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Petite consultation en boîte de nuit : Innovons ça ne peut faire de mal à personne. [Eva Raederer]
MessageSujet: Petite consultation en boîte de nuit : Innovons ça ne peut faire de mal à personne. [Eva Raederer]   Jeu 10 Mar - 16:23

Souriant à une énième personne inconnue dans la foule, Soraya porte à ses lèvres un verre de wiskhy pur qui lui brûle l'oesophage à la première gorgée, la réchauffant de la tête aux pieds.
Petit mouvement de bassin et elle s'élance une nouvelle fois au milieu de la foule, verre à la main, enthousiasmée par le son qui lui donne envie de se déhancher en rythme.

Elle est arrivée ici il y a deux heures et il est encore loin de faire jour aussi elle en profite à fond, se défoulant comme une folle sans faiblir.
Soraya voit encore ses collègues venues en même temps qu'elle, mais le dernier verre qu'elle est partie chercher l'a conduite à s'éloigner de leur groupe sans que cela les inquiète particulièrement.

C'est donc un mètre soixante d'enthousiasme, moulé dans une robe noir bustier toute simple et portant des talons aiguilles, qui se jette dans la foule, essayant d'évoluer vers son groupe de copines sans trop marcher sur les pieds des autres danseurs.

 « Poussez vous, excusez-moi, pardon... Pardon pardon... Poussez-moi excusez-vous... »

Quelques orteils en moins pour les autres et autant de minutes plus tard, elle se remet à danser avec ses amies, se mouvant avec joie.
Rien de mieux pour relâcher la pression d'un service en overdose de boulot, que de sortir et s'éclater comme le feraient des jeunes filles de leur âge en temps normal dans une ville normale.
Sans parler du fait qu'elle découvre actuellement des recoins de Glasgow qu'elle ne connaissait pas, ou n'avait pas encore eu l'occasion de visiter.

Girls hit your hallelujah (ohhh)... Girls hit your hallelujah (ohhh)... Girls hit your hallelujah (ohhh)...

Hurlement de joie hystérique de Soraya qui est absolument fan de cette chanson, se retenant tout juste de trépigner. Ni une ni deux elle finit vite son verre cul sec pour aller le poser sur une table pas loin, se mouvant en épargnant personne, puis elle se laisse pleinement aller à la musique sur laquelle elle reproduit -elle et les autres dizaines de personnes de la boîte- la chorégraphie de la terrible chanson de Bruno Mars.

Un large sourire s'inscrit sur ses traits et ses yeux rendus pétillants par l'alcool laissent clairement paraître sa joie. Elle glisse sur le côté dans un mouvement magistral pour rejoindre une nouvelle fois son groupe d'amies -à croire qu'elle passe vraiment tout son temps barré ailleurs- en regardant droit devant elle sans laisser croire à de parfaits inconnus qu'ils pourraient accessoirement lui plaire.
En effet même si elle n'a rien contre eux, dans ce genre de boîte et en pleine nuit elle a trop de chances de finir en casse-croûte à vampire pour se laisser emmener dans un coin, même si c'est fait par un beau-gosse terrible. « Jamais le premier soir » prend tout son sens : on aime bien rencontrer son futur cher et tendre au grand jour histoire de tester sa résistance au soleil quand on ne veut pas finir en serviteur, dans ce monde-ci.

Pourtant un détail attire son regard et ses instincts de soignante prennent le dessus quand elle remarque qu'une jolie femme s'éloigne en se prenant la tête, sans doute pas dans une situation optimale.
Drogue ou tout simplement trop d'alcool ? On n'est jamais trop sûr. Les humains peuvent se révéler être de véritables pourritures et abuser d'une jeune femme ne les dérange en général pas.

L'infirmière en talons se dirige vers la demoiselle en question, se frayant un passage à la force des coudes pour arriver au plus vite auprès de la jeune femme.
Touchant doucement son épaule elle lui désigne la sortie de l'autre, hurlant pour se faire entendre et priant véritablement pour ne pas se faire envoyer bouler comme si elle était folle.

