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"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]
MessageSujet: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Jeu 5 Fév - 14:09




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Je devais bien l'admettre : la cathédrale St Mungo était impressionnante et ce aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. C'était un des rares bâtiments pré-XIXe siècle de Glasgow a avoir survécu à la réforme d'Ecosse. La nuit et les éclairages extérieurs donnaient une impression de grandeur et un air presque fantomatique à la cathédrale.

J'avais d'abord pensé à simplement faire un tour en centre-ville, histoire de connaître un peu la zone, mais au final mes pas m'avaient mené devant le bâtiment de style gothique. Je mentirais si je disais que me réfugier dans la cathédrale dès mon arrivée ne m'avait pas traversé l'esprit. Pour preuve, j'avais enfilé ma tenue de pasteur ce qui m'avait d'ailleurs valu quelques regards en coins dans les rues de Glasgow. Toujours est-il que je me retrouvais ainsi, en pleine nuit d'hiver, à admirer la cathédrale où j'étais désormais affecté.

Après un certain temps, je m'approchais de l'entrée. Je tentais d'ouvrir la massive porte de chêne. Fermée. Bien entendu. Je ne voulais, ne pouvais pas partir. Plus que jamais, j'avais besoin de me recueillir et de réfléchir et je ne parvenais à faire cela que dans un lieu de culte. Je me souvins alors : j'avais trouvé, parmi les affaires de mon presbytère, une clé en fer ayant un certain âge. Se pourrait-il...

Je cherchais dans ma poche intérieure et en sortis un trousseau de clé, parmi elles figuraient une plus grosse que les autres. Je rentrais la clé dans la serrure, espérant que ce soit la bonne. Un bruit de déclic m'arracha un soupir de soulagement. De tout évidence, l'archevêque a cru bon de me laisser les clés de la cathédrale. Bien qu'assez surpris je ne vais pas me plaindre, pouvoir aller et venir au sein du bâtiment et pouvoir accueillir des croyants de nuits ne me dérangeais pas. Certes ce n'était pas la principale raison de ma venue en cette ville, mais que voulez-vous ? Les vieilles habitudes ont la vie dure.

Alors que je pénétrais dans la cathédrale, fessant attention de laisser la porte ouverte pour d'éventuel visiteurs, le souvenir de mes nuits de veille dans mon église de Frederiksberg me revinrent. Bien avant les Années Sanglantes, lorsque j'étais un jeune pasteur, il m'arrivait souvent de veiller et d'accueillir des croyants de nuit. J'avais remarqué que les gens y discutaient plus aisément.

Arrivé au sein du chœur, je pris le temps d'admirer le superbe toit en bois et les nombreux vitraux qui renvoyaient une lumière teintée de bleu et de vert au sein de la cathédrale. C'était d'ailleurs la seule lumière en ce lieu malgré tout elle me permit de percevoir une flopée de cierges, éteints et qui avaient été peu entamés. Je sortis mon briquet de ma poche intérieure et les allumèrent une par une. Peu à peu une douce lumière jaune vint remplacer l'ancienne, donnant un air plus accueillant et chaleureux à la cathédrale.

Une fois terminé, je remis le briquet dans ma poche et alla m'asseoir sur une stalle du premier rang. J'admirais encore une fois la magnificence de la cathédrale puis poussa un profond soupir :


"O Seigneur, pourquoi donc m'as tu envoyés ici ? Après tout... Suis-je vraiment l'homme de paix que je prétends être ? J'espère sincèrement pouvoir apporter une amélioration à cette ville, mais ce ne sera pas chose aisée... Me testes-tu ?"

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mar 10 Fév - 23:43

Le vent souffle dans les rues de Glasgow, apportant avec lui les odeurs de quelques poubelles laissées dehors. Tout est calme. A la lueur des réverbères, tu cours. Ton nez t’amène vers un quartier qui embaume les restes d’un repas. Tu en chasses un chien errant, les crocs sortis et le poil dressé. Il hésite, puis déguerpit. Tu reprends ta course en te léchant les babines, dans le silence de la nuit, lorsque sur ton chemin se dresse un grand bâtiment. Une odeur t’intrigue. Une odeur humaine. Tu t’apprêtes à fuir, lorsque la part humaine dans ta tête te retiens. Tu grognes, mais acceptes. Ta curiosité naturelle vient faire écho à celle de l’humaine. Tu fais le tour de la cathédrale, le nez au sol, jusqu’à trouver cette porte. Invitation à entrer.

Tu ne veux pas entrer. Tu n’aimes pas être enfermée. Mais le bâtiment est grand. Tu n’y seras pas en danger. Et dans un coin de ta tête, de plus en plus présente, ta part humaine reste en admiration devant cette bâtisse élégante. Maison de Dieu. Tu ne sais même pas pourquoi ces mots que tu ne comprends pas te parlent soudain. Tes pattes piétinent le pas de la porte. De l’intérieur te parvient une effluve de feu teintée de cire. Tu n’aimes pas le feu, mais cette odeur particulière n’est pas désagréable. Elle t’apaise. A moins que ce ne soit plutôt ta part humaine qu’elle apaise. Celle qui ne trouve la paix que dans cette chair animale. Celle qui préfère fuir la douleur en laissant ton esprit plus simple prendre les commandes. Celle qui t’enjoint à entrer.

A l’intérieur, il fait aussi sombre que dehors. A pas de loups tu t’avances à l’opposé de la seule source de lumière, celle qui provient des bougies. Un homme s’y trouve, en train d’allumer une à une les bougies. Tu l’évites. Tu ne sais pas qui il est, tu ne connais pas son odeur. Tu préfères rester dans l’ombre. Soudain ton regard se pose sur une statue. Tu ne la remarques au départ pas, puis ton regard y retourne. Mary. L’esprit humain se réveille, reconnaissant la vierge à l’enfant. Y associant un nom. Un nom qu’une autre a partagé. Et qu’elle ne partagera plus. Tu t’assois devant la statue, la fixant des yeux dans une attitude qui n’a rien d’animal. Tu la contemples. Et des larmes coulent de tes yeux.

