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Death, don't be proud [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Lun 16 Fév - 19:09

❝ Death, don't be proud. ❞
Constance & Torben

J’ouvre les yeux, respire l’air immonde de l’endroit. C’était donc cela le prix de la trahison ? Un lieu sinistre dans un endroit miteux. Je tourne la tête sur le côté, rien, personne. Par réflexe je cherche à récupérer l’usage de mes mains, mais je suis rapidement stoppée par la brûlure de l’argent sur mes poignets. Je peste. Je n’avais jamais été dans ce genre de position, jamais, en six cent trois ans, c’était bien la première fois que l’on me mettait aux fers. C’était aussi la première fois que j’avais fait quelque chose de « grave » et en y repensant bien… Je n’avais pas l’impression d’avoir autant de mal que cela. Il est vrai que l’incarcération m’avait fait réfléchir. On m’avait directement mis de l’argent au poignet, je trouvais la brulure insupportable, c’était une rejet complet, comme tous vampire qui se respectent. Mais être attachée, me mettait hors de moi. Je n’avais pas connu la bonne humeur depuis mon arrivée dans cette cellule, si peu de lumière naturelle, pas de sang à profusion.

Ma gorge était sèche, si sèche. Je me sentais me rabougrir de l’intérieur. Je n’avais jamais vécu ce genre de régime à base de rien. La moindre goutte de sang me faisait sortir de mes gons. Un animal en cage, voilà à quoi on m’avait réduis. Mais parfois ça me faisait rire, ce n’était pas un rire joyeux, c’était de ces rires qui sauvent, je préférais qu’ils entendent résonner mes rires plutôt que mes hurlements. Je soupire une nouvelle fois. Vous connaissez le nombre de d’activité qui existe pour un vampire enfermé et attaché ? Peu, vraiment très peu. J’ai l’esprit qui émerge parfois, la seule chose qui me permet de tenir c’est de savoir que lorsque je sortirais d’ici, je me payerais un restaurant, avec buffet et boisson à volonté, jusqu’à plus faim ni soif. Je savais que je planterais mes canines dans une gorge délicieuse. Je rêvais de sang, j’en avais l’eau à la bouche. Être enfermée ainsi ne me rendrait pas docile, certainement pas, c’était tout le contraire. Me priver de ma liberté et de ma dignité, ça c’était une erreur. Car j’aurais pu calmer ma soif de distraction qui se résumait à vouloir mettre un peu de désordre parmi les têtes couronnées, mais maintenant ce n’était plus de la distraction, c’était une soif de rétribution. Mettre Jana au fer et la torturer jusqu’à ce qu’elle me demande grâce. Un sourire s’échappe sur mes lèvres.

Je me sais pâle, avec une vraie tête de vampire. Le sang nous maintient en vie, dans une apparence humaine, en un peu mieux tout de même. Mais là, je savais que je perdais de ma splendeur, pourtant je ne la perdais pas complètement, je faisais plus sèche… plus vieille, certainement plus proche de mon réel âge que dans celui où j’étais fixée. Que tout ceci me parait ridicule, un mois… qu’était-ce un mois dans la vie d’un vampire ? Rien, c’était moins que rien. On fait rapidement le calcul, ça ne représentait rien. Pas même la moitié du quart du tiers de ma vie. Rien, un éclair. Je n’étais pas inquiète. De quoi puais-je être inquiète, je purgerais ma peine, loin, loin de la lumière, loin des autres, loin des problèmes. Elles peuvent me punir, ça ne durerait qu’un temps. Mais voilà que j’entends des pas. Était-ce l’heure de ma séance de torture ? Les pas … n’étaient pas les mêmes. Voilà une chose qui occupe, reconnaître qui arrive par l’allure des pas, le rythme. Mais voilà une nouvelle personne qui vient me rendre visite, espérons qu’elles soit faîte de chair et surtout de sang, je pouvais me contenter juste d’entendre la pulsation d’une veine. Un homme c’était certain

Le visage s’éclaire. Torben Badenov… Je me met à rire, tellement la situation est risible. Il avait survécu, regardez moi la tête qu’il fait. Ah, la bonne humeur, m’avait manqué. Que lui arrivait-il ? Allait-il me cracher son venin à la figure, me blâmer de tous les maux, de touts ses maux. Qu’il profite de la situation, car si aujourd’hui j’avais une longue liste d’ennemis, je n’étais pas regardante sur un de plus. Je redresse mon visage, pour le regarder. Il avait mauvaise mine par rapport à la dernière fois où nous nous étions rencontrés. Il venait pour quoi ? M’apporter des fleurs et des ballons ? C’était ce que faisait les humains n’est ce pas ? S’offrir des stupidités pour se dire des conneries non ? De la colère, il respirait, transpirait la colère. Envers qui ? Moi ? Que lui-avais-je fait ? Encore un humain à qui on a fait des promesses d’éternité et qui vient se plaindre au service après vente.

 Bonsoir Torben, je vous serrais bien la main.

Que puis-je faire pour alléger votre peine ? Ma peine vient d’être alourdie, puisqu’apparemment, je fais bureau des pleurs..

