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Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Dim 18 Mai - 19:00

    Les rayons du soleil perçaient peu à peu les nuages, découvrant la ville sous une autre lueur, celle de l’aube. Et pourtant, j’étais là, derrière mes baies vitrées spéciales qui se teintaient de plus en plus au fur et à mesure que le soleil se levait. La technologie était efficace là-dessus au moins. Je ne pourrais plus sortir, mais je n’avais pas sommeil. Les derniers événements me tracassaient. En plus de l’entretien de ma mère, il y avait eu la tête de Shane, la pomme de sang de Julien et ce fameux sms qui le concernait. J’étais plus qu’absente en cet instant, je n’entendis même pas mon serviteur me demander si j’avais besoin de quoi que ce soit. J’étais complètement perdue dans mes pensées alors que je ne voyais plus à travers mes vitres à présent. Mon serviteur avait pris l’initiative de fermer les volets, tout simplement parce qu’il m’avait déjà dit ne pas faire confiance aux vitres qui s’obscurcissaient. Au moins était-il très minutieux dans ce qu’il faisait. Je ne m’en faisais pas pour cela. Il m’amena un verre de B-, true blood naturellement et même si c’était mon rhésus favori, je ne faisais que tourner mon verre entre mes doigts. J’étais toujours devant ma baie vitrée, ne bougeant pas d’un pouce pendant au moins deux heures avant que je ne daigne faire quelque pas jusqu’à ma table basse et poser le verre avant d’aller à ma salle de bain. Je restais tout aussi silencieuse et pensive, chose qui ne m’arrivait pas très souvent. Tout comme le fait de veillé de la sorte.

    Je quittais mes vêtements alors que mon bain avec trois tonnes de mousse était prêt, dégageant une vapeur brûlante en plus de l’odeur d’Orchidée sauvage qui envahissait la pièce. Une odeur que j’aimais particulièrement, il fallait bien l’avouer, tout comme les orchidées en elle-même. Je plongeais mon pied droit, puis l’autre avant de m’immerger presque entièrement, ayant pris le soin d’attacher mes cheveux en un chignon rapide pour éviter que mes cheveux ne soient mouillés. Je posais ma tête sur le coussin et plongeais ensuite mes deux bras dans l’eau avant de fermer les yeux. J’inspirais profondément et laissais l’air ressortir avant de me laisser aller, me détendre dans ce bain excessivement chaud mais tellement réconfortant. J’avais cruellement besoin de penser à autre chose. Je ne m’endormis pas, je reposais mes yeux et je restais bien une heure et demi, avant de me décider de sortir de cette salle de bain qui ressemblait presque à un hammam. J’enfilais mon peignoir de bain et retirais la pince de mes cheveux avant de la laisser sur le rebord du lavabo et m’en aller vers mon salon. Je pris le verre, m’obligeais à boire pour éviter de me réveiller affamer et me découvrais pour laisser mon peignoir s’étaler au sol, avant que je ne me dirige vers mon lit et me faufile dans mes draps.

    Mes yeux se fermèrent, mais j’eu du mal à faire partir ma conscience dans le sommeil. J’allais être totalement décalé, mais je n’avais rien de prévu le lendemain, et puis je pouvais mériter pour une fois de me lever un peu plus tard. N’était-ce pas ce que faisaient les humains ? La grasse matinée ? Sauf que moi c’était plutôt la grasse soirée, si on pouvait l’appeler ainsi. Et c’est comme ça que je m’endormie. Il devait être pas loin des 23 heures alors que mes yeux s’ouvrirent, et j’avais eu un sommeil agité, j’étais entortillé dans mes draps. Il me fallut quelques secondes de plus avant de sentir finalement une odeur familière… J’eu un sourire aux lèvres, avant de me retourner, m’entortillant un peu plus dans les draps. J’aperçu Keiran qui était là, assis sur mon lit. Je le regardais avec une certaine intensité, avant de me mettre de côté, posant ma tête sur ma paume de main et tendant l’autre vers lui. Mon lit était pour le moins immense, une pièce unique.

    « Mmmh… j’ai passé une nuit horrible, mais te voir me fait le plus grand bien. Je ne t’ai pas fait trop attendre ? Pourquoi tu ne m’as pas rejoint ? » C’était vrai, son touché, ses caresses m’auraient fait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 22 Mai - 21:32

J’avais passé une longue journée, à traiter de la paperasse. Des contrats d’auteurs à rédiger, des commandes d’ouvrages à passer, des manuscrits à lire, rejeter, trier. Sans compter les corrections à apporter à un ouvrage qui devait sortir bientôt. Mes yeux me brulaient, et je n’avais pas accompli la moitié du travail que je voulais faire. Il me faudrait recruter sous peu un employé pour m’aider, mais c’était délicat. Tant pour le payer, que pour le former correctement. Je soupirais – chaque chose en son temps. Je remontais dans mon appartement qui se situait au-dessus des locaux Lothian Publishing. Un appartement modeste, une pièce avec un coin cuisine isolé par un comptoir, et une salle de bain avec le luxe incommensurable d’avoir une baignoire. Un nouveau soupir – je ne pourrais peut-être plus payer le loyer bien longtemps. Et je ne pouvais avoir la pièce inférieure du duplex sans avoir celle du dessus. Il allait falloir que je mette les bouchées doubles, et aille au bout des projets de parutions que j’avais. Peut-être devrais-je faire appel à un freelance. Et à un comité de lecture, qui serait rémunéré par des copies des livres que je publierai, s’il y en avait. Peu importait. L’essentiel à l’instant était de me doucher, et de rejoindre Glasgow avant que Jana ne se réveille. La nuit tombait tôt, même si ma Princesse ne se réveillait pas dès ses premiers instants – je devais être là à ses prémices. Ce qui me laissait très peu de temps pour rejoindre Edimbourg, et travailler. Encore moins pour dormir – je ne pouvais décemment pas passer mes nuits à dormir alors qu’elle était à mes côtés. Pour autant, je manquais de sommeil. Peut-être pourrait-elle me laisser des nuits libres, dans le mois ? Mais je ne pouvais décemment le lui demander. Je lui devais tout, et je n’aurai jamais l’audace de lui faire comprendre que je ne pouvais pas tenir à son rythme. Elle me dirait d’abandonner Lothian Publishing, et je n’aurai d’autre choix que de lui obéir. Je ne pouvais pourtant pas. Avec la maison venait beaucoup trop de souvenirs dont je ne pouvais, ne voulais, me séparer. Et je devais la faire vivre, en mémoire de son ancien directeur décédé durant les terribles années de combat passées.

J’avais été prompt à me préparer, essayant sans grand succès d’effacer toute trace de fatigue de mon visage, et m’étais donc rendu aux abords de l’appartement de Jana après deux heures de voiture. En temps normal, j’aurai probablement accéléré, mais mon manque de sommeil aurait pu me couter une inattention dangereuse, si j’avais grillé les limitations. Je n’avais eu aucune difficulté à entrer, les gardes me connaissaient bien maintenant, et m’aurais de toute façon maitrisé en un tour de main. Même si je m’améliorais de plus en plus au combat – pas assez pour mettre à terre plusieurs gardes, seul contre tous. Et je ne m’y serai risqué que s’ils cherchaient à nuire à la princesse à qui je ne voulais aucun mal, de toute façon. Je ne m’étais pas rendu de suite à ses côtés, affamé. J’avais à peine mangé, comme bien souvent, et mon estomac protestait. Je m’étais fait une purée et un steak saignant, avant de rejoindre ma déesse dans sa chambre, m’asseyant à un bout de son lit, la contemplant dormir. La vérité était que je l’aurai bien rejointe, notamment en la voyant s’agiter par moment, mais je craignais de m’endormir. Saisissant sa main, je me laissais guider vers elle, souriant à la vue de son corps nu.

« Je ne voulais pas risquer de m’endormir. Mais je suis là, ta journée n’en sera que meilleure. »

Je pressais mes lèvres contre les siennes, avant de m’installer dans son dos pour lui masser le cou.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Lun 26 Mai - 16:56

    Une nuit horrible, c’était peu dire en vérité. Je n’avais pas arrêté de faire des cauchemars qui faisaient allusions à mes problèmes du moment. Cela me contrariait énormément, même si je faisais tout pour que personne ne puisse déchiffrer mes pensées ou bien même mes attitudes. Je savais rester de marbre, totalement impassible pour que je ne sois pas transparente. C’était une qualité que j’avais acquise rapidement finalement, alors que d’autres m’échappaient des mains encore. Enfin d’après ma mère naturellement. Elle pensait que je n’étais pas combattive, que je ne lui étais pas loyale et que je ne l’aimais pas comme une mère. Tout était faux, encore plus le fait que je l’aimais. Mais je dérivais… Actuellement, j’étais heureuse d’avoir pu ouvrir les yeux et sentir d’abord son odeur pour enfin apercevoir son visage. Magnifique… il était mon soleil. C’était peut-être une métaphore stupide mais c’était ce que j’avais pensé sur le moment. Et il m’avait attendu là, jusqu’à temps que je me réveille alors que lui devait être crevé. J’espérais au moins qu’il s’était servi quelque chose mangé et qu’il avait fait comme chez lui. Depuis combien de temps m’observait-il ? J’aurais aimé qu’il se glisse dans mes draps… mais comme il venait de me le dire, il se serait sûrement endormi. Je l’aurais laissé pour sûr. Il me connaissait peut-être par cœur tout compte fait. En tout cas, je lui faisais part de ma nuit agitée, faisant abstraction de mes tourments. Il saisit ma main et je le guidais vers moi alors que je me redressais.

    « Je suis surtout désolée, je me réveille plus tard que d’habitude, j’espère que tu n’es pas trop fatigué… »

    Il captura mes lèvres un moment et je savourais cet instant avant de se mettre derrière moi. Je sentis ses doigts me masser le cou et je soupirais de satisfaction. A présent assise, les draps ne recouvraient que mes jambes repliées sur le côté. Je dormais nue depuis toujours, il le savait déjà depuis un certain temps déjà. Pour l’heure, je me contentais d’apprécier son massage.

    « Mmmh… si tu commences comme ça, tu vas vraiment embellir ce début de soirée… » soufflais-je avec un fin sourire alors que je tournais la tête pour l’apercevoir du coin de l’œil. Je pris mes cheveux pour les rassembler devant mon épaule et ne pas qu’ils me gênent. Ma main pris sa nuque doucement et pris possession de ses lèvres pour lui offrir un baiser des plus tendres. C’était étrange, avec lui, j’aimais que tout ce fasse naturellement, ais aussi que tout soit doux et délicat. J’avais mes moments brutaux, il le savait aussi, mais avec lui ils étaient très rares. J’aimais aussi la particulière attention qu’il avait sur moi. Il se différenciait des autres, pour sûr, je lui avais aussi déjà dévoilé ce que je pensais. Je décalais mes lèvres lentement, savourant jusqu’au bout ses lèvres au goût exquis. Puis je posais ma tête sur son épaule, la main sur sa nuque caressa sa joue doucement et je lui souriais. Oui, vraiment heureuse qu’il soit là.

