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Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Lun 1 Déc - 16:05

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance, Jana & Morgane

8 Janvier 2018

J’avais désormais réussi à assurer mes arrières. Vous savez, je n’étais pas du genre à me mettre en cavale, la chose manque de confort, même si le côté divertissant n’a jamais été aussi vivifiant. Mais il fallait parfois savoir cacher ses intentions et courber l’échine quelques temps. Je ne pouvais décemment vivre en regardant au dessus de mon épaule à chaque petit matin, avant d’aller me plonger dans mon sommeil diurne. Je regarde la montre. Depuis … le Bal, et le début de ma trahison, je n’avais connu que peu de limite à ma soif. Je m’étais restreint, ça, il était certain. Mais tout de même, je me rendais compte à quel point, ma soif, et ma faim, n’avait d’égal que mon orgueil, et mon incapacité à ressentir quoique ce soit lorsque la tête lourde et morte de mon repas, tombe sur le sol dans un bruit sourd. Personne ne pouvait réellement m’en empêcher, en tant que dissidente, je n’avais à répondre ni à l’un, ni à l’autre. Mais aujourd’hui… était un autre jour. J’allais avancer dans la gueule du loup. Voir ce qui avait fait, m’en prendre une sacrée et négocier ma tranquillité de vieille… vieille vampire. Vous voyez ?

Je pouvais parfaitement bien comprendre la possible hostilité des deux Reines, et surtout de Jana. Mais ça ne voulait pas dire pour autant que j’accepterais la moindre insolence de sa part. Il va s’en dire que je n’accepterais pas non plus que Morgane me prenne de haut. Je regarde la montre, et il est de temps de se mettre en route. J’ai préféré retourner à Edimbourg, histoire de ne pas rester trop proche de la ville de pouvoir. Ce n’était pas une bonne idée en soit, mais j’arrivais à jongler entre cette vie de chaos et mon besoin profond de confort, et de, soyons honnête, luxe. Je n’avais pas passé six cent ans à mon construire la vie qui me plaisait pour le foutre à la poubelle, parce que je n’étais pas d’accord avec les nouvelles héritières du trône. J’étais bien trop vaniteuse et cupide pour cela. Je n’y allais avec aucune appréhension, peut être celle de ne pas ressortir dans un état présentable. Je soupire, et décide d’enfiler une petite robe noire qui marquait ma taille et une paire de boots à talons. J’avais tout de même réussis à récupérer un bon nombre de vêtements. Je soupire une nouvelle fois, avant de me redresser et de jeter sur mes épaules un lourd manteaux en laine noire. Je hèle le premier que je vois dans la rue, et je me mets en route vers la demeure Raybrandt. Je préfère me « rendre ». Je préfère humilier, que me faire humilier. Il me semblait bien plus évident que je n’étais pas du genre à me faire attraper mais bien à me rendre et statuer mon cas. Non ?

Le chauffeur arrête la voiture devant. Je sais parfaitement bien que l’accueil n’allait pas être des plus … chaleureux. Même si j’étais quasiment certaine que Jana, me ferait une grande embrassade. On peut toujours espérer n’est ce pas ? Cette pensée me fit étirer une large sourire, j’écrasais la cigarette que j’avais allumer dans le taxi, et celui ci restait en place. Je préférais après tout avoir un moyen de locomotion lorsque je ressortirais d’ici. En ressortirais-je ? Voilà la question, qui brûlait les lèvres n’est ce pas ? La vilaine Conseillère, qui avait trahie l’hérédité en refusant de s’agenouiller devant deux princesses héritières, l’une de sang… l’autre… d’un peu nulle part au final. Rapidement, la garde arrive, et rapidement, je leur demande de bien vouloir m’accompagner devant Jana et Morgane. L’un essaye de m’attraper le bras et l’autre se retient rapidement quand je brise le poignet du premier. La demeure Raybrandt. Ah voilà une demeure que l’on ne connaît que très peu, mais je suppose que s’installer au manoir Royal, allait faire ressurgir beaucoup trop de souvenirs… pathétique. Des portes s’ouvrent, lourdes sont toujours les portes chez les vampires. Je crois que sinon, nous les ouvririons bien trop vite et nos entrées seraient beaucoup moins théâtrales. Non ?

 Bonsoir .. Jana, Morgane,

Comment dois-je vous appeler … Co-Reine ?


Ridicule. Je n’avais pas fait de révérence, ou même de forme de respect, car si j’étais ici pour statuer mon cas. Je n’avais pas changé de convictions.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Sam 13 Déc - 12:07

Une petite semaine, une éternité dans mes souvenirs. Seulement huit jours que nous étions Reines, et j'avais l'impression d'avoir eu toute une année à gouverner. Nous nous étions pressées ma sœur et moi, j'avais réussi à trouver du temps pour aller voir Torben après avoir remis plusieurs fois à plus tard ma visite auprès de lui. Tout était différent, et j'avais encore du mal à me faire à cette nouvelle vie. Je n'avais plus mon appartement, je vivais désormais dans cette grande demeure. Erin avait pris place à nos côtés, à mes côtés, même si tout était encore trop embrouillé dans ma tête pour pouvoir pleinement lui apporter quoi que ce soit. La perte de la Reine, de notre Mère, était encore présente à chaque instant. Je le ressentais dans chaque recoin, l'ambiance était toujours très tendue, trop suffocante. Je n'avais pas encore craqué, et je n'y comptais guère, peut-être n'était-ce pas le bon choix, mais à qui pouvais-je me confier ? Qui pourrait me comprendre totalement ? Je ne voulais pas non plus soumettre une telle scène à Morgane, elle seule savait à quel point la souffrance était palpable. Le vide qu'elle devait ressentir était certainement mille fois pire, elle avait été libérée, et même si je ne me souvenais pas très bien du lien qui me reliait avec mon maître, je pouvais cependant comprendre, à défaut de l'avoir véritablement vécue. Mais ce qui me préoccupait le plus, était les deux vampires en cavales et recherchés par tous. J'avais peur qu'ils aient réussi à s'échapper ou à faire des alliances. Je n'étais pas sans savoir la mort de la Lupa, Mary, apparemment un meurtre d'aspect vampirique. Comme si nous avions besoin de cela pour célébrer cette nouvelle année. Au moins, il y avait d'autres choses qui tournaient dans le bon sens, et pour cela, Nicolas était fiable, avec l'aide d'Erin. Pour le moment, nous préférons restreindre la confiance, quitte à ce qu'il n'y ait que quelques vampires, même pas compter sur les doigts d'une main. La confiance s'acquiert au fil du temps, et il est infiniment long.

