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The worst one, always live. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Sam 26 Juil - 23:35

❝ The worst one, always live. ❞
Krystel & Constance

Je regardais ma montre calmement assise sur le fauteuil de ma chambre. Sans aucune envie ni de m’habiller, ni de sortir. J’aurais aimé, que comme dans des temps, désormais plus que révolu, flâner à boire du sang, et écouter de la musique. Mais c’était terminé tout ça, terminé l’insoucience. J’avais troqué la Farniente pour des responsabilités, autant vous dire que le deal n’était pas spécialement bon, surtout en ce moment. Je soupirais, regardant encore une fois ma montre, attendant le tout dernier moment pour reprendre mon rôle, ma place, mon statut. Quand, quand pourrais-je profiter d’un peu de temps ? Mais non, il fallait que j’enchaîne les rencontres et les réunions. Je commençais à être fatiguée, et ce n’était pas souvent que je faisais ce genre de constat, mais les derniers évènements mettaient à rude épreuve ma patience et surtout mon contrôle. Entre l’obligation de prendre une pomme de sang, ce que je trouvais scandaleux, le retour d’Augustus, et les différents rencontres avec des vampires traîtres ou déchus, autant vous dire que j’en avais clairement ma dose. Une fois l’aiguille de ma montre passe sur le chiffre que j’avais choisi, je me levais, écrasant ma cigarette. Tout ceci n’avait au final… aucun intérêt.

Après une longue douche. Je m’habillais d’une robe T-shirt en soie blanche, et une paire d’escarpins noir, relativement haut. Je m’emmitouflais dans un manteau avant de prendre la voiture pour me mettre en route pour Glasgow. A vrai dire, je n’aimais pas vraiment dans quel état d’esprit je me trouvais pour aller retrouver la Reine. Car j’étais, par certain moment, blasée, en colère, ou blasée par ma propre colère. Je n’arrivais pas à comprendre comment j’avais pu me retrouver devant le Roi, sans être prévenue de quoi que ce soit. D’une certaine manière, Augustus avait raison, nous étions devenu faibles. On pouvait me faire croire au jeu de la patience, mais voilà, je n’avais pas vraiment ce trait de caractère. Trop de concessions, trop de diplomaties, et j’en avais assez de jouer avec les règles humaines. Nos existences avaient été balayées par la Grande Révélation, qui fut notre plus grande erreur. Jamais nous n’aurions du sortir de l’ombre, nous étions bien plus redoutables de cette manière, redoutables créatures de contes pour enfants. Dans mes messages, j’étais restée évasive, volontairement. Pour deux raisons, la première ? Je voulais annoncer ceci à Krystel en personne, et la seconde, je voulais voir l’expression de son visage. Si la Reine n’avait de comptes à rendre à personne, je voulais me faire tout de même une impression personnelle de la situation, afin de pouvoir réagir. J’arrivais enfin devant l’édifice, la voiture s’arrêta devant l’endroit, le chauffeur m’ouvrit la porte, et j’entrais dans les lieux. L’endroit était gigantesque, non pas que je ne le savais pas, c’était un constat qui me frappait à chaque fois.

Je marchais dans les couloirs, faisant claquer et raisonner mes talons sur le sol. On me débarrassa de mon manteau, et je retirais mes gants, pour les poser sur mon vêtement avant que le serviteurs ne s’eclipse pour ranger le tout. Je me fis ensuite annoncer, une fois la chose faîte, j’entrais, le visage neutre. Habituellement, j’aurais poliment sourit à Krystel, mais la chose me semblait superficielle tant les temps me semblaient incertains. Je m’inclinais légèrement, illustration de mon respect, puis saluais la Reine.

« Bonsoir, ma Reine. » déclarais-je d'un ton calme.