    « J’espère que tu as fait comme chez toi. Tu as mangé ? Le frigo est rempli de la veille seulement, c’est mon serviteur qui s’y est collé, je t’avouerais que je ne suis pas douée pour choisir les aliments. D’ailleurs, il faudrait que tu m’en dises plus sur tes pêchés mignons, peut-être pourrais-je te faire quelques surprises de temps à autre… »

    Ma main engloba sa joue, je m’approchais pour déposer un baiser furtif sur ses lèvres avant de me redresser, de nouveau dos à lui.

    « Aller continue, je suis encore bien tendue. » le taquinais-je alors que j’attendais qu’il continue son massage. Autant en profiter, et c’était ce que je m’apprêtais à faire. Au moins m’offrirait-il un moment de répit où je ne penserais qu’à lui.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Lun 26 Mai - 22:42

J’étais apaisé, alors que j’étais proche de Jana. Pour l’instant, les tensions quotidiennes s’envolaient. Elles reviendraient, mais je ne voulais pas y penser alors que j’étais en compagnie de Jana. Et elle l’avait dit, elle avait passé une mauvaise nuit. Elle aussi, avait besoin de se détendre. Son bien être importait davantage que le mien. C’était ainsi, et ça avait toujours été le cas. Je lui souris légèrement – elle n’avait aucune raison de s’excuser. J’étais là pour elle, et je me devais de l’être, c’était tout. L’ordre naturel des choses. « Je dormirai plus tard. Tu avais besoin de dormir, c’est l’essentiel. » Je le pensais sincèrement, bien que je sois épuisé. Elle le sentirait surement, mais peu importait. Je haussais les épaules, plus pour moi que pour elle.

Je m’approchais d’elle en souriant, saisissant la main qu’elle m’avait tendue pour me rapprocher. Son lit était immense, et cela me surprenait régulièrement. Je ne faisais qu’effleurer ses lèvres, avant de me placer derrière elle, contemplant son magnifique corps nu tout en plaçant mes mains sur sa nuque dans l’optique de l’apaiser, commençant à la masser avec des gestes doux. Je la sentais se détendre sous mes mains, comme le confirmèrent ses paroles. « Je suis là pour ça, pour que tu passes la meilleure soirée possible. » C’était parfaitement vrai. Je lui étais entièrement dévoué, sans aucune limite. J’avais toujours été comme cela, obsessionnel, à aller au bout des choses. Jana ne faisait pas exception à la règle, au contraire. J’étais encore plus attentionné et je donnais davantage de moi pour elle, pour tout ce qu’elle avait fait pour moi et l’attachement qui était né.

Je m’arrêtais alors qu’elle tournait sa tête et déplaçait ses cheveux, contemplant sa beauté inégalable – à mes yeux, du moins. Je laissais sa main se poser sur mon cou, et répondit avidement à son baiser, entremêlant nos deux langues, avant qu’elle n’y mette fin et rapproche sa tête de mon épaule, son corps de moi, me faisant frémir légèrement par ce contact et par celui de sa main sur ma joue. Je me reculais légèrement pour contempler son sourire, et lui en rendre un, acquiesçant à ses propos. Effectivement, je m’étais nourri. « J’ai mangé avant de te rejoindre. Épuisé et le ventre vide, je n’aurai pas tenu. Ton serviteur est très efficace, il y a de tout, et en grande quantité. » Trop grande quantité, probablement, les aliments allaient se gâter. Mais j’imaginais que ça n’était pas un problème pour elle, même si l’idée me déplaisait, à moi qui n’avais pas d’argent. J’éloignais malgré tout mon trouble.

« Je ne suis pas très compliqué… De la viande rouge, saignante ou crue - mais je ne sais pas réellement préparer la viande crue, malgré mon goût prononcé pour ça -, et n’importe quel accompagnement. Je n’ai jamais vraiment goûté de mets exotiques, je ne serai pas contre, mais je ne suis pas très familier de ça, alors… Ce que ton serviteur pense le mieux ira très bien. » Je n’avais pas besoin de grand chose, au final. J’avais été élevé de manière très simple, et vivais ainsi. Jana était la seule extravagance dans ma vie, au fond. Je ne comprenais d’ailleurs toujours pas ce qu’elle pouvait me trouver. Mais elle me l’expliquerait si elle le souhaitait. Tant qu’elle ne m’éloignait pas, cela me convenait.

Je lui souris, sans qu’elle ne puisse le voir alors qu’elle s’était remise de dos à moi, et recommençais mon massage – même si ses muscles étaient bien moins noués qu’auparavant. Je l’embrassais dans le cou avant de m’y remettre, délaçant son cou et ses épaules.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 29 Mai - 13:17

    Comme à son habitude, il se souciait beaucoup plus de mon propre bien que de lui-même. Mais je n’étais pas aussi insensible non plus, je n’aimerais pas qu’il se crève pour moi, même si en vérité j’aimais bien penser de la sorte. Je voyais sur son visage qu’il avait un air fatigué, peut-être une journée aussi éprouvante que la mienne l’avait été la veille ? Quoique éprouvante n’était pas le bon mot, plutôt déroutante et peut-être même inquiétante. Mais soit, j’essayais d’accepter la chose, essayait de réfléchir à une potentielle échappatoire… si on pouvait l’appeler ainsi. Mais pour l’heure, il était là, et j’allais bien profiter de chaque minute, seconde avec lui. Oublier quelques problèmes, les mettre de côtés histoire de me détendre, de se détendre ensemble, lui comme moi. Je lui souris après ses paroles, je passais en premier, et j’étais vraiment flattée.

    « N’oublie pas que je me préoccupe de ton bien-être également… je n’aimerais pas être la cause de cette fatigue sur ton visage. »

    C’était vrai, même si je pouvais le fatiguer autrement. Mais sur son visage actuellement ce n’était pas une fatigue après un ébat, non, c’était une tout autre fatigue. Je lui avais déjà soumis de l’aider financièrement, l’argent ne me manquait pas, et pourtant, il avait refusé. J’avais été un peu froissée, mais c’était ce qui le distinguait des autres. Il venait me voir pas pour la luxure, mais juste pour moi. Mais je n’allais pas m’arrêter pour autant, je lui redemanderais prochainement s’il ne voulait pas un peu d’aide, peut-être qu’après plusieurs tentative il accepterait. Je voulais simplement son bien-être, je ne l’avais pas sauvé pour le laisser de côté. Il l’avait compris.
    Il se glissait derrière mon dos, commençait un massage que j’appréciais véritablement. Ce dont je lui fis part. Je souris de nouveau à ses paroles.

    « J’espère bien, mais j’espère que tu ne viens pas à contrecœur non plus… »

    Ce n’était pas un test, je savais qu’il ne me mentait pas, disons simplement que je profitais de lui. Je savais qu’il allait m’offrir une réponse que j’apprécierais, je le taquinais juste un petit peu tout simplement… Il l’avait dit, il était là pour moi et j’en profitais déjà quand je tournais la tête pour capturer ses lèvres et lui offrir un baiser des plus langoureux avant d’y mettre fin presque à contrecœur. Je pensais à lui quand même, lui demandant s’il avait trouvé son bonheur dans le frigo qui était rempli. Un frigo américain, pour sûr il aurait du choix, mais il était vrai que je n’étais pas impeccable sur ses goûts non plus. Je n’avais que l’aspect du sang sur mes lèvres et dans ma bouche qui pouvait m’enivrer. Tout comme l’odeur de Keiran qui emplissait mes narines actuellement… il était mien tout simplement.

    « Parfait, je voulais être sûre que tu ne te délaisses pas. » soufflais-je alors que je lui faisais un léger clin d’œil. « Tu sais que tu peux demander à mon serviteur de te préparer quelque chose que tu ne sais pas faire. Il est normalement qualifié pour cela, alors fais-toi plaisir, veux-tu ? » Finalement, il ne m’avait pas totalement répondu à ma question. « Exotique ? Bien, je lui en ferais part et tu pourras gouter. N’hésite pas si tu as d’autres… penchants… »

    C’était une phrase à double sens, j’espérais qu’il en comprenne la comparaison. Je lui fis un sourire espiègle avant de me redresser et de carrément le commander pour qu’il finisse son massage. Je sentis ses lèvres parsemées mon cou et cela me fit sentir une vague de plaisir m’envahir. Je le laissais continuer son massage quelque instant avant de me retourner doucement, me mettant à genou devant lui. Je lui souriais alors que mes mains déboutonnaient sa chemise pour ensuite les insinuer en dessous et caresser son torse de bas en haut pour finir sur ses épaules et glisser sur ses bras, faisant tomber sa chemise. Il était torse nu et je l’amenais à moi, contre moi alors que je possédais de nouveau ses lèvres avant de les quitter et glisser dans son cou. J’effleurais de mes lèvres sa peau, parsemant de temps à autre de baiser furtif. Ma faim se réveillait, mes crocs également, mais je réfrénais cette pulsion me décalant légèrement de lui.

    « La prochaine fois, il faudra que je pense à avoir des huiles essentielles pour le massage… je t’en ferais un inoubliable… » Sourire espiègle sur mon visage, mais c’était certain, je n’allais pas écarter cette idée de ma tête.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 29 Mai - 20:54

Je contemplais le sourire sur son visage, qui l’embellissait encore plus, si c’était possible. Je savais très bien que ma Princesse aimait être au centre de l’attention, de mon attention, et cela me convenait parfaitement. Je lui devais beaucoup, même si je n’avais jamais réalisé pleinement ce qu’il en était avant d’être réellement sevré de mes dépendances. Et au delà de ça, je tenais à elle. C’était peut-être stupide, de m’attacher à une créature qui m’était en tout point supérieure, qui allait vivre quand moi je dépérirai, mais je ne pensais pas réellement à cela. Je me contentais d’apprécier qu’elle soit à mes côtés, qu’elle veuille de moi au sien, et de profiter de ce qu’elle voulait bien partager avec moi. Je lui souris à mon tour, en l’entendant.

