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There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]
MessageSujet: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mer 16 Avr - 22:37



❝There's nothing romantic about death❞
Constance & Alexis


Je crois que même un oisillon tombé du nia, aurait eu l’air moins perdu qu’Alexis. Elle ne semblait véritablement réfléchir sur le long terme. Savait-il seulement dans quoi elle venait de s’embarquer ? Elle n’avait pas émis la moindre crainte, du moins pas véritablement à haute voix. Ce qui l’importait c’était Charlie et son bien être. Si elle voulait un conseil, elle ferait mieux de s’occuper d’elle même. Au moins pour l’instant, le simple fait qu’elle sorte pied nus, avait prouvé qu’elle ne se faisait pas forcément attention à elle ou à sa santé. Ce qui m’étonnait bien plus, c’était comme nous avions pu, vampires, passer à côté de cette race… Tous, sans exception. Ils étaient tous concentrés en Ecosse, il n’y avait pas de représentant de leur race autre part ? Leur sang… avait un goût particulier, subtil. Je tournais le dos, la laissant me suivre pour aller à la voiture. Le chauffeur ouvrit la porte et je m’engouffrais m’assyait dans la spacieuse voiture. Ah exact… j’avais oublié que nous avions de la compagnie, je regardais la jeune humaine, l’hypnotisais en lui disant de bien couvrir les marques de morsures, et que si on lui demandait, elle était tombé sur un maniaque sexuel. La porte de l’autre côté d’ouvrit et la jeune fille quitta la voiture.

Sur le chemin, il n’y eu pas de conversation. J’avais toujours été perdue dans le nombre d’informations qu’ils me manquaient pour parfaitement faire de cette petite recherche de chaos un franc succès. Leur sang n’avait pas seulement gout délicieux, mais je sentais déjà les effets du poison lupin déjà me quitter. Le chauffeur roula vers Edimbourg d’une traite sans arrêt. Elle avait dit qu’elle ne serait peut être d’une très grande aide, il ne fallait pas se sous-estimer jeune fille. Et ne pas sous-estimer les liens affectifs qui lie les membres d’une même race. Surtout quand elle est aussi proche de la race humaine. Arrivée à Newtown, en bas de l’immeuble, la voiture s’arrêta, et je fis signe à Alexis de descendre. J’emboîtais le pas, et nous arrivions assez rapidement dans mon duplex. Grand spacieux, lumineux, tout ce que j’appréciais. Je n’aimais pas spécialement le cliché du vampire coincé dans son grand Manoir en haut d’une colline. Je regardais Alexis. Je désactivais le système de sécurité.

Je n’ai rien à manger, ni autre chose à boire que du sang. Je suppose que ce n’est pas ton régime alimentaire. commençais-je dans un soupir.

Qu’elle ne se méprenne pas sur les sentiments, ou les émotions que je pouvais éprouver à son égard. Je n’étais pas en train de m’attacher, ou d’éprouver une quelconque pitié. Si elle pouvait sortir grandie de cette expérience, ça ne lui ferait certainement pas de mal. Être ingénue à ce niveau devrait être considéré comme illégal.

Le temps de ton séjour ici, l’étage t’es interdit. Une fois que tu auras répondu à quelques questions, nous irons chez la Reine. Pas ce soir. La suite dépend d’elle. Et de toi. Il y deux chambres à ce niveau, choisis celle qui te convient. Nous aviserons plus tard.

Pas ce soir, non pas que j’étais exténuée, au contraire, mais la curiosité était trop forte de mon côté.

Ne te méprends pas sur mes intentions Alexis, elles ne sont pas louables. Je suis un vampire, pas la Sainte Vierge. Mais je suis certaine que tu pourras t’y retrouver d’une manière ou d’une autre. Je te laisse installer, le peu d’affaire que tu possèdes.



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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Jeu 17 Avr - 20:46

Je lui avais embrayé le pas sans ne rien dire – j’avais compris que je ne devrais prendre la parole que lorsque l’on m’y autoriserait. Si l’on m’y autorisait. Je l’espérais. Pas que j’avais envie de lui parler, mais parce que ça voudrait dire que je n’étais pas interdite de tout. Ou peut-être que ça voudrait juste dire qu’elle voulait des réponses, et que m’interdire de parler n’irait pas de pair avec ça. Je ne savais pas. Je ne savais vraiment pas, et j’avais vraiment peur. Mais moins que je n’étais effrayée par le mal qu’elle pouvait faire à ceux que j’aimais. J’avais grimacé, en voyant l’humaine dans la voiture, et n’y étais entrée que plus rapidement, restant aussi loin que possible de la vampire – je ne voulais pas qu’il m’arrive la même chose que la jeune femme qui était sortie. Je ne voulais pas être terrorisée comme elle. Alors j’essayais de me concentrer sur le paysage qui s’offrait à mon regard, pour ne pas penser à la vampire et au traitement qu’elle allait m’infliger. Pour ne pas penser au moment où j’allais mourir – car elle allait forcément me tuer, non ? Je n’avais pas d’autre idée en tête.

Je frissonnais, malgré le peignoir de bain que je portais encore – j’avais déjà du attraper froid, au final. J’espérais juste ne pas être malade… Ca l’importunerait, si je l’étais, non ? Surement. Définitivement, même. Dans quels problèmes m’étais-je encore fourrée, et allais-je un jour pouvoir m’en sortir ? Je n’en étais pas si sûre. Je n’en étais même pas du tout sûre. Mon imagination me jouait des tours, entre les moments où je m’imaginais qu’elle allait me torturer et me découper en petits morceaux, ceux où je me mettais en tête qu’elle allait m’enchaîner et m’utiliser comme animal domestique, et ceux où je me voyais déjà condamnée à lui donner mon sang dès qu’elle le voudrait, en étant contrainte de rester auprès d’elle à jamais.

Extirpée de mes pensées par l’arrêt de la voiture, je suivais les consignes de Constance alors qu’elle me signalait de sortir, puis lorsqu’elle entra dans un immeuble qui se trouvait dans un endroit que je ne connaissais pas. C’était impressionnant, et effrayant. J’avais souvent côtoyé le luxe des autres alors que je m’introduisais chez eux en leur absence, mais jamais en la présence du propriétaire. Et l’appartement de la vampire l’était. Et s’il l’était, ça voulait dire qu’elle était riche, et puissante. J’allais mourir, c’était certain. Je secouais la tête en signe de négation, alors qu’elle me disait qu’elle n’avait que du sang, chez elle. Une pensée fugace me traversa l’esprit, que je mourrais peut-être plus vite si elle oubliait de me nourrir que si elle me torturait. Je n’avais qu’une envie – courir, et lui échapper. Ou me jeter par une fenêtre. Tout, pourvu que je puisse lui échapper. Mais elle allait faire du mal à Charlie. A Roxane, aussi, peut-être ? A mon frère… Non, je ne pouvais pas fuir. Ni mourir.

