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« Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]
MessageSujet: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Lun 16 Fév - 14:51

Si à Edimbourg le temps était clément, à son arrivée à Glasgow Joe fut surpris par une nette différence climatique – une pluie torrentielle inondait le macadam en flaques multiples et malmenait les piétons aventureux. Callaghan était de ceux qui n'avaient pas d'autre choix que d'affronter l'intempérie du moment ; débarqué à la gare de la ville, il lui fallait gagner la bibliothèque qui ne se trouvait qu'à quelques pâtés de maison de là. Et c'est d'un pas pressé qu'il chemina jusqu'à sa destination.

La Mitchell Library était un bâtiment immense, à l'aspect architectural remarquable. C'était aussi un lieu culturel, propice à l'évasion de l'esprit et à l'enrichissement intellectuel. Joe connaissait le lieu comme sa poche, pour l'avoir foulé un nombre incalculable de fois ; Il s'y rendait souvent pour mener des recherches personnelles. Et il appréciait cet endroit, ses odeurs, propres aux bibliothèques. Les livres aussi avaient leurs senteurs - Des exhalaisons surannées, synonymes du temps qui passe. La chose avait cependant un aspect moins séduisant, quand on savait que ces fragrances n'étaient autre que la décomposition des particules qui constituaient les plus anciens ouvrages exposés.

Sans perdre de temps, Joe gagna la salle de lecture qui faisait aussi office d'espace d'étude. Si parfois il n'y avait pas âme qui vive, en ce jour c'était différent. Des individus étaient déjà installés ici et là, certains plongés dans une lecture assidue, d'autres feuilletant évasivement les pages d'un bouquin qui ne leur semblait guère intéressant. D'autres encore flânaient entre les rayons, cherchant désespérément un livre spécifique qu'ils ne trouvaient pas. Sachant d'avance ce dont il avait besoin, Joe ne perdit pas de temps à cette tâche ; il alla droit au but, remplit ses bras de plusieurs ouvrages. La tâche la plus ardue fut sans doute de trouver une table inoccupée et lorsque cela fut fait, comme à son habitude il étala ses affaires sur toute la superficie boisée. Ce n'était pas forcément volontaire, juste une façon de faire qui laissait perplexe – A lui seul avec son bordel il occupait deux places, alors que celles-ci en ce jour se faisaient rares.

Un livre ouvert devant lui, des feuilles vierges à sa droite, il avait le profil type de l'étudiant en pleine recherche d'érudition. L'un des magazines pour lequel il travaillait avait lancé une requête et Joe devait maintenant rédiger un article sur un thème anthropologique. Un sujet qui lui paraissait barbant, mais qui lui permettrait cependant de boucler sa fin de mois. Le coude sur la table, sa main gauche supportant sa tête, le trentenaire se lança dans la lecture d'un texte de Lévi-Strauss.

En l'endroit régnait un silence feutré, une ambiance sereine qui enveloppait et apaisait. A tel point que parfois Joe s'y endormait, Morphée venant le chercher dans ce lieu incongru. Et cela se produisait surtout lorsque le sujet de lecture ne le bottait pas particulièrement. Comme avec l’œuvre de cet anthropologue français...
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Lun 16 Fév - 19:36




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


J'ai toujours aimé lire. Aussi loin que je m'en souvienne j'ai toujours pris du plaisir à la lecture. D'ailleurs au pensionnat la bibliothèque de l'école était mon deuxième endroit de prédilection, juste derrière la chapelle. Je pouvais passer des heures, assis dans un coin à lire du Mark Twain ou du Roald Dahl. En grandissant j'ai gardé ce goût prononcé pour la lecture : fantastique, science-fiction, philosophie... Je n'avais pas de genre spécifique et je ne me cantonnais pas uniquement à la Bible bien qu'elle ne soit jamais très loin de moi.

Alors, vivre à Glasgow et ne pas passer à la Mitchell Library voilà qui était inconcevable pour moi. J'avais donc décidé d'y passer un après-midi. Je m'étais rapidement retrouvé à longer les rayons de la bibliothèque, parler avec les bibliothécaires qui semblaient surpris de voir un homme en soutane s'aventurer ici et fouiller minutieusement les étagères à la recherche d'un livre ou d'un auteur que je ne connaissais pas. Il y en avait un bon nombre d'ailleurs. Je savais que je n'aurais jamais assez d'une vie pour lire tout ce que je souhaitais, c'était dans ce genre de moment que j'enviais l'immortalité des vampires.

