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La muse vespérale | Lucy
MessageSujet: La muse vespérale | Lucy    Mer 18 Fév - 20:02

Le Last Drop était un bar de rue appréciable. Joe s'y rendait quelquefois, de manière aléatoire, malgré que les débits de boissons ne faisaient pas partie de ses lieux de prédilection. Il revenait du cinéma quand passant devant la devanture du commerce, il se décida à y entrer. Maintenant il s'agissait de se poser un peu avant de regagner son domicile. Installé au comptoir, il commanda une boisson. S'il n'accordait en temps normal que peu d'intérêt à ceux qui évoluaient autour de lui dans ce genre d'endroit, une personne ici, avait le mérite de retenir son attention depuis quelques temps. Son regard se posait souvent sur elle, cette femme gracile qui se mouvait dans la salle. D'elle, il ne connaissait que son prénom, « Lucy ». C'est ainsi qu'elle se faisait appeler par son employeur. Elle était serveuse, mais pas que. Aux yeux de Joe, elle brillait de mille feux, éblouissante et parfaite muse. Elle n'avait pas sa place ici, parmi ces hommes aux visages rubiconds et aux protubérances graisseuses, ces alcooliques finis qui n'avaient d'amour que pour leur bouteille. Joe se plaisait à l'imaginer dans des habits de soie et des tissus coûteux, loin de la laideur du lieu dans lequel ils se trouvaient. De serveuse, elle n'avait que le statut d'emprunt, elle aurait pu être princesse. Et lui, pauvre rien, il l'observait à distance, secrètement subjugué par ce qu'elle dégageait. C'était doux et puissant à la fois. C'était lourdement attractif.


La belle n'avait de cesse de faire des allées et venues entre les tables, des clients au comptoir et vis-versa. Chose somme toute logique, son physique avenant s'il perturbait Joe, s'avéra aussi plaire à trois énergumènes installés un peu plus loin. Ah qu'ils étaient beaux, avec leur look de pseudo motard-loubard, leurs coupes excentriques et leurs tatouages tribales. Ça se voulait viril, ça se voulait puissant. Ça se voulait homme, mais pas homme moderne. Plutôt des cavernes. Tous les trois reluquaient la jeune femme, des sourires de requins étirant leurs lèvres et leurs regards pleins de vice la suivant partout. Après la phase d'observation, l'un des trois passa à l'action. Il héla la jeune femme et lorsqu'elle s'approcha il lui attrapa le bras, la retenant auprès de lui, le temps de lui murmurer quelques paroles, quelques mots que Joe n'entendit pas. Lorsqu'elle s'éloigna de leur tablée, les trois abrutis dévoilèrent leurs chicots et s'esclaffèrent gorges déployées. « Hé chérie, une nuit toi et moi ! J'te promets que tu ne seras pas déçue. Tu grimperas aux rideaux jusqu'au plafond.» 

S'il n'était pourtant pas concerné par cette histoire, Joe se demanda si les propos salaces de ces affreux crapauds touchèrent d'une quelconque façon le papillon gracieux qui virevoltait autour d'eux. Cette attitude immonde, intolérable, était totalement punissable. Et personne ne faisait rien ? … Joe avala d'une traite le reste de sa consommation. Il réclama ensuite une carafe d'eau glacée dont il s'empara. Il alla auprès des 'babouins', se posta à proximité de celui qui avait fait preuve d'un incivisme flagrant. Tous les trois restèrent le regarder, jusqu'à ce qu'il prenne la parole, posément, sans élever le ton. « Pour calmer votre libido exacerbée, je ne vois qu'une solution » Il versa le contenu de ladite carafe sur la tête du concerné. Lentement, en prenant bien soin d'arroser copieusement toute la surface de la tête creuse. Quelques glaçons glissèrent dans son col, les autres finirent au sol. Joe se garda de faire preuve de violence devant l'assemblée présente; il se contenta d'agir avec légèreté - Il ne voulait pas être l'instigateur d'une bagarre générale.

Celui qu'il venait de ridiculiser voulu se lever, sans doute pour lui mettre une correction, mais l'un de ses comparses le retînt – Il n'était guère judicieux de se venger ici et maintenant. Joe posa le récipient en verre sur leur table, leur lança un regard entendu avant de prendre congé. « Messieurs... » Il se sentait ridicule, autant que le geste qu'il venait de porter - Rien de bien viril. C'était compréhensible dans un sens ; Callaghan tenait plus de l'intellectuel efflanqué sans fatuité physique, que du mâle en pleine puissance. Si sur le coup son action n'avait guère été réfléchie - mais plutôt véhiculé par la colère - sur le chemin du retour, il se douta qu'il allait payer son acte. Infantiliser ainsi trois armoires à glace ne resterait pas sans conséquence. Il suffirait qu'il tombe de nouveau nez à nez avec eux, ou tout simplement... Qu'ils le rattrapent... D'ailleurs, son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit apparaître devant lui l'un des hommes en question. Il s'arrêta, se détourna, prêt à changer de direction, mais les deux autres sortirent également de l'ombre.

Les hostilités débutèrent immédiatement, le 'chef de gang' prenant les devants. Du poing gauche il commença à le narguer, lui assénant des coups secs et successifs sur le torse, l'incitant à reculer sous ses gestes. « Alors.... On fait moins le malin là, hein ? Guignol. » Joe ne répondit pas. Il n'y avait rien à dire à cela et de toute façon, il était foutu. Alors plutôt que de repousser l'inévitable, il fit ce qu'il aurait dû faire quelques instants auparavant. Sans crier gare il plaça une droite à celui qui le narguait, à s'en faire craquer les jointures. La réplique ne tarda point et les autres se jetèrent sur lui. Alors évidemment, à un contre trois, le combat était perdu d'avance. Les coups de poing tombèrent, ainsi que les coups de pied lorsqu'il tomba au sol. Lorsque la victime ne fut plus en état de riposter, à deux ils le soulevèrent et le balancèrent sur un tas d'immondice qui traînait là, au pied d'un immeuble sinistre. « Allez, on dégage. » Les bruits de pas s'éloignèrent, les gorilles prirent la fuite, laissant Joe dans un piètre état. Blessé, fracassé, physiquement et mentalement. Prendre une raclée, ça faisait mal à l'orgueil. La frustration qui en résultait était immense. Mais en même temps, il l'avait cherché.. Non ? Loser.
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Jeu 19 Fév - 22:13

Ca faisait quelques semaines que je bossais ici de temps en temps, en remplacement. Depuis quelques temps, une des serveuses se faisaient plus souvent absente, peu importe la raison, moi, ça me faisait du taf. Dans un bar dans lequel je pouvais m’aventurer sans risquer de me faire tuer, contrairement au Celtic, dans l’Odltown.

