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ABY&AARON ¬ time to say... hello ?
MessageSujet: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Sam 8 Aoû - 18:57

Pas réellement évident d'être professeur et de répondre aux questions sur les vampires sans prendre position. Je cherchais un livre sur les vampires justement, pour les enfants ce n'était pas ce qui manquaient certes mais je me voyais mal expliquer à des enfants de six ans la véritable nature des vampires. Il était compliqué de leru faire comprendre certaines choses alors que beaucoup avaient des parents qui avaient combattu aux cours des années Sanglantes. J'enseignais depuis maintenant plus d'un an dans cette classe, je voyais encore mes élèves que j'avais eu en tant qu'assistante. Dans le rayon des contes fantastiques, je finis par trouver un livre qui pouvait correspondre à ce que je souhaitais enseigner aux enfants. La tolérance. C'était quelque chose que j'avais apprise à mes dépens et notamment suite aux altercations que j'avais eu de nombreuses fois avec mes parents. La tolérance et leur façon de voir l'étrannge et le surnaturel n'étaient pas la même chose que moi.

La tolérance avait été pour moi quelque chose d'important et on ne pouvait pas renoncer à recevoir quelqu'un qui souhaitait s'intégrer sous prétexte qu'il était différent. En me relevant du bas du rayon sur lequel j'avais enfin trouvé le livre. Je me relevais donc pour tomber nez à nez avec Aaron dis-je un peu surprise de sa présence. Mais en même temps ravie. Il avait été celui qui m'avait aidé lors du spectacle de fin d'année pour Noël justement. Comment vas tu ?
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Ven 14 Aoû - 23:45

Time to say... Hello ?

 


Je n’étais pas réellement motivé à l’idée de devoir aller à Glasow et après un conflit intérieur très fatiguant j’avais pris la décision de m’y rendre. De toute façon je ne risquais pas de la croiser puisqu’elle avait quitté la région… le pays ? le continent ? Je n’en savais foutrement rien à vrai dire et je m’en fichais royalement ou presque. La tristesse que je ressentais après son départ s’était transformé en colère et je n’aimais pas plus ce sentiment. Bref, tout ça pour dire que j’avais choisi de me rendre à Glasgow avec une direction bien précise… La Mitchell Library ! C’est un des centres culturels les plus importants de la ville. Il dispose de dizaines de milliers d'ouvrages, et on y organise régulièrement toutes sortes d'évènements culturels… C’est d’ailleurs lors de l’un de ces derniers que j’avais eu l’occasion de découvrir les lieux et que j’étais tombé sous le charme.
Arrivé sur place j’oubliais ma colère et je retrouvais le sourire. Je n’étais sûrement pas un écrivain mais un lecteur, ah ça oui ! Je trouvais que c’était un moyen comme un autre de voyager et de découvrir… De plus la littérature m’avait toujours aidé à travailler mon imagination ce qui n’était pas rien quant on devait dessiner des êtres imaginaires… s’ils l’étaient encore ! Enfin, je n’avais jamais croisé de licorne ou sirène pour le moment pour me servir de modèle. Le nom de la dernière créature me provoqua un pincement au cœur mais je pensais très vite à autre chose…

Pensivement je vagabondais jusqu’à la rangée fantastique en espérant y trouver un bouquin parlant de fées. J’avais accepté un projet assez difficile à imaginer pour un homme ! Repeindre de façon très personnalisée la chambre d’une petite fille malade clouée au lit. Alors que mon regard vagabondait sur les différents titres de livres, l’un d’eux attira mon attention « La métamorphose ». Mon regard s’assombrit avant que j’entende mon prénom prononcé par une blonde qui se relevait après avoir prit un roman en bas de l’étagère.
Mon attention se posa immédiatement sur la jeune femme que je connaissais et appréciais ce qui eu le don de me faire sourire et oublier le bouquin.



- Aby…gaëlle ! dis-je après hésitation car je ne savais pas si elle aimait les diminutifs. Je vais bien ! Et toi ? Je marquais une légère pause et penchais la tête pour lire le titre du livre qu’elle tenait. Tu mènes une enquête que les vampires ? demandais-je en souriant.




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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Sam 15 Aoû - 16:57

Time to say hello ?
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Rencontre inopinée dans une librairie, Aby est en train de chercher un livre sur les vampires pour ses petits élèves tandis qu'elle tombe sur un bon ami.

Recherche le livre parfait pour mes petits chérubins n'étaient pas forcément évident quand on y pensait. Ils avaient entre 6 et 7 ans, alors il fallait continuer à les faire rêver mais en même temps ils n'étaient pas complètement stupides et ils posaient souvent des questions dignes de celles des adultes. Alors même si je ne voulais pas les voir grandir trop vite ça ne servait à rien de leur faire croire que la cigogne avait posé le bébé dans le berceau disons qu'il fallait être un peu plus subtile sans totalement mentir. Sur le sujet des vampires aussi, et encore plus délicat je me demandais comment j'allais axer mon cours. Sur la tolérance chose qui me tenait très à coeur non seulement mais également, sur leur imaginaire. Leur imaginaire aux enfants étaient la chose la plus importante qu'il ne fallait pas détruire absolument pas. Grâce à eux, on voyageait à travers un pays qui était bien méconnu pour les adultes que nous étions. Disons que nous avions perdu cette habitude de rêver et dans l'imaginaire que nous avions perdu suite au fait de devenir un adulte. En travaillant avec des enfants je m'en étais rendue compte un peu comme ça, sans vraiment le vouloir. Mais chaque jour était un bonheur.


D'ailleurs en parlant de bonheur en me relevant je tombais sur un ami à moi, enfin disons qu'il m'avait bien sauvé la mise il y a quelques mois. En acceptant de jouer le photographe pour mes petits chérubins il avait réussi à leur offrir un souvenir à eux tout comme à moi d'ailleurs. Ca semble étrange à raconter, mais avoir eu l'album quelques semaines après du spectacle de Noël m'avait rempli de joie. C'était un peu subjectif bien sur, mais cela faisait bien d'avoir quelqu'un d'aussi passionné dans son métier. Aby…gaëlle ! Je souriais quand il tenta une approche par le diminutif avant de prononcer le prénom en entier. Quand j'étais plus jeune il était vrai que les gens prononçaient rarement mon nom en entier, premièrement parce que ce n'était pas un prénom écossais mais plutôt breton et d'origine française et puis la fin n'était pas évidente pour un enfant écossais. Il n'avait pas habitude pour entendre ce genre de son. Je vais bien ! Et toi ? Il marqua une pause, relativement concentré sur le titre de mon livre. Tu mènes une enquête que les vampires ? Une enquête sur les vampires. Non, oui... Enfin pas exactement. dis-je en tournant le livre dans tous les sens. En fait les enfants posent pleins de questions sur les vampires. Et je préfère leur présenter avec un conte un peu fantastique plutôt que de balancer toute la vérité d'un coup. Je pense que la question est suffisamment houleuse chez certaines familles, ce n'est pas intéressant de leur en remettre un coup à l'école non ? Sans quoi, je vais bien et toi ? Que fais-tu dans le monde fantastique des livres ? dis-je en montrant du doigt le livre qu'il avait dans les mains. Oh et puis tu peux dire Aby si tu le souhaites.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Sam 29 Aoû - 19:07

Time to say... Hello ?

 


Ma vie sociale n’était pas très mouvementée ces derniers temps… Toutes les personnes avec qui je passais du temps étaient en rapport avec le boulot et lorsque ce n’était pas le cas c’était que j’avais rencontré ces amis par hasard. Constatation aussi triste que véridique et j’en avais encore la preuve aujourd’hui alors que je venais de croiser Abygaëlle. Il fallait que je me reprenne en main et que je sorte de nouveau ! Ce fut avec cette bonne résolution en tête que je saluais la jeune femme pour qui j’avais travaillé en décembre. J’étudiais ensuite le livre qu’elle tenait et l’interrogeais à ce sujet.
Pour ma part je m’étais beaucoup renseigné sur les vampires quand ils avaient fait leur grande entrée sur scène mais depuis que j’avais pu en rencontrer en chair et en os je m’étais rendu compte que tout n’était pas vrai dans les bouquins. Enfin, les données de l’époque n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui.

Je souris en entendant la blonde me dire que les enfants lui posaient plein de questions sur les vampires. C’était de leur âge ! La curiosité et le désir d’apprendre tout en rêvant… D’ailleurs l’idée du conte pour leur expliquer me semblait pas mal du tout. Je tiquais ensuite en entendant la fin de ses paroles. Effectivement, tout le monde n’avait pas l’esprit ouvert ! Certains voyaient les vampires comme des dieux vivants et d’autres comme des monstres sanguinaires. Oui, pour certaines personnes il n’y avait pas de juste milieu.



- Les enfants ont l’esprit beaucoup plus ouverts que les adultes ! déclarais-je simplement. Dommage que certains se fassent embobiné dès leur plus jeune âge par des parents extrémistes. Les vampires comptent dans leur rang des bons et des mauvais, comme pour nous. Tu ne crois pas ? Je marquais une pause en souriant. Commence aussi les recherches sur les Loups, parce qu’ils sont peut-être le prochain centre d’intérêts des bambins de ta classe.


Je regardais ensuite le bouquin que je tenais entre les mains et que j’avais complètement zappé… Je ne me souvenais même plus l’avoir pris et je fus soulagé de constater qu’il ne s’agissait pas de « La métamorphose ». Le livre était le deuxième que j’avais regardé et parlait principalement des créatures dites ‘‘féériques’’ telles que les fées, sirènes, licorne et j’en passe.


- Je cherche des renseignements sur les fées, les sirènes et autres créatures magiques plaisant aux petites filles. Du moins d’après ce que je crois !? déclarais-je à moitié sous forme de question. J’ai été contacté par une jeune maman qui voudrait que je repeigne la chambre de sa fille malade afin qu’elle puisse avoir l’impression de sortir sans que cela ne soit le cas. Puis une idée me vint… Tu pourrais me filer des idées tu pense ? Après tout tu travaille avec des petites filles ; tu dois savoir ce qu’elles aiment et détestent en général. S’il te plait ? ajoutais-je avec un sourire adorable.


