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–› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]
MessageSujet: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 8 Mar - 2:31




Mike & Mirah & Charlie


Une épaule luxée que Constance avait remis en place mais allez savoir si cette folle n'avait pas fait exprès de remettre ça un peu de travers pour qu'elle mette encore plus de temps à guérir, deux côtes cassées, la joue droite qui était rouge comme si elle avait été marquée au fer et qui commençait à devenir légèrement bleue et pour couronner le tout comme si ce n'était pas assez elle avait du ingérer du sang de vampire.

Elle ne se sentait pas très bien, elle luttait contre les effets du sang de vampire mais plus elle avançait et plus son corps menaçait de ne pas faire un pas de plus. Elle prenait le temps de calculer ses pas car si elle se vautrait c'était fini elle n'était pas prête de se relever. Elle ne sentait plus grand chose à vrai dire, elle devait même lutter pour garder les yeux ouverts. En cours de route elle avait croisé quelques personnes qui trainassaient dans les rues, la moitié d'entre eux avaient une démarche encore plus mal assurée que la sienne (au moins elle avait l'ingéniosité de se tenir pour ne pas tomber) et l'autre moitié l'avait fui comme si elle était pestiférée.

En même temps elle ne leur en voulait pas, ses cheveux étaient dans un état déplorable, elle venait de refaire ses mèches décolorées et sa coupe, son jogging était tellement sale qu'elle n'aurait su déterminer ce qu'il y avait vraiment dessus et puis bon l'état de son visage en disait long. Elle avait entendu un vague murmure sur le mot délinquant mais elle n'avait pas cherché à en écouter plus, ce n'était pas ça qui l'aiderait à avancer.

Elle était maintenant dans le quartier où résidait Mike. Elle était à bout de force, l’épuisement plus la paralysie qui la guettait commencé à venir à bout de tous ses efforts. Dans sa tête son subconscient tentait de lui donner des ordres mais c’était comme d’écouter une radio quand vous n’êtes pas sur le canal exact. Elle avait l’impression de l’entendre par à-coups et sa volonté en prenait un coup à chaque fois que la petite voix se faisait plus faible. Mais le pire était à venir, elle sentit sa vue se brouiller, premier déclin de son cerveau fatigué. Elle y était presque lorsqu’elle sentit son pied butter contre une bouche d’égout qui dépassait légèrement du sol. Le choc suivant fut violent, elle s’écrasa contre le bitume sans aucun réflexe pour atténuer la chute.

Qu’est-ce qu’elle faisait maintenant ? Elle savait qu’elle était proche du but mais là elle ne pouvait plus rien faire de son corps. Mais si elle ne tentait vraiment rien elle finirait peut-être totalement paralysée au point de suffoquer quand ses poumons ne pourraient plus fonctionner tout seul. Elle ne connaissait pas les effets exacts, elle ne savait pas en quelle quantité elle avait absorbé le sang de Constance, bref elle était dans la merde la plus totale. Elle trouva la dernière force pour pousser du bout du pied afin de basculer sur le côté plutôt que face contre terre.

« Mike… Mike… »

Sa voix était suppliante et elle perdait de son éclat sur son deuxième essai. Il ne lui restait plus qu’à prier pour qu’il n’ait pas une baisse d’audition avec l’âge ou qu’il soit en train de dormir, de regarder la télé avec le son à fond ou… Son esprit s’égarait dans des suppositions les plus folles tandis que tout le reste de son corps était en mode veille incapable de bouger le moindre petit muscle.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 11 Mar - 14:01


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Deux assiettes où trainent encore quelques lichettes d’une sauce de viande. Deux verres à vin vides d’où s’échappent toujours la douce odeur fruitée du tanin. Un appareil à fondue contenant encore son huile froide et où trempaient deux piques à viande abandonnées. Une table portant encore les maigres reliefs restant d’un copieux repas partagé en tête à tête. Un manteau de femme posé sur le dossier du fauteuil. Une trace de rouge à lèvres sur l’un des verres.

Mike avait fait les choses correctement, histoire de se rattraper après leurs retrouvailles lamentables de la veille. Si la nuit s’était plutôt bien terminée, il avait tout de même commencé la soirée en assommant d’une droite un jeune homme qui dansait avec la louve puis en tentant de trouer le mur de la chambre où ils s’étaient isolés toujours à coups de poings. Si le quadra avait quelques fois imaginé le retour de Mirah dans sa vie, il n’avait prévu ni les premiers mots chargés de haines, bien qui les méritait, ni la réconciliation dévergondée qui avait suivi. Mais n’était-ce pas dans leur nature après tout ? Leur part animale avait pris le dessus. Ce soir il avait voulu que lui, l’homme, et elle, la femme, profitent d’un diner comme un couple civilisé.

Elle était arrivée de bonne heure, belle, envoutante, comme toujours. Le loup l’avait accueilli par un tendre baiser puis ils s’étaient mis à l’aise et avaient diné. Bien qu’il souhaitait lui montrer qu’il pouvait être non seulement l’amant lycan, mais aussi l’homme attentionné, les choses avaient rapidement dégénérées une fois les assiettes vides et ils s’étaient retrouvés tous les deux sous la couette dans le plus simple appareil.
Couché sur le côté, appuyé sur un coude, il caressait la peau de sa louve du revers de la main, n’osant pas la lâcher du regard de peur qu’elle ne disparaisse. Délaissant ses hanches que ses doigts parcouraient pour venir replacer une des longues mèches brunes de la jeune femme derrière son oreille, il lui murmura quelques mots avec un large sourire ;

« Et dire que je t’avais prévu un magnifique gâteau aux fruits rouges pour le dessert . . . je suppose qu’il va rester encore un moment au congélateur . . . à moins que tu ne veuilles qu’on . . .»

Un bruit sourd le fit sursauter. Son portable avait vibré jusqu’à tomber de la table de chevet. Il déposa un baiser sur les lèvres de sa louve en guise d’excuses et s’assit sur le bord du lit pour ramasser le téléphone, le quadra savait qu’il valait mieux l’éteindre avant même de lire de quoi il s’agissait pour ne pas se gâcher le reste de la soirée mais la curiosité fut plus forte que la raison, qui pouvait bien lui avoir envoyé un sms à cette heure ?. Quand il reconnut le nom il n’eut plus d’autre choix que de lire le message dans son intégralité.

