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Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]
MessageSujet: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Sam 20 Juin - 15:06

Savonette & Isadorable (*pan*)
Le 30 mars 2017




Je fredonnais doucement en caressant les cheveux de Niamh. Nous étions tous les deux passaient à la maison pour ramener des affaires et préparer quelques plats pour Savannah. J’en avais profité pour faire un grand ménage. La maison n’était pas sale, mais elle n’était pas clean, et je l’avoue, j’étais devenue un peu maniaque depuis le temps où j’avais exercé le boulot de femme de ménage. A force de me regarder faire des allées et venues, ma petite puce avait fini par s’endormir sur le canapé. Je l’avais couverte avec une couverture, même si je savais qu’elle n’attraperait surement pas froid, avant de continuer tout ce que je voulais faire. Ce n’était que plusieurs heures plus tard, une fois le frigo et les placards pleins de nourriture maison que je m’étais assise sur le sol, juste à côté de ma petite fille. Elle s’était un peu réveillée, et je l’avais renformie en lui chantant quelques chansons douces, comme lorsqu’elle était petite. Ma main descendait doucement le long de ses cheveux, puis je la levais pour recommencer mon geste. Elle était si paisible et si sereine, que, même s’il était temps de rentrer à Wolfheaven, je n’avais pas eu le courage de la déranger et de la réveiller. Elle était à sa place ici dans cette maison.
Je comptais annoncer à Hayden que nous allions revenir vivre ici, en famille, une fois que la maison sera complètement sécurisée. Il n’était pas question qu’on s’attaque de nouveau au lieu pour se venger de ma présence à l’intérieur. Ils étaient parvenus à me faire fuir une fois, mais à présent, il n’en était plus question. La vie était bien trop courte, et elle ne tenait qu’à un fil. Je ne voulais pas passer les jours qui me restaient à avoir peur et loin de mon ainée. Hayden veillait sur elle oui, ainsi que la meute, mais moi, je ne pouvais plus le faire comme je le voulais. Il était temps que je reprenne ma place de mère pour Savannah, qu’elle soit ou non d’accord avec ça. Elle était ma fille chérie et même si elle en doutait, je savais très bien ce qui était bon ou non pour elle.
Cela allait être plus compliqué pour Hayden, mais je comptais lui imposer de rentrer ici, chez nous tous les soirs pour les repas et pour dormir. Il pourrait partir tôt le matin s’il le devait et le voulait, mais le soir, il sera à nous et entièrement à nous. Je lui imposerais mes conditions et il devra les accepter ou non quitter. Nous avions mis notre vie de famille entre parenthèse bien trop longtemps. Je comptais vraiment tout reprendre en main et ne plus laisser trainer les choses.

Je relevais la tête et quittais du regard ma petite puce pour aller me servir un bol de thé à la menthe sucré et bien chaud. Avec, je me rendais dans la chambre de Savannah et commença à ordonner les vêtements qui trainaient par ci par là. Je séparais le linge sale et le propre, pliant ce dernier pour le ranger dans son armoire. J'avais posé ma tasse sur son bureau et étais en train d'amener le linge sale dans la buanderie pour le laver lorsque j'entendis des pas remonter l’allée. Je jetais un coup d’œil à l’horloge et fronça les sourcils. Il était quatorze heures, bien trop tôt pour que Savannah rentre des cours. Et pourtant la lourdeur des pas que j’entendais était bien celle de ma fille. Je posais ce que j'avais dans les bras par terre, et me rendais jusqu'à la porte d'entrée. Je l’ouvrais avant que ma fille n’ait le temps de le faire et su aussitôt pourquoi elle rentrait si tôt. Je posais aussitôt ma tête sur son front et la fis rapidement rentrer à l’intérieur au chaud. Elle était malade. Ma petite chérie était malade. Ses yeux étaient fiévreux et son front plus chaud qu’il ne l’aurait dû. Sans lui laisser le temps de protester ou d’ouvrir la bouche, je la pris dans mes bras et la porta jusqu’à sa chambre Je l’allongeais sur le lit et lui fis signe de ne pas bouger. Rapidement j’allais dans la salle de bain attenante, et récupéra quelques médicaments. Je remplissais un verre d’eau, et ramena le tout dans la chambre. Enlève ton manteau et des chaussures et glisse toi sous les couvertures. Et il n’y a pas de mais qui tiennent. Tiens tu avales ça et ensuite tu te reposes. Je vais te faire réchauffer un peu de soupe. Je reviens tout de suite ma chérie . Je déposais un baiser sur son front brûlant et me dirigea rapidement dans la cuisine, récupérant ma tasse de thé au passage. Je sortais un bol, une casserole et le tupperware de soupe au potiron du frigo. J’en fis couler un peu dans la casserole puis versa le tout dans le bol une fois que ce fut chaud. En attendant je m'étais refais chauffer de l'eau chaude et fais infuser des feuilles de menthe et de thé vert. Je retournais aussitôt dans la chambre avec le tout, et les sur la table de chevet. Une nouvelle fois, je posais ma main sur son front, et me pinça les lèvres. Pourquoi tu ne nous as pas dit que tu ne te sentais pas bien hier, quand Hayden t’a appelé? Je serais tout de suite venue m’occuper de toi. Tu ne peux pas laisser ce genre de chose trainer, tu le sais bien pourtant. Allez bois, ça va te faire du bien. lui dis-je en caressant doucement sa joue, un peu inquiète. Je n’aimais pas quand ma fille était malade. J’avais toujours peur qu’elle choppe quelque chose de grave et que je ne sois pas capable de la soigner ou de la soulager. Elle était mon trésor, mon diamant. Je ne supporterais pas la perdre une seconde fois, pas alors qu’elle m’était enfin revenue.

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Dim 28 Juin - 20:34

Je pose ma tête dans mes bras. J’ai envie de rentrer. Vraiment. Pas juste comme ça, parce que j’en ai marre. Je me sens nauséeuse et j’ai chaud.
« Mademoiselle Valentyne ! Si je vous ennuie dites-le moi. » Je relève la tête et mets quelques secondes à localiser le prof, en clignant des yeux. « Je me sens pas très bien M’sieur. » J’entends des chuchotements, mais j’y prends encore moins garde que d’habitude. Il me regarde et je dois vraiment avoir une sale tête, parce qu’il acquiesce et m’envoie à l’infirmerie. Merde, j’aurais préféré rentrer. Je rassemble mes affaires tant bien que mal et me lève. Ok, ça va pas. Pas du tout.
J’inspire et me rend à l’infirmerie. Malade ? Sans blague ? Heureusement qu’il faut faire des études pour ça. Bon, ok, c’est pas le médecin, mais l’infirmier, mais j’aurais pu le dire ça. Une grippe. Youpi. Manquait plus que ça. Mais bon, l’infirmier du jour est cool, ou il veut pas se prendre la tête, je sais pas, et il m’autorise à rentrer chez moi. « Tu veux que j’appelle quelqu’un pour venir te chercher ? J’ai pas envie qu’il t’arrive un truc parce que je t’aurais laissé rentrer seule. » Je secoue la tête. « Non, ça ira merci. J’habite pas loin. » Ou si peu. Je vais pas les ennuyer pour ça. C’est juste une grippe, ça va. Même si j’ai l’impression qu’on danse la cucaracha dans ma tête. Et que je meurs de chaud. Mais non, je vais pas les embêter pour si peu. Je rentre, je me couche et ça ira très bien.

Mon sac en bandoulière, je fais le trajet au radar. J’évite une ou deux personnes à la dernière minute, et y en a bien une ou deux autres que je n’évite pas. Je marmonne des excuses, m’aidant d’un sourire pour me faire pardonner. J’aurais ptre dû appeler finalement. Maman serait venue. Hayden aussi. Ouais mais non, ils ont assez de soucis comme ça, je vais pas les faire déplacer pour si peu.
Merci seigneur, la maison est en vue. J’ai l’impression d’avoir mis 3h à faire le trajet. Et pour un peu c’est ce qu’il s’est passé. J’en sais rien. J’m’en fiche. Je veux juste m’allonger. Je remonte l’allée tout en cherchant désespérément mes clés dans mon sac. Elles sont pourtant là quelque part. J’inspire. J’ai la tête qui tourne.
Mais avant que je n’ai pu poser mon sac pour les retrouver, la porte s’ouvre. Je sursaute. Et cligne à nouveau des yeux. Maman ? Mais qu’est-ce que… elle s’approche et me fait aussitôt rentrer. Je laisse tomber mon sac et me tourne vers elle. Pour aussitôt être soulevée. J’oublie parfois comme c’est simple pour les loups. Je sais que j’ai du mal et que je suis fatiguée, mais c’est quoi ça ? Elle me laisse dans ma chambre, je me rassoie alors qu’elle m’avait allongée, et elle revient rapidement. Elle parle et j’essaie de comprendre. Quoi ? Mais … Bien sûr que si il y a un mais ! De quoi elle parle ? Et qu’est-ce que tu fais là ? Le lycée t’a pas appelé, jsuis partie avec une autorisation ce coup-ci. De la soupe ? J’ai de la soupe ? Je la regarde sortir, alors que les mots font petit à petit leur chemin dans ma tête. Je regarde distraitement les cachets et le verre d’eau qu’elle a laissé sur la table de nuit. Je l’entends qui s’active en bas. Je ferme les yeux. Ok. Tu verras plus tard le pourquoi du comment. Je me lève et retire mon manteau, que je vais poser sur le fauteuil dans le coin. J’enlève mes chaussures que je laisse tomber à côté. Et je retourne me laisser tomber sur mon lit. Je tends la main et prend un à un les médicaments qu’elle a laissé. Je repose le verre, fermant à nouveau les yeux en inspirant lentement. Ca va aller. Je sais pas trop si je suis super heureuse qu’elle soit là ou super… je sais pas, pas contente qu’elle m’ait pas prévenue. Je lève la tête et je la vois poser bol et tasse sur la table. Je l’ai même pas entendu monter, pas cool. Je la regarde alors qu’elle pose la main sur mon front et prend son air buté de maman pas contente. Je l’écoute, hésitant encore entre sourire et m’énerver. Trop fatiguée pour ça. Et elle finit en maman inquiète. Je souris, amusée, de la voir passer d’un pseudo énervement à l’inquiétude. Je me passe la langue sur les lèvres.

