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I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]
MessageSujet: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Juil - 13:52

La punition... je savais qu’elle viendrait, mais pas si tôt. En vérité, je m’attendais encore à ce que l’on vienne me chercher plus tard. Tout cela me semblait bien... insuffisant. Non pas que j’oublierai de si tôt la teneur de mon châtiment mais j’avais quelques réserves. Cela ne s’était pas exactement passé comme elle l’avait mentionné, aussi, j’étais en droit d’être en proie au doute.
Non pas que j’avais besoin de ça pour rester dans le droit chemin mais je n’oubliais pas que quoi que je fasse, je restais moi avec un problème de taille. J’avais compris que je choisirai toujours le sang à la raison. Je devais me canaliser et je ne savais comment. J’aurais pu aller voir quelqu’un d’autre mais j’avais une dette, une énorme dette envers Constance et elle ne ferait que s’allonger. J’avais, pour la première fois depuis longtemps, besoin de faire preuve d’honnêteté mais pas seulement.

J’arrivais donc au Laurentia en début de nuit et j’avais fait preuve d’un effort vestimentaire certain. La réunion avait tourné d’une façon inattendue et c’était justement ce qui me poussait à être là. Je m’attendais à des représailles évidement mais tant pis.
On m’accueillit comme il se devait, me proposant quelques merveilles alléchantes puisque j’étais un client potentiel et comme à mon habitude, je me montrais poli. « Bonsoir chère demoiselle. Je vous remercie pour toutes ces offres très alléchantes mais je suis ici pour tout autre chose. Il me faut voir votre patronne, madame Bellanger. Dites-lui que Spencer Yates devant à la voir. » Je savais que ma demande pouvait surprendre mais je ne poussais pas le vice à dire que c’était urgent car ça ne l’était pas. Pour moi, ça l’était mais il était difficile de justifier l’urgence.
J’étais passé chez elle mais j’avais trouvé porte close, aussi, j’étais venu jusqu’ici.

La demoiselle hésita un moment mais se décida finalement à aller m’annoncer et revint quelques minutes plus tard pour me guider jusqu’à Constance. Je la regardais droit dans les yeux une fois que nous fûmes seuls et que la porte fut fermée. « Bonsoir Constance. C’est un plaisir depuis la dernière fois. » La dernière fois étant la réunion qui avait plus que mal tourné lorsque nous avions mis fin à la non-vie de notre adversaire. Ça avait réellement été un plaisir mais la suite ne le serait pas. Cependant, je refusais d’entrer dans le vif du sujet dans l’immédiat. Il y avait d’autres questions d’usages à poser avant ça. « Comment allez-vous ? Et quelle nouvelle dans notre belle communauté ? »
Je tournais autour du pot mais sans savoir si elle avait été mise au courant de ces quelques jours de disparition involontaires de ma part mais obligatoires. D’abord, je ferai le jour sur celui que j’avais été. Ensuite, j’assumerai les conséquences... et finalement, je remettrai de l’ordre et me trouverai des buts, des occupations pour ne jamais laisser mon esprit au repos. Il était hors de question que je me mette de nouveau sur une pente raide. Survivre, je devais survivre à tout.

Romain... pour tout cela, je te haïrai jusqu’à mon trépas et jamais je ne pourrai te le faire payer.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Juil - 21:06

❝ I won't let this build up inside of me. ❞
Constance & Spencer

J’avais réussi à me faire un peu de place dans mon emploi du temps pour m’occuper du Laurentia, voilà un moment déjà que je n’avais pas eu le temps de m’en occuper convenablement, laissant les choses à son directeur humain. Et à en juger par les comptes, il était grand temps que je reprennes les choses en main. Il avait fait, apparemment l’acquisition de nouvelles filles, une chose qui ne me ravit pas, puisque ce genre de décision ce n’est pas à lui de les prendre. Je n’aime pas les initiatives, surtout quand elles sont mauvaises. S’il pensait transformer le Laurentia en vulgaire bordel, il allait devoir se trouver un nouveau travail. je me réveillais, bien décidé à remettre les choses aux clairs avec lui. Et de bien vérifier que le Laurentia, malgré son statut plus que discutable, restait un endroit de luxe, où je refusais la moindre vulgarité. Du moins… ma définition de la vulgarité bien entendu. Pour bien marqué le coup, et essayé de rattraper les pots cassés de la conférence de presse, auprès des politiciens écossais aux placés et vicelards, j’organisais une partie fine, histoire de les amadouer, et quelle meilleure manière que celle du pantalon ? Si facile à tenter, encore plus à attraper.

La Laurentia, enfin. Était-ce déplacé de ma part de vouloir un peu m’évader des responsabilités, beaucoup de choses se sont… emballés ces derniers jours. Je crois que les vampires avaient devant eux bon nombres d’obstacles, et j’étais déjà fatiguée à l’idée de me balader à droite, à gauche. J’avais aussi des affaires privées, comme celles du Laurentia, qui demandait mon attention malgré la nouvelle entreprise qu’on m’avait … donné comme récompense. Habillée d’une robe noire, et d’une paire de talon de la même couleurs, j’entrais rapidement dans l’enceinte, remarquant déjà que les filles étaient beaucoup plus … déshabillées que d’habitude. Quand la première vint pour me prendre mon manteau, que je lui tendis, je lui attrapais le poignet.

 « Je ne me souviens pas avoir eu vent du changement des styles de tenues. Fait descendre, toutes les filles, et cet imbécile qui vous sert de baby-sitter. Immédiatement. »

Je retirais mes gants. Et chacune des filles descendaient les unes après les autres, trop maquillées, pas assez habillées, trop de rouge à lèvres, trop de paillettes, c’était quoi ici ? Le dernier trou pour putes de l’Est. Je ne me souvenais pas avoir laissé des instructions pour transformer ma maison close en vulgaire bordel pour truands. Si je ne haussais pas la voix, le ton lui se voulait cassant, saignant, et profondément menaçant. Une fois les choses remise au clair, je pus passer en revue l’ensemble de préparatifs : alcool, tabac, drogue en tout genre. Les chambres étaient propres, rien ne pouvait plus donc mal tourner. En montant les escaliers, déjà les « invités » de la fêtes, frappait à la porte. Pas d’ouverture publique ce soir. Cette petite fête, allait me rapporter autant financièrement qu’en matière d’informations. J’entrais dans mon bureau, ouvrait la fenêtre quand très vite on frappa à la porte.

