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The Manhunt [Livre III - Terminé]
MessageSujet: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Mer 18 Mar - 10:58

    J’avais mal au poignet. Une brulure circulaire marquait ma peau, rougit par le métal des menottes. Cette journée avait pourtant bien commencé. J’avais un rendez-vous à Glasgow avec un nouveau client, ce qui me permettrait de renflouer ma trésorerie. J’en avais désespérément besoin. Apparemment les dieux, en on décidé autrement. Je pouvais oublier ce rendez-vous. J’étais agenouillé avec mon compagnon d’infortune, caché prés d’un arbre. Ma lèvre inférieur tremblait légèrement, non seulement par la peur de me faire une nouvelle fois tiré dessus mais aussi parce que je n’avais d’un pull sur moi. J’avais laissé mon portable dans ma voiture, ainsi que mon manteau. On était dans une merde noire. Ma main droite était attachée par des menottes à un homme qui m’était complément inconnu. J’entends un bruit et baisse la tête.

    ALLEZ MONTREZ-VOOOUSS ! – Le chasseur portait son uniforme de policier, et tenait fermement son arme en main. On pourrait lui sauter dessus, mais c'était prendre un sacré risque. Il commence doucement à s’éloigner de nous. Nous avions couru comme des acharnés pendant plus d’une heure. Je ne comprenais pas comment le policier arrivait à se déplacer aussi vite.
    PETIT, PETIT, PETIT, … - Il continuait à crier. A nous provoquer. Je me retourne sur l’inconnu qui semblait tout aussi nerveux que moi. - … Je vais vous arracher le cœur … - la voix de notre bourreau s’éloignait un peu plus. L’inconnu me pris mes mains tremblantes. Ce simple geste me permis de me calmer.

    Il faut qu’on y aille … - chuchotais-je à mon voisin. On ne pouvait pas rester sur place. Un moment où un autre, il allait finir par nous retrouver. L’inconnu semblait d’accord. On se releva doucement et reprit le chemin inverse du chasseur. Et dire que toute cette histoire avait commencée par un putain de lapin, que je n’avais pas eu le cœur d’écraser. Bon, il est vrai qu’il n’y avait pas que ça. On était tombé sur un flic taré. On marchait dans cette fichue forêt qui me disait rien du tout. Je tenais la main de l’inconnu. Pas que j’avais besoin d’être rassuré, enfin si un peu, mais surtout j’avais beaucoup moins mal au poignet. Je regardais derrière moi.

    Il doit être loin maintenant … - Je parlais à voix basse, de peur qu’il nous entende - … Est-ce que tu vas bien ? … - j’ai laissé le vouvoiement de côté. Vu la galère où l’on se retrouvait tout les deux autant évité les platitudes.
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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Sam 28 Mar - 18:40

Il ne s'agissait ni plus ni moins d'une sortie banale, une escapade à la campagne loin du tumulte de la ville. Une ballade bucolique qui avait pour but de lui changer les idées... C'était censé être appréciable, mais ça vira tout simplement au cauchemar. Oh, cela se produisit bêtement - Alors qu'il suivait une automobiliste, un instant d'inattention le conduisit à emboutir la voiture de celle qui le précédait. Car Madame s’arrêta brusquement en plein milieu de la route pour laisser la vie sauve à un vulgaire lapin. L'altercation qui s'en suivit entre les deux conducteurs se révéla tumultueuse, l'un rejetant la faute sur l'autre et vis versa. Ce n'est que lorsqu'un agent de police fit irruption et vînt se mêler à cette histoire, que les cris s'estompèrent immédiatement et pour cause ; Les deux fautifs se retrouvèrent liés l'un à l'autre par le fer. Des menottes rivés à leurs poignets, ils furent éconduits sur la banquette arrière de la voiture du policier qui prit le volant et les conduisit à travers les chemins de campagne. Mais au lieu de prendre la direction de la ville, il sembla s'enfoncer plus encore vers la cambrousse. Étrangement....

*******

La respiration de Joe était courte et précipitée ; il était à bout de souffle, à force de courir à travers bois, dans les fougères et les ronces entremêlés. A tenir ce rythme de course, il craignait l'éventuelle crise d'asthme, or, ce n'était ni l'endroit, ni le moment. La peur le prenait aux tripes et lui retournait l'estomac. Il n'était pas trouillard à proprement parlé, mais là, c'était sa vie qui était en jeu. Il lança un regard à sa comparse de cavale ; Elle aussi, sentait l'angoisse à plein nez.

Les anneaux métalliques qui les liaient étaient handicapants, ils limitaient leur pouvoir d'action. Être enchaîné à une tiers personne et devoir en même temps fuir un aliéné était quelque chose d’extrêmement complexe. Les moments de répits qu'ils trouvaient, malgré qu'ils étaient brefs, restaient bienvenus. Comme en cet instant, où planqués derrière un arbre au tronc volumineux, ils se cachaient de celui qui les filait. Il était fébrile ce fêlé. Son excitation pouvait s'entendre dans sa voix et dans les propos qu'il lâchait à leur attention. Des paroles terrifiantes, des promesses de mort... Joe saisit les mains de la jeune femme, se voulant rassurant - Ils s'en sortiraient. Du moins, ils feraient tout leur possible pour. Alors que le cinglé s'éloignait d'eux, sa voisine lui fit par de son souhait, celui de quitter leur cachette de fortune - Joe acquiesça. Ils se relevèrent, reprirent leur fuite.