Il y avait plus de monde, plus de mains baladeuses aussi, mais au final plus de pourboires.
Et comme, de vous à moi, les mains baladeuses, je sais gérer, plus ou moins gentiment selon mon humeur, et effectivement selon la personne au bout de la main, tout m’allait parfaitement. Les horaires collaient, fort heureusement oui, et l’ambiance était dans l’ensemble relativement sympa et bonne enfant. En général. Pas de gros soucis, de bastons qui dégénèrent, rien de dramatique. Enfin, faut dire que j’avais revu le niveau de ce qui était problématique ou non à la hausse depuis un certain temps.
Ce soir, il y avait pas mal de monde, enfin vu que j’arrive de nuit à chaque fois, y a toujours du monde hein. Ce soir, j’avais fait des frais, j’avais mis ma nouvelle jupe évasée en cuir, arrivant presque aux genoux, oui c’est sage, une chemise en jean à l’intérieur, et des escarpins bleu électrique, histoire de gagné une p’tite dizaine de centimètres…

Lorsqu’il pousse la porte, je lui adresse un sourire mécanique, tandis que mon esprit le resitue rapidement. A force, que ce soit en tant que serveuse ou escort, ce genre de truc ça devient une habitude. Les gens aiment bien quand tu les reconnais, que tu connais leurs habitudes, ce qu’ils aiment, ce genre de chose…
Lui, il passe de temps en temps, s’installe le plus souvent au bar. Et me jette souvent des regards. Pourtant, il ne m’a jamais adressé la parole. Hum. Encore un grand timide. Enfin, tu m’diras, ça change des gros lourds du coin.

D’ailleurs, quand on parle d’eux, ils pointent le bout de la queue pas vrai ?
Je me dirige, un sourire aux lèvres, vers la table qui vient de m’appeler. L’un d’entre eux, le brun qui ressemble à rien là, m’attrape le bras et m’attire vers lui. Je me raidis instantanément, mais soit il ne le sent pas, soit il s’en fout. Respire, souffle, continue. Ce ne sont que des abrutis, t’énerve pas sur eux. Je lui adresse un sourire, sachant qu’il prendra ça pour un encouragement, mais après tout, j’risque pas grand-chose face à lui.
« Dis, chérie, tu nous ramènes des bières et tu peux rester avec nous, regarde, j’ai une place sur mes genoux pour toi. »
C’est c’la oui. Je lui souris, libérant mon bras d’un coup sec, avant de faire demi-tour alors qu’ils se mettent à rire.
« Hé chérie, une nuit toi et moi ! J'te promets que tu ne seras pas déçue. Tu grimperas aux rideaux jusqu'au plafond.»
Désespérant et navrant quoi.

Je me rapproche du bar, passe leur commande et lève les yeux au ciel. Oh trésor, si tu savais comme j’aimerais t’emmener dans la ruelle derrière et te déchirer la jugulaire…
Je me retourne et le voit lui, le semi-habituée timide, se diriger vers eux et verser la carafe sur la tête du mec. Avant de s’en aller bien tranquillement. Je le suis des yeux, un sourire aux lèvres. Sérieux ? Il a fait ça pour moi ? Pour ça ? Il s’prend la tête pour pas grand-chose. Ouais, je devrais trouver ça gentil. Et ça l’est. c’est pas souvent qu’on prend ma défense hein. Non que j’en ai besoin.
Mais bon, trois armoires à glace, et lui là en face… Oh pis c’est pas mon problème. Je lui ai rien demandé. Il est mignon et tout hein, mais je peux me démerder seule.

Je leur apporte leurs bières, évitant de sourire en m’approchant. Parce que quand même, avouons-le, c’était marrant. Et je suis aussitôt appelé ailleurs, ce qui m’empêche de leur dire une connerie. Et de lui dire merci.

Quand je sors, il est déjà tard, mon manteau rouge pétasse sur le dos, quand j’entends du bruit. J’aurais sans doute passé mon chemin, si je n’avais pas reconnu son odeur, mélangé à celles des déchets, et à celle bien plus appétissante de sang.
Hum, qu’est-ce que j’avais dit ?
Je m’approche et le regarde un instant, lui, étalé par terre, au milieu de poubelle. Abimé, fracturé, du sang ici et là.

Je m’accroupis à côté de lui, et passe mes bras autour de mes jambes. Je meurs d’envie de passer mon doigt dans le sang qui coule au niveau de la tempe, de lécher même directement… mais je finirais sans doute sur sa carotide…pas une façon sympa de le remercier. Pis bon, j’tiens à ma vie accessoirement.
Je passe ma langue sur mes lèvres, la tête penchée sur le côté. Il faut que je dise quelque chose là.

« Besoin d’aide ? »

Je pose mes mains au sol. Je remonte mon regard jusqu’à ses yeux, et lui offre un petit sourire.

« Vous allez arriver à vous relever ou vous voulez que je vous porte ? »

Parce que s’il le faut, je peux hein. Enfin, ça je lui dit pas.


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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Lun 9 Mar - 19:54

Le mal qui lui avait été infligé se propageait en échos douloureux à travers son corps meurtri. Il souffrait en silence, subissait sa pénitence. Jouer au bon samaritain ne conduisait pas toujours à la gloire, non... Il y avait aussi des revers.

Si ses assaillants étaient partis, Callaghan restait exposé au danger. La nuit tombée attirait dans les rues d'Edimbourg des êtres dangereux et Joe amoché de la sorte, représentait une proie facile - Il se devait de quitter les lieux au plus vite. Alors qu'il tentait de se reprendre, des bruits de pas se firent entendre ; c'était léger, c'était féminin. Les yeux mi-clos, Joe lança un regard sur la personne qui daigna s'arrêter à sa proximité. Il ne vit aux premiers abords qu'une silhouette. Ce n'est que lorsqu'elle s'abaissa à son niveau qu'il la reconnut, qu'il reconnut sa physionomie divine et son regard envoûtant. Qu'il reconnut cette sensualité singulière... Lucy... Un maelström de sentiments envahit le trentenaire et il crut même sentir son cœur s'emballer quelque peu, là, au tréfonds de sa carcasse endolorie.

Elle prit la parole, lui proposa son aide, avant de lui offrir un sourire à se damner. Le porter ? Hors de question qu'il lui impose une telle corvée. Avant qu'elle ne tente quoique ce soit pour l'aider, il s'évertua à se redresser, non sans mal et grimaçant de douleur. Les trois imbéciles avaient dû lui esquinter quelque chose à l'intérieur, car le mal n'avait de cesse de gronder dans ses entrailles. Une fois assis, il lui répondit ; « Je... Non. Je pense que ça devrait aller. » Joe essuya du revers de la manche le sang qu'il sentait couler sur sa joue, mais cela eu plutôt pour effet d'étaler la substance. Il posa son regard sur celle qui lui faisait face, le temps d'un silence, le temps d'un bref instant et celui-ci aussi court fut-il, sembla suspendu comme hors du temps. Callaghan expira, puis dit avec une pointe d'ironie, souhaitant détendre l'atmosphère ; «  Il n'y a que dans les films, que les héros connaissent les happy endings. » Enfin, de manière générale. Or ici, il n'était non pas dans un film au scénarii inventé et magnifié, mais dans la cruelle réalité qui n'avait de cesse d'imposer aux hommes, des épreuves de vie et des désillusions. Après sa brève pause, il se remit en mouvement, parvînt à se relever pour se mettre debout. Il tût volontairement le mal qui lui tenaillait les côtes, se contentant d'apposer sa main gauche sur son flanc, comme si le geste allait apaiser ses élancements. Il ne voulait pas lui montrer sa souffrance, mais la position qu'il arborait était cependant révélatrice.