« Dis Padre, T'es chez toi ? Je suis coincée à Edimbourg pour la nuit et je me demandais si ton canapé était dispo. XoXo Charlie »

« ¡ Joder Charlie! . . . pourquoi ce soir . . . Mirah je suis désolé, on va avoir de la compagnie, je ne peux pas la laisser traîner dehors comme ça . . . »

« ¡Madre mìa! Mais qu'est-ce que tu fous dehors à Édimbourg à une heure pareille ? Bien sûr que tu peux venir je vais pas te laisser passer la nuit dans la rue. Mike »

Tout en tapant, il s’était tourné vers la jeune femme et lui avait offert le sourire le plus désolé qu’il pouvait. Le loup se relevait, attrapait jean et t-shirt qui trônaient au pied du lit et se dirigeait vers la salle de bains. Il aurait tellement aimé pouvoir simplement passer la fin de la soirée dans les bras de Mirah… Il faisait déjà couler l’eau quand il se sentit obligé de s’excuser à nouveau au près d’elle ;

« Je suis vraiment navré, ce n’est pas ce que j’avais prévu, pas du tout même . . . mais comprend moi, il est minuit passé, je ne peux pas faire comme si de rien n’était et ignorer sa demande. Et puis . . . »

Le quadra hésitait à poursuivre et énoncer l’idée qu’il venait d’avoir. Mirah était plutôt jalouse et Charlie… si elle avait accepté l'idée que Mike puisse avoir à nouveau une relation pour l'aider à avancer, elle ne semblait pas apprécier la jeune louve outre mesure.

« Peut-être est-ce l’occasion pour vous deux de discuter un peu après tout . . . »

Il avait à présent la tête sous l’eau, essayant de finir rapidement pour accueillir sa fille le plus décemment possible. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire à Edimbourgh à une heure pareille ?





Dernière édition par Mike Rivera le Ven 14 Mar - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Jeu 13 Mar - 22:48




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Toute la journée tu n'avais fait que réfléchir à la manière dont tu aborderais cette soirée. Le sujet de ton prochain voyage ne serait pas évident et il fallait avoir assez de calme et de détente pour en parler sereinement. Mike n'avait pas bon caractère, comme tout loup-garou d'ailleurs et la manière violente dont il avait réagi la veille lors de vos retrouvailles ne te mettait pas dans une sérénité absolue quant au déroulement de cette annonce. Cela te broyait presque le cœur de devoir t'absenter alors que tu venais à peine de retrouve ton compagnon, mais la mission qui t'était confiée était importante et tu étais prête à faire des sacrifices, non seulement pour la meute mais aussi pour le savoir. C'est avec une certaine appréhension que tu avais donc retrouvé Mike à son domicile, pour une merveilleuse soirée que tu pensais gâcher par ton annonce.

Tu n'osas pas la faire lorsqu'il fut porteur de nombreuses adorables attention et cuisinier d'un excellent dîner. Tu avais ris à ses blagues et souris à ses compliments, tu avais donné le change comme si de rien n'était mais cela te mettait excessivement mal à l'aise et l'angoisse montait de plus en plus. Malgré tout cela ne t'empêchais pas de passer un sublime moment et de profiter pleinement de ton mâle. Tu étais littéralement conquise par cet homme si beau et brillant, tu te demandais même comment tu avais pu accepter de t'éloigner un instant de lui. Après un moment d'égarement sous la couette il te sembla enfin assez détendu et heureux pour être à l'écoute et ne pas s'énerver. Malheureusement avant même qu'il puisse terminer sa phrase à propos d'un merveilleux dessert un bruit sourd empli la chambre. Tu sursautais et te préparais a affronter n'importe quoi, après tout on t'avais appris a être prête en toute occasion et que tu sois en costume d'Eve ne t'indignais absolument pas. Finalement il n'y eu rien a affronter et c'est avec un petit agacement que tu appris que Charlie avait décidé de s'inviter à la fête.

Tu n'aimais pas cette louve, non pas parce que tu avais quoique se soit contre elle, mais simplement en raison du comportement détestable qu'elle pouvait avoir en ta présence. Elle n'aimait pas ta relation avec Mike et elle t'avais fait comprendre de nombreuses fois par ses gamineries qu'elle comptait bien garder son père adoptif pour elle. Grinçant un peu des dents tu te blottis sous les couettes en pestant. Mike lui avait déjà disparu dans la salle de bain. Nullement incommodée par ta nudité tu finis après un petit temps par le rejoindre, mais tu ne pris pas la peine de le rejoindre dans l'eau alléchante. Déjà il s'excusait et tu ne pu résister face à sa moue désolée.

« Ce n'est rien Mike, je comprend que tu ai envie de la protéger et que tu ne souhaite pas qu'elle traîne dans les rues à une heure pareille. Cependant je ne peux pas te promettre qu'elle se tiendra bien, je ferais mon possible, mais elle a un comportement des plus détestable en ma présence, même au sein de la meute, alors je n'ose imaginer en privé. »


Dans un sens cela serait une bonne chose que les choses s'arrangent avec Charlie, que les tensions s'évacuent de la meute et qu'enfin un climat fraternel et solidaire règne dans celle-ci, mais sans savoir pourquoi le stress et l'angoisse ne te rendaient pas disposée a être indulgente. D'autant que tu aurais plus tout aimé pouvoir avoir Mike pour toi toute seule encore un peu, pour pouvoir profiter de lui avant de devoir partir, surtout qu'il y aurait certainement une dispute en raison de l'annonce de ce voyage. Avec une tristesse non dissimulée tu relevais les yeux vers ton compagnon. En te mordant la lèvre tu t'approchais de lui pour te blottir dans ses bras alors que l'eau coulait toujours.

« Nous n'avons donc plus beaucoup de temps seuls. J'aurais aimé que ce ne soit pas précipité mais j'ai une chose importante a t'annoncer. Je t'en pris ne te fâche pas et écoute moi jusqu'au bout. Tu te souviens du rendez-vous dont nous avions parlé avec l'Ulfric ce matin ? Il n'y a pas eu que des discutions. En effet il m'a chargé d'une importante mission. Je dois aller étudier des légendes et des faits dans le Nord de l'Angleterre, je devrais partir dans quelques jours pour une durée indéterminé mais qui je l'espère n'excèdera pas quelques semaines. »

Fermant les yeux tu humais l'odeur de ton compagnon en priant pour qu'il ne prenne pas trop mal la nouvelle. Évoquer la chose la rendait plus réelle et tu te demandais comment diable tu allais pouvoir le laisser derrière toi.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Ven 14 Mar - 22:49


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Comme il s’excusait tout en tentant de se doucher le plus rapidement possible, Mirah était venue le rejoindre dans la salle de bain. Le loup ne s'attendait évidement pas à la voir sauter de joie à l'idée que leur soirée soit ruinée par l'arrivée imminente de Charlie, mais il espérait tout de même qu'elle fasse preuve de compréhension.