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MessageSujet: Re: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Ven 22 Aoû - 17:10

Coco & Krystel
Le 22 décembre 2017





Je manquais de temps. Ou du moins, c’était l’impression que j’avais depuis quelques nuits déjà. Comme la veille, il m’arrivait de rallonger mes nuits, et d’entamer mes heures de repos la journée. Je n’avais pas vraiment le choix de toute façon. Et même comme cela, je manquais de temps. Heureusement étions nous en hiver. Cela serait arrivé en été… Ce serait une catastrophe pour ma santé et mon organisme, qui était contraint de subir les effets qu’a le soleil sur les miens. Même sans m’exposer, lorsqu’il montait dans le ciel et que j’avais encore éveillé, il me faisait du mal. Mes oreilles se mettaient à saigner. Ensuite, mes yeux, puis ma bouche. Si je ne me reposais pas, je finirais par voir mes organes internes faire des hémorragies. Bon avant que cela n’arrive, il faudrait plusieurs jours et nuits éveillés. J’en étais pas encore là, même si j’en prenais peu à peu le chemin. Je puisais dans les forces que m’apportaient Torben, l’obligeant à manger plus et à se reposer plus. Moi-même je me nourrissais en conséquence. Ce n’était pas saint j’en avais conscience. Terriblement conscience même.

J’avais fait une escale à mon domicile pour récupérer quelques affaires et faire une apparition. J’avais besoin de nouvelles pommes de sang et d’autres tenues. J’avais tenu à les choisir personnellement et vois quels seraient les habits que je porterais lorsque je viendrais à revoir mon créateur. Je ne pourrais pas me contenter de chiffon, ou d’une tenue lambda. Non, elle devait être choisie avec soin, tout comme les accessoires et bijoux. J’étais également venue organiser la séparation de mes biens et répartir ce que je voulais léguer à Jana, à Morgane et à Torben. Je ne pouvais pas laisser d’autres personnes s’en charger, c’était trop important. J’étais d’ailleurs en train de m’occuper des livres que je possédais quand on m’annonça l’arrivée de Constance. J’ordonnais qu’on la conduise jusqu’ici. Je n’avais pas de temps à perdre. Elle entra, sans doute en s’inclina vu la manière dont elle me salua, mais je ne tournais pas la tête vers elle. Je regardais quelques rayons, avant de dire à l’un de mes servants vampires de les répartir entre les trois males ouvertes. La version officielle était que j’allais refaire la décoration du manoir de fond en comble, et donc que je répartissais mes affaires entre différents lieux de stockage. Ceux-là va dans la male rouge. Cette collection dans la male verte sauf le 5, qui va dans la jaune… Je t’écoute Constance. Que me vaut ta visite ? Je ne l’avais toujours pas regardé. Je continuais ce que j’étais en train de faire, l’incluant quand même dans une partie de ma tête qui commençait à me faire mal d’ailleurs. Trop de choses à faire, trop de choses à gérer. Et trop peu de temps.


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MessageSujet: Re: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Lun 1 Sep - 14:49

❝ The worst one, always live. ❞
Krystel & Constance

Si j'avais un grand respect pour la Reine. Je sentais dans mes tripes que notre entrevue n'allait pas me satisfaire. En entrant dans la pièce dans laquelle j'avais été conduite, je remarquais la reine coordonner, ce qui pourrait paraître comme un banal déplacement de fournitures, je n'étais pas dupe, ni née de la dernière pluie et le spectacle me laissait quelque peu perplexe. Que faisait elle ? Un nettoyage de printemps ? Qu'on ne me la fasse pas à moi. Il était facile d'associer ma rencontre impromptue avec Augustus, et ce que faisais actuellement Krystel. Avait - elle peur ? L'idée m'avait traversé l'esprit, mais ça me semblait grotesque. Ma rencontre avec le Roi et maintenant voir Krystel prouvait une chose : la relation entre les deux souverains n'était pas au beau fixe. Et les premiers à en patir c'était le reste des vampires et moi même. Ce qu'au final, je ne concevais pas du tout. Elle ne me salua pas. Ce qui ne me plu pas. Je gardais cette remarque pour moi même.

