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Le diable est après moi.
MessageSujet: Le diable est après moi.   Mer 3 Juin - 23:26

Le diable est après moi.


Un sacré bordel, Glasgow, Maryana, tout ça avait été un sacré bordel ... Je n'aurais jamais du céder à ma colère, à ma rancune, non jamais je n'aurais du m'emporter de la sorte. Qu'elle idée ! Trahir celle qui connait mes faiblesses, qui me connait, trahir celle qui m'avait trahis ...
J'aurais du réagir moins directement, ou ne plus jamais la revoir, pas tenter de la tuer, quel idée de m*rde ! Comment on peut-être aussi abruti ! Une militaire impulsive, c'est sublime non ? Et encore, heureusement que tout ça ne m'a pas fait perdre mon travail et mon anonymat, enfin en tout cas pour le moment ...

Quoi qu'il en soit le temps m'avait parut interminable depuis les "catastrophes", pendant des semaines je n'avais pas osé pénétrer dans mon immeuble, ni même chercher à savoir si il était encore debout. J'avais rejoint au plus vite mon unité, priant pour ne pas me faire arrêter et brûler sur le bûcher de la vengeance. Presque tout les jours nous avions des opérations, des surveillances, des recherches, nos domaines de compétences avaient été très élargit, mais personne n'était venu pour m'emprisonner, ou pire que ça. Mais la peur restait là, la peur des hommes, et la peur de Maryana, une démone dont le premier nom sur sa liste de personne a tué devait être le mien. Mon espérance de vie avait clairement diminué, ça et aussi la fait que désormais la meute connaissait ma nature. Il y avait trop de facteurs de risques.

D'ailleurs, ça faisait maintenant presque deux mois que je créchais chez des camarades, des militaires de confiance. Je ne pouvais pas rentrer chez moi, mais rester chez eux n'était pas forcément beaucoup plus sécurisant. Alors j'avais décidé de retourner chez moi, mais mon immeuble en avait pris un coup et des travaux devrait avoir lieu, je ne voulais pas être là. Quoi de mieux pour un SD que de profiter de cette diversion pour venir chez moi, après tout si Pandore connaissait mon adresse, d'autres devait la connaitre, et Maryana finirait pas la trouver, autant ne pas lui faciliter le travail.

Au bout de seulement quelques jours, sur le chemin de chez moi j'avais recommencé à penser à Joakim, la seule personne que je connaissais qui sache ce que je suis, et qui ne soit pas un SD, bien sur sa foi avait très bien pu le ramener sur le droit chemin, mais personne n'était venu me passer les menottes, donc il ne m'avait pas livré. Je savais aussi qu'il n'était pas une créature mais bien un humain, enfin s'il était encore en vie, et c'était donc la seule personne en qui je pouvais essayer d'avoir confiance, un tant soit peu.

J'avais donc glissé mon arme a ma ceinture, récupéré quelques affaires, dont des souvenirs de la seule personne qui avait compté pour moi, puis mis les voiles de chez moi, pour une durée indéterminé, mais peut-être définitive. J'étais décidé a déménager, les raisons ne manqueraient pas au vu des derniers événements, et temporairement j'espérais ne pas me retrouver face à une porte fermée. Si quelqu'un pouvait me sauver des hommes autant que des démons, c'était bien lui.

Un sac à la main, les yeux camouflé par des verres teintés de noir, le ventre noué, je m'étais décidé à frapper quelques coups sur la porte qui désormais se dressé devant moi, me disant de plus en plus que c'était la pire connerie qui me soit venu a l'esprit. J'étais même presque décidé à repartir, seulement tout était dans le presque. Quelque chose me disait qu'il fallait que je reste, que c'était le seul dénouement possible. Bien sur le risque était que l'adresse que j'avais trouvé sur internet soit mauvaise, qu'il soit partis, ou pire encore. Mais quelque chose me disait que non. En revanche, il y a bien une chose dont je ne pouvais pas douter, j'étais terrifiée à l'idée de me faire remarquer, plus que jamais je tenais à mon anonymat, et il était hors de question que je revive ce que j'avais vécu a Wolfheaven.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Jeu 4 Juin - 3:57




Le Diable est après moi.


"Ce qu'on retranche à la perfection des créatures, c'est à la perfection même de Dieu qu'on le retranche."

Je refermais violemment le livre que je tenais en main, relisant un nouvelle fois le titre sur la première de couverture. Opera Omnia de Saint Thomas d'Aquin. Je poussais un soupir en de fatigue et de résignation avant de me saisir de ma canne posée à mes côtés, sur le canapé. Je me levais, m'appuyant sur elle, je sentais ma jambe me lancer, mais rien de bien méchant comparé aux dernières semaines. On était bien loin des premiers jours qui avaient suivi mon hospitalisation où le simple fait de bouger mon membre fesait sortir des cris de douleurs de ma bouche. L'opération, les antidouleurs et les séances de rééducation chez le kiné aidaient grandement. Le chirugien affirmait que la greffe de peau avait bien prise et que j'étais sur la bonne voie cependant il ne pouvait affirmer si j'arriverais un jour à remarcher normalement ou du moins sans le support d'une canne.

Le livre en main j'alla le mettre dans le carton qui siégeait sur la petite table du salon. Là où était réunis tous les objets dont je ne supportait plus la vue. Ma soutane, ma Bible, la croix qui en bois jadis accrochée dans le hall d'entrée, tous mes livres saints et de prières... Je n'avais plus mis les pieds dans la cathédrale St Mungo ou n'importe quel autre édifice religieux depuis les événements d'il y a deux mois. Je n'avais ni la force, ni l'envie d'y retourner. Chaque nuit je me couchais en me disant que j'irais le lendemain et chaque nuit je me réveillais en sueur, ma jambe me fesant horriblement mal, entendant encore les hurlements de peur et de douleurs qui me hantaient chaque fois que je fermais les yeux en essayant de m'endormir. Il y a quelques jours j'avais bien essayé d'y retourner, mais un mélange de colère et de dégoût m'avait saisis aux tripe à la simple vue du bâtiment. J'étais retourné dans mon presbytère aussi rapidement que mon état me le permettait. Une fois rentré j'entreprit de débarrasser le lieu de tout signes religieux. J'avais essayer de tout faire d'un coup, mais ma jambe ne me le permettait pas. De plus si enlever le plus gros avait été simple c'était au niveau des livres que je bloquais. A chaque fois que j'en prenais un en mains je ne pouvais m'empêcher de le lire, cherchant dedans des réponses à mes questions ou au moins de quoi réparé ma Foi qui s'était brisée ce terrible soir du 25 février 2018. Je n'avais trouvé aucun des deux, il n'y avait que des mots dénués désormais de sens à mes yeux dans ces ouvrages et ils avaient peu à peu tous rejoins le carton. Opera Omnia était le dernier.

Désormais il ne restait plus que ma "corde sainte" posée sur la table basse à côté de mon lit. Mon chapelet et ma croix d'argent, encore enlacées, tâchés de mon sang et de celui de la semi-démone que j'avais strangulé. Il était encore le seul objet qui m'apportait un temps soit peu de paix. La nuit lorsque les hurlements me réveillais je la serrais dans mes mains, me rassurant étrangement, me rappelant que j'avais encore un certains pouvoir... et surtout que je devais vivre. Je terminais de fermer le carton quand on frappa à ma porte. Je regardais ma montre. 15h36. Qui cela pouvait bien être ?


"J'arrive! Juste quelques minutes!"

Aussi rapidement que ma jambe me le permettait j'allais dans la salle de bain. J'observait mon reflet dans la glace. J'avais laissé ma barbe poussée depuis ma sortie de l’hôpital, quelques petites cicatrices ornaient mon visage, mais rien d'important à part celle traversant ma pommette droite. Tout ça me donnait un air plus sévère et fatigué. Je passais un peu d'eau sur ma figure et me repeignait. Je portais un pantalon noir et une chemise bleue où j'avais laissé les deux premiers boutons ouverts. J'étais présentable. Je me dirigeais donc vers la porte d'entrée, toujours en appuis sur ma canne, déverrouillant les verrous et ouvrit la porte.
Devant moi se tenait une femme brune portant des lunettes teintés de noir et tenant un sac assez gros. Qui étais-ce donc ? Elle me semblait familière mais... Pour autant je lui souriait et lui demandait poliment.


"Bonjour, ma fille. En quoi puis-je vous être utile ?"

Le mot "fille" avait quitté mes lèvres avant que je ne m'en rende compte. J'étais certes toujours le pasteur Joakim Steen aux yeux du monde, mais je ne me sentais plus homme de Dieu depuis maintenant deux mois.

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Jeu 4 Juin - 14:07

J'étais là, planté devant cette porte, sans savoir ce que j'allais pouvoir dire ou non. Sans savoir réellement où je mettais les pieds, la seule chose évidente était que je ne pouvais pas rester les bras croisés dans un endroit où la mort viendrait me chercher, d'un instant à l'autre.
Il n'était donc plus temps de reculer, et même si je l'avais voulu, à l'instant où une voix familière avait résonné dans la demeure qui se dressait face à moi, je m'étais convaincu que je n'avais pas d'autre solution.

