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Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Ven 6 Juin - 4:14

Johan n'avait pu qu'intervenir, lorsque la métamorphe rousse avait insulté Hayden, que la blonde avait abandonné son compagnon loup et que l'accumulation de ces choses, plus les autres frustrations de la fin de l'après-midi, avaient mis Isadora dans une colère noire. Une colère qui demandait d'être expiée dans le sang, dans la rage lupine. Il avait seulement pu aller rejoindre son ancienne compagne pour l'enjoindre à se calmer, avec une douceur et une patience qui lui étaient propres, en ignorant jusqu'à son Ulfric qui était pourtant tout juste à côté d'eux. Ça avait fonctionné. Isadora s'était calmée. Assez pour que le rituel de la fraternité puisse être accompli et qu'elle unisse son sang à celui d'un métamorphe, toujours dans cette étrange atmosphère tendue qui enveloppait tous les changeurs de Wolfheaven. Le O'More s'était quelque peu éloigné, après son action auprès de la brune, et l'avait suivie du regard quand elle était tout de suite partie dans la forêt juste après. Pas un regard d'échangé avec son Ulfric, pas un d'échangé avec ses frères et sœurs.

Il l'avait suivie. Tout simplement.

Ce qu'il faisait allait probablement lui valoir d'être détesté par son Ulfric. Plus, en fait. Déjà que leurs contacts n'avaient rien d'amicaux, il ne faisait rien pour améliorer son cas. Leur prochaine rencontre risquait d'être hautement agréable (non). Mais la situation le demandait. Et quelque chose, peut-être son instinct animal, lui disait qu'il était celui qui devait intervenir.
Johan avait laissé sans peur les enfants auprès de la meute. Ils allaient en prendre soin, il le savait, et la présence d'Hayden était garante d'une protection maximale. Aussi furieux pouvait-il être envers lui, ou envers Isadora, il ne blesserait pas les petits.

Le lycanthrope avait couru longuement. D'abord sous sa forme humaine, ensuite sous sa forme lupine, laissant ses vêtements auprès d'un arbre non loin d'un sentier. Il saurait les retrouver. Le bonheur de sentir ses pattes fouler les branches et les aiguilles tombées des pins et des épinettes, les feuilles humides des feuillus qui s'étaient dénudés avec l'automne, de sauter par-dessus les obstacles en se fiant uniquement à son flair pour retrouver la louve qu'il suivait de loin. D'assez loin pour lui laisser une avance, qu'il lui avait tout à fait laissé prendre en restant sous forme humaine, mais d'assez proche pour ne pas perdre sa trace. C'était une réelle libération que de pouvoir se transformer. Lui aussi avait des frustrations à expier, il s'en rendait compte, et cette course le libérait. Le mariage d'Isadora. Mary. Les métamorphes. Tout ce qui tournait autour de son monde, le faisait faiblir, le blessait, sans qu'il puisse faire autre chose qu'encaisser. Endurer. Sourire. Parce qu'il n'y avait pas mieux à faire.

Finalement, il l'avait retrouvée. Arrêtée, un animal mort entre les pattes et les crocs. Le souffle un peu court, mais moins que le sien – le sien d'homme-animal blessé qui avait encore des capacités bien moindres à côté de celles de ses frères et sœurs. Entre quelques arbres plus clairsemés. Elle savait qu'il était là. Johan la regarda, entre les branchages, avant de s'avancer doucement et de baisser la tête et les oreilles, lui demandant ainsi s'il pouvait s'avancer encore plus et la rejoindre.
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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Sam 7 Juin - 0:18

Johan & Isadora
Le 15 décembre 2017




Le museau enfoui dans le sang encore chaud, je dégustais toutes les saveurs que m’offrait la carcasse du cerf à terre. Quelques pulsations de son cœur ne firent entendre, avant de mourir dans le silence de la forêt. Je croquais un bout de chair fraiche et l’avalais sans demandais mon reste. Je l’avais mérité après la chasse que j’avais menée. Il ne s’était pas laissé prendre aussi facilement que ça, je devais bien le reconnaitre. Un vieux cervidé. Cela s’était vu à sa manière de fuir et d’essayer de me semer. Pas besoin de voir ses rameaux pour s’en rendre compte. Il avait tenu à sa vie, mais je lui avais prise, sans scrupule. Au moins lui avais-je offert une belle mort. Il avait combattu une fois acculé, et j’avais reconnu ses forces, même si elles n’avaient pas suffi. Rien n’aurait pu m’arrêter. Dès lors que j’avais entendu ses sabots faire craquer une branche, il s’était condamné. Pour sa bravoure et sa détermination, j’aurais pu le laisser vivre. Mais pas ce soir. Ce soir j’avais eu besoin de le prendre en chasse et de mettre fin à cette dernière par sa mort. Il n’y avait aucune autre possibilité imaginable. Au moins ne sera-t-il pas mort pour rien. Je comptais le manger en entier, même si pour cela, je devais m’écrouler de longues heures avant de pouvoir rebouger et digérer. Hors de question de gâcher cette nourriture.

