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Remains of the day [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Mer 16 Juil - 23:24

Ce que je faisais là ? Si on me l’avait demandé, je n’en aurai rien dit. Quel intérêt de confier chercher une nouvelle habitation, si c’était pour le trahir, et ainsi compromettre ma sécurité relative ? Nul n’y croirait, si je l’avouais. Et voulais-je réellement vivre près du port d’Edimbourg, où grouillait une vermine qui n’avait pour seul intérêt que de faire fonctionner une économie pas réellement légale ? Pas certain. S’attendrait-on à trouver quelqu’un comme moi ici ? Vraisemblablement pas. Etait-ce mon réel but, ou étais-je en quête d’un repas improvisé, discret au sein de la fange ? Ou peut-être bien même étais-je à la recherche d’une nouvelle activité, peut-être voulais-je prendre part à ce marché noir, si l’on pouvait dire ainsi. Nul n’aurait pu le savoir. Nul autre que moi. A moins que la tâche que l’on m’avait confiée n’ait fait l’objet de fuites, mais j’en doutais. Peu devaient être ceux au courant. Et nous savions tous très certainement garder le silence sur ce qui se devait de l’être. Le seul imbécile à même de trahir ce secret serait mon descendant. Mais il risquait gros, et ne prendrait pas ce risque. A supposer qu’il avait encore toute sa tête. Peu importait, je n’irai pas le voir avant plusieurs jours, et saurait à ce moment là s’il avait parlé.

Mais dans l’immédiat, dans l’optique où il échouerait, ou qu’il se montre soudainement sentimental et plus soucieux de ses frères démoniaques que de son amour pour l’argent, j’arpentais les quais à la recherche de manifestations surnaturelles. Dissimuler le condamnable où le crime règne en maître était peut-être la solution. Ou peut-être était-ce peine perdue, que de chercher dans ce lieu de vice. Peut-être aurais-je mieux fait d’aller voir Aliénor, de la questionner. Mais elle n’aurait jamais parlé. Par loyauté, ou par le sentiment que vendre ses semblables équivalait à se vendre elle-même ? Je ne saurai le dire, mais je ne l’envisageais pas à même de trahir son espèce. A moins que… Son frère serait-il une menace suffisante ?

Si je ne trouvais rien, et si Paul ne m’était d’aucune utilité, peut-être recourais-je à ce moyen. Mais là n’était pas mon intérêt. J’arpentais les quais, sûre de moi, souveraine, ma chevelure blonde se noyant dans les rares sources de lumière qui inondaient quelques endroits non dissimulés des quais, pour mieux se fondre dans l’obscurité l’instant suivant. Nul humain ne pouvait m’entendre. Mes semblables me percevaient peut-être, mais tous devaient s’en désintéresser. Autant que je me désintéressais d’eux, concentrée sur ma recherche, sur les résultats attendus. Peut-être, à défaut d’enfant du mal, trouverais-je un être semblable à ce loup dont j’avais suite à une pulsion bu le sang lors des années sanglantes, m’attendant à succomber sans qu’il n’en soit rien. Ou cette jeune femme à l’odeur si enivrante que j’avais rencontrée dans un bar. Je n’en sais rien, mais j’avance, cherchant, sans pour autant négliger les gens aux alentours, les potentielles menaces. Concentrée sur ma tâche, mais attentive.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Mer 16 Juil - 23:47

Il était de retour, et les choses s'annonçaient mal. Je n'avais plus assez d'hommes, ni assez de matériel. Je méditais souvent, essayant de trouver de nouvelles idées, approfondir d'autres stratégies. Un semblant de plan se dessinait, lentement mais sûrement. Je n'étais pas sans ressources, et je n'étais pas non plus sans alliés. Erin se chargeait de réunir nos hommes et de les briefer. Krystel quant à elle, voyait ses filles. Je ne savais pas comment la première gérerait l'annonce d'une mission suicidaire ni comme l'autre allait évoquer l'éventualité de notre mort. Ce soir, je n'étais pas le servant de la Reine ni son agent. Ce soir je suis Torben Badenov. Ancien ivrogne et tueur devant l'éternel, qui cherche une solution à tous ses problèmes. Je n'ai pas bu, résistant sans mal aux démons du passé en me remémorant l'état misérable qui fut le mien après toute cette incroyable chute. Il m'avait fallu beaucoup de temps pour me relever, et je ne noierais plus jamais mes problèmes dans l'alcool ou dans les femmes. Je ne fais plus rien pour rien, et encore moins pour moi même. J'avais pourtant besoin de m'évader, pour mieux saisir et réfléchir aux alternatives. Il n'y en avait pas beaucoup. Encore que, comme je le disais, un contour de plan se dessinait. Quelque chose de dangereux et d'imprévisible, mais de potentiellement destructeur. La légère brume glacée de ce mois de décembre, sur les quais de la ville plongée dans les ténèbres, m'entoure et me noie dans sa fraîcheur. Je réfléchis, tout en restant alerte à mon environnement. Je marche sans m'en rendre compte sur les pas que je faisais autrefois en compagnie d'une jeune et jolie jeune femme.


Une femme que j'avais tuée.


J'essayais de ne plus y penser, mais si les faiblesses du corps étaient aujourd'hui facilement oblitérées, celles d'une émotivité oubliée faisaient parfois surface au pire moment de manière terriblement déplaisante. Je pensais être à même de pouvoir liquider la plus grande menace pesant sur notre monde, au prix peut être de ma vie et de celle de tous ceux pour qui j'avais encore de l'estime, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à cette femme qui m'avait tant offert, sans aucun retour. Je perçus quelque chose, néanmoins, mes sens inhumains m'alertant que quelque chose n'allait pas. Sur le qui vive, je regardais autour de moi. Quelqu'un approchait, je sentais une odeur familière... Et vis bientôt, un peu plus loin sur ma droite, une silhouette que je reconnaissais finalement. J'hésitais. La contacter, pour la première fois en des semaines, ou laisser le hasard ne pas plus destabiliser les choses ? J'avançais. Peut être me permettrait elle d'apporter la pièce majeure à mon plan suicidaire et apocalyptique. Je fendais le froid jusqu'à me retrouver sur son passage. Magnifique, comme toujours.



| Freyja Swayne. Doit on croire au hasard et aux coïncidences? |


Je la dévisage.


| Je n'aurais pas pensé que votre mission se déroule dans un endroit aussi isolé... |

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Jeu 17 Juil - 0:33

Je déambulais, sans trouver la moindre trace de ce que je cherchais. Je n’étais pas réellement convaincue de les voir se dévoiler aux grands jours, et espérais bien plus retrouver la jeune femme que j’avais sauvée, dont je n’oubliais pas l’odeur. Pourquoi aurait-elle trainé ici, cela dit ? Une probabilité comme une autre, en soi. Tout comme celle de trouver de quoi m’avancer dans ma mission. Cela relevait plus du hasard que d’autre chose. Ou de la chance. Mais l’un comme l’autre ne menait à rien, si l’on se contentait d’attendre les bras croisés que tout nous tombe dans les mains, sans provoquer la chose. C’est bien pour cela que je me trouvais ici, dans cet univers condamnable et méprisable.

Chercherais-je réellement à mener à bien ma mission, en l’instant, alors que j’aurai pu approcher séance tenante ce neveu éloigné corruptible de bien des manières ? Le menacer de le dénoncer ne l’aurait pas amené à me fournir les informations que je souhaitais, alors que la perte de son précieux argent me permettait de le contrôler sans limite. Faible, et corruptible. Poussé par sa perfidie et son avarice. Tout à mon avantage. Il pensait être le plus avantageux dans cet échange, mais il se leurrait. Peu importait. J’allume une cigarette, davantage pour l’apparat que pour les bienfaits qu’elle ne pourrait m’apporter.

Je concentre mon attention sur tout ce qui peut me parvenir : des vampires parvenus, avec des humains indignes. J’aurai aisément pu les dénoncer, mais ils devaient être nombreux. Et ça n’était pas mon rôle. Des chiens nauséabonds, surement à la recherche d’un os à se mettre sous la dent. Il est tentant d’en provoquer un, peut-être même d’en défier, l’amener à un combat à la loyale. Mais ma tâche est toute autre, ce soir. Et il ne serait guère intelligent de m’exposer ainsi. Même si éradiquer cette race infâme ne peut être qu’un bienfait, pour les vampires tout comme pour l’humanité, chaque chose en son temps.

Seule une énergie, une odeur, une démarche familière m’interrompt dans mes déambulations, qui auraient pu paraître sans but. Que je souhaite paraître sans but. Lui ne sera pas dupe. Je n’ai que des estimations de sa puissance, de ses capacités, mais je suis persuadée qu’il ne se laisse pas avoir par mon attitude désinvolte, qui n’est qu’une façade. Et peu importe, au fond. Je ralentis mon rythme, signe que je ne suis pas ignorante de sa présence. Les raisons de celles-ci ? Peu importe. Je ne le saurai pas. Mais cela ne m’empêche pas de chercher à l’apprendre. Je me retourne, expiant une bouffée de ma cigarette tout en l’écoutant.

« Cela, ou le fruit du destin. Ou peut-être bien d’un dessein inavoué de votre part, ou de la mienne, qui veut que l’un de nous ait provoqué cette rencontre. Quelle hypothèse vous semble la plus plausible ? »

Aucune. Ou toutes, à parts égales. Qui saurait réellement le dire ?