J'en avais eu d'autre pourtant, mais mes camarades ne pouvaient m'héberger indéfiniment, il finirait par se douter de quelque chose, et aucun des amis que je pouvais avoir n'était digne de confiance, on cache tous des choses n'est-ce pas ? De plus je n'avais plus de famille, et Pandore n'était plus, les solutions étaient clairement réduites.
Réduite à attendre encore derrière cette porte, je regardais a gauche comme a droite, bien peu sure d'être en sécurité. Avant Glasgow j'étais déjà sur la défensive, toujours à faire attention, à ne pas me faire remarquer, mais alors maintenant j'avais l'impression de devenir folle tant je me méfiais, au point que mon comportement pouvait parfois passer pour suspect. Vivre comme ça n'est clairement pas une vie, mais pour le moment je n'avais aucun éléments qui pourrait me permettre de me débarrasser de Maryana ou de m'en faire une alliée, j'étais seule face aux événements qui pouvaient subvenir.

Lorsque la porte s'ouvrit enfin, la personne face à moi n'avais plus grand chose à voir avec celle que j'avais rencontré quelques mois plus tôt. Bien sur tout ceux qui s'était retrouvé a Glasgow il y a deux mois en avait pris un coup, mais lui n'avait pas était raté. Alors que moi, au cœur de la tempête, j'avais eu de la chance, je m'en étais sortis avec des bleus qui avaient disparus bien vite, et des plaies rouvertes, celle que la meute m'avait infligé lorsqu'il m'avait enlevé, marques qui aujourd'hui se fondaient avec celle que mon emploi m'avait apportés.

Mon regard après avoir bloqué sur son visage quelques instants, s'était finalement arrêté sur sa canne. Le pauvre avait pris un sacré coup de vieux, ceci dis ma pâleur et les cernes entourant mes yeux ne me rajeunissait pas non plus. L'observant, j'avais laissé un certain silence s'installait.

« En bien des choses ...»

Je retire finalement mes lunettes, bien sur j'aurais été plus rassuré s'il ne m'avait pas appelé ma fille, il ne me restait qu'à espérer que les événements de février ne l'avait pas fait changé d'avis sur mon compte

« ... mais je préférerais entrer avant d'en parler si ça ne dérange pas.»
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Jeu 4 Juin - 19:11




Le Diable est après moi.


Le sourire qui ornait mes lèvres avait rapidement disparu alors que la jeune femme en face de moi enlevait ses lunettes, révélant son visage et son identité. J'aurais reconnu ces yeux cyans parmi tant d'autre. Fanny. Fatiguée et amaigrie, mais bel et bien vivante. Je ressentais un maelstrom d'émotions plus contradictoire les unes que les autres. Du soulagement, de la peur, de la colère et même de la joie. Elle avait débarquée dans ma vie il y a quelques mois, avant les événements de février enfin plus précisément j'avais débarqué dans sa vie, la sauvant d'une agression. Moi le pasteur, l'homme de Dieu venant au secours d'une semi-démone, d'une engeance démoniaque. Il y a quelques temps j'aurais frémis de peur à cette pensée, mais aujourd'hui cela me fesait au mieux sourire au pire me laissait indifférent. Indiffèrent ? Je ne l'étais certainement pas à ce moment précis.

Plusieurs secondes d'un silence gênant passèrent, quelques fois interrompu par le bruit des oiseaux et des voitures. La vie avait reprit son cours et continuait tant bien que mal pour les survivants, moi y compris. Bien que chaque jour soit une lutte constance contre la douleur aussi bien physique que morale. Inconsciemment, ma main gauche avait lâchée la poignée de la porte d'entrée et c'était lentement approchée du visage de Fanny. Je tremblais sans m'en rendre compte, mettant toute ma force dans mon bras droit, prenant appuis sur ma canne afin de ne pas m'effondrer sous le coup de l'émotion. Ce n'est que lors que mes doigts effleurèrent sa figure, me confirmant qu'elle était bien réelle et non pas un fantôme issu de mes cauchemars que je repris mes esprits.

Je ramenais brutalement ma main vers moi, comme si j'avais été brûlé par le simple contact de ma peau contre la sienne. J'ancrais mes yeux dans les siens, essayant d'y déceler une quelconque intention malsaine à mon égard. Je n'y vis que de la détresse, de la fatigue et... de la peur ? Peur de qui, de quoi ? De moi, de ma réaction ? Du monde qui l'entourait ? Nu doute qu'elle avait dû menée une existence difficile ces derniers mois. Sans doute traquée à cause de sa nature. Silencieusement, j'ouvris un peu plus la porte et m'écartait, lui fesant comprendre qu'elle pouvait entrer. Je laissais le Diable pénétrer dans mon presbytère. Je ne savais pas si je devais en rire ou en pleurer, mais après tout je n'avais plus grand chose à perdre donc pourquoi pas...

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Jeu 4 Juin - 21:36

Je savais qu'il ne m'accueillerais pas à bras ouvert, sans doute pensait-il ne jamais me revoir, que j'avais oublié son nom, mais on oublie pas une rencontre pareil. De plus, dans ma situation, même si j'avais oublié, je peux vous dire que j'aurais cherché un bon moment pour le retrouver, si lui ne m'aidait pas, qui pouvait bien le faire ? Peut-être qu'il faudrait que je trouve une solution de rechange, mais face à lui, je préférais ne pas penser qu'il pouvait a tout instant me claquer la porte au nez.

Ce qu'il ne fit pas, il avait clairement l'air bouleversé de ma présence, mais pour autant il ne m'avais pas claqué la porte sur la figure, ce qui ne voulait pas dire pour autant que l'affaire était dans le sac. Il avait au contraire porté sa main à ma joue, comme si j'étais un fantôme revenu d'entre les morts, il faut dire que la situation était totalement irréel.
Mais lorsqu'il retira brusquement sa main, j'étais sur qu'il allait finalement claquer la porte ... Et pourtant ... au contraire, il me faisait place pour que j'entre. Ce que je m'empressais de faire, moins on me voyait, mieux je me portais.

Face à son silence, je savais qu'il allait falloir que je m'explique, et que je sois convaincante. Mais il n'est pas difficile de convaincre quand on ne ment pas. Certes je n'allais pas tout lui dire, mais je ne comptais pas non plus mentir. En entrant j'essayais de ne pas prêter garde à la maison elle même, je ne voulais pas me déconcentrer de ce que j'avais à dire. Rien de ce que j'avais sur le cœur n'était léger. Je me retournais donc vers lui.

« Alors voila, il y a un peu plus de deux mois je me suis retrouvé au beau milieu d'une embuscade dirigée contre Maryana par la meute. Qui a tranquillement pris la fuite alors que moi je me faisais enlever. Ils voulaient m'utiliser pour la reproduction, un truc du genre, et j'étais clairement pas dans un belle état. Il vaut sans doute mieux passer la plupart des détails sous silence, c'était pas super glorieux comme moment de ma vie. Et puis j'ai réussis à m'évader, enfin quelqu'un m'as libéré, je ne sais pas qui. De là j'ai retrouvé Pandore Lasalle, tu dois savoir qui c'est, j'étais aveuglée de colère, le plan paraissait parfait. Sauf que quand on est en colère tout à toujours l'air parfait. En un rien de temps je me suis retrouvé face à l’hôtel de ville, au côté de Maryana. Elle me considérait comme une sœur, une sœur qu'elle a abandonnée au main des loups, et j'ai tenté de la tuer. Comme les infos le cri tout les jours, j'ai raté mon coups. Autant te dire que je suis dans un sacré merdier ... »

J'avais enfin vidé mon sac, et ça faisait un bien fou. Il manquait des éléments, mais il pouvait toujours me poser des questions. En tout cas, maintenant il avait le nécessaire pour comprendre ma venue.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Ven 5 Juin - 0:10




Le Diable est après moi.


A peine avais-je fermé la porte d'entrée que Fanny avait commencé son monologue d’explication. Elle répondait à des question que je ne lui avais pas posée, que je ne m'étais même pas posée. Bien entendu ces deux derniers mois il m'était arrivé de penser à elle, me demandant si elle avait elle aussi fait partie de l'attaque. J'avais bien du mal à croire cela. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'elle m'avait laisser la vie sauve, moi, un homme de Dieu... mais j'avais finis par abandonnée cette idée, tout comme j'avais laissé ma Foi en morceau derrière moi, sans tenter de la réparer cette fois. J'écoutais attentivement ce que la jeune semi-démone avait à me raconter.

Ainsi donc si je croyais ce qu'elle me disait elle avait été trahis par une des ses "sœurs" et ensuite retenue en otage par la Meute... pour procréer ? Pourquoi ? Tout cela n'avait aucun de sens. Maryana ? Ah oui la personne la plus recherché dans le monde actuellement, celle qui avec cette fameuse Pandore était apparemment à l'origine de l'attaque de Glasgow. Après s'être échappée grâce à un mystérieux libérateur et profitant du chaos général elle s'était retourné contre son ancienne amie et avait tenté de la tuer, mais avait échoué. Une fois sa tirade, j'alla m'asseoir sur le canapé, ma jambe me fessait mal et j'avais besoin d'un verre après ce que je venais d'entendre... Une fois assis, non sans un gémissement de douleur, je me passais les mains sur la figure et les cheveux, fatigué. Je ne savais pas quoi penser de tout ça, sincèrement. Une personne que je pensais être morte et en partie responsable des attentats de Glasgow s'avérait en vérité être encore en vie et se serait retourné contre son propre camps, contre sa race ? Soudain je sentis la colère et l'amertume que je retenais en moi depuis des semaines remonter.