Joe jeta un regard circulaire autour d'eux et pu remarquer que dans la rixe, il avait perdu son porte-feuille qui traînait à quelques pas, sur le trottoir. Il s'étonna que ce dernier n'ai pas été subtilisé. Reposant son attention sur Lucy, il reprit, souhaitant tout justifier ; « Je n'ai pas supporté les voir vous manquer de respect, se comporter ainsi vis-à-vis de vous. Il a fallu que je mette mon grain de sel. Et voilà... Leur vengeance n'a point tardé, évidemment.»

Et voilà, où cela l'avait mené. Le malheureux ensorcelé souhaitant prendre la défense de celle qui avait conquis son âme, avait payé les conséquences de son acte. Ce fait n'avait pas que des aspects négatifs au fond ; Si cela ne s'était pas produit, sans doute Joe n'aurait jamais interagi avec Lucy ailleurs que dans ce bar miteux.

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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Ven 13 Mar - 18:58

Accroupie à ses côtés, je sens son cœur accélérer. Lui aurais-je fait peur ? C’est fort possible. Il est à terre, à moitié inconscient, et l’odeur de sang se sent depuis le bout de la ruelle. Une proie idéale… tellement facile. Je secoue la tête, et plutôt que de le vider de son sang, lui propose de l’aide. Oui, je suis adorable.
Il ne me répond pas, mais entreprend de se relever un peu. Non ? Pas d’aide ? Qu’il se débrouille malgré ses grimaces alors. Je remets mes mains autour de mes jambes en le regardant faire.

Une fois assis, il se passe la main sur la joue. Quelle idée. C’est encore pire.
Je suis persuadée qu’il me laisserait faire si je passais mon doigt sur le sang sur sa joue… qu’il protesterait à peine je passais ma langue le long de sa mâchoire, sur sa joue, dans son cou… même en se rendant compte de ce que je suis.
Je relève les yeux alors qu’il me regarde. Oui, non, ça pourrait être… embêtant s’il se rendait compte que je fixe plus son sang que lui non ? Enfin, qu’importe, mais j’aimerais autant rester dans l’anonymat, ne pas être épinglée de suite en tant que nocturne. Cela rendrait ma vie beaucoup trop compliquée.
Il me fixe comme si… j’en sais rien. Ouais, comme il me regarde parfois dans le bar. Comme si j’étais importante. Mais j’le connais pas.
Il soupire, avant de prendre la parole. J’hausse les sourcils. Un héros ? Oui, il a pris la défense de la jeune fille sans défense, c’est vrai.
Et tant qu’à faire, autant faire la discute, si ça peut me permettre de me concentrer sur autre chose que sur son sang qui palpite.

« C’est peut-être uniquement parce que ce n’est pas la fin. Vous n’êtes pas mort.
Et tous les héros ne connaissent pas une fin heureuse… La Liste de Schindler, American History X … Requiem for a dream… Seven…
Après si vous parlez de vrai héros… ils ne sont pas si nombreux dans le cinéma. »


Oui, tais-toi, tu racontes n’importe quoi.
Il finit par essayer de se mettre debout, en s’appuyant contre le mur. Il me dit rien, ne se plaint pas, mais il a dû prendre de sacrés coups à gauche vu comment il s’tient. Je le regarde faire, le visage relevé vers lui. Tu aurais mieux fait de passer ton chemin, si c’est pour finir par lui sauter dessus. Il sent tellement bon. Heureusement que j’ai pas spécialement faim, sinon, il n’aurait pas eu le temps de… Non, je ne l’aurais pas tué… ni mordu… je tiens à ma vie merci.
Mais pourtant l’odeur de son sang imprègne tout, je le sens au fond de ma gorge. C’est tellement … capiteux.
Une fois debout, il regarde autour, s’arrête sur un point, avant de revenir vers moi qui suis toujours en bas. Je l’observe, la tête penchée sur le côté. Donc, dans le fond, j’en suis responsable… ou du moins, il a réagi pour moi… Aurait-il fait pareil avec une autre ? … Bonne question…
Je me relève, lissant inconsciemment ma jupe, le regarde et lui sourit doucement.

« Je vous remercie de m’avoir défendue, je n’ai pas eu le temps de vous le dire tout à l’heure. C’était très… chevaleresque. » Mon sourire s’agrandit.
« Mais pour la prochaine fois, ne vous en faites pas, la plupart des serveuses savent se défendre contre ce genre d’individus. Si cela peut vous éviter de vous retrouver dans cet état, parce que des imbéciles manquent de respect à une autre serveuse… »

J’hausse les épaules, avant de regarder autour de nous, apercevant ce qu’il a vu tout à l’heure. Je m’éloigne un peu et récupère le portefeuille, avant de me tourner à nouveau vers lui.

« C’est le vôtre ? » Je l’ouvre alors même que je pose la question, ouais sans gêne tout à fait, et trouve une pièce d’identité. Quoi ? Un moyen de connaître son nom et son adresse ? Absolument pas, juste pour la photo… Enfin… Joe Callaghan.
Je le regarde, avant de revenir vers lui, en lui tendant. « Oui, on dirait Monsieur Callaghan. »

Je regarde autour de nous. C’est étonnant que je sois la seule à avoir été attirée ici, même si l’odeur n’est pas si forte… Mon regard revient vers lui. Je lui souris à nouveau. Vois comme je suis gentille et attentionnée.

« Moi, c’est Lucy. Et restez ici, c’est pas une idée géniale. Vous voulez que je vous aide à rentrer ? »

Humm… Ma bonté me perdra… Ouais, surtout si ta bonté finit par lui sauter à la gorge oui. Hum... Pas faux.


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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Dim 22 Mar - 21:30

Elle se releva à son tour, exprima sa gratitude, mais lui fit comprendre que le geste qu'il avait porté était inconsidéré. Elle lui donna un conseil avisé, précisant que les serveuses savaient faire face à ce genre de débordement. « Si vous le dites...Mais se faire alpaguer de la sorte, par des poivrots à longueur de soirée... Une expression désapprobatrice pointa sur son visage un bref instant. « Cela demande un self-control particulier.»

Il omit de préciser que son intervention restait exceptionnelle. Il aurait pu lui dire pourtant, qu'il s'était emporté de les voir La toucher, de lui faire des propositions indécentes d'une manière peu reluisante. Qu'à l'observer jour après jour à distance et en silence, à la voir sourire et parler, il s'était habitué à sa présence et peut-être même qu'il se l'était mentalement un peu accaparé. Inconsciemment. Au point de la défendre de ces autres, elle plus qu'une autre, à ses risques.