« Peut-être ne suis-je pas ici pour cela. Peut-être ais-je ressenti la nécessité de sécurisé une source de revenus autre. Ou bien suis-je à la recherche d’un nouveau lieu de vie. Ou d’une pomme de sang. Ou rien de tout cela. Les possibilités sont infinies. Celle de poursuivre ma mission ici, tout autant. Avant de me diriger ailleurs, si ce lieu s’avère décevant. Ou peut-être ais-je une piste non négligeable pour ma mission, qui me permet de m’en écarter. »

Je me tais un instant.

« Mais qu’est-ce qui vous amène dans un tel endroit ? Une rencontre sordide pour une disparition tout aussi sordide ?

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Jeu 17 Juil - 22:12

Je sais quoi ressentir et quoi faire face à Freyja Swayne ; je ne fais pas partie de ces personnes qui mélangent le travail et le plaisir, ou plutôt pas de ceux qui les confondent. Le sexe est parfois un excellent moyen d'avancer sur une tâche en particulier, mais il ne s'agit que d'un outil, d'un expédient. Un moyen comme un autre. Mais pas de sentiment, pas d'attachement, rien qui ne puisse entraver la suite des opérations. Freyja et moi avions scellé un accord par une bonne bouteille de whisky, et par une partie de jambes en l'air. Intéressante, pleine de défis. Mais pas formidable pour autant. Elle aussi, considérait que ce n'était que professionnel et ses efforts dépendaient des miens, et vice versa. Blocage qui rendait les choses plus savoureuses mais moins amusantes. Maintenant que tout ceci était dit, il fallait encore préciser que j'avais assigné une mission exigeante et dangereuse à la vampire, et qu'elle ne pouvait pas se permettre la moindre distraction ni le moindre faux pas ; elle risquait alors de tout foutre par terre. Cela dit, même en prenant mes précautions je m'étais moi aussi mis en danger ce soir. Mais quand on est une des cibles d'un vampire deux fois millénaires bientôt, insensible à l'argent comme au soleil et sévèrement en rogne, on est sans doute en droit de considérer toute sécurité comme seulement relative. J'allais chercher de toute manière à en savoir plus. La présence de Freyja Swayne ici n'était pas prévisible ; elle était donc louche. La proximité fictive entre deux amants me permettait de l'interroger dans un cadre un peu moins formel que d'ordinaire. Il fallait que je sache. Cette sortie pouvait rapporter plus que ses promesses...


La belle fume, même si ses poumons morts ne sont plus capables sans doute d'apprécier ces bouffées toxiques ; les vampires sentent ils plus intensément l'odeur d'une cigarette ? Sans doute. Mais le plaisir ne doit pas être le même. De toute manière, Freyja ne fait rien comme les autres, hormis peut être l'amour. Et encore. Je ne connais qu'un nombre limité de facettes de sa personnalité, et je me garderais bien de juger la nocturne à ce niveau là, comme à tous les autres d'ailleurs. A peine retrouvée, et déjà elle lance le jeu. Le nôtre, celui des devinettes plus ou moins importantes. Je n'entre pas dans le circuit, ce soir ; je n'en ai pas la patience. Je reste professionnel et concentré, mais je ne me fais pas désagréable pour autant.



| Partons du principe qu'il s'agit de votre volonté propre, cela flatterait bien mon égo masculin. |


Ce dont je me fiche éperdument. Elle continue de s'amuser.


| Le besoin d'air frais. La nostalgie, peut être. Besoin de réfléchir. Puis je attendre la même honnêteté de votre part? Nous ne sommes plus des inconnus... |

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Ven 18 Juil - 21:24

Mon intérêt à me trouver en cet endroit est limité. Suis-je à la poursuite d’une chimère – ou du moins d’une chimère introuvable en ces lieux que je ne suis pas personne à fréquenter ? Probablement. Suis-je surprise d’y trouver Badenov ? Probablement. Suis-je dérangée ? Pas réellement. Mais cette rencontre fortuite aura-t-elle un intérêt quelconque, pour lui comme pour moi ? Difficilement, supposais-je. Je ne pouvais pourtant gager d’une telle chose. Provoqués ou non, inattendus ou pas, nos faces à faces s’avéraient malgré tout surprenants. Une part d’inconnu y avait surgi, à peu près systématiquement. Ils avaient un côté imprévisible dérangeant tout en étant stimulant. Je ne me sentais pas menacée pour autant par sa présence. Pas cette fois. Je n’étais pas en train de faillir à ma mission, que j’effectuais en quelque sorte actuellement. L’humain, qui ne l’était plus réellement, ne pouvait le savoir, cependant. Il n’était pas en mesure d’envisager que les flux surnaturels m’apparaissaient aussi clairement que l’odeur d’un sang particulièrement alléchant. Lequel des deux m’obsédait le plus en l’instant ? Le second, très probablement. Je savais pertinemment que trouver des semi-démons ne serait pas si aisé – ils devaient se planquer et ne pas user de leur pouvoir à tout-va. Enfin, je ne pouvais l’affirmer. Mais j’en saurai plus, prochainement.

Je porte à nouveau la cigarette à mes lèvres, en attendant sa réponse. Ou en attendant peut-être plus de sa part. Quelle importance, que mes pas m’aient menée ici ? Je sais qu’il s’interroge malgré tout. Ou je le suppose, même si mes suppositions peuvent ne pas se révéler avérées. J’écoute les réponses qu’il fournit à mes questions, à celles qui ont suivi ses propres questions. Laisse échapper l’esquisse d’un sourire – ni faux, ni épanoui, sans sens ni conséquences. Il ne doute de rien, ou essaye de se faire plus assuré qu’il ne l’est. Ou a encore d’autres motivations dont je ne sais rien. C’est probable.

« Soit, si c’est ce que vous souhaitez, supposons que j’ai pu prédire votre présence ici ce soir et ai décidé de me mettre en travers de votre route. Peut-être me languissais-je de vous, au fond. »

Fadaises. Je ne m’attachais pas, a fortiori pas à celui qui aurait pu être mon bourreau. Il le savait tout comme moi, mais laisser planer cette illusion était sans conséquence. Il n’irait pas s’imaginer que je désirais une nouvelle fois coucher avec lui, si cela n’apportait rien à notre alliance. Ce n’était ni plus ni moins qu’une sorte de jeu de pouvoirs, ou une prolongation de celui-ci. Pas un plaisir, qui pouvait nous laisser souffrant du manque de l’autre – il n’y avait jamais eu d’attachement, il n’y aurait donc pas de manque. Je le dévisage, alors qu’il reprend la parole. Exprime le but de son errance, de manière énigmatique – ou très claire, pour qui a les clés pour la saisir. Ca n’est pas mon cas.

« Une sorte de pèlerinage, donc ? »

Etrange. Je ne percevais pas l’humain qui me faisait face comme un être à même de succomber à la nostalgie, ou à avoir besoin de revenir sur la route des souvenirs. Je gardais cela pour moi, toutefois. Quel intérêt de le souligner ? Peut-être m’en dirait-il plus. Si tel n’était pas le cas… Peu importait.

« Je suis non seulement à la recherche de ceux que vous m’avez missionnée de retrouver, mais surtout en quête d’un être dont j’ai perçu l’essence il y a quelques temps, qui ne soit ni semi-démon, ni humain, ni loup, quoi qu’il soit très proche de ces derniers. Mais peut-être en avez-vous entendu parler et en savez-vous plus que moi. Peut-être pouvez-vous m’éclairer. »

Ou peut-être bien n’était-il pas en mesure de le faire. A moins qu’il ne veuille pas le faire. Je verrai.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Sam 19 Juil - 17:13

Plus des inconnus mais en aucun cas des amis. Amants, je ne sais pas si nous pouvons mériter cette appellation ; nous ne l'avons été qu'une seule et unique fois et il apparaît compliqué de pouvoir envisager, en tous cas dans l'immédiat, la redite de ce genre d'évènements. Je ne l'envisageais pas ; ce n'était pas dans mes objectifs. A quoi cela servirait ? A rien, à rien du tout. Sinon à complexifier les choses. Freyja Swayne était une personne intelligente, et relativement insensible. Pas totalement, mais les points de pression que j'avais pu trouver chez elle ne me permettaient pas d'envisager le sexe à moyen ou long terme avec elle. Ses points de pression ? Non. Le seul véritable que j'avais pu découvrir n'était qu'un instinct de survie plus fort que d'ordinaire, qui lui permettait carrément de passer outre toutes les barrières sociales. Un tel être était pour moi un mystère ; nous ne saurions pas être plus différents l'un de l'autre. Je ne vivais pas réellement pour moi et si je n'envisageais de survivre, ce n'était qu'à cause des conséquences que cela pourrait avoir pour ceux qui m'entouraient. Enfin, pour Krystel surtout, en plus avec la mort de Cora... Bref. Quoiqu'il se passe, sans ouverture ou changement de situation le sexe avec Freyja Swayne n'était plus envisageable. J'avais assez de volonté et d'objectivité bien sûr, pour m'en rendre compte. Elle me regarde, elle me jauge, j'en suis sûr. Je ne le fais pas pour elle ; je ne saurais sans doute rien y voir de plus que la dernière fois et suis donc peu engagé à attacher des efforts à cet objectif. La belle fume et sourit de manière impénétrable ; je la sais particulièrement adepte de tous ces petits jeux... Je réagis à ses paroles, mais elle n'est pas dupe.


