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Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Jeu 4 Déc - 20:52

Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




Un nom, une vie, une âme, une proie, une victime. Désigné par Pandore, il ne pouvait pas espérer survivre bien longtemps. Elle m’avait lancé sur ses traces il y a de cela trois nuits. Il n’avait pas été facile à débusquer, je le reconnaissais. Il avait effacé quelques unes de ses traces et s’était planté dans un minable petit motel. Cependant, il avait très vite replongé, et c’était ce qui avait causé sa perte. Amateur de petite fille, il avait eu la bêtise d’en faire disparaitre une juste à côté de sa planque. Dommage. Le reste fut un vrai jeu d’enfant. J’avais repéré le terrain et puis je m’étais engouffrée dans sa chambre. Quelques coups échangés et il n’était plus qu’un tas de chair sanguinolente. La consigne avait été de faire cela salement et j’y avais donc mis le paquet. Je lui avais vidé les tripes, et exposé à l’air libre ses organes. Sa tête coupée reposait juste devant la Tv, ses jambes dans les toilettes et ses bras dans la baignoire. Un vrai carnage. Et entre nous, mettre en scène tout cela m’avait pris bien plus de temps que de lui briser la nuque. Je lui avais laissé l’opportunité de combattre, mais il avait bien entendu perdu. Un humain contre une vampire entrainée… Ce n’était pas très difficile de deviner qui allait l’emporter. Avant de partir, je déposais sur ce qui restait du corps ma marque de fabrique : une carte, sur laquelle se trouvait la dame de carreaux. Elle était devenue mon symbole : représentante de mauvais augures, apportant un enrichissement certain dans un domaine, mais un enrichissement passant par des procédés peu recommandables. En sommes elle représentait parfaitement la tueuse que j’étais lorsque Pandore me demandait de chasser pour son compte.

Ma tâche accomplie, et la nuit devant moi, je me dirigeais tranquillement vers mon atelier de peinture. Je me sentais inspirée et d’humeur à apposer des coups de crayon puis des touches de peintures sur une toile. Plusieurs scènes se bousculaient dans ma tête, ne demandant qu’à être représentées, pour mieux être exposées ensuite. Je n’étais pas peu fière de moi. Depuis que j’étais la seconde de Pandore, j’étais énormément créative. Mes toiles se vendaient extrêmement bien et je croulais sur des demandes d’interviews de critiques artistiques. Bien entendu, je les déclinais, ce qui ne faisait qu’entretenir le mystère qui régnait autour de la signature « Perséphone, reine des enfers ». Mes peintures très torturées et sombres séduisaient plus d’un portefeuille, permettant à mon compte d’être bien à flot.

Mon état d’esprit s’éloigna aussitôt de cette passion en voyant la silhouette peu assurée d’un homme avançait dans la ruelle que je remontais. Cette personne n’avait rien à faire là. Cette rue n’était pas pour les enfants de cœur et les agressions allaient de pair avec elle. Si les voyous du coin me fichaient la paix, c’était qu’à force de se prendre des roustes monumentales, ils avaient fini par comprendre que me laissait tranquille et m’ignorait valait mieux pour eux. Ouais, j’avais mon propre laissez-passer, la classe, on est d’accord. Par contre l’homme lui, n’en avait pas, et il se trouvait sur un territoire qui n’était pas le sein. Déjà les vautours se rapprochaient de lui. Bientôt sa silhouette s’effondra au sol, après avoir reçu plusieurs coups de couteau. Tant pis pour lui. C’était malheureux oui, mais toute stupidité doit se payer dans ce monde. J’enjambais son corps, sans même lui accorder un regard. Il attrapa ma cheville, me suppliant de l’aider, et me forçant à tourner mon regard vers lui. A peine eut-il posé ses yeux sur mon masque aussi noir que la nuit couvrant mes yeux et mes cheveux bleus que tout espoir s’envola dans son regard. Je dégageais ma cheville d’un mouvement brusque, avant de continuer mon chemin.

Je pensais en avoir fini avec les rencontres pour cette nuit, mais je me trompais. Cela faisait quelques mètres déjà que j’étais suivie, mais j’avais mine de ne pas m’en rendre compte. J’avais continué mon chemin jusqu’à la porte de mon atelier, laissant une chance à ces imbéciles de rebrousser chemin. Pauvres types. Pauvres hommes stupides. Ce n’était pas parce qu’ils étaient quatre qu’ils pouvaient me faire peur et me voler. Ils me bousculèrent et cela sonna leur heure. En quelques mouvements fluides, je brisais la nuque du premier. J’évitais un coup de couteau avant d’envoler valser le corps d’un second contre le mur. Il s’étala inconscient sur le sol, et la position de ses jambes indiquaient qu’il n’avait pas remarcher avant un bon moment. Enfin s’il remarchait un jour. Le troisième en profita pour me tirer dessus. La balle m’atteignit à l’épaule, ce qui me fit rugir de colère. Lui, il allait aussi mourir. Alors que le quatrième prenait la fuite, j’enserrais le cou du troisième et le souleva au-dessus du sol. Je le secouais comme un prunier jusqu’à ce que son arme retombe au sol. Pour avoir gâché mon pull neuf en cachemire, aussi bleu que la perruque que je portais, et pour avoir fait couler mon sang, j’allais lui donner une mort lente et douloureuse. Je le laissais retomber et ramper sur quelques mètres avant de le relever. Je me plaquais contre son dos, sortie mes crocs et déchiqueta son cou, en m’abreuvant de lui. Pour ne pas qu’il crie trop fort, j’avais placé une de mes mains sur sa bouche, tandis que l’autre le maintenait en place. Une dizaine de minutes suffit à le vider de son sang. Je laissais retomber par terre son cadavre, puis m’essuya la bouche. Votre Mère ne vous a-t-elle jamais appris qu’observer les gens qui mangent est foncièrement impoli ? Dis-je en direction d’un coin obscure de la ruelle. Non, je ne devenais pas seule. Je m’adressais simplement à l’homme qui était caché dans l’obscurité, mais dont j’avais senti quand même la présence. Et quelle présence d’ailleurs. Impossible de passer à côté, pas même de son odeur d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Jeu 4 Déc - 22:45

Cela faisait plus de trois jours que j'étais alité, mais je ne parvenais pas vraiment à reprendre des forces. Je me nourrissais pas trop mal, même si les proportions et la diversité de mon alimentation s'étaient carrément pétées la gueule. En fait, je n'avais le droit de manger que ce qui était analysé, calculé, optimisé, par les médecins qui me suivaient toutes les trois ou quatre heures. Mais Tom était comme moi. Il pensait que j'allais devenir fou à ce rythme, et il pensait comme moi que je devais sortir. Moi, je me sentais oppressé par l'ambiance au manoir. Tous ces gens qui défilaient à mon chevet, pour me plaindre, pour compatir, pour pleurer sur mon sort. J'en venais à les détester, parfois, mais jamais tout à fait autant que je ne me détestais moi même. Comme si j'avais besoin d'être plaint, comme si j'avais besoin que l'on compatisse. Personne ne comprenait. Pas même Tom, même s'il était celui qui s'en approchait le plus. Peu importe. Mon aide de camp, comme je l'appelais pour lui éviter de se considérer lui même comme ma nounou, m'avait parlé d'un dîner de charité donné en faveur des enfants vampires, de ces jeunes personnes qui ont été transformées malgré elle, fauchées par la guerre et les appétits meurtriers de nocturnes rouges sanguinaires ou malsains.


J'avais fait en sorte de décider mes médecins à m'autoriser ce droit de sortie. J'avais toujours su être persuasif. Elle m'avait appris ce genre d'autorité, de leadership. Un regard, un timbre de voix. Et on se plie en quatre. « On en avisera leurs majestés » m'avait on rétorqué, pincé. Faites, aurais je répondu. En fait, il ne s'agissait pas d'étaler ma tête ou mon état au grand jour. Tom pensait que sortir, me divertir, me ferait du bien, m'éviterait de concevoir la chambre médicalisée qui m'était réservée comme une bête prison, oppressante et contraignante. Il avait raison, comme toujours. Il avait insisté pour m'accompagner, mais j'avais été catégorique. J'avais filé à l'anglaise ; si je n'étais plus un fantôme je connaissais encore parfaitement la Garde Régine et ses habitudes, ainsi que les dispositifs de sécurité de l'endroit. Leurs Majestés allaient probablement m'en chier une pendule quand ça se saurait, mais je men fichais. Qui irait s'en prendre à un type visiblement malade, d'aspect bien pathétique ? En plus, personne ne saurait où me trouver. Même Tom ne le savait pas. Il m'avait conseillé un bar, un restaurant, quelque chose qui détende, qui fasse rencontrer des gens. Foutu optimiste. Mais il n'avait pas tout à fait tord, encore. Je n'avais rien mangé, pas bu non plus. J'étais simplement allé au cinéma.