Se retrouver au milieu de nulle part, main dans la main avec une femme qu'il ne connaissait pas avait quelque chose d'insolite. Malgré qu'il ignora tout d'elle, la situation l'avait étrangement « rapproché » de cette inconnue. Peut-être parce qu'ils vivaient la même chose, qu'ils enduraient la même épreuve. Elle demanda à Joe s'il allait bien. Les yeux du concerné allèrent chercher ceux de son interlocutrice, puis il lui répondit, employant également le tutoiement comme elle venait de le faire ; « Ça peut aller. Et toi ? » Automatiquement, son regard descendit sur leur entrave. Il observa le poignet de sa comparse, y releva les traces laissées par les menottes. Cela commençait à creuser la chair et d'ici peu, ça irait jusqu'au sang. « Il faudrait que nous nous en débarrassions.» Il secoua la tête, désabusé; « Nous ne pourrons pas continuer à fuir comme ça, indéfiniment...» Il lança un coup d'oeil vers la cime des arbres où le ciel s'assombrissait. « En plus la nuit commence à tomber... » Ce qui signifiait que d'ici une heure ou deux, ils seraient dans l'incapacité totale de se repérer. Ils n'avaient pas les capacités des êtres nyctalopes. « Et je n'ai strictement aucune idée de l'endroit où nous nous trouvons. » Non pas qu'il ne disposait d'aucun sens de l'orientation. Mais trouver son chemin dans une forêt aussi dense n'avait rien d'un jeu d'enfant. Ils étaient comme Hansel et Gretel, perdus dans les bois. Restait à espérer qu'ils ne tombent pas sur la vile sorcière.

« Puisque à priori, nous sommes partis pour passer plusieurs heures ensemble... Il serait peut-être utile que nous connaissions nos noms respectifs, tu ne penses pas ? » Il se força à sourire, même si la conjoncture ne s'y prêtait pas du tout. « Moi c'est Joe. Joe Callaghan. Et toi, c'e... » Le trentenaire n'eut même pas le temps de terminer sa phrase qu'une voix s'éleva derrière eux « Je vous vvvoiiissss ! » - au moment même où un coup de feu retentit ; l'écorce de l'arbre le plus proche des fuyards éclata sous la puissance du projectile. Les deux fugitifs sursautèrent sous l'effet de surprise. « Petits humains méprisables... Vous pensiez pouvoir me semer aussi facilement ?!» Joe entraîna sa comparse dans une nouvelle course effrénée. Sans se retourner, ils prirent leurs jambes à leur cou, tandis que leur poursuivant lança à leur attention ; « RESTEZ ICI ! »

Ils couraient beaucoup trop rapidement. A tel point qu'à un moment, Joe culbuta sur un obstacle, entraînant la jeune femme avec lui. Lorsqu'ils virent la chose responsable de leur chute, ils furent gagnés par encore plus d'effroi. Dans la mousse verdâtre, sous quelques herbes sauvages, deux corps en putréfaction étaient exposés là, les os saillants de leurs carcasses pourries, qui viciaient l'air d'une odeur exécrable. Un détail flagrant sauta aux yeux du couple fuyant cependant ; la paire de menotte qui liait les cadavres dans la mort...
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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Sam 28 Mar - 21:02

    Ça va … - Vu le contexte, il aurait été carrément déplacé de ce plaindre. Si on voulait s’en sortir, il fallait absolument garder la tête froide. Ce n’était pas le moment de craquer. Je craquerais comme à mon habitude chez moi, sous ma douche. Mon lieu de prédilection lorsque je dois verser des larmes. L’inconnu me parle de ses fichus menottes et je suis totalement d’accord avec lui. Je regarde l’état de mon poignet et grimace devant l’étendu des dégâts. Si ça continue comme ça, ma main tombera peut-être toute seule à force d’être cisailler par les menottes. Ceux-ci dit, ce sera un problème en moins. Mon esprit divague dans les moments de stress. J’écoute l’inconnu est ressent comme une montée d’angoisse. La nuit allait bientôt tombée. Une difficulté à rajouter à ce cauchemar. - Pareil, je ne reconnais pas ce coin – J’habite depuis de nombreuse année en Ecosse, et cours sur les chemins de terres de certaines forêts au alentour d’Edimbourg. Je ne connaissais, ou reconnaissais pas cet endroit. Je crois que si on s’en sortait vivant et que j’apprends qu’il s’agit d’une forêt où j’ai l’habitude de courir, je me sentirais mal. J’avais beau regarder autour de nous, il m’était impossible de me repérer. J’avais des aptitudes de chasse et j’étais incapable de m’orienter. C'était atroce de se sentir comme une proie, moi qui a l’habitude d’être le chasseur. On avait néanmoins un avantage, le policier n’avait pas l’air d’aussi bonne constitution physique que nous et je n’arrêtais pas à tourner cette question dans ma tête : Comment faisait-il pour nous rejoindre si rapidement ? Il n’avait pas de sens développé, parce qu’il était déjà passé prés de nous sans nous voir. A moins de se téléporter, ce qui est impossible, non ? Un semis-démons pouvait-il faire ça ? J’en avais mal à la tête à force de réfléchir.

