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I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]
MessageSujet: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Jeu 8 Mai - 0:44

I feel it in my bones, Enough to make my systems blow
Torben Badenov & Charlie M. McAllister


Toute une journée à suivre cette gamine arrogante. Charlie ne l'avait pas quittée d'une semelle, telle son ombre. Depuis quelques jours cette histoire la travaillait comme une obsession. Alexis était en quelque sorte retenue prisonnière par Constance et elle refusait que quoi que se soit fait pour la libérer. Et dans le fond c'était peut-être mieux pour Charlie, parce que libérer la jeune fille voulait aussi dire se frotter à Constance. Le souvenir de la vampire lui donnait encore des sueurs froides et aller foutre la merde dans ce nid n'allait pas lui apporter quoi que se soit si ce n'est plus d'emmerdes. Elle n'avait définitivement pas besoin de ça.

Elle était tranquillement attablée dans un petit fast food qui ne payait pas de mine concentrée sur Alois. Cette fille avait déjà fait du mal à son amie et le simple fait qu'elle existe encore faisait peser une ombre sur l'avenir de la métamorphe. Depuis longtemps Charlie la harcelait pour qu'elle la laisse en finir avec cette timbrée mais elle avait toujours refusé parce que ce n'était moralement pas acceptable. Mais franchement qu'est-ce qu'elle en avait à faire de la morale, il suffisait que la jeune femme disparaisse sans laisser de traces, tout le monde penserait à une fugue et fin de l'histoire.

Laissant en plan ses frites elle suivit sa cible qui avait décidé de quitter son groupe d'amis pour se rendre à une soirée ou quelque chose du genre de l'autre côté de la ville. Il était presque 23h, un soir de semaine, elle avait des chances de la coincer dans une ruelle isolée et de faire ce qu'elle avait à faire. Pour son expédition elle avait fait simple pour une fois, oublié les talons, elle s'était contentée d'une paire de bottes noires à lacets, un legging noir suffisamment épais pour ne pas craindre le froid et sous son manteau à capuche fourré elle portait simplement un débardeur. Pour une fois qu'elle faisait simple, le seul accessoire qu'elle c'était permis c'était un couteau à cran d'arrêt. Elle n’avait pas l’intention d’utiliser d’armes à feu ou quoi que se soit, ça laissait trop de traces et elle n’avait aucune envie qu’on puisse remonter jusqu’à elle juste pour cet insecte répugnant. A choisir elle préférait tomber pour le trafic de drogue à grande échelle qu’elle organisait ou le meurtre d’Alexei.

Sans un bruit elle parvint à suivre Alois jusque dans une rue où personne ne pouvait les voir. Pendant ses nuits d’obsessions elle avait imaginé une bonne centaine de scénarios différents pour ce qui allait suivre mais d’un coup elle trouvait qu’elle avait beaucoup trop d’options possibles. Elle se contenta de sortir de l’ombre et de se mettre en travers de la route de la jeune femme. Alors qu’elle voyait la peur s’emparer de son regard lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était seule face à une personne qui l’observait d’un air glacial. Charlie faisait un effort monumental pour repousser l’animal qui s’agitait en elle. Elle ne pouvait pas faire passer cette attaque pour un accident de Loups. Elle faisait peut-être des conneries selon les directives données par le nouvel Ulfric mais elle n’avait pas l’intention d’être aussi grossière. Avant même que l’humaine ne comprenne totalement ce qui lui arrivait elle était immobilisée par une clé de bras. Elle laissa échapper un cri de douleur face à la torsion de son bras mais Charlie l'ignora et passa son bras autour du cou de l'humaine.

Elle gigotait dans tous les sens, elle tentait de hurler. Charlie eut l'impression que l'instant durait des heures, en fait elle prenait son temps pour doucement sentir la vie s'échapper. Elle l’étouffait petit à petit pour se venger de la terreur qu'elle avait insufflé à son amie pendant tout ce temps.

« Fallait pas t'en prendre à Alexis. » murmura-t-elle doucement à l'oreille de la jeune femme.

Elle la sentit cesser de lutter quelques secondes comme surprise du lien entre cette agression et ce qu'elle faisait subir à sa petite sœur adoptive juste pour se venger de ne pas avoir eu de chances dans la vie. La Louve profita de cette faiblesse pour resserrer son étreinte sur le cou de l'Humaine et dans un geste brusque accompagné d'un craquement elle sentit le corps de la jeune femme se ramollir de manière instantanée. Elle attrapa le corps avant qu'il ne touche le sol. Heureusement pour elle elles étaient juste à côté du port. Pourquoi n'avait-elle pas pensé à ce détail avant de s'en prendre à Alois ? Elle soupira avant d'observer le secteur, il n'y avait - semble-t-il - personne. Elle s'empara des papiers de la victime pour faire croire à un vol qui avait mal tourné et largua son colis dans la flotte tout simplement. Elle n'avait aucune envie de s'embarrasser avec des petits détails du genre lester le corps et tout ça. Après tout si c'était un truc qui avait dérapé il fallait que cela paraisse être du travail d'amateur.

Elle resta assise quelques minutes sur le bord du quai à se demander comment elle allait pouvoir dire à Alexis que tout ça était fini sans lui avouer ce qu'elle avait vraiment fait. Elle soupira en songeant que ce n'était pas possible. Le froid de décembre l'enveloppa et elle eut l'impression d'être terriblement seule mais en redressant la tête elle huma l'air et comprit qu'elle était loin d'être seule comme elle le pensait. Elle sentait encore l'odeur de l'autre Humaine, elle avait l'impression d'empester son odeur mais c'était peu important, l'intrus était de la même race que celle dont elle venait de se débarrasser. Elle n'avait pas besoin de chasser la moindre trace de culpabilité sur son visage, elle n'éprouvait rien de tout ça juste de la tristesse parce qu'elle ne pourrait pas dire la vérité à la petite luciole et qu'elle devrait même lui mentir pour qu'elle cesse de s'inquiéter de ce que l'Humaine pourrait dire à son sujet. Elle les avait déjà mis dans une situation délicate maintenant c'était fini, Alexis pouvait rayer cette angoisse de sa liste. Il faudrait que Charlie s'occupe du reste...

Elle soupira à cette idée et se redressa pour observer l'intrus. Peut-être pouvait-elle feindre l'innocence la plus pure et faire comme si elle cherchait un peu de réconfort dans la fraîcheur du port. En pleine nuit ? Elle ne s'attendait pas vraiment à ce genre de question de la part de quelqu'un qui en faisait de même. Lorsqu'elle se retourna pour se retrouver face à l'individu elle manqua de faire une attaque cardiaque. Elle avait vu ce visage dans le journal, à côté de celui d'Alexei : Torben Badenov. Pourquoi avait-elle autant la poisse ?

* Analyses calmement. T'es pas obligée de lui sauter à la gorge sous prétexte qu'il est représenté comme étant fou dangereux dans le journal. Tu vas juste continuer ta route comme s'il n'existait pas. *

Sa conscience avait peut-être raison, sans doute, certain même. Pour une fois elle décida qu'elle avait peut-être fait assez de conneries pour la nuit sans en rajouter une de plus. Mais elle avait beau penser à ce pas en avant pour reprendre sa route elle n'y arrivait pas. Elle attendait qu'il passe son chemin et l'oublie. Après tout à vu de nez elle ne ressemblait à rien de menaçant, juste une gamine qui se promenait sur les quais. Ok c'était glauque mais qu'importe. A moins qu'il ne l'ait vu jeter le corps à l'eau ? Son sang ne fit qu'un tour, elle tendit l'oreille pour guetter les remous de l'eau mais elle ne distingua rien de perturbant. Au pire il avait vu. Et qu'est-ce qu'il ferait ? Il irait la dénoncer à la police ? Un sourire se dessina sur son visage. Les mains dans les poches elle sentit le portefeuille qu'elle venait de voler dans son poing et merde elle devait se débarrasser de ça au plus vite. Avec un soupire elle essayait de se concentrer sur ce qui se passait présentement et pas ce qu'elle aurait à faire après, la liste était trop longue et risquait de lui donner le tournis.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Ven 9 Mai - 20:36

Le vampire est adroit et rapide. Mais je suis costaud et endurant. Son poing s'écrase sur mes côtes et j'ai le souffle coupé. Ricanant en me redressant, j'essuie le sang qui coule au coin de ma bouche d'un revers de main alors que les deux vampires se regardent. Le premier se jette sur moi en criant et je parviens d'instinct à bloquer le coup ; merci les incroyables réflexes que mon lien avec la Reine me procure. Je suis déjà un bon tueur. Avec la Reine qui me donne sa force, je flotte dans le temps de combat comme un véritable requin. Un requin qui a soif de sang. Tant de combats où je verse mon sang pour elle... Celui là n'est qu'un de plus parmi déjà de nombreux autres, et je n'en retire ni maintenant ni pour l'avenir la plus petite parcelle de gloire. Son bras bloqué, je retourne son poignet. Un art martial lambda comme il en existe des centaines vous apprendrait à bloquer et contrôler votre ennemi avec une clef bien sentie au niveau de l'articulation. Je ne suis pas là pour me battre en pijama à écouter la sagesse soit disant ancestrale de vieux cons amateurs de mangas. Je suis un tueur.


Je broie l'articulation et le vampire hurle en tombant, tandis que l'autre est déjà derrière moi et m'étrangle. Je cherche mon crève cœur, ne perdant pas de temps ni d'énergie a essayé de l'atteindre autrement ; seule ma nouvelle résistance accrue me permet de tenir, et encore. Les secondes s'égrénent et ma mort devient probable ; aucun être vivant n'est capable de tenir plus de quelques instants à l'étreinte mortelle d'une créature pourvue d'une force surhumaine identique à celle du vampire. Il me broie la trachée et je ne peux plus respirer. Ma poigne tombe sur la garde du crève cœur, que je tire et plant dans l'abdomen de mon adversaire. La prise se desserre mais c'est un coriace. Je plante. Encore. Encore. Et encore. Et lorsque la prise s'affaiblit suffisament, j'envoie l'arrière de mon crâne contre son front. Je suis à moitié assommé, mais tout va bien. L'autre vampire a déjà remis son poignet en place. Un coriace lui aussi. Il veut en finir et essaie de m'eventrer. Je lui taille un sourire sanglant sous le menton d'un revers de lame, tenue à l'envers à la méthode commando. Le vampire s'effondre. Même comme ça il ne peut pas mourir ; sa plaie se comblera.
Et il devra se nourrir. Je dégaine enfin mon flingue et détonation double, assourdie heureusement par le silencieux fixé au bout. Les vampires explosent en tas de viscères et de fluides, ne me touchant pas car je suis par chance un peu trop loin pour ça. Je rengaine mon arme après avoir dévissé le silencieux. Je ramasse les douilles.