« Ne t’inquiète pas. C’est le travail, que je dois effectuer au mieux et rapidement, tout en dormant le minimum possible pour conjuguer ce que j’ai à faire et mon besoin de sommeil, le tout en pouvant me joindre à toi à ton réveil. Tout ira bien. »

Je mentais très certainement, mais je m’étais séparé d’une addiction pour la remplacer par une autre, elle. Et je ne pouvais renoncer à ça, je ne pouvais la perdre. Même si ça voulait dire m’épuiser, et gérer difficilement ma vie. Cela importait peu à mes yeux, au final. Je me mordais la lèvre, inconsciemment. J’espérais qu’elle ne prendrait pas cela comme un appel à l’aide. Je voulais m’en sortir seul, et ne pas dépendre encore davantage d’elle. Ne pas lui être plus redevable que je ne l’étais déjà. Même si elle n’aurait aucun problème à le faire, je le savais. Ce n’était peut-être que question d’orgueil. Mais aussi de gêne. Je ne voulais pas abuser de sa générosité. Je grimaçais à l’entendre, alors qu’elle me sortait de mes pensées, avant de sourire. Elle me provoquait, de toute évidence. Elle savait pertinemment que je ne venais pas à contrecœur comme elle le sous-entendait, bien au contraire.

« Rien ne me plait davantage que de passer mes nuits avec toi, et je m’impatiente chaque jour de te rejoindre. Mais… Je laissais un instant passer, prenais une grande bouffée d’air, et reprenais la parole. Il va peut-être falloir que je reste chez moi certaines nuits… Pour me forcer à me reposer. Je suis épuisé, et je ne tiendrais pas à ce rythme. Mais je ne veux pas te contrarier, et ça me coutera de faire ça, si je dois le faire… »

Ca n’allait pas lui plaire… Mais c’était la pure vérité. J’avais mis bien plus de temps que d’habitude à rejoindre Glasgow, ce soir là, à cause de la fatigue. J’aurai pu avoir un accident de voiture, sans même m’en rendre compte. Mais je ne pouvais lui dire que j’étais imprudent, sa réaction m’aurait déplu. Encore davantage qu’après ce que je venais de lui dire. Et elle voudrait surement que je me fasse conduire par ses hommes, ce que j’aurai difficilement accepté. J’avais besoin de ma liberté, et accepter cela voudrait dire la perdre. Fort heureusement, elle mit fin à mon anxiété par un baiser des plus agréables, que je ne me faisais pas prier pour lui rendre.

« Je fais attention, au maximum. Ou presque. Encore une fois, je ne pouvais annihiler l’effet de la fatigue. Mais tant pis. Je ne veux pas importuner ou le distraire de ce qu’il doit effectuer pour toi. »

Je souriais, riais même très légèrement – chose que je faisais peu, en l’entendant. Le ton de sa voix, et le temps d’attente avant la fin de sa phrase ne trompaient pas. Elle ne parlait pas de nourriture, et je le savais très bien. « Je préfère te faire part de ça directement à toi… » Je n’en faisais rien pour autant, et m’appliquais à la détendre entièrement, jusqu’à ce qu’elle y mette fin et se tournant face à moi. Je ne pouvais m’empêcher de détailler son visage, puis ses courbes élégantes, du regard, alors qu’elle m’otait ma chemise en caressant mon corps, se collant à moi en m’embrassant et en me faisant le plus grand effet. Je la laissais faire, sachant que si elle aimait les initiatives, elle aimait aussi dominer et diriger. Je souris à l’évocation du massage, et acquiesçais, tout en saisissant ses lèvres. « Comme il vous plaira, Princesse. » Le ton de ma voix ne trompait pas : cela me plairait aussi grandement.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Sam 7 Juin - 15:50

    Il me rassurait, mais je voyais très bien son visage et percevait très bien la fatigue en lui. Je me sentirais presque égoïste de vouloir de lui ce soir alors qu’il accumulait la fatigue au fur et à mesure. J’aurais pu penser à aller à la Pomme du Diable et prendre n’importe quel homme, mais Keiran était mien et je préférais bien plus sa compagnie que celle des autres. Il pouvait lire dans mon regard, j’étais sincère, je ne lui mentais pas. Sinon pourquoi l’avoir aidé dans ce cas ? Je me souviens encore de notre première rencontre, et c’était peut-être parce qu’il me rappelait quelqu’un qui avait vécu la même chose que j’avais cru bon de l’aider. J’aurais pu lui arracher la tête pour ce qu’il avait fait, mais au lieu de ça, je l’avais aidé. Agréable surprise, je m’étais attachée à lui, comme lui d’ailleurs alors qu’il avait une sombre opinion des vampires. Etais-je l’exception ? Je me plaisais à y croire. J’aimais aussi toutes ses petites attentions, comme aujourd’hui où il n’avait fait que me regarder, même si j’aurais eu plaisir à ce qu’il me réveille en m’enlaçant. Il avait aussi ses défauts, qui n’en étaient peut-être pas finalement, comme le fait qu’il travaille et qu’il n’acceptait pas mon aide financière.

    « Pourquoi vis-tu le jour franchement… » soufflais-je alors que je fis une courte pause. Je le taquinais légèrement. « J’aimerais quand même que tu fasses attention à toi, c’est tout. Je ne veux pas d’un zombie, je veux pouvoir t’avoir rien qu’à moi, mais si tu n’es pas au meilleur de ta forme je ne veux pas être celle qui t’oblige et te causer des soucis supplémentaires. »

    C’était vrai et complètement honnête. Je préférais largement qu’il ne vienne pas tous les jours mais lorsqu’il serait là, j’aurais toute son attention et il aurait toute la mienne. Je comprenais un peu pourquoi il voulait reprendre un job. Au début je comprenais totalement, c’était pour qu’il se remettre sur les rails, qu’il soit de nouveau indépendant pour qu’il se teste aussi un peu. Qu’il se prouve à lui-même qu’il pouvait réussir sans replonger. Mais maintenant ? Pourquoi s’accrochait-il à ce travail ? Je ne voulais pas entamer une discussion sur ce sujet présentement. Non, pour l’heure, je le taquinais de nouveau, et alors que le début de sa phrase me convenait parfaitement, la suite suffit à faire disparaître mon sourire après son soupire. Pas que j’étais en colère, non, plutôt inquiète avant qu’il ne me fasse part de ses pensées.

    « Je te l’ai dit plus tôt, je préfère grandement que tu te reposes et que tu sois en pleine forme en venant me voir que d’être de plus en plus fatigué. Je me soucie de ton bien-être… si seulement tu acceptais un peu plus d’aide de ma part… »

    Je n’avais pas pu résister à l’envie de lui dire. De lui dire que je pouvais apaiser sa vie et surtout la rendre plus vivable. Je savais déjà sa réponse, mais ce n’était pas pour l’irriter, disons que je me préoccupais de lui surtout. J’aurais pu l’obliger à rester avec moi, mais ce n’était pas comme ça que je voyais notre relation. J’aimais cette part de liberté en lui, c’était ce qui le différenciait des autres. J’aimais ça, il ne le savait peut-être pas aussi clairement que cela non plus. Lui avais-je déjà dit clairement ? Je ne pensais pas. Mais nous avions tout le temps…

    « J’espère bien ! Ta vie est précieuse mon beau… » une manière de lui dire qu’elle était précieuse aussi pour moi. Mais un simple accident et cela pouvait le balayer complètement. Il était humain après tout, sa vie était encore plus fragile que la mienne. Je failli rire alors qu’il parlait de mon serviteur. Franchement ? Le déranger ? Il était là pour ça… « Je comprends, tu n’as peut-être pas l’habitude, mais il est là pour ça, alors tu ne le dérangeras pas du tout. Justement, tu l’occuperas et ne t’en fait pas pour ce qu’il à faire pour moi, il doit aussi se préoccuper de mes invités... en particulier mon invité spécial. » Je fis une pause alors que mon sourire s’agrandissait. « Alors je t’ordonne de le solliciter. »

    J’avais accentué sur le mot ordonné, l’air taquin aussi même si j’avais un air un peu sérieux aussi. Je voulais juste qu’il comprenne qu’il pouvait tout faire ici. Je comprenais qu’il n’avait peut-être pas l’habitude de tout ça, mais je voulais au moins qu’il profite. Sinon pourquoi avoir un serviteur et tout ce que j’avais ? Je m’étais à présent retournée pour lui faire face et apprécier son visage, son torse également alors que j’avais enlevé ce qui séparait nos peaux nue. Je le caressais de mes mains, profitant pleinement de ce corps musclés. « Dis-moi tout alors. » Ben oui, il préférait m’en faire part ? Il avait des idées en tête peut-être ? Je voulais savoir, et maintenant qu’il avait ouvert en quelque sorte une porte, je ne le lâcherais pas. Je lui fis un sourire espiègle, avant de prendre possessions de ses lèvres et de les quitter pour m’attarder sur son cou. Je lui avais glissé une petite idée qui me faisait déjà bien envie sur le moment. Peut-être que ces massages arriveront plus tôt que prévu finalement. Je n’hésiterais pas à solliciter mon serviteur justement pour qu’il se charge de cette petite course. D’autant plus que Keiran me faisait savoir qu’il apprécierait. Mes crocs sortis, j’effleurais sa peau du cou, descendant jusqu’à son épaule. Entre temps ma main prit la sienne et je me décalais alors que je dirigeais ses doigts vers ma bouche et en suçait un sensuellement. J’avais faim, c’était certain, mais je ne voulais pas non plus lui prendre du sang alors qu’il était déjà fatigué. Je savais contrôler ma soif, d’autant plus qu’elle n’était pas si intense que cela. J’enroulais alors mes deux bras autour de son cou et plongeais mon regard dans le sien.

    « Alors maintenant… qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Restons-nous au lit encore quelques instants… ou on peut aller aussi dans ma salle de bain… ma baignoire rempli d’une eau brûlante… » Je me rapprochais doucement de ses lèvres, les effleurant, commençant par des baisers furtifs avant de lui offrir un baiser torride.


Dernière édition par Jana P. Raybrandt le Ven 13 Juin - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Mer 11 Juin - 14:14

Je riais légèrement, alors qu’elle me demandait pourquoi je travaillais le jour. Lui répondre que c’était dans l’ordre des choses lui aurait probablement déplu, même si c’était en soi la vérité. Je ne pouvais malgré tout pas lui dire qu’en soi, elle dérogeait à l’ordre des choses. Peut-être l’aurait-elle bien pris, considérant qu’elle était une bonne exception à la règle, mais il était plus probable qu’elle décèle ce que j’en pensais réellement : que ça ne devrait pas être. Que les vampires ne devraient pas être. Je ne pouvais et ne voulais plus me passer d’elle, cela ne voulait pas dire pour autant que je cautionnais l’existence de tous les vampires, de tous les autres. Je n’avais pas mis ma rancune, ma rancœur de côté, même si je faisais avec et travaillais sur moi à ce sujet petit à petit.