Un son te sort de ta contemplation, et ton oreille pivote pour se fixer sur la direction d’où il provient. L’homme parle. Ton petit coeur envahi à nouveau de chagrin n’en est pas moins intrigué. Tu n’as pas remis les pieds dans ce genre d’endroits depuis que tu as quitté cet orphelinat qui t’a recueilli tant d’années auparavant. Tu n’avais pas compris à l’époque. Tu n’avais pas voulu comprendre. Et pourtant tant de gens se tournent vers ce Dieu. Est-ce que ça fait du bien, de croire en ce Dieu ? Est-ce que tu en serais capable et est-ce que tu en as envie ?

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mer 11 Fév - 17:48




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Me tester... Oui cela était fort probable car après tout n'avais-je pas commis un crime en recueillant ces personnes au sein de mon église et dans mon foyer ? Aux yeux des hommes peut-être, mais pour toi Seigneur ? Je n'ai fait que ce qui me semblait juste. J'ai aidé des personnes dans le besoin, je les ai recueillis, nourris, soigné et qu'ai-je eu en échange ? Leur reconnaissance et leur mort. Qu'est ce qui a amené à un tel résultat ?

Je ne comprenais pas. Ils n'avaient jamais attaqué personne, du moins au sein de mon église. Certes au début il y avait une tension certaine entre les vampires et les loups-garous ainsi qu'avec les humains, mais au fur et à mesure que le temps avançait une (presque) paisible cohabitation s'était installée. Tout ce passait bien et ils m'aidaient même à l'église. Ils s'occupaient des blessés et bravaient même l'hiver danois afin que tout le monde aient à manger. Peu à peu je m'étais rapproché de chacun d'entre eux, je connaissais leurs histoires et je les aidais à gérer leur nouveaux statuts de créatures surnaturelles. C'étaient des êtres vivants et ils méritaient d'être traités avec le même égard que n'importe qui.

Ils n'avaient pas souhaités d'être comme ça. Aucun d'entre eux. Ils avaient tous été transformés contre leur grès vers la fin des Années Sanglantes et depuis servaient comme soldats dans chacun des 2 grands clans rivaux. Ils étaient venus à moi fatigués, blessés et désespérés et je leur avais ouvert ma porte. J'ai agis en bon chrétien et en homme juste, qu'aurait-il fallu que je fasse ? Les chasser ? Les tuer ? Certainement pas.

J'avais beau chercher, je ne comprenais pas. Pourquoi avait-il fallu que mes amis soient tués ? Ils n'étaient que des victimes parmi tant d'autre et ne méritaient pas plus de mourir qu'eux.

Je mis ma tête entre mes mains, mais je ne pleurais. J'avais suffisamment versé de larmes ces derniers mois, à tel point que je venais à me demander comment je n'étais pas mort de déshydratation. Je ne devais pas pleurer. Il me fallait être fort. Pour mes amis désormais disparus et pour ceux qui avaient désormais besoin de moi.

Je relevais la tête et regardais fixement la statue de la Vierge. Je me sentais observé. Il m'était déjà arrivé d'avoir l'impression qu'on me regardait dans les lieux saints, je pouvais sentir Son regard sur moi, mais là c'était différent. Je savais que je n'étais pas seul dans la cathédrale.
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mer 11 Fév - 21:57

En silence tu observes l’homme qui se tient au milieu de cette cathédrale déserte. Il semble perdu lui aussi. Il semble souffrir. Ses yeux sont fixés sur cette statue que tu contemplais quelques secondes auparavant. Soudain tu le sens, tu le sais. Il sait que tu es là. Il ne dit rien, ne fait pas un geste. Mais tu as un genre de sixième sens. Un instinct animal. Tu as conscience sans le savoir de multiples détails infimes qui sont te sont inconnus lorsque tu es sur tes jambes. C’est en partie ça qui fait que tu apprécies tant le temps passé sous cette forme qui t’est naturelle. Tu ne l’as pas choisie, c’est elle qui est venue à toi, et tu ne peux vivre sans. Ces derniers temps c’est même la seule chose qui te permet de garder le contrôle le reste du temps.

Si il sait que tu es là, il n’en montre rien. Quelques instants tu restes là à l’observer, à hésiter. Puis ta curiosité vient te chatouiller les moustaches, et tu t’avances dans l’ombre, entre les lourds bancs de bois. Tes pattes se posant si délicatement sur le sol qu’aucun bruit ne te trahis. Tu le contournes, derrière, à une distance assez importante pour pouvoir fuir, mais assez réduite pour sentir son odeur. Il y a une odeur un peu lointaine d’eau de Cologne, et celles plus légères mais plus fraîche du soufre de l’allumette et de la cire des bougies. Une odeur plutôt rassurante. Normale. Ta méfiance envers l’inconnu descend légèrement. T’assurant toujours que personne d’autre ne traîne dans les parages, tu réduis le cercle et te rapproche un peu plus près. Puis tu te places face à lui et t’assois par terre, jaugeant sa réaction. Tes yeux plantés dans les siens d’une façon bien humaine.

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mer 11 Fév - 23:25




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


La Vierge Marie... Il y avait également une statue d'elle dans la chapelle du pensionnat. Combien de fois lui ai-je parlé, raconté mes malheurs ? J'ai encore le souvenir de ces conversations à sens unique. Sortant d'un énième passage à tabac de la part de mes camarades, je lui demandais alors pourquoi ils me fessaient subir tout ça. Est-ce que l'Homme est-il si méchant ? J'étais un petit garçon qui ne comprenais pas tout ce qui lui arrivait... et je ne suis pas sûr de vraiment le comprendre aujourd'hui. Je n'avais reçu aucune réponse de sa part et en ce jour je n'ai toujours pas reçu.