Aby pourrait même tenter d’en apprendre plus via les fillettes de sa classe en leur demandant durant un cours non ? Oui, je trouvais mon idée pas mal et je pourrais même demander l’avis de la jeune femme lorsque j’aurais créé le croquis de la future fresque murale.





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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Dim 27 Sep - 17:49

Abygaëlle T. Hermann a écrit:
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Rencontre inopinée dans une librairie, Aby est en train de chercher un livre sur les vampires pour ses petits élèves tandis qu'elle tombe sur un bon ami.

Ma vie sociale n’était pas très mouvementée pour être tout à fait honnête avec vous. Bien au contraire, elle se résumait généralement aux enfants que je gardais près de six heures par jour dans ma classe de cours. Ce n’était pas toujours évident d’avoir des discussions avec des jeunes enfants situés entre six et dix ans. Donc discuter de sujets aussi sérieux, comme la problématique des vampires ce n’était en aucun cas la chose la plus évidente. Je me voyais mal leur expliquer toutes les problématiques sur lesquelles tournait cette géopolitique territoriale que même les humains avaient du mal à comprendre. Alors expliquer cela à des enfants qui ont encore tous leur imaginaire à développer non. Je ne pouvais que passer par les histoires et tenter de leur faire comprendre que la différence c’était le bien mais que parfois pour accepter cette différence il fallait passer par de nombreuses étapes difficiles. On ne pouvait pas tout avoir comme cela sur un plateau ce serait bien trop facile et pour ça plusieurs enfants l’avaient déjà bien compris. Bien évidemment en passant par les histoires je ne pouvais pas non plus leur faire passer les images véridiques c’était sûr que tout cela serait un peu faussé, mais au moins je pouvais leur ouvrir l’esprit ce qui était le plus important à mes yeux. « Ayant eu des parents, en les ayant toujours d’ailleurs, sur les bords extrémistes je vois de quoi tu parles et je sais déjà ce que je risque de me prendre comme remarques. Mais au moins j’aurai fait mon travail et si ça ne leur plait pas, ils n’auront qu’à changer leurs enfants d’école, je suis les instructions et je suis le plus neutre possible on va dire. » Dis-je sur mon ton calme et posée. Dans mes paroles, je n’étais jamais agressive bien au contraire. J’avais pour habitude de garder cette voix douce. Mais le problème que soulevait Aaron était un souci quotidien sur lequel je ne pouvais que me butait. Je ne pouvais pas faire autrement. Je savais pertinemment que j’aurai des parents qui allaient monter au quart de tour, mais qu’est-ce que je pouvais faire. Le gouvernement ne prônait pas la mise à mort des vampires, bien au contraire, nous étions plutôt pro intégration dans cette optique. « Je me prépare déjà mais je ne sais pas trop quoi leur raconter sur les loups. Mais je ne trouverai cela reste encore un minimum mon travail de trouver des choses à leur apprendre. » Surement que je retournerai dans les contes de fée. Le problème des contes de fée c’est que nous avions généralement l’image du grand méchant loup ce qui n’était pas facile d’exploitation.

Je regardais donc Aaron m’inquiétant de son intérêt d’un coup pour les fées et les petites sirènes, à part si sa copine attendait prochainement une petite fille. Je ne savais même pas si le jeune homme avait trouvé quelqu’un dans sa vie. « C’est bien. Enfin une belle initiative de la part de sa maman, ce n’est pas évident d’avoir un enfant malade et c’est beau ce qu’elle fait. Des idées ? Erhm oui, j’en ai quelques-unes, en même temps ma sœur a déjà dix ans de moins que moi donc je me souviens bien de sa chambre d’enfants. » En 2017, qu’est-ce qu’aimait les petites filles ? Très bonne question. Toujours les fées et les princesses bien évidemment mais l’image que j’avais à 5 ans n’était plus tout à fait la même, tout était beaucoup plus moderne. « Je pourrais voir avec Shirley et Tania, elles sont folles de princesses et de fées en tout genre. Ca ne peut qu’être un plus. Après c’est vrai qu’elles aiment ce qui est féérique un peu comme les forêts des contes de fée. » Dis-je avec un sourire en répondant à son sourire de chat Potté digne de Shreck un dessin animé d’il y a bien une dizaine d’années maintenant. « Mais je me renseignerai. Je te dirai ce qu’il en est ! Et sinon à part ce projet tu as d’autres choses ? » Je tentais de me renseigner un petit peu en sachant que la fête de fin d’année approchait assez rapidement aussi.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mer 30 Sep - 10:06

Time to say... Hello ?

 


Le hasard faisait les belles rencontres et aujourd’hui encore c’était le cas. Il y avait peu j’avais eu la surprise de croiser Ania et aujourd’hui c’était Aby. Je m’entendais bien avec ces jeunes femmes que je considérais comme des amies mais malgré cela je ne me serais jamais permis de les appeler pour boire un verre ! Par peur de déranger peut-être ou parce que cela était dans ma nature. J’avais toujours été quelqu’un de solitaire même si j’étais très sociable lorsque j’étais en groupe. Si cela n’avait pas été le cas jamais je n’aurais pu exercer mon métier… Cependant, il allait falloir que je change mon comportement personnel, que j’aille plus vers les autres ! Pas tout le monde car cela était dangereux de nos jours mais vers les personnes que je connaissais et que j’appréciais. Autant commencer ce travail sur moi de suite…
Je souris à la blonde lorsqu’elle me parla avec conviction de son travail et des remarques que certains parents pourraient lui faire. Elle aimait ce qu’elle faisait et ça se voyait ! Et visiblement elle faisait bien son travail car elle allait répondre à ses élèves sans prendre de parti-pris. C’était la base de l’enseignement selon moi… Ne pas se positionner d’un côté ou de l’autre. Que cela concerne les guerres passées mais aussi la situation actuelle concernant les créatures surnaturelles.



- Le principal c’est que tu exerce ton métier comme il te semble juste car il y aura toujours des personnes pour être médisantes de toute façon, quoique tu fasses, répondais-je en toute sincérité. Et puis pour t’avoir vu à l’œuvre je peux dire que tu fais un travail formidable avec les petits, ajoutais-je en souriant.


J’avais eu le plaisir de l’aider sur un projet et j’avais donc du passer du temps dans sa classe… Abygaëlle était vraiment merveilleuse dans son rôle d’institutrice ! Travailler de nouveau avec elle ne me dérangerait d’ailleurs absolument pas. Au contraire ! Et déjà une idée me venait alors qu’elle parlait des loups. Si elle comptait se servir des livres elle aurait sûrement plus de mal à trouver un bouquin où l’animal n’aurait pas le méchant rôle. Inventer une histoire était donc une idée intéressante.


- Cela ne va pas être simple de trouver des livres de contes où le loup tient le bon rôle, déclarais-je. Le plus marrant serait d’inventer une histoire. Je pourrais même te faire les dessins d’illustration, ajoutais-je en souriant. Enfin, si t’es intéressée bien sûr.


Puis nous en venions à parler de moi et de ma présence dans la bibliothèque. Je lui expliquais alors l’un des projets que j’avais en cours et demandais à Aby de l’aide. Ce n’était pas tout les jours que l’on me demandait que refaire la chambre d’une petite fille malade.
Je n’avais aucun doute concernant le fait qu’elle pourrait m’aider. Elle travaillait avec des enfants qui avaient à peu près le même âge que la petite malade. Je l’écoutais tandis qu’elle m’expliquait que l’enfance n’était pas loin pour elle puisque sa cadette avait dix ans de moins qu’elle. Elle confirma mes pensées et je sus que plusieurs de mes croquis pourraient faire l’affaire. Cependant je voulais que ce projet soit une réussite totale, pas forcément pour moi mais pour la petite Léa.



- Tu pourrais demander à tes élèves de dessiner la chambre de leur rêve… Avec l’imagination qu’ont les enfants je suis certain qu’ils pourraient me fournir d’excellentes idées, déclarais-je avec un sourire. Je marquais une pause. Oui, j’ai plusieurs projets et événements à venir. Les basiques du genre mariages, baptêmes, départs en retraite et soirées mondaines. Quoique… J’ai aussi une fête de divorce. Je ne savais même pas que ça existait ! expliquais-je perplexe.


Je ne vous raconte pas la tête que j’avais faite lorsque le couple avait débarqué pour me dire en quoi allait consister mon travail pour eux. Enfin, ils faisaient ce qu’ils voulaient ! Mieux valaient qu’ils se séparent si cela ne marchait plus entre eux. Mais je ne m’attardais pas sur ces pensées.


- Ah oui ! Et je cherche aussi une personne pour gérer ma galerie. Tu ne connais personne qui pourrait être intéressée ?


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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Ven 16 Oct - 1:23

Exercer un métier, surtout un métier avec des avis de la part d’autres gens, ce n’était jamais vraiment facile. On était sans cesse juger et souvent critiquer pour ce que nous faisions ou ce que nous ne faisions pas. Bien évidemment les trois quarts du temps je suivais le programme qui m’était imposé par le gouvernement. Nous ne pouvions pas inventer non plus comment apprendre à lire et à écrire aux enfants. Mais il était vrai que sur les méthodes d’apprentissage pouvait varier d’une école à une autre. Quand nous avions votre progéniture, ce n’était jamais simple de faire plaisir à tous. Certains dont l’enfant était l’ainé étaient particulièrement protecteurs avec leur bébé à peine sorti des couches (et pourtant à six ans, nous espérions qu’il soit propre depuis longtemps) et d’autres laissaient tout gérer à l’enfant. Au point que parfois, nous nous retrouvions dans une situation un peu délicate. Tous les enfants étaient différents, il fallait savoir gérer les conflits entre les méthodes d’apprentissage des enfants. Ce n’était jamais facile. En commençant ce métier j’étais partie du principe que faire plaisir à tout le monde était juste ingérable, il fallait satisfaire un maximum de personnes et le plus important était le bien-être des enfants.