« Que veux-tu, les auteurs et autres ne travaillent que de jour, préférant profiter de leur nuit pour faire la fête, dormir, succomber aux plaisirs charnels… J’arborai un sourire en coin. N’était-ce pas pour l’une de ces trois options ce que nous même nous faisions, de temps à autre ? Mais je leur dirai que la princesse des vampires exige qu’ils changent de mode de vie ! Mais bon, si je vivais la nuit, je devrais travailler et… Je délaissais le massage, pour l’embrasser dans le cou. Je ne pourrai pas faire ça. Je passais ma main sur sa délicieuse poitrine, l’effleurant à peine, continuant à parsemer son cou, ses épaules, de baisers. Ni ça. Ni bien d’autres choses. »

Je reposais mes mains sur ses épaules, avant de l’allonger pour la masser de manière plus agréable et approfondie, descendant le long de son dos, le parsemant de douces caresses. « Je ferai de mon mieux pour te rejoindre autant que peut se faire, et je me forcerai à passer la nuit à dormir, si je sens que je ne pourrai tenir. » Il y avait une autre solution, et ça aurait été qu’elle me donne son sang régulièrement pour que je fasse fi de ces inconvénients bien humains, mais je ne pouvais le lui demander. Elle savait très bien l’état dans lequel j’étais, quand j’étais accro au sang de vampire, puisque je n’en avais été sevré que grâce à elle. Et elle ne prendrait pas le risque que je retombe dans ces travers. Que je lui échappe, comme ça. Parce que je n’avais pas hésité à lui manquer de respect de bien des manières, à l’époque – j’avais l’impression que ça datait d’il y a quelques décennies déjà, alors que ça ne faisait qu’un nombre minime d’années -, et qu’il était extraordinaire d’ailleurs qu’elle ne m’ait pas achevé séance tenante pour ça.

Je grimaçais, ce qu’elle ne saurait voir dans sa position, alors qu’elle parlait de m’aider. Je savais très bien où elle voulait en venir, et elle savait pertinemment que j’y étais opposé. Je ne voulais pas de son argent. Je profitais déjà bien trop d’elle à mon sens, pour céder à cela. Et je prenais assez mal le fait qu’elle ne comprenne pas mon désir d’être indépendant. Au moins financièrement, à défaut de l’être sentimentalement. « Ecoute, je… Tu sais que je ne peux pas accepter. Je veux mon indépendance, sur ce plan là. Appelle ça de l’orgueil, être têtu, ou de la stupidité, mais je ne veux pas abuser de toi, pas comme ça du moins. Petite plaisanterie, pour détendre l’atmosphère sur ce sujet délicat. Je me sentirai mal d’accepter ton argent. Surtout si tu n’en retirais rien. Je ne peux pas. On m’a toujours appris à devoir me débrouiller seul, même si je devais reprendre l’entreprise familiale qui n’a rien à voir, et je ne peux pas profiter de ton argent. Je ferai marcher ma maison à la sueur de mon front. Et je continuerai à te voir, quand tu le voudras. Dès que tu le voudras. » J’y laisserai ma santé, mais je ne pouvais pas faire autre promesse que ça. Et si elle estimait que j’agissais mal, eh bien… Elle ne voudrait probablement plus de moi, je le vivrai très mal, mais je n’aurai pas le choix.

« Je le lui demanderai, alors. » Si vraiment j’en avais besoin. Je n’étais vraiment pas habitué ni à l’aise avec le faste de Jana. Qu’elle en profite me semblait naturel, et digne de son rang, mais je n’avais personnellement pas à en profiter. Je me sentirai déplacé, à requérir aux services d’un serviteur. Mais elle fit courir ses mains sur mon corps, m’offrant plusieurs baisers, caresses de ses douces lèvres sur ma peau. Sentir ses crocs me fit la désirer encore plus. J’aurai pu accélérer les choses, mais je n’étais plus un gosse impatient. Je la fixais, alors qu’elle prenait mes doigts dans sa bouche, effleurant son corps moi-même, sa poitrine, son ventre, le haut de ses cuisses. Je souris à sa proposition. Tant de choses s’offraient à nous. « On peut commencer par le bain… »


Dernière édition par Keiran Chisholm le Ven 27 Juin - 10:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Dim 15 Juin - 11:58

    Je ne m’étais jamais plainte de ma condition de vampire, d’autant plus que je ne pouvais me plaindre étant donné que la Reine elle-même m’avait recueillie et je ne pouvais jouir d’une autre place. J’aimais donc ma condition de vampire, vivre la nuit ne me dérangeait pas, mais il était vrai que j’aurais préféré que Keiran abandonne tout pour vivre comme moi. Egoïste ? En effet, un peu possessive aussi, mais je n’y pouvais rien. Quand je voulais quelque chose, je le voulais rien que pour moi, c’était peut-être aussi un défaut. Je souris à ses mots alors que je voyais son sourire m’en dire davantage sur ses pensées. C’était ce que nous faisions d’ailleurs lorsque nous nous retrouvions, je ne me restreignais presque jamais dans les plaisirs de la vie, mes plaisirs. Présentement, je le voulais lui, et j’aurais pu lui arracher ses vêtements et l’obliger à faire bien des choses, mais je préférais bien plus qu’il garde son libre arbitre. Je le faisais sur quelques autres hommes que j’emmenais avec moi, pour être sûre qu’il ne s’étale pas sur les ébats avec la Princesse. Autant être certaine et surveiller ses arrières. J’avais déjà eu un petit incident il y a quelque temps avec des fuites d’information concernant mes goûts, surtout en matière de fleurs. Mais je m’égarais, et Keiran me remit dans le droit et surtout bon chemin alors que je sentais ses lèvres sur mon cou puis bientôt sa main sur ma poitrine. Trop furtif, trop rapide. J’espérais qu’il allait se rattraper, car titiller cette zone érogène ne me faisait que plus languir.

    « Mmmh… bien sûr, tu n’as pas tort… » soufflais-je alors que je profitais pleinement de ses baisers avant qu’il ne m’allonge et continue son massage. Je ne faisais que suivre ce qu’il me dictait, profitant au maximum de son massage qui se fit plus profond. Je joignais mes mains au-dessus de ma tête qui était tourné du côté gauche et fermais les yeux. Je le laissais avoir la mainmise sur moi, car j’aimais aussi cela de temps à autre, encore plus si c’était lui qui le faisait. Et puis je devais aussi me contrôler, je ne voulais pas le blesser, j’étais encore un peu jeune alors il m’arrivait d’avoir des pertes de contrôle. Mais présentement, je n’étais pas affamé, seul danger restait le plaisir sexuel. Mais ce n’était pas mon premier humain, il était le premier à qui je faisais un peu plus attention à dire vrai. « J’espère bien, car je ne veux pas d’un mollusque comme partenaire… » De nouveau je le taquinais, mais il me permettait de ne penser à rien d’autres, pas à mes problèmes du moment, juste profiter de lui avant qu’il n’aille dormir.

    Je n’avais fait que suggérer indirectement mon aide. Bon, peut-être un peu trop directement finalement, mais je tentais toujours. On pouvait appeler ça un sujet tabou, même si je ne m’efforçais pas de ne pas en parler. Il fallait bien qu’il sache que j’étais là pour lui, mais pas que physiquement, même s’il s’en contentait ; et cela me réjouissait. « Tu es peut-être les trois à la fois mon cher… » Sur un ton léger, moi aussi je ne voulais pas que nous nous retrouvions à ne pas profiter l’un de l’autre car ce sujet délicat pourrait nous irriter réciproquement. La suite me surprenait toujours, même s’il me l’avait déjà dit. Je ne lui demandais pas d’accepter une somme faramineuse, mais au moins d’accepter juste un petit quelque chose. Il campait toujours sur ses positions, mais c’était aussi ce trait de caractère-ci qui m’avait attiré chez lui. S’il le perdait, peut-être me lasserais-je, je ne savais pas. Je me redressais et me retournais pour lui faire face, le dos de mes doigts glissa sur sa joue doucement. J’avais aimé ses derniers mots, même si je le savais, j’aimais qu’il me le redise sans cesse. Je frôlais ses lèvres « Dans ce cas, ça me va. » avant de prendre ses lèvres doucement avant de m’écarter en mordillant sa lèvre inférieur. Preuve que je me retenais de le posséder entièrement.

    J’étais contente qu’il accepte finalement l’aide de mon serviteur, mais j’attendais de voir s’il le ferait vraiment. En tout cas, mon serviteur était déjà au courant, il se devait d’entretenir et d’obéir à Keiran. Il savait qu’il était un invité de marque et d’attention, et qu’il aurait à faire à moi si jamais il lui désobéissait ou faisait quelque chose qui ne me plairait pas. Maintenant, Keiran était au courant, et il déciderait de faire appel à lui ou non. J’avais donné l’information, pour l’heure, la discussion était close et je profitais de son torse nu de mes mains. Je montrais mon impatience également lorsque mes crocs frôlaient la peau de son cou. Puis je me décalais, me délectait de sucer son doigt avant de lui demander ce qu’il préférait. C’était clair d’ailleurs, soit je le déshabillais pour le faire succomber à mon corps et réciproquement, soit nous profitions d’un bon bain chaud… avec peut-être d’autres plaisirs en perspectives. Lorsqu’il m’indiqua sa réponse, je lui fis un grand sourire avant de me reculer de lui et de rapidement être sur le pas de la porte qui menait à la salle de bain, dévoilant entièrement mon corps nu même s’il le connaissait déjà. Je tournais la tête, lui fit un sourire qui cachait peu fort bien mes pensées avant de disparaître complètement alors que j’entrais dans la salle de bain. Je me dirigeais vers la baignoire où j’ouvris le robinet après avoir bouché l’évacuation. J’allais vers un placard pour aller chercher ce fameux bidon et le vidais presque dans la baignoire. La mousse commençait à prendre place, alors que je m’asseyais sur le bord de la baignoire, attendant Keiran patiemment, même si j’avais envie de le voir entièrement nu en rentrant dans la salle de bain. Mais je prenais mon mal en patience, étendant mes jambes et croisant mes chevilles alors que je m’appuyais à l’arrière avec mes mains, gonflant ma poitrine. Qu’il ne se fasse pas désirer trop longtemps…
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 19 Juin - 0:42

Je savais pertinemment que Jana était sérieuse, dans une certaine mesure, en me demandant de vivre la nuit. Je ne le pouvais pas pour autant. Cela me semblait purement inconcevable, et j’étais certaine qu’elle le savait – sinon, elle n’aurait pas utilisé un tel ton, elle me l’aurait demandé franchement. Je ne comptais pas le lui affirmer, malgré tout. Que je le pense était une chose, cela ne rendait pas pour autant concevable de le lui dire. Elle restait fière et possessive, et je devais composer avec ça, réfléchir à mes propos. A la façon de dire les choses. C’est pourquoi je poursuivais sur le ton de la plaisanterie, en la caressant légèrement, pour faire passer la chose plus aisément. Je savais que ça ne la duperait pas, mais éloignerait malgré tout ses pensées du sujet. Elle comprendrait que je ne voudrais pas en parler. Je l’espérais du moins. Je ne changerai pas d’avis de toute façon. Il était hors de question que je ne travaille plus, de même que je dépende d’elle. C’était de l’orgueil, mais aussi le sentiment de savoir que ma vie allait dans le droit chemin. Que je n’étais plus un déchet. Mais peu importait, ça n’était pas le moment.