Je ne me serais pas douté un seul instant que cette nuit allait nous apporter un présent plutôt... surprenant. J'étais afférée dans mes appartements, m'occupant de certains documents, me faisant presque des mémos pour ne rien oublier. Je m'arrête soudainement dans mon élan, alors que mon ouïe est en alerte. Je sens une pression, l'atmosphère parait beaucoup plus tendue tout à coup. J'entends les gardes bouger, mes sourcils se froncent alors que je me redresse sur ma chaise. Je ne peux pas rester de marbre, ne pas être en alerte. Et lorsqu'en une fraction de seconde, je suis déjà dans le couloir, un garde est sur mon chemin. Il sait qu'il doit aller droit au but, et lorsque l'information tombe, je parais d'abord surprise, avant qu'un sourire satisfait et carnassier n'apparaisse sur mes lèvres. Aussitôt, je lui demande d'aller prévenir Morgane également, qui n'était à mon avis pas indifférente aux mouvements et avait déjà dû se douter que quelque chose n'allait pas. Presque aussitôt, j'étais devant l'entrée, descendant les escaliers en une fraction de seconde avant que Morgane ne me rejoigne peu après. Un seul regard entre nous, avant que les portes ne s'ouvrent et que l'on voit le visage de cette traitresse, cette femme qui ne devait pas vivre. Elle s'avance, alors que les gardes l'entourent, en plus de ceux poster et présents dans le hall, proche de l'entrée bien sûr, mais aussi certains plus dissimulés. La sécurité était obligatoire, même si elle n'avait aucune chance de survie si elle tentait quoi que ce soit.

Pas de révérence, mon regard la transperce alors que je reste silencieuse et immobile. Un fin sourire amusé passa sur mes lèvres alors qu'elle nous demandait comment nous appeler. Je m'avance d'un pas. « C'est amusant... je pensais pourtant que le message était très bien passé, mais peut-être étais-tu trop occupé à fuir pour cela. Nous sommes les Reines Rouges, appelle-nous donc ainsi. » Je la tutoyais, preuve que je n'avais aucun respect pour elle. Au moins aurait-elle fait une simple révérence, peut-être aurais-je fait des efforts. Mais je ne voulais pas ce soir, je n'étais pas d'humeur. « Si tu es à nos portes, cela veut-il dire que tu n'aimes guère le goût de la déroute ? Ou alors que tu aimerais te rendre, mais au vu des salutations très dignes dont tu nous as fait part... je reste circonspecte. » Je devenais ironique, presque sarcastique, mais j'imaginais fort bien que Constance savait à quel point elle m'indifférait. Si je pouvais lui trancher la gorge immédiatement, je ne serais que plus ravie.
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Dim 14 Déc - 23:07

Cette nouvelle année n’avait qu’une semaine et j’avais l’impression qu’elle durait depuis déjà au moins six mois. Je me demandais vraiment ce qu’il allait nous donner du fil à retordre d’ici les six prochains mois. Je ne me rappelais pas que les premiers pas de ma mère en tant que Reine fut aussi intense. Et pourtant, nous étions deux pour gérer l’ensemble des événements qui étaient en train de nous tomber dessus. Le but principal de ce début d’année était de retrouver coute que coute les deux vampires en cavale. Pour moi, il était bien plus important de les retrouver vivant que mort. Cela avait été un point non négligeable, tout comme Jana, nous devions désormais imposer notre règne en montrant aussi les limites des deux traitres qui s’étaient rebellé envers l’ordre établi. Sauf que je ne m’attendais pas à une visite ce soir là. Je prenais environ une heure voire deux heures chaque soir pour faire le vide, le manque était présent dans chacun de mes gestes. J’avais l’impression d’être un pantin sans les ficelles. Complètement désarticulé. La liberté que ma mère m’avait octroyé m’avait faite un coup, on ne vivait pas sous les ordres de quelqu’un pendant plus de huit siècles sans séquelle morale d’une certaine manière. Jetant un coup d’œil à mon secrétaire, je vis l’amont des papiers qui venaient de s’amasser en seulement deux jours et je me demandais bien comment cela devait être quand ma mère était seule à gérer cela. Tant de responsabilités d’un coup semblait à la fois une bouffée de pouvoir mais aussi parfois insurmontable. Les choses étaient faites ainsi et il était temps d’assumer notre rôle jusqu’au bout comme je me disais tous les soirs en me réveillant. C’était le mieux que l’on puisse faire.

Et je ne pensais pas que ce soir, nous aurions une surprise disons de taille. Dans l’ambiance générale, on ressentait de la tension et cette tension fut assouvie quand un garde vint me prévenir du message de Jana. Sans jeter un seul coup d’œil à ce que j’étais en train d’écrire, je me relevais aussitôt le courrier pouvait bien attendre encore quelques heures, il y a des choses bien plus urgentes à régler dans ce royaume. Et là, on nous la servait sur un plateau d’argent. Arrivant quelques secondes après Jana, j’eus le temps d’entendre le sarcasme de Constance qui aurait mérité qu’on la donne de suite en massacre, mais il nous fallait attendre un peu encore. Peut-être avait-elle des choses à apporter. Je n’en doutais pas, fallait-il encore qu’elle coopère et vu son ton à s’adresser à nous, ce n’était pas une partie gagnée d’avance. Peu m’importe, Jana lui répondit très bien même si ironique et sarcasme faisaient parti de ses intonations. Elle montrait parfaitement le respect que l’on devait avoir envers nous deux désormais. « A croire que se terrer pour fuir nos gardes a empêché certaines oreilles de se tenir informée des nouveautés. » dis-je à propos de l’appellation qui nous avait été donnée.