Je m’arrêtais dans mon repas en l’entendant et le sentant. Il se rapprochait. Depuis que j’étais partie de Wolfheaven il m’avait suivi. Pas difficile de se rendre compte de sa présence. Il était aussi discret d’un troupeau d’éléphants. Bon j’exagérais sans doute. Il n’était pas si bruyant que ça, mais il avait suivi mes traces, les traces d’une louve aguerrie. Je l’aurais voulu, je l’aurais semé et perdu. Mais quel intérêt ? Il n’était pas un danger pour moi après tout. Qu’il ne suive ou non, cela n’avait pas vraiment d’importance. Sauf qu’il s’approchait et là, il retenait aussitôt mon attention. Johan bien entendu. J’aurais souhaité qu’il s’agisse d’Hayden, mais je m’étais fait une raison. Il préférait de loin la compagnie de Mary plutôt que la mienne. Son attitude avait changé envers moi, et je ne le supportais pas. Au moins me restait-il des frères et des sœurs sur qui comptaient, qui eux, ne me tourneraient pas le dos. Et Johan en faisait partie. Oh bien sur, je gardais une rancœur envers lui. N’était-il pas le premier à m’avoir laissé tomber ? Mais lui était là à présent, et pas Hayden. Cela en disait long à mes yeux et à ceux de ma louve. Je relevais la tête, la sortant des entrailles de l’animal mort. Du sang avait tâché mon pelage blanc et gris, mais je m’en fichais complètement. Il approcha de nouveau et baissa la tête et les oreilles, me demandant l’autorisation de continuer. J’hésitais un instant avant de laisser échapper un léger bruit de gorge, synonyme de mon approbation. Je me décalais légèrement, lui proposant de se nourrir s’il le voulait de l’animal qui venait de mourir sous mes crocs et mes griffes. Autant faire profiter un autre loup de son sacrifice…

Mon repas dura assez longuement. Quand nous partîmes, il ne restait rien de mangeable sur ce qui fut un magnifique cerf. Poisseuse, j’avais fini par me rendre à un petit ruisseau non loin. Je m’y abreuvais avant de reprendre forme humaine. Par expérience, je savais qu’il était plus difficile de chasser les traces de sang sous ma forme lupine que sous ma forme de femme. Et ma louve était largement calme pour me laisser reprendre les commandes. Repue, elle était complètement docile. Quelques minutes plus tard, j’entrais sans hésitation dans l’eau assez fraiche. Les températures étaient basses, mais je m’en fichais. J’étais une louve garou, et ma résistance au temps était plus importante. Et puis, ce n’était pas comme si je courais le risque d’être malade. Je ne prêtais pas attention à ce que faisait Johan. La sérénité de ma louve s’étendait jusqu’à moi et j’étais en paix. Cette chasse, cette course et ce repas me viande fraiche m’avait fait le plus grand bien. Même l’eau contre mon corps était délicieuse. J’entrais jusqu’à avoir de l’eau jusqu’au ventre, puis commença à rincer le sang de l’animal. Je levais les yeux vers l’homme et lui dis Elle est moins froide qu’elle n’y parait . Je ne m’attardais pas sur son corps – quand même j’en avais foutrement envie – pour reprendre ma « toilette ». Tu voulais me parler il me semble ? Parle, je t’écoute ajoutais-je.


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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Lun 9 Juin - 8:32

Quelques secondes passèrent avant que le bruit de gorge de la louve lui permette d'approcher, ainsi que de se repaître au magnifique cerf qu'elle avait chassé. Isadora avait toujours été une redoutable chasseresse, quelque chose qu'il admirait chez elle (et c'était la même chose chez leurs enfants), et cette proie en était une preuve. Même si vieux, cet animal s'était sûrement vaillamment battu et elle l'avait chassé seule. Johan accepta l'offre et vint se nourrir à ses côtés, le goût de la riche viande envahissant sa gueule et venant combler un appétit dont il n'avait pas conscience qu'il le tenaillait avant ce moment. La course dans les bois, puis le cerf. Son loup se calmait alors que la viande se mangeait lentement.