J’acquiesçais, alors qu’elle m’énonçait les règles. « D’accord madame. Je… Est-ce que vous auriez des vêtements qui… m’iraient mieux ? J’ai froid. » Je ne pouvais pas dire si c’était due à la température de l’appartement qui était basse ou si j’avais attrapé froid, mais toujours est-il que c’était le cas. Et si elle n’avait rien… Je pourrais en voler dans un magasin, peut-être ? Sauf si elle n’appréciait pas l’idée, et se mettait en tête de me punir si je faisais ça ? J’étais perdue, je n’avais pas la moindre idée de ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire, et j’appréciais pas du tout cette incertitude. Une chose était sûre, je ne bougerai pas ce soir…

« Je ne me méprends pas, madame. Si je vous obéis et que je suis docile, vous épargnez Charlie. J’ai compris. Et vous m’épargnez, aussi, je suppose. » Je brulais d’envie de lui demander si je pourrais moi aussi la questionner, mais je n’osais pas, et n’oserais probablement jamais.

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mer 23 Avr - 0:49

❝ There’s nothing romantic about death. ❞
Constance & Alexis


Elle n’avait pas pipé un mot depuis le début du trajet. A sa place j’aurais bombardé de questions la personne qui m’emmenait vers l’inconnu, mais elle devait faire confiance en ce que je lui avais dis à propos de ne pas tester les limites de ma patience, une chose que je devais bien avouer, j’appréciais. Pourtant, il allait falloir qu’elle s’endurcisse un jour ou l’autre si elle ne veut pas finir en canard laqué pour le premier vampire un peu zélé. Elle avait parfaitement accepté la situation, ou alors elle s’était résignée.

Elle acquiesça à tout ce que je pouvais lui dire. Je lui offrais après tout un endroit où elle n’aurait pas forcément à quitter au petit matin de peur de se faire attraper par les propriétaires ? Je n’étais pas Soeur Emmanuelle, puisque j’y cherchais aussi un retour avantageux. Ce sang, ce liquide qui coulait dans ces veines, elle n’avait pas la moindre idée de son … emprise. Elle me demanda alors si j’avais des vêtements qui lui irait mieux. Je tournais la tête vers elle, en retirant mon manteau, le posant sur une des chaises de la cuisine. Je me détachais ensuite les cheveux, les laissant tomber sur mes épaules.

Dans la chambre au fond, il y a une armoire. Prend ce que tu souhaites. déclarais-je dans un soupir.

Habillée, nourrie, logée, blanchie. Autant dire que je savais bien pourquoi je n’avais jamais pris de Pomme de Sang depuis mon arrivée en Ecosse. J’avais aussi troqué mon hôtel particulier parisien contre un vaste loft, mais au final, c’était surtout une question d’espace. J’appréciais de moins en moins l’intrusion de personne chez moi. Alexis n’était pas une exception, ceci était une solution temporaire. Mais quoiqu’il en soit, il fallait faire avec. Je soupirais une nouvelle fois. Elle reprit, disant qu’elle comprenait et qu’elle resterais docile si je laissais Charlie tranquille. Je lui souriais légèrement. Je n’avais plus aucune emprise sur Charlie. la jeune louve avait été abandonnée dans un état auquel je n’apportais aucune importance. Mais je pouvais toujours retrouvée la trace de cette sale gamine pour lui faire passer un sale quart d’heure simplement parce qu’Alexis pouvait me contrarier. C’était tellement simple, et les faiblesses étaient tellement évidente.

Nous avons donc un accord. Pour le moment. déclarais-je en me tournant vers le frigidaire pour sortir une proche de sang.

Je versais le contenu dans un grand verre avant de le porter à mes lèvres. Ce n’était définitivement pas le même gout, mais je ne pouvais pas la vider de son sang, j’avais trop à connaître et la Reine allait certainement m’en vouloir. De garder un plaisir aussi égoïstement ? J’en conviens. Premier arrivé, premier servi. Même si je suppose que la Reine m’ayant mis sur la piste la chose pourrait se montrer plus compliqué qu’un simple proverbe français. Je haussais les épaules. A force de soupirer et de hausser les épaules, elle allait commencer à avoir peur, j’étais si blasée par cette situation. Je retenais un énième soupir. Elle était encore là. Voulait elle quelque chose ?

Une fois que tu te seras présentable, nous pourrons discuter. Et tu pourras poser les questions que tu souhaites.

Je regardais ma robe. le sang de Charlie encore dessus.

Je ferais de même.

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Sam 26 Avr - 13:18

La vampire ne parlait pas beaucoup, tout au plus pour dire le strict nécessaire. Pourquoi ne me disait-elle pas ce qu’elle attendait de moi, ne me décrivait pas ses conditions pour que j’ai un semblant de liberté, pourquoi ne me demandait-elle pas directement ce qu’elle voulait savoir ? Peut-être sentait-elle ma peur, peut-être voulait-elle en jouir, s’en délecter, alors que j’étais démunie et bien incapable de faire quoi que ce soit ? Et si… Et si je me transformais en tigre, la mordais, la griffais, la blessais suffisamment pour partir ? Est-ce que… Est-ce qu’elle pourrait me traquer ? Est-ce que je devrais passer ma vie sous forme animale, sans plus jamais redevenir humaine, pour ne pas être retrouvée ? Je le faisais déjà à moitié, je fuyais, jusqu’à ce que les services sociaux ne puissent plus me placer… Est-ce que ça serait si terrible de… Je serrais les dents, manquant de me mordre la lèvre mais je ne voulais pas saigner alors je luttais contre le réflexe. Je ne voulais pas, je comptais les jours jusqu’à mes dix-huit ans pour pouvoir vivre librement, je ne voulais pas devoir fuir à nouveau… Peut-être que… Peut-être que si j’étais sage, elle finirait par se lasser, par me libérer ? Par en avoir marre de moi… Je priais pour que ça soit le cas. Je ne pouvais que croire que ça serait le cas. Je ne voulais pas abandonner et me laisser dépérir. Si j’avais du faire ça, j’aurai pu me laisser mourir dans la forêt quand j’avais été attaquée, non ? Peut-être. Je sais pas.

Perdue dans mes pensées, j’en avais presque fait abstraction de l’endroit et la position dans lesquels je me trouvais, et ne revins sur terre que quand elle dit de me rendre dans une pièce plus loin, soupirant. Elle était franchement étrange… J’avais l’air de l’importuner, mais je n’avais rien demandé, moi. J’acquiesçais, attendant de voir si elle avait autre chose à dire. Le silence se faisait trop pesant à mon goût, et j’avais de plus en plus de mal à me forcer au calme – calme relatif en sachant la panique qui m’agitait depuis qu’elle avait menacé Charlie en ma présence. Je secouais la tête, plus pour moi qu’autre chose. Je ne pouvais pas fuir. Je me le répétais, mais mon instinct me disait le contraire. Je soupirais d’un peu de soulagement, tout en grimaçant. Pour le moment. Combien de temps allait-il durer ? Qu’allait-elle me demander, quand elle estimerait qu’il n’était plus satisfaisant ? Je ne savais pas, mais je ne pouvais rien y faire. Enfin… Je pouvais essayer de la contenter le plus longtemps possible. Je l’espérais.