Effacer le reste de deux vampires en pièces me prend une heure et demie avec un ballet et plusieurs serpillères trouvés à l'autre bout de l'entrepôt. Entretemps, Erin m'appelle. Je lui confirme que le tuyau que m'a donné un sanguiniste torturé était finalement bon, et que j'ai éliminé la menace. Elle n'aime pas que je l'exclue des réjouissances et prend son devoir très à cœur, mais les probabilités étaient nulles pour que je retrouve deux rescapés de la cellule du centre ville encore ici. J'aurais pensé tomber sur quelques traces qui m'auraient permis de les traquer jusque dans leur tanière, probablement plus au sud. Mais non. Ils sont restés et nous nous sommes battus. Je sors équipé. Sans ma « petite laine », on a tendance à vite se faire refroidir dans ce genre d'endroit. Les deux vampires étaient en fait malins. En squattant cet entrepôt, ils avaient pour projet de naviguer dans un porte container d'ici quelques jours et de se faire oublier sur un autre continent. Courageux et risqué. Le reste de leur fluide disparaît dans les égouts alors que je passe la loque à grande eau pendant un long moment. Pour le reste, je mets tout dans un bidon vide à la sortie de l'entrepôt. Douilles, silencieux, et les balles récupérées au milieu des restes de vampires. Je prends la bouteille d'acide dans mon coffre, la verse dans le bidon et referme les deux récipients. Je n'ai pas détruit mon arme car si on m'appréhende, elle pourra me sauver la vie. Par contre, tout le reste qui a servi à l'assassinat, balles et douilles, peut renseigner sur leur lieu de fabrication et le type d'arme employée. Ils disparaissent. Pour me fournir une certaine garantie, je prends le bidon fermé et remplit, et le jette par le tout à l'égout de l'entrepôt. Le bidon disparaît pour toujours dans les eaux saumâtres du port, coulant probablement à pic le temps de dissoudre les quelques preuves.


Prenez moi pour quelqu'un de suspicieux et vous aurez raison ; je perds beaucoup de temps à maquiller et à nettoyer la scène de crime. Et pour ce faire, j'ai dû débrancher les caméras de sécurité du coin. Autant dire que le proprio va le faire remonter à la police, mais ceux ci ne pourront rien trouver.


C'est en retournant pour la dernière fois vers ma voiture, fourbu, que j'aperçois plus loin une silhouette qui fait basculer quelque chose de lourd dans la baille. Un corps, me crie mes sens et mon instinct. Je me rapproche, par curiosité morbide. Se pourrait il que ce port soit le lieu de plusieurs crimes la même nuit ? Les probabilités ne sont pas très élevées... Et je ne risque rien, sûr de mes compétences. Et j'ai toujours mon arme et son magasin presque entièrement rempli, avec onze balles. Et mon arme blanche. Le tout bien caché mais rapidement accessible. Je me rapproche donc, curieux de voir s'il y aurait quelque chose à gagner de cet étrange manège. Et je me rends compte que le frêle silhouette, c'est en fait une fille. Typée Asiat'. Elle essaie visiblement de faire comme si de rien n'était. Je tends le bras vers la mer, alors que la scène est faiblement éclairée par les vieux lampadaires du port.


Peut être ais je le parfait alibi. Détourner la suspicion policière des caméras dans « mon » secteur sur la découverte d'un corps à proximité, et la rumeur d'une jeune femme à côté au même moment ?Bien sûr, il fallait que ce soit anonyme.... Mais d'abord, savoir. Il y avait peut être quelque chose de plus important à apprendre, un coup de chance comme seul ce pays était capable d'en produire.



| Mademoiselle, vous avez fait tomber quelque chose là bas, je crois. |

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 0:23

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Immobile, la Louve priait pour que cette rencontre ne soit que pur hasard et que les choses en resteraient là où elles en étaient. Mais elle le vit approcher, le faible éclairage n'était en rien un problème pour elle. Dans le fond c'était peut-être même un avantage, s'il devait avoir une description de sa personne elle ne serait pas très détaillée. Certes des asiatiques il y en avait pas des millions - en Écosse tout du moins - mais c'était un peu léger pour une accusation.

Il n'avait toujours rien dit alors qu'une flopée d'odeurs l'entourait. Elle fronça le nez comme si on venait de lui mettre un crotte de nez chien sous le nez. C'était tellement chimique que ça lui piquait les yeux. Le type avait décidé de se laver à l'eau de javel ou quoi ? Aucune idée et moins elle en saurait mieux ça vaudrait pour elle. Elle pensait encore pouvoir s'en tirer comme si de rien n'était mais elle se figea en l'entendant lui dire qu'elle avait perdu quelque chose. Son geste en direction de la mer ne laissait aucune place au doute : il savait parfaitement ce qu'elle avait perdu et jouer la maligne ne l'aiderait pas.

Elle haussa les épaules et évalua ses chances de se tirer de ce mauvais pas. Sa conscience lui répéter de ne pas déconner comme s'il s'agissait d'une prière. Elle n'était pas assez stupide pour le sous estimer ou surévalué ses compétences. Un soupire lui échappa, elle ferait mieux de fuir avant qu'il ne lui arrive un truc fâcheux mais cette option ne lui plaisait pas trop.

« Je me disais aussi que le "plouf" était bien trop gros pour qu'il s'agisse simplement de mon portable. »

Plantée sur ses deux pieds elle n'avait pas la moindre envie de bouger. En vérité, elle n'y arrivait pas parce qu'elle se méfiait de ce qu'il pouvait bien faire si elle lui tournait le dos. Et s'il fallait qu'il la tue mieux valait le regarder dans les yeux, non ? Ne serait-ce que par fierté parce que mourir une balle dans le dos ça puait quand même. On penserait qu'elle avait fuit face à lui et qu'elle n'avait pas cherché à se défendre.

« Vous voulez quoi ? »

Elle aurait voulu que son ton soit sec et autoritaire mais au final elle ne parvenait qu'à sortir un son presque étouffé tellement sa gorge était serrée. Genre il allait appeler la police tout de suite pendant qu'il était encore sur les lieux. L'idée qu'il puisse simplement en finir avec elle lui traversa l'esprit mais dans le fond quel intérêt y aurait-il à cela ? Elle n'avait rien fait qui puisse lui être préjudiciable. Il faisait quoi d'ailleurs ici ? L'odeur de produits ménagers auraient peut-être pu la mettre sur la piste si elle parvenait à faire fonctionner sa petite cervelle plus de deux secondes sans songer qu'elle se retrouvait face à un assassin recherché par l’État qui avait réussi à leur échapper tellement longtemps que s'en était effrayant.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Dim 11 Mai - 23:42

La fille en face de moi n'a pas l'air bien dangereuse. Comparé à moi, elle était plutôt petite et menue. Fine. Pas de bosses sous ses vêtements indiquant des armes, mais cela ne voulait pas forcément dire grand chose. Elle s'était débarassée d'un corps, et les chances étaient pour qu'elle ai tué cette personne par ses propres moyens. Je n'avais pas entendu de coup de feu. Avait elle un silencieux autrement ? Je n'en savais rien, je n'avais pas la plus petite idée sur son mode opératoire, mais cela ne comptait pas vraiment. J'étais en forme, et je sentais que j'étais plus fort. Il fallait que je reste concentré et alerte pour ne rien risquer, et tout irait comme sur des roulettes. Ne pas la considérer comme étant incapable de me mettre en danger jouerait pour beaucoup dans mon état à l'issue de cette petite conversation... La jeune femme est typée asiatique. Chose rare en Ecosse, plus rare qu'ailleurs au Royaume Uni. Cela me mettra sur sa piste si le besoin s'en fait sentir. Jeune. Brune. Asiatique. Habillée de manière relativement anodine, urbaine sans rien de particulier. Je peux la retrouver si elle m'en donne le besoin. Erin est experte depuis toujours pour retrouver les gens, alors que ma propre spécialité se joue plutôt au fait de savoir disparaître... Elle hausse les épaules, et me souris même. Ce qui ne me décontenance pas mais qui me laisse entendre qu'elle est précisément ce que je suspecte qu'elle est. Une tueuse. A voir si les choses deviennent plus intéressantes encore au fil des conversations... Son trait d'esprit me fait partir d'un petit rire.


| Ah ? Mince alors. Je croyais que c'était ça. Qu'est ce que ça pourrait être d'autre du coup ? Je reformule. Qui est ce que ça pourrait être, du coup? |


Je dévoile déjà mes cartes. Je sais ce qu'elle fait ici, au moins en partie. Pourtant je cache l'essentiel. Qui je suis et ce que moi, je fais ici. Quelles sont mes intentions et comment je suis équipé. Ne pas trop en dévoiler. En ce qui concerne les choses de l'amour comme en ce qui concerne celles de la mort, il est essentiel d'avancer à couvert jusqu'au dénouement. En tous cas, la fille ne manque pas de courage. Elle me demande même ce que je veux. Elle a peur bien sûr. Je peux le sentir. Mais elle fait face et c'est là la seule vraie bravoure. J'ai depuis longtemps appris que la bravoure sans calcul mène à la mort, et surtout que je dois garder à l'esprit que son caractère bravache masque peut être une tactique pour se tirer indemne de toute cette histoire.


| Ce que je veux ? Savoir qui vous avez balancé. Tout simplement. Peut être était ce quelqu'un de ma connaissance et dans ce cas je devrais vous punir, ou alors un ennemi commun et vous récompenser, qui sait ? |

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Lun 12 Mai - 22:41

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Charlie avait longtemps songé à trouver un moyen de devenir plus européenne. Elle ne se l'avouait pas mais elle en avait assez de se faire remarquer sous prétexte qu'elle était typée plus exotique que la moyenne des écossais. Certes, c'était un vrai avantage pour la drague, elle se démarquait plutôt facilement grâce à ça mais dès qu'il était question de la décrire c'était tout de suite : l'asiatique, la bridée... Elle était née dans ce pays pourtant et personne ne la définirait jamais comme étant écossaise. Mais à l'heure actuelle elle se fichait complètement de savoir comment il pourrait la décrire l'essentiel c'était de rester en vie. Faire profil bas avait-on dit ? La voilà qu'elle était en train de blaguer. Au moins ça le faisait rire qu'elle prenne sa question comme ça. De toute manière s'il l'avait vraiment vu "jeter" quelque chose il aurait aisément compris de quoi il s'agissait. Il n'était pas stupide et des corps jetés dans le fleuve il avait du en voir ou même en jeter lui-même. Elle n'en savait strictement rien dans le fond, elle n'avait pas vraiment pris la peine de se documenter sur les truands du coin et dans le fond elle se passait volontiers des détails du genre il coupe les orteils de ses victimes et s'en fait un collier.