J'avais choisi "Le principe responsabilité" de Hans Jonas, j'en avais souvent entendu parler, mais je n'était encore jamais tombé dessus jusqu'à ce jour. Le livre sous le bras, je cherchais un endroit où m'asseoir et entamer ma lecture en paix lorsque je remarquas une personne à moitié avachis sur une table, des feuilles étaient étalées à sa droite. Je m'approchais de lui, intrigué. C'était un homme d'une trentaine d'année qui était endormi, du moins il en donnait l'impression avec ses paupières fermées.

Dans le doute je mis ma main sur son épaule et le secoua légèrement tout en l'appelant :


"Mon fils ? Vous allez bien ?"
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Dim 1 Mar - 18:11

Joe s'assoupit en peu de temps, sombra dans une léthargie de demi sommeil. Et alors que son esprit voguait entre deux mondes, quelqu'un vînt perturber sa douce rêverie - Il sentit une pression sur son épaule, tandis qu'une voix au lointain vînt s'introduire dans ses songes. Une voix masculine. Et ce qu'elle disait était en totale contradiction avec ce à quoi Joe « rêvait ». Comme un animal sauvage débusqué il sursauta, posa un regard dénué de sympathie sur celui qui l'avait tiré de son état onirique. De l'individu en question, il vît tout d'abord l'habillement atypique, peu commun. Une soutane parfaitement ajustée, ainsi qu'un col serré par une quelconque sainteté. Monsieur était prêtre. Monsieur servait Dieu, le tout puissant. Celui en qui Joe ne croyait pas, ou plutôt, ne croyait plus. Une entité excessivement priée, mais peu présente pourtant, au vu du malheur qui accablait le monde.

Parce que ce statut imposait le respect, l'expression du faciès de Callaghan se radoucit prestement, alors qu'il détailla le visage de celui qui se voulait porteur de la providence. Il n'avait rien de l'archétype du bon vieux prêtre flétri à l'âge avancé, aux cheveux grisonnants et à la calvitie naissante. Celui-ci avait un visage lisse, plutôt anguleux, comme si ses traits avaient été taillés dans le roc. Son regard était sombre avec des nuances cuivrées ; il restait en l'instant insondable. Il avait le profil-type d'un homme emprunt d'une spiritualité profonde, sans doute parce qu'il portait en lui le ciel, l'enfer et le purgatoire. Combien de secrets de confesses gardait-il caché en lui, cet homme du sacré, ce représentant du tout puissant ? Combien d'homélie avait-il à son actif ? Un nombre considérable, à n'en point douter. Au risque de paraître excentrique avec sa pose statique et silencieuse, Joe détourna les yeux, les posa au pif sur l'horloge murale qui lui faisait face. La bienveillance de cet homme de foi l'avait poussé à s’enquérir de l'état de Joe, il attendait une réponse qui tardait. Le questionné répondit enfin ; « Hm... Oui, je me suis juste assoupi. » Un silence s'interposa entre eux deux tandis que Callaghan se redressa sur sa chaise. Il rajouta «  Mais merci quand même, de vous être inquiété de la sorte. » Un vague sourire se dessina sur ses lèvres. Habituellement, il se réveillait tout seul, car personne ne venait à son encontre. La tendance était à l'individualisme ; l'on ne se souciait guère des autres. Seuls quelques-uns étaient encore capables d'un altruisme prononcé et ils restaient rares.

Joe lorgna brièvement le livre que son interlocuteur avait en sa possession. Il put en distinguer le titre, le reconnu pour en avoir lu quelques critiques. Le sujet abordé dans cet opus était aussi passionnant que l'ouvrage sur lequel Joe venait de s'endormir. Amusé il ne put s'empêcher de renchérir ; « J'ignorais que les membres de la caste sacerdotale s'intéressaient de près à la philosophie ». D'accord, les prêtres étudiaient cette discipline durant leurs séminaires, mais une fois « ordonnés », la majorité d'entre eux s'en tenaient à leurs livres et acquis religieux. Il fallait être intéressé pour perpétrer ensuite ce genre de lecture. Quoique... C'était peut-être dans ce type de publication, que ces serviteurs du tout puissant trouvaient des explications au sens de la vie. Dieu et son histoire n'avait sans doute pas réponse à tout, loin de là. Du moins, c'est ce que concevait Joe.
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Mer 4 Mar - 20:56




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


De toute évidence l'homme c'était endormis ou du moins somnolait et je l'avais réveillé au vu du magnifique sursaut et regard affolé dont il m'avait gratifié. Je ne pouvais m'empêcher de trouver dans son fascié quelque chose d'adorable : il avait un air de petit animal terrifié, ceux que l'on trouve sur la route et sont terrifié par la lueur des phares d'une voiture. Je lui souris d'une manière qui se voulait rassurante, mais son regard se détourna de moi. J'avais l'impression qu'il était gêné.