Je m’apprêtais à me retourner, quand je la vis se servir un verre d’un liquide trop rouge pour que je doute de son contenu. Je frémis, en le voyant. Avait-elle attaché quelqu’un, pour le vider de son sang, faire des réserves, et le faire disparaître avant que quiconque ne le réalise ? Je posais inconsciemment ma main sur le poignet qu’elle avait mordu, sur le tissu qui dissimulait la plaie. Je me retournais pour aller me changer, mais pas assez vivement à son goût je suppose, alors qu’elle m’indiquait que dès que je serai présentable, j’aurai des réponses à mes questions. Non, pas des réponses. Le droit de poser mes questions. Et le devoir de répondre aux siennes, visiblement. Je n’ajoutais rien, et partais donc dans la pièce en question. J’allais droit au but, je ne m’attardais pas à détailler la pièce de mes yeux – je ne voulais pas la faire attendre, et j’espérais avoir des réponses moi aussi… Je choisis une robe un peu au hasard, d’une couleur proche de celle du champagne, avec une ceinture plus foncée. Elle m’allait très bien mais… Elle dévoilait bien trop à mon goût. Mes jambes, mon cou. Ma carrure frêle. Mes quelques cicatrices. J’étais bien mal à l’aise. Je perdis un certain temps à trouver un gilet et un… foulard, ou quelque chose du genre, à me mettre autour du cou, pour masquer ça. Des collants aussi. J’avais lâché mes cheveux, et les avais coiffés tant bien que mal avec mes doigts, ce qui leur donnait un air étrange. Je devais malgré tout être présentable. Je retournais donc dans la pièce, embarrassée de ne pas avoir de tenue que je jugeais confortable à me mettre. J’aurai du fouiller plus longtemps, chercher un jean et un t-shirt tout ce qu’il y a de plus basique.

« Voilà. »

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Dim 27 Avr - 19:46

❝ There’s nothing romantic about death. ❞
Constance & Alexis

Elle n’était très distrayante. Elle était apeuré, non pas que cela m’ennuyait, mais j’aurais apprécié qu’elle passe à autre chose. Il est que j’avais mordu dans son poignet sans lui demandé la permission, et que j’avais aussi menacé Charlie, mais à quoi s’attendait elle ? Que je lui déroule le tapis rouge ? Je haussais les épaules. Elle partie se changer, je fis de même, jetant au sol ma robe tâché du sang de louve. Je fermais les yeux, et montait à l’étage pour me changer, en gardant mon verre en main, buvant en montant les marches. Je ne cherchais pas à la mettre à l’aise pour son propre bien être mais pour le mien. Je n’appréciais que très peu la présence d personne qui tremblait comme des feuilles à la moindre de mes paroles. J’appréciais qu’on me craigne et qu’on est peur de moi, mais je n’aimais pas que cela se voit de trop. Paradoxale j’imagine…

J’enfilais rapidement un pantalon fluide noir, resserré au cheville, je retirais mes chaussures, un débardeur blanc subtilement transparent, en organdi. Je me rattachais les cheveux, et enfilait un kimono court en soie, je descendais les marches, avec mon verre vide, elle s’était changé, voilà qui était plus convenable. Je ne pipais pas un mot, regardant son choix de vêtement. Elle avait une carrure très frêle, menue. Autant dire qu’elle ne devait pas faire peur à grand monde. J’allais me servir un nouveau verre avant de m’avancer vers elle. Je me postais devant elle, pendant une fraction de seconde avant d’aller m’asseoir dans les canapés. Cette odeur, leur odeur était très particulière. Différente des loups, mais pas aussi marqué. Humaine, avec pour autant une touche animale. Je m’asseyais croisant les jambes, posant mon portable sur la table. Je lui fis signe de s’asseoir en face de moi. Je bus une gorgée. J’étais curieuse, pouvait il se transformer en tout et n’importe quoi du règne animal, de la fourmis à l’ours ? Mon regard se fixa dans le sien. Elle avait au moins le mérite de piquer ma curiosité, ce qui assurait sa sécurité plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Je posais mon menton sur le dos de ma main, gardant toujours mes yeux rivées sur la frêle demoiselle qui se tenait assise devant moi.

Donc… Alexis, mettons nous d’accord. Tenter de me fuir, ne rendra les choses que difficiles pour toi et tes proches. N’oublie pas que les vampires sont des prédateurs, et ton sang, ma chère, mettrait beaucoup de vampires à tes trousses. Ne m’oblige pas à cela. commençais-je. Avant que je ne te pose les questions qui m’intéressent à ton sujet, as-tu des questions sur la suite des évènements, ou… sur moi ?

Je la regardais.

N’importe quoi, pourvu que cela te fasse arrêter de me regarder comme si j’allais t’abattre dans la seconde, ce qui pourrait devenir tentant à la longue.

Je soupirais. N’avais-je pas fait preuve d’une grande patience avec elle ? Je n’aimais pas être une baby sitter, mais d’un autre côté, Alexis était la première métamorphe que je rencontrais, dont j’avais pu boire le sang. Ce que je ne comprenais pas, c’était comment la Reine avait elle pu être courant… Elle en avait sûrement connu un, ou rencontré un, avait passé du temps avec pour avoir envie que je me mette sur leur trace. Je me penchais vers elle.

J’imagine que tu n’as pas la moindre idée, du pourquoi de ta présence ici. Mais ce n’est pas vraiment cela que je compte te demander de toute façon.

Je la regardais. Si elle avait des questions, c’était maintenant. Le temps passe, et le soleil tourne, bientôt il se pointera à l’horizon. Et malgré les vitres UV, j’allais avoir besoin d’aller me coucher. La nuit est souvent bien courte.



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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mer 30 Avr - 14:11

Plus les minutes s’écoulaient, plus ma peur s’envolait. Elle laissait place à une fatigue tellement prenante qu’elle ne pouvait cohabiter avec la terreur que Constance causait en moi. D’autant plus qu’il était tard. Le sommeil n’allait probablement pas tarder à me terrasser. Aussi, quand la vampire me fit signe de m’asseoir, je n’hésitais pas une seule seconde et prenait place en face d’elle. Tout un tourbillon de sensation se bousculait en moi : la fatigue, en premier lieu, puis le froid, mais aussi la soif et la faim. J’avais l’impression d’être à bout de force. Etait-ce le stress qu’elle me faisait vivre, le sang qu’elle avait bu en moi ? Je ne savais même pas si elle en avait bu tant que ça – je n’en avais pas l’impression. Je n’allais cependant rien demander pour me nourrir ou même me déshydrater, alors qu’elle m’avait bien fait comprendre qu’elle n’avait rien pour. Et me réchauffer ? Avait-elle seulement le chauffage ? Je n’en savais strictement rien, j’avais tellement froid que je ne pouvais pas réfléchir correctement à cela.