Cela faisait des années que je n'avais plus regardé de films dans une salle, voire plus de films tout court. J'avais regardé pas mal de documentaires pour me préparer, pour m'organiser, mais jamais rien de très rapproché de la notion de loisirs. Je n'avais pas compris grand chose du film qui était diffusé. Avant la projection, pas mal de gens disaient qu'avec la guerre aux états unis, le cinéma avait radicalement changé. Je n'aurais su le dire. En sortant, j'avais passé un petit moment seul, avec une simple cigarette. Vieille habitude qui revenait dans certains moments. Le film ne m'avait absolument pas détendu. Je n'avais fait que penser à elle. L'obscurité avait même masqué plusieurs fois mon regard se rougir, ma main gauche trembler. Je suffoquais, paniqué à l'idée de ce que j'avais fait, de ce dont je m'étais rendu responsable. En fait, c'était pire que mieux. Usant d'une canne pour avancer, je claudiquais péniblement depuis la rue glauque derrière le cinéma, pour m'avancer vers le boulevard et récupérer un taxi. Je me sentais faible, terriblement faible. Et désespérement seul. Il me manquait ma moitié ; on m'avait arraché une partie de mon âme, de mon esprit, qui me manquait et provoquait une forte douleur, constante, lancinante. A chaque fois que je voyais son visage, que j'entendais sa voix murmurée dans un coin de ma tête, je suffoquais, mon cœur s'emballait, je paniquais.


Je continuais d'avancer péniblement, lorsque je perçus quelque chose qui me stoppa.


Un son. Plusieurs. Des chocs sourds. Des craquements. Ce que j'identifiais comme des bruits de lutte. Je n'étais pas armé, à peine capable de tenir debout. Mais j'avais encore des restes de mon instinct de chasseur. Je pouvais peut être faire quelque chose, même si ce n'était qu'appeler les flics. Je passais le coude de la ruelle, seul. Et ce que je vis me figea, non d'horreur ni de peur, mais d'intérêt. Quatre corps sur le sol. Probablement les truands du coin qui imaginaient bêtement une cible facile. Ils sont fous ; ce coin est un quartier de vampires. Stupides jeunes à l'agonie. Ils ont peut être pensé qu'avec une lame ou deux en argent, ils allaient pouvoir s'en tirer.. Coup de feu, coups et nourriture. Je regarde depuis l'obscurité, admiratif devant le talent combatif de la vampire étrange, masquée aux cheveux bleus. Elle est grande, plutôt élancée. Elle me dit vaguement quelque chose, mais ma vue n'est plus aussi bonne, et j'ai l'impression de ne plus avoir d'odorat à côté de celui que j'avais quand j'étais... Bref. L'inconnue se retourne vers moi sitôt son repas terminé, les corps de ses adversaires jonchant le sol. Je n'ai pas peur ; la vampire a bu tout son soûl et elle aurait pu me tuer plus rapidement si elle le voulait. Et quand bien même voulait elle ma peau... J'accueillerais la mort en amie, puisqu'elle me ramènerait auprès d'elle. Mon cœur se mit à battre plus fort, pas de peur mais d'excitation. Et si le destin l'avait placée sur ma route, pour faire enfin fructifier cette sortie ? La mort...



| On m'a surtout appris que tuer les gens pour s'en nourrir était plus impoli encore... Et que s'attarder sur les lieux où un coup de feu a été tiré et entendu est stupide, bien sûr. Vous êtes inconsciente ou vous voulez simplement éprouver votre force contre une horde de policiers équipés pour vous abattre? |


Je boite de quelques pas, juste assez pour sortir de la pénombre dans laquelle je me trouvais. Je savais de quoi j'avais l'air. Manteau de laine noire, visibilement trop large pour une carrure trop frêle, traits creusés, barbe et cheveux poivres et sel... Je restais persuadé que je ne tenais debout que grâce à Son sang. Quand il n'y en aura plus... Alors peut être me laissera t'on enfin la rejoindre « naturellement ».


| Soit vous me tuez tout de suite, soit vous m'amenez dans un endroit sûr pour me raconter où vous avez appris à vous battre, mais ne restons pas ici. J'ai autant à perdre que vous si la police débarque. |

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mar 9 Déc - 23:14

Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




Et bien, cet humain ne manquait pas de confiance en lui c’était indéniable, même si cela ne m’empêcha pas de lâcher un rire et de sourire jusqu’aux oreilles à ses paroles – sourire qu’il ne pouvait d’ailleurs pas voir -. Je me rapprochais de lui, et me mis, instinctivement à lui tourner autour, comme un prédateur autour d’une gazelle. Non, je n’allais pas lui faire du mal ou le tuer. Pas s’il ne me posait pas de problème. Si je pouvais tuer gratuitement pour Pandore, je ne le faisais jamais de moi-même. C’était elle qui désignait les proies et moi, je m’exécutais. Avouons le, j’étais certes une tueuse, mais je n’en prenais aucun plaisir. Je faisais simplement ce qui était nécessaire, sans prendre mon pied à ôter la vie des autres. Je ne suis pas sadique, ni tortionnaire. Je me vois plutôt comme une mercenaire, une tueuse à gage. Je m’emploi à la tâche qui est la mienne, pour le bien de mon client, en l’occurrence ici pour les intérêts de Pandore et je passe à autre chose, en l’occurrence à mes peintures. Avouons le, elles me permettaient d’expier mes meurtres et de les voir sous un nouveau jour. Je n’ai jamais voulu de cette vie de tueuse. Elle m’est tombée dessus, et je n’ai pu que l’accepter pour avoir un but qui puisse réellement compter pour notre monde. Soyons honète, les choses vont plutôt mal. Alors si je peux œuvrer ne serais-je qu’un peu, si je peux être une simple goute dans un océan, et que pour cela, je dois mettre de côté ma conscience et bien soit, j’étais prête à cela, à ce sacrifice comme le dirait certain. Pour faire le bien, quelque fois, il faut faire le mal. J’ai été transformée en créature de l’ombre par la force. Ne suis-je donc pas bien placée pour être la représentant de la mort auprès d’autres monstres ? Si, bien si que si. Je rigolais donc aux paroles de l’humain. Il essayait de m’impressionner, mais cela ne marchait pas. Je n’étais pas une pauvre petite vampire en détresse. Je savais très bien me sortir de toutes les situations et c’était pour cela que j’étais aussi efficace dans mon travail. Je m’arrêtais devant lui, avant de lui déclarer, sur un ton on peut plus troublé, horrifié et si innocent Monsieur l’agent… Je… Je ne comprends pas trop ce qui a pu se passer… Je rentrais chez moi et puis… J’ai entendu un coup de feu… Et… Quand je suis arrivée… Oh mon dieu… Je les ai trouvés là… Tous ses corps sans vie… C’est horrible, si vous saviez…. Je reniflais, comme une pauvre petite femme en détresse, puis je le pointais du doigt. Cet homme… Il était déjà là… Il m’a menacé… Je n’ose imaginer ce qui serait arriver si vous n’étiez pas arrivé à temps… Il était avec un vampire… Mais il s’est échappé par cette cage d’escalier. Il était grand, un mètre quatre vingt, et brun je crois… Non chatain… Attendez, tout se bouscule dans ma tête… Je voulais juste rentrer chez moi et retrouver ma sœur. Ma voix se brisait à cette dernière phrase, avant de lâcher des sanglots qui auraient berné n’importe qui. Puis je relâchais un nouvel éclat de rire et repris ma voix habituelle. Alors à votre avis, qui vont-ils croire ? Un homme tel que vous, ou une pauvre jeune femme innocente, travailleuse honnête et en règle, qui n’a aucun casier judiciaire et qui est référencée comme étant une humaine ? Voyons. Pensiez-vous vraiment que je sois aussi inconsciente et sans ressource ? Ne suis-je pas un prédateur ? Maintenant, si vous le permettez, j’ai des choses à faire. Et si vous ne voulez pas de démêlés avec la justice, vous devriez passer votre chemin et oublier notre rencontre. Je lui tournais le dos délibérément, avant de tranquillement revenir sur mes pas. Il n’était pas question qu’il découvre mon atelier qui se trouvait non loin d’ici. Je préférais le semer avant et me débarrasser de lui gentiment. Ma peinture allait devoir attendre. Dommage. Les images qui se bousculaient dans ma tête étaient très nombreuses, encore plus nombreuses depuis que je l’avais vu sorti de l’ombre. Je ne saurais dire, mais il me semblait familier. Et pourtant, j’étais certaine de ne jamais l’avoir rencontré ou côtoyer. C’était étrange, très étrange même. D’autant plus que j’avais la sensation que je ne devais pas lui faire de mal, physiquement parlant. Etrange, très étrange. Je commençais à me demander du coup s’il n’était pas un humain doté de pouvoirs pouvant influencer les autres. Une raison de plus pour faire attention à lui.