"Bien et tu me raconte ça car ? Non parce que j'ai du mal à saisir la démarche là."

Je quittais le canapé où je venais de m’asseoir pour venir me planter devant Fanny, sans ma canne. Ma jambe me fessait horriblement mal, mais je m'en fichais, il fallait que ça sorte.

"Tu te pointe devant chez moi alors que je pensais que tu fessais partie des semi-démon qui nous avait attaqués ou pire que tu étais morte. Qu'est ce que tu es venu chercher ici ? De l'aide, un asile ? For fanden da også! Mais qu'est ce que je suis au juste pour toi ? Un homme de Dieu que tu pense pouvoir corrompre car affaiblit et blessé ? Tu arrive trop tard, ma grande parce que tout ce que j'avais de Foi envers Dieu et les hommes s'est cassée il y a deux mois! Et ça ne pourra pas se réparer! Il y a plus rien que tu peux tirer de moi! Je suis un homme fini, brisée! Tu entend ? Je suis gamle stodder! Det er sgu rigtigt!

Sans que je m'en rende vraiment compte des larmes avaient commencées à couler sur mes joues. Étais-ce dû à la douleur ou au fait que je m'exprimais enfin ? Sans doute les deux. Je les essuyaient avec mes mains? J'ancrais mes yeux bruns dans ceux cyan de Fanny et je pu y lire toute sa détresse. Elle était venu me trouver car j'étais sans doute son dernier secours, sa dernière chance afin d'échapper à ses poursuivants et moi... moi je lui crachais tout mon venin à la gueule, je le rejetais. Dieu seul sait ce qu'elle avait dû vivre lorsqu'elle avait été séquestrée et l'enfer qu'elle devait encore vivre maintenant... Quel klaphat j'étais! Encore une fois mon corps réagissais plus vite que mon esprit et je pris Fanny dans mes bras, comme je l'avais fait quelques mois plus tôt dans un café. Des sanglots me secouaient à nouveau alors que j’enfouissais mon visage dans son cou.

"Undskyld... Undskyld... Je ne voulais pas... Je suis désolé... Oh for helvede, je te pensais morte, tu as vécu tellement de choses et moi... et moi..."

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Ven 5 Juin - 1:25

Bien sur que j'avais des travers, j'étais une Semi-démone, ce qui sous entendait qu'on ne pouvait pas me demander d'être irréprochable. Je m'étais alliée avec Maryana par intérêt, voulant découvrir jusqu'où mon don pouvait aller, et comment une autre que moi pouvait l'appréhender. Et je m'étais alliée avec Pandore pour d'autre raison, la sécurité, et surtout pour qu'elle ne se retourne pas contre moi, car c'était elle qui avait frappée à ma porte.
Mais ces femmes étaient bien plus atteinte par le chaos que je ne l'étais, elle avait sombré dans une sorte de folie qui les avait carrément poussé à s’entre-tuer. Pourtant elle luttait toute deux pour la même cause, elle vivait pour détruire.

Que serait-il restait de cette attaque si j'avais réussis mon coup ? Comment le savoir. Et si je n'avais pas été là, les choses n'auraient pas été différente. Enfin si, pour moi les choses auraient été autres, je n'aurais pas eu à fuir de la sortes, mais la rancune m'aurait rongé jusqu'à la moelle, et de moi ne serait resté qu'une ombre, un corps envahis par la noirceur du chaos. J'avais fait ce que je devais faire, mon seul regret était de ne pas avoir pris le temps de récupérer mon arme dans mon appartement. Cette erreur était depuis réparé, j'avais bien du mal à me séparer de mon Glock, qui marquait ma taille a outrance, mais qui me réconfortait au vue de ma situation.

Je suivais du regard cet homme qui semblait encore plus perdus que moi, que pouvait-il penser de ce que je lui racontais ? Que pouvait-il penser de moi ? Et d'un coup, les paroles avaient claqué plus fort qu'une balle ne l'aurait fait. Je pensais qu'il comprendrait ma venue à l'instant où les choses seraient dites, mais il n'en était rien. L'homme avec qui je discutais n'était plus celui que j'avais rencontré par le passé, cet homme qui avait encaissé le fait que je sois une SD et qui pourtant voyait du bon en moi.

Et cet inconnu était venu se planter face à moi, menaçant, je n'avais pourtant pas espéré ça en venant. Je voulais trouver un endroit où je pourrais arrêter de lutter rien qu'un instant, et pourtant il allait encore falloir que je le fasse, contre un homme qui avait l'air de me haïr. Seulement, plus les mots sortaient de sa bouche, plus je me rendait compte que ce n'était pas véritablement moi qu'il haïssait, mais plutôt le monde entier. Plus Joakim élevait le ton contre moi, et plus je me raidissais, un main appuyait en renfort sur le meuble derrière moi. Je n'étais pas venu chercher des reproches, mais plutôt du soutien, je ne pouvais cependant ignorer dans quel malaise vivait Joakim. Impossible pour moi de savoir ce que lui apportait vraiment sa foi, puis-qu’à moi elle ne pouvait en aucun cas être bénéfique, mais il avait sacrifié une grande partie de sa vie pour ça, ça je savais ce que ça signifiait. Et ce n'était pas bon du tout pour son état d'esprit ... En un instant, sa colère s'était transformé en un cri de désespoir qui prenait tout son sens, enfin tout son sens ... certains mots m'échappait, ceux qui sortaient le plus naturellement, ceux qui avait du bercer son enfance.

Et puis, les larmes étaient devenus plus affluentes, et finalement, il s'était effondré dans mes bras. Je n'avais pas l'habitude de ce genre de relation, je n'étais pas vraiment le genre de personne qui réconforte les autres et les prend dans ses bras. D'ailleurs je ne suis pas trop du genre tactile, excepté pour le sexe mais c'est différent. Je me rendais à peine compte que désormais, les sensations dû au contact étaient infime, pas inexistante, mais infime par rapport à ce que ça avait été. Au final, je n'arrivais pas à savoir qui de nous avait le plus besoin de l'autre, ce qui me semblait encore évident quand j'avais été de l'autre coté de la porte d'entrée.
Je lâchais mon sac pour finalement prendre l'ancien pasteur dans mes bras, essayant de cacher la mal-aise que cela créé en moi, je sentais aussi qu'il s'appuyait de plus en plus sur moi, et de moins en moins sur sa jambe. Pourtant je restais encore un instant sans bouger, sachant qu'il en avait besoin, autant que moi j'avais besoin de son aide. Est-ce que j'essayais de l'aider pour moi, ou pour lui, ça j'étais incapable de le dire, mais au moins je le faisais, n'étais-ce pas l'essentiel ?

Alors que je le sentais faiblir, je me décidais finalement à l'accompagner jusqu'au canapé, où sa canne reposait.

« C'est moi qui suis désolé, tu n'as pas voulu tout ça ... Et puis c'est vrai, je me pointe comme une fleur au pas de ta porte, mais je ne savais pas vers qui me tourner, et j'étais fatiguée de vivre dans la peur et dans la fuite. Je ne peux plus vivre chez moi, ni risquer que mes collègues finissent par se méfier de moi, et je ne crois pas mes amis fiables. Je ne suis pas venu pour me jouer de toi, je ne dis pas que dans d'autres circonstances je ne l'aurais pas fait, je ne suis pas un ange, mais mes intentions n'étaient pas celle là. Je suis vraiment désolé pour toi, je ne savais pas.»

Est-ce que je serais dans le même état que lui si je perdais mon métier ? Sans aucun doute, je ne supportais déjà pas de me retrouver en arrêt pour une blessure quelconque ...
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Ven 5 Juin - 17:59




Le Diable est après moi.


J'avais ressentis un immense soulagement lorsque Fanny m'avait rendu mon étreinte. J'étais tellement content qu'elle ne m'en veuille pas suite à ma réaction impulsive à son égard. J'ignore combien de temps nous restâmes ainsi, enlacé dans une étreinte désespérée, deux âmes brisées cherchant du réconfort vers la personne la plus inattendue. Finalement mes sanglots se calmèrent et je me rendis compte que ma jambe me supportait de moins en moins et que je reposais beaucoup de mon poids sur la jeune femme. Elle quitta mes bras et m'aidas à rejoindre le canapé, mon bras gauche passé par dessus son épaule, où j'avais laissé ma canne tout en s'excusant et m'expliquer qu'elle ne savait plus où aller, ni vers qui se tourner. Ainsi j'étais donc réellement son dernier recours ? Moi, l'ancien pasteur qui l'avait sauvé et épargné ? Quelle ironie.

"Tu n'as pas à t'en vouloir, tu ne pouvais pas être au courant de tout ça et tu étais bien occupé ces derniers temps. Je suis vraiment désolé d'avoir réagis comme ça, je n'aurais jamais dû te cracher ainsi mon venin à la figure."

Alors que Fanny m'aidait à m'asseoir sur mon canapé, ma mauvaise jambe choisissait ce moment précis pour me lâcher, la traîtresse. Mon bras toujours passé autour des épaules de la jeune femme, je l'entraînais dans ma chute. Fort heureusement nous atterrissions sur le confortable meuble. Mon membre me fessait horriblement souffrir, mais plus que la douleur c'était la gêne qui dominait. J'étais assis en biais et Fanny à moitié effondrée sur moi, nos visage à quelque centimètres l'un de l'autre, je pouvais sentir l'odeur capiteuse envahir mon nez et mes yeux acajous se perdre dans les siens azur. Je sentis un léger rouge me monter aux joues alors que je la relâchait et m'éloignait d'elle en balbutiant des excuses.