Peut-être avait-elle une baignoire, dans laquelle je pourrais me réchauffer, plus tard ? Si elle était toutefois d’accord. Je croisais les jambes, attendant. Qu’elle prenne la parole, m’attrape pour boire à nouveau mon sang, m’envoie au lit… Je retenais à grande peine un rire nerveux à cette idée. Elle n’était pas ma mère, et ne voulait certainement pas l’être vu son état peu glorieux, elle n’allait pas m’envoyer au lit. Qu’elle prenne la parole coupa toutefois court à toute envie, tout besoin, de rire qui aurait pu me traverser, et je me concentrais sur ses paroles. J’acquiesçais de la tête, ne prenant pas la peine de confirmer quoi que ce soit verbalement – elle ne pourrait pas manquer ce geste, si ?

« Comment pourrais-je vous considérer différemment, quand vous vous nourrissez de nous, de moi ? Je m’arrêtais un instant, espérant qu’elle n’allait pas s’énerver de cette question. Ca n’était pas de l’impertinence, mais une réelle question. Je ne voyais pas comment dépasser cette sensation. Je haussais les épaules. Peu importait. J’allais poser mes questions. « Comment vous contrôlez vous ? Car vous vous contrôlez, n’est-ce pas ? Vous avez quel âge ? Combien de temps vous avez pris pour vous contrôler ? Vous avez besoin de boire régulièrement ? Ca fait quoi, si vous ne buvez pas ? » Je posais tout ce qui me passait par la tête, pour mieux comprendre les vampires qui me fascinaient autant qu’ils me terrifiaient. Si Roxane m’apportait beaucoup de réponses, j’espérais en avoir aussi d’eux, d’elle.

Mais il y avait bien plus important… « Pourquoi vous m’avez prise avec vous ? Pourquoi vous cherchez les gens comme moi ? On vous sert à quoi ? C’est juste pour vous, ou pour plusieurs gens ? Qu’avez-vous prévu de me faire ? Aurais-je le droit de sortir, si je reviens ? Est-ce qu’il y a des choses que je n’ai pas le droit de faire ? Est-ce que… je peux continuer à aller au lycée ? Est-ce que… Comment je pourrais m’y rendre ? J’aurai le droit de pas passer la nuit ici, des fois ? » J’aurai surement plein d’autres questions, mais c’était tout pour l’instant.

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mer 30 Avr - 23:40

❝ There’s nothing romantic about death. ❞
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Elle entra directement dans le vif du sujet. Si elle n’avait pas beaucoup pris la parole avant, elle semblait bien vouloir se rattraper. Elle me demandait alors comment elle devait me considérer, si on prenait en compte le fait que j’allais certainement me nourrir à son cou, pendant une petite période. Je la regardais, haussant un sourcil, j’entendais son ventre gronder, un bruit que je connaissais mais pas que j’entendais tout les jours, je la regardais, une fois que j’aurais répondu à ses questions, nous verrons ce qu’il en est. Comment me considérer ? Aucune idée, je n’étais pas dans sa tête.

La façon dont tu me considères m’importe peu. Dis toi simplement que tu pourrais être en bien moins bonne compagnie, et foutue en cage comme un animal. commençais-je

Elle reprit, elle avait beaucoup de question. Je bus une gorgée de sang, mais si j’avais terriblement envie de redouter au sien, il fallait qu’elle se sente plus ou moins en confiance, je lui voulais du bien, pour de mauvaise raison. Ce qui pouvait être bien pire pour elle. Elle me demande comment je me contrôle, je lui souris, amusée par sa question. Elle me demande mon âge, me demande combien de temps j’ai appris à me contrôler, et à quelle fréquence je me nourrissais et ensuite, ce qui m’arrivait si je ne buvais pas. Elle explosait. Toutes les questions qu’elle avait pu se poser tout au long de notre rencontre, de notre discussion, et du trajet, elle m’en bombardait. Tout ce qui pouvait passer par sa tête était déversé, était-ce de la curiosité ? Pour savoir ce qui l’attendait ? Comment elle devait s’y préparer ? Ce n’était pas stupide, de connaître son ennemi. Je terminais mon verre.

Je n’ai pas à me contrôler tout le temps. C’est pour moi une question de balance, je ne résiste pas à ma faim, donc elle ne me tourmente pas. J’ai appris à me contrôler durant les premières dizaines d’année de ma vie, en France. continuais-je regardant mon verre vide. Je suis née en 1415, à Paris. J’ai donc … 602 ans … bientôt 603 si mes souvenirs sont corrects. Pour ce qui est de la fréquence, disons que ça varie, je ne me suis jamais limitée aux trois repas humains. Et si je ne me nourris pas… Eh bien, je te conseille de ne pas être dans les parages. Si nous sommes fascinants quand nous n’avons pas faim, les vampires deviennent de vrais monstres quand la faim les contrôle. Et je n’ai jamais réprimé ma nature de prédateurs. Plutôt l’embrasser qu’être tourmenté par des luttes intérieures, ne penses-tu pas, Alexis ?

Je me levais, en souriant, faisant glisser mes cheveux sur le côté, je sortis de la poche de mon manteau un paquet de cigarette avant de revenir m’asseoir. J’en allumais une, distraite, elle semblait vouloir en savoir beaucoup. Des questions, elle en avait beaucoup.Moi aussi. Marchait il de la même manière que les loups ? Je penchais la tête le côté, la regardant, la carrure avait-elle à voir avec leurs possibilités de transformations, je doutais qu’elle ait la réponse à la question qui me brûlait les lèvres : Pourquoi leurs sang était-il si subtilement délicieux ? Je souriais doucement, tirant sur ma cigarette l’écoutant continuer. Pourquoi ? Comment ? Pourrais-je ? Je décroisais les jambes, pour les croiser dans l’autre sens.

J’ai été chargée de vous trouver, mais vous vous cachez plutôt bien. Je ne sais pas à quoi vous comptez servir. Vous n’êtes pas plus fort que des loups… et bien moins forts qu’un semi-démons, mais plus intéressant qu’un humain… Je haussais les épaules. Pour ce qui est de ta vie … sous ma responsabilité, je ne suis pas ta baby-sitter, ni ta mère, loin de moi l’idée de le devenir. Tu peux vaquer à toutes tes activités durant la journée, je m’en contrefiche. A la condition que tu rentres. Je n’aime pas chercher à savoir le quoi, le pourquoi, le comment, je m’en fous. déclarais-je en prenant un ton sérieux. Pour les prochaines heures, tu ne me quitteras pas, demain toute la journée, je te demanderais de ne pas quitter les lieux, il y a ici bien assez de distractions. Pour ce qui est de tes déplacements, je mettrais quelqu’un à ta disposition. Et pour ce qui est de découcher, voyons dans un premier temps comment tu réagis à ta nouvelle vie. Je te rappelle que je ne suis pas une créature diurne, mais nocturne. Et rappelle toi Alexis, je te veux du bien, pour de mauvaises raisons. Mais tu pourrais être tombée sur bien pire, franchement bien pire. Crois moi. terminais-je

Je tirais sur ma cigarette. Je regardais mon téléphone, regardait l’heure. Il commençait à être bien tard, Je la regardais, et m’accoudais. Je n’étais pas… fascinée, mais disons que j’étais curieuse. Curieuse de savoir ce qui pouvait bien les rendre spécial, et pour quelle raison se cachait il du reste du monde. Combien de personne hors des loups étaient au courant de leur existence ? Il est vrai que si la nature de leur sang venait à être révélé, nous aurions clairement une chasse aux sorcières sur les bras, pas pour les brûler, non, pour les vider de leur sang. Le vampire est gourmands, ne le tentons pas davantage.

