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–› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]
MessageSujet: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 12 Avr - 1:41




Aaron & Charlie


Charlie sortait beaucoup ces derniers jours. Elle cherchait à s'épuiser le plus possible pour pouvoir tenir une nuit décente sans cauchemars alors elle buvait plus que de raison, elle passait les soirées en boite de nuit quand elle ne devait pas s'occuper de superviser un arrangement pour son travail officieux et elle se livrait à toute sorte de pratiques de débauches qu'il ne serait sans doute pas très pertinent d'évoquer.

Alors quand son téléphone sonna à midi alors qu'elle ne dormait que depuis six heures elle grogna avant de se tortiller pour atteindre le fautif. C'était juste un message mais le bip sonore était déjà insupportable. Aaron ? Ça faisait un moment qu'elle n'avait pas eu de ses nouvelles. A dire vrai elle était tellement dans le speed ces derniers temps qu'elle n'avait pas vraiment pris la peine de garder contact avec qui que se soit. Elle évitait tout le monde pour ne pas avoir de questions sur ce qu'elle faisait, ce qui lui était arrivée ces derniers temps... Elle s'était rendue compte qu'elle avait quelques absences, elle ignorait si c'était l'alcool, le manque de sommeil mais quelque chose ne tournait pas rond et tant qu'elle n'aurait pas mis le doigt dessus elle ne pouvait pas se risquer à rencontrer trop de monde. Pour cette raison elle avait repoussé son appel aux Louves qui étaient censées lui apprendre à mieux se comporter dans la Meute. Elle savait que Hayden n'approuverait pas mais dans le fond toute cette histoire commençait à lui taper sur le système. Son regard devint dur lorsqu'elle pensa à l'Ulfric.

* Qu'il aille se faire mettre, chacun son objectif dans la vie. *

Elle ne reprit ses esprits qu'en lisant le nouveau message reçu. Elle y répondait avec un enthousiasme feint. Peut-être que quand elle le verrait elle parviendrait vraiment à se détendre mais là en permanence elle avait l'impression d'être sur une planche étroite au dessus d'une mare infestée de requins. Le moindre faux pas lui serait fatal. Elle se leva en soupirant, téléphone dans la main pour continuer son échange de messages. Elle se versa un verre de jus d'orange tout en avalant plusieurs comprimés contre le mal de crâne. Aaron avait peut-être raison elle devrait y aller un peu plus doucement sur l'alcool. Lorsqu'il lui donna l'adresse de la galerie elle reposa le téléphone sur le comptoir de la cuisine et fonça sous la douche.

Une heure après avoir reçu le message du photographe elle était douchée, habillée : une jupe crayon noire, un chemisier Anne Fontaine blanc dont le col élastique permettait de laisser ses épaules dénudées, elle enfila une paire d'escarpins noirs et pris son sac dans lequel elle enfourna tout le bordel dont elle avait besoin, y comprit le 9mm qui ne la quittait plus, elle était devenue méfiante après ce qu'elle avait fait. Elle devait passer voir un fournisseur pour discuter avec lui de certains détails financiers. Un truc plutôt barbant mais qui était nécessaire, elle ne lâcherait pas sur les milliers de livres qu'elle pouvait se faire en plus s'il revoyait son prix à la baisse.

Lorsqu'elle arriva devant la galerie d'Art il était déjà tard mais justement se serait peut-être mieux si elle voulait embrayer en l'entraînant en soirée. Elle franchissait la porte en observant chaque mur. Il avait les choses en grand, elle était impressionnée.

« Psst, on m'a dit que c'était la galerie d'un photographe grincheux c'est bien ça ? » demanda-t-elle avec un large sourire au photographe qui ne l'avait pas remarquée.

Elle lui tira la langue pour appuyer sa blague.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 13 Avr - 1:03

What doesn't kill you makes a fighter

 


J’étais d’excellente humeur malgré le temps glacial que nous offrait Edimbourg ! Mais comment n’aurais-je pas pu l’être ? J’avais tout pour être heureux… Adolescent, je rêvais ma vie et cette dernière était devenue un rêve ! J’avais une petite-amie formidable, un job qui était ma passion et je venais d’ouvrir ma propre galerie d’art. Cette dernière attirait déjà du monde et même les personnes qui n’achetaient pas forcément quelque chose me félicitaient pour mon talent ! En bref, j’étais aux anges.
Cependant, il y avait un léger petit défaut au fait d’avoir cette galerie… Si je voulais attirer et fidéliser une cliente il fallait que je l’ouvre un maximum ! Mais le temps que je passais ici me privait de séances photos et j’envisageais de prendre une gérante. J’avais d’ailleurs contacté Alienor pour lui proposer le job ! Je savais que la serveuse commençais à en avoir marre de son job et je l’avais vu en contact avec du monde… Elle avait le sens du relationnel et était souriante ! J’espérais donc que sa réponse serait positive ce qui m’éviterais d’avoir à faire passer des entretiens ce qui m’aurait faire perdre encore un peu plus de temps.

N’ayant pas grand monde j’avais classé la paperasse, exposé de nouvelles photos et communiqué par sms avec Charlie. Je trouvais cette dernière adorable ! Elle avait un sacré caractère mais sa spontanéité était communicative. J’adorais passé du temps avec elle-même si ce n’était que pour boire un café ou un Coca… bien que la brune essayait toujours de me faire boire de l’alcool et me charriait souvent à ce sujet ! A croire que j’étais trop sage… Mais au moins je n’avais pas mal à la tête moi !
Enfin bref, dans mon dernier message je lui avais filé l’adresse de la galerie pour qu’elle y passe et me donne son avis mais je n’avais pas eu de réponse… Peut-être qu’elle s’était rendormie ou était-elle juste occupée. J’avais donc continué à vaquer à mes petites affaires. Je m’avançais dans le tri des photos et des tableaux et je ne voyais pas passer l’heure… Très concentré dans l’installation de photographies que j’avais faites à Paris je n’avais pas entendu la porte s’ouvrir. Ce ne fut que lorsqu’on s’adressa à moi que je reconnus la voix. Je me tournais vers la brune en levant les yeux au plafond ! Je n’étais pas grincheux moi… au contraire. Je posais les clichés et allait à la rencontre de la jeune femme.



- Y’a pas de photographe grincheux ici Mademoisele-Aïe-J’ai-Mal-Au-Crâne ! lui répondis-je avec un clin d’œil. Ça va mieux l’Artiste ? lui demandais-je en lui faisait la bise. Je pensais pas que tu viendrais, avouais-je en toute franchise. Ravi que tu aies décidé de venir me faire un coucou…


Enfin, selon ses messages elle devait me kidnapper mais je ne savais pas si c’était une vérité absolue ou juste un petit délire. Une chose était sûre, j’allais pouvoir lui faire faire le tour de ma galerie maintenant qu’elle était là ! Je passais près d’elle et tournais la petite pancarte sur la porte vitrée pour indiquer que j’étais fermé. Avec un sourire, je revins vers la brune.


- C’n’est pas super grand mais je te fais faire le tour des lieux ?

 
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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 14 Avr - 0:38




Aaron & Charlie


Une galerie d'Art c'était le rêve de pas mal d'artistes. C'était devenir une icône dans le milieu et décider ce qui serait la tendance du moment. Charlie était contente pour Aaron, ils s'étaient rencontrés en soirée et avaient passé une bonne partie de leur temps à se moquer de ces artistes d'un soir qui voyaient l'Art dans des taches d'encre ridicules. Charlie ne s'était jamais considérée comme une artiste guindée, elle savait dessiner et s'amusait à exprimer ce qu'elle avait dans le fond du cœur. Elle voulait juste exprimer sa manière de voir le monde après si ça plaisait à certaines personnes tant mieux mais ce n'était pas son objectif principal.

En ce moment elle s'éloignait pas mal de son objectif artistique mais c'était aussi une manière de se libérer. Le trafic de drogue n'avait en soit rien de libérateur mais elle pouvait enfin être ce qu'elle avait toujours voulu. En fait à l'heure actuelle elle faisait absolument tout ce dont elle avait aspiré dans sa jeunesse. Il ne lui resterait plus qu'à concilier les deux mais plus tard. Pour le moment elle faisait ça à sa manière en oubliant les trucs les plus gênants qu'elle avait pu faire.

Lorsqu'elle rentra dans la galerie elle ne pensait plus à toutes les difficultés qu'elle avait rencontré ces derniers temps pour rester enjouée. Après tout elle rendait visite à un ami qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps et pour qui les choses fonctionnaient superbement bien, comment ne pas être heureuse ? Elle grimaça exagérément lorsqu'il répondit à sa blague en lui rappelant son état d'il y a quelques heures. Mais elle préféra s'armer d'un sourire lorsqu'il s'approcha pour l'embrasser en toute amitié avant de lui demander des nouvelles et de lui dire qu'il pensait qu'elle n'allait pas mettre en application ce qu'elle lui avait dit.

« Ça va, mon meilleur ami Ibuprofène m'a donné un petit coup de réconfort. Comment aurais-je pu louper l'occasion de venir te voir dans ta magnifique galerie ?! » dit-elle sans se défaire de son sourire.

Elle avait toujours quelques nerfs de son cerveau qui criait grâce mais elle les ignorait pour se concentrer sur ce qu'elle avait sous les yeux. Le travail d'Aaron était magnifique autant les photos que la galerie. Aussi lorsqu'il lui proposa de lui faire le tour du propriétaire elle s'accrocha à son bras.

« Allez je te suis, montre-moi toutes tes petites merveilles ! Depuis quand est-ce que tu as ouvert ? » demanda-t-elle avec intérêt.

Elle aurait eu la réponse si elle avait continué à trainer dans les soirées habituelles bourrées d’artistes. Mais elle préférait trainer dans des ambiances différentes, elle en avait marre de boire du vin pisseux en faisant semblant d’apprécier ce qu’elle voyait enfin quand elle sortait vraiment. Elle avait souvent passé des nuits entières sous un drap en charmante compagnie plutôt que chez elle ou ailleurs à faire la fête en bonne et due forme. Mais elle avait besoin de tout ça pour essayer de s’évader et arrêter de repenser à toutes ces merdes de gangs, de Meute ou d’autres trucs qui faisaient que la vie était ainsi faite. Elle voulait juste profiter de la vie pendant qu’elle le pouvait.

« Ah tant que j’y pense, l’exposition se sera le 25 janvier normalement mais je t’enverrai un texto pour te le rappeler. » dit-elle en se souvenant qu’elle lui en avait parlé par SMS.