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mar 17 Fév - 22:58

[HJ, finalement, c'est plutôt soft comparé à ce que je pensais]


Tout se sait toujours un jour. Il fut un temps où j'aurais été le premier informé. Mieux, j'aurais probablement été l'instigateur de ce coup de filet. La justice de ma Reine aurait été courte, brutale, expéditive, mais je ne serais resté ignorant d'aucune des étapes de cet épisode. J'en avais été délibérément écarté, finalement. Pire encore, il s'avérait que j'étais peut être simplement ignoré. Personne n'avait cru bon de dire à l'autre couillon d'estropié du troisième étage, qu'on avait attrapé l'une des putschistes, responsable indirecte de la situation dans laquelle je me trouvais, responsable pour partie de la mort de sa propre Reine. Sa Reine, qui l'avait couvée, elle la petite maquerelle, qui lui avait permis de poursuivre ses activités, de s'élever, là où elle n'était ni conquérante ni d'aussi haute naissance qu'on pourrait l'attendre. Constance Bellanger s'était apparemment rendue. Tom n'avait pas tous les détails, mais ses « contacts » avec une partie du personnel du bâtiment lui avaient dit que la vampire était enfermée dans les sous sols. Barreaux en argent, elle restait nourrie bien que torturée. J'avais failli faire une attaque d'apoplexie de rage et de haine en apprenant la nouvelle ; il avait fallu des heures pour me calmer, et Tom plus deux infirmiers pour m'empêcher d'aller trucider l'inconséquente, infâme créature sans honneur ni loyauté, qui avait tué ce que ce monde avait de plus précieux, sa seule promesse d'avenir. Ce temps là avait passé, ensuite, j'avais affronté les heures et encore des heures, renfrogné, muré dans un silence pesant.


Je voulais l'étriper.


Mais je savais que dehors, il se passait des choses pas nettes. Mon réseau avait disparu dès la rumeur de la mort de Krystel. Mes agents, morts avec moi dans l'embuscade. Erin rebâtissait une armée ; elle n'avait pas le temps d'espionner. Freyja Swayne était déjà sur autre chose. Je partais de rien, je me devais pourtant d'agir. J'étais fatigué de tout cela. Mais moi, je n'étais ni déloyal, ni sans honneur. J'avais une mission, qu'elle me plaise ou non. Le minimum était que je l'accomplisse, même de loin, même avec mes moyens limités. Je descendais dans les geôles royales à la nuit tombée. J'avais plus d'un tour dans mon sac, mais Tom était désespérant de bon sens et de connaissance de ma personne. On me prit les armes que j'avais piquées avant d'arriver en bas. Et la voilà. Plus aussi séduisante ni séductrice, avec autant de barreaux d'argent entre elle et la liberté. Il n'en tiendrait qu'à moi... Mais ce n'était pas le cas.



| Je préfère autant qu'il en soit ainsi ; comme vous le voyez je fais une très mauvaise réaction à l'infamie. |


dis je en désignant ma canne, qui n'était que le sommet immergé de l'iceberg. Mon ton n'est ni cordial ni haineux. Je la méprise. Elle a préféré s'allier avec l'instable Guillemaud au lieu de se voir qui sait, confier tout un continent dans un avenir pas si lointain de manière infiniment plus sûre... Jusqu'à la mort de Krystel.


| Je ne viens pas connaître les raisons, entendre de futiles vérités ou pitoyables mensonges. La seule chose que je retire de tout ça, c'est qu'en plus d'être hautaine et arrogante dans votre position passée, vous êtes une idiote. S'allier avec Guillemaud... Ce putsch est le pire qui m'ait été donné de connaître. |


Je lève une main pour qu'elle ne m'interrompt pas. Elle n'est plus personne ici. La prochaine fois, elle remisera son égo et son ambition au niveau de la réalité de sa personne.


| Vous avez été idiote et dangereuse, vous êtes coupable d'un crime abominable. J'aurais soutenu les plus horribles châtiments. Mais comme cela ne vous aura pas échappé, je ne suis plus en position de décider de quoi que ce soit... Hormis, peut être, de vous accorder une chance de rédemption. Est ce que ça vous intéresse, ou vous voulez rester dans la fange qui vous attend? |

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mer 18 Fév - 14:32

❝ Death, don't be proud. ❞
Constance & Torben

Les humains et leurs grands airs.

A vrai dire, dans un premier lieu je ne comprenais pas réellement ce qu’il voulait, et d’ailleurs je ne le comprends toujours pas. J’étais une traîtresse, oui, oui votre honneur, coupable, mais je ne comprends sa présence.. Il me montre à quel point il m’est supérieur, pourquoi ? Ça on ne le sait pas. Torben Badenov, que dis-je, le servant en titre de sa majesté notre défunte reine, me méprise. Brrr, laissez moi ressentir le frisson de mon indifférence. S’il me méprise, eh bien qu’il le fasse. Ma vie a été construite autour de moi même, une terrible erreur , certes. Mais elle a commencé avant lui, évolué sans lui, et continue … avec lui, mais vous avez compris le tableau, son avis, son humeur, et son ressentiment, ne m’intéresse que très peu. Pour la curiosité peut être, mais ça s’arrête là.