Approchant aux côtés de Jana, mon ton était froid, je ne comptais pas faire copine avec Constance. Non, je comptais obtenir des informations et plus vite elle nous les donnait, mieux nous allions nous en porter. « Constance. Quelle… Surprise de te voir ici présente et de ton plein gré, ton avis à changer sur ton positionnement ou juste une envie…. Suicidaire que de venir nous provoquer directement sur nos lieux de vie. » Froideur, voire glaciale. Je ne retransmettais absolument aucune émotion dans le son de ma voix. « Allons Jana. Je suis sure que Constance a pleins de choses à nous raconter. » dis-je en m’adressant à ma sœur avec un sourire. Puis en retournant mon regard sur Constance « Quel retournement de situation t’amène ici ? »

HJ ; dites moi si quelque chose ne va pas… je suis pas sure de moi sur tout… C’est pas facile de jouer Morgane froiiiideeeeuh.
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Lun 15 Déc - 23:00

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance & deux Reines

8 Janvier 2018

Je haussais un sourcil face à Jana. Pensait-elle réellement que sa petite pièce de théâtre me touchait ? Pensait-elle que son air hautain m’atteignait ? Que j’allais faire une moue triste, et que j’allais me repentir ? Jana, pensait-elle vraiment qu’avec ce genre d’attitude j’allais devenir docile comme une biche et attendre qu’elle me tire dessus avec son air de chasseur bourrin ? Je ne pus retenir le rictus qui se dessina sur mes lèvres à la seconde où elle ouvrait les siennes pour cracher son venin, royal, si vous voulez, mais toujours du venin. Une enfant, avec une couronne bien trop grande, et trop lourde pour elle. Une enfant contrariée, je me demande même si parfois en pensant à moi, elle ne boude pas un peu, après avoir choisi de quelle manière, elle allait pouvoir me faire sauter la cervelle. Douce, douce enfant, ton heure arrivera.

 « Reines rouges ? Le message n'est pas passé parce qu'il n'avait aucun intérêt à mes yeux, chère Jana. » repris-je peu convaincue par ce titre.

Pourquoi prendrais-je le temps de m'informer sur ce qui ne m'intéresse pas ? Reines rouges, je levais les yeux au ciel, tant je pensais à une mauvaise plaisanterie. Copier la défunte Reine, copier un règne, une autre époque. Une pâle copie, une vaste farce. Les reines rouges, qui était arrivée avec cette idée saugrenue ? Nous sommes dans une période de changement, de nouveauté, de nouvelles « Reines », et voilà qu’elle reprenne un titre qui n’est pas le leur, ne l’a jamais été, et ne le sera jamais. Je hausse les épaules. Non, je ne pouvais cautionner une pareille stupidité, c’était bien trop me demander. Jana, pouvait rester circonspecte, ça ne me faisais, ni chaud ni froid. Elle me faisait rire, avec son côté dominatrice des bac à sable. Elle ne devait pas oublier que j’étais bien plus dangereuse qu’elle et que le régicide ne faisait pas partie de mon curriculum, mais à ce rythme, j’allais peut être l’ajouter. Pas parce qu’elle me touche, mais parce qu’elle joue à un jeu qui ne lui va pas.

Une surprise, voyez vous ça ? A croire qu’être sur mes traces n’avaient pas fait partie des projets. Les traitres en cavale ? Oh laissons les faire. Décidément, je commençais à me demander si je n’aurais pas mieux fait de profiter un peu de la liberté de la cavale. Elles étaient surprises, vous voyez ? Surprise de me voir, surprise d’entendre mes pas sur l’asphalte, je trouvais ça hilarant. On ne surprend pas des Reines, surtout si vous voulez le respect dont Jana fantasme tant. Je n’avais jamais été vampire à me laisser surprendre de cette manière. Regardez les complices, je retins mes yeux de rouler d’eux même. Je n’étais pas là pour me moquer d’un régime qui commençait… si piteusement.

 Le fait vous soyez surprises de ma présence m’étonne moi même. Vous ne cherchez pas à retrouver ceux qui vous font défaut ?

J’avançais d’un pas. J’estimais mon avis juste. Si ma trahison pouvait surprendre, ou non d’ailleurs, avant de me lancer dans la dissidence, j’avais été conseillère, et regardez le royaume de la Reine laisser à la dérive de cette manière… avait un goût amer. Mais le goût passait rapidement, et mes intérêts passaient devant. On pouvait me reprocher mes sautes d’humeur, mon orgueil, et d’être hautaine, mais d’être fausse, c’était une chose difficile.

 La cavale n’a rien de déshonorant, au contraire. Elle a des goûts de temps plus anciens, et plus… exaltants. Mais je ne suis pas là pour vous faire un résumé de ces derniers jours.

J’ai faim. Je me rend compte qu’en réalité j’ai faim, et que ce n’était pas l’endroit pour vaquer à mes appétits féroces du moment. J’étais ici pour.. statuer en ce qui me concerne, qu’on lui coupe la tête qu’on laisse la vieille tête là où elle devait être. Mais voyez vous, Morgane semblait plus poser, la force de l’âge voyez vous, ce qui manque cruellement à sa soeur, la Reine rouge. Non, avouez que c’est ridicule comme titre pour une enfant comme elle.

 Mon positionnement… ? Je trouve presque insultant que vous me pensiez si versatile, et pour vous aussi, franchement, me croiriez vous si je vous disais que je vous étais désormais fidèle et loyale ? Quelle blague...

Je suis ici pour statuer de mon cas, toute cette cavale à un goût d'inachevé, voyez vous.


Des risques, oui. En réalité, je savais parfaitement dans quoi je m'embarquais.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Mer 17 Déc - 21:09

Que sa tête roule sur le sol, souille ce hall de son sang si rouge et impur. Déshonoré. Je bouillonnais intérieurement, mais je ne laissais paraître aucun trait sur mon visage. Avec Morgane à mes côtés, c'était tout à fait facile, elle me canalisait et me permettait de rester le plus posé possible. Quand bien même cette vision si belle de son corps décapité pouvait m'apparaître. Si seulement ce futur, ce rêve éphémère pouvait dans la minute nourrir le présent et satisfaire mes souvenirs. Hélas, nous étions bien décidées avec Morgane qu'il nous les fallait vivants, que ce soit Constance ou bien même Julien. Ils étaient les deux têtes les plus recherchés dans le monde vampirique, et même si nous n'avions pas tant de pistes que cela, nous ne lâcherions jamais de les pourchasser. Je rêvais de les prendre, surtout Julien à dire vrai, qui nous avait, avouons-le, bien berné ma sœur et moi. J'avais eu une discussion avec lui avant le bal, qui me faisait douter de ses capacités, de sa détermination. Tout ce qu'il avait bien pu dire me concernant, à genoux devant moi, tout ça n'était que pièce de théâtre, un rôle parmi tant d'autres qu'il jouait. Et que faisait Constance là-dedans ? Dans toute cette mascarade ? Je ne trouvais pas qu'elle y ait sa place, c'était encore un tout autre personnage, qu'il fallait prendre soin de mesurer à la perfection. Je voyais en elle transparaître cette même haine qui me nourrissait, cette haine à son encontre. Je pouvais bien sûr comprendre que tout le monde n'accepte pas cette succession, ce pouvoir partagé, mais dans ce cas, pourquoi se présenter aux portes même de ce qui pouvait être la fin de son éternité ?