Mes mains parcouraient les épaules et le dos de ma Princesse, et je la sentais se détendre au fur et à mesure du massage. C’était le seul but de ma manœuvre, et j’en étais satisfait. Elle oubliait sa nuit difficile, son stress. C’était l’essentiel. Je me penchais brièvement sur elle, pour chatouiller son cou de mes lèvres, avant de m’éloigner à nouveau. Je lui souris, en l’entendant. « Je pense que je t’ai déjà prouvé l’inverse à plusieurs reprises… » Et ça n’était pas vraiment le cas maintenant. Mon corps l’appelait, mon désir se voyait très certainement malgré mon pantalon. Mais chaque chose en son temps. La délasser, pour l’instant, et rien d’autre.

Je me relevais davantage, laissant mes mains sur le haut de son dos malgré tout, en l’écoutant continuer. Je ne prenais pas réellement bien sa remarque, malgré le ton léger, me crispant légèrement et m’efforçant de faire comme si de rien n’était. Je ne pouvais nier mon orgueil, et mon obstination, mais ils étaient légitimes, et n’avaient rien de stupide, comme elle le sous-entendait en entendant mes propos. C’était un sujet à même de nous froisser, et c’était légèrement le cas. Cela ne changeait rien à ce que je lui avais dit concernant le fait que je serai là pour elle, mais ça ne me plaisait pas malgré tout. J’efforçais d’ignorer cela, alors qu’elle se retournait face à moi, attisant mon désir en effleurant ma joue, en frôlant mes lèvres, avant de les posséder. Bien, se concentrer sur ça, et non sur le déplaisant. Je lui rendais son baiser, passionnément, mêlant nos deux langues.

Je faisais déjà beaucoup de concessions, et celle-ci n’en serait pas, alors autant changer de sujet. Et ses mains sur mon torse, ses crocs dans mon cou, prêts à me mordre, m’excitant… Il n’y avait pas mieux. Elle était sensuelle à tout moment, même en prenant mon doigt pour le mettre à sa bouche alors que ça n’était pas une pratique qui me rendait fou de désir, et je ne pouvais m’empêcher de la contempler, émerveillé. Je ne pus retirer mon regard de son corps parfait alors qu’elle apparaissait dans le chambranle de la porte de la salle de bain, ne reprenant mes esprits que lorsqu’elle se déroba à mes yeux. Alors là, je me levais et me dirigeais vers la salle de bain, encore à demi habillé. Elle m’avait enlevé ma chemise plus tôt, mais je savais qu’elle se ferait un plaisir de me dévêtir entièrement. Je m’arrêtais un instant, en la voyant sur le rebord de la baignoire. Tout en elle me donnait envie de la prendre instantanément, mais sa poitrine me donnait surtout envie de la parsemer de baiser, de la mordiller. Ce n’était pourtant pas mon but, en pensant au bain. Je m’avançais et l’embrassais ardemment mais pas violemment, avant de guider ses mains pour qu’elle me débarrasse de mes vêtements restant, me faisant frissonner. Une fois fait, je la portais, et la fit entrer dans le bain avec moi, me glissant derrière elle, et posant une main sur son ventre, l’embrassant à nouveau.

« Dis moi ce qui t’a tracassée, que tu passes une meilleure nuit à venir… »
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 19 Juin - 17:36

    Evitons les sujets fâcheux, évitons de se prendre la tête pour des broutilles. Je serais toujours là pour lui, et j’espérais fort bien qu’il me contacte en cas de problème. Je comptais au moins sur lui pour qu’il me fasse part de tous problèmes, quels qu’ils soient d’ailleurs. J’espérais qu’il n’aurait jamais à m’avertir que sa vie était en danger, c’était la seule chose qui m’effrayait, étant donné qu’il était loin de moi. Quelle idée franchement… je pourrais déménager, mais pourrait-il accepter de venir chez moi définitivement ? Je laissais de côté cette suggestion, pour l’heure, je voulais profiter de lui. J’avais bien eu trop de problème ces temps-ci, et j’avais l’impression que cela faisait une éternité que je ne l’avais pas vu. J’aimais sa présence tout simplement, voir ses yeux me regarder avec autant d’intensité, observer son corps, toucher sa peau. Il était si délicieux… Je réfrénais de plus en plus mes pulsions nourricières, mes crocs qui effleuraient sa peau n’étaient pas anodins. Il devait bien comprendre à quel point j’aimais tout chez lui. Et dire que j’avais peut-être failli lui arracher la tête à notre première rencontre… Il avait eu de la chance que j’avais été de bonne humeur ce soir-là, sinon il serait déjà mort et enterré, et il ne serait pas à mes côtés aujourd’hui. Tout comme je ne me détendrais pas sous ses mains.

    Je failli rire mais me contentais de sourire alors qu’il répondait à mes mots. En effet, il n’avait jamais été un mollusque jusque-là, et je n’espérais pas. Parfois je faisais le travail seul, mais seulement parce que j’utilisais l’homme sous moi, parce que je n’avais aucun respect. IL était tel un objet. Keiran n’était pas un objet, j’aimais les échanges que nous avions, il me donnait beaucoup de tendresse et d’affection, sans pour autant être un bon toutou. « En effet… tu te surpasses à chaque fois… » soufflais-je pour lui répondre. Car c’était la réalité après tout, il était humain, j’étais vampire, je devais au moins bien le crever à chaque fois quand bien même je faisais attention. Je sentais également son désir monter, un signe ne trompait pas et pourtant, il décidait et choisissais le bain… Aucun soucis pour moi, du moment qu’il était avec moi. Nous pouvions aussi en profiter dans l’eau brûlante. C’est comme ça que je le quittais, le laissant sur le lit alors qu’il n’allait pas tarder à me rejoindre. Je mettais également mon excitation de côté, ça n’allait être que meilleur au final, mais je ne résisterais pas indéfiniment.

    Je préparais tout ce qu’il fallait avant de l’attendre sagement, alors qu’au fond tout en moi le réclamait. A peine mettais-je assis qu’il fit irruption dans la salle de bain. Je l’observais avec un léger sourire alors que je constatais qu’il était toujours torse nu. Ne t’en fait pas… bientôt nous serions à égalité. Il vint à moi et posséda mes lèvres alors que j’en fis de même, intensifiant le baiser alors que mes mains se glissaient le long de ses cuisses guidé par ses propres mains. Je le déshabillais lentement, profitant encore de se baiser, cherchant sa langue, m’arrêtant un instant pour plonger mon regard dans ses yeux et réfréner une pulsion avant de goûter ses lèvres à nouveau. Le dernier vêtement tomba, le révélant à nu et je me décalais pour l’observer tout entier avec un sourire en coin. Je ne pouvais qu’être satisfaite, voyant le désir aussi en lui. Puis je me laissais porter et me glisser dans le bain alors qu’il se faufila derrière moi. De nouveau, il m’offrit un baiser avant que ses paroles ne me laissent un instant pensive. Je posais ma tête sur son épaule et regardait un point fixe sur le mur en face de moi. Inconsciemment, mes doigts glissèrent sur son bras puis rejoint sa main qui était posée sur mon ventre. J’entremêlais mes doigts entre les siens, le silence toujours présent avant que je ne me décide à lui parler.

    « Mes projets tombent un peu à l’eau petit à petit… dont mon futur mariage qui ne se projette plus aussi facilement que cela. » Je lui en avais parlé un peu, mais je ne savais guère comment il se positionnait par rapport à ce mariage d’ailleurs. Je lui avais dit depuis le début que c’était un mariage arrangé, mais j’affectionnais aussi Julien petit à petit. C’était un tout autre sentiment encore que celui que j’avais pour Keiran. Rien à voir en somme, car c’était quelque chose de naissant, alors qu’avec Keiran c’était devenu intense. « Je suis aussi tracassée par quelque petite chose, mais ça ira mieux ne t’en fait pas. » C’était à moitié vrai, car la petite chose en question concernait ma Mère, sauf que je ne pouvais pas lui exposer mes doutes, mes craintes et mes faiblesses comme ça. J’avais quand même un certain orgueil également, et une image à garder même envers Keiran. J’avais déjà fait la faute de m’ouvrir à ma Mère, à qui je pensais pouvoir faire confiance à tout point de vue, et m’étais véritablement plantée.

    Je me redressais pour prendre une grosse éponge et un tube de gel douche et m’amusais à en éparpiller sur l’éponge avant de déposer le tube à côté et de faire mousser l’éponge après l’avoir imbibé d’eau. J’avais aussi du lait pour le corps, mais je jouerais plus tard avec ça. Je levais donc une jambe et commençais à frotter l’éponge sur ma jambe alors que je restais adossée sur le torse de Keiran. J’étais assez souple, alors cela ne me posait pas de problème. « Et toi alors ? Ta maison d’édition tourne à fond ? Je penserais à y venir dans la semaine si tu veux bien de ma présence dans ta demeure… » Ajoutai-je avec un fin sourire alors que j’entamais à présent l’autre jambe. Pour sûr, j’avais envie de revenir le voir là-bas, au moins pour m’assurer qu’il vivait convenablement, mais ça je me gardais de le lui dire.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Ven 27 Juin - 14:54

J’écartais volontairement les sources de désaccord qu’il pourrait y avoir entre elle et moi, pour ce soir. Mes journées étaient déjà bien assez déplaisantes, parce que je gardais à peine la tête hors de l’eau, je ne voulais pas qu’il en soit ainsi pour mes nuits avec Jana. Ou pas en l’instant, du moins, alors que l’un comme l’autre nous avions besoin de décompresser. On aurait tout le temps de se confronter l’un à l’autre au sujet de l’indépendance qui m’était chère, de mon refus de profiter de sa richesse, et de son obstination à vouloir m’aider. De son envie sous-jacente de vouloir que j’abandonne tout, pour ne pas m’épuiser à faire cohabiter mon métier, et sa présence dans ma vie. Je soupirais intérieurement, d’abord de dépit, puis de plaisir alors que ses mains, ses lèvres, ses crocs parcouraient mon corps. Elle était visiblement sur la même longueur d’ondes que moi, à éluder nos soucis mutuels pour le moment. Je ne comptais pas pour autant ignorer sa détresse, et espérais bien parvenir à la faire se confier quant à ce qui la tracassait. Plus qu’un exutoire à ses pulsions, contrairement aux autres humains que je savais qu’elle possédait corps comme sang, non sans les considérer avec un peu de jalousie de devoir leur céder la princesse, j’étais aussi là pour l’apaiser, et être son confident. Ecouter ses états d’âme n’était qu’une bien piètre façon de la remercier de tout ce qu’elle avait fait pour moi, mais c’était la moindre des choses.