Il ne veut pas entendre de choses futiles, ou de mensonges à peine déguisés. Je n’avais jamais mentit. Reprochz moi ce que vous souhaitez, mais cela non. Alors le mensonge dans toute les situations est beaucoup moins amusant que la vérité, bien prise. De toute façon, je n’avais aucun compte à lui rendre. Il m’ennuie déjà, avec son grand coeur, se croyait il mieux que moi ? Réellement ? Je hausse les épaules. Je suis une idiote. Qui était il pour me juger ? Aaaah, l’humanité, c’était ça ? Je devais … me repentir ? On se foutait vraiment de la gueule du monde. Que voulait-il me faire dire ? Car si c’était des mots de repentir de ma bouche qu’il souhaitait entendre, je préférais encore me faire battre à coup de canne plutôt que lui dire des mensonges. J’étais idiote soit, je veux bien… l’accepter, même si avouer qu’il est aussi imbécile que moi, mais passons. Mais qu’était-il lui ? Je le regarde, parler, j’observe. Il me fait des grands gestes, comme s’il me moralisait : « Ne m'interrompt pas Constance, s'il te plaît! ». Idiote et dangereuse. Mais sérieusement… Pour qui se prenait il ? Au début je me suis dis qu’il allait me gifler, non vraiment, mais en réalité, il me dit de ne pas le couper. Quel gamin, mais quel enfant.

 « Une chance de rédemption ?  » reprenais-je en le regardant droit dans les yeux, avant un rire.

Une chance de rédemption. C’était tellement… humain. Rien de ce que je n’étais. Une chance de rédemption, mais quelle insolence, mais quelle… prétention. Pour mon crime, je mérite d’être condamnée, ce ne sont pas mes larmes et des sceaux et des sceaux de bonne intention qui vont me racheter une conduite. Même si avouez qu’il n’y a quand même pas eu mort d’hommes. Désolée, je n’ai pas cette faculté là. La rédemption, il utilise les grands mots. Il connaissait les vampires n’est ce pas ? Il en avait servit une. Il nous connaissait. Il pestait contre moi, mais dans quel but ? Je m’assois en tailleur. Et je le regarde.

Quand vous me fardez de vos jugements, et de vos reproches pensez vous réellement qu’il me touche, et que je me remets donc en question par la même occasion ? Parce qu’écoutez moi bien, si vous n’êtes pas venu pour mes « vérités » et mes « mensonges ». Vous écoutez me juger, avec votre canne et votre ton moralisateur, confidence, pour confidence, n'est pas dans mes priorités.

Mon regard se déplace sur mes poignets qui, bien sur, ne cicatrise pas. Une trahison ? Une rédemption ? Il n’était rien pour me proposer quoique ce soit, il avait perdu de sa stature, de sa prestance, et pas la peine de chercher loin pour connaître la raison de cette décadence. Si je n’étais rien, lui se résumait au néant, ombre de lui même. La Mort, qui attends la Mort. Laissez moi rire. Me tendait-il la main ? Voulait il me proposer quelque chose ? Que les humains était prétentieux. J’espérais que c’était une farce à vrai dire. Je ne voulais pas que l’on me relance dans les affaires de gouvernance, ou d’autre chose, je ne voulais pas de sa rédemption.

 Je ne veux pas de votre rédemption, Torben. Vous êtes un imbécile si vous croyez que les larmes ramènent les morts et les remords pardonnent les mauvaises intentions. Et vous vous trompez de personne qui vous croyez que je recherche un quelconque pardon. Je ne suis pas de ces gens là. Vous vous croyez au dessus de tout le monde, et maintenant, vous venez me tendre la main, grand sauveur que vous êtes, Merci, c’est bien trop d’honneur.

Mais dîtes moi Torben, pourquoi êtes vous là ? Ne me dîtes pas que malgré la colère que vous ressentez à mon égard, une partie de vous souhaite me proposer quelque larcins ? Lequel de nous deux est le plus … pathétique, ça … Suis-je curieuse de vous entendre ? Surprenez moi, Torben je pourrais peut être même jouer la comédie de la rédemption rien que pour vous.


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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mer 18 Fév - 16:29

Il n'en faudrait pas beaucoup pour que j'abandonne ma résolution et la froide contenance que j'étais sûr de posséder de Krystel, si la vampire me poussait un peu je n'aurais sans doute aucun mal à laisser tomber le masque et à m'adonner à ce que je sais faire de mieux. Fondamentalement, je ne sais même pas si ce que je fais est réellement une bonne idée. J'espère que la vampire me donnera une bonne raison de ne pas aller au bout, et elle ne me déçoit pas. Si au tout départ la créature d'une apparence aussi jeune et fragile que fausse me regarde comme si elle ne voyait pas elle non plus l'objet de ma présence, elle se reprend bien vite. Fidèle à ce qu'elle a toujours été, malgré la présence des barreaux, sa propre crasse et toutes ses insuffisances dans la situation présente. Elle n'a pas changé, même dans la défaite. Ceux qui ne changent pas sont voués à disparaître. Manque d'adaptation à ce monde moderne qui était le nôtre ; c'est ce qui avait précipité sa position et l'avait induite sur ce sentier de perdition qu'était la sédition caractérisée. Elle rit de ma proposition, mais cela ne m'émeut pas. Ne méritent de vivre que les personnes qui sont suffisamment intelligentes pour reconnaître leurs tords et avancer. C''est ce que j'avais fait, plutôt que de me tirer une balle dans la tête comme l'honneur pouvait me le dicter. La vampire s'asseoit, écoute, déjà sûre de son refus, de sa supériorité même ici, même maintenant. La voilà qui contre-attaque. Je soupire. Venir ici était une mauvaise idée depuis le départ.