Perdu dans mes pensées, j'avais fait fit du fait que je n'étais sans doute pas seul au sein de la cathédrale. Cela ne me dérangeais pas en soi après tout nous étions dans un lieu public et je n'allais pas reprocher à cette personne d'être venu à cette heure là, après tout c'est moi qui avait volontairement laissé la porte ouverte. Bien que le fait que je sois dans une ville peuplée de vampires, de loups-garous et de semi-démons devraient plus m'inciter à la prudence et à la méfiance (même s'il est peu probable que les derniers aient pu entrer dans un tel lieu).

Mon regard fut soudain attiré vers mes pieds. Un renard. Un renard se tenait juste à quelques centimètres de moi. Je ne l'avais pas entendu, ni vu jusque là peut-être était-ce dû à mon inattention ou bien à sa discrétion ou peut-être les deux. Dans tous les cas il était désormais bien là. C'était sans doute un de ces renards urbain, obligé de fuir la campagne à cause des agriculteurs et des chasseurs. Pour autant, il avait l'air plutôt bien portant pour un animal traînant dans les rues : il avait le poil soyeux, il était bien en chair et ses yeux...

Ses yeux me fixaient intensément et je pouvais y apercevoir une lueur de curiosité. C'était vraiment un animal superbe. Il était sans doute venu se réfugier dans la cathédrale à cause du froid. Devais-je le chasser ? Sans doute, mais la maison de Dieu se doit d'accueillir les nécessiteux, tous sans exception. Je ne bougeas pas, ne voulant pas l'effrayer, mais lui sourit et dit d'une voix qui se voulait rassurante :


"Bonsoir mon beau. On cherche un refuge hm ? Ne t'inquiète pas, tu peux rester. Après tout j'ai laissé la porte ouverte pour une raison."

Je lui parlais comme à un être humain. J'ignore pourquoi, mais je le fessais. Je n'ai jamais considéré les animaux comme inférieurs, mais là... Il y avait quelque chose chez ce renard.
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Fév - 22:43

Il ne sent pas la peur, ni le dégoût. Tu aperçois presque le reflet de ton regard dans le sien. Une curiosité. Tes oreilles frémissent lorsqu’il se met à te parler. Mon beau. Un léger rictus vient déformer tes babines. Si il savait… Sa voix est calme, rassurante. Il te donne envie de lui faire confiance. Et pourtant tu ne peux faire confiance à personne, et surtout pas aux humains. Ceux de ton espèce ont souffert de leur main si souvent. Les humains ont toujours craint les êtres différents. Si certains ont accepté les lycans et les vampires, beaucoup restent méfiants, et prêt à se jeter sur le moindre écart de la part d’un membre de ces espèces pour leur jeter la pierre. Tu n’as jamais révélé ta nature à un humain. Pourquoi le faire maintenant ? A cet homme que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam ?

Peut-être est-ce ce lieu qui t’inspire confiance. A moins que ce ne soit lui tout simplement. Ou alors c’est ton cœur qui déborde de secrets et de douleurs et qui a besoin de l’épaule d’un inconnu, de son épaule. Après tout tu ne mets en danger personne, à part toi-même. Lentement tu t’approches de lui, te figeant au moindre de ses mouvements. Tu veux t’assurer qu’il n’est pas dangereux, rassurer une dernière fois tes instincts de survie qui ne dorment pas encore. Soudain tu fais volte-face et cours vers la porte encore ouverte de la cathédrale. Dans l’ombre d’un pylône en pierre scultée, à l’abri de son regard, tu te prépares à reprendre cette forme dont les pensées trop complexes et trop douloureuses t’épuisent.

Ta colonne s’allonge et tes pattes deviennent des pieds. Le corps se redresse, nu, et du pelage ne reste qu’une longue chevelure rousse et une touffe de poils pubiens. Rapidement, la femme referme la porte de l’Eglise. Elle ne veut personne d’autre dans ce lieu. Personne d’autre qu’elle et lui. Soudain elle réalise qu’il peut penser qu’elle souhaite l’enfermer, dans je ne sais quel but. Elle fait alors entendre sa voix, qui résonne étrangement entre les colonnes et les murs.

« Ne vous inquiétez pas. Je tiens juste à ce qu’on ne soit pas dérangé. J’espère que je ne vous ai pas effrayé. »


La métamorphe s’avance vers le centre de la cathédrale, et se place dans l’allée principale d’où il pourra la voir. Sera-t-il rassuré de voir qu’elle n’est rien de plus qu’une femme, ou sera-t-il au contraire paniqué lorsqu’il comprendra que le Renard et elle ne sont qu’un ? En silence, la rouquine le fixe, cherchant dans ses yeux la réponse à cette question. Elle peut fuir, elle est plus proche de la sortie qu’il ne l’est.

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Ven 13 Fév - 0:53




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Ce sourire... Je pouvais jurer que ce renard m'avais souris. Du moins il m'avait fait une espèce de rictus amusé. Quel genre d'animal peut faire ça et... En plus j'avais l'impression qu'il comprenait ce que je lui disais. Non. Ça devait être ma fatigue qui me jouait des tours. Soudain l'animal partit en courant vers l'entrée. Je ne comprenais pas, je n'avais pourtant rien fait pour l'effrayer, je ne m'étais montré ni menaçant, ni agressif envers lui. Je poussa un soupir après tout les animaux comme les humains sont des êtres complexes ayant leur propre logique et leur propre façon de penser et...

Le bruit de la porte se refermant me fit sursauter, le renard n'avait pas pu fermer la porte à lui tout seul et le vent n'était pas suffisamment fort pour faire cela, j'en déduisais donc qu'un nouveau visiteur venait d'entrer. Je me retournas, me préparant à accueillir le nouveau ou la nouvelle venu, mais je ne vis qu'une silhouette dissimulée derrière une colonne de l'entrée. J'entendis une voix résonné dans la cathédrale :


"Ne vous inquiétez pas. Je tiens juste à ce qu’on ne soit pas dérangé. J’espère que je ne vous ai pas effrayé."