« Je vous jure que ce n'était pas votre petite amie. Enfin j'espère sinon c'est que vous avez des goûts de chiottes en la matière. »

Elle hausse un sourcil avec un sourire en coin. Elle n'avait plus qu'à prier pour que ce ne soit effectivement le cas. Après tout elle était venue jusque là et lui aussi. L'idée qu'ils puissent avoir un rendez-vous galant l’écœurait. Elle l'observa, oubliant son sourire pour se demander si elle ne venait pas de se mettre dans la merde sans l'aide de personne. Les chances que les deux individus soient effectivement liés étaient peu élevées mais elle avait tellement peu de chances ces derniers temps que ça ne la surprendrait même pas.

Elle se sentit frissonner en l'entendant demander à nouveau qui elle venait de balancer à la flotte. Enfin c'est surtout la suite qui fit monter la pression en elle. Si elle avait touché à une de ses connaissances il allait... la punir ? Elle avait bien entendu ? Elle avait l'impression qu'il voulait juste lui faire la leçon alors qu'elle venait de balancer un corps sans vie à l'eau. Il fallait prier pour que cette leçon ne lui coûte pas la vie. De toute manière elle n'avait plus qu'à être honnête elle n'avait que deux corps à son actif et elle ne savait pas lequel lui coûterait le plus cher. Une gamine qui avait fait de mauvais choix dans la vie ou un mafieux russe ?

« Je serais curieuse de savoir à quoi ressemble vos punitions ou récompenses. Ça ressemble vachement à un truc tordu SM... »

Charlie observa son subconscient tenter de se pendre avec ses lacets. Pourquoi avait-elle sorti un truc pareil ? Aucune idée mais quand elle était nerveuse et qu'elle avait besoin de gagner du temps elle disait des trucs stupides. Elle n'avait pas le droit à l'erreur et elle commençait déjà sur le mauvais pied. Elle ne savait toujours pas si elle devait dire la vérité, après tout si ça se trouve il avait un semblant de conscience de tueur et ne tolérait pas que l'on tue des enfants soit disant sans défense.

« Et peut-être que c'est quelqu'un dont vous ne connaissez rien... Vous voudriez aussi que je vous explique comment tout ça s'est passé autour d'un chocolat chaud ? »

Elle n'avait employé aucun ton menaçant juste un ton égal. Parce qu'elle devait éviter de laisser filtrer ses incertitudes. Et après avoir fortement sous-entendu qu'il s'adonnait à des pratiques sexuelles peu orthodoxes de toute manière comment pouvait-elle faire pire ? Elle n'avait aucune envie de lui donner le nom d'Alois pour qu'il puisse lui mettre la police sur le cul. Si Philipp entendait parler de cette histoire il ferait le lien et elle n'aimait vraiment pas l'idée qu'il ait son destin entre les mains. Quoi que dans le fond elle était en train de choisir entre la peste ou le choléra. L'un ou l'autre, ils allaient essayer de l'utiliser à leur fin où mettre fin à son existence telle qu'elle la connaissait. Il fallait absolument qu'elle inverse la tendance, qu'elle trouve quelque chose pour l'empêcher de prendre le dessus sur elle. Mais quoi ? Un type comme lui devait être lourdement armé et même si elle l'était elle n'avait pas l'habitude de ce genre de choses. Elle devait juste s'en sortir sans avoir recours à la violence ou quelque chose du genre. Elle devait d'abord éviter de le mettre en colère. Elle trouverait bien un truc... Elle l'espérait pour le salut de son âme tout du moins.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Mar 13 Mai - 1:03

La jeune femme me jure qu'il ne s'agissait pas de ma petite amie. Deux choses peuvent être comprises. Ou bien il s'agit d'une pure bravade, d'une plaisanterie douteuse qui manquait d'intérêt comme de consistance et qui n'était jamais là que pour gagner du temps. Ce qui était le plus probable, aussi bien parce que personne n'était au courant de l'identité de la personne qui partageait ma vie (aussi flou que peut d'ailleurs paraître l'expression en ce qui me concerne, au plus grand dam de Cora) que de ce qu'il me semblait du caractère de la jeune femme que j'avais en face de moi. Pour autant, la deuxième chose qui pouvait être comprise était que pour une raison ou une autre, elle était au courant. Et donc, qu'elle était un ennemi. Elle aurait fait du mal à Cora même, peut être. Mais c'était hautement improbable. Et j'avais entraîné ma compagne pendant des années, la faisant subir un drill des plus rigoureux pour repousser ses limites physiques et psychologiques. Cora n'était pas la meilleure combattante du coin, c'était clair. Mais elle savait bien se défendre. Une fois ou deux, elle m'avait même donné du fil à retordre. Elle avait déjà tué, même si elle n'avait pas ça dans le sang comme moi. Non. Ca ne pouvait pas être ça. Et même si c'était le cas, je ne pouvais pas encore en être sûr. Attendre et voir. Analyser et comprendre. Comprendre et prendre l'avantage. Comme toujours... Des goûts de chiotte ? Cette fille ne sait finalement rien de moi.


| Les goûts sont subjectifs chez le commun de l'humanité. Pour moi, ils sont purement objectifs. Ce qui me prive en quelque sorte de petite amie. Donc si vous avez jeté le corps d'une femme il y a peu de chances qu'il s'agisse de quelqu'un qui me soit proche. |


Cora était ma fiancée, mais notre relation était particulière. Son histoire unique et complexe faisait qu'elle seule pouvait tolérer la situation dans laquelle elle se trouvait vis à vis de moi. Objectivement, je jugeais tout d'un pragmatisme totalitaire qui empiétait sur les gouts que jaurais pu avoir autrefois. La perfection en ce monde étant objectivement Krystel et étant son servant humain, je ne pouvais pas trouver qui que ce soit d'autre pour partager ma vie. A part Cora. Uniquement parce que l'on s'entendait sur notre relation toujours si particulière... Mais il manquait d'un rien pour que tout ce fragile équilibre ne vole en éclats. La fille sourit. Je sais qu'elle a peur de moi, mais elle fait preuve du même cran qu'un peu plus tôt. Il en faut pour buter quelqu'un, au moins un minimum. Je pars à nouveau d'un petit rire. Cette gamine est pleine d'esprit, dites donc. Je me rapproche d'elle, foulant du pied toutes les limites de la bienséance. Je la frôle presque. Je n'ai pas peur d'elle et je la domine physiquement. Cela ne veut pas dire qu'elle est sans danger. Simplement que je m'amuse comme un petit fou. Je lui murmure en passant ma tête à côté de la sienne.


| Si seulement vous saviez... |


Non, le SM c'est pas mon truc. Encore que quelques fois avec Krystel, plaisir et soufrance sont intimement liés. Mais ce n'est pas la même chose. Nul besoin d'accessoires ni de jeux de rôles et de domination ; il nous suffit de laisser s'exprimer notre nature profonde. Je m'éloigne d'un pas alors qu'elle me lance une proposition alléchante.


| Ais je une tête à boire du chocolat chaud ? Whisky pour moi, vu que vous avez l'amabilité de m'inviter. Ainsi vous pourrez satisfaire ma curiosité. Une jeune femme comme vous, belle et intelligente, c'est dangereux. Sauf que vous n'avez pas peur. Enfin, juste un peu. Juste ce qu'il faut. Je vais être beau joueur. On va aller dans un bar, vous allez me payer une tournée pendant que je vous raconte ce que je faisais ici. Et ensuite, je vous paierais une autre tournée et vous me raconterez tout. Entre tueurs... Non? |


En fait, elle n'avait pas beaucoup le choix. Mais ce qui m'intéressait, c'était ce qu'elle avait à me répondre, et comment elle me répondrait justement.

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Jeu 15 Mai - 1:13

I feel it in my bones, Enough to make my systems blow
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Charlie se détendit d'un cran en l'entendant dire que si c'était vraiment une femme qu'elle avait jeté à l'eau elle n'avait sans doute pas commis d'impair. En revanche elle n'avait rien compris à son discours si ce n'est qu'un gros il ne pouvait pas être en couple avec qui que ce soit. Ça, c'était son problème elle en avait strictement rien à secouer de qui partageait son lit, son cœur... Maintenant qu'elle savait qu'elle ne risquait de recevoir le jugement dernier pour avoir fait l'erreur de s'en prendre à un hypothétique associé ou proche du tueur elle n'avait qu'à passer à autre chose. Elle haussa les épaules en guise de réponse dans un premier temps.

« Au moins vous vous épargnez les problèmes sentimentaux. »

Aussi simple que ça. Elle n'avait rien trouvé de mieux à dire mais pour sa défense ils ne jouaient pas du tout dans la même cour. Le meurtre n'était pas sa spécialité, elle y avait recours uniquement lorsque c'était nécessaire. Elle songea quelques secondes qu'elle aurait du prendre son téléphone pour demander à Paul de se charger du corps, après tout c'est ce qu'il lui avait dit la dernière fois qu'elle avait pris la vie d'une personne. Au moins cette fois-ci elle n'était pas couverte de sang et ne s'était pas laissée engloutir par la culpabilité ou les événements qui la dépassaient totalement. Non, elle avait rêvé de ce moment et pour rien au monde elle aurait laissé Paul s'en charger. C'était son histoire, cette fois il n'y avait strictement aucun lien avec leurs affaires donc aucune raison de le mêler à ça. Il n'aurait peut-être rien dit, sans doute même, mais c'était trop personnel. Et puis elle s'interrogeait toujours de comment il avait fait pour faire disparaître autant de corps sans jamais en être inquiété tout au long de sa carrière. D'ailleurs elle avait trouvé pas mal d'histoires un peu loufoques à son sujet mais elle n'y avait pas prêté une grande attention, les gangsters aimaient bien grossir ce qu'il s'était réellement passé pour rendre ça encore plus époustouflant.

