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Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 22:13

Charlie & Isadora
Le 20 décembre 2017




Hé pas si vite Chaton ! Je bloquais la porte de l’ascenseur avec mon pied et m’engouffra dans ce dernier au côté de la louve garou. Je n’appuyais sur aucun bouton, me rendant justement à l’appartement de la demoiselle à mes côtés. Je ne dis aucun mot. Les murs ont des oreilles après tout. Je la suivais jusqu’à chez elle, me tenant légèrement en arrière, mais assez près pour lui faire comprendre qu’elle ne pouvait pas essayer de m’échapper. J’étais venue avec la ferme intention de lui parler, et je comptais bien m’acquitter de sa tâche. Tant pis si elle avait des choses à faire. Elle les reportera pour moi. Elle m’avait choisi en tant que formatrice lupine, et si pour l’instant je l’avais laissé tranquille, il était temps que nous commencions. Je lui emboitais donc le pas et rentrer dans son logement, sans attendre qu’elle m’invite. Pas besoin. Nous étions sœurs après tout et je ne comptais pas envahir de manière permanente son territoire. Je fis un peu le tour, regardant sa décoration et visitant toute seule. Dans la cuisine, je récupérais un grand sac poubelle, puis me rendis dans sa chambre. Tes chaussures, toutes tes chaussures, dans ce sac et tout de suite Chaton ! et j’étais on ne peut plus sérieuse. Je connaissais son goût certain pour les pompes chères, ainsi lui privais-je de cela. Temporairement bien entendu, même si ça, elle n’en serait pas certaine. Elle avait été un peu trop gâtée, et il était temps de la mettre un peu à l’épreuve.

Je regardais sous le lit en attendant, en sortant toutes les boites de chaussures que je pouvais voir. Je ne laissais rien au hasard. Aucun placard, aucune pièce, aucun recoin. Je passais tout au peigne fin et était bien déterminé à dénicher toutes ses pairs de chaussures. Je la laissais me maudire autant qu’elle le voulait, sifflotant pendant mon inspection. J’allais mettre un coup de pieds dans ces habitudes, elle pouvait donc m’en vouloir un peu et l’espace de quelques instants. Quelques instants oui, jusqu’à ce que les choses sérieuses commencent. Je lui ramenais de temps à autre quelques sacs poubelles supplémentaires, mettant ceux qui étaient pleins devant sa porte d’entrée. Lorsque le dernier fut fermé, je lui lançais une boutade. Et bien, les petits frères des pauvres vont être très contents de ces cadeaux. Oui, vraiment tu es une louve très généreuse. Ca va nous faire un sacré coup de pub positive tiens. J’avais parlé le plus sérieusement du monde avant d’ajouter. Allez chaton, fais pas cette tête je rigole. Je te les rendrais au fur et à mesure de ton apprentissage. Par contre, interdiction d’en racheter d’autres entre temps. Tu en as d’ailleurs bien assez pour l’instant. Allez, passons aux choses sérieuses Car oui, la dépouiller de ces biens les plus précieux n’était pas vraiment quelque chose de sérieux. Il y avait beaucoup plus que ce simple fait. Je regagnais son salon, puis lui demandais tu as du café ? Si oui, je ne serais pas contre une tasse. Un petit peu de douceur et une petite pause avant de reprendre. Charlie n’allait pas passer le meilleur moment de sa vie, ça ne faisait aucun doute. Mais elle devait passer par là. Plus tôt ce serait fait, mieux ce sera pour elle comme pour moi d’ailleurs. Je n’étais pas spécialement enchantée à l’idée de jouer à la maman avec elle qui punie son enfant. J’avais déjà bien assez à faire avec ma propre fille. Mais il le fallait, alors autant s’acquitter très vote de cette tâche-là et commencer par elle.



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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Mar 22 Juil - 0:50



–› Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur ‹–


Mercredi 20 Décembre 2017

« J’en ai rien à foutre, trouvez un moyen ! »

Je hurlais au téléphone tout en accompagnant mes paroles de gestes plutôt grossiers. Rien à faire, cet incapable d’agent immobilier commençait à me courir sur le haricot. QU’avais-je fais au bon Dieu pour mériter des gens pareils ? Sans doute beaucoup trop de choses qui mériteraient que je finisse six pieds sous terre. J’étais parvenue à bout de la patience de tout le monde et j’avais le culot de m’en prendre aux autres, de mettre la faute sur eux si tout partait de travers. Qu’importe je n’avais pas le temps pour une remise en question même express donc pour aujourd’hui se serait de leurs fautes à tous. Je mis fin à la conversation avec un soupire. La nuit avait été longue je l’avais passée à faire la fête la première partie et le reste j’étais venue faire un tour dans mon futur achat : un restaurant. Mais sur celui-ci je ne voulais pas que mon nom figure sur l’acte de propriété sans pour autant le donner à quelqu’un. Je voulais que l’agent immobilier masque mes possessions ou qu’au moins il me donne l’astuce même si théoriquement son astuce était illégale. Entre nous je n’étais plus à ça prêt et une fraude aux impôts ce n’était pas le pire qui pourrait m’arriver. Pourtant… Si la police venait à mettre son nez dans un truc même infime ils seraient capables de tout découvrir de fil en aiguille. Les cons, ils en seraient capables juste pour m’emmerder.

Je fis signe aux employés que je partais, la nuit avait été longue pour eux aussi à la différence c’est qu’une nouvelle équipe ne tarderait pas à prendre le relais pour maintenir cette vieille bicoque ouverte 24h sur 24 comme c’était écrit sur le panneau lumineux. Je ne sais toujours pas ce qui m’a poussée à racheter ce truc, la nostalgie des nuits où mes frères m’emmenaient manger une soupe de nouilles à 5h du matin quand ils voulaient avoir la paix et que je les harcelais sur la nature de leurs activités. Selon les employés ils s’y rendaient toujours et c’était cette dernière information qui avait affirmé ma position sur le rachat des lieux.

J’avais la ferme intention de rentrer chez moi et dormir pour me réveiller la semaine prochaine. J’entrais dans l’ascenseur en pestant contre mes chaussures, elles me faisaient un mal de chien après tout le périple de cette nuit. Un simple coup d’œil en direction des coupables suffit à m’attendrir : des Manolo Blahnik bleu nuit vernis… J’aurais pu passer des heures à les contempler et rêver comme une gamine mais alors que j’attendais que les portes de cet ascenseur se referment pour m’emporter jusqu’à mon lit j’entendis les portes bloquer sur quelque chose : un pied. Mes yeux suivirent lentement la jambe attachée à ce pied pour remonter jusqu’au visage. Je sentis mon cœur céder ou presque tandis que tout mon sang avait décidé de se faire la malle de ma petite cervelle. Isadora.

* Et merd* *

La nuit n’était pas finie, quand bien même le soleil était déjà levé. Je ne disais pas un mot alors qu’elle avait dû dire un truc que je n’avais pas calculé trop appliquée que j’étais à contempler mes chaussures. Après coup mon cerveau m’envoya un petit flash : Chaton. C’était reparti je ne dépasserais jamais ce stade, j’étais une gamine à ses yeux et vu tout ce qui c’était passé ces derniers temps ce n’était pas prêt de changer. Je me fis la promesse de lui trouver un surnom du même genre : affectueux mais un soupçon de ridicule juste pour lui rendre la pareille. Appuyée contre la paroi de l’ascenseur j’attendais d’arriver à mon étage avec l’espoir stupide qu’elle rendait visite à un de mes voisins… J’étais vraiment fatiguée ! Mais mon optimisme explosa en milliers de petits morceaux quand elle me suivi jusqu’à mon appartement. J’avais une forte envie de lui demander si elle s’était perdue ou une remarque dont j’avais le secret (tout est dans le degré de stupidité, plus on l’est et plus ça ressemble à ce que je pourrai sortir surtout après une nuit blanche) mais un éclair de génie me fit songer que je ferais mieux de la mettre en veilleuse.