Le cerf presque entièrement vidé de sa nourriture, à peine en restait-il un peu pour les petits animaux qui passeraient après eux pour gruger les restes, Isadora partit vers un ruisseau. Il la suivit, toujours à distance, et reprit également forme humaine. Son moment sous forme de loup avait été bénéfique, tout son corps s'en retrouvait infiniment plus détendu.
Johan s'assit au bord de la rivière, alors que la brune s'avançait plus loin. L'eau était froide, mais son contact était plus que bienvenu sur son corps surchauffé de lycanthrope. Il se forçait à ne pas regarder le corps de son ancienne compagne. Il avait pris l'habitude, avec la meute, de ne pas avoir d'émotion face à un corps nu, surtout pas au sien, mais ça restait un exercice difficile. Pas le choix, donc, de regarder autre chose que son visage désormais plus détendu, sans trace de toute la colère qu'il avait arboré précédemment. Regardant ses cheveux, la forêt, tout sauf... le reste, quoi. Il plongea la tête sous l'eau quelques secondes, passant ses mains dans ses cheveux clairs pour les nettoyer, avant de refaire surface. Le bonheur. Il s'assit finalement dans l'eau, pour laisser le sang se laver de lui-même. En effet, moins froide qu'il n'y paraissait, mais quand même... saisissante.

Sa main passa sur sa barbe légère, nettoya les traces de sang sur ses épaules. Un petit hochement de tête quand Isadora lui rappela qu'il voulait lui parler. Les circonstances étaient propices, tous deux étaient calmes. Et c'était tant mieux, vu le sujet qu'il voulait aborder avec elle.

« Oui. C'est quelque chose d'assez délicat. C'est par rapport aux jumeaux... et à Savannah. » Savannah, qui n'était pas sa fille. Qu'il ne connaissait pas. Et pourtant, qu'il connaissait un peu, de par tout l'amour qu'entretenait sa mère envers elle, mais aussi par les jumeaux. Tout l'épineux du problème. « Je n'ai pas tous les détails, seulement ce que m'ont dit les enfants, mais j'ai compris qu'il était arrivé certaines choses avec Savannah. Et ils lui en veulent, ils la... boudent, je crois. Kean, surtout, est assez dur quand il me parle d'elle. Niahm le suit, mais ce n'est pas aussi fort. Et... Je n'ai pas de frère ou de sœur, mais je peux comprendre que parfois, on se chamaille avec eux. Surtout à cet âge. Mais... Une petite hésitation. Il mordilla son pouce, pensif, avant de reprendre avec le même calme. L'introduction était faite, il manquait le cœur de ce qui le tracassait réellement. Il y a quelques jours, Kean m'a demandé si en mordant une humaine, celle-ci devenait inévitablement une louve. Je lui ai répondu que non, que la plupart mourraient et que c'était très dangereux. Ça m'a fait peur. Je ne connais pas Savannah, et je ne sais pas non plus ce qui est arrivé, mais... je m'inquiète et je tenais à t'en parler. »

Parce qu'un enfant ne demandait pas cela de façon anodine, surtout pas Kean O'More. Parce que c'était une question grave à laquelle il n'avait pu que répondre la chose la plus crue possible, pour le dissuader de tout ce qu'il pouvait penser. Johan s'inquiétait, donc. Pour leurs enfants, mais aussi pour celle d'Isadora, parce que tout était relié et que l'équilibre entre toutes ces vies était ô combien fragile.
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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Mar 10 Juin - 21:06

Johan & Isadora
Le 15 décembre 2017




Je ne regardais pas Johan, quand bien même, je l’entendis rejoindre lui aussi le ruisseau. Il avait beau être un lycanthrope, je le connaissais bien assez pour savoir qu’il était du genre à éprouver de la pudeur vis-à-vis de son corps. Je l’avoue, ce n’était pas quelque chose que j’arrivais à comprendre. Comme la plupart des notre, il n’avait absolument pas à rougir de son physique, quand même ce dernier avait été marqué par la vie. Bien au contraire. C’était ce qui faisait une partie de son charme et de sa beauté. Ou du moins, était-ce mon opinion, qu’il connaissait très bien d’ailleurs. Ne lui avais-je pas sans cesse répété lorsque nous étions ensembles ? Si je tournais d’ailleurs la tête en cet instant ce n’était pas parce que je le trouvais repoussant, mais parce que je respectais sa pudeur. Je n’étais plus sa compagne depuis bien longtemps déjà, ainsi lui laissais-je de l’intimité, même si, je l’avoue, j’étais curieuse de voir s’il avait changé. Sept ans s’était écoulés, et mon physique n’était plus vraiment le même, même si globalement je restais inchangée. J’avais surtout gagné en musculature et mon corps comportait bien des marques de griffes et de morsures. Si la majorité avait été soignée, les plus profondes restaient visibles, et si les plus fines était quasiment invisibles, les plus importantes avaient été gravées dans ma chair, me rappelant sans cesse ses années funestes. Elles étaient la marque de mon expérience et de ma combativité, et je l’avoue, je les portais avec fierté, n’ayant aucune envie de les masquer, même si à présent que je n’étais plus exécutrice, elles n’avaient plus vraiment d’importances…