Je saisissais ses lèvres, alors qu’elle me souriait, attirée par leur perfection, leur fraicheur, et les promesses que tout cela augurait. En dépit de ma fatigue conséquente et de Morphée qui m’appelait, je la désirais plus que tout. Et le ton sensuel de ses phrases, sa voix basse et tentatrice, n’arrangeaient rien. D’autant plus que l’entendre vanter mes prouesses n’était pas sans effet sur ma libido, en attestait le tissu qui me restait, dans lequel je commençais à être à l’étroit. « Tu n’es pas mal non plus… » Je lui souriais, à ces paroles. Je la taquinais, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle était très douée, et que je ne me lassais pas de redécouvrir son corps, ses gestes sensuels, ses caresses tentatrices. Si le luxe dont elle bénéficiait et qu’elle voulait mettre à ma disposition ne m’intéresserait pas, la luxure qui composait sa nature profonde, en revanche, m’appelait. Je respirais grandement, alors qu’elle quittait le lit. Un peu plus, et j’aurai changé d’avis, cédant à mes pulsions, la possédant sans préavis.

Je m’arrêtais sur le pas de la porte, gravant l’image de ma nymphe, en équilibre parfait sur la baignoire, son corps nu se dévoilant encore plus pleinement qu’à l’orée de la salle de bain quand elle s’y était maintenue un instant comme une promesse de plaisir à venir, et finissait par franchir rapidement la distance qui nous séparait pour posséder fiévreusement et passionnément ses lèvres dont la courbe attractive et la rougeur naturelle me rendaient fou. Je déposais ses mains sur mes vêtements pour lui faire comprendre qu’il lui revenait l’honneur de me les ôter, avant de poser ma bouche sur son cou, en de petits baisers rapides. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle me dénude, et je ne lui laissais pas le temps de sentir l’objet de mon désir, que je la déposais dans le bain me positionnant contre son dos. L’envie que j’avais d’elle ne pouvait passer inaperçue, mais j’y résisterai tant qu’elle ne m’aurait pas confié ce qui la tracassait – même si ma patience serait sans nul doute mise à mal.

Je serais plus fortement sa main, alors que je la voyais se perdre dans les méandres de son esprit. Elle pouvait se confier, et j’espérais qu’elle le savait. Je ne trahirais pas le moins du monde sa confiance, je pensais le lui avoir prouvé à de nombreuses reprises. Alors que sa tête se lovait dans le creux de mon cou, je posais ma main à la base du sien, effleurant ses cheveux doux dont l’odeur m’enivrait. « Dis moi tout de tes projets, y compris de ton mariage. Raconte moi ce qui ne veut pas. Je suis sur qu’il n’y a rien d’insurmontable à cela, et que l’on peut trouver un moyen d’y pallier. Et puis… Est-ce une si mauvaise chose, pour le mariage ? » Je ne m’opposais pas à l’union de Jana avec un vampire, loin de là, même si je considérais qu’il pourrait me supplanter auprès d’elle, ce que je ne désirais pas. Malgré tout, elle méritait de se trouver un compagnon vampire méritant. Et je ne pouvais que l’y encourager. Ma seule inquiétude était qu’il ne soit pas à sa hauteur. Je ne connais pas son futur mari, aussi ne pouvais-je gager de ça. Je ne pouvais pas non plus demander à le rencontrer. Je n’étais rien pour Jana, officiellement du moins, et n’avais aucune revendication à faire. Simplement être là si elle le désirait. Et ne pas me mêler des affaires vampiriques, autrement que pour la pousser à se libérer de ce qui la pesait.

« Tu sais que je m’inquièterai malgré tout. Et tu sais que tu peux me faire confiance. Dis moi ce qui te tracasse. Dis moi, et fais moi oublier si tu en as besoin, mais ne garde pas ça pour toi... »

Ca me déplaisait, de lui dire de me faire oublier. J'étais contre le principe même que l'on me vole des souvenirs, alors que j'en avais tant perdu à cause de l'alcool mais... Si c'était ce qu'il fallait pour qu'elle se confie, alors je le ferai. J’allais continuer dans ma lancée, quand elle m’exposa la vision de sa jambe rutilante, alors qu’elle la frictionnait avec son éponge, augmentant instantanément mon désir, et mon besoin de la prendre en l’instant. Je secouais légèrement la tête, alors qu’elle me parlait, pour revenir à la situation présente. « C’est… délicat. Je peine à finaliser les livres, à en sélectionner d’autres, et à les mener à terme dans le délai imparti. Il faudrait que… que je puisse embaucher quelqu’un. Je laissais les mots mourir sur mes lèvres, ne les prononçant pas. Je ne voulais pas revenir à ce sujet, qui pourrait encore nous mener à un conflit. Mais tu es la bienvenue quand tu le veux, tu le sais. Préviens moi juste, que je ne vienne pas te rejoindre ici… » C’était partiellement un mensonge. Je voulais qu’elle me prévienne, afin que j’organise et range la maison d’édition, de même que mon appartement. Qu’elle ne détecte pas la difficulté que j’avais à tout gérer, que ses yeux ne trainent pas sur des factures impayées. Y croirait-elle ? Je n’en savais rien. Mais je ne voulais pas risquer qu’elle me questionne. Je lui prenais l’éponge des mains, la posant dans l’eau à ses côtés, avant de me pencher plus en avant, la faisant se baisser légèrement, pour embrasser la partie de sa jambe que je pouvais atteindre, après en avoir ôté le savon. Je me redressais et la conduisais à se mettre face à moi, saisissant ses lèvres, avant de caler ses jambes autour de ma taille au mieux, nous amenant au milieu de la baignoire. Tant par désir d’elle que par désir de changer de sujet, je me glissais entre elle, sans toutefois entrer en elle, ce qui ne saurait tarder, une fois qu’elle me laisserait faire. Je n’allais pas résister bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Dim 29 Juin - 0:05

    Je me délectais dans ce bain, avec lui comme dossier c’était parfait. Je sentais depuis le début l’objet de son désir à la racine de mes fesses, que j’avais pu constater par moi-même alors que je lui avais ôté ses vêtements plus tôt. Rien qu’à me voir nue il transpirait de désir et manquait sans doute cruellement de place dans son pantalon depuis le début. Il savait aussi se maintenir, je ne voulais pas non plus lui sauter dessus. Il m’avait dit être fatigué, et je n‘avais d’ailleurs nul besoin qu’il me le verbalise, cela se lisait tellement bien sur son visage. J’aurais aimé qu’il le soit un peu moins, pour pouvoir profiter de lui pleinement. Qu’il me fasse oublier tous mes tourments également, il avait le don pour cela, me faire oublier tout, même un court instant. Le massage qu’il avait entreprit m’avait fait le plus grand bien. Jamais je n’aurais pensé m’attacher autant à un humain, aimé à ce point ce touché, en redemander alors que je frémissais sous ses doigts qui effleuraient ma peau, ma poitrine. Ses lèvres qui me laissaient un chemin enflammé sur la peau de mon cou. Qu’il ne cesse ses petites gestes, ses petites marques d’affection, de tendresse, je ne m’en lasserais jamais. Je ne faisais qu’en redemander au contraire, devenant presque accro à lui. Bientôt, je ne pourrais compter que sur lui, Julien me serait juste inatteignable. Il fallait que je pense à lui rendre visite avant que tout ne s’éteigne, au moins une dernière fois. Mes lèvres s’étirent avant de laisser un gémissement traverser la fente de mes lèvres, comme s’il m’était fort appétissant tout à coup. Je réfrénais de le mordre, je ne voulais pas être la cause de sa fatigue, combien même je pourrais lui prendre quelques gouttes seulement.

    Je redescendis sur terre, laissais mes souvenirs frais de côté. J’étais à présent avec lui dans ce bain après n’avoir mis qu’un instant pour le déshabiller et un autre pour qu’il me glisse dans l’eau brûlante et remplit de mousse. Il me demande ce qui ne va pas et je peine à lui répondre franchement. Je ne peux pas lui dire ouvertement les choses, je dois attendre de voir comment tout cela va se passer. Je ne suis sûre de rien, hormis le fait que mon projet de mariage tombe vraiment à l’eau, ce que je lui fais savoir. A défaut de pouvoir lui parler d’autre chose. Mais il s’évertue à vouloir comprendre ce qui ne va pas. Dans un sens, il s’inquiète pour moi et veut que je partage ce qui me chagrine autant et me hante, en quelque sorte. Il arrive encore à lire en moi alors que je m’évertue à essayer de masquer tout sur mon visage. Un humain est aussi fort que cela ? Keiran est-il aussi fort ? Je souris à cette pensée et je me confirme qu’il est un être combattif. Je le savais.

    Je commence par soupirer longuement. « Mon avenir est sans mariage pour le moment Keiran. » Je sens sa main à la base de mon crâne et ses doigts se frayer un chemin dans mes cheveux. Un léger sourire parcoure mon visage avant qu’il ne disparaisse. « Mon partenaire s’est en quelque sorte… fourvoyé. » C’était peu dire en effet, mais ça m’évitait de lui en dire davantage peut-être aussi. Même si je continuais à lui dévoiler un pan de la vérité. « Tu vas l’apprendre de toute manière… sa pomme de sang m’a cruellement manqué de respect et m’a défié qui plus est. Si je lui ai donné une bonne correction et ai réfréné mon envie de la tuer sur le champ, il n’en a pas été de même pour Julien. » Je fis une pause, avant de revoir la tête de Shane dans le colis. « J’ai aimé voir sa tête en cadeau, mais il a fauté. » terminais-je alors que je me redressais, tournais la tête pour l’observer plus intensément. « C’est une mauvaise chose Keiran, j’ai perdu toute crédibilité. » Je lui avouais, en effet, j’avais tout perdu avec ce mariage alors que j’avais essayé de tout donner. Au final, je n’avais pas fait d’écart, ce n’était pas ma faute, mais je perdrais la confiance de ma mère entièrement désormais. Ma sœur, Morgane, je ne savais où elle se positionnait à présent. Elle n’avait jamais été contre le mariage, elle m’avait même dit qu’elle nous soutenait, mais à présent ? Comment se positionnait-elle ? Je laissais mon questionnement dans ma tête, ne voulant pas plus en dévoiler à Keiran. Ce n’était pas un manque de confiance, et ses prochaines paroles me prouvaient qu’il n’avait pas compris cela. Je me retournais un peu plus, posant une main sur son torse et me rapprochant de son visage alors que mon autre main prenait avec fermeté mais un tant soit peu de douceur son menton pour qu’il ne puisse regarder que mes yeux et qu’il écoute attentivement mes paroles.