    Je lui souris – C'est une bonne idée ! – lui dis-je en me disant que c'est la rencontre la plus improbable que j’ai eu avec un mec. Le bon dieu devait me détester. A nouveau célibataire, et ma première rencontre avec un homme allait se finir, éventuellement, par ma mort. Super. Je n’ai même pas eu le temps d’imprimer son prénom qu’un tir nous rata de peu. C'était reparti pour une course infernale. Je tenais fermement ma main dans celle de Joe, allongeant mes jambes pour être aussi rapide que lui. Brusquement, je sentis mon corps être entrainer en avant. J’aperçu les deux corps putréfiés et ravala mon cris d’horreur. Ce n’était pas le moment de paniquer. On était sur le terrain de chasse d’un véritable malade. Je n’avais pas l’intention de finir comme eux. J’estimais que j’étais trop jeune pour mourir. On courait rapidement entre les arbres, et la voix de l’homme semblait s’éloigner à nouveau. Alors que jetais un œil en arrière, je sentis mon pied se prendre dans une souche d’arbre. Mon corps bascula en avant et percuta Joe. On tomba violemment sur une pente, roulant entre les feuilles et les branches mortes. Lorsque notre chute se finit enfin, j’entendis à nouveau la voix terrifiante du chasseur.

    Petit, petit, … je vous entends ! – Je lève mon regard vers la pente, d’où me vient la voix. Il ne devait pas être loin. Je regardais autour de nous et aperçu un espace sous un buisson épais. J’attrapais Joe par son col et le fit basculer dessous. – Putain !… - Alors que sa voix semblait toujours s’éloigner, j’attrapais des branches et des feuilles, le plus possible pour nous dissimuler. J’étais allongé sur mon compagnon d’infortune. Une telle proximité m’aurait gêné d’ordinaire, mais là, je trouvais ça très rassurant. Mon visage était prés de celui de Joe. Des chaussures noires apparurent devant nous. Je sentis mon cœur s’affoler dans ma poitrine. J’avais envie d’hurler et de me jeter sur ce type. Ce qui aurait été une idiotie, étant donné qu’il était armé. Je serrais ma main dans celle de Joe pour calmer mon angoisse. - … VOUS POUVEZ COURIR, PERSONNE NE M’ECHAPPE ! … putain d’humain … - Sa voix s’éloignait à nouveau.

    Après quelques minutes, je regardais Joe et lui sourit. Mon cœur avait repris un rythme normal, malgré une envie de rire devant l’absurdité de cette situation. Je rapprochais mes lèvres de son oreille - … je m’appelle Alice … - Après tout on n’avait pas eu le temps de continuer notre conversation. - … Je n’ai pas l’habitude de m’allonger sur un homme dés le premier rendez-vous ! … - Je l’avais dit sur le ton de l’humour. C'est le seul moyen pour moi de ne pas craquer devant ce genre de situation. – Je suis désolé c'est le seul moyen pour moi … de ne pas angoisser. J’ai besoin de faire de l’humour ! – Mon comportement pouvait en choquer plus d’un et je préférais m’excuser avant de me mettre Joe à dos. Un hululement d’un hibou nous indiqua que la nuit était enfin tombée sur la forêt. – la nuit est tombée … je crois que courir dans ses conditions se serait une mauvaise idée. On risque de se blesser … - Je sentis comme une douleur sur mes côtes. Dans ma chute j’avais du me faire mal. – je pense qu’on devrait y aller … qu’est-ce que tu en penses ? Où tu préfères qu’on reste encore là ? … pas que ça me dérange mais je te propose ce genre de position une prochaine fois.. – Mes lèvres étirent en un sourire. J’avais mon visage très proche de celui de Joe, essayant de voir s’il allait m’en vouloir d’exorciser mon angoisse de cette manière.

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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Ven 1 Mai - 11:51

Si Joe fut le précepteur de leur premier plongeon, cette seconde fois, ce fut au tour de la jeune femme de les faire tout deux dégringoler. Sauf qu'en plus de s'écraser au sol, ils dévalèrent une pente abrupte, se faisant fouetter au passage par la végétation ambiante. Une fois leur roulé-boulé terminé, Joe eu à peine le temps de reprendre ses esprits que sa comparse l'agrippa par sa chemise et l’entraîna sous un fourré. Elle eut pour réflexe de les couvrir avec ce qui les entourait, un geste qui s'avéra plutôt remarquable, voir ingénieux. La position qu'ils arboraient maintenant aurait pu paraître, hors contexte, presque tendancieuse - Elle ainsi sur lui, le corps du trentenaire supportant et épousant ses courbes gracieuses de femme... Ils étaient si près que Joe pouvait sentir le souffle de celle qui le surplombait caresser son visage.

Le silence des fugitifs leur permit d'entendre l'arrivée du chasseur ; Il s'arrêta juste à côté de leur abri. Sa proximité était d'ailleurs dangereuse ; il n'avait qu'à écarter le fouillis végétal qui les recouvrait pour les débusquer. Joe sentit sa comparse de fuite serrer plus fort sa main. Elle tentait de canaliser sa peur - Callaghan n'en menait pas large non plus. Le fou vociféra quelques mots à leur attention, avant de poursuivre sa recherche et s'éloigner. Joe en éprouva un soulagement incommensurable : ils étaient passés inaperçus, une fois de plus. Sa complice, victorieuse elle aussi était toute souriante. Et au lieu de quitter sa place prestement, elle la conserva momentanément, juste le temps de se présenter sous l'identité d'Alice.