« Parce qu’hier, ça allait. J’avais un peu mal à la tête, mais je pensais que j’avais trop lu ou dans le genre. » Je réfléchis, ou tout du moins j’essaye. Elle sent super bon sa soupe, même si j’ai pas spécialement faim en fait. Pas du tout même. « Et je vais pas vous embêter dès que j’ai un bobo quelque part. Je pensais pas que ce serait si… » Je fais un vague signe de la main pour me désigner. Et quand bien même, est-ce que je les aurais appelés ? Même pas sûre. La preuve, j’étais rentrée seule. J’attrape le verre et le finit. J’ai soif. J’ai chaud. « Je pensais que ça passerait. Et ça va passer. T’inquiètes pas pour ça, c’est pas grand-chose. » Et j’ai pas envie de me justifier, même devant ma mère pour ça. « Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as pas dit que tu venais. » Je fronce les sourcils. Non, je l’attaque pas. Mais bon… Je vais m’allonger je crois. Ouais. Tant pis pour sa soupe, mais je… je m’allonge sur le côté en fermant les yeux. J’ai froid. Merde, j’avais chaud y a 30 secondes.
« Vous avez d’autres choses à faire ou à penser que de vous inquiéter pour moi papa et toi. »
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Ven 24 Juil - 11:19

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Le 30 mars 2017




Savannah avait de la fièvre. Poser ma main sur son front m’avait suffit pour m’en rendre compte. Je l’avoue, j’étais contrariée qu’elle ne nous ai pas appelé mais surtout qu’elle soit rentrée toute seule. Je serais venue la chercher si son lycée m’avait contacté. L’idée qu’il aurait pu lui arriver quelque chose sur la route… Certes, nous n’habitions pas loin, mais tout de même. Elle aurait pu faire un malaise sur le chemin du retour et tomber. Combien de temps il y aurait-il fallut pour que quelqu’un s’en aperçoive et ne l’aide ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Elle aurait pu se faire du mal en tombant. J’imaginais sans mal tout ce qui aurait pu lui arriver et j’en eu une boule immense dans le ventre. Savannah ne rendait pas compte de l’importance qu’elle avait à mes yeux. Elle ne s’en rendait plus compte. Je ne sais pas comment nous en étions arrivés là toutes les deux, mais j’étais forcée de constater qu’elle me gardait encore une fois à l’écart de sa vie. C’était douloureux, mais je le cachais. Elle n’était pas bien et le plus important pour l’instant était de prendre soin d’elle. Je la sermonnais pour la forme, bien trop inquiète pour être réellement en colère contre elle. Je fronçais les sourcils à sa réponse, et ma réponse fut plus brusque que je ne l’aurais voulu Peu importe. Que ce soit un simple mal de tête parce que tu as trop lu ou autre chose, tu aurais dû nous en parler Savy. Et fais-moi plaisir… Arrête de penser que tu nous embêtes d’accord ? J’avais vraiment l’impression d’être la mère la plus horrible et ignoble qui soit lorsqu’elle me disait qu’elle ne voulait pas nous embêter. Se rendait-elle compte que rien n’avait plus d’importance à mes yeux qu’elle et son bonheur ? Je détestais qu’elle puisse penser le contraire. Et je me détestais d’autant plus d’avoir pu lui faire penser à de telle chose. J’étais sa mère bon sang, je ne cesserais jamais de m’inquiéter pour elle et de vouloir veiller sur ma petite fille chérie. Qu’elle ait dix ans ou trente ans, cela ne changerait rien. Elle restait tout pour moi.
Je m’écartais d’elle lorsqu’elle me demanda ce que je faisais ici, en fronçant les sourcils. Elle me chassait une nouvelle fois, comme la dernière fois où nous nous étions vu. Cela me fit mal, bien plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Je masquais cela derrière un visage impassible. Les mots étaient comme des coups de poignard et me donnaient l’impression que je n’étais vraiment plus la bienvenue dans sa vie. Elle se tourna dans son lit, sans même toucher à la soupe que j’avais fais pour elle. Elle me refusait le droit de prendre soin d’elle et de veiller sur elle, et c’était là une nouvelle blessure qu’elle m’infligeait. Ca suffit Savannah Lui soufflais-je avant d’ajouter Je vais demander à Hayden de venir. Je rentrerais à Wolfheaven avec Niamh dès qu’il sera là. Je récupérais les vêtements qui trainaient au sol et sortais de sa chambre. Je soufflais un bon coup en arrivant dans la buanderie, et me forçais à rester calme. Je triais les vêtements, séparant le délicat et les autres habits, puis séparant les couleurs et le blanc. Je lançais une première lessive, avant de rejoindre la cuisine. Nettoyer m’aidait à me calmer, et à penser à autre chose. Je rangeais tout ce que j’avais déballé et astiqua la pièce entière, même si elle était déjà propre. Je finis par m’asseoir à table, déprimée et débitée. Je pris ma tête entre mes bras, me retenant de verser quelques larmes. Il n’y avait que Savannah pour arriver à me rendre si pathétique et faible. Elle était la seule à pouvoir m’atteindre aussi fortement, en plein cœur. Elle était ma chair, mon sang, la personne que j’aimais le plus au monde. Rien ne pourrait jamais cela. J’aimais mes deux crapules, oui, et j’aimais mon époux. Mais aussi horrible cela soit-il, Savannah restait la personne que j’aimais le plus au monde sur cette terre. Elle était et resterait ma précieuse petite fille.

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Ven 31 Juil - 18:14

Je ne sais pas ce qu’elle fait là, et pendant quelques instants, cette question tourne au méga ralenti dans mon esprit embrumé. Laisse tomber, t’arrives pas à réfléchir, ce n’est pas bien important au final le pourquoi. Elle est là. Et même si une partie de moi trouve ça chiant de ne jamais savoir à quoi m’en tenir, si elle vient ou pas, ce genre de choses, je suis plutôt contente et amusée en fait. Enfin, amusée, au début, quand je la vois hésiter entre légère colère et inquiétude. C’est mal, mais j’oublie parfois comme elle s’inquiète rapidement. Enfin non, je n’oublie pas, je le sais ça. C’est pour ça que je ne veux pas l’embêter pour ce genre de trucs pas super vital. Mais disons… que j’oublie que j’aime bien ça. Je sais bien que je compte toujours autant pour elle, mais qu’elle me traite comme une petite fille, quand cela ne me fait pas rager j’avoue, me manque… et me plait parfois oui.
Et j’ai beau être à moitié dans le gaz, je vois bien que ce que je dis ne lui plait pas par contre.
Savy… Je hoche la tête faiblement. Pourtant je continue. Et je la blesse une nouvelle fois, sans même le vouloir, sans même m’en rendre compte. Merde, qu’est-ce que je viens de dire ? J’ai la tête qui tourne, et m’allonge. J’ai bien dit un truc pour qu’elle s’éloigne et… oh… Parce que j’ai demandé ce qu’elle faisait là ? Mais ce n’était pas… Enfin… Je sais que je ne les embêtes pas. J’en ai pas envie. Et ils ont tellement à gérer… Je peux me débrouiller non ? … Enfin… je crois… Peut-être… un minimum…

J’ouvre les yeux quand elle reprend la parole. Quoi ? Pourquoi Hayden ? Et Niamh est là aussi ? Je l’ai pas vu. Ok, j’ai pas vu grand-chose. Mais je l’entends pas non plus, et ça, c’est plus étrange… C’est pas le sujet, concentres-toi Sav. Je la regarde alors qu’elle rassemble mes affaires… oui, bon, je suis pas super ordonnée je sais… Je la suis toujours du regard alors qu’elle sort et redescend. Merde. Elle est fâchée ? Elle m’en veut ? J’ouvre la bouche pour l’appeler. Mauvaise idée, c’est pas ta bonne, bouges tes fesses si tu veux lui parler. Je me redresse. Et fixe la soupe qui sent méga bon. Je souris. J’adore la soupe au potiron. Oui, ok, je l’admets, ma mère est trop forte. … Tu devrais peut-être lui rappeler parfois plutôt que de lui demander ce qu’elle fout dans sa propre maison… Je grimace. J’attrape le bol et en bois une gorgée. C’est super bon. Un jour, faudrait que j’apprenne… un jour… quand j’aurais plus peur de faire cramer la cuisine.
Les deux mains autour du bol, je l’écoute s’activer en bas. J’entends la machine tourner, et puis… ben plus rien en fait. Toujours pas Niamh, peut-être qu’elle dort, sans doute d’ailleurs, et plus maman non plus…

Je me mords la lèvre en regardant le bol vide. Et oui, j’ai toujours chaud, j’ai toujours une bétonnière dans la tête, mais ça m’a fait du bien… Et oui, je me sens quand même encore plus mal qu’en arrivant.
Je me lève et descend l’escalier lentement, m’efforçant de ne pas y tomber et de ne pas faire trop de bruit. Ouais, bon espoir avec une maman louve.
Je cligne des yeux en arrivant en bas. Ok. Merde. Je pensais pas pouvoir aller plus mal, et pourtant j’atteins un nouveau degré. Même si elle a toujours essayé de se montrer si forte et si enjouée avec moi, je l’ai déjà vu aller mal, ou être triste, parfois. Voire oui à cause de moi plus qu’autre chose… Mon cœur se sert. Je suis vraiment nulle. Comme d’hab, j’essaie de pas les embêter, de pas en rajouter, et au final… Au final, ma mère est assise à la table, seule et renfermée. Je déglutis et m’approche d’elle, mes chaussettes glissant sur le sol. Je l’entends d’ici : ‘Tu es malade et tu te promènes en chaussettes ! Comment veux-tu aller mieux ?’ Mais peu importe.
Je m’agenouille à côté d’elle, posant mon bol sur la table. Je pose lentement ma main sur son bras. Sois pas triste à cause de moi s’il te plait. Bon allez, avant qu’elle ne dise quelque chose.