Elle me répond, avec ce ton si particulier. Je reste coi, parce que je n'ai pas d'intérêt à relever non plus. Elle a entendu le message, point. Qu'elle nous fasse part que notre règne lui reste indifférente est une autre information à gérer. Je doutais qu'elle puisse être aussi indifférente, sinon elle serait encore en pleine cavale, jamais elle ne se serait amenée à nos portes. Alors que venait-elle trouver en allant à notre encontre ? Bientôt, nous le saurions, et je laissais aussi ma sœur s'adresser à elle, lui jetais un coup d'œil avec un léger sourire pour faire transparaître tout ce que je pensais un court instant, avant que mes yeux ne se posent de nouveau sur Constance qui reprit la parole. J'arquais presque un sourcil à ses propos, parce qu'elle n'avait décidément pas compris nos propres mots.

« En effet, nous les recherchons activement, là n'est pas la question. Disons qu'il faut être peut-être un peu stupide, ou suicidaire, pour venir à notre encontre. Je pense cependant que tu es plus intelligente que cela, tu ne viendrais pas nous trouver si tu n'avais pas quelque chose pour t'éviter la mort véritable. Car c'est cela qui se joue, mais j'imagine que tu as pleinement conscience de ta situation. »

Elle avance d'un pas, je reste immobile, l'observant. Qu'elle ne s'amuse pas à faire un pas de plus, elle serait bien accueillie. Mais elle n'est pas idiote, loin de là. J'attendais de voir ce qu'elle ferait pour sa défense, ce qu'elle envisageait finalement en venant ici, en terre complètement hostile.

« Si la cavale te manquait tant, il fallait y songer avant d'entrer dans le Conseil Sanglant et d'être aux côtés de l'ancienne Reine Rouge. Mais je suis navrée que ta vie te paraisse si peu exaltante et qu'il te faille découvrir cette nouvelle 'liberté' pour que tu puisses y trouver un peu d'amusement... » Je m'en fichais, très clairement. Si elle se paraissait lasse de sa vie, trop monotone, qu'elle recherche l'aventure ou tout autre chose, qu'elle le fasse ailleurs. Pour moi, c'était plus un genre de petit caprice, parce qu'elle avait du vécu, un vécu que je n'avais pas sans nul doute, mais elle était peut-être trop vieille justement pour comprendre tous les changements qu'il y avait au sein de notre espèce. Elle préférait sans doute les temps anciens, comme elle nous l'a si bien formulé. Je l'écoute de nouveau parler, mais je ne prends pas la parole. Je me contente de l'observer, d'analyser son regard, ses traits au fur et à mesure de ses paroles. Je lâchais un rictus, preuve de l'ironie qui me traversait alors qu'elle parlait de fidélité et loyauté. Non, c'était vrai, quelle blague... Je jetais un œil à Morgane, lui fis un petit hochement de tête, comme pour lui annoncer qu'il valait mieux aller à l'essentiel présentement. Arrêtons de tourner autour du pot et statuons à son sujet, puisque c'est ce qu'elle souhaite. Et cherchons ce à quoi elle peut nous être utile, si du moins, elle a une quelconque utilité.

Hj:
 
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Mer 17 Déc - 23:39

Il était donc grand temps de remettre les points sur les i avec Constance. Nous avions déterminé avec Jana que nous n'avions aucun droit à l'erreur désormais, et la droiture qu'avait engagé ma mère à élever sa monarchie et son règne, il était désormais en notre devoir et surtout obligation de le perpétuer. Voilà comment je voyais les choses. Le ton sarcastique et hautain de Constance n'envisageait pas la meilleure des choses sur l'évolution de la situation et intérieurement j'étais en train de me dire que ça n'allait pas être une partie de plaisir. Oh oui, j'aurai préféré avoir Julien en face de moi, nous aurions certainement encore moins de pitié envers lui. Bien qu'à ce moment là, je n'avais absolument aucune pitié envers Constance bien au contraire. De la colère plutôt, je savais que cette colère n'allait pas forcément m'aider, j'essayais de contenir mes émotions, pas le moindre sourire à son égard. Pour le moment je laissais ma soeur au loisir de dire les choses qu'elle pensait directement à la demoiselle. La force de l'âge faisait beaucoup, même si j'avais été transformée jeune, j'étais beaucoup moins impulsive que Jana. Je savais rester calme et le visage sans aucune émotion, peut être à force de voir ma mère le faire. Déjà humaine, j'avais cette nature calme et sans danger pour mes ennemis, répondant Amen à tout. La seule chose était que j'avais gardé ma nature calme, mais je ne disais plus Amen à tout. Non, il fallait savoir poser les limites.

Cessons les discussions sans intérêt et entrons directement dans le sujet principal. Si nous pouvions écourter cette rencontre au plus vite. dis-je en regardant Jana puis mon regard bleu se posait sur Constance alors. Constance, la sentence retenue pour les traitres et tout ceux qui viendraient à l'encontre de l'ordre établi de notre hiérarchie se verrait recevoir la mort véritable. Je faisais une petite pause de quelques instants, essayant de tater un peu le terrain. Si je n'avais pas dans mon intérêt d'avoir des informations supplémentaires sur ce qui se tramait dans leurs têtes à elle et à Julien, je pense que je n'aurai même pas voulu les voir dans la Demeure vivants. Pour autant, cette décision prise d'un commun accord par la Reine Rouge Jana et moi même si tu saurais nous apporter une quelconque information concernant les traites actuels, ou sur les agissement allant contre l'ordre établi. Bref, si tu te rends utile pour tes Reines. Bien évidemment, cette grâce vient également avec une allégeance au pouvoir et à l'ordre établi. Non je n'allais pas non plus la laisser courir si elle me donnait l'information que je souhaitais le plus. Disons qu'elle aurait un châtiment moins... horrible que la mort véritable. Mais ça on verra dans un second temps

hj ; trop gentil Jana, c'est donc parti pour la fête . j'espère que ça vous va du coup ^^
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Ven 2 Jan - 17:43

