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"Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]
MessageSujet: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Sam 29 Jan - 14:18

Je ne sais pas si vous avez déjà testé le fait de désobéir à vos supérieurs, mais c’est une chose que je n’aimerai même pas inauguré dans ce bas monde. Aussi minable que je puisse être considérée, ou aussi bas, je puisse me considéré finalement. Je ne considérais pas forcément ma vie comme une réussite, et à en croire, la personne qui jouait le rôle de mère à mon égard, je n’étais pas non plus sa plus grande réussite, William et Jana étaient sans nulle doute possible, les deux personnes qui avaient le plus de considération aux yeux de ma mère, moi ? J’étais une hermine, un genre de truc qui blablatait à la télévision pour défendre une cause dont j’étais peut être l’une des rare à soutenir réellement, si ce n’est quelques autres, tandis que dénigré, beaucoup de personnes pensaient que je n’avais pas ma place au sein de leur espèce. Un vampire ? Oui, c’était ce que j’étais, du moins, ce que l’on m’avait contraint à devenir alors que j’avais une belle vie, j’en avais perdu mon cher et tendre, mon fils, et les enfants même de mon frère que j’élevais après le décès de ma belle sœur. Mais revenir sur 800 ans auparavant n’est jamais la solution, bien au contraire, je crois mieux qu’à défaut d’être heureuse de ma condition, au moins essayer de me contenter de ce que j’avais. Cela devait faire une heure, ou deux que je devais être éveillée, la nuit était tombée depuis presque aussi longtemps, j’en étais ravie, cela me permettait enfin de sortir de la noirceur, et compagnie de ce qui me tournait autour. Sortir, voir l’air frais nocturne. Le soleil ? Des années que je n’en avais pas vu la couleur, des années ? Je dirai presque des siècles finalement, ce serait plus juste que quelques futiles années que vous autres humains considéré comme si précieuse. Pour moi une année, c’est à peine une heure quand on a l’éternité à vivre. Non, je ne vous dénigre pas humains, je crois que parmi nous autres les vampires, je suis l’une qui vous apprécie le plus, vous avez de la couleur sur vos joues, le sang est chaud chez vous, vous vivez. Vos cœurs n’est point de marbre, en ce qui me concerne, ça fait une éternité que je n’ai même pas eu à dire « Vous auriez pu m’en faire une crise cardiaque. » Essayez de me faire peur, j’ai peur que ce soit votre cœur qui en souffre plus que le mien.

Marchant ainsi au milieu de ce grand manoir qui était silencieux, ma réserve de sang était là j’en prends une poche pour pouvoir me rassasier. Ah ce sang synthétique ! Quelle idée ingénieuse, bon d’accord, je reconnais bien que votre but n’était pas de nourrir notre espèce, mais en attendant, je trouve cette idée sublime, elle m’évite de me nourrir de vous, et vous ne pouvez pas savoir comme j’attends ça depuis des siècles et des décennies. Ecoutant qu’à moitié, la musique qui se propageait dans le manoir où nous logions, les Raybrandt, depuis plusieurs années désormais, en compagnie de ma mère, parfois mon frère, et la nouvelle protégée de ma mère, Jana, jeune femme, vampire en perdition totale, au point de ne pas savoir ce qu’il y a eu dans son passé. Finalement, je l’envie presque, elle a l’attention de ma mère, elle ne se souvient pas de son passé, et même si chez moi, c’est un vague souvenir, je ne saurai pas vous dire l’odeur qu’avez les cheveux de mon fils, mais je peux vous dire qu’il était blond et beau, oh oui, je suis certaine que s’il a vécu, et qu’il a eu la chance de découvrir la vie, plus que moi, dans ce cas là, il a du en rendre des heureuses. Mais oui, j’étais envieuse et presque jalouse, foncièrement ? Je n’étais pas méchante, au contraire, je n’irai jamais déclencher une bataille avec cette jeune femme. Ce ne serait pas dans mes cordes, mais si ma mère m’accordait ne serait-ce qu’un tiers de l’attention, j’en serai presque heureuse. Bien que je sache parfaitement qu’est ce qui la repousser en moi, mon attrait pour vous autre, les humains, le fait que le sang synthétique ne me dérange pas, le fait que ma condition n’était pas là pour être l’un de vos prédateurs, mais plutôt pour essayer de trouver un lien avec vous. Oui, vous entendez bien, non je ne suis pas le loup dont il faut se méfier, mais plutôt une de ces jeunes vampires qui se cherchent. Tiens une chanson plutôt douce à défaut d’avoir beaucoup de références récente, j’appréciais encore les vieilles, ces chansons classiques qui vous ferait honte dans vos Ipod comme vous dites tous. ET alors Beethoven ou Mozart ont au moins eu ce talent là.

Habillée rapidement, le jean qui me resserrait la taille, le pull à manche longue de couleur noire, mes cheveux blonds et lisses, tandis que mes Richelieus avaient une allure de cuir refait, même si j’étais certes élégante, je n’avais plus vraiment l’intention de me faire belle pour un autre, j’avais le mien, m’installant sur le sofa du grand séjour sombre, j’attendais dans la pénombre, la Pomme de Sang ? Pourquoi pas, dans une heure ou deux peut être ! Pour le moment, le temps était encore à la réflexion. Entendant la porte d’entre claquée, je m’attendais à voir peut être mon frère qui n’avait peut être pas oublié qu’il avait un autre lieu de vie, que là où s’exerçait ses fonctions politiques, ou bien Jana, revenue de la Pomme de Sang ? Ou bien d’une énième chasse ? Ma mère ? Non, ce serait la dernière personne à qui je m’attendais à voir dans ce manoir, il restait encore trop de nombreuses choses à faire avant le lever du soleil pour qu’elle revienne aussi tôt dans la soirée, quoique, allez savoir.


HJ - Sorry du retard (:
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Ven 25 Fév - 23:46


© Kitty | © nephykins

      Aurait-il trop été demandé que tu t’arranges un peu ? On dirait une gueuse…


    Comme entrée en matière, on ne pouvait pas faire mieux. De toute façon, je ne m’adressais qu’à celle qui me tenait de fille donc je n’avais que faire de prendre des gants. Si encore elle se montrait digne de notre nom de famille… Mais ce n’était pas le cas alors la question ne se posait pas. Que fais-je ici à une heure aussi « matinale » ? Disons que je devais me préparer pour ma prochaine mission. J’avais passé la soirée précédente au côté de mon Roi, et c’était lui qui m’avait réveillé peu avant que le soleil ne se lève afin de m’annoncer ses nouveaux projets. Bien entendu, je ne pouvais en parler à personne. Seule moi, sa digne créature, sa plus fidèle vampire, sa main noire était apte à accomplir la tache qu’il m’avait confié et je réussirais comme d’habitude. Mais avant de partir, il me fallait rassembler mes affaires et régler quelques détails avant. Ainsi m’étais-je rendu dans mon manoir. J’avais croisé ma fille dans l’escalier, et n’avait trouvé que ça à lui dire en guise de salut. Mon regard l’avait regardé de haut en bas, comme écœuré par ce qu’il voyait. Quel spectacle désolant se trouvait sous mes yeux. Je ne l’avais pourtant pas élevé ainsi. Quelque chose avait mer#é, mais je n’arrivais pas à savoir quoi. Après tout, je l’avais éduqué comme William et ce dernier savait très bien quoi faire et où était sa place.

      Va te changer sur le champs et revêtir quelque chose de plus… décent. Ensuite, quand ta tenue sera plus respectable, nous parlerons.


    Un ordre à ne pas s’y tromper. Elle n’aurait pas le choix de s’y plier. J’étais sa créatrice et tant que je ne l’avais pas libéré, elle ne pouvait pas aller contre mon autorité. Heureusement que j’avais encore ce recours sur elle, sinon j’aurais du achever sa vie de vampire qui lui déplaisait tant. Je me fichais de ses états d’âme, seule ma volonté comptait de toute façon. Et ce que je voulais c’est que mon héritière soit présentable à toutes heures de la nuit, et ne me fasse pas honte à porter de tel accoutrement. Ce n’était, en plus, pas une femme de terrain, alors rien ne l’obligeait à troquer ses robes contre des vêtements que je jugeais hideux. Tant qu’elle vivait sous mon toit, elle devrait se plier à mes règles, et la tenue vestimentaire en faisait partie.

      Tu feras venir Elena dans le salon, j’ai faim


    Ni de s’il te plait, ni aucune marque de politesse. Je n’étais même pas aimable quand je lui parlais. J’ôtais mon manteau, laissant entrevoir une belle robe rouge, que m’avait offert mon Roi. S’il y avait bien une tenue que j’acceptais de porter plusieurs fois, c’était celle-ci. Elle mettait en valeur tous mes attributs, passant de la peau pale, à mes courbes et à la chevelure brune, aussi noire que sont les cheveux de ma fille blonds. Cela n’avait rien d’étonnant quand on savait que son père, son vrai père était aussi blond qu’elle. Elle tenait beaucoup de lui, et sa ressemblance avec moi n’était pas des plus frappantes. Je dirais même que mon fils pouvait être associé à ma lignée, plus facilement que Morgane. D’un côté, je ne m’en plaignais pas vu le piètre vampire qu’elle faisait. D’ailleurs, je comptais bien remédier à ça et commencer dès ce soir. Je l’obligerais à boire la pucelle que je lui avais demandé d’amener jusqu’à moi. Il était temps qu’elle regagne quelques galons en temps que vampire. Et ça commençait par ses tenues vestimentaires, son attitude et surtout, son régime alimentaire.


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mar 1 Mar - 2:54

Il venait de rentrer. Oui, après son entraînement en la jeune nuit s’annonçant. La lune se levait et les quelques nuages masquant le ciel n’avaient rien de réellement menaçant. Peut-être une légère pluie en court de nuit. – Après tout, nous nous situons en Écosse. – Toutefois, rien de plus. En tout cas, rien qui laisserait William Raybrandt en l’intérieur du manoir familial. La demeure en laquelle il vivait maintenant depuis … Pff. Peu importe, fort longtemps est une assez bonne description. Sa chemise blanche déboutonnée au torse, humain, William serait trempé de la tête aux pieds luisant de beauté et de charme. Malheureusement, - ou heureusement; choisissez – notre jeune homme ne pouvait pas un tel acte pour cause Vampirique. Le pantalon de toile beige constituait l’unique autre vêtement sur ce corps d’Apollon. William aimait courir à vive allure ressentant de surcroît les dénivellations du sol sous ses pieds.