| Gagnons du temps et enlevez vos vêtements, dans ce cas. |


Paroles qui tranchent visiblement avec mon attitude ; je ne tromperais personne en disant que je n'avais absolument aucun désir pour elle à cet instant précis, et que rien dans ma posture ne pourrait tromper qui que ce soit sur ce sujet ; je n'essaierais même pas!Je ne doute pas que la vampire ne comprendrait pas réellement ma venue ici, mais elle me surprit en me parlant de pélerinage. Je restais de marbre, mais peut être était ce exactement ça. Non. Je ne me laisserais pas influencer.


| On peut dire ça comme ça, je pense. |


Je l'écoute avec plus d'intérêt quand la vampire me parle de ce qu'elle est venue faire ici. Je fronce les sourcils.


| Êtes vous en train de me dire que vous perdez une fraction de votre concentration pour un métamorphe ? Ni humain ni loup, mais proche de ce dernier. Qui était ce? Pour vous, je veux dire. |


Qu'elle connaisse déjà les changelins ou que je lui apprenne n'a que peu d'importance au vu des enjeux actuels... Si je pouvais sembler avoir la faiblesse d'être un peu trop loquace, je ne pouvais que m'en réjouir.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Dim 20 Juil - 21:36

Je ricane à ses propos. Ce n’est ni le lieu, ni vraisemblablement le moment pour que je cède à la pulsion primaire de me déshabiller, et de redonner à Badenov le rang d’amant. C’était une expérience unique, qui n’aurait que peu d’intérêt à se renouveler. Peut-être est-ce une erreur de ma part que d’exclure cette possibilité, mais je n’accordais malgré tout que peu d’attention et de crédit à cette demande. Dans tous les cas, je n’aurai pas réitéré la chose dans un tel lieu – je valais mieux que ça, et Torben ne m’inspirait pas une envie telle, au point de le dévêtir dans un endroit sordide et inadapté. « Ma pudeur et mon éducation de jeune fille de bonne famille me l’interdisent, je n’oserai pas me regarder dans les yeux ni regarder qui que ce soit d’autre dans les yeux après cela. Il serait dommage que je doive devenir aveugle aux merveilles qui nous entourent, n’est-ce pas ? » Du sarcasme, encore, dont il ne croira rien. Pas plus que je n’ai cru à sa requête : il n’avait rien d’aguicheur, ne cherchait pas à séduire, et n’avait pas l’air de vouloir se perdre dans la luxure et le stupre. Non, il n’était pas plus crédible que moi, pas plus que je ne l’étais quand je lui avais affirmé être là parce que je me languissais de lui. Je n’étais pas ainsi, et je le suspectais de voir cet interlude du passé comme une manière d’arriver à ses fins et rien d’autre – de la même manière qu’il en avait été ainsi pour moi. Le plaisir n’était pas le maître mot, et jamais nous ne abandonnerions à une telle chose sans arrière-pensées aucune. Peu importait.

J’expiais une nouvelle fois la fumée de la cigarette que j’avais portée à mes lèvres, et le dévisageais. On peut ? N’en était-il pas certain, au final ? Peut-être bien. Je ne cherchais pas à savoir pour autant, le regardant toujours, curieuse de sa réaction alors que je m’apprêtais à lui annoncer la raison de ma présence ici. Comment prendrait-il le fait que je cherche à débusquer cette espèce, dont je ne savais rien, si ce n’est que leur odeur était incroyablement plaisante ? M’en souciais-je réellement ? Non. Espérais-je en apprendre plus sur eux ? Tout à fait. Je restais impassible, alors que je le voyais froncer les sourcils. Qu’est-ce qui pouvait justifier une telle réaction ? Je ne reprenais pas la parole, toutefois, attendant qu’il exprime ses pensées.

Les métamorphes ? Bien. Je maintenais mon impassibilité, bien décidée à ne pas trahir ce que je connaissais ou non de cette espèce. Quelles étaient leurs particularités ? Outre leur odeur plus que plaisante. Je reviendrais sur ma curiosité dans un instant, mais je ne tenais pas à ignorer sa remarque sur ma concentration perdue. « Qui vous dit que je perds ma concentration ? Je n’étais pas distraite et n’ais pas manqué de remarquer votre présence. Ne pensez-vous pas que je sois à même de réaliser plusieurs tâches simultanément ? Être concentrée, attentive à mon environnement, tout en étant à la recherche de la métamorphe et des semi-démons sur qui vous attendez d’en savoir davantage ? Pensez-vous que je délaye l’accomplissement de ce que je dois faire pour vous ? Il ne s’agit pas de paraître m’y consacrer à chaque instant, à chaque seconde, mais aussi de savoir placer ses pions intelligemment. Et de chercher, avec tous les moyens à ma disposition. Mais sans doute me jugez-vous pourvue de moyens ordinaires uniquement, et ma démarche, ma présence ici, doivent vous apparaître hasardeuses. »

Il ne pouvait après tout pas savoir que j’étais en mesure de déceler les flux surnaturels, de les associer à différentes espèces – que l’espèce me soit connue ou non, que leurs capacités soient variées ou non, il y avait une essence commune. Or, j’avais déjà ressenti des semi-démons à l’œuvre. Viendrais-je à le lui dire ? Nous verrions.

« Quant à cette métamorphe, une inconnue. Mais attrayante sous bien des points, et dont j’aimerai apprendre davantage. Sur qui j’aimerai être mieux renseignée. Elle est sans nul doute différente, bien qu’elle présente des similitudes avec les humains et les loups. Mais peut-être êtes-vous à même de m’en dire plus ? Ainsi, pourrais-je à vos yeux retourner plus rapidement à ma tâche, et vous semblez plus attentive à sa réussite. »

|HJ| J'ai considéré que les dons des vampires n'étaient pas connus ou recensés, mais s'ils doivent être recensés, dis moi.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Lun 21 Juil - 22:03

La vampire rit sans retenue. Elle pense peut être dominer les échanges ou peut être pas ; décider en tous cas si remise des couverts il y aura lieu ou pas, et quand et comment. Cette femme se fait une assez haute idée d'elle même, d'où d'ailleurs il y a sans doute une certaine explication de cette tendance à se protéger envers et contre tout, faisant fi de l'honneur et de la loyauté. Ces notions creuses pour cette femme n'ont pour corollaire que son appétit pour le pouvoir, ce que j'ai cru déceler la première fois et toutes les autres. Freyja Swayne ne m'a jamais conforté dans aucune attitude, mais elle ne m'a jamais non plus permis d'en repousser certaines parmi mes présomptions. Ses excuses ou en tous cas explications sonnent creuses. Parler pour ne rien dire est parfois nécessaire, j'en use parfois. Mais je n'aime absolument pas ça pour autant. Sa pudeur et son éducation de jeune fille ? A d'autres. L'ironie qu'elle utilisait si souvent ne pouvait pas se départir de cette cruelle vérité qui voulait que pudeur elle ne connaissait, et éducation elle reniait sans doute facilement, aussi aisément que moi même par ailleurs.


| Vous, timide ? Me serais je donc trompé de casting? |


Les gens timides m'indiffèrent et surtout, me sont bien souvent inutiles. Pour faire ce que je fais ou s'en approcher, il faut encore pouvoir apprécier la témérité et la fougue, qui sont rarement compatibles avec une retenue trop forte. De toute manière personne ne trompait personne, ce soir, à ce petit jeu que nous partagions. Me jauger était une activité de tous les instants pour elle, et ça l'était de même pour moi. Pas de pause pour les gens comme nous. Elle se maîtrise à la perfection par ailleurs. Cette femme se maîtrise même avec un homme sur elle, cherchant à lui donner du plaisir. Ce qui lui permet de survivre aussi longtemps, j'imagine. Je ne sais pas plus si elle connaissait ou non les métamorphes, mais je ne crois pas pour autant à sa défense. Elle a raison sur le fond, mais pas sur la forme.


| Me donneriez vous donc des moyens de vous comprendre autres qu'ordinaires ? J'en doute. Quant au reste, jouer sur plusieurs tableaux précipite toujours la chute. Concentrez vous sur un objectif à la fois, le principal. Le secondaire n'est jamais plus que ce qu'il n'est, et vous me semblez pourtant bien plus attachée à sa réalisation. |


Ouvrons la parenthèse. N'empêche, pour un russe bien peu éduqué et cultivé, je parlais vachement bien anglais maintenant. Des années à s'entraîner, à apprendre et à comprendre. Et le service de la Reine, qui ne souffre aucun défaut. Fermons la parenthèse. Elle se fait plus précise, la Swayne. Une métamorphe et non un. Attrayante sous bien des points. Chez elle, cela peut aussi bien vouloir dire qu'elle veut la vider de son sang, en jouir charnellement ou encore tout lui prendre de ses possessions.


| Peut être pourriez vous retourner immédiatement retourner à votre tâche et y être plus assidue sans mon intervention... Mais soit. Dites moi son nom et décrivez la moi, peut être cela m'évoquerait il quelque chose. |

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Mar 22 Juil - 22:19

Badenov conserve le silence, alors que j’accueille ses propos par un sarcasme non dissimulé. Je ne peux le prendre au sérieux, dans les siens, et ne crois pas à son envie de se faire prendre sur l’instant – ou peut-être veut-il juste asseoir un quelconque ascendant sur moi, en me faisant me déshabiller dans un tel lieu, à la vue de chaque potentiel passant. Mais je m’en désintéresse. Je ne prends pas cette requête au sérieux, ni comme un défi. Il s’agit tout au plus d’une mascarade. C’est ainsi que j’y réponds, et ainsi que je la considère. Cet échange n’aura pas plus d’attention de ma part que celle que j’accorderai à une information dépourvue d’intérêt, mais nécessaire à l’avancement de la conversation. Nous allions mettre cette source de raillerie de côté aussi vite qu’elle était venue à Badenov. Il ne faudrait guère plus de quelques secondes, pour que l’on n’en parle plus, c’était un fait avéré et établi.