 « Vous vous sentez bien ? Il serait peut-être préférable d'aller prendre l'air ou de trouver un endroit tranquille pour faire quelques tests basiques parce que vous n'avez vraiment pas l'air dans votre assiette et j'aimerais autant pas que ça soit à cause d'un truc dans votre verre.  »

Bon ok elle a sûrement l'haleine d'une alcoolique finie et elle va certainement passer pour une cinglée. Aussi elle rajoute, un petit sourire embêté sur le visage.

 « Je suis infirmière et je n'ai pas pour habitude de laisser les gens se traîner jusqu'aux toilettes... Si c'est juste vomir qu'il vous faut j'ai une certaine expérience pour tenir les cheveux des autres... »
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MessageSujet: Re: Petite consultation en boîte de nuit : Innovons ça ne peut faire de mal à personne. [Eva Raederer]   Sam 12 Mar - 15:53

« James... James, c'est moi. J'ai besoin de prendre de tes nouvelles et de te parler, alors s'il te plaît... Rappelles moi. Dès que tu peux. Bisous, je t'aime chéri. »

Je raccroche, reste quelques instants là, immobile, à regarder l'écran du téléphone jusqu'à ce qu'il s'éteigne de lui même. Je suis sûre qu'ils m'ont mise sur écoute mais je m'en fiche ; je veux au contraire leur montrer que je n'ai rien à leur cacher. J'ai eu envie de m'acheter un téléphone jetable... Mais c'est trop risqué. Quoi qu'il en soit, James ne répond pas. J'appelle sur le fixe de la maison, sur son portable, il ne répond pas non plus. Depuis un peu plus d'un jour. Je veux bien qu'il y ait le décalage horaire et compagnie... Mais d'habitude, il répond. Il ne peut pas me laisser comme ça, sans lui, sans sa voix, sans nouvelles, sans répondre.. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit. Si je n'ai pas de réponse, c'est qu'il s'est passé quelque chose. Quoi ? Je n'arrive pas à le savoir. Est-ce qu'ils auraient osé faire quelque chose à ma famille, suite à mon échec ? Ils n'ont pas le droit non plus. Ils ne peuvent pas les toucher. Et non, ça ne rime à rien... Quand ils touchent à notre famille, ils se débrouillent pour qu'on soit au courant et qu'on en souffre le plus possible. Alors non, cette hypothèse n'est pas bonne, mais quoi alors... ? Je sèche. J'essaye de voir, c'est bouché. Alors j'attends, téléphone à la main. Petite table de resto, seule. Il fait nuit, et mes yeux se perdent dans le lointain, dans le ciel, par delà la baie vitrée donnant sur la rue : j'observe comment la lune est posée dans le ciel. Je l'imagine explosée comme une bonbonne remplie de sang, qui déverserait son liquide rouge sur la terre entière. Et les enfers...

Même quand j'ai les yeux ouverts, il y a quelque chose pour y faire référence.

Je deviens folle, oui, sûrement. Quoi qu'il en soit, la sensation de mes dernières visions est encore là, et elle revient à chaque fois que je ferme les yeux et que je me laisse glisser dans cet univers tout entier qui pulse dans ma cage thoracique. Les flots qui m'emportent. Tous les systèmes s’effondrent. Le soleil n'est pas encore mort, au plus profond de mes os, il illumine de l'intérieur. Il illumine un monde teinté de noir et de rouge, résonnant de cris lancinants, de détonations. Mais il brille encore un peu. Où allons- nous, comment y allons nous ? Ce futur sera peut être le nôtre. Ce futur peut être évité, sûrement. Comment ? C'est ce que je cherche. C'est ce que je ne trouve pas.

