connaît un peu le spécimen.

- T'es sérieuse ? Alice... Je croyais que tu connaissais bien les changeurs pourtant. Tu proposes pas une partie de chasse sans récompense. Surtout si tu me demandes de te traquer...

De la viande, du sang, un peu de violence... Ou du sexe. J'étais pas bien différent d'un lycanthrope quand je me mettais en traque, à arborer ma forme lupine. Je lui rendis un sourire carnassier en miroir au sien. C'est fou ce qu'elle était sûre d'elle, alors qu'elle ne pouvait pas me battre sur ce domaine. A sa décharge, elle ne savait pas toutes les compétences que je pouvais déployer pour parvenir à mes fins, mais si j'étais bon combattant, j'étais encore meilleur traqueur. Et l'idée de lui tomber dessus à l'improviste, entièrement nu à la réception... Tiens, j'avais pas songé à ce détail.

- Mais je suis partant.

Enfin je l'étais, avant que ça tourne au vinaigre. Elle commence à s'excuser, fait assez notable venant de sa part, mais je ne suis pas d'humeur pour passer au-dessus. J'ai plutôt envie de tout envoyer bouler ces derniers temps, et je n'étais pas venu m'isoler ici, loin des autres, pour en entendre encore parler.

- Arrête. Tu ne sais rien du tout, et tu parles sans savoir.

Je pousse un profond soupir. Je reprends la bouteille en main pour me prendre une bonne rasade et manque de m'étouffer quand elle lâche sans s'en rendre compte quelques paroles aussi énormes. Je passe ma main devant mon visage et repose la bouteille dans le sable. Je tousse, avant de rire sans pouvoir me retenir.

- Un peu plus et je vais finir par croire que tu tiens à moi. On a déjà passé trop de temps ensemble si t'arrives à me cerner.

Mon rire se meurt entre mes lèvres quand j'entends ces mêmes mots qui m'hérissaient dans mon enfance. Comment elle a su ? Juste un hasard, c'est impossible. Je la fixe longuement sans plus savoir quoi dire d'un coup. J'ai vraiment envie d'elle. C'est une évidence qui me frappe alors qu'elle continue de me parler comme si de rien n'était. Et moi, je suis le mouvement de sa main dans son cou, de la bouteille qu'elle récupère pour la glisser entre ses jambes. Je perds les pédales.
J'avance ma main à sa nuque, la massant du pouce. Je résiste à l'envie d'appuyer pour la rapprocher. Je ne devrais pas faire des promesses que j'aurais autant de mal à tenir. J'ai envie de mordre cette peau, de l'embrasser. Il faut croire qu'elle a réussi le tour de force de réveiller mon désir en agitant cette langue autrement que dans ma bouche. Je me freine, et me rappelle qui je suis.

- Je suis un monstre. Et aussi un type très dangereux avec un ego démesuré... Enfin tu t'y connais bien, en ego démesuré, hein ?

Je laisse encore échapper un rire alors qu'elle semble piquée au vif quand je la traite de sainte nitouche. Pourtant, je pouvais difficilement faire plus sobre et gentillet comme insulte. Et voilà qu'elle me sort d'elle-même que c'est une chaudasse au lit, de quoi me faire partir en véritable fou rire.

- Putain, qu'est-ce qu'il faut pas entendre... C'est de la provocation à ce tarif-là.

J'attends de me calmer un peu, avant de lui glisser à voix basse en me penchant vers elle :

- J'attends que de voir ça, et que tu me prouves autrement que par des mots que j'ai tort ma belle. Mais on sait tous les deux que tu vas encore te défiler.

Enfin l'instant passe, et elle arrive à me contenir en me parlant subitement de... Tania. J'hausse les épaules, assez peu intéressé par son interrogatoire, lâchant sans même y penser :

- Non, elle ne fait pas partie de la Meute. Elle est humaine. Pourquoi je suis pas avec elle ? Je suis pas venu ici parce que j'avais envie de baiser, à la base. C'est pas le genre de filles avec qui je boirais un verre tranquille. Son prénom... Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Pourquoi ça t'intéresse autant ?

Je réalise un peu tard, à bloquer sur le prénom que je pourrais donner. Elle n'en a pas vraiment. J'aurais pu me contenter de lui dire pour qu'elle me foute la paix, mais c'est plus amusant de la charrier alors que je me rends compte du cinéma qu'elle est en train de me faire, à se comparer à elle.

- Sois pas jalouse. Tu vas encore me faire rire pour rien... Et la bouteille est déjà presque vide.

Je viens la chercher entre ses jambes pour vérifier mes dires. Encore une provocation, tiens... J'attends qu'elle se fasse offusquée alors que je lui frôle la cuisse, uniquement pour récupérer mon dû, du moins à la base.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Lun 25 Avr - 20:24



Malcom me rappel qu’il n’a aucune conscience. D’une certaine manière se serait un comble pour un tueur. Aucun une once de remord, même s’il venait à me tuer. Je peux le comprendre, je ne représente rien à ses yeux. A part un joli cul. Il me le répète assez souvent. Et détail non négligeable, il a déjà tenté de me tuer. Pourtant, il ya cette question qui me taraude l’esprit. Comment un homme comme Malcom peut faire partie d’une meute, dont l’ensemble ressemble à une famille ? Comment cette même famille peut-il l’accepter ? C'est que derrière l’homme il y avait bien plus qu’un simple tueur ? Il avait beau essayer de me convaincre du contraire, que je n’arrive pas à le voir comme un monstre. J’ai envie d’en parler avec lui, de savoir, ma bouche s’ouvre et se referme. A chaque fois qu’on aborde le sujet, même vaguement, il se braque.