« Peut-être m’a t’on indiqué le mauvais plateau, ou donné le mauvais rôle, qui sait. Doutez-vous que je puisse incarner la parfaite jeune fille de bonne famille, qui ne daignerait qu’accorder des regards à la dérobée, rougissant plus que de raison ? »

A raison, s’il en doutait. Ou du moins, si je l’incarnais, ce ne serait qu’un reliquat de celle que je fus, pour une bien courte période. Une personnification de ce que je ne suis plus, et n’ai que brièvement été. Un déguisement, visant à leurrer qui de droit. Un outil comme un autre, somme toute. Mais jouer l’ingénue avec Badenov ne m’apporterait rien. D’autant plus qu’il savait qu’il n’en était rien. Ou alors, il avait la mémoire plus courte que je ne le pensais. Mais j’en doutais très sincèrement.

« Que pourrais-je vous donner, pour me comprendre, si ce n’est ce temps en votre compagnie, et tout ce que vous pouvez en déduire ? Et vos moyens ne sont pas les miens – nous sommes bien différents, quoi que probablement proches sur certains points, mais nous avons chacun nos compétences, à ne pas s’y tromper. Laissons moi donc croire en les miennes, et en user convenablement. Je ne me prétendrais pas infaillible car vous n’êtes de toute évidence pas à même d’y croire, et qui ne doute pas de soi précipite son chemin vers sa tombe, mais je ne suis pas une novice. Les loups sont remplacés par une espèce plus vicieuse et plus secrète, mais qui ne manquera pas de se trahir tôt ou tard, ou de laisser une trace – peut-être infime, indécelable pour qui n’y prête pas attention, mais bel et bien là. Et je la trouverai. Je laissais le silence s’installer, un instant. Une minute, ou peut-être bien deux. Joli retour de ce que je vous avais dit sur Guillemaud. Mais ne vous méprenez : je n’occulte pas ma mission première, et n’en suis pas distraite. J’attends que ma stratégie paye – et croyez moi, elle est en bon chemin pour cela. D’ici peu, vous aurez de quoi vous mettre sous la dent. Il n’est pas bon de se disperser, mais il faut aussi savoir se reculer, quand nécessaire. Je n’oublie pas, je ne m’affranchis pas de ma tâche, mais j’utilise à bon escient une attente indispensable. Considérez cela comme vous le souhaitez. »

Me jugerait-il indigne de confiance, incapable de lui rapporter la moindre information quant à sa requête ? Peu importait. Il aurait sous peu les preuves de ce que j’étais en mesure de faire. Je ne résistais pas à surenchérir sur l’image mensongère que j’avais tenté de donner précédemment, malgré tout. « Pour mieux la mener à bien, cependant, la jeune fille de bonne famille que je suis se voit contrainte d’investir un revenu familial, qui doit revenir à mon aîné, et sur lequel je n’ai aucune prétention – laisseriez-vous ce pauvre enfant être ainsi spolié ? »

Ironie, à nouveau. Il savait que j’étais seule maintenant, et cela ne changerait pas. Et si tel devait être le cas, je n’étais pas sans revenu, et l’investissement financier que j’effectuais réellement pour cette mission était une bagatelle. Ma demande n’était pas sérieuse, de toute évidence. Je me reconcentrais sur lui, alors qu’il était prêt à me rencarder sur la métamorphe que je cherchais, pourvu que je me consacre à ma tâche ainsi. Je plaquais un nouveau sourire sur mon visage – à ses ordres. « Son nom m’est inconnu, mais elle a un physique atypique. Rousse, altière, plutôt grande, élancée. C’est quelqu’un d’intrépide, de fier et d’incroyablement rapide, discret même. Qui ne succombe pas à la frayeur, face à l’adversité. Une allure libérée, et un esprit libre, peut-être. » Que pouvais-je ajouter ? Je ne la connaissais après tout pas.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Mer 23 Juil - 13:37

La vampire reste bien droit dans ses chaussures et ne se laisse pas démonter. Ca tombe bien, ce n'est pas non plus mon cas. Si elle se laisse dissiper au moins semble t'elle à même de gérer une conversation plus difficile, moins agréable que celle de la dernière fois. Ici, il s'agit de choses purement professionnelles où le plaisir n'a pas la plus petite place. Je ne souris pas plus à sa dérobade, lorqu'elle évoque son rôle. Si je la crois tout à fait capable d'en jouer un large panel, je suis à peu près convaincu que l'ingénue n'en fait pas partie. Elle est tout simplement trop dominatrice pour ça ; il faudrait sans doute d'incroyables extrêmités pour l'amener à ce résultat dont je ne saurais que faire d'ailleurs. Je n'ai pas besoin de timides ni d'introvertis, j'ai besoin d'agents efficaces qui sont à même de mener rapidement et efficacement des actions. Dommage que Swayne n'ai pas d'entraînement militaire, peut être serait elle plus sensible aux nouvelles tâches qui sont les siennes. Je hausse les épaules.


| Cessez donc ; vous n'avez rien de la petite vierge éffarouchée, comme vous me l'avez prouvé la dernière fois que nous nous sommes vus. |


Voilà qui tranche ce pseudo débat, qui est une fois encore ce que je pourrais appeler des paroles en trop. La vampire me dit ensuite que la meilleure manière de la comprendre est de passer du temps avec elle pour mieux m'acclimater à son mode de pensée, à sa manière de faire. Je ne suis pas contre dans l'absolu, mais je n'ai pas vraiment le loisir de passer du temps ainsi. En tous cas, pas pour le moment. L'instant est trop pressant pour faire ça. Lorsqu'elle me parle d'infaillibilité, je ne peux qu'aquiescer à son constat en tous points. Je ne suis pas moi même éloigné de toutes formes de reproches ; j'ai parfaitement conscience que c'est ma faute si Krystel et les autres dirigeants vampires se sont fait attaquer par des survivants sanguinistes ; j'ai fait le mauvais calcul de croire que les rescapés des purges conduites se cacheraient dans des trous de souris plutôt que de se suicider en attaquant de front. Somme toute, la logique suit bien le fanatisme de ces gens et ils nous ont épargné un long travail de traque, mais le danger était inutilement provoqué. Je haussais les épaules.


| je ne souhaite rien sinon votre réussite, Freyja. Nous espérons tous les deux, j'en suis sûr, que vous avoir épargné n'était pas un rendez vous manqué avec le destin. J'attends donc, vous laisse un peu de mou pour vous laisser accomplir votre mission. Sachez simplement que je suis exigeant aussi bien sur le fond que sur la forme de vos accomplissements. |


Menaces comme d'habitude, mais je considérais surtout celles ci comme une nécessaire remise à plat de ce qui allait se passer dans les jours et/ou les semaines à venir. Bien sûr, je ne faisais aucune confiance en la vampire, sauf pour ce qu'il s'agissait de sa survie. Je ne pouvais qu'espérer qu'elle ai fait le même calcul que moi, le plus efficient, c'est à dire qu'elle ferait mieux de produire des résultats assez rapidement. Je l'écoutais alors que la belle me racontait sa rencontre avec une métamorphe. Je ne montrais pas à quel point j'étais frappé de la coïncidence. Je réfléchissais à toute vitesse alors qu'elle finissait sa description. Que pouvais je lui dire ? Tout, car cela ne me mettrait pas en danger.


| Je sais de qui vous parlez. Elle se fait appeler Sarah, mais je suis sûr que ce n'est pas son vrai nom. Rousse, yeux vifs et corps svelte.Ca ne doit pas courir les rues. Elle a combattu auprès des lycanthropes pendant les Années Sanglantes. J'ai mené un jour une attaque à l'aide d'une compagnie de mes troupes ; nous avons pris et massacré toute une foule de jeunes mordus, réquisitionnés par la Meute. Elle en fait partie, mais en a réchappé alors que tous ses amis sont morts. Je crois qu'elle veut ma tête ; elle est du genre revancharde. Cela doit vous paraître tout à fait normal, me connaissant mieux que beaucoup. Pourquoi voulez vous la retrouver, au juste?

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Jeu 24 Juil - 15:03

« Je commençais à craindre que vous n’ayez perdu la mémoire. Mais être une chose, et feindre en être une est une autre chose. Mais vous avez raison, ce n’est pas une facette que l’on associerait à moi. »

C’est un fait indéniable, et il n’est pas en notre intérêt de nous appesantir sur des faux semblants. Sans avoir une grande connaissance l’un de l’autre, le temps où l’on se jauge pour se faire une première opinion n’est plus. Sans nous exposer complètement, nous avons acquis une meilleure compréhension mutuelle, et notre but est peut-être de l’accroitre encore davantage. Je ne peux en tout cas rien lui offrir de plus, que ne pas fuir sa compagnie, et être moins sur la réserve, malgré mes difficultés à agir ainsi. Je ne serai pas là, encore vivante, si sitôt une alliance passée, je revenais sur toute ma réserve, et m’offrais en pâture à celui qui fait mon ennemi quelques instants auparavant. Ce sont les seuls moyens à sa disposition pour tenter de percer le secret – si tant est que c’en soit un – de celle que je suis. Ce ne sera de toute façon pas un résultat qui arriverait instantanément. Si l’on devait rester alliés, car nous l’étions peut-être réellement au final, ce qui expliquait que je ne sois que peu sur mes gardes, cette compréhension s’accentuerait. Serait peut-être bénéfique. Peu importait, nous ne pouvions pas voir dans le futur, et il me semblait peu probable que nous soyons subitement dotés d’un tel don. C’est tout ce qui faisait que nous étions faillibles. Nos décisions pouvaient nous mener à notre perte. Peut-être n’aurais-je pas dû dévoiler à la main de la reine l’existence des Sanguinistes, et peut-être serait-il plus avisé en l’instant de partir et de ne pas poursuivre cet entretien impromptu. Pourtant, je ne doutais pas d’avoir agi de manière avisée jusqu’à présent, dans la mesure du possible. Malgré les probabilités d’erreur.