« Je sais bien que je vous embête pas. » Je me mords la lèvre. « Enfin, je crois… Bon, peut-être que je pense un peu… mais… » Je secoue la tête. « C’est juste que… vous avez tellement à faire. Entre la Meute, les jumeaux… Vous avez tellement à gérer. Je veux pas en rajouter.
Enfin, ça rate à chaque fois, et à chaque fois au final, je cause plus d’ennuis qu’autre chose, mais je veux juste… essayer de me débrouiller, ne pas… être juste un poids… »
Je pose ma tête contre sa jambe. Ne tombe pas dans les pommes, respires. « Pardonnes-moi maman » J’inspire. Allez un peu de courage quoi. « Je ne voulais pas… te blesser… ou dire… que… » C’est moi ou je raconte n’importe quoi ? Non, c’est juste parce que j’ai un peu de mal à réfléchir. Je me redresse. « C’est juste que je sais jamais quand vous êtes là. Quand tu es là. Et si j’étais pas rentrée plus tôt, est-ce que je t’aurais vu ? Est-ce que j’aurais pu te parler ? Est-ce que… » Je me tais. L’accuser une nouvelle fois, c’est une bonne idée. Super. Je reprends à nouveau avant qu’elle ne puisse répondre. « Je suis contente de te voir, c’est pas ça, c’est…
Non, je suis même plus que contente. Vraiment. C’est justement ça. Si tu me préviens pas, comment tu veux que je sois là pour te voir ? »
Je souris faiblement, avant de fermer les yeux une seconde. Je regarde le bol. « Et ta soupe est toujours aussi délicieuse… » Phrase à deux balles bonjour… Je la regarde. « S’il te plait, ne m’en veux pas maman. »
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 12 Aoû - 21:14

]Savonette & Isadorable (*pan*)
Le 30 mars 2017




Je ne savais vraiment plus comment m’y prendre avec ma fille et cela me tuait à petit feu. Comment en étions-nous arrivées là ? Il y a encore moins d’un an, nous étions si proches toutes les deux. Les choses avaient changé depuis que les jumeaux étaient arrivés puis qu’Hayden était devenu Ulfric. J’avais laissé mon poste d’exécutrice pour avoir plus de temps pour mes enfants, pour me rapprocher d’eux, mais c’était l’effet contraire qui était arrivé. Savannah me repoussait encore et toujours plus, me blessant à chaque fois un peu plus. J’essayais. J’essayais vraiment de renouer avec ma fille, mais elle ne le désirait pas. Quelles autres options avais-je ? Je n’étais pas louve ni Mère a baissé les bras seulement… Seulement je n’en pouvais plus d’être sans cesse rejeter par celle que j’aimais le plus au monde. Elle m’en voulait, et j’en ignorais les raisons. Je pensais que cela était lié à mn absence, mais ce n’était pas le cas. Dès que je revenais, elle me demandait à chaque fois ce que je faisais ici chez nous, me faisant bien comprendre que ma présence la dérangeait. J’avais dû m’éloigner pour la sécurité de mes plus petits, m’en voulant de laisser mon aînée. Et finalement je me rendais compte que c’était ce qu’elle désirait : me voir partir et sortir peu à peu de sa vie. J’avais conscience qu’elle grandissait, mais être éjecté aussi durement et brusquement de son existence c’était dur, très dur.

J’avais preuve de patience avec ma fille, mais j’étais à bout de force. Je ne pu me retenir de lui dire de cesser de me parler ainsi avant de sortir de sa chambre et la laisser seule puisque c’était ce qu’elle désirait. Je l’avertissais avant de partir que je préviendrais Hayden qu’il puisse prendre soin d’elle vu qu’elle ne voulait pas de moi. Dès qu’il arriverait, je repartirais avec Niahm à Wolfheaven la laissant derrière moi puisque c’était ce qu’elle attendait de moi. Je lançais une machine avant de redescendre dans la cuisine. Elle était déjà propre, mais je me remis à la nettoyer quand même, essayant de chasser en vain toute cette frustration et cette peine que je ressentais. Je finis assise sur une chaise la tête entre les mains à ravaler mes larmes. J’étais une mauvaise mère, une si mauvaise mère. A la naissance de ma fille, je m’étais promis d’être toujours là pour elle et que je ne laisserais rien nous séparer. Et j’avais échoué par deux fois. Elle avait vécu des années loin de moi. Et maintenant qu’elle était devenue grande sœur de mon côté, elle s’était éloignée de moi, ma présence devenant une plaie pour elle. Ou avais-je échoué ? Comment en étions-nous arrivées là ? C’était de ma faute, je m’en rendais bien compte même si j’ignorais le pourquoi du comment.

Plongée dans mes sombres pensées, je ne fais pas attention aux bruits ni aux odeurs autour de moi. Je sursaute en sentant une main se poser sur mon bras. Niahm. Elle avait dû se réveiller. Putain j’étais vraiment une Mère incompétente. Je me laissais aller alors que ma petite puce était pas loin. Quelle image allais-je lui donner de moi ? Je suis sa Maman, je suis sensée être forte en toutes circonstances et ne jamais faillir. Je m’essuie le coin des yeux avant de relever la tête et constater avec surprise que non, ce n’est pas Niamh mais Savannah qui est là. Je fronce les sourcils aussitôt. Que fait-elle debout alors qu’elle est malade ? Qui plus est en chaussette sur du carrelage froid ? Avant que je ne puisse lui dire de monter dans sa chambre, elle prend la parole. Je l’écoute et mon cœur se brise un peu plus à chaque phrase. Oui j’étais une bien piètre Mère pour que ma fille pense être un poids dans ma vie. Elle pose sa tête contre ma jambe, bien trop malade pour tenir debout. L’entendre s’excuser me fait à la fois du bien et du mal. Elle n’est finalement pas aussi bien qu’elle le prétend et cela me fait me sentir un peu plus coupable. Je suis perdue, et elle s’est sentie abandonnée. Tout est de ma faute, et uniquement de la mienne. Je me lève de la chaise et glisse au sol à côté d’elle pour la serrer dans mes bras. Je fais attention de ne pas lui faire du mal, mais la garde tout contre moi. Les larmes s’écoulent d’elle-même de mes yeux alors que je la serre, caressant doucement ses cheveux, et embrassant le haut de sa tête. Je suis désolée ma puce… Si tu savais comme je suis désolée. Je suis une si mauvaise mère. Tu mérites tellement mieux. lui dis-je plusieurs minutes après, sans pour autant la lâcher. Je pensais te protéger en partant… Je n’ai pas une seule fois voulu d’abandonner. Si je venais de moins en moins c’était pour ne pas m’imposer à toi… Je pensais que tu ne me voulais plus à tes côtés. Tu ne t’imagines pas combien c’est dur pour moi ne me tenir loin de toi, de te voir si heureuse avec Hayden et si distante avec moi... Je prends son visage entre mes mains, pour regarder ses magnifiques yeux qu’elle a hérité de son Père. Je t’aime tellement ma chérie. Tu es ce que j’ai de plus précieux dans la vie. Je me contrefous de tout le reste. Ton bonheur passe avant tout le reste. Je lui souris tristement avant de la serrer de nouveau contre moi. J’ai tellement besoin d’elle, oui tellement besoin d’elle.

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Dim 30 Aoû - 19:46

Je pensais me sentir mal, mais c’était rien en fait comparé à ça. Surtout que c’est de ma faute. Entièrement et totalement. Même si je sais pas trop comment j’arrive à faire ça. Ma mère pleure à cause de moi. Super. Je déglutis. Non, je ne vais pas me mettre à pleurer aussi, même si de la voir comme ça me donne l’impression qu’on me darde le cœur à coup de lame rouillée (oui rien que ça), même si je sens déjà ma gorge qui me sers. Je dois lui parler, m’excuser ou je sais pas trop d’abord. Je m’approche en silence, et le fait qu’elle ne tourne pas la tête et ne semble pas m’entendre avant que je ne sois à ses côtés me fait encore un peu plus mal. C’est vrai quoi, c’est une louve, c’est pas le genre de trucs à côté desquels elle passe d’ordinaire. Et là, elle sursaute et semble surprise… et s’essuie les yeux pour en masquer les larmes. Merde. Et j’essaie de lui expliquer. Mais j’ai déjà du mal même quand je vais bien à mettre le doigt dessus, je suis pas certaine d’être claire. Comprendra-t-elle ? J’espère. Ce n’est pas elle. Ca n’a jamais été elle. Je suis juste… nulle. Et pas douée. Et tellement désolée.