Nouvel espoir je me mis à penser qu’elle s’était peut-être disputée avec Hayden et venait se réfugier ici. J’étais vraiment fatiguée et plus je me rapprochais de mon lit et plus j’avais l’impression de ne pas avoir dormi depuis des siècles. Je la laisser faire sa vie dans mon bordel, une chatte n’y aurait pas retrouvé ses petits alors bon courage pour elle. Je me laissais tomber lâchement sur mon lit lorsque je la vis débarquer avec un sac poubelle. Je fronçais les sourcils en songeant qu’elle n’allait quand même pas avoir le culot de me faire ranger mon propre appartement. C’était peut-être le bordel mais ça ne la regardait absolument pas, même mon propre père n’oserait rien dire. La bouche ouverte j’étais sur le point de lui dire quelque chose du genre que je voulais dormir, qu’elle n’avait pas à refaire ma décoration, que mon cerveau était anesthésié mais elle me coupa le sifflet en décrétant que je devais mettre toutes mes chaussures dans ce vulgaire sac en plastique. Avait-elle la moindre idée du prix d’une seule paire ? J’étais prête à mettre ma main au feu qu’une seule paire me suffirait pour racheter toutes les siennes. Si je n’avais pas été aussi fatiguée je lui aurais dit d’aller se faire voir chez les grecs, de foutre le camp mais tout ce que je parvins à faire c’était de me relever péniblement.

« Qu’est-ce que… » commençais-je.

Je m’étais interrompue en la voyant glisser sous le lit pour saisir les premières boites. Elle n’était pas sérieuse ? Débarquer chez moi dès le matin et me faire ça. Non, elle avait perdu la raison ou me faisait une blague de très mauvais goût. J’attrapais une boite sous le lit avant qu’elle ne l’atteigne. Il n’y avait aucune chaussure dedans mais ce qu’elle contenait était bien plus précieux que tout ce que je possédais : ma boite à trésor, celle dans laquelle je cachais l’ourson en peluche que Sam m’avait offert pour mon premier anniversaire avec eux. Il y avait tout un tas d’autres souvenirs du genre et elle n’avait aucun droit de mettre le nez dedans. Je gardais donc mon butin serré dans mes bras en la regardant voler tout le reste. Parce que oui je qualifiais ça de vol, de haute trahison. Et le pire dans tout ça c’est que j’aurais beau hurler, me battre bec et ongles je n’aurais pas gain de cause. J’en avais presque les larmes aux yeux. Comprenez ma magnifique collection de chaussures hors de prix s’envolait en fumée et j’étais épuisée.

« Tu peux pas me faire ça !? Attends pas celles-là. Je t’en supplie tout mais pas ça. »

Ma voix montait dans les aigus alors qu’elle enfournait une paire de Prada en daim noir qui m’avait coûté les yeux de la tête mais surtout que je n’avais même pas encore mise. Mais pire encore me venait à l’esprit. Vu que j’avais une montagne de chaussures j’avais caché pleins de choses dans ces boites. C’était d’ailleurs les plus belles boites ou simplement celles qui avaient une histoire particulière. Le contenu allait du sachet d’héroïne à la liasse de billets en passant par des trucs que franchement je ne voulais pas voir entre les mains d’Isadora.

Mais comme si elle ne m’entendait pas elle continuait le massacre, je devais profiter de ses absences régulières pour ramener des sacs en plastiques pour cacher ce que je ne voulais pas qu’elle trouve. Heureusement que j’avais aussi une collection fleurie de sous-vêtements où elle n’oserait quand même pas mettre le nez dedans. J’étais en train de ranger un sachet contenant une drogue inconnue au bataillon, du moins je n’avais pas le temps de l’étudier là tout de suite, dans un tas de petites culottes quand elle fit sa déclaration au sujet de ma générosité. Je ne l’avais aidé en rien. Et puis quoi encore ? Elle voulait que je fasse le nœud coulant, me le passe autour du cou et me laisse mourir sagement ?! Non ! J’avais même essayé de planquer une paire que j’avais réussi à cacher dans mon tout petit coffre-fort où je gardais mon arme à feu. J’avais fait d’autres tentatives mais elle les avait débusquées en un temps record. Tout y était passé quoi ! Et là elle m’annonçait que MES chaussures seraient données à des pauvres !? Elle se foutait de moi pour de vrai. J’aurais craché par terre si je n’étais pas chez moi.

« Il est hors de question qu’un bouseux mette ses pieds dans MES chaussures ! Vous avez qu’à donner des autographes de Hayden et ramasser les déchets sur la voie publique, ça à l’air d’être un talent caché pour vous mais mes chaussures ne sont pas des donations ! J’ai travaillé pour les avoir et vous n’avez pas le droit de débarquer ici et tout me prendre. »

Je hurlais par moment mais dans le fond mon ton était hostile. Je voulais bien qu’elle m’en prive mais les donner à quelqu’un d’autre sans que je sois d’accord pour ça il en était hors de question. Je serais toujours ma boite à chaussures/souvenir comme si c’était un ours en peluche et que j’étais une gamine de trois ans. Puis j’entendis la suite. Une blague ? Non je n’avais pas le sens de l’humour quand ça touchait à mes chaussures, mes trésors, ma vie, mes amours… Pas le droit d’en racheter ?! Je restais interdite. Et la nouvelle collection alors ? Et qu’est-ce que j’allais mettre aux pieds maintenant qu’elle avait théoriquement tout pris. Théoriquement parce que j’avais la paire dans le coffre, celles sur mes pieds (que je n’allais pas quitter de sitôt – elle devrait me tuer pour me les retirer), celles qui étaient dans le coffre de ma voiture et celles que je conservais chez Paul. J’avais une forte envie de tomber à genou et hurler « Pourquoiiiii ? » en regardant le plafond, ça faisait toujours bon effet dans les séries et films.

« Donc pendant ce temps de formation je mets ma vie entre parenthèses vu que je ne peux plus me chausser comme il se doit pour accorder ma tenue. Parce que se rendre à un vernissage en tong et robe Gucci ça fait tâche. »

J’étais bougon, la fatigue plus ce coup dur j’étais à bout de nerf et ce n’était que le début. Qu’importe je refusais de lui faciliter la tâche. Je l’avais peut-être choisi mais ça ne lui donnait pas le droit de me pourrir ma vie. Se serait œil pour œil dent pour dent ! Je lui lâchais le regard le plus noir en espérant la blesser dans mon comportement. Je la suivais avec le plus de distance possible pour refréner mes envies de meurtre je la haïssais, purement et simplement. Je savais que j’aurais dû jouer le choix de ma mentor à pile ou face, je m’en serais pas voulu comme ça. Je fis claquer ma langue contre mon palais en signe de protestation à tout ce qui pourrait sortir de sa bouche. Elle avait beau me demander un simple café, c’était tout de même agaçant. Elle venait chez moi, me dépouillait de mes précieuses (oui je suis encore plus vernie que Gollum, moi j’en ai plusieurs) et me taxait un café !