Elle avait presque fini toutes les œuvres à exposer il ne restait que quelques détails à régler comme la mise en place de chaque choses en fonction de l’endroit qu’elle trouverait pour faire cette fameuse exposition. Elle avait presque réussi à négocier un entrepôt désaffecté mais maintenant peut-être qu’elle allait aller plus loin en achetant le bâtiment. Ça pouvait toujours être utile et ça lui permettrait d’écouler toutes les liquidités douteuses qui commençaient à s’accumuler.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 14 Avr - 15:30

What doesn't kill you makes a fighter

 


Je ne le cachais pas... J'étais assez fier d'en être arrivé où j'étais aujourd'hui ! J'avais longuement hésité à ouvrir ma galerie car cela m'ajoutait pas mal de boulot en plus mais au final je ne regrettais pas. Voir mes clichés et mes œuvres affichés aux yeux de tous et plaire était merveilleux. Le seul hic était que j'aurais aimé pouvoir partagé ça avec mes parents et mon frère mais le Canada ce n'était pas la porte à côté et je savais pertinemment que ma famille refuserait que je leur offre le voyage ! Je n'avais plus qu'à espérer qu'ils ne tardent pas à venir. En attendant, j'avais ma sirène, ma mentor et d'autres amis avec qui je pouvais fêter ça !
J'avais d'ailleurs échangé quelques sms avec Charlie mais je n'étais pas sûr de la voir. En ce moment elle était assez occupée et aujourd'hui elle semblait avoir une belle gueule de bois ! Cette pensée me fit sourire. Je fus donc agréablement surpris de voir débarquer la jolie asiatique en fin de journée... Elle avait l'air d'aller mieux mais comme elle me décrivait comme un grincheux je lui rappelais son mal de tête ! Mesquin ? Un peu. Mais je n'avais rien d'un grincheux puisque je passais mon temps à sourire. D'ailleurs c'est ce que je fis lorsqu'elle me parla de son ami Ibuprofène. Avec un clin d'œil je repris la parole...



- Effectivement je serais devenu grincheux si tu ne t'étais pas bouger pour venir ! Je marquais un pause accompagnée d'un sourire. Tu sais que tu pourrais te passer de ton ami Ibuprofène si tu faisais comme moi... C'est à dire si tu avais une relation suivie avec mon pote Coca-Cola.


Humour, humour quand tu nous tient ! J'avais ensuite proposé à la brune de faire le tour de la galerie. Ce n'était pas bien grand mais elle aurait un large aperçu de tout ce que je savais faire. Les photos étaient variées tout comme les peintures ! Il y avait des paysages, des portraits, du noir & blanc, de la couleur. J'avais même affiché certaines photographies de concerts d'Elecktra... Ces dernières étaient superbes et j'avais toujours ma sirène près de moi comme ça. Charlie me saisit donc par le bras et je lui faisais faire le tour des deux pièces en prenant mon temps puisque j'avais pris soin de fermer les lieux au public.
Je réfléchis quelques secondes à la réponses pour la brune. Je ne savais plus vraiment comment je vivais avec tout ce que j'avais à faire ces derniers temps. Sans oublier la triste nouvelle que j'avais appris au sujet de Kate. D'ailleurs, je chassais vite cette pensée de mon esprit.



- J'ai pas ouvert depuis très longtemps, commençais-je par dire. Deux petites semaines à peine ! J'suis assez content du résultat mais ça me prends beaucoup temps et je suis limité pour la photographie maintenant, avouais-je. Je pense que je vais embauché quelqu'un pour la gérance de la galerie et la prise de rendez-vous pour l’événementiel, expliquais-je ensuite.


Le tour étant fini je m'étais arrêté devant les clichés du concert de ma sublime sirène... J'y jetais un coup d'œil brièvement avant de reporter mon attention sur Charlie qui me reparlais de son vernissage ! Ce dernier aurait lieu le 25 janvier. Il fallait donc que je le note dans mon agenda pour être certain que je serais libre à ce moment là. J'allais le faire directement dans le bureau pour être sûr de ne pas oublier. J'avais tellement de choses en tête en ce moment...


- Le 25 je serais donc là, tu peux compter sur moi, répondis-je en souriant. Je vais aller me libérer cette soirée sur mon agenda, continuais-je en indiquant d'un signe de tête une porte indiquée « Privé ». Je te laisse me suivre !


J'entrais donc dans le bureau et allais allumer l'ordinateur. En attendant que ce dernier ne démarre, je me retournais vers la brune avec un sourire.


- Alors ? T'en pense quoi ? demandais-je en parlant de la galerie. Et tu veux boire quelque chose ? J'ai pas d'alcool mais du Coca ou du café, précisais-je amusé.


J'étais près du mini frigo sur lequel trônait une Senseo. L'ordinateur, lui, s'était allumé et affichait une photo d'Elecktra blottie dans mes bras en fond d'écran.

 
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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 27 Avr - 3:34




Aaron & Charlie


Boire pour oublier en fait c’était devenu ça. Elle n’avait pas besoin de l’alcool pour oublier certaines choses et plutôt que de s’avouer qu’elle avait un problème elle buvait plus que de raison comme ça elle trouvait une explication pas trop inquiétante au sujet de ses pertes de mémoires passagères mais aussi elle pouvait s’endormir comme une masse sans risquer de cauchemarder. C’était son astuce quand elle ne trouvait pas le moyen de s’épuiser physiquement pour trouver le sommeil. Elle ne s’attendait pas à ce que Aaron comprenne, il n’était pas au courant de tout ce qui se passait dans sa vie et même s’il l’était, il lui conseillerait la chose la plus simple : arrêter de faire des conneries avec ces histoires de trafic de drogue qui allaient en totale contradiction avec ce qu’elle était censée faire.

Entre nous si Charlie faisait ce qu’on attendait d’elle la vie serait bien triste. Et puis elle était connue pour ça : faire l’extrême opposé de ce qu’on lui disait de faire, franchir tous les interdits les uns après les autres jusqu’à ce qu’une sanction ne tombe. Elle ne retenait jamais la leçon ou si mais à mauvais escient pour faire des coups foireux encore mieux cachés aux yeux de tous.

Elle leva les yeux au ciel lorsqu’il tenta de la reconvertir au Coca-Cola. Après tout c’était de bonne guerre, elle passait pas mal de temps à essayer de l’engrainer à boire de l’alcool. Elle fit mine de réfléchir quelques secondes en exagérant son expression de réflexion. C’était surtout pour se donner un peu de temps avant de réussir à mimer un sourire convainquant.

« Hmmm… Je le connais ton ami et il est souvent de meilleure compagnie quand il est accompagné. Mais tu me diras c’est une question de goût. Je t’assure que le mal de crâne vaut le coup après la soirée de folie que je viens de passer. Tu devrais vraiment venir, je te parle pas des soirées avec les vieilles grincheuses qui se rident à regarder les tableaux. C’est un genre un peu plus Underground. » dit-elle avec un sourire qui n’était pas feint.

Bon par contre elle ignorait comment elle avait réussi à rentrer chez elle en un seul morceau, en se levant elle n’avait pas détecté la moindre odeur de vomis ou de trucs dégueulasses du genre. Mais sur ses vêtements de la veille elle avait noté plusieurs trucs suspects dont elle ne se souvenait pas comme la peinture en spray qu’elle utilisait normalement pour taguer : elle n’avait pas le souvenir d’avoir fait le moindre truc de ce genre mais visiblement l'alcool avait absorbé avec lui certaines parties de la fête.

Aaron avait décidé de lui faire le tour du propriétaire. Charlie s'attarda plus sur les photos d'une qualité époustouflante plutôt que sur la galerie en elle-même. Depuis quelques jours elle s'intéressait de près à l'immobilier mais elle ne parvenait toujours pas à comprendre l'intérêt que certains pouvaient avoir pour les constructions. Elle se concentrait souvent sur la surface et là elle avait de quoi faire. Elle nota plusieurs photos d'Elecktra. Ces deux-là se connaissaient ? Aucune idée elle avait rencontré quelques semaines plus tôt la jeune femme mais elles n'avaient pas parlé d'une connaissance commune.

Il l'arracha à ses suppositions silencieuses pour lui expliquer les détails de son emploi du temps de ministre. Elle comprenait trop bien ce problème. On voulait tous atteindre un objectif dans notre métier et plus l'ascension était importante moins l'artiste pouvait s'exprimer.

« Je suis vraiment contente que ça fonctionne. Cette histoire de logistique n'est qu'un détail, trouve le bon partenaire, quelqu'un qui saura anticiper tes désirs, tes besoins et bientôt tu pourras retourner dans les concerts pour prendre de magnifiques photos. » dit-elle avec un sourire en songeant à Paul et cette mystérieuse partie d'elle-même qui prenait le relais quand les choses devenaient trop obscures.

On ne pouvait pas faire les choses seul il fallait donc trouver la personne qui saurait être là quand on avait besoin d'elle. Un peu comme une âme sœur mais la connexion n'allait pas jusque sous les draps. Enfin si, certaines fois, mais c'était encore un peu particulier. Elle songea à ses pratiques peu communes auxquelles elle se livrait avec son associé. Elle savait pourtant que mélanger boulot et sexe finirait par lui coûter cher mais elle ne parvenait pas à séparer les deux. Elle voulait de son associé comme amant et inversement. Et puis comme ça elle s'assurait un certain contrôle sur lui. Le sexe lui avait permis de diriger plus d'une conversation d'ordre professionnelle.

Elle dérivait complètement, elle se concentra à nouveau sur la conversation qui avait lieu avec un ami qu'elle appréciait particulièrement et avec qui il serait sans doute très gênant d'évoquer non seulement le milieu dans lequel elle se lançait mais aussi tout ce qui pouvait s'approcher de sa vie "sentimentale". Elle le suivit dans le bureau alors qu'il allait noter la date qu'elle venait de lui donner pour le vernissage. Elle allait peut-être changer certains détails pour acheter carrément l'entrepôt où elle ferait son exposition comme ça elle pourrait vraiment moduler l'espace à sa guise sans la contrainte de savoir si cela allait déranger le propriétaire. Comme ça tout serait tout simplement parfait pour sa première exposition. Ça devait l'être, il y avait pas mal d'enjeux sur ce nouveau lancement.