Bon sang! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? J'espérais sincèrement que ce n'était pas un individu mal attentionné. Je savais que je devais être plus attentif et pus méfiant dans cette ville, mais je n'y parvenais pas. Tandis que je priais pour que ce ne soit pas une créature surnaturelle quel qu'on que mal attentionnée, je vis une magnifique jeune femme rousse, dévêtue, s'avancer au coeur de la cathédrale.

J'avoue que là mon cerveau a légèrement disjoncté. Par la Sainte Vierge! Comment... que... Pourquoi ?! Ok. Joakim Steen reste calme. Ne panique pas. Après tout c'est peut-être tout à fait normal ce qui est en train de se passer. Tu ne connais pas encore assez la ville et ses habitants, ça doit sans doute être banal tout ça. J'inspirai un grand coup et me leva doucement, fixant la jeune femme dans les yeux. En aucun cas je ne devais regarder plus bas d'autant que je sentais déjà mes joues rougir. Bon sang! Ce qui me gênait le plus dans cette histoire ce n'était pas que cette jeune pouvait de tout évidence se transformer en renard mais qu'elle soit nue! Gardant autant que possible mon calme je répondis :


"Effrayé n'est peut-être pas le bon terme, je dirais plutôt... surpris. Je n'ai pas l'habitude qu'un renard qui s'avère être en réalité une jeune femme arrive ainsi en pleine nuit dans un lieu de culte."

Je voyais bien dans ses yeux qu'elle était tendue, prête à prendre la fuite, tel un animal. Je poussa un soupir de soulagement. De tout évidence elle ne voulait pas m'attaquer, ce qui était une bonne chose. En ce cas qu'elle était la raison de sa venue ? Il y avait une chose que je voulais régler avant que cette conversation n'aille plus loin. J'enlevas ma soutane et la lui tendis sans pour autant quitter ses yeux puis dis :

"Avant que nous ne poursuivions cette conversation j'aimerais, si cela ne vous dérange pas, que vous vous couvriez."


Dernière édition par Joakim Steen le Dim 15 Fév - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Sam 14 Fév - 19:16

Roxane s’avance dans l’allée, face à cet homme d’Eglise. Elle a les yeux rivés sur lui, prête à fuir si il réagit mal. Pourtant elle a l’impression que cette méfiance n’est pas nécessaire. L’homme a l’air surpris. Plus que surpris, il a l’air gêné. Pas de dégoût sur son visage, face à cette réalité qui devait pourtant le surprendre, qui aurait dû le choquer. Aucune trace de peur. Un calme serein, teinté de cette gêne que la rouquine comprend assez rapidement l’origine devant sa persistance à garder le regard haut. Il se lève, le regard toujours fixé sur le visage de Roxane. Un petit sourire amusé vient se poser sur les lèvres de la métamorphe.


« Eh bien vous me voyez moi-même surprise devant votre réaction. Vous êtes un homme curieux. »


Roxane observe celui qui lui fait maintenant face retirer le large tissu noir pour le lui tendre, en la priant de se couvrir. La nudité semble donc être réellement un soucis pour lui. Cela amuse sincèrement Roxane qui commence à perdre de sa méfiance. Elle hésite un petit instant à refuser, simplement pour l’embarrasser et s’amuser encore un peu de ses yeux qui fuient son corps, mais elle renonce et prend le manteau.


« Si ce n’est pas un sacrilège de me faire porter cette tenue, ça ne me dérange pas...»


Tandis qu'elle se couvre de la soutane dont le tissu légèrement rêche la fait frissonner, la petite fille qui est allée quelque fois à l’Eglise se souvient, et Roxane questionne, un peu gênée à son tour.


« Dois-je vous appeler mon père ? »


Ca lui fait bizarre tout à coup, de se trouver dans ce lieu, en compagnie de ce prêtre qu’elle ne connaît pas et n’a jamais vu, mais qui pourtant connaît son secret le mieux gardé et le plus personnel. Pourquoi est-elle venue ? Elle n’en sait rien elle-même. Une intuition, une envie inexplicable. Est-ce qu’elle trouverait un peu de paix en ce lieu ? Elle doutait qu’autre chose que le corps inanimé des responsables de la mort de Mary sous ses yeux, et si possible de sa main, ne soit capable d’apaiser ses souffrances. Et pourtant elle était là.

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Lun 16 Fév - 17:07




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


« Si ce n’est pas un sacrilège de me faire porter cette tenue, ça ne me dérange pas...»

Un sacrilège ? Cette remarque me fit doucement rire. Voilà bien longtemps que j'avais commis un "sacrilège" et pas qu'un selon l'Eglise du Danemark. Collaboration avec le vilain, manquer mon devoir envers Dieu, désobéissance envers l'Eglise... Parfois je pensais que la notion de sacrilège comme beaucoup de choses n'était qu'une question de point de vue et que la bonne définition était à celui qui arrivait le mieux à l'enfoncer dans le crâne du plus grand nombre de personne. Alors qu'elle recouvrait son corps de ma soutane la jeune femme me demanda :

« Dois-je vous appeler mon père ? »

C'était là une question typique des gens qui n'avaient pas l'habitude de fréquenter une église ou une personne dans les ordres, ils ne savaient jamais par quel nom nous appeler. La plupart du temps j'avais droit à un "monsieur le pasteur" ou bien "pasteur Steen" quand les gens savaient comment je m'appelais. Cela ne m'avait jamais gêné, bien au contraire, les croyants pouvaient m'appeler par n'importe quel nom du moment qu'ils me respectaient et qu'ils se retrouvaient dans le nom qu'ils me donnaient. Je savais qu'il ne servait à rien de forcer les gens à m'appeler "mon père" certains n'étaient pas à l'aise avec l'image paternel quand elle était associée à la religion. Je souris doucement à la jeune femme, lui répondant :

"Cela dépend de ce que vous êtes venu chercher ou plutôt de qui vous chercher, ma fille. Mon nom est Joakim Steen, mais vous pouvez m'appeler par le nom qui vous conviendra la mieux cela ne me dérange pas."