Elle sursauta presque en entendant son murmure. Elle était tellement ailleurs qu'elle ne l'avait pas vu se rapprocher. Et puis... Si seulement elle savait ? Elle déglutit tant bien que mal en se disant qu'elle aurait vraiment du appeler Paul. Une petite voix irritée s'insurgeait dans sa tête de cette pensée. Ok elle n'avait peut-être pas l'habitude de tuer, elle n'aimait pas particulièrement ça c'était une nécessité qu'elle devait parfois accomplir, cet homme avait un bon nombre de morts à son actif, il se jouait des forces de l'Ordre comme si c'était de simples gamins. Ils ne jouaient peut-être pas dans la même division mais elle avait d'autres choses à son avantage et surtout elle n'avait pas besoin de courir se cacher derrière son associé dès que les choses se corsaient. Elle devait apprendre à se débrouiller et à faire face.

« Mon ignorance sur le sujet me satisfait pleinement, croyez-moi. »

Elle avait lancé cette invitation de chocolat chaud sur le ton de l'ironie, bien sûr qu'il n'avait pas une tête à boire ce genre de truc qu'il serait même capable de qualifier de "gonzesse". Elle ne s'attendait certainement pas à ce qu'il s'invite pour qu'elle lui paye un verre. Quel culot !? Et en plus il voulait qu'ils se racontent tout comme s'ils étaient de bons amis. Elle sentit ses joues s'embraser en l'entendant lui dire qu'elle était dangereuse à cause de son physique et de son intelligence. Le premier qualificatif ne la dérangeait pas c'était toujours plaisant à entendre, par contre le deuxième elle était un peu moins accoutumée à l'entendre. On préférait la définir comme immature, peste, impulsive... Elle se demandait s'il ne se jouait pas simplement d'elle pour essayer de l'attirer dans un piège mais franchement il aurait mieux fait de la descendre et *zoup* n'en parlons plus. Elle sentit son cœur manquer un battement en entendant le mot tueur. Il ricochait dans sa tête qui venait de se vider d'un seul coup. Elle avait beau se faire à l'idée qu'elle devait supprimer des gens, le terme ne lui convenait pas.

« Je vous offre une tournée uniquement si vous m'épargnez le détail de votre vie sexuelle. Et après quoi ? On échafaude un plan vicieux pour monter la ligue des Assassins et soumettre le monde au règne de la Ligue ? »

Elle s'arrêta brusquement en songeant à deux choses : elle n'était même pas sûre qu'il connaisse la référence aux comics et ensuite elle avait vraiment l'air débile à débiter autant d'idioties à la seconde. Elle enfonça les mains dans les poches de sa veste avant de soupirer.

« Oubliez cette histoire. On a qu'à faire comme vous avez dit. Vous avez l'intention de me raconter votre vie dans son intégralité ou juste les passages les plus glorieux ? » demanda-t-elle avec une franche curiosité.

Elle connaissait les bandits qui étaient du genre à se vanter de tout ce qu'ils avaient fait pour peu qu'on leurs serve une bière même si ça ressemblait à de la pisse de vache. Mais il était intrigant dans son genre. C'était le fait de penser méticuleuse à ses crimes pour ne pas se faire pincer qui l'avait rendu comme ça ? Et d'abord pourquoi il lui raconterait quoi que ce soit ? Les questions fusaient et elle gardait sans arrêt un œil sur lui alors qu'elle se dirigeait vers un des pubs qu'elle avait vu sur sa route. Il ne payait pas de mine, il se donnait un genre de pub de marins donc il y avait encore de l'ambiance à une heure pareille, la viande soûle commençait doucement à devenir de plus en plus bruyante. L'idéal pour avoir une conversation sans risquer des oreilles trop indiscrètes, dans ce genre d'établissement ils s'intéressaient peu à ceux qui ne racontaient pas d'histoires de cul ou d'argent. Elle gardait une distance raisonnable entre eux, elle n'avait aucune envie d'empiéter sur son espace vital, elle savait que certaines personnes pouvaient y être sensibles et de toute manière elle n'avait aucune envie de se coller à lui. Elle arrêta une serveuse alors qu'elle se dirigeait vers une table libre et lui demanda directement une bouteille de whisky à apporter à leur table. Elle s'installa tranquillement et sans le regarder elle prit son portefeuille. Enfin, elle pensait sincèrement que c'était le sien mais en l'ouvrant elle vit deux petits sachets de poudre blanches tomber. Alois se droguait, ce n'était pas une nouvelle extraordinaire. Et au moins elle avait pas mal de liquide. Charlie adressa un sourire à l'Humain avant de reprendre les sachets l'air de rien, de toute manière elle n'était plus à ça près.

La serveuse déposa deux verres et une bouteille devant eux. Puis-ce qu'il ne se décidait pas à faire la conversation et qu'elle commençait à en avoir sérieusement marre de sa propre connerie elle commença par verser deux doses généreuses dans chaque verre. Elle posa la bouteille et se saisit de son verre qu'elle entrechoqua avec celui de son invité incongru de la soirée. Elle sentit le liquide lui brûler la gorge mais elle ne dit rien, voilà pourquoi n'importe quel Écossais dirait qu'elle avait beau être née dans ce pays elle restait une étrangère malgré tout, elle n'appréciait pas particulièrement cet alcool mais elle ne se plaindrait pas.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Jeu 15 Mai - 22:24

J'arrive presque à m'amuser des petits plaisirs que m'offre la vie désormais. Je parviens à me délecter de la peur comme de la mort, et des perspectives liées à tous les deux de pouvoir que j'entreprends. Inutile de préciser que les choses pourraient aller mieux, elles peuvent toujours l'être. Mais je me satisfaisais de ma condition, de ma situation. Je ne rêvais pas de faire plus, je ne rêvais plus de connaître autre chose. Subsistait l'espoir ténu de pouvoir vivre à nouveau pour d'autres raisons que celles que j'avais actuellement, mais cet espoir n'était pas du tout une de mes priorités et il n'était pas non plus réellement source d'inspiration et d'évolution. Je restais convaincu en mon for intérieur, que tout ce que j'avais entrepris jusque là ne déboucherait que sur une nouvelle bouchée de cendres, comme ce que m'avait réservé le destin à chaque fois que j'avais entrepris quelque chose. Peu importe. Pour le moment je m'amuse. Aux dépends de la jeune femme en face de moi, qui me répond non sans un poil d'ironie que mon attitude me préserve des problèmes sentimentaux. Je lui souris.


| Assez ironiquement, ce n'est pas tout à fait le cas. Mais ça vous fait une belle jambe de le savoir. |


Cora et moi étions un couple compliqué. Avec le temps nous nous étions mis bien sûr à mieux correspondre à cette réalité, à cette définition même de ce qu'était un couple. Nous partagions après tout une bonne partie de notre temps et faisions des projets, en même temps que nous partagions notre lit à intervalles réguliers. Pourtant, nos corps ne battaient pas pour la même chose et nos esprits n'avaient clairement pas les mêmes aspirations. Elle voulait le bonheur simple de la vie conjugale et des habitudes, la stabilité de la famille et le goût de l'avenir et de la paix. Moi je n'avais à cœur que le sang et le pouvoir, la mainmise de notre Reine sur un monde qui devrait déjà lui appartenir. Le sexe n'était pas assez pour elle et il était largement suffisant pour moi... Malgré toutes ces différences, nous gardions une loyauté indéfectible l'un envers l'autre. Elle parce que je l'avais sauvée et sortie de la fange, et moi parce que je n'avais jamais connu pareil amour aussi honnête et sincère pour ma personne. Ce n'était pourtant pas dit que les choses collent entre nous, loin de là.


La fille en face de moi est étrange et m'interpelle. Il y a comme une odeur sur elle, une émanation de quelque chose...Je ne sais pas quoi. Mes sens proches de ceux des vampires m'alertent, mais je ne sais pas de quoi il s'agit. Danger en tous cas, j'ai appris depuis longtemps que la prudence pouvait me sauver la vie contre presque tous les types de dangers. Peu importe, je reste aux aguets. Elle me rétorque qu'elle ne veut rien savoir de plus sur mes propres accointances. Elle a raison, et je ne pourrais pas le sujet plus loin. Ma proposition la surprend, la choque même peut être. Elle rougit comme une pivoine et ne semble pas comprendre où je veux en venir. Après un instant silencieux, la belle me répond avec la même impertinence. Retour de mon sourire en coin. Je ne comprends pas tout ce qu'elle me dit, mais elle fait référence à quelque chose, peut être un film, allez savoir?



| Je n'ai pas l'intention d'aborder de sujets scabreux, rassurez vous. Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais ça m'a l'air interessant. Encore qu'une ligue des assassins a sans doute plus de chances d'amener à ses membres à s'auto-exterminer qu'à coopérer, vous ne croyez pas ? Mettez des tueurs renommés et sociopathes dans le même moule et il n'en ressortira que du sang. |


Ou pas. Erin et moi collaborions comme un seul homme, c'était impressionnant... Et important. La fille soupire, et me dit d'oublier. Apparemment, elle regrette ses mots. Plaisanterie aussi vague que creuse. Me raconter ma vie dans sa globalité ou ma gloire? Je soutiens son regard.


| Parce que vous aimeriez tout savoir ? Je crains de vous décevoir. Ma vie n'a pas grand chose de glorieux, sauf pour les psychopathes ineptes et les sociopathes en mal de héros. |


Je me considère plus comme un héraut qu'un héros. Le porte parole de la Reine et son bourreau. Sa main noire, comme elle l'avait elle même été pour le Roi avant d'être couronnée. Je garde le silence quand la jeune femme me guide vers un pub, un endroit d'apparence miteuse et relativement pauvre ; un repère à marins et à alcooliques, à ouvriers du port et à délinquants ; je me laisse guider jusqu'à une table où je m'installe. Je fronce les sourcils en voyant des sachets de drogue tomber de son portefeuille en attendant notre whisky.


| Cette chose va vous faire tuer. |


Pas vous tuer. Vous faire tuer. Cela va vous rendre dépendant et imbécile, sans prudence ni intelligence, et vous ferez une erreur, avais je envie d'ajouter sans pour autant le faire. Je ne suis ni son père ni son boss. La curiosité me pousse, mais au fond je n'ai absolument rien à foutre de cette fille. Elle serre une généreuse rasade de whisky à chaque verre, entrechoque son verre dans le mien et le bois. Je l'imite, garde la boisson en bouche un moment et avale. L'alcool brûle ma gorge mais réchauffe mon ventre. Je m'amuse qu'elle ne semble vouloir commencer. Je la mets en confiance, et lui dis sur le ton de la confidence, plein d'ironie.


| Timide, hein ? J'avais dit que je commencerais, je suis un homme de parole. Je suis arrivé il y a quelques heures pour abattre deux vampires dangereux qui se cachaient dans un entrepôt à côté de là où je vous ai trouvée. Je les ai tués, puis j'ai dissous leur reste et ai envoyé le tout dans les égouts. Je vous dirais pourquoi, si vous me dites qui vous avez tué. |


Je nous ressers un verre, histoire d'accroître mon avantage.