"Hum. Désolé. Ma jambe m'a lâchée, j'espère que je ne t'ai pas fais mal ?"

Je passais nerveusement une main dans mes cheveux. Je n'avais pas posé les mains sur une femme de manière charnel, ni éprouvé de désir envers une depuis plusieurs années et ce que je ressentais à l'égard de Fanny me perturbait au plus haut point. Je reprenais contenance, me souvenant de la raison de la venue de la semi-démone.

"Tu cherche donc un endroit où loger si j'ai bien compris ? Du moins le temps que l'on t'oublie ?"

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Ven 5 Juin - 20:45

Je sentais bien qu'il était sincère, il s'en voulait vraiment. Quand on est pas dans son assiette il faut dire qu'on fait et dit souvent des choses qu'on regrette. Et sincèrement, vu son état actuel, il était compréhensible qu'il s'emporte contre moi, surtout qu'il ne devait plus avoir beaucoup de visite.
Il suffisait de quelques instants pour comprendre, les quelques instants que j'avais pris à le faire. Il se terré de plus en plus sur lui même, obnubilé par ses échecs et le radicale changement dans sa vie, et pour tenter d'oublier tout ça il noyait ses pensées dans l'alcool. La bouteille sortie et accompagnée d'un verre unique en était la meilleure preuve.

Je me sentais mal à l'aise de pointer le bout de mon nez dans un pareil moment, n'étant sans doute pas la personne qui lui convienne dans cette situation. J'étais désolé pour lui, mais je ne pouvais pas non plus faire semblant d'être malheureuse qu'il ne se sente plus croyant. Sa foi n'était pas vraiment ce qui m'avait attiré en lui, bien que son comportement puisse en découler. Mais nous sommes ce que nous sommes, peu importe en quoi nous croyons, non ?

Alors qu'il s'excusait de nouveau de s'être emporté, pendant que je l'aidais, je sentis d'un coup son poids m'emporter. Avant que j'ai le temps de réagir, et concrètement je n'aurais surement pas pu faire grand chose, on se retrouve étalé sur la canapé. Je me rattrape de justesse pour ne pas totalement m’effondrer sur lui, ce qui n'empêche que nous nous retrouvons à une proximité incongrue. Enfin sans doute plus pour lui que pour moi, c'est d'ailleurs ce qui avait prolongé cet instant, je n'avais pas eu ce réflexe de me retirer de suite, noyant mon regard dans le sien.

« Oh non, je suis solide comme un roc.»

Ça, c'était pas tout à fait vrai. En vérité j'avais appuyé sur mon bras un peu trop fort, ranimant quelques peu cette si douce morsure qui m'avait été infligée, et qui avait était empiré par cette abruti de tortionnaire. Je serais sans doute pleinement remise si ce crétin n'avait pas enfoncé ses doigts dans la plaies ...
Je m'asseyais finalement sur le canapé de façon plus convenable, mon arme me gênait, mais il était hors de question que je la sorte sous son nez pour la poser plus loin. Ce serait la meilleure façon de perdre toute possibilité d'être aider, son premier réflexe serait évidemment de se sentir agressé, et a confiance qui commençait à paraître partirais aussi nettement. Je pouvais bien surmonter cet inconfort.
Je me sens soulagée lorsque Joakim ramène la discussion au sujet initiale, celui qui m'a poussé à frapper à sa porte.

« Exactement oui, un endroit où loger, mais seulement le temps que je puisse me retourner et trouver une autre solution, parce que je doute qu'il ne faille que quelque jour pour que Maryana m'oublie ...»
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Ven 5 Juin - 23:03




Le Diable est après moi.


C'était donc bien ce que je pensais : Fanny avait non seulement les autorités et la Meute aux fesses, mais aussi une démone. Pouvait-on imaginer pire situation que celle-ci ? Je suppose que oui si l'on en croit une certaine loi de Murphy. Il paraissait donc logique qu'elle qu'elle se retrouve sans véritable domicile puisque la fameuse Maryana savait où elle habitait et elle ne pouvait de toute évidence pas loger éternellement chez ses collègues et ses amis qui ne semblait pas être vraiment de confiance. J'étais vraiment son dernier recours. D'un côté, qu'est ce qui me forçait à aider Fanny ? Je ne lui devais rien c'était même plutôt l'inverse, j'avais gardé le secret sur sa nature pendant des mois et... oh qui est-ce que je trompe ? Je n'ai peut-être plus la Foi et ne suis plus pasteur, mais ça ne fait pas de moi un salaud ou un homme moins bon que je l'étais alors. Je lui souriais, posant ma main sur la sienne.

"Hey. Reste le temps qu'il te faut, ça me pose pas problème. Tu n'as qu'à prendre le canapé-lit. Je doute que l'on vienne chercher une semi-démone dans un presbytère."

Sans aucun sous entendu bien sûr. J'étais quand même une sacré bonne poire. Une engeance du démon que je croyais morte apparaît au pas de ma porte, recherché par la Meute et une véritable démone, me demande l'asile et moi... j'accepte. Mon empathie était vraiment pathologique à ce niveau là. J'espérais que Fanny comprenait les risques que je prenais et la confiance que je lui accordais. Si on m'avait un jour dit que je ferait pareil action, j'aurais sans doute rie et bien incrédule. Pourtant avec du recul je me disais que c'était un finale logique. J'avais toujours aidé les nécessiteux, quelque soit leur race... et ça avait conduit à leur mort. J'avais alors manqué d'être excommunié et m'était tourné vers la bouteille comme aujourd'hui. J'avais l'impression que depuis les Années Sanglantes je voyais ma vie filer entre mes doigts, n'ayant plus aucun contrôle sur elle. Ma Foi m'avait aidé à tenir le coup, mais maintenant... Maintenant j'allais devoir lutter pour survivre et avoir l'espoir d'un avenir meilleur.

"Tu sais... je suis content que tu sois en vie."

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Sam 6 Juin - 0:41

Combien de fois dans ma vie j'avais manipulé les gens pour arriver à mes fins ? Ça ne saurait se compter. En revanche, des moments sincères comme celui-ci, il n'y en avait pas eu beaucoup. Je n'étais pas venu recourir à la pitié, ou jouer de mes charmes pour avoir des résultats, non j'étais venus de façon impulsive, sans rien préparer, et je n'avais pas inventé des sornettes pour le duper. J'y étais allé de bute en blanc.
Et bien sur, je ne voulais pas rester plus que de nécessaire, parce qu'à l'instant où je reprendrais a peu près mon mode de vie il ne le tolérait pas, parce qu'il reste un homme croyant même s'il croit le contraire. Il a des principes, et qui sait si demain ou dans une semaine il ne va pas retrouver la foi. Je serais à un moment où à un autre l'élément qui lui feras perdre foi en mon espère, et retrouver foi en la sienne. Je suis son inverse, je plonge tête la première dans tout ce qu'il considère comme pêché capitaux, parce que c'est ce que mon âme réclame. Je sais pertinemment qu'il finiras par avoir envie de me tuer, mais avant cela j'ai encore un peu de marge qu'il faut que je mette à profit.

Pourtant, malgré toute ces pensées qui défilent dans ma tête et me disent que ça ne marcheras pas, que je ne peux que profiter de lui quelques jour puis trouver un autre refuge, lorsqu'il me dit que je peux rester je sens tout le poids accumulés sur mes épaules s'en aller. Je pose alors ma main sur la sienne, avant de finalement le prendre dans mes bras. Depuis deux mois, c'était la première fois que je savais où j'allais, la première fois que je n'avais pas besoin de m'inquiéter pour le lendemain.

« Merci, du fond du cœur merci.»

Je me recule finalement, me rendant compte que le geste est plutôt déplacé. Mais b*rdel j'en pleurerais presque tant je suis soulagée d'avoir trouvé refuge, ainsi que de pouvoir parler avec quelqu'un avec qui je n'ai pas besoin de camoufler la vérité. Je ne suis pas démone a part entière, je ne l'ai jamais été, et dans ma vie j'ai eu trop peu de main tendu pour m'aider.

« Tu dois bien être le seul à l'être ces derniers temps ...»

Je ne pouvais même pas dire que quelques poivrots de bars l'étaient, heureux de me voir, parce que je n'en avais pas fréquenté un seul depuis deux mois. J'avais tellement réduit les sortis, les rencontres anonymes, tout ça ne m'était pour le moment plus permis ...
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Sam 6 Juin - 1:47




Le Diable est après moi.