J'attends plusieurs minutes, espérant l'appel.. Qui ne vient pas. Pourquoi viendrait il plus maintenant qu'à un autre moment ? Je me lève brusquement de la table, ayant déjà payé pour un repas que j'ai fini il y a pas mal de temps. Je ne veux pas rentrer, je ne peux pas. Rentrer, c'est m'abandonner à des courants bien trop violents pour moi. De mortels venins m’imprègnent, des poisons qui me contrôlent. Le repos ne m'est pas permis. Qu'est-ce que je peux faire ? Pas grand chose. C'est alors que mon regard se tourne vers la porte communiquant entre les deux salles, le restaurant et la boîte de nuit. Le premier est presque vide, tandis que l'heure de gloire du deuxième est arrivée. Je m'y dirige, lentement, ne sachant pas bien ce que je faisais. Moi, en boite ? Oh, je savais danser, je faisais encore jeune, même si j'avais l'impression d'avoir des souvenirs comme si j'avais mille ans. On me laisse passer, pantalon noir moulant, petit talons, haut assez classe et cheveux lâchés. Je regarde un instant la salle, alors que la musique me perce les oreilles. Je m'approche de la foule, me laissant doucement aller au rythme de la musique.

Au bout de quelques minutes, j'ai tout simplement envie d'éclater de rire. Ils rient, ils dansent, ils chantent. Tout le monde fait la fête. Amusez-vous bien... Ce monde est sans issue. Sans autre issue que la Mort, la Destruction, totale, finale, définitive. Plus rien n'a de sens. J'arrête de danser, alors que tout refait sens dans ma tête. J'ai envie de rire. Je m'approche du bar, prend un verre, que je bois longuement, alors qu'un mal de tête persistant s'installe. Les bruits de la musique se confondent si facilement avec le Chaos de mes visions auxquelles je me suis abandonnée ces derniers jours... S'ils savaient, tous. S'ils savaient ce qui rôdait près de la faille vers les enfers, s'ils savaient ce que demain leur réserve. Je repose doucement mon verre de wisky, à moitié vide, prenant ma tête entre mes mains, regard baissé vers le verre. Je me lève, doucement, prenant la direction de ce qui me semble être les toilettes. Je suis fatiguée, je ne dors plus, je suis tendue, sans nouvelle de ma famille... Et les visions... Je suis fatiguée. Un contact sur mon épaule me fait sursauter, alors que mon regard se pose sur une jeune femme qui m'aborde. Gentiment, doucement. Je me mords la lèvre. Bravo Eva, bravo. Je me mords la lèvre, la regardant un moment sans broncher, jusqu'à ce qu'elle ait fini de parler.

« J'ai l'air si mal en point que ça ? »

Je hausse les épaules, essayant de parler assez fort pour qu'elle m'entende.

« Ne vous inquiétez pas, je... Tout va bien. C'est juste un petit coup de mou. J'ai bu juste un verre.... Je me sens bien, ne vous en faîtes pas, ça va passer. »

Sauf que mon regard incertain et mon petit tic nerveux ne doivent pas aider.

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MessageSujet: Re: Petite consultation en boîte de nuit : Innovons ça ne peut faire de mal à personne. [Eva Raederer]   Jeu 24 Mar - 14:12

Hum... Avoir l'air mal en point est encore un faible mot aux yeux de Soraya qui ne peut s'empêcher d'afficher une expression dubitative.
Les gens vont toujours bien jusqu'à ce qu'ils aillent très mal. On pourrait même extrapoler jusqu'à dire qu'il n'existe pas de réel milieu pour les êtres humains entre la bonne santé et l'agonie suprême -avec une mention spéciale pour un homme atteint d'un rhume. Ils ne vont pas chez le médecin, ne font pas les tests les plus basiques, et se retrouvent avec une migraine qui se transforme rapidement en une sacré saloperie qui peut les laisser sur le carreaux pendant des années lorsque cela ne les tuent pas.

Là, la jolie demoiselle affiche clairement un impression de fatigue et de douleur intense. Des cernes bleuâtres marques ses yeux, affichant clairement qu'elle ne doit pas passer les nuits les plus calmes possibles. Ce qui explique peut-être sa présence ici malgré un état d'épuisement manifestement assez avancé : les insomnies peuvent se révéler dévastatrices pour beaucoup de gens.

Soraya remarque également le tic nerveux et les traits légèrement tirés. Une femme qui se fait du souci pour quelque chose, à n'en point douter. A peu près comme le reste de la population, à vrai dire, depuis que la ville est à feu et à sang. L'infirmière a même vu arriver des cas de blessures par balle provoquées par des maris jaloux essayant de faire justice, ou bien uniquement par des personnes peu patientes ayant décidé de se débarrasser de leurs conjoints ou voisins. Dans le cas d'un conflit les gens en profitent pour régler leurs petits différents en espérant que personne ne le remarquera, et ça n'est pas toujours beau à voir.