C'était une scène vraiment très étrange : me retrouver dans la cathédrale St Mungo, en pleine nuit, en compagnie d'une jeune fille qui ne portait que ma soutane et qui pouvait se transformer en renard et dont j'ignorais le nom. Je m'asseyais sur le banc le plus proche et lui fit signe de me rejoindre avant d'ajouter :

"Et si vous vous asseyiez et me disiez ce qui vous amène au sein de la cathédrale en pleine nuit, ma fille. Comment vous appelez-vous ?"
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Dim 22 Fév - 19:48

Il dégage une impression rassurante. La métamorphe a envie de lui faire confiance, ce qui n’arrive pas souvent. Elle a toujours eu du mal à se confier, et il lui faut du temps pour accorder sa confiance. Pourtant elle sent qu’elle pourrait lui faire confiance à lui. Est-ce son âge avancé, ou tout simplement le fait qu’il se trouve en pleine nuit dans un lieu de culte ? Ou encore sa réaction calme et posée devant l’acceptation du fait qu’elle est capable de changer d’aspect.

La jeune femme réfléchit quelques longues minutes, en silence, à la réponse un peu énigmatique de Joakim. Qu’est-ce qu’elle est venue chercher au juste ? Elle ne le sait pas vraiment. Ou plutôt elle aimerait ne pas le savoir. Ce dont elle a besoin c’est d’une épaule extérieure, de quelqu’un qui n’attend rien d’elle, et qui pourrait l’écouter. Est-ce qu’elle est venue chercher un religieux ? Non pas vraiment. Est-ce qu’elle se sentirait plus à l’aise en l’appelant mon père ? Elle prononce les mots, à mi-voix, presque en chuchotant.


« Mon père... Joakim... »


Perdue dans ses pensées elle ne remarque même pas qu’il s’est assis. Ce sont ses mots qui la sortent de son esprit. Sans répondre, elle le rejoint, et s’assoit juste à côté de lui. Puis elle prononce son nom, sans le regarder. Elle a hésité quelques instants à lui donner l’un de ces noms qu’elle utilise comme autant de tenues. Un de ces noms qu’elle donne aux inconnus, pour rester insaisissable. Mais elle a changé d’avis. Elle n’a pas envie de lui mentir.


« Roxane.»


Encore quelques minutes de silence. Un silence apaisant, pendant lequel l’esprit fait le point. Elle à des choses sur le coeur, et elle a beau essayer de continuer à vivre, d’assumer ce rôle qu’on lui a attribuer, elle ne parvient pas à oublier. Elle ne parvient pas à avancer. C’est pour ça qu’elle est là. Pour vider cet abcès qui la ronge. Elle lève les yeux, et les pose sur la statue de la vierge qui porte ce nom. Le nom de celle dont l’absence lui est insupportable, inacceptable.


« J’ai perdu ma mère. »


Ce n’est pas sa véritable mère, et pourtant c’est ce qu’elle a perdu lorsque Mary est morte. Une mère. Quelqu’un qui a fait d’elle ce qu’elle est. Quelqu’un qui a pris soin d’elle. Qui l’a aimée et l’a protégée. Une larme coule sur la joue de Roxane, et une fois de plus, elle s’emmure dans un silence.

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mar 3 Mar - 17:31




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Longtemps je me suis demandé ce qui poussait les gens à venir se confesser : était-ce par obligation ? Par habitude ? Ou bien par réel envie de pardon et de rédemption ? Au fur et à mesure des années, je n'ai jamais trouvé un seul cas de confession similaire qui me permet de répondre à cette question. J'avais finis par admettre qu'au final peut importe la raison de la confession : mon devoir était d'aider, d'écouter et de pardonner au nom de notre Père et ce peut importe la personne qui se trouvait en face de moi.

« Mon père... Joakim... »

En ce moment plus que jamais je devais aider cette jeune femme qui était sans doute venu quérir une oreille afin d'écouter ses doutes et ses chagrins en cette heure tardive. Je n'avais cure qu'elle puisse se transformer en renard ou Dieu sait quel autre créature, cela ne devait en aucun cas ternir mon jugement. Elle prit place à mes côtés et un nom quitta ses lèvres.

« Roxane.»

Je ne put m'empêcher de penser au personnage de la pièce de Cyrano de Bergerac et esquissais un léger sourire. Chaque phrase de Roxane était suivi par un moment de silence, de toute évidence elle cherchait ses mots. Je ne la brusquais pas, la laissant parler à son rythme, redoutant la raison de sa venue en ce lieu à une heure aussi tardive.

« J’ai perdu ma mère. »

Combien de fois avais-je entendu cette parole ? Trop. Beaucoup trop pour que je puisse m'en souvenir. Le souvenir de mes ouailles en pleurs venant chercher du réconfort auprès de moi me revint en mémoire. Les Années Sanglantes avaient amenés leur lot de morts et de désolations. Combien de corps ais-je aidé à enterrer ? Combien de veillées funèbres ais-je tenu ? Combien d'extrême onction ais-je donné ? Je ne sais plus...

Aujourd'hui encore je me retrouvais face à une scène trop familière. Réconforter une personne endeuillé n'est jamais simple et l'on ne s'y habitue jamais vraiment. Souvent l'on est confronté au chagrin mais aussi au désespoir, à l'incompréhension et parfois même à la colère. Les gens pensent que pour nous autres hommes d'Eglise, il est facile de trouver des mots de réconforts, mais ils ont tort. Nous sommes peut-être des serviteurs de Dieu, mais nous sommes aussi des hommes, fragiles et faillibles, que la mort terrifie et qui sommes désarçonnés pas cette dernière.