« Un certain, Spencer Yates, souhaite vous voir. » déclara la jeune blonde.

Je lui demandais alors de le faire entrer. Quel culot avait-il de venir ici, de son plein gré, de son propre chef. Dans d’autre circonstances, j’aurais été ravie de voir Spencer, mais après les quelques rumeurs, et ragots qui avaient suivi la conférence de presse de la Reine, la simple idée de voir Spencer m’irrissait le poil. Quel toupet, lui qui s’était associé aux ennemis de la couronne, et qui était venu me voir, omettant bien entendu ce détail là, me faisant croire qu’il voulait du contrôle. Impudence, impudence et comment punir l’insolence ? Il entra, et la porte se ferma. J’étais assise dans le fauteuil, le regardant jouer la comédie. Oh pitié Spencer, ne m’insulte pas avec tes simagrées. Je le regarde, me redresse.

« Je te trouve bien téméraire, pour te présenter, après … ce que j’ai entendu à ton sujet, Spencer. » commençais-je. « Des nouvelles ? On dit que tu étais des ennemis de la couronne et tu oses venir ici, dans ma maison close, pour demander comment je vais ? Tu as un drôle de sens du remerciement, et sens de l’humour. Parce que c’est une plaisanterie, n’est ce pas ? repris-je sur un ton cynique.

Me contenir ? Mh, j’allais l’envisager. Ca ne voulait pas dire que c’était ce qui allait arriver. J’allumais ne cigarette. Des politesses ? Je crois que pour cette fois ci, il pouvait attendre. Qu’il plaide son cas, la sentence avait déjà été décidée.

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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Juil - 21:45

Je ne savais pas en arrivant si elle avait été mise au courant et venir ici était la seule chose que j’avais pu faire. Ça ne passerait pas facilement, probablement pas du tout en vérité mais je le lui devais. Elle était la seule que je respectais par choix et non par obligation ou crainte.
Je ne m’étais pas attendu à être reçu aussi rapidement et j’aurais peut-être dû m’en inquiéter, être plus prudent. Mais il était d’ores et déjà trop tard pour ça. J’ignorais que la soirée avait déjà mal commencé pour elle et ça n’aurait rien changé. Les premières paroles qu’elle m’adressa furent très claires, je laissais tomber les apparences. « Ainsi, vous savez. » Je restais debout et croisais les bras.

« Ça n’a rien d’une plaisanterie, je venais vous parler précisément de cela. J’étais effectivement avec les Sanguinistes. Appelons un chat un chat n’est-ce pas ? J’en ai été jusqu’à ce que Guillemaud me tombe dessus et m’offre un accord. La Reine en a été informée ainsi que la Princesse Jana par ce dernier. Quant à mon humour, je n’en ai pas. Et finalement, pour le remerciement... Je cherchais réellement de l’aide lorsque je suis venu vous voir. Mais je suppose que vous vous moquez totalement du pourquoi, du comment. Seule la traîtrise comptera n’est-ce pas ? Le salut est quelque chose qui n’existe pas chez nous et je l’accepte. » Si j’étais blessé ? Curieusement oui. Si je voulais trouver grâce aux yeux de quelqu’un, c’était bien d’elle. Mais elle avait déjà forgé son opinion sur mon compte visiblement. Plus la peine de me défendre donc. Cependant, je ne baissais pas les yeux. J’étais venu ici pour affronté ça, autant le faire jusqu’au bout.
Je n’étais en vie que parce que la Reine l’avait bien voulu. Je ne resterai en vie que parce qu’elle le désirait. Seulement, je n’avais jamais mesuré à quel point ma faute, ma traîtrise me poursuivrait. Pire, en ayant vu Freyja à la réunion, je savais qu’elle s’en tirait bien mieux que moi. Une chose que je n’étais pas prêt d’oublier. Finalement, je n’étais qu’un gamin qui recherchait l’approbation, une approbation qui ne viendrait jamais.

« Quel est votre verdict ? » Car au final, seul cela comptait. Je devais bien admettre que son avis m’importait plus que tout le reste. Mais de ma colère, de ma hargne et de ma jalousie, rien ne transparaissait. Je restais bon en matière de dissimulation. Si j’étais prêt à tout entendre, je n’étais pas prêt à ce que l’on me perce à jour. La faiblesse était un motif de mort, un motif que je n’offrirai à personne, pas même à quelqu’un que je respectais. Mes sentiments étaient miens, ma propriété, une chose que l’on ne pouvait m’enlever, sauf si je le désirais.
En cet instant, j’étais égal à un jeune vampire devant son seigneur et maître. Un sentiment qui ne plaisait guère même s’il était mien. De cela, j’aurais souhaité me débarrasser. N’avoir aucune dette, aucune respect, aucune barrière me manquait soudainement plus que le sang et la mort.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Ven 4 Juil - 20:07

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Constance & Spencer

Si j’avais eu de cette nouvelle, soyez certains qu’elle ne m’enchanta pas. Spencer, chez les Sanguinistes, qu’est ce qui me retenait au final, de lui briser la nuque pour le sport ? C’est tout ce qu’il méritait. Mais je ne pouvais pas être hypocrite, même si ce que je considérais comme une trahison avait un goût amer, je comprenais un peu l’envie derrière prendre contact avec un groupe qui souhaitait du sang, et des larmes. J’aurais été la première à le rejoindre, je n’étais pas d’accord avec les politiques actuelles, mais il fallait une hiérarchie forte, en cohésion, un bloc pour faire face à ses assaillants. Mais que faire, quand les assaillants venaient de son propre groupe, la chair de notre espèce, n’y avait-il pas de … problèmes ? Si ces questions se baladaient dans ma tête depuis plusieurs jours, elle semblaient plus vives en ce moment, après l’arrivée de Spencer. Il faut dire que les remises en questions étaient de plus en plus fréquentes. Je soupirais, je n’avais pas envie d’écouter ses justifications, je n’avais pas envie d’en entendre même la première phrase. Dès qu’il commençait à parler, je fermais les yeux, las, d’entendre des histoires qui ne m’intéressait pas. Je comprenais parfois pourquoi les gens n’aimaient pas les vampires, nous parlions trop, nous parlions beaucoup trop. Ainsi, vous savez, déclarait-elle en croisant les bras. Evidement que je savais. Et j’aurais du le savoir plus tôt, m’éviter de perdre mon temps. Qu’il en se fasse pas d’illusions, je ne voyais pas pourquoi je devrais l’écouter en mon jour de liberté face aux responsabilités.