Le Vampire marchait dans le Hall ayant dans l’idée d’opter pour une tenue plus appropriée et se diriger le plus rapidement possible à la Pomme du Diable. Toutefois, un sourire énigmatique surgit subitement sur le visage de notre jeune homme. Son cœur se mit en marche … Malgré qu’il ne le fasse pas réellement. Une odeur … Celle de sa créatrice le rendait intéressé à demeurer en le Manoir un peu plus longtemps ce soir. Normalement, William n’y passa guère de minutes voir de secondes la nuit; discuter avec Morgane. Pff … Il soupira à cette pensée. La maison serait en ruine le matin suivant.

William Raybrandt approcha à pas feutrés du salon écoutant les doux mots sortir des lèvres pulpeuses de Krystel Raybrandt. Le jeune homme se passa une main dans les cheveux ébouriffant un peu plus sa crinière châtain pâle. Observant Morgane sur un regard machinal, il soupira songeant à la véracité des dires de leur mère.

* Et puis zut. Pour ma part, j’avais une bonne raison. *

Effectivement, en une petite exclamation de rire ironique quant à sa propre faute qui dut être entendue des jeunes femmes, William entra de sa belle démarche aisée marchant sans se presser le moins du monde vers le fauteuil où fut assise sa chère sœur. Il posait son regard charmeur sur celle-ci puis … Un rire aiguisa son sourire. Il fallait dire que William trouvait très drôle la rébellion de Morgane. Comment pouvait-elle agir avec autant de folie devant un Maître Vampire ? Il fallait être fou. William savait parfaitement que si Morgane n’avait pas été la fille de Krystel, cette dernière l’aurait déjà tué depuis plusieurs siècles maintenant.

Tournant sa tête pour accrocher le regard de sa mère, William hocha de la sienne et courba un peu l’échine en guise de salut respectueux envers un supérieur. Autre chose que sa chère sœur ne savait pas faire … Ou si, mais se bornait à la honte de sa famille. À traîner dans la boue le nom de famille Raybrandt. Soupirant désespérément, William se retourna vers la jeune blonde. On ne percevait aucunement de colère en son visage. Seule la neutralité primait. Lentement, mais avec grâce, William s’assit sans ménagement sur le rebord du fauteuil. Sa main droite alla caresser la chevelure de Morgane alors que ses lèvres s’ouvrirent et laissèrent sortir.

- Tu sais que tu es belle en ces robes. Ne va pas tarir ta beauté avec ces vêtements sans valeur.

William n’allait jamais se mettre contre Krystel. Mieux, il approuvait presque tous ces ordres, ses dires voir ses désirs. Ok, pour le presque nous y reviendrons plus tard. Un sourire sur le visage semblait agréable et gentil. Toutefois, attendez-vous de comprendre de la provocation en l’esprit de William. Rare étaient ceux pouvant déchiffrer ses pensées et actuellement, caressant cette blondeur, il s’attendait à tout. Certes, rien de ce que Morgane dirait où ferait ne déterminerait le mal pour lui. Mieux, William Raybrandt le prendra certainement en riant.

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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mar 1 Mar - 15:26

Une gueuse, je vous ai déjà dit que j’avais une mère parfaite et pleine de tendresse à mon égard… Maintenant vous comprenez pourquoi ce silence à propos des bonnes attentions de ma mère à mon égard. Oui j’étais un déchet, un truc qu’on trainait derrière soi, juste parce que j’étais sa fille et que certainement qu’on ne pouvait pas me tuer. Je n’étais pas aussi digne que William et ça je le savais parfaitement tout simplement parce qu’on me le répétait encore et encore. Je regardais ma tenue, non on ne pouvait pas toujours s’habiller comme une bombe, mes tenues me plaisaient, mais apparemment pas à tous. La première, ma mère qui était toujours la première à me dire ce qui n’allait pas, je m’intégrais pourtant bien dans cette époque du XXIème siècle, mais non rien n’était comme il fallait. Et j’obéissais, bêtement, parce qu’elle m’avait créée, et en tant que créatrice, elle avait pleins pouvoir sur moi. Chaque ordre, je l’exécutais, chaque parole, je l’approuvais, tout cela sans nier le moindre fait, tout cela sans objecter une unique remarque. Parce que je ne pouvais pas c’était comme ça. Et une seconde remarque, mettre quelque chose de plus décent tiens donc, la dernière des nouvelles, ne me faisant pas prier, je remontais à ce qui tenait place de chambre pour moi. Comme désiré, je pris l’une de ces robes, rouge sang pour la remettre, nouant mes cheveux en tresse plaqué derrière, comme ça personne n’aurait rien à redire à propos de ma tenue, ni même de mes cheveux tenus. Descendant, elle avait donc l’intention de me parler ? A propos de ? Excellente question, je me doutais certainement à propos d’un sujet important ? Ou bien alors d’autres choses… Pas la moindre idée, et étrangement aucune envie de le savoir.
Aussitôt en bas, je me fis recevoir avec un énième ordre, Elena… Pauvre fille qu’elle était, ne se rendant même pas compte qu’elle se faisait dépouiller totalement de son sang. J’allais la prendre, la trainant par le bras, j’étais désolée pour cette pauvre fille, et pourtant elle n’avait pas d’autres choix. Une des raisons pourquoi je ne buvais pas ce sang, je préférais nettement l’invention nippone, il n’y avait pas de souci d’éthique… Ah de l’éthique chez les vampires ? Nada, rien du tout pour eux. Une fois, Elena ramenée, je me déposais sur le canapé pour apercevoir mon frère, qui vient se placer à côté de moi pour me caresser mes cheveux. Un élan de gentillesse à mon égard, c’était du rarement vu. Puis quelques mots à mon égard, qui lui valut un regard noir de ma part.

« Ces vêtements sans valeur sont ce que tout le monde porte au XXIème me semble-t-il ? »

Ces paroles étaient uniquement à l’égard de William, avec un peu de froid mais juste ce qu’il fallait pour faire comprendre à mon frère, qui m’était cher avant que l’on se transforme, que je n’étais pas une poupée. Que je n’étais pas SA poupée. Me mettant au fond du fauteuil dans lequel j’étais assise, avec mon frère sur le bord, toujours sa main dans mes cheveux. Loupée, pour une fois que j’étais coiffée, il fallait qu’on vienne jouer avec. Aussi, je laissais faire, pourquoi protester et me reprendre une remarque ? Non merci, j’en avais suffisamment pour ce soir, me retournant vers ma mère, je dis alors :

« Il fallait que l’on parle de quelque chose ? »

Demandai-je d’un ton poli, totale changement à la place de ce que j’avais dit pour Will. Elena était toujours au centre d’entre nous. Ma mère semblait tourner autour, elle n’était qu’une proie au milieu de nous trois, trois vampires qui avaient soif. Enfin deux chasseurs, et une qui s’était déjà nourri avec ce qui tenait dans un frigo.
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 1:50

    Ma fille n’avait pas grand-chose pour elle. Elle n’était pas aussi belle que moi, ni aussi intelligente. Elle était faible, dénigrée mon nom de famille et se montrait souvent inutile. Pourtant, elle avait quelque chose pour elle : son obéissance. Oui, Morgane était sans doute le vampire le plus fidèle que j’avais sous mes ordres. Certains diront que je le fois à mon statut de créatrice. Je ne suis pas d’accord. Car même si je n’avais pas de pouvoir sur mon enfant, elle m’obéirait tout autant. Elle savait où était sa place, et même si cette dernière ne lui convenait pas, elle y resterait tant que je ne lui dirais pas de changer. Alors oui, mon fils m’était tout dévoué, mais j’en avais fais un loup, un loup qui tuerait soeur et mère s’il le fallait. C’était ainsi que je l’avais voulu : fort, et prêt à tout. Ainsi misais-je énormément sur l’affection que me portait ma fille, en déclarant qu’elle était la « pièce de mon échiquier » la plus fidèle. Et alors qu’elle redescendait, habillée de manière enfin décente, son frère fit son apparition. Je n’avais pas été étonnée de le voir arriver, ayant senti sa puissance entrer dans le manoir. Je ne lui accordais pas le moindre regard, me consacrant à l’humaine qu’avait ramené ma fille. Je laissais mes enfants se chamailler sans mot, et ordonnais à Elena d’un simple regard de venir jusqu’à moi. La vue de son cou, l’odeur de son sang… Je ne m’étais pas encore nourri, et ignora les paroles de Morgane pour venir croquer dans la chair de ma proie. Le sang… La chaleur qu’il dégage… Le gout qu’il laisse sur ma langue, puis ma trachée… Seul le sang de mon maitre pouvait égaler un tel plaisir. Pourtant, je réfrénais mes ardeurs de vider la jeune femme, qui prenait un plaisir malsain à ce que je la morde et m’abreuve d’elle. J’aurais tout le loisir de jouer la gourmande plus tard. Je léchais la plaie que je venais de faire à mon Jouet, avant de me tourner vers Morgane

      Bois. Montres toi digne d’appartenir à mon clan et nourris-toi d’elle. Peu m’importe si tu la tues, bien au contraire…


    Ne comprenant pas l’ampleur du danger, totalement sous mon pouvoir, Elena marcha jusqu’à Morgane et lui offrit son cou. Alors seulement là, je décidais enfin de faire attention à mon héritier. Forcée fus-je de constater qu’il n’était guère présentable. J’étais strict avec Morgane, beaucoup moins avec William. Le voir ainsi vêtu n’était pas pour me plaire, mais je ne relevais pas. Je lui fis signe d’approcher, de venir jusqu’à moi et quand il fut à ma hauteur, je lui susurrais à l’oreille, de manière à ce que seul lui entende

      As-tu oublié que je ne tolère guère de tel accoutrement au sein de ma demeure ? Cette fois ci passera, mais que cela ne se reproduise plus mon enfant. Aussi beau sois-tu, ce n’est pas une excuse pour t’afficher d’une telle manière. Soit gentil, et aide ta sœur à vider cette humaine. Vide là, tue là même, je n’ai que faire de sa vie. Mais surtout fait la souffrir. Montre à ta sœur comment un vampire doit s’y prendre…


    J’avais posé mes mains sur ses joues, et déposé un chaste baiser sur le cou de ses lèvres. Je le savais sensible à de telles attentions autant que je savais que cela gênait ma fille. Je m’amusais de voir les réactions de mes enfants bien que je ne montrais jamais rien. Je jouais avec eux de la même manière que je jouais avec mes humains…


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 3:15

Le rouge allait définitivement bien à sa jeune sœur. Il semblait laisser ressortir la couleur de ses cheveux tout comme sa peau pâle. Puis, on n’oubliait pas ses formes toutes féminines. À l’évidence, William entendit une bonne partie de la conversation précédente entre les membres féminins Raybrandt. En tout cas, dès que son odorat voir son amour pour Krystel furent assez puissant surpassant alors les propres pensées du Vampire.