« Dans ce cas, ne remettez pas en cause mon attitude, et attendez de voir si elle paye ou non. Il sera temps si ce n’est pas le cas, d’agir selon vos exigences, si elles ne sont pas atteintes, et de revenir sur votre décision de m’épargner. Je ne suis pas dupe, et il me semble évident que ma survie n’est pas un acquis, mais si vous ne vous estimez pas à même de me croire pour remplir cette mission, peut-être devez-vous donc y mettre fin. Ne voyez pas là une bravade, mais une simple constatation. Vous semble-t-il si évident de débusquer les semi démons ? Ils sont sur leurs gardes – notre espèce n’est pas déclarée ennemie publique numéro un, sans faire attention à ses faits et gestes. Ils sont peut-être imprévisibles et de réelles têtes brûlées, mais ils doivent aussi avoir des têtes pensantes. Notre ignorance de ce qu’ils sont est leur salvation, ils doivent l’avoir compris et tenter de la préserver. »

Peut-être présumais-je à tort de leur capacité à raisonner, mais il me semblait de toute évidence que les surestimer valait mieux que les sous-estimer, même si ne pas agir dans les extrêmes serait mieux. Je ne prenais pas ses menaces à la légère, pas plus que je ne doutais de ses capacités à mettre fin à mes jours si cela devenait nécessaire. Je me concentrais sur ses propos, alors qu’il répondait à mes interrogations sur la métamorphe que j’avais rencontrée de façon impromptue. Je restais impassible, mais j’étais malgré tout désireuse d’en apprendre davantage sur eux. Je savais déjà que c’était une espèce à part, et c’était plus que ce que j’avais su auparavant. Aussi, je ne l’interrompais pas.

« Oui, cela correspond bien à la personne que j’ai rencontrée. Elle se trouvait en mauvaise posture, assaillie par des humains visiblement charmés par ses formes et son apparence plaisante. Elle n’a pas demandé son reste et s’est enfuie sitôt ses ennemis mis en déroute, mais elle n’avait manifesté aucune peur. Je souhaitais découvrir davantage son espèce, et ce qui pouvait justifier une telle confiance de sa part. »

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Jeu 24 Juil - 23:57

Je souris franchement aux paroles de la vampire, le regard se faisant plus complice et moins neutre que précédemment. Moins... professionnel. Nous avions voulu coucher ensemble, ce n'était pas seulement pour un plaisir immédiat. Il y avait autre chose que nous voulions tous deux. Créer une passerelle, une espèce de connexion. Une facilité dirons nous plutôt


| Perdre la mémoire ? Croyez vous vraiment que je suis le genre d'homme à oublier ce genre de choses ? Croyez le ou non, mais ce n'est pas le cas. Toujours, vous me croyez vous me croyez pas... Mais faire cela comme nous l'avons fait était inédit, pour moi. Mais je suspecte que ça ne l'était pas pour vous. |


Bref. Nous avions déjà bien emplis notre conversation de digressions inutiles, ou en tous cas peu nécessaires au vu de ce que nous venions à aborder comme sujet. Je lâchais du lest à la vampire, tout en conservant un maximum de contrôle sur ce qu'elle faisait et ce qu'elle allait faire. J'attendais de voir quelle serait sa réaction, mais je me doutais déjà du fait que la mainmise que j'affichais sur sa vie et sur ses desseins n'allait pas lui plaire des masses. Devin ? Non. Mais quand on couche avec quelqu'un, qu'on le veuille ou non on se dévoile au moins un minimum. Rares sont les personnes à rester de totales inconnues pour d'autres quand du plaisir était partagé, quand on se mettait à nu. Je ne parlais pas de confidence, mais l'alchimie sexuelle entre deux personnes, même ténue, permet de comprendre certaines choses. Ce qui m'incitait paradoxalement à cacher d'autres informations à Freyja sur les semis démons.


| Ravi de voir que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Ils se cachent oui. Mais ils ne sont pas si compliqués à trouver malgré tout ; ils ne demandent que plus de publicité en ce moment. Ils sentent le pouvoir, la puissance. Ils veulent l'un comme l'autre. Il y a des opportunités à saisir. |


La vampire m'écoute religieusement, avide d'informations même si elle s'en cache très bien. Elle n'est pas novice en la matière... Freyja me confirme par ailleurs que nous avons bien rencontré la même métamorphe. Je souris en constatant que la rouquine ne se lasse pas de se mettre en danger. Elle est trop jolie pour son propre bien ; ce qui aurait pu la perdre dans notre précédente rencontre d'ailleurs. Je haussais les épaules.


| Rien ne justifie cette confiance. Pour aucune espèce. Ni la vôtre ni la mienne ni la sienne. Elle peut se transformer en chaque créature déjà observée, mais en règle générale ses transformations se limitent à un nombre de formes très limités. Rares sont les métamorphes à avoir rencontré des créatures très dangereuses, à maîtriser cette transformation et plus encore, à maîtriser cette forme animale. Ils sont dangereux pour autant. Peut être l'un d'entre eux est sous la forme d'une mouche et nous écoute, rapporte tout ce que je dis et ce que je crois cacher. Peut être nous a t'il vus dans votre... précédent appartement. |


Une prison, bien sûr. Mais je m'en fichais.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Dim 27 Juil - 23:50

Son sourire me surprend. Ne me déstabilise pas vraiment, mais m'étonne. Il fait preuve de moins de réserve qu'auparavant, ou peut-être est-ce une illusion, mais j'en doutais. Surement était-ce mon cas aussi, au final. Plus de connivence et de potentielle entente. C'était une nécessité, peut-être. Un effet de tous nos actes.

« Croyez-vous que je sois le genre de femmes à n'exprimer que ce que je pense ou à exprimer la stricte vérité en toute occasion ? Non, je n'envisage pas réellement que vous ayez oublié, je songe au contraire que vous avez en tête chaque instant de nos entretiens, pour peu qu'ils aient de l'importance. Et cela n'était pas anodin. Et quoi que vous en pensiez, que vous le croyiez ou non, ce n'était pas une habitude pour moi. Du moins pas avec quelqu'un à même d'en tirer un bénéfice et de ne pas se laisser manipuler, comme vous l'avez. Mais est-ce d'une quelconque importance, maintenant que c'est fait ? »

Nullement. Pas l'acte en lui-même, en tout cas. Mais peu importait, ma présence en ces lieux n'était pas dans l'optique d'une réminiscence de cet échange éphémère entre l'humain et moi, ni même dans le but d'en faire une rétrospective.

« Mais cette publicité n'est précédée d'aucune trace - si elle est similaire à leur éclat au centre commercial récemment. Vous savez comme moi que je n'étais guère présente, alors que je combattais les sanguinistes restant. En revanche, quel meilleur moyen que d'infiltrer un espion au sein même de ce groupe ? Peut-être suis-je inconsciente de vous dévoiler avoir connaissance de certains des leurs isolés, peut-être cela m'expose-t-il à votre courroux de n'avoir dévoilé ma connaissance de ce semi-démon auparavant, mais vous ne pouvez que juger de ma bonne volonté. Si une meilleure solution vous apparait, vous avez toute mon attention. »

Je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il avance quelle qu’autre façon de faire. Je ne le souhaitais pas, et ne le pensais pas à même d’agir ainsi. Il s’agissait d’une tâche qu’il m’avait confiée, et c’était à moi de la mener à bien, ni plus ni moins. Je n’apprécierais pas, au fond, qu’il tente de me guider dans le droit chemin pour sa bonne exécution, comme s’il s’adressait à une novice incapable de faire ce qui était nécessaire et de réussir. Je n’en disais rien pour autant. Mon orgueil n’était pas chose que je masquais, et il devait savoir que je n’accordais que peu voire pas d’importance à des directives précises comme cela.

Je mettais malgré tout tout cela de côté, attentive à ses réponses à mes questions. Je ne connaissais après tout rien sur ces métamorphes. Cela n’était pas pour me plaire, par ailleurs, alors tout ce qu’il pourrait m’apprendre serait bon à prendre. Il semblait disposé à répondre à mes questions – à moi de saisir cette opportunité.

« Une telle confiance vient certainement à tort, mais pas de nulle part. Si ce que vous dites est avéré pour tous ceux de son espèce, ils ont un moyen extrêmement précieux de se sortir de bien des situations. Qui irait suspecter un insecte aussi insignifiant qu’une mouche, et encore plus envisager être espionné par elle ?

Mais si j’en crois vos propos, ils sont instables, quant à leur… don ? pouvoir ? Comment avez-vous appris tout cela ? Et dans quelle mesure sont-ils différents les uns des autres ? Et pourquoi cette saveur particulière et envoutante ?