Julien lui avait proposé un accord, la Reine en avait été informée, et j’avais été la dernière à découvrir le pot aux roses, ce qu’il me disait ne me calmait pas. J’estimais, d’une certaine manière, qu’il aurait du me mettre au courant, surtout si c’est pur quémander une aide pour le contrôle, que je lui avais donner sans poser de question, en bonne vampire plus âgée et plus expérimentée. N’avais-je donc le droit à aucune considération ? Il disait réellement chercher de l’aide, et il supposa que je me fichais de ses explications, il avait vu juste, son bla-bla ne m’intéressait pas. Il avait raison, seule la trahison comptait à mes yeux. Pendant qu’il parlait, je me levais, lentement, et me servait un verre de sang, le laissant finir. J’en bus une gorgée, m’appuyant ensuite contre le bureau.

« Il est vrai que je me fiche de tes explications et de tes justifications. Elles m’ennuient. Tu viens me voir parce que tu as été pris la main dans le sac. Sans cela, je suis certaine que tu aurais continuer à me tromper avec tes mensonges ou tes non-dit, si tu veux jouer avec les mots.» déclarais-je en passant mes doigts sur ma tempe. « Tu t’es rendu coupable de trahison, et ta recherche de rédemption, ne fait que commencer.» repris-je las.

Les sanguinistes avait eu tort sur un point, et un point que je jugeais de taille, s’en prendre à la Reine et à son autorité, sans le Roi, c’était elle qui était aux commandes, et personne d’autre. Même si on désapprouvait ses décisions, elles n’étaient pas voix à débat, c’était une monarchie, pas une démocratie, et à cause de la diplomatie et de la politique, les gens tendaient à oublier ce détail. Je bus une gorgée. Et posait le verre et bien rapidement ma main attrapa son cou, plantant mes ongles dans sa chair, soulevant son corp sans effort. Le plaquant contre du bureau.

« Donne moi une seule bonne raison pour laquelle je ne devrais pas séparer ta misérable tête de ton pathétique corps, Spencer Yates ?»

Ce n'était pas spécialement l'idée qu'il avait été un Sanguiniste, c'est que je me sentais trahie, et l'idée de ressentir ce genre d'émotions ne me plaisais pas. Je ferais mieux de me débarrasser de lui, avant que cette situation ne virent au grand n'importe quoi, pour ma santé personnelle.





Dernière édition par Constance A. Bellanger le Sam 5 Juil - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Ven 4 Juil - 21:16

Je n’avais plus à faire preuve d’une quelconque tenue, d’une quelconque hypocrisie polie puisque j’étais parfaitement conscient de ce qu’elle pensait de moi. Du moins, j’en étais convaincu. Elle savait que j’avais trahi la Reine mais elle aussi. Dire que de toute manière, seule ma trahison comptait n’était qu’une façon de l’énoncer à voix haute, j’en avais parfaitement conscience. Ceux qui savait me traitait comme un humain traiterait un cafard.

Comme je m’y attendais, elle se fichait des explications. J’avais eu raison de ne pas en donner, j’aurais perdu mon temps et surtout le sien. Elle s’était déjà forger une opinion sur moi, me défendre aurait été inutile. Au mieux, elle enragerait plus encore que maintenant. Cependant, je devais remettre une chose dans son contexte. « Je ne vous ai rien dit ce jour-là pour ne pas créer d’ennuis. » Une raison qui pourrait lui paraître stupide et pourtant, elle était réelle. Je ne savais pas comment cette histoire allait se finir. Maintenant je le savais et en vérité, si j’avais pu choisir, j’aurai choisi l’exécution. La faiblesse était un état qui était un motif de mort à mes yeux, un motif que je remplissais parfaitement.
« Je ne suis pas totalement stupide. Je ne l’obtiendrai jamais. Notre espèce n’oublie rien, jamais. » Je n’étais pas dupe. Même des centaines d’années ne feraient oublier ça. Je ne connaissais pas le pardon, je ne voyais pas pourquoi je me mettrais à y croire soudainement, à croire que je pouvais l’obtenir. Malheureusement, ça ne m’empêcherait pas d’essayer. Une faiblesse de plus. J’étais peut-être encore croyant quelque part, mais je n’étais pas utopiste.

Quand elle m’attrapa, je ne tentais pas de me défendre. Je savais très bien à quoi je m’exposais en venant jusqu’ici. Non pas que ça n’était pas difficile. Je n’étais pas homme à me laisser faire, à laisser passer une agression mais il le fallait. Articulant avec difficulté mais audiblement, je lui répondis la même chose qu’à la Reine, des semaines plus tôt. « Je vais vous répondre la même chose qu’à la Reine lorsque je l’ai vue : Je ne mérite aucune clémence. » Je n’étais pas venu jusqu’ici pour me suicider. Mon existence, aussi minable soit-elle depuis quelques temps, m’était précieuse. Un autre paradoxe qui m’agaçait au plus au point.
Je détestais ce sentiment de déception, ce sentiment de culpabilité. Je ne culpabilisais pas pour les humains, pas plus pour ma trahison, ni même qui j’étais. Non, je regrettais de l’avoir trahie, elle, qui avait voulu m’aider. Juste une raison de plus à la longue liste constituant chaque élément de mon mépris envers moi-même. Un autre sentiment que je n’aimais guère. Les choses étaient tellement plus simple quoi que plus... problématique lorsque j’étais jeune et au fond, je n’étais jamais que ce même fichu gamin. Pas de père, pas de créateur, rien. Le passé se répète dit-on. J’étais en plein dedans, un constat qui ne me plaisait pas plus que tout le reste.

