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You caused it. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 3:34

❝ You caused it.❞
Julien & Constance

Je regardais les papiers, assise en tailleur sur un des fauteuils de mon salon. Il fallait que je regarde pour un nouveau logement à Glasgow, mais il s’avérait que la chose était plus difficile. Il fallait faire plusieurs travaux dans beaucoup des logements qui me convenait. Mais surtout, l’idée du retour d’Augustus n’était pas exactement ce que j’avais imaginé. L’avais-je seulement imaginé. Je me levais pour prendre me servir un verre de sang et m’allumer une cigarette. Je fus rapidement distraite par l’agitation dehors. Pendant quelques secondes, je regardais les humains dans le froid, leur faiblesses étalées au grand jour, vils et faibles créatures qu’ils étaient tous à croire que leur monde leur appartenait. Quel droit avait-il de nous imposer leurs règles, leurs lois ? A cause d’eux, nous étions vu comme des animaux, parce qu’incapable de cohésion, ou de respect. Et Augustus semblait déterminé à faire tomber des têtes. Beaucoup de têtes, et des têtes couronnées appartements. Enervée, je fis exploser mon verre entre mes mains, éclaboussant mes vêtements, tâchant le sol de la cuisine, et je me plantais un éclat de verre dans la main. Je pestais, je retirais l’éclat avant d’aller me changer. La nuit, s’annonçait longue. Je quittais la fenêtre, clope aux lèvres.

Je m’habillais rapidement d’une robe noire courte relativement moulante, à manche longue dont la partie supérieure était retravaillé de broderies, et une paire d’escarpins. Je peignais mes lèvres en rouge et quittait mon appartement, activant le système de sécurité. Je me mettais en route pour Glasgow, après m’être occupé du Laurentia, et de ma rencontre avec Augustus, j’avais eu besoin de me retourner dans un endroit familier loin des responsabilités, et leur seul endroit encore assez calme pour cela restait chez moi. Même au Laurentia j’avais eu la visite de Spencer, annonceur de jérémiades et autres pleurnicheries. J’allais devoir rester quelques jours, maintenant que j’avais Redsecurity en main, il fallait que je m’occupe de mal de choses. Dans la voiture je repensais à ma rencontre avec Augustus, et quelles autres surprises m’attendaient. Parce que ce le fut, une surprise et certainement la plus grosse de la décennie, le Roi allait pouvoir se vanter de faire un bon come-back, comme toutes ces vedettes de télévisions en manque d’attention. Je souriais à cette pensée. Si je prenais ça avec humour, la situation en réalité n’était pas très drôle. J’avais été obligé de doubler les restrictions auprès des filles du Laurentia, moins de sorties jusqu’à nouvel ordre. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas leurs vies que je protège, mais leur valeurs marchandes. Savez combien il est dur de former une jeune fille pour qu’elle ressemble à une demoiselle de bonne famille ?

J’arrivais à Redsecurity, une nouvelle fois. Je sortais de la voiture, papiers en main. Je soupirais en regardant le building, puis m’engouffrait à l’intérieur avant de rejoindre ce que je devais apparemment considérer comme un bureau. Le mien. J’avais déjà entamé quelques changement de mobiliers. La secrétaire me fit une liste des nouveaux messages et ce qu’on je devais m’occuper en priorité. Certains clients qui apparemment voulait encore traiter avec Julien, malgré son renvoi à l’état de ver de terre, et son renvoi tout court. J’avais d’ailleurs demander à Julien de venir aujourd’hui pour signer les derniers papiers à propos du statut social de l’entreprise. Des conneries, d’une certaine manière, mais je pense que les choses avaient été faîte rapidement, et j’avais été obligée de relire tout et de m’occuper de tout avant de déléguer. Autant vous dire que ça n’avait pas été une partie de plaisir. Il y avait des comptes et des dépenses que je ne comprenais absolument pas. La secrétaire frappa contre la porte ouverte.

« Monsieur ...Guillemaud est arrivé. » déclara t-elle encore hésitante sur ce qui concernait son ancien patron.

Je lui fis signe de le laisser entrer, et je me levais pour accueillir Julien, déchu de son état. A vrai dire, je ne pouvais effacer ce sourire satisfait qui c’était dessiné de lui même sur mes lèvres. J’avais eu le temps de jubiler à l’entente de la sentence, mais je n’avais pas vu l’Ancien Général depuis, ou très brièvement lors de la débâcle de la conférence de presse. Un débâcle liée au retour d’Augustus, une information que je préférais garder secrète jusqu’à ma prochaine entrevue avec Krystel. Lui qui avait tout fait pour ne recevoir d’ordre de personne et certainement pas les miens, se retrouvait à la case départ, avec ce que je soupçonnais comme une cible dans son dos, Augustus l’avait bien traité de traitre, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, mais il était venu régler des comptes avec Julien et non avec moi. La secrétaire disparue derrière son bureau et la porte de ferma derrière Julien.

« Bonsoir, Julien, comment vont les affaires ? » commençais-je non sans une pointe d’ironie, et un sourire en coin.


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 12:19


Depuis ma destitution je profitais de ma liberté retrouvée sans me prendre la tête. Maintenant que je n’avais plus de responsabilités je pouvais agir à ma guise, dans une certaine mesure, bien que certaines choses attendent dans l’ombre pour me rappeler les mauvais côtés de ce retour à la case départ sans toucher la prime. Constance faisait notamment partie de ces choses-là. Au-delà du fait qu’elle avait à présent la gestion de la Reds, ce qui allait vraiment être pénible serait son visage à coup sûr satisfait lorsque viendrait le jour de notre prochaine rencontre. La perte de ma société n’étant pas si dramatique, ce n’était que du matériel et j’avais déjà une idée d’un nouveau boulot que je décidais de garder secret pour l’heure afin de terminer mon… étude de marché.

Je ne parlais pas de la vieille vampire par plaisir mais parce que je venais de recevoir une convocation de sa part, officiellement pour de la paperasse au sujet de mon ancienne société. La vieille carne semblait incapable de gérer des questions administratives toute seule, et après on me faisait la leçon. M’habillant sobrement je quittai ma demeure d’Edimbourg et m’engouffrai dans la nuit à pied. Redevenu simple péon j’avais perdu le goût d’utiliser une voiture et avais décidé de profiter des derniers plaisirs qui m’étaient autorisés, dont la course à pleine vitesse de toit en toit ou entre les voitures de la vermine.

Arrivé devant l’immeuble où je travaillais et vivais jusqu’à il y a peu, je levais un instant la tête pour en observer le sommet puis entrai dans l’édifice. Je saluai d’un regard ou d’une brève parole mes anciens salariés qui croisaient mon chemin. Certains, parmi les vampires que la Reds employait, ne dissimulait pas leur satisfaction à ma chute. J’aurais pu les attaquer mais je n’étais plus chez moi et décidai de les ignorer ou de leur faire part d’une remarque cinglante. C’était là le lot de tout déchu et je m’étais décidé de faire avec plutôt que d’affronter ce genre d’individus, d’autant que ce n’était rien en comparaison de l’ironie que Constance allait m’offrir.

Lorsque l’on m’autorisa à entrer dans le désormais bureau de Constance j’eu le loisir de la voir se lever pour m’accueillir, quelle attention. Comme prévu ses salutations furent accompagner d’un sourire sarcastique, mais après tout c’était de bonne guerre vu notre lien passé. Je lui offris une légère révérence de la tête afin de respecter l’étiquette et répondis à ses paroles.


Bonsoir Constance, lui dis-je tout d’abord en affichant un sourire. Je ne m’apitoyais pas sur mon sort, hors de question de le faire devant elle. mes affaires se portent bien, leur restructuration poursuit son cours. Ma tâche principale est actuellement de faire le tri parmi mes… contacts. Car à présent l’information est ce que je peux gagner de mieux.