« Hm... Oui, je me suis juste assoupi. »

Je n'étais pas étonné. Les bibliothèques sont des endroits de paix et de silence, si bien qu'il est facile de s'endormir si on est un temps soit peu bien installé et fatigué. D'ailleurs si j'en jugeait par les feuilles et les ouvrages disposé devant l'homme, il devait être en pleine étude. Pourtant il ne semblait pas être assez jeune pour être étudiant, un professeur peut-être....

« Mais merci quand même, de vous être inquiété de la sorte. »

Il me gratifia d'un sourire un peu gêné. Soit il n'était pas habitué aux relations humaines soit ma tenue le gênait. En effet il n'était pas rare que certaine personne soit mal à l'aise vis à vis d'une personne d'Eglise, cela dépendait en grande partie du vécu de la personne, mais il faut dire qu'au vue des différents scandales auxquels l'Eglise à fait face cela n'acait rien d'étonnant.

« J'ignorais que les membres de la caste sacerdotale s'intéressaient de près à la philosophie »

Je reportais mon attention sur le livre que je tenais dans la main. Oh oui. C’est vrai que ce n'est pas tant le genre de lecture à laquelle on s'attend de la part d'un pasteur, mais je me suis toujours refusé de tenir ma culture uniquement à la Bible. Le Livre Saint ne nous incite t-il pas à l'étude et à la lecture ?

"J'admet que ce n'est pas le genre de livre que les Pères Supérieurs nous conseilles, mais je préfère m'en tenir à mon propre avis en ce qui concerne mes lectures. Ne leur en déplaise car après tout Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin, deux des plus grands philosophes et théologiens, n'étaient-ils pas des hommes d'Eglise ?

Je m'excuse si je vous ais fais peur mon fils. C'est juste que de loin vous ne donniez pas vraiment l'impression d'aller bien."
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Dim 15 Mar - 18:15

Lorsque son interlocuteur cita les deux feus philosophes, Joe afficha une expression dubitative ; Le temps de farfouiller dans les méandres de sa mémoire et de se souvenir de ce qu'il avait pu lire en corrélation avec les deux noms cités. Pas grand chose, mais assez pour savoir que cet individu avait raison. Callaghan approuva ses dires ; « En effet. »

L'homme d'église s'excusa pour son intervention, justifia la raison de son geste. Joe le rasséréna ; «  Je vous rassure, il n'y a pas de mal. La lecture du livre que j'étudie était tellement insipide qu'elle m'a littéralement assommée. » Il referma momentanément l'ouvrage en question, afin que son vis-à-vis puisse en distinguer le nom de l'auteur ainsi que l'intitulé ; « Race et Histoire ». « J’effectue des recherches personnelles, histoire d'enrichir mes connaissances. A partir de là, je rédige des articles sur des sujets divers... » L'habituel farouche qu'il était déliait sa langue comme s'il s'adressait à une connaissance familière. Il savait que ce Fils-Dieu ne porterait pas de jugement de valeur sur ce qu'il dirait, habitué sûrement à écouter ses paroissiens lui parler immodérément de tout et de rien. Le trentenaire renchérit, donnant un peu plus de détails sur lui, se dévoilant à peine, mais se dévoilant quand même -  « Je suis pigiste, pour un magazine multi-thème. »

Joe ouvrit sa gibecière qu'il avait posé un peu plus loin sur la table, en ressortit un exemplaire de ladite revue qu'il tendit au religieux, celle du mois précédent. « Vous connaissez ? » « Express Yourself » représentait pour certains une lecture instructive. Pour d'autres, les désintéressés, il ne s'agissait ni plus ni moins d'un simple torchon. Le mensuel ne faisait pas partie des meilleures ventes, mais il avait néanmoins trouvé son lot de lecteurs fidèles. « Gardez-le, c'est cadeau. » Joe ne divulgua pas son pseudo d'auteur. Il en avait déjà dit beaucoup, en tant que taciturne habituellement avare de paroles et d'interactions sociales. Ici, il abaissait presque naturellement les barrières de la méfiance - Accorder sa confiance à un homme d'église était après tout, chose somme toute logique. En qui pouvait-il croire, si ce n'était en un desservant ? Il reprit presque immédiatement, orientant cette fois la conversation sur celui qui le jouxtait ; « Si un jour on me demande d'écrire un article en rapport avec la religion, je saurais venir vous chercher ici, quelque part à Glasgow. Il sourit. « Je suis sûr que vous avez quelques anecdotes à raconter, des valeurs particulières à faire partager.» Aimer, absoudre, partager, prier et croire. Joe pensait déjà connaître à peu près ses idéaux. En général, c'est ce que l'église avait toujours souhaité inculquer -
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Jeu 26 Mar - 19:00