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Dim 18 Mai - 2:40

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Charlie faisait tout son possible pour ne pas avoir ce genre de relations. Quelqu'un qui vous tape une crise de jalousie sous prétexte que vous avez regardé le cul d'une autre femme ou que vous êtes simplement mordu les lèvres en observant le torse musclé d'un étalon, c'était pire que la mort. Alors elle se mettait d'accord avec ses partenaires pour n'avoir aucune attache sentimentale. C'était un peu naïf parce que malgré tout il y en avait, elle n'était pas insensible à ce point. Mais au moins ça limitait les prises de tête possibles. Elle haussa les sourcils lorsqu'il rectifia ce qu'elle venait de dire. Non, elle n'avait aucune envie d'en savoir plus sur le sujet elle avait l'impression qu'aborder ce genre de sujet personnel ne lui plairait pas à lui, il ne semblait pas du genre à vouloir s'étaler sur ses problèmes sentimentaux ou sociaux ou même mentaux vu ce qu'il faisait et à elle aussi parce qu'elle avait assez de problèmes dans sa vie sans avoir à écouter ceux des autres. Elle lui adressa alors un sourire qui signifiait : "Tu l'as dis Bouffi" lorsqu'il souligna le fait que tout ça ne devait pas l'intéresser.

Il venait de s'inviter tout seul pour qu'elle lui paye de l'alcool et lui fasse la conversation. Il voulait qu'elle lui raconte des choses et en contrepartie il acceptait même de lui livrer quelques secrets sur sa personne. Elle aurait volontiers jeté sa proposition sans regret si cela avait été une proposition ou une suggestion. Elle ne fit qu'hocher la tête face à son intention d'éviter tout sujet qui pourrait être vraiment gênant. De toute façon elle n'avait pas l'intention de le laisser lui en parler. Si elle voulait connaître des histoires de fesses elle n'avait qu'à écouter tout ce qui pouvait se dire entre Loups. C'est pas les anecdotes qui manquaient et elles étaient plutôt édulcorées pour la plupart. En revanche lorsqu'il parla de la ligue des Assassins comme si c'était un projet sérieusement envisageable elle ne put retenir un rire.

« Sérieusement ? Tout le monde est capable de s'associer du moment qu'il y a un intérêt commun. Vous devriez quand même vous mettre à la page ça craint de pas connaître ce genre de références. » dit-elle en songeant que dans le fond c'était peut-être mieux qu'il n'ait pas d'idées étranges venues tout droit venues des films qui pouvaient être diffusés.

Elle ne connaissait pas vraiment son style et entre nous elle préférait l'ignorer. Elle avait fini par se dire qu'il ne valait mieux pas insister sur ce genre de sujet. Ça ne devait pas l'intéresser et elle passait encore pour une gamine qui parle pour ne rien dire. Mais elle n'y pouvait rien quand elle était nerveuse elle racontait tout ce qui lui passait par la tête. Le plus souvent ce n'était pas triste mais bon elle pouvait essayer d'avoir au moins une attitude un peu plus digne de l'image qu'il pouvait avoir d'elle, qu'elle ne passe pas juste pour une enfant qui essaye de jouer dans la cour des grands avant l'heure.

Elle finit par céder et lui fit signe de la suivre pour se rendre dans le bar le plus proche, s'il voulait de l'alcool elle n'allait pas l'emmener dans le bar le plus branché de la ville pour ça. Elle n'avait aucune envie qu'on puisse la voir en sa présence. Elle commençait doucement à sortir de l'ombre en fricotant avec certains gangsters mais ça se savait uniquement dans le milieu. Torben avait sa photo dans le journal quoi. Il était recherché et si on la voyait simplement avec lui sans qu'elle y soit contrainte de manière évidente les gens qui pouvaient la reconnaître allaient parler. Il ne lui manquerait plus que ça. Elle soupira en réfléchissant à ce qu'il lui avait dit au sujet de son histoire qui n'avait rien de passionnant. Elle avait de forts doutes sur le sujet mais elle ne dit rien.

« Et qu'est-ce qui vous dit que je ne suis pas une sociopathe justement ? Après tout dans le fond on a tous un grain de folie et une fascination malsaine pour le danger. Et je suis sûre que vous devez avoir eu une confrontation ou deux qui méritent d'être racontées. »

Elle haussa les épaules en se souvenant de son enfance bercée par les histoires des plus grands gangsters et de leurs affrontements que se soit contre une autre famille ou la police.

Elle s'installait à une table sans se soucier des regards qui pouvaient se poser sur le duo incongrus qu'ils devaient former. Au moins ici elle pouvait un peu oublier son odeur écœurante de javel qui commençait à sérieusement lui monter au crâne menaçant de lui pondre une belle migraine. Enfin l'odeur d'alcool, de sueur et de tabac froid n'était pas géniale non plus. Elle essayait de faire comme si elle n'était en rien incommodée. Elle avait juste ouvert sa veste, elle avait chaud mais elle ne portait qu'un simple débardeur en dessous. Elle n'avait pas particulièrement de problème de pudeur en général mais elle ne savait pas vraiment à qui ou à quoi elle avait à faire, elle préférait garder la carte de sa véritable nature cachée pour le moment. La cicatrice de la morsure était bien trop visible pour être loupée alors elle allait la cacher tout simplement en attendant de savoir si elle avait un intérêt à dévoiler cet avantage.

Charlie resta songeuse quand il lui fit la morale sur la drogue qu'elle avait fait tomber. La tuer ? Non aucune raison de mourir par cette petite merde en poudre. Elle n'en consommait pas, elle préférait s'enrichir grâce à ça et vu le liquide dans le portefeuille elle se demandait si Alois n'était pas dans ce business aussi. Elle devait peut-être faire partie de ces petites mains qui distribuent dans les rues, pas le même stade qu'elle en d'autre terme. Elle se contenta d'un sourire.

« Vous en faites pas pour ça. Je suis pas assez stupide pour tester ce genre de fantaisies. »

Et puis surtout elle n'avait pas besoin de ça pour être complètement dégénérée donc autant ne pas aggraver son cas. Elle finit par leur servir un verre à chacun et entama le sien. Timide ? C'était pas vraiment ce qu'on disait pour définir son attitude mais après tout peut-être oui qu'elle n'osait pas, elle avait peur de dire une nouvelle connerie dénuée de tout intérêt. Mais soit s'il prenait son silence pour de la timidité c'était son choix. Elle manqua de s'étouffer avec l'alcool quand il lui raconta qu'il venait de se débarrasser à lui tout seul de deux vampires. Manquant de recracher le whisky qu'elle essayait tant bien que mal d'avaler entre deux toussotements elle parvint à reprendre un certain contrôle d'elle-même. Non ? Il était sérieux ? Elle parvenait à refouler un fou rire à cette idée.

« Qu'est-ce que ça peut vous faire qui c'était ? C'était juste une gamine qui s'en est longtemps pris à quelqu'un de ma famille. Me faites pas rire, deux vampires à vous tout seul ? Je sais qu'on vous dit dangereux mais tout de même ! »

Elle fronçait les sourcils en reprenant une gorgée d'alcool. Le fait d'avoir manqué de s'étrangler quelques secondes plus tôt lui avait irrité la gorge et elle grimaça légèrement en sentant la brûlure provoquée par l'alcool. Elle n'avait pas douté une seule seconde en parlant d'Alexis comme étant quelqu'un de sa famille. Elle la considérait comme tel. Et puis son histoire ne tenait pas la route. Elle était peut-être jeune et impressionnable mais elle n'était pas complètement stupide, un humain face à deux vampires et il s'en sortait sans la moindre égratignure. Elle allait peut-être comprendre pourquoi tout le monde le définissait comme dangereux. Elle essayait de se souvenir de l'article du journal mais quand elle avait regardé la page du journal elle était surtout restée concentrée sur la partie de l'article qui parlait d'Alexei le désignant comme étant la Mort.

« Oublions le pourquoi pour le moment et dites moi juste comment ? Vous les avez snipés à distance c'est ça ? » demanda-t-elle en priant pour que ce ne soit pas une histoire de pouvoirs ou quelque chose dans le genre. Après tout il n'était ni un vampire, ni un lycan, ni même un métamorphe. Cela ne laissait pas beaucoup de possibilités pour expliquer ses capacités.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Dim 18 Mai - 22:57

Le jeu des questions et des réponses. Tiens c'est bizarre, ça ne me rappelle pas du tout quelque chose. Mais alors, pas du tout. En ce moment je multiplie les escapades du genre pour apprendre le plus d'informations possibles de la bouche de mes ennemis ou de mes alliés de circonstance. Mary est ennemie, Freyja est une alliée de circonstances. Les deux sont caractérisées par presque le même niveau de danger, c'est dire. La fille en face de moi est de facto une ennemie, puisqu'elle ne fait pas partie de mes alliés a priori. De ce fait, je la considère plutôt comme une adversaire que comme une alliée probable. Ne rien savoir des gens qui nous entoure est dangereux, et je suis du genre à me prémunir de tous risques inutiles. La fille est une tueuse, je l'ai vu. Je ne sais pas qui elle a tué ni pourquoi mais une telle personne n'est clairement pas à prendre à la légère. Je me tiens prêt. Si elle tente quoi que ce soit, je serais rapide. A être de l'être plus que moi, ou alors elle sera morte. Cela ne m'empêche pas d'avoir une apparence détendue ; je suis concentré sur ce que je fais et cela suffit. L'habitude de toute une vie passée ainsi, c'est l'impression que j'en ai. Les quelques années de paix de mon existence ont depuis longtemps été noyées dans le sang et les hurlements, les miens comme ceux de mes victimes. C'est comme ça. Certains sont faits pour diriger, d'autres pour fabriquer des choses de leurs mains. Moi je suis sur Terre pour tuer. Je suis comme je suis et je fais ce pourquoi je suis fait.