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 10 Déc - 13:55

Comme je m'y attendais, ma présence dans la ruelle avait été détectée aussi rapidement qu'on pouvait s'y attendre de la part d'une nocturne rouge. La vampire avait dû entendre mon cœur battre, ou le très léger bruit de ma canne sur le sol, appendice involontaire, nouvelle extension de mon cœur que je ne maîtrisais pas, incapable comme je l'étais d'en concevoir l'habitude à l'usage. Peu importait au final, mon corps ne me permettait en aucun cas de m'enfuir ou de me battre. La seule option qu'il me restait était d'attendre sur place, de voir si j'allais être tué, débarrassé de cette existence inepte et dépourvue de sens. Rien n'était facile, c'était le cas de le dire. Mais même maintenant, même ici, j'avais encore suffisamment de fierté pour me sentir obligé, capable d'attendre la mort comme il le fallait. Comme un homme. C'était tout ce que j'étais, tout ce qu'il me restait d'identité. Un homme... La vampire me regard avec dédain, souriant et riant. Nous savons tous les deux qu'un estropié n'est d'aucune menace pour une mort-vivante de son pouvoir. Enfin, de son pouvoir... Je n'étais plus vraiment capable de le sentir, de le quantifier... Mais à ma grande surprise, je le sentais toujours. Comme une vague impression, un pressentiment ténu qu'il est par ailleurs difficile d'expier comme il semble impossible à étouffer. Comme du temps de Krystel, et ce souvenir réveille la douleur lancinante dans mon cœur. Tout comme ce rire qui échappe de ses lèvres rouges comme le désir, la passion et le sang. Ce rire réveille quelque chose en moi. Il me rappelle quelque chose. J'ai une bonne mémoire, cela fait partie du package d'un tueur en série. Mais ce son, s'il réveille quelque chose, est pourtant différent de ceux dont je me souviens. Cela me torture, d'avoir ce sentiment de reconnaissance sans savoir d'où il vient, et mon cœur se serre malgré moi, me mettant au supplice. J'ai l'impression d'étouffer. J'essaie d'inspirer et d'expirer aussi profondément que possible. La vampire se rapproche ; il y a quelque chose de félin dans cette démarche. Et voilà qu'elle change du tout au tout, de tueuse à victime.


Son jeu est parfait ; le timbre de sa voix tremble d'une terreur sans nom tandis que ses mots, choisis avec soin, feront facilement mouche. Et si cela ne suffit pas, son regard... Mais elle oubliait quelque chose. Je souris, même si cela tirait douloureusement mon visage... La vampire me tance et se retourne pour s'enfoncer dans l'obscurité. Ma voix couvre le silence de la rue, couvre même les sirènes des voitures de police en approche. L'inconscience... C'était moi, désormais. Je n 'avais définitivement plus rien à perdre ; on ne pouvait me prendre plus qu'on ne l'avait déjà fait.



| Il y a une faille Madame, dans votre petit jeu. Il n'est pas mauvais, c'est sûr... mais n'importe quel benêt constaterait votre nature de vampire. Et ces corps sont déchiquetés ; je n'en aurai pas la force.Je n'aurais probablement même pas la force de lever assez ma canne pour frapper l'un de ces corps, par terre. Tandis que vous... Nocturne rouge, cheveux bleus, masquée de surcroît... Qui va t'on croire ? |


Je pousse mon avantage plus loin, décidé une fois encore à faire un joli pied de nez à la mort qui me tend les bras.


| Vous n'avez pas le choix, vous devez me faire disparaître. |


Je fronçais les sourcils ; cette sensation tenace m'emballait le cœur, réaction physiologique imprévue que je ne comprenais pas. Pourquoi avais je cette sensation de déjà vu? Mon cœur s'emballe, il bat à mes tempes au rythme effréné d'un canasson au triple galop. J'ai chaud, d'un seul coup, horriblement chaud, et le rythme de mon cœur continue de s'accélérer encore, j'ai l'impression qu'il va exploser. Je ne comprends toujours pas ce qui m'arrive. Y suis je enfin, le cœur lâchant au milieu d'une rue, incapable de porter mon corps plus longtemps ?


| Eh merde, je... |


...n'ai pas le temps de prévenir qui que ce soit que je m'écroule, succombant à l'inconscience.

[HJ ; j'ai considéré que notre lien n'étant pas rompu mais masqué par ta nature, me retrouver proche de toi aurait le même effet qu'autrefois mais mon corps démoli ne serait plus capable de suivre tout ça... A toi de me dire si ça te vas ]

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Jeu 8 Jan - 18:52

Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




Plusieurs options s’offraient à moi. Petit un : laisser l’humain et l’abandonner à son sort. Vu le quartier, il se ferait détroussé et tué dans les heures à venir. Petit deux : appeler quelqu’un à l’aide et le laisser se débrouiller, au risque de tomber sur quelqu’un de malhonnête, ou une créature de la nuit. Petit trois : l’emmener autre part moi-même et attendre qu’il se réveille, gâchant mon opportunité de peindre ce soir les images qui m’assaillaient l’esprit. Aucune n’arrivait à faire balancer mon esprit et mon cœur. Je restais à le regarder par terre, inconscient, avant de me décider à lui faire les poches. Non je ne suis pas devenue une picpoket. J’avais bien assez d’argent avec la vente de mes tableaux pour avoir besoin de ça. Et puis Pandore s’assurait toujours que je ne manquais de rien. Non, je voulais récupérer son téléphone que je trouvais assez rapidement dans l’une des poches de sa veste. Je consultais son historique d’appel avant de composer un des numéros favori. Deux sonneries plus tard, un homme décrocha.
Torben ?
Non ce n’est pas lui.
Qui êtes-vous et que lui avez-vous fait ?
Qui je suis n’a pas d’importance et je ne lui ai rien fait. Il est évanoui dans une ruelle, se trouvant derrière le « hot Wolf ».
Si vous…
Tututu pas de menace ou je l’abandonne à son sort.
Je serai là dans vingt minutes.
Bien.
Je raccrochais sans attendre de réponse. J’observais le corps de l’humain, et me décidais à le porter pour l’adosser contre le mur. Fort étais-je de constater qu’il sentait extrêmement bon et que j’avais bien envie de gouter sa gorge. Elle semblait m’appeler, plus qu’aucune autre ne l’avait déjà fait. J’avais envie d’y plonger mes crocs et de m’abreuver de lui. je sortais de mes pensées quand il remua légèrement. Il marmonnait, mais je décidais de m’écarter et ne pas tenter de comprendre. Je restais là, non loin, éloignant à un moment donné quelques clochards qui avaient vu une silhouette à détrousser. Quand un humain finit par arriver, je me trouvais en hauteur dans l’ombre d’une cage d’escalier. Je m’apprêtais à sauter pour défendre l’humain, mais l’arrivant jura, et je reconnu sa voix. Il s’accroupit à côté du bel au bois dormant, avant de siffler. Des silhouettes s’avancèrent aussitôt et elles n’étaient pas toutes humaines. Je jurais silencieusement, et me mouvais le plus discrètement possible. Un vampire jeta un coup d’œil dans ma direction, mais j’avais déjà sauté à l’étage supérieur, puis sur le toit. Je l’avais échappé de peu. Ainsi l’inconnu était affilié à des êtres de la nuit ?
▪▪▪ Trois nuits plus tard
Vous revoilà donc ? N’avez-vous aucun instinct de préservation ? Je rentrais de chasse, une nouvelle fois. Cette ruelle, j’avais pour habitude d’y passer pour rejoindre mon attelier. Je ne m’attendais pas à y revoir la silhouette humaine de la dernière fois. Qu’était- il revenu faire ici ? Pour cette nuit, je portais un masque aussi rouge que la chevelure que j’avais revêtu et qui cachait mes cheveux. Ma tenue était composée d’un jean très moulant, et d’un haut ne laissant pas beaucoup de place à l’imagination. Je portais dans une de mes mains des talons de quinze centimètres de hauteur, que j’avais troqué contre une paire de converses, plus silencieuse. Je m’avançais jusqu’à lui, laissant tout de même cinq pas de séparation entre nous. Je sentais déjà l’odeur de son sang qui m’appelait à déguster à sa gorge. Je m’étais pourtant nourrie avant de sortir, et je n’avais pas faim. Et pourtant, j’avais l’envie irrépressible de le croquer. Qui êtes-vous donc et que me voulez-vous Torben ?


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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Ven 9 Jan - 13:44

Je me réveille avec l'impression qu'un malade joue du tambour dans mon crâne, et qu'un bataillon de harpies me lacèrent les tripes. Le cœur lui, m'apparaît douloureux, rigide dans ma poitrine. Le moinde battement me demande beaucoup d'efforts. Autour de moi, des silhouettes et une confusion telles que je ne comprends pas où je me trouve, ni ce que je fais là. Pendant un instant, j'oublie ma douleur en oubliant qui je suis. Mais aussitôt ou presque, mes souvenirs reviennent avec le poids d'une tonne de plomb. Ma vue se fait plus distincte. Deux médecins, un humain et un vampire, se demandent dans quel état je me trouve réellement. A côté, Tom, qui a déjà vu que j'étais réveillé. Je ne surprends que des brides de conversation, les deux praticiens échangeant à voix basse. Je saisis rapidement qu'ils ne comprennent pas mon état, que je souffre ni plus ni moins des mêmes faiblesses physiologiques et immunitaires que trois jours plus tôt mais qu'ils ne comprennent pas pourquoi, d'un coup sans crier gare, je suis tombé. J'échange un regard qui se prolonge avec Tom. Il me fait comprendre qu'il sait, qu'il m'a vu. Je me doute que c'est lui qui m'a ramené. Je rassemble mes souvenirs, refermant les yeux. Je la revois. Je la sens. Mes tripes se tordent encore. Que s'est il passé ? J'attends que les médecins soient partis et discute avec Tom. Selon lui, j'ai eu une réaction et il n'est pas aussi catégorique que les médecins qui viennent de partir. Pour lui, c'est bon signe. Si je souffre, je vis. Il a raison. Je me souviens de cette logique qui était la mienne il y a si longtemps que j'ai l'impression que c'était une vie plus tôt. Il s'est passé quelque chose. Avant que je ne me rende compte de ce que je fais, je me surprends à lui demander si je peux compter sur lui pour me faire sortir à nouveau ce soir. C'est difficile bien sûr, compte tenu de ce qu'il s'est passé la sécurité fera bien plus attention.