Elle alla chercher son portefeuille, consulta son contenu avant de le restituer à son propriétaire. Ainsi elle était curieuse... Ce détail amusa Joe, qui ne s'offusqua aucunement de son geste. « Merci. » Il rangea son porte-carte dans la poche interne de son blouson, tandis qu'elle lui dévoila son prénom, qu'il connaissait déjà. Il resta momentanément silencieux lorsqu'elle lui proposa de le raccompagner jusqu'à sa demeure. Certes, il souhaitait en apprendre davantage sur elle, égrainer son temps en sa compagnie. Mais et après ? Une fois arrivés à destination, la courtoisie l'amènerait à lui offrir un verre à son domicile et alors elle verrait, son appartement d'homme modeste, son monde à lui. Les lieux de vie étaient à l'image de leurs occupants ; cela reflétait un peu leur état d'esprit, ça racontait aussi parfois leur histoire. Était t-il prêt à dévoiler son univers, lui, l'habituel méfiant ? En même temps, il ne s'agissait pas de n'importe qui, mais de Lucy, celle qui avait tendance à obnubiler son esprit. « Ce n'est pas de refus. »


******

Leur cheminement ne dura guère longtemps ; le domicile de Joe ne se trouvant qu'à quelques rues de leur point de départ. Ils gagnèrent l'immeuble, gravirent les marches – Jamais Joe eu autant de mal à monter jusqu'à son appartement – Puis arrivèrent devant la porte. Une porte banale, couleur ambrée avec une poignée plaquée tons or. Le pire restait ce qu'elle cachait secrètement, derrière son ventre de bois. Joe tilta au moment critique, où il inséra sa clef dans la serrure. Une femme était sur le point d'entrer dans son appartement... Sans qu'il n'ait eu la possibilité de ranger un peu son bordel. Ce n'était pas comme s'il avait pu anticiper la chose, il était prit au dépourvu et d'ici quelques secondes, elle verrait son capharnaüm. Alors il ouvrit, se rangea sur le côté, en galant homme. « Entrez, je vous en prie. » Qu'elle entre et qu'elle voit, dans quel cadre il évoluait, le scribouilleur bordélique. Il la suivit, puis alluma ses plafonniers, dévoilant son intérieur.

Le séjour et la cuisine étaient tout d'une même pièce et la superficie était moindre. A vrai dire c'était suffisant pour une personne seule. A gauche de l'entrée se trouvait une cuisine encastrée, relativement épurée. Parce que Monsieur ne cuisinait pas spécialement, ce coin de l'appartement était sans doute le seul à être aussi dégagé... Car tout le reste laissait à désirer. Tout au fond de la pièce, se trouvait son bureau noyé sous des livres et papiers empilés. Y étaient disposés quelques-uns de ses nombreux écrits qu'il rédigeait pour des magazines. Contre l'un des murs de la pièce, se trouvait sa bibliothèque personnelle, complètement emplie d'ouvrages « rangés » du mieux possible. Le meuble blindé, semblait être prêt à céder sous le poids de ce qu'il supportait. Un peu plus loin, un canapé jouxtait une table basse, avec en face, un meuble tv, occupé par un poste de télévision, ainsi que des dvd et autres babioles technologiques. Dans un coin et esseulé dans une cage, se tenait un canari panaché jaune et blanc. Il s'agissait là de l'unique âme animale présente en ce lieu. La seule chose intéressante ici, restait sans doute la vue qu'offrait l'appartement; il surplombait les habitations particulières, ce qui offrait une perspective appréciable même de nuit.

Si Joe avait été seul, sans doute aurait-il chu sur son canapé, vanné après ce qui lui était arrivé. Il n'aurait pansé ses blessures que le lendemain, après une nuit de sommeil quelque peu réparatrice. Mais il ne pouvait se permettre une telle attitude en présence de Lucy. Alors faisant abstraction de la douleur, il prit la peine de ramasser ce qui traînait sur le sofa, pour les déposer ailleurs, sur un autre meuble. « Ne faites pas attention à tout ce fourbi. Je n'ai pas eu le temps de m'occuper du rangement ». Piètre excuse. Mais c'était toujours mieux que de dire «  Je suis bordélique, mon appart' est tout le temps dans cet état déplorable ». Il reprit ; « Vous prendrez bien quelque chose avant de repartir...» Il n'attendit pas de réponse, ouvrit son frigo et lorgna à l'intérieur, énumérant ensuite ce dont il disposait ; « Limonade, coca? Ou sinon, j'ai de l'alcool...» Il délaissa le frigo ouvert, se pencha sur un coffre en bois, se murmurant à lui-même ; « Enfin je crois »  Trouver quelques bouteilles de spiritueux et autres boissons fortes dans la caisse le soulagea quelque peu. Il se redressa, s'adressant à son invitée ; « Installez-vous.. » Il hésita un tantinet avant de rajouter :« Faites comme chez vous. »
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Jeu 26 Mar - 19:09

Je hausse les épaules en souriant, avant de rire.

« Oh, ne vous en faites pas. Ce ne sont pas des poivrots qui vont entamer mon self-control… Ils sont sans importance. »

Toi, par contre, avec tout ce sang…
Mais je suis sage. Je lui propose même de l’aider à rentrer chez lui, histoire qu’il arrive sain et sauf. C’est vrai, manquerait plus que moi je résiste et que ce soit un autre qui l’attrape. Ce serait carrément pas juste tu crois pas ?
Je le regarde, un petit sourire aux lèvres, alors qu’il hésite. Pourquoi ? Je ne lui ai pas fait peur pourtant. Ah, une copine qui n’appréciera pas peut-être ? Possible, qui sait… Au final, il finit par accepter. Bien.

Je le laisse clopiner à côté de moi, serrant mon manteau autour de moi pour occuper mes mains, prenant sur moi pour ne pas aller plus vite, essayant de me focaliser sur autre chose que sur cette traînée rouge sur son visage. Même en séchant, le sang garde une odeur, tu sais ?
Heureusement, ce n’était pas loin. Je le suis, détaillant et notant des trucs totalement inutiles, jusqu’à ce qu’il s’arrête devant une porte. Je soupire intérieurement quand il me donne la permission d’entrer, ça aurait fait con de lui demander…
J’avance alors qu’il entre à son tour et allume les lumières. Je détaille rapidement les lieux. Tu parles d’un bordel… et ça manque de… vie. Oui, venant de ma part, cela peut paraître comique. J’hausse les sourcils en voyant le nombre de livres et divers écrits qui parsèment tout son appartement. Comment fait-il pour accumuler autant de trucs ? Et pour s’y retrouver accessoirement ?

Je l’observe alors qu’il dégage un coin du canapé, tout en s’excusant dudit bazar. Un tel amas de papier, journaux et autres ne se fait pas en peu de temps pourtant. Qu’il soit bordélique, je m’en fous un peu soit dit en passant. Je m’avance jusqu’aux fenêtres et regarde dehors. Jolie vue. On se croirait presque au calme et en sécurité vu d’ici. Le regard toujours baissé vers les rues en contrebas, je m’apprête à refuser, non pas que je ne veuille rien, mais ce que je veux ne m’est guère possible pour le moment… D’un autre côté, personne ne sait que je suis là. Et nous n’avons croisé personne en montant dans l’immeuble… Personne ne saurait…

Je secoue la tête, alors qu’il va déjà vérifier ce qu’il peut m’offrir. Bon, s’il y tient tant que ça… La politesse, qu’est-ce que c’est barbant… Mais il est chou…
Je me retourne quand il me propose divers boissons. Je grimace. Oh, mon trésor, si tu savais la seule chose qui me fait envie en ce moment, tu me foutrais dehors en moins de 2 secondes.