Je ne suis pas contraignante ce soir, je l’écoute sans broncher. Aucun commentaire de ma part alors qu’il m’expliquer son point vu sur l’amour, l’attachement. Je peux comprendre qu’il profite de chaque instant présent. Il est libre, mais je ne suis pas sûr qu’il le soit totalement. Lorsqu’on parle de Damon, je n’arrive pas à me retenir et ris de bon cœur.

Bon sang Malcom … tu ne me connais vraiment pas ! – Je marque une pause. – Ce n’est pas parce que je sors avec un mec que j’ai la corde au cou … Je n’ai pas envie de me marier, ni d’avoir de gosse – si un jour j’ai des enfants ce sera la faute à pas chance. Pour l’instant ce n’était pas dans mes projets. – j’aime mon indépendance et Damon la bien compris … et oui c'est quelqu’un de bien. Au moins ce n’est pas le genre de type que je dois entretenir. Tu le dis toi-même il faut vivre le moment présent … si ça merde … ben … ça merde ! Je veux juste quelqu’un avec qui je me sente bien … avoir la corde au cou est bien la dernière chose que je souhaite.

On n’était loin des convenances. J’ai envie d’être bien avec un mec qui n’exigera rien de moi. Malcom ne me connaissait pas, et je doute qu’il en avait quelque chose à faire. Si c’était le cas, il le cachait bien. C'est étrange d’avoir ce genre de conversation avec lui, et gênant pour plusieurs raisons. Déjà il s’était installé à côté de moi, et s’était rendu compte qu’il y avait un problème. Je fis non de la tête. Bien sûr qu’il y avait comme un problème. Tout mon corps réagit mal à son approche. Enfin mal … je me comprends ! Parler de la chasse me détourne de la chaleur que je ressentais plus bas.

Tu crois toujours que c'est toi qui va me traquer ? C'est mignon.
Souriais-je avec un air malicieux. Il se berce d’illusion s’il croit pouvoir avoir le dessus sur moi. Bon, il se peut qu’il ait de la chance, et qu’il arrive à me surprendre … mais évitons de penser à cette éventualité. Je peux gagner. Le tout était de rester concentré sur la victoire. Un moment, Malcom emploie le terme de changeur au lieu de loup. D’un coup, j’uis prise d’un doute concernant l’homme assis à mes côtés. Mais je n’ai pas le temps de le questionner que les choses se gâtent d’un seul coup. Parler de la meute, et des explosions, le braque illico. Pourtant, je le savais que ça n’allait pas lui plaire.

Si tu veux paraître comme un monstre … je suppose que c’est ta façon de te protéger.
J’ai le regard sur les vagues et continue. Il a raison sur un point, je passe trop de temps avec lui (sans vraiment le vouloir) Sa complexité me rends curieuse, et je m’attache à lui déraisonnablement. Je grogne lorsqu’il me balance que j’ai également un égo démesuré. Qu’est-ce qu’il peut être énervant. C'est fou comme j’aime entendre son rire, même lorsque celui-ci n’est que moquerie. Bordel. Peut-être parce que c'est comme un appel au défi ? Oui, tout n’est que provocation, et je suis sûr c’est ce qui lui plaît le plus. J’en joue alors qu’au fond je ne devrais pas…

Je sens ses doigts se poser sur mon cou. Tout mon corps est pris d’un frisson qui me parcourt l’échine, crispant sur le moment mes muscles. Le souvenir de ses mains qui m’étrangle m’apparaissent distinctement à l’esprit jusqu’à ce que ça devienne un vague souvenir. Une chaleur douce envahis mes veines, jusqu’à atteindre des recoins endormis, réveillant ainsi un désir que j’essaie tant bien que mal de garder prisonnier. Mes yeux se ferment, bercée par sa voix profonde. Me défiler, j’en n’avais pas envie. Je tourne mon visage vers lui, mon regard se pose sur ses lèvres avant de venir se noyer dans ses iris en saphir d’un bleu profond. Je me détends doucement, certainement aidé par l’effet de la drogue et de l’alcool. Baisser la garde juste une fraction seconde pour assouvir mon envie. Pourvoir coller mon corps chaud contre le sien, et lui démontrer qu’il y a des instants qu’on ne peut oublier au point d’en redemander encore et encore. Mais voilà, comme toujours je pose des questions. Ok … je me défile encore mais c’est pour le mieux.

On parle de sa copine, où pas. Une humaine apparemment qui n’était pas du genre à boire un verre tranquillement. Elle est de quel genre du coup ? Il la saute, et puis quoi ? Il a raison sur un point, qu’est-ce que j’en avais à foutre de cette fille ou même de ce qu’il y a entre eux. Si vraiment il y avait quelques choses à dire dessus. Comme toujours il a balancé le mot qu’il ne faut pas. J’hausse les épaules énervées et enlève sa main de mon cou.