L'inconnue se marre alors que j'ignore la référence dont elle me parle. Je reste affable et serein. Je me moque de mes lacunes de connaissances ; je sais tout ce que j'ai besoin de savoir et ce qu'il me manque pour faire mon travail, je l'apprends lorsque j'ai un peu de temps pour cela. Elle ne doit faire référence qu'à un loisir quelconque, ce qui m'indiffère tout à fait. Je laisse ta plaisanterie glisser sur moi ; j'ai autre chose qu'à apprendre ce qui fait bander les ados de nos jours.



| Encore faut il en avoir un, et je doute qu'il y en ai un entre vous et moi, n'est ce pas ? |


Ce qui était loin d'être prouvé, de toute évidence. Ce n'était pas parce que nous étions tous deux des tueurs que les choses devaient forcément aller dans un sens commun... Loin de là, même. Je souris lorsque la jeune femme me rétorque qu'elle est peut être bien une sociopathe, justement. Je ne pouvais pas être d'accord avec tout ce qu'elle disait, même si effectivement il y avait bien quelques points qui pouvaient nous relier.


| Peut être l'êtes vous, effectivement. Mais on n'a pas tous ce grain de folie, comme vous dites. Quant à ce qui mérite d'être raconté, tout dépend du goût du public qui demande le récit. |


Je notais qu'elle ne se mettait pas plus à l'aise que cela. Comme moi en fait. Elle gardait sa veste ouverte mais rien de plus. La fille me sourit alors qu'elle me disait de ne pas m'en faire pour ça. Avais je l'air de m'en faire, justement ? Je ne croyais pas, non. Je me fichais complètement de son existence et de ses habitudes. Simple mise en garde entre tueurs, pour ce que ça valait. Stupide ? Elle n'en avait pas l'air, mais autant il ne fallait pas que je la surestime autant la sous estimer n'était pas non plus envisageable. La fille est surprise, profondément même alors qu'elle manque de régurgiter tout ce qu'elle a bu. Elle reste vague sur l'identité de la personne qu'elle a tué, ce qui me déplaît profondément. J'ai été plus honnête qu'elle. Si c'est ce qu'elle veut, nous pouvons passer à un tout autre genre... D'occupation. Qui lui plairait infiniment moins. C'est un fait... en tous cas elle ne me croit pas capable d'abattre deux vampires coups sur coups. Dommage pour elle, parce que c'est effectivement le cas. Et ce ne serait pas quelque d'impensable, sachant les carnages dont je me suis rendu responsable... le tout est de préparer le terrain et d'oeuvrer avec intelligence. Elle boit à nouveau avant de me reposer des questions. Je bois mon verre d'une traite et me ressers, avant de répondre d'un air désapprobateur.


| Pourquoi je vous répondrais alors que je n'ai eu qu'une vague réponse ? Je prouve ma bonne foi en disant que j'ai eu les deux au corps à corps. Mais j'avais l'avantage. A vous. L'identité et la méthode, sinon notre petit accord devient caduc. |


Je me ressers un vrre, et la ressert également. Dans l'espoir que notre petite conversation ne tourne pas court...

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Sam 24 Mai - 1:53

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Un but commun ? Elle le dévisagea quelques secondes en réfléchissant à ce qu'elle pourrait avoir en commun avec un type pareil. Elle n'arrivait pas à imaginer que ça puisse être le cas. Elle se battait uniquement pour l'argent et la vengeance contre sa famille mais elle avait des regrets à le faire parce que tout cela allait à l'encontre de toutes les règles que l'on devait respecter dans la meute. Un vrai bordel dans sa tête alors que lui avait l'air parfaitement serein, elle en était presque jalouse si elle n'avait pas conscience que ce calme cachait sans doute une contrepartie qu'elle n'était pas prête à payer. Ne plus culpabiliser de tuer ? C'était perdre une part de son humanité ou quelque chose comme ça selon elle.

« Non effectivement, il y a peu de chances pour que l'on veuille les mêmes choses. » dit-elle simplement en haussant les épaules.

Les motivations de chacun étaient différentes et parfois il arrivait que les personne les plus diamétralement opposées se trouvent un objectif commun mais là franchement elle doutait sérieusement qu'ils puissent vouloir la même chose. Ils n'étaient pas fait de la même étoffe. Il lui répondit sur le fait qu'elle puisse être une sociopathe. Elle doutait fortement en être une même si parfois elle se posait des questions. Pourquoi cette envie de tuer ? Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement suivre le chemin qu'on lui traçait pour une vie simple quand on est une Louve ? Le danger que tout son calvaire n'était-il pas un peu trop présent pour que ça en vaille la peine ? Qui lui dirait qu'elle avait gagné ? Y avait-il une fin à cette démonstration de pouvoir qu'elle voulait infliger à son père ?

« Vous pensez que je suis une petite fille en mal de sensation forte qui veut juste se donner des frissons en écoutant vos histoires ? Vous pouvez y aller et raconter ce que vous voulez, vous me choquerez pas. »

Elle n'avait peut-être pas vu des milliards de choses qui fassent frissonner d'horreur mais elle avait son lot de souvenirs déplorables. Les histoires jouaient souvent sur l'imagination rendant les choses encore plus horribles que ce qu'elles avaient été vraiment mais Charlie en avait entendu assez pour ne plus trembler face à ce genre de récits.

Elle était restée vague sur sa victime de la nuit. Parce qu'elle ne lui faisait pas confiance, comment le pourrait-elle ? Il n'était personne pour elle et inversement. Qu'est-ce qui l'empêcherait de contacter la police et de donner son signalement. Peu importe le moyen si Philipp entendait parler de la mort d'Alois et d'un témoignage disant que l'agresseur serait une femme asiatique il ne lui faudrait pas longtemps pour faire le rapprochement. Elle ne s'était pas cachée de sa volonté de vengeance et il y aurait un doute raisonnable pour qu'il l'arrête. Torben lui raconta alors qu'il avait abattu les deux Nocturnes au corps à corps. Mais il était dur en affaire il allait se taire et la planter là si elle ne répondait pas exactement à ses questions, cela ne pouvait pas arriver. Elle le laissa la servir de nouveau sans un mot. Elle prit une nouvelle gorgée avant de lui répondre. De toute façon elle était déjà cramée autant aller jusqu'au bout.

Après avoir reposé son verre elle se mit à fouiller rapidement ses poches pour en sortir le porte feuille de sa victime. Elle sortit la pièce d'identité et la fit glisser sur la table suffisamment proche pour qu'il puisse lire le nom inscrit - s'il n'était pas déjà atteint de myopie - mais pas trop non plus pour qu'il ne puisse la récupérer avant elle.

« Ça c'est son nom, si vous voulez son numéro de sécurité sociale ça doit pouvoir se trouver. Quant à la méthode j'ai fait au plus simple : briser la nuque rien de très exotique. Alors dites moi comment un humain tue deux vampires en corps à corps, vous m'intéressez. » demanda-t-elle en s'accoudant à la table le menton posé dans sa main.

Peut-être avait-elle tort de déduire qu'il était simplement humain elle savait qu'il n'était pas un loup, peut-être un métamorphe, sans doute pas un vampire (sinon il l'aurait insulté copieusement et lui aurait sans doute pourri la vie) il ne restait plus que l'humain ou le semi démon. Avec son odeur de javel il avait brouillé toute piste possible, elle n'arrivait même pas à sentir l'odeur des vampires qu'il avait tué au corps à corps selon ces dires.

« En tout cas vous avez vachement bien travaillé pour masquer les preuves. Vous vous êtes lavé au produit ménager ? » demanda-t-elle avant de plonger son nez dans son verre.

Pas besoin d'un odorat très développé pour sentir l'odeur qui flottait autour de lui. Au moins il sentait pas le fauve c'était le seul avantage qu'elle trouvait à son parfum plutôt original. Et puis après une bagarre avec des vampires c'était plutôt bien aussi. S'il avait senti le vampire à plein nez elle en aurait sans doute vomi. Les choses s'étaient peut-être bien passées avec Leslie, il restait un cas à part, une étrangeté parmi son espèce mais qu'importe là n'était pas la question. Elle voulait savoir comment il avait pu faire un aussi gros coup à lui tout seul. Son histoire pourrait peut-être lui être utile. Qui sait ?
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Mar 27 Mai - 22:45

Ce genre de récréation que je m'accorde n'aura qu'un temps. Bientôt, je devrais faire vite et bien. Bientôt, je devrais faire en sorte d'optimiser mon temps pour respecter les promesses et les serments que j'ai pu faire. Parce que je me dois d'être présent d'être auprès de Krystel autant que faire se peut, au moins un moment par jour, mais aussi parce que j'ai un Empire à défendre en compagnie d'Erin et du temps à passer avec celle qui sera ma femme. Comment les choses iront elles lorsque nous aurons des enfants ? Je n'avais pas de doutes quant au fait d'en avoir un jour, si les choses devaient arriver au bout avec la jeune femme. Elle était déjà tombée enceinte, durant la pire période de sa vie alors qu'elle était parfois tellement ivre ou droguée que ses clients ne mettaient pas de capotes, et qu'elle loupait des tours de pilules. Plus de risques depuis que Krystel l'avait prise sous son aile. Et maintenant, elle avait arrêté la pilule, que son corps s'acclimate de nouveau à un cycle plus naturel. Et moi même, si j'aurais eu le moindre souci à ce niveau là je gageais que ma proximité avec Krystel m'en préservait, puisque je tenais une forme olympique, aux antipodes d'ailleurs de ce que j'étais à l'époque où Cora et moi nous sommes rencontrés. Bref. Tout ça pour dire que je ne pourrais pas toujours m'amuser avec une inconnue, peut être une dangereuse meurtrière en série pour ce que j'en savais, parce que j'avais bien des responsabilités à assumer et que cela n'irait pas en s'arrangeant avec le temps. Quoiqu'il en soit, la jeune asiatique me dit qu'effectivement, les chances de partager un but commun étaient plutôt faibles. Je lui lance un sourire en coin.


| Je ne vous le fais pas dire. |


Mon sourire s'accentue quand la jeune femme me dit qu'elle n'est pas une petite fille en mal de sensations fortes. Peut être ou peut être pas. Je ne la connais pas pour juger de son tempérament. Je suis sûr que toutes les horreurs traversées dans ma vie, tortures bien glauques et autres carnages sans nom pourraient la faire frémir ; ils m'ont moi même tiré des larmes et mis au ban de la raison lorsque j'étais un peu plus humain qu'aujourd'hui, malgré toute mon expérience et ma responsabilité dans ce domaine.