« Ce n'est rien Mike, je comprend que tu ai envie de la protéger et que tu ne souhaite pas qu'elle traîne dans les rues à une heure pareille. Cependant je ne peux pas te promettre qu'elle se tiendra bien, je ferais mon possible, mais elle a un comportement des plus détestable en ma présence, même au sein de la meute, alors je n'ose imaginer en privé. » 

Le quadra interrompit son geste alors qu'il promenait le pommeau de douche pour se rincer. Serrant les mâchoires il se retint de répondre. Pourquoi fallait-il toujours que les choses soient si compliquées ? Charlie avait pourtant fait preuve de retenue quand ils en avaient parlé tous les deux, elle semblait même vouloir l'encourager à tenter de recoller les morceaux. Que les deux louves se crêpent le chignon dans son salon en lieu et place de passer la soirée à laquelle il aspirait serait la chose la moins plaisante au monde. Penchant la tête hors de l’abri du pare douche, Mike vint déposer un baiser tendre sur la joue de la belle brune avant de lui confier dans un soupire ;

« Je n'attend pas de vous que vous deveniez les meilleurs amies du monde Mirah . J'aimerais juste ne pas me retrouver dans une situation où je devrais choisir entre vous deux. Je suis sur que tu feras au mieux. »

La louve affichait un visage fermé, triste, anxieux. Avait-il quelque chose qu'il devait regretter ? Elle ne lui laissa pas le loisir d'y repenser, déjà elle se calait dans ses bras, le rejoignant sous la douche pour prononcer des mots qui semblait la torturer.

« Nous n'avons donc plus beaucoup de temps seuls. J'aurais aimé que ce ne soit pas précipité mais j'ai une chose importante a t'annoncer. Je t'en pris ne te fâche pas et écoute moi jusqu'au bout. Tu te souviens du rendez-vous dont nous avions parlé avec l'Ulfric ce matin ? Il n'y a pas eu que des discutions.... »

Il eu un mouvement de recul brusque. Des idées folles animées par une jalousie incontrôlable venait de traverser son esprit. Non... Elle n'allait pas lui annoncer qu'elle avait....

« ...En effet il m'a chargé d'une importante mission.... »

Fermant les yeux, il laissa échapper un soupire de soulagement en resserrant son étreinte sur la jeune femme dans ses bras. La suite ne lui laissa cependant pas le temps de se réjouir vraiment.

« Je dois aller étudier des légendes et des faits dans le Nord de l'Angleterre, je devrais partir dans quelques jours pour une durée indéterminé mais qui je l'espère n’excédera pas quelques semaines. » 

Le loup serrait les dents à s'en faire mal pour tenter de garder son calme. Que venait-elle de dire ? Sans lui accorder le moindre mot, le moindre regard, il la lâcha, la repoussant légèrement, doucement pour se dégager de ses bras. Avec des gestes lents, il attrapa une serviette et toujours silencieux, entreprit de s'essuyer avant de commencer à se rhabiller. L'ignorer. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait il fallait absolument qu'il reste focalisé sur cette idée. L'ignorer le temps d'analyser ce qu'elle venait d'annoncer et ce qui en découlerait. Le jean enfilé, il revint vers le téléphone qu'il avait laissé sur le lit.

« Ahh fais pas ton quadragénaire de base ! J'arrive je finis juste une petite discussion avec une trèèèès vieille amie. »

Avec un geste qui trahissait finalement la colère qui montait peu à peu en lui, il envoya le téléphone valser vers les oreillers avant de passer son t-shirt. Il cru vaguement entendre Mirah ajouter quelque chose mais il ne l'écoutait pas. Le salon. Trouver refuge dans la pièce voisine. Calmement il s'avança vers la table. Calmement il s'y appuya, prenant une grande inspiration. Puis il arriva le moment où il ne put plus retenir ce qui le dévorait. Il frappa des deux poings sur la table et se retourna brutalement vers l'entrée de la chambre où Mirah se trouvait. Cette fois il ne se retenait plus et hurlait presque.

« Et tu comptais m'en parler quand exactement ? Si Charlie ne nous avait pas interrompu je l'aurais appris quand ? En recevant une carte postale ? Tu le savais ce matin . . . Tu le savais mais tu n'as rien dit, tu m'as laissé croire que tu me revenais tout à fait . . . que je pouvais espérer qu'on . . . »

Le loup n'arrivait plus à aligner les mots comme il le souhaitait. Il ne voulait pas lui crier dessus comme il le faisait, c'était douloureux. Douloureux de devoir affronter une dispute supplémentaire. Douloureux de penser que cette fois encore elle allait probablement lui claquer la porte au nez mais qu'ils n'auraient plus la force de se retrouver. Plus douloureuse encore l'idée qu'elle puisse partir en Angleterre et qu'il devrait rester là à s’inquiéter de ce qui pourrait lui arriver. Nerveusement, il se passa la main sur le visage, soupirant à nouveau avant de reprendre en tentant d'articuler.

« Je suppose que n'ayant de toutes façons pas mon mot à dire après qu' "Il" ai décidé de d’envoyée là bas je ne devrais pas m’énerver . . . mais . . . ¡ ostias !  . . Mirah . .. »

Il n’eut pas la force de terminer sa phrase et tira finalement une chaise pour se laisser tomber dessus. S’accoudant à la table, le quadra posa sa tête dans sa main et entreprit de respirer calmement pour tenter de reprendre le contrôle. Il avait beau aimer cette louve, cette histoire allait finir par le rendre fou. N'avait-il pas déjà eu son lot de coup à encaisser ? Fallait-il vraiment qu'il doive supporter ce départ en plus ?