Tsss … Jalouse et puis quoi encore ! - Dis-je sèchement. - On ne fait que parler. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas parler de ta … - Je cherche le bon terme. - … de cette fille.
Jalouse. Une cruelle vérité, j’étais jalouse. Le rouge me monte aux joues en espérant qu’il n’y voit que de la colère et non le malaise qui m’envahi. Je sens sa main me frôler la cuisse, et mon corps réagit instantanément comme un boulet de canon me rappelant à quel point j’ai envie de lui. En réaction, ma main lui attrape le poignet, alors qu’il tient la bouteille. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine. J’hésite avec l’intention de lui enlever la bouteille de la main et de le rapprocher de moi.

J’uis jalouse … - avouais-je sincèrement. – tu peux rire maintenant …
Je le regarde avec l’espoir qu’il dise quelque chose qui va m’énerver. Une vibration qui vient de ma poche vient stopper ce moment gênant; Surtout pour moi. Je le libère doucement et sors mon portable pour voir un message de Damon. A la vu de son prénom qui s’affiche, je reprends conscience d’où je suis ; et surtout avec qui j’étais. Je lis rapidement son message sans me cacher de Malcom. Après tout, je n’avais pas avoir honte d’avoir un message de mon mec.

Je pense que tu dois dormir mais j'avais envie de t'écrire un message avant d'aller me coucher.
Jouer "les gentils avocats" est épuisant et j'aurais largement préféré m’épuiser à tes côtés ma Merveille. C'est d'ailleurs une idée qui m'a traversé l'esprit et qui n'est que partie remise bien sûr...
Je pense à toi et t'embrasse (ou bon te semblera)
A très vite. D


Sur coup, je me vois bien m’endormir au côté de Damon, mais je n’étais pas en état de prendre ma voiture. Il y avait de grande chance que je m’endorme sur cette plage. Malcom avait beau être à mes côtés, ça ne m’empêchait pas de penser à Damon ; peut-être parce qu’il y avait comme des similitudes entre eux. Pourtant, ils sont très différents. A part mon intuition qui me mettait en garde. L’un comme l’autre, ils m’étaient apparus comme un danger potentiel. Pour Malcom ça me semble évident mais Damon ? Je pourrais lui répondre mais avec le loup à mes côtés j’hésite et je ne suis pas forcément en état de lui écrire ce soir. Les yeux pas vraiment en face des trous. Je ferme le message. Damon me manquait parce qu’avec lui tout me semblait plus simple. Son sourire, et ses bras me manquait également. A nouveau je me sens mal à l’aise de penser à Damon alors que Malcom était à mes côtés. J’aurais jamais du boire autant, ni fumé, voilà ce que ça donne, j’ai l’esprit embrumé. Je décide de penser à autre chose, et de reprendre un sujet plus léger.

Mets-moi ton numéro et je t’enverrai un lieu pour notre partie de chasse. Tu as raison, on ne propose pas ce genre d’activité sans récompense. – Je marque une pause. – Si je gagne, et que j’arrive à te surprendre tu me devras un service en plus de celui que tu me dois déjà après l’histoire de l’ascenseur. – C'est comme avoir un génie rien que pour moi. Un vœu de plus. Au fond, c'est aussi le moyen d’avoir toujours un lien avec l’homme, … et la meute. Parce que mine de rien, il était le seul que je connaissais … enfin avec lequel j’avais le plus de lien (même si ça semble étrange) qui pouvait me donner des nouvelles de mon frère. – Si tu gagnes … demande-moi ce que tu veux. ET comme tu as promis de ne pas me toucher ne pense même pas à me demander de baiser. – Lui rappelais-je en lui tendant mon portable. - Sauf si tu as changé d’avis. Je comprendrai que t’hésite, ça serait moche de perdre une seconde fois. – le taquinais-je.


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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Dim 8 Mai - 17:28


La bouteille est vide. Je la lance au loin et l’observe rouler dans le sable froid, tracer quelques sillages et s’arrêter pour de bon. ‘Fais chier. Je me rejette finalement en arrière, les mains croisées derrière la tête. Je vais peut-être dormir ici, finalement… Si Alice ne se montre pas trop chiante à la longue et que j’éprouve le besoin de partir au plus vite. Je lâche un bref rire, moqueur, autant devant mon optimisme naissant que son argumentaire de femme sans reproches.

- C’est plutôt toi qui te fait entretenir, ouais. Tu cherchais déjà un mec inoffensif et avec du fric dans ce bar, je parle de celui à qui j’ai défoncé la gueule parce qu’il avait rien dans le ventre. Enfin si ça te convient… Tant mieux. On a tous nos priorités dans la vie. Même si toi et moi, on sait très bien qu’en vrai, ce qui te fait mouiller, ce sont les types dangereux.