Je devais bien l'admettre : l'étreinte de Fanny m'avait surprise. Jusque là j'avais été celui qui initiais les contacts physiques et même affectueux non pas que cela me déplaise qu'elle prenne ainsi l’initiative, je n'étais simplement pas habitué, c'est tout. D'accord la proximité avec cette jeune femme me perturbais et me gênais pour une raison que j'ignorais. Pour autant je l'a pris dans mes bras en retour alors qu'elle me remerciait de l’accueillir chez moi. Le visage enfouis dans son cou, j'eu même l'impression d'entendre des sanglots dans sa voix me fessant doucement sourire. Une semi-démone remerciant un ancien pasteur et et le prenant dans ses bras : comment ne pas sourire face à cette scène. J'avais longtemps caresser l'espoir qu'une telle scène devienne banale et ceux entre chaque espèces mais maintenant... Finalement elle s'écartait de moi et je pouvais lire dans ses yeux de la gratitude et du soulagement qui agrandissais mon sourire cependant une phrase me fit tiquer. Le seul à la voir en vie ? Vraiment ? Ce n'était pas très étonnant quand on y réfléchissait deux minutes. Pourtant elle devait bien avoir des amis, des personnes qui tenaient à elle autre qu'un ancien pasteur quasiment dépressif et porté sur la bouteille ? Apparemment non. Instinctivement je pris le visage de la jeune femme entre mes mains, ancrant mon regard dans le sien et lui parlant sur un ton doux et se voulant rassurant.

"Hé. Tu te souviens de ce que je t'ai dis la première fois que nous nous somme rencontrés ? J'ai dis qu'en te regardant je voyais une petite fille perdue et effrayée. Une jeune femme qui luttait pour garder son humanité. Une personne qui avait besoin d'aide. Quelqu'un qui avais besoin d'un ami. Je veux bien être cet ami."

Toujours avec douceur mes pouces caressèrent ses pommettes, ne voulant pas l'effrayer, ne voulant pas qu'elle me rejette alors qu'une confiance, qu'un lien se formait lentement entre nous et qu'il était encore fragile. J'appuyais sur chacun de mes mots afin qu'elle comprenne bien que j'étais sincère. J'avais l'impression de revenir quelques mois en arrières, que nous étions à nouveau dans ce café à en plein conflit émotionnel, essayant de nous comprend et de nous apprivoiser. Finalement peu de chose avait changé. Mon regard s'égara un instant sur ses lèvres avant de replonger dans ses deux superbes saphirs.

"Je t'ai aussi dis que j'étais incapable de te haïr ou même de te faire sciemment du mal et je le pense toujours. Tant que tu seras sous mon toit je te promet de tout faire pour qu'aucun mal ne te soit fait."

C'était un belle promesse. De celle qui rassurent et que l'on fait malgré que l'on sache qu'elles sont impossible à tenir.

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Sam 6 Juin - 11:39

Comment aurais-je pu oublier les mots qu'il avait prononcé ? Il y a des choses qui ne s'oublie pas, comme lorsqu'un pasteur préfère voir l'humain que le démon en vous, le bien plutôt que le mal. Je n'avais pas oublié, ça m'avait même trotté dans la tête, jusqu'à l'instant tragique de mon enlèvement. J'avais alors eu bien d'autres choses à penser, mais il est évident que pour autant ses paroles restaient au fond de mon esprit, tout comme celle de ma mère me hantait chaque jour.
J'avais déçu ma mère, bien sur elle ne pouvait pas le savoir, mais si elle avait encore été de ce monde elle aurait été déçu, assurément. Alors pourquoi Joa ne serait-il pas quant à lui déçu de la personne que je suis ? Il voit le bon parce qu'il ne me connait pas, parce qu'il ne sait pas toute la noirceur qui envahis un SD à la moindre défaillance. Le chaos appelle ses filles et ses fils, s'il croit pouvoir lutter contre ça, il se fourvoie.

Ses mains s'étaient posées sur mon visage, alors qu'il essayait de me rassurer. En avais-je encore besoin ? Peut-être, peut-être pas, mais se sentir accepté telle que j'étais faisais du bien. Qui d'autres que lui pouvait le faire ? Des SD, des gens comme moi, rien d'extraordinaire, les autres ne devaient pas savoir, moins il en savait, mieux j'étais préservée. Mais je n'aurais pu cacher à Joakim ma nature, peu importe ma réaction il aurait fini par comprendre, et il avait encaissé, je doutais que les autres le sois, déjà lui c'était un miracle ...

En l'écoutant parlé, j'avais nettement l'impression que plus il voulait me rassurer, plus il retrouvait son assurance d'antan. Et il reprenait des couleurs aussi, ce genre de couleur qu'on voudrait faire passer inaperçu. Je lui plaisais ? C'était probable, après tout je devais bien avoir vingt ans de moins que lui, et soyons sincère j'étais plutôt jolie. Pourtant il se comportait bien, comme un ami l'aurait fait, comme ce qu'il voulait être. Et ça me changeait, c'était étrange, parce que d'habitude les hommes n'avait qu'une idée en tête, une idée qui ne me dérangeait aucunement. Pourtant aujourd'hui je me confortais dans cette relation étrange, le bien et le mal.

Et je n'arrivais pas à dire quoi que ce soit, j'en voulais bien, d'un ami tel que lui, mais je me sentais d'un coup incapable de parler. J'avais envie de l'écouter, noyant mon regard dans le sien. Un regard sombre, mais plein de sincérité et de compassion. Détruit par la chaos, par les miens, il aurait pu me rejeter aussi violemment qu'il m'avait accueillis, et pourtant il ne le faisait pas.
Je hochais simplement la tête, en signe d'approbation, le laissant continuer à parler.

Il ne m'accueillais pas juste, il m'ouvrait grand les bras, et j'en revenait à me demander ce que j'avais de si particulier pour qu'il se comporte de la sorte, l'aurait-il fait avec n'importe quel SD ? J'en doute ... Je doutais aussi qu'il puisse faire quoi que ce soit si jamais on me retrouvait ici, mais les paroles étaient belle et touchantes.

A la fin de cette promesse, je me décidais enfin à agir, prenant ses mains et les retirant avec douceur. Le contact désormais était agréable, il restait une légère gène, parce qu'on efface pas pleinement ce qu'on est, mais c'était devenu dérisoire. Je gardais ses mains dans les miennes, parce que pour une fois moi aussi j'avais décidé d'être sincère, du début à la fin.

« Il n'en est pas question, s'il m'arrive quoi que ce soit, je ne veux pas que tu t'implique là dedans plus que tu ne l'es déjà. On ne peut mettre un ami en danger de la sorte. Tu fais déjà beaucoup pour moi.»

Et puis j'avais lâché ses mains, et quittait son regard pour me lever. J'avais besoin de marcher, tout cela me semblait trop irréel, hors du temps. J'avais besoin de ne plus voir la prunelle de ses yeux planté sur moi, rien qu'un instant il fallait que je défasse le lien, ce lien qui me semblait complètement hallucinatoire. Je ne comptais pas partir, non, mais juste prendre un tout petit peu de recul vis à vis de mon comportement, parce que je ne savais plus ce qui me ressemblait et ce qui ne l'était pas. Et que je ne savais plus vraiment ce qui me poussait à agir de la sorte. Sur un meuble je me décidais à poser mon Holster, avant de reporter finalement mon regard sur le canapé, sur lui.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Dim 7 Juin - 2:23




Le Diable est après moi.


Je ne pouvais pas le nier. J’appréciais la sensation de la peau de Fanny sur la mienne. J'avais toujours été quelqu'un de tactile, cassant avec l'image du scandinave froid et distant. Il n'était pas rare que je salue mes fidèles et amis d'une tape dans le dos ou sur l'épaule. J'avais aussi le réflexe de prendre toute personne dans mes bras si celle-ci était triste ou avait simplement besoin de réconfort. Aussi pourquoi est-ce que le simple fait que ma jeune amie prenne mes mains entre les siennes éveillait en moi des instincts et des désirs auxquels j'avais renoncé depuis maintenant plusieurs années. Déjà lors de notre première rencontre lorsque j'avais embrassé le dessus de sa tête j'avais ressentis ces sensations, j'avais alors fais mine de les ignorer, déjà très confus et perturbé par notre rencontre. Fanny était bien loin d'être repoussante, c'était une superbe jeune femme et je devais bien avouer que si je l'avais rencontrer avant de prendre les ordres je l'aurais volontiers séduit et même plus...

La semi-démone avait lâché mes mains, m'expliquant que je ne devrais pas me mettre plus en danger que je ne l'étais déjà en la recueillant. Il est vrai que je risquait beaucoup d'ennuis à l’accueillir ainsi sous mon toit. Je voyais déjà les gros titre des journaux : "Une semi-démone en planque chez un pasteur danois!" Nul doute le P.E.S ou quelconque autre force armée pouvait à tout moment débarquer devant chez moi... mais, au fond, qu'est ce que j'avais encore à perdre ? Etre excommunié et emprisonné ? Tué ? Après tout ce que j'avais vécu durant l'attaque de Glasgow je pense que cela me paraîtra anecdotique. Je tiquais lorsque Fanny sortit son pistolet et le posa sur le meuble. Je savais qu'elle exerçais la profession de militaire et avec tous les problèmes qu'elle avait nul doute qu'elle éprouve le besoin de porter une arme sur elle. Je lui souriait, voulant me montrer rassurant.


"Beau jouet que tu as là. Espérons que tu n'es pas à t'en servir..."

J'avais toujours eu un certain dégoût pour les armes à feu en fait tout ce qui se rapportait de près ou de loin à la violence, mais après tout ce qui s'était passé... Je me saisissais de ma canne, ne pouvant retenir un gémissement de douleur alors que je me levais et rejoignis Fanny. Encore une fois j'éprouvais le besoin de me rapprocher physiquement d'elle. Mon Dieu, que cette cohabitation promettait d'être étrange... Je me postais devant elle et avec ma main libre saisissait l'une des siennes.