Oui, j’avais été puni, déjà une fois, peut-être ma seule punition mais je n’en savais rien. Quoi qu’il en soit, j’avais... quelques fautes à racheter si d’aventure, la Reine se lassait de mon sursis. Au moins aurais-je racheter celle-ci.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 0:11

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Ma main restait logée contre la pâle chair de Spencer. Je ne voyais pas pourquoi je donnais autant d’importance à tout cela. Et puis qu’attendait-il de moi ? Je n’étais que son aînée, et non sa créatrice, et l’idée même de devenir une substitution à cela pour lui ne me passait par la tête. Je n’avais fait que lui donner des conseils, sur le contrôle, rien de plus, et pourtant, le voilà, devant moi à chercher je ne sais quelle phrase de pardon, que je n’avais pas en stock. Son manque de réaction m’énervait, accepter son sort de cette manière, quelle faiblesse, quel manque d’orgueil. Tout ce qu’il racontait m’énervait, je ne passais pas des jours agréables en ce moment. Et me voilà devoir punir un gamin, c’était l’impression que j’avais. La seule même. Je sentais la peau craquer sous mes ongles, et je n’en retirais aucune satisfaction particulière. Notre espèce n’oublie jamais, il avait raison, j’ai toujours des souvenirs vifs de mes premières années de vampires, quasiment aucun en tant qu’humaine, le peu que j’avais concernais l’enfer que j’avais vécu. Mais là n’était pas la question, ni même le sujet.

Il ne méritait aucune clémence, c’était sa réponse. Ah, que les vampires torturés m’ennuyaient, aucun sens de la répartie, ni même de sens de l’humour, il l’avait dis lui même. Les vampires torturés collaient un peu trop aux portraits que l’on faisait de nous dans la littérature, incapable de contrôle et tourmenté par leur nature de monstre. Dieu que c’était ennuyeux, et j’en avais un spécimen en face de moi. Spencer était pour l’archétype de ce schéma, tout semblait le tourmenter, même tuer semblait lui donner des dilemmes. Je lui lâchais le cou excédée par son attitude de perdant. Parce que c’était ce qu’il était, à force de mauvaise décision et d’air de chien battu. Pourtant, je ne peux retenir un revers assassin.

« Tu m’ennuies Spencer, à jouer les vampires torturés et les chiens battus. Je n’ai pas le temps de jouer les bourreaux avec toi. Et je n’ai aucune idée de ce que tu attends de moi. Alors au lieu de me jouer cette mauvaise tragédie grecque, pourquoi ne pas aller directement au point.  »

Si c’était le pardon qu’il cherchait, qu’il prenne un ticket et se mette à attendre. Ne pas m’attirer d’ennuis ? Pour qui se prenait il ? Définitivement, tout le monde devait avoir perdu l’esprit. Ou c’était une tare propre aux Sanguiniste ? D’être complètement stupides ? Je me redressais, lui tournant le dos, pour m’asseoir sur le canapé, attrapant une cigarette, et croisais les jambes. Je me demandais si un jour il était possible de ne pas me faire perdre mon temps. Parce que c’était l’impression que j’avais maintenant avec Spencer. J’avais pris du temps pour lui parler, le conseiller, l’aider, alors que j’aurais très bien pu le remettre sur le perron de la porte et l’écouter gémir.

« Tu me fais perdre mon temps. »


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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 0:40

Sa prise ne faisait pas du bien, c’était certain et j’avais des difficultés à ne pas réagir, de plus en plus. Tout en moi criait de la faire lâcher prise, quelque soit le moyen et au diable mon respect à son égard. Ma lutte avec moi-même n’avait rien de vampirique. Je ne réagissais pas, bien souvent, comme le faisaient la plupart d’entre nous. Mon orgueil n’était pas un poids, ma fierté en revanche... c’était une autre affaire. Je la mettais déjà à mal en étant ici devant elle. Et bien évidement, comme je l’avais deviné, elle n’avait que faire d’excuses, de justifications, de pardons. Vulgairement parlant, je pouvais toujours me brosser. J’attendais mais rien ne venait. J’aurais pu attendre longtemps en réalité. Au fond, elle ne pouvais de toute façon pas le faire. Qu’elle le veuille ou non. Imbécile.

Elle me relâche et s’éloigne mais pas avant de me gifler. Je bouge à peine, je me donne l’impression d’un gamin. Je serre le poing, tenté de riposter. Me tenir tranquille... Je le devais. Je n’avais jamais laissé aucune femme me frapper, ni aucun homme d’ailleurs, sans riposter. Romain, plus d’une fois en avait fait les frais malgré mon jeune âge à l’époque.
Je ricane à l’évocation de mauvaise tragédie. « Les tragédies sont mieux construites que ça, un mauvais théâtre tout au plus. Je vous devais la vérité mais vous la connaissez. À présent, je vous dois tout simplement le temps perdu avec moi. Tous les conseils du monde ne feront pas de moi quelqu’un de... réfléchi sur le long terme. Je suis ce que je suis et à cause de ça, je suis tombé dans un bien mauvais panneau. Mais je sais où va ma loyauté, où va mon respect faute de pouvoir changer celui que je suis. Vous avez perdu votre temps avec moi, plus que quiconque en a pris quand il était temps. Merci. » Je n’attendais rien mais j’avais dit ce que j’avais à dire. Ça pouvait sonner comme une acceptation, comme si j’étais prêt à baisse les bras et pourtant, c’était le contraire.
Je restais en proie à de nombreuses pensées, souvenirs et autres mais au moins étais-je en paix avec ça. Je ne pouvais m’empêcher de me questionner à moins de tenter de me tenir occupé, sans cesse. Ce que je faisais de mon réveil jusqu’à mon sommeil. Je ne demandais à personne de comprendre, je n’attendais plus ce genre de choses de personne, depuis longtemps. Je n’attendais plus rien de qui que ce soit bien que ce soit un mensonge. Si je n’attendais plus rien, je ne serais pas ici. Une chose que je n’étais pas prêt à reconnaître. Les sentiments, les... bons, si on pouvait appeler ça ainsi, me posait toujours autant de problèmes, de malaises.
Pourtant, malgré tout ça, je voulais vivre, trouver des buts, m’en donner de nouveaux, trouver des solutions, de véritables solutions et non pas un ersatz d’espoir ridicule. En attendant, je refusais d’admettre, devant elle, l’étendue de mon pathétisme, admettre, c’était faire face et je n’y étais pas prêt. Je n’avais pas les outils nécessaires pour me relever. Pas encore.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 12:13