| Non, je ne pense pas que quoi que ce soit puisse encore vous toucher. D'où votre situation. |


Elle contre attaque, et me dit de but en blanc qu'elle ne veut pas de rédemption. Soit. Le ton est ferme, définitif. Je ne suis pas venu parce qu'elle était quoi que ce soit pour moi ; elle n'est personne. Je n'ai ni affection ni besoin ; j'ai un plan que je souhaite appliquer et qui fonctionnera, même sans elle. Cela me pousse bien sûr à des recherches et du travail supplémentaires, mais le temps est la seule chose qu'il me reste en propre. Je ne suis même pas amusé ou énervé de ses paroles, cela ne me laisse qu'un goût de cendres dans la bouche. Celle de sa vie qui s'effiloche un peu plus à chaque mot qu'elle prononce.


| Je ne nie pas l'être, mais ce n'est pas le concours du plus gros dindon de la farce. Vous mélangez pardon et rédemption, au demeurant. Soit, vous ne voulez pas. Je ne vais pas perdre mon temps à convaincre quelqu'un qui ne veut pas l'être. Je reconnais m'être trompé. Vous ne m'êtes d'aucune utilité. Mes amitiés aux bourreaux. |


Je tourne les talons ; je ne vais débattre ni de morale ni de ma mission avec une vampire qui rejette l'une et l'autre en bloc. Je ne transigerais pas avec elle, pas plus que je ne la convaincrais. Elle n'était rien, sinon le reflet terne et effacé d'une époque révolue qu'elle incarnait toujours. J'étais venu pour une proposition, et elle l'avait refusée. C'était aussi simple que ça. J'avais un travail à faire, urgent, je ne pouvais m'embarrasser d'aucun poids mort.

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mer 18 Fév - 19:22

❝ Death don't be proud. ❞
Constance & Torben

Je ne changerais pas. C’est un fait qu’il faut comprendre et accepter. C’est ainsi, je ne peux me montrer hypocrite et naïve face à ma propre situation. Et je ne peux non plus faire preuve d’humilité, c’est une notion à laquelle je n’adhère pas. J’y vois un aveu de faiblesse, et je préfère être bornée que faible. Mon attitude était puérile, il est vrai. Mais me remettre en question, ça ce n’était pas possible. Je n’agissais pas par générosité, la rédemption, le pardon ce n’était des choses que je voulais. Me faire pardonner quoi ? Ma trahison ? Ma condition ? Ce que j’étais ? Que j’étais devenue ? Vestige d’une époque révolue, je suis un vampire, raccrochée à mon passé, vivre en parfaite harmonie avec les humains, c’était impossible, stupide était celui qui y croyait. J’étais surprise qu’il ne comprennent pas ça, peut être même… déçue. Ce qui me surprenait moi même. Je n’avais pas vocation à me faire comprendre, pourtant, je commençais à comprendre cette frustration face l’impossibilité de se faire comprendre.

Qu’attendait-il comme réaction très franchement ? Non vraiment, je m’attendais à ce qu’il voulait comme réaction, pensait-il vraiment que j’allais me mettre à le supplier ? A me donner les raisons de sa visite, que je voulais de cette main tendue. Je ne me mettrais à genoux devant personne. Si c’était ainsi que l’on voit l’idiotie, eh bien soit, traitez moi d’idiote. Je ne changerais pas. Ma présence ici n’est que la conséquence de mes choix, je n’ai pas regrets, je paye ce que j’ai pris, un point c’est tout. Ma situation n’est pas enviable, mais je ne peux me résoudre à la faiblesse de l’esprit. Mais j'y suis de mon gré. Que l’on me croit insensible me va parfaitement. Car de mon côté, je sais parfaitement où j’en suis. Les jugements et les critiques ne touchent plus, ce fut le cas, mais je me suis endimanchée du manteau de l’indifférence. Il aurait du me donner sa propositions en blanc, plutôt que de me parler de rédemption, le simple mot me donne envie de vomir. Il se braque, comme l’humain qu’il est. Que voulez vous ? Je ne peux m’empêcher de les titiller, ils réagissent toujours de la même manière.

 Ne vous braquez pas Torben Badenov. Vous ne vous attendiez pas à ce que je sois pleine de joie et d’entrain à l’idée de vous voir, et vous entendre me jugez, pour ensuite vouloir me proposer je ne sais quoi. Soyez sérieux de votre côté, si vous voulez que je le sois. soupirais-je

Les gens s’étonnent de me voir sous ce jour là, où je ne suis pas la vampire estimée, avec une place enviable dans la hiérarchie. Je ne voulais plus de ce statut. J’étais aussi et avant tout, un vampire avec des besoins bridée par la politique et la diplomatie. Ma réaction était excessive, et ma trahison certainement découlait de cela. Mais je n’avais jamais été très raisonnable. Que voulez vous c’est ainsi.

 Vous venez avec votre rédemption, comme si les concepts religieux me touchaient. Nous sommes différents, et vous devez acceptez cela. Je ne vous présenterais pas d’excuses par rapport à mon attitude. Et si votre proposition m’intéresse, je suis enclin à vous aider. Mais ne vous méprenez pas sur mes intentions, je ne cherche ni rédemption, ni salut.

Vous avez éveillé ma curiosité, ne soyez pas borné, et je ne le serais pas. Vous avez les cartes en main.