« Comment ? Vous n’avez pas retourné les placards de la cuisine pour vérifier si j’y cachais pas une paire et trouvé par la même occasion les dosettes à café ?! » dis-je avec amertume. « Le placard à gauche pour les dosettes et le sucre, les tasses sont à côté. » finis-je par céder.

J’avais pris place sur mon canapé, les bras autour de ma boite à chaussures et je l’observais comme un hibou courroucé. J’étais dans la merde jusqu’au cou avant-même qu’elle ne débarque et là elle ne faisait qu’enfoncer le clou qui était déjà à son maximum.

« Alors c’est quoi la suite ? Vous allez me prendre ma voiture, m’enchainer dans un endroit et me demander de survivre un an. Ou alors vous allez me demander de choisir entre quelqu’un de la meute en le menaçant de mort ou mes chaussures qui partiraient en fumée. Si c’est ça ne vous fatiguez pas je sauverai personne, juste mes chaussures et rien d’autre. »

Je n’avais pas bougé d’un millimètre et j’avais parfaitement conscience de jouer l’image parfaite de l’adolescente boudeuse qui s’est vue privée de sortie juste avant la fête de l’année et qui du coup a décidé d’emmerder son monde encore plus qu’avant. Je n’arrangeais sans doute pas mon cas avec ma dernière déclaration mais c’était la stricte vérité, personne ne méritait que je les aide. Si Isadora voulait vraiment faire ça ils auraient qu’à prier pour qu’elle pense comme eux et ne lâche personne du groupe plutôt que de tenir parole. Tout le monde m’avait lâchée et j’étais vexée d’avoir dû essuyer autant de rejets de la part de personnes que j’aimais plus que tout au monde. Je me sentais vide et la colère était devenue une des rares choses que j’étais en mesure de faire. Sauf qu’avec la fatigue et toute la colère que j’avais déjà déversé un peu plus tôt je me sentais soudain triste, lassée, comme si j’étais une grand-mère de cent cinquante ans qui a trop vécu.

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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Jeu 24 Juil - 0:14

Charlie & Isadora
Le 20 décembre 2017




Je n’avais rien répondu aux remarques de Charlie, qui n’avait fait que m’amuser un peu plus. Pire qu’une adolescente, et tout cela pour quoi ? Pour des chaussures. Elle accordait vraiment trop d’importance à des choses matérielles, et il était temps que cela change. Je voulais une partie des rouages de son cerveau et ce qui se passait dans sa tête. Elle devait sans doute se dire que je ne connaissais pas la valeur de ses pompes et que j’étais en train d’effectuer un sacrilège en les fourrant dans un sac poubelle. Elle avait tort pour le premier fait et raison pour le deuxième. Elle avait sans doute oublié qu’Hayden était très riche et qu’il était quelque fois une personnalité mondaine. Elle s’imaginait quoi ? Parce que je n’exhibais des bijoux, robes et chaussures hors de prix, je n’en avais pas ? Elle se trompait lourdement et tomberait de haut en voyant une partie de mon dressing. Seulement je savais, au contraire d’elle, quand je devais opter pour des vêtements pratiques, et quand je devais me mettre sur mon quarante et un. Et, je n’avais non plus pas peur de me salir si cela était nécessaire. C’était des choses que je comptais bien lui apprendre… Quand elle aurait remis un peu d’ordre dans sa vie. Il suffisait de voir l’état de son appartement. Ma maison était quoi ? Trois fois plus grande et je n’avais pas besoin d’une femme de ménage pour arriver à l’entretenir. Nous nous y mettions tous au quotidien et elle était toujours nickel. Certains disent que l’on savoir qui est une personne en regardant ce qu’elle mange. Moi je vous certifie que l’on peut en apprendre plus en regardant l’état d’habitation d’une personne. Regardez Charlie ! Chez elle c’était un véritable dépotoir, à l’exception de ses chaussures. Il y avait clairement un problème. Elle préférait vivre dans le bordel, pour se consacrer à ses belles petites chaussures. Superficielle. Pour le coup, sur cet aspect là, elle était complètement superficielle. D’ailleurs, je me demandais comment elle avait fait pour s’acheter autant de belles chaussures. Elle n’était pas censée gagner aussi bien sa vie qu’Hayden. Encore une chose à éclaircir.

Je l’avais laissé râler pendant qu’on s’occupait de ses chaussures. Je l’avais vu glisser quelques trucs par ci par là, et si pour l’instant, je ne m’en préoccupais pas, je comptais bien aller voir de quoi il s’agissait. Si elle avait essayé de me le cacher, c’était bien pour une raison. Hors, elle avait devoir s’y faire : je comptais envahir son territoire pour mieux la cerner, la connaitre et pour mieux l’aider surtout. Si elle allait me détester et me maudire, elle finirait par se rendre compte que je ne faisais pas cela par gaieté de cœur et que ce n’était pas pour moi, mais pour elle. Qu’elle vive dans une crasse pas possible ne changerait pas le cours de ma vie. J’avais finis par regagner la cuisine, pour lui laisser un peu de répit. Je lui demandais un café et sa réplique me fit lever les yeux au ciel. Une véritable adolescente. Mais que s’imaginait-elle franchement ? Que cela pouvait m’insupporter, m’énerver, me blesser, ou me faire rebrousser chemin ? Je lâchais un rire à sa dernière remarque alors que je n’avais pas bougé d’un pouce. Je me moquais un peu d’elle, je l’avoue. Mais franchement, la situation était très drôle en même temps. Puis après avoir repris mon sérieux, je lui dis Bon trêve de plaisanteries et de gamineries Chaton. Je vis avec une humaine adolescente, deux louveteaux et un loup. Tu penses vraiment que tu fais le poids comparé à eux ? Tu n’arriverais pas à m’impressionner, ni même à m’énerver alors épargnes toi des efforts inutiles. Nous avons encore beaucoup à faire. Plus vite tu t’y mettras et plus vite je m’en irais. Vois cela comme ça. Maintenant, s’il te plait, pourrais-tu me servir un café et t’en servir un également ? Vu les cernes et les poches sous les yeux que tu te trimbales, tu vas en avoir besoin. Je me levais sans attendre sa réponse et alla jusqu’à son frigo. Je sortais quatre œufs, du jambon et un peu de lait. Je m’afférais ensuite à lui faire cuire des œufs avec des morceaux de jambon, et un peu de lait pour le rendre moins sec. Je rajoutais quelques épices par ci par là, puis fis un rouleau avec le plat, avant de le servir dans une assiette. Je la posais devant Charlie et lui dit Règle numéro un : se nourrir. Un loup est toujours sur les nerfs lorsqu’il a faim ou n’a pas mangé assez. Mange riches, mais variés. Ton métabolisme en a besoin et tu seras plus en phase avec ta moitié louve. Je sortais un verre que je posais devant elle, puis, après avoir sorti de mon sac des oranges, je lui pressais un vrai jus dans le récipient. Règle numéro deux : apprends à bien manger et non pas toutes ses conneries de plats préparés ou de truc tout fait. Privilégie les produits frais un maximum. Les loups sont des animaux sauvages qui se nourrissent normalement dans la nature. Plus tu te nourriras sainteté avec de bons produits frais plus ta louve sera contentée. Tu gagneras en force et en rapidité à la longue. Je jetais les deux oranges à la poubelle puis me rinça les mains et commença la vaisselle qu’elle avait en retard Règle numéro trois : ne reporte plus au lendemain ce que tu peux faire tout de suite. Un loup a besoin d’espace, de calme, et de sérénité. Ce n’est pas en étant envahi d’ordures, et de crasse qu’il se sentira bien. . Je lui énonçais quelques points très important qu’elle devait assimilée au plus tôt. Je me doutais bien qu’elle n’en serait pas ravie, ni d’accord. Seulement, elle finirait par se rendre compte qu’elle se sentira mieux dans sa peau en les adoptant. Ces règles, je ne les sortais pas de nulle part. Je les avais apprise de mon premier ulfric, puis je les avais vu dans chaque gestes et actions qu’entreprenaient Hayden. Je comptais faire suivre à Charlie un apprentissage similaire à celui d’exécutrice que j’avais suivi par le passé. Elle en avait cruellement besoin, cela ne faisait pas de doute et… C’était indéniable, mais Mike avait baclé beaucoup de choses la concernant. Je ne lui jetais pas la pierre non. Il avait eu fort à faire. Seulement Charlie avait besoin d’un cadre très rigide, contre lequel elle avait se battre et détestait. En tout cas dans un premier temps. Je devais jouer avec elle ce mauvais rôle pour qu’elle puisse avancer et aller mieux. Ce ne serait pas une tâche facile. Cependant, elle m’avait demandé de la superviser, et j’avais accepté. J’en acceptais toutes les responsabilités, aussi chiantes soient-elles. Parce que, avouons le, j’avais déjà une adolescente qui m’en voulait à la maison. Je n’avais pas besoin d’une deuxième, qui serait de surcroit, une louve. . Ah et non, je n’essaye pas de faire de toi un robot, ou une image de moi-même, ou je ne sais pas quelle autre connerie. Je ne veux pas te changer. Mais je suis là pour te superviser et t’aider. Alors si me détester d’aide, ne te gêne surtout pas. Parce que, ne te fait pas d’illusion : tu vas en baver et vouloir m’en faire baver. Seulement tu n’arriveras pas à me faire lâcher prise alors garde tes forces pour un combat que tu peux gagner et ne t’épuise pas inutilement. C’est d’ailleurs la règle numéro dix.