Quand elle me demanda ce qui m'amenait ici, j'avais presque envie de me montrer insolente et arrogante. Car depuis le fiasco de la conférence de presse, la Reine était restée silencieuse, gardant la cause de sa détresse pour elle même, et certainement les princesses, et puis ces deux humains, qu'elle gardait, plus précieux que son propre peuple. Perte de temps. Ce que je faisais ici ? Ô ma Reine, vous le savez sans le savoir. Je m'adossais au mur de la pièce croisant les jambes l'une sur l'autre. Devais-je annoncer la raison de ma venue de but en blanc ? Je ne savais pas bien ce qu'au final pouvait faire la Reine. Mais j'étais en colère, d'avoir été prise au dépourvue, d'avoir été surprise, et frustrée. Devais-je simplement lui donner le message d'Augustus ?

 « Je viens pour la raison, du fiasco de la conférence de presse. » Déclarais-je sur un ton froid.  « Notre espèce est désemparée face à vos réformes »

Si mes paroles paraissait froide et sans détour, Krystel savait bien que je n'aimais pas les ronds de jambes, si bien que mon franc parlé un jour m'attirera des ennuis. C’était même évident qu’elle allait me remettre à ma place. Pour autant, j’avais besoin de comprendre, de savoir ou me placer. Ou elle se trouvait elle même. Parce que la voir faire du rangement en ces temps si incertain, me mettait véritablement hors de moi. Elle était notre leader, la Reine Rouge, et certainement la seule personne que je respectais et que j’estimais, pour je ne savais quelles raisons.

 « Ou alors vous vous préoccupez de l'état de vos livres à cause du retour d'Augustus parmis les vivants ? … Sa visite a été quelque peu … surprenante.»

Si je n’avais pas ressenti de peur par à Augustus, j’avais tout de même eu l’impression d’être de la chair à canon. Vous savez, ces soldats que l’on envoie en première ligne, qui se sacrifie sous feu ennemi. Et à vrai dire, ce n’était pas ma place. Que Krystel soit d’accord ou non. Si c’était là sa manière de récompenser la loyauté, je préférais encore sortir de la diplomatie et de la hiérarchie immédiatement, et laisser les têtes couronnées se quereller. Je n’avais pas à prendre part à ce conflit qui touchait selon moi uniquement, et seulement la famille royale. Augustus était en colère, personne ne savait pourquoi, sauf la Reine. Elle savait tout, et s’occupait de ses… ouvrages. Je n’avais pas peur de soutenir le regard de la Reine. Ce n’était pas en guise de défi, je n’avais pas aucun intérêt à mettre au défi notre Reine. Mais je voulais comprendre pourquoi je n’avais pas été prévenue du retour du Roi. Parce qu’elle était au courant, c’était évident. Et elle ne me ferait pas l’insulte de ne pas savoir de quoi je parlais. Je me sentais tendue, préoccupée ? Oui c’était le mot.

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MessageSujet: Re: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Mar 16 Sep - 18:17