Je suppose qu’il fallait que je me fasse une raison. Je devais me trouver une activité qui allait dans un sens où je ne retournerais pas dans les cellules miteuses de la demeure Raybrandt à la merci de Jana, ou de Morgane. Pour autant, je ne les servirais pas comme j’ai pu servir Krystel. C’était une chose à laquelle je ne me résoudrais pas. Un point c’est tout. Qu’on accepte cela.


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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Sam 21 Fév - 19:09

Pragmatique. Pragmatique. C'est ce que je dois être. C'est ce que j'ai été, ce que je dois encore être, incarner même, pour l'avenir. Le calcul, la symbolique de l'efficience et de l'optimisation. Je ne sais pas combien de temps il me reste, combien il nous reste, et devant cette incertitude je ne peux que limiter ce coût en ne perdant pas cette précieuse ressource dans une situation qui ne présente aucun avantage. On pouvait me croire vexé ; ce serait une terrible erreur. On est vexé quand on a de l'égo ou un intérêt, quand l'un ou l'autre sont contrariés. Je ne suis personne et Constance n'est pas un atout. Elle est une possibilité. Contrecarrée, mais je ne suis pas sot au point d'avoir intégré sa présence, son adhésion, au résultat de mes calculs. Je pense avoir agi en fonction de ce que Krystel aurait pu faire, aurait voulu. Au delà bien sûr du plaisir très éphémère de la faire violer par une horde de chiens avant de la peler vive pour ensuite l'écarteler. Maintenant que je me vois refuser cette possibilité, je n'ai plus rien à faire ici. C'est aussi simple que cela. Qu'elle me considère comme un imbécile, elle aurait raison. Ma seule survie est la preuve de mes propres limites. Qu'elle pense que je sois égocentrique et orgueilleux, et cela me donne un avantage sur elle. Je ne ferais pas l'erreur de la sous estimer. Le meilleur calcul pour les Reines aurait été de la supprimer purement et simplement, car malgré l'opportunité que j'ai entrevue, je suis convaincue que tant qu'elle est « vivante », elle constituera un danger. Tant pis ; on ne me reprochera pas d'avoir tout fait pour mobiliser le plus d'outils, de chairs et de volontés, pour Son dessein et leur protecton. Constance mélange vérités et fierté, comme elle l'a déjà fait avec moi dans le passé. Cela la rend faible, et l'a conduite ici. Attitude typique de quantité de vieux vampires. Krystel elle même, a déjà commis des imprudences par orgueil. Mais l'expression cruelle de sa propre défense était surtout de l'intérêt de l’État, au delà de considérations personnelles. Je me retourne à ses paroles. La bête blessée se sent seule, peut être, je ne sais avec certitude d'où vient cette nouvelle tempérance. Mon regard est toujours aussi fixe, indifférent, pesant.


| Oh, je suis toujours sérieux, Bellanger. Je ne suis pas plus heureux que vous. Et je n'oublie jamais qu'en toutes circonstances, nous sommes jugés. Vous le faites aussi, en ce moment même. Ce genre de choses m'indifférait auparavant et c'est toujours le cas aujourd'hui ; cela ne me perturbe que si ces jugements portent préjudice à mes objectifs. |


Ce qui n'était que rarement le cas. Oh bien sûr, ces derniers temps j'avais été bien plus impacté que d'habitude par le flot d'insultes reçues. Van Heland et les autres. Ils n'avaient pas tord, fondamentalement parlant. J'étais un imbécile. Cela remuait le couteau dans la plaie, et j'étais encore trop obnubilé par ma perte, ma solitude et ma souffrance psychique inédite. J'étais, selon les registres, le seul servant humain à survivre à son maître vampire. Je devrais mourir, normalement. Mon esprit, mon âme, étaient touchés à jamais par cette partie de moi qui m'avait été arrachée. Personne ne comprenait, car personne ne l'avait jamais vécu. Mais je ne me laisserai ni toucher ni dérouter par Constance Bellanger. Krystel m'avait conté son brusque et incompréhensible revirement. Autrefois fidèle jusqu'au bout des ongles, en un instant la vampire avait tourné casaque. Je n'avais aucune compassion pour les traîtres et les impétueux, m'efforçant depuis toujours de contenir ce second aspect.


| Je n'attends de vous aucune excuse ; je ne serais pas seulement stupide mais plus fou encore que je ne le suis, d'attendre cela. Je ne veux pas de votre aide mais de vos services, soyons bien clairs là dessus. Je vous sais quelques compétences. Vous êtes ancienne maquerelle, vous savez les ressorts du jeu politique, et vous êtes sensible à l'intrigue. J'ai besoin d'espions. Les risques personnels sont importants, et il vous faudra probablement payer de votre personne. Et je n'ai rien à vous proposer ; je ne vous donnerais pas d'argent ni rien du tout. Ma propre situation dépendait de celle de ma Maîtresse, comme vous le savez. J'imagine cependant que votre implication vous rétribuerait en crédit auprès de la Société auprès de laquelle vous avez été mise au ban. |

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Dim 22 Fév - 22:16

❝ Death, don't be proud ❞
Constance & Torben
 Si l’on oubliait les notions plus ou moins proches de cette idée de rachat ? Vous cherchez vraiment à me contrarier.