"Si l'amie en question n'a plus grand chose à perdre et tiens à toi, en quoi cela est-il une mauvaise chose ?"

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Dim 7 Juin - 13:38

Je n'avais pas eu le choix, c'était ce dont j'essayais de me convaincre pour ne pas penser que je trouvais de bon côté à cette solution. L'idée commençait à me plaire à vrai dire, j'y voyais de moi en moins de désavantage, il n'était pas hostile à ma présence, comme il l'avait dit personne ne viendrait me chercher dans un presbytère, et la demeure avait l'air plutôt confortable.
Je n'arrivais donc pas à mettre le doigt sur le déclencheur de mon mal aise, il faut dire que lui je n'avais pas besoin de le manipuler pour arriver à mes fins, et ce n'était pas spécialement habituel.

Joakim avait bien évidemment remarqué mon geste, sans doute parce qu'il ne me lâchait pas du regard, et m'avait dit espérer que je n'ai pas à m'en servir. Je l'espérais aussi, et pourtant j'adorais entendre le bruit claquer, sentir l'arme mise sous pression par le tir, l'odeur de poudre, j'adorais ça. Mais m'en servir voulait dire être carrément en danger, et réussir pouvait signifier commettre un meurtre, alors pour une fois je préférais que mon Glock reste dans son étui, parce qu'un peu de tranquillité ne peut faire de mal à personne.

« Ça fait quelques années qu'elle m'accompagne celle là, je préfère l'avoir et ne pas m'en servir, plutôt que de ne pas l'avoir et d'en avoir besoin. Elle m'a carrément manqué ces derniers temps ... »

Quand les loups m'ont enlevé, mon sort aurait surement était différent si j'avais pu utiliser mon arme, et lors de l'attaque de Glasgow j'aurais surement paru moins suspect une arme à la main, et j'aurais peut-être même réussis à abattre Maryana, alors mes problèmes auraient été résolu. Il valait donc clairement mieux que je garde mon arme a portée de main.

Malgré la douleur qu'il devait éprouver après avoir marché sans sa canne, il se levait tout de même pour me rejoindre, ne me laissant plus l'occasion de prendre du recul sur la situation. A vrai dire j'avais du mal à réfléchir quand son regard se perdait dans le mien, j'avais l'impression qu'il pouvait lire en moi tout ce qu'il s'y tramait.
Et alors qu'il prenait ma main et justifiait sa promesse, je ne savais plus quoi dire. Comment pouvait-il tenir à moi alors que ce n'était que la deuxième fois qu'il me voyait ? Et qu'en plus de cela je n'en étais pas moins une SD ...

« ... C'est .. Je ... Je ne vaut pas ce genre de sacrifice ... et tu ne supporterais pas d'être condamné pour tout ce que j'ai pu faire, moins tu t'implique, mieux ce seras. Crois moi. »

Peut-être n'était-il plus l'homme de foi qu'il avait été, peut-être avait-il perdu beaucoup, mais pour autant je doutais qu'il puisse supporter d'être mêlé au meurtre, au tentative de meurtre, au complot contre l'humanité, à la trahison et compagnie. Un homme ne pouvait supporter autant d'accusation, surtout si il n'avait rien à voir avec celle-ci. Alors que s'il ne faisait que m'accueillir, il pourrait toujours se défendre en disant qu'il ne savait pas ma nature, et moi de dire que je l'avais utilisé pour arriver à mes fins. Bien sur il y aurait des doutes, mais les pasteurs étaient apprécié et les gens prendrait sans nul doute son partis, au point où moi j'en suis être détesté parce qu'on a manipulé un pasteur n'était que moindre, de toute façon il n'y avait pas de justice pour les gens comme moi. On nous enfermé dans une cage, expérimentait sur nous, ou nous abattait au grès des envies.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Lun 8 Juin - 3:02




Le Diable est après moi.


Je ne pu m'empêcher de ressentir une pointe de tristesse en entendant Fanny dire qu'elle ne valait pas la peine que je risque ainsi ma sécurité et ma vie pour elle. Quelle genre de vie avais dû mener cette jeune fille pour penser qu'elle ne valait pas de sacrifices ou même un ami ? De tout manière je ne pouvais revenir en arrière. J'avais fais une promesse et je ne revenais jamais sur ma parole. Au fond je m'étais engagé dans cette histoire le moment même où je l'avais laissée entrer chez moi. Non. Bien avant, lorsque je l'avais sauvée et que je l'avais laissée partir libre et sans la dénoncer aux autorités. C'était à ce moment là que j'étais définitivement damné, que je savais au fond de moi que j'avais été abandonné par notre Père alors que j'avais eu de la sympathie pour une semi-démone. Peut-être qu'au fond j'avais tord depuis le début : peut-être que le Seigneur ne souhaitait pas que les humains et les créatures surnaturelles se mélangent. Combien même aujourd'hui je n'en avais cure. L'attaque de Glasgow était la preuve qu'Il nous avais abandonné, nous laissant à la merci des créatures des ténèbres. Toujours en souriant doucement à Fanny et en tenant sa main, je nous ramenais au canapé. Une fois que nous étions installés je commençais mes explications. Je détestais parler de ma vie avant d'entrer dans les ordres et de Bloody Valentine, mais il me semblait opportun d'amener le sujet maintenant.

"Je vois que tu me considère comme une espèce d'homme sain, un être sans reproche qui n'a jamais commis aucune faute, ni aucun pêché. Détrompe-toi. Je ne suis qu'un simple homme donc mortel, fautif et coupable comme chaque être humain. J'ai moi aussi du sang sur mes mains, je n'ai jamais tué à proprement parler, mais je suis malgré tout responsable d'une dizaine de mort. Même avant d'être pasteur j'ai causé autour de moi plus de mal que de bien, j'avais en moi une colère, une rage constante et je ne trouvais le moyen de l'évacuer que par la violence et les coups. Au fur et à mesure du temps j'ai fini par me calmer, ma Foi m'a beaucoup aidé à ce niveau là.

Des années plus tard, durant les Années Sanglantes, j'ai recueillis un groupe de vampires et de loups-garous au sein de mon église et de mon presbytère. Aussi étonnant que cela puisse paraître la cohabitation se déroula en paix... du moins jusqu'à ce que l'un de mes fidèles alla raconter toute l'histoire aux autorités..."


Je m'arrêtais. Nul besoin de continuer, Fanny pouvais très bien deviner la suite. Cela fessait plus d'un an et pourtant j'avais toujours autant de mal à en parler. Le massacre de Bloody Valentine avait laissé en moi des séquelles irréversibles et avait marqué le début de la fin pour moi. Doute, alcool, dépression. J'avais eu la totale suite à cela et l'état dans lequel j'étais actuellement était encore pire.

"Ce que je veux dire c'est que j'ai parfaitement conscience des risques que je prend en t'aidant et j'en assumerais les conséquences jusqu'au bout. Après tout, je ne suis plus à ça près..."

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mar 9 Juin - 19:33

Tenant toujours ma main, l'ancien pasteur m'avait ramené à ce que je rejetais depuis longtemps déjà : la stabilité. Ce geste n'était pas juste de me ramener vers le canapé, c'était de m'empêcher de remuer, de m'éparpiller, me permettre de ma poser. Il n'y avait que ça qui marchait avec moi, l'ordre et la discipline, pour faire le mal avoir choisis l'armée n'était pas un hasard. J'avais besoin d'être cadré. J'étais terriblement mauvaise pour tout contrôler.
Et c'était exactement ce que Joakim faisait, il contrôlait pour moi. Cherchant les mots pour calmer ce qui semblait bien être des angoisses, bien que je sois incapable de me l'avouer véritablement.

Je souris, un sourire idiot, déplacé, insensé, mais je ne peux m'en empêcher. Il ne voit donc toujours pas ce qui nous sépare, il a fait du mal ? Pas intentionnellement, et c'est la toute la différence.
« Mais comme tu l'as dis, tu n'as pas tué intentionnellement, tu n'as jamais eu envie de le faire. Moi je peux croiser quelqu'un dans la rue, un inconnu banal, et avoir envie de le tuer, je ne suis pas vraiment devenue militaire pour servir mon pays. J'ai passé plus de la moitié de ma vie à faire le mal, parce que c'était tout ce qui m'apaisait. Alors que toi ce que tu fais c'est ce que tu pense être juste. Je ne refuse pas ton aide, je refuse simplement que s'il m'advient quoi que ce soit, par ma faute d'autres personne tel que moi en soit puni. On choisis d'essayer de faire le bien ou le mal, mais pas la société dans laquelle on évolue.»

Il y a des choses qu'on ne contrôle pas, de ces choses qu'on ne contrôleras jamais, et qui font que la vies n'est qu'un hasard continuel. Je ne voulais pas qu'il me haïsse pour tout le mal que je lui montrais de moi, je voulais simplement qu'il comprenne qu'il existe des limites. Qu'il sache que même si sa vie prenait un autre tournant, on pouvait toujours reprendre a zéro et créer quelque chose de nouveau. Après tout, nous, SD, ne pourrions nous pas exister dans ce monde si nous n'étions pas rejeté ? Bien sur ce serait compliqué, mais il n'y a pas que destruction en nous, ou peut-être est-ce que j'espère seulement que ce ne soit pas le cas.