« Merci je suis rassurée que tu penses cela, d’un point de vue autre que les parents. En même temps c’est normal je pense que je serai pareille quand j’aurai des enfants, enfin si j’en ai un jour on va dire plutôt. » Je n’étais pas autant persuadée d’avoir des enfants plus tard, ou plutôt d’en vouloir. Je vivais plutôt bien la situation actuelle mais je ne voulais peut être avoir peur pour mes enfants plus tard. Après tout la société avait bien changé depuis plusieurs années maintenant et il était juste de dire que ce n’était pas non plus la période la plus sure du monde non plus. Est-ce que je voulais faire subir cela à mes enfants ? Je ne savais pas. Je voyais le comportement de mes parents avec ma plus jeune sœur de 15 ans, et surtout au cours des années sanglantes. C’était la paranoïa qui prenait le dessus. « Oui. Oh. Tu sais que depuis tout à l’heure je me demande si tu n’aurais pas du devenir instituteur. » Son idée était tout simplement excellente le fait de faire des dessins d’illustration pour montrer aussi que les loups n’étaient pas forcément des bêtes sanguinaires et sans pensées justes. « Bien évidemment que je serai intéressée et ravie de retravailler avec toi. » dis-je avec un sourire. Je ne pouvais pas me plaindre du travail d’Aaron bien au contraire, il était quelqu’un de particulièrement sérieux et attentionné dans ce qu’il faisait. D’autant plus que je savais que la première fois que j’avais travaillé avec lui cela avait été un plaisir donc je n’étais pas contre renouvelé l’expérience. « Oui. Je verrais avec eux. Normalement ils adorent cela en plus dessiner, ça peut les occuper pendant une après-midi entière, je regarderai dans mon emploi du temps, mais je devrai trouver un créneau dans la semaine. » Puis il m’évoquait ses différents projets « Une fête de divorce. Pourtant ce n’est pas vraiment joyeux un divorce ? Enfin dans ce que j’ai pu voir de mes amies dont les parents divorçaient. Etrange concept, mais ma foi c’est qu’ils le prennent bien je suppose. » Une fête de divorce ce n’était absolument pas attendu pour le coup.

« Oh la. Non, mes connaissances se limitent à mes collègues en ce moment. Mais je pourrais toujours voir avec eux s’ils connaissent quelqu’un dans la gérance ou apte à tenir une galerie. Je ne suis pas d’une grande aide en ce moment en fait je crois. »
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mer 28 Oct - 21:43

Time to say... Hello ?

 


J’étais quelqu’un d’assez solitaire depuis toujours… On ne peut pas être bien en société quand on aime autant la nature et les grands espaces ! Pourtant je n’étais pas un ermite non plus et si certains en doutais je m’en rendais parfaitement compte lorsque je me retrouvais face à des personnes comme Charlie, Emma ou, comme en ce moment Abygaëlle. Le contact était bien passé entre elle et moi et il s’était renforcé lorsque nous avions travaillé ensemble. Il faut dire que j’étais admiratif de son travail, de cette patience dont elle savait faire preuve envers les enfants mais aussi à l’égard des parents. Car il fallait le reconnaître, ceux qui était le plus difficile à gérer était les parents visibles. J’avais moi-même pu m’en rendre compte.
Voilà pourquoi je n’hésitais pas une seule seconde à rassurer Aby quant au fait qu’elle réalisait un merveilleux travail. Pour ma part je n’en doutais pas le moins du monde, comme je ne doutais pas qu’elle ferait une excellente maman, si elle avait des enfants comme elle venait de le dire. Et ça, ce n’était pas sûr ! Aby est une personne de réfléchie et par les temps qui courent je n’étais pas sûr que donné vie à un enfant soit un cadeau. Le chaos est trop présent…



- Je dis ce que je pense, répondis-je en souriant. Je pense que moi aussi je serais pareil si je venais à vouloir des enfants… Enfin ! En vue du contexte actuel je ne pense pas que cela soit une bonne idée, ajoutais-je pensif. Mais bon… quoiqu’il en soit il faut être deux, donc la question ne se pose pas, terminais-je sur une note plus légère.


Il y avait bien assez de noirceur et de mauvaises nouvelles aux informations et autour de nous pour que je n’aie pas envie d’en rajouter une couche. Et puis une idée m’était venue à l’esprit concernant les cours qu’Aby aurait pu faire sur les loups et je m’empressais de lui en faire part. J’avais déjà plein d’images positives de cette créature à laquelle je pourrais donner au travers d’une histoire.
Je sourire au compliment d’Abygaëlle et à sa réaction… Ma joie ne se désemplie pas lorsqu’elle ajouta qu’elle serait ravie que nous travaillions de nouveau ensemble. Si cela venait à se faire je savais que je travaillerais dans la bonne humeur et entouré de petits bambins qui n’avaient pas encore perdu la magie de l’imagination
.


- Moi ? Instituteur ? ça ne m’est jamais venu à l’idée malgré toutes les sorties de classes, fêtes de fins d’année et autres anniversaires que j’ai pu faire, déclarais-je. Mais en y réfléchissant bien je ne sais pas si j’aurais la patience… avec les parents, précisais-je amusé.


Je lui demandais ensuite de l’aide via ses élèves concernant une petite fille. Je devais repeindre sa chambre de façon à ce qu’elle devienne un lieu magique et même si cela était dans mes cordes je n’étais pas contre quelques conseils. J’avais moi-même été un enfant débordant d’imagination et cette dernière ne m’avait pas quitté… Cependant, une petite fille malade et privée de sortie n’avait sûrement pas les mêmes rêves que j’aurais pu avoir à son âge.
Je poussais donc un soupir de soulagement lorsque la jolie blonde accepta mon idée. Elle allait m’être d’une grande aide tout comme ses élèves. D’ailleurs je pensais à une chose dont je lui faisais part après l’avoir remercier sans avoir loupé son avis sur les fêtes de divorce. Je haussais légèrement les épaules d’incompréhension.



- Merci ! T’es géniale. Sinon en parlant de tes élèves, je pourrais passer vous faire un coucou. Enfin, si t’es ok ! J’ai ramené de superbes photos de la faune et la flore Canadienne en hiver faites par mes soins durant les fêtes de fin d’année. Ça peut facilement être incorporé à un cours de géographie, dis-je avec un merveilleux sourire pour m’incruster. Je marquais une pause… Et oui, pour en revenir à mes projets, j’ai bien une fête de divorce. La terre ne tourne plus très rond car même s’il se passe bien je trouve ça bizarre de fêter un divorce… C’est tout de même un échec en quelque sorte. Enfin bref… Je ferais ce qu’on me demande, faire des photos !


Abygaëlle m’avoua ensuite ne pas pouvoir m’aider concernant ma recherche d’une personne pour la gérance de ma galerie. D’un bref et léger signe de la main, je lui indiquais que ce n’était pas grave.


- Oh y’a pas de soucis. J’en parle autour de moi quand je le peux. Je bouche à oreille fait parfois des merveilles ! Par contre je constate que c’est pas joyeux ce que tu me dis… Tu ne vois pas grand monde, déclarais-je sans avouer que j’étais dans le même cas. Il faut sortir et s’amuser. Ou tout simplement passer boire le café ! ajoutais-je amusé. Je ne mords pas et je cuisine assez bien, expliquais-je pour ne pas me vanter.




Hrp:
 

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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Dim 1 Nov - 23:06

Le contexte actuel n’était pas propice à avoir des enfants. Même si j’arrivais à cet âge où le désir de devenir maman était important. Mais aussi savoir et faire le juste choix. Quand on veut devenir mère, on devait prendre plusieurs contreparties. Tout d’abord la vue financière, j’étais seule et mon salaire d’institutrice ne me permettait pas de tenir aussi longtemps que nous voulions pour deux en tout cas. Et puis le fait d’être seule et de ne pas avoir de père, était à ce jour aussi un point négatif. Enfin le contexte géopolitique ne me donnait en aucun cas envie de tomber enceinte et de mettre en danger la vie de mon enfant. Pouvions-nous prendre cette initiative pour un bébé ? Non, je ne pense pas. Nous étions obligés aussi de penser à nous, trop de problématiques en somme. Mais on ne pouvait pas non plus se buter à cela. Une, ou deux raisons positives un jour feront surface et alors nous serions prêts à devenir parents l’un comme l’autre avec une personne qui nous ressemblait sans aucun doute. Aujourd’hui beaucoup d’éléments faisaient que c’était un peu compliqué, et puis nous étions jeunes encore d’une certaine manière. 25 ans à peine passés, nous devions aussi voir que nous pouvions vivre encore des années, et ce n’était pas parce qu’un enfant ne pointerait pas son nez maintenant que nous n’en aurions jamais. Les conditions n’étaient pas réunies à ce jour, pour que nos histoires puissent donner lieu à des enfants. Peu importait tout cela n’était pas la discussion du jour pour autant même si nous tournions beaucoup autour des enfants. Après tout nos deux métiers avaient aussi ce rapport, nous avions un rapport avec les enfants plus ou moins directs. Peut-être que oui, j’avais été plus cette chance aussi c’était certain.

« Oui, non. Enfin. Je pense que oui, je serai pareille, mais en même temps c’est différent, c’est tes enfants. Mais après je pense qu’au vue de ma profession je finirai peut être par comprendre que la pauvre institutrice qui est devant moi ne peux pas tout faire pour être derrière un enfant pendant 8 heures. J’en sais rien, en fait. Et puis comme tu dis, moi non plus je ne vais pas faire un bébé toute seule non plus. » dis-je avec un sourire. C’était un peu plus compliqué comme situation on ne pouvait pas inventer une famille comme ça. On ne pouvait pas décider comme cela.