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Cette manie de se placer en victime m’énervait. J’vais l’impression de faire face à un humain, pris la main dans le sac, qui suppliait pour ne pas se faire punir trop violemment. Je tendais la main, récupérais, mon verre de sang, ma seule consolation face à tant de déception et d’incompétence. A ce train là j’allais définitivement avoir besoin d’une pomme de sang, le problème c’est que je ne savais pas combien de temps j’allais bien pouvoir supporter d’avoir un humain dans mes pattes. Tous ces changements commençaient à me prendre la tête, et Spencer n’arrangeait bien à tout ça. Et il se remettait à parler, et parler encore. Je n’entendais que des paroles, rien de plus, il bougeait les lèvres, mais rien d’intéressant n’en sortait. Il ricane, reprenant le fait qu’il était plus un mauvais théâtre qu’une tragédie grecque. Sur ce point là, je ne pouvais pas le contredire, je lui lançais un regard de travers, le verre de sang en main.

Qu’il se réveille pour l’amour du ciel, je me fichais bien de ses excuses, moi je voulais des preuves. Qu’est ce qui me disait que demain, il n’allait pas s’allier au premier groupuscule qui lui promettait du sang et je ne sais quelle autre bêtise. Il brassait l’air, il ne faisait que cela. Qu’il se taise… non sérieusement, son attitude m’exaspérait tellement, que j’avais même l’impression de me répéter dans mes pensées. Tous les conseils du monde ne l’aiderait pas ? J’avais donc bien perdu mon temps ? Je ne comprenais pas Spencer, je ne comprenais sa démarche, je ne savais pas ce qu’il faisait ici, si c’était simplement pour énoncer des faits qu’il ne comptait pas changer. Parce qu’au final c’était de cela dont il s’agissait non ? Il avait voulu changer et pourtant regardez le, retour à la case départ le dos courbés et les paroles creuses. Aucune leçon retenue, pas la moindre phrase n’avait collé dans son petit cerveau. Rien, c’était rentré par une oreille, et ressorti par l’autre à la seconde où il avait quitté l’appartement. Son respect et sa loyauté, je levais les yeux au ciel, tirant sur ma cigarette. Mais regardez le, à me remercier d’avoir perdu mon temps. C’était définitivement la cerise sur le gâteau, la dernière goutte de sang dans la carotide, bref, c’était le pompon.

« Tu me remercies… d’avoir perdu mon temps, Spencer ? »repris-je pour bien comprendre. Ton attitude m’exaspère, tu me remercies d’avoir perdu mon temps ? répétais-je.

J’écrase ma cigarette, je posais mon verre lentement. Je soupirais. Et dans un mouvement qui semblait être d’un seul, j’attrapais le coupe papier, et plantait la lame dans l’épaule de Spencer, montrant les dents, lui attrapant la mâchoire de ma main libre. J’étais excédée de tant de faiblesse, j’exècre la faiblesse, je ne m’entoure pas de gens faibles. S’il ne se réveillait pas, autant que je mette fin à sa misérable existence.

Comment oses-tu me dire cela ? Réveille toi Spencer, montre moi les dents, ta volonté, au lieu de gémir comme une petite humaine qu’on aurait abandonnée sur le rebord d’une route. Prouve moi que je n'ai pas perdu mon temps, espèce d'un imbécile. » dis-je en haussant le ton. « Ou tu préfères que je te donnes ce que tu es venu chercher … la fin de ta faible… faible existence ? Dis moi Spencer … ? Mh ? »


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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 15:02

Mes réactions étaient décalées, même pour moi. J’avais pourtant le sentiment -encore eux- que je devais le faire. Un point c’était tout. Aussi incongru que cela me paraissait, j’avais l’impression d’y être obligé alors pour certaines choses, je m’y efforçais.
J’agaçais Constance, je m’agaçais moi aussi et son incrédulité par rapport à mes excuses étaient compréhensibles. Si ça m’énervait, j’étais cependant sincère quand je la remerciais d’avoir perdu son temps. Elle ne pouvait pas comprendre, elle n’avait pas toutes les données mais je n’étais pas disposé à lui raconter quoi que ce soit et de son côté, elle ne l’était pas plus à entendre ce qui réglait le problème, définitivement, je l’espérais.

Si j’avais déjà eu du mal à me contenir quand elle m’avait attrapé par la gorge, je n’y arrivais tout simplement pas cette fois. Je me saisis du coupe papier dans mon épaule, tenté de l’utiliser sur sa personne, à deux doigts de le faire... avant de récupérer un minimum de bon sens et l’envoyer se planter dans le parquet dans un bruit sec de bois qui craque. Je saisis ensuite son poignet pour la frapper cette fois sans hésiter. Je voyais rouge, mes canines avaient entamés mes gencives. Je m’excusais et voilà ce que je récoltais, du mépris. Je m’étais abaissé à présenter des excuses par respect nom de Dieu ! D’ailleurs, je lui expliquais ma façon de voir dans la foulée.
« Je m’abaisse à venir m’excuser auprès de la seule personne que j’en juge digne, vous ! Je vous présente des excuses que je juge légitime parce que je vous respecte et vous me comparez à ces misérables sacs de sang ? À ces putains d’humains qui nous tienne à la gorge... » On y était... j’étais excédé, je devenais vulgaire parce que je parlais d’un sujet sensible. « Je suis peut-être un traître, un danger ou qu’importe le terme que vous utilisez mais j’ai le droit, bordel de merde, à avoir une chance ! Je ferai tout, absolument tout ce qui est nécessaire pour retrouver une place ! Une place que je n’ai jamais eu parce qu’on m’a privé de ce droit il y a longtemps déjà. Je compte bien survivre dans les règles même si j’ignore toujours comment. »
Je n’avais cette hargne qu’en combat habituellement, une sauvagerie brute que je ne démontrais jamais en parole. J’avais toujours pris grand soin de soigner mon image, ma façon de parler, alors pourquoi ce soudain revirement maintenant ? Est-ce que je cherchais réellement à prouver quelque chose ? Oui. Bon sang... j’y croyais à ce foutu pardon. Comme un catholique croyait en l’absolution. Je n’avais vraiment rien appris.