Je me lève et je m’approche des barreaux, je traîne mes chaînes qui font un bruit mélodieux sur la pierre de ma cellule. Torben Badenov, j’avais toujours été curieuse de son cas, j’étais toujours curieuse des humains qui s’attachaient aux vampire comme il l’avait fait. Je trouvais ça… contre-nature, pas la notre, la leur. Pour quelle raison vouloir s’attacher à nous ? Les raisons triviales comme le sexe, la fortune… et autres n’avait rien à voir, le servant humain… est un lien plus profond… moins superficiel. La recherche de puissance ? Était-ce donc cela qui les motivent ? Je n’aime pas les humains qui m’approchent sans crainte, je ne suis pas une amie, je ne suis pas une étrangère que l’on croise dans la rue qui vous sourira ou vous dira bonjour. Mais après tout, ce n’est pas le fait que je sois un vampire qui fasse cela, c’est simplement mon caractère, je ne suis pas une personne des plus chaleureuse, aux premiers abords.

Beaucoup de mots pour des choses simples… Nous ne apprécions pas. Je n’aime pas son regard. On obtient rien avec ce genre de regard, ça me fait sourire, parce que je sais bien que ça le tue au plus profond de son être de me demander quelque chose. Il meurt d’envie de m’étriper, et vu une époque, il en aurait été capable, mais aujourd’hui, ma simple présence prouve la faiblesse de nos nouvelles dirigeantes. La fidélité vampirique s’obtient par la peur et le respect, c’est stupide comme fonctionnement, mais ma fidélité, et ma loyauté marchait de cette manière. Je n’avais signé aucun contrat qui me condamnait à servir sa progéniture, et je ne m’y étais pas engagée non plus. Les gens pensent que je joue sur les mots, ils ont peut être raison, mais savoir être précis fait aussi partie des choses qu’il fait acquérir ou apprendre. Il se dit sérieux, je hausse les épaules. Il ne veut pas de mon aide, mais mes services. Je hausse un sourcil, mon dieu, mais va-t-il enfin y arriver à dire ce qu’il souhaite ? Pourquoi les gens s’amusent de ronds de jambes et de phrases superficielles, venez en au fait. Et encore, je n’y suis pas encore. Parce que je n’ai que la description, de là à savoir dans quoi il voulait que je m’embarque restais un mystère. Car pour l’instant, il n’avait pas les bons arguments, rien. Du crédit ? Franchement qu’est ce j’en avais à foutre du crédit. Les chaînes me stoppent, et je le regarde droit dans les yeux.

 Je n’ai rien à gagner à vous offrir « mes services », et vous n’avez rien pour négocier. Comme vous le dîtes vous n’êtes qu’un humain qui a survécu à sa Maîtresse et qui ne peut plus se faire entretenir. Votre attitude, qui dans votre tête doit être justifiée, ne me laisse présager qu’un rapport tendu si collaboration il y avait. Et je n’ai plus de temps à offrir pour ce genre de bêtises.

Vous devez savoir que la trahison n’avait pas seulement pour but de me distraire, mais aussi celui de m’éloigner de ce genre de propositions. Pourquoi ferais-je cela ? Car ce n’est définitivement pas pour vos beaux yeux Torben. Vous feriez mieux de me donner plus d’arguments, car actuellement ma réponse est toujours négative.


Je recule d’un pas le sourire aux lèvres. Je me demandais bien ce qu’il avait pu ressentir. Je suis quasiment sure que c’est une douleur qui doit ressemblez à celle de perdre son créateur. Un servant qui perd son maître. Un créateur qui abandonne sa progéniture. Ça vous change n’est ce pas ? Mais pour les vampires, c’est le prix de l’Éternité. Pour les servants humains, c’est une Arnaque. S’il voulait un conseil, un vrai. Il ferait mieux de s’éloigner des vampires. Aucun humain ne survit à son vampire, et c’est pour une raison selon moi. Mais après, Torben ne semblait pas vouloir répondre aux règles, tant pis pour lui.



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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Sam 28 Fév - 15:32

Je ne souris même pas quand la vampire me lâche une remarque qui autrefois m'aurait grandement amusée. Je sais, je sens, que la vampire ne comprend toujours pas la nécessité et le poids de certains mots. Le rachat. Parce qu'elle se considère comme libre, indépendante. Il n'y a pas de plus grande illusion dans ce monde ultra normé que la notion de liberté. Celle ci ne va pas de soit, bien au contraire. On est sans arrêt chapeauté par tout un carcan social, un héritage culturel, nos propres pulsions, nature biologique et équilibres chimiques que nous sommes bien en peine de contrôler dans certains cas. Elle même est vampire. Plus encore que les humains, elle a ce que Krystel appelait ses « chaînes ». Sa soif incroyable de sang, ses pulsions sexuelles et violentes, cette domination qu'elle se veut exercer sans arrêt, Constance n'a encore jamais compris qu'elles étaient ses attaches. Elle a conscience de leur réalité, de leur force. Mais elle est tombée dans le piège de l'idéologie, pensant qu'elle est libre. Non. Par nature, elle est déjà soumise à des impératifs. Et ici, dans cette position, elle est plus encore soumise qu'à n'importe quel autre moment ordinaire de l'existence. Peu importe, au final.


| Je pense que dans votre position, il serait préférable de remiser votre égo au placard. |