Coco & Krystel
Le 22 décembre 2017




Je continuais à indiquer du doigt les différentes males alors que Constance me parlait. Elle était venue pour parler des réformes, qu’elle qualifiait de fiasco ? Avais-je bien entendu. Je relevais la tête vers elle, un regard féroce, alors que mon fidèle gouverneur se mettait en retrait. Pas besoin d’être devin pour se douter que cela allait barder. Je récupérais un coupe papier non loin et l’envoya dans sa direction. Il se planta juste au dessus de son cœur. Quelques millimètres plus bas, et cela en était fini d’elle. Un fiasco ? Qui es-tu donc pour juger ainsi les actions de ta reine ? Je la remettais à la place qui était la sienne et qu’elle semblait avoir oublié en venant ce soir chez moi. Elle était dans ma demeure et elle portait atteinte à ma personne ? Pour sur, cela ne se passerait pas comme ça et elle le savait parfaitement. Elle avait parlé en connaissance de cause et la suite me fit bondir jusqu’à elle. Je l’écrasais de tout mon poids, son dos se retrouva contre le sol, alors que je tenais ses mains au dessus de sa tête. Elle était à ma merci, à ma totale merci, et elle ne pourrait rien faire pour reprendre le dessus. Elle n’avait pas ma puissance, ni même mes siècles d’entrainement. En cet instant, elle m’était qu’une proie, une proie minable que je pouvais tuer si cela me le dirait. Je me penchais à son cou et arracha sa jugulaire avec mes dents, sans même gouter à son sang. Je le laissais se gâcher par terre quelques secondes avant que sa plaie ne se referme. Je répétais quatre fois cette opération jusqu’à ce qu’elle soit aussi faible qu’une jeune vampire. Là seulement je la lâchais et me relevais. Ma tenue était fichue, et cela me mis encore plus en colère. Je l’ôtais en balançant les vêtements par terre, jusqu’à me retrouver nue, vu que je ne portais pas de sous-vêtement. Je renversais de rage une table basse, qui s’écrasa dans un grand fracas contre le mur. Mais cela ne suffisait pas. Je me jetais une nouvelle fois sur Constance, la plaquant contre le mur cette fois ci, alors que ma main serrait de plus en plus son cou. Quand bien même, elle ne ressentait pas le besoin de respirer, cela serait douloureux et désagréable pour elle. . Tu n’es rien face à moi. N’oublie pas qui est la Reine et à qui tu dois dévotion. Je ne prends pas ta vie en souvenirs de nos bons moments passés, mais je ne serais plus jamais aussi clémente dans le futur. Gardes donc tes insinuations et tes sous-entendus aux autres Constance. J’enfonçais le clou, énormément, terriblement même. Je la lâchais brusquement avant d’aller m’asseoir sur le superbe canapé rouge en cuir, fait à base de peau humaine. .Personne n’est au courent en dehors de moi pour mon créateur. Expliques toi tout de suite et je t’épargnerais une morte lente et douloureuse. Pas besoin de préciser que j’étais sérieuse, elle le saurait.


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MessageSujet: Re: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Mer 17 Sep - 16:49

❝ The worst one, always lives. ❞
Krystel & Constance

A vrai dire, la réaction de la Reine, ne m’étonna pas plus que ça. Un animal attaque quand il est dans le coin d’une pièce, quand il est C’est exactement de cette manière que je le vois. J’avais jugé la conférence de pièce comme un fiasco, parce que c’était ce que c’était : un fiasco. La Reine avait hurlé à la mort devant ses sujets, affaiblissant la couronne. Il n’y a que la vérité qui blesse, et dans mon cas, elle me blesse moi. Je sentais une lame se loger juste au dessus de mon coeur, j’en attrapais le manche, pour le retirer, je laissais tomber au sol la lame ensanglantée. Qui étais-je ? Je n’avais pas eu peur d’Augustus, je n’avais pas peur d’elle. Si je devais mourir, qu’elle le fasse maintenant, mais si elle croyait que je craignais la mort, alors elle se trompait. Pourquoi craindre la mort quand on a six cent trente ans ? J’avais déjà gagné la partie contre la faucheuse, il y a des siècles de cela. Je vivais dans le risque, parce qu’il était difficile de se sentir si vivant à cet âge là. J’aurais du mourir il y a six siècles, quand Charles m’avait battue et laissée pour morte. Ça aurait été dans la juste logique des choses de l’époque. Mourir n’était pas une fin en soit. Qui étais-je ? J’étais sa conseillère, et si ma franchise était mal interprétée, permettez moi d’éclairer votre lanterne. L’hypocrisie découle de l’irrespect, et je respectais Krystel. Lui mentir, jouer les courtisans n’était pas dans mes possibilités, alors j’étais franche. Ja la considérais capable d’entendre mes mots.