Et si l’un d’entre eux nous avait réellement espionné précédemment, ou était actuellement en train de le faire, n’y aurait-il aucun moyen de le faire ?
»

Etais-je en mesure de ressentir quoi que ce soit, s’ils se transformaient ? C’était le cas, de la part des loups. Peut-être était-ce de même pour eux. Mais si oui, pouvais-je déceler quoi que ce soit, s’ils l’étaient déjà ? Surement pas.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Ven 15 Aoû - 0:20

Drôle de conversation, et drôle de rencontre également. Freyja Swayne n'est pas une habituée des demies mesures, de cela je suis certain. Elle est une vampire qui n'est pas si ancienne que cela finalement, mais avec elle j'ai toujours le plus grand mal à deviner ses intentions. Je ne sais tout simplement pas ce qu'elle a derrière la tête. J'ai des pistes bien sûr ; je ne suis pas un jean foutre. Pour autant, elle avance masquée, et du diable si je découvrirais un jour si elle était vraimentt venue à ma rencontre ce soir ou si le sort avait décidé de déjouer des probabilités aussi absurdes que celles d'une rencontre dans une ville qui n'était pas vraiment la nôtre. Si on partait du principe que la jolie blonde avait pour domicile principal Glasgow, ce qui était une absurdité. Avant de réfléchir, au moins devais je me saisir des outils pertinents pour le faire. Peut être était ce bien plus probable et normal qu'elle se trouve ici plutôt que moi. Ca, je n'en savais rien. Je ne devais pas porter sur des conclusions hâtives, et toujours se préparer au pire. Partons du principe, de manière définitive, que Swayne savait où je serais à cet instant précis. Peu importe la manière, qui n'est pas importante pour le moment. Ce qui importe vraiment, c'est l'intention qu'il y a derrière. Dévier la conversation sur les métamorphes peut paraître anodin, mais ça ne l'était pas. La vampire essayait de gagner des informations auxquelles elle n'avait pas elle même accès. Elle était en demande, même si elle avait fait passer ceci sous l'image d'une conversation au coin d'une rue. Ou elle saisissait l'opportunité, ou elle l'avait prévu. Peu importe au fond. Elle n'était pas là pour moi mais pour mes informations ; ce qu'un imbécile pourrait comprendre mais que je devais garder en permanence à l'esprit.


| On dit de moi depuis dix ans que je suis fou. Fou furieux, fou tout court, tout ce que vous voulez. Mais je ne le suis pas au point de croire que le passé n'a aucune importance « maintenant que c'est fait », et je suis sûr que vous ne pourriez sincérement le soutenir non plus. Mais effectivement, passons. |


D'autres priorités pour la soirée ; ce n'était pas parce que le passé avait son importance qu'il fallait en oublier l'essentiel de l'instant présent. Les métamorphes. Les semi démons. Ce qu'elle voulait savoir, et ce que je voulais bien lui donner. Je me demandais si ses paroles ensuite faisaient mention de mon incapacité à avoir éradiqué l'ensemble de ses anciens cultistes. Je savais que jamais elle n'oserait me reprocher quoi que ce soit directement ; sa position ne le permettait tout simplement pas. Pourtant, je savais que ses propos étaient bourrés de doubles sens. Je savais néanmoins que la solution qu'elle présentait était un raccourcis agréable auquel j'avais déjà pensé. Ce que je voulais savoir maintenant, c'était si elle n'allait pas utiliser cette position... Bien sûr qu'elle le ferait. A moi de la garder dans les clous.


| Vous avez la réponse à votre propre question ; il n'y a pas de meilleur moyen. Et nous savons tous deux à quel point vous êtes douée pour atteindre le noyau d'une organisation et la modeler à votre avantage... Je ne suis pas plus étonné que vous connaissiez des semis démons ; j'en connais moi même, au hasard de mon travail, et d'avant ça encore. |


Je n'avais pas oublié cette étudiante qui m'avait sauté dessus dans un bar, alors que j'étais ivre voici près de dix ans. Pandore. Je me souvenais de ce drôle de prénom... Pour retrouver la même jeune femme, devenue femme tout court d'ailleurs avec le temps, à la une des journaux. Pandore Lasalle. Un de mes errements de nuit d'ivresse, voici bien longtemps. A l'époque, j'étais en train de mourir de mes excès d'alcool, de femmes et de carnages. Avant que le sang et que Krystel ne me ramènent vers un nouveau monde. Et Maryana Watheerey, peu avant cela. Autant ivre que moi. Plus même ; j'avais encore suffisamment en tête ma propre déchéance et mon désespoir le plus profond, ce qui m'avait fait repousser ses avances. Superbe femme, pourtant, mais j'y avais décelé le même genre de folie que chez moi, ce qui m'avait poussé à consommer des spiritueux plutôt qu'une énième relation éphémère. Tant de chassés croisés... Le hasard ou le destin, peu importe. Quant au reste, je sélectionnais les questions auxquelles j'allais apporter une réponse


| Vous le sentiriez, je pense, si l'un d'entre eux nous espionnait. Quant au reste, je ne pense pas avoir de réponse. Heureusement, leur caractère est souvent aussi erratique que leur apparence ; nombreux sont ceux à rester solitaires. Et nombreux aussi à finir entre les crocs de vos congénères. Le danger est que certains rejoignent depuis les Années Sanglantes la cause des loups garous. La guerre les a tous décimés, mais ils sont désormais résilients et bien informés. Un ennemi uni à ne pas mésestimer. |

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Dim 17 Aoû - 21:50

Nos échanges pouvaient probablement se voir affublés d’un grand nombre de qualificatifs. Par nous, par un observateur extérieur que nous n’avions pas, ni en l’instant, ni jamais. Ou très rarement. Mais ils étaient tout sauf conventionnels. Qu’il soit le fruit du hasard, ou un choix de l’un de nous. Peut-être pouvaient-ils être qualifiés d’imprévisibles, à vrai dire. Mais que pouvions-nous y faire ? Qu’importait le désir que j’en avais, jamais je n’aurai la main mise sur une conversation avec Badenov. La guerre qui nous opposait aussi surement qu’elle faisait parfois de nous des alliés, comme en cet instant supposais-je, ne serait jamais réellement gagnée ou perdue. Des batailles le seraient, des territoires conquis, mais nul ne prendrait le pas sur l’autre – à moins de précipiter la mort de l’un ou l’autre. Ce serait là la seule victoire définitive que nous pourrions atteindre. Et je ne souhaitais ni l’un ni l’autre – il m’était plus utile vivant, aussi sûrement que la réciproque devait être vraie à ses yeux. Si elle ne l’était pas, je ne serai d’ors et déjà plus là. Trente six pieds sous terre, et pas comme dans les mythes nous prêtant de dormir dans un cercueil pour fuir la lumière du soleil. Mais ce n’était pas là l’important, cela n’avait même pas lieu d’être en l’instant. Le soleil ne se lèverait pas avant un long moment, et je doutais que cette conversation ne dérive en un combat aussi inutile qu’il serait désastreux. Je laissais échapper un rire sarcastique en l’entendant, qui se prolongea en un sourire tout aussi sarcastique. Peut-être étais-je, moi, suffisamment folle au point d’occulter ce passé, d’occulter le passé de manière générale, proche ou moins proche.

« Êtes-vous sûr que cette insanité ne m’atteigne pas, en revanche ? Après tout, ne vous ais-je pas dévoilé mon identité, lorsque j’étais humaine, comme si j’allumais le brasier de tout ce passé ? Ne vous ais-je pas vendu mon créateur et sa progéniture, pour l’alimenter ? Ne vous ais-je pas donné en pâture les sanguinistes, une trace encore plus probante d’un passé dont je fais fi, pour empêcher le feu de s’éteindre ? Peut-être suis-je suffisamment folle ou dépourvue d’intelligence, au point de négliger et mépriser le passé ? »

Des demi-vérités, dont je n’étais pas moi-même convaincue. Avancer le vrai, noyé dans le faux. Comme toujours. Il était perspicace, ou du moins le considérais-je comme tel, il saurait isoler le vrai du faux. Ou se méfier suffisamment pour ne pas prendre mes mots pour argent comptant. Si l’un de nous se laissait aller à un tel travers, de toute façon, cela signifierait notre fin. Notre trépas serait plus proche qu’il ne l’avait jamais été, parce que nous ne prendrions pas un risque sciemment – nous faillirons à notre prudence, et commettrions un impair. Il est bien plus dangereux de foncer inconsciemment vers le danger, de sous estimer ou surestimer les choses, que de décider d’affronter le danger et ses conséquences. Pour autant, je n’ignorais nullement ce passé commun que nous avions lui et moi. Mon attitude évoluait et se basait sur ce que tout cela m’apprenait. L’ignorer et me comporter comme face à celui qui, avec un peu de persévérance, aurait pu percer le secret des sanguinistes sans aucune aide, et en faisant abstraction de tout le reste aurait été purement idiot. Et faire abstraction des outils que j’avais. Mais je ne lui confirmerai en rien ce qu’il disait. Parce que le sujet était clôt, et qu’il n’avait qu’à se forger sa propre opinion que de la considération que j’y apportais – opinion qu’il avait déjà, d’après ses propos.