Je me relève sur les coudes pour lui lancer un sourire goguenard. C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de la charrier… Peut-être parce que je suis persuadé d’avoir raison, et qu’elle aurait bien du mal à me contredire. Bien sûr, elle va se risquer à le faire, en faisant preuve de sa mauvaise foi habituelle. Je ne la connais pas assez ? Parfois j’ai l’impression que c’est bien tout le contraire, même si elle se réfrène constamment, pour ses beaux principes. Elle secoue la tête, comme si de rien n’était, comme si je n’arrivais pas à lui arracher la moindre réaction. Parfois, ça m’agace. Je me demande combien de temps je suis capable de tenir avant que ce petit jeu risque de me lasser, et que je finisse par me barrer. Voilà qu’elle me lance un nouveau défi, et bien entendu, je me sens obligé de répondre par l’affirmatif. Putain, il serait temps que je la remette proprement à sa place. Les fléchettes ne me servent pas au quotidien, mais la traque… J’en ai fait mon métier. Je ne vois même pas comment elle peut espérer gagner sur mon propre terrain.

- Ouais. Même si ça serait très divertissant de me laisser traquer si c’est par toi… Tu vois, jouer les proies, c’est pas trop mon délire.

La discussion prend une tournure plus sérieuse, et ce même terme qui revient sur le tapis après toutes ces années… Je lui rends un regard interrogateur, un brin perplexe. Qu’est-ce qu’elle a voulu dire par… Ma façon de me protéger ? Je secoue la tête négativement. Peu importe. Je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat, au risque de le regretter amèrement. Je préfère me moquer d’elle, c’est tellement plus simple. Et quand elle grogne face aux reproches formulés sur son ego démesuré, mon rire ne fait que se raviver. Elle ne nie pas, pour une fois, mais comme toujours elle repart dans ses séries de question et brise le charme de l’instant.

J’ai un sourire amusé aux lèvres, qui ne me quitte pas, alors qu’elle cherche à se justifier. Alice ne fait que s’enfoncer davantage, et je ne me sens même pas le besoin de lui répondre pour qu’elle le comprenne elle-même. J’hausse un sourcil, presque étonné qu’elle se résigne et avoue être jalouse. Je la tenais, ou plutôt, c’était elle qui me tenait… Mais un message sur son portable a suffi pour que mes chances s’envolent. Je pousse un soupir retentissant : Son mec, je parie.

- C’est bien de pas se mentir, Alice…

Je me redresse pour regarder par-dessus son épaule, plus pour la faire enrager que pour réellement espionner leurs échanges. Je lâche un rire à son oreille, en me saisissant de son portable quand je la vois hésiter sur la réponse à donner.

- Comment ça pue l’eau de rose, quand même… Je serais un vrai connard que je lui écrirais que t’es pas couchée mais en train de picoler en charmante compagnie. T’en aurais pour des semaines pour qu’il se décide à te reparler, hein ? "Je t’embrasse où bon te semblera…"

Je lui ai lâché cette dernière phrase dans l’oreille, avec une voix charmeuse, rien que pour l’emmerder. Ca m’amuse bien de la chercher et la faire paniquer, mais j’ai des problèmes bien plus immédiats à gérer que de chercher des emmerdes à un avocat qui lui a mis le grappin dessus. Ca me saoulerait d’en entendre parler pendant des semaines aussi jusqu’à ce que ce soit réglé. J’ai clairement mieux à faire que de me mêler de ses histoires de couple.

- Enfin c’est ton problème.

Je reste une poignée de secondes à la fixer sans comprendre quand elle me demande de lui mettre mon numéro sur son portable. Je ne peux pas m’empêcher un sourire en coin, goguenard.

- Ah ouais, on échange les numéros maintenant qu’on s’est fixé le prochain rencard ?

Je le déverrouille pour le noter avant de lui glisser son téléphone dans la poitrine. On en vient à parler plus en avant des modalités de cette chasse et, sans surprise, elle me demande un nouveau service en cas de besoin. Je roule des yeux. Un, c’est déjà amplement suffisant.

- Tu veux m’alourdir de dettes pour que je te sois redevable à vie ou quoi ? T’as déjà ton chevalier servant, pas besoin de me faire tenir ce rôle, princesse. Enfin, comme tu voudras… Ca changera rien, vu que tu vas perdre.

La suite me laisse les yeux ronds, parfaitement coi, avant de partir dans un fou rire. La mignonne petite Alice, elle croit vraiment que je me contenterais de si peu ?

- Un baiser ? Sérieux… T’es si naïve, pour une chaudasse au lit. Si je gagne, je demande l’annulation de ma dette ou de cette promesse faite. Alors, vendu ?

J’ai besoin de me libérer de ces chaînes qu’elle m’impose, alors autant les rompre une à une jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en mesure de me tenir en cage. Ensuite… Elle se rendra compte assez rapidement par elle-même à quel point je peux être prêt à tout.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Jeu 12 Mai - 18:48



Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Je n’ai pas besoin d’un mec pour m’entretenir … tu me connais pas !
Répliquais-je sèchement. Je n’ai pas à me justifier, bordel, et retient de lui dire autre chose. Il comprend rien, et me provoque avec ses répliques insolentes. Je bouillonne de l’intérieur. Pourquoi faire. Il n’a pas tord sur toute la ligne. J’ai longtemps été avec des types peu recommandables, mais on se lasse vite. C'est souvent voué à l’échec. « Le type dangereux » comme le nomme Malcom dans sa pure connerie passe souvent à côté de quelque chose de plus important. « Le type dangereux » détruit la beauté d’une relation équilibrée parce que c'est le plus grand des trouillards. Certains y arrivent pourtant. Ils sont trop rares pour que je m’y intéresse. Malcom est juste l’exception. Parce qu’au fond, … putain … je me rends compte que je crois en lui. Qu’il est bien plus que l’image de l’enfoiré, provocateur, qu’il renvois. C'est un putain anti-héro à la con ! J’uis bourré … peut-être pas assez ! Où peut-être que si !