Nous y parvenons, pourtant, et je m'éloigne rapidement du manoir pour prendre le taxi que m'a appelé Tom. Je ne suis pas stupide. Je sais qu'il restera dans les parages ; il ne misera pas ma vie sur un coup de dés et je me dis qu'il doit rester en soutien quelque part à proximité de l'endroit où il m'a retrouvé. Il sait bien sûr que c'est là que je retourne, et le chauffeur de taxi est un peu étonnant quand je lui donne l'adresse et quand je le paie en liquide avec de gros billets. Je me fiche de passer inaperçu ou non, qui prendra garde à un infirme dépassé et malade ? J'attends un bon moment, assis sur un banc public à proximité de l'endroit reculé au milieu des pâtes de bâtiments. Le soleil décroît et tombe finalement pour de bon. Je soupire en me relevant, m'appuyant sur la canne pour me hisser sur mes jambes flageolantes. Je vais savoir sous peu s'il me reste de l'instinct. La vampire rencontrée ici, trois nuits plus tôt, était passée par là avec nonchalance. Parcours habituel, sûre d'elle même. Le tracé des corps qu'elle a envoyé ad patres est encore dessiné sur le sol. La police peut se préparer à une nouvelle affaire non résolue. Celle ci est forte. J'attends.


J'attends encore.


Mon cœur s'emballe lorsque mon sixième sens de chasseur me prévient de son arrivée, et ne peux masquer un sourire à sa pique. Me tournant vers elle, mon impression quant à sa force est renforcée plus encore par sa démarche qui ne produit absolument aucun son. Son corps est mis en valeur par des vêtements moulants, ne couvrant pas toute sa chair. Pourtant, c'est son visage masqué qui m'attire, ce regard qui me trouble de manière incroyable. Mon rythme cardiaque augmente encore. J'inspire et expire profondément. Hors de question de laisser cette épave qui me sert à me mouvoir me trahir une nouvelle fois. Elle ne se rapproche qu'un peu, et m'appelle par mon prénom. Bien sûr. Elle a dû voir mes papiers et mon téléphone, pour appeler les secours.



| Je suis d'un naturel têtu. Et l'instinct de survie n'est qu'un obstacle. Si vous connaissez mon nom, vous savez qui je suis. Je m'intéresse à vous parce que... |


Je réfléchis. Pourquoi?


| Parce que je suis attiré par vous, et je ne me l'explique pas. Votre regard... Il me dit quelque chose. Il me tord les tripes. Vous, qui êtes vous? |

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Ven 9 Jan - 23:36

Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




L’humain n’avait rien à refaire ici, dans cette ruelle. N’avait-il donc pas retenu la leçon la dernière fois ? Je n’étais pas sa baby sitter. Je n’étais pas non plus un ange gardien. Je ne savais pas ce qu’il était venu chercher ici, mais il ne trouverait rien vis-à-vis de moi. Je ne le connaissais pas, et je n’avais pas envie de le connaitre. Je traçais ma route, mon chemin, et il m’apparaissait de plus en plus comme un obstacle. Oui, vraiment, que faisait-il ici ? Je me plaçais devant lui, gardant tout de même une certaine distance entre nous. Je lui fis remarquer qu’il n’avait aucun instinct de suivi, mais cela ne le fit pas réfléchir. Non. Monsieur pensait avoir réponse à tout, et ne pas avoir à craindre la mort. Pauvre fou, voilà ce qu’il était. Même si j’œuvrais pour Elle, je n’avais pas la bétise de ne pas redouter qu’Elle vienne m’importer. Je ne voulais pas mourir, c’était indéniable. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais j’étais persuadée de n’avoir pas le droit de lâcher les armes. Pas tout de suite. Pas maintenant. J’avais encore trop de choses à accomplir. Quelles choses ? Allez savoir ce qui m’attendait dans le futur. Tout pouvait changer et basculer d’un jour à l’autre.
J’attendais quelques minutes que l’homme finisse la phrase qu’il venait de commencer. Et lorsque ce fut le cas, je ne pus m’empêcher de pouffer. Ce n’était pas de la moquerie, non, mais de l’amusement. Sous mon masque, mon sourire grandit, révélant des crocs que je vins lécher avec ma langue. Je le provoquais sciemment, avant de me mettre à lui tourner autour. Je m’arrêtais au bout de deux tours, pour glisser dans son dos et lui susurrer Qui suis-je ? Je soufflais légèrement dans son cou, et laissa mes cheveux relâchés lui caressaient légèrement, quelques secondes, pas plus. J’éloignais légèrement ma tête, mais je restais toujours derrière lui. Qui ? « Qui » n'est autre que la forme qui résulte de la fonction de « Qu'est-ce que », et ce que je suis c'est une femme sous un masque. Je m’écartais de lui et en moins d’un battement de cil, j’étais de nouveau devant lui. Je m’inclinais légèrement de manière on ne peut plus théâtrale, avant de continuer. Mais en cette nuit des plus favorables, daigne me permettre, à défaut d'un banal sobriquet, de te présenter les caractéristiques de ce dramatise personnae. Voilà ! Vois en moi l'image d'un humble vétéran d’Ecosse, distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu'un vil vernis de vanité, est un vestige de la vox populi aujourd'hui vacante, évanouie. Cependant, cette vaillante visite d'une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition. Je lui récitais cela d’une seule traite, sans me tromper d’aucune manière dans ma tirade. Je connaissais ses vers par cœur, à force de les avoir entendu mainte et mainte fois. D’ailleurs, je n’en avais pas fini. Je fis quelques pas vers lui, jusqu’à être en mesure de toucher sa joue que je caressais d’un revers de la peau. Son contact avait quelque chose… D’électrisant, dans lequel, je pouvais me perdre facilement. Un instant je fus tentée, mais ma volonté eut plus de force. Je m’écartais de nouveau, avant de lui dire, dans un dernier murmure à peine audible Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité, ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse-moi simplement ajouter que c'est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi W Une nouvelle fois, je lui fis une révérence, avant de relever l’échine, et de croiser de nouveau le regarder. Mes yeux étaient aussi passionnés que mes mots, et malicieux au possible. Finalement il m’amusait cet humain, et fort étais-je de constater que, grâce à lui, j’avais enfin pu rendre hommage à ce film, qui était à mon cœur très cher. Encore fallait-il qu’il le connaisse. Si ce n’était pas le cas, et bien la situation en serait d’autant plus drôle. J’étais un étrange oiseau libre, et il venait d’en avoir une parfaite illustration.


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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Sam 10 Jan - 0:09

Qui êtes vous. Il y a un temps pas si lointain où je savais tout, ou presque, sur tout le monde ou presque. Maintenant, j'évolue dans un univers totalement différent. Je n'ai plus d'agents sous mes ordres, je n'ai plus de contact. Je ne participe plus aux réunions des services de la Reine, je n'ai plus les données qui me sont transmises. J'ai un ordinateur dans ma chambre, mais cette saloperie ne sait que me montrer des films dont je n'ai rien à faire, ou pire, qui me minent un peu plus en me la rappelant, ou en me mettant face à mes autres démons. Bref. Je ne sais plus grand chose, et je ne sais rien d'une vampire qui tue des gens en ville. Du temps de Krystel, les choses ne se seraient pas passées comme ça. Quand j'avais encore mes équipes, aussi. Mais la plupart de mes hommes avaient été abattus ou saignés dans l'embuscade qui m'avait tout coûté. Maintenant, il n'y avait plus beaucoup d'obstacles aux vampires qui voulaient transgresser les règles. L'armée royale était puissante mais en pleine réorganisation, et pour certains cas, de loyauté douteuse. Nous ne réglerions pas nos problèmes de sécurité avant un petit moment, mais je m'en fichais. Si le pouvoir pouvait avoir l'intégralité de la situation bien en main, la vampire ne serait pas là, et moi non plus. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je trouvais ça dommage. Comme si j'avais perdu quelque chose.