Je me laisse faire alors qu’elle s’agenouille à mes côtés et me sers contre elle. Ok, elle est pas en colère. Et ok, je peux pleurer maintenant ? Non parce que là… Mes bras l’entourent et mes mains se referment sur son pull. J’enfouie mon visage dans son cou, et encore davantage que ces caresses ou ses baisers, son odeur me submerge et mes larmes s’échappent d’elles-mêmes. Ca devrait être stupide de dire ça à mon âge, mais qu’est-ce qu’elle m’a manqué ! Je sais même pas si je pleure parce que ma mère m’a manqué ou parce que je suis infiniment soulagée qu’elle ne m’en veuille pas. Et je m’en fous, je suis seule dans ma tête, je peux bien m’avouer avoir besoin d’elle. Et en avoir envie.
Je fronce les sourcils quand elle commence à parler. Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Une mauvaise mère ? Mais n’importe quoi ! Et je sais bien que c’était pour moi qu’ils sont partis. Mais… Oh seigneur. J’ai l’air vraiment plus heureuse avec Hayden qu’avec elle ? ou c’est elle qui… C’est débile ! Même si ok, j’ai pu lui en vouloir, être en colère, ou si j’ai été… Merde. J’ai été si distante ? J’ai vraiment fait ça ? Mon cœur se sert. J’ai vraiment foiré. Même si oui en toute honnêteté, je lui en ai voulu. Même si oui, j’ai eu mal. Même si… Je n’ai jamais voulu non plus que ça lui fasse si mal. J’ouvre la bouche, mais elle continue et se saisit de mon visage. Les larmes qui s’étaient légèrement arrêtées envahissent à nouveau mes yeux. Comment est-ce qu’elle veut que je… Je me laisse à nouveau aller contre elle, les mains toujours serrées sur elle. Je pourrais rester des heures comme ça, mais… ce qu’elle croit… Je m’éloigne doucement sans la lâcher, pas question qu’elle croit encore que je ne veuille plus d’elle. Non mais n’importe quoi !... ou presque…

« Maman… Je… » Je ferme les yeux une seconde et secoue la tête. Je ris un peu avant de la regarder à nouveau. « Comment peux-tu penser que tu es une mauvaise…
Ecoute, je… Je sais bien que si vous êtes partis, si vous êtes allés à Wolfheaven, c’était pour moi. Pour me protéger, m’éviter des… problèmes… »
Je me mords la lèvre. Bon, ça n’a pas changé grand-chose, mais c’est pas important. Surtout que je n’ai pas aidé. Et c’est pas la question. Je la fixe, les yeux un peu trop écarquillés. « Et je suis pas plus heureuse avec Hayden… Je… » Je soupire, hésitant entre désarroi et exaspération d’un coup. Essaie de former des phrases complètes, ça pourrait aider.

« Et puis, c’est n’importe quoi ! Tu es… Tu as toujours été là pour moi. Quand j’étais petite, quoique je fasse, je ne me souviens que de tes câlins et de tes colères… justifiées la plupart du temps. Quand ça va pas et que je ferme les yeux, c’est ton visage que je vois. T’as pas le droit de dire que t’es une mauvaise mère. C’est pas à toi de… » Je me passe la langue sur les lèvres, et essuie rageusement quelques larmes, avant de secouer la tête. « Je suis désolée. Que tu penses tout ça. Et que tu puisses croire que je voulais plus te voir. C’est pas le cas. Même si j’ai pu… »
Je la regarde et lui souris.
« Je t’aime. Bien plus que je ne dois le montrer dernièrement ou que je ne peux le dire. Et j’suis désolée aussi pour ça. Je t’aime maman. Plus que quiconque. »
Je soupire. « C’est juste que… Je sais pas trop où j’en suis. Ou ce que je suis, ou qui je suis. Je … Enfin non, c’est même pas ça. J’ai juste du mal à trouver ma place. Parmi vous. Vous les loups, pas vous ma famille. Et au lycée. J’ai pas vraiment l’impression de coller, de convenir, je sais pas… »
Je finis par hausser doucement les épaules. Comment tu veux que je lui explique alors que j’arrive pas à mettre de mots dessus ?
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 23 Sep - 0:15

Savonette & Isadorable (*pan*)
Le 30 mars 2017




J’avais besoin de serrer Savannah tout contre moi. Elle était ma petite fille, mon trésor et cela peu importe son âge. Elle était ce que j’avais de plus précieux au monde et je m’en voulais tellement de n’avoir pas su être une bonne mère pour elle. Je l’aimais plus que tout et je lui avais pourtant fait du mal, sans savoir comment réparer tous mes tords. J’étais terrifiée à l’idée qu’il soit trop tard et qu’elle ne puisse jamais me pardonner toutes mes faiblesses, toutes mes maladresses. J’avais besoin d’elle, oui tellement besoin d’elle. Cela n’importe pas qu’elle soit une humaine et non une louve. Nos liens du sang et du cœur étaient plus importantes, et ma partie lupine considérait Savannah comme étant de sa propre chaire même si elle ne portait pas l’odeur de la meute, au même titre que Niamh et Kean. Si nous devions mourir pour elle, nous le ferions sans hésiter. Alors, comment ma fille pouvait-elle, ne serait-ce qu’en douter une seule seconde ? Je n’avais eu de cesse de lui répéter que je l’aimais avant que nous nous éloignions l’une de l’autre. J’avais finis par ne plus le faire, voyant que cela ne la rendait plus heureuse, mais la gênait plus qu’autre chose. Elle n’était dorénavant plus cette petite fille qui se perdait si souvent dans mes bras, et me réclamait à tort et à travers. Elle n’avait plus vraiment besoin de moi et Hayden arrivait parfaitement à s’occuper d’elle. J’étais heureuse, sincèrement heureuse qu’elle ait finit par voir en lui ce fabuleux père qu’il était avec elle. Il le méritait tous les deux. Je regrettais simplement de ne pas pouvoir faire partie du magnifique tableau de famille dont ils faisaient partis. Leur relation était si pacifiée, si simple, tout ce que celle entre Savannah et moi n’était pas.

Je laissais Savannah s’écarter légèrement, conscience qu’elle n’aimait plus vraiment que je me montre aussi tactile avec elle. Elle secoue la tête avant de lâcher un petit rire que je ne comprends pas. Mais ces mots viennent bien vite m’expliquer ce qu’elle a sur le cœur. Je la laisse parler sans l’interrompre, sans ajouter quoi que ce soit à ses mots. J’écoutais attentivement tout ce qu’elle me disait et mon cœur se remplie de joie en l’entendant me dire qu’elle m’aimait. Cela faisait longtemps qu’elle ne me l’avait plus dit, si bien que j’avais fini par en douter. Lorsqu’elle eut finit après un haussement d’épaule, je la repris dans mes bras, posant sa tête contre mon épaule, une main caressant doucement ses cheveux et l’autre son dos. Je t’aime Savannah. Et je te promets d’être une meilleure mère. Je l’écartais légèrement pour lui sourire et déposer un baiser sur son front. Je pis sa main, serrée avec la mienne, et la posé sur son cœur. Au fond de toi, tu sais qui tu es. Tu es Savannah Livingthon-Valentyne. Tu es la fille de Clayton, un brillant avocat, et la fille d’Hayden, un Rugbyman célèbre. Tu es la sœur de Niamh et de Kean. Tu es une jeune femme brillante et douée. Tu sais jouer comme personne du violon. Tu es sincère et droite. Tu es aussi maladroite, et très mauvaise cuisinière, même s’il parait que tu t’es améliorée de ce côté-là. Tu es une bonne élève assidue, intelligente et rusée. Tu es une femme très belle et charmante qui a hérité des traits de son père mais aussi de sa mère. Et parfois, tu es une petite fille encore vulnérable, et si peu consciente de tout le potentiel qui réside en elle. Je replaçais l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Mais tu es surtout ma fille, celle dont je suis si fière d’être la mère. Tu es la meute Savannah, ma famille, ma chair, mon sang. Et ta place a toujours été dans mon cœur et le restera toujours. Ce n’est pas tout qui ne colle pas ou ne convient pas. Ce sont les autres qui ne sont pas à ta hauteur tout simplement. Depuis toute petite, tu t’es toujours sentie différente des autres, plus mature, plus grande. J’ai essayé de t’en préservé, mais la vie a été parfois trop dur et trop cruelle pour l’enfant que tu étais. Tu as du grandi bien trop vite ma chérie… Mais je peux te promettre une chose mon cœur, c’est qu’avec le temps, tout ira pour le mieux pour toi. Tu es plus forte que tu ne le penses et tu t’en sortiras. Et si tu dois tomber, nous serons là pour t’aider à te relever. Je caressais sa joue délicatement, chassant les larmes qui coulaient sur ses dernières, puis l’aida à se relever et à prendre place sur la chaise que j’occupais juste avant. Je la laissais quelques minutes pour faire réchauffer une nouvelle fois de la soupe, dont je rempli un bol que je posais devant elle. Je sortais ensuite quelques tartines de pain, sur lequel j’étalais le fromage qu’elle préférait, puis revint juste à côté-là. Mange ma chérie et ensuite, il faut que tu te reposes. Je tournais la tête en entendant des bruits de pas arriver vers la cuisine, ainsi qu’un bâillement. Niamh venait tout juste de se réveiller, même si elle avait l’air encore endormie en arrivant dans la pièce. Elle vint immédiatement vers moi pour venir me réclamer un câlin, serrant encore contre elle le coussin du canapé et la couverture. Je la pris sur mes genoux, et elle se blottie aussitôt contre moi, en poussant un soupir de soulagement. Ses yeux se fermèrent de nouveau et elle se rendormie tout aussi rapidement qu’elle était arrivée. Ces derniers temps, elle se réveillait souvent après avoir fait des cauchemars. J’imaginais que cela l’avait une nouvelle fois fait quitter les bras de Morphée et elle était donc venue me trouver en quête de réconfort et de sécurité. Instinctivement, je caressais doucement ses cheveux, tout en la maintenant contre moi. Mais je n’en oubliais pas pour autant Savannah Je ne suis pas venue aujourd’hui uniquement pour faire du ménage ma Puce. Les choses vont changer dans les jours à venir. Je voulais te dire que nous rentrons tous à la maison dès demain. Et que si nous sommes retenus à Wolfheaven, alors tu viendras nous y rejoindre. Ta place est auprès des siens, auprès de ta famille, auprès de nous. Nous avons tous besoin de toi, que ce soit Hayden, ton petit frère ou ta petite sœur. Nous ne sommes pas complets sans toi. Et j’ai également besoin de toi ma chérie, bien plus que tu ne le penses. J’ai beaucoup réfléchi ces derniers jours, et j’ai compris mes erreurs. A partir de demain, je vais demander à Roxane, Sarah et Malcom de m’aider à t’apprendre à te défendre et à te battre. C’était injuste de ma part de ne pas l’avoir fait plus sérieusement plus tôt. Il a fallu un peu de temps à ta vieille mère pour comprendre que ce n’était pas pour courir après les ennuis, mais pour arriver justement à les éviter et gagner en autonomie. J’aimerais et cette idée me terrifie, mais, je ne peux pas veiller sur toi constamment.