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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 12 Avr - 1:12




Somewhere only we know


L'idée de voir la jeune McAllister débarquer en plein milieu de cette ultime soirée te plaisais de moins en moins, cependant tu te rassurais en te disant que sa présence éviterait peut-être une guérilla trop prononcée entre vos loups respectifs. Tu avais voulu être optimiste, penser que la nouvelle pouvait passer toute seule mais tu n'étais pas naïve au point de croire réellement à ces mensonges que tu ne te répétais que pour avoir le courage de cracher ta pilule. Tu savourais le baiser de Mike en espérant que la jeune louve saurait se tenir et faire preuve d'un temps soit peut de maturité. Poussant un soupire tu ne l'en pensait malgré tout pas capable, elle pouvait se conduire comme une véritable gamine, parfois pourrie gâtée et ce surtout en présence de Mike. Faisait-elle un complexe d'oedipe inversé ? Te pourrissait-elle la vie parfois pour t'éloigner totalement et définitivement de Mike ?

La réponse à ces questions te faisait froid dans le dos car cela pourrait amener à des situations déplaisantes qui n'iraient pas en s'améliorant. Priant pour que ce ne soit pas le cas tu ne pouvais t'empêcher de reluquer Mike dans son plus simple appareil, après tout pourquoi ne pas profiter de cette délicieuse vue tant que tu en avait encore l'occasion. Le voyage ne serait certes pas terriblement long mais tu étais terrorisée à l'idée de le perdre pour cette raison. Tu ne savais pas comment il allait prendre la nouvelle, surtout que la réconciliation était encore des plus fraîches et qu'avec vos caractères détestables les étincelles pouvaient vite revenir et enflammer toutes vos belles espérances.

« Je sais bien Mike et jamais je ne te demanderais un tel choix impossible. Je ferais de mon mieux pour que cela se passe bien. »

Fronçant les sourcils tu ne pouvais t'empêcher de fortement te demander vers laquelle son cœur pencherait. Tu ne voulais néanmoins pas poser la question, surtout que la réponse pourrait ne pas te plaire. Non il valait mieux se concentrer sur des soucis réellement centraux et non sur une pseudo jalousie déplacée et stupide. Après tout tu ne pouvais pas prévoir la réaction de ton compagnon, mais tu étais certaine qu'elle serait virulente. En effet chez les loups l'intensité des émotions était une variable des plus déroutantes et intenses à vivre et cela transformait très vite une contrariété en une rage meurtrière, pour en avoir été trop souvent victime tu ne connaissais cela que trop bien.

Humant avec angoisse le doux parfum de ton amant tu attendis sa réaction en te mordant la lèvre inférieure presque jusqu'au sang. Il avait parut saisi d'un ascenseur émotionnel à l'écoute de l'annonce progressive de la mauvaise nouvelle, le mouvement de recul, puis de rapprochement et enfin d'éloignement, fusse t-il délicat te plongea dans une profonde perplexité. A son visage crispé et fermé tu devinais qu'il était en plein combat intérieur sans pouvoir ne serait-ce que soupçonner vers quelle attitude penchait sa préférence. Au début il semblait calme, ce qui aurait pu éloigner tes craintes si tu n'avais pas une atroce impression crée par un silence aussi soudain que lourd. Sans savoir réellement pourquoi la peur te saisi le ventre et la violence de l'émotion fut presque suffisante pour te transformer en une fragile louve gémissant et jappant d'angoisse.

Malgré tout il te fallait te contrôler pour pouvoir au mieux réagir à la situation. Une fois de plus le téléphone vibra mais se trouva être le début d'un exutoire en finissant assez brutalement enfoui dans les coussins. Une petite partie de ton esprit se demandait si Charlie n'avait pas des problèmes pour trouver refuge chez son père d'adoption. Néanmoins ton cerveau n'avait pas le temps de se pencher plus avant sur cette possibilité, tu avais de plus gros soucis à gérer. Suivant silencieusement Mike, ne le quittant pas des yeux tout en restant à une distance raisonnable puisqu'il t'avait signifié son envie de ne plus avoir de contact physique tu ne pouvait qu'attendre. Tu pouvais être patiente mais dans ce cas précis cette situation te rendait folle et la tension dans l'air était plus que palpable.

Ton tendre amour fini par ne pas tenir ses résolutions et c'est la colère qui remporta la joute mentale. Il explosait littéralement et cela te brisait le cœur de le voir si affecté. Bien entendu pour toi aussi la situation d'éloignement était une éventualité des plus douloureuses, surtout après des retrouvailles si récentes et passionnées, mais tu détestais particulièrement le voir affligé et tu ne pouvais que te maudire de ta méchanceté. Avec précaution tu te rapprochais de lui, adoptant l'attitude soumise qui ne le ferait pas se sentir menacé ou défié. Certes votre apparence est humaine mais il est étonnant de constater comme même sous cette enveloppe votre esprit raisonne de façon lupine. Avec honte tu baissais les yeux car dans ces paroles de colère et les reproches durs tu ne pouvais qu'y trouver de la vérité.

« Tu as parfaitement raison, j'aurais dû te le dire dès notre réveil mais vu l'enchaînement des évènements j'avais dû mal à réalisé que mes rêves se réalisaient. J'ai eu peur que tu t'évapores de nouveau, que tu décides que finalement c'était un signe du destin montrant que nous ne devions pas être ensemble. Je te demande pardon, mais ne vas pas croire que je ne t'ai pas toujours appartenu... »

Ces paroles n'étaient que pure vérité, il ne pouvait t'opposer l'argument d'une tromperie, tu avais toujours été sienne, il avait pris ton cœur et tu savais très bien que tu ne pourrais pas le reprendre, chose qui maintenant qu'il était revenu à tes côtés ne te dérangeait absolument pas. Une notion dans la suite de son discours te fit tiquer, tu y percevais presque les prémices d'un mal qui rongerait son esprit et tu te devais d'y mettre fin tout de suite. Après tout tu te faisais peut-être des idées mais tu percevais une colère également dû à une jalousie naissante. Cela était compréhensible et malheureusement s'agissant de l'Ulfric tu n'étais pas en position d'émettre des objections, même sur les demandes les plus intimes ou dégradantes, mais ce n'était pas pour autant que ce dernier s'abaisserait à de telles choses ou encore que cela fera de toi sa possession.

« Le voyage ne sera pas long mi amor, je n'aurais pas le temps de te manquer... Serais-tu jaloux du pouvoir que l'Ulfric peut exercer sur moi ? Ne t'en fais pas, c'est à toi que j'appartiens et que j'appartiendrais toujours, je te défends d'en douter ! »

Délicatement tu te places à son niveau près de sa chaise. Tu passes une main douce dans sa chevelure en bataille et avec délicatesse et douceur tu t'agenouilles à ses côtés en déposant au passage un petit baiser tendre sur ses lèvres. Tu ne vois pas meilleur moyen de le rassurer que de tendre vers une plus grande proximité. Mais c'était bien entendu sans compter sur l'arrivée imminente de votre invitée nocturne.