La vampire s'amuse de la situation ; elle ne rit pas mais elle se plaît à la situation. Sa manière de se comporter apparaît bestiale, sensuelle mais dangereuse. Je ne peux détacher mon regard de ses traits masqués. Je la laisse faire, je ne me laisse pas démonter. Je n'ai pas peur. Qu'elle me fasse ce qu'elle désire, je m'en fous. Je laisse même la nocturne rouge passer dans mon dos pour se jouer de moi. Je reste de marbre. Alors que la belle continue de se jouer de moi. Je fronce les sourcils. Je ne comprends plus tout ce qu'elle me dit de sa voix basse, sensuelle. Je perdais le fil. Je n'étais pas un homme cultivé, je n'étais pas un homme de lettres. L'anglais n'était pas ma langue naturelle non plus et j'avais bien plus l'habitude du langage courant ou opérationnel que de cette verve alambiquée. Je fronçais les sourcils à nouveau.



| Comment avancer masquée peut il être symbole de vanité? |


J'hésitais avant de poursuivre.


| Vous... Vous venez vraiment de me répondre en paraphrasant du théâtre ou un truc du genre? |


j'étais perdu, autant par ses mots que leur implication, et par ce contact qui me fit étrangement frissonner.


| W ? |


Je réfléchissais à toute vitesse. Je ne trouvais rien.


| La vengeance... je connais ce sentiment. J'ai passé toute ma vie d'adulte à me venger de vos semblables. J'en ai dessoudé à tour de bras. J'ai continué, encore et encore, me rendant parfaitement compte que tout ce que je faisais était parfaitement vain. Et aujourd'hui que j'ai le motif parfait pour m'adonner à la meilleure des vengeances, à la plus sanglante de mes croisades... |


Je baisse le regard sur mon torse et ma main m'illustre, me montre.


| Maintenant, au moment où cela prenait tout son sens, je suis incapable de me venger. L'ironie de toute une existence... Si je n'ai pas le droit de connaître votre nom, puis je tout de même savoir pourquoi vous vous cachez derrière ce masque ? Du peu que j'en ai vu, vous êtes loin d'être vilaine. Belle et redoutable ; je n'ai pas oublié votre petite démonstration de l'autre soir. J'en déduis que vous êtes en fuite, que vous vous cachez de l'autorité. Pourquoi? |

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 14 Jan - 16:08

Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




Je soupire. L’humain n’a pas compris. Ni ce que je viens de dire, ni même le sens de mes paroles. Ce n’était pas un homme aussi cultivé qu’il le semblait finalement. On peut cacher le pire imbécile derrière de beaux vêtements. Les apparences ne sont-elles pas trompeuses après tout ? Etrangement, j’avais surestimé l’humain en face de moi. Cela était surement dû à l’allégresse ressentie par ma chasse rondement menée. Rien que sa présent ici était la preuve qu’il n’avait pas vraiment d’intellect développé. C’était ainsi trop lui demander de comprendre pareils dialogues. Dommage. Il aurait été intéressant qu’il puisse y répondre. Je soupire une seconde fois. Je suis déçue, oui, un peu déçue. Mon monologue tombe à l’eau, complètement. Je ne suis pas en fuite et je ne me cache pas de l’autorité. Je ne suis pas non plus vanité. Justement. Il n’est pas question ici de vanité mais de justice et de vengeance. La justice et la vengeance n’ont pas de visages précis. Elles sont incarnées dans les âmes des créatures. Leurs donner un visage seraient les rendre vulnérables et atteignables. Hors elles ne le sont pas. Je n’avançais pas masquée par vanité comme il venait de me le demander. J’avançais masquée parce que j’incarnais des idées, des valeurs, des principes. Est-ce si difficile à comprendre ? Sans doute me prenait-il pour une sorte de superhéros des temps modernes cachant son identité ? Si c’était le cas, il était dans l’erreur la plus totale. Je n’étais pas une personne bien. Je suis un monstre, un monstre qui ne protège pas la veuve et l’orphelin. Je rendais justice à mon groupe bafoué, et je les vengeais. Ce n’était ni noble, ni honorable, mais c’était ma tâche, une tâche que personne d’autre que moi ne pouvait accomplir. Point de théâtre. Comment ne peut-on pas connaitre un tel chef d’œuvre. Voyons… Je lui tournais deux fois autour, avant de me replanter devant lui. Vous semblez pourtant être un homme de bonne posture. Vous ne semblez clairement pas préférer les hommes aux femmes vu le regard que vous portez sur ce corps que m’a donné la nature. Comment ne pouvez-vous donc pas Le connaitre ? A moins que vous soyez plus blonde que brune, ce qui explique que vous n’ayez pas jeté votre dévolu sur Lui, son actrice principale n’étant nul autre que Natalie Portman. Je n’étais ni prétentieuse, ni vaniteuse. J’énonçais simplement des faits, que j’ajoutais bout à bout. Il n’était pas un homme gay, c’était indéniable. En me voyant arrivé, il m’avait détaillé et ce qu’il avait vu lui avait plu. Comme tous les autres d’ailleurs. Ils ne peuvent s’empêcher de voir la chair, et de la désirer, quand bien même ils ignorent tout du fond. Pauvres fous, cette bêtise les perdait tellement. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? D’ailleurs, j’avais parfaitement illustré cette citation sur l’une de mes toiles, qui, quelque part, reflétait ma double vie. J’avais peint la silhouette d’une belle jeune femme, tenant la main à un jeune homme subjugué par la première. Le cadre était un coucher de soleil, et un chemin fleuri et boisé. Mais si on regardait de plus près, on s’apercevait que les fleurs étaient fanées, que l’ombre de la jeune femme était semblable à celle de la grande faucheuse et celle de l’homme était semblable à une silhouette angélique. Les branches des arbres avaient des formes sinistres lorsqu’on les regardait sous le bon angle. Elles s’entremêlaient pour former les symboles de la mort et j’avais même poussé le vice en incluant un serpent sur l’une d’elle, enroulé autour d’une pomme. Je n’avais pas encore mis en exposition cette toile, la gardant comme pièce maitresse pour ma prochaine collection. Et je n’avais aucun doute quant au fait qu’elle ferait un véritable tabac et que les propositions d’achats se bousculeraient.
La manière dont je lui proposais de m’appeler le rendez dubitatif. Je souriais à cela, avant de lui répondre tout simplement, non sans être amusé W. V. U. A. C. E. G. H peu importe. Je ne suis qu’une ombre dans la nuit, sans nom. Appelez donc moi cette nuit comme il vous plaira, mais ne vous attachez pas trop au qualificatif dont vous m’affublerez. Car demain, il sera déjà erroné. Ce soir vous voyez en moi quelqu’un de redoutable et « belle », comme vous l’avez dit précédemment. Mais demain peut-être me verrez-vous comme une âme perdue, ou comme l’être qui mettra fin à votre existence. Allez savoir. Je ne faisais qu’énoncer une simple et strict vérité. J’étais une femme insaisissable pour un humain tel que lui. Ce qu’il pourrait interpréter de moi ce soir serait erroné la nuit prochaine, ou aura changé, pris une autre direction. Il m’arrivait déjà de me perdre moi-même alors les autres… Lorsque je chassais, je n’étais plus celle qui se languissait de son humanité, cette jeune femme qui regrettait sa vie humaine. J’étais une chasseresse, changeant selon sa proie et sa victime. Je possédais cette liberté, cette liberté de changer, de tout recommencer, de tout effacer et de faire ce qui me plaisait. Et je m’en donnais à cœur joie. Vous avez indiqué que vous connaissiez la vengeance, mais vous vous trompez je m’étais de nouveau glisser dans son dos pour lui dire à l’oreille cette phrase. Continuant dans ma lignée, j’ajoutais. Moi je ne vois qu’un être faible, qui porte son passé, comme Atlas jadis portait le poids du monde sur ses épaules. Mais contrairement à lui, vous, vous le désirez. Cela vous empêche d’avancer et vous restreint. La liberté est l’âme soeur de la vengeance et l’une ne va pas sans l’autre. Incarnez la vengeance, c’est se libérer de toutes les chaines qui nous retiennent. Nous ne sommes pas quelqu’un quand nous sommes vengeance. Nous sommes quelque chose. Et c’est ce que je suis. Je suis quelque chose… Et vous… Je changeais de place, et revins devant lui pour le regarder, cette fois de haut. Vous, vous êtes quelqu’un. Vous ne pouvez donc pas comprendre ce qui amine ma main et guide mes pas. Ce n’était, encore une fois, pas de la prétention, mais une simple vérité. Il était complètement bloqué, et trainait des poids morts derrière lui. Cela se voyait dans son regard. Il ne se détachait pas de ce qui était en train de le faire sombrer. Il était faible, tout simplement faible.


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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Jeu 15 Jan - 18:05

J'essaie d'utiliser mon esprit, mes compétences, mon expérience. J'essaie d'user de tout ce que j'ai en magasin pour avancer, mais ce n'est vraiment pas quelque chose de facile dans les circonstances présentes. Déjà, parce que mes capacités ne sont plus ce qu'elles étaient. Je peux nettement moins qu'avant compter sur mes sens ; mon toucher est fébrile, mon odorat est perturbé par tout ce qui passe à portée et je ne parviens plus à me focaliser sur rien. Et il faut le dire aussi, la vampire me perturbe. Peut être plus gravement encore que ce que ce mot laisse entendre. Peu importe. Je brûle trop d'impatience et de curiosité pour me réfréner, même si la vampire me perd, se moque probablement de moi. Je me fiche des railleries, spirituelles ou non. Je n'ai jamais été homme à répondre facilement aux insultes de tous acabits, le principal étant que je savais de quoi moi, j'étais capable. Du moins était ce le cas auparavant. Confus, vous avez dit ? Je l'étais, et pas qu'un peu. Elle ne faisait rien pour arrangr les choses. La belle soupire. Visiblement, ce petit jeu la lasse déjà, et je ne peux m'empêcher de trouver cela bénéfique dans le sens où elle pourrait peut être me lâcher un peu plus de renseignements ? Je souris doucement, amusé par un point de détail auquel je pensais.