Elle m’arrache la jugulaire. La douleur est présente, si présente. Elle me laisse, elle me laisse au sol. Si c’est ainsi qu’elle traite ses conseillers, Julien n’avait pas tort sur une chose. On est bien mieux traiter lorsque l’on trahit, que lorsqu’on est fidèle. Parce que si ma franchise ne semblait pas plaire, elle n’en était pas moins sincère, malgré mon profond désaccord avec beaucoup des réformes de la règles, j’étais restée fidèle, présente, et loyale, mettant en péril mon calme, et mon confort pour un caprice de sang. Ces métamorphes comme elle les appelait, n’avait pour moi pas la moindre importance, sauf celle de me faire accéder à ma vengeance. Même cela je l’avais accepté. Moi qui avait promis vengeance à la race humaine, j’avais accepté la paix hypocrite de Krystel, parce que j’étais fidèle. Ma franchie, ne découle que de mon respect. Et je n’étais pas assez stupide, pour faire des ronds de jambes face à la Reine. Si sa main m’étrangla, je ne pouvais me plaindre que de la douleur. Quand enfin elle décida d’arrêter ce petit manège, je me redressais, sourire aux lèvres. Une mort lente et douloureuse ? Oh pitié Krystel, ne m’insultez pas non plus.

 « Ma franchise déplaît. Préférez vous que je vous mente, ma Reine ? » déclarais-je en essuyant d’une main le sang dans le cou.

Qu’elle m’insulte. Car je ne voyais cet excès de violence comme un aveu de faiblesse. Je goutais mes doigts, faisant une moue. Pas mauvais. Elle voulait que je parle ? Il n’y avait qu’elle au courant. Me prenait-elle vraiment pour une idiote ? Son humain aussi, ou l’un des deux, peu importe l’animal de compagnie qu’elle avait choisi. Elle s’asseyait sur un fauteuil. Dont la couleur me fit suspecter quelque chose de mauvais genre. Je laissais à mon corps le temps de se remettre de cette correction qui ne me semblait pas véritablement méritée. J’étais… énervée. Non… agacée. A qui je dois ma dévotion ? je la regardais. À vous ? À lui ? J’avoue que les camps ne sont pas attirants, dans aucun des cas. Mais au moins dans celui d’Augustus, le pouvoir n’était pas délégué à une bande d’humains. Aussi important sont ils pour la Reine, leur place au sein de la hiérarchie, ne fait que m’énerver. Elle qui s’asseyait sur un siège de peau humaine, laissait les humains proliférer dans notre espèce. Si son ton sérieux, devait me faire comprendre quelque chose, je n’en restais que plus impassible, et de glace face à ça.

 « M’expliquer ? » commençais-je en recrachant le sang que j’avais dans la bouche.  « Augustus est venu à Redsecurity. Pour trouver Julien. Pour je ne sais quelles raisons. Il m’a dit de faire passer un message. »

Je me craquais la nuque. Certainement un nerf qui s’était coincé en régénérant la blessure que la Reine m’avait infligée. La douleur s’estompa. Je commençais à en avoir profondément marre de cette manie de malmener les subordonnés. Je n’avais pas à payer son échec, excusez moi du mot, mais personne, parmis les vampires ne trouvait réellement son compte dans toutes ces palabres et ces réformes, dans cette paix qui ne rime à rien. Sauf peut être la Reine. Ma tenue était ruinée. Je soupirais. Blasée d’avoir encore à jeter des vêtements, emmener ça au pressing allait être une véritable perte de temps. Je me frottais la tempe. Avant de relever le regard vers Krystel.

 « Comptez vos proches, il va commencer les soustractions. » déclarais-je en citant mots pour mots, les dires d’Augustus.  « Ce sont ses mots. »

J’aimerais tout de même savoir s’il ne s’agit que d’une querelle de couple. Parce que si c’était le cas, je préférais qu’on me laisse tranquille. Mais s’ils se battaient tous les deux pour le pouvoir, les choses risquaient de se décider assez rapidement. J’aurais décidément mieux fait de rester en France. Là bas au moins je n’avais pas être trop proche des hautes sphères. Je soupirais. Ma dévotion ? En était-ce véritablement ? Je doutais être dévouée à la Reine. La dévotion était une chose que je n’avais expérimenté, qu’une et une seule fois, envers Amélia, ma défunte créatrice. Dévotion et loyauté n’allait pas de paire. Pas pour moi. Dévotion… Tss. Décidément, j’allais véritablement entendre n’importe quoi.