Je regardais Constance avec méfiance, de la méfiance envers elle et envers moi. Je n’étais pas très sûr de moi si elle se montrait de nouveau menaçante envers moi. Je n’avais pas réagi différemment lorsque j’avais été puni. Peut-être... sûrement... un reste du passé. Un passé qui n’importait pas ici, un passé que je n’évoquerai sans doute jamais.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 21:45

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Constance & Spencer

Si mes actions vous paraîtront disproportionnées, et excessives, je pourrais vous dire que vous avez raison. Mais réveiller un vampire comme Spencer, demandait des actions… quelques peu inorthodoxes. Et puis je ne me trouvais pas si cruelle. Mes gestes avaient deux buts, le punir de m’avoir trahi sans scrupules, se cachant sous le prétexte qu’il voulait m’éviter des ennuis, et réveiller cette tête de pioche, et voir plus que cette mine de vampire dépressif, en proie à des envies de suicides, c’était tout ce que je voyais. Puis je vis cette lueur dans son regard, regardez le se réveiller enfin. Il retira le coupe papier de son épaule, et le planta dans le parquet. La suite par contre, ne me plu pas. Et quand je dis que ça ne me plu pas, j’euphémise. Qu’il se rappelle de la place. Il me frappa avec toute la rage qu’il avait en stock. Mon visage se décala, et la rougeur qui apparu sur ma joue disparue aussi rapidement qu’elle était apparue, enfin, Spencer explosa.

Il s’abaissait à s’excuser, devant moi, parce qu’il me jugeait digne. Qu’est ce qu’il ne fallait pas entendre. Puis, il s’enflamma sur ma comparaison. ce que je trouvais tout à fait légitime. Ne vous méprenez pas, il y a peu de vampires qui se sentiront honorer de se faire traiter d’humains. Ces vampires n’existent que dans les fantaisies des humains. Nous ne sommes en rien comparables aux humains. Il me respectait ? Voilà pourquoi il m’avait giflée j’imagine. Je préférais le voir en colère, plutôt que dans cet état végétatif qui était le sien auparavant, au moins il s’exprimait, il exprimait ce qu’il avait dans les tripes. Je voulais cette réaction, je voulais qu’il me prouve qu’il n’était pas l’un de ses vampires que l’on oubliait, ou que l’on catégorisait, pour une erreur, une grave erreur. L’erreur est humaine, c’est ce qu’ils aiment se dire. Je lui tournais le dos, et il déclarait qu’il se ferait une place, qu’il ferait oublier sa traîtrise, et qu’il comptait bien survire, je m’asseyais sur le rebord de la table, attrapant le dernier coupe papier qui trônait sur ma table.

 « Bien. Je préfère ta colère à tes jérémiades.  » Je lançais le coupe papier à quelques centimètres de son visage, le coupant légèrement à la pommette. « Mais n’oublie pas à qui tu parles. Je t’arrachais chacun de tes doigts si tu lèves une nouvelle fois ta main sur moi. Est-ce bien clair ? »

Je croisais les jambes. Et récupérais une cigarette, frustrée de ne pas avoir pu terminer la première que j’avais commencée, puis écrasée pour régler son compte à Spencer. Je l’allumais, posais le briquet et reportais mon attention sur Spencer, qui avait définitivement choisi la première option. Combien de fois avais-je été obligée d’employer la violence avec Arthur pour qu’il arrête ses jérémiades sur ses questions existentielles. Je fronçais les sourcils, et regardais Spencer, réfléchissant à la suite des évènements pour lui. A vrai dire, j’étais plutôt curieuse de savoir comment il comptait faire oublier sa trahison …

« Je suis curieuse de savoir comment tu comptes t’y prendre, Spencer. » repris-je.   « Tu ne sais pas suivre les règles. Je ne vois comment tu pourrais tenir tes belles paroles. Qu’est ce qui m’assures que tes paroles ne sont pas du vent ? »


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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 22:23

En arrivant ici, je ne m’avais pas pensé un seul instant que j’entrerais dans une telle colère, que je me sentirais vexé à ce point. En réalité, je ne pensais pas passer par un tel panel de réactions. Aucune ne m’était réellement familière et on ne pouvait pas dire que j’étais un adepte du changement et de l’adaptation. Je crois que ça n’était plus à prouver.
Bien évidement, j’avais réussi à retenir mon geste, ne pas la blesser avec son propre coupe papier mais je n’avais pas pu retenir mon geste suivant. Les menaces physiques ne trouvaient qu’une seule réponse en moi, la violence. Romain avait poussé tellement loin que je réagissais au quart de tour. J’avais déjà fait les frais de ces réactions plus d’une fois. Des réactions impulsives et irréfléchies. Si je regrettais une chose, c’était ce geste, précisément. Cela dit, je le regrettais nettement moins après sa comparaison avec les humains. Certes, on ne pouvait pas tous les saigner à blanc, ça poserait un gros problème nutritif mais ça ne restait que de la nourriture, une distraction agréable tout au plus, ou une épine dans le pied à l’occasion... Nom de Dieu, ce genre de pensées avait déjà failli me tuer, j’avais tout intérêt à changer de cheminement avant de disjoncter.