Joe sourit d'emblée lorsqu'elle lui dit qu'elle avait besoin d'humour pour décompresser. C'était une manière comme une autre d'évacuer le stress. Après tout, chacun avait ses méthodes personnelles. « Ne t'inquiète pas... Je sais prendre la plaisanterie en toute circonstance. » Oui, enfin presque. Le cri de l'oiseau nocturne fut la preuve significative que le crépuscule était tombé ; Le monde de la nuit appartenait à ces veilleurs des bois.

Joe ne manqua pas de s'esclaffer légèrement lorsqu'elle lui parla de réitérer ce genre de posture une autre fois. Vraiment... Elle n'en loupait pas une. « Oui, allons-y. C'est en continuant d'avancer que nous trouverons peut-être une forme de civilisation. » Ils quittèrent le fourrage qui les avait protégé.


**********


Si leur vue s’accommoda à l'obscurité ambiante, progresser ainsi dans un tel milieu était complexe. Ils étaient beaucoup plus lents, plus hésitants dans leurs mouvements et la fatigue commençait à se faire sentir. Enfin, ils parvinrent jusqu'à une petite clairière, éclairée par la luminosité d'une demi-lune doucereuse. Ils purent distinguer au centre de cet espace dégagé de végétation, une masse sombre, volumineuse - une espèce de cabane, un vieux repère abandonné. Joe sourit à la vue de cette découverte et lança un regard entendu à Alice. Une telle trouvaille était inespéré.

Ils s'y dirigèrent. Parvenu à proximité de la masure, Joe prit les devants ; il s'approcha et d'un geste lent, méfiant et mesuré, il tira sur ce qui semblait être un reste de porte. Ils s'y faufilèrent, rapidement, trouvant en ce lieu un abri de qualité médiocre. Ça sentait le renfermé, la moisissure. Et si une infime clarté filtrait à travers les trous présents dans le toit, ils n'y voyaient pas grand chose. « C'est déjà mieux que rien, non ? » Lança Joe, ironique, à l'attention d'Alice. « Passons la nuit ici. Je ne sais pas pour toi, mais moi je n'en peux plus. » Ça faisait combien de temps au juste, qu'ils erraient ainsi ? Il avait perdu la notion du temps. Mais cela devait bien faire plusieurs heures, assurément. Sans attendre l'avis de la jeune femme, Joe s'avança un peu plus dans le cabanon. Distinguant une vieille chaise, il s'en empara et se servit de cette dernière pour 'bloquer' la porte. Il passa dans la deuxième pièce, entraînant Alice avec lui, progressant à tâtons, aidé seulement de la faible clarté qui passait par ce qui semblait être auparavant des fenêtres. Sa main libre rencontra au gré du hasard, un pelage animalier. Il sursauta en retirant sa main, puis voyant que ladite chose était inerte, il réitéra son geste. Lorsqu'il tira dessus, il put s'apercevoir que c'était assez lourd. Il s'agissait d'une vieille peau de bête, un trophée miteux de chasseur de gibier. Il s'en dégageait une odeur de fauve, mais elle allait quand même leur servir - Ce n'était sans doute pas le moment de faire les difficiles. « J'espère que tu n'es pas allergique aux poils d'animaux Alice... »

Joe s'assit à même le plancher du sol, attirant gentiment Alice vers le bas. De sa main libre, il donna une forme quelconque aux sacs en toile de jutes qui traînaient là, se faisant ainsi une paillasse de fortune. Il s'y installa, à demi affalé contre le mobilier et utilisa la peau d'animal comme 'couverture ', couvrant également Alice et la protégeant ainsi du froid. « Nous y verrons plus clair à la levée du jour. A ce moment nous pourrons inspecter l'endroit, nous y trouverons peut-être quelque chose d'utile. J'espère seulement que l'autre taré n'arrivera pas jusqu'ici. Au pire, nous utiliserons « l'issue de secours... » » Il parlait de la fenêtre au-dessus d'eux. Et si quiconque se risquait à entrer dans la masure, ils l'entendraient de toute façon, avec son système D.

Joe ferma les yeux, mit la tête en arrière et expira profondément - Qui aurait prêté l'oreille aurait pu distinguer que son rythme respiratoire était défaillant, ou plutôt pénible, un peu comme un moteur victime de ratées.

« C'est lassant de fuir ce dingue... Heureusement, je suis en bonne compagnie... »

Voilà, c'était dit. Malgré leur dispute des premiers instants, elle n'était pas désagréable au fond, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Jeu 28 Mai - 21:33

    « Une sorte de civilisation ». La première chose que cela m’évoque c'était ma salle de bain. L’eau chaude de ma douche et mes vêtements fraîchement lavées. A ce moment précis, je rêve de mon confort. Mon poignet et mes côtes me font souffrir mais je serre les dents. Je me plaindrais plus tard, quand je serai en sécurité. Enfin, si je ne meurs pas d’ici là. J’avance difficilement. La fatigue, les courbatures. Mon corps tout entier me demande, … non … me supplie d’arrêter. Il y a bien longtemps que je n’avais pas ressentir cette douleur.