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


« Je vous rassure, il n'y a pas de mal. La lecture du livre que j'étudie était tellement insipide qu'elle m'a littéralement assommée. »

Tiens donc. L'homme referma le livre en question afin de me montrer le titre "Race et Histoire" de Claude Lévi-Strauss. Il y a bien longtemps que j'ai lu cet auteur. Non pas que je n’apprécie pas son travail, mais comme pour tout le temps me manquait. Je me rappelle d'ailleurs du premier ouvrage que j'ai lu de lui "Anthropologie structurale". C'était dans mes premières années de service, je l'avais trouvé dans la bibliothèque d'un autre pasteur et le lui avait empreinté. J'avais été assez surpris de trouvé un tel livre chez un homme de Dieu, mais bon...

« J’effectue des recherches personnelles, histoire d'enrichir mes connaissances. A partir de là, je rédige des articles sur des sujets divers... »

Très honorable de sa part. Un journaliste dirait-on car au vu de son physique je doute qu'il soit encore étudiant, à moins bien sûr que ce ne soit un jeune professeur. Dans tout les cas je suis content qu'il me fasse ainsi la conversation et qu'il ne m'en veuille pas pour le dérangement.

« Je suis pigiste, pour un magazine multi-thème. »

Ah je n'étais pas si loin que ça. Mon interlocuteur sort un magazine de sa gibecière et me le tend.

« Vous connaissez ? »

« Express Yourself » ? Tiens non. Je pose mon livre sur l table et Je m'empare du magazine, le feuilletant. Des articles assez intéressants et diversifiés. Voilà de quoi capter mon attention.

« Gardez-le, c'est cadeau. »

Voilà qui est généreux de sa part. Je lui sourit en remerciement.

« Si un jour on me demande d'écrire un article en rapport avec la religion, je saurais venir vous chercher ici, quelque part à Glasgow. Je suis sûr que vous avez quelques anecdotes à raconter, des valeurs particulières à faire partager.»

Voilà qui est assez surprenant. Je n'avais plus l'habitude que les gens viennent ainsi s’intéresser à moi depuis les événements de Bloody Valentine, étant donné que j'étais traité comme un pariât au Danemark suite à ça... Toujours souriant, je répond à mon interlocuteur :

"Mais bien entendu, mon fils. Ce serait avec grand plaisir que je répondrait à vos question et que je discuterais avec vous. Vous êtes une compagnie agréable, mais j'oubliais..."

Je lui tend la main.

"Je m'appelle Joakim Steen."
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Dim 5 Avr - 19:07

Joe apprécia d'entendre dire qu'il était d'une présence agréable. Les compliments étaient une chose rare. Le pasteur dévoila son identité, Joe lui répondit ; « Enchanté, Monsieur Steen. » Il lui serra la main, une poigne ferme, franche, mais pas broyeuse de phalanges, parce que Joe n'avait rien d'un bourru. Le trentenaire se présenta à son tour. « Joe Callaghan. »