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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Mer 30 Juil - 16:45



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Mercredi 20 Décembre 2017

J’aimais sincèrement Isadora en temps normal, cette femme était l’incarnation même de la femme parfaite. A l’exception près de son goût simpliste pour ses tenues mais bon c’était un détail. Si j’avais eu à cœur de vraiment plaire à la Meute j’aurais rêvé d’être comme elle mais je m’étais très vite rendue compte que malgré mes efforts je n’aurais jamais atteint son niveau. Mais qu’importe aujourd’hui j’avais une furieuse envie de l’étrangler et de l’assommer à coups de chaussures. Pour ce qu’elle faisait franchement tout cela n’aurait été que justice, mettre mes chaussures dans des sacs poubelle ! Comme s’il s’agissait de vulgaires ordures. Il y avait des milliers de livres là-dedans jusqu’à présent je m’étais saignée aux quatre veines pour me les acheter.

Quand est-ce que j’aurais la paix ? J’étais en mode adolescente rebelle qui en veut à la Terre entière. Ah ! Ca me rappelait quelqu’un ! A croire qu’Isadora réveillait ce sentiment chez chacun de nous ou que j’étais juste une sale gosse. J’optais pour la deuxième option, je me mettais dans cet état dès que quelqu’un avait le malheur de me dire non, me faire des commentaires sur la manière dont je menais ma vie. J’étais adulte, pourquoi tout le monde s’en mêlait ? Fichue Meute à deux balles qui commençait à me courir sur le haricot. Est-ce que je leur en avait tenu rigueur quand les actions de la Meute m’avaient fait passer pour un monstre sanguinaire et m’avaient fait suer pour garder une réputation ? Non alors pourquoi le faisait-on dans le sens inverse ?

Je continuais ce débat alors que je boudais toujours, mes bras renfermant ma boite à souvenir que je ne voulais pas laisser à portée de main de la Louve. Elle avait déjà bien assez empiété sur mon territoire. (Peut-être que j’aurais dû faire pipi dans chaque coin de l’appartement pour éviter ce genre de désagrément à la manière des animaux dont nous n’étions pas si éloignés que ça.) Je réprimais une grimace écœurée quand elle finit par briser le silence qui s’était installé. Contrairement à mon expression qui pouvait signifiait que j’en avais strictement rien à faire de ce qu’elle pouvait débiter j’avais les oreilles grandes ouvertes avec l’espoir futile qu’elle finisse par me dire qu’elle me faisait marcher et me rendait tout à condition que je me conduise bien. Je pinçais les lèvres, elle n’avait pas tort elle avait un quotidien à rendre chèvre n’importe qui. Mais il était hors de question que je rende les armes aussi facilement, elle avait franchi une limite invisible en s’en prenant à mes chaussures. Sans un mot je finis par me lever et alla récupérer les dosettes de café puis avais mis la machine en route.

« Vous auriez pu appeler et attendre que je dorme avant de débarquer pour faire un truc pareil. » dis-je dans ma barbe.

Je déposais les tasses sur la table et l’observais s’affairer alors qu’une odeur alléchante se répandait dans la cuisine. Le regard plongé dans mon café, je sentais la fatigue arriver et la migraine la précéda en tapant outrageusement sur ma petite cervelle. Est-ce qu’un café suffirait à me maintenir éveillé ? Est-ce que je n’allais pas simplement tomber de fatigue au bout d’un moment ? Est-ce que je deviendrais réellement tarée avant de tomber raide ? Est-ce que je ne devrais pas plutôt commencer à tester les petits échantillons de drogues boostantes que j’avais planqué entre petites culottes et strings ? Je n’aurais pas le temps de répondre à mes propres questions lorsqu’elle débita une première règle. Merde alors quand ça commençait comme ça il y en avait une deuxième puis une troisième…etc

Manger, bien et varié. Ça allait pouvoir se faire, je ne devrais pas me fouler en faisant ça. Mais déjà la deuxième règle arrivait, accompagnée d’un magnifique jus d’orange frais. Je n’avais toujours pas touché à mon assiette. Je me massais les tempes pour tenter de repousser la migraine qui commençait à être foudroyante. Armée de ma fourchette je tentais de prendre une première bouchée de mon petit rouleau d’œufs au jambon. Ça aurait franchement pu me mettre en appétit si je ne pensais pas à mes paires de pompes qui pourrissaient dans des sacs poubelles. J’avais posé ma boite à souvenir à côté de moi, à portée de main pour pouvoir la tenir loin de la Louve si elle tentait de s’en approcher. Je n’avais pas l’intention de lui laisser l’occasion de me voler un nouveau trésor. Oui j’étais pire qu’une pie et alors ?! Mais je reposais ma fourchette lorsque la troisième règle arriva alors qu’elle faisait ma vaisselle.