« Une limonade, ce sera parfait, merci. »

Oui, je sais être polie et aimable malgré tout. Pas trop la peine que je lui demande s’il a pas une bouteille de Tru Blood qui traine pas vrai ?
Je m’approche de son bureau, regardant et soulevant quelques feuilles. Il écrit ? Je lis rapidement quelques lignes, c’est pas mauvais… En même temps, pour c’que j’y connais… Je me retourne à nouveau vers lui. Oh oui, ne t’inquiètes pas, je fais comme chez moi. Même si chez moi, y a moins de trucs à voir…

« C’est vous qui avez écrit tout ça ? »

Je lui souris et désigne des feuilles sur son bureau.
Sans vraiment attendre de réponse, je me dirige vers la bibliothèque, passant ma main sur la couverture des livres,tout en lisant rapidement les titres. Non, je ne dirais pas que je ne connais pas la moitié d’entre eux. C’est pas que j’aime pas lire, c’est que j’ai jamais trop eu le temps… ni l’envie ok… Si je vis assez longtemps, ça changera peut-être… Pour le moment, j’ai bien d’autres trucs à voir et à connaître.
Je le regarde, bloquant à nouveau sur lui. Il faut qu’il fasse quelque chose…

« Vous devriez nettoyer et soigner un minimum vos plaies. » Parce que je veux bien être raisonnable, mais sérieux tu m’aides pas mon grand…
J’m’approche de lui, posant sans gêne aucune, pourquoi changer ?, ma main sur sa joue, là où il saignait encore un peu. Tout en me retenant de lui sauter dessus. Oui, j’aime jouer avec le feu… bien qu’en lui-même, il ne soit guère dangereux… Je passe ma langue sur mes lèvres.

« Vous devriez vous reposer, vous n’allez faire qu’aggraver vos blessures… Je peux vous aider. Vous avez de quoi nettoyer ça ? »

Hé, j’mérite pas la médaille de la bonne volonté là ?


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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Jeu 16 Avr - 21:44

Aussitôt sa réponse donnée, Joe sélectionna la bouteille adéquate, s'empara d'un verre et rempli ce dernier pendant que Lucy farfouillait dans ses affaires. Elle le questionna sur ses manuscrits, il s'empressa de lui répondre, alors même qu'elle se désintéressait de la chose pour porter son attention sur ses bouquins ; « Oui, je suis pigiste pour 3-4 revues. » Il additionna un glaçon à la limonade, ajoutant au tout une note de fraîcheur. Les morceaux de glace émirent quelques craquements lorsqu'ils s'immergèrent dans l'eau gazeuse. Une rencontre de choc...

Elle s'approcha de lui, près, si près qu'elle en viola son espace vital. Elle posa sa main sur sa joue, prononça quelques mots supplémentaires afin de l'inciter à se soigner et à se reposer ... Et ce simple contact physique fit naître chez Joe une sensation grisante. Le trouble causé se remarqua sans doute sur son visage ; cette proximité avait quelque chose de déroutant. Les yeux du trentenaire croisèrent furtivement les prunelles sombres de Lucy, avant qu'il ne fuit son regard. De quel droit se permettait-elle de le perturber ainsi ? C'était involontaire, mais Joe restait un homme. Et les hommes étaient faibles lorsqu'une femme aussi séduisante leur faisait face. Callaghan brisa cet instant fugace et fragile – « Je oui... Enfin.. » Il leva légèrement son bras, histoire de mettre le verre en évidence ; « Tenez, votre limonade. »  Une fois la boisson en possession de Lucy, Joe s'écarta et reprit « Je vais... » Il désigna vaguement la blessure à son visage, puis dit ; « Prenez place si vous le désirez en attendant, j'en ai pour quelques minutes à peine. » Il indiqua le canapé avant de s'éloigner et se dirigea vers la cuisine. Joe appréciait la délicatesse de Lucy, mais mieux valait qu'il fasse cela lui-même.... Et qu'il évite une contiguïté aussi importante avec celle qui avait le don de le déstabiliser.

Il n'avait pas l'intention de faire cela avec minutie, juste nettoyer le plus gros. Il ouvrit le robinet, fit couler un filet d'eau tiède, puis prit une petite serviette dans l'un de ses placards. Il imbiba cette dernière d'eau, puis commença à se débarbouiller. Seul le bruit du liquide qui coulait sur l'inox de l'évier combla durant quelques secondes l'absence d'échanges verbaux. Joe relança le dialogue ; « Ça fait combien de temps que vous travaillez au Last Drop exactement? Genre 1-2 mois ? » Il se pencha en avant, contempla furtivement son reflet dans la plaque à induction qui jouxtait le plan de travail. Il constata vaguement les dégâts, rinça et essora la serviette avant de poursuivre ledit 'nettoyage'. « Vous êtes beaucoup plus charmante que celle que vous remplacez. » Il tiqua, trouvant sa remarque plutôt pourrie. En même temps, c'était tellement plus facile d'essayer de faire des compliments le dos tourné, les yeux rivés sur un mitigeur... Il ne se rendit compte qu'après coup, que le terme utilisé était trop faible ; « Charmante »... Non, elle était plus que cela, assurément. Mais il n'avait pas l'habitude de se risquer ainsi aux éloges. Joe n'était pas de ceux qui maîtrisaient à la perfection l'art de parler aux femmes.
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Ven 1 Mai - 14:41

Il me sert à boire. Comme si tout allait bien. Comme s’il ne venait pas de se faire casser la gueule. Comme s’il avait juste invité une fille chez lui… dans son bordel de feuilles et de livres… Mais il n’a pas l’air assez à l’aise pour que ce soit ça. Pour qu’il en ait l’habitude. C’est lui qui m’a proposé un verre, s’il ne voulait pas, il suffisait de le dire. Je feuillette et touche un peu à tout. Ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. En même temps, faut dire que laisser traîner autant de trucs, c’est un véritable appel à l’indiscrétion… et je suis curieuse. Et puis, m’intéresser à tout ça m’évite un tant soit peu de m’attarder sur lui. De penser à l’odeur, légère et discrète, qui emplit doucement son appartement.
Mais il faut bien qu’il fasse quelque chose, parce qu’au bout d’un moment, on finira par le retrouver vidé de son sang des jours plus tard. Beurk. Allez, t’es capable de mieux que ça ma fille, il est encore debout et bien vivant non ? Oui… Mais il faut qu’il se soigne.