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance & deux Reines

8 Janvier 2018

Elle répétait encore et encore, cette idée d’envie « suicidaire ». Je puis vous assurer votre majesté qu’il n’est pas pas dans mon intention ce soir, de me donner la mort. L’idée n’a jamais traversé mon esprit. Les jeunes vampires ne connaissent pas l’ennui, ils n’ont pas assez vécu pour comprendre que l’ennui chez le vampire est certainement la pire chose qui puisse lui arriver. Savez vous pourquoi il y a peu de vampire de l’âge de Morgane, ou de mon âge ? Car ils n’ont pas la force de voir les âges défiler, beaucoup meurent au bout de deux siècles las d’être dans cet état d’entre deux, incapable d’évoluer ou d’avancer. Mais moi, je n’avais jamais eu la peur des temps qui courent, des époques qui bougent et des gens qui changent. Mais j’étais las. Si las, des Reines rouges, et de la politique. Qu’il fasse leur ronds de jambes, moi je ne voulais que tirer ma révérence et m’amuser. Surtout maintenant que Scylla était en ville, elle, ô elle, je savais qu’elle connaissait la vraie distraction. Je reste immobile, en regardant Jana. J’avais conscience de ma situation, mais j’espère qu’elles avaient conscience de la leur. Car politiquement, ma trahison était un poids, une doute légitime voyez vous ? « Si une conseillère de la Reine Rouge trahie, c’est qu’elle doit avoir de bonnes raisons. » Vous voyez ce genre de cheminement arrive très vite chez les bouche à crocs comme les nôtres, surtout quand notre race n’était qu’un amas d’ambitieux et d’opportunistes.

Jana ne comprenait pas. Je ne pouvais lui vouloir, quelle âge avait-elle ? Un âge que j’ai eu il y a cinq siècles. Elle n’avait pas vu les horreurs et les beautés, les joies et les tristesses. Osait-elle me juger ? Moi qui avait ma crise des six siècles ? Cette pensée me fit sourire, décidément, je m’amusais bien trop. Mais la jeune souveraine n’avait pas tort sur un point, qu’il état triste de ne plus trouver de distractions. Mais qu’elle se rassure, je m’y attèle avec un plaisir non dissimulé.

 Un jeune vampire comme toi Jana, ne peut comprendre ce genre de sentiments. Ton manque d’expérience te fait défaut, je ne peux t’en vouloir réellement, même si tu sembles prendre un malin plaisir à ne pas vouloir apprendre de tes aînés, qu’ils soient traitres, ou non. Tu comprendras bien vite que sans certaines distractions quelques plus… violentes, certains comme moi, cherche à se distraire d’une autre manière. Comme ma trahison par exemple.

Oups ? Avais-je parler trop vite ? Morgane coupa court aux velléités. Je reportais donc mon attention, sur celle qui selon moi avait le plus de chance de s’en sortir avec la couronne. La mort véritable… bla bla bla. Je soupirais, levais encore les yeux au ciel. La hiérarchie pré-établie, je ne voyais pas pourquoi elle me parlait encore de cela, alors que je pensais avoir été claire, je ne voulais rien à avoir avec la nouvelle monarchie, elle ne m’intéressait pas, elle n’avait à mes yeux que peu d’intérêt. Je voulais qu’on me laisse tranquille. Me rendre utile ? Je reculais d’un pas, outrée, et presque amusée par cette …. requête qui me semblait encore plus stupide que les paroles de Jana. Je n’étais pas là pour me racheter une place. Je suis là pour la quitter.

 Je ne suis pas là pour me racheter une place dans vos bonnes grâces. Je pensais que les choses étaient claires. J’avais juré de servir votre mère, et notre ancienne souveraine, je n’avais absolument rien promis en ce qui concerne sa succession. Je ne compte pas m’incliner devant vous. Le respect, l’allégeance et la loyauté se gagne, il ne s’impose pas. Si vous croyiez que je vais m’agenouiller à vos pieds comme votre nouveau petit général, c’est que vous ne me connaissez pas.

Je ne comptais pas me rendre utile. Je ne comptais pas leur rendre de compte, je voulais simplement qu’on m’oublie. Jana n’avait pas tort sur un point, je n’aurais jamais du me lancer dans l’entreprise de devenir un membre du Conseil Sanglant, ou de vouloir escalader les échelons. Ça n’avait au final que mis des freins à … mon amusement quotidien. J’avais retenu la leçon croyez moi. Mais il fort probable que j’aurais pu quitter les joies du pouvoir en ne le demandant aux nouvelles Reines. Mais vous m’avez vu ? Moi demander ? Je prends ce dont j’ai envie. Et puis… Quel aurait été l’amusement sinon ?



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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Jeu 8 Jan - 20:06


Elle danse, elle valse dans un ballet qui la mènera à sa perte. Elle se joue de nous. Elle tourne en rond d'après moi, elle palabre. Elle relève mon jeune âge, mais je n'en ai cure en vérité. Elle trouve le moyen de me dire très franchement que je refuse tout enseignement, alors que cela s'avère faux. Mais je la laisse croire en cela, croire en ces fausses informations, car cela me permet d'avoir une longueur d'avance sur elle. Qu'elle puisse croire en tout un tas de choses, cela peu m'importe. En revanche, ce qui m'importe, c'est son utilité, sa sentence. Nous pourrions lui influer la mort véritable, ici et maintenant, et en finir pour de bon. Il ne resterait plus que Julien en cavale, et il ne saurait tarder que nous tombions sur lui et qu'il subisse le même sort. Mais voilà, en tant que Reines, nous avions le devoir de creuser davantage, de voir ce qu'elle pouvait nous apporter. Je laissais donc ma colère de côté, ou disons plutôt mon répondant pour lui clouer le bec. Que ses belles lèvres se ferment à jamais, et je laissais le plaisir à ma sœur d'entrer dans le vif du sujet. Nous croisions nos regards et tout était clair dans nos têtes, comme si nos pensées, notre conscience était synchronisée. Je savais ce qu'elle allait faire, trancher ses belles paroles et être on ne peut plus franche. J'avais déjà entamé le sujet, Morgane le pointait fermement du doigt. Je restais sage de mon côté, complètement fermée, mon visage impassible. Je savais aussi que Morgane aurait plaisir à lui annoncer la sentence de la mort véritable, qu'elle cachait sa colère tout comme moi. Elle était un peu plus experte dans ce domaine, mais je n'étais pas moins trop jeune pour savoir me contrôler. Preuve en était à l'heure actuelle, puisque je n'avais pas encore enlevé le cœur de cette si jolie poupée de verre.