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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 12 Avr - 12:00




Mike & Mirah & Charlie


Charlie était étendue sur le bitume, la respiration difficile à cause des côtes cassées, elle ne devait pas totalement perdre connaissance sinon Dieu seul savait ce qui adviendrait d'elle. Il n'y avait rien à faire, personne ne l'entendait et personne ne pointerait le bout de son nez pour voir ce qui se passe dehors à une heure pareille. Charlie regrettait que Mike n'habite pas dans un coin plus animé ce qui aurait permis plus de passages et donc plus d'aides potentielles.

« Bon appétit. »

Constance lui avait dit ça en lui faisant avaler son sang infesté. Le simple souvenir de ces mots lui contracta l'estomac. Elle avait la nausée, elle savait que si elle avait eu quelque chose dans l'estomac elle aurait encore vomi mais tout ce qui venait c'était une bile dégueulasse qu'elle tenta de recracher en basculant légèrement sur le côté pour éviter de s'étrangler avec. Tu parles d'une fin : noyée dans sa propre bile. Constance ne perdait rien pour attendre. Sans compter qu'elle était où là ? En train de s'occuper de Lexie ? Cette pensée était insupportable. Elle ravala les quelques larmes qui menaçaient de couler de ses yeux. L'heure n'était pas aux larmes, elle devait continuer.

* Pense à Lexie, faut que tu rentres, te soignes et reparte la chercher. *

Ses pensées se fixèrent sur cet objectif. Elle parvint à rouler sur elle-même. Elle n'aurait pas la force de rester debout, qu'importe elle devrait faire avec ses capacités du moment. Mi-rampant mi-"à quatre pattes" elle parvint à se trainer jusqu'à la porte principale. Elle s'accrocha à la porte, aux boites aux lettres, tout ce qui pouvait la tenir debout. Elle se hissa assez pour pouvoir saisir le digicode. Enfin si elle parvenait à le retrouver. Elle en essaya plusieurs avant de craindre qu'il n'ait changé depuis deux mois et qu'elle reste bloquée là. Juste au moment où elle était sur le point de renoncer elle entendit le biiip signalant que la porte était ouverte.

Elle était accoudée à cette porte et se fit entraîner par la lourde porte métallique jusqu'à revenir sur le sol. Le choc fut brutal surtout qu'elle était tellement lente à réagir qu'elle n'eut aucun réflexe de réception. Elle se mordit la langue pour de bon. Le goût de son propre sang se répandait dans sa bouche. Dégueulasse, elle grogna en rampant à nouveau jusqu'à l'ascenseur. Le bol que ce ne soit pas des escaliers sinon elle aurait renoncé.

Elle arriva dans la cage d'ascenseur et ne chercha même pas à se hisser debout pour appuyer sur les boutons. Elle restait allongée et se hissa assez pour écraser le bouton correspondant à l'étage souhaité. Légèrement adossée aux portes elle ne pourrait plus bouger une fois à destination, elle avait atteint ses limites elle le savait. Elle venait de traverser la moitié de la ville après avoir bu du sang de vampire et s'être fait taper dessus à des endroits stratégiques pour lui faire vraiment mal. Les portes s'ouvrirent et elle sentit son corps basculer en arrière. Ok elle était presque arrivée et maintenant quoi ?

* Oh gosh c'est quoi cette odeur ?! *

Elle eut la réponse de manière instantanée en voyant un chat passer à côté d'elle. Il fit exprès de caresser sa joue du bout de sa queue sur son passage. Et merde, cette saleté allait profiter qu'elle ne puisse pas l'envoyer balader. Elle entendit crier et reconnu la voix de Mike. Il y avait quelqu'un d'autre, une femme mais elle ne parvenait pas à entendre ce qu'elle disait son attention fut réquisitionné par le chat qui venait de grimper sur son torse, il feulait d'abord doucement puis c'était un véritable diable, le tout en enfonçant ses griffes dans son sweat. Elle sentit les griffures écorcher sa peau en dessous. Ce chat était un vrai sadique et avait l'intention de lui faire la peau très doucement.

* Bordel c'est quoi mon problème pourquoi je tombe sur des p*tains de tarés ce soir ! *

Elle avait l'impression que son corps était en plomb, elle ne pouvait donc pas se débarrasser de cet animal aussi simplement. Il ne restait plus qu'à appeler à l'aide. Non, elle ne pouvait pas Mike n'était pas seul, maintenant qu'elle se concentrait elle savait qu'une Louve était passée dans le coin. Mirah ? Plutôt crever charcutée par le félin que de demander de l'aide directement quand elle était dans le secteur.

« Dégage de là chat de merd* sinon je te fais rôtir. » dit-elle d'une voix forte alors que le chat commençait à tester ses réactions lorsqu'il la griffait au visage.

Elle sentait la brûlure de la griffure sur sa joue. Coup de bol, le chat sursauta en l'entendant réagir aussi fortement mais pas assez, il avait compris qu'elle ne pourrait faire le moindre geste pour le chopper par la peau du cou et le balancer du haut du toit. Maintenant quoi ? Elle laissa tomber sa tête en arrière et attendit, bordel elle était à la merci d'un foutu chat d'appartement !?

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 14 Avr - 19:54


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Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Elle allait causer sa perte, elle ne serait pas la bouée de secours à laquelle se raccrocher pour échapper à la dépression mais le typhon qui coulerait le maigre radeau sur lequel il survivait à grand peine depuis la mort de son fils. De quel droit ? De quel droit lui laissait-elle croire qu'ils pourraient retrouver une certaine stabilité alors qu'elle savait pertinemment qu'elle devait prendre la route, le laisser seul à nouveau ? Et cette dispute qu'il ne voulait pas avoir, ces mots qu'il ne voulait pas dire mais qui franchissaient ses lèvres malgré lui...