| Autrefois, on disait de moi que j'étais la Mort... Les incarnations sont éphémères. Jamais je n'aurai pu me targuer d'être juste, mais j'étais la représentation de Sa justice. |


La seule qui soit. La seule qui vaille la peine de la défendre. Et voilà que la vampire se rit, ou en tous cas se laisse dépiter de mon manque de culture. Elle parle d'homme de « bonne posture », ce qui m'arrache un grognement ironique, vaguement amusé là encore. Je ne comprenais pas mieux son déroulement de pensées, ni sa référence. Natalie Portman. Ce nom me disait vaguement quelque chose, mais j'avais depuis longtemps appris qu'on ne gagne qu'en se battant sur son territoire, et le miens n'était pas celui de la culture, des arts ou des lettres. Je n'étais jamais qu'un soldat qui n'était pas resté très longtemps à l'école. J'aimais les livres et le cinéma, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de développer ces loisirs. Peut être serais je bientôt en mesure de combler ces lacunes, puisque je n'étais plus bon à rien... Je préfère le silence, au moins dans un premier temps. J'attends de trouver la porte de sortie qui me permettra d'avancer. Je plisse les yeux quand la vampire me décrit. Ma main fuse, la saisit à la gorge. Je la repousse contre le mur derrière elle et serre. J'ai conscience de ne pas la menacer puisqu'elle n'a pas besoin de respirer, et elle est de toute manière bien plus forte que je ne le suis. Mais je suis venu ici pour découvrir, pas pour subir. Je ne connais que la violence, et je ne m'exprime que par elle. J'ai compris avec mes « visiteurs » de ces derniers temps que les mots n'ont du pouvoir que si la personne qui les profère en a elle aussi. Ce n'est plus mon cas. Je n'ai plus que mes mains, et même elles ne valent plus grand chose.


| La liberté est le contraire de la vengeance. La vengeance, c'est être prisonnier de ce désir cuisant, absolu. Je ne pense qu'à ça. Je ne respire que pour ça. Vous, vous passez votre temps à vous amuser, à jouer avec vos victimes comme un prédateur joue avec sa proie incapable de lui résister. Vous n'avez pas d'adversaire à votre mesure et désespérez d'en trouver un un jour prochain. Je ne suis pas cet ennemi ; inutile de jouer avec moi. |


Je serre plus fort et la lâche en la poussant contre le mur derrière elle.


| Je suis peut être faible, mais je ne suis pas un lâche. Je n'avance pas masqué. J'affronte mes ennemis face à face. Seriez vous capable d'en faire autant, ou n'êtes vous capable que de vous cacher derrière des mots et un masque ? |

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 21 Jan - 18:44

[quote="Perséphone Gallagher"]Torben & Perséphone
Le 9 janvier 2018




L’humain se leurrait sur ce qu’il était et la vérité ne lui plaisait pas. A peine lui avais-je fait prendre conscience de l’image qu’il reflétait qu’il essaye de s’en prendre à moi. Pensait-il qu’en faisant cela, les choses allaient changer ? Il était faible et il le resterait s’il n’avait pas le désir de changer et s’il continuait à se tromper sur sa condition. Je pouvais le briser en à peine quelques secondes si je le décidais. Il n’était arrivé à attraper ma gorge qu’uniquement parce que je le lui avais permis. Il se voulait menaçant mais il ne l’était pas. Son geste me fit sourire jusqu’aux oreilles, et je ne faisais rien pour qu’il me lâche. Je n’avais clairement rien à craindre de lui. Il n’était pas une menace et pas un prédateur. Quelques minutes plus tôt, il avait déclaré que jadis il était la mort ? Et bien j’en doutais fortement en cet instant. Je rigolais à chacune de ses paroles pour lui faire comprendre combien cette situation était on ne peut plus drôle pour moi. A peine m’avait-il lâché, que ce fut à mon tour de le mettre dans la position que la mienne. Seulement moi, je le fis décoller ses pieds du sol d’une seule main, et avec une facilité déconcertante. Je ne serrais pas sa gorge et pour ne pas qu’il s’étouffe trop, j’avais collé son corps contre le mur, ce qui lui procurait un appui. Un être aussi faible que vous ne sait rien. Vous vous voilez la face et vous vous complaisez dans votre faiblesse. Qu’espérez-vous ? Rien, si ce n’est la Morte. Je ne vous ferais pas cet honneur humain. Au moins mes proies montrent-elles un peu de sens de préservation. Votre opinion et votre point de vu ne m’importe guère. Votre corps est le parfait reflet de la faiblesse de votre esprit. Vous êtes non seulement stupide, mais suicidaire pour provoquer un être tel que moi. Je ne suis pas n’importe qui. Vous pensez que j’ai tort ? Prouvez moi donc le contraire. Redevez donc cette Mort que vous vous vantez d’avoir été jadis. Car pour l’heure, vous n’êtes qu’un insecte que je peux écraser sans peine sous ma botte. Je le fis glisser le long du mur, jusqu’à le remettre sur ses deux pieds. Je le lâchais une fois certaine qu’il était capable de tenir debout. Je faisais preuve de beaucoup de clémence le concernant, mais il ne devait pas pousser le bouchon trop loin tout de même. Il n’était pas une cible, son sang n’avait donc pas besoin de recouvrir mes mains déjà sales. Mais s’il ne m’en donnait pas d’autres choix, je le ferais. J’en éprouverais des regrets et des remords, cependant je saurais vivre avec cela sur ma conscience. Cela était devenu mon pain quotidien après tout. Je rejetais les cheveux de ma perruque en arrière en lui déclarant. Lorsque vous serez un adversaire de taille, peut-être pourrez-vous exiger des explications et des justifications de ma part. Mais nous savons tous deux que ce n’est pas le cas. Je domine nos rencontres depuis le début, et je pourrais vous tuer en un claquement de doigt, avant même que vous ne vous en rendiez compte. Vous avez pour l’heure beaucoup de chance, mais ne tentez pas plus le diable en jouant avec sa queue. Vous risquez de ne pas en réchapper. Sachez également que personne, et je dis bien personne n’a le droit de poser ne serait-ce que le moindre doigt sur moi sans mon autorisation. Je laisserais passer cette fois ci parce que vous n’êtes qu’un ignorant faible. Mais je ne serais pas aussi clémente la prochaine fois. Je ne l’avais pas lâché du regard à lui disant cela, lui faisant peser tout le poids de ma puissance et de mon pouvoir. J’étais sérieuse. Je ne rigolais dorénavant plus. Ma bonne humeur s’était envolée au moment même où il avait osé me toucher et me menacer. Quel dommage. Il venait de gâcher une bonne conversation et soirée. J’avais plutôt apprécié converser avec lui, mais à présent, ce n’était plus le cas. Sa présent m’ennuyait et me tapait sur les nerfs. J’étais en colère, en colère qu’il ait pu oser me toucher aussi impunément, et se donner ce droit-là. Et puis… Il sentait le vampire à plein nez. J’en avais eu la certitude quand j’avais fait quitter du sol ses pieds. Il avait, à ne point en douter, des amis à crocs, et je devais me montrer beaucoup plus méfiante vis-à-vis de cela. D’ailleurs, je commençais à me demander qu’il travaillait surement pour leurs comptes et que c’était pour cela qu’il se montrait aussi curieux me concernant. Vous êtes l’incarnation même de l’hôpital qui se fout de la charité. Vous êtes non seulement faible, mais également lâche. Regardez-vous donc dans un miroir. Vous fuyez votre souffrance et elle vous ronge de l’intérieur. Vous n’en faites pas une force, mais une faiblesse, qui vous détruit à petit feu. Vous n’avez pas besoin de moi pour m’être fin à votre pitoyable existence, vous le faites très bien vous-même. Je m’étais avancée vers lui tout en parlant, l’obligeant à coller son dos contre le mur, le repoussant avec une main sur son torse. Je remontais mes doigts, jusqu’à son cou, le griffant légèrement, mais sans faire couler son sang. Je me penchais alors à son oreille, collant mon corps contre le sien et lui murmura Vous avancez peut-être à visage découvert devant vos ennemis, mais vous vous voilez la face vous concernant. Je sortais mes crocs, et les promena légèrement sur le haut de son cou. Grand dieu que son odeur était entêtante. Je pouvais sentir les battements hypnotiques de son cœur qui m’appelaient, me suppliaient de m’abreuver de ce sang qu’ils faisaient circuler sous son épiderme. J’en salivais presque, et je me faisais violence pour ne pas le mordre. C’était la première fois que cela m’arrivait. J’étais attirée par son sang, comme une limace par de la bière. Je suis lucide sur le monstre que je suis. Je n’ai aucune chaîne qui m’empêche d’avancer contrairement à vous. Je suis libre, libre comme vous ne le serez jamais. La dernière syllabe prononcée, je m’écartais de lui, mettant plusieurs pas entre nous. Je ne fis plus qu’un avec l’obscurité, me cachant dans ses bras, le temps de me reprendre. J’avais faillis le mordre et succomber à la tentation qu’il représentait. J’avais faillis bafouer mes principes juste par gourmandise. Cette distance, ce froid que je ressentais à présent me permettait de me reprendre. Ce n’était pas passé loin, pas loin du tout même. Une seconde de plus et j’avais eu son sang sous la sang. Cette idée me réjouissait autant qu’elle me terrifiait. Qu’êtes-vous donc ? Soufflais-je dans un murmure audible.