Elle l'observa s'agiter autour de son ordinateur en songeant qu'elle devrait peut-être opter pour un ordinateur plus high tech que celui qu'elle avait mais surtout s'assurer que personne ne pourrait le piratait si elle devait y stocker certaines informations. Elle fixa le fond d'écran quelques secondes avant de percuter deux choses : il lui parlait et visiblement la chanteuse et lui c'était plus qu'une histoire d'Art.

« Un café s'il te plait. Pas sûre que mon estomac supporte les bulles de ton meilleur ami Coca. Au fait, tu ne m'avais pas dis que tu connaissais Elecktra !? »

Connaître c'était presque évident, ça crevait les yeux qu'il y avait une histoire de sexe, amour, quelque chose entre eux. Mais elle n'avait pas envie de s'enfoncer dans un truc compliqué de la vie privée d'Aaron dont il n'aurait peut-être pas envie de parler. Et puis si elle commençait à le questionner sur le sujet il serait bien capable de lui renvoyer l'ascenseur et là elle n'était pas sûre de vouloir s'engager sur ce terrain-là. Non pas qu'elle soit pudique ou honteuse de son train de vie mais elle n'avait pas envie d'entendre que l'amour c'était beau, magique... L'idée même lui donnait la nausée, à moins que se soit l'alcool qui n'avait toujours pas fini de faire effet.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 28 Avr - 15:39

What doesn't kill you makes a fighter

 


En voyant Charlie débarquer je n'avais pas pu passer à côté du fait qu'elle ne semblait pas en grande forme. Je ne savais pas si c'était seulement à cause de sa soirée trop arrosée mais je ne lui posais pas la question. J'étais curieux mais je préférais quand même que les gens me parlent de leur plein gré si tel était leur désir. Le truc c'est que j'espérais que Charlie n'avait aucun problème car cela me ferait ch#er ! Mais bon, je me taisais et choisissais de plaisanter avec la jolie brune. Si elle n'était pas au top, la faire rire pouvait être un moyen de lui faire oublier ses soucis. Du moins, je l'espérais.
Je faisais donc une tentative de conversion au Coca-cola sur la jeune femme. Elle commença par reconnaître que c'était pas mal mais qu'il était meilleur accompagné. Avec un sourire, je levais les yeux au plafond... Effectivement, les goûts et les couleurs pouvaient être très différents selon les personnes mais je préférais largement ne pas me récolter de mal de crâne suite aux soirées que je pouvais faire. D'ailleurs, en parlant de sorties, Charlie me dit que je devrais peut-être l'accompagner plutôt que de me rendre à des soirées ennuyeuses. Je souris... Mes soirs n'étaient pas soporifiques, surtout quand je les passais en compagnie de ma sirène.



- J'aurais tenté une nouvelle fois de te faire changer d'avis, dis-je amusé avec un haussement d'épaules. Et pour que je viennes, il faudrait peut-être que tu m'invite non ? déclarais-je ensuite. Tu sais que je viendrais avec plaisir voir comment tu occupes tes soirées et surtout te récolte de tels maux de crânes, précisais-je pour la taquiner.


J'avais ensuite fait le tour de ma galerie avec la jeune femme pour qu'elle visite les lieux et qu'elle voit aussi de plus près ce que je faisais. L'endroit était super sympa mais je devais avouer que j'étais principalement fier de mon propre travail. Je ne parlais pas lorsqu'elle regardait les photos et je faisais de même face avec mes clients... J'expliquais l'histoire de telle photo ou telle peinture seulement lorsque l'on me le demandait et c'était très rare. Les gens aiment faire travailler leur imagination et c'était souvent le cas face à mes œuvres ou face à l'art en général.
J'expliquais ensuite à la brune que j'envisageais de prendre une personne pour faire acte de présence à la galerie car cela me prenait trop de temps. Charlie me fit sourire en disant être contente pour moi et elle m'expliqua que je devais trouver une personne digne de confiance à embaucher. J'acquiesçais d'un signe de tête ! J'avais déjà une personne qui me venait à l'esprit et je lui en avais déjà touché deux mots. Je n'avais plus qu'à croiser les doigts pour qu'Alienor accepte de bosser à la galerie plutôt que de continuer dans son bar. Je jetais un coup d'œil à la photo d'Elecktra faite pendant un de ses concerts et je souris avant de reporter mon attention sur Charlie...



- J'ai déjà une personne en tête que j'aimerais embaucher et je lui en aie touché deux mots... J'attends sa réponse ! expliquais-je. J'espère que se serait oui car j'ai l'impression de faire plus de paperasse que de photographies ou de la peinture. Il faudrait que les journées durent quarante-huit heures pour que j'ai le temps de tout faire !


J'avais ensuite dit à Charlie de me suivre dans le bureau. Il fallait que je note le jour où aurait lieu son vernissage ! Je ne voulais manquer ça pour rien au monde et je serais à tous les coups un des premiers à arriver. D'ailleurs, je me proposerais bien de lui filer coup de main si elle en avait besoin... Mais pour ça il fallait que je vérifie si je n'avais pas déjà des trucs de prévu. En attendant que l'ordinateur ne s'allume j'avais demander à la belle si elle voulait boire quelque chose avant d'aller du côté du frigo sur lequel trônait une Senseo. Charlie me demanda un café et me posa ensuite une question qui m'étonna dans un premier temps. Je saisissais une dosette et commençais à faire couler le café avant de me tourner en direction de la jeune femme. Je remarquais le fond d'écran de l'ordinateur et je souris à Charlie...


- Oui on se connaît... à vrai dire, on est ensemble ! dis-je simplement. Et je ne savais pas non plus que vous connaissiez toutes les deux ! Vous vous être rencontrées comment ? demandais-je avec curiosité.


Je me sortais ensuite un coca du frigo et ramenais son café à Charlie en lui demandant si elle prenait du sucre. A cet instant, mon regard se posa sur une toile retourner et je me souvins que j'avais justement fait un petit quelque chose pour le jeune femme qui se tenait en face de moi.


- P'tain, j'avais complètement oublié ça ! dis-je en posant ma boisson sur le bureau et en regardant à présent Charlie. J'ai un p'tit quelque chose pour toi... J'ai fait ça pour voir si ma mémoire et la peinture faisaient bon ménage. J'te montre ?

 
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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 23:46




Aaron & Charlie


Aaron était cool, mignon, drôle… Il aurait dit qu’il était gay Charlie n’aurait pas été choquée mais il était 100% hétéro et en couple de ce qu’elle en savait. Mais ce n’était pas vraiment son genre de parler de ce genre de choses si on n’abordait pas le sujet en premier lieu. Elle se contenta de pouffer de rire lorsqu’il renonça à la faire changer d’avis sur son régime sans alcool. Au moins il savait quand arrêter avant de devenir lourd pas comme ces hippies qui s’accrochent à vous comme des sangsues et vous disent qu’il ne faut pas ruiner son corps avec cette boisson alcoolisée. Et pour info, Charlie rencontrait pas mal de ces personnes lors des diverses expositions. Dans ces endroits c’était quitte ou double : soit des alcooliques ou des gens qui passaient leurs vies à brouter de l’herbe comme s’ils étaient des lapins.

Finalement Aaron lui confirma qu’il accepterait de l’accompagner dans ses soirées où l’alcool coulait à flot. Tout ça pour finalement lui reprocher qu’elle ne l’invitait jamais. La prochaine fois elle lui enverra un message. Elle s’arma d’un sourire amusé en imaginant ce que ça pourrait donner. Mais elle savait d’ores et déjà que la soirée ne serait pas aussi drôle que ce que ça pouvait être avec d’autres de ses amis. Non pas que Aaron soit quelqu’un de barbant mais il était en couple et sans doute *pas un habitué des grandes beuveries.

« Ok mais si je t’invite je ne veux pas que tu sirotes ton coca toute la nuit. Je veux que le lendemain tu fasses la même tronche que moi. Bon par contre faut que je vois où je peux t’emmener parce que dans certains trucs tu vas m’étrangler et ensuite ta copine fera pareil. » dit-elle en songeant à certaines soirée où les vêtements s’envolaient plutôt facilement.

Non définitivement elle ne l’inviterait pas à ce genre de soirées c’était le meilleur moyen de perdre une bonne amitié. Surtout que depuis toujours il n’avait jamais été question de sexe entre eux donc pourquoi commencer maintenant ? Il était en train de lui faire le tour du propriétaire. Charlie regarda vaguement les murs pour examiner l’agencement qu’il avait pu y faire mais son regard fut rapidement attiré par toutes les photos qu’il exposait. Elle resterait toujours fascinée par cette capacité à saisir l’instant présent. Avec la peinture les choses étaient beaucoup plus simples il suffisait de faire travailler son imagination et pour ça elle n’était jamais à cours.

Elle l’entendit alors parler d’une personne qui était potentiellement intéressée par le boulot et qui ferait l’affaire selon ses critères. Il enchaîna alors sur son problème de temps. Forcément quand on faisait autre chose que dessiner ou photographier de suite le reste en pâtissait. Elle en savait quelque chose et encore quand elle ne passait pas ses nuits à faire la fête pour parvenir à dormir quelques heures elle arrivait à tout gérer. Mais ses insomnies allaient finir par avoir sa peau et elle avait déjà essayé pas mal de somnifères rien n’y faisait.

« M’en parle pas, les journées sont trop courtes et la liste des choses à faire trop longues. Allez t’en fais pas tu trouveras quelqu’un et tu pourras t’y remettre. Après tout il faudra bien parce qu’une galerie sans nouveauté ça serait triste et pas super pour ton business. » dit-elle avec un sourire sur les lèvres.

Finalement ils arrivèrent dans son bureau pour qu’il puisse consulter son agenda et lui confirmer sa présence à son vernissage. Elle songea que la prochaine fois elle pourrait peut-être lui louer un petit espace pour exposer certaines toiles. Enfin cela impliquait qu’elle aurait retrouvé du temps pour reprendre son pinceau mais le fond d’écran de son ordinateur la tira de sa rêverie. Elecktra ? Ce n’était pas la seule photo d’elle qu’elle voyait ici mais en tant que fond d’écran c’était personnel. Aaron lui expliqua alors que c’était elle la mystérieuse femme qui avait ravi son cœur.

« Je travaille pour elle de temps en temps pour les affiches mais je ne la connais pas réellement. » dit-elle en se demandant s’il était au courant de sa nature un peu particulière.