J'observe Morgane du coin de l'œil, puis reporte mon attention sur Constance alors qu'elle nous fait office de nouveau d'un discours qui lui ressemble tant. Je laisse échapper un léger sourire amusé, le rire, je le laissais s'engouffrer dans ma gorge. Je baissais légèrement la tête, mes paupières se ferment, je soupire avant que mes yeux trouvent ceux de Constance.

« Nous pensions aussi que les choses étaient claires, Constance. Tu es déjà loin d'acquérir le rang de Général, si loin même du plus petit rang que nous puissions avoir. On ne pourrait pas te faire confiance, et tu nous le prouves, ici-même, à l'instant. » Je m'avance d'un pas. « En effet, ces trois choses se gagnent, et pour le moment, tu n'en as acquis aucune auprès de tes Reines. » Je m'avance de nouveau, d'un pas, l'air étrangement serein, mais j'étais heureuse finalement qu'elle ait pris se tournant, elle subirait les conséquences sous peu. « Tu ne sembles pas nous connaître non plus, Constance, car tu vas droit dans un mur. Crois-tu que tu peux nous demander de te retirer de la sorte ? Tu vas devoir en payer le prix, et nous sommes les deux seuls juges de ta future punition. » terminais-je en désignant Morgane et moi-même d'un signe gracieux de la main. Elle s'était fermée à nous fournir de quelconques informations, soit, cela accélérerait cette rencontre.
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Lun 12 Jan - 19:17

A croire que tout ce que l'on disait était une oreille sourde, ou sourde oreille serait peut être plus correcte dans l'idée et dans la syntaxe. Bref, l'idée étant que tout ce qu'on disait ne semblait pas décider la jeune femme que l'on pouvait mettre à exécution nos menaces. Elle semblait encore penser que nous étions deux petites Princesses, sans les responsabilités, sans oser prendre des mesures radicales. Pour qui nous prenait-elle ? Très sincèrement, ce petit jeu commençait à me taper sur les nerfs et même si je n'allais pas perdre mon ton plus ou moins sec mais pas directif ou en montant dans les aigus, j'allais vite faire comprendre à Constance qu'il était temps qu'elle choisisse un camp. D'un côté, je me posais des questions si elle n'essayait pas de gagner du temps, pourquoi faire ? Je n'en sais rien. Mais ce petit jeu avait assez durer et même si Jana gardait encore son calme mais pour combien de temps encore si Constance continuait comme ça ? Ou alors un excellent moyen de nous tester, et ça c'était quelque chose que je détestais pas dessus tout.

Jana réagit très bien quant à la réaction précédent de Constance, de façon à lui faire comprendre que ce n'était pas un jeu, on ne lui demandait pas vraiment son avis. Pour info, ce n'était pas vraiment un choix, on ne lui demandait pas son avis. Si on était en démocratie chez les vampires, ça se saurait et je vous laisse imaginer un peu le bordel que ça pourrait créer. Non mais oh. Faut pas pousser la grand-mère dans la rivière Maya. Elle risquerait de se noyer ça serait bête comme épilogue. Comme l'a dit Jana, nous ne sommes plus là pour jouer. Comme tu as juré le respect à notre mère, la Reine Rouge, aujourd'hui nous sommes ses descendantes. Nous suivons sa ligne de conduite et ses choix. Alors maintenant nous allons être très claire. Tu es accusée de traîtrise envers le pouvoir royal, et pour ce crime nous retenons la peine capitale normalement. Maintenant, nous souhaitons que tu coopères. As tu des informations à nous fournir sur Julien Guillemaud ou sur d'autres traitres qui sont actuellement dans la nature ? j'avançais vers elle, pour me mettre à deux mètres d'elle environ. Les temps ont changé, nous ne sommes plus aussi conciliantes, et nous ne laisserons pas une situation comme celle du Bal du 31 décembre se reproduire une seconde fois. De même, tu es venue te rendre de toi-même, mais tu ne ressortiras pas aussi facilement de ce chateau. Et tu ne seras vraiment pas en mesure de négocier quoique ce soit.
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Lun 19 Jan - 14:32

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance & deux Reines

8 Janvier 2018

Le pouvoir, le pouvoir. Tant de choses qui au final, ne m'intéressait pas réellement. Du moins.. Le pouvoir hiérarchique me laissait de glace, désormais. Je n'avais pas d'aspirations à prendre leurs places si c'était ce qu'il fallait dire. J'avais aujourd'hui d'autre responsabilités, envers d'autre personne. Une personne en particulier. Il était peut être vrai que je sous-estimais les princesses, ou les Reines devrais-je dire. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Les voir ainsi, ne me donnait pas l'impression d'un pouvoir fort et fier, mais fragile, faible, et balbutiant. J'avais peut être tort, mais c'était ainsi, je ne les verrais jamais comme deux princesses dans les jupes de leur mère. J'avais insulté Jana, je le savais parfaitement bien, la traitant de petite vampire sans expériences n'allait pas m'apporter d'avantages. Mais je préférais marquer le coup, faire comprendre que je ne voulais plus avoir de compte à leur rendre.

La réaction de Jana était compréhensible. Je veux bien accepter de me tromper à son sujet. Mais ... Oui, parce qu'il y a un mais. Je n'aimais pas son attitude hautaine. Ça n'allait pas avec son âge, mais après tout, tous les vampires sont hautains et arrogants, malgré leur âge. Mais moi, au moins j'en avais dans mes bagages. Au contraire de Jana. Et qu'on ne me sorte pas ce discours stupide qui dit qu'il faut juger par l'âge. Eh bien, c'était peut être vrai chez les humains, mais chez les vampires, c'était bien différent. Je crois que je préférais qu'une fois pour toute Morgane prenne le pouvoir. Il lui revenait à elle, et à elle seule, si on prenait le parti de respecter la descendance. Jana n'était pas une souveraine. Je soupire une nouvelle fois. Ce n'était pas un jeu pour elles, mais pour moi ça l'était. Qu'elles le veuillent ou non. Le titre de Général ? Mais de quoi parlait elle ? Sa bouche sortait des mots, et je n'y trouvais pas de sens. Je reportais alors mon attention sur Morgane.