« Je pense que le mieux se serait de me noter les différentes règles sur un post-it et je lirais ça plus tard. Quand j’aurais dormi, mangé et que ça m’intéressera. Ce n’est pas comme si j’avais envie de participer aux J.O lupins et que j’avais besoin d’un coach sportif. »

C’était bas mais j’avais les nerfs de mon œil droit qui me tiraient énormément et me donnaient l’impression de vouloir expulser mon œil. Je n’étais plus tranquille même chez moi, je commençais à envisager sérieusement un petit voyage à Hawaii ou quelque chose de loin et ensoleillé. Au moins je n’y trouverais personne pour me gonfler parce que ma vaisselle n’était pas faite en temps et en heure. Je repris ma fourchette et me forçais à avaler ce que je découvrais être un pur délice. Ah mais non ! Elle n’allait pas s’en tirer simplement en me faisant à bouffer. J’étais en colère et ça ne s’arrêterait pas avec des œufs et du jambon ! Je l’observais d’un œil brulant lorsqu’elle reprit la parole. Règle numéro dix ? Elle en avait combien ?! Je décidais de continuer mon rôle de petite chieuse en culotte courte, ça ne m’épuisait pas bien au contraire. J’eus le temps de repousser l’assiette pour laisser tomber ma tête sur la table. Un peu trop fort car mon front percuta la table avec un bruit sourd et n’arrangea pas mon mal de crâne.

« Combien de règles vous avez l’intention de me balancer au juste. Parce que pour information, je ne suis pas une lumière et ça doit faire 48h que je n’ai pas fermé l’œil… Et avant d’apprendre que la règle numéro 47 est de ne pas se priver de sommeil je ne le fais pas volontairement, je suis la première à rêver d’une bonne nuit de sommeil. »

Je relevais la tête en essayant d’ignorer le lancement de mon crâne. Il allait finir par imploser j’en étais sûre. Je repris ma fourchette et engloutis le reste de ce roulé à l’œuf. C’était vraiment bon… Non je devais penser à mes chaussures, mes petits bijoux. Isadora était l’ennemie, la personne indésirable… Qu’importe ses intentions.

« Et si pour aujourd’hui on oubliait les règles et qu’on passait directement au moyen pour que je puisse récupérer mes affaires ? Je promets de faire le ménage. On a qu’à dire rendez-vous demain pour prendre le thé et discuter de ces trucs chiants à mourir pour « m’aider ». Je suis sûre que vous allez adorer mon thé blanc au jasmin. Ça fait partie des trucs bons pour ma louve ou est-ce qu’elle pourrait potentiellement y être allergique ? »

J’avais mimé des guillemets imaginaires en disant qu’elle allait m’aider. Je commençais à douter de ses procédés. Mon ton était toujours sarcastique, je me serais donnée des baffes si je m’étais vraiment entendue parler. Mais là j’étais ailleurs, je ne voulais que la mettre en colère pour qu’elle soit au moins dans le même état d’esprit que moi. J’avais dit œil pour œil. Mais je devrais peut-être lui demander une autre omelette avant… Non ! Je devais être forte et ne pas plier. Elle ne voulait pas me changer pourtant elle désapprouvait mon style de vie et voulait le changer… Vous aussi vous voyez l’incohérence ?! Teuh je n’étais pas si bête que ce que je pensais. Je pris mon verre de jus d’orange et le vidait d’un trait. Dans le fond ses premières règles n’étaient pas complètement stupides mais je devais rester concentrée : CHAUSSURES ! Elle avait mis mes chaussures à £500 la paire dans un sac poubelle ! Je chassais les larmes qui me montaient aux yeux pour lui lancer un regard assassin. Si elle pensait pouvoir tenir le coup c’était tant mieux, j’allais pouvoir me débarrasser de ma mauvaise humeur constante sur elle. Et le mieux c’est que je me sentirais sans doute plus légère après avoir été mauvaise. Ou pas… J’avais été mauvaise avec tout le monde comme un petit serpent crachant son venin à tout va et pour une raison obscure c’est moi qui me sentais mal. Je les détestais tous pour ça et je m’en voulais dans la foulée. Conscience à deux balles…

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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Ven 22 Aoû - 19:36

Charlie & Isadora
Le 20 décembre 2017




Charlie était une vraie enfant. Mike avait vraiment négligé son éducation. J’espérais vraiment, en faisant le bilan de la louve, qu’il se montrerait plus digne de ses nouvelles responsabilités que celles qui lui incombaient vis-à-vis de la jeune femme. Je l’avais aidé à apprendre à se battre comme mon rôle d’exécutrice me l’avait imposé. Par contre, vivre avec sa louve, en totale harmonie, cela n’était normalement pas de mon ressort. Enfin, était, car à présent, cela est de mon ressort. Elle ne s’imaginait sans doute pas que je ferais autant intrusion dans sa vie en me demandant de m’occuper d’elle. Pour autant, elle m’avait demandé à moi et non à Mary. Je comptais m’impliquer à cent pour cent et ne rien laisser au hasard. Avouons-le, elle avait tellement à y gagner de m’écouter plutôt que de s’être tournée vers la Lupa. Bien sur, elle me verrait au début comme un parasite, un moustique à tuer. Mais après, quand tout se mettrait en place, tout irait bien pour elle. Elle sera équilibrée, physiquement, psychiquement et psychologiquement également. Alors oui, le changement serait radical. Cependant il était nécessaire, et elle en avait besoin. Il était temps pour elle qu’elle grandisse et qu’elle change. Non, je ne voulais pas la formater, ce n’était pas le but. Ce que j’entends par changer c’est avancer finalement. Elle resterait elle-même, plus forte, et plus stable. C’était ce que je pouvais lui offrir et ce que je lui comptais lui offrir. Je souriais donc à sa réflexion, sans m’arrêter dans le petit déjeuner que je lui préparais alors qu’elle faisait de son côté ce que je lui avais demandé. Je déposais la nourriture dans son assiette, et si au début, elle fit mine de pas en vouloir, elle céda. Vu l’expression de son visage, ça lui plaisait. Rien d’étonnant jusque là. A sa nouvelle réflexion, je lui offrais un grand sourire Quelle bonne idée ! Je vais te les faire copier une dizaine de fois et ensuite, on collera les post-it partout dans ton appartement ! Comme ça, tu les auras toujours sous les yeux, et tu les connaitras rapidement par cœur. Merci de ta suggestion mon Chat. C’est vraiment une très bonne idée ! Oui, elle avait vraiment manqué une occasion de se taire. Je sortais mon agenda de mon sac et écrivais d’acheter plusieurs paquets de post-it. Et oui, si vous vous posez la question, je comptais réellement lui faire écrire les règles sur tes post-it et les coller partout chez elle. Elle devait réfléchir avant de parler et c’était une bonne occasion pour que la « leçon » rentre. Car, soyons honnêtes, tout devait se faire par la force avec elle. La méthode douce ne donnerait rien, vraiment rien. En voulant m’énerver elle s’était juste retrouvée avec une tâche chiante et fastidieuse à accomplir. Dommage pour elle. Surtout que ces règles, je comptais juste lui énoncer et les détailler pour qu’elles comprennent leur importance. Elle n’était pas exécutrice, elle n’avait pas besoin de les connaitre par cœur. Enfin, ça c’était avant qu’elle ne fasse sa remarque. Quand elle me demanda combien de règles j’avais, parce que mademoiselle était fatiguée, je tapais d’un seul coup sur la table, faisait tout bouger dessus. J’avais fait cela brusquement et rapidement pour la surprendre et lui faire peur. Ah, parce que tu crois que tes ennemis vont te laisser aller dormir ? Si c’est le cas, je t’ai surestimé. J’y allais fort, c’était indéniable. Indéniable, mais nécessaire. Je récupérais l’assiette qu’elle avait finis et ses couverts pour les laver. Je rigolais ouvertement à sa dernière remarque, me retenant avec peine de partir dans un fou-rire incontrôlable. Je secouais l’assiette pour qu’elle s’égoutte, puis me tourna vers elle en m’appuyant contre le plan de travail. Je ne savais pas que tu débordais d’humour. Vraiment tu es hilarante mon petit chat. Un thé blanc dis-tu ? Fait moi en une tasse et ensuite, tu pourras aller te coucher. Tu as… je regardais ma montre et son appartement Disons… Allez, soyons généreux. Cinq heures pour te reposer. Profite bien de ton lit, car pendant 24 heures, tu ne le reverras plus. Mon regard dans le sien lui faisait comprendre que j’étais on ne peut plus sérieuse. Je ne rigolais pas, et le sujet n’était pas ouvert à la discussion. Dès qu’elle m’aurait servi un bon thé, je m’occuperais de son appartement, le temps qu’elle dorme. Ensuite, les choses sérieuses continueront, mais sur un rythme plus soutenu encore. Et bien entendu, elle n’avait pas le choix. Je serais toi, je ne perdrais pas de temps ajoutais-je, avant de la laisser dans la cuisine pour regagner sa chambre. Je respirais à plein poumon, puis ouvrir brusquement le tiroir de sous-vêtements de la louve pour récupérer un sachet de drogue. C’était donc ça qu’elle avait tenté de me cacher ? Je revenais furieuse cette fois-ci. Si j’avais pu garder mon calme pour tout le reste, là, ça ne passait pas. Je balançais le sachet sur la table en face d’elle. Je la dévisageais, on ne peut plus déçu. Puis, sans un mot, je récupérais mes affaires et la plantais chez elle. Je regagnais son entrée, remis mes chaussures et quitta son appartement. Elle n’avait pas besoin de moi. Pas si elle cachait de la drogue. Pas si elle avait fait EXPRES de cacher cette drogue quand je retournais sa chambre. Le message était clair : elle voulait la garder. Et bien qu’elle la garde. Mais qu’elle trouve quelqu’un d’autre. Bon sang ! J’étais une très très ancienne droguée et j’étais une plus récente ancienne alcoolique. Je pouvais comprendre l’attrait de ces addictions dans une situation délicate. Pas dans la sienne. Elle avait une meute qui la soutenait et l’aimait. Elle avait un « père » et elle n’était pas seule. Et quand bien même elle en était accro, j’aurais pu accepter. Cependant pas qu’elle me fasse des cachoteries. Elle n’était pas honnête avec moi, alors je n’avais rien à faire chez elle, ou même dans sa vie. Et je me notais intérieurement alors que j’appelais l’ascenseur de ne plus lui confier mes enfants et de le signaler à Hayden. Elle était non seulement un danger pour elle, mais aussi et surtout, pour les autres. Je l’aurais couverte. Je l’aurais aidé. Je l’aurais défendu. Mais pas alors qu’elle ne me faisait pas confiance.