Ce n’était pas mes oignons et de toute façon je ne pouvais pas lui demander sans prendre le risque d’en dévoiler plus que ce que la jeune femme ne voulait. Elle prit le café que lui offrait Aaron et les effluves de caféines l’aidèrent à repousser doucement sa migraine qui lui tapait toujours sur le système. Elle releva le nez de sa tasse en entendant le mot « cadeau ». Zut il ne parlait sans doute pas de lui offrir une paire de chaussures vu qu’il parlait peinture, dommage. Mais même si ce n’était pas aussi beau qu’une paire de Prada elle savait qu’elle avait le regard brillant rien qu’à l’idée de ce fameux cadeau, elle était comme ça.

« J’adore les cadeaux. Enfin sauf si tu m’as fait une copie d’une toile d’art abstrait particulièrement immonde comme celles qu’on a vu chez Mme Jefferson la dernière fois. Je sais pas si tu t’en souviens. » dit-elle avec une pointe de moquerie dans la voix.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 8 Juil - 23:52

What doesn't kill you makes a fighter

 


Je n’étais pas du genre à rester cloîtrer chez moi et j’avais commencé à sortir dès que j’avais eu l’âge de le faire. Comme tous les jeunes j’avais testé mes limites et je m’étais vite rendu compte que si j’aimais fumer, boire de l’alcool n’était pas une priorité ! Cependant, même si je me contentais souvent de boire du Coca-Cola cela ne voulait pas dire que je ne faisais jamais d’exception comme semblait le prétendre ma très chère amie. Après, il était sûr que nos deux comportements n’étaient pas comparables puisque je ne buvais jamais à l’excès et il ne me fallait pas beaucoup de verres pour me rendre plus ‘‘joyeux’’ comme l’avait prouvé ma soirée chez Makayla.
Je levais les yeux au plafond lorsque la brune me dit qu’elle acceptait de m’emmener à l’une de ses soirées si je buvais de l’alcool au point d’avoir la même tronche qu’elle le lendemain. Je la fixais en fronçant les sourcils mais n’eus pas le temps de répondre. Je ne compris pas ce qu’elle sous-entendait avec ces dernières paroles et je lui en faisais donc part.



- T’étrangler ? Pourquoi j’aurais envie de le faire ? demandais-je. Tu sais quand même que je ne sors pas d’un couvent ! ajoutais-je en souriant. Je me taisais ensuite quelques secondes avant de reprendre. Et ma copine a confiance en moi et ne me flic pas. Donc tu peux m’amener où tu veux.


J’étais sûr de moi en parlant d’Elecktra mais il était vrai que je prenais des risques en disant à Charlie de m’inviter où elle voulait puisque je n’étais absolument pas au courant des lieux qu’elle pouvait fréquenter. Enfin, cela ne devait pas être… choquant ? terrifiant ? Bref, c’étaient des soirées bien arrosées non ?
La conversation avait ensuite pris un ton plus professionnel quand je lui expliquais que ma galerie me prenait tellement de temps que je ne pouvais plus mettre le nez dehors pour photographier le monde ou ne serait-ce que dessiner. Voilà pourquoi il fallait vraiment que je me trouve quelqu’un pour prendre la gérance de cet endroit et me libérer du temps. Charlie était d’accord avec moi concernant le fait que les journées étaient beaucoup trop courtes et se retrouvait visiblement dans le même cas que moi ce qui me fit sourire.



- T’as raison, il faudrait vraiment que les journées soient plus longues ! Ou alors dans mon cas il faudrait que je puisse me dédoubler, précisais-je en riant. Je marquais une pause. Mais je pense que je n’aurais pas à gérer la galerie encore bien longtemps. La personne que j’ai contacté devrait être d’accord… J’en suis quasiment certain.


Nos pas nous avaient ensuite conduit dans mon bureau pour que je puisse réserver la date que la brune m’avait donnée. C’est lorsque j’avais allumé l’ordinateur que Charlie m’avait fait comprendre qu’elle connaissait Elecktra. Je ne lui avais alors pas caché que cette sublime rouquine était ma petite-amie et c’est là qu’elle m’avait appris que la chanteuse avait fait appel à ses services pour ses affiches ! Je la regardais un peu surpris… *Et pourquoi elle ne m’a pas demandé ?* Bah oui quoi ! J’aurais pu lui faire moi ses affiches… Je souris à cette pensée infantile avant de me dire que c’était un plus pour Charlie puisque cela lui faisait du boulot.


- Pfff ! J’avais lui dire deux mots à Mademoiselle ! déclarais-je en mimant une moue boudeuse. Même pas elle demande à son homme de lui faire ses affiches. Je riais ensuite avant d’ajouter. Je ne savais pas non plus que vous vous connaissiez, avouais-je.


Mais bon… Je ne connaissais pas toutes les personnes faisant parties de l’entourage de ma sirène et il en était de même de son côté. Charlie s’était ensuite concentrée sur son café alors que mon attention avait été attiré par un ‘‘cadeau’’ que je lui avais fait et que je n’avais pas eu le temps de lui donner. Ce mot attira l’attention de la jeune femme ce qui me fit sourire. Je fus d’autant plus amusé par les paroles qu’elle prononça… Je me dirigeais vers la toile en répondant à la brune.


- Oh oui ! Je me souviens parfaitement. Il ne fait nul doute que cette femme a du talent… Je jetais un coup d’œil à Charlie en souriant. Du talent pour arriver à vendre des horreurs sans nom en faisant passer ça pour de l’art abstrait. Je jetais un coup d’œil à ma toile puis à mon amie et revint vers elle pour lui donner. Ça va, je ne me suis pas loupé. Cadeau Miss ! dis-je en lui tendant la peinture que j’avais faite d’elle.


Cadeau pour Charlie:
 

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 10 Juil - 10:26




Aaron & Charlie


Charlie lui adressa un regard lubrique lorsqu’il lui demanda pourquoi il aurait eu envie de l’étrangler. Les réponses à cette question étaient tellement nombreuses qu’elle ne parvenait pas à toutes les énumérer mentalement. Certes, il ne sortait pas d’un couvent mais il y avait des limites quand on était en couple, non ? Elle en savait strictement rien elle n’avait jamais vraiment connu ce principe mais de ce qu’elle en savait c’était souvent un frein à pas mal de choses marrantes. Elle haussa un sourcil lorsqu’il lui affirma qu’Elecktra avait confiance en lui et qu’elle n’allait pas le fliquer.

« Bah manquerait plus qu’elle te flic ! » grogna-t-elle plus pour elle-même. « Très bien je t’emmènerai à ce type de soirée mais vient pas pleurer. Là-bas tu découvriras peut-être toute l’utilité de l’étranglement. » dit-elle avec un haussement de sourcil qui en disait long sur le genre d’idées qui lui traversaient l’esprit. « Je peux quand même rayer les soirées Loups sans que tu te vexes ?! » demanda-t-elle avec une lueur de défi dans le regard.

Ces soirées-là finissaient généralement très mal et il aurait été extrême de l’emmener vers une mort certaine ou une transformation qui mettrait tout le monde dans l’embarras. De toute manière même s’il insistait il était hors de question qu’il s’en approche. Elle gardait encore des traces de la dernière soirée. Ces abrutis n’avaient rien trouvé de mieux que de se battre avec des chaises. Selon la rumeur Charlie n’était pas la dernière à se jeter dans la mêlée mais elle refusait d’admettre qu’elle avait quoi que ce soit à voir dans cette histoire. Toujours est-il que le lendemain elle s’était réveillée avec pas mal d’échardes dans le corps dont une qui devait faire au moins deux centimètres de largeur dans le bras.

Aaron lui parla alors de ses difficultés avec pour unique solution le dédoublement ou le rallongement des journées. L’une comme l’autre ces solutions étaient vraiment biens mais pas tellement envisageables. Elle l’accompagna d’un petit rire. Elle resta songeuse quand il lui fit part de ses certitudes quant à sa future nouvelle recrue au sein de sa galerie.

« Ça a l’air d’être une personne bien. Tu l’as rencontrée où ? » demanda-t-elle intéressée.

Le monde de l’Art était un cercle restreint et il n’était pas rare que les personnes se fassent une réputation simplement grâce au bouche à oreille. De la même manière une réputation pouvait être détruite en un clin d’œil. Pour cette raison il était important pour Charlie de toujours rester en veille et de participer à différents vernissages régulièrement. Un artiste qui se cloitre chez lui a peu de chance de vendre sauf s’il est vraiment perturbé et a un bon agent. Aussi surprenant que cela puisse paraître plus l’auteur d’une toile faisait d’aller-retour à l’asile et plus il était estimé.

Charlie ne put réprimer un petit rire moqueur quand il fit semblant de bouder en apprenant que sa copine avait préféré demander à quelqu’un d’autre que lui de lui faire ses affiches. En même temps avec Elecktra c’était une collaboration qui durait depuis quelques années et en plus de ça elles faisaient vaguement parti du même groupe, elle étant Métamorphe et Charlie Lycan.

« Allez boude pas. Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Je me rends compte que je ne la connais pas vraiment pourtant on travaille ensemble depuis un moment. Si j’avais su on aurait pu lui faire un truc bien marrant. »

Toujours ce défi artistique de s’éclater malgré la monotonie de certaines tâches. Charlie avait fait le choix de répondre à des commandes, de créer des choses qu’on lui avait demandé. Elle n’avait pas pu se permettre à l’époque de se dire qu’elle allait peindre ce qu’elle voulait et vivrait de ce qui en résulterait. Elle serait peut-être encore chez Mike si elle avait choisi cette voie. Sauf que maintenant qu’elle pouvait se permettre de prendre ce risque et de voler de ses propres ailes, elle n’avait pas le temps de consacrer du temps à ses créations. Elle restait songeuse alors que Aaron était en train de chercher le cadeau qu’il avait prévu pour elle. Avait-elle fait le bon choix de vie ? Sa passion ne valait-elle pas mieux que sa revanche ? Elle avait aussi la passion des chaussures et avec sa vengeance elle avait beaucoup de chaussures. CQFD, la seule chose qui en pâtirait c’était son Art et encore si elle ne se sentait vraiment pas bien elle pouvait toujours descendre au garage pour dessiner les esquisses de certains designs sur les voitures qui devaient être tunées.

Ah Mme Jefferson ! Elle étonnerait toujours du monde par sa faculté à faire croire à des ignorants qu’elle avait découvert la nouvelle perle rare de ce millénaire. Elle pouffa en entendant Aaron se moquer des toiles qu’ils avaient eu le loisir de découvrir avec horreur chez cette femme. Elle l’observa inquiète lorsque son regard se posa successivement sur la toile et ensuite sur elle-même. Elle ferma les yeux avant de saisir la toile qu’il lui tendait et ouvrit les yeux sur son propre portrait. C’était bluffant.