« La dernière personne qui ait cru en mon humanité ... J'aurais tout fait pour la sauver, remué ciel et terre. Mais on ne peut pas sauver tout le monde, jamais. Elle était comme toi, aimante et prête a se sacrifier, et ce qu'elle a fait a sauver plus que tu ne peux l'imaginer. Je ne serais jamais la seule a avoir besoin d'aide.»

Alors que je parlais de celle qui avait sacrifié sa vie pour moi, de cette femme qui s'était saigné pour que je sois une enfant normale, pour que je ne me sente pas différente, pour que je ne sois pas un monstre. Ma mère qui avait supporté l'idée d'avoir mis au monde le diable, de l'avoir nourris, élevé, qui m'avait épargné tant de souffrances. Elle qui m'avait encore épargné de son cancer, mais qui avait ensuite disparu. Disparue, ainsi que l'équilibre dans lequel j'avais vécu. Oui, alors que j'évoquais ce qu'elle avait fait pour moi, et ce qu'il pourrait faire pour d'autres, je sentais les larmes couler lentement sur mes joues. J'aurais voulu lâcher son regard, mais j'en étais incapable, c'était ce même genre de regard qui avais bercé mon enfance, des yeux qui ne jugent pas, des oreilles qui écoutent. En cette instant il faisait ressortir mon humanité, de celle qui me noue de l'intérieur tant elle font mal au chaos qui est en moi, ma mère avait toujours eu ce pouvoir, mais personne d'autre depuis n'avait été capable de le faire, jusqu'à maintenant.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mar 9 Juin - 21:49




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Si il me restais un tant soit peu de bon sens et de logique je devrais avoir peur à l'instant. La confession de Fanny sur ses envies, sa nature et ses pulsions était effrayante en soit et n'importe quel être humain ayant un minimum d'intelligence devrait s'enfuir ou bien la mettre dehors... seulement je n'étais pas comme tous les autres êtres humain. Mon métier de pasteur me donnait déjà un statut à part dans la société, j'étais traité différemment à cause de cela, la plupart du temps en bien, mais différemment quand même. Cela s'était accentué avec mes opinions qui divergeaient même de celles de mes confrères, me différenciant même de ma communauté. Tout ce que je veux dire c'est que la confession de la jeune semi-démone me fessait éprouver plus de la sympathie et de la compassion que de la peur ou de la haine. Sa remarque sur la société me fit légèrement tiqué. Il est vrai que ces derniers temps il était difficile de savoir quelles étaient les réelles intentions du gouvernement et où tout cela allait nous mener...

On ne peut sauver tout le monde... c'est hélas vrai, mais rien ne nous empêche d'essayer. Il faut alors assumer le terrible poids de ses erreurs et de ses échecs sur la conscience, pour peu que l'on en a encore une. Il m'est parfois arrivé d'en être dépourvu, ne serait-ce que pour mieux dormir la nuit et pouvoir affronter mon reflet dans le miroir. Ma conscience et mon empathie maladive, ils me conduiront à ma perte, si ce n'est déjà fait. Je supposais que Fanny parlait de sa mère, mais ce à quoi je ne m'attendais pas c'était ses larmes. La preuve ultime que les semi-démon éprouvent des sentiments autres que négatifs et sont capables de compassion. Du moins l'une d'entre eux. Alors qu'elle terminait son monologue mes mains quittèrent les siennes et vinrent se poser sur son visage, où j'essuyais ses larmes de mes pouces, comme un père l'aurait fait avec sa fille ; mais j'avais bien conscience que ce que j'éprouvais pour elle était bien plus qu'une sorte d'affection paternelle et cela me fessait peur.


"Tu t'inquiète trop pour moi. J'ai difficilement et douloureusement pris conscience que je pouvais pas sauver tout le monde, cela m'est impossible, mais si je peux le faire pour au moins une personne. Pour toi. Alors je me dois d'essayer."

Je déposais une baiser sur son front avant de coller le mien au sien, mes yeux refusant de quitter les siens. Il y a quelques mois cette proximité m'aurait gêné, mais maintenant je trouvais cela réconfortant et normal. Je supposais que Fanny devait ressentir cela aussi puisqu'elle n'avait esquissé le oindre mouvement de retrait.

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mar 9 Juin - 23:01

Qui ? Qui sur cette terre connaissais mon passé, mes origines, ce que j'avais traversé pour en arriver là ? Personne, assurément personne ne pouvait savoir pleinement ce qui emplissait mon âme. Habituellement, je ne laissais rien entrevoir de mon passé, cette fois faisait donc exception, mais il n'en saurait pas plus, en tout cas pas aujourd'hui. Il en savait déjà bien suffisamment, si j'avais envie de déballer ma vie de ma petite enfance jusqu'à maintenant j'avais qu'à aller chez un psy.

Et puis, je n'avais plus envie de parler de moi, de ressasser des éléments néfastes de ma vie. J'étais fatiguée de réfléchir, de m'encombrer l'esprit. Ne plus chercher à comprendre pourquoi moi et pas une autre, simplement accepter la situation, il sera toujours temps plus tard de revenir sur ce genre de chose, ou pas. Il était tellement entêté, à quoi bon ?
Je le laissais simplement sécher mes larmes, ses mains encerclant de nouveau mon visage. Le contact entre nous me laissait de moins en moins indifférente, le chaos revenait-il pointer le bout de son nez, ou étais-ce simplement naturel pour tout être humains ? A vrai dire pour une fois je m'en foutais, je n'avais pas envie de faire la part des choses, pas envie de démêler le vrai du faux. Après tout, chaos ou non, c'était mes envies non ?

Nos fronts se touchaient, ses mains toujours posaient sur mon visage, son regard d'ébène. Un cocktail pour lequel j'avais du mal à ne plus succomber. Si proche, l'odeur d'alcool devenait perceptible, mais n'en était pas pour autant repoussante. Ça le rendait simplement encore plus humain, plus humain que je ne le serais sans doute jamais.
Mon cerveau avait coupé toute ces mauvaises pensées, et sans réfléchir mes lèvres étaient partis subitement à la rencontre des siennes, une de mes mains se posant presque par automatisme sur sa joue. J'en avais envie, j'en mourrais d'envie.

Si j'avais réfléchis, sans doute n'aurais-je pas fait ça, c'était bête, risqué. Il ne pouvait que me repousser, au mieux, et au pire me foutre carrément à la porte. Mais sincèrement, je n'en avais plus rien à faire, j'avais envie de pouvoir profiter de cette instant sans peur et sans fuite, de pouvoir me sentir vivante, vraiment. Pourtant, il aurait pu être mon père, mais combien en avais-je déjà vu qui aurait pu l'être, ou presque être mon fils ? Et si vous pensez que j'avais pris le temps d'y réfléchir, vous vous fourrez le doigt dans l’œil.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mar 9 Juin - 23:43




Le Diable est après moi.


Je suppose que j'aurais dû le voir venir. Toute cette proximité, cette intimité et ce lien qui avait commencé à se former entre nous. Je mentirais si je disais que je n'avais pas parfois pensé à des relations charnelles depuis que j'étais entré dans les ordres, c'était d'ailleurs un des aspects de mon anciennes vie qui me manquait le plus au début. Au fur et à mesure du temps, j'avais finis par m'habituer au célibat et à l’abstinence, mais il m'arrivait de fois d'avoir des rêves... disons pas très luthérien. Je n'étais qu'un homme après tout, un simple mortel, ni meilleur, ni pire qu'un autre et j'étais moi aussi souvent confronté à la tentation. La seule différence était que j'essayais de résister et que la plupart du temps je parvenais à ne pas céder à mes pulsions... mais aujourd'hui c'était différent. Beaucoup de choses étaient arrivées et avaient changées ces deux derniers mois. Spirituellement, je n'étais plus un homme d'Eglise même si j'en portais encore le titre. Aussi lorsque Fanny posa ses lèvre sur les miennes je ne me retira pas.

Cela 'avait tout de même un peu surpris, on ne m'avais pas embrasé depuis... et bien au moins vingts ans. C'était beaucoup, beaucoup trop. N'importe quel homme normal et sensé finirait par devenir fou à cause du manque de contact intime. L'Eglise luthérienne nous permettais de nous marier, mais je n'en avais pas vraiment éprouvé le besoin, ni vu l'utilité. Je me plaisais dans ma vie de pasteur célibataire, j'étais satisfait et heureux ainsi... mais je devais admettre que le manque de compagnie d'une femme se fessait parfois ressentir. Ainsi c'était instinctivement que j'avais rendu son baiser à Fanny, mes lèvres glissant sur les siennes. Ma langue osa même s'aventurer dans sa bouche, caressant sa consœur. Mes mains quittèrent ses joues et vinrent agripper sa taille, la plaquant contre moi. Mon Dieu, ça m'avait tellement manqué et j'en avais tellement envie.... mais c'était mal. Tellement mal pour différentes raisons.

Je reculais brutalement, relâchant mon emprise sur elle. Bon sang! mais qu'est ce que j'étais en train de faire ? Elle avait l'âge d'être ma fille! Elle était venu demander l'asile chez moi et moi j'abusais de sa faiblesse! Mais qu'est ce que j'étais devenu ? Je n'osais pas la regarder dans les yeux.


"Fanny... Je... For helvede! Je ne voulais pas... je suis désolé."