- Morgane …

Son regard aidé du cou se dirigea mollement vers le tapis au sol. Il était découragé par les arguments de sa sœur. Tous se vêtirent comme ceci actuellement ? Oui, William savait parfaitement ceci. Il observait longuement les gens passer et repasser en Glasgow. Certains aimaient même se présenter de cette manière en la Pomme du Diable. Il en observait tous les jours et n’était pas plus innocent, ignorant que quiconque en ce monde, sur cette Terre. Les bras du jeune homme se croisèrent sur sa poitrine et le menton toujours en direction du sol le regard foncé perçait de nouveau le silence de la pièce. Morgane parla, mais on n’entendait maintenant plus que le léger, presque inaudible bruit perçut par le repas de leur supérieur. William avait un peu faim. Ainsi, ce même regard précédent tenta de se changer les idées sans dérangement se tournant en direction de Morgane. Krystel ne l’avait pas entendu. Certes, oui. Cependant, les Maîtres Vampires décidaient eux-mêmes quand prendre la parole voir lorsque les autres devaient le faire aussi.

- On est les Raybrandt Morgane. On n’est pas comme tout le monde. On n’a jamais été comme tout le monde. On est mieux, on est noble.

Toujours les bras croisés, William ne bougeait point son corps. Seul le ton de sa voix pouvait rappeler une légère exaspération. Comment ce Vampire pouvait le mettre en colère lui une personne d’une neutralité exemplaire ? Il détestait qu’on manque de respect envers sa famille; celle avant cette transformation même d’où le terme utilisé de «jamais». Pire encore par rapport à sa mère – sa créatrice lui donnant la vie de ses rêves. Ce petit front de colère s’apaisa rapidement, car Krystel reprenait la parole ordonnant semblait-il à William envers Morgane de boire ce sang. Un petit sourire croyant déjà incapable sa sœur d’une telle chose et le jeune homme se leva finalement sur ordre de son supérieur. Son rire était proche par rapport à sa rebelle, mais son obéissance encore plus.

Fermant doucement les yeux, William se laissa sermonner doucement à l’oreille par sa mère. Il savait avoir commis une erreur. Toutefois, sa curiosité voir cet aimant fut trop puissant pour lui. Le Vampire dut avancer en direction du salon avant de se changer. Comme dit précédemment, le Shérif n’avait pas réellement faim de suite. Toutefois, les douces et délicates – hm, pour qui à part lui – mains de sa mère sur ses joues et ce baiser dans le cou le firent défaillir. William ouvrit un peu les yeux baissant le cou comme si un poids énorme, certes étrangement agréable, se posait sur ses épaules faisant trembler ses jambes.

- Bien sûr … Mère.

Heureusement, son esprit reprit le dessus rapidement. William eut l’intelligence de couper sa phrase en deux l’évitant ainsi de bégayer comme un abrutit. Son corps se tourna à nouveau en direction de Morgane puis ses yeux aperçurent Eleana non loin. Un regard fort, puissant sur sa sœur tentant de l’inciter à obéir pour une fois, William avança glissant pratiquement ses plantes de pieds au tapis. Lentement, il s’agenouilla près de l’humaine et l’agrippa presque tendrement entre ses bras.

* Il y a quand même un avantage pour moi ce soir. Je ne salirais pas l’une de mes plus belles chemises. *

Un sourire fier et roublard voir amusé même que l’on put apercevoir si on se situait en face de lui, William sortit ses crocs sans même comprendre que l’humaine pouvait ressentir une émotion quelconque. Lentement, le Vampire planta ces armes dans la chair tendre non encore touchée par Krystel. Sa langue amenait tout le liquide possible en sa bouche puis en l’intérieur de son corps. Toutefois, William s’arrêta très vite laissant retomber sans ménagement Eleana au sol. On put entendre une exclamation de surprise de la part de l’humaine d’être tombée.

Mine de rien, William se passa la main sur la bouche insistant d’un hochement de tête à Morgane d’en faire autant. Cela semblait être un ordre. Une espèce d’excitation courait en le corps du jeune homme. Le ferait-elle enfin ? Étrangement, son frère ne comprenait pas réellement sa propre volonté actuellement. Si Morgane le faisait, il ne pourrait plus l’agacer … Ce serait ennuyant non ? Toutefois, d’un autre côté, les soirées en le Manoir seront moins … Disons, bruyantes.

- Je sais que tu as faim. Tu peux boire, car mère te l’a maintenant permis. Je suis même certain que tu aimeras son goût.

William avait un genou en terre. Un sourire sadique traversa le bas de son visage alors que ses yeux trouvèrent celui de l’humaine. Il aurait tant voulut que celle-ci se débatte. Tant pis, car William regarderait cette proie pensant à la souffrance de celle-ci de toute manière. Il était étrange lors de ces beuveries … Pire qu’humain, pire que Vampire même.

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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mer 2 Mar - 22:02

C’est des sadiques ! Ca fait 800 ans, que je le sais, mais encore plus ce soir, franchement, vous avez vu ce qu’il me propose ? Enfin plutôt ce que ma mère me propose, de tuer cette pauvre Elena, alors que je ne me nourrissais qu’au Tru Blood depuis qu’il avait été créé. Pour mon plus grand bonheur, et pour leur plus grand malheur. Je n’avais jamais tué, et j’avais toujours essayé d’éviter. Je ne pouvais pas me laisser dépérir sans boire de sang, mais je n’étais ni ma mère, ni mon frère, je ne ressentais alors aucun plaisir à tuer, ni même à boire leur sang. Je l’avais fait, certes, non par consentement mais par obligation. Un nom de famille qui devait nous conditionner, tu fais honte à ce que nous sommes, apparemment d’après mon frère, c’était exactement ce qu’il pensait. Je savais parfaitement que je n’étais pas digne d’être un vampire, d’ailleurs, je n’avais rien demandé, je ne savais même pas par quel miracle, peut être parce que ma mère était en quelque sorte la reine de ces buveurs de sang chaud. Le ton que mon frère employait en prononçant mon prénom, me rendait d’autant plus consciente de ce fait. J’étais obéissante envers ma mère, parce qu’elle m’avait élevée certes, que mon éducation m’avait apprise à être comme ça, tout simplement. J’aurai du avoir du respect envers William, mais non, il ne m’a pas élevé, ni créée, et même si je considère cette bénédiction pour une grande partie d’entre nous comme une malédiction qui m’a arraché un homme que j’aimais mais également mon fils, je ne pourrai jamais me retourner contre ma mère.

« Noble ? Oui, des nobles du XIIIème siècle, on a été recyclés depuis ce temps, alors autant mère et toi avaient certes une position à tenir dans le monde vampirique, mise à part quelques apparitions télévisées et autre pour promouvoir la bonne entente entre les humains et nous, je reste ici enfermée ici. Alors que je porte une tenue selon toi décente ou bien une tenue de nos jours, peu importe. »

Je n’étais pas fan, et même si certes, ça relevait ma beauté comme ils disent, j’en avais rien à faire, j’étais heureuse avec mes tenues du vingt-et-unième siècle, et mon petit ami, ça lui plaisait également. Plus humain que lui, on mourrait, bon quand même très attiré par les vampires, je pense une des raisons pour lesquelles il était avec moi, mais je ne cherchais pas à comprendre. On sortait ensemble de façon la plus normale que c’était possible entre un vampire et un humain. Aussitôt, on me demandait de me joindre à ce repas, d’ailleurs cette Elena me proposa son cou, comme si j’en voulais. Oui son sang devait être très bon, et il venait d’ailleurs me chatouiller les narines. Pendant ce temps, mon frère et ma mère faisaient leurs affaires, je détestais ça. Ils étaient tellement, je ne sais pas comment décrire… Non je n’avais pas de jalousie à leur égard, disons simplement, mince quoi c’est sa mère et son fils, je ne sais pas. Ce n’est pas des choses comme ça entre une mère et son fils ? Si ? Revenons donc à ce foutu sang qui était en train de me narguer. C’est dur de résister, pourtant la volonté y était, et juste après que mon frère y était allé. Refusant pendant un instant, mon frère me fit remarquer que j’avais faim. Sans blague ? Tu crois ça, tu m’agites le gibier sous le nez, stupide ! Franchement, c’est comme donner à un membre de l’église je ne sais pas trop quoi, un vampire, lui montrer, et lui dire « Je sais que tu la veux… Viens la chercher le petit vampire… »
Je sautais, ou plutôt je plantais mes crocs dans le cou de ma victime, en faisant couler le sang dans ma gorge, il était certain que ça n’avait pas le même goût que le TB, mais également, c’était plus… Revigorant, et même si j’avais un certain dégoût, une partie de moi-même ne voulait pas s’arrêter. Tandis que peut être ma raison, disait simplement que ce n’était pas dans mes habitudes. Oui bah merci, normale, le Tru Blood, n’avait pas pour capacité de me redonner toute ma force. Cependant, j’arrivais à me retirer, non sans sentir ou plutôt de voir la douleur de la pauvre fille qui était sur le sol, essuyant ma bouche doucement. Oui, je l’avais fait, mais je savais que ce ne serait pas suffisant, si ma mère ne m’avait pas donné l’ordre, et s’il y avait eu seulement William je ne l’aurai alors jamais touché. Je n’obéissais qu’à Krystel Raybrandt c’était tout.
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Jeu 3 Mar - 2:35


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    Pourquoi Morgane ne pouvait-elle pas s’empêcher de m’exaspérer ? Pourquoi n’en faisait-elle qu’à sa tête et me poussait-elle à bout ? Je ne demandais pas grand-chose pourtant ! Qu’elle respecte ce que je lui avais donné et se montre digne de mes présents. Mais c’était trop lui demander. La voir se contenir et repousser l’humaine me fit sortir de mes gonds. Ce n’était pourtant pas bien difficile ce que je lui demandais ! N’avait-elle donc rien retenu de que je lui avais inculqué quand je l’avais formé à devenir vampire ? Elle pensait surement qu’en agissant ainsi, elle sauverait la vie de cette pauvre humaine ? Elle se trompait lourdement. Je me levais, pris le cou de la jeune femme dans mes mains et tourna d’un cou sec. Sa nuque se brisa sur le champ, et son corps tomba lourdement sur le sol

      Tu es pitoyable… Regardes toi Morgane ! Est-ce donc tout ce dont tu es capable ? Tu me fais honte, grandement honte.