Le coupe papier qui m’effleura ensuite me rappela à la réalité. Voilà le rappel à l’ordre que j’étais certains de voir arriver tôt ou tard. Je hochais la tête en signe d’assentiment. « Tout à fait clair. » Mais je ne m’excusais pas. Je l’avais assez fait pour cette nuit et celles des siècles à venir. Ma plaie se referma rapidement alors que je la regardais dans les yeux. J’étais nettement plus à ce que je faisais. « Rien ne vous l’assure. Je ferai tout ce qui me sera ordonné même si ça doit m’être fatal. Si un jour, d’aventure je me sens glisser, je prendrais les dispositions nécessaires. Je n’ai pas de plan, pas de projets... si ce n’est de m’empêcher de déraper, à n’importe quel prix. » Dans les faits, j’ignorais totalement comment m’y prendre et si j’aurais un jour la chance de racheter mes erreurs mais j’avais pourtant dans l’idée de le faire. Je finirai bien par trouver. Dans un premier temps, trouver comment m’occuper serait une très bonne chose même si avoir une foutue pomme de sang ne serait certainement pas d’une grande aide. Je refusais de boire autre chose que du sang synthétique aussi dégueulasse cela soit. Je devais passer pour un grand illuminé à chaque fois mais je ne leur demandais pas leur avis. Ne pas avoir le goût du sang m’aiderait peut-être à ne pas vouloir ouvrir de bas en haut le premier humain que je croiserai à chaque sortie.
Je n’étais pourtant pas bien sûr du bien fondé de cette idée puisque seule la façon dont certains osaient nous regarder suffisait à me donner envie de les étriper. J’avais déjà bien failli me jeter sur le premier ministre juste à cause de ce qu’il avait osé dire. J’avais tout simplement un problème avec la place qu’ils tenaient. Ni plus, ni moins. Un constat fort peu réjouissant pour moi finalement.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Lun 7 Juil - 18:53

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Constance & Spencer

Je pense que le message était passé. Je ne savais pas bien où tout cela allait nous mener. Car je n’avais pas de réponses à toutes les questions. Je tirais sur ma cigarette. Tous ces incidents me rappelaient à quel point l’éducation d’un créateur était cruciale. Elle n’était jamais parfaite, mais à regarder l’état de Spencer, et son incapacité à faire des choix, et à se contrôler, montrait à quel point Romain était un être vaniteux et stupide. Quand je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, et qu’il me parla de Spencer, comme si c’était un anima, j’avouais avoir rit jaune. Certains vampires transforment pour contrer la solitude, incapable de trouver un partenaire capable de les distraire, ou qui aurait une admiration sans faille pour eux. Je n’avais jamais ressenti ce besoin particulier. J’avais apprécié la solitude pendant de nombreuses années, surtout après la mort d’Amélia. Transformé Arthur avait plus été sous le coup de l’impulsivité, comme une sorte d’expérience. Qui s’était avéré aussi positive, que désastreuse. Pour les deux partis concernés, le mien, et le sien. Et quand Spencer avait hurlé que les humains nous tenaient pas la gorge, il avait entièrement raison, et comprendre sa frustration n’avait rien de difficile pour moi, puisque je la partageais. Mais au contraire de Spencer, j’arrivais tout de même à supporter toutes ces limites et ces pseudo libertés. Mais j’estimais que c’était certainement grâce au fait que j’étais plus haut placé dans la hiérarchie, ce qui me valait bien plus de privilèges et de facilités face au restriction.

Mais les vampires qui manquaient de contrôle n’avait jamais été un problème, ou du moins un trop gros problème pour la communauté vampire avant la grande révélation. Puisque nous nous en occupions en interne, entre nous, et non pas en ayant des comptes à rendre aux autorités humaines, ce qui étaient selon moi insultant. Le meurtre était un crime pour les humains. Mais c’était une nécessité pour certains. On nous affamais, petit à petit. on nous frustrait, tranquillement. Et ils espérait tous que nous serions capable de nous retenir. Un soir, un soir prochain, le sang et les larmes couleront, et la PES, ou peu importe les autorités, ne pourront rien y faire. Ce n’est pas une promesse. C’est une proche réalité. Je regardais Spencer. Qui me répondait, en me disant que rien ne m’assurait de la bonne conduite de celui ci, une chose que je n’aimais pas entendre. La seule chose qu’il voulait c’était de ne pas flancher. Sous aucun prétexte, et à n’importe quel prix. Si la chose pouvait sembler bonne à entendre, pour moi ce n’était pas suffisant. Allais-je devoir me contenter de cela ? Je n’en avais pas la moindre. Car une partie de moi souhaitait avoir des garanties, et ne pas laisser Spencer dans cet état d’incertitude, mais la plus partie de moi voulait s’en contenter pour ne pas avoir à réfléchir à cette relation que j’entretenais avec Spencer, car elle ne m’était pas agréable, puisque trop … proche. Je préférais garder des distances de supérieurs hiérarchiques.

« Le problème Spencer, c’est que le prochain dérapage sera le dernier. Ce n’est pas une menace… même si ça pourrait l’être. » dis-je en tirant sur ma cigarette. « C’est un fait. Il n’y aura pas d’excuses, il n’y aura pas de jérémiades. Mais un tas d’entrailles sur le sol. Et ce sera ce qu’il restera de toi. » 

Et j’espère qu’il le savait. Car la prochaine fois, le coupe papier n’atteindra pas son épaule. Non. Je ne louperais pas mon coup.

« Et tu le sais. Donc, si tu veux un conseil, ne me fais pas regretter de ne pas t’avoir tué ce soir, pour t’éviter une seconde humiliation. »


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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Mer 16 Juil - 18:17

Je n’avais pas de projets, pas envisagé de façon de sauver ma peau. Je savais que je devais le faire, un point c’était tout. Ce... plant manquait cruellement de précision mais au moins en avais-je une idée très vague. Je devais tout bonnement m’interdire de chuter, je n’avais pas d’autres choix. Si en haut lieu, ils ne devaient sans doute pas se priver de se régaler d’humains, ça n’était certainement pas le cas pour tout le monde. La réalité dans toute sa splendeur. Je ne pouvais tout simplement pas me permettre de boire du sang humain. Le risque était bien trop grand. Avec un peu de chance, j’oublierais son goût et l’envie finirait par me passer. Mais la chance ne me laisserait probablement pas cette opportunité.