Une bousculade dans la foule la pousse vers son interlocutrice, l'obligeant à se rattraper au bras de celle-ci pour ne pas se briser une cheville sur ses échasses. La boîte se remplit de plus en plus et les gens ne font pas toujours attention à ceux qui les entourent, les écrasant impitoyablement sous leur gros pieds d'ivrognes.

«  Pardon Mademoiselle. »

Pourtant elle ne lâche pas le bras de la dame, l'entraînant hors de la foule sans réellement lui demander son avis. S'affichant elle en position de faiblesse pour convaincre la demoiselle qu'elle ne fait pas ça parce qu'elle a pitié, mais plutôt en raison de cette foule trop compacte qui va finir par la jeter par terre. Ce qui n'est pas vraiment faux.

«  Venez s'il vous plaît, je vais finir en crêpe si je reste un peu trop ici, les alcooliques commencent à se ramener et ça va devenir un peu moins joli à voir. Et puis ça sera un peu plus facile pour parler plutôt que de devoir nous forcer à nous arracher la gorge pour nous faire comprendre. »

Une petite table un peu à l'écart, baignée de quelques spots colorés semble lui tendre les bras, et elle se dirige à pas sûrs vers ce lieu qui semble tout droit sorti de l'imagination de n'importe quelle fêtarde en talons aiguille. Une fois assise elle se lance, d'une voix douce teintée de son accent de frenchie qui s'assume.

«  Alors pour répondre à votre question vous avec l'air absolument épuisée. J'irai même jusqu'à dire que vous ne devez pas beaucoup dormir parce que quelque chose vous tracasse. En vérité si j'avais ma blouse blanche j'aurais déjà appelé le médecin pour qu'il vous examine car vous avez quelques tics nerveux et une dilatation des pupilles supérieure à la normale lorsque vous regardez des lumières, qui montre que vous ne devez pas être parfaitement consciente de ce qui vous entoure.  »

Petit sourire encourageant. Elle espère ne pas l'avoir vexée, après tout elle ne l'a pas vraiment traitée d'inconsciente à ne pas prendre en compte sans santé comme ça.
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MessageSujet: Re: Petite consultation en boîte de nuit : Innovons ça ne peut faire de mal à personne. [Eva Raederer]   Mer 30 Mar - 21:27

La boîte de nuit. Mauvaise idée. Ca va bien au début, mais ça n'étouffe pas longtemps ce qui dort au fond de moi. J'ai envie de rire en les voyant tous danser, boire, rire, s'amuser ensemble. Ca ne sert à rien. Ca ne sert à rien, les gars. Bientôt, ce monde ne sera plus qu'un amas de cendres baignées dans le sang de l'Humanité, éclairé par les sombres flammes de l'enfer. Ca ne peut finir que comme ça. Ou presque... Mais le mauvais pressentiment ne me quitte pas : on est mal partis pour échapper à cette fin. Je n'arrive pas à décrypter toutes mes visions, pas encore. Elles ne sont pas assez précises. Sûrement la réponse, la solution au chaos s'y cache t-elle... Mais pour l'instant, je n'ai que ce pressentiment. Et il est tenace. Surtout depuis que j'ai vu la créature immonde toute droit sortie de la brèche vers les enfers fouler notre terre... Elle y a déposé sa crasse, elle a insufflé un peu plus de terreur dans l'athmosphère. L'enfer a pris racine, sans que personne ne s'en aperçoive vraiment. Ca a déjà commencé. Alors oui, j'ai envie de rire en les voyant. Je me dis aussi qu'ils ont peut être raison, même s'ils ne le savent pas. Si nous sommes réellement tous condamnés, autant noyer le peu de temps qu'il nous reste dans l'alcool, la musique, la décadence ? Oublier... Moi, j'aimerai simplement être auprès des miens. Les revoir au moins une fois... Il ne peut rien être arrivé à James et à Cassy, ce n'est pas possible. Pourtant, ils ne répondent pas, et moi, je veux les voir... Je veux les voir. Ou juste les entendre. Savoir qu'ils sont vivants, là, quelque part sur cette terre, pas loin, pas très loin. Moins loin que les enfers. Sauf que je ne peux pas. Je ne peux rien faire, bloquée en écosse, emportée par des images qui me hantent, se superposent à la réalité. J'ai des œillères, je suis aveugle, je ne vois rien, je ne sais rien. Je sais seulement qu'un futur sombre nous attend, qu'il y a déjà commencé. C'est peu... Je n'arrive pas à comprendre. Je sens que je m'éloigne peu à peu de mon monde réel, que mes yeux se ferment, alors qu'à l'intérieur, les vannes s'ouvrent vers le futur. De nouveaux yeux s'ouvrent en moi, plus grand. Et les miens ne me répondant plus, amincissent également les lambeaux qui me maintiennent dans la réalité actuelle.