J’entendais et le sentais l’eau bougeait à chaque geste que faisait le loup. Lui aussi était en train de nettoyer les résidus de sang sur sa chair. Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’il ne vienne me répondre. Si je ne tournais pas la tête vers lui, je m’arrêtais et écoutais ce qu’il avait à me dire. Son ton était grave, et j’y décelais de l’inquiétude. Quand il évoqua mon enfant humaine, je me fis violence pour ne pas me retourner. Pas besoin de lui demander pourquoi il parlait d’elle, il enchaina tout de suite. J’écoutais ses mots, et à la fin de sa tirade, je me retournais complètement pour lui faire face. J’avais besoin de lire sur son visage, mais aussi qu’il lise sur le mien et comprenne la portée de mes mots Savannah n’est pas sous ta responsabilité mais sous la mienne et celle d’Hayden. Ce qui la concerne ne te concerne ab-so-lu-ment pas. Tu as perdu ce droit le jour où tu m’as tourné le dos. Mon ton était légèrement menaçant, lui faisant comprendre qu’il s’aventurait sur un terrain très glissant et dangereux. Ce qui se passent entre Elle et nos enfants ne te regarde pas, et je te prierais – pour ton bien – de ne pas t’en mêler. Et ne remets plus jamais en cause mon rôle de mère Johan. Je laisse passer pour cette fois ci, mais ce sera la seule et unique fois. Je le suis depuis plus longtemps que toi, je te le rappelle. Ce n’est pas parce que tu m’as privé de ce rôle pendant 7 ans vis-à-vis de Niahm et de Kean que tu es le plus expert de nous deux. Commence d’abord par te faire obéir par tes propres enfants, avant de juger mon cas c’était un coup bas, je l’avoue, mais j’étais fâchée contre lui. C’était dans sa nature d’être un loup doux et calme. Pas étonnant qu’il ait du mal à gérer nos deux crapules depuis son réveil. Leurs transformations en loup les avaient changés et rendus plus turbulents et moins réceptifs à l’autorité douce. Ce n’était pas la faute de Johan, et c’était injuste de ma part de lui balancer ça à la tronche, alors même qu’il m’avait aidé plus tôt. Excuses moi, je n’aurais pas dû dire ça. C’était déplacé et injuste de ma part. Au nom le reconnais-je à voix haute. Faute avouée, faute à moitié pardonnée ? S’il était le loup qu’il était avant de partie, il me pardonnerait d’ailleurs totalement. Parler de Savannah était très délicat, encore plus à présent alors que je me sentais de plus en plus démunie vis-à-vis d’elle et que je remettais mon rôle et mon statut de mère en cause. Qu’il me le dise à voix haute m’avait blessé me rappelant à mes démons intérieurs, et j’avais ainsi réagit violemment. Ce n’était pas à lui que j’en voulais, c’était au fond à moi et à moi seule. Bon sang, mon fils était allé demander à son père s’il pouvait mordre une humaine ! Je savais qu’il avait du mal avec les êtres humains, je m’en étais bien rendue compte, mais je n’avais pas compris à quel point c’était grave. Ouais, en fin de compte ce n’était pas lui l’imbécile, c’était moi.


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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Juin - 18:05

Tempête dans la rivière – le silence d’Isadora, pendant qu’il parlait, avait été total, mais il ne le resta pas longtemps. Elle s’empressa de le rabrouer par rapport à ses inquiétudes, avant d’enchaîner sur un ton encore moins agréable et de cette fois lâcher des mots assassins.