Je sens son cœur s’accélérer et je le vois rougir, légèrement, mais indéniablement, alors que ma main se pose sur sa joue, et que je m’inquiète gentiment pour lui. Oh. C’est amusant. Je le déstabilise à ce point ? C’est juste moi ou c’est un timide maladif ? Ça, je serais bien curieuse de le savoir. Si c’est toutes les femmes qui le mettent dans cet état, ce serait beaucoup moins drôle. Si c’est moi qui le perturbe autant… Oui, je fais de l’effet aux hommes en général, oui, j’en joue énormément. Pourtant, là, je n’ai rien fait de particulier… si ce n’est que ma main ou ma proximité qui lui fait cet effet…
Je lui souris alors qu’il croise mon regard, pour détourner aussitôt les yeux. Il me tend maladroitement mon verre, vaine tentative pour me détourner de lui.
« Merci »
Alors que je saisis le verre, toujours souriante, il s’éloigne à nouveau de moi et m’indique encore une fois le canapé. M’éloigner de toi alors que je te trouble tant ? Je reste quelques instants là à le regarder, alors qu’il me tourne le dos, comme pour mieux oublier ma présence. Je finis par aller poser mon verre intact sur la table basse, écoutant l’eau couler, quand il commence à se nettoyer, les yeux tournés vers les fenêtres. A quoi tu joues ? Je ferais bien mieux de partir avant de faire une connerie…

Je me retourne vers lui quand il reprend la parole. Je penche la tête sur le côté, un sourire naissant sur mes lèvres. J’en oublierais presque le sang qui couvre encore son visage tellement cela commence à m’amuser. Il ne me regarde toujours pas. Charmante… Cela fait longtemps qu’un homme n’avait pas été si poli et … aimable dans ses paroles avec moi.
Je m’approche à nouveau de lui, prenant la serviette mouillée de ses mains avant qu’il ne réagisse. Quoi ? Il ne veut pas de moi à ses côtés, c’est d’autant plus réjouissant. Je ne serais pas méchante, il est trop gentil pour ça… Je trouve ça juste distrayant oui.

« Oui, presque deux mois. Je n’avais pourtant pas l’impression que vous étiez un habitué Monsieur Callaghan. »
Je pose une main sur son menton et le force plus ou moins à se tourner vers moi.
« Laissez-moi faire, ce sera plus simple que d’essayer tout seul. »
Je lui souris et commence à nettoyer mieux que ce qu’il ne faisait.
« Je ne connais pas celle que je remplace. Elle était pourtant jolie il parait. Elle est enceinte, je crois. Le patron ne pense pas qu’elle reviendra, je devrais pouvoir garder ce travail, ce serait cool… »
J’hausse les épaules et appuie la serviette sur sa blessure qui saigne encore un peu. Je passe ma langue sur mes lèvres. Oh misère. Concentre-toi que autre chose… Tu parles…
« Vous avez des pansements ou quelque chose ? Ca saigne encore un peu… »
Si je le mords, c’est foutu pour le boulot… entre autre…
Je le fixe un instant. « Merci. Les hommes sont rarement aussi… délicats et gentils en parlant de moi. »
Je lui souris. Et puis merde. Ma main glisse jusqu’à son menton et je me penche vers lui. Je pose mes lèvres sur les siennes. Idiote, tu te fous toute seule dans la merde. Mes lèvres jouent quelques secondes sur les siennes, avant que je ne me recule de 2 ou 3 centimètres. Je le regarde. Merde. Je l’embrasse à nouveau, ma langue franchissant ses lèvres pour aller trouver la sienne.


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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Dim 17 Mai - 20:16

Joe ne s'attendait pas vraiment à ce revirement de situation. S'il entendait Lucy se mouvoir derrière lui, il fut légèrement surpris de la voir revenir vers lui et lui prendre sa serviette sans lui demander son avis. De nouveau elle lui imposa son contact - Aussi futile fut-il, Joe ne considérait pas la chose comme étant 'anodine'. A le toucher de la sorte, à le jouxter de si près, elle allumait progressivement le feu qui couvait en lui, comme quelqu'un soufflant sur la braise pour rallumer des flammes endormies. Elle prit la parole et d'un geste de la main l'incita à tourner la tête. Joe n'apposa aucune résistance ; Elle voulait juste l'aider... Soit. Mais depuis qu'elle était revenue à lui, il ne la quittait plus des yeux. Elle parlait, il écoutait, assez vaguement. Elle cita sa prédécesseur au service – Elle était jolie, peut-être, mais pas autant qu'elle. Lucy lui confia qu'elle apprécierait pouvoir conserver le poste qu'elle occupait, il lui répondit, avec une voix qui dénotait une certaine fébrilité; « Ça serait une bonne opportunité à saisir en effet. » Il lorgna sa bouche lorsqu'elle passa sa langue sur ses lèvres et captivé par la chose, il ne saisit que la moitié de sa question. Ne l'ayant pas comprise, il ne put y répondre. Il se sentait ridicule.... Elle nettoyait ses blessures, ni plus ni moins, mais... Se rendait-elle compte de ce qu'elle lui faisait endurer ? Elle avec ses bonnes intentions et lui, tiraillé par un maelström de pensées et d'arrières pensées ? De plus, il n'avait plus de prétexte pour pouvoir prendre ses distances, il ne pouvait pas se défiler – S'en était un vrai supplice.

Elle le remercia de parler d'elle avec autant de délicatesse et puis... Elle entama la danse, au grand étonnement de Joe. Au premier baiser, il savoura l'instant, il la savoura. C'était inespéré, c'était irréel. Au second, lorsque Lucy contra la barrière de ses lèvres, il n'eut plus qu'à abandonner la pseudo-résistance qu'il s'imposait ; il répondit à son baiser, sa propre langue allant à l'encontre de sa jumelle, la cherchant, la provocant. Les mains de Joe allèrent se poser innocemment sur ses hanches, glissèrent sous son manteau en une caresse légèrement lascive, jusqu'à la cambrure de ses reins - Il l'attira contre lui. Elle semblait si fragile, si frêle, là entre ses bras.... Le trentenaire mit fin au baiser ; ses lèvres glissèrent sur sa joue, jusqu'à son cou, où il se contenta d’effleurer la peau sans la gratifier d'une quelconque attention supplémentaire. Un peu comme s'il se risquait à un jeu débile, ou comme s'il se retenait d'en faire trop immédiatement, voulant plutôt en offrir davantage ensuite, si suite il devait y avoir. Il inspira silencieusement, s'enivra de son parfum odoriférant, avant de murmurer à son oreille ; « Lucy... » Il se redressa, son regard captant celui de la concernée. Il la voulait tellement fort... Pas pour agrandir un quelconque tableau de chasse non... C'était bien plus que cela, c'était plus fort. Une attraction inexplicable. Et son désir était d'autant plus accentué maintenant qu'elle avait mit en alerte tous ses sens. Alors, maintenant il fallait qu'il le lui dise, qu'il lui dévoile ce qui le taraudait depuis quelques temps... « J'ai envie de toi. » Non, trop direct. Il pouvait faire mieux, il savait faire mieux et mieux valait employer la manière douce ;

« Les autres sont hantés par des fantômes ou des réminiscences du passé.... Moi c'est par ton visage, depuis la première fois que je t'ai vu.»

Les dés étaient jetés. Sans plus attendre il l'embrassa de nouveau, se montrant plus entreprenant dans sa façon de faire ; ses mains gagnèrent cette fois ses concupiscentes fesses... Il ne suffisait que d'un seul geste de la part de Lucy, qu'elle lui fasse comprendre qu'elle n'en voulait guère plus et il cesserait. Ou alors qu'elle le laisse faire et il ferait d'elle la reine d'un soir – Une fois lancé, il ne pourrait plus s'arrêter.
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Lun 25 Mai - 18:50

Il me laisse faire, pourtant je sens qu’il n’est pas ravi. De quoi ? Que je me tienne si près de lui ? Que je ne tienne pas compte de son envie d’espace ? Il ne l’était déjà pas tout à l’heure, quand il s’était écarté avant de gentiment me repousser vers le coin salon. Mais je fais quand même. Oui, je suis têtue. Et puis, c’est un buffet sur pattes avec tout ce sang.
Il m’observe alors que je nettoie sa plaie. Je lui souris. Et fais la conversation seule ou presque. Je le perturbe. Assez pour qu’il ne suive pas vraiment ce que je dis, ni ce que je fais. Je lui parle de mon travail, il me répond vaguement, presque nerveusement. Son regard s’attarde sur ma bouche alors que je poursuis et l’intérroge. Il ne me répond pas. Serait-ce donc uniquement moi ? C’est plutôt amusant… et plaisant oui.