Tenter d'oublier, de lâcher prise pour un soir. J'en ai besoin, je le sais. Pas beaucoup de boulot ; j'ai bouclé le gros l'autre soir, il ne me reste plus que des détails à régler pour tous les communiqués de presse que désirait la reine vampire. Je n'ai rien à faire. Personne ne m'attend. Alors j'essaye. Je crois que ça marche au début, puis ça dérape alors que je vais boire un verre. Je suis trop fatiguée. Je dois dormir... Je n'y arriverai pas, ou pas longtemps en tout cas. Rien ne sera là pour m'apporter le véritable repos dont j'ai besoin. Je m'éloigne, me disant que de toute façon, avec la foule et le bruit, personne ne fera attention à moi. Qui s'occuperait d'une pauvre inconnue qui s'éclipse rapidement vers les toilettes ? Ils sont tous trop occupés pour cela.

Non, pas tous.

Le contact me fait réagir, mais je me retiens de blesser mon interlocuteur. Non, interlocutrice, c'et une femme. Pourquoi ? Pourquoi vient elle vers moi ? Ne veut elle pas faire comme tout le monde et juste danser de tout son corps et de toute son âme pour oublier la monotonie de son quotidien ? Non ? Elle vient me voir, veut m'aider. M'aider ? JE n'ai pas besoin d'aide. Pas d'inconnus, en tout cas. Une bousculade la projette littéralement sur moi, et elle se rattrape à mon bras. Ne le lâche plus. Elle en profite pour m’entraîner à l'écart sans que je puisse protester. Si, je pourrais, en lui infligeant par notre point de contact physique une grosse vague de douleur mais... je n'en n'ai pas envie. Je ne suis pas d'humeur à blesser, ce soir. Pas d'humeur à faire la conversation non plus... Pourtant, il faut qu'elle comprenne que je n'ai besoin de rien ni personne. Je pousse un léger soupir.

« Puisque vous ne me laissez pas le choix... »

Je la suis jusqu'à une petite table à l'écart. Je m'assois face à elle, la dévisage. Jeune, les traits fins. Elle parle avec un accent dont je n'arrive pas à déterminer l'origine pour le moment. Je la fixe de biais, alors qu'elle me fait la liste de tout ce qu'il ne va pas chez moi. Non, vraiment ? Elle est peut être dans le vrai sur le début, par contre, le dernier point...

« Vous exagérez tout de même un peu, mademoiselle. Je reconnais être fatiguée et tendue, mais je vous assure que je suis parfaitement consciente du monde qui m'entoure. »

Peut être un peu trop, même... Je reprends, une pointe d'ironie dans la voix.

« Et alors, qu'est-ce que vous allez faire, docteur ? Me faire évacuer et m'amener aux urgences parce que je suis 'épuisée, tracassée et nerveuse' ? »

Je hausse les épaules.

« Mon cas ne vous regarde pas de toute façon. Et si vous comptez faire votre boulot dans cette boîte, vous allez avoir du pain sur la planche : je reste à mon avis un cas très léger à côté de certains. Ne venons nous pas un peu tous ici pour oublier quelque chose ? »

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