    Je n’avais pas élevé la voix. J’étais restée froide, et hautaine, une attitude encore plus brutale que si je m’étais mise à crier. Je poussais ma fille par terre, là ou était finalement sa place. Elle vivait plus bas que terre et ne faisait rien pour arranger sa situation. Cela n’avait pas été faute de lui avoir tendu la main plus d’une fois. Bon sang, mais qu’avait-elle à vivre dans le passé ? Ne comprenait-elle pas que c’est en acceptant ce qu’elle était devenue, en l’assumant pleinement, comme le faisait son frère qu’elle serait libre, libre de toute entrave, libre de conquérir le monde même. Je lui apportais sur un plateau d’argent les moyens de faire tout ce qui est inimaginable et impensable. Au lieu de ça, elle restait au stade de vulgaire humaine.

      Tu pourrais être promise à de grandes choses. Pourquoi, dis moi mon enfant, pourquoi rester si faible et de contenir ? Qu’est-ce que pouvait donc t’apporter ta vie misérable d’humaine, de femme au foyer obéissant à un homme que l’on t’avait forcé d’épouser ?


    Je l’autorisais à parler franchement, sans répercussion. Je ne comprenais plus ma fille et il me fallait savoir s’il y avait encore une chance que je puisse la remettre sur le droit chemin. Je ne voyais vraiment pas ce que ça vit d’avant pouvait bien lui apporter et ce qu’elle regrettait. Après tout, elle avait tout ce qu’elle voulait et j’avais même consenti à la laisser fréquenter un humain tant que ce dernier ne mettait pas les pieds chez moi. J’avais fais preuve de clémence et de patience avec elle, sans aucune retour. Oui, elle m’obéissait, mais à contre cœur, comme une corvée à accomplir. J’aurais tant donné pour qu’elle soit comme William, ou encore comme Jana… Ma propre fille ternissant notre lignée. Non je ne pouvais vraiment pas me faire à cette idée.

    Connaissant mon fils et sa relation avec sa sœur, je le fis signe de me suivre un peu plus loin. Je m’installais juste en face de Morgane, sur un fauteuil, attendant que mon fils vienne se placer derrière moi pour massant les muscles noueux de mes épaules. J’ôtais d’ailleurs la veste que je portais, laissant apparait mon chemisier blanc. Les robes n’étant guère pratique quand j’avais des ordres à faire exécuter, je m’habillais en tailleur : pantalon noir et chic, chemise blanche, et veste noir au dessus. Mes cheveux étaient tirés dans un chignon lâche, ne tombant pas ainsi dans mon cou. Je me doutais bien que mon enfant viendrait sans doute effleurer ma peau plus bas, mais cela ne me dérangeait pas trop. Je n’étais pas d’humeur ce soir à m’emporter à la fois contre sa sœur et contre lui. Et puis un contact masculin n’était pas pour me déplaire. Qui sait de toute façon ? Il se pourrait très bien que ses mains ne viennent pas plus bas que mes épaules. Il pouvait se montrer sage par moment…


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mar 8 Mar - 4:07


À sa grande surprise, Morgane s’était jeté corps et âme sur Elena lui avalant tout le sang possible du corps. Tout ce liquide qu’elle avait besoin actuellement. Probablement pas âme … Malheureusement, William vit très bien la non volonté de sa sœur d’agir de la sorte. Depuis qu’elle découvrit le «Tru Blood» la vraie chose ne l’intéressait plus. Fronçant les sourcils, le jeune homme ne comprenait réellement pas pourquoi Morgane agissait ainsi. Comment pouvait-elle résister à la tentation ? Comment pouvait-elle ne pas se laisser réellement tenter, glisser dans cette passion rouge ? L’humaine au sol, William se releva sur ses jambes. Krystel passa près de lui tout en lançant quelques mots à sa fille … Des mots qui firent tiquer le petit côté sadique du jeune homme.

* Oh ! *

Mmh, sadique ? Certes, William sursauta ne s’attendant apparemment pas à la mort de cette humaine ce soir. Son regard plongea sur le visage et les yeux encore ouverts, glacés, d’Elena. Une petite exclamation de satisfaction sortie d’entre ses lèvres. Il s’agenouilla pour fermer délicatement les paupières de la jeune femme morte jusqu’au sang. Malgré son petit côté sadique, William était une personne qui faisait tout avec une précision et un calme hors pair. Il ne s’énervait presque pas … Seul elle le pouvait. Ses yeux se levèrent sur Morgane. Le jeune homme ne prit pas conscience de «l’homme que l’on t’a forcé d’épouser». C’était du passé et, aujourd’hui, William apprit beaucoup de choses sur la société en générale. Cette nuit fatidique fut une magnifique chance pour lui; celle de ne pas mourir pathétiquement ridé comme un vieillard.

- Bien fait ...

Il murmura ses mots à sa sœur. Un soupir sortit d’entre ses lèvres. En quelques enjambées douces, élégantes William arriva finalement à hauteur de sa mère. Cette dernière s’énervait beaucoup trop pour tout. Pour Morgane en premier lieu. Pourquoi ne la lui laissait-elle pas ? Le jeune homme pouvait facilement venir à bout de ses gamineries. Il voyait réellement que tout cela faisait rager Krystel Raybrandt tandis que lui ne s’en faisait pas le moins du monde. Elena serait toujours utilisable sans cette colère. Les fortes, mais aussi douces mains du jeune homme touchèrent la peau froide, lisse de Krystel. Il descendait aux omoplates puis remontait au niveau du chignon allant jusqu’à caresser les oreilles.

- Mère. Ne vous en faites plus pour Morgane. Cela vous irrite et je le vois. Je vais me charger de ma sœur dorénavant. Elle pourrait même m’accompagne à La Pomme du Diable pour que je lui apprenne les ficelles du métier.

Ce ne fut pas un murmure malgré que les lèvres de William fussent penchées à l’oreille droite de sa mère. Il parlait d’un ton suave assez fort pour que sa chère sœur l’entende et … S’énerve voir soit en colère. Juste pour la provoquer et l’amusement personnel du jeune homme. Les ficelles du métier; quel autre métier que celui d’être vampire. Il y avait plusieurs sens aux phrases qu’énonçait William. Massant maintenant lentement le cuir chevelue de cette maître vampire, il remonta son torse. Apparemment, on oublia sa propre tenue. Quelques gouttes de sang séchèrent au niveau du menton et de la joue droite de William.

- N’est-ce pas que tu voudrais venir travailler avec moi Morgane ? Peut-être même trouveras-tu enfin un servant qui fera tous tes désirs. Tu verras, c’est si agréable.

Un sourire mielleux, William observait tous les faits et gestes de sa sœur. On ne donna pas de réponse à l'argument de la jeune femme quant au XIIIe siècle passé. Elle ne comprenait pas la base; il n'était pas possible de lui expliquer. Tant pis. Il s’excitait presque de ses provocations. Mieux, car peut-être ses idées fonctionneraient-elles ? Servant lui fit penser à Hannah. Elle devait travailler à la Pomme du Diable à l’heure actuelle. Le jeune homme espérait que Leslie était en sa compagnie. Quelques mouvements brusque dans la chevelure de sa mère, ne durant pas longtemps, fit prendre conscience des pensées se trouvant ailleurs de William Raybrandt.

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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Sam 19 Mar - 21:29