« Tu as parfaitement raison, j'aurais dû te le dire dès notre réveil mais vu l'enchaînement des événements j'avais dû mal à réaliser que mes rêves se réalisaient. J'ai eu peur que tu t'évapores de nouveau, que tu décides que finalement c'était un signe du destin montrant que nous ne devions pas être ensemble. Je te demande pardon, mais ne vas pas croire que je ne t'ai pas toujours appartenu... »

Lui appartenir ? Mais de quoi parlait-elle ? Il n'avait jamais voulu qu'elle soit sa chose, son objet de collection, son trésor enfermé sous verre... Il n'était pas question de ça, il était question de confiance, de secrets, de sa sécurité aussi, comment pouvait-il veiller sur elle si elle se trouvait à des kilométrés de lui ? Mais que pouvait-il y faire, puisque c'était ses ordres à "Lui" ? Tentant de se calmer et d'expliquer à la louve pourquoi il ne pouvait pas le prendre autrement que des cette façon, il avait fini par s’asseoir. Lui laisser peut être l'occasion de venir vers lui, de s'expliquer à son tour...

« Le voyage ne sera pas long mi amor, je n'aurais pas le temps de te manquer... Serais-tu jaloux du pouvoir que l'Ulfric peut exercer sur moi ? Ne t'en fais pas, c'est à toi que j'appartiens et que j'appartiendrais toujours, je te défends d'en douter ! »

Si les premiers mots l’avaient quelque peu radouci, la suite en revanche l’exaspérait. Certes, la main qu’elle fit courir entre ses cheveux hirsutes et le baiser qu’elle lui offrir en venant s’agenouiller près de lui auraient pu le calmer, mais le manque de réalisme de la louve le mettait hors de lui. Jaloux ? Évidement qu’il l’était. Bien qu’il ne soit pas dans leur nature de s’enticher d’une seule femelle, de s’y accrocher comme il le faisait avec elle, il sentait son estomac se nouer, sa colère monter, à chaque fois qu’il l’imaginait trop près d’un autre mâle. Frappant du poing sur la table, il se redressa vivement, arpentant la pièce en criant, laissant libre court à ces mots qui le dévoraient. L’Ulfric…

« En douter Mirah ? Mais qui te dit que c’est de toi que je doute ? Que feras tu s’Il te fait des avances, que pourras tu faire d’autre que de le laisser faire ? Que pourrais-je faire d’autre que de tourner la tête, laissant la jalousie me dévorer à petit feu ? Oui je suis jaloux et alors . . . la belle affaire puisque je n’ai pas mon mot à dire, puisque ta décision, SA décision est prise, puisque tu pars quoi que je dise. Mais il ne s’agit pas que de jalousie Mirah . . . comment veux-tu que je tienne, reclus ici à espérer ne jamais recevoir quelques nouvelles macabres, ne pas apprendre qu’il t’es arrivé quelque chose loin de moi parce que ça . . . ça Mirah, je ne le supporterais pas. Charlie, toi, vous êtes tout ce qu’il me reste, le comprends tu ? »

Sa voix faiblissait à chaque syllabe, et il avait fini par s’immobiliser tout à fait. Tout ce qui lui venait à l’esprit, il voulait le lui jeter en vrac, tout, sa jalousie, ses craintes, sa peur. Le loup enrageait qu’elle ne puisse pas comprendre que rien n’empêcherait Valentyne de se l’approprier s’il en avait envie, qu’elle ne saisisse pas à quel point cela le terrorisait. L’homme lui était tétanisé à l’idée qu’il puisse lui arriver malheur dans cette expédition, la perdre tout à fait serait synonyme de la fin du peu de raison qu’il lui restait. Sur un ton presque implorant, il reprenait plus calmement ;

« Tu le sais pourtant . . . tu le sais que c’est pour cette raison que je vous ai chassées de ma vie, que je me suis isolé. Tu sais que je ne pourrais pas me relever si je dois enterrer un proche de plus. Je ne t’interdirais pas de partir Mirah mais dis au moins que tu comprends plutôt que de chercher des escu . . . »

Une odeur, un bruit, virent interrompre sa tirade. Du sang. Quelque chose sentait le sang dans le couloir derrière sa porte d’entrée. Puis il y avait eu ce bruit, quelqu’un parlait, là devant sa porte. La colère, la peur, envolées, à présent il était sur la défensive, tentant d’analyser les odeurs qui se frayaient un chemin jusqu’à lui. Adressant un petit signe de tête à sa compagne, pour lui signifier de rester sur ses gardes, il ouvrit la porte brusquement, les craintes soulevées par la conversation qu’ils venaient d’avoir s’était mues maintenant en rage, en euphorie. Comme si toutes ses frayeurs allaient de tenir là, derrière le panneau de bois et qu’une fois qu’il les aurait affronté toute cette discussion stérile ne serait plus qu’un mauvais rêve.

Ses Frayeurs ? Oui, c’était bien ses plus sombres cauchemars qui étaient étendus là, sur la moquette bon marché du couloir. Charlie… allongée sur le sol, couverte de sang et d’ecchymoses, et ce chat, ce maudit chat. Son propre calme le surpris quand il empoigna l’animal par la peau du cou pour l’envoyer valser à l’autre bout du couloir. Alors seulement, une fois que le félin eu détalé sans demander son reste en se faufilant par la fenêtre pour longer la bordure jusqu’au toit de l’immeuble voisin, alors seulement il se laissa tomber à genoux à côté de la jeune femme. La peur reprenait le dessus. Garder le contrôle. Ne pas la laisser gagner du terrain. Le loup la saisie par les épaules, la secouant brièvement avant de la lâcher aussi soudainement. La panique le gagnait tout à fait.

«¡ Dios mía ! Charlie ? Charlie c’est Mike, ça va aller . . . dit moi que ça va aller . . . lo tonto que soy . . . non, c’est à moi de te rassurer . . . je suis là »

Il en avait complètement oublié la dispute, Mirah, tout le reste. L'idée que sa fille puisse être venue mourir dans ses bras lui faisait perdre ses esprits. L'instinct. L'instinct prenait le contrôle de ses gestes et il aurait été bien incapable d’expliquer comment les deux louves se retrouvaient à présent dans son salon. Sans doute avait-il porté Charlie jusqu'au canapé puisqu'il avait du sang sur son t-shirt. Sans doute avait-il hurlé sur Mirah de lui laisser la place de passer ou de lui donner un coup de main, sans doute même avait-il été sec et froid puisqu'elle semblait pétrifiée tant par l'état de la jeune louve que par son attitude à lui. Tout ce qu'il savait c'est que l'homme tentait d'utiliser sa tête pour agir de la façon la plus approprié possible mais que la rage du loup l’empêchait de raisonner. Cette odeur. Les buveurs de sang. Sam. Charlie. Ses pensées étaient brouillées d'images terrifiantes, de douleur, de colère. Le contrôle ? Il le perdait cette fois complètement. Sans que rien ne vienne annoncer son geste, il envoyait voler la table basse à travers la pièce, la regardant s’écraser contre la porte de la chambre de son fils, accompagnant le geste d'un cri rageur. Tournant le dos aux louves, serrant les poings, sifflant entre ses dents, plus qu'articulant, il parvint à sortir quelques mots en anglais, perdus entre une flopée d'insanités et de jurons dans sa langue maternelle ;

«  . . . qu'est ce qu'il s'est passé exactement ? . . . »

Criant cette fois, il répétait sa question à l’attention de Charlie.