Devais-je jouer immédiatement la carte que j’avais à son sujet ? Carte qui n’aurait aucun bénéfice réel pour moi, hormis le fait d’avoir connaissance d’un élément qui pouvait ne pas être anodin. Mais non, j’optais en définitive pour conserver cette information pour plus tard, inutile d’entamer les hostilités de ma propre initiative.
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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 21:32

❝ You caused it. ❞
Julien & Constance

Si jubiler devant Julien pouvait être hilarant, je soupçonnais cette activité d’être particulièrement lassante assez rapidement. Je me satisfaisais de l’imaginer en train de prendre des nouvelles habitudes, loin de celle des hauts placés dans la hiérarchie, et cette pensée pouvait suffit à me faire en joie pour le reste de la journée. J’avais d’ailleurs appris que le bourreau de la sentence physique n’avait été autre que Jana, son ancienne fiancée, autant vous dire que la situation était assez ironique, et j’avais été presque frustrée de ne pas avoir pu m’en occuper moi même, mais telle avait été la décision de la Reine. En réalité, j’estimais presque qu’avec la rivalité que nous avions entretenu par le passé, je pouvais me permettre de me gargariser de sa défaite et de sa déchéance, car la chose avait été drôle à regarder. Et le pire c’est qu’il s’était mis dans cette situation seul, je n’avais même pas aider à la chute. Ce qui était encore plus appréciable.

Il entra, et je croisais les bras sur ma poitrine. Il me salua, respectueux inclinant légèrement la tête, ce que je relevais, sans pour autant en faire toute une affaire. Quand je pense qu’il y a quelques jours de cela, c’était Augustus qui se tenait à la même place que Julien. Je ne me risquerais pas à les comparer, même si d’une certaine manière, j’étais bien curieuse de voir quels sortes de plans ils avaient en stock. Je n’étais pas dupe, et même si Julien était en bas de l’échelle, l’ambitieux qu’il était n’allait resté endormi bien longtemps. Ça ferait de la distraction. Il répondit à ma question en restant assez évasif sur ce qu’il pouvait bien faire de ses journées qui devaient être bien vides dorénavant. Alors que les miennes devenait de plus en plus remplies, on pouvait aussi rajouter accueil surprise d’une tête couronnée supposée morte à la liste de mes qualifications. Il faisait du tri. L’information est la meilleure chose à gagner pour lui. J’imagine qu’il avait raison. Même si j’estimais que les informations étaient toujours la meilleure chose à gagner, et la base à beaucoup de choses. Je le regardais, haussais les épaules, lasse de sa réponse. Il était rigide comme un bout de bois, à garder les apparences en place. Il me prenait pour une vieille peau, mais en attendant, ce n’était pas pour sa personne que j’avais décidé de le convoqué, ici aujourd’hui. Je me tournais légèrement, je me penchais vers les papiers qu’il devait signer.

« Tiens, continue tes « restructurations » et signe ces papiers. Tu peux lire si ça t’amuses, même si tu n’as pas vraiment d’avis à donner. » repris-je en lui tendant les papiers et un stylo, avant de m’asseoir sur le bord du bureau.

Je m’attachais les cheveux, et décidais de m’allumer une cigarette. Je croisais les jambes. Informations ? Je me demandais bien quel type d’informations il comptait récupérer, même si je doutais que dans la balance face à Augustus aucune d’entre elles ne fassent véritablement de poids. J’attendais quelques secondes de voir si Julien signait, puis je me détournais, m’en fichant quelques peu, car de toute façon qu’il le veuille ou non, sa signature terminerait sur le papier.

 « Des informations … » continuais-je. « Il faut bien que tu meubles tes journées. Les recherches sont elles seulement fructueuses ? »


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Sam 26 Juil - 2:02


Egale à elle-même Constance me présenta plusieurs documents à signer, prenant la peine que je n’avais en définitive pas d’autre choix que de m’exécuter. Qu’importe la bave de l’hydre hideuse, je décidai de lire la paperasse dans son intégralité avant d’y apposer ma signature par mesure de prudence. Hors de question que je porte la responsabilité d’une connerie éventuelle de sa part par la suite auprès des humains par exemple alors que je n’étais plus aux commandes de la Reds. Sans me préoccuper de savoir si ça l’emmerdait d’attendre je pris mon temps pendant cinq minutes, suffisamment pour peut-être l’agacer mais pas assez pour l’énerver.

Alors que je posais le stylo la vampire reprit la parole pour m’interroger à propos de ce que je venais de lui dire avant ma lecture. Simple discussion pour meubler un silence non désiré ou désir réel de savoir ce dont j’avais connaissance ? Aucune idée à vrai dire mais qu’importe, je n’avais plus rien à perdre alors autant tester sa patience en profitant des quelques plaisirs qu’il me restait. Je repris donc la parole sans réagir à la première partie de ses paroles et choisis de répondre directement à sa question.


Fructueuses je ne suis pas en mesure de l’affirmer pour le moment, il me faut encore voir ce que je peux en faire. Par contre certaines informations sont très… surprenantes. Ce que je peux constater pour le moment, c’est que deux actions similaires effectuées par deux personnes différentes n’ont pas le même impact sur une même tierce personne, l’avantage de l’expérience probablement… dis-je tout d’abord en affichant un large sourire tout en la fixant droit dans les yeux.

Elle me prendrait probablement pour un idiot de sourire bêtement comme ça sans raison apparente, ou au contraire cela pouvait tout aussi bien lui mettre la puce à l’oreille quant à ce que je disais. Quoi qu’en y pensant, seuls Badenov et Krystel savaient que j’avais rencontré une louve dans le but d’apporter moi aussi ma contribution à la zizanie au sein de sa meute, avec la bénédiction de la Reine. A moins que cela soit ressorti lors de mon jugement par le Conseil Sanglant ?


Même si pour ma part je n’ai pas pris à parti une louve pour lui mettre une rouste. dis-je pour lui permettre de peut-être commencer à comprendre ce que je savais à son sujet.

J’étais curieux de voir sa réaction si elle comprenait le sens de mes paroles, mais surtout de voir ce qu’il m’en couterait. Connaissant Constance elle n’allait pas me proposer un service en échange de mon silence, si tant est qu’elle craigne que je ne parle de sa rencontre avec la louve. Après tout, peut-être s’agissait-il là d’une mission ordonnée par Krystel bien que cela ne semblait pas coïncider avec sa manière de faire en ce moment.

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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 27 Juil - 15:04

❝ You caused it. ❞
Julien & Constance

Il semblait vouloir lire l’ensemble du document. je ne savais pas bien ce qu’il y cherchait, et même s’il y trouvait quelque chose, il allait devoir signer. Ce n’était pas une requête que j’avais formulé, mais bien un ordre … sur un ton qui se voulait courtois. Il ne fallait pas abuser de ma patience, mais il semblait vouloir tirer sur la corde, une chose qu’il semblait apprécier faire, en sachant parfaitement que cela m’agaçait. Je levais les yeux au ciel, presque las de son attitude. Je le sentais vouloir rester assez longtemps pour m’énerver. Comme si je n’avais que cela à faire.