Rappelez moi, encore une fois comment j’avais pour réussir à survivre dans ce bas monde ? Franchement ? Aucune idée ! Disons, juste que j’avais suivi mon frère, ma mère, et puis ça faisait plusieurs années que c’était comme ça. Néanmoins, il était vrai que les paroles de ma mère eurent don de me laisser perplexe. Parfois, il y a des mots comme ça qui vous marque, je restais silencieuse devant elle, en baissant les yeux, comme une enfant prise sur le fait. Avec Krystel j’étais toujours comme ça, comme une enfant face à ma mère. J’aurai tout donné pour la retrouver quand elle nous avait laissé avec William, aujourd’hui, je ne savais plus ce que je devais en penser. J’avais eu en moi différents sentiments à la fois de la reconnaissance, mais également de la haine, et de la rancœur, mais je ne pouvais pas, enfin j’étais comme emprisonnée, prise au piège par cette femme qui était ma mère, ma créatrice, vous n’imaginez pas, comment être un vampire peut avoir également d’énormes désavantages. Certes, la pire fille qu’elle eut depuis toujours, je n’étais pas la fille de mon père, normale, le père que j’avais cru être pendant tant d’année, ne l’était pas. J’étais une fille illégitime, de son amant, oui même avant de devenir un vampire, ma mère était déjà assez frivole. Sauf qu’avant je n’en savais rien. D’ailleurs, l’un ou l’autre, je ne les ai que peu connu, bon d’accord, parfois avoir un père absent ça a ses avantages, c’était un peu coutume à mon époque, je crois qu’aucune des demoiselles que je côtoyais à la Cour n’avait réellement un père, ou mort à la guerre bien évidemment, c’était un peu l’habitude, la fierté. Très peu fier aujourd’hui. Mon passé n’avait rien de passionnant, et le geste de ma mère en me poussant en arrière eu comme conséquence de me ramener à la réalité, donc c’était ça, je n’étais rien. Juste une loque, oui voilà ce que j’étais, un déchet pour elle, rien de bien plaisant à ses yeux, juste un truc qu’elle trainait comme un fardeau. Mon frère massait ma mère, et sa mère, même si je n’aimais guère la relation qu’ils avaient.
Etre vampire avait en quelques sortes changeaient leur relation, et cette relation je la haïssais, c’était contre nature, pas normal, pas pour moi, qu’est ce que vous voulez vraiment que j’en fasse. Une objection ? Je pouvais en faire des dizaines qu’elle ne serait pas plus écoutées en fait. Mais pour la première fois, elle me permettait de m’exprimer, prenant ma tête dans les mains, je cherchais les mots justes, pour à la fois être claire, mais aussi savoir dire tout ce que je voulais dire. Je sentais que pour la première fois, ma mère souhaitait m’écouter. Pourquoi ? Savoir, surement, ce qui faisait que je détestais cette vie. Et pourquoi de l’autre je ne pouvais pas la quitter, parce que, aussi sadomasochiste que je pouvais être au niveau des sentiments, j’aimais ma mère. Folle ? Non, juste un peu pour mon plus grand plaisir. Bordel, c’est quand même ma mère, je ne peux pas dire la haïr comme ça non plus, ça ne se fait pas, ce n’est pas possible, je ne suis pas l’une de ces nouvelles adolescentes, qui sont dans leur périodes : « Je vais quitter la maison, et partir vivre avec un mec de 20 ans de plus que moi, parce que vous me laissez pas faire ce que je veux. » Je vous rassure, ça fait 700 ans que j’ai passé ce stade. La rébellion c’est terminé, ce serait plutôt dans le genre, l’inexistence, le silence, voire le retour sur soi. Les questions que l’on se pose mais que l’on se garde :

    « Qu’est ce que j’aimais dans ma vie de misérable humaine ? Un fils, et les enfants de mon frère. Eux, ils avaient réussi à me donner quelque chose que je n’avais jamais ressentie. J’étais mère pour eux, et je ne me suis jamais autant sentie bien qu’avec leur compagnie. Un époux forcé ? Oui, mais n’était-ce pas la norme ? Et pourtant mon époux, je l’aimais, mais vous l’avez tué, comme si ce n’avait pas d’importance. Je tenais à lui, j’avais appris à l’aimer, et à le connaitre un minimum. Toute cette vie, qui m’a été arrachée, je l’aimais, bien qu’imparfaite, je l’aimais ma vie d’humaine, je n’avais pas l’immortalité mais j’avais l’amour de mes enfants, et c’est ce qu’il y a de plus beau. J’ai essayé d’être comme vous, mère, mais ce n’est pas dans mes gènes, tué un humain pour m’en nourrir ? Alors que je sors avec l’un d’eux ? Non, c’est au-delà de mes forces. Le Tru Blood a su me donner bonne conscience. Alors oui, je vous fais honte, à vous mère, mais aussi à William je suppose, mais c’est une question d’éthique pour moi, aussi étrange qu’il soit. »
Je venais de me relever, en m’installant face à elle et en tenant le regard de mon frère, plus que ma mère, j’avais parlé de ma voix douce sans énervement. Ni rire, ni rien, sans aucun sentiment, parler de mon fils, cela avait fait des années que je n’avais évoqué son existence auprès des gens. Comment expliquer aux gens que j’ai été mère, et que j’aimais ma vie, alors que ma mère est censée m’avoir sauvée de la peste, je vous avoue que ma crédibilité laisse un peu à désirer souvent. Peu importe, mon frère vint se mêler de mon éducation. En quoi, il avait à m’éduquer lui ? Sous prétexte qu’il était aimé, et qu’il avait sa foutue Pomme du Diable. J’y passais de temps à autres, mais tous ces humains qui vantaient les mérites de se faire sucer le sang, très peu pour moi en fait. Je réagissais automatiquement :

    « Tu veux m’apprendre quoi au juste ? Je n’ai pas besoin de servants, je n’en veux pas, les humains ne sont pas des objets zut William. A quoi bon s’en servir comme ça alors qu’on essaye difficilement de s’intégrer dans cette société, d’être disons comme eux. Oh et puis, peu importe, de toutes manières, ce n’est plus dans mes cordes de décider. Si mère le décide ainsi, alors je viendrai, même si je ne vois pas l’intérêt que tu as à ‘m’éduquer’ »

J’avais moi-même mis les guillemets, qui voulaient tout dire d’ailleurs. Ce n’était pas lui, mon frère qui devait m’éduquer, je pense qu’à 801 ans, ou un truc presque dans le genre, j’étais bien assez grande pour me débrouiller seule et faire mes propres choix.
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Lun 28 Mar - 18:50


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    Morgane poussait le bouchon trop loin. Je l'avais autorisé oui à s'exprimer librement, mais les mots qu'elles employaient. Ainsi donc, elle était si malheureuse que ça en notre présent? Avait-elle au moins hérité un trait de moi? Je parle ici de la prétention bien entendu. Car tout ce qui ressortait de ses paroles c'est qu'elle avait la prétention de prétendre qu'elle serait mieux sans nous et qu'elle aurait pu se débrouiller. Sottise ! Elle n'était même pas capable de tuer un seul humain, alors se gérer elle-même. Laissez moi doucement rire… D'ailleurs, plutôt que de me mettre en colère, je rigolais. Un rire froid, et si ironique. J'applaudissais dans mes mains, tout en me relevant, ne faisant plus attention aux mains délicates de mon fils. Je fixais Morgane droit dans les yeux sans les quitter une seule minute alors que je m'avançais vers elle. Je prenais son menton de ma main droite, et l'obligeais à me regarder.

      Se pourrait-il que…?


    Je faisais retomber mon bras le long de mon corps, et fit deux trois tours autour de ma fille

      Et bien il semble que oui…


    Dans le genre très énigmatique, on ne faisait pas mieux. En fait, j'avais observé chacune des réactions de ma fille. Il ne faisait pas de doute qu'elle ne mentait pas. En même temps, elle était incapable de me mentir. Pauvre petite fille sans cervelle. Elle ne savait pas dans quel pétrin elle venait de se mettre. Je lui tournais le dos pour venir me tenir à côté de mon fils, tout en prenant soin qu'il soit derrière moi et non devant moi

      Tu penses ainsi que ta vie aurait été plus belle sans nous? Sans doute oublies-tu que sans moi, tu n'aurais jamais vu le jour. Finalement ton père ne t'a pas légué que la couleur de ses cheveux, mais bel et bien son attitude princière… Soit, comme j'honorerais ma promesse et ne te punirais pas pour tes paroles. Puisque que tu penses pouvoir gérer ta vie mieux que je n'ai pu le faire, va Morgane. Va affronter le monde à l'extérieur et tes humains que tu aimes tant. Va rejoindre celui que tu dis aimer. Cependant faisons les choses de la bonne manière qui soit. Tu ne bénéficieras plus de l'argent des Raybrandt. Cette maison n'est à présent plus la tienne, et tous les présents que nous avons pu te faire ne t'appartiennent plus non plus. Tu garderas ton emploi de porte parole des vampires et nous te verseront un salaire tous les mois. Je n'ai que trop longtemps gaspillé mon temps, mon argent et ma réputation pour te protéger. D'ailleurs, tu n'auras, à présent, plus ma protection, ni même celle de ton frère. Mais n'oublie pas qu'en temps qu'étant ton maitre vampire, tu devras me rendre des comptes et tu me devras obéissance. Tu veux vivre comme une humaine? Et bien vas-y ma fille. Ah, et ton mari, ce mari si aimant et affectueux n'était rien autre qu'un homme poussé par ses pulsions masculines. Comment crois-tu que votre domestique est tombée enceinte en ne quittant jamais votre demeure? N'as-tu jamais remarqué la ressemblance entre tes enfants et ceux de la plupart des servantes. Ah et tu crois que les bleues qu'avaient ton fils sur les jambes venait d'où? Ah oui, d'une chute un soir dans les escaliers… Ma pauvre enfant, que tu es naïve…


    Je ne mentais pas à propos du mari de Morgane. Avant d'enfanter mes enfants en vampires, je m'étais renseignée sur eux. J'avais reçu l'invitation d'une personne de leur demeure et les avait observé pendant très longtemps avant de passer à l'action. J'avais ainsi surprit le mari de Morgane copuler avec plusieurs domestiques, mais également toucher à sa propre enfant. C'est pour ça que je l'avais tué. C'était une descendante Raybrandt et personne ne pouvait s'en prendre à ma famille. Je suis certes cruelle, mais jamais je n'abuserais d'enfants sexuellement parlant. Même les grands méchants ont leurs limites que voulez-vous?

      William, sauf ordre de ma part, tu n'aideras plus Morgane ni ne veillera sur elle comme tu le faisais jusque là… Jana… A présent c'est Jana à qui tu apporteras ton soutien.


    Je ne faisais plus attention à Morgane. Elle pensait que sa vie serait plus belle en dehors de mes murs, et bien qu'elle s'en ailler. J'étais las de son attitude bien que j'étais persuadée de quelque chose : elle n'allait pas s'en sortir. Elle n'avait jamais eu de budget à gérer, et elle n'avait jamais vécu sans personne pour la protéger. Un mois, tout au plus avant qu'elle ne revienne, ça ne faisait pas de doute. Elle ne savait pas ce qui l'attendait et toutes les difficultés qu'elles auraient à affronter. J'avais toujours fais en sorte que mes enfants soient en sécurité.

      Tu n'es plus la bienvenue dans cette demeure, et je me fiche de savoir où tu vas dormir quand le soleil serait levé. Il fallait y penser avant ma chérie. William, donne-lui l'argent que tu as sur toi, ce serait une avance sur son salaire à venir. Ah et si tu changes d'avis, tu sais où trouver ton frère pour qu'il me transmettre un message. Car ta liberté ne peut être entravée par des privilèges et il te sera désormais impossible de me contacter directement. Nous nous reverrons dans vingt-jours, après le référendum. Je te laisse dix minutes pour rassembler le peu d'affaires qui t'appartiennent. Ensuite, je serais obligée de demander à mes hommes de te chasser d'ici.