HJ : désolée pour le retard, j'étais sûre de t'avoir répondu !

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Lun 28 Sep - 17:02

Comment a-t-on pu arriver à autant d’incompréhension ? Ou même autant s’éloigner ?
Oui, je sais, j’en suis fortement responsable. Mais pourtant, ça ne me semblait pas si important, le fossé ne me semblait pas si grand. Mais qu’est-ce que je peux dire ou faire moi en la voyant là comme ça ? J’ai beau être parfois en colère, être souvent impatiente ou facilement exaspérée pour des bêtises, c’est… trop. C’est ma mère. Et même si j’ai moins besoin d’elle qu’il y a quelques années, je me mens à moi-même lorsque je me targue de pouvoir me passer d’elle. Pire, je l’ai blessé. Involontaire, inconsciemment. Enfin, j’espère que c’était inconscient, parce que c’est moche. Je déteste voir maman comme ça. Et ouais, je me sens carrément coupable, ce qui n’aide pas. Alors j’essaie. Encore. De mettre des mots sur mes pensées. De formuler ce que j’ai tant de mal à exprimer. Même ma peur sous-jacente de n’être à ma place nul part. Et je crois que j’y arrive. Enfin, ça a l’air.
Je ferme à nouveau les yeux alors qu’elle me caresse à nouveau les cheveux. Et souris. Une meilleure mère. Ok, on peut toujours s’améliorer, mais elle est déjà…
Je la regarde, serrant sa main contre moi. Je souris en l’entendant, même si les larmes continuent de couler. Je respire lentement, essayant de me calmer. Et mon cœur s’allège comme par magie. Oui, bon, à part le côté maladroite et mauvaise cuisinière qui est une tare en soi pour elle. Non sérieusement. Elle a raison sur bien des points. J’ai mûri trop vite, trop tôt sans doute. Mais je sais pas. Je sais pas si elle a raison sur le reste. Je sais pas si je suis tout ça. Je sais pas si je mérite de tels éloges. Toutes les mères sont-elles comme ça ? Aussi fière et aussi peu réaliste sur leurs enfants ?
Je m’assoie là où elle se tenait quelques instants plus tôt.

« J’ai réussi à faire des pâtes sans cramer la casserole, je suppose donc que je m’améliore oui. » Je souris, et secoue la tête.
« Je… Merci. De me rappeler ce que je suis pour toi. Pas que j’oublie, mais… oui, ça fait du bien de l’entendre… d’être rassurée… » Je secoue la tête et ferme les yeux une seconde. J’ai mal à la tête.
« Maman je… je ne suis pas certaine d’être aussi forte. Je suis pas aussi douée, aussi intelligente ou incroyable que ce que tu crois. Je me sens perdue et seule et… » Et Darren me manque. Affreusement. Et je refuse d’accepter. J’inspire et empêche les larmes de couler. Non. Il va bien. Il doit aller bien. Il est juste…
« Je sais que vous serez toujours là. Que j’ai de la chance de vous avoir tous. Mais… J’ai peur. Il n’est pas… Je sais pas. Et j’espère que… tu as raison, encore. Que ça ira. »

C’est juste trop. J’essuie les larmes qui persistent, et je la regarde s’affairer, posant ma tête sur mon bras. L’odeur de sa cuisine rempli à nouveau l’air et je ferme les yeux. Je me redresse légèrement alors qu’elle m’apporte soupe puis tartines, hochant lentement la tête. Et comme quand j’étais petite, je trempe les tartines dans la soupe. Je me force un peu, le premier bol était suffisant, autant pour lui faire plaisir que parce que oui, il faut que je mange.
Et mon sourire réapparait en même temps que Niamh, adorable petite chose, qui se blottit dans les bras de maman sans rien capter d’autre. Je remonte la couverture traînant à moitié par terre et lui remet sur les épaules, passant ma main sur sa joue.
Je relève les yeux vers maman. Ils s’écarquillent alors qu’elle continue de parler. Sans déc ? Pour de vrai ? J’ouvre la bouche, avant de la refermer et de la laisser terminer.

« Tous les quatre ? Vous revenez ? C’est vrai ? » Adieu tranquillité et télé à dispo. Non, c’est pas vrai, je suis heureuse. Je cligne des yeux pour m’empêcher d’encore pleurer. « C’est cool. Vraiment… Je vous verrais tous les jours… C’est super. »
Je me mords la lèvre et la regarde. J’aurais peut-être dû lui en parler plus tôt… ou ne pas le faire là. Oh, pis zut, y a rien de mal.
« … Il est d’accord… Malcom… J’ai pas trop eu le temps de t’en parler avec tout ce qui… est arrivé. Mais on s’était croisés et… » … et il m’a emmené en boite en me laissant boire après m’avoir fourré dans les bras d’un inconnu…. et il m'a supporté... « Et on avait discutés. Et donc quand je lui ai dit que tu m’entraînais un peu, il a dit qu’il pourrait m’apprendre des trucs, enfin…pour apprendre à me défendre, à me protéger, tout ça. Si tu étais d’accord évidemment. Il a même accepté d’inclure Lexie ! Il est gentil, et plutôt marrant, je l’aime bien ! Ce serait cool !
Avec Roxane et Sarah aussi hein, ça me va ! »


Trop trop cool. Ils reviennent et elle propose elle-même que je m’entraîne. J’en oublierais presque le reste. Presque.
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 14 Oct - 22:42

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Le 30 mars 2017




Cela faisait bien trop longtemps que Savannah et moi n’avions pas pu nous parler à cœur ouvert. Je ne me rappelais plus la dernière fois que nous l’avions fait pour vous dire, alors que j’avais une bonne mémoire. Cela m’avait manqué, énormément. Ma fille, aussi humaine soit-elle, était ce que j’avais de plus précieux au monde. J’avais besoin d’être pour être entièrement moi-même, pour être forte, et ne pas baisser les bras. Savannah… Elle avait toujours été mon carburant si on y réfléchissait bien, et depuis que j’avais été forcée de m’éloigner d’elle, pour sa propre sécurité, les choses n’allaient plus vraiment si bien que cela, et cela autant pour elle que pour moi d’ailleurs. Je m’en rendais vraiment compte à présent, à travers ses mots et ses gestes. Elle avait encore besoin de moi, aussi grande soit-elle. Elle avait encore besoin de sa mère pour avancer et lui montrer le chemin aussi mature soit-elle. Et de mon côté, j’avais besoin qu’elle ait justement encore besoin de moi. J’avais besoin d’être encore utile dans sa vie, et au cœur de cette dernière. Car, peu importe l’âge qu’elle aura, elle restera ma douce et ma petite Savy.

Je pousse un léger rire alors qu’elle m’affirme ne pas être certaine d’être la jeune femme que je voyais en elle. Bien entendu qu’elle n’arrivait pas à se voir telle qu’elle l’était. Pas encore. Cela viendrait avec le temps, et je serais là pour lui prouver que je n’avais pas tort. C’était de ma faute si elle en doutait. Je n’avais pas été assez présente ces derniers temps pour le lui rappeler et elle avait perdu confiance et foi en elle. Il était de mon devoir de mère de rectifier cela. Je ne t’ai jamais menti que sur un point Savannah : sur la nature de ma relation avec ton père lorsqu’il nous a quitté. Je l’avais fait pour protéger ton petit cœur de fillette et préserver cette relation que je voulais te voir avoir avec Clayton. Mais en dehors de ça, jamais je ne t’ai menti ma chérie jamais. Alors crois-moi lorsque je te dis que tu es brillante, douée, une prodigue du violon, une jeune femme sincère, honnête, droite, intelligente, rusée, mais terriblement si peu sûre d’elle. Ce constat n’est pas biaisé par le fait que je sois ta mère, parce qu’il est partagé par de nombreuses personnes. Hayden le pense. Tes cadets le pensent. Sarah le pense. Et d’autres loups également. Nous nous ressemblons bien plus que tu ne le penses et c’est là ma plus grande fierté. Je t’aime ma puce. concluais-je. Il n’y avait rien de plus à ajouter à ce que je venais de lui dire, si ce n’était que je l’aimais et que pour rien au monde, je ne changerais ma place. Qu’importe tout ce que j’avais pu subir et toutes les épreuves que j’avais pu endurer. Savannah en avait toujours valut le coup et en vaudra toujours le coup d’ailleurs.