Je n'avais pas d'informations sur Julien. Nous nous étions vu après notre traîtrise, mais en réalité je n'en savais pas beaucoup plus qu'elles. Il cherchait de nouveaux alliés c'était certain, mais pour le reste, je n'étais pas un puits de savoir en ce qui concernait Julien. Au contraire même, je cherchais à en savoir le moins possible. Ce n'était pas par égoïsme, mais surtout par manque d'intérêts. La trahison m'avait divertie, je pouvais au moins lui accorder ça, et il le savait. Je soupire, et je regarde Morgane s'approcher de moi. Je n'ai pas d'informations. Et je ne suis pas stupide au point de penser pouvoir marcher hors de la demeure sans punitions. J'étais simplement inquiète de ce qui allait arriver à ma chère Gemma. Elle savait à quoi s'en tenir, elle n'était pas une petite gamine sans limites, elle savait se tenir, elle.

 Je n'ai pas d'informations en ce qui concerne Julien. Vous vous trompez si vous pensez que j'en sais plus à son sujet que vous. Jana le connaît bien mieux, me semble t-il. Je suppose que les seules certitudes que vous pouvez avoir c’est qu’il ne lâchera pas.

Je souriais, un poil moqueuse. Je ne pouvais m'en empêcher, c'était ainsi. Et ce n'était pas forcément faux. N'avait elle pas été fiancée à celui qu'elle appelle traître aujourd'hui ? Avouez que c'était assez ironique non ? Dieu seul sait, ce que Julien aurait fait pour profiter de la situation en se mariant avec elle. Je hausse les épaules.

 Morgane, je n'avais aucunement l'intention de sortir du Manoir sans problèmes. Je ne fais qu'accélérer le processus. Les non-dits, et les situations non réglées, ne font pas partie des choses que j'apprécie. Vous me parlez de non-négociations, alors que vous me demandez des informations sur Julien. Faites un choix, ça ne peut pas être les deux. Et ce qui concerne la rédition, j'ai bien trop de fierté pour me laisser capturer tel un animal.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Sam 31 Jan - 16:56


C'était une situation très simple finalement. Constance était maître de sa destinée, de son sort. Elle pouvait soit alourdir sa peine, soit au contraire l'alléger. Elle ne pouvait en aucun cas passer outre, mais au moins, si elle était assez intelligente, elle essayerait de nous donner des informations, quelles qu'elles soient. Il n'y avait plus rien à ajouter, le sujet serait bientôt clos et Constance ne verra plus la nuit pendant un petit bout de temps. J'avais déjà envisagé sa punition future, et je me délectais de cette image, vraiment. Car elle ne pourrait plus s'agiter sous ses airs supérieurs, comme si son âge, ses années, plutôt ses centaines d'années, lui valaient d'être plus méritante que nous, plus intelligente aussi. L'âge n'a rien à faire là, on me le reproche souvent, d'être trop jeune pour être sur un trône. Et lorsque ce n'est pas mon âge qui dérange, c'est mon rôle d'héritière, car je ne suis rien de plus qu'une femme adoptée. Et bien, la chance m'a souri, que voulez-vous y faire ? Restez dans cette jalousie profonde ou tout autre ressentiment, j'ai dépassé tout cela. Seul comptait de marcher sur les pas de notre Mère, et Morgane l'avait bien dit. Tout comme le fait que nous ne sommes plus aussi conciliantes. Nous avons vu le résultat, trop de traîtrise, trop de mains expertes dans l'ombre pour nous poignarder dans le dos. Non, nous avions choisi d'être plus dures et radicales que jamais. Constance n'était pas bien tombée, cela va sans dire.

Elle n'a pas d'informations sur Julien, cela ne m'étonne guère. Elle ne fait que palabrer et s'amuser, et je suis certaine que Julien a profité de la situation, de Constance également. Je ne sais pas si elle en est consciente, en tout cas, je reste impassible à sa petite remarque. Bien évidemment, je connais Julien, ou plutôt, je l'ai connu. Et oui, je m'étais trompée sur son compte, tout comme Morgane a dû tomber de haut. Quoiqu'il en soit, il fallait avancer, point.

« Encore une fois, tu n'as pas compris ses propos. Ma sœur te demande des informations qui pourront peut-être jouer en ta faveur sur ta sentence, rien de plus. Mais cela ne me surprend pas que tu ne saches rien. Finalement, tu t'es bien amusée, mais voilà que Julien est toujours dehors et toi tu ne vas pas revoir la nuit de sitôt. » Tout ça pour lui dire clairement qu'elle n'est rien du tout qu'une simple vampire lambda. Plus aucun droit, aucun pouvoir, aucune emprise. Rien. « Ce sera en fonction de toi, et toi seul. » concluais-je par rapport à l'allusion sur sa capture et le fait qu'elle ne souhaitait guère être prise pour un animal. Si elle était docile, tout se passerait pour le mieux. Je jetais un regard à ma sœur, juste pour qu'elle puisse voir et comprendre qu'il était temps. Constance ne savait rien, nous avions d'autres choses à faire beaucoup plus importantes et intéressantes qui pourront nous faire avancer contrairement à elle. Qu'elle soit emprisonnée, qu'elle soit torturée et laissée pour morte englobée de chaînes d'argent.
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Mar 3 Fév - 22:28

Il ne lâchera pas, c’était bien un de mes problèmes principaux. Je voulais qu’il renonce et qu’il se rende tout cela nous rendrait la vie bien plus facile. Et j’avais bien autre chose à penser qu’à ce dissident. Bon en aucun cas cette décision n’allait pas aller dans mon sens et je n’étais pas forcément heureuse de cette livraison express. J’aurai dû être plus dur. Je ne jouais pas sur mes positions, je n’étais pas là pour négocier, dans tous les cas elle allait être condamnée. Constance était quelqu’un qui avait eu les bons augures de ma mère, et Constance lui avait surtout donné sa confiance, pourquoi ne voulait-elle pas en faire de même pour ses deux filles ? Une monarchie c’était comme ça que ça se passait, rare était les monarchies où l’on élisait son roi ou sa reine. C’était par héritier que ça se passait et si nous avions convenu d’un accord que les deux filles allaient gouverner comme cela. Je ne voulais pas que ça se passe autrement et puis ce n’était pas à des traitres de me dire comment on devait gouverner notre pays. Je pense que j’avais suffisamment d’expérience. Je jetais un regard aux gardes qui entouraient la pièce pour une question de protection. Je retournais à ma place aux côtés de ma sœur : « Je crois qu’il est donc temps de donner réponse à nos attentes, à défaut d’informations supplémentaires. » Je posais mes regards sur Constance. « Suite aux événements du 31 Décembre dernier, la reine Jana Raybrandt, et moi-même, la Reine Morgane d’Aubusson, héritières de la Reine Krystel Raybrandt, nous vous condamnons à être enfermé dans une cellule de la demeure, avec privation de True Blood pour un mois. Des chaines d’argent seront accrochées à tes poignets. » Je ne voulais pas que l’on croit que j’étais faible et puis Jana avait raison nous avions autre chose à faire que de parler. Déjà les gardes se rapprochaient de Constance, j’étudiais sa réaction. Je l’observais. Une dernière tentative ?
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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Mer 4 Fév - 14:49