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Ven 1 Avr - 3:33

Tout ceci prenait une tournure tout à fait étrange, bizarre. Le jeune homme aurait aimé ne jamais être entré dans cette pièce pour cette soirée. Cela l’ennuyait les arguments betas racontés par sa sœur Morgane. La première idée restait la bonne : eh bien, dorénavant il prendrait cette expression au pied de la lettre soit filer à sa chambre puis à La Pomme du Diable. Cependant, William Raybrandt ne pouvait pas résister pour autant. À Krystel ou peut-être son esprit s’animait d’une curiosité, d’une énergie nouvelle si animation il pouvait y avoir. Longtemps, ce jeune humain se fut ennuyé. Il avait déprimé; aujourd’hui, William connaissait le nom de cette maladie invisible soit la dépression. Apparemment, il devait en souffrir à l’époque. Jeune Duc coincé sur son trône à remplir de la paperasse ou se diriger vers des bals. Pff ! Jamais personne ne fut au courant de cet ennui et ce fut tant mieux. Toujours, William montrait son plus puissant profil. Actuellement n’était pas différent.

Il était captif

Il resta droit, le menton relevé derrière la Maître vampire à la longue tirade de Morgane. On put le voir froncer légèrement les sourcils à l’évocation des enfants. Faux ! Elle n’en possédait qu’un. Les autres appartenaient à lui. Peu importe, malgré qu’il jubilait intérieurement de rembarrer Morgane, il se tenait silencieux et le plus majestueux possible. Le jeune homme n’écoutait plus incapable de faire taire sa bouche si ceci continuerait. Des objets … Un mince sourire sadique apparut à la commissure de ses lèvres. Son regard posa un instant sur la jeune femme au sol morte.

* Faux. Morgane; les humains sont nos proies. Nous sommes des prédateurs. *

Il appuya la main sur le fauteuil obéissant comme toujours et d’une neutralité exemplaire à l’extérieur. Les yeux bruns suivirent du regard Krystel qui contourna plusieurs fois Morgane. Une certaine intuition indiquait à William que cela allait réellement mal finir cette fois. Quelques secondes plus tard, son hypothèse fut affirmée. Elle était véridique. Krystel Raybrandt en avait par-dessus la tête de cette fille ingrate. Elle déblatéra qu’elle perdit son temps. Certes, la partie racontant les manigances du Duc de Bedford surpris William qui, par réflexe, tourna la tête vers sa mère en poussant une légère exclamation de surprise. Était-il si ennuyé que cela aveuglait ses propres sens ? Sa langue passa sur ses dents massant l’endroit où devait apparaître les canines acérées.

* Si j’avais sut, je l’aurais tué moi-même. *

Oui, il aurait été si joyeux de pourvoir à cela. Ensuite, William aurait fait passer cela pour un accident et sa chère sœur allait être remariée deux mois voir trois mois plus tard tout au plus. Les yeux de William s’allumèrent d’une certaine lueur à la pensée de ce sadisme. Il revint à lui uniquement lorsque Krystel lui ordonna de ne plus s’occuper de Morgane et uniquement de Jana.

- Oui.

Un simple mot dit sur un ton qui se voulait meneur et puissant. Le jeune homme s’avança dans la pièce se postant près de sa mère. Il laissa ce parfum et cette force l’envahir et lui en donner aussi.

- Euh … D’accord.

Légèrement déstabilisé par cet ordre, William chercha machinalement puis plus avidement ses poches de son pantalon de toile. Pourtant, elles étaient nombreuses. Certes, rien pas un seul petit penne. Il soupira fortement posant un regard sur sa mère gêné par ce contretemps. Il se rappelait aller courir soit sa monnaie resta bien au chaud dans sa chambre. C’était la raison pour laquelle – en même temps que ce changer qu’il était revenu au Manoir Raybrandt.

Commençant à devenir plutôt impatient cherchant encore, un sourire se fit en direction de Morgane. Il avait cette envie de rire qui ne se fit pas attendre. Un léger sortit d’entre ses lèvres. Wow ! Morgane était chassée du Manoir pour sa rébellion et, en plus, elle ne pourrait pas avoir quelque monnaie que ce soit dès maintenant vu qu’il ne s’en trouvait pas. Ah !

- Bien, j’ai 5 penne. Probablement ce qui me restait d'hier.

Un autre rire le prit. Apparemment, William trouvait la situation très cocasse. Il s’avança vers sa sœur, bien droit lui prenant la main l’ouvrit et déposa les cinq penne à l’intérieur pour ensuite la refermer. Ses deux mains se fermèrent sur celle de Morgane et observant la jeune femme dans les yeux il avait un grand sourire. Celui-ci disparut subitement alors que William se voulait sérieux.

- Prends-en soin. Je doute que tu réussisses à survivre sans moi. C’est moi qui t’as donné ce mari malgré que c’est moi qui aurait dut le tuer … Et une dernière chose petite sœur, c’était mes enfants. Toi, tu n’avais que TON fils.

Il termina sur un air mauvais, intimidant. Son regard devint soudainement noir alors qu’il lâcha la main de sa sœur. Baissant légèrement la tête, William regardait toujours Morgane aucun sourire au visage. Il détestait Morgane Raybrandt. Il ne l’a comprenait pas et ne la comprendrait probablement jamais. Puis, là elle se fait une joie de dire que tous les enfants lui appartenaient. Grossière erreur.

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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Jeu 28 Avr - 15:29

Qu’est ce qui est pire entre apprendre que notre ex-mari était l’un de ces nombreux comment dire sans être vulgaire, je ne trouve pas les mots mais l’idée est nettement là, ou bien se faire jeter de la maison par sa propre mère parce que nous étions indigne ? Aucune idée, de l’une et de l’autre, j’avais juste (ou du moins ce qu’il en restait) le cœur fendu en plusieurs morceaux, il est toujours difficile d’apprendre à une mère que son fils a été abusé et battu par son père, moi qui l’idéalisait, et de voir que sa mère à défaut de me punir me jetait tout bonnement de la maison. Une épine en moins dans le pied ? Ouais sûrement, et pourtant ce n’était pas ce fait qui me fit le plus mal, j’avais donc été une mauvaise mère, elle était retournée près de mon frère pour m’annoncer cette nouvelle. J’avais donc été une mère déplorable moi qui avait toujours souhaité être une mère, qui avait eu ce que je voulais, j’apprenais que mon mari avait sauté la moitié des domestiques, et s’amusait à battre mon fils unique. Pourquoi la ressemblance y avait-il entre mon fils et ceux de mes servantes ne m’avait pas sauté aux yeux ? Parce qu’il était clair que pour moi ce n’était pas possible. Ou comme dit ma mère j’étais trop naïve, trop dans mon petit cocon pour me rendre compte de quoique ce soit. Quelle imbécile, fus-je à cette époque, et même aujourd’hui. Je ne savais pas d’où elle tenait ses informations (et je ne tenais guère à le savoir), mais l’apprendre par sa propre mère, environ 800 ans plus tard, il y a de quoi descendre de son petit nuage en l’espace de quelques secondes.

J’étais sans voix, en même temps, je ne voyais que répondre à ma mère, à part lui dire « D’accord, je m’en vais, je disparais de ta vue ». Je lui avais toujours obéie et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer, elle restait mon maitre à défaut de reconnaitre ces droits de mère sur moi. Vous vouliez que je dise quoi mise à part que je respectais sa décision, que je l’approuvais et que je trouverai bien un logement pour les jours à venir. Je ne savais pas vraiment comment faire, mais je trouverai une solution, au moins pour ce soir. Même sans mon argent ou ma protection, peu importe, je me débrouillerai, je ne savais pas encore comment, mais je trouverai sincèrement, j’étais un peu futée, pas débrouillarde, mais un peu intelligente vous savez. Je trouverai bien quelqu’un qui accepterait. Ou du moins, je tentais de m’en persuader pour le moment. Mon frère ne me protégerait plus, je n’aurai plus sa protection, d’un côté je devenais apte à devenir moi-même, d’un autre je sentais que c’était un piège, une occasion bien trop belle pour que ma mère me laisse m’en sortir comme ça. A partir de maintenant, je n’étais plus une Raybrandt, finalement je n’en portais que le nom sans aucune particularité, comme un patronyme quelconque. Je n’avais plus le droit sur cette famille. Regrettait-elle maintenant d’avoir trompé celui que j’avais cru être mon père, avant de me rendre compte que ce n’était pas lui. Que j’étais l’enfant d’un autre, certainement, vu que je n’avais jamais été la fille qu’elle avait voulu avoir, j’avais la fille modèle qui marcherait dans ses pas. Pourquoi ? Je ne savais pas, intérieurement oui j’avais envie que ma mère soit fière de moi, comme toute fille, ma place était peut être enviée vous savez, la fille de la reine des vampires, mais je n’y pouvais rien, je n’avais pas choisi. Malgré que je veuille quand même essayer de devenir l’une des leurs, finalement toutes mes tentatives se révélaient un échec cuisant.