    « Je ne te ferais jamais oublier, tu m’entends ? Jamais. » Je lâchais son menton alors que je remis mon dos contre son torse. « Ce n’est pas un manque de confiance, il faut que tu le saches, je ne peux t’en dire davantage pour le moment. Il me faut attendre aussi de mon côté… » Je tourne la tête et ma main vient chercher sa joue pour entrainer ses lèvres proches des miennes. « … comprends moi et ne m’en veut pas s’il te plait… » soufflais-je alors que j’effleurais ses lèvres, mordillais sa lèvre supérieure avant que ma langue ne cherche son homologue lentement et profondément. Je lui avais également retournée la question, savoir comment il s’en sortait dans son boulot, si tout allait pour le mieux même si au vu de sa fatigue je dirais qu’il ne parvient pas vraiment à tout gérer. Je ne veux pas que l’on reparte sur un sujet conflictuel, alors je me contente de l’écouter alors que j’avais entamé le nettoyage de mes jambes avec la grosse éponge, mais je m’arrêtais alors qu’il n’avait pas fini sa phrase. « Que quoi ? Dis-moi donc ce à quoi tu penses, je ne veux pas de ça entre nous. » Je fis une pause alors que je replongeais ma jambe dans l’eau. « Je veux qu’on puisse parler librement… sans prise de tête serait trop optimiste de ma part. » plaisantais-je même si j’étais sérieuse. Je ne voulais pas qu’il se ferme à moi concernant son travail, je savais garder pour moi ma frustration dans le fait qu’il ne voulait pas de mon aide. Mais au moins, j’étais aussi là pour l’écouter. « C’est parfait alors, je t’enverrais un sms avant de passer dans ce cas. » lui répondis-je alors que je lui avais dit que je souhaitais aussi le voir à son travail. Cela faisait longtemps que je n’y avais pas été, et si ça pouvait lui éviter trop de voyage aussi, ça ne pouvait être que mieux.



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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 0:34

Je n’aurai souhaité être ailleurs pour rien au monde. Malgré la fatigue, Morphée qui pouvait me prendre dans son étreinte n’importe quand, j’étais serein, et à ma place. Malgré les sujets déplaisants qui pouvaient nous opposer. Non, là, dans ce bain, l’unique chose qui comptait était de profiter de sa présence, de l’apaiser et de m’apaiser au passage. Ou de combler nos désirs… Elle ne pouvait avoir manqué la manifestation de mon désir, alors qu’elle m’ôtait mes vêtements dans lesquels j’étais à l’étroit, et devait encore la sentir contre elle en l’instant. Elle ne me poussait pour autant à rien, et c’était agréable. Si, quand, on laisserait notre désir s’exprimer, ce ne serait pas intense, ou prolongé, tout au plus un moyen de combler l’un et l’autre rapidement. Peu importait. Là encore, dans ce bain, alors que je souhaitais la pousser à se confier, je l’embrassais doucement, effleurais délicatement des parcelles de son corps, pour qu’elle se détende. Je sentais sa tension, malgré tout, même après le massage, même après le début de sa confidence. Elle me cachait encore quelque chose, et j’étais persuadée qu’elle n’irait pas mieux avant qu’elle ne confie cela. Mais chaque chose en son temps.

J’étais surpris de ses réactions, du fait qu’elle ne soit pas impassible face à mes attentions. Je n’étais pas un puceau, et avais eu plusieurs compagnes auparavant, d’un soir ou d’un temps plus long, mais… elle était une grande et talentueuse vampire, et elle devait vouloir, pouvoir plus. Je ne savais pas vraiment dans quelle mesure elle devait se restreindre, en ce qui me concernait. Comment elle muselait ses instincts, ses réflexes. A quel point. Car elle devait le faire, non ? Sinon, elle m’aurait vidé de mon sang avant même que je ne le réalise, et m’aurait laissé pour mort. Se bridait-elle beaucoup ? Je n’en avais aucune idée, pas la moindre. Je laissais ma main droite sur la base de son cou, alors que la gauche était enlacée dans la sienne. Elle n’avait pas besoin de respirer, et je n’appuyais de toute façon pas sur son cou avec force. Je la caressais légèrement, promenant doucement mon pouce sur la base de sa poitrine, en la regardant se passer l’éponge sur les jambes, grandissant mon envie de la prendre sans plus attendre. Je me forçais à ne pas le faire, malgré tout. Je devais l’écouter. Et son soupir ne m’annonçait rien qui vaille.

Je ne disais rien, remontant simplement ma main pour l’apaiser encore davantage en massant son crâne, en appréciant le contact de ses cheveux soyeux. La laisser parler, puis réagir après. « Ma Princesse… Il doit y avoir d’autres vampires, dignes de devenir ton Prince, ton mari. S’il s’est fourvoyé ainsi, c’est sans doute qu’il n’était pas à la hauteur de celle que tu es. Et je suis sûre que tu retrouveras la crédibilité qui était, qui est, tienne. Tu es talentueuse et belle. Douée. Charismatique. La meilleure à ce que tu fais. J’ai confiance. » Je frémis, en l’entendant dire avoir apprécié recevoir une tête en cadeau. Je ne connaissais pas ce Julien, mais il ne valait pas mieux que les autres vampires. Que ceux qui avaient assassinée ma femme. Et cette pomme de sang, n’avait-elle pas une famille, quelqu’un, qui comptait sur elle ? Je n’aimais pas non plus voir cette facette de Jana, cruelle, impitoyable, si semblable à ce que j’exécrais chez les vampires. Je ne dis rien, espérant qu’elle ne relèverait pas ma soudaine crispation. Jamais je ne lui avais affirmé cet état de fait, même si elle savait ma haine envers son espèce, à cause du sort qu’ils avaient infligé à ma femme.

Je ne sortis de mes pensées concernant cette période funeste qu’en sentant Jana bouger, se retourner vers moi et s’appuyer sur mon torse en relevant mon menton, pour me forcer à la regarder. Allait-elle se confier, et me faire oublier ? Je compris que non, en l’entendant parler. Je soupirais, soulagé. Elle n’était pas que cet être sadique, mais aussi quelqu’un qui me respectait et qui faisait grand cas de mon opinion. Je le comprenais ainsi, l’espérais ainsi, en tout cas. « Je ne te forcerai à rien, Persée. Ma Persée. Peu de gens l’appelaient comme ça. Y en avait-il, à vrai dire ? Je sais que ce n’est pas un manque de confiance, mais je te sens troublée, et moi impuissant, et je ne sais que faire. Je suis démuni, et cela me déplait, voilà tout. » Il n’y aurait rien de plus vrai que mes propos. Si ce n’était que par reconnaissance, je ne serai peut-être pas si troublé. Mais il y avait plus. Une fidélité sans faille. Je lui étais loyal, plus que jamais. Et je l’aimais. Je le savais, même si je ne pourrais jamais avoir d’elle ce que j’avais espéré toute ma vie. Des enfants – qui s’amuseraient, à Gullane, avec mes parents. Qui deviendraient peut-être forgerons. Une femme aimante. J’avais renoncé à tout cela, sachant que c’était incompatible avec ma vie actuelle, mais je me surprenais parfois à encore espérer avoir droit à tout cela.

Je me sentais légèrement soulagé, alors qu’elle me questionnait sur Lothian Publishing, m’éloignant de mes pensées d’un bonheur auquel je ne pourrai plus prétendre. Avant de réaliser que ça n’était pas un sujet que j’aurai souhaité aborder non plus. Je répugnais à lui faire part des difficultés de mon entreprise, à vrai dire. Je savais qu’elle ne voudrait, ne pourrait, pas laisser les choses en état. D’où l’interruption en plein milieu de ma phrase. J’aurai préféré qu’elle ne relève pas, mais je savais que c’était peine perdue, en réalité. Je soupirais. Comment le lui dire ? « Je ne souhaite rien te cacher, c’est juste… difficile. Je veux m’en sortir seul, et… Et je sais que tu t’en mêlerais si je te dis tout. Je taisais cette fin de phrase, qui ne lui plairait pas, surtout pas formulée ainsi. Je soupirais encore, avant de reprendre la parole. Je n’arrive pas à gérer. Je ne peux pas dénicher de nouveaux auteurs, m’occuper des livres à sortir déjà prévus, faire de la pub… Et je n’ai pas les moyens d’embaucher quelqu’un. Je peux à peine payer le loyer, je crains chaque mois de devoir plier boutique. Et quant aux dépenses autres : nourriture, essence, etc., n’en parlons pas. »

Je m’arrêtais un instant. Je ne savais pas bien comment elle vivait mon incapacité à tirer entièrement un trait sur mon passé. J’hésitais à poursuivre. Je me mordais la lèvre, avant de reprendre la parole. « Je dois faire tout ça, et j’ai besoin de venir de te voir. Mais je n’arrive pas à conjuguer les deux. Et je ne peux pas tirer un trait sur la maison. Je ne peux juste pas. J’ai besoin de la faire prospérer. En mémoire de… En sa mémoire. Elle comprendrait qu’il s’agissait là de ma femme. En mémoire de tout ce à quoi j’aspirais que je n’aurai plus jamais. Une femme, des enfants, une vie… Normale. Je m’arrêtais encore, avant de reprendre presqu’aussitôt. Je ne voulais pas froisser ma Princesse, après tout. Je t’aime, Jana, et je suis heureux. Tu le sais, n’est-ce pas ? Ce sont juste… deux choses différentes. Et je ne peux pas tourner le dos à mon passé, à mes espoirs maintenant détruits par tes semblables, mais je ne peux pas te tourner le dos non plus. C’est juste… pas facile. » Lui avais-je déjà dit que je l’aimais ? Je n’en avais aucune idée, et je ne remarquais pas réellement l’avoir fait en l’instant. Je parlais avec sincérité, tout simplement.

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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Sam 19 Juil - 22:50

    Hj:
     

    C'était volontaire, je cachais des choses à ce bel homme. Ou disons plutôt que je ne lui révélais pas tout, cela m'empêchait de mentir, même si je pouvais le faire aisément envers lui. Je ne préférais pas, car je ne voulais pas que notre lien actuel ne vacille, ni même que la confiance qu'il avait acquise envers moi ne s'effrite. Je savais à quel point il haïssait les vampires auparavant, il les hais toujours, en quelque sorte. J'étais un peu l'exception à la règle, mais j'espérais qu'il soit un peu plus ouvert, pas au point de faire confiance à n'importe qui, mais au moins que ça haine s'apaise un peu. JE me demandais souvent si en moi il voyait cette part qu'il n'aimait pas chez les vampires ? Pouvait-il me haïr parfois ? Me haïssait-il au fond ? Je ne pensais pas, car je m'étais tellement investi pour lui, il m'avait bien rendu la part des choses avec l'affection qu'il me donnait. J'aurais pu l'hypnotiser, le posséder entièrement, mais finalement, il me faisait penser à quelqu'un d'autre que j'affectionnais tout particulièrement aussi et que j'avais laissé filer entre mes doigts... que j'avais peut-être un peu trop sévèrement repoussé aussi. Keiran ne m'échappera pas, c'était une chose certaine. Il était mien. C'était aussi pourquoi j'essayais que notre confiance soit presque sans faille. J'essayais de lui dire les choses correctement, de faire en sorte de répondre à ses questions sans trop tout lui dévoiler non plus. J'espérais au moins qu'il puisse comprendre, mais au vu de ce qu'il m'avait déjà dit, cela lui tenait à cœur. Comment aurais-je pu l'hypnotiser ? Je l'aimais vraiment trop en homme libre pour pouvoir le faire. Si j'avais besoin de le faire, ce serait vraiment un cas extrême, une situation critique aussi. Mais pour le moment, il ne m'avais pas été infidèle, ni avait fait de faute grave. Je repensais étrangement à la pomme de Julien. Je venais d'en parler à Keiran et je m'étais juré que jamais je n'aurais un humain tel Shane à mes côtés. Ne respectant absolument rien et montrant autant le dédain envers un invité, de marque qui plus est. Je me demandais encore maintenant comment j'avais fait pour ne pas lui briser le cou et lui arracher la trachée.