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mer 10 Juin - 0:26

Je ne m'attendais pas à une baffe, on ne frappe pas une femme, à vrai dire je ne m'attendais pas vraiment à quoi que ce soit. Mais si j'avais du me préparer à quelque chose, je n'aurais sans doute pas envisagé qu'il soit véritablement réceptif à ce baiser. Bien sur, je suis attirante, je le sais pour en avoir tant joué, mais il se voulait mon ami, il m'avait tendu la main pour ça et non autre chose ... enfin en tout cas c'est ce qu'il me semble.

Malgré tout ce qui justifiait qu'il me rejette, il n'avait fait aucun mouvement de recul, au contraire il poussait ce baiser plus loin. Sa langue pénétrant la barrière de mes lèvres, je me laissais aller dans ce slow enivrant, qui pourrait m'en vouloir ?
Alors que je savourais pleinement notre échange, je sentais ses mains glisser jusqu'à ma taille. Il était évident que nous en mourrions tout deux d'envie, et il devenait vraiment entreprenant. Un frisson brûlant de désir me remontait lentement le long de la colonne. La seule chose à laquelle je faisais attention, c'était de ne pas appuyer sur sa jambe non valide. Tout le reste s'était embrumé dans ce contact charnel.

Et pourtant ... Pourtant en un instant il avait tout stoppé, enfin tout ... Je bouillonnais toujours de désir, mais il avait coupé court, s'excusant. Mais pour s'excuser de quoi, j'avais commencé, et s'il pensait que j'avais réagis subitement ... Eh bien c'était le cas, mais c'était toujours là que c'était meilleur. Quand on ne calcule pas, c'est qu'on en a envie, et je ne suis pas de nature a regretter ce genre de déviance.
Une main toujours sur son épaule, j'avais usé de l'autre pour relever son visage, plongeant mon regard, étincelant du désir précipité, dans ses prunelles voilé de culpabilité.

« Ne le soit pas, j'en ai envie ... »

Sans même lui laisser l'occasion de répliquer, je revenais contre lui pour l'embrasser de nouveau. S'il espérait encore pouvoir m'arrêter, ce serait un terrible supplice. Je lui en laissait la possibilité, bien sur, mais je n'avais pas la moindre envie d'être une seconde fois repoussé, je sais qu'il en avait autant envie que moi, son regard, le baiser qu'il m'avait donné le trahissait, tout le trahissait ...
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Sam 13 Juin - 0:57




Le Diable est après moi.


Au fond je ne savais pas vraiment ce qui m'empêchais de céder à mes pulsions, à mes désirs. Oui, ça m'avait soudainement frappé, mais je devais le reconnaître : je désirais Fanny et ce depuis notre première rencontre. J'ignorais ce qui me poussait à avoir une telle envie d'elle : étais-ce le fait de ne pas avoir toucher de femmes depuis des années, Fanny en soit ou bien étais-ce plus profond que cela ? Je l'ignorais et quelque part je m'en contrefichais. Pourtant, quelque part au fond de moi, les cloches de ma conscience résonnent, m'assourdissant presque. On ne se défait pas de vingts ans de célibat comme ça, encore plus lorsque l'objet de nos désirs est une magnifique semi-démone. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que tout ça était mal. Toute mes pensées s'arrêtèrent lorsque Fanny mit sa main sur mon épaule et m'embrassa à nouveau. Elle en avait envie ? Elle voulait bien d'un vieil homme brisé comme moi ? Alors que mes mains retrouvaient le chemin de ses hanches et que je lui rendait son baiser avec ardeur, ce qui restait de conscience en moi se brisa aussi sûrement que ma Foi s'était brisée il y a deux mois de cela.

Après tout ce que j'avais vu et vécu, tout ce que j'avais donné et perdu, ne méritais-je pas d'être heureux dans les bras d'une femme, ne serais que l'espace d'une nuit, d'un instant ? N'avais-je pas le droit de vivre dans l'illusion d'être aimer ? Je ne pouvais pas croire qu'après tous les sacrifices que j'avais fais, tout ce que j'avais enduré, je ne reçoive rien en retour ? Longtemps je me suis convaincue que la véritable générosité, donner sans rien attendre en retour, me convenais, me suffisais... j'avais tort. La vérité était que je n'étais pas un homme saint : j'avais des défauts comme tous les êtres humains, j'avais commis des erreurs et des péchés, succombé à des vices... et je m'apprêtais à recommencer. Le regretterais-je ? Sans contexte, mais pour l'heure je voulais juste profiter du moment et de la superbe jeune femme entre mes bras.

Enivré par l'odeur capiteuse de Fanny, je mettais toute ma passion dans mon baiser. Je quittais ses lèvres, tentant de reprendre mon souffle, haletant et mes yeux se perdirent dans les siens. J'y vis de l'envie, du désir... et de la luxure. Je ne pu retenir un frisson devant ce regard qui reflétait le mien. Mes lèvres trouvèrent sa joue et descendirent sur son cou, laissant une myriade de baisers. Je ne répondais plus de rien.

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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Jeu 25 Juin - 22:32

Sa résistance fut brève, plus brève encore que je ne m'y attendais. Evidemment, une part de moi me criait qu'il était mal de faire ce que je faisais, de tenter celui qui l'était déjà bien trop, de le pervertir plus que de nécessaire, mais cette part de moi était si faible ... Et puis après tout, c'était dans ma nature non ? Pervertir le monde, toussa toussa ... Pourquoi est-ce que je ne céderais pas aujourd'hui ? De toute façon ça fait belle lurette que sa foi est ébranlé, je ne suis rien de plus qu'une goutte d'eau dans un vase renversé.

Et de toute façon, comment pourrais-je encore faire marche arrière, son odeur pénètre mon âme et la renverse, et je sens déjà mes pensées se fondre les unes avec les autres, formant des idées vagues et insensé. Je n'ai plus envie de réfléchir, plus envie de me demander si c'est mal, juste me laisser couler sur ce fleuve de sensations qui me sont si peu étrangères. Pourtant c'est différent avec lui, parce que ses geste ne sont pas assurés, il est hésitant et ça provoque des sentiments assez étrange chez moi. J'ai rarement l'habitude de mener la danse, enfin si je le fais souvent, mais pas de façon si visible. D'habitude j'amène les gens où je veux sans qu'ils s'en rendent compte, en drague comme pour le reste.

Je le laissais pourtant plus ou moins mener, nos langues semblant se connaitre depuis toujours, réalisant le balais parfait, ses mains sur mes hanches me collant à lui. Jusqu'à ce qu'il arrête ce baiser, respirant comme s'il venait d'essayer de battre un record d'apnée, plus ça allait et plus je ressentait qu'il n'avait plus dut entretenir ce genre de lien depuis bien longtemps, et aussi qu'il était clairement très excité. Ce qui n'est pas difficile à comprendre.
Alors que nos yeux faisaient ensemble le grand plongeon, il succombait pleinement, portant ses lèvres à ma peau, dans un mélange de douceur et de hâte, celle de quelqu'un qui en veut plus.

Me mordant le lèvre fasse au désir grandissant, je laissais mes mains glisser de son cou jusqu'à son torse, déboutonnant un peu trop rapidement sans doute sa chemise. L'odeur de sueur et d'alcool qui émanait de lui n'était toujours pas pour me déplaire, c'était presque enivrant en fait. Quelque chose qui vous attire, mais vous ne sauriez absolument pas dire pourquoi.
Inconfortablement installée, je passais alors ma jambe au dessus de lui pour me retrouver à califourchon sur lui, avant de finalement retirer sa chemise pour la jeter plus loin. Je revenais alors à ses lèvres, recherchant de nouveau sa langue avec ardeur.
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MessageSujet: Re: Le diable est après moi.   Mer 1 Juil - 18:55




Le Diable est après moi.


Quand était-ce la dernière fois que j'avais ainsi touché une femme ? Que j'avais autant désiré au sens charnel ? Je ne saurais dire, tout cela me semble tellement loin, tellement flou, comme des bribes de souvenirs d'une autre vie, d'un autre moi. A une époque je collectionnais les conquêtes, il n'était pas rare que je passe mes nuits dans les bras d'une femme différente à chaque fois. Je vivais alors dans l’excès : violence, alcool, sexe et même parfois drogue. J'étais un jeune homme constamment en colère, en voulant au monde entier et ne trouvant satisfaction que dans un train de vie décadent. Je m'étais attiré pas mal de problèmes à l'époque, mais rien de grave au point de finir à l'hôpital même si j'avais quelques fois finis au poste de police. Puis j'avais fais la rencontre d'un vieux pasteur, Père Niels Jonatan. Il m'avait aider à me remettre dans le droit chemin, à trouver la Foi, c'était grâce à (à cause de ?) lui que j'étais entré dans les ordres. Bien entendu ce ne fut pas facile de renoncer à tous mes péchés au début, mais j'avais finis par m'habituer à cette vie de privation et même à l'aimer. J'étais tellement persuadé que je fessais quelque chose d'utile et c'était vrai... mais pour les autres, jamais pour moi.

Aujourd'hui, alors que j'embrasse une semi-démone assise sur mes jambes et que je suis torse nu, tout cela me semblait bien anodin. J'avais longtemps, trop longtemps retenu mes besoins et envies primitifs et Fanny venait d'ouvrir leur cage. Il n'y avait plus rien pour me retenir d'assouvir mes désirs. Il y a quelques mois je l'aurais violemment repoussée, honteux et effrayé qu'une semi-démone me tente ainsi, mais beaucoup de choses avaient changées depuis Glasgow.

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