Puis nous en venions à parler de ma profession et de la patience qu’il fallait avoir avec les parents. Drôle de spécimens quand même ces gens, à la fois si gentil mais aussi toujours prêt à nous dire que quelque chose ne va pas. Enfin quand tout va bien c’est parfait dès qu’il y a un truc qui ne va pas, autant vous dire que c’est pour vous et votre poire. Il n’y a aucun risque là-dessus. Ou si justement pour vous, il y a un risque important, disons cela n’en viendra jamais aux mains normalement, du moins jusqu’à maintenant je n’avais pas eu ce problème. « Ah les parents, les parents. Tes meilleurs alliés et tes meilleurs ennemis à la fois. » dis-je en lui tapotant l’épaule en compassion avec ce que je vivais à chaque réunion parents professeurs. Ce n’était jamais le meilleur moment pour les parents surtout avec un enfant turbulent alors pour les enseignants, parfois cela se révélait bien plus compliqué qu’annoncer à la base. « Oh oui, en plus je leur fais étudier l’Amérique en ce moment, ça tombe parfaitement bien, mais en Histoire par contre, mais ce sera parfait, tu es libre comment pour qu’on prépare un peu le cours ensemble peut être enfin si tu as du temps non ? »

La timidité et la peur de déranger toujours la même chose. J’aimais tellement que mes cours soient bien ficelés et que tout aille dans le bon sens que d’une certaine manière ça me permettait en plus de voir en avant-première les photographies d’Aaron et cela je ne disais pas non. La patience ? Aucune me concernant, ne cherchez même pas à comprendre, cela faisait des années que ce mal me guettait en même que le vil défaut de la curiosité. On ne pouvait malheureusement pas y faire grand-chose. « Non en effet, je ne sors pas beaucoup, entre mes amis qui sont en couple et qui passent plus de temps sous une couette qu’au restaurant, et les autres qui ont pas mal de boulot, c’est vrai que je ne vois pas grand monde. Je me morfonds donc dans la bibliothèque à chercher des contes pour enfants et je tombe sur un photographe qui me sort de ma solitude, il y a pire comme vie non ? » dis-je en souriant. Il était vrai que ma vie sociale se limitait vraiment aux enfants que j’avais dans ma classe et à mes collègues. A l’âge de vingt-six ans c’était un peu dur de se dire qu’on rentrait dans une routine toute tracée alors qu’on n’avait pas encore de famille à s’occuper.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mar 3 Nov - 10:59

Time to say... Hello ?

 


Si ma mère me voyait ! Cette pensée me fit sourire… J’évitais le sujet comme la peste lorsqu’elle me parlait de mariage et d’enfants, depuis toujours. Cela avait été davantage le cas lorsque j’étais retourné au Canada pour les fêtes de fin d’année mais bizarrement cette fois-ci elle n’avait pas insisté ! Peut-être avait-elle senti mon malaise et ma tristesse sans qu’elles ne soient pourtant visibles. Mais qui connait mieux son enfant qu’une mère ? Bref, j’abordais un sujet avec l’institutrice que je n’abordais pas habituellement mais cela ne me dérangeait pas. Pis notre situation et notre façon de penser étaient proches. Elle comme moi ne voulions pas d’enfant pour le moment et même si l’inverse avait été nous étions célibataires tous les deux.
Nous en venions ensuite à parler des institutrices que les parents malmenaient parfois parce que leur enfant s’était fait bousculer à la récré ou parce qu’il avait été puni pour une bêtise qu’il aurait faite. Les parents ne savaient plus vraiment faire la différence entre leur rôle et celui de la maîtresse d’école me semblait-il.



- On ne peut jamais vraiment savoir avant d’être devant le fait accompli je pense. Après, ce que je trouve déplacé c’est lorsque les parents engueulent les instituteurs pour une punition donnée. J’ai vu ça dans une autre école ! Un gamin qui a été mis au coin parce qu’il avait tapé une autre élève pour une histoire de stylo qu’il voulait… Dis-toi que la mère a été se plaindre au directeur de la punition, racontais-je. Je ne trouve pas ça logique, surtout que le petit était présent. Qu’est-ce qu’il va penser s’il voit que sa mère le défend alors qu’il a tapé quelqu’un ? Qu’il peut recommencer à mon avis.


Après c’était mon point de vue mais il me semblait logique de ne pas donner raison à la violence, surtout à cet âge où commençait l’apprentissage de la vie. Je souris alors à Abygaëlle lorsqu’elle me tapota l’épaule en me disant d’une vérité absolue concernant les parents. J’acquiesçais d’un signe de tête.
La conversation prit ensuite une tournure professionnellement mais sur un ton décontracté. J’essayais de m’incruster dans la classe de l’institutrice et je lui proposais pour ça d’amener des photos faites au Canada cet hiver. Je réfléchissais pour savoir si mes clichés colleraient avec un cours d’histoire et je souris.



- Un cours d’Histoire ? J’étais assez doué… Et j’ai plusieurs photos qui iront parfaitement, m’enthousiasmais-je. Et du temps j’en ai… principalement les soirs et week-ends. Après il faut voir si ça colle avec tes disponibilités.


Habituellement je n’allais pas vers les autres de cette manière. Sûrement par peur de déranger ! Mais avec Abygaëlle c’était différent… Je ne pouvais pas l’expliquer mais je ne pensais absolument pas l’embêter même quand je tentais de m’incruster dans ses cours. Cela venait sûrement du fait de sa gentillesse. En tout cas il me tardait de participer à la création d’un cours d’histoire pour enfants.
J’avais plein d’idées en tête alors que le sujet changeait déjà et que nous en venions à parler de notre quotidien. Apparemment le mien, comme le sien n’avaient rien de très folichon et pouvaient se résumé au fameux cliché « Boulot, métro, dodo ». C’était assez triste en y réfléchissant bien car nous avions à peine vingt cinq ans. Mais notre souci était commun aussi… les amis en couple. Avant de répondre je souris à Abygaëlle concernant sa dernière remarque.



- C’est mieux que d’être seul chacun dans son coin, répondis-je spontanément. Après je connais le problème des amis en couple. Et perso, je me sens toujours de trop quand je sors avec eux… Surtout au resto Je me taisais alors qu’une idée me venait. Hé ! Du coup on pourrait se faire une soirée… mais une relaxe sans préparation de cours. Genre resto/ciné ! Enfin… Si t’as envie bien sûr, ajoutais-je en me rendant compte qu’elle n’aurait peut-être pas envie.


Je ne voulais pas qu’elle se sente obligé de venir… Et puis quels genres de films elle pouvait regarder ? Et dans quels types de restaurants préférait-elle manger ? Je n’en savais rien mais je gardais mes questions pour moi.







Dernière édition par Aaron Caron le Mer 4 Nov - 10:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mar 3 Nov - 23:53

D’ordinaire plutôt solitaire et volontairement en retrait lors des réunions de groupe quand j’étais étudiante, mon travail d’enseignante m’avait appris qu’il fallait aussi savoir s’ouvrir aux autres. Et donc donner le meilleur de nous-mêmes. Devant les enfants je reconnaissais que cette tâche n’était pas des plus compliquée, pour autant devant les parents, comme le soulevait Aaron on se retrouvait parfois à des situations sorties du réel et où les cours pratiques à l’école ne nous aidaient pas des masses. Enfin les cours pratiques, disons que les mises en situation n’étaient jamais des synonymes de ce qui se passaient dans la vraie vie. Malheureusement. En même temps ce serait bien trop simple si nous avions cela déjà acquis. Ma mère quand je lui racontais ces situations quelques peu caucases, disons-le, elle tombait parfois, souvent, voire régulièrement des nues, l’air de dire est-ce possible. Sans avoir été confronté pour le moment à un parent qui justifiait les actes de leurs enfants, alors qu’ils n’étaient absolument pas excusables (ni les parents en somme), nous avions quand même beaucoup d’exemples au sein de notre corps professorales. Nous ne pouvions pas passer outre. Ce qui m’inquiétait c’était que ça se passait en primaire, je n’osais pas réellement imaginer du comportement de certains de ces enfants dans le secondaire. Ou alors, mon esprit un peu naïf et qui voit le monde avec des yeux de Bisounours, me permettait il de dire que c’était quelque chose qui allait changer avec le temps. Peut-être que les enfants eux-mêmes se rendaient compte de leurs fautes et se reprenaient. A mon avis non, si un parent défendait son enfant, tout simplement il justifiait son acte et lui donnait le droit de recommencer. Une spirale infernale qui ne nous maintenait que dans le mauvais chemin. Après nous n’étions pas là pour revoir l’éducation donnée, malheureusement, ce n’était pas notre rôle.

« Cela ne m’est encore jamais arrivé et je touche du bois pour que ça ne m’arrive pas, mes loulous n’ont que six ans imagine un peu si les parents commencent à leur dire oui tu peux tirer sur les cheveux de la petite fille, pas de souci, je souhaite du courage à l’enseignante de CM2 qui récupèrera ma classe en fin de primaire. »


Ce qui me rassurait c’était qu’Aaron avait exactement la même façon de voir les choses que moi, et je lui adressais un sourire de compréhension. Cela n’était pas tous les jours évidents et je ne souhaitais pas me retrouver à un moment à être en guère avec les parents, non c’était juste un enfer. C’était une année scolaire certainement mais aussi, parfois il y avait des frères et des sœurs qui arrivaient derrière et quand vous vous êtes mis en grippe le parent sur une année, je vous laisse un peu imaginer la suivante. L’appréhension est particulièrement grande et importante quand vous voyez le nom revenir sur la liste des élèves présents en se demandant ce qu’ils pourraient encore nous inventer maintenant que l’ainé est passé.

« C’est parfait, c’est là où je suis le plus disponible généralement, quelques copies à corriger de temps à autre mais cela ne me prend pas une éternité. Et puis tu vas voir, ils sont passionnés par l’Histoire donc c’est super cool, et puis ils aiment qu’on leur raconte des histoires donc tu peux coupler la vie réelle avec les contes et légendes. Je ne suis pas déçue de ma classe bien au contraire, ils sont passionnés et surtout passionnants et attentifs comme tu as pu le voir
»

Je finissais avec un sourire. Mes loulous, mes petits bouts de chou, en y réfléchissant je ne sais pas si j’aurai pu faire un autre métier qu’institutrice. Quand la proposition suivante me tira un sourire, même si c’était un ami, j’étais ravie que quelqu’un m’invite quelque part, cela faisait bizarre de se dire que l’on passait notre vie déjà dans notre routine métro, boulot, dodo et avec pour simple volonté de dormir quand on rentrait ou se mettre devant un film pour faire passer le temps. Sincèrement ce n’était pas l’expérience la plus cool du monde pour être honnête.

« D’autant que comme tu dis, je me sens souvent mal à l’aise avec les couples, la cinquième roue du carrosse ou encore celle qui tient la chandelle. Cela fait toujours genre on la sort parce qu’on ne veut pas trop la laisser se morfondre sur sa solitude chronique. Oui, oui bien sur, ce serait avec plaisir que de t’accompagner au restaurant ou au cinéma, sans prise de tête, juste tout simplement ce serait génial, cela me fait penser que je n’ai que le téléphone de ton bureau et je ne connais pas mon numéro encore par cœur, j’ai changé récemment et je mélange les chiffres. Mais tu peux me trouver sur Facebook et on s’organise à ta convenance ?
»

Tu parles trop. Beaucoup trop.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mer 4 Nov - 11:06

Time to say... Hello ?