S’il pensait que je m’intéressais véritablement à sa vie, il se trompait. Même si je doute qu’il s’attende à ce que je prenne de ses nouvelles par pur… générosité d’esprit. C’était surtout dans mon propre intérêt. Je préférais voir l’anguille sous la roche, avant qu’elle ne devienne baleine sous gravier. Je préférais savoir ce que manigançais le félon, avant qu’il ne devienne une épine dans mon pied. Il me répondit, en me disant que les affaires n’étaient pas fructueuses, mais qu’il avait obtenu des informations surprenantes. Je le regardais, lui et son sourire, qui se dessinait fièrement sur son visage. Ce qu’il m’irritait. Je lui aurais brisé la mâchoire pour effacer le sourire niais qu’il affichait sur son visage. Je me demandais comment il faisait pour rester aussi arrogant après sa chute. Mais j’imagine que j’aurais presque été déçue s’il avait été l’ombre de lui même. Un rival, qui au final, n’aurait été pas à la hauteur. Mais si nous nous en étions débarrassé définitivement, explosions de boyaux et tout ce qui va avec, je n’en aurais pas fait une dépression, soyez en sur. Il bavardait, et je pense même qu’il s’écoutait parler, tellement il semblait fier de lui. Cette pensée me fit sourire. Des actes qui n’avaient pas les mêmes conséquences mais qui se ressemblaient ? C’est ce qu’en gros il essayait de me dire. Je vous traduis sans fioritures, car le pédant qui était en face de moi, semblait jubiler à l’idée de la tournure de ses phrases. Je levais les yeux ciel, et me retournais pour me servir un verre de sang. Magnifique invention ses mini-bar, au lieu d’y mettre de l’alcool, j’y exposais du sang.

Puis, la conversation, prit une autre tournure. Et je n’aimais pas du tout où celle ci se dirigeait. Parce que s’il cherchait à me faire chanter, il allait être très déçu. Mettre une rouste à une louve ? Oh c’était tout de même bien euphémiser la chose, j’avais délibérément torturé cette petite dans le but de récupérer des informations qui m’était importantes. Une rouste ? c’était tout de même me sous-estimer. Je l’avais brisée cette petite. A vrai dire, j’aurais du la tuer. Au moins, Julien n’aurait pas été là à me sortir cette information, comme s’il avait gagné je ne sais quelle médaille. Je me servis un verre, et me retournais pour faire face à l’impudent.

« Une rouste ? » commençais-je en buvant une gorgée. « Je ne vois, absolument pas, de quoi tu veux parler. » continuais-je en souriant à mon tour.

Que cherchait il à faire ? Me déstabiliser ? Je lui conseillais de prendre un autre ton. Car si je pouvais me lasser rapidement de jubiler de sa chute, les premiers instants allaient tout de même être agréable. Mais voyez vous, la bassesse de Julien n’a rien de nouveau. A vrai dire, je pense qu’il est lui même victime de cela. Au lieu de chercher des informations importantes sur les différents parties en guerre contre notre espèce et de chercher à connaître les raisons du fiasco de la conférence de presse. Il retournait ramper dans les bas fonds à la recherche d’informations comme celle ci, et revenait tout fier de lui, comme un chien qui rapporte une balle à son maître. Je penchais la tête sur le côté, franchement amusée. Julien était la représentation même de la gangrène qui pourrissait la communauté vampirique. Se retourner contre les siens, chercher des informations pour faire tomber des têtes, essayait-il encore de blâmer une tierce personne pour sa déchéance ? Amusée,oui, j’étais amusée. Car je me demandais véritablement ce qu’il comptait faire avec tout ceci.

 « Tu as des sources fiables, j’imagine » repris-je en retenant un rire moqueur.  « Si tu comptes me faire chanter avec ça, je te demanderais de retourner faire tes devoirs, Julien. »

Du mépris ? Non, si peu.


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Jeu 31 Juil - 17:15


Dans d’autres circonstances Constance et moi aurions pu être amis, non soyons lucides et changeons de terme, partenaires donc. Mais en réalité nous étions trop différents pour une quelconque association entre nous deux, tout comme notre vision des choses. J’aurais aimé qu’elle me fasse part de son expérience et de ce que son âge lui avait permis de comprendre de notre monde, afin d’éviter d’éventuelles erreurs. Mais contrairement au nouveau Général qui avait Krystel pour mentor, je n’avais pas eu le loisir de bénéficier d’un apprentissage quelconque de la part d’un ancien alors j’avais dû expérimenter et apprendre par moi-même. Devais-je m’en plaindre ? Pas le moins du monde car c’était mes erreurs en question qui faisaient de moi ce que j’étais, quand bien même mon avis à mon propre sujet étais bien différent de ce que certains pensaient de moi. Qu’importe l’avis d’autrui.

Pour en revenir à Constance, j’ignorai son sourire et ses premières paroles après que j’eu parlé de la louve qu’elle avait attaquée. Difficile de savoir ce que dissimulait son sourire à ce moment-ci mais j’essayais néanmoins d’émettre quelques hypothèses. Elle pouvait soit s’en foutre royalement, soit en être agacer ou encore s’en amuser. Ce qui comptait au final n’était pas son avis à ce sujet mais plutôt qu’elle sache que je ne restais pas inactif quand bien même je n’étais désormais plus qu’un simple vampire de la Garde. Bien entendu elle n’était pas la seule cible de mes recherches, d’autant que c’était par un pur hasard que j’avais appris sa rencontre avec une lycan, mais autant lui rappeler que je n’étais pas en train de pleurer sur ma nouvelle situation.


Elles le sont. dis-je pour répondre à sa remarque quant à la probable fiabilité de mes sources, sans pour autant lui en dire davantage, avant de me taire un instant après ses mots suivants.

Ceux-ci laissaient clairement transpirer le vampire qu’elle croyait voir en moi, ainsi que son mépris. Si cela me fit sourire je choisis d’en dissimuler totalement l’hilarité conséquente en dehors d’un léger rictus. Tant mieux si elle me pensait suffisamment stupide pour essayer de la faire chanter, ceci m’indiquait qu’elle se trompait lourdement à mon sujet notamment à propos de ma capacité de jugement. Il aurait été plus que stupide et vain de ma part de vouloir faire chanter une vampire avec son statut et tout aussi dangereux pour moi.


Je n’ai plus de devoir que de suivre les directives de mon officier référent, c’est-à-dire un sous-officier motivé. Cela me convient parfaitement, c’est bien moins frustrant car les décisions ne m’appartiennent plus, et donc leurs conséquences. lui dis-je sans détour ni faux semblant. Ceci me dégage de toute responsabilité en cas d’échec, comme avec les Sanguinistes et leur coup d’éclat au cours de la conférence de presse.

L’informateur que j’avais sous la main, l’un d’entre eux, m’a livré plusieurs noms bien avant l’allocution de la Reine et j’en ai référé à Badenov. C’est lui qui m’a transmis les ordres de notre Dirigeante : tuer les noms « offerts » par cet infiltré et basta. J’ai ensuite eu pour ordre de ne plus m’occuper des Sanguinistes, que les services spéciaux de la Reine s’occupaient de leur cas. Et pour quel résultat !
dis-je encore en affichant un large sourire.

Clairement j’étais ravi que les félons soient parvenus à mener une action lors de la conférence, non pas pour le désordre conséquent mais parce que cela montrait que les « services spéciaux de la Reine » n’étaient pas tout puissant. Et pour un paria comme moi c’était là une grande satisfaction.


Mais tout ceci aura eu au moins une utilité à mes yeux, les Sanguinistes, ma destitution…

Cela m’a permis de comprendre que ceux qui trahissent pleinement notre Souveraine sont bien moins châtiés que les autres.
dis-je en évoquant là Yates sans pour autant le préciser à la vampire. Si cela attisait sa curiosité elle ne manquerait pas de me le faire savoir.
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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Ven 8 Aoû - 13:19

❝ You caused it. ❞
Julien & Constance

Je savais pertinent que Julien n’était pas vampire à tomber six pieds sous terre, et ne pas tenter de se relever. Mais lui faciliter la tâche n’allait pas être dans mes attributions. J’avais bien d’autre choses à faire, bien d’autre personne à voir, et avec qui j’appréciais la conversation. Parler avec Julien me demandait bien trop d’effort pour que j’en apprécie le contenu. Il disait que ses informations étaient fiables. Je réfléchissais aux personnes susceptibles d’être au courant de ma petite… entrevue avec Charlie. A part la jeune fille, et Alexis, je ne voyais personne. Comptons Julien dans l’équation, même s’il n’avait au final peu d’importance puisqu’il n’était qu’une pièce rapportée à tout ceci.