Il était temps que nous redevenions une famille pleine et entière et ce ne serait pas possible si nous vivions tous à des endroits différents. Je n’avais pas encore parlé de mon projet de revenir à la maison avec les enfants à Hayden, mais je savais qu’il approuverait et s’en ferait une joie. Oh cela l’obligerait à rentrer tous les soirs, mais qu’importe, il le ferait. Parce que nous étions une famille et qu’il avait autant besoin de nous que nous avions besoin de lui, d’autant plus que nous étions des loups. Nous étions fait pour vivre en meute et nous en formions dont faisait partie Savannah. Je laisse Savannah manger un peu avant de lui annoncer. Au même moment, Niamh arrive encore ensommeillée, pour venir se blottir contre moi. Le visage de mon ainé s’était illuminée en voyant sa petite sœur. J’avais vraiment une fille exceptionnelle. Elle aurait pu être jalouse de l’attention que je devais apporter désormais à mes deux crapules. Elle aurait pu, mais elle ne l’était pas, trop heureuse d’avoir vu sa famille s’agrandir, et trop heureuse que je sois justement heureuse de les avoir de nouveau avec moi. Elle se lèvre pour venir recouvrir sa petite sœur et caresser légèrement sa joue, puis relève la tête en écarquillant les yeux lorsque je lui annonce que nous allions tous revenir ici. Je calle Niamh dans mes bras pour venir tapoter légèrement la tête de mon aînée. Adieu les soirées à se goinfrer devant la tv et les fêtes improvisés. Retour du couvre-feu, et de la nourriture saine et équilibrée. lui répondis-je d’un ton qui se voulait sévère mais qui ne l’était pas du tout. Je suis au courant pour Malcom. Il portait ton odeur. Il a toute ma confiance, assez pour que je puisse lui confier ta vie les yeux fermés. Et c’est quelque chose que je ne ferais normalement qu’avec Hayden. Je pense que cela te ferait le plus grand bien et tu gagnerais en confiance également. Par contre, je ne serais jamais dans les parages. J’ai beau lui faire confiance si ma louve le voit te porter des coups ou te mettre à terre, elle risque de lui sauter à la gorge. Là j’étais vraiment des plus sérieuses. Savannah était notre petit trésor et la voir se faire malmener, même lors d’un entrainement, et bien disons que j’aurais du mal à le supporter.Nous parlerons de tout cela plus tard. Vas te coucher ma chérie, et reposes-toi. Lorsque tu te réveilleras, ce serait toujours là. C’était une promesse que je lui faisais. Pour l’heure, elle avait besoin de repos pour aller mieux.

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 28 Oct - 16:49

Une fois n’est pas coutume, j’essaie de parler de moi. Ouvertement, simplement. De ce que je ressens et de ce que je veux. De mes doutes et de mon incertitude me concernant. Et ce qu’elle dit, et pense, à mon sujet ne m’aide pas. Enfin, si, ça me fait incroyablement du bien de l’entendre me dire tout ça. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle va me convaincre que c’est la vérité. Enfin, soyons sérieux, je suis pas aussi forte, aussi bien, aussi incroyable. Même si ça me fait sourire. Elle m’a manqué. Elle me manque. Et je la fais rire. Même si c’est à mes dépends, c’est plutôt cool, vu que je l’ai faite pleurer juste avant…
Je la regarde et c’est à mon tour de sourire, amusée. Avant de secouer la tête. Je la crois, c’est pas vraiment ça. Juste que c’est ma mère. Alors forcément, je suis pas certaine que ça rende super objective. Quand bien même, elle mentionne les autres pour le confirmer.

« Je sais. Que tu ne m’as jamais menti. Et c’est une des choses que je préfère avec toi, entre nous. » Mais entre mentir et mentir par omission, y a une marge. Comme au tout début quand elle ne m’avait pas dit pour elle et Hayden, enfin, pour le côté loup… Bon, ok, j’avoue qu’à aborder, c’est pas le plus simple comme sujet... Et j’ai pas envie de lancer le débat sur les choses qui me regarde ou non selon elle. Et dans l’absolu, je m’en fous, là, maintenant, de suite.
Je souris.

« Merci. De penser tout ça. De me le dire. » Je ris un peu. « Ce n’est pas que je ne veux pas te croire. Peut-être parce que je suis si peu sûre de moi… » Je hausse doucement les épaules, toujours amusée. « Je ne suis pas certaine que d’autres le pensent autant que toi. Ni même qu’Hayden soit beaucoup plus objectif.
Mais si je te ressemble, c’est plutôt bien je suppose. Si j’arrive à être aussi forte… ou aussi bien que ce que tu penses de moi. »
Je souris. Non, je ne pleure plus. Même si c’est pas loin. Ça fait un bien fou en fait. C’est débile. Mais ça fait du bien. De savoir qu’elle le pense encore. Malgré tout.

Et ça continue de s’améliorer. Outre la douce odeur de la soupe, maman me dit qu’ils vont revenir. Tous autant qu’ils sont. A la maison. Et Niamh dans les bras de maman ne fait que renforcer cette envie que j’ai au final de les voir tous plus souvent. Maman me tapote la tête. Et c’est flippant, parce qu’on dirait qu’elle lit dans mes pensées. Je lui souris en grimaçant. Avant de la fixer en clignant des yeux quand elle répond pour Malcom. Whaou. Je sais pas ce qu’il a fait ou ce qu’il lui a dit, mais… j’aimerais bien savoir. Parce que je la connais, et qu’effectivement, me confier à lui… tout en sachant que je risque de me prendre des coups de sa part…

« Je ne passe pas mes soirées à me goinfrer devant la télé. Et je n’ai pas fait de fêtes… »
Je fronce les sourcils. Bon, ok, elle le dit comme ça, mais je suis sûre que c’est vrai. Et je retrouve le sourire. Parce que c’est pas vraiment important. Même si bon, la nourriture saine et équilibrée à tous les repas…
« C’est super pour Malcom. Même si du coup, je me pose pleins de questions sur le pourquoi du comment tu lui fais autant confiance. Moi, ça me va. Il est cool. Et rigolo. Je l’aime bien.
Et oui, je comprends que tu ne puisses pas… enfin, vu que je risque de me retrouver plus souvent à terre que… »
Je souris en haussant à nouveau les épaules, avant de me faire sérieuse à mon tour. « Mais je comprends. Et c’est super. Que je puisse apprendre. »

Je vais éviter de trop me réjouir comme lorsque j’en avais parlé avec Malcom, parce que si elle pensait que je le prenais pas sérieusement, comme lui l’avait cru, ce sera moins cool. Je sais qu’elle est vraiment sérieuse. Et que sa louve est super territoriale tout ça… Mais je sais aussi qu’un grand sourire illumine mon visage malgré moi. Je suis trop contente qu’elle accepte que je m’entraîne.
Je grimace pour de bon.

« J’ai pas sommeil. Je sais que tu seras encore là. Mais la soupe m’a fait du bien. Je suis peut-être pas obligée de… » Et je baille. Bonjour la crédibilité. Pourtant, ça va mieux pour de vrai. Je baille à nouveau. Okay. « Oui, bon... Je vais aller me reposer, tu as gagné. » Je me lève et vais déposer le bol et le reste dans la cuisine, avant de revenir vers elle.
« Je suis contente que vous reveniez. Que tu sois là. » Je dépose un baiser sur le front de Niamh avant d’embrasser maman. « Je t’aime. » Je me dirige vers l’escalier et me retourne avant de monter, avec un sourire. « Je pourrais avoir des gaufres au réveil ? Ce serait chouette ! »
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 4 Nov - 10:45

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Ma petite fille chérie m’avait énormément manqué. Savannah était vraiment la prunelle de mes yeux, et je ne voulais vraiment que son bonheur et son bien être. Cela m’avait tué de rester à distance d’elle et de ne plus la choyer comme avant à cause d’humains envahissants et menaçants. Je m’étais éloignée pour son bien et finalement, je me rendais compte que cela avait eu l’effet contraire. Notre maison n’était certes plus vandalisée, mais ma petite humaine avait toujours autant besoin de moi, même si j’avais réellement cru que ce n’était plus le cas. Cette distance entre nous nous avait finalement rapproché et c’était là le seul point positif de tout cela. Nous étions une famille, nous devions être les uns au contact des autres bien plus régulièrement. J’avais besoin de voir ma fille ainée et elle avait aussi besoin de me voir. Moi qui comptais déjà revenir à la maison avant de lui parler, à présent c’était certain que je le ferais. Rien ne pourrait m’en empêcher, rien.