Je prendrais aussi en charge tes dépenses. Jusqu’à ce que tu décides d’avoir un travail, ou peu importe ce que tu décides de faire. Ne deviens pas capricieuse, et insupportable, je n’ai que beaucoup de mal avec la patience. Et par dessus tout, je déteste me répéter. L’erreur est humaine, mais toi et moi savons bien que ni toi, ni moi ne sommes humaines.

Je me levais.

Je voudrais savoir deux choses : Connais-tu Alan Dougal ? ou Camille Fontayn ? Et dans un second temps, as tu des limites de transformations, par rapport à ta carrure ou quoique ce soit ? Une limite ? Quelque chose que tu ne peux pas faire pour X raisons.


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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Sam 3 Mai - 1:24

J’essayais d’ignorer toutes les sensations physiques qui s’enchainaient en moi pour ne pas me laisser distraire et pour bien écouter tout ce que la vampire me disait. Je m’en sortais plutôt bien pour l’instant. Les leçons de Roxane portaient leur fruit, j’étais plus maître de moi-même que jamais auparavant. Même si c’était difficile, et que j’avais peur d’échouer, et d’être démasquée. Je l’avais été, au fond, même si ça n’était ni par ma faute, ni suite à une quelconque transformation. Je la voyais, surprise peut-être, à entendre mon ventre gargouiller. Etait-ce si surprenant ? Je n’étais pas dépourvue d’humanité, comme elle, j’avais des réactions humaines… Je me gardais bien de le dire, malgré tout, attendant qu’elle me réponde.

A mon tour, de manifester de la surprise. Elle s’en désintéressait ? Parfait. Je ne savais pas réellement comment la considérer, malgré tout. Je ne pus m’empêcher de réagir, alors qu’elle évoquait la possibilité que je ne sois traitée que comme un animal. « J’ai déjà été gardée et enfermée comme un animal, dans un espace confiné. Je vous suis reconnaissante de m’épargner cela. » On m’avait appris à faire preuve de politesse, et c’était ancré dans ma mémoire et dans mes habitudes. Quelles que soient les circonstances. C’était spontané, et je ne m’en rendais pas vraiment compte. Je me sentais mal, en revanche, de lui avoir répondu de cette manière. Peut-être prendrait-elle mal que je lui ai répondu de la sorte ? Je haussais les épaules : elle ne m’avait pas dit, en même temps, que ça m’était déconseillé, en refusant de se décrire quant à la façon dont je devais la voir.

Je l’écoutais attentivement, alors qu’elle répondait de manière plus intéressante au reste de mes questions. Mes yeux s’ouvrirent grand, alors qu’elle me dit son âge. Difficile de croire ça, en voyant son apparence. Mais mes parents m’avaient dit qu’ils trompaient bien les gens… S’ils avaient eu, à l’époque, que ça n’était pas un vampire qui causerait leur perte, mais un loup… Charlie était ma plus proche amie, et pourtant c’était un loup, comme celui qui avait transformé mes parents. Si tous les loups n’étaient pas mauvais, les vampires ne devaient pas non plus, n’est-ce pas ? J’étais impressionnée par son contrôle, et ce qu’elle en disait. J’aurai voulu me contrôler comme ça. Mais voudrait-elle seulement partager son savoir, si je le lui demandais ? Je décidais de garder cette question pour moi. Elle était bien trop lourde de conséquence pour être posée n’importe quand. « C’est comment la France ? » Question futile s’il en était, et non pas la première que j’avais retenue, mais bien la moins importante. Le reste viendrait après. « Si je suis là, vous... ne risquez pas de souffrir de la faim, si je suis là, n’est-ce pas ? Sous-entendu, vous ne deviendrez pas un monstre dépourvu de contrôle ? Et je ne sais pas madame, pour la nature de prédateur… Moi, je suis trop dangereuse… » Je venais de lui avouer d’un coup que j’étais un prédateur, que je culpabilisais de l’être et que, de fait, je n’étais pas qu’une luciole – si elle parvenait à cette conclusion, mais je doutais que ça ne soit pas le cas.

J’acquiesçais au reste, sans rien y répondre. Je n’avais pas à le discuter, il était audible que ça n’était pas sujet à modification. Et je ne m’en sortais pas mal, j’acceptais ce qu’elle me disait… même le fait qu’elle était malintentionnée, quand bien même elle me voulait le bien. J’essayais de clarifier le reste, en revanche… « Je ne suis pas majeure, madame, je n’ai pas le droit de travailler. » Mais je subsistais très bien à mes besoins, jusqu’à présent. En volant. Ca, je me gardais bien de le lui dire. Je la regardais stupéfaite, alors qu’elle me parlait de monsieur Dougal et de Camille. Mais… Alan était un loup, que venait-il faire là ? « J’ai rencontré monsieur Dougal par hasard une fois, madame, dans la forêt. Mais pourquoi vous m’en parlez ? C’est un loup… Et j’ai vu Camille Fontayn une fois aussi seulement. J’avais involontairement froncé les sourcils. Je ne comprenais vraiment pas le rapport avec Alan Dougal. Je grimaçais, alors qu’elle me posait d’autres questions. J’en savais rien. Je… C’est difficile. Je peux me transformer en luciole et en tigre. Mais on m’a dit que si on étudiait et connaissait assez l’animal, on pouvait en ce qu’on voulait… Mais il faut l’apprivoiser, et c’est dur. Et… Je connais pas trop ce qu’on peut faire. Je sais que des fois, je sens l’animal qui veut sortir. Et quand je suis en animal trop longtemps, l’humain est dur à retrouver… » C’était mon ressenti, et je disais peut-être n’importe quoi.

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Sam 3 Mai - 22:09

❝ There’s nothing romantic about death. ❞
Constance & Alexis

Je la regardais. Observais, devait être le terme le plus approprié. Voilà bien longtemps que je n’avais pas côtoyé une humaine, du moins, elle se rapprochait plus de l’humain que du monstre, ou du vampire. Le coeur qui bat, les besoins physiques, le confort de la température. Je voyais bien sa peau réagir au froid. Il fallait prendre des mesures, de toute façon, je suppose qu’elle était assez grande pour s’occuper de son propre confort. Ou alors, elle était capable de ne rien faire, par peur de représailles. Elle pouvait changer la température à son gré. Je ressentais le froid, je savais la température, mais cela ne changeait rien à mon « confort ». Les humains, et toutes la famille des humanoïdes au coeur qui bat, avait tout de même un nombre incalculable de faiblesses du à l’environnement. Le notre bien évidemment était de taille puisque nous ne pouvions pas sortir en plein jour. Mais a part cela, nous n’étions pas gêné par les températures, les intempéries.