Les présentations faites, Joe adopta une pose plus décontracté, se montrant ainsi clairement ouvert au dialogue. Il s'adossa contre sa chaise, allongea et croisa ses jambes devant lui sous la table. Il fourra sa main gauche dans la poche de son pantalon, tandis que sa main droite alla chercher son stylo, avec lequel il se mit à jouer distraitement. Son regard clair ne lâchant pas Joakim, il plissa les yeux, fronça imperceptiblement les sourcils et pencha légèrement la tête sur le côté, comme s'il effectuait une quelconque analyse ; « Je dénote chez vous un accent tout particulier.... Vous n'êtes pas originaire du Royaume-Unis. » Ledit détail chez cet homme était léger, mais tout de même perceptible. Joe n'en distinguait cependant pas la provenance. Il enchaîna ;« Vous officiez dans le coin ? » Les lieux de cultes étaient multiples ici, comme partout ailleurs. Cet homme devait bien avoir un lieu précis de rattachement. « Saint-Luc, Saint André, Saint Mungo ? » Joe cita les cathédrales les plus renommées, celles qu'il connaissait de nom. Joakim pouvait tout aussi bien provenir de l'église de Govan ou encore de la Queen's cross church. « Pour tout vous dire, je ne connais pas tellement Glasgow... Je n'y viens qu'occasionnellement. » Par besoin ou par envie d'évasion. Il n'avait pas de connaissances particulières ici et n'avait donc pas grand intérêt à s'y rendre de façon systématique. « Je réside à Édimbourg. Vous connaissez un peu ? En plus d'y vivre, j'y exerce mon... 'vrai métier'. Projectionniste. Pigiste...» Il hocha la tête vers le magazine que tenait Steen «c'est juste pour boucler les fins de mois. » Parce que non, il ne gagnait pas des masses. Cumuler deux emplois était nécessaire pour pouvoir assurer ses dépenses.
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Ven 10 Avr - 18:44




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


« Enchanté, Monsieur Steen. Joe Callaghan. »

Sa poigne est énergique, mais sa main est étonnamment douce. Je peux sentir quelques petites cicatrices ci et là, mais en dehors de ça, c'est une main délicate. Fine, qui n'a pas beaucoup fait de travaux manuel, presque de femme. Sa main quitte rapidement la mienne et Joe adopta une posture plus propre au dialogue, adosser contre sa chaise. Il sortit une stylo de sa poche et s'amusa à le faire tourner dans sa main droite. Mmmh. Besoin d'avoir quelque chose en main pour avoir confiance n'est-ce-pas ?

« Je dénote chez vous un accent tout particulier.... Vous n'êtes pas originaire du Royaume-Unis. »

Je lui souri et passa une main derrière mon cou, légèrement gêné, avant de lui répondre.

"Non en effet. Je suis de nationalité danoise, mais je ne pensais pas que mon accent était autant appuyé. Jeg beklager."

J'ignore pourquoi je m'excuse, mais maintenant que j'y pense, il est le premier à me faire cette réflexion depuis mon arrivée en Ecosse. Joe doit être plus attentif et observateur que la moyenne ou bien je me laisse aller.

« Vous officiez dans le coin ? Saint-Luc, Saint André, Saint Mungo ? »

J'eu un petit rire. Résumer toute mon épopée et le pourquoi du comment de mon arrivée ici risquais de prendre un certain temps, temps dont je n'étais pas sûr que Joe puisse m'accorder. Non pas que mon histoire ne l'eu pas intéresser, mais disons qu'elle a tendance à déconcerter. De plus dire que la raconter ne me fait plus mal serait un odieux mensonge de ma part.

"Eh bien disons que pour faire simple je suis rattaché au diocèse de Glasgow et de Galloway en tant qu'"invité" puisque à la base je fais partie de l'Eglise du Danemark, mais disons que certaine circonstances m'ont forcées à venir ici. De plus je n'exerce pas à proprement parlé, mais si vous me cherchez vous aurez de grandes chances de me trouver à la cathédrale St Mungo."

« Pour tout vous dire, je ne connais pas tellement Glasgow... Je n'y viens qu'occasionnellement. Je réside à Édimbourg. Vous connaissez un peu ? En plus d'y vivre, j'y exerce mon... 'vrai métier'. Projectionniste. Pigiste... c'est juste pour boucler les fins de mois. »

Mon sourire s'agrandit. En ce cas nous sommes deux à ne pas savoir nous retrouver dans Glasgow. J'ai toujours eu un sens de l'orientation déplorable même dans ma ville natale de Frederiksberg que je n'ai quasiment jamais quitté. Alors en débarquant dans une nouvelle métropole en pays étranger... Inutile de dire que ce n'était pas très brillant. Quand à Édimbourg, mieux vaux ne pas en parler.

"Je suis déjà allé à Édimbourg une fois. C'est une très belle ville, mais dites moi ce n'est pas un peu loin ? Je veux bien croire que la Mitchell Library est une bibliothèque réputée, mais tout de même.
Projectionniste ? Vraiment ? Vous devez donc travailler dans un cinéma."