Cette vérité me submerge comme une véritable torture. Parce que c'est à cause de cette unique et véritable raison que je reste attaché à lui. On parle de quelque chose de plus léger, ce qui me fait en fin de compte beaucoup de bien. Enfin si ont peu dire. Je souris alors que mon regard ne quitte pas la bouteille jetée, et reviens sur Malcom.
Tu pourrais y prendre goût
Ma voix se fit suave et pleine de promesse qu’en au déroulement d’une potentielle traque entre nous. Je pourrais le surprendre, mais il n’en sera rien et moi également, tant que nous n’y serons pas.

On parle de lui. Non, Malcom n’était pas à mon sens un monstre mais je préfère occulter mes sentiments sur ce sujet. Ça n’apporte rien à remettre ça sur le tapis, et je suis trop naze. Je doute qu’il est envie qu’on en parle également. Sentir ses doigts sur mon cou avait eu pour effet de réveiller en moi mon désir pour lui. Mauvaise chose. J’en viens à oublier où je suis. Je m’énerve une nouvelle fois lorsqu’il me balance que je suis jalouse, et comme une idiote embrumée par l’alcool je lui avoue que c'est vrai. Il m’énerve, et pourtant je lui tiens le poignet. Sa peau sous mes doigts me laisse une étrange sensation. C'est mon portable qui m’aide à émerger. Damon me fait émerger. Je lâche le loup pour me concentrer sur son message. Je ne sais pas quoi lui dire, et surtout je n’étais pas en état.

La présence de Malcom à mes côté rends les choses très désagréable et compliqué. Il me prend mon portable, et je tente de lui reprendre. Mes réflexes sont à chier, parce que j’ai l’impression de m’y prendre comme pied pour lui reprendre. Il y a des chances pour que Damon m’en veuille. Mais de quoi ? Il se passe rien entre Malcom et moi. Enfin … rien … merde j’ai l’esprit confus. En charmante compagnie, j’hausse les épaules énervées.

Mouai … - Il s’amuse à m’énerver et moi je suis assez conne pour plonger dans son délire d’emmerdeur. – Pourquoi il m’en voudrait ? Il n’y a rien entre nous. - C'est vrai quoi ! Je ne rien fais avec Malcom qui serait répréhensible. Mon corps se crispe en entendant la voix suave de Malcom. C'est terriblement perturbant d’entendre les mots de Damon dans sa bouche ; Je n’aime pas me sentir aussi perturbée. – Arrête ça Malcom ! – Lui signifiai-je fermement. Il jubile. Je ne devrais pas rentrer aussi facilement dans son jeu, et le bouscule doucement avec mon épaule.

J’essaie de reprendre le dessus sur une colère naissante. Plus je serais exaspéré, plus il serait susceptible de gagner. Mais gagner quoi ? Avec Malcom, va savoir ce qui le fait tripper. Je lui donnerai aucune satisfaction, et aborde un autre sujet. Je le regarde mettre son numéro dans mon portable, et glisser celui-ci dans mon décolleté. J’aborde un sourire également. Il était tellement persuadé d’être le meilleur. Cette partie de chasse me donnait envie d’y être et de lui effacer son sourire suffisant. Je glisse mon portable dans la poche de ma veste, et sens à nouveau la photo de Dafné. Je n’étais pas là pour me prendre la tête avec Malcom.

T’emballe pas chéri, ce n’est pas un rencard. Juste une partie de chasse. J’uis même pas sûr que tu saches ce que sait que d’avoir un rencard avec une fille. – Je ris doucement en songeant à ma première rencontre avec le loup. Séducteur. Agréable. – Tu tiendrais ce rôle à merveille avec une amure étincelante ... - me moquais-je gentiment, et rajouta toujours aussi déterminée – Tu vas perdre chevalier … Tuuuuuuuu vaaaassss perdrrrre chevaliiiiiiier – chantais-je d’une voix douce.

Je m’allonge sur le sable, glissant ma main derrière ma tête. Je soupire. Malcom veux l’annulation de sa promesse. Mes jambes repliées, je les balances doucement. Je sais très bien que dés qu’il gagnera, il me sautera dessus comme un animal en rut. Je commence à sentir la fatigue m’assaillir doucement. Mon regard se pose sur l’homme qui veut tellement se libérer de cette promesse.

Bon sang Malcom, pourquoi tu t’obstines ?
Demandais-je en réfléchissant à sa proposition. Il était déraisonnable … et joueur. Je l’étais également. Il me voulait pour de mauvaise raison. Je lui résiste et ça lui plaît. Un moment où un autre, on devra en finir avec cette histoire et il se trouvera une nouvelle victime. Je soupire.