Il disait ne plus avoir de devoirs, et continuais dans ces bavardages, j’avais presque l’impression qu’il cherchait à m’apprendre quelque chose. Je le savais désormais simple membre de la garde avec tout ce qui allait avec. Les décisions ne lui appartiennent plus. Je haussais les épaules. Plus personne n’était à l’abri des conséquences, que vous en soyez la cause ou non. Avec Augustus en pleine nature, il n’y avait plus rien selon moi allait suivre les bons chemins. Ou les chemins logiques. Et à vrai dire si lorsqu’Augustus, durant sa visite, avait trouvé Julien plutôt que moi, j’aurais aimé voir ces fameuses conséquences dont il pensait se dédouaner.

« Tu peux toujours penser que tu t’es débarrassé des conséquences, cher Julien. » repris-je « Mais, la vie est faîte de surprises. »  continuais-je non sans un sourire.

Je préférais tout de même garder ma propre information pour moi même. Le retour d'Augustus, après tout, ne regardais pas un membre lambda de la garde. Je souriais. Au lieu de la parader comme il le faisait. Je n’avais pas de temps à perdre avec ses simagrées. Il continuait de parler, je croyais qu’il avait arrêter, mais il semblait adorer le son de sa voix. Ce qui n’était pas mon cas. Allait-il arrêter de parler ? Non … Bien, j’écoute dans ce cas… Se plaignait-il ? Qu’on lui avait lui avait retiré l’affaire des Sanguinistes, qu’on avait quasiment réussi à me faire m’en occuper. J’étais bien las de ses paroles qui sonnait, vides et creuses. Il disait que ceux qui avait trahi pleinement notre Souveraine s’en tirait mieux que lui, c’est en quelque sorte ce qu’il disait. Voulait-il une tape dans le dos, et que je le console de s’être fait gronder et punir, plus que les autres ? Mais son statut était aussi plus haut que les autres. Un général qui ne respecte pas les règles, est forcément plus lourdement sanctionné, qu’un membre de la garde. Ca me semblait si logique, que je ne pouvais pas croire que Julien était réellement en train de me faire une complainte du Général destitué.

« Tu m’ennuies avec tes bavardages Julien. Veux-tu donc que je te plaignes ? Tu es l’unique cause de ta destitution. Tu étais Général, tu as été sanctionné en tant que tel. Accepte le, et passe à autre chose, pour l’amour du ciel… m’emportais-je dans un soupir. «  Combien de temps encore va-tu te plaindre auprès de moi, qui n’a rien à faire de tes doléances ? Que ton égo souffre me va parfaitement, alors épargne moi tes jérémiades sur les injustices, veux-tu ? »

Je balayais l’air, d’un geste, faisant signe que s’il voulait continuer à parler qu’il passe à autre chose. Son information sur mon compte par exemple. Ce qui m’intéressait bien plus. Il est vrai que j’avais foutu une véritable branlée à cette petite louve, mais pour le compte de la Reine. La chasse au métamorphes s’avérait plus difficile. Ces créatures se cachaient derrière les loups. Mais je comptais sur cette petite alliance pour voler en éclats. Les loups étaient des animaux, incapables de penser à autre chose qu’à leur meute, leur sang, leurs frères. Les métamorphes comprendraient bien vite, ce que j’entendais par là.

« Si tu as autre chose à dire, fais le. La nuit est longue, mais n’abuse pas. »


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Ven 8 Aoû - 18:14


Constance parlait peu et derrière son mépris lors de nos quelques rencontres j’essayais néanmoins de percevoir les informations qu’il était bon d’assimiler. Je n’avais que très peu d’appuis parmi d’anciens vampires et elle n’en ferait jamais partie, en revanche il pouvait être bon pour moi de capter ce qu’elle pouvait laisser transpirer par « accident ». Pour autant Constance n’était pas du genre à laisser les choses faire par accident, le gage de l’expérience.

Assurément Constance, tu as certainement raison. Mais notre vie ne serait-elle pas si fade sans cela ? dis-je en guise de réaction à ses paroles. J’étais surpris que la vieille vampire ne m’ait pas encore envoyé chier ou congédié à cause de mon bla bla, je ne la connaissais pas pour sa patience.

Mais il semblerait que justement cette dernière soit arrivée à son terme et cela délia la langue de la vampire. Elle me fit bénéficier d’une petite leçon bien à elle histoire de raffermir sa position et son ascendant. Rien d’anormal en somme.


Je te pries de m’excuser, lui dis-je en retenant un rire afin de ne pas dépasser les limites de ce qu’elle allait tolérer, en l’estimant toutefois car elle seule connaissait avec certitude la qualité de sa patience.Pour autant tu te méprends, sauf le respect qui t’es dû. Je ne me plains pas, j’émets juste le constat d’un changement.

A une époque la trahison coûtait la vie, maintenant elle permet d’obtenir un arrangement. J’en viens simplement à comparer la reine et le roi, deux époques et deux manières bien distinctes de gouverner. Pour autant quelle en sera l’issue pour notre espèce ?

Mon sort et mon égo n’ont aucune importance,
commençai-je à lui dire sur un ton des plus sérieux. J’ai du temps, et plutôt que de le perdre à ne rien faire j’explore. Différentes possibilités, différentes pistes, ce qui m’amène à faire plusieurs découvertes sans pour autant savoir ce que cela donnera. En revanche, n’en déplaise à certains qui n’y voient que de l’ambition ou de l’arrogance, tout ce que j’entreprends est à terme dans l’intérêt de notre espèce.

Mes contacts avec lycans ou métamorphes, si tu connais leur existence, mes informateurs au sein de la société humaine voire même dans leurs administrations. C’était là l’unique but de cette entreprise, avoir un pied dans les soirées les plus privées de la haute société humaine tout comme les plus petites entreprises. C’est pourquoi certains de mes clients demandent encore à me voir pour leurs affaires malgré le changement de propriétaire.
lui dis-je avec assurance, lui dévoilant certaines choses dont j’avais connaissance vis-à-vis de ma clientèle mais aussi en évoquant vaguement certaines de mes rencontres. J’étais presque sûr d’attiser sa curiosité, même si je n’étais en revanche pas certain qu’elle accepterait de le dire. Si quelque chose l’intéressais dans mes paroles, cela me rendrait intéressant à ses yeux même en tant que simple pion…
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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Ven 8 Aoû - 22:07

❝ You caused it. ❞
Julien & Constance

Il répondit à ma déclaration, en disant que la vie serait monotone sans surprises. Des surprises comme Augustus, à vrai dire je m’en passerais. Les yeux de l’insanité ne me sont pas agréables, mais ils me sont familiers. Je haussais les épaules à sa remarque. Je n’étais pas une grande amatrice de surprises. Du moins celle dont je parlais n’étais pas souhaitable. Du moins selon moi. Augustus avait été parfaitement clair, des têtes allaient tombées, couronnées ou non. Restait à savoir qui allait prendre parti pour qui.