Blessé. Mais muet. Johan avait accusé le coup et avait baissé ses yeux pleins d'eau sur la rivière qui coulait autour de lui, remerciant les gouttes qui coulaient de ses cheveux de cacher les larmes qui menaçaient de venir. Trop sensible, depuis son réveil. Surtout, incapable de prendre les coups face à des accusations où il ne pouvait ne sentir coupable, mais où il avait tout de même sa part de responsabilité. Ne le pardonnerait-elle jamais ? De ne pas avoir su, d'avoir été un idiot, un naïf aveugle ? Et par rapport aux enfants, ne voyait-elle pas qu’il n’était plus outillé pour les comprendre et qu’il faisait du mieux qu’il pouvait dans une situation complètement nouvelle pour lui ? Il ne devait toutefois pas s'énerver. Ce n'était pas la bonne façon d'agir, avec Isadora, et ce n'était certainement pas le moment. Comme pour répondre à cette pensée, à cette obstination à ne pas élever le ton, la louve s'excusa. Chose qui le toucha beaucoup. Elle n'était pas du genre à le faire souvent, fière comme elle était, et qu'elle reconnaisse ses paroles comme déplacées et injustes était un pas en avant. Le lycanthrope hocha la tête en réponse, pour lui signifier que ce n’était rien. Il avait beau être un homme rancunier, elle était son ultime faiblesse et il ne pouvait lui en vouloir longtemps. Surtout si elle s’excusait.

« Je ne remettrai jamais en question ta capacité de mère, Isadora. Je voulais seulement te partager une crainte. » Une crainte face à un de leurs enfants, crainte qui malheureusement, il le craignait, était liée à la fille humaine de la femme devant lui. Il ne pouvait imaginer à quel point elle devait angoisser, par moment, face à celle-ci. Mais ce n’était pas de ses affaires, elle le lui avait signifié plus que clairement, et il n’allait donc rien demander. « Tu es meilleure que moi pour te faire obéir par les enfants, j’ai des difficultés avec eux depuis mon réveil. Ce sont vraiment des loups. » Pleinement. Leur double héritage avait toujours influencé leur caractère, mais depuis leur première transformation avait vraiment changé quelque chose. Plus sauvages, plus instables. L’adolescence allait être une terrible période et il était bien heureux que ça n’arrive pas immédiatement. Sa main vint frotter sa nuque, tic typique de sa gêne et de son malaise. Trop consciences de ses lacunes – trop conscience de ses problèmes. De problèmes qu’il ne pouvait régler seul, et qu’il ne voulait pas régler seul. Ils étaient ces enfants à trois, non ? En deux maisons séparées, dans deux dynamiques différentes, mais quand même ensembles.

Johan se racla la gorge, après avoir remis de l’eau fraîche sur son visage, histoire de vraiment reprendre ses esprits. S’éloigner de la meute faisait du bien, il n’avait jamais eu l’habitude de passe beaucoup de temps en leur compagnie, et cette discussion aussi faisait du bien. Même si elle n’était pas nécessairement agréable. « Que crois-tu qu’il faut faire ? Pour Kean. Peu importe à qui sa question se destinait, c'est sérieux. » Trop sérieux pour que ce soit pris à la légère, trop sérieux pour que leur fils qui n’aimait pas beaucoup les humains ait demandé cela l’air de rien.
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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Jeu 12 Juin - 22:56