Ok, seulement à la condition que tu ne tentes rien tant que je suis avec Damon.
C'était à prendre ou à laisser. Je fredonne le temps qu’il se décide, toujours les yeux rivés sur lui. Damon. Notre histoire ne faisait que commencer mais j’étais persuadé que ça allait durer … c'était bien partie pour. D’ici là Malcom en aura marre et lâchera l’affaire de lui-même.


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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Sam 21 Mai - 20:16


Je rigole encore, sans pouvoir m'arrêter. C'est tellement drôle avec sa manie de réagir au quart de tour... Et toujours cette même réponse en boucler : Tu me connais pas ! Tu sais rien sur moi ! J'ai l'impression de mieux la connaître qu'elle-même, bien au contraire, ou au moins une facette de sa personnalité qu'elle tente constamment d'ignorer pour rentrer dans ce moule de perfection qui lui est si cher. Je crois qu'elle commence à prendre conscience de certains faits néanmoins, à force de me fréquenter. Oui, parce que la brune m'a fait promettre de l'oublier, elle et son petit cul, mais comment fait-elle pour toujours s'arranger pour être sur mon chemin ? Sans parler de ses baisers dans mon cou qui me laissent encore une sensation électrisée sur mon ancienne blessure, aussi agréable que propre à m'hérisser.

Je lâche, sur le ton de la rigolade, de nouvelles provocations qui me viennent avec un naturel foudroyant aux lèvres :

- T'as pas de tunes. Il suffit de voir la tête que tu tirais quand je t'ai demandé de rembourser la bagnole que tu m'as bousillé. Et, comme de par hasard, ce soir-là, tu avais un rencard avec un petit intello bien fringué... Désolé ma belle, mais les apparences parlent pour toi. Comment tu t'es retrouvée autant à la rue ?

Je me redresse sur les coudes, à la détailler de haut en bas, un sourire torve au visage. La bouteille est finie, et on dirait bien que c'est pas la première qu'elle s'est enquillée vu son comportement...

- Consommation d'alcool et de drogues ? Je peux t'arranger ça, si t'as juste besoin d'un bon deal... Tu me paieras en nature !

Et je repars d'un rire, sachant pertinemment qu'elle va m'envoyer bouler. C'est peut-être bien ce qui est le plus divertissant avec sa foutue promesse, elle n'incluait pas que je ferme ma grande gueule en parlant de son cul, alors je vais pas me gêner pour lui balancer en permanence des allusions... Mais elle me prend un peu au dépourvu à se prêter au jeu, en usant de cette voix suave comme pour m'appâter. Mon rire s'éteint. Je lui rends un sourire provocateur en réponse, mais au final, je n'ai pas la répartie aussi acerbe qu'auparavant à employer le même ton qu'elle.

- J'ai hâte de voir ça.

Je me rejette en arrière, dans un bref soupir.

- Enfin, on sait déjà que ce ne sera encore que des promesses en l'air, venant de toi.

On se tourne autour. Finalement, c'est tout ce que nous allons faire, une fois de plus. Cette chasse n'est qu'une vaste mascarade à laquelle je me dois de participer. Oui, parce qu'après tout, j'aurais dû me casser depuis un moment et simplement la planter là. Non, à chaque fois Alice trouve le moyen d'attiser encore un peu ma curiosité et de me maintenir en haleine. La plupart des nanas, soit je les baise, soit je me casse... Ou je fais l'un puis l'autre, ça marche aussi.

Quand je lui dérobe le portable des mains, elle est décidément bien trop bourrée pour arriver à me le reprendre. Ca en devient presque pathétique, mais je ne mets pas mes menaces à exécution. J'en ai rien à foutre, de son mec. Damon l'avocat... Quelle blague. La voilà à me maintenir qu'il ne se passe rien entre nous, alors même que quelques mots glissés à l'oreille suffisent à la perturber. Je souffle un bref rire à son oreille quand elle se rebiffe, m'écartant pour savourer ma victoire.

- Tu vois ? T'es pas crédible. "T'emballes pas chéri..." Ouais, juste une partie de chasse, où on va se chasser l'un l'autre. Chez les Loups, c'est même pas un rencard que tu me proposes là, mais carrément de conclure ! Je crois que t'as eu à déniaiser trop d'intello puceaux ces derniers temps, pour pas comprendre. Non, parce qu'on a tout fait déjà chérie, si t'avais pas remarqué... Un coup à boire dans un bar, l'ascenseur en panne, la plage déserte... Il manquait juste la soirée de rêve dans un hôtel quatre étoiles à Londres que je t'avais vendu. Dommage, j'ai pas gagné ce jeu de fléchettes, t'en verras pas la couleur.

J'ai un sourire mesquin, avant d'hausser un sourcil quand elle commence à chantonner un truc qui ne me dit rien du tout. J'hausse les épaules et me rallonge dans le sable à côté d'elle. J'ai les deux mains croisées derrière ma tête, à fixer un temps le ciel étoilé, avant de fermer les yeux et de savourer. Ca m'arrive, de me détendre.

- Hmm... Ce n'est qu'un jeu, ma belle. Un jeu entre toi et moi. Et quand on perd une mise, on essaie de la reprendre. Ce n'est pas moi qui m'avouera vaincu le premier, c'est pas mon style. Et puis... Je l'aime bien, ce joli petit cul. Ca me plairait de faire plus que simplement en parler.