« QU'EST CE QU'IL S'EST PASSÉ ? »




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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 14 Avr - 21:59




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Finalement ta tactique pour adoucir la bête essuya un échec des plus déplaisant. Tu regrettais aussitôt d'avoir mentionné l'épineux sujet de la jalousie car ce qui n'était qu'une petite boutade pour savoir la véritable nature des sentiments de ton compagnon t'avais éclaté à la figure. Prenant un air coupable tu baissais immédiatement les yeux et c'est la bouche close que écoutais sans broncher toutes les paroles déconcertantes couler comme un flot d'émotions contenues trop longtemps. La vérité de ses propres te brisais le cœur car à dire vrai tu ne pouvais contredire ses insultantes affirmations. Tu aurais voulu affirmer que tu te battrais pour lui, qu'aucun homme ne te possèderais jamais charnellement si ce n'est lui mais tu n'étais pas en mesure de clamer ces mots. Maintenant que tu étais confrontée à cette vision et à l'éventualité d'une situation aussi désastreuse tu ne pouvais clairement pas identifier la nature de la réponse que tu adresserais à ton Ulfric.

Certes il était l'autorité, il incarnait une voix impérieuse et irrépressible qu'il te fallait suivre en toute circonstance. Malheureusement tu n'étais pas née louve et le mépris de ton géniteur quant à ta condition féminine ne t'avais pas enseigné l'obéissance docile au mâle au point de lui laisser franchir toutes tes barrières intimes. La louve indomptable au fond de toi criant sa certitude d'une rébellion qui saurait se faire entendre mais tu savais également que tu ne survivrais pas hors de la meute, or défier l'Ulfric dans ses désirs était le meilleur moyen d'en sortir ou d'en mourir. Réprimant tes émotions oscillant de la colère à la tristesse tu ne trouvais cependant pas les mots justes pour apaiser la fureur de ton mâle. Il était des plus déchaîné bien qu'il faisait encore preuve d'une retenue admirable, en effet seule sa voix déchirait le silence alors qu'il aurait très bien pu détruire tout ce qui se trouvait à sa portée.

Tandis qu'il continuait dans ses confidences et que tu comprenais enfin la nature des dilemmes qui l'assaillaient il se stoppa net dans ses propos. Se soudain silence pesant fit monter ton angoisse bien plus que si Mike t'avais hurlé à s'en décrocher les poumons. L'odeur du sang, elle avait éclaté en plein milieu du salon et arrivait comme un cheveu dans la soupe. Les petits poils nichés à la base de ton coup se hissèrent de peur et tout tes sens s'éveillèrent à la possibilité d'un combat imminent. Appliquant les préceptes appris lors des Années Sanglantes elle resta en retrait par rapport à Mike qui de par son sexe et sa stature était plus à même de mener un combat de front, pour ta part tu serais son soutien, une assistance bienvenue pour défaire des ennemis coriaces. Prête à se transformer à tout instant tu restais non loin de Mike tout en n'osant pas lui montrer que tu tremblais légèrement.

Avec une lenteur des plus insupportables la porte s'ouvrir sur une vision d'horreur qui hantera tes cauchemars pendant les dix prochaines années. Charlie, étendue dans son sang, le corps lacéré et l'esprit presque disparu, elle ne semblait presque plus consciente. Immédiatement ton cœur se figea et manqua même plusieurs battements. Une vision terrible passa devant tes yeux, celle de ton géniteur assassiné sauvagement par d'autres loups et tu craignais plus que tout que d'autres traîtres à leur sang sévisse encore. Une part profondément enfouie en toi aurait voulu pleurer et t'élancer vers le corps de ta sœur de meute pour lui prodiguer autant de chaleur et de tendresse que possible. Malheureusement l'instinct et le pragmatisme des situations extrêmes ne laissèrent pas cela s'exprimer. D'un œil expert tu évalua toutes les blessures pour ne voir que des choses assez superficielles et dans l'absolu pas suffisante pour mettre une jeune louve vigoureuse dans un tel état.

La réaction violente de Mike provoqua un sursaut de terreur encore plus grand. Tu l'avais jamais vu comme cela depuis la mort de Sam, il était d'autant plus proche de la folie que son esprit commençait sérieusement à dérailler et à détruire tout ce qui se trouvait à sa portée. Anxieuse tu te mordis la lèvre inférieur au sang, la douleur localisée à cet endroit occultait les autres plus inconscientes et subsidiaires et te permettait une meilleure réflexion dans cette situation des plus critiques. Tu aurais voulu te déplacer mais toutes ces pensées avaient pris du temps et Mike était déjà en mouvement en hurlant. Sa froideur et son manque de considération te heurtèrent en plein cœur et te firent craindre le pire, étais-tu en train de le perdre ? Tu le craignais de plus en plus. Calmant tant bien que mal les tremblements de tes membres tu pris place non loin de Mike, à l'endroit où se tenait quelques instants auparavant la belle table basse.

« MIKE ! Ce n'est pas en hurlant à la mort que tu obtiendras quoique ce soit, et on n'entendra peut être même pas ce qu'elle aura à nous dire pour s'expliquer. Alors s'il te plait TAIS TOI. »

Tu ne voulais pas le blesser mais il était des plus urgents qu'un électrochoc le sorte de son état de panique. Tu l'aurais bien giflé si tu n'avais pas eu peur d'un retour involontaire. Le poussant malgré tout pour lui exprimer ton énervement et ton agacement quant à son attitude tu te mis à genoux auprès de Charlie dont le front était en sueur. Posant un regard plus qu'inquiet sur la jeune femme tu essayas tout de même de la rassurer par un regard bienveillant, un seul regard suffisait pour te rendre compte qu'elle souffrait le martyr et qu'elle était la proie d'une atroce fièvre. Prenant délicatement sa main tu pris une voix douce, calme et bien plus rassurante que l'état catastrophique dans lequel ton fort intérieur pouvait se trouver.