    La nuit était tombée sur la forêt. Je ne vois pas où je mets les pieds. Je suis d’une nature très maladroite au quotidien. Mes maladresses pouvaient nous faire repérer à tout moment. Je n’ai pas envie de mourir et surtout je m’en voudrais d’entraîner Joe dans ma chute. On arrive dans une clairière, nous laissant entrevoir une cabane assombri par l’obscurité. L’endroit ne me rassure pas mais c'était un abri. Joe se retourne sur moi. C'était une aubaine d’être tombée dessus. Je me laisse entrainer par mon compagnon d’infortune. On entre dans la bâtisse miteuse. Le sentiment d’insécurité vient me classer le sang. L’endroit n’avait rien de charmant. L’odeur de moisie me pique le nez. Ce n’éest pas le moment de faire la difficile. Joe me fit rire. C'est vrai, ce n’est mieux que rien.

    Un vrai palace … - répliquais-je avec le sourire. – … pareil, je ne sens plus mes jambes … - S’il y avait que mes jambes. L’ensemble de mon corps me réclame une pause. Je laisse Joe faire en sorte de nous protéger au mieux d’une éventuelle visite. Je le regarde prendre une chaise et bloquer la porte. Il m’entraine dans une deuxième pièce. J’observe au mieux de ce que mes yeux pouvaient voir. J’espère trouver un outil, ou quelque chose qui nous permette de nous libérer. Dans d’autre circonstance, je n’aurais pas dit « non » d’être attaché à Joe, mais libéré nous avions une chance de plus de nous en sortir vivant. Le faible éclairage de la lune ne m’aide pas à trouver quelque chose d’utile. Lorsque Joe sursaute, je senti mon cœur rater un battement. Je plaque ma main libre sur ma poitrine. – … Non … je ne suis pas allergique. – lui dis-je en sentant mon cœur reprendre son rythme habituel. Je me laisse trainer vers le sol. Joe était très prévenant. Il se souci de mon bien-être. Il y a bien longtemps qu’on ne s’était pas occupé de moi de cette manière. Ce qui est contrariant, c'est de se retrouver dans ce genre de situation pour qu’un homme s’occupe de moi.

    Me voilà au sol. En sachant, que je n’ai pas vraiment le choix. Je m’installe prés de lui, le laissant nous couvrir de la fourrure qui sentait fort. Bien que Joe soit proche de moi, un léger espace nous sépare. J’essaye de ne pas trop bouger mon poignet, dont une douleur lancinante me fit crisper le visage. Il ne faut pas que je pense à la douleur, ni au taré qui essaye de nous tuer. Mes yeux s’adaptèrent doucement à l’obscurité. Je pouvais distinguer avec la faible lueur de la lune, le visage doux de Joe. Il était intentionné et terriblement séduisant. Sa respiration semble pénible et me fait penser à une personne atteinte d’asthme. Je commence à m’inquiéter pour mon compagnon. Je me rapproche de Joe, une main sur son torse. Je crois que mon inquiétude, me fais frissonner et je me rapproche encore plus de lui. – Surtout me claque pas entre les mains Joe … - Ma main se dirigea vers son visage et je plongeais mon regard dans le sien. Je cherche dans ses yeux la certitude qu’il ne me laissera pas. Qu’il ne m’abandonnera pas dans ce cauchemar. Sans vraiment me rendre compte, mes doigts caressent son visage. N’ayant rien d’autre pour calmer sa respiration, j’opte pour la douceur. Si nous étions dans ma boutique, j’aurais sorti un panel de plante pour l’aider à ouvrir ses bronches. Mais nous étions bien loin de ma boutique. – Sinon, tu ne seras jamais si je suis de bonne compagnie dans d’autres situations … - lui dis-je avec un sourire aux lèvres. Ses lèvres m’attirent. Ce n’ai vraiment pas le moment et pourtant mon corps frissonne, non pas parce que j’ai froid mais par une soudaine chaleur. Je me surprends à rapprocher mes lèvres vers les siennes, les effleurant en un doux baiser. Ne sentant aucune résistance de sa part, et prise par l’intensité du moment, je l’embrassais avec plus de fougue. Ma main libre avait quittée son visage, glissant sur son torse, cherchant le contact de sa peau. Ma langue jouait avec la sienne, alors que ma main se trouva sous son haut. Mes ongles s’enfonceraient dans sa chair. Je frissonnais d’excitation, glissant mes lèvres dans le cou de Joe. Ma jambe passa au-dessus de la sienne, collant ma poitrine contre son torse, ainsi que mon bas-ventre contre le sien. Je me perdais dans nos baisers au point d’en oublier le danger.

    Ce fut la cabane qui me rappelle le lieu, en grinçant et me fit sursauter. Ok … j’arrête mes attouchements, le front collé dans le cou de Joe, la respiration saccadée. – Je … - En fait, je ne savais pas trop quoi dire. Je n’allais pas m’excuser ? Si ? Vu que c'est moi qui avait provoqué ce rapprochement. En plus, il avait l’air d’avoir apprécier. Je laisse glisser ma jambe vers le sol et releva mon visage vers lui avec un petit sourire gêné. C'est la première fois que je me laisse à embrasser un étranger, enfin, que je le fasse sans substance prohibé. – Je crois qu’on va s’arrêter là … avant de faire trop de bruit … - Evitons de se faire repérer à cause de nos gémissements. – C'était bien … ça m’a permit d’être chaude... Enfin de me réchauffer … - balbutias-je pour reprendre mes propos. Je me colle prés de Joe, pour profiter de la chaleur de son corps. Ma respiration se fit plus lente, et douce, je me laisse bercer par sa respiration et m’endort.