J'ai un sourire amusé qui me vient au visage.

- C'est marrant que tu choisisses la promesse plutôt que la dette. Ca veut tout dire... Mais ça me va, on fera avec tes règles, j'attendrais que ton prince charmant se tire.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Mer 25 Mai - 23:25



Mes finances étaient bien meilleures que lors de notre dernière rencontre. Je commence tout juste à voir le bout du tunnel, et c'est grâce à Damon. Il me manque. Pourtant, j’ai toujours du mal à croire qu’il m’a aidé seulement parce qu’il voulait se débarrasser d’un client trop gênant. La méfiance me permet de mettre une certaine distance entre l’avocat et moi. Une distance que j’ai du mal à maintenir lorsqu’il est prêt de moi. Malcom avait le même effet, mais différemment. Il y avait des ressemblances, et différence entre eux, mais je n’arrive pas à pointer le doigt. Malcom était un tueur, loup, protecteur. Damon ? Un protecteur. Mais quoi d’autre ? Je n’ai pas envie de savoir, de peur de découvrir une vérité qui me ferrait mal. Où peut-être qu’il y a rien, à découvrir ? Je suis devenu peut-être beaucoup trop méfiante envers les hommes ? C'est à mon tour de rire. Mon rencard avec Finn n’était pas concluant mais je l’avais pas choisis parce qu’il avait une situation. Seulement, parce qu’il était gentil et prévenant. Il ne représentait aucun risque.

J’ai eu juste quelques problèmes financiers. – avouais-je. - Les années sanglantes ont engloutis complément mes économies. Tous ce que j’ai gagné grâce à mes sponsors ont été gringottés années par années par la guerre entre les vampires et les loups. Et pour ta gouverne je ne sortais pas avec Finn. Ce n’était qu’un rendez-vous.

Que les choses soit clairs. Je ne sors pas avec un type sous prétexte qu’il avait des tunes. Non mais ! J’essaie de garder mon calme devant les provocations de Malcom. Il me parle d’alcool et de drogue. Un petit joint de temps en temps n’a jamais tué quelqu’un. Côté alcool c'est la fin des haricots ! Elle est où ma fichue bouteille de vin ? Ne réponds pas, ne réponds pas.

Tu peux toujours courir !
Lui signifiais-je sèchement. Comme si j’allais me laisser sauter pour une bouteille et un peu d’herbe. Il est difficile pour moi de garder mon calme. Je ne sais pas pourquoi ? C'était assez vexant que Malcom ne cherche pas vraiment à me connaître. Il pense me connaître selon des apparences trompeuses. Il n’était pas aussi intelligent que je croyais en fin compte. Où peut-être que pour lui ce n’était que le meilleur moyen de me rendre folle. Sans le vouloir, je rentre dans son jeu, utilisant une voix suave, provocante. Je n’aurais pas du, mais c'est plus fort que moi. Il avait hâte de voir, et moi donc ! Il est vrai que j’ai souvent trouvé le moyen de me dérober mais pas cette fois-ci. On parle de chasse. Je ne me dérobe pas d’une bonne partie de chasse.

Je l’écoute en imaginant déjà cette rencontre entre les arbres. Non, je vais pas me dérober alors que je sais, et connais l’excitation qu’on ressent lorsqu’on se retrouve dans l’euphorie de la chasse. J’aime la traque. Bien plus que donner la mort à ma proie. La mort est une dette qu’on ne paye qu’une fois. Alors que ma victime est dans le viseur de ma flèche, j’ai le choix. Souvent, je l’épargne. On s’appelle par des petits noms. On pourrait croire qu’on est déjà un couple, alors qu’on est très loin d’en être un. Malcom le sait ! Il y a bien quelque chose, mais quoi ? Il répond pour moi. Un jeu. Le tout est de savoir lequel de nous deux finiras par en avoir assez de jouer. Je m’étais allongé sur le sable, soupirant. Il était d’accord de suivre mes règles, ce qui m’étire les lèvres. J’entends les vagues reposantes, et puissantes.

Promesse ou dette qu’est-ce que ça peux faire ? Tu crois qu’on tiendra combien de temps avant que la frustration devienne incontrôlable ? Jusqu’à quand tu tiendras avant que tes principes ne deviennent qu’un oublie ?

Je tourne mon corps vers Malcom et pose ma tête sur mon bras replié. Je balaye son profil du regard. C'est un homme de parole, mais il perd son temps. Un moment, il s’en rendra compte. Il était beau, et je ne parle pas de ses yeux qui m’hypnotisent toujours autant. Il n’était pas forcément la compagnie que j’aurais choisie en cette nuit étoilée. Pourtant, je me sens bien à ses cotés. Je ne m’en rends pas compte sur le coup. Ma main se dirige vers son visage, et mes doigts lui caressent la joue, le cou avant de revenir rejoindre mon bras sous ma tête.

Tu devrais te méfier Malcom. A force, il n’y pas que mon cul que tu risques d’aimer !

Sur mes paroles douces, mes yeux se ferment et le sommeil me submerge doucement.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois [Livre III - Terminé]   Dim 5 Juin - 12:22


Elle m'amuse, à toujours vouloir se justifier auprès de moi. C'est si facile de la provoquer, parce qu'elle se met immédiatement à courir sans même se dire que je m'en fous totalement et que c'est seulement pour la faire sortir de ses gonds. Ouais, elle est mignonne quand elle se met en rogne. Un peu chiante, mais mignonne.