Johan & Isadora
Le 15 décembre 2017




J’avais blessé Johan. Je m’en rendais bien compte, mais le mal était fait. J’avais parlé trop vite, trop impulsivement. Je m’en voulais, vraiment. Rien ne justifiait mon attitude, pas même mes doutes. Si je savais qu’il accepterait mes excuses, je n’enlèverais pas pour autant le mal que j’avais fait. Bon sang, il fallait vraiment que j’apprenne à me taire et à réfléchir avant de parler. Un silence s’installa entre nous et je pus voir le trouble dans son port de corps. Il n’avait pas changé en sept ans, et j’arrivais toujours à lire en lui comme dans un livre ouvert. C’était à la fois rassurant et terrifiant. Je m’apprêtais à m’excuser une nouvelle fois, quand il reprit la parole. Je sais. Je suis désolée, je n’aurais jamais dû m’énerver ainsi. C’est juste que… Je m’arrêtais un instant, ne sachant pas vraiment si je voulais lui en parler ou non. C’était mes problèmes, et non les siens. Je ne voulais pas le mêler à des choses qui ne le concernaient pas. Mais si je m’arrêtais en plein milieu de la phrase, il le prendrait contre lui. Ainsi ajoutais-je je dois régler aussi des choses de mon côté et que c’est… Compliqué. Oui Sav’ était un sujet on ne peut plus compliqué et je me sentais franchement démunie face à elle. J’arrivais parfaitement à faire à gérer nos deux crapules, mais j’étais incapable de savoir quoi faire avec ma fille humaine. La situation était vraiment ironique lorsqu’on y pensait. Deux loups ne me faisaient pas peur et ne m’inquiétait pas. Contrairement à mon humaine d’ainé. Tu t’en sortiras. Il te faut juste du temps et… De l’aide. Tu n’es pas seule face à eux Johan, je suis là. Et même si je sais que tu ne l’aimes pas vraiment, Hayden est aussi là. C’était important qu’il comprenne que même s’il se pensait seul, il ne l’était pas. Les enfants loups n’étaient pas les plus faciles à gérer. Encore moins des enfants complètement loups. Mais il y arriverait, ça ne faisait aucun doute. Il devait juste se montrer plus ferme, et plus vigilant. Ils avaient besoin de cadre, de discipline et de domination. Hors c’était tout ce que Johan n’était pas. Mais pour eux, il y arriverait. C’était un bon père, qui aimait sincèrement ses enfants. Et s’il n’y arrivait vraiment pas, et bien je serais là pour rectifier le tir. Il n’était pas seul. Il n’était plus seul. Il pouvait me consulter et compter sur mon soutien. Il faut qu’on lui parle. Qu’on leur parle. Le plus tôt sera le mieux. Demain soir si possible. Nous viendrons tous ensembles chez toi et nous en parlerons. Ils comprendront. Nous avons oublié de les faire bêtes et stupides. Je lui fis un léger sourire tendre. Nous : lui, Hayden et moi. J’avais beau en vouloir à mon nouvel époux, il était une vraie force de la nature et surtout, les jumeaux s’écoutaient. Il était leur dominant, leur chef de meute, leur second père. Ils avaient beaucoup d’affection et de respect pour lui, et c’était un vrai atout. . Merci… de m’en avoir parlé. Et encore une fois, je te présente mes excuses. Tu n’es pas un mauvais père Johan, tu es juste… Dépassé. Et je te comprends mieux que tu ne l’imagines… Je faisais bien entendu référence à Savannah et non aux jumeaux. Elle me causait vraiment énormément de soucis et je ne pouvais pas m’empêcher de me demander dans quel guêpier elle était sans cesse en train de se fourrer. A croire qu’elle était à la recherche d’adrénaline. J’avais bien saisi qu’elle essayait de me faire passer un message. Mais je n’arrivais juste pas à décrypter ce message.



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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Lun 16 Juin - 5:34

Compliqué. Ha, pour ça... il n'y avait rien de simple, dans leur existence, et avoir une humaine dans son entourage immédiat ne devait pas être aisé. Une humaine adolescente, de surcroît. Un hochement de tête pour signifier qu'il avait compris qu'elle ne désirait pas en parler, mais que c'était loin d'être simple. C'était bien normal qu'elle se soit sentie attaquée, dans la situation. Même si ça n'avait pas été son but, Johan avait mis sur le tapis quelque chose en lien avec la maternité d'Isadora, à un moment où elle devait être en train de réfléchir sur ses capacités.

Un demi-sourire. Il osa la regarder à nouveau, relevant ses yeux de l'eau qui bouillonnait tout autour de lui. Oui, elle était là, et Hayden aussi. Même s'il tiqua à son nom à sa pensée. Isadora Valentyne. C'était la femme devant lui ce soir. Un doux commentaire, un peu triste en vérité : « Je ne pense pas avoir amélioré notre relation, à Hayden et moi. Pas ce soir. » C'était le cas de le dire. Une petite grimace avait accompagné son commentaire. Une partie de lui trouvait tout ce conflit ridicule – sa partie humaine, en réalité, celle sensée. Celle qui disait qu'il pouvait parfaitement accepter qu'Isadora en aime un autre, que c'était bien normal, qu'il pouvait faire l'effort d'au moins supporter l'autre homme, pour le bien de tous. Ne voulaient-ils pas tous les deux le bonheur des mêmes personnes ? Sa partie louve, par contre... c'était une autre chose. Johan ne devait pas trop s'en demander, face à Hayden.
« Oui. Vaut mieux que nous soyons là tous les trois. Voyez cet effort qu'il faisait, en reconnaissant que oui, Hayden était une partie intégrante de cette parentalité. Demain soir me va. » Non. C'était trop court pour se préparer à l'entrée d'un autre mâle dans son logis, à ce qu'un dominant vienne mettre son odeur partout, retrouve celle de ses enfants, de vos enfants. Mais dans la situation, le plus tôt était le mieux, et Dieu sait qu'il n'avait pas choisi le beau-père de ses enfants. Quoique, s'il avait eu à choisir, sans doute n'aurait-il pas pu aller vers une autre personne. Peu importe, après tout : demain, il y aura Hayden Valentyne dans son salon et il allait à peine y avoir une nuit pour s'y préparer. Même pas. Se connaissant, il allait être incapable de dormir.