« Ben merde alors ! T’as envie que je déprime quand je vais regarder ce tableau et ensuite mon miroir ?! C’est vraiment superbe. » dit-elle en reposant la toile pour le prendre dans ses bras. « Merci Aaron. » souffla-t-elle.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 22 Aoû - 23:42

What doesn't kill you makes a fighter

 


En voyant le regard que me lançait Charlie en entendant ma question je lui souris en me disant que j’aurais peut-être mieux fait de me taire. Après tout il était véridique que mes sorties nocturnes étaient assez classiques… Du genre restaurants, cinémas, sorties dans des pubs du coin sans que je ne m’y éternise jamais. En bref, je n’étais pas comme elle qui sortait jusqu’au petit matin et se prenait des cuites monumentales. Enfin, ce n’était pas parce que cette différence existait que je ne l’accompagnerais pas si elle m’invitait. Je disais donc le fond de ma pensée et précisais qu’Elecktra ne me surveillait pas.
Je la vis arquer un sourcil à ce moment précis alors que j’entendais parfaitement son grognement au sujet du fait qu’elle espérait bien que ma petite-amie ne me fliquait pas. Je ne pus m’empêcher de rire tout en écoutant la suite. Elle était donc d’accord pour m’y amener mais elle précisait qu’il ne faudrait pas que je vienne pleurer par la suite et ajouta même que j’aurais sûrement envie de l’étrangler. Je fronçais donc les sourcils alors qu’elle finissait par dire qu’elle me privait des soirées Loups. Je lui souris…



- Non, je ne me vexerais pas ! Et puis je ne parlais pas de m’incruster dans toutes tes soirées, ajoutais-je un clin d’œil. Après, je ne vois pas pourquoi je viendrais pleurer ou pourquoi j’aurais envie de t’étrangler ! Un indice peut-être ? demandais-je curieux.


Bah oui quoi ! Elle savait à quel point j’étais curieux et elle ne me disait même pas le strict minimum… Il était donc obligé que je lui pause des questions. Et mes interrogations concernaient bien sûr le premier genre de soirées dont elle m’avait parlé. Pourtant je m’étais demandé plus d’une fois à quoi ressemblait une soirée Loup mais je ne lui avais jamais posé la question que je jugeais peut-être trop personnelle !
D’ailleurs cette pensée s’effaça vite de ma mémoire lorsque la jolie brune m’interrogea sur ma vie de couple après m’avoir dit qu’Elecktra avait l’air d’être quelqu’un de bien. Forcément je souris en entendant cela et je hochais la tête.



- Elle est merveilleuse et je l’ai compris dès que je l’ai vu sur scène… On s’est rencontré « Chez Andrew » après une de ses représentations ! Dès qu’elle a eu terminé je l’ai félicité pour son concert histoire de lancer la conversation…


Oui, moi qui ne savais pas draguer et encore moins aborder les nanas pour les séduire j’avais franchi ce cap avec Elecktra. Rien que d’y penser cela me faisait sourire car je savais que Charlie serait sûrement surprise en entendant cela. Et puis je n’avais pas précisé que j’étais dehors pour le boulot…
Ce fut ensuite à mon tour d’être étonné car j’ignorais que ma petite-amie et mon amie se connaissaient. Enfin, il n’y avait rien d’étonnant au fond car je ne connaissais pas toutes les fréquentations des deux jeunes femmes… surtout les professionnelles ! Par contre je me rendais compte que j’aurais aimé que ma sirène me confie la réalisation de ses affiches. Peut-être n’avait-elle pas voulu que nous mélangions le personnel et le professionnel. Mais cela ne m’empêcha pas de faire semblant de bouder ce qui amusa Charlie visiblement.



- Je pourrais jamais réellement bouder face à toi, déclarais-je en souriant. Et nous sommes ensembles depuis le 17 août, répondis-je ensuite sans hésitation. Je marquais une pause pensive avant d’ajouter. Euh… T’entends quoi par ‘‘on aurait pu lui faire un truc bien marrant’’ ?


Car effectivement je ne voyais absolument pas et il n’y avait rien d’étonnant quand on savait les idées originales que pouvait avoir l’asiatique.
Je m’étais ensuite souvenu que j’avais peint un cadeau pour elle qui n’était autre que son portrait. Je ne savais pas pourquoi j’avais pensé à elle au moment où j’avais saisi mes pinceaux mais peut-être cela venait-il du fait qu’elle était une artiste comme moi. Bref, je récupérais la toile en espérant qu’elle lui plairait et en plaisantant au sujet d’une vieille folle qui faisait passer des horreurs pour des œuvres.
Une fois que Charlie eut la toile en main je retenais presque ma respiration… Il y avait tellement longtemps que je n’avais pas peint ! Le ‘‘Ben merde alors’’ fut angoissant mais la suite me rassura et me fit sourire. Mon cadeau lui plaisait et pour preuve la jolie brune me prenait dans ses bras pour me remercier. Je lui rendais son étreinte en lui répondant.



- Ravi que ça te plaise… Et ne dis pas de bêtise Cha’ t’es sublime !


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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 29 Aoû - 14:48




Aaron & Charlie


Aaron était le genre de personne vraiment gentille avec qui on adorait traîner il était drôle, intéressant et curieux de tout. Avec lui il était impossible de s'ennuyer parce que sa bonne humeur était contagieuse et donnait envie de croquer le monde. Même avec mes restes de gueule de bois j'étais incapable de tirer la tronche, pourtant j'avais mal au crane. Mais c'est pour cette raison précisément que Charlie n'avait pas l'intention de le traîner dans des soirées trop étranges. Un indice ? Elle le regarda avec une petite moue, réfléchissant à ce qu'elle pouvait lui dire sans le faire fuir tout de suite.

« Je sais pas tu pourrais y prendre goût après, mais ça me dérange pas non plus. Disons que ces soirées peuvent finir de biens des manières et en gros c'est un peu le même délire que Very Bad Trip... La seule différence c'est que moi je me marie pas le lendemain ou un truc dans le genre. Mais t'en fais pas si tu viens je t'abandonnerais pas avec des gens bizarres et le lendemain en général c'est marrant d'essayer de retrouver ce que tu as fait toute la nuit. » répondit-elle avec un sourire malicieux.

Very Bad Trip, ça donnait le ton. Tout pouvait arriver dans ses soirées les plus agitées. Mais c'était pour cette raison que c'était beaucoup plus amusant qu'une virée dans une galerie d'art à siroter du vin de table dégouttant. Avec ça il devrait avoir de quoi satisfaire sa curiosité maladive. En attendant c'était maintenant à mon tour de lui demander plus de précision sur la manière dont il avait rencontré Elecktra. J'étais curieuse de savoir comment on rencontrait quelqu'un pour qui on ressentait de l'amour.

Leur rencontre avait quelque chose de banal mais c'était peut-être ce qu'on appelait le coup de foudre qui faisait la différence. A moins que ce soit le fait qu'il ne la voit pas seulement comme une nana avec qui passer du bon temps, il allait au-delà. Je le regardais songeuse en essayant de trouver les réponses à mes questions que je n'avais pas posé directement.

« On dirait presque un scénario bidon de film d'amour ! L'amour fou dès le premier coup d’œil. L'envie d'être avec elle uniquement parce que c'est la femme la plus merveilleuse au monde. » dis-je avec un sourire moqueur.

Je me moquais mais uniquement pour coller à mon image de fille volage, je l'enviais d'avoir trouver LA bonne personne. Ce n'était pas donné à tout le monde. Je souris quand il annonça ne pas pouvoir bouder face à moi. J'avais un don pour ce genre de choses mais en général c'était uniquement parce que je faisais le clown en face que c'était dur de ne pas sourire. 17 Août... Ça en faisait du temps ! Si je m'y connaissais dans ce genre de relation je dirais que c'est tout neuf encore et qu'il ne devait pas se laisser aller mais pour moi ça semblait une éternité. Quatre mois !

« Et depuis le 17 Août il n'y a qu'elle ?! Même pas d'autres filles ?! » m'exclamais-je en imaginant très bien Aaron rester fidèle à Elecktra. « Oh ben une blague ou deux, trois fois rien. Par exemple pour sa dernière commande j'aurais pu te demander d'en faire une et on lui aurait demandé de choisir. Mais t'aurais sans doute été vexé parce qu'elle aurait préféré mes propositions. Tout le monde sait que je suis un talent rare. » dis-je en soufflant sur mes ongles dans une caricature de la fille qui a un égo surdimensionné.

En vrai j'avais vraiment un égo énorme mais pas au point de dénigrer les autres tout de même. J'avais suffisamment d'humour pour me moquer de moi-même. Mais pour le moment ce n'était pas de mon travail dont on parlait Aaron me tendit son « cadeau » et je me retrouvais face à moi-même. Après une étreinte en guise de remerciement je regardais à nouveau le tableau. Je lui répondis par un sourire alors qu'il affirmait que j'étais sublime. Sans doute avec la gueule de bois en moins et une bonne nuit de sommeil j'arriverais au niveau du tableau en attendant j'étais contente de ce cadeau. Maintenant restait plus qu'à savoir où j'allais accrocher ça.

« N'empêche que tu pourrais faire des millions de choses. La photo, le dessin, la peinture... Je comprends que tu veuilles des journées à rallonge c'est du gâchis de ne pas exploiter tout ça ! Tu sais quoi on devrait s'organiser des journées pour tout mettre de côté quand on aura plus de temps et faire des choses ensembles. J'ai des millions d'idées qui pourraient faire sensation. On mettrait un bon coup à cet art traditionnel qu'on nous sert à longueur de temps. »

Je devais avoir un sérieux problème d'importance. Je voulais toujours faire des choses inédites, bousculer le traditionnel pour faire découvrir des choses nouvelles au monde. Certains disaient que j'avais un temps d'avance sur les autres mais n'était-ce pas la malédiction de tous les artistes ? Après tout la plupart des grands vendaient leurs toiles à des milliards uniquement après avoir passé l'arme à gauche. C'était triste mais ça arrivait tellement souvent.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 30 Aoû - 17:32

What doesn't kill you makes a fighter

 


Je souris en entendant Charlie me dire que je pourrais prendre goût aux sorties qu'elles faisaient. Je me doutais que cela serait difficilement le cas puisque je n'avais jamais été un accro des sorties trop abusives comme semblait l'être mon amie. Mon impression se confirma alors qu'elle comparait ses sorties à celle du film ''Very Bad Trip'' en précisant qu'elle n'était cependant jamais mariée le lendemain. Avec un léger rire je lui demandais « T'en es sûre ? » et je la laissais me rassurer en m'expliquant qu'elle ne m'abandonnerait pas au milieu de gens bizarres. Je réfléchissais à ces dernières paroles...