« Et quel intérêt avez-vous donc à ne pas traquer ces semi démons ? Ou est-ce que leur couverture, et leurs pouvoirs pour la maintenir, peut-être, est impénétrable ? Peut-être devriez-vous, dans ce cas, me dire ce que vous en savez ? Nulle information n’est à négliger. Je vous crois, lorsque vous affirmez souhaiter ma réussite – elle vous servirait davantage que mon échec. Si tel n’était pas le cas, vous n’auriez pas œuvré pour ma survie. Mais si vous la souhaitez, alors pourquoi ne pas me donner les éléments nécessaires ? Je pourrais juger de la pertinence d’avoir entre mes mains les informations dont vous disposez, et la manière de les utiliser. Et vous savez que si vous jugez certaines de ces informations trop sensibles, vous pourrez les garder. Que je décèle ou non votre mensonge, dès lors. Je ne peux vous forcer à rien, simplement émettre la requête que vous partagiez vos connaissances. »

Je ne laissais pas échapper le rire sans joie qui me démangeait – il pourrait me cacher tout ce qu’il voulait, et il le savait. Je ne pouvais le contraindre, ou ne me risquerais jamais à essayer. Les circonstances seraient probablement nombreuses, désastreuses et déplaisantes, et pas concluantes qui plus est. Je conservais le silence, après avoir exposé les questions auxquelles j’attendais une réponse. Celles qui pourraient me faciliter la compréhension et la découverte de cette espèce. Comment considérait-il la méconnaissance que j’en avais, et mon désir d’en savoir plus ? Quel était l’intérêt de préserver l’existence de cette espèce, par ailleurs ? S’il connaissait ces métamorphes, alors la Reine aussi – et le secret de son existence était donc un choix volontaire. Mais pourquoi ? Pouvais-je le questionner, à ce sujet ? Surement pas aussi directement.

« N’avez-vous pas de réponse, ou ne souhaitez-vous pas me les communiquer ? Vous savez aussi bien que moi que ma situation ne me permettrait pas de négocier l’obtention de ces réponses. Mais je ne suis pas stupide, et vous non plus – vous en savez surement plus que vous ne voulez bien le dire. Après tout, l’existence de ces métamorphes est inconnue de tous, et si vous le savez, je suspecte la Reine de le savoir. Pourquoi donc, alors, me confirmer leur existence ? Pourquoi ne pas me dire que tous sont morts, définitivement, au lieu de m’indiquer qu’ils ont rejoint les loups-garous ? Peut-être avais-je rencontré cette jeune femme au cours des années sanglantes. Peut-être pouvais-je me résigner à ce qu’elle soit morte. Quel est donc le mot d’ordre, quand à ma connaissance de leur existence ? Cela peut être un moyen de plus de contrôler que je ne vais pas à l’encontre de la Reine, mais je ne peux penser que votre seul dessein soit celui-ci, à me répondre ainsi. »

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Lun 25 Aoû - 21:52

Ou s'arrêtent la coopération libre de toute contrainte, et l'entrave née du mensonge? Je devais méditer là dessus, et je pense que Freyja Swayne devrait également se poser la question. Nous avions beaucoup de postures et de faux semblants qui, somme toute, pouvaient nous porter préjudice. C'est ce que je déduisais maintenant de son petit jeu pour m'amener à lui apporter les réponses qu'elle désirait, et c'était également ce que je déduisais de ma propre composition pour lui répondre. Peu de prise de risques, un contrôle forcené qui aboutit à une relation approximative, où personne n'a la plus petite idée d'où commencent et s'arrêtent mensonges et vérités. C'était quelque chose de bien particulier... Dont nous ne pouvions nous passer à nos débuts, mais qui nous feraient professionnellement le plus grand bien maintenant. Comment pouvions nous pour autant surmonter le manque évident de confiance que nous nourrissions dans cette relation étrange? Coucher ensemble n'avait jamais qu'aider à exacerber ces méfiances, tant la retenue avait été importante. Difficile pour nous de basculer. Je prenais conscience que je devais lui lâcher du lest en contrôlant moins l'information que ses relations, et elle même devait essayer de cesser de me manipuler de la sorte. Rien n'était aisé, quoiqu'il arrive. Les méandres de la discussion telle que la menait Freyja Swayne commençaient à me filer un sacré mal de crâne. Je n'aurais su dire pourquoi. Ou plutôt si. Le manque évident de patience, bien sûr. Ce soir n'était pas un bon soir. Comme dans le temps. Frustrant; je comprenais ce que je devais dire ou faire, tout en en étant incapable. Tout le monde a ses limites, sans doute. Et celles ci ont tendance à ne jamais rejaillir au meilleur moment.


| Est ce que c'est vraiment important, au fond? Partons du principe que nous ne parviendrons pas à nous convaincre mutuellement de quoi que ce soit, cela nous fera gagner pas mal de temps. |


Et de salive. Je ne marchais pas seul dans le noir, dans ce coin là de la ville, pour discuter le bout de gras. Je savais, entre autres choses, que Swayne était friande de conversations et de compagnie. J'étais en général plutôt avare de mots, d'expressions et de secrets. Deux personnes bien différentes, qui usaient parfois des mêmes armes. Mais la ressemblance s'arrêtait là. Ou se prolongeait. Nous étions si changeants, qu'il était sans doute difficile de ne pas en perdre son propre latin. Et voilà qu'elle questionne, encore et encore. Les semi démons. Partager mes connaissances dans le cas présent ne sert à rien d'autre sinon à dévoiler mes cartes. Ce que je refuse, bien évidemment.


| Rien n'est jamais impénétrable. Pourtant, je n'ai rien de plus à vous dire que la documentation officielle et officieuse que vous seriez susceptible de rassembler. J'ai mes raisons pour agir comme je le fais. Des raisons qu'un sous officier de l'armée royale n'a pas à connaître. Je vous ai dit tout ce que j'avais besoin de vous dire. Pour le reste, tournez en boucle dans votre esprit les images officielles du St James et avant ça, de toutes les apparitions répertoriées de semi démons. Je ne peux pas vous aider plus que ça. Ce que je connais personnellement de certains de cette espèce n'aiderait en rien. |


Emettre la requête. La vampire sait très bien la place à laquelle je la cantonne, mais elle a conscience également de l'avantage que lui procure ce besoin que j'ai de ses services. Elle requiert certaines choses, qu'elle habille de la vertu de l'efficacité pour mieux me le faire avaler. Et la voilà qui me taraude encore de sa curiosité. Semis démons, métamorphes. Tout s'embrouillait dans mon esprit, se mêlait aux espoirs d'une vie jamais vécue, mais perdue malgré tout.


| Je ne vous ai donné aucun ordre, aucune directive à ce sujet. |


Test, à nouveau. Il n'y a pas de mauvaises réponses, que des manières de répondre.


| Racontez ce que vous voulez à qui vous le voulez. Vous êtes intelligente, vous comprendrez les conséquences de telle ou telle parole. Vous comprendrez aussi que si vous avez accès à certaines informations, c'est du fait de votre position. Mais vous n'en saurez pas plus que nécessaire, et vous en savez déjà bien assez. |

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Dim 31 Aoû - 22:58

Partir du principe que ni l’un ni l’autre ne pouvait convaincre l’autre ? C’était peut-être la meilleure solution oui. Un compromis comme un autre, mais pas un compromis que je l’aurai cru à même d’amener. Mais qu’importait ? Il avait raison, de toute évidence. Je devais lâcher du lest, et ne pas réagir agressivement à cette rencontre impromptue qui me prenait au dépourvu. Oh, mon agressivité n’était pas immédiate, pas visible, mais elle se dévoilait dans la manière que j’avais de me replier dans mes tranchées. Ce qui parfois pouvait être bénéfique, mais des fois aussi néfaste. Les inconvénients n’étaient jamais bien loin des avantages. J’acquiesçais, sans rien dire. Sa phrase sonnait le glas du jeu qui nous opposait, si l’on pouvait le définir ainsi. Je ne comptais pas éprouver les limites de l’homme, quand bien même je me leurrais peut-être sur ce que je qualifiais d’impatience. Il pouvait être sujet à un nombre incalculable de sentiments, qui justifieraient de ne pas s’appesantir sur de telles futilités. Mais je n’en saurai visiblement pas davantage. Il fallait aussi savoir quand ne pas insister, et c’était ce que je comptais en l’instant faire.

Je n’avais de toute façon pas réellement le choix. Ou du moins pas d’autres choix que d’aller dans son sens, ou mettre fin à cette rencontre impromptue. Je ne savais pas quelle option était la meilleure. Plus que je ne le reconnaîtrai, j’étais quelque peu prise au dépourvu. Soit. Je devais essayer d’en tirer le meilleur, malgré tout. Il semblait malgré tout peu enclin à aller dans mon sens, ou à réellement me donner les clés dont j’aurai besoin. Volontairement, ou parce qu’il était dépourvu des dites clés ? Je ne pouvais répondre à cela. Et cela m’énervait, quoi que je garde mon calme. Un observateur attentif aurait pu éventuellement déceler un éclat de contrariété sur mon visage, et encore. Il était trop subtil et partirait bien vite.

« Fort bien, dès que je regagnerai mes appartements, je m’attèlerai au visionnage de ce qui peut nous parvenir, du St James Center. Et à joindre mes contacts, pour avoir le plus d’informations indisponibles autrement. »

J’étais en quelque sorte fermée. Nullement vexée, j’avais appris bien mieux que de me vexer alors que l’on me refusait une demande effectuée. Contourner le refus ou l’accepter sans discuter constituaient, de toute façon, mes seules options. Faire un caprice n’apportait rien, pas lorsque l’on était confronté à un homme doté de réflexion et d’intelligence. Et il y avait bien longtemps que les hommes n’étaient plus stupides et à même de céder à la contrariété d’une femme, ou à ses jérémiades incessantes. Plus autant que dans un passé pas si lointain pour moi mais qui semblait à des millénaires pour les humains qui parcouraient cette terre.