Elle déclara qu’elle avait déjà été enfermée dans une cage auparavant, elle me remerciait de ne pas lui faire subir le même traitement. Chacun ses traumatismes je suppose. J’esquissais un léger sourire, elle semblait boire mes paroles, intriguée autant qu’effrayée. Je me demandais si elle connaissait d’autre vampires, qui l’avait prise pour une humaine ou pour une louve, ne pouvant comprendre la nature de ce qu’elle dégageait. J’aimais sa politesse, c’était une chose sur laquelle nous allions nous entendre. Elle me demandait comment était la France. Je la regardais.


Tu te feras ton opinion si un jour, tu t’y rends, Alexis. répondis-je simplement.

Elle demandait si sa présence allait m’empêcher de souffrir de la faim. Je lui souriais. Qu’entendait elle par là ? Je n’avais perdu le contrôle qu’à de très rare occasion. La mort d’Amélie, et la mort d’Arthur, furent les plus mémorable. J’avais troquée mon apparence élégante, froid et hautaine, pour ne faire de place qu’au monstre qui avait décidé de prendre place. Je m’en souviendrais toujours, j’avais laissé place à mes troubles, mon manque de contrôle, mon impossibilité à gérer certaine émotion, et ma terrible impulsivité, la moindre chose pouvait me mettre dans une colère noire. Ce n’était pas la faim qui me faisait perdre les pédales, c’était le trop plein d’émotions.

En effet. Mais je ne compte pas me nourrir uniquement de toi, physiquement, tu ne pourrais pas le supporter. J’eus un sourire, qui n’était pas… très rassurant. Pour rassasier un vampire, il arrive qu’il faille la totalité du sang contenue dans un corps humain. Je compte te garder en vie, donc pas de craintes à avoir de ton côté.

Dangereuse ? Je haussais un sourcil. S’il te plaît.. en quoi une crevette dans son genre pouvait avoir de dangereux. Mais après tout… Je n’étais plus surprise de rien, j’avais appris il y a peu de temps que Julien allait être jugé pour je ne sais quel crime. Dire que je n’avais pas jubiler à l’annonce de ce message, serait mentir. J’aurais pu, franchement, en jouir. J’eus un rire, à cette pensée, retenant un fou rire, en plaçant mes doigts sur ma bouche. Je regardais Alexis. Elle répondait à mes questions sans broncher, elle était bien docile. Elle me dit alors que ce fameux Alan Dougal était un Loup. Première nouvelle. Il avait du se faire recenser en tant que Loup. Je tirais sur ma cigarette. Allais-je lui dévoiler cette information ? Cela pouvait il mettre le doute dans sa tête ? Si je pouvais faire vaciller sa confiance en sa précieuse petite bande de changeur, j’aurais véritablement bien passé ma journée. Il ne suffit qu’un tout de petit doute, une toute petite idée, qui tourne, et tourne dans la tête.

Si Alan Dougal, était un loup, penses-tu vraiment que je te poserais des questions à son sujet ? Je lui souriais à nouveau.

Elle reprit. En disant qu’elle n’avait rencontrée Camille Fontayn qu’une seule fois. Ce n’était pas des leaders très présents pour les leurs. Peut être avait-il des vies et tout ce qui pouvait aller avec, mais franchement, prendre soin des gens qui vous fonds confiance n’est pas une chose que les humains font ? Ja la considérais comme humaine, avec juste une faculté en plus. Elle parlait ensuite de la transformation, qu’elle pouvait passer de Luciole, ridicule, à tigre, déjà plus intéressant. Il n’y avait donc pas de limite par rapport à ce quoi il ressemblait dans le forme humaine. Elle parlait de l’animal, de la difficulté de passer d’un état à un autre, qu’il fallait connaître l’animal pour pouvoir l’apprivoiser. Et que parfois revenir à l’humain était dur. Je me penchais, intriguée, profondément … intriguée. Je me redressais, me levant, partant me chercher un nouveau verre de sang, et je revenais à ma place, aussi rapidement. Restant debout, décidait alors de m’approcher d’elle.

Il n’y a pas de secret. Nous avons tous un animal en nous. Il suffit de ne pas essayer de lutter. Il n’y a rien de mal à se laisser aller. Être dangereux aujourd’hui n’est pas plus mal, Alexis. Il va falloir s’endurcir et arrêter de trembler comme une feuille. Les faiblesses visibles feront de toi, une proie facile. Et je n’aime pas partager.

Je m’assois sur la table basse en face d’elle, glissant ma main sous sa mâchoire. Doucement, presque en cherchant à l’hypnotiser, mes yeux dans les siens, mais je n’en fis rien.

Tu voudras fuir, Alexis, je les connais par coeur, les filles comme toi. A la moindre opportunité, tu voudras fuir, courir aussi vite et aussi loin que possible. Mais pour retourner à quoi ? Dormir dans des maisons inconnues, avoir peur que le grand méchant Loup arrive ? Avoir peur qu’un autre vampire s’immisce ? Pose toi la question, si tu quittes les lieux. A quoi te risques tu ? Mais si tu restes ? Mh … ?







Dernière édition par Constance A. Bellanger le Mer 7 Mai - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mar 6 Mai - 21:56

A ma plus grande surprise, je semblais être pour elle une curiosité autant qu’elle l’était pour moi. C’était en tout cas l’impression que j’avais, à la voir me dévisager – si c’était réellement ce qu’elle faisait. Je n’en savais strictement rien, en vrai. J’étais, de toute façon, pas très douée pour comprendre ce que les gens faisaient passer, alors espérer comprendre une vampire dont je ne connaissais rien… En attendant, il y avait plus pressant : je commençais à avoir réellement froid, au fur et à mesure que ma fatigue augmentait. Je grimaçais, hésitant. Pouvais-je demander à hausser, ou mettre, le chauffage ? Ne me le refuserait-elle pas ? Je ne pourrais pas le savoir sans le lui demander. « Madame, je… On peut mettre le chauffage, s’il vous plait ? » Inutile de dire que j’avais froid, ça coulerait de source.

Je ne quittais pas son visage des yeux, sans réaliser que cela pourrait la déranger, ou même paraître impoli. J’étais bien trop curieuse de la comprendre, de comprendre les vampires, pour le détourner. Elle était… belle. Mais elle avait l’air impitoyable. Elle faisait peur. Pas comme Alois me faisait peur. Alois était comme ça parce qu’elle avait de la haine en elle, à cause de toute ce qu’elle avait subi, et qu’elle ne savait pas faire plus. La vampire était comme ça par nature. Non ? Ce n’était pas ce qu’ils disaient pendant les années sanglantes ? Je n’avais pourtant pas envie de fuir. Pas vraiment. Pas avant d’en savoir plus. Même si le sourire qui venait de se placer sur ses lèvres m’effrayait un peu – autant qu’il m’intriguait. Qu’est-ce qui pouvait pousser une vampire à sourire ? Etait-ce à l’idée de se nourrir de moi, encore ? Je grimaçais bien malgré moi, avant de soupirer résignée en l’entendant.