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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Mar 26 Aoû - 15:26



–› Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur ‹–


Mercredi 20 Décembre 2017
Comment dire que j'étais dans la merd* et que plus je m'agitais plus je m'enfonçais ? Encore pire que les sables mouvants. Cette journée ne finirait jamais ou peut-être d'une manière que je regretterais genre une attaque cardiaque ou quelque chose comme ça. La perte de mes précieuses chaussures était déjà un coup dur à accepter mais elle serait bien obligée de me les rendre un jour, non ? Si elle ne le faisait pas je me ferais une joie de faire mon enfant capricieuse pour ne pas faillir à ma superbe réputation. Mais pour le moment elle parvenait à calmer mes angoisses à venir grâce à son plat. Elle n'avait peut-être pas tort sur le point de la nourriture mais c'était par principe que je continuais mon petit jeu de rebelle de la forêt, j'avais une réputation à tenir après tout.

Isadora avait raison sur un point je risquais de perdre et elle de gagner sur la durée, Savannah lui en faisait déjà voir de toutes les couleurs et les Loups ben c'étaient des Loups ils ne devaient pas non plus être évident à gérer. Moi j'avais l'habitude qu'on fasse ce que je voulais ou qu'on jette l'éponge et me laisse tranquille. J'avais fonctionné comme ça depuis toujours et jusqu'à présent personne n'avait réussi à passer le premier stade de mon caractère plutôt compliqué. Son sourire me fit dire que je venais peut-être de trouver cette fameuse personne.

Copier des lignes ?! Retapisser mon appartement à base de post-it ?! Elle était au courant que cette mode ridicule de créer des petits personnages à base de post-it de couleur était finie depuis un bail ? D'abord les chaussures maintenant ma décoration intérieure. Elle allait me tuer avant de m'avoir à l'usure à ce rythme-là. Je ne lui répondis pas si ce n'est par un regard noir alors qu'elle semblait heureuse de sa trouvaille.

Elle avait gagné la première manche, enfin peut-être la deuxième vu comment j'avais plié à son ménage forcé dans ma garde-robe, mais je n'avais pas dit mon dernier mot, loin de là. Je ne pouvais pas simplement l'envoyer balader et tenter de l'exaspérer elle était venue ici en sachant très bien que je n'allais pas apprécier et que je serais à la hauteur de ma réputation : mal lunée et sur la défensive. Mais c'était de sa faute elle déboulait dans mon espace vital et bousculait tout sur son passage. Elle aurait pu faire les choses de manière moins brutale j'aurais peut-être opposé moins de résistance. Vu sa manière d'agir j'étais obligée de me braquer. Je n'abandonnais pas mon regard noir pleins de reproches et de morosité alors qu'elle notait un truc dans son agenda. Elle semblait être sérieuse pour les post-it, grand bien lui fasse, je lui ferais des post-it artistiques et j'en ferais même une exposition juste pour lui montrer que je n'avais pas de temps à perdre.

J'étais épuisée et lorsqu'elle frappa du poing sur la table je sursautais. Ah non elle n'allait pas me la faire genre : « vigilance constante ! ». C'était marrant Harry Potter mais là c'était flippant. J'allais vraiment mourir d'une attaque cardiaque avant la fin de la journée. Ses arguments étaient pertinents mais peut-être après une bonne nuit de sommeil. Là c'était surtout comme si elle me préparait à la fin du monde.

« Mes ennemis commenceraient pas par me faire vider mon placard à chaussures avant de m'agresser. » dis-je en grognant.

Cette histoire mettrait du temps à être digérée elle devrait s'y faire à ce que je lui en veille jusqu'à la fin des temps. Elle avait tout mis dans des sacs poubelles ! Des sacs poubelles ! Non mais... Franchement, je ne savais même pas dans quel état je récupérerais ces chaussures et j'en pleurais d'avance. Enfin pas tout de suite. Elle se mit à rire comme une hystérique... Elle était complètement cinglée en fin de compte. Ou alors je sous-estimais mon sens de l'humour. Visiblement elle appréciait mon trait d'humour qui n'en était pas un. Décidément je n'arriverais pas à la faire craquer mais je retenais mon souffle alors qu'elle me commandait un thé blanc. Parfaitement elle se croyait dans un salon de thé. A force de m'appeler chaton elle devait s'imaginer dans un bar à chat ou ce genre de conneries. Mais surtout elle me disait que je pourrais aller me coucher, j'étais suspendue à ses lèvres. Cinq heures pour dormir ? C'était largement assez mais je n’étais pas vraiment sérieuse au sujet du thé blanc. Je montais sur une chaise pour fouiller dans mon placard à la recherche d'un truc qui puisse passer pour du thé blanc. Pas perdre de temps ? Mais en même temps je plaisantais et elle avait pris ça au pied de la lettre.