Aucun jugement, pas même véritablement un conseil. Je ne sais toujours pas si elle va accepter ma proposition. Finalement, peu importe. J'ai toujours fait avec les conditions que je recontrais. Reformer un réseau d'une base zéro n'est pas la chose la plus compliquée qu'il m'ai été donnée de faire. La plus longue, peut être. J'en jugerais plus tard. Pas la plus dangereuse ou la plus complexe, de cela au moins j'étais certain. Et la voilà qui essaie de monnayer. Me faire entretenir ? J'assumais. Je fournissais talents et compétences à Krystel, et en contrepartie elle pourvoyait à mes besoins personnels et professionnels. Echanges de bons procédés, mais elle avait raison de ne pas me considérer comme propre dépositaire de mes ressources. Rapport tendu ? Ne sait elle que dans le cadre d'une mission il n'y a que l'objectif qui compte ? Je sais que ce genre de manifestation d'émotions, de sensations, est chère aux vampires. Il n'empêche que beaucoup d'humains partagent cette manière de faire. Ce n'est pas la mienne. La mission ne joue pas sur le sentiment. Me demandait elle vraiment de la convaincre?


| Tous vos biens mobiliers et immobiliers ont déjà été saisis, vous n'êtes plus rien. En cherchant bien, je peux sans doute vous trouver un budget... Mais j'ai bien peur qu'il ne soit bien en dessous de vos tarifs habituels ; je n'offre aucun traitements de faveur et paie au résultat. Que pourrais je vous offrir d'autre ? La satisfaction du travail accompli et l'honneur sont vides de sens, pour vous, et je ne feraispas de vous une vampire riche. Je ne vous gagnerai pas non plus de places dans une hiérarchie à laquelle vous avez délibérément tourné le dos. Dites votre prix. Si je suis en mesure de le payer, nous avons un marché. Autrement, bonne continuation à vous. |

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Lun 9 Mar - 22:57

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance & deux Reines
Je le regarde et je l’écoute, le servant humain qui parle pour ne rien dire. Ma curiosité à pris le large, et ce qu’il me dit ne m’intéresse plus. Mais mon opportunisme, lui, se réveille doucement.

Le vrai traître est celui aide son prédateur. Il ne voyait peut être pas les choses ainsi, mais de toute manière la manière dont il voyait le monde différait de la mienne. J’étais face au barreau à l’écouter essayer de m’acheter. Remettre mon égo au placard ? Je le regarde avec une envie de rire. Remettre … mon égo au placard ? Et faire quoi après ? Ramper à ses pieds pour qu’il me donne du travail ? Je préférais vivre dans la clandestinité, au jour le jour, dans une maison différente chaque nuit, plutôt que d’avoir de la stabilité fournie par un être aussi déprimant et pédant que Torben Badenov. C’était la toute la grandeur de mon égo, il ne passerait pas dans un placard.

 Ne comptez pas sur moi pour « remiser» mon égo… voilà 600 ans qu’il est mon compagnon, et nous sommes tous esclaves de quelque chose. Et vous savez que les vampires sont esclaves de beaucoup de choses. Je n'échappe pas aux règles.

Il me croyait superficielle à ce point ? Tant mieux. Parce que c’était bien cette impression que je préférais qu’il garde. J’avais pris mes dispositions. Tout ne m’avait pas été saisis comme il aimait bien le dire, j’ai six siècles, pas quarante ans, je sais comment me protéger. Mais si je pouvais récupérer ce qui m’appartenait, je ne pouvais définitivement pas lâcher cette opportunité. Me trouver un budget. Je le regarde, et je l’écoute. Je me demandais vers quoi courrait il avec tant d’ardeur pour venir demander à un vampire qu’il méprise des services. Que voulait-il accomplir ? Que pouvait -il bien se passer dans cette tête qui était la sienne ?

 La satisfaction du travail, c’est vrai que voilà quelques notions bien ennuyeuses. Vous n’avez pas les moyens de payer Torben, si c'est avec ça que vous comptez me satisfaire.. Par contre... Si vous récupérez mes propriétés et ce qui m’appartient, nous avons un deal, si non… trouvez vous un vampire impressionnable avec vos leçons et vos histoires d’honneur. Je ne veux pas de votre argent, ou de votre récompense, je veux ce qui m’appartient.

Pouvez vous vraiment m’en blâmer ? Cette hiérarchie que vous défendez qui n’est pas la votre. J’ai tourné le dos à une hiérarchie à votre image, bancale, sans avenir et hors de propos, condamnez à n’être que dans l’ombre du règne précédent. Nous avons tous nos projets, celui de faire partie d’un bateau qui coule n’est pas le mien.


On m'avait volé mon histoire mes souvenirs symbolisé par des objets et des années, que dis-je ? Des siècles de collections d'objets dont certains me sont particulièrement précieux. On m'avait volée, on s'était accaparé tout ceci. Qu'on me les rendes et je me montrerais peut être plus docile. Peut être.