Mon frère prit alors en quelques sortes pitié, enfin, une pitié rapidement remplie d’arrogance. Ses mots furent plus blessants que n’importe lesquels de ma mère.
    « Je te hais également. Tu peux dire que ce sont tes enfants autant que tu veux, une fois ta femme morte ce n’est pas toi qui a tenté de les élever, j’ai failli certes à cette tâche, mais j’ai tenté. Adieu William. »
Puis me tournant vers ma mère
    « Pas besoin d’appeler vos hommes mère, je serai partie d’ici cinq minutes, à tantôt. »
Dis-je simplement, je n’avais pas besoin que ma mère convie sa garde pour m’expulser de sa demeure, et je montai jusque dans ma chambre, pris mes quelques affaires et m’enfuis de ce qui avait été chez moi. Pourquoi je n’avais pas tenté de rester ici ? Parce que je n’étais plus la bienvenue cela était une évidence aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mer 25 Mai - 23:57

Hj : désolée désolée désolée pour le retard monstre Je suis très prise par la fac mais d'ici lundi ce sera de nouveau bon et je retrouverais un bon rythme de rp ;)


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    Je venais de congédier ma fille de ma demeure. Cela aurait du être fait depuis bien longtemps, mais j'avais toujours repoussé l'échéance. Elle était ma progéniture, et j'avais espéré quelque part, qu'elle suivrait ma voie et celle de son frère. Cela faisait trop longtemps que j'attendais, et il était temps qu'elle comprenne que cela ne pouvait plus durer. Mon nouveau statut à venir ne le permettrait pas. Et puis, ces paroles prononcées ce soir avaient été la goute d'eau qui avait fait déborder le vase. Je n'étais certes pas la meilleure des mères possibles, même loin de là, mais Morgane avait beau dire et penser tout ce qu'elle voulait, je les avais toujours protégé. Si je ne les avais pas fais vampire, ils auraient été tués en même temps que tous les autres. Je les avais voulu à mes côtés et j'avais fais mon possible pour les rendre fort. Ma fille avait toujours rejeté les plans que j'avais fais pour elle. Soit. Voyons voir de quoi elle sera capable à présent sans aucun protection, sans plus de toit ni même de famille sur qui compter. Car on avait beau dire tout ce que l'on voulait, on avait toujours pris soin d'elle. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis un coup à la place de mon enfant ou que son frère la tirait d'un mauvais pas. Elle voulait son indépendance? Elle voulait vivre comme une humaine? Très bien. Mais ce serait sans nous, comme je lui avais bien fait comprendre. Morgane était allée trop loin pour que je ferme encore les yeux sur l'irrespect et l'ingratitude dont elle faisait preuve.

    Je n'avais pas ajouté mot. Je laissais mon fils se chamaillait une dernière fois avec sa sœur qui l'envoya sur les roses. Rien de bien nouveau. J'avais fini par me faire à leur relation conflictuelle. Surtout que cette dernière poussait William a se surpasser pour me prouver que lui, il était digne de porter le nom des Raybrandt, et surtout que je pouvais être fière qu'il fasse parti de ma descendance. Quelque part, je me retrouvais en lui. Morgane était plus du genre comme son père, à laisser les choses arriver, sans réagir à temps. Rien d'étonnant qu'il n'est régné que quelques années avant de trouver la mort. Mais bref, le propos n'est pas là.

    Je laissais donc Morgane s'en aller, sans un mot, sans même un regard. Je m'étais installée sur le fauteuil le plus confortable, et lisais quelques feuillets que j'avais rédigé quelques heures plus tôt. J'avais de nouvelle loi vampirique à peaufiner, avant de pouvoir les présenter à mon roi. Quand mon enfant quitta la pièce, je levais la tête vers William

      Il y a encore des choses à régler ce soir avec toi. Prend place en face de moi


    Mon regard perçait le sien, ne loupant aucune emotion qu'il pourrait avoir

      Il est temps que nous renforcions nos positions au sein de notre espèce. Tu prendras bientôt épouse William, et ce sera nul autre que Jana. Elle a besoin d'être éduquée et ce sera ta mission. Elle fait partie de notre lignée à présent, et il est de ta responsabilité de faire d'elle une vraie Raybrandt. Je superviserais cela bien entendu, mais je dois me rendre au Japon pour une durée indéterminée. Tu aura plein pouvoir sur nos domaines, nos biens et notre réputation. J'espère que tu ne me décevra pas.


    Je me levais de mon fauteuil, et vins jusqu'à mon fils. Je me penchais sur lui, et finis par lui dire

      Tout va bientôt changer pour nous. Il ne fait pas de doute que j'attends de toi une attitude digne de notre lignée. Il ne s'agira même plus de notre famille, mais de notre lignée.


    Je ne mentais pas à propos du mari de Morgane. Avant d'enfanter mes enfants en vampires, je m'étais renseignée sur eux. J'avais reçu l'invitation d'une personne de leur demeure et les avait observé pendant très longtemps avant de passer à l'action. J'avais ainsi surprit le mari de Morgane copuler avec plusieurs domestiques, mais également toucher à sa propre enfant. C'est pour ça que je l'avais tué. C'était une descendante Raybrandt et personne ne pouvait s'en prendre à ma famille. Je suis certes cruelle, mais jamais je n'abuserais d'enfants sexuellement parlant. Même les grands méchants ont leurs limites que voulez-vous?

      William, sauf ordre de ma part, tu n'aideras plus Morgane ni ne veillera sur elle comme tu le faisais jusque là… Jana… A présent c'est Jana à qui tu apporteras ton soutien. J'ai été enfantée par notre Roi, et j'ai fais de toi mon enfant. Augustus me réclame à ses côtés pour gérer notre communauté. Plus que jamais nous devons nous montrer digne d'être ses créatures.


    Je venais d'être on ne plus clair avec mon fils. J'attendais de lui plus que jamais prestance, fidélité et honneur. J'allais acquérir le statut de Reine des vampires et il était primordiale qu'il se montre digne d'être mon héritier et de faire partie de la lignée de notre Roi


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Dim 26 Juin - 5:01

Un sourire … Sa poitrine eut quelques spasmes. Il avait l’envie d’éclater de rire. Vous aurez crut qu’il allait se mettre en colère : c’était mal le connaître. Morgane était une femme très drôle. Sa sœur était très drôle et l’avait toujours été. Elle le haïssait. Juste ce terme l’enviait. Il désirait gagner cette manche. Inconsciemment, William avait toujours voulut prendre le dessus sur Morgane. Le regard de la jeune femme, la colère qu’il vit dans son regard. Le jeune homme ouvrit la bouche en guise de riposte. Non colérique, mais amusante. Oh ! William s’amusait follement de la souffrance, de ces émotions négatives. Il se sentait en position de force calme, serein, puissant au centre de ce tumulte. Il tourna la tête au même moment où Morgane lâcha ses derniers mots.

* C’est ça. Quitte. *

Son regard restait perché au-delà de la porte du salon. Ses oreilles restaient aux aguets du moindre bruit que produisait Morgane. Étrangement, William ressentait un vide. Il avait voulut que cela continue … Que Morgane riposte à lui et Krystel. Cela se trouvait plus intéressant, plus distrayant. En quelque sorte, le jeune homme ressentait avoir perdu. Alors que la porte d’entrée claquait, son cœur mort semblait même bondir dans sa poitrine. William n’avait pas bougé le regard toujours pointé en direction de la porte. Certes, il regardait au-delà à un endroit que personne ne pouvait décerner. Dans son for intérieur, il subissait une perte. Morgane était une partie de la famille, de lui depuis des siècles maintenant. Son pouvoir par-dessus elle faisait partie de sa nouvelle vie … Cette vie qui dissipait l’ennui. Peu importe, il se rassurait en imaginant trouver bien d’autres distractions alors que Krystel le ramena à la réalité. William observait sa mère qui avait semblé lire des magazines durant tout ce temps. Il acquiesça à ses ordres tout comme un chien le faisait les bras appuyés sur les bras du fauteuil dans lequel il s’assit. Krystel parlait du pouvoir des vampires et de son mariage avec … Jana.

- Bien.

On ressentait une certaine amertume dans sa voix, mais si légère qu’elle ne pouvait pas réellement paraître. Que pouvait-il faire ? Rien. Il hocha docilement de la tête à la mention plus plaisante de prendre le contrôle pendant l’absence de Krystel au Japon. William aurait voulut lui demande ce qu’elle comptait faire au pays du soleil levant, mais cette dernière ne lui laissa pas le temps de répondre s’approchant de lui ce qui le fit frisonner. Baissant la tête et fermant les yeux, il tenta de garder sa raison s’aidant de la lignée. Le Roi … Krystel deviendra apparemment sa reine. Une fois de plus, William hocha docilement la tête.

Toutefois, une partie de lui-même ne désirait pas tout cela. Il voulait plus, mais quoi ? William Raybrandt n’en savait rien. Le pouvoir le faisait vibrer à chaque fois que Krystel le prononçait. Lui vibrait à chacune des paroles de sa mère. Il ferait tout ce qu’elle désirait étant incapable de faire contre la volonté. Son regard releva un peu vers celui de la Maître vampire. William regarda sa mère tentant de paraître suppliant le but étant qu’elle réponde à ses questions. Il en avait tant. Lentement, ses mains glissaient le long du corps de la reine.

- Pourrais-je savoir la raison pour laquelle vous allez au Japon ?

Un murmure mélangeant envie et interrogation. Si William laissait aller ses pulsions, il serait certainement déloyal envers son roi par rapport à la reine. Certes, sa main droite caressant le visage de Krystel, il désirait comprendre autre chose ce soir-là. Pourquoi tant de secrets ? Pourquoi Krystel ne lui avoua jamais ces choses sur le duc de Bedford ? Avait-elle si peu confiance en lui ? Alors pourquoi lui donner un poste si important … Lui permettre de protéger Jana ?

- Pourquoi autant de secrets, mère ? Vous me donnez du pouvoir au sein de la hiérarchie vampire, mais vous ne m’avez jamais dit pour les vices du duc de Bedford, que Morgane n’était que ma demi-sœur ?

La main restait sur la joue fraîche de la puissante vampire. Le regard de William se voulait pénétrant, son attitude neutre, calme voir paresseuse. Son ton de voix le restait, mais on ressentait une amertume soit celle d’être mis de côté apparemment.