Je fis un sourire tendre et sincère à ma fille, tout en lui répondant Alors je te le dirais tous les jours jusqu’à ce que tu en sois toi-même convaincue ma puce. Et nous sommes bien plus objectifs que tu ne le penses Savonnette. Et oui tu me ressembles, ce qui est effrayant parfois. J’ai bien souvent peur que tu suives mes pas qui n’ont rien de glorieux plutôt que de suivre ta propre route et tracer ta propre voix. Tu connais mon passé mon ange, il n’a rien d’idyllique. Avec Hayden, nous voulons t’épargner bien des problèmes. Alors même si toi tu ne vois pas les choses ainsi, fais-nous confiance d’accord ? lui demandais-je le plus sérieusement du monde. C’était important pour moi que Savannah nous fasse confiance, même si elle n’était pas toujours d’accord avec nous. Elle était encore jeune et ne connaissait pas tout ce qu’une vie pouvait réserver. Si quelques fois nous étions plus durs avec elle et moins permissifs, ce n’était pas juste pour le plaisir de l’être, mais pour sa sécurité physique et émotionnelle. Je n’avais pas eu de parents aimants, ni personne sur qui réellement compter et j’avais bien souvent fini mal. Je ne voulais pas cela pour ma fille. Je voulais qu’elle se sente aimée, protégée et en sécurité à chaque instant de sa vie. Qu’elle est cinq ans, ou trente ans, nous veillerons toujours d’une manière ou d’une autre sur elle. Nous l’aimions et nous étions ses parents. C’était là notre rôle et notre mission la plus importante.

J’annonçais ensuite à Savannah que nous allions tous revenir, après lui avoir resservi un bol de soupe pour la réchauffer. J’étais toujours très inquiète lorsqu’elle était malade. Ce genre de mal, nous n’en souffrions plus lorsque nous sommes loup, et c’était étrange de voir un autre être tomber malade. Alors quand il s’agissait de ma fille, cela m’inquiétait énormément, même si j’avais fait un gros travail sur moi de ce côté-là. Je me rappellerais toujours la première fois qu’elle a attrapé une grippe, peu après son arrivée en Ecosse. Nous l’avions amené en catastrophe aux urgences, craignant le pire alors que ce n’était pas grand-chose finalement. J’avais menacé la dame à l’accueil trouvant que nous attendions trop et qu’à tout moment ma fille pouvait y laisser la vie. Elle était devenue livide et nous avait fait passer en premier, tant je lui avais foutu les chocottes.

Je continue d’annoncer toutes les nouvelles à ma petite humaine chérie, la voyant sourire puis grimacer à mesure qu’elle m’écoutait. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire, tout en caressant doucement les cheveux de ma petite dernière, lovée dans mes bras, et plongée dans un sommeil assez profond. Il ne manquait plus que Kean et Hayden pour que ce moment soit parfait. Oui, il était vraiment temps que nous soyons de nouveau tous réuni au même endroit. J’avais besoin d’être entourée de tous ses êtres que j’aimais et de pouvoir veiller sur eux tous à la fois. Je lâche un éclat de rire à sa réponse. Ca m’avait vraiment manqué les répartie de mon ainée. Je voyais les rouages de sa petite tête s’activaient sous mes yeux et cela me fit sourire malicieusement. Elle était contente mais l’idée de remanger très sainement… Ca c’était sans doute l’ombre au tableau même si elle adorait mes plats. C’est une ado, si elle pouvait manger des trucs gras et salés tous les jours, elle trouverait ça trop bien. Mais heureusement pour elle, elle n’était pas chargée de faire des courses ni des tâches cuisinières…. D’ailleurs, heureusement pour tout le monde d’ailleurs. En dehors de faire cuire des pâtes et réchauffer des plats au microonde, Sav’ n’était pas très douée en cuisine. Je suis contente que ces idées te plaisent. Pour Malcom, sache seulement que je lui fais confiance d’accord ? Je suis désolée Savonnette mais je ne peux pas t’expliquer pourquoi. Ce n’est pas à moi de le faire. Mais tu peux le harceler lui pour en connaitre la raison ajoutais-je malicieusement. Les secrets de Malcom le regardait, tous comme ses motivations. Il me les avait livré et je garderais le silence dessus. Je ne dirais donc rien à ma fille. Par contre, rien ne l’empêchait elle de lui en faire voir de toutes les couleurs pour connaitre le pourquoi du comment. J’imaginais déjà la scène et cela me fit d’autant plus sourire. Ma fille était très têtue quand elle avait quelque chose en tête et le métamorphe en ferait rapidement les frais. Tu apprendras avec lui… Et de mon côté, je ferais de toi mon commis de cuisine si ça t’intéresse bien sur. Parce que bon, je suis pas certaine d’arriver un jour à te trouver un époux si tu ne sais pas cuisiner. lui dis-je pour la taquiner, certaine qu’elle allait prendre la mouche aussi sec. Je connaissais ma fille, elle ne pourrait pas s’empêcher de bondir à mes paroles dans un premier temps avant de s’apercevoir que je n’étais pas sérieuse. Ou du moins, pas pour la dernière partie de mes paroles.

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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Mer 11 Nov - 23:25

Cela paraissait si simple. Comme si toutes les semaines précédentes s’évaporaient soudainement, d’un simple coup de vent. Et je me rends compte au fur et à mesure à quel point tout cela m’a manqué. Combien ces conversations m’ont manquées. Combien elle m’a manqué. Elle arrive à me faire sentir à la fois si bien et si… petite. J’aimerais pouvoir la croire sur parole comme quand j’étais petite et que sa parole était d’or. Bon, ça restait la personne en qui j’avais le plus confiance, sur qui je pouvais compter tout le temps, tout ça tout ça. Mais je savais qu’elle pouvait juste essayer de me rassurer ou de me faire plaisir.
Je ris un peu.

« Si tu le dis… » Je secoue la tête et la regarde. « Je te ressemble, mais je… j’ai des avantages, des atouts que toi, tu n’avais pas. » Je souris. « Je vous ai vous. Ça change beaucoup de choses. Ça change tout. Je ne suis pas toute seule, je sais que je… que je peux compter sur vous. Et que vous serez toujours là. Alors… même si je trouve que tu t’en es plus qu’admirablement bien sortie, je ne peux pas… me retrouver dans la même situation que toi. J’ai eu de trop bons parents pour... pour ça. » Mon sourire s’agrandit. « Et je vous fais confiance. Ce sera toujours le cas. Mais je ne suis pas forcément d’accord. C’est différent. Et je suis vraiment contente de te ressembler. »

C’est pas la même chose. Après, je vois même pas pourquoi elle pose la question en vérité. J’ai donné à penser que c’était pas le cas ? J’en ai pas souvenir, mais bon, j’ai pas toujours été super gentille, donc… c’est possible. Mais toujours est-il que je ne m’étais jamais réellement inquiétée de ce côté-là. Un peu oui, à savoir si j’allais trop loin, il se passerait quoi ? Ils m’en voudraient ? Ils seraient déçus ? Mais ils étaient là. Avais-je pensé à un moment qu’ils finiraient par en avoir marre et par me laisser ? Bon, ok, dans le fond, à certains moments, quand ça n’allait vraiment pas… J’avais dû y penser et me le demander. Mais ils étaient là. Je le savais.

Et histoire de continuer sur une bonne lancée, maman m’annonce qu’ils vont revenir. Je lui souris, et si je n’avais pas peur de réveiller Niamh, et accessoirement de passer pour une gamine, je pourrais sautiller sur place. Mais bon, y a des mauvais côtés aussi hein. Pas beaucoup okay. Et qui tiennent pas la route face à la joie de les revoir et de pouvoir à nouveau profiter de tous tous les jours. Et puis, pouvoir m’entraîner avec Malcom, c’est trop trop cool aussi. Putain, en fait, il m’en faut plus des journées comme ça, c’est vraiment trop bon pour le moral.

« Bien sûr que ça me plait ! » Je plisse les yeux, avant de grimacer. « Ouais, ça aurait été trop facile que tu me le dises. J’ai déjà tenté de savoir… Mais je retenterais. Je l’aurais peut-être à l’usure qui sait. » Ce serait pas bien difficile de l’emmerder.
« Mais il a dit qu’il aimait bien quand je parlais. Ce qui est quand même supra chelou, parce qu’on dirait pas. Je peux même pas jouer là-dessus… Quoiqu’avec Lexie, on arrivera peut-être à le pousser un peu… »

Je finis par hausser les épaules. Non pas que je ne sois pas curieuse. Sérieusement, ma mère lui fait assez confiance pour le laisser m’entraîner quoi ! Mais je vais pas trop le montrer. Ouais, bon, elle sera pas dupe, mais c’est pas si grave. J’ai un grand sourire.

« Je trouverais bien ! »

Mon sourire se fait plus craintif quand elle parle de cuisine, avant de totalement se transformer en grimace. Je fronce les sourcils en secouant énergiquement la tête.