Si n’avons pas de rapport cordiaux.. eh bien.. nous aurons tout le contraire. Je ne me laisserais pas marcher sur les pieds par un gamin. C’est qu’il voudrait presque me donner des leçons ? Donne t-on des leçons à quelqu’un qui n’en a jamais accepté que d’une seule personne ? On peut essayer, mais le résultat n’est pas garanti.
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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mar 10 Mar - 18:49

J'ai réussi à l'amener à discuter, mais je ne suis pas venu pour négocier. De cela elle risque de ne pas comprendre, mais tant pis. Je ne suis pas homme à négocier, à transiger. Quand le jeu en vaut la chandelle, oui. Je peux être amené à faire des compromis. Mais que les autres n'y prennent pas habitude. Je ne négocie que lorsque je n'ai pas le choix, que dans le cas où j'ai un intérêt à le faire, un échange à accomplir. Ce n'est pas vraiment le cas ici, alors peu importe au fond. Ce qui m'intéresse avant tout, c'est de pouvoir mener à bien les objectifs que je me suis fixé. Constance n'est qu'un moyen pour y parvenir. Mais pas le seul moyen. Qu'elle se calme donc à ce niveau là. La voilà qui maintenant explique ses propres limites. Elle doit les transgresser pour survivre, elle n'a pas le choix.


| Si vous n'êtes pas capable de vous adapter, alors vous ne pouvez m'être d'aucune utilité. Si mes agents ont été aussi efficaces, c'est parce qu'ils n'avaient pas de limite. Parce qu'ils misaient leur vie et tout ce qu'ils avaient. La plupart, il est vrai, n'était pas habituée au faste de votre ancienne position... |


Ce n'était même plus un sous entendu. Il était logique et même normal que les attentes de l'ancienne conseillère soient plus élevées. Après tout, on parlait de quelqu'un qui avait une position élevée, luxueuse et enviable, depuis assez longtemps pour que cette expérience soit la plus probante de son existence. Constance Bellanger ne se salit plus les mains depuis longtemps, ou en tous cas pas au même niveau que des Danvers et des McLensfield, qui ont avalé de la merde la moitié de leur vie et qui continuent à le faire par sens du devoir. Je hoche la tête en signe de dénégatgion. Impossible pour moi d'accéder à sa demande en aucune manière ; ce ne serait ni juste ni équilibré comme accord.


| Non. Je ne vous donnerais jamais ce qui fut à vous. Ce n'est ni en ma possession, ni de mon ressort. Jamais je ne pourrais moi même négocier cela avec Leurs Majestés. Je peux vous donner une rétribution quelconque, mais pas ce qui fut vôtre. Pour partie parce que je ne peux pas. Pour partie parce que je ne veux pas donner le message selon laquelle la trahison peut être pardonnée. Je suis sûr que vous êtes sensible à la symbolique des choses. |

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MessageSujet: Re: Death, don't be proud [Livre II - Terminé]   Mer 11 Mar - 19:12

❝ Death don't be proud. ❞
Constance & Torben
Je le regarde et je souris. Il me prenait pour … un de ces agents ? Devais-je rire ? Me moquer Voilà qui semblait régler la question de notre possible association. Je trouverais quelqu’un d’autre pour me remettre ce qui m’appartient, je n’aurais de cesse de vouloir récupérer mon du. Je soupire et hausse les épaules. Nous n’étions pas amis, nous n’avions rien en commun, je ne voyais pas ce qu’il faisait ici, désormais l’intérêt que j’avais pu lui porter pendant quelques instant s’était définitivement envolé ne laissant place qu’à un triste spectacle.

 Ne me parlez pas d’adaptation, vous n’êtes pas en positon de me parler de ce genre de choses. Vous croyez tout savoir et tout connaître, c’est bien la prétention des Hommes. Vous ne savez rien Torben Badenov, rien.

Vous êtes du bon côté des barreaux, c’est la seule chose qui vous donne un peu de pouvoir et me retient de ne pas vous écorcher pour aller retrouver ma défunte souveraine. Ça m’éviterait de voir votre tête de chien battu hautain et prétentieux. Je suis un vampire affamé, esclave de ses pulsions, je me ferais un plaisir de vous retirez de qui vous reste de dignité.


Adaptation. Je le regarde un sourcil arqué. Pouvait-il seulement parler de cela ? Quel âge avait-il ? Quarante ans ? Un peu plus… ou alors c’était l’âpre retour de flammes des conséquences de la mort de Krystel. Je n’avais pas de leçon à recevoir de sa part. Adaptation ? J’avais traversé les âges et les révolutions, je n’avais aucune leçon à recevoir de sa part. Je me mets à rire, et je tourne les talons, brûlant ma chaire avec l’argent de mes chaînes qui suive partout où je vais. Il me faisait pitié, et avoir l’ombre d’un servant humain comme chef de fil, je préférais qu’on me pende haut et court plutôt que devoir quoique ce soit à ce type. Remettre son égo en place, c’était bien une phrase de faible. En quoi l’adaptions et l’égo allait ensemble ? Ça ça personne ne le sait, pas même moi. J’ai vécu 602 ans. Je peux bien encore vivre six siècles de plus.

 Vous n’avez rien, vous n’êtes rien. Vous n’avez aucune leçon à me donner, je ne vous ai pas trahi, ceci n’a rien avoir avec vous, absolument rien. N’oubliez pas que vous n’êtes plus qu’un humain, rien d’autre. Faîtes vous grand chevalier, défenseur de ses dames, nous verrons bien qui se mordra les doigts. Maintenant, vous feriez mieux de vous en aller, nous n’avions plus rien à nous dire, et plus aucune transactions à négocier. Vos leçons et sous-entendus m’ennuient.

Dormez bien, et surtout pensez à moi.


Je m'assois sur mon banc de taulière. J'arriverais à survivre, qu'il ne fasse pas de soucis. La mort ne veut pas de moi. Et je ne veux pas de la mort.


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