« J’ai peur de ne jamais en avoir l’occasion, madame… Vous êtes restée longtemps là-bas ? » Avait-elle dit avant combien de temps, déjà ? Je ne me souvenais pas vraiment. Si oui… C’était trop tard, j’avais déjà demandé. Et puis… elle souriait à nouveau, c’était bon signe, non ? Je ne devais pas l’avoir offensée. Je n’espérais pas, en tout cas. J’écoutais sagement, acquiesçant d’un infime geste de la tête. Pas uniquement. Elle se nourrirait donc bien de moi. Je n’en doutais pas, en même temps, ça me semblait couler de source. Je n’avais pas réellement le choix, de toute façon… J’ouvris grand les yeux, en la voyant rire, et s’empêcher de rire davantage en faisant obstacle avec ses doigts. Ca faisait tellement… humain. C’était vraiment bien trop bizarre pour moi. Je ne connaissais rien de son espèce, et j’avais l’impression de ne pouvoir tirer aucune conclusion de son attitude. C’était déroutant.

« Il m’a dit en être un, Madame… Je sais pas vraiment nous reconnaître… Je suis pas habituée à voir d’autres comme moi… » C’était parfaitement vrai. Roxie ne m’avait toujours pas permis d’en voir d’autres. Elle ne savait même pas que j’avais rencontré Camille – et Alan, mais ça, c’était pas ma faute. Je baissais la tête. Roxane allait être déçue, et m’en vouloir, de parler avec une vampire, non ? Je voulus la suivre des yeux, en la sentant bouger, mais elle était déjà à sa place avant même que je n’ai pu relever entièrement la tête. Ma bouche se crispa, en l’entendant. Je n’étais pas d’accord, pas du tout d’accord. « Je ne veux pas faire de mal aux gens, madame… Pas les tuer. » Et qu’elle ne veuille pas me partager, et qu’elle ne veuille pas que je sois une proie n’y changerait rien. Elle devrait me briser, si elle souhaitait que je change. Pourquoi pensais-je ça ? Pour peu, j’aurai cru qu’on avait implanté cette idée dans ma tête.

Je ne pus m’attarder dessus, alors qu’elle saisissait mon menton pour relever ma tête et plonger ses yeux dans les miens. Elle avait tort. Mais elle ne me connaissait pas. Et je ne me connaissais pas non plus. Parce que ce que je m’apprêtais à dire ne me ressemblait pas… « Vous vous trompez, madame. Je sais ce que c’est, que de fuir. Je le fais depuis longtemps. Et je sais que je serai plus en sécurité ici, que je ne le suis en me cachant. Les services sociaux ne me trouveront pas, ici, pas vrai ? Pas avant que je ne sois majeure dans deux mois ? » C’était peut-être à son avantage, mais au mien aussi… d’une certaine façon.

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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Mer 7 Mai - 23:25

❝ There’s nothing romantic about death. ❞
Constance & Alexis

Les gens pensaient souvent qu’à cause de notre non-vie nous n’avions plus de réactions tout à fait vivante, humaine. Nous l’avions été. Nous en gardions certains réflexe, le véritable changement venait avec l’appel du sang. c’était ce qui nous démarquait le plus des humains, et le fait que nous n’ayons pas à être soumis au influences des intempéries et autre incommodités. En réalité, être vampire me semblait déjà beaucoup plus pratique qu’être humain. Je haussais les épaules, distraite par mes pensées. Mais ne me comparez pas à un humain, il se sentirait aussi insulté que je pourrais l’être. Seulement, je peux tuer d’un battement de cils si l’on m’offense. Ce qui me diffère encore une fois de l’humain lambda. Je n’étais pas un vampire avec des problèmes de confiance en soi, ou des problème à se montrer impitoyable. ma vie humaine m’avait bien prouvé que la bonté, l’altruisme et autres notions était bien souvent sur-estimé.

Elle demandait alors à mettre le chauffage. Enfin, elle osait demander ce qu’elle voulait. Je n’aimais pas les gens qui ne pouvait parler clairement, et distinctement des choses qu’ils souhaitaient. Je ne disais pas un mot et je la fixais. Elle disait alors qu’elle n’aurait pas l’occasion d’y aller. Je haussais les épaules. Si elle voulait rester ici, elle pouvait se permettre quasiment ce qu’elle souhaitait, à elle de prendre ce qu’elle voulait. Vouloir le monde n’est pas un défaut. Elle me demande si j’étais là bas longtemps. Je haussais les épaules, pas tant que cela si l’on y réfléchit. Mais j’avais marqué les esprits de l’époque, le massacre des Rocheraud. Une véritable réussite selon moi. Une chose avait défrayé la chronique pendant un petit moment.

Je suis née en France, le pays a une valeur… sentimentale. lui répondis-je

J’avais été Maître Vampire la bas. J’avais ouvert mon premier bordel de luxe là bas. J’avais rencontré des gens extraordinaires à Paris. Je soupirais, je pensais y retourner assez rapidement. Je regardais Alexis. Elle semblait … intriguée, autant que je l’étais. C’était… amusant. Elle reprit sur Alan, m’avouant qu’elle n’était pas courant, et qu’il lui avait dit c’était un Loup. Je haussais une nouvelle fois les épaules, et écrsait ma cigarette. Je me tenais toujours devant elle, mais j’avais lâcher sa mâchoire machinalement. Elle disait qu’elle ne voulait pas tuer, qu’elle ne voulait pas faire de mal.

Le problème, c’est que ça n’a rien à voir avec ce que tu veux Alexis.

Je me levais, souriant légèrement, me dirigeant vers une des télécommande, pour augmenter la température des lieux. Je reposais l’appareil, avant de reporter mon attention sur Alexis, qui disait que je me trompais à son sujet, je fus curieuse de savoir comment puis intriguée. Elle ne voulait pas fuir, elle semblait comprendre me malgré le côté véritablement mauvais de ce …. « deal », c’était peut être la meilleure chose qu’elle pouvait espérer pour le moment. Elle parlait alors de sa majorité, et du fait que les services sociaux ne la trouveraient pas ici. Non en effet, ils n’allaient pas venir toquer à ma porte pour chercher une gamine qu’ils avaient perdues. Je me mettais à rire.

Non, ils ne viendront pas en effet. Je suppose qu’ils n’ont pas vraiment intérêt à venir m’ennuyer. Mais dans le pire des cas, je m’en occuperais. Tu es ici, sous ma responsabilité et ma protection, peu importe ce que tu peux penser des vampires, tu as ma parole. commençais-je. Mais attention, je n’aime véritablement pas être déçue. terminais-je.

Aussi passionnante cette rencontre était, l’heure se faisait tardive, et le soleil allait menacer de se lever. Non pas que je craigne quelque chose, merci aux vitres anti-UV, et autre petits plaisirs, et je commençais non pas à fatiguer, mais à devoir m’occuper de paperasses pour le Laurentia qui attendait depuis bien trop longtemps. J’allais aussi devoir m’occuper des choses que j’avais promis à Alexis, ce chauffeur par exemple, non pas que ce serait chose difficile, mais il fallait s’en occuper tout de même. Je regardais Alexis, elle était parfaitement assise, droite et sage comme une image, comme si le moindre mouvement pouvait lui couter la vie.