| Si vous le dites, je suis porté de vous croire. |


Demi mensonge, même si j'espère bien que je ne suis pas en train de pêcher par excès de confiance. Je l'ai dit et redit ; cette fille est peut être une tueuse en puissance. Et sans basculer dans les clichés racistes de collusion avec la triade et compagnie, elle s'est débarassée d'un corps. Je ne sais même pas si elle est responsable de ce décès après tout, elle peut juste etre le larbin qui nettoie après le vrai boulot. Mais je doute que ce soit le cas. Quelque chose dans son attitude, son calme et son regard, semblent me prouver que non seulement elle est capable de tuer mais qu'en plus, elle l'a déjà fait. La fille me tend la carte d'identité de la personne qu'ella abattue. Effectivement, ce nom ne me dit rien et je me force à travailler une mémoire encyclopédique des gens qui comptent, de près ou de loin, dans ce pays. Rien du tout. Ou peut être vaguement quelque chose. Peut être est ce simplement un second couteau d'un plus grand cerveau, je n'en sais rien du tout. Briser la nuque ? Je partais d'un petit rire en engloutissant mon verre d'une traite pour m'en resservir un.


| Sans déconner ? Une vraie ninja alors ! Briser la nuque est justement plutôt exotique. C'est pas aussi facile que dans les films ou que ce qu'on apprend en cours d'art martial ou de close combat, parce que la victime se défend. Vous devez être plus costaud que vous en avez l'air, c'est sûr. |


Je la dévisage quand elle me parle de produit ménager. Elle a senti, malgré mes précautions ? Je me fais suspicieux.


| Avec de l'entraînement, de la préparation et de la chance. On ne peut pas les battre à la rapidité, il faut donc frapper pile quand l'ouverture se présente. Une seconde avant ou après et vous êtes mort. Oui, j'ai dû nettoyer. C'est un travail salissant. Mais moins risqué que vos propres méthodes... Pourquoi l'avoir tuée, cette personne ? En vérité. |

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Sam 31 Mai - 1:25

I feel it in my bones, Enough to make my systems blow
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Charlie n'avait à proprement dit jamais traversé d'épreuves bien compliquées durant sa courte vie. Les punitions infligées étaient souvent justifiées et pas plus douloureuses que ça aurait pu l'être dans certains cas. Son père aurait préféré la maintenir loin de tous les morts, les tortures, ce qui rythmaient son quotidien à lui mais elle avait réussi à se glisser dans ce monde par un petit trou de souris. Adolescente elle n'avait jamais voulu comprendre que ce n'était pas un milieu pour les filles ou pour elle tout simplement. Elle avait toujours été un garçon manqué du fait d'être entourée d'hommes uniquement elle avait trouvé ça vexant d'être mise à l'écart et considérée comme un unique présent pour adoucir des tensions avec des partenaires.

Elle avait vu beaucoup de choses mais ne les avait jamais vécu donc à la limite elle pourrait supporter ses histoires mais sans doute pas de les vivre. Elle hausse donc simplement les épaules quand il lui répond vaguement qu'il ne peut que la croire sur parole. Après tout il ne sait rien d'elle.

Elle finissait son verre alors qu'il observait la carte d'identité comme s'il cherchait si ce n'était pas une de ses connaissances. Elle fut soulager de ne rien voir apparaître dans son regard. Soit il ne connaissait pas Alois, ce qui était fort probable, soit il était très bon comédien. Elle fut vexée l'espace de quelques secondes lorsqu'il rigola alors qu'elle lui expliqué comment elle s'était débarrassée de la jeune fille. Elle lui disait la vérité et ça le faisait rire ?! Cela dit elle ne pu s'empêcher de rigoler quand il souligna le fait que la technique la faisait plutôt passer pour une ninja. Elle resta silencieuse quelques secondes lorsqu'il lui fit remarquer qu'elle devait être plus forte que ce qu'elle paraissait parce que cette technique n'était pas aussi aisée que ce que l'on pouvait croire.

« Cette fille était pas très forte, sans doute ralentie par la drogue, vous avez raison c'est de la merde et l'idéal pour mourir prématurément. Quant à mes cours d'art martial disons qu'ils étaient plutôt musclés. »

Elle parlait à la fois de l'entraînement qu'elle avait subi avant sa transformation ainsi que celui d'après. Les deux n'avaient rien à voir, ils utilisaient deux forces différentes. Mais sans sa condition de Louve elle n'aurait sans doute jamais réussi à briser une nuque. Elle lui tendit son verre vide en même temps qu'il se servait lui-même. Elle l'écouta ensuite lui expliquer comme il avait pu s'attaquer à deux vampires malgré sa condition. Il y avait un truc qui manquait à son explication, la rapidité ne faisait peut-être pas tout mais quand même deux vampires. C'était un peu difficile à avaler mais elle décida de ne pas insister sur le sujet avant de le vexer.

« Tout est une question de timing donc. Intéressant. Je vous l'ai dit je voulais juste m'assurer qu'elle ne s'en prenne plus à cette personne de ma famille. Même vous vous l'auriez fait si vous aviez une petite sœur ou quelqu'un d'aussi important. » dit-elle en avalant une gorgée de sa boisson.

Elle devait penser à lever un peu moins le coude si elle voulait garder les idées suffisamment claires pour ne pas en dire plus que nécessaire. Elle ne lui disait que le strict minimum, il avait besoin de lui demander de manière explicite pour qu'elle lui réponde véritablement. Mais si elle laissait l'alcool embrumer son cerveau elle allait finir par lui déballer ce qu'elle ne voulait pas qu'il sache. Elle reposa le verre avant de le toiser.

« Et vous alors ? Ces vampires vous avez fait quoi pour que vous décidiez de les éliminer ? Vous faites parti de ces fanatiques qui haïssent toutes les créatures qui ne sont plus humaines ? »

Voilà au moins elle saurait si elle devait vraiment continuer à se cacher ou se permettre de laisser échapper des petites informations sans importances qui lui permettrait de se faire un raisonnement. Elle avait déjà semé quelques indices sur sa véritable nature mais elle ne voulait pas qu'il sache quoi que se soit pour éviter qu'il ne mêle la PES à ce qu'il avait vu. Philipp lui avait clairement fait comprendre que si elle tuait Alois ça irait au-delà de la simple guerre de clan, elle pouvait déclencher une nouvelle guerre inter espèces avec ses conneries.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Mer 4 Juin - 22:19

Ce petit jeu était distrayant, mais je ne saurais tarder à larguer les amarres. Rester quelque part où il y avait du monde et de l'animation, n'importe où, risquait fort de compromettre ma sécurité. Ce n'est pas tant que je tienne à la vie qu'à celle de Krystel, mais l'un dans l'autre ça revient au même. Je ne peux pas prendre de risques ; j'en ai déjà trop pris en emmenant cette petite bonne femme dans un bar pour boire un bière. Ok, tuer donne soif. Ou alors, ça donne envie de baiser. Ou de tuer encore. Mais dans le fond, j'aurais très bien pu le faire tout seul. Ou alors me rendre chez Cora et faire les deux en même temps -boire et baiser s'entend!-. Mais pas venir ici avec une inconnue pour ce que j'en sais, est peut être une véritable salope qui pourrait très bien m'envoyer bouffer les pissenlits par la racine. Allez c'est bien, j'ai bu mon coup et je suis toujours en vie. Maintenant, il faut que je fasse en sorte de pouvoir confirmer l'essai. Que je rentre en un seul morceau. La fille ? Je n'essaierai rien contre elle tant qu'elle ne m'y force pas, je me fiche qu'elle ai vu mon visage. Quel genre de tueur irait balancer un collègue qui l'aurait aperçu en train de faire son propre office ? Ce serait totalement abruti, et j'osais espérer qu'une certaine trêve tacite guidait nos mots et nos actes. En tous cas, l'inconnue ne se sent pas suffisamment en danger pour faire autre chose que simplement hausser ses épaules lorsque nous évoquons ce qui a trait à sa propre existence. La jeune inconnue se poile à son tour lorsque je la qualifie de véritable ninja, et me précise ensuite les raisons de l'ascendant qu'elle a pris sur sa victime.


| Effectivement. Etre ivre ou drogué pendant n combat au corps à corps reviendrait presque à réclamer la mort de ses vœux. Au tir, je dis pas. La chance, la distance, le chaos, peuvent vous sauver la peau. Mais au frontal, au choc... Enfin, vous en savez visiblement quelque chose. |


Le choc. Le pire moment dans n'importe quelle vie de merde. Le moment où le temps de combat ralentit au maximum et que vous faites corps avec la mort pour l'affronter et la dompter, la subir ou la contraindre. Quoiqu'en disent les durs de durs, il n'y a rien de plus terrifiant qu'un corps à corps. Les mecs dans les films font les malins, comme ceux dans leurs dojos et leurs salles de sport. Quand le mec d'en face veut vous buter, c'est une autre paire de manches, il ne se laisse pas gentiment faire. Mais c'est aussi ce qu'il y a de plus grisant dans le fait de tuer. Je ne parle pas de ces conneries de contact intime avec la victime ou de satisfaction liée à la domination pure de l'adversaire. Ca, c'est pour les psychopathes. Je vous parle de la bouffée d'air que vous prenez juste après, une fois votre victime abattue. C'est meilleur que le cul, c'est meilleur que n'importe quelle autre sensation sur terre. Celle de la victoire, de celles qui sont chèrement acquises. Je souris, assez mystérieusement.


| oh, je n'en doute pas un seul instant. |


Je tuais pour ce genre de raisons sans jamais m'arrêter, en fait. Je décidais de ne pas mentir à la suite de ses questions.


| Oh non, pas du tout. Je ne tue que pour le pouvoir, somme toute. Le pouvoir sur tout le monde, tout le temps. Mon surnom vous dirait peut être quelque chose. |


Bref. J'engloutis mon verre. Il ne faut pas que je tarde à rentrer, continuer serait une mauvaise idée. D'autant plus que j'ai appris tout ce que j'avais besoin de savoir, et tout ce que le loisir me permettait de demander.


| J'ai quelqu'un qui m'attend, maintenant. Je suis ravi d'avoir pu échanger avec une autre... professionnelle. Faites attention à vous, jeune fille. Il y a de sacrées horreurs qui traînent les rues, la nuit. |

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Sam 7 Juin - 15:49

I feel it in my bones, Enough to make my systems blow
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Il semblait évident que ni l’un ni l’autre ne tenterait quoi que ce soit contre l’autre. Même si dans le fond Charlie craignait plus ce que lui pouvait lui faire que le contraire, après tout c’était lui qui avait tué deux vampires au corps à corps. S’il devait s’occuper de son cas elle n’était pas certaine de survivre non plus. Elle était peut-être une louve elle n’était pas non plus une arme de destruction massive. Elle l’écoutait distraitement lui expliquer que la drogue et l’alcool n’étaient pas les meilleurs alliés de la survie. Ca ne l’empêchait pas d’avoir une bonne descente malgré tout. Elle haussa un sourcil en l’entendant parler de choc frontal qu’elle connaissait bien. Oui c’était le moins qu’on puisse dire jusqu’à il y a peu de temps elle n’avait jamais vraiment utilisé d’armes à feu. Parce que ce n’est pas n’importe qui qui parvient à s’en fournir et théoriquement quand on a une vie rangée on n’en a pas l’utilité.