Il « s’excusait ». Je levais les yeux au ciel. Il disait ne pas se plaindre, mais faisait un constat. Il parlait d’une époque ou la trahison était punie de mort, et il continuait sa comparaison entre le Roi et la Reine. Il parlait de deux époques, et deux manières de gouverner. Quelle issue pour nous ? Je reportais mon attention, plantant mon regard dans le sien. Il m’ennuyait, mais il posait les bonnes questions, vil personnage qu’il était. A croire qu’il flairait les situations merdiques. Je détournais mon attention de l’ancien Général. Deux époques, deux manières différentes de régner. Je me frottais la tempe, pensive. Julien ne pouvait il pas se montrer complètement stupide, comme je le soupçonnais de l’être ? Il semblait qu’il ne voulait pas parler moins, il ne faisait que cela parler, parler, spéculer, surtout spéculer. Non, non attendez… il parle encore. Il me parle … de sa vie ? De ces occupations, il explore des nouvelles horizons. Et tout ceci m’intéresse, bien entendu. Je croyais avoir été parfaitement claire sur ces bavardages. Tout ce qu’il avait entreprit, il l’avait fait pour le bien de notre espèce. Sortez les violons, Julien n’a pas encore terminé. Je n’avais pas le souvenirs de le savoir si bavard. Je levais les yeux au ciel, contournais un fauteuil, avant de m’asseoir bien confortablement dedans. Je sirotais tranquillement mon verre de sang, en attendant qu’il termine. Il avait un débit de parole, que je trouvais absolument fabuleux d’une certaine manière. Il parlait des métamorphes, et je restais de glace. Je n’étais donc pas la seule vampire autre que Krystel à connaître leur existence. Devais-je dévoiler aussi le fait que j’étais en effet, au courant de leur existence. S’il ne m’exaspérait pas à ce point, il se pourrait que je le fasse. Mais il parlait tellement. Parler pour ne rien dire, c’était certainement l’un des plus gros défaut que l’on pouvait avoir.

« Tu parles trop. » coupais-je en terminant mon verre avant de la poser sur la table basse.

Je pourrais en effet utiliser Julien, mais je n’étais pas bête, et accorder ma confiance à Julien était hors de mes possibilités. Mais au moins, il irait ronger son os ailleurs, et si ses informations étaient fiables, il avait quelqu’un en contact direct avec Charlie. Donc avec un membre de la meute, parce que seul Charlie pouvait avoir parler de notre petite entrevue. Et Alexis, tremblait comme une feuille rien qu’en voyant son ombre, donc de là à parler torchon et chiffon avec un autre vampire, après son expérience avec moi. Son assurance me laissait quelque peu de marbre, c’était le propre de notre race, l’assurance, l’orgueil, tout ce qui pouvait gonfler notre égo. Déléguer à Julien… voilà une idée, plus que saugrenue. L’utiliser comme pion dans ce cas ? L’idée ne me plaisait pas, si bien que j’en eu un sentiment de pur dégout. Brr. Je croisais les jambes, posait mon coude sur l’accoudoir avant de poser ma tempe sur le dos ma main, et de reporter mon attention sur le déchu.

 « Pourquoi me révèles-tu tout ceci ? Plutôt que de bavarder et de me raconter ta vie, qui ne m’intéresse pas, et tu devrais le savoir, mais passons. Dis moi plutôt ce que tu cherches à obtenir. » continuais-je avec un sourire… poli ? « Surtout si ça peut t’éviter de continuer à me noyer de paroles… »

Je décroisais les jambes, et me levais, lui faisant face.

 « Et pour ce qui concerne ton ancienne clientèle, je compte sur toi, pour leur faire comprendre qu'ils n'ont plus d'affaire avec toi, du moins en ce qui concerne Red Security. »


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 10 Aoû - 1:18


Je ne parlais pas dans le but d’emmerder Constance, enfin pas spécialement pour cela mais il serait hypocrite de nier qu’il s’agirait là d’un bonus. Je lui transmettais là des informations et des réflexions dont elle pouvait se foutre, non, dont elle se foutait à coup sûr. Quoi qu’il en soit mon débit fourni avait plusieurs objectifs et l’un d’entre eux étaient de semer quelques idées et paroles et de voir ce qui en germerait à l’avenir. D’ailleurs elle me coupa afin d’indiquer son agacement, ce qui me procura le début de mon bonus bien que je choisis de ne rien en montrer.

Oh, pardon. dis-je simplement avant d’attendre quelques secondes puis de reprendre, conscient que son agacement n’allait probablement pas s’atténuer si je reparlais plus que nécessaire. Les effets secondaires de la chute probablement. ironisai-je en affichant un léger sourire comme si j’étais gêné de la situation alors qu’il n’en était rien.

Cette fois ce fut elle qui repris la parole pour une longue plainte, enfin longue pas pour quelqu’un de normal mais pour la vieille, prononcer deux phrases d’affilé avec plus de deux mots dedans était un long discours. Cette réflexion muette de ma part me fit afficher un nouveau sourire plus franc cette fois-ci avant qu’elle n’eut terminé et que je puisse lui répondre à mon tour. Bien entendu une réponse brève était à exclure, trop… simple et fort peu agaçant.


Décidément je suis incorrigible, je te fais perdre ton temps. lui dis-je en lui offrant une légère courbette en signe d’excuse avant de répondre à sa question. Néanmoins pour répondre à ta question je ne cherche rien, c’est toi qui m’a convoqué.

Qu’importent nos… sentiments réciproques, ordonne et j’obéirai comme un bon soldat de la Garde que je suis.
lui indiquai-je d’un air des plus sérieux, comme si cela me coûtait. En réalité je n’avais aucun problème à redevenir un bleu et à ce que mes nouveaux supérieurs profitent de l’occasion de se jouer d’un général déchu, quand bien même il s’agissait de Constance.

Au sujet de mon ancienne clientèle, c’est déjà fait. Enfin je veux dire que je ne vais pas tous les appeler un par un, je me contente simplement de renvoyer vers toi ceux qui se présentent encore à moi. Du moins en ce qui concerne Red Security. lui dis-je en m’amusant à reprendre ses mots par pur gaminerie assurément.

As-tu besoin de mes services ou d’une autre signature ? Je ne voudrais pas te faire perdre davantage ton temps. lui demandai-je d’un ton faussement poli mais crédible. Je pourrais encore profiter de sa compagnie, pas certain pour autant qu’il en soit de même pour elle. Alors autant prendre l’initiative et lui proposer de me renvoyer si elle en avait assez.

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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Dim 10 Aoû - 22:19

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Les effets secondaires de la chute. Je levais les yeux au ciel. Il se fichait de moi, mais relever allait me fatiguer. Alors je préférais le laisser faire, surtout s’il arrêtait. A vrai dire, je préférais qu’il m’évite les ronds de jambes. Je n’y étais pas sensible, surtout quand ça venait de lui. Son ironie me laissait assez perplexe, tant je ne la trouvais pas drôle. Je balayais l’air une nouvelle fois quand il fit sa petite courbette, en déclarant qu’il me faisait perdre mon temps. Futilités, futilités, ce n’était pas comme si il n’allait pas recommencer. Je savais parfaitement qu’il se faisait un malin plaisir, ou du moins ne crachait pas sur le fait de pouvoir m’agacer quand il ouvrait la bouche. Je lui tournais le dos agacer, et m’asseyait sur le rebord de mon bureau. L’écoutant d’une seul oreille, et réfléchissant à mes manoeuvres. Il avait raison sur un point, je l’avais convoqué. Mais il avait été celui mettant ses « informations » sur la table, pour je ne sais quelles raisons. Me prouver qu’il n’était pas une loque allongée sur un canapé à boire du True Blood toute la journée. A vrai dire, je n’étais pas stupide pour croire ce genre de choses venant de la part de l’ancien Général. Je connais mes rivaux, mieux que je ne connais mes ennemis.

Je croisais les chevilles. Avec le retour de d’Augustus, et tout ce qui entourait la Reine en ce moment. Je me demandais même si cette mission de trouver les métamorphes était toujours d’actualité, je levais les yeux vers Julien, qui se disait être aux ordres, même si c’était les miens. Pour autant je me devais réaliste, Julien était du genre efficace, expéditif, mais efficace. Et je n’avais pas de temps pour une course poursuite avec une gamine qui peut se transformer en mouche. Nos sentiments … réciproques ? C’était une formule bien nouvelle. J’aurais plutôt appelé ça … ressentiment ? Hostilité en quelques sortes.

 « Il ne manque plus qu’un garde à vous, et on pourrait, presque, y croire. » ironisais-je à mon tour.