Je posais ma main sur l'épaule de Roxane. Les paroles qui suivirent étaient murmuré et dîtes avec un ton qui se voulaient rassurant :


"Une flamme qui s’éteint, disent les voisins.
Disparition éternelle, ont dit les officiels.
Tristesse de l’absence, dit la famille.Pourquoi tous ces gens parlent-ils de ce qu’ils ne connaissent pas?
Le corps sans souffle, c’est affreux.
C’est vrai, nous sommes tentés de révolte.
La peine de notre coeur est immense.Mais si ce corps était animé de ton souffle, Seigneur,
Tu ne l’as pas crée pour l’amener au néant.
Le coeur bat ailleurs que dans cette poitrine.
L’esprit et l’amour revivent en un corps nouveau.
Tu es créateur.
Tu recrées ce qui nous parait mort.
Absence apparente, présence que nous pouvons saisir.Amour ineffacé, agrandi à ta dimension.
Résurrection plus belle que tous nos rêves.
De nouveau solitaires, nous te disons: « nous souffrons, Seigneur ».
Sans désespoir.Souffrance et espérance cohabitent en mon coeur.
Nous refusons la mort.Toi aussi, Seigneur, Tu en es vainqueur.
Au mort, tu donnes la vie. A nous, tu donnes la paix.
Seigneur, tu es la vie.
Nos coeurs entre tes mains, pour les unir en ton amour."


Ces paroles m'étaient venus inconsciemment. J’espérais qu'elles donneraient un tant soit peu de réconfort à Roxane. Je rajoutais :

"Prenez votre temps, ma fille. Un pas à la fois..."
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Lun 16 Mar - 21:08

Une main réconfortante vient se poser sur l’épaule de la métamorphe. Un contact de la part de quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Un contact qu’elle devrait sentir comme une intrusion dans son intimité. Qu’elle aurait senti comme tel en d’autres circonstances. Mais elle ne sent aucune animosité, aucune peur de la part de celui qui vient pourtant de la voir se transformer presque sous ses yeux. Et cette réaction la rassure, l’apaise. Il n’a encore rien dit vraiment, et pourtant elle lui accorde déjà sa confiance. Et elle se sent déjà mieux d’avoir laissé sortir ces mots. Des larmes coulent, une à une, le long de sa joue. Ses yeux n’ont pas quitté la statue de la vierge immobile. Elle puise dans le contact de Joakim un peu de force.

Tandis qu’il parle, elle inspire, puis expire. Lentement. Elle essaie de calmer cette boule qui a grossi de jour en jour depuis cette nuit qu’elle n’oubliera jamais. Elle essaie de la renfermer, de la mettre de côté, comme elle le fait au quotidien, devant tous ceux qui la pensent forte. Ceux qui la croient capable d’être Jolfr. Malgré le chagrin et la douleur. Mais ils se trompent. Ils ne voient pas ce qu’elle endure, ils ne ressentent pas cette douleur, cette perte. Pas comme elle en tous cas. Pas autant. Elle se concentre sur ses paroles, les paroles de cet homme de Dieu. Des paroles qu’elle ne comprend qu’à moitié. Des références qu’elle n’a sans doute pas. Et à mesure qu’elles pénètrent dans son esprit, elle lâche prise. La boule dans sa gorge monte jusqu’aux yeux de la rouquine. Et la respiration qu’elle cherche à calmer s’emballe, jusqu’à devenir erratique. Elle inspire par à-coup, sans prendre le temps d’expirer, et les larmes noient son regard qui devient flou.

Tout ce trop plein d’émotions qu’elle s’efforce de masquer la submerge. Elle tente de parler, de répondre à Joakim. Elle se sent ridicule, et elle est presque en colère de se laisser ainsi aller, de ne pas avoir la force de retenir ces larmes. Elle s’en veut, et pourtant ça lui fait tellement de bien. Elle bégaye, entre deux respirations, quelques mots. Mais elle peine à calmer sa poitrine qui se soulève trop fort, trop vite, et coupe ses paroles en bribes de son incompréhensibles.


« Je… Je… Je n’ai pas… Pas le… Je n’ai p.. pas le temps… Pas le … temps… Il faut que… Que … Il faut …»


Avec un soupir énervé, elle prend son visage dans ses mains, essayant de sécher ses larmes qui l’énervent. Elle se concentre sur sa respiration à nouveau, essayant de calmer son cœur qui s’emballe dans sa poitrine. Inspire, expire. Calme-toi…

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mer 18 Mar - 17:59




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Je le savais. Je le sentais. J'ai beaucoup trop vécu ce genre de situation pour savoir comment Roxane allait réagir... et comme à chaque fois ça me fesait mal.

« Je… Je… Je n’ai pas… Pas le… Je n’ai p.. pas le temps… Pas le … temps… Il faut que… Que … Il faut …»

Brisée. Attristée. Perdue. Une enfant qui a perdu sa mère. La douleur était bien présente et toujours vive, qu'importe que cela était récent ou que ça remonte à plusieurs mois ou plusieurs années. Une perte est une perte et la blessure est toujours présente. Il lui faut souvent du temps pour cicatriser et parfois elle se rouvre.

Je voyais bien que Roxane lutait pour arrêter ses larmes, se retenant de montrer ses émotions. Pourquoi ? Pourquoi en ce lieu auprès d'une personne qui entend constamment les confessions de ses fidèles ressentait-elle le besoin de contenir ses émotions ? Elle ne me connaissais certes pas, mais je pensais que le fait que je n'ai pas paniqué en découvrant sa véritable nature nous avais mis sur un terrain de confiance ou bien...