 


Nous échangions nos points de vue sur les rôles des parents ou des instituteurs et je me rendais compte qu’Abygaëlle avait le même point de vue que moi. L’éducation n’était-elle pas le rôle des parents alors que l’enseignement était celui du maître d’école ? Bien sûr que oui ! Mais pourtant au fil des années cette logique avait disparu… Certains parents trop laxistes ne se donnaient pas la peine d’inculquer des valeurs morales à leur progéniture en pensant que l’éducation nationale s’en chargerait. Cela m’énervait au plus haut point et faisait souvent rire mes propres parents. Ils ne cessaient de me dire que je n’étais pas né à la bonne époque ou bien que j’étais leur merveilleuse exception avec mon frère car nous étions très matures mentalement. Je souris à cette pensée ! Ma famille me manquait plus que d’ordinaire… Cela venait sûrement du fait, qu’indirectement, nous parlions de famille avec Aby.
Le jolie institutrice déclara qu’elle n’avait encore jamais eu le soucis de parents qui soutiennent leur garnement et c’était une chance pour elle. Mais il était vrai qu’après avoir travaillé dans sa classe je pouvais confirmer que ses élèves étaient forts sympathiques et adorables.



- Tes élèves sont adorables… Certains sont têtus, certes, mais le temps où j’ai pu travailler dans ta classe je n’ai pas vu de petit démon sortir du lot ! Enfin… disons plutôt de garnement car le mot démon n’a pas la cote en ce moment.


En tout cas cela me faisait plaisir de me rendre compte que Zackary et moi n’étions pas les fameuses exceptions. Abygaëlle pensait de la même manière que nous et cela me donnait d’autant plus envie de retravailler avec elle. D’ailleurs le projet commençait à prendre forme pour mon plus grand plaisir. Mon sourire non dissimulé devait en être la preuve flagrante. Et comme le destin avait décidé d’être conciliant même nos disponibilités coïncidaient parfaitement. J’avais hâte de m’y mettre car j’étais très curieux de voir comment une institutrice préparait ses cours.
Je réfléchissais d’ores et déjà à des légendes et trouvais dommage que mon petit frère ne soit pas là. Il adorait ce genre de chose et avait lu des tas de bouquins à ces sujets. Je lui passerai un coup de fil dès que je serais rentré pour qu’il me fasse part des meilleurs mythes.



- Mélanger le réel et les mythes… Dommage que Zack ne soit pas là, déclarais-je sans me souvenir si j’avais déjà mentionné mon cadet. Il adore les légendes et est beaucoup plus caler que moi à ce sujet. Mais je me débrouille aussi ! Je marquais une pause. Ça va me changer de les voir les petits travailler sur des cours ! La dernière fois c’était principalement des jeux et des activités de fin d’année, me souvenais-je. Mais je dois avouer que même pour les ateliers de création ils étaient très concentrés et consciencieux.


Puis le sujet quitta l’école pour aborder nos vies respectives qui n’étaient absolument pas des plus joyeuses. Abygaëlle avait apparemment une vie sociale aussi peu mouvementée que la mienne. C’est sûrement pour cela que je l’invitais aussi spontanément. Nous étions trop jeunes pour nous enfermer dans une routine de cinquantenaire et plus !
Je hochais la tête lorsqu’elle aborda son ressenti par rapport à ses sorties avec des couples. Chose que je comprenais parfaitement puisque je vivais la même chose. Mais j’oubliais très vite cela puisque je me mettais à chercher un stylo dans ma poche tout en répondant.



- Le pire c’est quand ils commencent à parler mariage, bébé et qu’ils te regardent ensuite avec un air attristé du genre ‘‘j’espère que le bonheur frappera aussi à sa porte’’. J’ai envie de leur dire ‘‘ça va… je suis juste célibataire !’’ même si j’avoue que la solitude est parfois pesante. Je notais mon numéro de portable au dos de ma carte pro et la tendais à Abygaëlle. Tu me donne une raison de plus de me motiver à ouvrir un compte Facebook, déclarais-je en souriant. En attendant t’as mon numéro perso. Et pour l’organisation y’a pas de soucis… Il faudra juste que je sache si t’as une préférence pour les restos.


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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mer 18 Nov - 15:41

Je fus heureuse des compliments que me faisait Aaron à propos de ma classe. C’était d’un grand point de vue, rassurant. Quelques élèves un peu turbulent à sortir du lot et encore, dès qu’on les occupait de manière intelligente ils devenaient de gentilles brebis prêtes à suivre le troupeau. Pas de garnements qui me retournaient la classe de manière à ce que je ne puisse plus rien gérer et que je doive seulement battre en retrait en m’avouant vaincue. Ce n’était de toute manière pas la solution, il ne fallait jamais s’avouer vaincu dans une classe, sans quoi on se retrouvait à subir notre année scolaire ce qui n’était pas des plus agréables. Enfin du moins c’était comme cela que je le voyais. « Ca c’est parce que je leur dis de se tenir quand tu viens dans la classe » dis-je en plaisantant. Non mes petits garnements étaient de véritables anges quand on y pensait, tour le monde n’avait pas cette chance quand on pensait à certaines classes à l’école. Dans n’importe quel niveau cela n’était pas toujours évident. Je n’avais pas souhaité devenir professeur au-delà de l’école primaire parce que pour avoir une adolescente en guise de petite sœur avec une dizaine d’années de moins que moi, j’avais un peu peur de leur comportement. Oh, et puis être professeur dans une matière particulière ne m’intéressait pas particulièrement. J’aimais pouvoir mélanger les matières, jonglé entre les mathématiques et l’étude des langues. Raconter des histoires et faire des jeux en guise de cours de sport. Certes ce n’était jamais de tout repos mais en attendant c’était beaucoup plus intéressant. « Non mais tu as raison, je n’ai pas de petit diable, ce qui me fait de la peine juste c’est de me dire que dans deux mois à peine plus, c’est terminé au mois de septembre je change de classe et j’aurai de nouveaux élèves. » dis-je avec mon air miné. « Et oui, il faut dire que démon n’est pas vraiment le mot à la mode » A cette pensée j’eus des frissons. Je ne me souvenais pas de cette nuit, elle était très vague et à cette simple idée j’étais particulièrement effrayée de me dire que l’on pouvait perdre autant contrôle de soi. Je n’en avais parlé à personne, en fait même moi de mon côté je ne savais pas trop de quoi parler vu que je n’avais pas réussi à mettre des mots sur ce qui s’était passé. Un évènement étrange c’était tout ce que je pensais au final.

« Zack ? » demandai-je avec mon air interrogatif, je ne savais pas trop de quoi il parlait d’un coup. Quelqu’un qui semblait connaitre et même plutôt bien. « Oui, ils vont être très intéressé en tout cas pour la fin d’année ce sera un travail un peu plus léger et cela leur permettra de voir les choses avec un autre regard avant de partir en vacances ce qui n’est pas plus mal. En plus tu sembles déjà avoir plein d’idées. » Ravie de pouvoir travailler à nouveau avec Aaron d’autant qu’il semblait vraiment intéressé par le sujet et par mes idées. « Le secret ne pas leur laisser le temps de s’ennuyer sinon ça part en cacahuète et pour récupérer l’attention ce n’est pas évident » Disons qu’il fallait se lever de bonne heure et c’était vrai que ce n’était pas mon moment préféré. En même temps, disputer des petits qui n’avaient rien demandé, il était vrai que dans l’ensemble c’était de très loin mon pire moment en somme.

« Oh mon Dieu ne m’en parle pas, les derniers m’ont demandé d’être demoiselle d’honneur et quand en plus j’entends ma mère me dire qu’à mon âge elle avait déjà deux enfants et était mariée depuis 3 ans avec mon père cela me fait dire que soit elle pense que je vais finir vieille fille, soit… elle pense que je n’ai définitivement pas de vie sociale » En un sens, elle n’avait pas totalement tort, mais ce n’était pas parce que je n’étais pas mariée à vingt cinq ans que j’allais finir vieille fille. Il me confia aussi que la solitude était parfois pesante, je répondis avec un hochement de tête. Je songeais réellement à prendre un poisson rouge pour pouvoir discuter avec lui le soir. « Facebook c’est le bien. Ou pas tu me diras. Après c’est une excellent de garder contact, même si je suis d’accord avec beaucoup de personnes, avant tu avais les commères, maintenant elles sont au chômage à cause de ton fil d’actualité Facebook. » dis-je en souriant. Je pris son numéro. « Merci, et même si j’adore le mexicain, je n’ai pas de préférence, en fait je ne suis pas difficile et j’adore les surprises ! »
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mer 18 Nov - 22:42

Time to say... Hello ?

 


J’avais adoré travailler avec Abygaëlle tout autant qu’avec ses petits élèves. J’étais habitué à bosser en compagnie d’enfants puisque je me rendais souvent aux anniversaires mais ce travail là avait été différent. J’avais vu les mômes dans un autre contexte. Certes il y avait eu des moments où ils s’amusaient comme lors d’un anniversaire, c'est-à-dire pendant les récrés et autres animations amusantes mais j’avais aussi pu observer ces petits en train de travailler. Cela m’avait presque rendu nostalgique de l’époque où j’étais moi-même à l’école. Enfin… Tout cela pour dire que j’avais grandement apprécié l’expérience et que je ne serais pas contre la renouveler. Bien sûr cela n’aurait pas été la même chose si les élèves n’avaient pas été aussi disciplinés même s’il y avait eu parfois quelques petits écarts de la part de certains.
Je félicitais d’ailleurs Abygaëlle pour son travail avant qu’elle ne tente de me faire croire qu’ils étaient comme cela uniquement lors de ma venue. J’éclatais de rire ce qui provoqua le soupir d’une cinquantenaire un peu plus loin.
« Désolé » dis-je alors qu’elle s’éloignait. Je reportais mon attention sur l’institutrice et reprenais plus bas pour que la râleuse n’entende pas.


- J’ai toujours cru que l’on pouvait parler dans les librairies contrairement aux bibliothèques.