Pourtant, j’imagine que cette quête de cette nouvelle race avait forcément un but. Un vrai but, pas seulement le côté agréable et délicieux de leur hémoglobine, que j’avais pu goûter de manière quotidienne jusqu’à ce que cette gamine me file entre les doigts. Je serrais les poings sur le bord du bureau, avant de desserrer doucement, prenant une longue respiration et penchant ma tête sur le côté. J’étais curieuse de ce but. Véritablement. Pouvais-je réellement confier une partie de cette mission à Julien, qui semblait déjà être au courant, et je soupçonnais depuis plus longtemps que moi. Tout ceci me fatiguait véritablement. Il me répondit qu’il faisait le nécessaire quand on l’appelait mais qu’il ne les appellerait pas un par un, je hochais la tête, distraite de mes pensées, et de mes réflexions. M’associer avec Julien, alors qu’Augustus semblait définitivement l’avoir mis sur la liste des têtes à faire tomber, me semblait être un mouvement bien risqué. Et d’un autre côté, je ne voyais que des avantages à trouver des métamorphes. En faire la liste serait une perte de temps. Il disait ne pas vouloir perdre mon temps, avec cette bouche qui était la sienne, il m’empêchait de réfléchir.

 « Tais toi… et assis toi.» rétorquais-je en pointant un siège du doigt.

Je restais à ma place.

 « Laissons nos… « sentiments » réciproques de côtés… » repris-je en reprenant ses mots.  « Tes informations à mon sujet, et au sujet de cette louve, sont fondées, il est vrai. Mais chercher une quelconque répartie serait futile, puisqu’il s’agissait d’obtenir des informations sur cette race dont tu parlais tout à l’heure, les métamorphes. » Je levais les yeux au ciel, tant je trouvais ce nom stupide. Non vraiment, je trouvais qu’il sonnait… mal, archaïque.

Je me levais et m’asseyais en face de lui, bien décidée à arrêter d’avoir la bougeotte. Je croisais les jambes, et regardais Julien.

 « Ton informateur a-t-il un contact régulier avec cette louve ? »

Il fallait localiser l’espèce. Et si elle se trouvait au même endroit que les loups, la chose allait être plus facile. Les retourner les uns contre les autres, il devait bien y avoir un ou deux loups contre cette protection, je ne pouvais pas croire à l’unanimité.

 « Histoire de mettre le désordre dans ce bouillon de culture. » répondis-je avec un sourire étonnement franc.



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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Lun 11 Aoû - 14:30


Bien que Constance ne soit pas bavarde, je la trouvais moins… productive en réparties cinglantes. La possibilité pour que quelque chose accapare son esprit était mince mais probable bien qu’étonnant de sa part. Pour autant elle me gratifia d’une dernière remarque avant de m’indiquer de m’assoir d’un ton sans appel. Bien, on allait enfin passer à quelque chose de plus intéressant que de simplement s’envoyer des piques. Aussi pris-je place et attendis patiemment qu’elle développe.

Et quel développement ! Ainsi donc elle cherchait aussi les changeurs, par loisirs ou mission royale ? Elle voulait donc des informations à leur sujet, choses que je pouvais lui fournir. La question était de savoir si tel était mon désir. Devais-je seulement m’écouter ou suivre mon engagement en dépit de mes récents changements de situation ? J’avais beau y avoir réfléchi à plusieurs reprises depuis ma destitution, être concrètement confronté à ce choix m’imposait de prendre une décision.


Contact récent dont impossible de le définit autrement pour le moment. lui dis-je d’un ton des plus sérieux et délaissant toute ironie. Mais une surveillance étendue peut être mise en place sur elle. dis-je encore avant de réfléchir un instant.

Elle voulait donc que lycans et changeurs se prennent le museau, ce qui sous-entendait qu’ils se côtoyaient. Ce qui était d’ailleurs une hypothèse des plus probables. Mais ce qui occupa ma réflexion à ce moment c’était plutôt les paroles de Constance. Il a quelques mois Badenov m’avait autorisé à marchander avec une autre louve pour atteindre les mêmes objectifs, tous comme le faisaient les services de Krystel à l’époque. N’y avait-il pas un risque que toutes ces tentatives se neutralisent ? Peut-être…


En revanche je peux te fournir le nom de l’une d’entre eux : Elecktra Hamilton. Une chanteuse qui se produit dans des bars. Son compagnon actuel est un photographe du nom d’Aaron Caron, il devrait être au courant de sa nature. Voici sa carte. dis-je en sortant d’une des poches intérieures de ma veste une carte de visite de l’humain. Pour le moment je taisais l’existence de Dafné et décidai de garder cette dernière pour la suite.

Souhaites-tu que je me mette à la recherche d’autres métamorphes ou simplement d’informations à leur sujet ? lui demandai-je avant de me taire.

A présent que je n’étais plus qu’un simple membre de la Garde, j’avais choisi de ne plus faire de zèle, ce dernier étant assimilé à de la flatterie ou du fayottage lorsqu’il venait de moi. Dorénavant donc je me contentais de simplement faire mon travail et rien d’autre.

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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Lun 11 Aoû - 17:03

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Je ne savais pas bien ou cette situation allait me mener. Les temps n’avaient jamais été aussi incertains, et l’incertitude n’était pas quelque chose que j’appréciais. Je sentais déjà mes mauvaises habitudes revenir. Cette colère intérieure et cette instabilité caractérielle de mon impulsivité. Et je ne pouvais me permettre de laisser mon travail et mes responsabilités en pâtir, ou même d'autre aspect de ma vie, si on part dans cette direction. Mon contrôle sur moi même avait ses intermittence. Le simple fait que je me montre à ce point autoritaire, et peu cinglante envers Julien en était une illustration. Il est certes vrai que nos relations n’avaient jamais vraiment rien eu d’amical. Je soupirais, énervée de ma propre incapacité. Il me répondit en me disant que le contact était récent, et qu’il ne pouvait pas le définir avec certitude. La conversation devenait plus sérieuse, et moins dans la confrontation. Il fallait que les choses avancent, et qu’elle se termine, histoire de pouvoir passer rapidement à autre chose, même s’il fallait que je me salisse les mains, je n’en avais rien à faire, pourvu que les choses soit faîtes.

Je haussais la tête quand il disait pouvoir faire surveiller Charlie. Je suppose qu’il parlait de son informateur. Je le laissais parler, écoutant ce qu’il avait à proposer. Je voulais une surveillance étendue, car Charlie était en contact avec des métamorphes, et pas seulement Alexis, suivre Charlie c’était peut être mettre la main sur un ou plusieurs d’entre eux, à cause de l’incapacité de cette gamine à connaître sa place. La Reine m’avait bien confié qu’ils se cachaient parmi les loups. Trouvez les loups et vous trouverez les métamorphes. Julien me confia ensuite un nom Elecktra Hamilton, et son compagnon, un photographe, il me tendit la carte. Je décroisais les jambes, me penchait en avant pour récupérer la carte du bout des doigts, avant de me radosser et de lire rapidement la carte. Je levais les yeux vers Julien, décidément, ça me tuait de le dire, mais Julien avait plus d’un tour dans son sac. Je posais la carte sur l’accoudoir, de mon fauteuil.

 « J’irais rendre visite à ce photographe… » déclarais - je  « En ce qui concerne cette surveillance, je te laisse t’en charger. Il va s’en dire qu’elle ne doit se douter de rien.» continuais-je avant d’allumer une nouvelle cigarette.

Pour moi la meilleure manière de faire était de faire en sorte que les métamorphes ne soient plus protégés par les loups, qu’il ne puisse plus se cacher derrière eux. Je soupirais particulièrement enthousiaste à l’idée que cette recherche reprenne son cours. Je reportais mon attention sur Julien, qui semblait avoir plus de choses à dire. Comme d’habitude. Mais je portais un intérêt à la conversation. Il demandait si je préférais qu’il se mette à la recherche d’autre métamorphes, ou chercher d’autre informations. Je réfléchissais, perplexe. Je suppose qu’il était préférable pour l’instant de se mettre à la recherche d’autre métamorphe, mais sans pour autant trop lever de suspicions. En attraper le plus possible, restait le but numéro un de la mission que la Reine m’avait confié. Mon idée était assez simple au final.