Minute. Elle allait où comme ça ? Je manquais de m'étrangler en comprenant qu'elle retournait dans ma chambre. Je faillis basculer de ma chaise et après quelques minutes à tenter de retrouver mon équilibre je sautais à terre dans l'espoir de rejoindre Isadora avant qu'il ne soit trop tard. Sauf que lorsque je la vis revenir, je savais déjà que c'était trop tard. Qu'avait-elle trouvé ? Peu importait je ne pouvais pas me défaire de son expression qui exprimait clairement la pire des déceptions. Se pourrait-il qu'elle soit venue avec l'espoir sincère de me faire changer et de le faire pour mon bien. Après tout elle était la seule jusqu'à présent qui avait réussi à s'imposer à moi et qui tenait le coup.

Je m'attendais à tout, me faire appeler par tous les noms, des menaces et tout un tas de choses. Je ne lui en aurais même pas voulu qu'elle me frappe mais ce qu'elle fit fut encore plus dur à encaisser. Elle partait, sans un mot. Je sentis mon cœur rompre alors que la porte claquait derrière elle. Je pris le sachet incriminant et je réfléchis. Qu'Isadora parle de ça à Hayden était le cadet de mes soucis, elle ne lui apprendrait rien au contraire c'est lui qui pourrait lui en dire plus sur mes activités.

« Isadora, je t'en prie. Attends ! »

J'avais couru dans le couloir, ma porte d'entrée n'était pas fermée et je bloquais la porte de l'ascenseur pour que la Louve ne puisse pas descendre. J'avais dû laisser le sachet de drogue sur le comptoir mais dans le fond j'en avais rien à foutre je n'avais jamais touché à ce genre de chose. Ne pas se laisser avoir par sa propre marchandise c'était un conseil avisé que mon père m'avait donné à une époque alors qu'on regardait un film de gangster grotesque.

« C'est pas à moi. Et avant que tu dises que tu sens venir l'embrouille je dirais juste que c'est pire que ce que tu crois. Je crois qu'on n'a mal débuté toute cette histoire. Je te fais un thé et je te dis tout ce qu'il a à savoir sur ça. »

De toute façon je n'avais pas le choix Hayden savait et je ne sais pas pour quelle raison je n'avais toujours pas vu débarquer quelqu'un pour me traîner de force à WolfHeaven. Toujours est-il que j'avais plus qu'à faire comme si je lui confiais les choses de moi-même. Une marque de confiance que je lui reconnaissais. Ça me servirait bien, de toute manière le secret n'en était plus un. Je bloquais toujours la porte de l'ascenseur mais je lui laissais assez de place pour sortir et retourner à l'appartement.

« S’il te plait Isadora. Je jure de tout te dire… Tout… » dis-je dans un murmure.

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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 13:46

Charlie & Isadora
Le 20 décembre 2017




Les mots de Charlie ricochaient sur moi. Elle pouvait se montrer odieuse et infernale, je n’en avais vraiment rien à faire. Elle m’avait demandé mon aide, elle l’avait. Même si elle pourrait le regretter à présent, je ne lâcherais rien. Soyons honnête, elle en avait cruellement besoin. Il suffisait de voir sa maison pour se douter que dans sa vie c’était un chantier pas possible. Elle avait de mauvaises habitudes et s’accrochait à de mauvaises choses. Je savais que la transition d’une vie d’humaine à une vie de louve n’était pas évidente. Mais au moins elle, pouvait compter sur le soutien de sa meute et avait un loup pour veiller sur elle, le même qui l’avait changé. J’aurais vraiment pensé que Mike l’aurait aidé mieux qu’il ne semblait l’avoir fait. Ok, elle n’était pas d’un caractère facile. Pour autant, rien qui ne soit insurmontable. Elle cachait derrière son mépris et sa colère une douleur. J’étais bien placée pour le savoir après tout, vu que j’étais passée souvent par là. Ce dont elle avait besoin, c’est qu’on soit là pour elle et qu’elle se heurte à des barrières. Comme une enfant quoi. Elle avait besoin de limites, ni trop petites, ni trop grandes. Ce n’était que comme ça qu’elle irait mieux et j’étais là pour jouer le cadre qui l’entourerait. Ainsi tout ce qu’elle pouvait dire me laissait indifférente. J’utilisais ce qu’elle pouvait me dire contre elle et ne les prenait pas contre moi. Sa remarque sur ses chaussures me fit rire une nouvelle fois. Non, il les brûlerait pour le plaisir de te torturer vu que tu sembles tout préférer à des paires de pompes. J’étais un peu moqueuse. Non pas pour la dénigrer, mais pour lui faire prendre conscience de la stupidité de la chose. Vu la manière qu’elle avait de traiter ses chaussures, elle préfèrerait se prendre des coups plutôt que quelqu’un abime ses choses si matérielles et peu vitales. C’était bien la preuve d’un profond problème. Enfin une nouvelle preuve.

Je continuais à mettre de l’ordre dans sa cuisine, avant de lui donner quelques heures de sommeil. Il m’en faudrait pour nettoyer le reste de sa maison. Grand dieu, heureusement que j’avais été autrefois femme de ménage, sinon j’aurais palie devant la taille de la tâche à accomplir. Avant de m’y atteler, j’étais allée voir ce qu’elle avait essayé de me cacher. Je m’attendais à une paire de sandale, ou à des bijoux, mais certainement pas à de la drogue. J’étais revenue déçue et furieuse dans la cuisine, lui avait balancé son sachet avant de tourner les talons sans un mot. Il n’y avait rien à dire, rien à ajouter. Au moins n’avais-je perdu qu’une heure avec elle. Elle m’avait demandé mon aide, mais elle était incapable d’être honnête avec moi et de me faire confiance. Soit. Je n’avais donc rien à faire là. Je quittais son appartement et allais jusqu’à l’ascenseur. Je montais dedans, ignorant l’appel de Charlie. Je ne voulais pas de ces explications. Elle avait fait son choix et moi j’avais faire mon devoir. Je sortais mon téléphone au moment où les portes se refermèrent. Enfin, au moment où elles auraient du se refermer. La louve venait de les bloquer avec son pied, et bien entendu elle essaya de marchander et de s’en sortir. Mais cela ne marchait pas avec moi. Stop. Epargnons nous le discours selon lequel tu es une victime Charlie, car nous savons très bien toutes les deux que c’est faux. lui répondis-je sèchement. Elle n’était pas une victime, elle savait très bien ce qu’elle faisait. Je la regardais droit dans les yeux. Tu as pris ta décision, il te faut l’assumer. Je ne suis pas ta mère, je ne vais pas te laisser une chance, puis une autre et encore une autre, te croyant lorsque tu me diras que tu changeras. Car soyons honnêtes : tu n’as pas envie de changer et d’aller mieux. Et tant que ce ne sera pas le cas, je n’ai rien à faire là. Je pensais que tu m’avais demandé de l’aide parce que tu avais compris que tu en avais besoin, mais je me suis finalement trompée. Tu ne l’as fait que pour apaiser mon époux et tu m’as choisi par dépit, parce que tu t’imaginais que Mary te ferait vivre un enfer. Je ne suis pas aveugle ni sotte Charlie. . Charlie, pas chaton. J’étais froide et distante avec elle. En venant je savais qu’elle m’avait choisi par dépit, mais je l’avais accepté parce qu’elle avait besoin d’aide. Par contre, je n’acceptais pas qu’elle me prenne pour une idiote et un être qu’elle pouvait manipuler. Oubliait-elle que j’étais ancienne exécutrice et très réaliste ? Je ne me leurrais pas, et c’était d’ailleurs pour cela que j’avais conscience d’un tas de choses me concernant. Je me doutais bien de comment les choses allaient finir, et avec Charlie c’était limpide. Et je n’avais pas de temps à perdre pour rien.