J'avais du plaisir à parler avec cet homme. Vraiment. Non pas que discuter avec d'autre personne me dérangeait d'habitude, loin de là, cela fesait partit de mon métier, mais il était parfois bon de faire une rencontre avec un être humain tout ce qu'il y a de plus banale. Mon pauvre cœur et mes nerfs avaient besoin d'un peu de repos avec toute les rencontres disons "extravagantes" que j'ai fait ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Ven 1 Mai - 17:40

Les scandinaves avaient cette réputation d'être chaleureux, c'était typique des pays nordiques. Et cet adjectif collait parfaitement à cet homme. Joe retînt le moment où Joakim précisa qu'il avait été contraint de venir en Écosse. Tiens donc... Que voulait-il dire par « certaines circonstances » ? La curiosité de Callaghan venait d'être piquée à vif. Il reviendrait sûrement sur le sujet ultérieurement. Sur le moment, il se contenta d'éclaircir les interrogations de son interlocuteur.

« Glasgow-Edimbourg via les rails, ça prend environ une heure. D'accord à Édimbourg nous avons la bibliothèque nationale d’Écosse, mais... La Mitchell Library, outre sa réputation, possède aussi tout son charme - Le déplacement en vaut la chandelle. Et accessoirement, changer de ville permet également de faire de nouvelles connaissances. » Comme en ce jour. Car ce n'est pas au cœur de la cathédrale qu'ils se seraient tout deux rencontrés. Joe ne se rendait que très rarement dans les édifices religieux, n'en ayant pas spécialement la nécessité. Quand il y allait, c'était la plupart du temps en touriste.

« Et effectivement je travaille dans un cinéma. J'ai la chance d'avoir pu allier l'un de mes intérêts personnels avec mon activité professionnelle. Vous aimez le septième art Mr Steen ? » Il aimait bien le monde cinématographique Joe. Depuis toujours. Sans doute parce que se plonger dans des films aux contextes et scénarii parfois invraisemblables permettait le temps d'une heure ou deux, de s'évader de tout ce qui avait trait à la planète terre. L'engouement de Joe pour ce domaine dû sans doute se ressentir dans les propos qu'il tînt alors ;

« L'avantage du métier, c'est de pouvoir voir les sorties cinématographiques en prime-time. Films dramatiques, comiques, d'horreur... Quand les spectateurs assistent à une séance ils se laissent 'happés' généralement, par l'intrigue du film, les péripéties des personnages, leurs chutes, les rebondissements... Le cinéma est un générateur d'émotions, il permet de transmettre tout un tas de sentiments. Combien de femmes sont sorties en larmes, suite à la projection du célèbre « Hatchi » ? Et combien d'hommes ont développé une passion dévorante lorsqu'est apparue la saga « Star Wars » ? C'est cela qui est extraordinaire... »

Suite à son laïus, Joe se tût, les yeux dans le vide, il ne regardait plus Joakim, mais continuait silencieusement à penser à tout ce qu'il venait de dire. Soudainement, il se reprit, se rendant compte un peu tardivement qu'il s'était peut-être un peu trop emballé. Revenant sur ce que Joakim avait dit précédemment, il lança ; « Votre pays ne vous manque pas? Je suis parti d'ici pendant quelques années et assaillit par une certaine nostalgie, j'y suis revenu. » Il haussa légèrement les épaules. Chaque individu laissait toujours une part de lui-même dans le pays qui l'avait vu naître ou évoluer. « Mais puis-je savoir si ce n'est pas indiscret, ce qui vous a 'forcé' à venir ici,  ? »
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Lun 4 Mai - 16:00




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


« Glasgow-Edimbourg via les rails, ça prend environ une heure. D'accord à Édimbourg nous avons la bibliothèque nationale d’Écosse, mais... La Mitchell Library, outre sa réputation, possède aussi tout son charme - Le déplacement en vaut la chandelle. Et accessoirement, changer de ville permet également de faire de nouvelles connaissances. »

Sur le coup je ne pouvais lui donner tort. La Mitchell Library était un bâtiment superbe en soi et une source de bonheur pour les érudits ou tout autre personne aspirant à agrandir son savoir et sa culture. J'ignorais si la ville d’Édimbourg comportait ce genre de lieux, sans doute, mais il était bon de voir que certaines personnes étaient prêtes à faire le déplacement afin de passer leur journée plongés dans la lectures d'ouvrages tous plus intéressant les uns que les autres. De plus voyager permet une certaine ouverture d'esprit, ce dont Joe ne semblait pas manquer, pour lui et pour mon plus grand plaisir.