Sans réfléchir, je pris la jeune femme dans mes bras. Elle avait littéralement besoin d'une épaule sur laquelle pleurer et Dieu sait combien de temps elle n'avait pas laissée ses émotions prendre le dessus. Je la berçais, lui murmurant :


"Chttt... Ça va aller, ça va aller. Laissez-vous allez, ma fille. Ne retenez pas des larmes qui ne demandent qu'à sortir."

Car après tout "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés"... A travers mon embrassade j'essayais de lui apporter tout le réconfort nécessaire, fesant fit du fait qu'elle ne portais rien à part ma soutane.
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Jeu 26 Mar - 23:27

Roxane retenait ses émotions depuis cette nuit où elle avait découvert le corps de Mary. Cette nuit-là, elle avait été pitoyable. Incapable de faire le moindre geste, de dire le moindre mot. Alexis avait été là pour elle, lui apportant une chaleur dont elle avait besoin. Mais lui rappelant aussi celle de Mary qu’elle ne sentirait plus. La disparition si brutale de la Louve à qui elle devait tout l’avait brisée. Et elle se sentait honteuse d’en être affectée, énervée d’être laissée seule par quelqu’un qui avait promis d’être toujours là pour elle. Tous ces sentiments contradictoires et pourtant mêlés qui l’avaient peu à peu transformée en bombe à retardement. Son poste de Jolfr lui interdisait ce genre de faiblesses. Elle devait assurer sa fonction, quoi qu’il arrive, et quoi qu’il lui en coûte. Elle devait se montrer digne, alors qu’elle ne rêvait que de se rouler en boule dans un coin et de pleurer. Et même ici, loin de la Meute et de la pression qu’elle lui imposait, elle ne se lâchait pas complètement. Jusqu’à ce qu’il la prenne dans ses bras.

Dieu que ça faisait du bien. Les larmes coulaient sur le visage de la rouquine. Mouillant la soutane au niveau de son cou, ainsi que les vêtements de Joakim contre qui elle était serrée. Elle ne saurait dire combien de temps elle était restée ainsi. Sans parler, juste à pleurer, rassurée par la voix grave d’un homme qu’elle connaissait à peine et en qui elle avait pourtant confiance. Il n’avait pas fui devant elle. Il semblait comprendre sa douleur. Il ne la jugeait pas.

Et puis elle commença à reprendre conscience d’elle-même, et de ce qui l’entourait. Avec douceur elle s’écarta un peu de lui, la respiration calme, sereine, enfin. Son visage ne devait ressembler à rien. Les yeux devaient sans doute être rouges, bouffis. Elle essuya son visage tant bien que mal avec ses mains et la manche de la soutane.

« Je suis désolée de vous infliger ça... Merci... Ca m’a fait du bien, vraiment.»


Elle devrait partir, maintenant, pourtant elle se sent plus ou moins redevable envers lui. Il l’a réconfortée, alors qu’il ne la connaissait pas, et que n’importe quel humain aurait fui. Elle n’avait pas envie de fuir alors qu’il ne l’avait pas fait.

« Je ne sais pas quoi faire pour vous remercier. Vous...»

La métamorphe hésite un peu, puis se décide à poser la question qui la chiffonne.

« Vous n’avez pas fui, tout à l’heure. Vous n’avez pas eu peur de moi. Pourquoi ?»

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Mar 31 Mar - 22:30




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


Je m'attendais à cette réaction, je l'avais expérimenté beaucoup trop de fois pour savoir que Roxane allait réagir ainsi. A peine l'avais-je prise dans mes bras et lui avais-je murmuré de laisser libre cours à ses émotions qu'elle fondit en larmes. Je la berçais tout en laissant les larmes tâchées ma chemise et ma soutane. Je n'en avais cure. Cette jeune femme retenait ses émotions depuis sans doute bien longtemps et ils avaient besoin d'être extériorisés et il était de mon devoir de pasteur, même d'être humain de l'aider dans ce moment difficile.

J'ignore combien de temps nous restâmes ainsi, elle dans mes bras et moi tentant de la réconforter. Ses sanglots étouffés dans mon torse me ramenèrent quelques années en arrière, durant les Années Sanglantes... Combien d'enfants avais-je pris ainsi dans mes bras, tentant de les consoler de la perte d'un parent ? Trop, beaucoup trop. Comment leur expliquer à ces être perdus, désespérés, que leur mère ne reviendra plus ? Qu'importe l'âge quand une personne perd sa mère elle redevient un petit enfant esseulé, perdu et qui pleure en réclamant sa maman...

Au bout d'un certain temps, les sanglots s'espacèrent et je sentis Roxane se calmer petit à petit. Elle s'écarta de moi, les yeux rougis par le larmes et s'essuya le visage avec la manche de ma soutane.


« Je suis désolée de vous infliger ça... Merci... Ca m’a fait du bien, vraiment.»

Je lui souriais d'une manière qui se voulait rassurante. Me déranger ? Aider mon prochain était mon métier et mon devoir en cela elle ne me dérangeais aucunement.

« Je ne sais pas quoi faire pour vous remercier. Vous... Vous n’avez pas fui, tout à l’heure. Vous n’avez pas eu peur de moi. Pourquoi ?»

C'était là une très bonne question... pour elle comme pour moi. En effet qu'est ce qui m'avais forcé à rester, à ne pas paniquer à sa vue ? Je laissa passer quelque minutes de silence, pris dans mes pensées. Finalement, je sortis un paquet de mouchoir de ma poche de pantalon, en prit un et m'en servit pour terminer d'essuyer le visage de Roxane. Je lui sourit et répondit :

"Ma fille, croyez-moi j'ai suffisamment rencontré de personnes... étonnantes et vu des phénomènes tout aussi étonnants pour ne plus être étonné par grand chose. De plus je me doutais que vous n'étiez pas venu ici sans raison... et j'avais vu juste.

Vous étiez une jeune femme ayant besoin d'une oreille et d'une épaule sur laquelle pleurer et je suis vraiment heureux d'avoir pu vous apportez mon soutien."