 « Il est préférable d’en trouver d’autre, mettre des noms sur des visages. Sans pour autant qu’ils se sentent menacés… La priorité sera de savoir jusqu’à quel degré les loups et les … changeurs.. sont liés. Pour ensuite briser tout ça. L’unanimité …. admettons que c’est joli en théorie. Je refuse de croire que les changeurs fassent l’unanimité parmi cette meute. Cette notion n’existe nulle part… » repris-je avec un rire qui voulait amusé mais trahissait des pensées beaucoup moins drôle.

Je me penchais et écrasais mon mégot dans le cendrier, je ramenais mes cheveux en arrière.

 « En ce qui concerne la surveillance, la personne qui en sera chargé n'a pas à connaître le but de cette surveillance. Je ne veux pas que cette recherche se transforme en chasse aux sorcières. »



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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Mar 12 Aoû - 12:57


Dire que jusqu’à présent nous n’avions jamais eu un but commun Constance et moi, hormis ce fameux soir où nous avions combattu ensemble pour éliminer le vampire qui contrôlait alors l’ancienne associée de la momie. Peut-être était-ce qui maquait jusque-là à la vampire, qu’il y ait une différence plus marquée entre nos statuts que du temps où j’étais Général ? Ou alors n’était-ce qu’une question de circonstances, mais en définitive ce n’était pas le plus important.

A présent qu’elle me donnait ses instructions je l’écoutais sans parler, assimilant les données et en réfléchissant à mes actions conséquentes. Allais-je simplement les suivre à la lettre ou m’amuser un peu avec Constance ? La question se posait car quand bien même je devais obéir, le désir de l’emmerder était présent. Ces deux éléments n’étaient pas incompatibles et allaient forcément peser sur ma manière de procéder pour atteindre les objectifs fixés par Constance.

Je venais de lui livrer le photographe humain et sa copine métamorphe sans le moindre scrupule. L’un comme l’autre n’avait aucun intérêt autre que de servir notre espèce, et étant donné nos précédentes rencontres ils pouvaient mourir sans que cela ne m’émeuve. D’autant que si je n’avais rien en particulier contre l’humain, nuire à sa compagne serait même divertissant. Sans reprendre la parole immédiatement après Constance je me mis à réfléchir à qui confier cette tâche de surveillance. Leslie avait peut-être déjà rendu compte à Badenov de sa rencontre avec la louve, il me faudrait donc savoir quelles instructions il avait donc reçu de sa part. Pour l’heure je décidais donc de la faire surveiller par un autre agent, plus discret et stable que Leslie.

Avant de réagir à ses paroles je réfléchis un instant à ses paroles et aux buts hypothétiques d’identifier les changeurs. Briser l’entente entre lycans et métamorphes soit. Cela affaiblirait nos ennemis de toujours mais dans ce cas autant taper un grand coup et dévoiler l’existence des changeurs. Il suffirait d’affirmer que la reine a démenti leur existence pour mieux pouvoir les traquer avant leur révélation. A moins que Krystel ait un projet secret pour cette espèce…


Très bien. dis-je d’abord avant de lui poser la question en m’attendant à me faire envoyer paître. Pourquoi ne pas tout simplement révéler leur existence aux autorités humaines ou à la PES ? Cela porterait un coup aux lycans et les décrédibiliserait auprès de ces dernières.
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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Mar 12 Aoû - 14:38

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Qu’il ne se méprenne pas. Je ne lui faisais absolument pas confiance. Je préférais faire face aux conséquences du meurtre de Julien si jamais il me faisait un coup dans le dos, que de faire face aux conséquences de ses bêtises. Non vraiment, je vous assure, il pouvait toujours courir s’il pensait que je ne lui laisserais pas une laisse autour du cou. Je n’étais pas folle, et je savais qu’il prendrait un plaisir à m’emmerder, et me faire tourner en rond. Mais s’il voulait jouer à ça, il allait être servi. Si je paraissais rigide dans ma vie quotidienne, je pouvais parfaitement transformer Julien en bouffon du Roi, s’il commençait à un peu trop me taper sur le système.

Une nouvelle tâche m’attendait. Julien était resté silencieux pendant que je parlais. Je crois que malgré notre ressentiment, qui était évident, et ça me tuait de l’admettre, mais Julien restait un des vampires avec lesquels les choses étaient faîtes rapidement. Et comme je n’aimais pas perdre mon temps, je comptais d’une certaine manière à ce que cette tâche soit rapidement achevée. Il me posait alors une question, qui pouvait paraître stupide, mais je m’étais posée. Pourquoi ne pas tout simplement dénoncer cette nouvelle race auprès des autorités afin d’en récolter les fruits ? La réponse était simple, nous n’allions rien récolter. Les humains allaient prendre les métamorphes en pitié, ou sous leur ailes, trouvant je ne sais quelle raison à cela. Nous avions l’avantage que les changeurs n’étaient pas une race reconnue, donc au final, ils n’étaient protégés par rien de bien concret, la meute n’avait rien d’officiel. Il n’y avait aucune législation, aucune protection. Et il était possible de jouer sur les mots et sur les actes. Ca ne décrédibiliseraient pas les lycans. Ils passeraient pour des protecteurs, peut être pas aux yeux de tous, mais ce n’était pas une donnée qu’il fallait oublier. Le fait que la PES ou les autorités humains ne soient pas au courant nous laisse une marge de manoeuvre beaucoup plus grande et beaucoup moins limitée.

 « Nous avons beaucoup plus d’intérêt à ce que la PES et les autorités humains ne soient pas au courant. La marge de manoeuvre est plus grande. Ne donnons pas encore aux humains de nouvelles excuses pour nous frustrer. » répondis-je  « Les métamorphes pourraient se mettre à réclamer des droits et des statuts, nous empêchant clairement de nous … amuser.  » continuais-je en haussant les épaules

Il était déjà difficile de regarder les humains se balader dans la rue sans pouvoir leur éclater la jugulaire à coup de dents. Ces histoires de pomme de sang, tout, tout, était fait pour frustrer, et contrôler. Et me faire contrôler par les humains, c’était bien la dernière chose qui allait arriver. Je refusais clairement de répondre à leur règle. Eux, qui cherche à imposer un idéal bancal aux autres. Bande d’hypocrites. Je me craquais la nuque, me sentant sur les nerfs rien qu’à l’idée de parler des humains. « Mais vous avez été humaine, vous devriez comprendre… » Oui, comparons ma vie d’humaine en matière de longueur et celle de vampire, et vous verrez que comprendre les humains m’est impossible, et ne me donnait pas envie.

 « Il faut dissocier un groupe, pas en rajouter un autre dans l’équation. Je suis fatiguée de la diplomatie et des ronds de jambes… donc évitons de ramener les humains dans cette histoire. Et traitons cette affaire de la bonne manière. Ne penses tu pas ? »

Je relevais les yeux. Un peu d’amusement, un peu de sang, un peu de chaos. Et vous obtenez l’habitat naturel du vampire, du moins, le mien. Et je pourrais remettre la main sur Alexis, et à vrai dire, moi qui avait presque un peu de compassion pour elle, je risquais d'avoir... la main lourde disons. J'en souriais.


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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Jeu 21 Aoû - 16:52


Alors que je m’attendais à me faire rabrouer par la momie, elle afficha une toute autre attitude et répondit à ma question au sujet des changeurs. Je l’écoutais une nouvelle fois sans l’interrompre, ma propre réflexion nourrie par ses mots. Ce qu’elle disait se tenait et était loin d’être idiot. Pour autant une autre question me vint à l’esprit : était-ce là tout ce que Krystel avait en tête pour les changeurs ? Cela me paraissait bien trop… ridicule comme attitude et manquait cruellement d’ambition connaissant notre reine. Cependant je jugeai inutile d’interroger Constance à ce sujet, sachant pertinemment qu’elle n’en dirait rien si jamais elle avait connaissance des projets de notre dirigeante.