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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 21 Jan - 20:46

J'ai bêtement perdu le contrôle. Je ne me reconnais plus. Je ne sers plus à rien, ni à personne. Je ne sais pas quoi faire. Je n'ai plus les moyens de mon humeur, de mes compétences. Je ne suis plus qu'une coquille brisée. Je sais que je peux faire mieux, que je devrais être meilleur, mais je suis trahit par son absence, par mon corps, par la plaie psychique béante qui est la mienne. Dans tous les cas, je ne suis plus celui que j'ai été. Je ne le serais plus jamais. Tout le monde s'en prend à moi, désormais. Tout le monde attend quelque chose de moi. Je ne suis plus qu'un objet brisé, au prestige et à l'inluence supposés, tandis que je ne dispose plus d'aucun moyen d'accomplir ma tâche. Je me sens perdu, fragile et fébrile. Je suis risible. Et la vampire le prouve aussitôt. Je ne fais plus peur à personne, c'est un fait. Tout ce que j'étais autrefois a disparu, aussi bien dans mon cœur et mon esprit que dans celui de mes anciennes victimes. Autrefois, cette vampire aurait pu prendre la fuite, ou bien elle aurait pu se battre comme un animal blessé, acculé, et je lui aurais donné du fil à retordre... Elle rit, elle se moque. Je ne suis qu'une allumette dans les doigts d'un enfant un peu trop fort, et je vais bientôt payer le prix de ma bêtise. Je vais bientôt mourir ou en tous cas souffrir, sans avoir le loisir de rien faire. Elle est Goliath et je suis David ; je n'ai même pas le niveau d'intelligence ou la capacité physique d'arriver au bout de ce que j'entreprends. Elle me saisit par le cou et me soulève du sol. Déjà, j'halète et mon cœur s'emballe. Je ne saisis son bras que d'une main, essayant de me défendre. Mais sa poigne est trop forte, même mes connaissances et compétences de close-combat ne suffisent en aucun cas pour la combattre efficacement. Je ne peux rien faire, je ne suis plus qu'un pantin. J'arrive à respirer mais avec difficulté. La voilà qui me met devant le fait accompli. Je la laisse m'insulter, me brutaliser et me brimer. Qu'on en finisse, si c'est ce qu'elle désire.


J'ai toujours su que j'étais destiné à crever seul dans une ruelle sombre, après avoir enfin trouvé quelqu'un de plus fort que moi. La vampire finit par me lâcher. Elle me dit qu'elle me domine, qu'elle peut me tuer comme elle le veut. Sa manière de faire me rappelait quelqu'un, indéniablement... Et elle m'insulte, à nouveau. Lâche, stupide, faible, tout ce qu'elle veut. Que pouvais je dire ou faire pour l'infirmer ? Me massant le cou, je tenais à peine debout, j'avais un mal de chien à résister à la douleur autant qu'à l'incapacité des blessures légèrres reçues pendant qu'elle me malmenait. Elle me griffe, elle se colle contre moi. Je ne suis rien, vraiment plus rien. Et elle me le fait bien savoir. Comme Scylla Van Heland, comme tous les autres. Ils me piétinent maintenant qu'ils me savent à terre, incapable de me relever. J'étais perdu. Quitter ma chambre était peut être une erreur. Putain de merde, pourquoi n'y étais je pas resté pour y mourir tranquillement, loin de tous ? Elle se recule. Je n'arrive toujours pas à calmer ma respiration.



| Un ignorant, un faible, un lâche, un abruti. Vous venez de me caractériser avec brio, je crois qu'il me manquait un peu d'honnêteté là où j'attendais jusqu'à présent. |


Je me laisse tomber contre le mur, assis par terre. Je n'ai plus de force, plus rien. IL a suffi qu'elle entrave ma respiration et je suis là comme le dernier des asthmatiques, à cracher mes poumons. Je n'ai plus aucune force dans mes jambes, et tous ces efforts dans mes mains ou dans mes bras... Inutile.


| Un ignorant parce que je n'ai aucune idée de qui vous êtes, un faible parce que je suis brisé, et que je serai à tout jamais incapable de redevenir celui que j'étais. Je suis blessé, je suis détruit. Je serai comme ça jusqu'à ma mort. Un lâche, parce que je n'ai pu être là au moment fatidique, le plus important de ma vie. Un abruti, parce que je suis venu ici ce soir, pensant peut être... Je ne sais pas. |


Je tire doucement mon téléphone de ma poche, l'ouvre. Appuies sur le bouton d'appel d'urgence. Il est temps que Tom me sorte de là, je n'ai rien à faire ici. Trop faible pour affronter la vie. Trop faible pour me la supprimer moi même. C'était une mauvaise idée. Je ne devrais plus sortir.

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 28 Jan - 19:04

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Le 9 janvier 2018




L’humain était brisé, complètement brisé. Que ce soit physiquement ou mentalement. Je n’avais pas besoin de le voir à terre pour le savoir. Cela se ressentait. Dans sa manière de se mouvoir, d’appréhender le monde qui l’entoure, de parler, de se comporter. Il en venait à avoir de grandes tendances suicidaires, prouvant bien le désespoir qui était le sien. Oui, vraiment Torben n’était plus un prédateur comme il l’avait sous-entendu dans ses paroles précédentes. Il était à présent devenu une pauvre petite biche dont les pattes étaient prisonnières dans un piège de chasseur. Il ne se débattait même plus pour s’en sortir. Il avait tout simplement baissé les bras. Mais le pire était qu’il ne s’en était même pas rendu compte. C’était pour cette dernière raison que je l’avais secoué, et dans mes paroles et dans mes actes. Je ne sais pas vraiment ce qui me poussait à aider cet être brisé. Ni pourquoi son sang était une véritable obsession. Encore un mystère à ajouter sur la liste de ceux qui entourent mon statut de vampire. Je le laissais reprendre sa respiration. Quand ce fut chose faite, il répondit à mon interrogation, faisant preuve enfin de lucidité. Je me retenais d’applaudir, et de sourire jusqu’aux oreilles en entendant ses paroles. Enfin, bon sang, enfin il se secourait un peu. Maintenant que tu as ouvert les yeux sur l’être que tu es devenu, relèves-toi donc Torben, jadis La Mort. Laisse le passé où il est, et avance. Peu importe tes désirs, tu ne pourras jamais le changer et tu devras vivre avec tes erreurs et des regrets tout le restant de ta vie. Il ne tiens qu’à toi cependant d’en faire une force et non une faiblesse. Que ce passé te serve d’expérience, de bouclier, et d’arme. Sais-tu pourquoi nous tombons ? Nous tombons pour apprendre à nous relever, et à nous relever plus fort. La vie est cruelle, et ne fait aucun cadeau. Il ne tient qu’à nous de prendre notre revanche sur elle, et ne pas la laisser prendre le pas.

Je m’approche de lui, et m’accroupis à sa hauteur. Je relève sa tête pour qu’il me regarde. Son contact est… Electrisant, mais je ne m’attarde pas sur cette pensée, que je chasse dans un coin de mon esprit, dans ce même endroit où j’avais envoyé mon envie de le mordre. Oh, elles étaient toujours présentes, mais je les empêchais de prendre le pas. Je restais quelques secondes à fixer son regard avant de me lever et de lui tendre une main. Symboliquement. Relèves-toi, bats-toi et redeviens l’homme que jadis tu étais, cet homme qui pourra faire Sa fierté, même si Elle n’est plus là pour le voir. Montres toi digne de cette affection que tu avais pour Elle et qu’Elle avait, sans aucun doute pour toi. Relèves-toi, bats-toi et fait Sa fierté. Ou restes à terre et déçois là. Je savais ce que c’était que de perdre l’être que l’on aimait de son tout son cœur. Je savais la dépression qui s’en suivait et cette perte du goût de la vie. J’étais passée par là il n’y a pas si longtemps que cela. Il ne s’agissait pas d’oublier, mais de se rappeler et de continuer. Je savais que, où qu’il soit à présent, mon époux serait fière de la femme que j’étais aujourd’hui. Je m’étais relevée, pour Lui, en Sa mémoire et je vivais pour Lui. C’est ce qu’il aurait voulu. Jamais il n’aurait accepté que je me laisse aller et mourir à petit feu. Et je le savais parce que c’est que moi j’aurais voulu pour Lui, tout simplement.