- C'est pas bizarre de ne pas arriver à se rappeler de ce qu'on a fait durant sa nuit ? D'ailleurs je maintiens que tu es peut-être mariée au final, ajoutais-je en riant. Quel drame ça serait pour toi, continuais-je avec un clin d’œil pour la taquiner. Enfin, même après avoir entendu tout ça je ne change pas d'avis ! Il faudra que tu m'invite à une de tes soirées de folies.


Cela faisait trop longtemps que nous ne nous étions pas vus autour d'un verre et la dernière fois c'était passée lors d'un vernissage ennuyeux à mourir. Et puis j'étais réellement curieux de voir à quoi pouvaient ressembler les soirées auxquelles se rendait Charlie. Visiblement ces dernières étaient épuisantes si on s'en référait à la mine qu'affichait l'asiatique mais même... Je voulais voir ça de mes propres yeux !
Ce fut ensuite à mon tour de parler de ma petite personne et plus précisément de ma rencontre avec ma sirène. D'ailleurs je n'avais pas prononcé le surnom d'Elecktra à voix haute car je savais que la brune serait capable de me charrier en entendant ça. D'ailleurs elle le faisait déjà en parlant de la façon dont avait eu lieu ma première rencontre avec la sublime rouquine.



- Hé ! T'es vache là... C'est pas cool de te moquer même si j'avoue que raconter comme je viens de le faire ça pourrait donner cette impression, répondis-je. Mais je n'y peux rien ! Ça s'est réellement passé comme ça et oui, Elecktra m'a envoûté. Une vraie sirène ! Je fixais Charlie et croisais les bras en souriant. Vas-y, fais-toi plaisir en te moquant un peu plus du romantique que je suis... J'ai connu pire que tes moqueries ! ajoutais-je en lui tirant la langue alors que j'étais très sérieux sur le dernier point.


Je ne mentais pas en disant que j'étais romantique car c'était le cas. Cela aurait pu changer après ce que j'avais vécu à Paris mais ça n'avait pas été le cas ! Je ne pensais pas avoir déjà abordé le sujet avec Charlie mais une chose était sûre, elle m'avait toujours connu célibataire puisque je n'avais eu personne depuis mon arrivée en Ecosse.
La brune, aussi curieuse que je pouvais l'être, m'avait ensuite demandé depuis quand est-ce que j'étais en couple et ma réponse avait été très précise. Charlie parut étonnée et je levais les yeux au plafond en entendant sa question tout comme le reste de ses propos.



- Non mais pour qui tu me prends toi ? demandais-je en souriant. Bien sûr qu'il n'y a qu'elle ! Et avant ça... Bah avant ça, c'était très calme, avouais-je amusé. Visiblement je n'ai pas autant la côte que toi ! la taquinais-je. T'es en effet une rareté, continuais-je en retenant un fou-rire. Toute personne normalement constituée serait morte étouffée avec un ego aussi surdimensionné que le tien !


Bien sur, tout cela n'était que de la plaisanterie. J'adorais Charlie et elle le savait ! D'ailleurs c'est ce que j'aimais bien avec elle, c'est qu'on pouvait se clasher sans pour autant mal le prendre. C'était un petit jeu entre nous, passe-temps que je ne pratiquais qu'avec elle d'ailleurs.
Et puis elle ne pouvait pas douter que je l'adorais puisque j'avais eu l'idée de lui offrir un portrait d'elle qui semblait réellement lui plaire. J'étais ravi que ce soit le cas ! J'écoutais donc Charlie soulagé de mes doutes et trouvais son idée pas mal. Prendre du temps pour nous ! A nous deux, avec nos talents réunis on pourrait faire des merveilles.



- J'adhère complètement à ton idée... Il faudrait qu'on se fasse ça ! Nos talents réunis c'est obligé que ça donne quelque chose de superbe, répondis-je en souriant.


Maintenant il n'y avait plus qu'à espérer que nos agendas respectifs nous donnent cette possibilité à moins que l'on ne force un peu le destin. Après tout j'allais prendre une gérante pour ma galerie ! Je pourrais m'arranger plus facilement après ça...




Dernière édition par Aaron Caron le Ven 5 Sep - 1:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 4 Sep - 23:00




Aaron & Charlie


Est-ce qu'elle était certaine de ne jamais s'être mariée pendant une de ces soirées mystérieuses ? Pendant quelques secondes elle observa Aaron en se posant sérieusement la question. Bien entendu il devait plaisanter mais finalement la question n'était pas si bête que ça. Elle avait fait bien pire qu'un mariage pendant ce genre de soirée.

« En tout cas j'ai pas trouvé de bague en diamant à mon réveil donc non je n'ai pas du me marier. Même ivre morte je n'oublie pas d'être vénale. »

Charlie était le genre de fille qui aime les belles choses et ne s'en cache pas. Bien entendu elle n'est pas aussi vénale qu'elle peut le laisser entendre mais tout de même elle l'était plus que la norme.

« J'avoue que la soirée en elle-même n'a strictement aucun intérêt immédiat après ce qui est drôle c'est d'essayer de trouver ce que tu as bien pu faire la veille. Mais fais gaffe si tu viens c'est peut-être toi que je vais épouser... dit-elle avec un clin d'oeil amusé. Mais on serait perdant tous les deux dans le fond. » finit-elle par conclure en s'imaginant mariée (l'horreur totale : fidélité obligatoire !) et puis bon c'est pas comme si Aaron était libre.

Ah l'amour... Aaron l'avait trouvé et s'en était presque écœurant tellement ça dégoulinait de mièvrerie si ce n'était pas Aaron. C'était amusant de voir un homme faire preuve de romantisme sans la moindre honte. Charlie le chambrait gentiment sur le sujet mais il semblait être telle la blanche colombe qui ne peut être atteinte par la bave du crapaud. Mais même avec tout le sérieux du monde Charlie ne put retenir un ricanement en entendant le surnom d'Elecktra. Une sirène... S'il savait ! Peut-être que oui au final mais là n'était pas le sujet.

« Alors comme ça le matelot se laisse bercer par le chant des sirènes. J'aurais pas trouvé plus niais. Mais je suis contente que tu sois heureux, tu le mérites Aaron. »

Charlie lui offrit un petit sourire de circonstance, peut-être un peu plus faible que ce qu'elle aurait pu lui sortir en temps normal mais pour sa défense elle avait la gueule de bois et un paquet de soucis bien plus éloignés de la recherche de l'amour véritable.

Elle arqua un sourcil face à sa réaction sur le sujet de n'avoir qu'une seule fille dans son lit. C'était son problème après tout mais Charlie n'aurait jamais tenu. Peut-être à cause de sa nature de lycan, elle n'aurait jamais la réponse sur le sujet. Elle n'était peut-être pas née ainsi mais avant sa transformation elle n'était même pas âge de pratiquer ce genre de choses. Et en toute réponse à sa petite taquinerie sur son égo surdimensionné et le fait que personne de normalement constitué ne pourrait y survivre.

« Ah c'est toi qui voit c'est une affaire entre toi et... Son regard descendit au niveau de la ceinture de son ami pour ne pas avoir à dire ce genre de chose ouvertement. Et oui j'ai du succès, que veux-tu les hommes les femmes sûres d'elles qui n'attendent pas d'être choisies et qui choisissent. Rien de romantique mais ça me va comme mode de vie. » dit-elle en croisant les bras derrière sa tête en signe de satisfaction.

L'Art revint sur le tapis, visiblement l'idée de Charlie lui plaisait. Maintenant il ne restait plus qu'à trouver un créneau pour tout mettre en place.

« Déjà faut que tu trouves quelqu'un avec qui travailler, que je fasse mon exposition et que je règle un peu le bordel de ma vie. J'ai déjà ma prochaine résolution de début de l'année : Arrêter de faire la fête. Et je suis sérieuse, faut que je me reprenne en main. » dit-elle avec le plus grand sérieux.

Aaron ne devait pas être au courant de sa vie alternative, il ferait sans doute une crise de savoir ce qu'elle pouvait bien faire du reste de sa vie. Ou pas, c'était l'un de ses rares amis qui n'adhérait pas à son mode de vie mais ne la jugeait pas pour autant. En réalité il ne l'avait jamais jugée sur quoi que ce soit. Mais c'était quitte ou double. Voulait-elle réellement infliger ça à son ami. C'était un secret de taille et il avait une vie tranquille, elle se voyait mal l'embarquer même rien qu'un tout petit peu dans ses délires.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 11 Sep - 3:03

What doesn't kill you makes a fighter

 


Je faisais exprès de taquiner la demoiselle concernant un mariage qu’elle aurait pu oublier car je savais que cela n’était pas son genre de se caser, et donc encore moins de se faire passer la corde au cou ! Je ne pus m’empêcher de rire en voyant mon amie réfléchir avec un air très sérieux sur le visage durant quelques secondes. Sa réponse ne m’aida pas à reprendre mon sérieux et puis je ne le voulais pas… Cependant, je n’étais pas certain que ses propos soient véridiques. Charlie pensait-elle réellement de cette façon ? D’accord elle aimait le bling bling mais j’avais du mal à croire que cela l’était au niveau qu’elle prétendait.


- Je suis certain que tu mourrais sur le champ si tu apprenais que tu as épousé un homme avec un compte en banque banal ou pire, vide… plaisantais-je en ne pensant pas un mot de ce que je disais.


Charlie m’expliqua ensuite que l’intérêt de ses soirées n’était pas la soirée elle-même mais le fait de ‘‘s’amuser’’ à tenter de se rappeler les évènements de la nuit. Je réfléchissais donc à ça alors qu’elle continuait en me disant de me méfier si je venais avec elle car c’est moi qu’elle pourrait épouser. Je le fixais en souriant… Effectivement on serait perdant tous les deux mais cela n’aurait peut-être pas été ma façon de penser quelques mois auparavant. Enfin, ça Charlie ne le savait pas… Elle aurait pris peur sinon ! Cette pensée me fit sourire de plus belle alors que je répondais.