- N’avez-vous confiance en moi qu’en étant votre pion ? Je ne vous décevrais jamais pourtant. Je serais toujours à vos …

William allait ajouter «côtés», mais s’arrêtant le regard plongé dans celui de Krystel. Il n’avait pas bougé son torse musclé se démontrant ouvertement par sa chemise ouverte. Il ressentait un peu les caresses du moindre mouvement sur sa peau que produisait Krystel. Son bonheur était de faire celui de la maître vampire après tout.
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Lun 27 Juin - 22:17


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    Cette soirée ne se déroulait vraiment comme je l'avais espéré ni imaginé. Pas une seule seconde je n'avais pensé que je mettrais un jour à la porte de ma demeure et encore moins que la raison serait qu'elle serait allée beaucoup trop loin. Jusque là Morgane avait su garder sa place à défaut de devenir celle que je voulais qu'elle devienne. A présent, je lui avais sommé de quitter son foyer et d'affronter une vie indépendante qu'elle semblait tant vouloir. Elle ne serait plus bénéficiaire de ma protection ni celle de son frère. Elle devenait une vampire lambda, malgré son âge et le métier qu'elle exerçait pour nous. D'ailleurs je me demandais bien combien de temps Augustus laisserait s'écouler avant de me demander de lui rapporter sa tête. Cette idée m'était déplaisante certes, mais elle n'était pas non plus si terrible que ça. Morgane m'avait déçu une fois de plus, et il était temps qu'elle en assume les conséquences. Me resterait toujours mon fils qui semblait quand même légèrement troublé par le départ de sa sœur. Je ne pouvais certes pas lui reprocher. Depuis ma disparition en temps qu'humaine, il avait du par devoir veiller sur elle. Il était temps à présent qu'il passe à autre chose, et une nouvelle mission l'attendait de toute manière : prendre Jana pour épouse et l'éduquer. Oh il ne semblait pas fort heureux à cette nouvelle, mais je n'en avais cure. Il m'obéirait comme toujours, et il se ferait sans que j'ai besoin de lui rappeler qui était la chef ici. Si seulement sa sœur avait le même sens du devoir…

      Tu la feras tienne bien assez tôt, et tu lui feras découvrir tous les plaisirs qui pourront lui être procurer de part son nouveau corps vampirique. Cela attendra cependant mon retour.


    Je ne pouvais pas être on ne peut plus clair. Je savais que mon fils était un très bon amant. Et pour cause ! Je lui avais tout apprit et j'avais pu être témoin de ses performances. Cela était une vraie perte, oui une vraie perte pour moi. De plus pouvoir partager ma couche avec ma créature préférée… Une vraie perte, qui allait falloir me combler. Je comptais d'ailleurs faire venir un vampire à mes côtés, dans ma demeure, pour ne pas succomber à l'attrait du corps majestueux et attirant de mon enfant. Telle était la décision de mon Roi et je devais me plier à sa volonté, non sans amertume. Quelque part, je savais que je me vengerais d'une manière ou d'une autre. Non pas que je me lèverais contre lui, oh non ça jamais ! Mais disons que je saurais lui rendre la monnaie de sa pièce. Oui telle est l'importance qu'à mon fils à mes yeux. D'ailleurs ce dernier semblait contrarié, contrarié que je lui fasse des cachoteries. Et bien et bien. C'était la première fois qu'il se montrait si curieux. Avait-il peur que je le chasse lui aussi de ma maison pour me poser autant de questions? Je l'écoutais parler, hésiter énormément également. Sans doute se rendait-il compte qu'il allait sans doute trop loin? Je n'avais aucun compte à lui rendre après tout, et il ne pouvait exiger de moi quelconque réponse. J'ôtais sa main de mon visage, et plantais mes yeux dans les yeux. Je lui dis alors dans un murmure

      Que se passe-t-il donc mon enfant? Est-ce le départ de ta sœur qui te fait douter de moi? Je n'ai point d'explication à te donner et encore moins de justification. N'oublie pas qu'elle est ta place mon cher fils. Il y a des affaires qui ne concernent que moi, et seulement moi. Tu n'es pas un pion William, et tu ne l'as jamais été. Tu es mon héritier, tu es un Raybrandt, et tu as la posture d'un prince plus ne le l'aura jamais Morgane bien qu'elle possède du sang royale. Cependant, il te ne faut pas oublier une chose mon enfant : tu ne sais que ce que tu as besoin de savoir. Ce qui ne te concerne point n'est pas de ressort mais du mien.


    Mon fils doutait-il de mon jugement? J'en avais bien l'impression. A moins qu'il doutait de lui? Peut-être. Après tout j'avais chassé un de mes enfants, pourquoi pas le deuxième? Non pour sur, je ne me séparerais pas de mon fils. Il était ma plus grande fierté, mon digne héritier et je ne voulais pas me passer de sa présence. Qu'il allait être dur, oui vraiment de ne plus pouvoir partager ses draps. Tant pis, j'allais devoir me contenter de moins. Je vins prendre appuis de mes mais sur ses hanches, me penchant un peu plus sur lui, si bien que mes lèvres frôlaient les siennes. Je me fis vraiment violence pour me relever et ne pas gouter à ses lèvres. Je restais quelques secondes ainsi, avant de prendre ses mains et de l'obliger à se relever. Je passais mes doigts sous le vêtement qui m'empêchait de voir son torse, pour l'ôter. Je m'attaquais ensuite au bouton de son pantalon, pour faire glisser ce dernier à ses pieds, ainsi que son sous-vêtement. Ainsi pouvais-je l'admirer nu, tout en lui disant

      N'ai crainte William. T'ais-je jusque là donné des raisons de douter de mon affection pour toi? Certes, il m'est désormais impossible de partager ma couche avec toi, mais cela ne change rien.


    Je laissais mes doigts courir le long de son cou, puis son torse, caressant chacun de ses muscles. Je descendais vers ses cuisses, vint effleurer ce qui se trouvait entre avant de pousser un soupir de lassitude.

      Quel gâchis… Peut-être trouverais-je un moyen de… Mais pour l'heure je dois partir pour le Japon. N'oublie pas quelle est ta tâche mon fils, et ne me déçois pas.


    Je m'écartais de l'homme en face de moi, l'admirais une dernière fois, avant de quitter la pièce sans rien ajouter d'autre. J'avais des affaires plus importantes à gérer pour le moment et ces dernières nécessitaient toute mon attention


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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   Mar 28 Juin - 17:08

Comme à son habitude, Krystel resta évasive sur les sujets qui intriguaient le jeune homme. Elle évita celui du Japon avec celui de Jana Pfiefer. Toutefois, William avait déjà compris les ordres quant à la nouvelle pupille Raybrandt voir du Roi : il n’en savait pas plus et là se trouvait tout le pourquoi du sujet abordé par sa personne actuellement. Pourquoi ne pouvait-il pas être mis au courant de plus de choses ? Après tout, après avoir délicatement retiré sa main qui le fit frissonner une fois de plus, William entendit être véritablement un Prince et non un pion. Pourquoi alors certaines informations lui restaient cachées ? Pourquoi Krystel se bornait à dire qu’il n’avait pas besoin de tout savoir ? Ceci fit soupirer notre cher Sherif qui détourna le regard quelques instants de la reine.

* Elle dit que je ne suis pas un pion, mais refuse de tout me dire. Je ne me rappelle pas que les princes furent traités de la sorte par le passé. *

William Raybrandt voulait tout savoir. Il avait cette qualité – ou était-ce un défaut ? – d’être aux premières loges à chacun des événements importants ou non qui se produisait. Ainsi, il connaissait tout sur le fait Morgane … Faux ! Il venait d’apprendre, en ce début de nuit, qu’elle n’était que sa demi-sœur et le Duc de Bedford équivalait en un imbécile. Plus William s’approchait des intentions, des idées du pouvoir vampirique moins il en savait. Déjà pour lui, le secret sévissait alors que ce devait être pour un jeune vampire ? Cette pensée lui frôla l’esprit uniquement pour disparaître peu après. William Raybrandt commençait à se rendre compte du secret entourant le Roi. Peut-être même que Krystel ne savait pas tout.

Il dut arrêter ses pensées là goutant délicieusement aux lèvres et aux caresses de sa mère … Fronçant les sourcils, William s’ennuya du peu de passion qui sévissait en Krystel cette nuit-là. Le Japon lui captait-il toutes ses pensées ? Ou bien … Ou bien, c’était quelque chose d’autre. Il se leva, mais plutôt forcé alors que se retrouvant nu se surpris des paroles du Maître vampire.

- Que se passe t-il ?

Un murmure sortit d’entre ses lèvres emplit de cette interrogation neutre habituelle chez William alors que la passion le prit subitement désireux de mettre de côté les paroles n’ayant aucun sens de Krystel. Il voulut alors s’avancer pour toucher farouchement les lèvres de la jeune femme des siennes, mais une fois encore cette dernière fut plus rapide et là, William oublia tous ses tourments, incapable de raisonner correctement plus les caresses se faisaient nombreuses. Il aurait put arrêter d’un geste la douce main en d’autres temps si puissante, mais n’en fit rien se laissant une fois de plus envahir par ces paroles ne comportant aucun sens pour lui.

- Oui … Mais …

Mêlé entre son devoir envers Jana, ce doux plaisir dont Krystel le couvrit et ses interrogations, William ne put poser la question qu’il souhaitait tant. Il ne put que voir disparaître sa mère dans le cadre de porte et plus loin dans le manoir ses oreilles désireuses d’entendre le moindre son provenant de cette douce et puissante femme. William Raybrandt resta quelques minutes debout sans bouger à observer machinalement sur ses devants. Sa raison, ses sens lui revinrent peu à peu tout comme ses interrogations. Enfin, il soupira pour se pencher et ramasser ses vêtements qui se virent tomber dans l’un des fauteuils. Le Shérif s’affala dans l’autre totalement nu laissant sa peau ressentir le moindre petit courant d’air possible que sa condition lui permettait. Cela lui fut d’un grand bien. La main droite sur le front, il s’accouda ensuite au fauteuil pour amener sa paume sous le menton dans un air songeur.

Peut-être était-il le temps de voir surgir un nouveau Roi des Vampires. Plus William songeait en ce début de nuit, plus ses pensées allèrent vers son Roi. Ce dernier l’empêchait d’être près de Krystel et tous ces secrets … Cela devait absolument provenir de lui. William Raybrandt n’en pouvait plus. Une excitation, un plaisir étrange lui courut au travers son abdomen alors qu’un sourire de satisfaction mêlé d’un sadisme apparut sur le visage du jeune homme. Le Shérif Vampire était heureux et fier d’en être arrivé à cette conclusion : le Roi et ses secrets.

Ainsi, à moitié dans la noirceur intimidante de cette jeune nuit, on put entendre murmurer trois mots. Trois mots qui semblaient être dictés sur le ton de la joie et d’une certaine excitation envers le pouvoir.

- Échec au Roi.


Rp Terminé, mais l'histoire ne fait que commencer
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MessageSujet: Re: "Le temps change." "Oui, je sais ça fait 800 ans que j'y demeure !" [Livre 1 - Terminé]   

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