« Vous avez pas idée à quel point. » conclut-elle avec un sourire goguenard.

Ils n’allaient pas faire un débat sur le meilleur moyen de se débarrasser d’une cible. Elle lui expliqua alors les raisons pour lesquelles elle avait tué cette jeune fille comme il le lui avait demandé. Après tout il y avait pire comme justification. Quand il lui avait demandé l’identité de la personne qu’elle avait tué il avait mis en avant le fait que si c’était quelqu’un qu’il connaissait elle aurait des problèmes. Elle en avait donc déduit qu’il serait capable de faire la même chose qu’elle mais il lui expliqua ensuite qu’il n’y avait que le pouvoir qui l’intéressait. Et qu’est-ce qu’il faisait au juste avec tout ce pouvoir ? Elle se posait la question lorsqu’il enchaîna sur le surnom qu’on lui donnait. Il y a quelques jours elle avait lu les journaux et la Mort qui avait encore fait des dégâts, enfin maintenant on lui donnait surtout le nom d’Alexei Ivanov. Personne ne semblait y trouver à redire, cet homme était selon les informations communiquées un type qui avait été formé pour tuer. Mais elle savait qu’il ne pouvait pas avoir fait ces meurtres pour la simple raison qu’il était mort et devait commencer à pourrir dans le port de Glasgow. Elle doutait qu’il y ait des millions de tueurs dans la région, surtout des personnes aussi douées. Donc Torben Badenov, celui qui avait réussi à faire croire à sa propre mort pendant des années serait-il finalement celui qui faisait trembler tout le monde ?

Elle releva les yeux vers lui quand il lui déclara que quelqu’un l’attendait. Elle fronça les sourcils à l’évocation des horreurs qui vivaient la nuit. Elle était d’accord sur les vampires mais il devait sans doute parler aussi des Loups. Elle préféra finir son verre comme lui mais s’en resservit un deuxième.

« C’est vrai on ne sait jamais ce qu’on peut rencontrer la nuit. La « Mort » peut apparaître à tout moment y compris sur un quai miteux. » dit-elle en insistant particulièrement sur la mort en mimant des petits guillemets de ses doigts.

Elle s’adossa tranquillement à sa chaise et l’observa. S’il voulait partir libre à lui elle aurait peut-être la réponse à ses suppositions en fonction de sa réponse. Pour l’heure elle envisageait sérieusement de se souler jusqu’à la fin de la nuit à moins qu’elle ne décide d’aller se dégourdir les pattes avant que la Louve qui sommeillait en elle ne le réclame dans un moment inopportun. Elle avait son petit sourire en coin en attendant qu’il s’en aille.
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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Mer 18 Juin - 22:49

[hJ : en espérant que ça te plaise quand même, petite jalouse  ]


De sacrées horreurs qui traînent la nuit. Il en a de bonnes, le Torby. Les pires horreurs ne sont pas celles qui hantent nos cauchemars, mais celles que nous pouvons incarner à l'occasion, qui prennent le dessus quand tout le reste a échoué. Les montres et les autres sont toujours des choses qui peuvent terrifier, dégoûter ou rebuter d'une quelconque manière que ce soit. Mais rien n'égale sa propre horreur ni sa propre folie. Je suis plutôt bien placé pour le comprendre. Je l'ai ressenti et vécu de manière dévastatrice pendant plus d'un an et demi, ce qui me semble être des siècles plus tôt. Rien ne m'avait préparé à ce que j'avais dû vivre à cette époque.


La perte de ma femme et les souffrances et blessures liées à cette fameuse nuit du 31 décembre 2008 étaient finalement quelque chose que j'avais été entraîné à gérer. Hautes pointes de stress. Profonde motivation à accomplir son but, son objectif. J'étais un soldat et on m'avait donné le prétexte idéal pour me lancer dans la guerre totale, dans la croisade de mon existence. Non, ce qui m'avait destabilisé et foutu en l'air pendant cette époque bien trouble n'était pas tant ce que j'avais fait, que le sentiment que je nourrissais vis à vis de toutes ces peines et ces carnages. La satisfaction. Le plaisir. Le sentiment d'être enfin à ma place. Et la honte, la terreur, de me rendre compte qu'il avait fallu que je perde ma femme, celle que j'aimais plus que tout en ce monde, pour me découvrir moi même. Un monstre, qui tuerait hommes, femmes, enfants et vieillards, juste pour grappiller quelques centimètres pour me rapprocher de mon objectif. Ce soir, je m'amusais. Mais demain je tuerais peut être cette jeune femme, jolie et agréable par ailleurs. Je hausse les épaules quand elle semble confier une certaine expérience dans la perte de contrôle. Les meilleurs des survivants sont ceux qui ont abandonné, avant de se rendre compte qu'ils en étaient finalement incapables. Je dévisage la jeune femme quand elle m'envoie une saillie par rapport à mon identité, à ma nature, qu'elle croit avoir deviné. A raison. Je sonde son âme d'un regard pénétrant.



| Et pourtant, si vous êtes aussi expérimentée que vous semblez l'être, vous savez donc qu'il existe pire que la mort sur cette terre. Veillez tout de même à ne pas la rencontrer ; ce serait dommage de gâcher intelligence et beauté une froide nuit d'un hiver écossais précoce, ans un endroit isolé et sans aucun intérêt. |


Je lève ma main droite et pose mon index et mon majeur collés contre mon front, en vague salut militaire d'un autre temps et marque de respect entre tueurs, avant de refermer ma veste et de quitter cet endroit. Recoller les morceaux avec Cora est un travail de longue haleine.

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MessageSujet: Re: I feel it in my bones, Enough to make my systems blow [LIvre II - Terminé]   Ven 20 Juin - 14:13

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La nuit était déjà bien entamée elle avait la ferme intention de finir la bouteille que sa victime lui avait offerte sans le savoir et ensuite elle aviserait. Elle avait tout un tas de choses à organiser à commencer par ce fichu appartement qu'elle avait consenti à louer à un vampire. Elle avait franchement des idées tordues quand elle s'y mettait. Mais ce qu'elle pourrait avoir par la suite en valait la chandelle. De l'argent, sa vengeance à portée de main et un tas d'emmerdes sans aucun doute.

Elle releva les yeux vers lui lorsqu'il déclara qu'il y avait pire que la mort. Elle restait de marbre en se disant qu'il savait qu'elle savait qui il était maintenant. Elle avait encore un atout dans sa manche, elle savait où le corps d'Alexei était enseveli et si elle le disait aux services de police ils comprendraient bien assez vite que l'assassin qu'ils recherchaient activement n'était pas ce russe là mais un autre. Mais dans ce qu'il lui disait pas la moindre menace, au contraire une mise en garde sur l'inutilité de laisser sa vie à un moment pareil. Elle n'avait pas besoin de lui pour le savoir.

« Je m'en rappellerai. » dit-elle pour toute conclusion en lui rendant son salut d'un hochement de tête.

Elle le suivi du regard jusqu'à ce qu'il sorte avant de replonger le regard dans son verre avec un soupire. Elle devait apprendre à être beaucoup plus discrète, ne plus jamais se faire surprendre. Cette fois-ci elle s'en tirait sans le moindre dommage mais pour les prochaines fois elle devait trouver une solution. Elle était bloquée pour les prochains mois à venir, les travaux du Winged avançaient mais pas assez vite à son goût, il fallait qu'elle lance tout ce qui avait trait à la drogue normale et qu'elle puisse commencer à prélever le sang de Leslie pour trouver le bon dosage afin de créer le mélange parfait pour mettre sur le marché une nouvelle drogue.

Sans même s'en apercevoir elle avait sorti la pièce d'identité d'Alois. Son regard fixé sur la photo d'identité qui n'était pas à son avantage - entre nous qui l'était sur une pièce d'identité ? Qu'est-ce qu'elle était en train de faire ? Elle venait de tuer une deuxième personne pour sauver sa peau ou celle de quelqu'un de son entourage. Elle pouvait parler à personne, si elle évoquait un des sujets avec Mike il ferait une syncope après l'avoir étranglée, Hayden la tuerait aussi parce qu'elle avait promis de ne plus faire de bêtises qui puisse entacher la Meute, Paul ne la prendrait plus au sérieux et ferait tout pour la convaincre qu'elle se faisait du mouron pour rien parce que si elle le lâchait il perdait gros, Alexis ne comprendrait pas et elle ne la regarderait sans doute plus de la même manière... Elle était bloquée. A moins que... Il y avait une personne qui la connaissait depuis longtemps mais c'était pas sûre qu'elle comprenne ce qu'elle avait fait.

Qu'importe elle devait voir Cian et parler un peu, quitte à ne pas tout lui dire elle avait besoin de se confier à quelqu'un et elle espérait que son amie saurait être à l'écoute. Elle reposa son verre et sortit du bar miteux. Ce soir encore tout était allé de travers maintenant elle était potentiellement dans le collimateur de Torben Badenov, il avait de quoi l'emmerder. Restait plus qu'à espérer qu'il l'oubli et que leurs routes ne se recroisent plus elle n'avait pas besoin d'un tueur dans la liste des gens qui lui voudraient du mal ou qui pouvaient lui demander un service énorme qu'elle serait dans l'obligation de rendre. Déjà que si le corps d'Alois refaisait surface elle aurait Philipp à dos elle devait mettre les choses au point et que Cian l'aide, ne serait-ce qu'à faire le point sur ce qu'elle faisait.

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