Après un clin d’œil, j’écoutais la jeune femme me dire que j’avais raison concernant sa classe. Ses petits bambins étaient loin d’être des monstres ! Il fallait juste savoir comment les occuper et éveiller leur intérêt. Dit comme cela ça avait l’air simple mais j’étais persuadé que ce n’était pas le cas. Si j’avais été instituteur le résultat aurait été plus proche de celui d’Arnold Schwarzenegger dans « Un flic à la maternelle » lors de sa première journée. Cette pensée me fit sourire mais ce dernier s’atténua lorsque la jolie jeune femme fut d’accord avec moi concernant le fait qu’utiliser le mot ‘‘démon’’ n’était plus recommandé. Mettons qu’une personne vienne à surprendre ce simple mot dans une phrase et cela pourrait déclencher une panique pour rien.
Je soupirais légèrement. C’était triste de voir à quelques points les attaques de semi-démons laissaient autant de séquelles invisibles que de visibles. Ils étaient les pires terroristes de ce monde !



- C’est quand même triste de devoir éviter d’utiliser certains mots pour ne pas créer de mouvement de panique ou autre, déclarais-je. Il y a des jours où je préférais ne jamais avoir appris la vérité… bien que l’ignorance soit pire ! Mais y’a des jours où je l’aimerais vraiment.


Voilà ! C’était dit. Mais très vite la conversation revint sur la classe d’Abygaëlle et un futur projet de travail ensemble. J’avais des tas d’idées mais j’aurais peut-être besoin de l’aide de mon petit frère pour le mélange du réel et des mythes. Il était accro aux légendes autant que je l’étais du dessin. Mais je revenais à la réalité lorsque l’institutrice répéta le prénom de mon cadet. Je hochais la tête en guise de confirmation tant qu’elle continuait en prétendant que j’avais l’air inspiré.
Je souris.



- Zackary ! C’est mon petit frère… Il a trois ans de moins que moi, est accro aux mythes et légendes ainsi qu’à son job, décrivais-je rapidement. Et oui, j’ai des tas d’idées pour ce nouveau projet, avouais-je en souriant. Les bambins n’auront pas le temps de s’ennuyer, j’en suis sûr.


Puis la discussion devint moins sérieuse et plus personnelle. Elle ciblait principalement notre célibat respectifs et ce que les gens en pensaient. J’eus un léger rire lorsque Aby parla de son rôle de demoiselle d’honneur et je fus tout autant amusé à l’imaginer tel que sa mère semblait la voir d’ici quelques années.


- Désolé, dis-je en reprenant mon sérieux. Ce n’est pas drôle ! Enfin, moi la dernière fois, que dis-je… l’unique fois où j’ai été le témoin les mariés ont tenté de me caser avec la demoiselle d’honneur justement. Une jeune femme à l’opposé de moi en plus, expliquais-je amusé. Après, cotés parents, ça va ! Ma mère me dit parfois qu’elle aimerait bien être grand-mère mais ça ne va pas plus loin.


Abygaëlle m’incita sans s’en rendre compte à m’ouvrir un compte Facebook mais je préférais tout de même lui donner mon numéro de téléphone. Je n’avais jamais été accro à l’internet mais cela pourrait me faire de la publicité.


- Oh non ! Être le coupable du chômage des commères si j’ouvre un compte Facebook ! Je ne sais pas si je pourrais m’y résoudre, déclarais-je amusé. Enfin, ça pourrait être un moyen de faire de la pub supplémentaire pour ma galerie, ajoutais-je après réflexion. Je marquais une pause et reprenais avec un mystérieux sourire. Je note que tu aimes les surprises… Sinon, ta maman a Facebook ?


Comment ça cela n’a rien à voir ? Je riais déjà intérieurement en attendant sa réaction à ma dernière question.



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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Lun 30 Nov - 23:11

Rappelés à l’ordre par la libraire, je n’aurai pas cru qu’on n’avait pas le droit de parler dans une librairie non plus, j’osais les épaules comme la surprise d’Aaron dans un premier temps et son désolé. Mon regard de supplication envers la libraire, lui, il lui répondait gentiment, je fus gênée d’un coup et mes joues avaient du devenir d’un coup rouge écarlate. Je n’étais pas du genre à me faire remarquer pourtant dans les bibliothèques, moi l’enseignante bien sage et qui ne faisais pas de remous, toujours en train de foutre mon nez dans les livres plutôt que dans les ennuis. Je me rappelais encore quand j’étais bien plus jeune, et que ma sœur pleurait pour que je joue avec elle alors que mon seul désir était de profiter de mon nouveau Marvel qui était enfin arrivé à la maison. Avoir un livre entre les mains était un petit bonheur, aujourd’hui c’était une tablette dans les mains avant d’avoir un livre, forcément c’était toujours un peu compliqué. Quoique j’étais encore mauvaise langue, la plupart de mes petits monstres appréciaient quand on leur racontait des histoires pour qu’ils puissent partir avec les rêves prêts à se découvrir avant leur soirée.

« Parler, oui enfin toujours plus que dans une bibliothèque mais apparemment nous sommes trop bavards pour elle aujourd’hui » poursuivais-je. Puis rapidement notre discussion reprit son cours, comme si rien ne s’était arrêté, mes bambins. Mes petiots. « Je pense à mon petit frère qui a toujours connu ce monde en fait, nous avons dix ans de différence et en 2007 il n’avait que 5 ans, je me dis qu’elle n’a pas connu la joie de l’innocence. » Surtout avec mes parents, je m’abstenais de rajouter ce détail. Ils avaient complètement lobotomisé le petit dernier de la famille. Est-ce que je lui en voulais, enfin leur en voulais ? Surement, oui bien évidemment que je leur en voulais. Un peu quand même, je ne savais plus trop. « Je… Enfin disons que je tente de ne pas les effrayer et comme je te disais de ne pas me mettre les foudres des parents sur le dos. C’est mon but principal. Mais parfois, le monde d’avant me manque un peu. Je ne sais pas si on était plus heureux mais disons que c’était différent. » On ne savait pas c’était la plus grande différence je suppose. Il me parlait ensuite de son petit frère, qui avait donc l’âge du mien je supposais, puis rapidement nous en arrivions à nos vies de célibataire et de la vision de ma mère. « En même temps sur 7 enfants, elle a 5 garçons et deux filles, la première refuse le mariage et la deuxième est une célibataire endurcie, alors forcément elle n’est pas gâtée. » Je rigolais à peu près autant que lui. D’ailleurs je me reprenais les éclairs de la part de la libraire. « La demoiselle d’honneur ? Ahah, tu n’étais pas tombée sur une fille comme moi alors ! » dis-je avec un sourire. « Ah, pour grand-mère, je suis la 4ème de la famille, je laisse cela aux ainés avant, nous avons fait un pacte avec ma sœur, elle tombe enceinte et se marie en première, c’est une façon de résister. » En réalité, oui j’avais envie de me marier et d’avoir un enfant, mais dans ce monde je ne savais pas vraiment, je m’inquiétais suffisamment pour mes frères et sœur, je ne voulais pas en plus m’inquiéter pour quelqu’un que je devais aimer et mon enfant. C’était un peu compliqué comme cela, pas besoin de se rendre la tache encore plus compliqué. « Ma mère ? Maman ? Et pourquoi donc cela t’intéresserait ? » dis-je avec un petit sourire en le taquinant.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mar 1 Déc - 15:22

Time to say... Hello ?

 


Ce n’était pas dans mes habitudes de me faire remarquer… Je pense même que c’était la première fois que je me faisais ‘‘reprendre’’ à cause de bavardage dans une bibliothèque. Ou plutôt dans une librairie mais visiblement cela ne faisait aucune différence pour la femme qui venait de nous jeter des coups d’œil courroucés et auprès de qui je m’excusais. J’adressais un clin d’œil à Abygaëlle avant de lui faire part de mon étonnement face au soupir de cette libraire que l’on aurait pu comparer à Madame Pince. Cette pensée me fit sourire tout autant que les paroles de mon amie… car c’était bien une maie que j’avais en face de moi.
Moi, trop bavard ! Le monde ne tournait plus rond… J’étais la discrétion même et je préférais largement la solitude à la compagnie du monde. Il n’y avait que quelques rares exceptions et visiblement la jolie institutrice en était une. Avec un large sourire je reprenais la parole…



- Alors voilà ce que ça fait de se faire gronder pour bavardage ! Intéressant. J’avais jamais connu, déclarais-je amusé.


Et oui, j’étais un élève assez attentif et discipliné durant mes études… Sauf peut-être durant les dernières années mais il était plus facile de discuter discrètement dans un amphi que dans une salle de classe.
Puis nous en venions à parler d’avant et après la grande révélation. Il était vrai, même si cela paraissait difficile à imaginer, que certaines personnes n’avaient pas connu le monde d’avant. Mais était-ce une mauvaise chose ? Je n’en étais pas si sûr car elles ne pouvaient pas avoir de regrets du passé comme j’en avais parfois. Lorsque les créatures surnaturelles s’étaient révélées au grand jour j’étais curieux mais avec tout ce qu’il y avait eu ensuite et surtout ce que j’avais vécu ces derniers mois je dois dire que l’avant révélation me manquait parfois.



- J’ai toujours du mal à imaginer que certaines personnes n’ont aucune idée de ce qu’était le monde avant la révélation vampirique et celles qui ont suivi… Mais l’avantage qu’elles ont sur nous c’est qu’elles ne peuvent pas regretter le passé. Ça m’arrive parfois aussi… principalement comme après certaines nuits. Puis j’en revenais à ses élèves et la façon de leur parler. Ne pas les effrayer ! Oui, c’est ce qu’il faut faire… Et quoi de mieux qu’une merveilleuse histoire dessinée par mes soins, ajoutais-je ravi. Pour le reste je pense que ce n’est pas parce qu’ils sont enfants qu’il faut leur imposer notre point de vue… Ils se feront leur propre idée en grandissant.


Le sujet plus personnel qui suivi m’en appris plus sur Abygaëlle et j’en étais ravi. J’étais tout aussi impressionné d’apprendre qu’ils étaient sept enfants dans sa famille… Et je murmurais sans m’en rendre compte un « Whouaaah ». Ma famille paraissait ridiculement petite pour le coup mais cela m’importait peu. Nous étions unis et c’était le principal.