Son sourire revint et se fit plus franc. Des excuses d'Isadora ? Il allait les chérir jusqu'à la fin de ses jours. En espérant qu'il ne les lui fasse pas regretter par mégarde, ou par maladresse, comme il était si doué pour le faire. « Je devais t'en parler. » C'était tout. Hors de question de prendre une décision sans elle. Surtout pas après toutes ces années sans elle, après toutes ces années de solitude de son côté. « D'ailleurs... tu as bien fait de demander à ce qu'ils soient dans des classes séparées et de les encourager à faire des activités l'un sans l'autre. » Toute la fusion entre les jumeaux était effarante et Johan se questionnait souvent sur la sanité de la chose. Lui était enfant unique, donc il ignorait jusqu'à la relation normale que devaient entretenir des frères et sœurs, mais quand même. Niahm et Kean étaient deux êtres différents et souvent, ils tendaient à l'oublier. Un dernier petit commentaire, hésitant, prudent, comme pour tâter le terrain avant de peut-être se faire brûler : « J'espère que vos... complications avec Savannah vont se régler bien vite. » Vos. Les siennes et celles d'Hayden. Et il était sincère.
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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Mer 2 Juil - 13:25

Johan & Isadora
Le 15 décembre 2017




Je n’avais pas été très correcte avec Johan. Il m’avait aidé, et je l’avais envoyé sur les roses. Le sujet de Savannah était très délicat et j’étais tellement perdue vis-à-vis d’elle que j’avais tendance à tout prendre mal. Je me remettais beaucoup en doute et mon ancien fiancé venait de mettre en avant un point que je n’avais pas vu. J’avais vraiment été négligente en tant que mère. J’avais été vraiment aveugle. Je savais qu’il y avait quelques tensions entre mes enfants, mais je ne pensais pas que c’était aussi violent du côté de notre fils. Pouvais-je vraiment lui vouloir ? N’étais-je pas moi-même en colère contre Savannah ? Kean était un bon garçon et très empathique vis-à-vis de moi. Il avait dû lire derrière mes sourires et mes gestes et il réagissait en conséquence. Il ne pensait pas mal. Il voulait surement m’aider, m’épargner, me protéger. Je m’en voulais, vraiment. Si mon ainée était fautive, je l’étais aussi. Tout comme l’attitude d’Hayden vis-à-vis de Johan. Je ne comprenais pas pourquoi ce dernier pensait que mon époux serait plus en colère contre lui. Et pourquoi ? Tu n’as rien de mal et Hayden est un homme sensé. J’avais tourné la tête vers lui, soucieuse d’obtenir une réponse. Je pouvais pacifier leur relation, mais j’avais besoin de toutes les informations les concernant ainsi que leur ressenti. Nous devions arriver à faire ensemble tous les trois. Pour le bien des enfants. J’hochais la tête de manière affirmative quand il m’affirma que lui aussi pensé que nous devions tous être là et que demain soir lui allait. J’espérais qu’Hayden n’y voit pas d’inconvénient vis-à-vis de son agenda.
Je m’étais excusée auprès de Johan et cela le touchait. Son visage se transforma et un sourire s’y dessina. Bien entendu, il en profitait. J’étais une louve fière qui présentait très rarement ses excuses. Je crois que cela n’était d’ailleurs jamais vraiment arrivé vis-à-vis de lui. Notre relation avait été chaotique avant d’être calme et pourtant, je ne lui avais jamais demandé pardon. Ce n’était pas le genre de chose que je faisais. J’avais été injuste envers lui, et remettre son rôle de père en cause… Ce n’était pas bien. Tu as bien fait. Nous sommes leurs parents, et nous devons penser à eux avant de penser à nous. Ils chamboulent nos existences, c’est certain. Mais si nous faisons front ensembles, nous y arriverons. Je peux t’apprendre à les gérer. Et toi tu peux m’apprendre à voir. Il faut que nous nous concertions plus souvent les concernant. Ils ont besoin d’être entouré de nous tous. et en parlant de classe et activité séparées C’est important de les passer du temps avec l’un et l’autre sans le second. Avec Sav’, ça va mieux depuis que je consacre une journée rien qu’à elle. C’est Hayden qui me l’a fait remarqué, et il avait raison. Ils doivent exister en dehors de l’autre. Que dirais-tu de ne pas toujours les avoir tous les deux ? Tu pourrais t’imposer plus facilement s’ils ne sont pas deux et tu pourrais nouer une relation plus particulière avec chacun d’eux. . Je poussais un soupir à ces dernières paroles, ajoutant Je l’espère aussi. Mais j’attire les ennuis comme un aimant et… Je m’arrêtais pour prêter l’oreille aux bruits de la forêt. Quelque chose venait de changer. Des oiseaux venaient de s’envoler et pour avoir été exécutrice c’était le genre de choses auxquelles je faisais très attention. Je fronçais les sourcils et vis signe à Johan de ne pas faire de bruit. Une minute plus tard j’entendis un hurlement de loup. La meute est partie en chasse. Nous ferions mieux de les rejoindre. Courir avec nous te ferait du bien.