Aussi passionnante cette conversation peut être, je vais devoir me retirer. Tu trouveras tout ce dont tu as besoin, et tout ce, sur quoi, nous nous sommes mise d’accord demain soir. J’aimerais m’en occuper pendant la journée, mais… nous savons bien que je ne peux pas. Pour le moment, la chambre que tu as choisi et ce qui peut aller avec, salle de bain et compagnie est à toi. Fais en bonne usage. Je vais te demander de me donner ton téléphone, ne prend pas ça personnellement, mais je ne fais confiance à personne. Et Appelle moi Constance.

Je tendis la main vers elle pour qu’elle me donne son téléphone.


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MessageSujet: Re: There's nothing romantic about death. [Livre II - Terminé]   Dim 11 Mai - 16:01

J’étais pendue à ses lèvres, et à tout ce qu’elle pourrait m’apprendre – de manière générale, mais aussi sur les siens. Il en avait toujours été ainsi, depuis que j’en avais entendu parler. J’avais voulu en savoir plus sur les vampires, et sur les loups. Savoir s’ils étaient… comme moi. Si j’avais un rapport avec eux. Ce que j’étais. Je savais maintenant que non, même si les loups et les métamorphes avaient des choses en commun, d’après Roxie. Mais… Nous étions tous plus similaires que les humains ne le seraient jamais de nous, non ? Je ne savais pas vraiment… Je ne me sentais pas si différente des humains non plus. J’étais devant une balance, qui devait pencher d’un côté ou de l’autre, et je n’y arrivais pas. Je ne me sentais ni humaine, ni surnaturelle. Je soupirais, ne prêtant pas réellement attention à l’attitude de mon hôtesse. Seules ses paroles me firent revenir sur terre, à l’instant présent.

Une valeur sentimentale ? A mon tour, de hausser les épaules. Je ne comprenais pas réellement cela. Dès ma naissance, j’avais été déracinée au final, je crois. Pas de parents, tous morts – ou c’est ce que l’on m’avait dit du moins -, élevée par mes grands-parents pendant le début de mes années d’insouciance, jusqu’à être enfermée par eux dans une cave… Alors non, je n’avais pas cet attachement envers qui ou quoi ce soit. Ou peut-être les Lindon. Mais… Notre maison était vide maintenant, sans eux, depuis leur disparition, même si j’avais appris qu’ils n’étaient pas morts finalement, je ne les avais pas revus de peur que… qu’ils m’aient oubliée. Mais la maison était vide, sans Elliott, sans moi. Je n’osais pas y revenir. Alors non, je ne comprenais pas, et je ne pouvais avoir cet attachement à un lieu. J’étais vivante là où les personnes que j’aimais étaient, mais pas dans un endroit particulier. Je crois. « D’accord. » Je ne pouvais rien lui répondre de plus, je ne savais pas quoi lui répondre de plus.

Je serrais les dents, alors qu’elle me disait que ce que je voulais n’entrait pas en compte. Comme si ses paroles servaient de brutale prise de conscience. Bien sûr que mes désirs n’entraient pas en compte. Ce que le tigre voulait, je le voulais… Ma rencontre avec Alan me l’avait prouvé. Ce chiot, que j’avais laissé pour presque mort dans la forêt, jamais je ne l’aurai mis dans un tel état si j’avais eu le parfait contrôle… Au contraire. J’aurai joué avec l’animal, le provoquant, mais sans lui faire de mal. Le carnassier en moi avait pris le dessus. Je serrais encore davantage les dents – je n’avais pas compris avant, et je n’aimais pas ça du tout. Comment Roxane faisait-elle ? Lui arrivait-il de manger des poules quand… quand elle se transformait en renard ? J’ouvrais la bouche pour prendre la parole, puis la refermais, réticente à avouer ce que j’allais dire. Réticente à le reconnaître vraiment. Mais à quoi bon de nier ? « Vous avez raison… » Ma voix devait être atone, comme s’il s’agissait d’une simple constatation qui ne me faisait rien, alors qu’au fond, elle me répugnait. La vampire le saurait-elle ? Aucune idée. Je haussais les épaules, plus pour moi que pour elle – elle ne pouvait lire dans mes pensées, après tout. Je l’espérais, du moins.

Je relevais le regard à nouveau, l’entendant rire, constatant alors que la température était plus élevée. Je frissonnais encore, mais ça ne serait bientôt plus le cas. Je le supposais, du moins. J’acquiesçais, alors qu’elle m’affirmait que les services sociaux ne viendraient pas, et que si tel était le cas, elle s’en occuperait. Je ne préférai pas savoir de quelle manière… Elle embrassait sa nature meurtrière, elle me l’avait dit – qui me disait qu’elle ne laisserait pas des cadavres quelque part ? Je soupirais. Je ne me reconnaissais pas. Il y a deux semaines de ça, Charlie m’avait proposé de se débarrasser d’Alois définitivement, et je m’étais insurgée. Et là, je préférais faire l’autruche quant à ce que Constance me disait… Etait-ce l’agression avortée d’Alois, qui avait abouti à ma visite à la PES, qui faisait ça ? Je ne savais pas, mais je n’aimais pas ça. « Je ferai tout pour ne pas vous décevoir. » C’était vrai. Je le lui avais dit, j’avais aussi un avantage à résider chez elle. Et je ferai de mon mieux pour ne pas me comporter d’une manière qui ne lui convienne pas. Mais je n’étais pas à l’abri d’une erreur, c’est pourquoi je n’avais pas dit que je ne la décevrai pas… Même si je n’avais pas du tout anticipé de dire ça.

Peu importait. Je l’écoutais, et acquiesçais. Je fatiguais de toute façon, et n’allais pas tarder à ne plus pouvoir lutter contre le sommeil. Et de toute évidence, elle ne pouvait s’occuper de ça en pleine journée. Je pinçais les lèvres, lorsqu’elle me demanda de lui donner mon téléphone. Pour combien de temps ? Tout le temps ? J’enverrai un SMS à mon frère le lendemain soir, lui dire que je restais chez une amie mais qu’on pourrait manger ensemble un midi s’il voulait… Il s’inquiéterait surement mais ne se poserait pas de questions, il était habitué. Et j’espérais négocier pouvoir avoir mon téléphone, plus tard. Je le lui tendais. « D’accord, mad… Constance. » Ceci fait, je me levais, et me dirigeais donc vers la chambre qui m’était prêtée. J’aurai bien été prendre un bain avant, mais trop fatiguée, j’eus à peine le temps de me dévêtir, et de m’écrouler sur le lit. Avait-elle des pyjamas ? Je devrais le lui demander.

|HJ| Voilààà ! Bon du coup, si y’a un RP Constance/Krystel/Alexis à venir, tu me diras, je suppose Pour le téléphone, faudra qu’on voit par MP ce qu’il en est ^^ Vu qu’elle a envoyé des SMS. (Enfin au pire, elle en volera un quelque part et le cachera, mais j’ai pas nécessairement envie de la mettre en porte à faux vis à vis de Constance xD)

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