- Et bien… les réunions de famille chez toi doivent être bruyantes ! Ça doit être génial, avouais-je pensif. Avec un regard malicieux je reprenais. Ah non, je n’ai pas eu cette chance avec ‘‘ma’’ demoiselle d’honneur… Elle était plutôt du genre… hmmm comment expliquer ça… du genre Paris Hilton ! Égoïstement imbue de sa personne. Tu vois un peu le niveau ? Je riais ensuite en entendant les explications de leur résistance à Aby et sa sœur. C’est une bonne idée ! Mais je ne suis pas sûr que j’arrive à faire accepter à mon cadet qu’il se marie et fasse des enfants à sa femme avant que je ne le fasse… Enfin, on ne sait pas ce que nous réserve l’avenir.


Puis je l’invitais… Je ne savais pas encore où mais si a nous deux on pouvait se créer une vie sociale j’étais partant à cent pour cent. D’ailleurs c’est à ce sujet que je lui posais une question peu anodine qui surprit l’institutrice comme je m’y attendais.


- On ne répond pas à une question par une question Mademoiselle, commençais-je par dire. Et bien elle pense que tu n’as pas de vie sociale… Alors on se fait de super selfies lors de notre sortie qu’on poste sur Facebook afin que nos mères arrêtent de s’imaginer qu’on va mourir seul dans notre coin sans amour, ajoutais-je d’une voix mélodramatique.




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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Sam 26 Déc - 0:25

Je rigolais en silence quand Aaron me dit qu’il ressentait enfin cette drôlesse de sensation que de se faire réprimander. Je me souvenais d’une fois où un de mes professeurs, je crois de mathématiques de souvenir bien lointain m’avait repris concernant ma conduite en cours. J’étais loin d’être une agitatrice bien au contraire, plutôt une jeune fille calme et attentive à ce que le professeur disait, il fallait dire que je n’étais pas du genre à me faire réprimandée. Pour autant ce jour-là une de mes amies ne cessait pas de m’embêter et j’avais fini par céder concernant un jeu stupide et surtout à discuter de tout et beaucoup de rien il fallait le dire. Le prof nous avait donc repris, ma copine habituée car particulièrement bavarde s’était tue pendant quelques instants, moi j’avais baissé la tête et je ne bronchais plus pendant au moins une semaine tellement j’avais eu l’impression d’avoir fait quelque chose d’horriblement mauvais. Au final, en devenant professeur des écoles on se rendait vite compte que c’était une pratique courant bien évidemment et que c’était loin d’être une punition plutôt une façon d’obtenir de l’attention de la part d’un audimat particulièrement dissipé.

« Et pourtant, souvent j’ai envie de lui raconter la vie avant la grande révélation mais pour lui c’est normal d’avoir des vampires qui se baladent la nuit. En fait, ce qui était un mythe pour nous, une chose qu’on racontait parfois aux enfants en histoire pour faire peur, aujourd’hui est devenu réalité. » dis-je en faisant un triste constat de l’avancée des nouvelles. « L’imaginaire n’est pas bridé mais pour autant c’est un peu étrange comme sensation. Non ? Enfin mon petit frère ne semble pas mal vivre la chose, c’est une autre paire de manche avec mes parents on va dire. » finis-je avec un sourire. Je ne voulais pas entrer dans le détail de la perception des nouvelles espèces selon mes parents, je pensais encore aux choses horribles qu’ils pouvaient cautionner tout cela au nom de la foi. Je ne pouvais pas croire que Dieu puisse justifier ce genre d’actes, sans pour autant être ultra croyante, on m’avait toujours appris que Dieu était et qu’il était le Dieu du pardon en partant de ce fait, justifiait-il l’acte de barbarie dont certains êtres humains faisaient preuve ? Je n’en étais pas persuadée. « Aucun doute que ne serait-ce que l’histoire dessinait par toi, ils vont déjà adorer le cours. » dis-je pour finir la discussion un peu tendue sur ce que nous pouvions penser sur l’éducation des enfants, quoique non pas tendue. En fait, nous étions sur la même longueur d’onde pour beaucoup de choses. Un peu trop même. Enfin c’était plaisant quand même.

« Bruyante c’est le moins que l’on puisse dire en effet et animée. Mais bon avec le temps ça se calme, doucement mais surement. » Avoir une famille nombreuse est souvent le rêve de beaucoup de fratrie composée de deux personnes généralement. Cela avait été une chance pour moi, j’avais adoré et j’adore toujours en fait avoir pleins de frères et une sœur, même si je n’aurai pas dit non à une sœur de plus. Cela aurait un peu équilibré les combats d’oreillers ou bien encore mis de l’animation en termes de crêpage de chignon. « Ah, ma sœur est plus grande que moi c’est l’avantage que nous avons trouvé mais peut être que l’avenir nous fera faire l’inverse, nous n’en savons rien comme tu dis. » Le mystère de l’avenir.

Puis vint notre idée génialissime concernant notre vie sociale assez désastreuse. « Quelle question ? Pas entendu de questions personnellement » dis-je pour le chambrer. Sans nous connaitre peut-être que les gens devaient penser que nous étions des amis de longue date à rire comme cela de tout et de rien. Peut-être ne pensaient-ils pas que nous avions juste eu une collaboration ensemble. « Non pas sans amour, mais juste avec 40 chats au moins, mais je suis pour cette idée génialissime ! » dis-je en sautillant de joie juste en imaginant la tête de ma mère devant Facebook à voir que sa fille avait enfin une vie sociale et que je l’aimais bien cette vie un peu spéciale mais quand même agréable.
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Mar 5 Jan - 10:13

Time to say... Hello ?

 

Je souriais en voyant Aby rire en silence ! En agissant ainsi on avait vraiment l’impression d’être dans une bibliothèque plutôt qu’une librairie. Mais cela me donna un aperçu de ce que l’on ressentait lorsque l’on se faisait sermonner en public même si les acheteurs étaient rares. Apparemment la libraire nous trouvait, Aby et moi, trop bruyants. Cependant cela ne nous empêcha pas de continuer nos bavardages et ces derniers vinrent à concerner l’avant et l’après révélations vampiriques.
Souvent je me disais que cela devait être plus facile pour les jeunes qui n’avaient connu que l’après. Pour eux, il était banal d’entendre parler et de croiser des créatures surnaturelles ! De mon côté, et Aby était dans le même cas, les vampires, lycanthropes et démons avaient été les monstres qui avaient hanté nos mémoires d’enfants et dont nos parents nous menaçaient si on n’était pas sages ! Y avait-il eu tant d’enfants désobéissants pour que ces monstres deviennent réels ? Cette pensée me fit tristement sourire. Non ils étaient déjà là, tapis dans l’ombre.


J’écoutais alors la jeune femme me dire comment elle voyait la chose et je remarquais que notre façon de penser était similaire. C’était fou de constater à quel point nous avions des points en communs. Je n’y avais jamais prêté attention auparavant mais il fallait dire que nous n’avions jamais vraiment eu de conversation personnelle. Toutes concernaient principalement notre collaboration professionnelle.
Je hochais alors la tête en guise d’affirmation. Les gosses de maintenant vivaient plutôt bien la chose.


- Les gamins de maintenant se font bien à la situation car ils n’ont connu que ça ! C’est plutôt un avantage et ça l’est davantage quand ils n’ont aucun souvenir des Années Sanglantes. C’est le cas de la fille des voisins de mes parents. C’est même marrant de l’entendre nous interroger au sujet de notre enfance… Ce qui lui semble surnaturel c’est un monde sans créatures ! Je marquais une pause. Mes parents, eux, ont appris à vivre avec mais ils ne sont pas rassurés quant à l’avenir. Enfin, cela ne les empêchent pas de vivre non plus !


Enfin presque pas ! Ils avaient tout de même reporté un voyage prévu ici suite aux dernières attaques. Cependant c’était une demande qui venait de moi et ils prévoyaient déjà de venir d’ici peu. Il me tardait de leur faire visiter ma galerie et Édimbourg. Ils allaient adorer à coup sûr.
Ce qui me plaisait à moi c’était de savoir que les élèves de mon interlocutrice m’aimaient bien. Dès mes premiers shooting photos avec des enfants je m’étais rendu compte d’une chose. Avec eux c’était tout ou rien. Soit le contact passe bien, soit pas du tout. Et il faut dire que j’avais un assez bon feeling avec les gosses !


- Je dois reconnaître que ça fait plaisir à entendre… Je trouve que c’est sympa de bosser avec des enfants ! Surtout quand on est photographe car ils sont plus spontanés que les adultes. Puis je marquais une pause pour répondre à Aby concernant les réunions de famille. Ça doit être sympa à voir ! Nos réunions de famille et fêtes de fin d’année sont assez calme. Par exemple, pour le réveillon de Noël on s’est fait un bon repas et on a fini la soirée en jouant à des jeux de société tout en parlant du temps où j’habitais encore là-bas et en buvant du lait de poule. C’est assez reposant à vrai dire ! finis-je par ajouter.


Par la suite je ne rajoutais rien concernant les mariages et projets d’enfants ! Comme le disait si bien Abygaëlle seul l’avenir répondrait à ce genre de questions. Et puis un sujet beaucoup plus marrant avait été mis sur le tapis lorsque nous avions commencé à parler de nos vies personnelles monotones et de Facebook. Je souris à la jeune femme lorsqu’elle fit comme si je n’avais pas posé de question et je levais même les yeux au plafond d’un air amusé.


- Juste 40 chats ? Euh… Tu vis dans un combien de mètres carrés toi ? demandais-je en souriant. En tout cas ravi que l’idée te plaise. On pourra prouver à nos parents respectifs que nous avons une vie ! Parce que je commence à croire que mes parents veulent venir ici pour visiter, certes… mais aussi pour s’en assurer eux-mêmes ! D’ailleurs, tes parents habitent loin ? Les miens vivent à Vancouver, ajoutais-je pour éviter qu’elle réponde encore par une question.