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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   Jeu 3 Juil - 0:42

Un sourire un peu piteux, un haussement des épaules. « Nous sommes des loups. » Il n’avait plus sa place auprès de son ancienne compagne, mais il n’en était pas moins dans sa vie. Impossible de régler totalement ce qui s’était passé entre eux, puisqu’ils avaient deux enfants pour leur rappeler le passé à chaque jour. Leurs loups voulaient se battre, d’un côté pour récupérer une place, de l’autre pour l’affirmer. Seuls les humains et ce qui était sensé en eux les empêchaient. Enfin, de son côté, c’était ça. Sa possibilité de réfléchir et d’agir autrement que par l’instinct. « La situation actuelle n’est pas facile pour lui et je pense… je n’en suis pas sûr, je ne lui ai rien demandé et je me trompe peut-être, que ma présence n’aide pas. Parce que ma famille est aussi la sienne. Et que nous sommes des loups. » Ils étaient tous frères et sœurs, mais il y avait aussi tellement plus, parfois… Ils allaient passer par-dessus. Ça allait s’arranger. Ce n’était rien de grave, après tout. Ils avaient les mêmes intérêts en commun. Il ne le prenait pas mal et ne s’en faisait pas. Johan sourit un peu plus, pour lui signifier de ne pas s’inquiéter sur ce sujet. Ils avaient bien d’autres sujets d’inquiétude ô combien plus importants que des guéguerres entre mâles.

Apprendre à gérer les jumeaux. Et lui apprendre à voir. Ça lui allait. C’était un échange plus qu’honnête. Elle était plus autoritaire, plus en contrôle. Lui était plus empathique, plus calme. Ils avaient toujours su se compléter et c’était une nouvelle fois la juste mesure. Et le libraire approuvait sans réserve tout ce que son ancienne compagne disait – sur la séparation des enfants, sur le fait qu’ils devaient se consulter. Quand elle parla de passer du temps en solo avec les enfants un à la fois, il se raidit pourtant légèrement. Il hésita. Ne pas voir les jumeaux ensembles était une bonne idée. Ça lui permettrait de mieux les connaître, de les rendre uniques, mais aussi de mieux s’imposer, comme Isadora l’avait souligné. Qu’est-ce qui le bloquait, donc ? Était-ce le fait que depuis si longtemps, ils n’avaient toujours été que tous les trois ? Il n’en savait rien. Il devait quand même passer par-dessus cette légère peur sans nom. Finalement, ses épaules se détendirent. « C’est une très bonne idée. Ils seront moins épuisants, aussi, en solo. »

Oh que oui.

Il se tut, subitement, quand la brune le lui intima. Il ne put empêcher, pendant ce moment où elle se concentrait sur autre chose, de la regarder pleinement. Toujours aussi magnifique, encore plus même. Heureusement qu’il avait appris à se contrôler… même si sa nature lupine aimait lui rappeler qu’il avait certains besoins, dans la vie, et qu’il ferait mieux de cesser de les museler. L’annonce de la chasse l’enthousiasma. Son loup voulait courir. Voulait mieux connaître ces frères, ces sœurs, ces nouveaux arrivants. Voulait chasser. Voulait vivre. Et lui aussi. Les dernières tensions disparaîtraient, ainsi. Il se leva de la rivière où il était bien installé, un léger frisson le parcourant au contact de l’air. « Allons-y. Une petite seconde, avant qu'ils se transforment à nouveau. Je suis content que nous ayons parlé, Isadora. » Elle était importante dans sa vie.
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MessageSujet: Re: Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]   

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Tu savais que j'étais un loup [Livre II - Terminé]
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