« Et effectivement je travaille dans un cinéma. J'ai la chance d'avoir pu allier l'un de mes intérêts personnels avec mon activité professionnelle. Vous aimez le septième art Mr Steen ? »

"Et bien je ne me qualifierais pas de cinéphile, mais j’apprécie en effet de passer certaines de mes après-midi dans un cinéma ou bien de me faire quelques rétrospectives de mes réalisateurs ou saga cinématographiques préférés."

Sur ce mon interlocuteur partit dans un monologue sur les avantages de son métier de projectionniste. On pouvait entendre la passion dans sa voix et voir dans ses yeux une leur de fierté. J'avoue avoir prêté plus attention à son visage et à ses expressions qu'à son discours. Je ne saurais dire quoi, mai sil y avait quelque chose d'adorable chez cet homme : ses cheveux en batailles, son air de gamin émerveillé. Il donnait l'envie d'être cajolé et protégé, un pauvre être fragile qui avait déjà été brisé et qui peinait à se reconstruire... comme moi. Lorsque Joe eut terminé son monologue il reste quelques instants silencieux, les yeux dans le vide, perdu dans ses pensées. Je ne le dérangeais pas, mais me demandait tout de même à quoi il pouvait bien penser. Finalement il reporta son attention sur moi.

« Votre pays ne vous manque pas? Je suis parti d'ici pendant quelques années et assaillit par une certaine nostalgie, j'y suis revenu. Mais puis-je savoir si ce n'est pas indiscret, ce qui vous a 'forcé' à venir ici, ? »

Je redoutais cette question. En même temps à force de raconter ma vie et de rester flou sur les détails il fallait s'y attendre. Cependant à force de répéter encore et toujours le récit de cette tragédie je sentais petit à petit le pincement de mon cœur se très lentement s'apaiser. Je poussais un profond soupir avant de répondre aux interrogations de Joe.

"J'avoue avoir eu du mal au début lors de mon arrivée en Ecosse. Le décalage horaire, le climat et même la mentalité, il y a beaucoup de différence avec le Danemark. Pour quelqu'un comme moi qui n'avait jamais quitté son pays natal, c'est beaucoup de changements et j'ai encore un peu de mal à m'adapter aujourd'hui, mais je finis par m'y faire.

En ce qui concerne les raisons de ma présence ici..."


Je marquais une pause. Devais-je vraiment raconter mon histoire en détail à cet homme que je venais à peine de rencontrer ou bien arrondir les ongles ? Je me contenterais des grandes lignes. La douleur était encore trop vive...

"Et bien j'avais un fait de mon église un centre d’accueil ouvert à tous durant les Années Sanglantes. Quelque soit leurs croyances... ou leurs espèces. Après la fin de la Guerre, l'Eglise du Danemark a jugé bon de m'envoyer comme "médiateur" au lieu même à l'origine des conflits. J'ai en effet fréquenté vampires et loup-garous et les ais fait cohabiter sans que cela ne tourne à l'affrontement."

Non. Sauf sur la fin où tout c'est terminé en bain de sang.
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Dim 17 Mai - 21:32

La question que Callaghan posa sembla être déplacée, gênante. Joe le compris lorsque Joakim expira profondément avant de prendre la parole. Comme si aborder ce sujet lui demandait un effort considérable. Pourquoi ?

L'homme-Dieu lui expliqua que son expatriation en Écosse n'était pas chose aisée. Il était totalement dépaysé, Joe le comprenait. Autre pays, autres mœurs, s'adapter au changement n'était pas toujours facile. Et puis le pasteur hésita quelque peu avant d'entamer la deuxième partie de sa réponse. Pourquoi cherchait-il ses mots alors que jusqu'à présent, il avait argumenté avec une certaine fluidité ? Quelque chose de sous-jacent se cachait sous ses paroles pourtant anodines. Un malaise ? Peut-être. Un non-dit ? Le visage sibyllin de Joakim ne laissait pourtant rien transparaître.