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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Dim 17 Jan - 22:23

Les enfants d’aujourd’hui étaient finalement notre avenir, ceux qui n’avaient connu que cela et qui pouvaient donc voir cette nouvelle façon de coexister assez facilement par rapport à nos parents ou même à nous. Nous partions souvent de ce principe que le meilleur se trouvait avant, parce qu’avant on ne polluait pas, parce qu’avant on ne se tapait pas dessus, parce qu’avant les enfants avaient une meilleure éducation. Bref je vous en passe des perles et surtout des meilleures mais vous aurez compris l’idée que le meilleur était avant et que de toute façon le futur n’était pas en notre faveur. La nouvelle génération avait comme dit Aaron connut que cela, et forcément il ne pouvait pas envier un monde sans surnaturel vu qu’il ne l’avait tout simplement pas connu. Après tout, et pourquoi pas donner sa chance aussi à ce monde. On ferme les yeux et on se rend compte que cela n’est pas si difficile une vie avec du surnaturel, preuve en est, sans les Années Sanglantes, on se rend vite compte que cette cohabitation n’est pas totalement impossible et puis on se donne une raison et forcément cela va mieux. Enfin en tout cas c’est ce que l’on se dit n’est-ce pas ? Enfin, en tout cas c’était ce que je me disais chaque matin, il y avait toujours pire ailleurs, il était vrai que les derniers événements ne rassuraient pas tant que cela nos proches un peu loin des contrées écossaises mais au-delà de cela, on arrivait encore à sortir un peu et à se dire que la vie avait une vie quasi normale.

« Les miens ont une vision des choses clairement différentes. Pour eux, cette nouvelle vague surnaturelle vient poser des problèmes. Ils se sont montés le bourrichon de manière à nous faire partie loin au début des Années Sanglantes. Aujourd’hui ils ne sont toujours pas rassurés, mais ils n’ont pas le choix et quand tu vois le petit dernier qui est tout enchanté de cette part de surnaturel et de magie aussi d’une certaine manière dans sa vie, forcément ils ont un peu changé leur façon de voir les choses, ou du moins ils évitent de dire ouvertement ce qu’ils pensent. Ils continuent à se méfier de tout et croient définitivement qu’un crucifix sur leur porte d’entrée va les protéger. » dis-je un peu en me moquant, je ne tenais plus à avoir ce genre de discussion avec mes parents et pour être honnête je faisais souvent tout pour les éviter dès qu’elles se présentaient à moi de manière à ne rien dire et à changer rapidement le sujet sur les fleurs qui étaient en train de bourgeonner dans le jardin de ma mère. Oui le détournement de sujet était un de mes jeux favoris pendant les repas de famille. « Très certainement plus que les notres, cela ne fait aucun doute mais je ne dirai jamais non à une partie de Monopoly ou de Cluedo pour le soir de Noël avec un lait de poule, cela doit changer des repas sans fin avec l’Oncle Hubert qui nous raconte pour la énième fois son combat avec un moucheron et je te jure que cette histoire mérite au moins d’être écoutée une fois pour te rendre compte du non-sens »

Notre vie d’éternels célibataires pour nos mères alimentait plutôt bien notre discussion jusqu’à m’imaginer avec 40 chats. « Ah non mais pas de suite, quand j’habiterai dans un château, chaque chat aura son lit enfin » La dérision était une qualité qu’il fallait savoir prendre quand on avait une vie comme la mienne et surtout avec des discussions avec des petits de six ans. « VANCOUVER ?! » dis-je surprise, oui en même temps son petit accent canadien ne pouvait pas mentir non plus. « Oui enfin mes parents sont d’Edimbourg. »
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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Ven 5 Fév - 22:37

Time to say... Hello ?

 

Il était plus facile, selon moi, de n’avoir jamais connu le monde avant la grande révélation. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’y avait aucune adaptation à faire. C’était un peu identique à la mise en place d'une réforme scolaire, en moins impressionnant bien entendu. Prenez des gens qui auraient appris à écrire « oignon » et non « ognon » ! Ils auraient du mal à assimiler cette nouveauté car ils auraient le réflexe de l’écrire de l’ancienne manière. Pour les créatures imaginaires et cruelles c’étaient la même chose ! Nombreuses étaient les personnes qui avaient du mal à accepter leur existence et le fait qu’elles puissent être ‘‘gentilles’’… Pour elles, ces monstres étaient un danger ! Mais ne nous égarons pas. Ce genre de pensées avait le don de me faire tourner en rond et cela aurait été impoli face à la charmante demoiselle qu’était Abygaëlle.
J’écoutais d’ailleurs avec une attention non feinte tout ce qu’elle me racontait au sujet de sa famille, de la vision que ses parents avaient des créatures, de ses relations fraternelles. Cela m’intéressait vraiment d’en apprendre plus sur la demoiselle et son entourage. Et peu m’importait que nos familles soient différentes ! Au contraire, je trouvais amusant le fait de pouvoir les comparer. Lorsqu’elle eut terminé, je lui adressais un sourire !


- Le petit dernier comme tu dis sera peut-être celui qui les fera changer… petit à petit ! Il arrive que cela se fasse en douceur. Tout le monde n’accepte pas le changement de la même façon. Surtout ce genre là, précisais-je avec un sourire. Après, pour le crucifix ils ne sont pas les seuls… Même les athées réfractaires à l’arrivée des créatures surnaturelles en ont utilisé. Je pense que c’est une façon que certaines personnes ont de se donner un sentiment de sécurité. Et si ça fonctionne, qu’elles ne sombrent pas dans la folie ou la dépression, ça peut-être utile.


Je pensais tout particulièrement à une voisine que j’avais eue à Paris. Elle n’était pas croyante mais une croix était installée au dessus de sa porte d’entrée, elle avait de nombreux bijoux en argent et se promenait toujours avec une bouteille d’eau. J’étais persuadé que cette dernière contenait de l’eau bénite mais je ne lui avais jamais posé la question.
Cependant, je ne parlais pas de cette jeune femme étrange à Aby et m’amusais plutôt à comparer nos réunions de famille. J’aurais vraiment aimé voir ce que cela donnait au milieu d’une famille nombreuse et visiblement la demoiselle n’aurait pas été contre l’inverse. Je riais légèrement lorsqu’elle évoqua son oncle et son histoire de combat contre un moucheron.


- Un combat contre un moucheron ? répétais-je amusé. T’es sérieuse ? On devrait faire un échange de réunion familiale un de ces quatre… ou alors s’inviter mutuellement ! ajoutais-je spontanément.


La deuxième solution apparaissait comme la meilleure si on voulait prouver à nos mères que nous n’allions pas finir seul… ou plus exactement, qu’Abygaëlle ne vivrait pas isolée dans un château entourée de quarante chats. Je me contentais d’ailleurs de sourire à ces paroles amusantes avant de demander à la demoiselle où vivaient ses parents. Ces derniers n’étaient pas loin mais je ne le disais pas car je fus surpris par sa réaction face à la ville d’où je venais.


- Oui, oui, Vancouver ! répétais-je. Ça te surprend ? Je croisais le regard noir de la libraire une nouvelle fois ce qui me poussa à rajouter. On va boire un café avant de retourner à notre train-train ?



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MessageSujet: Re: ABY&AARON ¬ time to say... hello ?   Dim 7 Fév - 21:42

La vision de mes parents était tellement ancrée que j’avais l’impression que même mon petit frère aurait du mal à leur emmener le bon côté du surnaturel. Le changement avait du bon et c’était l’évolution des mœurs qui voulait cela je supposais en tout cas, mais je doutais de leur capacité de changer la vision des choses. Peu importait d’une certaine manière, je ne pouvais pas non plus leur imposer notre façon de voir les choses, je ne pouvais pas non plus leur en vouloir, on m’avait dit que les goûts et les couleurs ne se discutaient pas. Le crucifix était comme disait le jeune homme en face de moi de se rassurer, de se dire que peut-être cela pourrait les sauver quelques minutes avant le Jugement dernier. Je trouvais cette méthode stupide, comme si avoir une croix sur la porte d’entrée allait repousser tous les démons et autres mauvais bougres du coin. J’en doutais fortement mais bon comme on disait, cela rassurait alors je les laissais dans leur aveuglement, tant que la croix ne m’empêchait pas de rentrer chez mes parents cela me convenait parfaitement encore.

« Oui, je suppose que le temps doit faire les choses et les rassurer, peut-être qu’il saura leur montrer ce bon côté, c’est aussi l’évolution et on ne peut plus ignorer tout cela. »

Sans pour autant tomber dans l’extrême, l’étranger nous faisait toujours peur et je comprenais que les gens pouvaient prendre peur au début mais maintenant nous étions depuis pratiquement dix ans, dans cette découverte, au bout de dix ans, nous nous disions que cela devait finir par s’arranger non ? Enfin en tout cas c’était ce que je pensais mais apparemment on ne pouvait pas imposer à tous ce que l’on voulait et ce n’était pas non plus le but.

« Ah je serai ravie de participer à une de tes fêtes de famille, les jeux de société cela changerait un petit peu. Et oui, je te jure, sur la tête de ma sœur s’il le faut, le combat contre un moucheron même que j’ai eu un énorme moment de… a-t-il abusé du vin ou alors est-il vraiment sérieux ? Je me demande encore si le vin n’a pas un effet à long terme et lui a pas ravagé un peu les souvenirs, mais apparemment non. Et sa ferveur avec cette histoire. Tu as l’impression qu’il raconte la victoire de l’Ecosse sur l’Angleterre au rugby et c’est peu dire. »

Puis nous en venions rapidement à parler de nos origines, et plutôt d’où venait le jeune homme, et j’avais répété un peu surprise Vancouver, pour moi c’était le bout du monde un endroit un peu imaginaire que l’on ne pouvait pas accéder de suite. En même temps, les voyages, j’en avais fait quelques-uns mais j’avouais que je n’avais pas vu autre chose que les îles anglaises et l’Europe en long en large et en travers, et particulièrement l’Allemagne et l’Irlande, les deux destinations phares de mes parents pour les vacances. Joie, cela devait se lire sur nos têtes quand nous partions en Irlande, ce sont des paysages magnifiques certes mais bon quand tous les étés tu pars deux semaines dans le trou du cul du monde, cela a ses limites surtout pour des adolescents.

« Cela me parait tellement loin en fait. Un peu comme un endroit inatteignable. » dis-je avec un sourire. « Un café ? Pourquoi pas, il y a une petite cafétéria à quelques mètres d’ici si cela te dit ? »
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