Et pourtant, je sais que je devrais m’éloigner. Je ne peux me permettre. Mais son sang. Et son regard. Comme si j’étais… importante… vraiment. J’effleure ses lèvres une première fois sans qu’il ne réagisse vraiment. Avant de recommencer et d’enfin obtenir une réaction. Il me répond, et ma main posée sur sa joue court jusque sur sa nuque, l’attirant vers moi. Sa langue vient à la rencontre de la mienne, et merde, je sais que j’aurais pas dû, pourtant… Ses mains se posent sur moi, me caressent. Il m’attire contre lui, alors que mes lèvres et mes dents jouent gentiment avec sa bouche. Il ne sait même pas que je suis une nocturne. Il va bien s’en rendre compte assez vite va. Et il va faire quoi ? Te jeter de l’ail à la figure ? Te foutre dehors ? Se mettre à hurler ? Ou juste continuer ? Pourvu qu’il continue. Mais es-tu sûre que ce soit une bonne idée qu’il continue ? J’ai faim. Ouais, il n’appréciera p’tre pas pour autant que tu le mordes ma chérie. Les pensées viennent et disparaissent tout aussi vite.

Ses lèvres quittent les miennes. Je ne veux pas arrêter. Mais il poursuit son mouvement, et elles frôlent ma peau, sans s’arrêter, sans plus me marquer, descendant le long de mon cou. Je passe ma langue sur mes lèvres, alors que je le sens respirer mon odeur, et me fais une litanie pour ne pas planter mes crocs de suite, juste là. Il murmure mon prénom. Et je sais pas... Il y a tellement dans ce simple mot quand il le prononce. Il se redresse, ses mains toujours sur moi. Je sens sa chaleur traverser mon chemisier. Je le veux. Merde. Je le regarde, alors qu’il semble chercher ses mots. Je cligne des yeux alors qu’il reprend la parole. Depuis la première fois ? Genre il a eu le coup de foudre la première fois qu’il est venu au bar et que j’y étais ? Je me rends compte que pour le coup, je dois le regarder avec de grands yeux. Moi qui pensais juste le troubler… Mais avant que je ne puisse répondre ou réagir réellement, ses lèvres rejoignent une fois les miennes, ses mains glissent sur moi et descendent. Je lui rends son baiser. On verra. On s’en fout. Mes mains effleurent sa peau, avant de saisir son visage. Et je m’éloigne un peu à mon tour. Mes mains descendent et passent sous son blouson, le faisant tomber à terre, le détachant de moi. Réfléchis. Réfléchis tant que tu n’es plus collée à lui.

« Ce n’est peut-être pas une bonne idée Monsieur Callaghan. Je ne suis pas vraiment… »

Oui, j’ai dit Monsieur Callaghan… Oui. Et alors ?
Je le regarde. Merde. Je sens son sang qui palpite. Sa chaleur. Son envie. Et mes mains ne m’obéissent pas. Alors même que je viens de parler, elles s’agrippent à lui, et ma bouche rejoint à nouveau la sienne. Aucune volonté, c’est affligeant. Mes mains passent sous son pull, son t-shirt, et je gémis contre sa bouche quand je sens sa chaleur sous mes doigts. Plus, je veux plus. Je lui enlève son pull et autre, les jetant dans un coin du salon. Je le regarde, faisant courir mes doigts sur sa peau si chaude, avant de m’approcher encore, et de voler à nouveau sa bouche et sa langue.
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Ven 19 Juin - 20:28

Elle commença à le dévêtir, prit la parole pour mettre un infime instant la situation en doute. Ses gestes allaient cependant à l'encontre de ses mots ; Ce n'était peut-être pas une bonne idée, mais elle ne pouvait s'empêcher de poursuivre la partie. Elle restait elle aussi sous l'emprise du désir, autant que Joe.

Alors sans plus réfléchir elle revînt tout contre lui, lui accorda de nouveau ses faveurs. Un gémissement s'échappa de ses lèvres ; Entendre Son plaisir l'enhardit d'autant plus. Elle l’allégea de quelques vêtements, Joe se retrouva bien vite torse nu. Elle l'embrassa et lorsque leurs lèvres se dessoudèrent, il questionna dans un murmure ; « Pourquoi ça ne serait pas une bonne idée... ? » Mais il n'attendit pas particulièrement de réponse avant de poursuivre, bien trop occupé qu'il était à la dévêtir à son tour ; le manteau de la belle rejoignit ses propres effets. Il défit ensuite sa chemise, la fit glisser le long de ses bras et l'en débarrassa. Se dévoila à sa vue, le galbe alléchant de sa poitrine juste parfaite.

Il la saisit par la taille et délicatement, la souleva pour l'asseoir sur le rebord du plan de travail. Elle le dépassait ainsi de quelques centimètres. Le regard enfiévré du trentenaire accrocha momentanément celui de Lucy, avant que ses lèvres ne gouttent de nouveau à sa peau nacrée. Tandis qu'il défaisait son soutien-gorge, il pressa son bassin contre le sien... Brève promesse lubrique - Sentait-elle son corps qui la réclamait ? Le carcan de tissu délié découvrit ses seins ; Des seins magnifiques et affriolants. Callaghan leur porta une attention toute particulière ; effleurement et caresses sensuelles, avant de les prendre plus fermement en main. Il se pencha quelque peu, puis de ses lèvres, traça un chemin humide de sa gorge à la naissance de sa poitrine. Sa langue prit le relais ensuite, stimulant tendrement et délicatement cette partie sensible de son anatomie, redessinant les auréoles et jouant avec les mamelons...

A toucher son épiderme de la sorte, à flirter avec son corps, Joe fini par remarquer que Lucy était étrangement tiède. S'imprégner de sa chaleur était impossible, leur différence de température restait assez flagrante. Il bouillonnait, elle non. Il se redressa, la fixa un instant, le doute s'emparant de lui un très court instant. Le terme « vampire » traversa brièvement son esprit. Non, non.. Pas Lucy. Et puis, si elle avait voulu lui faire du mal, elle l'aurait sans doute déjà fait.  Pas vrai ? Ce genre de détail n'avait pas sa place en cet instant. Il s'était trop imprégné d'elle pour s'en détacher maintenant - Il préférait profiter de l'instant présent, de Lucy et de la myriade de sensations qu'il éprouvait, là, en sa compagnie.