- Tu oublies que je ne suis pas millionnaire moi ! Et imagine le drame que tu t’infligerais en épousant un romantique comme moi… Enfin, comme je suis galant je ferais annuler le mariage pour te rendre ta liberté si précieuse et tenter de perdre définitivement la mienne avec Elecktra…


Venais-je de faire allusion au mariage ? C’était l’impression que ça donnait et cela me surpris… C’était venu tellement naturellement ! Je m’attendais déjà à de nouvelles piques de la part de Charlie à moins que la jeune femme ne pense à une plaisanterie.
D’ailleurs, en parlant de moqueries Charlie ne se gênait pas en entendant le surnom que j’avais trouvé à Elecktra. Je me contentais de sourire à mon amie avant de lui tirer la langue lorsqu’elle parla de niaiserie. Peu importe ce que pouvaient penser les gens… J’aimais réellement Elecktra, et puis Charlie plaisantait ! D’ailleurs elle me le prouva en me disant qu’elle était contente pour moi, que je le méritais. Avec un haussement d’épaules je reprenais la parole…



- Et pourtant j’aurais pensé être vacciné contre l’amour après ce que j’ai vécu à Paris, déclarais-je. Enfin, ça prouve qu’il ne faut pas perdre espoir ! Qui sait ? Tu trouveras peut-être LE bon ! ajoutais-je avec un sourire.


Enfin, si elle le souhaitait et j’émettais de gros doutes à ce sujet en voyant sa réaction quand j’annonçais qu’il n’y avait qu’Elecktra dans ma vie, car oui ma relation avec elle était très sérieuse. Et puis je n’avais jamais été un adepte des coucheries d’un soir et je n’avais d’ailleurs tenté l’expérience qu’une seule fois et cela me paraissait être il y avait un siècle !
Je continuais ensuite mes taquineries et Charlie reprit la parole en laissant certains mots en suspens mais en se faisant parfaitement comprendre. Elle m’expliqua ensuite sa façon de voir les choses et une question à laquelle j’avais déjà pensé me revint à l’esprit. J’affichais alors un large sourire et l’interrogeant.



- Intéressant ton point de vue ! Je la fixais ensuite quelques secondes. Tu sais que je suis curieux, reprenais-je ensuite sérieusement. Alors est-ce que je pourrais savoir ce qui a fait que tu ne m’as jamais choisi ?


Bah quoi ! Je voulais le savoir moi… Je n’étais pas son genre ? J’étais trop romantique ? Et puis il n’y avait rien de mal dans cette question ! Si à l’époque où j’étais célibataire j’avais pu la trouver attirante cet état de fait était révolu depuis que j’avais croisé la route d’Elecktra.
La conversation avait ensuite pris une tournure légèrement plus professionnelle mais tout aussi intéressante. Je trouvais l’idée de Charlie excellente et le problème concernant la gérance de ma galerie serait bientôt réglé. Charlie déclara ensuite de manière très sérieuse qu’elle avait décidé de se reprendre en main et de moins faire la fête. Je lui adressais un clin d’œil !



- Très bonne résolution demoiselle ! Et puis rien ne t’empêche de venir me voir de temps en temps… C’est pas mal les soirées tranquilles aussi. Un bon repas et un DVD ! précisais-je en souriant. Je cuisine comme un chef en plus… sans vouloir me vanter ! Et puis je ne serais pas un bon ami si je ne t’aidais pas à tenir tes bonnes résolutions. Donc, t’oublie pas que je suis là.



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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 17 Sep - 23:48




Aaron & Charlie


Beaucoup de femmes auraient eu honte de dire une chose pareille. Épouser un homme pour son compte en banque ?! Ça ne se dit pas, enfin juste entre copines ou une mère à sa fille. Mais Charlie ne le pensait pas réellement, peut-être un peu dans le fond parce qu'elle savait apprécier les cadeaux luxueux et qu'elle avait un mode de vie qui ne supporterait pas de se voir freiné. Imaginez, plus de sous ça veut dire : plus de chaussures, plus de fêtes de folie (à moins de se faire offrir toutes ses consommations), plus de petite folie incongrue... Alors quand Aaron lui parla de mourir si elle avait épousé un homme sans le sou elle opina du chef avec sa fausse moue boudeuse.

« Le pire étant de me rendre compte que je suis mariée. J'ai pas mal de placements donc à la limite je suis tranquille. Quoi que... Je vais peut-être attirer les petites sangsues qui veulent pomper tout mon fric ! » plaisanta-t-elle.

Charlie ne faisait pas nécessairement étalage de ses possessions, ok on se doutait qu'elle ne mangeait pas des pâtes à longueur d'années pour pouvoir se payer toutes les chaussures qu'elle voulait. Elle devait en acheter au moins cinq paires par mois donc ça faisait une sacrée somme consacrée à ce hobby un peu original. L'idée que l'on puisse l'approcher pour ça ne l'avait pas effleuré un seul instant peut-être parce qu'elle n'était pas non plus en tête d'affiche du classement Forbes ou ce genre de choses. Elle commença par rigoler en entendant Aaron décrire l'horreur qu'elle vivrait en se mariant avec lui. Mais elle haussa un sourcil en écoutant la suite. Perdre définitivement sa liberté ? J'avais définitivement loupé un épisode.

« Si tu te maries je veux assister à ton enterrement de vie de garçon ! On pourra faire un vrai remake de Very Bad Trip ! On file à Las Vegas et tout, casino, stripteaseuses, alcool et tout le bazar ! »

Elle le regardait avec des yeux brillants d'excitation à l'idée de la méga teuf de l'année, du siècle, de toute sa vie ! Aaron était un ami tellement précieux qu'elle avait la ferme intention de lui faire vivre un véritable enterrement de vie de garçon. Ok, normalement cet événement était réservé aux gars mais si elle devait se couper les cheveux à la garçonne pour ne choquer personne et se déguiser elle le ferait. Elle se doutait bien que ce n'était pas le genre de détail qui froisserait Aaron, il serait plutôt du genre à craindre ce qu'elle lui réserverait.

Charlie lui laissait le temps de digérer l'information. Pas de mariage sans qu'elle ne mette son grain de sel dans la préparation. Après tout il n'avait pas réellement profité de tout ce que la vie offrait une nuit ne serait même pas assez pour faire en sorte à ce qu'il n'ait pas de regrets une fois la quarantaine approchant et qu'il aurait toute une tripotée de bambins pour lui casser les pieds. Et si ces enfants se transformaient en poissons rouges dans le bain ?! La Louve se sentait désolée pour lui s'il n'était pas au courant mais comment aborder le sujet ? Aucune possibilité et puis bon c'était une affaire entre lui et sa sirène comme il disait si bien. Elle haussa un sourcil en entendant parler d'une mésaventure dans la capitale française.

« Ce qu'il s'est passé à Paris ? Tu sais ce qu'on dit sur les françaises... dit-elle avec un haussement d'épaules. Et parle pas de malheur. Trouver le bon ? Pour faire quoi ? Se regarder dans le blanc des yeux tout le reste de notre vie à nous dire qu'on s'aime à la folie... Beurk ! » dit-elle en mimant la grimace.

Elle le taquina au sujet de sa restriction de partenaire. C'était volontaire en plus ! Impossible qu'elle comprenne mais visiblement il le vivait bien. Elle était en train de finir son café quand il posa LA question en or. Pourquoi ne l'avait-elle jamais choisi même pour une nuit ? Elle manqua de s'étouffer avec les gouttes de café et après deux minutes à tenter de ne pas mourir bêtement elle prit quelques secondes pour réfléchir à la question. Le pire c'est qu'il semblait sérieux.

« Tu pourrais prévenir avant de dire ds trucs aussi énormes ! Je savais pas que tu étais intéressé. Promis si Elecktra t'abandonne je viendrais te tenir compagnie. Même si j'espère pour toi que ça n'arrivera jamais. Après tout il y a des gens qui y arrivent. » dit-elle avec un sourire entendu et un petit haussement de sourcils suggestifs.

Elle n'avait pas réellement répondu à sa question parce qu'elle n'en savait rien. Elle avait toujours pensé que Aaron était le genre de gars qui vous dit : « soyons amis » et c'est tout.

Elle lui annonça qu'elle voulait mettre un stop à toutes les soirées un peu trop arrosées et compagnie. Elle commençait à avoir dépassé l'âge de faire toutes ces conneries. Ou pas elle était encore une jeune adulte, une vieille adolescente. Bon niveau mentalité elle ne volait pas bien haut en général mais justement elle devait son petit ménage interne quelque part. Elle sourit tendrement face à sa proposition et son soutien.

« T'es vraiment le meilleur. Quoi que je dise tu me soutiens, tu donnes ton avis mais sans jamais l'imposer. Je commence à comprendre comment tu as réussi à attraper un oiseau aussi rare qu'Elecktra. »

Un vrai ami, sincère et compréhensif. Sans doute la seule personne à qui elle aurait pu se confier sans le regretter mais elle l'aimait bien trop pour lui imposer ces choses là. Alors elle ferait les mauvais choix. Elle était jalouse de la facilité avec laquelle il semblait prendre les choses de la vie.

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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 19 Sep - 23:42

What doesn't kill you makes a fighter

 


Il n’y avait pas à dire, Charlie était capable de me faire sourire dès qu’elle ouvrait la bouche. Cependant, elle pouvait dire ce qu’elle voulait je restais persuadé qu’elle n’était pas aussi vénale qu’elle voulait le faire croire. Charlie était certes volage et sûrement allergique à l’engagement définitif que pouvait être le mariage mais il était évident qu’elle en rajoutait la concernant.
J’eus un léger rire alors qu’elle en rajoutait une couche. Elle précisait que le pire serait bien de se retrouver mariée et non pas la pauvreté car elle avait quelques placements. Cela me prouvait qu’elle était réfléchie quand elle le voulait même si beaucoup de monde pensait à son sujet qu’elle ne savait pas gérer sa vie. Je la regardais ensuite de la tête aux pieds avec un sourire entendu.



- Tu te rends compte que n’importe quel homme rencontré dans les soirées que tu me décris ne chercherait absolument pas à savoir si t’as du fric ou non en te voyant ? demandais-je amusé. Je pense qu’il réfléchirait plutôt au meilleur moyen de te mettre dans son lit… ou ailleurs !