    Je souris à ses paroles, qui me laissèrent pensive un instant. Quelqu'un d'autre ? Je ne voyais pas qui dans l'instant. Avec tout ce bordel, le fait que j'avais merdé, je pensais fort bien que ma Mère ne me laissera pas choisir un autre prétendant, et je resterais seule un bon moment, j'en étais presque certaine pour le coup. Au moins lui était présent à mes côtés, je ne resterais pas constamment seule. Les hommes que je prenais à droite à gauche, que je prenais même à la Pomme du Diable, ce n'était pas la même chose, ils ne m'accordaient qu'une attention sexuel, ne voulant que mon corps. C'était aussi réciproque, je ne les prenais que parce qu'il pouvait m'apporter un plaisir, une pulsion passagère. Avec Keiran, c'était tout autre chose, et j'en étais ravie finalement. « J'aime ces compliments qui sorte de ta bouche... c'est tellement plus... beau. » soufflais-je alors que je n'avais pas fait attention à son frémissement suite au cadeau que j'avais eu. De toute façon, il n'était pas sans savoir mon côté sanguinaire, ce n'était pas nouveau. « Si seulement il pouvait y avoir quelqu'un te ressemblant... je pense que je ne réfléchirais pas du tout, je te prendrais tout entier... » Je fis une pause, lâcher un petit rire qui sonnait tellement joyeusement dans la pièce. « Je te prends déjà entièrement... » Et il comprendrait non sans mal les sous-entendus qu'il pouvait y avoir avec ses quelques mots prononcés. C'était vrai, il était mien, et il était tout à fait conscient de la chose. Avoir un humain qui s'accroche à vous sans même l'hypnose, c'était juste glorifiant. D'ailleurs, je lui fis part de mon point de vue alors qu'il m'avait suggérer de l'hypnotiser. J'avais été plus que sérieuse alors que je l'avais obligé à croiser mon regard pour qu'il prenne conscience de mes mots, de ma décision. J'entendis sa réponse et une vague de joie m'envahie alors que j'entendis mon surnom. Personne ne m'appelait ainsi, et j'adorais qu'il le fasse. « Je ne vois pas comment tu pourrais d'ailleurs... » En effet, il ne pouvait me forcer à rien, et je ne reviendrais pas là dessus, combien même je comprenais ce qu'il voulait dire. « Tu n'as pas à te sentir démuni, tu ne l'es pas. J'essaie de te conserver. Ce qui me trouble je ne veux pas que cela te hante également constamment. Je ne veux juste pas que tu te préoccupes d'autres choses, tu as déjà beaucoup à faire. » Et c'était vrai avec sa maison d'édition qu'il voulait faire tourner.

    S'il comptait sur le fait que je n'allais rien relever de ses paroles, il se trompait. Ne me connaissait-il pas assez pour savoir que je me préoccupais de tout le concernant ? J'entendis bien perceptiblement son soupir, et je su presque aussitôt qu'il ne saurait comment choisir les bons mots. Mais il n'avait peut-être pas besoin. Je savais que j'étais parfois insupportable, ou trop persévérante aussi. Je le laissais finir avant de plonger mon regard dans le sien. « Ecoute, je sais que je te suis peut-être insupportable concernant ton boulot, mais je veux juste le meilleur pour toi. Que tu ais un environnement le plus agréable possible, à défaut de pouvoir dire parfait car cette vision te parait peut-être impossible. » Je fis une pause. « Tu me dis avoir du mal à gérer, je veux juste que tu saches que je peux être là pour te soulager, comme tu peux le faire pour moi ce soir également. Je te le dis sans cesse, je le sais bien, mais ça me peine de te voir aussi fatigué. Je veux te préserver, tu comprends ? Peut-être égoïstement, mais ça tu me connais... je suis assez possessive... » Je me tournais une nouvelle fois, ma main glissait de son torse à son cou avant de l'attirer à moi et de l'embrasser en savourant d'abord ses lèvres, puis venant chercher sa langue sensuellement et tendrement. Puis je me reculais, avant de revenir sur ce qu'il avait pu me dire. « J'aurai du mal à te comprendre concernant une famille, puisque je n'en ai jamais eu, et mon ancienne vie je ne m'en souviens plus... mais j'aspire aussi pour les enfants, ça c'est une chose que je peux comprendre. J'espère juste que tu ne te sens pas malheureux à mes côtés. Et comme je te le disais, je peux venir te voir également, que tu ne fasses plus tous les jours le trajet. J'essayerais d'être sage aussi... » Je parlais entre autre de ne pas vouloir à chaque fois de son corps, mais cela je ne pouvais le lui promettre, à moins que je me satisfasse avant d'aller le voir ; mais ne le prendrait-il pas mal ? Ses mots par la suite, je les prenais entièrement, cela me fit sentir une vague de plaisir qui envahissait tout mon corps. Deux petits mots, mais que je n'avais encore jamais entendu de ma vie de vampire. C'était étrange finalement, mais j'aimais l'entendre de sa bouche, car cela prouvait qu'il était irrémédiablement attaché à moi. Il était mien, à jamais. « Je comprends... » lui soufflais-je, alors que je m'approchais un peu plus de son visage. « Ne cesse pas de le redire... constamment. Car je ne veux pas les entendre pour la première fois et que ce soit la dernière. » je gratifiais mes mots d'un sourire somptueux alors que j'effleurais de mes lèvres les siennes, joueuse et sensuelle.

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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   Jeu 31 Juil - 15:23

Malgré tout ce que je pouvais lui dire, toute l’attention que j’avais pour elle, je sentais encore son trouble. Et qu’elle ne se laissait pas aller. Je ne comptais pas l’y pousser, bien que je n’aime pas la voir, la sentir comme ça. Je n’aurai jamais pu l’y contraidre, de toute façon. Je ne pouvais qu’être là et lui faire comprendre que quelles que soient les choses dont elle ait besoin, je pouvais les lui fournir. Dans la mesure de mes limites d’humain, mais elle savait s’arrêter… Je ne l’avais jamais eu avoir un sursaut de violence en ma présence, du moins. Je savais que c’était une part d’elle, mais elle aussi bien que moi savait que j’avais haï les vampires pour m’avoir volé ma femme, et que si elle se comportait comme eux, je ne le vivrais pas bien. Je ne serai plus aussi dévoué ni amoureux. Car oui, je l’étais. Je n’attendais aucune réciprocité – comment une vampire aussi belle et importante qu’elle pourrait-elle ressentir quoi que ce soit de ce genre pour moi ? Une Princesse, qui plus est. Non, je n’avais aucune attente de ce côté là, et je ne pourrai me parjurer vis à vis de ma femme comme cela. Jana n’était pas humaine, et jamais je n’aurai avec elle la vie que je ne pouvais plus avoir avec celle qui était ma femme avant sa mort. Et ça me convenait très bien, même si je devais abandonner mes rêves de famille.

Je recentrais mon attention sur la belle vampire, l’embrassant dans le dos, à la base de son cou, alors qu’elle parlait. Elle sentait incroyablement bon, et son rire était le plus doux des sons, même lorsqu’il accompagnait des phrases que l’on ne pouvait même plus qualifier de sous-entendu. Impulsivement, sans réfléchir, je reprenais la parole. « Alors transforme moi. Fais de moi le mari vampire que tu attends. Tu mérites de ne pas être seule. Même si je dois abandonner mon humanité pour toi. »

J’étais parfaitement sincère, malgré le fait que je ne désire pas un tel avenir, que je veuille rester humain et ne jamais être l’un de ceux que j’avais tellement haï. Si Jana désirait quelqu’un pour se marier, et qu’elle voulait que je sois un vampire, je le ferai. Peu importe mes propres sentiments à cette idée. « Je suis à toi, et tu fais tout ce que tu veux de moi, tu le sais ? » Je parlais de moi comme d’un objet, mais c’était un peu cela. Même si c’était plus, qu’il y avait plus. J’étais quand même sien.

Je ne relevais pas qu’elle me dise que je ne pouvais pas la forcer. Bien évidemment. Mais je pouvais essayer, et je lui disais justement que je ne le ferai pas. Je ne la contraindrais à rien. Même si je comprenais ses positions, et même si elles me déplaisaient. Jamais je n’insisterai à ce qu’elle me confie des choses. « Je m’en soucie en ne sachant pas. Différemment peut-être, mais tu ne pourras pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi… Mais je respecte ton choix. »

Comme je souhaitais qu’elle respecte le mien, en ce qui concernait la maison d’édition, et mon désir de me débrouiller sans recourir à son argent. Mais je savais qu’elle ne le souhaitait pas, qu’elle aurait voulu que j’accepte son argent. Je le sentais, je savais qu’elle allait encore me le proposer. Je l’écoutais, mais si elle ne m’avait pas embrassé, je n’aurai pu m’empêcher de refuser, et d’encore la confronter sur ça. Alors je lui rendais son baiser, puis garder le silence. Il ne servait à rien de lui redire ce que je lui avais déjà affirmé de nombreuses fois.

« La Reine et la Princesse, ne sont-elles pas ta famille ? Qu’en est-il pour toi ? Et comment veux-tu avoir des enfants ? Les adopter ? Les transformer, enfants ? J’étais réellement curieux. Et je t’accueillerai volontiers chez moi, parfois… » C’était la seule chose sensée. Sinon, j’y laisserai ma vie, tôt ou tard. Ou je serai forcé d’abandonner Lothian Publishing, et je m’y refusais.

La conversation se tarit toutefois, alors que nous cédions à notre désir, que Jana nous guidait tous deux vers le plaisir, puis nous amenais sur son lit. Je l’embrassais une dernière fois, et sombrais peu après.
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MessageSujet: Re: Dans la nuit, je perçois mon rayon de soleil. [Livre II - Terminé]   

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