Je fais une pause, termine d'essuyer le visage de la jeune femme en face de moi. Je lui prend la main entre le miennes et reprend, la regardant dans les yeux afin de faire passer mes sentiments :

"Si jamais vous avez encore besoin de soutien, demandez moi."
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Jeu 30 Avr - 11:35

Le sourire sincère qu’elle voit sur le visage de cet homme lui redonne confiance. Confiance en l’Autre. Les mauvaises expériences lui avaient toujours fait fuir les humains. Ceux qui n’étaient pas comme elle, ou qui ne pourrait pas la comprendre. Et voilà qu’un parfait inconnu était capable de la voir comme elle était, de la regarder dans les yeux en sachant qu’elle était capable de se transformer en un animal. De lui sourire, de la réconforter, et de la prendre dans ses bras alors qu’elle en avait besoin.

« Vous êtes quelqu’un de bien, Joakim. »


Alors qu’il termine d’essuyer les larmes sur son visage, comme un père le ferait pour son enfant. Elle n’a que de vagues souvenirs de son père. 10 ans seulement avec lui, ça laisse peu de temps pour construire des souvenirs. Mais alors qu’elle sent se mouchoir contre sa joue, et cette odeur masculine qu’il dégage. Elle repense à cette fois où elle était tombée et s’était égratigné le genou. Son père s’était accroupi, l’avait pris dans ses bras et avait essuyé ses larmes. Exactement comme maintenant. Est-ce que cet homme pourrait être son père ? Est-ce qu’elle avait besoin d’un père ? Elle qui avait trouvé une mère qui lui avait été affreusement arrachée ? Non. La réponse s’imposait à son esprit. Claire. Sans doute, sans hésitation. Non. Elle ne voulait pas s’attacher de nouveau. Etre dépendante de quelqu’un qui pouvait disparaître à tout instant. Il n’avait rien demandé. C’était un homme bon, c’était certain. Mais elle n’avait pas besoin de se l’approprier. Elle était reconnaissante pour ce qu’il avait fait ce soir, et elle ne lui demanderait rien de plus. Il lui avait permis de faire sortir cette douleur qui pesait sur sa poitrine. Ce trop plein d’émotions qui lui rendait la vie impossible. Et il lui avait redonné espoir. Les hommes étaient capables d’accepter les métamorphes. C’était possible. Lui en était capable. Combien d’autres l’étaient aussi ?

« Je n’aurai qu’à pousser la porte pour vous trouver. »


Ele lui sourit, pensivement. Elle devait partir maintenant. Elle avait suffisamment pris de son temps. Il était sans doute là pour être seul, et elle lui avait volé sa solitude. Il la méritait pourtant.

« Fermez les yeux, et comptez jusqu’à 10. »


En silence elle retire le large tissu et le dépose délicatement sur le banc. Elle se rapproche et dépose un baiser du bout des lèvres sur la joue du prêtre. Quelques secondes plus tard ce n’est plus une femme qui se tient sur le sol de l’Eglise. Tu le regardes depuis le sol, une dernière fois, et puis tu te tournes et t’enfuies sans te retourner.

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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   Dim 3 Mai - 18:52




"Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés."


« Vous êtes quelqu’un de bien, Joakim. »

Ces paroles me firent plus de bien que Roxane ne pouvait l'imaginer. Durant les derniers mois qui se sont écoulés j'ai douté de beaucoup de choses : de ma Foi, de mon statut de serviteur du Seigneur, de ma qualité d'homme bon... Les événements de Bloody Valentine m'avaient perturbés jusqu'au plus profond de mon être et jusqu'à ce jour je n'avais trouvé personne pour me réconforter dans mon chagrin et m'aider à apaiser ma douleur. Cette rencontre nous aura été profitable mutuellement dirait-on. Deux personne brisée et en deuil, cherchant du réconfort et des réponses à leurs question, l'une pleurant la perte d'une mère et l'autre noyé dans la culpabilité. Je terminais de sécher les larmes de la rouquine, elle ne semblait pas le moins du monde gênée par l’intimité naissante entre nous deux. Entre le fait qu'elle soit nue sous ma soutane, que je l'ai bercée en pleur et que je lui essuie désormais ses larmes. Tout cela c'était fait spontanément, presque naturellement.

« Je n’aurai qu’à pousser la porte pour vous trouver. »

Je me permettais de caresser légèrement la jour de Roxane, lui souriant.

"Toujours, ma fille..."

« Fermez les yeux, et comptez jusqu’à 10. »

J’accédais à sa demande, intrigué, fermant mes yeux. Je cru discerner le bruit de tissu froissé. Est-ce qu'elle était en train de se dénuder ? Je sentis une légère rougeur teindre mes joues en repensant à la silhouette nue de la jeune fille que j'avais entraperçu plus tôt dans la soirée. Soudain je sentis des lèvres douces et chaudes effleurer ma joue droite, me fesant encore plus rougir. Puis j'entendis des petit bruits de pas et une porte s'ouvrant et se fermant. J'attendis encore quelques secondes avant de rouvrir mes yeux. Roxane était partit, ne restait comme preuve de sa présence que ma soutane froissée sur le banc à côté de moi et un mouchoir encore humide de ses larmes. Je me levais m'assurant qu'elle avait bien quitté les lieux puis repris mon habit et le revêtit. Une fois fait je poussais un soupir, passant mes mains sur mon visage et dans mes cheveux m’ébouriffant. Mon regard tomba sur la statue du Christ sur l'autel en face de moi. Je lui souris et lui déclara.

"Et bien... Ce fut encore une rencontre et une soirée forte intéressante."

Sur ces paroles, j'alla éteindre les bougies que j'avais allumées plus tôt puis sortit de la cathédrale, fermant la porte à clé derrière moi et repartit en direction de mon presbytère. Encore quelque chose à écrire dans mes mémoires...
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MessageSujet: Re: "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]   

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