Hmm. me contentai-je de dire dans un premier temps avant de reprendre la parole au sujet des métamorphes. Il se pourrait que je puisse utiliser une autre source afin d’essayer d’obtenir d’autres informations au sujet des métamorphes. Je préfère garder son anonymat bien que j’ai déjà informé Badenov par le passé de son existence. Je ne peux rien promettre quant à savoir ce que je pourrais tirer de cette source, mais je peux toujours essayer.

Cette source n’était nulle autre que la louve avec qui j’avais conclu un accord de bric et de broc pour semer la pagaille chez les lycans. Peut-être que je pourrais obtenir quelques infos au sujet des changeurs auprès d’elle ? A défaut d’y parvenir, cela me permettrait tout de même de montrer à Constance que je n’étais pas si inutile qu’elle l’avait sans doute toujours imaginé.

J’entends bien ce que tu dis Constance, mais n’y a-t-il pas un risque que cette louve fasse remonter l’information de votre rencontre à sa meute ? Ce qui induira forcément à ce qu’ils se préparent à une action de notre part, notamment au sujet des métamorphes. Ils pourraient en arriver à la même réflexion que toi et révéler leur existence aux autorités humaines non ?

Jusqu’à présent lorsque j’étais Général je ne pouvais parler de mes plans et projets à quiconque, hormis de rares cas. Je devais bien admettre – malgré le fait que mon interlocutrice soit Constance – que je trouvais cela appréciable de pouvoir parler sans avoir à se soucier de réelles conséquences d’une prise d’une mauvaise décision. Les joies de l’absence de responsabilités étaient bien réelles à mes yeux.

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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Lun 1 Sep - 0:23

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Il préférait garder l’anonymat de sa source. Je haussais les épaules. Peu m’importait. Ce n’était pas vraiment vrai. Car cette personne allait indirectement travailler pour moi. Qu’il garde son anonymat pour l’instant, mais qu’il ne cherche pas à la garder trop longtemps, son identité. Je regardais par la fenêtre, continuant d’écouter ce qu’il disait. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’écoutais, sans m’énerver Julien, ce que je considérais comme une prouesse. J’en étais presque arriver à un point où le simple son de voix m’insupportait. Je soupirais. Badenov était au courant. Ca me faisait une belle jambe, que l’humain de la Reine soit au courant de l’identité du dit informateur. Je trouvais étrange qu’un humain soit aussi impliqué dans nos affaires. Un humain, de ce que je méprise vous savez ? Il était plus important que beaucoup de vampires, que Julien, et que moi. Ce qui très franchement était insultant. Je levais les yeux au ciel.

 « Je me fiche de Badenov, ça me fait une belle jambe qu’il soit au courant. Qu’il reste anonyme pour l’instant, si tu le souhaite. Ce n’est pas une chose qui est définitive. »

Il disait ne pas savoir ce qu’il pourrait retirer de cette source, mais qu’il essayerait. Les essais ne m’intéressent pas vraiment, moi ce que je voulais c’était des résultats. Et rapidement. Parce que trop de choses s’accumulaient, et je commençais à en avoir ras le bol. Déléguer, encore et encore, ce n’était pas une chose que j’appréciais faire, mais je m’en voyais obligée. Je décroisais les jambes pour mieux les recroiser. Il émettait l’idée qu’il y avait un risque que la louve fasse remonter l’information, ce qui était en soi un risque, mais en même temps, la chose était inévitable. Pourtant, dans les deux cas il était important d’avoir des solutions pour les deux problèmes. Qui était donc ? La possible préparation des loups à une opération de notre part, ou la possibilité que les métamorphes se révèlent au grand jour. Je réfléchissais. Dans le cas où les métamorphes auraient l’idée de se révéler au monde entier, ce dont nous devions être courant, il faut simplement lancer un message. Une menace, vous voyez ? « Ne vous dévoilez pas au grand jour, ou nous dévoilons que le temps de métamorphe est une vraie gourmandise pour vampire. » Ou quelque chose dans le genre. Il faut être inventif. Organisez une chasse aux sorcières pourrait au final se montrer particulièrement utile. Et de cette manière on nettoie les rangs dans notre espèce, ceux qui sont incapables de se contrôler et autre. Pour ce qui est du cas des loups préparé à une action de notre part… J’y réfléchirais. Les surprendre allait être le point d’orgue.

 « C’est une chose inévitable que les loups viennent à être au courant de notre intérêt pour cette espèce qu’ils cachent parmi eux. Le plus tard sera le mieux, bien sur.. Mais je suis convaincue qu’il ne sera pas difficile de dissuader les métamorphes de se révéler… Pour ce qui est des loups… il y aura toujours un facteur de risque dans ce genre de … traque.  » je m’accoudais.  « Ça rend les choses plus intéressantes. » J’eus un rictus.

Il fallait qu’il se bouge un peu. Tous. Sortir un peu de cette léthargie imposée par cette espèce de paix Et avec le retour d’Augustus, il était évident que l’on pouvait mettre ça dans l’équation. Distraire le facteur instable de l’équation. Ou mettre la pagaille. Les deux était particulièrement tentant. Mettre à profit une situation inattendue, voilà ce qu’il fallait que je fasse. Parce qu’après tout, je considérais Augustus comme une menace à mon… confort. A ma vie moins. S’il avait voulu me tuer, il l’aurait fait, quand il m’avait rencontrée dans cette même pièce.

 « Tout prévoir est impossible. Et ennuyant. »
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MessageSujet: Re: You caused it. [Livre II - Terminé]   Lun 15 Sep - 18:08


J’écoutais les paroles de Constance avec une certaine application car encore une fois elle constituerait peut-être une source d’apprentissage. L’entendre pour la première fois parler de Badenov, l’entendre dire qu’elle s’en foutait, était à vrai dire une surprise pour moi. Il n’était pas inhabituel d’entendre des vampires pester ou décrier Badenov pour autant c’était la première fois que j’entendais un nocturne occupant un grade parmi les plus élevés au sein de notre espèce agir comme tel. Pour ma part c’était entre autre le fait qu’un simple humain puisse s’attirer la confiance de Krystel par exemple alors que son but avait été à une époque de la tuer. Encore une fois cela renvoyait à l’idée que se confronter à notre dirigeante pouvait rapporter plus que la servir fidèlement.

Son anonymat n’est pas un caprice de ma part mais un besoin pour le moment. lui indiquai-je quand bien même je supposais qu’elle allait s’en taper royalement. Si je décidais de ne rien lui dire quant à l’identité de cette autre louve c’était parce que je redoutais qu’elle ne tente de l’approcher de son côté et ne me coupe l’herbe sous le pied dans mes plans avec elle. J’avais assurément à apprendre de Constance pour autant je ne comptais pas tout lui donner.

Tu as probablement raison. lui dis-je dans un premier temps après qu’elle eut repris la parole. Quoi qu’il en soit j’accomplirai ma tâche et te ferai un rapport dès que nécessaire.

Je vais à présent te laisser Constance, je ne voudrais pas t’ennuyer, davantage, par ma présence.
lui dis-je ensuite avant de me lever et d’attendre un instant au cas où elle aurait d’autres instructions à me donner. Si rien d’autre ne viendrait de sa part alors je la laisserai dans ses locaux, ce bureau que j’occupais il y a encore peu. Je ne regrettais pas leur perte, sans savoir de quoi sera fait mon avenir je saurais rebondir comme toujours et ne finirait pas comme William.

Mes respects. furent mes mots pour la saluer, accompagnés d’une léger signe de la tête avant de tourner les talons et de quitter les lieux.

Hrp
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You caused it. [Livre II - Terminé]
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