❝ Do not go gentle into that good night ❞
Constance & deux Reines

8 janvier 2018

Je regarde l’une, puis l’autre. Jana, parle, elle ne m’intéresse pas, puisqu’elle ne m’écoute pas. Que je ne sache rien, n’était pas le point de lance, que je ne veuilles rien savoir, là était toute la subtilité. Que croit-elle ? Qu’en me disant que Julien était dehors, dans la nature, j’allais me mettre à genoux et me mettre à parler ? Elle se trompe. Moi, je n’aimais pas la vie d’animal traqué, de dissident toujours à regarder par dessus, son épaule. C’était exaltant, et terriblement excitant cette montée d’adrénaline, mais j’avais d’autre projet, d’autre envie. Et après tout, la stabilité, me permettrait plus de choses. Je soupire. Je n’allais pas lui pondre une date, un rendez vous, un endroit dans lequel trouver Julien, je n’étais ni devin, ni diseuse de bonne aventure, mais qu’elle s’attarde sur ce point là ne me fait ni chaud ni froid.

Je retournerais à l’anonymat dont j’avais besoin. Je n’avais jamais eu besoin d’une position pour me faire respecter. Je n’avais pas eu besoin du soutien de la Reine pour m’imposer, et je n’aurais pas besoin de leur soutien, pour … d’autre projets. Je n’avais pas peur, de quoi vouliez vous que j’ai peur. Voilà pourquoi il n’y avait rien qui fonctionnerait. Les vampires ne fonctionnent pas sur les bases de respects, d’aide et d’amour. C’est peut être pour cela que nous si bancales en tant que groupe, mais nous marchons sur la peur, le respect et l’âge, aussi stupide que cela puisse paraître. Comment vouliez vous que je me mette à faire des courbettes devant l’une qui n’est pas capable de se souvenir de son propre passé, et l’autre pas foutu capable de s’imposer. Non, désolée, moi je préfère me dédouaner du fiasco qui arrivait. Ça allait être bien drôle à regarder pour que je ne sois pas extérieure à cela. Elles étaient pleines de bonnes intentions, mais ça ne suffisait pas.

Ma sentence, donc maintenant. Je tends l’oreille, profondément impatiente de savoir ce qu’elles me réservaient; Si c’était la mort, je préférais m’en aller, non, pas aujourd’hui, pas pour tout de suite. Un mois, pieds et poings liés. Un … mois ? Non avouez que c’était cher payé, certes, ça n’allait pas être agréable. Privation de True Blood, devais-je paniquer ? Non parce que même si ça pouvait être une punition, et que je tuerais certainement père et mère après une semaine de privation, mais le true Blood, non merci, sans façon. La Reine Jana, et la Reine Morgane. Bla bla bla.

Je regardais Morgane qui me regardait et me jaugeait. Je tends les poignets vers elle.

 « Soit. »

Dans un mois, je serais sortie. Prends ton pied Jana, et impose ton style Morgane. La suite risque d’être bien plus amusante. Oui, je me suis bien amusée, et non, ce n’était pas prêt d’arrêter.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night. [Livre II - Terminé]   Mer 11 Fév - 13:23

Hj:
 

Arrêtons de jouer, ne tournons plus en rond, sinon elle va finir par croire que l'on n'ira pas jusqu'au bout, jusqu'à sa sentence, jusqu'à son enfermement. Il n'y a plus rien à dire, hormis le fait qu'elle fait son choix et qu'elle l'assume. Je vais y prendre un malin plaisir, oui, forcément, je ne peux le nier, mais je ne l'exposerais pas impunément, à la vue de tous. Pas même devant Constance même si elle peut supposément déjà le comprendre. Je laissais ma sœur lui définir ces actes de trahison et ce qu'il en coûte. De ce fait, sa sentence allait bientôt être annoncée, et même si c'était, présentement, en comité restreint puisque nous étions toutes deux seules, il était sûr que sa punition allait être rendu public, histoire que tout le monde puisse l'entendre, que tout le monde puisse voir le nouveau visage de leur Reine et les conséquences d'actes irresponsables, et cela, quel que soit l'âge du dit vampire. Constance n'échappait pas aux règles, bien qu'elle soit ancienne. J'espérais que le message puisse en dissuader certains, même s'il pouvait aussi en raviver d'autre. Le monde n'était ni rose, ni blanc, il était pourvu de noir, d'obscurité. Un monde sans pitié, sans paix certaine et dont l'anarchie ne pouvait régner.

Mes yeux ne quittent pas Constance alors que ma sœur lui énonce les faits et ce qu'elle allait endurer. Un mois, c'était raisonnable, mais que cette femme ne s'amuse pas de nouveau à jouer avec nous, ou les conséquences seront encore plus puissantes, et pourraient lui être fatal. Je n'ajoutais rien, et je fus surprise que, pour une fois, Contance ne dit mots. Elle restait silencieuse, à part le fait qu'elle acceptait ce qu'on venait de lui dire. Je fis un signe de main pour que les gardes puissent la saisir, car même si elle tendait les poignets vers Morgane, ce n'était point nous qui allions la toucher ni même la conduire à sa cellule. Nous allions l'accompagner pour nous assurer de son bon emprisonnement, et puis c'était notre devoir. Les gardes la saisirent alors que des chaînes en argent furent mises à ses poignets. Elle fut ensuite cagoulée, pour qu'elle ne puisse voir où nous la menions, avant que les gardes ne la dirigent vers sa cellule. Je me tourne vers Morgane. « Je peux m'occuper de m'assurer de son emprisonnement si tu as d'autres choses à faire. » lui suggérais-je, avant de suivre les gardes. Et voilà, une traite, une sentence... pour un mois nous n'entendrions plus d'elle.

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