Je riais ensuite de mes propres propos… Je ne parlais que très rarement de la sorte mais là je m’étais contenté d’être sincère et logique. Charlie était attirante ! Beaucoup d’hommes devaient lui tourner autour et je savais de quoi je parlais puisqu’elle m’avait moi-même intéressée avant que je ne me case avec ma sublime petite-amie. En parlant de cette dernière j’avais fait une remarque qui laissait entendre que je ne serais pas contre un mariage avec elle. Même si mes mots m’avaient surpris je constatais qu’ils étaient tout à fait véridiques…
Je remarquais également qu’ils n’étaient pas tombés dans les oreilles d’une sourde et cela me fit sourire alors que Charlie me parlait déjà d’enterrement de vie de garçon. Même si ce genre de petite buverie se faisait entre gars je serais ravi d’y voir participer Charlie si ça se faisait. Je ne connaissais vraiment pas grand monde ici et niveau potes c’étaient assez vide.



- Tu pourras même en être l’organisatrice si tu veux… mais à condition que je ne sois pas marié avec une autre personne le lendemain, précisais-je avec un clin d’œil avant d’ajouter plus sérieusement. Tu sais Cha’, tu dois être l’une des rares personnes que je considère réellement comme une amie ici.


La dernière partie de mes propos avait été on ne peut plus sérieuse. J’avais souvent prouvé à la jeune femme qu’elle pouvait compter sur moi, qu’elle avait aussi ma confiance mais je ne lui avais jamais clairement dit. C’était maintenant chose faite et je me demandais déjà qu’elle allait être sa réaction face à ces aveux.

J’avais ensuite parlé de Paris et je secouais la tête négativement à propos de ce que l’on disait à propos des françaises. Je riais ensuite en l’entendant me faire comprendre qu’elle ne voulait pas trouver le bon. J’avais déjà ma petite réplique en tête mais je répondais au sujet de Paris.



- Paris c’est pour moi l’histoire d’un jeune homme qui tombe amoureux, faire de réels projets d’avenir et fini par se rendre compte que celle qu’il aime ne le considère que comme un passe-temps agréable mais éphémère. Rien de bien joyeux quoi ! dis-je légèrement gêné. Cette histoire m’avait réellement blessé et c’est pourquoi j’avais du mal à en parler alors je changeais de sujet. Et j’ai parlé du bon ce qui veut dire, te concernant, celui qui t’offrira son corps quand tu le souhaiteras, qui ne s’imposera pas à toi ! J’ai jamais parlé d’un prince charmant… juste quelqu’un qui te conviendra… et qui te respectera. Ça c’est ma clause perso sinon je le tuerai, ajoutais-je avec un sourire.


La discussion continuant une question m’était venue à l’esprit et je n’avais jamais eu l’occasion de la poser à Charlie. Pourtant une réponse aurait été la bienvenue ! Je souris en voyant la réaction de la brune et je lui tapotais même le dos alors qu’elle manquait de s’étouffer. J’éclatais de rire en entendant sa réponse, elle avait le mérite d’être claire et je remerciais le ciel de ne pas avoir été aussi empoté avec Elecktra.


- J’suis certain que c’est la bonne, déclarais-je sûr de moi. Je marquais une pause hésitante et je me lançais. Pourtant j’ai tenté de te faire comprendre que tu m’intéressais plusieurs fois mais principalement lorsque je t’ai invité à manger chez moi. Enfin… Sans t’en rendre compte tu m’as quand même mis un vent magistral alors que j’envisageais de t’embrasser, avouais-je. Visiblement la vue de ma terrasse était plus intéressante que moi, déclarais-je avec un haussement d’épaules. Enfin, j’ai jamais été doué pour séduire moi !


Bah oui, si j’avais été plus direct ou simplement moins timide peut-être que Charlie se serait rendu compte qu’elle ne me laissait pas indifférent. Enfin, c’était le passé et la vie que j’avais à présent ne laissait aucune place aux regrets ! J’étais réellement heureux. J’avais une merveilleuse et sublime petite-amie mais aussi une amie précieuse en la personne de Charlie.
C’était pourquoi j’étais ravi de l’entendre dire qu’elle allait se reprendre en main. Je ne voulais pas qu’elle prenne une mauvaise voie et si je m’étais rendu compte qu’elle le faisait je n’aurais pas été aussi gentil.



- Je ne l’ai pas attrapé, j’ai juste eu la chance qu’elle vienne se poser à mes côtés, déclarais-je avec un sourire. Et te concernant, je me comporte juste comme tout bon ami devrait le faire. C'est-à-dire en étant un soutien sur qui tu peux compter, pas quelqu’un à qui tu n’oserais même pas te confier.


Et cela sous-entendait que j’espérais que cela était réciproque même si je ne doutais pas que Charlie n’hésiterait pas à me venir en aide en cas de problème.


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MessageSujet: Re: –› What doesn't kill you makes a fighter ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 12 Oct - 3:07

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Aaron & Charlie


Charlie manqua de s'étrangler de rire en entendant Aaron. Il n'avait pas tort, personne ne l'approcherait pour son argent. Enfin pas consciemment parce qu'elle avait plutôt l'apparence de la croqueuse de diamants que celle qui réussi plutôt bien sa vie. Enfin bien réussir sa vie c'était vite dit la majorité de sa fortune était bâtie sur le trafic de drogue.

« Admettons. Je ne suis sans doute pas l'image de la femme d'affaire que tout le monde se fait. » dit-elle simplement en haussant les épaules.

Il faudrait bien qu'elle s'imprime ça dans le crâne même ses partenaires de trafic illicite ne la prenaient pas au sérieux. Elle ne mettait pas bien longtemps à leur prouver qu'ils faisaient une grossière erreur mais pour ses partenaires sexuels occasionnels ce n'était pas vraiment ce qu'elle voulait faire. Qu'ils se trompent à son sujet l'arrangeait plutôt bien.

Pour l'heure il y avait plus important que son image et ce que pensait ses amants. Aaron était en train de lui annoncer qu'il songeait sérieusement à demander la main d'Elecktra. Elle s'emballa et commença à parler de l'enterrement de vie de garçon. C'était tout Charlie, on lui parle de tout et n'importe quoi elle pense uniquement à la fête qui peut en découler. Aaron n'était même contre l'idée qu'elle soit présente, il lui proposait même d'être l'organisatrice à condition de ne pas finir marié à quelqu'un d'autre que sa dulcinée le lendemain. La Louve était sur le point de lui répondre quelque chose lorsqu'il continua en lui avouant qu'il la considérait comme une amie et que c'était plutôt rare. Pendant quelques secondes elle resta muette. Cet aveux était plutôt déstabilisant, en particulier lorsqu'on a la capacité émotionnelle d'une petite cuillère comme Charlie, mais elle n'en était pas moins émue.

« T'en fais pas, la première nana qui louche sur toi je la bouffe... Après tout c'est ce que les vrais amis font, non ? »

Ok ce n'était pas une déclaration de ouf pour lui expliquer qu'elle l'appréciait autant que lui mais c’était déjà un très bon début quand on savait qu’elle avait un terrible problème pour avouer ce qu’elle ressentait réellement. Elle était d’ailleurs plutôt nerveuse de ne pas parvenir à mettre les bons mots sur ce qu’elle ressentait.

« Tu es la seule personne sur qui je peux réellement compter, je serais toujours là pour toi. Même si ça doit me coûter la vie ou tout ce qui puisse exister. Au moindre problème tu m’appelles et je rapplique à la vitesse de la lumière. Ok ? »

La Louve était on ne peut plus sérieuse. Aaron lui avait prouvé à plusieurs reprises qu’elle pouvait compter sur lui peu importe la situation. Alors elle lui rendrait la pareille parce que c’était comme ça quand on aimait réellement quelqu’un. Il lui expliqua alors sa mésaventure à Paris. Elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Rien sans doute. Maintenant toute cette histoire était du passé, il avait trouvé la femme de sa vie et il serait heureux. C’est du moins ce qu’elle espérait pour lui, il avait l’air tellement amoureux d’Elecktra, une rupture le laisserait au bord du gouffre. Il avait profité de son silence pour rebondir sur l’histoire du bon gars pour elle. Il lui donnait une description de la personne qu’il voyait pour elle. Il conclut même sur une menace de mort à l’encontre de celui qui ne le ferait pas. Charlie se contenta de sourire.

« Alors dans ce cas-là j’en ai trouvé deux bons. Je sais ne dis rien je suis une petite veinarde ! » plaisantait-elle.

Pas sûr qu’il songeait vraiment à sa relation avec Damon ou Paul pour qualifier une relation saine. D’ailleurs qu’est-ce que ça aurait donné si elle avait compris le petit manège de son ami à l’époque où il avait tenté sa chance ? Sans doute rien de bon, Charlie n’avait jamais été tendre avec ses relations. De toujours elle ne connaissait que les amours violents de son père avec différentes femmes, des professionnels sans doute, les coucheries de Mike liées à sa nature, leur nature. En voulant éviter le destin de ces femmes elle avait copié l’attitude des deux seules images parentales qu’elle avait eu. Violence et détachement émotionnel c’était ce qui rythmait ses relations. Aucun doute sur le fait que ce n’était pas ce qu’Aaron attendait. Mais si elle avait su à cette époque elle ne se serait pas gênée. Il lui expliqua alors comment elle avait stoppé ses actions sans même s’en rendre compte.

« N’empêche que la vue était vraiment géniale. Mais c’est mieux comme ça, non ? On sera toujours là l’un pour l’autre comme ça. Tu imagines si on avait couché ensemble t’aurais vu la garce que je suis, celle qui part au milieu de la nuit et tout ça. Et puis tu n’aurais pas rencontré Elecktra… J’aurais ruiné ta vie en d’autres termes. Crois-moi t’as eu du bol. »

Un petit sourire pour couronner le tout, le plus important c’était quand même la pure vérité. Aaron était bien mieux ainsi, il avait évité une grosse déception de plus. Songeuse elle l’écoutait parler d’Elecktra et de leur amitié. Pour conclure sur ses belles paroles elle lui tendit le poing avec un sourire pour qu’il en fasse de même. C’était puéril mais Charlie n’était pas réputée pour être particulièrement mature.

« On devrait signer tout ça dans le sang bro’ toujours là l’un pour l’autre quoi qu’il arrive ! Au fait on n’était pas censé aller boire un verre ou quelque chose dans le genre ?! Tu es un super remède contre le mal de crane de gueule de bois, je me sens en pleine forme pour remettre ça ! » dit-elle en rigolant.

La vérité c’est qu’elle avait toujours un certain nerf qui refusait de la laisser tranquille mais qu’importe elle finirait par l’oublier après quelques verres.



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