Je hochais la tête, allumant une cigarette pour occuper mes doigts. « J’en ai bien conscience. Je ne compte pas donner de munitions à qui que ce soit à l’avenir, je l’ai déjà trop fait. J’ai aussi conscience que le chemin ne sera pas aisé mais je n’ai pas d’autres choix que d’y parvenir même si ça ne me plait pas. » Je ne parlais évidement pas de ma situation mais bel et bien de devoir plier devant les humains. À mes yeux, ils resteraient à jamais une source de divertissement et d’alimentation. Ils ne vaudraient jamais rien de plus. Leur humanité... leurs sentiments... Tout ça était bien trop... contaminant ! Sans cesse à rappeler une vie passée inutile et encombrante. L’idée d’en avoir un parce que j’y étais obligé ne plaisait pas le moins du monde. « Je ne compte pas vous apporter de nouveaux regrets. »
Cependant, j’avais besoin de savoir si cette histoire d’humain était valable dans mon cas. Je n’avais jamais posé la question mais elle était légitime. Avec un peu de chance, là encore je rêvais sans doute, je n’aurais pas à la faire en raison de mes antécédents. « Est-ce que cette histoire concernant les pommes de sang est une obligations pour la totalité de notre espèce ? Je veux dire... dans mon cas, est-ce vraiment une bonne idée de me mettre entre les mains un sac de sang ? C’est risqué. » Je ne voyais pas l’autre possibilité, un moyen d’apprentissage. Envisager que cette expérience puisse m’être salutaire ne me plaisait pas. J’avais trop à perdre si je m’en servais comme divertissement un soir d’ennui. Je pouvais comprendre ce geste... celui de la Reine s’entendait. Elle voulait sûrement nous rapprocher de cette masse pour nous rendre inoffensif aux yeux du monde. Je l’espérais du moins, car je ne nous voyais pas vivre en paix éternellement. Notre espèce ne devait certainement pas en être capable. Franchement, même les plus calmes d’entre nous aimaient bien trop le sang que pour vivre indéfiniment en bons voisins.

« Je ne discute pas l’obligation si c’en est une. Je me questionne sur le sujet, c’est tout. » Que ça ne passe pas pour une rébellion ou bien je serais de nouveau dans une position bien délicate. Ça me gênait pas mais au point de m’y soustraire si réellement, je me voyais obligé de supporter la charge en question.
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MessageSujet: Re: I won't let this build up inside of me Ω [Livre II - Terminé]   Ven 8 Aoû - 16:25

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Constance & Spencer

Le problème, c’est que j’avais déjà eu cette conversation avec Spencer. Et il m’avait lourdement déçue. Il savait parfaitement, il connaissait les conséquences et pourtant, il avait enchaîné mauvais choix, sur mauvaise décision, le poussant au bord du précipice, et la Reine avait été à deux doigts de le pousser dans le précipice. Et ne soyez pas offusqué si je vous dis que je n’aurais pas cherché à lui attrapé la main. Je n’ai pas d’attachement, je n’en veux pas. J’ai déjà fait cette erreur, qu’on ne croit pas assez faible pour réitérer l’expérience. Il alluma une cigarette, et mes épaules se détendirent d’un coup. Sa présence m’avait crispée, d’un coup, comme un réflexe. Il ne comptait pas m’apporter de nouveaux regrets, ou de nouvelles déceptions. Il me semble qu’il m’avait déjà fait cette promesse. Qu’il ne fasse pas de promesses qu’il ne peut pas tenir. Autant qu’il me dise qu’il essaye, et qu’il me laissera le tuer s’il venait encore à dépasser la limite. Je haussais les épaules. Pour autant, je n’arrivais pas à entièrement condamner ses actes, parce qu’il venait, selon moi, de ce qu’il y a de plus profond enfui en chacun, une nature meurtrière, nous vivons de la vie, et les Sanguinistes, ne voulait que du sang. Et regardez ce qu’on nous donnait des pommes de sang, l’obligation d’en avoir. Je pestais.

Il me demandait alors pour cette nouvelle réforme. Celle des pommes de sang. A croire qu’il avait le même chemin de pensées. Je haussais les épaules, si dans son cas c’était une bonne idée ? Je n’en savais rien. Ca l’obligerait à apprendre le contrôle. Mas je trouvais cette réforme… si … à vrai dire je n’avais pas de mots, tant je trouvais cette nouvelle loi, absurde. Non seulement elle était absurde, mais elle allait mettre en danger notre race. Si beaucoup de vampires étaient capables de se contrôler, certains comme Spencer en était encore incapable. Je tirais sur ma cigarette, irritée qu’il me pose la question, et frustrée de n’avoir pas eu mon mot à dire dans tout cela. Des pommes de sang, obligatoire, moi qui n’en avait jamais véritablement eu, moi qui refusait de m’attacher à un humain, je me retrouvais pieds et poings liés, par une réforme de vampires courbant l’échine devant la dîtes toute puissante race humaine. Je mis un violent poing sur le bureau, faisant craquer le bois massif de mon bureau, et brisais un os de ma main, qui craqua avant de se remettre en place. Je reportais mon attention sur Spencer.

«  Comme tu as pu le remarquer, le sujet n’est pas mon préféré. » repris-je en me frottant la main. « Il semble qu’il s’agisse d’une obligation. Que ni toi, ni moi, ne pouvons contourner. L’idée de me lier à un humain, m’exaspère profondément. Tu ne pourras pas le contourner, et tu apprendras à te contrôler. » continuais-je.

Pourtant, d’une certaine manière, je suppose que l’on pouvait aussi voir cette nouvelle loi, comme quelque chose qui penchait en notre faveur. Parce que devenir pomme de sang, c’était une soumission. Elles allaient même devoir porter des signes pour prouver qu’elles appartiennent à quelqu’un. Les humains allaient devenir une marchandise. Le seul véritable but de leur existence après tout. Cette pensée me calma du tout au tout. Mais tout de même, il y avait bien trop d’inconvénients. Les humains étaient capricieux, fragiles, imprévisibles, et se croyait au dessus de tout à cause de leur pseudo humanité, excuse de leur rédemption. Foutue race, on aurait mieux fait de ne pas vous demander votre avis, et de vous menacez de vous éclater la jugulaire à coup de cure dent.

« Tu n’as pas à te questionner sur le sujet. Ton contrôle est primordial. Evitez les humains ne t’apportera rien sauf de la frustration, et l’incapacité de te trouver en leur compagnie. Je n’ai pas non plus d’explications à cette nouvelle obligation. Ni comment elle a pu être acceptée. »

Je haussais les épaules. Je n’étais pas omnisciente comme il devait le penser. Je n’avais pas les réponses à ses questions, celle qui lui sont propres. Je ne suis pas sa créatrice, je ne peux l’aider comme il souhaite que je l’aide. Et même, je refusais de devenir une sorte de mentor. Je soupirais, une nouvelle, écrasais ma cigarette dans le cendrier en cristal sur le bureau.


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