    ***

    Je rêve de la maison de campagne de mes parents en Angleterre. J’ai toujours aimé aller là-bas. La maison est rustique et agréable. Je marche dans un champ de blé. Ma main caressant l’épi d’or. Je me sens bien, jusqu’à ce que mon regard se porte sur un corbeau qui tourne au-dessus de ma tête. Il tourne comme un charognard prés à plonger sur sa proie. Je me sens mal. Un bruit. Un craquement.

    Je me réveille, le cœur affolé mais je ne sais pas pourquoi. Pourtant j’étais bien lové dans les bras de Joe. Je me tourne vers lui. Il dort. Paisiblement, je ne sais le dire, mais il dort. J’entends à nouveau ce bruit, ce craquement. Il me semble qu’il s’agit d’un craquement de bois. Je sens le danger. Je reste concentré sur le bruit qui m’amène vers la fenêtre au-dessus de nous. Je me redresse et essaye de ne pas réveiller Joe. Je ne voulais pas le réveiller par une simple panique de ma part. Je regarde part la fenêtre, mes genoux touchent son ventre. J’essaye de ne pas trop bouger, tout en observant l’obscurité.

    A la lisière de la forêt, je vois, ce que je redoute le plus. L’homme de nos cauchemars était là, passant entre les arbres, armes à la main. La lune fut ma meilleure amie sur ce coup là. Eclairant le psychopathe qui voulait notre mort. Je secoue Joe doucement, puis plus énergiquement. – Joe réveille toi ! – chuchotais-je – Joe … s’il te plaît réveille toi !! – le suppléais-je. Ma lèvre inférieure tremble. La peur devait se lire sur mon visage, parce que Joe se réveille et comprends vite. Je regarde autour de nous, et vois un tournevis briller sous la lumière de la lune. Quant je disais qu’elle était devenue ma meilleure amie. Je tire sur mon poignet douloureux et attrape le tournevis qui semble solide. J’insère le tournevis dans un anneau de nos menottes. Mes bras musclés, dues à mes entrainement de tir à l’arc allait enfin m’aider sur ce coup. Je serre les dents et tord l’acier, lâchant un cri sourd d’effort. Les menottes cédèrent. – Nom de dieu, …j’ai réussis – J’y croyais pas. J’avais réussit à nous libérer l’un de l’autre. Je regarde Joe, le sourire aux lèvres, prête à courir.

    Un bruit nous fit nous retourner sur la porte menant vers l’autre pièce. La chaise avait du tomber à terre. C'était le moment de se barrer et de reprendre notre course frénétique.


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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Mar 30 Juin - 18:45

Surtout me claque pas entre les mains Joe …

L'expression employée amusa le concerné. Claquer ? Non, pas tout de suite, pas encore. Mourir maintenant signifierais mettre Alice dans la mouise – Être attaché à un cadavre n'avait rien de pratique. « Je te rassure, ce n'est pas dans mon intention. » Répondit-il, tandis que la jeune femme posa sa main sur son visage. Ledit contact physique évolua en caresses et le regard de Joe qui pétillait jusqu'alors d'une légère malice changea.

Sinon, tu ne seras jamais si je suis de bonne compagnie dans d’autres situations …

Elle finit par l'embrasser. Et lorsqu'elle sentit sa réceptivité positive, elle y mit plus d'ardeur. La main d'Alice s'insinua au-delà du tissu et à lui prodiguer de telles caresses, elle parvînt à lui arracher un soupir d'aise. Elle prit place sur lui, son corps vînt épouser le sien – Joe réagit avec une volupté non feinte. Elle l'embrassait, il répondait à ses baisers avec autant de vigueur. Ses mains gagnèrent son corps, traînèrent quelques instants sur ses courbes alléchantes de femme gracieuse.. Évidemment, la conjoncture n'était pas propice à ce genre d'ébats et pourtant.... Ils étaient bien ainsi, l'un contre l'autre comme dans une bulle, comme isolés de tout, loin de ce fou qui les poursuivait, loin du décor lugubre qui les entourait.

Un bruit suspect les ramena à la dure réalité ; Alice sursauta. Elle reprit contenance, quitta sa place en balbutiant un peu - Elle ne savait que dire pour justifier ce qu'il venait de se passer. Elle se colla à lui et il « l'enlaça » comme il put - Les menottes restaient un frein à leurs actions. Il la rassura ;« C'était juste... Très agréable. » Il n'en dit pas plus. Après tout, certaines situations ne nécessitaient pas de mots et l'on se comprenait dans le silence. […]


*******


Se faire réveiller dans de telles circonstances est d'autant plus difficile que d'émerger en douceur. Il resta quelques secondes dans le coaltar, jusqu'à ce qu'il remarque l'expression d'Alice. Ce n'est qu'à cet instant qu'il comprit que la situation avait une nouvelle fois viré au critique - L'autre dingue approchait. La partenaire de Joe s'empara d'un tournevis qui traînait là, elle essaya de briser le lien qui les unissait. « Alice... » Le trentenaire la regarda faire, sceptique et se réjouit autant qu'elle lorsque l'acier lâcha sous la pression exercée. « Tu es vraiment la meilleure » La félicita t-il, satisfait de sa réussite.