- T'aurais pas envoyé ma bagnole par le fond que je t'aurais proposé un travail ou un partenariat. Enfin tu peux toujours me la rembourser comme ça après tout...

Je connais le travail d'Alice, et ce n'est pas incompatible avec ma filiale pharmaceutique. Contrairement à elle, nous n'avons fait que prendre de l'ampleur depuis les Années Sanglantes. Le monde entier avait besoin de nos produits pour se charge des blessés, et je ne parle même pas de la vente des antidépresseurs qui est partie en une montée foudroyante... La pénurie nous guettait plus souvent que les problèmes de concurrence. On s'est pas mal enrichi en peu de temps, et maintenant je peux me reposer sur mes lauriers et profiter des fruits frais qui en tombent. Seulement, pour avoir vécu dans la rue toute mon enfance, je sais à quel point cela peut être précieux et je rechigne toujours autant à partager en simple œuvre de charité. Et clairement, aider Alice faisait partie de cette catégorie. Peu importe ce que l'on en pense, c'est bien mon côté radin qui m'a assuré de conserver mes gains, ainsi que l'aide inestimable de Brigit qui, en tant qu'assistante, fait les deux-tiers de mon boulot dans la société. Elle a souvent tendance à oublier que ce n'est qu'une couverture pour moi, à la base.

Je lâche un bref rire, quand elle se sent dans l'obligation de mettre les points sur les i à faire la distinction entre sortir avec un mec et avoir un rendez-vous.

- Franchement, je vois pas la différence.

Mon sourire s'étire alors qu'elle perd à nouveau son calme et m'envoie bouler.

- C'est toi qui court, je te signale.

J'ai l'impression que nous sommes sur la même longueur d'ondes pour la première fois, quant à cette chasse. Je me demande si elle en connaît réellement le goût, mais elle ne prend pas la peine de me répondre. J'ai dû réussir à la vexer, à lui signaler qu'elle attrapait systématiquement la balle au bond. Ou alors, elle se rend compte que c'est elle qui propose une sortie, et ce que cela peut impliquer. Elle pourrait encore se rétracter, mais elle ne le fait pas. Ce jeu l'intéresse bien trop pour y mettre fin aussi bêtement. Et moi aussi.

J'ai un sourire pensif alors qu'elle se montre étonnement lucide. Ouais... Combien de temps avant que je ne lui saute dessus ? Je n'en sais rien. C'est comme une traque. Cela peut durer des heures, des jours, des semaines ou même des mois... Le tout est que l'excitation ne finisse pas par s'éteindre, à force que l'attente ne soit trop longue. Je me demande si ce sera le cas avec Alice, ou si au contraire, ça ne va pas virer à l'obsession la plus totale jusqu'à ce que je puisse assouvir mes envies. J'ai plutôt l'impression d'osciller entre ces deux options.

- Mes principes m'importent plus que ton joli petit cul, mais je préfère encore que les deux ne rentrent pas en confrontation. Et c'est toi qui a décidé de nous frustrer tous les deux sans raison aucune, je te signale. Mais t'en fais pas, je finirais par me lasser, t'auras plus à entendre parler de moi. Et quand je serais passé à autre chose, tu seras la seule à t'en mordre les doigts.

Je lui lance un regard de biais, polaire. Je ne sais pas pourquoi elle choisit cet instant pour me caresser la joue et le cou. J'essaie de respirer calmement, et détourne finalement le regard pour ne pas être tenté, parce qu'elle a raison. Il ne faudrait pas grand-chose de plus pour qu'elle réussisse à mettre à mal mes principes. Je ne prends pas autant la peine de contrôler mes pulsions, en règle générale, et c'est une véritable torture qu'elle m'impose. Je me relève, dans l'intention de partir et d'y mettre fin, pour ne pas lui donner raison... Mais ce silence qui m'enveloppe subitement me fait prendre conscience qu'Alice vient de s'endormir à mes côtés. Sans déconner ? Je lui lance un regard abasourdi, et me penche vers elle pour sentir sa respiration calme et profonde balayer mon visage. Je le prendrais presque mal, tellement elle est insouciante, à me croire parfaitement inoffensif pour elle à s'endormir sans arrière-pensées. J'en ai un paquet qui me viennent à l'esprit, subitement. J'aurais bien envie de lui faire payer en profitant d'elle à son insu, jusqu'à ce qu'elle daigne se réveiller. Je gronde bassement, agacé, parce qu'elle me tient encore par mes paroles. Fais chier.

Je fais demi-tour pour retourner à ma voiture, et la planter là. Avec un peu de chance, la marrée l'emportera avant que quelqu'un ne cherche à profiter de sa faiblesse passagère... Je pousse un profond soupir et reviens sur mes pas pour l'emmener avec moi, un bras dans son dos et l'autre sous ses jambes. Heureusement qu'elle dort, finalement. Je préfère me passer de commentaires alors que je l'amène à l'hôtel le plus proche pour y déposer mon paquet. Et je ne paie pas à sa place, 'faut pas déconner.
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