 « En tant que Conseillère, je me suis engagée à me montrer franche avec vous, loyale je l’ai été, mais regardez comment vous traitez vos alliés. Et comment vous pardonnez les traitres. Vous parlez de dévotion…  » continuais-je, en m’essuyant la bouche.  « Vous ne m’avez vendu que des paroles en l’air, et des omissions, vous m’avez considérée comme remplaçable, et pourtant, je me suis tenue à vos côtés, tuant notre propre espèce quand celle ci ne réclame que le règne de la Reine Rouge, du sang et des larmes. »

Je m’approchais.

 « Vous pouvez m’infligez toutes les corrections du monde, Ma Reine. Ma vérité, est à vos portes, et à vos pieds. Vous pouvez la piétinez si cela pour chante.»


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MessageSujet: Re: The worst one, always live. [Livre II - Terminé]   Mer 17 Sep - 22:01

Coco & Krystel
Le 22 décembre 2017




[Hj : je cloture le Rp comme je te l’ai indiqué par Mp]

Constance avait besoin d’être remise à sa place. Je ne pouvais pas tolérer qu’on me parle ici, pas sous mon toit, et encore moins maintenant. J’avais toujours écouté ce qu’elle avait à me dire, mais jamais elle ne s’était montrée irrespectueuse et insolente envers moi. Je n’étais pas son chien, j’étais sa reine. Si elle l’oubliait et bien tant pis pour elle, je n’y pouvais rien. C’était que je m’étais trompée sur elle, sur sa valeur et sur son intelligence. Elle qui était pourtant futée en temps normal faisait tout de travers. Je ne savais pas quelle mouche l’avait piqué, mais elle lui avait retourné le cerveau. Elle pouvait être en colère contre moi, mais rien ne justifiait cela. En revanche, elle multipliais les affronts, même après la punition que je lui infligeais. Je pensais qu’elle apprenait de ces erreurs et qu’elle se rendrait compte qu’elle avait mal agis, mais non. Elle continua dans sa lancée. Bien, il fallait croire que j’étais finalement entourée d’imbécile. Et dire que j’avais dit à Nicolas et à mes filles qu’elle était une alliée fiable en qui ils pouvaient avoir confiance. Quelle sotte avais-je été. Il était finalement grand temps que je quitte ce monde.

Constance continua à s’embourber dans sa bétise. Bien, que grand bien lui fasse. Je n’avais pas de temps à perdre avec elle. Je n’étais pas d’humeur et je n’allais pas lui cirer les bottes alors qu’elle se comportait avec irrespect envers moi. Personne, pas même Torben ne se serait permis d’agir ainsi, aussi impunément. Elle avait beaucoup de chance d’avoir mon affection sinon je l’aurais tué sur le champ. Tout se remit en place quand elle m’indiqua qu’elle avait rencontré Augustus ; puis quand elle me délivra son message. te voilà donc passée dans l’autre camp. Je n’aurais cru que toi, tu le fasses. Et dire que j’avais confiance en toi, assez pour te confier la vie de mes filles. Va-t-en, tu n’es plus la bienvenue dans ma demeure. Je te laisse en vie en souvenir de tes années de services. Mais dorénavant, tu ne feras plus partie du conseil sanglant. Nous nous reverrons lorsque tu me planteras un couteau dans le dos. Assistes donc à ma mort, et réjouis-toi en donc. Mais surveilles bien tes arrières. Car si je ne l’Emporte pas avec moi, il vous détruira tous un par un, jusqu’au dernier. Mais je prêche dans le vent. Ton choix est déjà fait. Faites la sortir d’ici. Je claquais des dents, et une armée de vampires arrivèrent dans la pièce pour emporter la traitresse loin de chez moi, ne me laissant qu’un gout amère dans la bouche. Et dire que j’avais cru en elle. Et dire que je l’avais crû une de mes plus fidèles alliés. Oui vraiment. Il était temps que je disparaisse de ce monde.


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