« D’où tu me trouveras un époux ? Sérieux ? Et depuis quand on doit savoir cuisiner ? On est plus au moyen-âge, c’est n’importe quoi. » Je secoue toujours la tête. Non mais elle imagine quoi ? Je la regarde et m’arrête. Bon, okay, elle se fout de moi. Je crois. J’espère pour elle. « C’était pas drôle. Du tout. J’apprendrais pas à cuisiner pour … pour qui que ce soit. Et puis, sérieusement, présentes-moi un seul homme un jour, et je… Et non. Y a pas moyen. Je me débrouillerais toute seule. Toute façon, j’ai vraiment pas la tête à ça. » Je finis en marmonnant. Non, bon, laisses pas ta mauvaise humeur reprendre le dessus. Je soupire et souris. « Mais je veux bien que tu m’apprennes. Pour moi. Que je sache faire autre chose que des œufs durs ou du riz….trop cuit… »
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Sam 28 Nov - 16:39

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Le 30 mars 2017




Les mots de ma fille me touchèrent énormément. Mon cœur se serra lorsqu’elle affirma sincèrement qu’Hayden et moi étions ses atouts, ses avantages. Elle n’aurait pas pu me faire un plus cadeau que de me dire cela. Je n’étais pas une mère parfaite et j’avais commis bon nombre d’erreurs. Mais pas une seule fois je n’avais eu de cesse de l’aimer et de la protéger. Je ne voulais que son bonheur, et son épanouissement. Et quoi qu’il puisse arriver, je serais toujours là pour là. Toujours. Je ne lui tournerais pas le dos même si ce qu’elle fait va à l’encontre de toutes mes envies pour elle, ou de mes principes. Je ne la laisserais jamais tomber. Je ne ferais pas comme mes géniteurs qui n’avaient jamais su me comprendre, et qui ne l’avaient jamais voulu. Je serais toujours du côté de Savannah, contre le monde entier s’il le fallait. Même si nous venions à ne plus être du tout sur la même longueur d’onde ma Chérie, tu resteras mon trésor et ma priorité. Je serais toujours à tes côtés ET de ton côté. Peu importe ce qui peut arriver. Je ne te laisserais jamais et je me battrais toujours pour voir ce magnifique sourire sur tes lèvres. Je t’aime ma Puce. Tout simplement. Je l’aimais, même si ce mot ne me semblait pas assez fort pour lui décrire tout ce que je ressentais à son égard. Ma fille savait tout cela, mais lui répéter ne pouvait pas lui faire de mal bien au contraire. C’était important qu’elle ne doute jamais de ça, et qu’elle soit consciente que rien ne pourra changer ces sentiments qu’Hayden et moi avions à son égard. Elle était notre priorité et elle le sera toujours.

Il était vraiment temps que nous rentrions tous à la maison. Je souriais malicieusement, tout en taquinant ma fille sur ses soit disant activités pendant notre absence. Je la connaissais bien pour savoir qu’elle n’avait pas fait de fête chez nous. Hayden aurait sentis des odeurs étrangères chez nous et elle aurait passé un mauvais quart d’heure. Par contre, pour ce qui était de la nourriture, ça allait lui changer, c’était sur. J’avais vu quelques tickets de courses trainer, sur lesquels j’avais lu « chips » « pizza » « m&ms » et autres cochonneries comme du jus d’orange en bouteille. Berk. Ce n’était clairement pas saint pour la santé, et rien que prou cette raison, il fallait que je revienne. Je la taquinais à ce sujet, avant de lui parler de Malcom et de mon idée le concernant. Je lâchais un léger rire quand elle me demanda pourquoi je lui faisais confiance, me contentant de lui répondre de lui demander. J’en connaissais un qui allait être grognon dans les semaines à venir. Ma fille ne le lâcherait rien et Malcom allait se rendre compte qu’elle était tout aussi têtues que je l’étais. Je m’en voulais quelques secondes pour ça. Quelques secondes pas plus. Si tu trouves avant… Allez disons, fin juin, je te prends ce violon si cher dont tu rêves tant. lui dis-je pour corser un peu la situation. Bon ok, je comptais lui prendre cet instrument pour Noël, donc elle l’aurait quoi qu’il arrive. Nous avions les moyens de lui acheter, mais nous trouvions important de lui apprendre la notion d’argent alors nous ne l’avions pas fait.

J’éclatais de rire en voyant la grimace de mon adolescente à l’idée que je puisse lui trouver un époux. Il lui fallut quelques minutes avant de comprendre que je la faisais marcher. Savannah choisirait celui qui fera partie de sa vie et non pas moi. Tant que ce n’était pas un vampire, et qu’il la rendait heureuse, je l’accueillerais les bras grands ouverts. Bon ok, je ferais surement une enquête sur lui pour être certain que ce soit un gars bien sans mauvaises intentions. Ah bon ? Tu n’aimes pas cette idée ? Pourtant avec Hayden nous t’avons déjà trouvé un bon parti ! Pauvre petit, il va avoir le cœur brisé en apprenant que tu ne veux pas de lui. ajoutais-je avant de rire aussitôt, incapable de rester sérieuse. Niahm grogna dans son sommeil, sans aucun doute gêné par mes soubresauts. Je posais ma main derrière sa tête avant de déposer un baiser sur son front et lui murmurer un « désolée mon Coeur » Je souris aux réponses de ma fille qui ne purent que me faire plaisir. Tu as tout compris mon Ange. S’il n’est pas capable de t’aimer à ta juste valeur, il mérite qu’on le mange au petit dej’ ! Tu es parfaite. Et je t’apprendrais tout ce que tu veux ma chérie, mais seulement si tu le fais pour toi. finis-je par lui dire. Je me relevais doucement, gardant bien contre moi ma petite belle aux bois dormants. Allez jeune fille, au lit. Tu as besoin de repos… Que dirais-tu de veiller sur ta petite sœur ? NIamh ne dort jamais bien quand elle est seule et a un sommeil agité. J’ai encore beaucoup de choses à faire dans la maison, et je ne vais pas pouvoir le faire avec elle dans les bras Je savais que mon ainée n’irait plus se recoucher si elle n’avait pas une bonne raison de le faire. Sa petite sœur était donc une bonne excuse. Je n’attendis pas sa réponse pour sortir de la pièce, et d’amener ma louve dans sa chambre. Je savais qu’elle me suivrait et qu’elle s’en occuperait. C’était une formidable grande sœur après tout. Je l’installais dans son grand lit, du côté où mon aînée ne dormait pas. J’attendis qu’elle la rejoigne avant de les border toutes les deux. Je déposais un baiser sur le front de Niahm lui soufflant un « je t’aime » avant de faire la même chose avec Savannah. Je t’aime mon Ange. A tout à l’heure.

HS : Rp fini ? Je te laisse demander le verrouillage, vu que je ne sais pas si tu veux répondre ou pas une dernière fois


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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   Lun 7 Déc - 11:56

Je ne cherche plus à savoir si c’est juste pour me rassurer ou non. Il doit y avoir y avoir une part de vérité de toute façon. Sans doute beaucoup la connaissant oui. Et ça fait franchement du bien. De pouvoir lui parler et lui dire tout ça. Parce qu’elle n’avait pas l’air de s’en rendre compte. Sans doute en grande partie à cause de mon comportement ces dernières semaines… mois… Bref. Je souris comme une idiote. Et je me sens bien. Oui, bon, toujours malade et fiévreuse c’est vrai, mais ça va beaucoup mieux. Comme quand j’étais malade petite et qu’elle venait me border, me chantant une berceuse après m’avoir fait un chocolat chaud ou une soupe comme aujourd’hui.
Je lui souris et acquiesce d’un signe de tête. Oui, bon, cela m’arrivait parfois de l’oublier. Qu’ils seraient toujours là, même si je merdouillais. Parce que dans le fond, une partie de moi n’en était pas convaincue. C’est vrai, tout le monde a des limites non ? Mais… Cela faisait tellement de bien. Et puis, si, je la croyais. Elle avait toujours été là jusqu’à présent non ?... enfin, tout ce qu’elle avait fait était dans le but de me protéger.

Et la voilà qui recommence, en me parlant de nourriture saine et équilibrée. Pfff, franchement… Ouais, c’est meilleur pour la santé. Et oui, y a pas photo entre les trucs à grignoter et ses plats à elle c’est clair. Même si bon, des pizzas de temps en temps… ça peut être cool.
Après concernant Malcom, qu’il puisse m’entraîner avec l’aval de maman, c’est super cool. Je la fixe en clignant des yeux. Un immense sourire apparait sur mon visage.

« Pour de vrai ? Vrai de vrai ? J’ai deux mois en gros pour trouver ? Et j’aurais mon violon ? »

Et durant quelques secondes, j’ai 36000 questions et idées qui se bousculent pour trouver et harceler Malcom. Je le veux ce violon. Il est magnifique, vieux et a un son incroyable. Je ne sais pas si maman pense que je vais réussir ou échouer, mais en y pensant, c’est vachement cruel pour lui. Parce qu’elle sait à quel point je vais le faire chier maintenant. A se demander si elle veut tester les limites de sa patience en fait.
Et là, elle teste la mienne de patience. Les sourcils froncés, la bouche ouverte, avec l’air choqué oui sans doute. Je secoue la tête. N’importe quoi. Oui, bon, d’accord, c’est tellement gros que je devrais pas y croire une seconde. Mais je suis malade hein. Et elle rit. Super…

« Tu devrais avoir honte de te moquer de ta fille. C’est mesquin. »
Je souris malgré tout. « Et vous ne mangerez personne ! Je suis assez grande pour gérer mes histoires toute seule. »

Oui, bon, je parle dans le vent, je le sais. Et rien que de le dire comme ça, ça fait con, je sais aussi.
Je soupire, même si je sais que j’ai besoin de me reposer, j’ai pas particulièrement envie. Mais elle me connait, et elle use de mes points faibles.
Je souris, vaincue, avant de me lever à mon tour et de la suivre dans ma chambre. Je me réinstalle dans mon lit, aux côtés de Niahm qui n’a pas pipé mot et ferme les yeux.

« Moi aussi maman. »

Et je crois que je ne l’entends même pas arriver en bas des escaliers.
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MessageSujet: Re: Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]   

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Soupe de légumes, bol de thé [Livre III - Terminé]
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