Je contenais la surprise qui m’habitait, à l’entendre si… morne. Non pas contrôlé, comme habituellement, mais morne. Ou peut-être était-ce mon esprit qui me jouait des tours, Peut-être était-ce son ton si laconique qui m’induisait en erreur. Ou peut-être était-ce ma propre errance, qui avait cet effet sur moi. Je haussais les épaules, reliquat d’une habitude passée qui, comme beaucoup, ne servait à rien. « Si vous ne m’en avez pas donné, et je n’impliquais pas que ce fut le cas, peut-être souhaitiez-vous m’en donner. Ce n’est, de toute évidence, pas le cas, aussi m’appuierais-je sur mon bon sens, quant à cette information. Si la Reine n’en a pas fait état lors du débat organisé concernant les vidéos d’un humain se transformant en cheval, affirmant l’inverse, je suppose que ça n’est pas sans raison. Aussi me contenterais-je de cela, ni plus ni moins. Je n’ai guère le choix, dans tous les cas. »

Quel intérêt aurais-je, de toute façon, à dévoiler l’existence de cette espèce à qui que ce soit ? Ma survie était encore précaire, je ne pouvais me leurrer à ce sujet, et parler à tort et à travers de ce que je connaissais ne contribuerait qu’à la fragiliser encore plus. Je reculais de quelques pas, m’adossant à un mur non loin dans ce coin sordide où nous nous trouvions. Je dévisageais Badenov, à la limite de l’insolence, sans vraiment d’affront, laissant passer dans mon regard que j’étais à sa disposition si nécessaire, ou prête à continuer mon chemin et disparaître dans l’obscurité, le cas échéant.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Mer 3 Sep - 18:13

Je savais qu'à propos de mon idée d'assumer pleinement qu'on ne saurait pas se faire confiance ni converger vers le même système de pensée, Swayne serait probablement d'accord. Une fois n'est pas coutume. Je suis plutôt mauvais joueur sur ce coup là, puisque je lui propose une trêve en ne lui accordant pas un centième de la confiance que je laisserais à n'importe lequel de mes autres exécutants. Cependant, je ne peux pas aller contre cet instinct qui me pousse à me défier de cette vampire. Elle a trahi son créateur et sa lignée aussi honnis fussent ils pour sauver sa propre peau, et je ne peux pas agréer à ce genre de comportement déloyal et trompeur. Je ne peux que l'utiliser, mais pas y adhérer. Swayne ne peut rester qu'un outil, rien de plus. Lui accorder plus de place et plus de crédit risquerait de voir son esprit opportuniste, indépendant et rebelle faire tâche d'huile. J'avais déjà vaincu les sanguinistes, mais cette rapidité et cette efficacité ne dépendaient finalement que de son bon vouloir. Je devais continuer à me méfier, faire de cette ennemie une alliée, pouvoir retirer informations et ascendants sans que je ne lui décerne la plus petite once de pouvoir formel et informel. L'écraser ne donne pourtant aucun résultat, ni maintenant ni jamais. Jouer ma partie intelligemment était toujours un défi ; j'avais toujours tendance à opter pour des solutions rapides et sans compromis. En changer voulait dire que je percevais un gain futur. Swayne ne devait donc pas me décevoir, même si nous ne pourrions jamais collaborer en toute confiance. L'évidence me frappait ; ni l'un ni l'autre n'étions satisfaits de la solution actuelle. Liquider un des deux partis était bien entendu une solution bien commode, mais peu productive. J'opinais du chef lorsque la vampire convint à ma manière de procéder, même si elle le fit sans chaleur ni entrain. Je savais qu'elle ne voulait pas fonctionner de la sorte, mais je ne lui en laissais pas le choix.


| Bien. Nous comptons sur vous. |


La discussion était close, du moins le pensais je. Swayne apprenait que j'étais capable de lui cacher des choses et pire, elle ne savait pas si c'était par manque d'information ou par défaut de volonté. Elle n'en savait rien, et j'imaginais combien cela la frustrait. Moi je le concevais très bien, puisque la vampire me rendait régulièrement la politesse en la matière. J'acquiesçais encore ; le genre d'information qu'elle désirait n'était déjà pas connue des plus hautes sphères, nous n'allions certainement la risquer auprès d'elle...


| C'est exactement cela. Cette information est classifiée ; vous travaillez sur les semi démons et non les métamorphes. Ce que fait et dit la Reine ne regarde qu'elle même. |


En temps de paix, du moins. La vampire recule, s'adosse à un mur de briques, un des rescapés des Années Sanglantes dans cette ville. Je ne sais pas ce qui lui passe par la tête. Il est probable qu'elle me déteste, bien que je doute qu'une personne aussi calculatrice identifie et épouse ce genre de sentiments. Je ne saisis trop le regard qu'elle me lance. Comme un défi, comme si c'était à moi de voir. A moi de voir quoi ? Sa posture laissait deux possibilités, ou plutôt trois. La première était de partir et de la laisser là, ce qui ne la satisferait sans doute guère. Lui parler, bien sûr. Compenser ce défaut d'informations par d'autres nouvelles croustillantes pour quelqu'un comme elle. Mais je ne savais pas, il y avait comme quelque chose de sensuel et tentateur dans ce regard qu'elle me lançait. Elle me manipulait encore ; j'en étais certain. Pensait elle m'aguicher pour me faire cracher mes informations, ou encore attendre sagement que je lui donne en tant que récompense ? Je laissais mon regard se perdre au dessus de son épaule, un instant.


| La prochaine fois que nous nous verrons, vous aurez obtenu des résultats. Et ce sera vous qui aurez des informations... Peut être que j'en aurais plus à vous donner à ce moment là. Bonne soirée, Freyja. |


Je me détourne, soulignant la porte de sortie que je me suis choisie. Ce n'était pas le moment de faire autre chose.

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MessageSujet: Re: Remains of the day [Livre II - Terminé]   Jeu 11 Sep - 23:49

Ils comptaient sur moi ? Etait-ce réellement le cas ? Quelque chose me disait que, malgré tout, ma réussite n’était pas le but de tout cela. Mais je ne pouvais pas affirmer que c’était le cas. Tout ce que j’étais en mesure de faire, c’était de ne pas échouer, et prouver par là que je valais bien plus que ce que l’on croyait. Je n’avais certes pas réalisé ma part du marché que j’avais conclu avec Guillemaud, concernant les loups et les informations qu’il souhaitait acquérir sur eux, mais l’accord conclu avec l’humain ici présent était d’une toute autre nature, amenait des conséquences bien plus déplaisantes. Je ne devais, ne pouvais à vrai dire, oublier que sans ma traîtrise, j’aurai pu éviter une mission dont le danger s’avérait si prégnant. Je n’étais pas certaine de le vouloir pour autant. Les loups avaient été porteurs de péril, mais ça n’était rien contrairement au fait de chercher à démasquer les ennemis numéro un. C’en était… exaltant. Et peu importe les motivations, les conséquences, la prise de risque qui se dissimulaient derrière cette mission, je comptais réellement m’impliquer dans l’optique de la mener à bien. Mais je n’allais pas affirmer cela à nouveau. Lors de notre prochaine rencontre, délibérée je l’espérais – qu’elle ne le soit pas me perturbant bien trop -, j’aurai des informations à lui donner.

J’acquiesçais donc, ne le perdant pas des yeux, attendant qu’il poursuive. Ou surenchérisse à mes propos concernant les métamorphes. A tort ou à raison, je ne savais pas. Toujours est-il que sa réponse était on ne peut plus claire sur l’attitude à adopter. Ne pas chercher à en savoir plus sur le sujet, et surtout ne pas le remonter aux oreilles de qui que ce soit. Fort bien. Pour la deuxième partie, du moins. Que je ne sois pas missionnée pour cela ne m’empêchait pas d’aménager mon temps autour de mes différentes activités et d’en consacrer une partie à l’activité de mon choix. Mais peu importait. Je ne comptais pas lui faire part de ça, et il n’allait pas m’en dire plus, alors relancer le sujet ne servirait à rien, sinon à amener une conversation stérile.

Je me recule, m’adosse au mur comme si de rien n’était, lui faisant bien comprendre pour autant que je ne compte pas aller à l’encontre de ses ordres. Ce n’est pas une invitation à une récidive charnelle, davantage une provocation pour le pousser dans ses retranchements. Sans grand espoir que ça fonctionne, qu’il morde à l’hameçon. Il m’a appris un certain nombre de choses, sur les métamorphes de toute évidence, mais rien de réellement significatif. De quoi assouvir ma curiosité, sans l’étancher véritablement. Et il ne semble pas enclin à cela. Sans jamais avoir été totalement ouvert, il était moins réfractaire, me semble-t-il. Je ne pouvais l’affirmer, malgré tout. Je conservais le silence, alors qu’il prenait congé de moi, ne lui souhaitant une bonne soirée que par un hochement de tête, le regardant tourner les talons avant de faire de même. Des vidéos m’attendaient, sitôt que je pourrai les récupérer.

|HJ| C’est décousu et pas ultra développé, désolée Je te laisse me dire si ça te va pas, ou verrouiller si c’est ok !

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