Le représentant de Dieu se tût, Joe l'observa un court instant sans piper mot. Il poursuivit enfin, évitant de creuser davantage le sujet, au risque de mettre Joakim dans l'embarras ; «Ce que vous avez fait est très honorable. » Il sourit, avant de reprendre. « Vous comptez faire la même chose ici ? » Il marqua une pause. « Les êtres surnaturels sont des individus à part. C'est vrai qu'ils ne sont pas tous foncièrement mauvais, si on met à part les détracteurs. Ceci dit je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine méfiance envers eux.» Surtout après que l'un de ses amis ai basculé dans le monde des ténèbres, emportant avec lui une femme qui lui était chère. « Les années sanglantes est une sombre période que j'ai préféré ranger dans un coin de ma mémoire. » Le visage de Joe s'assombrit – parler de ce sujet faisait resurgir dans son esprit des souvenirs surannés, des fragments du passé auxquels il préférait ne pas penser. « Et je pense qu'elle nous a tous plus ou moins meurtri, d'une façon ou d'une autre... » Rares étaient ceux qui n'avaient pas été touchés de loin ou de près par cet événement. « Mais bon, parlons de choses plus gaies ! » Le faciès de Joe s'il s'était fermé lorsqu'il aborda le sujet des années sanglantes s'illumina de nouveau ; « C'est vrai qu'entre le Danemark et l’Écosse les différences sont flagrantes... Vous parlez de mentalité, mais qu'avez vous à nous reprocher à ce niveau ? » Minauda t-il un peu joueur, avant de rire brièvement, mais de façon sincère – Il détendait l'atmosphère. « Je plaisante, moi-même je ne suis pas « purement » Écossais. Je suis originaire de l'île de Wight, au sud du Royaume-unis. » Il se tût un court instant. « Je n'ai encore jamais visité le Danemark. Copenhague, la région des Fjords... Un jour peut-être, qui sait.. » Il hésita un instant avant de reprendre, incertain ; « Mais j'ai déjà eu l'occasion de déguster l'une de vos spécialités culinaires... Le... Le Wienbrod ? Wienerbrod ? …. Bref, excusez pour la prononciation qui doit vous sembler catastrophique. C'était juste délicieux. »
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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   Mer 1 Juil - 17:26




"Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur."


Combien de temps cela fessait-il que je n'avais pas ainsi eu une conversation calme et banale avec quelqu'un ? Je ne parvenais pas à m'en souvenir. Fut un temps où il était assez courant que mes ouailles viennent ainsi me voir, non pas pour se confesser, mais simplement pour prendre de mes nouvelles, parce que certains me considéraient comme un ami. Quand est-ce que tout cela avait commencé à changer exactement ? Peut-être au début des conflits, au début des Années Sanglantes lorsque les gens ne pouvaient plus se permettre de tels futilités, lorsque la peur et la paranoïa dictaient le comportement de chacun. C'était les premiers signes, j'aurais dû alors comprendre que plus rien ne serais comme avant. Les années passants et la Guerre de plus en plus présente, mes fidèles avaient peu à peu désertés mon église, à tel point que je me retrouvais seul la plupart du temps dans l'imposant bâtiment, ce n'était que lorsque j'en avais fais un centre d’accueil et de soin qu'elle avait commencée à se remplir à nouveau. Le besoin de survie privilégie toujours, je suppose.

J'écoutais attentivement Joe. C'était un personne très lucide dans ses paroles et je pensais que quelque part il représentait parfaitement le ressentit des humains vis à vis des êtres surnaturels : vaguement ouvert, mais tout de même méfiant. Qui pourrait lui en vouloir ? Les vampires et loups-garous étaient supposés êtres fictifs, des personnages de contes effrayant les enfants, les savoir réels et bien présent dans la société. Je lui souris lorsqu'il me proposa de changer de sujet de conversation, ce n'était pas plus mal, j'avais encore du mal à parler des Années Sanglantes moi aussi. Nous revenions donc sur le pays de mes origines.


"Si vous en avez un jour l'occasion, profitez-en pour visiter. Croyez-moi le décor, les paysages, l'ambiance, la gastronomie, tout vaux le coup d'oeuil même si je pense que ma visions est biaisé par mon patriotisme."

Je riais doucement de ma propre déclaration lorsque mon regard tomba sur une horloge. 17h20! Flûte! J'avais complètement oublié que l'on avait besoin de moi à la cathédrale St Mungo. Je serrais la main de Joe tout en m'excusant de devoir prendre congé.

"Désolé, mais je vais devoir vous laissez, ven, mais j'ai rendez-vous. Ce fut un plaisir, je garde en tête votre proposition et j'espère vous revoir bientôt. Farvel."

Sur ce je lui tournais le dos et me dirigeais rapidement vers la sortie. Il fallait que je me dépêche si je voulais arriver à temps à la cathédrale.

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MessageSujet: Re: « Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]   

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« Et celui qui augmente sa science, augmente sa douleur. » 1.18 – L’ecclésiaste | [Livre II - Terminé]
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