Ils ne perdirent pas plus de temps ; le chasseur d'hommes tentait d'entrer dans la maisonnette. Joe se leva, aida Alice à en faire de même ; « Filons. » Il ouvrit ce qui fut autrefois une fenêtre, aida la jeune femme à sortir par celle-ci avant de la suivre. Les menottes n'étaient plus et malgré cela, Joe attrapa Alice par la main afin de fuir. Il était ainsi certain de ne pas la perdre parmi le dédale végétal ; Il ne voulait pas la laisser derrière lui.

Reprit leur fuite inlassable. Leur « sieste » sembla être bénéfique ; ils étaient plus vifs. De plus, la lune à son point culminant éclairait tout, filtrait à travers les branchages des arbres. Ils purent entendre l'autre crier, mais il leur sembla loin. Ils parvinrent à une pente assez abrupte ; Joe lança un regard entendu à Alice, avant de l’entraîner à sa suite. Ils gravirent l'imposant monceau de terre, non sans difficultés, pour déboucher.... Sur une route. « Alice ! Tu penses à ce que je pense ?! » Un large sourire naquit sur les lèvres de Callaghan ; Ils étaient quasiment sauvés. Joe n'avait jamais ressenti autant de soulagement face à un accès bitumé. Dans le cas présent cette découverte était extrêmement bienvenue. « Il ne nous reste plus qu'à trouver une habitation, ou encore mieux, tomber sur quelqu'un qui nous prendra en stop. » A peine finit-il sa phrase que deux phares apparurent au lointain ; Joe se prépara à interpeller le conducteur.. Lorsque l'automobiliste parvînt à leur niveau, le trentenaire s'approcha légèrement du milieu de la route, fit quelques signes... Qui ne servirent à rien. Le véhicule au lieu de s'arrêter, klaxonna et manqua de lui passer dessus.

D'un sens c'était compréhensible. La présentation des deux acolytes laissait à désirer, ils étaient comme deux cloches ; Leurs vêtements, salis lors de leur mésaventure, étaient déchirés à de multiples endroits. Ils étaient maculés de la tête aux pieds, après s'être traînés à travers les sous-bois. Il fallait être confiant pour oser ramasser deux individus aussi suspects.

Pourtant, il était grand temps que quelqu'un les sauve de cette galère... Le dégénéré les traçait toujours. Sa voix leur parvenait vaguement en sons étouffés. Un autre véhicule fit son apparition. Joe qui ne désespérait pas, réitéra ses gestes... Le fourgon de baba cool freina au dernier moment, s'arrêta un peu plus loin. Callaghan choppa Alice « Viens ! », puis alla à l'encontre du conducteur. C'était un homme noir. Il avait un visage émacié, encadré par des dreadlocks. « Eh dude ! Ce n'est pas très prudent de traîner ici à cette heure. » « C'est ce que je me tue à lui dire, mais Madame aime beaucoup les ballades au clair de lune. » Fit-il, sur le ton de la déconnade. « Montez ! »

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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Jeu 10 Sep - 22:22

    Main dans la main, nous continuions à fuir le psychopathe. On pouvait l’entendre hurler sa colère, sa frustration de ne pas nous avoir trouvé dans la maison délabrée. *Prend ça dans les dents espèce de taré*. Un point de survie pour nous, zéro pour le chasseur. Nôtre petite sieste fut réparatrice. Je me sentais en forme, prête à courir et surtout à ne pas flancher. Il y avait pas que ma vie en jeu, il y avait également celle de Joe. Je pouvais sentir à la pression de sa main dans la mienne qui n’avait pas l’intention de me lâcher. Ça me donnait de la force de continuer, d’aller jusqu’au bout. Disons, jusqu'à que l’on se trouve enfin en sécurité. On arrive devant une pente plutôt raide. Un regard vers Joe, et nous commençons notre ascension. La terre et de petits cailloux ont tendance à faire déraper mes pieds, au point que je me demandais si j’allais y arriver. Arrivé au sommet, je souffle un grand coup, et m’aperçois qu’on est arrivé au bord d’une route. Je sens mon cœur battre dans ma poitrine. Sur le coup, je n’y croyais pas. On avait passé tellement de temps dans cette forêt que de me retrouver devant le bitume me semblait irréel. Mais il était bien là.

    Putain que oui ! – C'était sortie de ma bouche accompagnée d’un beau sourire. La chance était avec nous, en espérant qu’on trouve rapidement un transport pour nous rendre dans un lieu sécurisé. Pour l’instant, ils restaient vulnérables. Un véhicule approche, mais au lieu de s’arrêter celui-ci faillit emporter Joe. – Fait attention ! – Interpellais-je le trentenaire, la voix tremblante. Je sentis mon cœur raté un battement. Je me rends compte que je ne supporterai pas qu’il lui arrive quoique ce soit. Après tout ce qu’on avait vécu, ce serait la pire des choses. Je me retourne en attendant une voix sourde derrière nous. Il n’était pas difficile de savoir qui était derrière cette voix, et mon corps tout entier répondit en tremblant. La seconde tentative de Joe fut une réussite. Un fourgon s’arrêta. Je me laissai entraîner par Joe, et ne peux retenir un rire. – Difficile de ne pas répondre à l’appel de la nature … - Ce qui peut laisser supposer beaucoup de chose. Un couple se baladant en forêt en pleine nuit, loin des regards indiscret. Pas la peine de faire un dessin. Je préfère cette version que celle où l’on raconte qu’un couple est victime d’une chasse à l’homme. Je m’exécute lorsque le chauffeur nous donne l’autorisation de monter.