Il aurait pu bâcler la chose, à l'image d'un adolescent empressé, mais non. Il voulait prolonger l'Attente, faire durer le plaisir. Il poursuivit ; Il déposa quelques baisers sur ses clavicules. Sa jupe retroussée dévoilait un peu plus ses cuisses qui encerclaient la taille de Joe - Ses mains s'y aventurèrent. Ses caresses à cet endroit se firent plus lancinantes ; Il y fit courir ses doigts, là où la peau était plus fragile, plus sensible... Plus érogène. Le regard qu'il portait sur elle était vibrant, incandescent. Avec Lucy, le Joe contusionné faisait abstraction de tout ; du mal que les gus lui avaient infligé, ainsi que de cette once de doute qui l'avait submergé. Il n'y avait plus qu'Elle. Elle et ses yeux de velours, Elle et les émotions primitives qu'elle faisait naître en lui.
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Sam 27 Juin - 23:31

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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Lun 13 Juil - 1:14



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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Dim 26 Juil - 21:25

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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Sam 19 Sep - 21:41


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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Dim 27 Sep - 22:03



Mes muscles se détendent petit à petit et le rythme ralentit. Je pose ma tête sur son épaule, embrassant les plaies qui déjà cicatrisent. Je me recule, soupirant alors que je m’écarte de lui, mais reste sur ses genoux, face à lui. Mon regard croise le sien. Je ne dirais pas merci. Ce serait insultant je crois. Enfin, j’en sais rien, mais… mais j’ai pas envie cherche pas.

« Pour quelqu’un qui vient de se prendre une dérouillée, tu te débrouilles pas mal… Je serais curieuse de savoir ce que ça donne quand tu vas bien… » Je lui souris doucement alors que mes doigts volent sur sa peau.
« Tu vas avoir mal partout demain. » Je le fixe. Je pourrais aider. Il suffit de pas grand-chose après tout. Et puis, c’était pour défendre mon honneur à la base… et puis… Je passe ma langue sur mes lèvres. Je l’ai mordu. Il a accepté. Peut-être qu'on pourrait recommencer... Peut-être a-t-il eu quelques gouttes quand je l’ai embrassé tout à l’heure… J’suis pas sûre que ce soit suffisant… « Je peux aider, c’est pas grand-chose… » Je me penche et ma langue passe lentement sur ses lèvres. Mais ça aussi, c’est juste s’il le désire.


Dernière édition par Lucy Matthews le Mer 18 Nov - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Jeu 12 Nov - 16:42



La partie achevée, Lucy posa sa tête sur son épaule et Joe l'enlaça un peu plus, tendrement. Durant ce bref instant de répit, il reprit ses esprits, redescendit sur terre. La belle se redressa et se retira. Ils échangèrent un regard, électrifiant. Elle fit part de son contentement, du moins, c'est ce qu'il comprit. « Tu vas avoir mal partout demain. » « A peine. » Il sourit. Les images de ce soir pallieraient au mal de demain. Il se consolerait de sa douleur en repensant à Lucy et à leur étreinte charnelle.

Elle lui proposa de l'aider. Il lui lança un regard interrogateur avant qu'elle ne le stimule de nouveau. Il s'accapara de ses lèvres, encore, inlassablement.

Il pouvait lui faire confiance, clairement. Elle lui l'avait prouvé en le mordant sans pour autant porter atteinte à son intégrité. Elle aurait pu le tuer, le boire jusqu'à la lie, jusqu'à ce qu'il rende l'âme. Après tout, il ne devait pas représenter grand chose pour elle.

Elle n'en fit rien. Lucy était une vampire dotée d'une morale et non l'une de ces nocturnes qui tuaient à déraison. Il replaça une mèche de cheveux qui barrait le visage féminin, avant de caresser sa joue. « Si tu en as la possibilité... Fais ce que tu peux, je te fais confiance. »
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Ven 20 Nov - 22:50



Je recule un peu et lui souris. Sourire qui s’agrandit à sa réponse. Tu parles. Il va plus pouvoir bouger… Bon, j’exagère peut-être, mais entre les coups qu’il s’est pris et ça… ça va pas être top. Et moi… Ben moi, je pourrais l’aider, ce serait super simple. S’il accepte. Et pour le moment, il semble plus intéressé par mes lèvres que par autre chose. Mes mains dans ses cheveux, je finis par lui sourire doucement. Moi, j’ai pas besoin de me reposer… lui par contre, il devrait.

Je le fixe, frottant ma joue contre sa main. Me faire confiance… Parce qu’on a couchés ensemble et que je ne l’ai pas tué ? Il ne me connait pas pour autant... Ouais, je suis loin d’être un monstre, on est d’accord. Mais quand même…

« Je peux. Mais je suis pas certaine que tu comprennes.
Mon sang pourrait t’aider. Te guérir. »
Ma main passe sur son torse. « Et tu aurais sans doute une irrémédiable envie de moi. Encore. » Je lui souris, malicieuse, en l’observant. D’un geste, je mords mon poignet avant de lui tendre. « Il n’en faudra sans doute pas beaucoup… J’espère… »

Je le laisse boire (ou pas), mon regard rivé sur lui. Je finis par me relever, avant de lui tendre la main.

« Une douche, tous les deux… » Je souris en faisant marche arrière jusque dans la douche. « Et après, il faudra que je rentre… » Je grimace un sourire d’excuse. « Je ne peux pas rester ici. »

Je l’embrasse et profite de lui autant que je peux. Après oui, il faut que je rentre chez moi.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: La muse vespérale | Lucy    Mer 30 Déc - 20:12

Il l'écouta attentivement lorsqu'elle parla des vertus de son sang. Il ne put s'empêcher de sourire lui aussi, lorsqu'elle avoua qu'à cette suite il aurait envie d'elle. Il avança, légèrement taquin ; « Sans aucun doute. » Évidemment. Lucy, c'était un désir constant.

Elle s'entailla le poignet et aussitôt le fluide carmin commença à s'écouler. Quelques gouttes glissèrent sur son torse, avant qu'elle ne lui tende son poignet, lui intimant qu'il ne lui en faudrait que peu afin qu'il puisse profiter des propriétés bienfaitrices. Il s'empara de son avant-bras, porta l'entaille à ses lèvres, sans trop hésiter. Il goutta à son sang, ce divin élixir. Aux premiers abords, il ne distingua que le goût ferreux et commun de l'hémoglobine... Pour ensuite être submergé par une vague de sensations extraordinaires. Ça se propagea à travers son corps entier, comme une vague déferlante et féroce. Il éprouva un sentiment de toute puissance, revigoré subitement par le sang de Lucy.

Il aurait pu se contenter d'une gorgée ou deux - Il en ingurgita le double. Il se fit force pour cesser, se léchant les lippes pour ne pas en perdre une goutte. Lucy se releva, s'éloigna de lui. Il la suivit du regard, regard dans lequel brillait une lueur étrange. Ce n'était autre que l'Envie qui couvait de nouveau.

Il se leva à son tour et la rejoignit. Si la douche à deux devait être leur dernier "moment", alors il ferait en sorte qu'il soit sensas'. « Tu sais, tu as le temps Lucy... La nuit ne fait que commencer. » Il la fit reculer jusqu'à ce qu'ils se retrouvent dans la douche à l'italienne. Là, il l'embrassa avant de faire couler l'eau sur leurs corps tremblant de désir [...]

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