[Hj : Isa et dure >< ]



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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Sam 13 Sep - 22:12



–› Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur ‹–


Mercredi 20 Décembre 2017

Isadora était dure mais je ne m’attendais pas à ce qu’on joue au Monopoly en guise d’entraînement. Sauf que le jour était mal choisi et j’étais de mauvais poil c’est tout. Sa réquisition aurait pu passer sans problème après une bonne nuit de sommeil mais là c’était trop. Heureusement elle ne s’arrêtait pas simplement à ma mauvaise humeur. Elle se permit même une touche d’humour en sous-entendant qu’on me ferait plus de mal en brûlant mes chaussures plutôt que d’essayer de m’attaquer directement. Je lui accordais une grimace forcée. Sauf que dans le fond elle n’avait pas tort, je m’accroche comme une moule à ces trucs parce qu’une fois que je n’aurais plus toutes ces chaussures il me resterait que la réalité. Et c’était tellement moche que je préférais m’enfermer dans un monde où tout cela n’existait plus.

« C’est quand même des belles chaussures, ça vaut le coup d’être souligné. » dis-je alors qu’elle se rendait dans la chambre.

C’est à partir de cette seconde que les choses se compliquèrent. J’aurais voulu lui dire de ne pas y aller mais pour être totalement franche je n’aurais jamais du garder ces choses. Vexée, blessée, elle me balança le sachet de drogue avant de partir. J’étais en train de louper mon unique chance de relever la tête de l’eau. Cian avait raison dans le fond je ne pouvais pas faire tout ça, je n’avais pas le droit mais quand j’avais amorcé tout ça j’avais eu pour unique but de prendre ma revanche sur ma famille. Comme d’habitude j’avais mis de côté le problème de la Meute en me disant que je pourrais limiter les dégâts. Sauf que là c’était énorme et la sanction risquait de faire vraiment mal.

Je parvins jusqu’à l’ascenseur in extrémis pour retenir les portes avant qu’elles ne se ferment définitivement. Je promettais de tout lui dire, c’était la stricte vérité. Sauf qu’elle mit fin à tous mes espoirs en quelques secondes. La bouche entrouverte je l’écoutais me dire qu’elle n’avait pas de temps à perdre avec moi et de faux discours que je pourrais lui servir. Une victime ? Mais… Je venais de lui dire que c’était pire que ce qu’elle pouvait imaginer. Je n’étais pas en train de lui dire que j’étais tombée dans la drogue suite à une fête étrange où j’avais consommé malgré moi. Non ! Je lui disais que la drogue n’était pas à moi et que c’était pire que de consommer de la drogue.

Elle ne me laissait pas le loisir d’en placer une pour lui dire qu’elle se trompait. Qu’est-ce que je voulais dans le fond ? Trouver une place dans cette société et faire bouger les choses. Mais quoi que je fasse je devais forcément fâcher une facette de ma personnalité. Je l’entendais sans l’écouter me parler du fait que je l’avais choisi par dépit mais en plus parce que je voulais passer de la pommade à Hayden. Cela dit il ne m’avait pas demandé mon avis, il me l’avait imposé. Ma seule liberté avait été de choisir laquelle des deux Louves je voulais. Mais ce qui claqua le plus à mes oreilles ce fut mon nom. Charlie…

Depuis combien de temps ne l’avais-je pas entendu de sa bouche ? Longtemps et cela jetait un froid. Les choses étaient claires elle n’avait pas l’intention d’écouter quoi que ce soit vérité ou pas. Un petit rire nerveux franchis mes lèvres avant de retrouver mon sérieux.

« T’as raison, tu as sans doute mieux à faire. Désolée pour la perte de temps. T’auras qu’à raconter ce que tu veux, je te demanderai pas de mentir pour me couvrir. »

Je m’écartais des portes de l’ascenseur pour les laisser se fermer si elle le voulait. Après tout je ne pouvais pas la forcer à m’aider et dans le fond elle n’avait peut-être pas tort je ne voulais pas qu’on m’aide. Je voulais juste trouver un sens à ce que j’étais. En retournant dans mon appartement, je ne jetais pas le moindre coup d’œil à l’ascenseur. La réalité pue, j’avais juste l’intention de m’enfermer sous ma couette pendant quelques jours et émerger quand j’aurais trouvé une idée de ce que j’allais faire plus tard. La porte claqua et sans un regard aux sacs poubelles pleins de chaussures je m’allongeais sur mon lit, la couette venant me recouvrir pendant que je me roulais en boule pestant contre le monde entier.

[HJ : Charlie insiste pas et si tu préfères en rester là pas de soucis ]

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MessageSujet: Re: Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]   Dim 5 Oct - 16:02

Charlie & Isadora
Le 20 décembre 2017




Charlie n’était qu’une sotte. Oui, voilà ce qu’elle était. Une sotte, qui plus est, aveugle. Et pour cela, je n’y pouvais rien. Tant qu’elle ne voulait pas ouvrir les yeux, je ne lui serais d’aucune aide. Je n’avais pas de temps à perdre avec quelqu’un qui en avait rien à faire. Ma vie était un chaos monstre et j’avais beaucoup d’ordre à y remettre. Je n’allais pas forcer Charlie à en faire de même si elle ne le voulait pas. D’ailleurs, de ce que j’en comprenais, elle n’était pas prête à accepter de l’aide. Elle préférait s’enfermer toute seule et ne compter que sur elle et seulement sur elle-même. La meute était source de forces et de solidité. Toute seule, elle était faible et vulnérable. Je lui avais proposé mon aide, mais elle avait essayé de se jouer de moi et de mentir.

Dommage.

J’étais dure avec elle dans mon silence et ensuite dans mes mots lorsqu’elle me rattrapa et bloqua l’ascenseur que j’avais repris. Mais elle ne m’avait pas laissé le choix. J’étais en colère contre elle, mais pire que tout, j’étais déçue, déçue de son attitude et déçue de constater qu’elle me prenne pour une imbécile et essaye de me manipuler. Oubliait-elle vraiment à qui elle avait affaire ? Où s’en moquait-elle finalement ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, ses mots glissaient sur moi, sans m’impacter à présent. Elle m’avait rejeté, je ne lui tendais pas la main pour l’aider. Charlie avait fait ses choix, et elle devait en assumer les conséquences. J’aurais pu être force de soutien pour elle. Elle avait préféré que je me tienne loin. Soit. Je respecterais ses désirs. Je ne répondais pas à ses paroles, et je n’essayais pas de la suivre. Il était temps qu’elle grandisse et comprenne que les autres ne passeront pas leur temps à lui courir après. Ce n’était plus une enfant, même si elle agissait comme telle. Oh bien sûr, je ne lui tournerais jamais le dos. Si elle était capable de prendre conscience de ces actes, de s’excuser et de me demander sincèrement mon aide, je serais là pour elle, pour ce Chaton que j’affectionnais. Mais en attendant que cela arrive, elle n’était que Charlie, la sotte, l’irresponsable, et la louve qui était sur une pente très savonneuse.


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Ses postures, impostures... Elle a pris mon passé mon futur [Livre II - Terminé]
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