    Dés que la portière fut refermée, je ne peux qu’inviter avec une certaine hâte le chauffeur à redémarrer. – Allez-y ! – Il démarre et enclenche la vitesse. – Où dois-je vous déposer les amoureux ?Au commissariat le plus proche … - Notre sauveur semblait interloqué. La fatigue, l’angoisse m’empêchait d’expliquer à cet homme le pourquoi d’une telle destination. Je jette un regard à Joe et lui fit un sourire. S’il souhaitait raconter notre périple, je ne l’empêcherais pas. Quant à moi, je préfère garder le silence. Dés que je serais au commissariat, je me mettrais à table. On ne pouvait pas laisser ce malade s’en sortir aussi facilement. Il était hors de question qu’il s’en sorte et qu’il continue son activité et tue un autre couple, ou toutes autres personnes. Je tourne mon regard vers le rétroviseur du côté passager. Je vois une silhouette sur la route qui semble chercher quelques choses. Même d’aussi loin, je savais qu’il s’’agissait de notre agresseur. Je prie intérieurement la déesse de toute chose de faire passer un véhicule à ce moment là, et qu’il l’écrase sans ménagement. La silhouette devient plus en plus petite pour enfin disparaître de ma vue. Je tourne mon visage vers mon compagnon d’une nuit. La peur, et l’angoisse avait fait place au soulagement, au point que je me sentais vraiment très fatigué. Je pose ma tête sur l’épaule de Joe, et ferme mes yeux. Ma main se glisse tout naturellement dans la sienne.

    La voix de Joe me réveille, nous étions devant le commissariat de Glasgow. Je descends du véhicule mais avant de monter les marches qui nous emmène dans le bâtiment, j’arrête Joe – Attends, … Je voulais que tu saches que si un jour tu avais besoin d’aide, … ou de n’importe quoi. Tu pourras compter sur moi. – Joe m’avais prouvé qu’il était un mec fiable, courageux. Et surtout je ne savais pas, si j’aurais pu survivre sans sa présence. – Voilà … maintenant, on peut y aller. Parce que là, je crois qu’ils vont nous arrêter pour mendicité … - Je pouvais sentir les regards suspicieux des flics. Nos habits de clochard devaient certainement y être pour quelque chose ainsi que les menottes qui nous servaient de bracelet.
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MessageSujet: Re: The Manhunt [Livre III - Terminé]   Dim 20 Sep - 20:08

Alice empressa le conducteur, fit part de son souhait de gagner un poste de police. Sa demande particulière sembla surprendre quelque peu celui qui leur avait évité une confrontation supplémentaire. Une vague explication s'imposerait d'ici quelques minutes. Alice adressa un sourire au trentenaire ; il le lui rendit. Lasse de leur périple, elle finit par s'assoupir, l'épaule de Callaghan lui servant d'appui-tête. Et durant toute sa phase de sommeil, leurs mains restèrent soudées l'une à l'autre.

Alice roupillait lorsque le chauffeur de la camionnette questionna Joe ; «  Sériously, qu'est ce qui vous est arrivé là-bas, dans la forêt ? » Joe haussa les sourcils... Si on reprenait tout depuis le début ? « Oh.. C'est une longue histoire... » Il lui narra les faits, brièvement, sans entrer dans les détails. Ça lui passa le temps, rendit le trajet moins long. Il vanta l'ingéniosité d'Alice, ses brillantes initiatives, mais elle n'en su rien – Morphée se l'étant accaparé.

Enfin, ils arrivèrent à destination. Le rasta leur souhaita bonne continuation et prit rapidement congé – Se trouver en présence des représentants de l'ordre le dérangeait. Avant d'entrer dans le bâtiment, la jeune femme prit Joe en aparté. Les propos qu'elle émit l’atteignirent positivement. Pouvoir s'appuyer sur quelqu'un en toute circonstance – Cela restait hautement appréciable. « A titre de réciprocité. » Dit-il expressément ; Parce que oui, elle pourrait également se tourner vers lui en cas de nécessité, ou autre.

Sans plus attendre, ils entrèrent dans le bâtiment, gagnèrent le guichet d'accueil. Le policier les lorgna de la tête aux pieds, sembla rebuté par leur accoutrement d'apparence négligé. « Je peux vous aider ? » Finit-il par demander, presque dédaigneux. Callaghan prit la parole ; « Nous voudrions faire une déposition. » « Je vous écoute. » Joe regarda Alice, un bref instant. Il prit son inspiration, reposa son attention sur le flic et narra à ce dernier leurs péripéties,.


Alors, oui, ils avaient tout deux échappé à la faucheuse, furent assaillit à de multiples reprises d'émotions diverses et intenses, légèrement bonnes, plus souvent mauvaises. Ils crurent être perdu, jusqu'à ce qu'ils finissent par s'en sortir, malgré tout.

Cette nuit s'avéra éprouvante, mais aussi gratifiante. Car Joe pour sa part en ressorti victorieux ; Non seulement il se sentait deux fois plus vivant d'avoir échappé à la mort, mais il s'était enrichi d'une connaissance supplémentaire, prometteuse - Celle d'Alice.





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