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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Mer 28 Jan - 19:37

L'écran du téléphone portable s'allume et le premier contact est sélectionné. Je presse le bouton, qui va appeler. Il n'y a besoin que d'un bip et Tom rappliquera aussi vite que possible. Tiens, je me rends compte de manière totalement détachée, que cela me permettra d'évaluer un peu mieux quelles sont avec exactitude ses compétences dans un domaine plus physique, plus porté sur l'action. Je veux savoir s'il n'est qu'un psy qu'on me donne pour me maintenir un minimum le cou au dessus de l'eau, ou s'il est bien celui que je crois. L'intérêt me réchauffe. C'est comme ça qu'il faut que je procède. Et voilà que la vampire me parle encore, ignorant prodigieusement l'utilisation que je fais de mon téléphone ; elle ne compte donc pas s'en prendre physiquement à moi ou alors elle est sûre de pouvoir en remontrer à mes renforts. Cela dit, vue sa force évidente il me semble totalement certain qu'elle est tout à fait capable de se défendre. Mystérieuse petite vampire, qui devant l'ampleur du désastre de mon existence brille pourtant toujours du même intérêt à mes yeux. Me relever ? Qui est elle pour me dire ce que je dois faire ? Une force. Faire d'une catastrophe une force. Autant j'étais capable de tout affronter, ou m'étais je plu à le croire. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sa manière de me parler m'interpelle. Elle me conseille. Pourquoi une vampire que je ne connais pas se sent elle de me pousser à ne pas abandonner, alors que tout ce que je désire la majeure partie du temps est justement de lâcher pied ? Depuis que Krystel m'a fait renaître, je n'avais plus ressenti le besoin de l'alcool. Mon but, ma fonction, étaient tout ce que j'avais. Ce n'était plus le cas, à cet instant précis.


Je donnerais beaucoup pour l'oubli dans un verre de whisky, un bon.


De toute manière, je pouvais boire tout mon content et m'écrouler. Jana avait bien souligné qu'en l'état actuel des choses je n'étais plus d'aucune utilité, Erin essayait de me repêcher autant qu'elle voulait se repêcher elle même, et le reste du monde continuait son petit bout de route en me laissant sur le bas coté. Finalement, ça m'allait plutôt. Puisque Krystel n'était plus à la gouverne de ce monde, je n'avais plus à m'imposer d'en faire partie.



| Conneries, quand on tombe, on est par terre. L'important était de garder l'équilibre. |


Pour quelqu'un comme moi, c'était ce qui importait. Ne jamais flancher, ne jamais fléchir. Car le jour où cela arrivait, c'était terminé. C'était comme ça. Un truc que j'avais dans la tête et contre lequel je ne pouvais pas faire grand chose. Je m'apprête à partir avec le sentiment de n'avoir plus rien à faire ici.


Quand elle me touche. Instantanément, je m'emballe. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. De petites fleurs de sang éclatent dans mon champ de vision et ma tête me tourne. Avec des réflexes que je pensais avoir perdu et une poigne d'acier que je ne contrôlais pas, je la saisis par le col.



| Qu'est ce que vous êtes, bordel? Retirez ce masque. |


Ce n'était pas une demande, c'était un ordre.

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Dim 8 Fév - 16:47

Torben & Perséphone
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L’humain était d’un pessimiste… Cela en aurait été presque déprimant. Il avait complètement blessé les bras, et lâchait les armes. Stupide, voilà ce qu’il était réellement. Il se morfondait dans son malheur plutôt que de reprendre sa vie en main. Oh, il y avait encore en lui une étincelle. Je l’avais entraperçue dans certaines de ses réactions. Mais elle était étouffée par la peine et le pessimisme. Il pensait sans aucun doute que sa vie était terminée et qu’il n’avait plus rien à faire sur cette terre. Et pourtant, il continuait de se lever chaque matin. Il était vraiment… Paradoxal. Il voulait à la fois mourir et vivre. Et il ne se donnait pas les moyens, ni pour vivre, ni pour mourir. On le secouait et il désespérait. On le rabaissait et il essayait de se relever. C’était à ne rien y comprendre.
Oui vraiment Torben était un spécimen à part.
Ce n’était pas en agissant ainsi qu’il arriverait à faire quelque chose de son existence. S’il ne tranchait pas sur ses envies, il continuerait à errer sans but précis, à moitié mort et à moitié en vie. L’équilibre ? Quel équilibre ? Se laisser porter par l’évènement comme un pantin sans vie, ce n’est pas trouver ou garder l’équilibre. C’est être peureux et lâche. C’est rester dans son trou et attendre sagement que les autres fassent ce que l’on est incapable de faire. Il n’y aucun équilibre là-dedans, aucun. Se morfondre n’a jamais faire avancer les choses. L’humain était complètement à côté de la plaque concernant son existence. Il pensait réellement avoir trouvé un équilibre ? Si c’était le cas et bien il était vraiment l’être le plus stupide que j’avais croisé dans ma vie. Et croyez-moi, j’en avais croisé des hommes stupides et sans cervelle. Il fallait vraiment qu’il s’achète des lunettes s’il n’était pas capable de voir correctement. Ou alors qu’il aille voir un psy. Parce qu’il avait vraiment besoin d’une bonne thérapie et que ce n’était certainement pas à moi de le faire. Je ne le connaissais pas, et surtout je n’en avais aucune envie. D’ailleurs, j’avais déjà du mal à croire que j’essayais quelque part et à ma façon de l’aider. Il n’était qu’un pauvre humain sans aucune importance. Pourquoi donc restais-je ici ?
Son sang. Parce que son sang était terriblement enivrant et attractif. C’était comme si… Comme si j’avais besoin de le boire. Etrange hein ? C’était bien la première fois que cela m’arrivait. D’autant plus que ma soif était complètement étanchée. Je n’y comprenais absolument plus rien.
Je sortais de mes pensées quand il m’attrapa par le col, avant de me lancer un ordre.
Heu, mais pour qui il se prenait au juste ? Il n’était clairement pas en mesure de me menacer, et encore moins d’exiger quelque chose de moi. En moins d’un battement de cil, j’avais frappé sur son bras pour me libérer de sa poigne. Un autre battement de cil, et c’était moins qui lui tenait le col. Encore un battement et je tenais sa tête inclinée sur le côté avec mon autre main. Je léchais sa peau – bon sang, j’en avais eu envie depuis que je l’avais vu – et cela m’arracha un léger frisson. Penses-tu vraiment que je vais obéir à un humain qui ne m’arrive même pas à la cheville ? Je posais ma bouche sur sa chair et la perça très légèrement, juste de quoi faire couler une goute. Je me fis violence pour ne pas la lécher et la goûter. Tu n’es qu’un pauvre imbécile faible. Tu veux que j’opte ce masque ? Essayes donc toi-même de me l’enlever. Mais nous savons tous deux que tu en es incapable. Tu es trop faible pour cela. Tu n’es plus un guerrier, tu es devenu une vraie loque. Je le relâchais, et m’écartais de lui. Sans le quitter du regard, je remis des vêtements en place. J’ai bien assez perdu de temps avec toi. Lorsque tu te seras réveillé, lorsque tu voudras réellement combattre, viens donc me trouver et nous verrons si tu es à la hauteur. Je m’inclinais légèrement, un grand sourire moqueur aux lèvres. Nous nous reverrons Torben, je t’en fais la promesse. Et sur ces mots, je m’en allais. Sans lui laisser le temps de me rattraper. Sans lui laisser le temps de me répondre. Sans lui laisser le temps de me suivre.


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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   Dim 8 Fév - 18:32

Quelque chose me semblait étrangement familier dans tout ce qui était en train de se passer. Je n'en savais pas beaucoup plus sur le moment mais ccette vampire ne m'était pas inconnue. Chercher à en savoir plus tenait de la gageure, cela aussi je m'en rendais bien compte. Je n'étais aucunement capable de prendre un quelconque ascendant physique sur la nocturne rouge tout autant que de la faire parler ; je n'en savais pas assez sur elle ni sur quiconque d'autre d'ailleurs. Je ne savais plus grand chose. J'avais perdu ma confiance en moi en même temps que mes capacités, ce qui n'avait absolument rien d'agréable ni de prometteur pour un éventuel avenir à envisager. J'étais là, à sa merci. Même si je résistais, la vampire prouvait avec une énorme force physique son ascendant total sur moi. Son esprit était aussi bien plus résistant que le mien. Je ne pouvais pas faire grand chose. Pourtant, je m'y attachais, prêt à en découdre, même si j'hésitais grandement quant à la marche à adopter.


| Allez vous faire foutre | continuais je, venimeux


J'en avais assez que les gens passent leur temps à m'insulter. N'avais je pas suffisamment prouvé quelle était ma force ? Mon destin tout entier avait été semé de carnages et d'assassinats, et on viendrait encore me réclamer des comptes ? Franchement, je ne savais pas ce qu'on attendait de moi, et ça commençait à me courir sur le haricot. Un choc violent me fait lâcher ma prise ; comme je le pensais je ne suis absolument pas capable de lui en remontrer au contact. Elle peut me massacrer comme elle le veut, de cela je suis certain. La belle me maintient, totalement à a merci sans que je puisse rien faire. Etrangement, mon corps tout entier se tend lorsque je sens sa langue dans mon coup, avant de lâcher un petit gémissement étranglé lorsque je la sens égratigné ma peau. Je brûle, je m'enflamme tout entier en un seul instant à son contact. Que se passe t'il, bordel de merde ? La vampire continue de me tourner en ridicule. Elle me lâche et elle part, me lançant un défi. Seule la curiosité peut me faire le relever. Je la regarde partir, s'enfoncer dans l'obscurité. Tom arrive bientôt, me demande ce qu'il se passe. Je ne lui réponds pas. Très honnêtement, je ne suis pas plus avancé que lui. Je n'ai aucune idée de ce que je viens de vivre et de ressentir.


Une seule certitude. La prochaine fois, vampire masquée, tu riras moins.

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MessageSujet: Re: Tiens, la voilà qui se défoule, qui se défile. [Livre II - Terminé]   

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