« Charlie, respire calmement. Ta famille est là, tout va bien se passer. Il ne faut plus que tu t'énerves et que tu fasses battre ton cœur trop rapidement. Essaie de te détendre bien que je sais que ce n'est guère facile. Ne parle pas pour ne rien dire, ni pour des explications que nous aurons quand tu seras rétablie. J'ai juste besoin de savoir ce qui a causé cela, en une phrase. As-tu étais victime d'une attaque ? Où est la blessure principale ? »

Tu retenais tant bien que mal les larmes, mais si tu avais pu voir que tes yeux n'étaient même pas humide tu aurais fait preuve d'une certaine fierté d'un tel self-control. Scrutant toujours avec intensité le corps de la louve tu restais paniquer de ne pas savoir ce qui causait son mal. Jetant un coup d’œil à Mike tu espérais qu'il reprendrait ses esprits car tu n'avais clairement pas le temps de t'occuper de deux âmes en détresse. Examinant ton environnement tu essayais de faire en vitesse des plans pour chaque type de situations et d'éventualités, mais d'abord tu cherchais un endroit susceptible de neutraliser Mike en cas de débordement. Il ne fallait après tout pas oublier que bien qu'il soit un ancien, vu son état mental très atteint il n'était plus très proche de la transformation. Tu attendrais la réponse de Charlie afin de savoir quel geste de premier secours adapter à son cas, puis en préparant la réaction tu prendrais soin de mettre Mike hors d'état de nuire avant qu'il ne cause des dégâts involontaires qu'il pourrait regretter.

D'aucun te jugerait en cet instant insensible, froide comme la pierre de ne pas laisser transparaître de signes extérieurs de panique ou d'énervement mais étrangement dans cette situation des plus critiques plus rien n'existait qu'un redoutable esprit de logique, de calcul et de comparaison. Les sentiments étaient une dimension risquée que ton esprit avait décidé de débrancher pour faire face à ce cas de force majeure. Cela pouvait être dangereux, mais pourrait bien sauver la vie de ta sœur.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 15 Avr - 0:38




Mike & Mirah & Charlie


Pathétique ? Elle avait passé la nuit à se faire humilier. Dans un premier temps elle avait essuyé lamentablement l’affrontement contre Constance et maintenant ce chat pathétique qui essayait doucement de lui labourer le torse jusqu’à atteindre son cœur qu’il prendrait un malin plaisir à charcuter en petit morceau. Pourtant elle ne lui avait jamais rien fait à ce chat. Elle en était sûre, elle n’avait jamais fait de mal à ces animaux, elle les avait juste éventuellement poussés du pied quand ils étaient sur son chemin mais c’est tout. Elle avait du mal à se concentrer sur quoi que ce soit, tout se mélangeait allègrement dans sa tête. Mike criait après quelqu’un, sa chair s’écartant sous les griffes du félin, elle parvenait même à entendre tout ce qui se passait dans l’étage : la télé du voisin, le son de la chanson « Misery » deux étages plus bas, le doux feulement du chat qui savourait sa douce vengeance sur ses ennemis de toujours… C’était donc ça mourir ? On l’avait entubée sur la marchandise ! Il était où son flashback de toute sa vie qui défilait sous ses yeux ?!

Elle ne s’était même pas rendue compte qu’elle avait fermé les yeux et lorsqu’elle entendit la voix de Mike à ses côtés elle les rouvrit paresseusement. Quelques larmes coulèrent, retenues par ses paupières closes. Elle sentait une vague de soulagement l’envahir.

*Tout ira bien, je suis à la maison.*

Elle était toute engourdie, incapable d’esquisser le moindre geste, de dire le moindre mot pour exprimer ce qu’elle ressentait. Elle se sentit en sécurité lorsqu’il la prit dans ses bras pour la faire rentrer. Tout ne pouvait qu’aller mieux maintenant, non ? Des odeurs qu’elle connaissait, une vision rapide de personnes qu’elle parvenait à reconnaître, elle avait eu raison c’était bien avec Mirah qu’il était en train de s’engueuler juste avant. Elle eut l’impression d’être abandonnée lorsqu’il la déposa sur le canapé pour s’éloigner et laisser libre court à toute la rage qui le rongeait.

*Tout ça parce que t’es faible mon petit, tout ça parce que tu ne peux pas t’empêcher d’énerver tout le monde y compris les personnes qu’il ne faut pas.*

Elle tentait de lutter contre l’engourdissement et lorsqu’il s’exprima une première fois. Il lui parlait ? En anglais ? Son cerveau devait avoir un problème de réception. Mais lorsqu’il cria clairement elle eut un sursaut de stupeur. Elle ne s’attendait pas à ce qu’on lui passe de la pommade mais il pouvait au moins attendre qu’elle parvienne à articuler un truc avant de lui hurler dessus. Son sursaut bien qu’infime lui coûta cher, le moindre geste commençait à réveiller la douleur des côtes et de son estomac qui avait dû fondre en ingérant le sang toxique de vampire. Si seulement elle parvenait à faire un truc correctement elle pourrait lui expliquer mais c’était le bordel dans sa tête, dans son corps… Elle avait du mal à respirer normalement tellement cela devenait douloureux à mesure que l’engourdissement du choc s’estompait.

Elle entendit Mirah intervenir à cet instant critique. Elle venait de lui dire de la fermer en lui demandant s’il te plait ?! Si ça fonctionnait il faudrait franchement qu’elle note cette technique polie pour lui clouer le bec. D’ailleurs si elle n’était pas dans un état second elle en aurait rigolé mais là elle essayait tant bien que mal de leur dire un truc sans succès. Elle suivit Mirah du regard, ses yeux embués ne voyaient pas grand-chose mis à part une ombre mais qu’importe, elle pouvait encore se fier à ses autres sens pour combler ce déficit.

Elle entendit sa voix calme et ce qu’elle disait elle se détendit légèrement. Calmer le rythme cardiaque c’était facile à dire ! Une phrase pour décrire tout le bordel de cette nuit ?! On jouait pas à Pyramide là ! Doucement Charlie retira sa main de celle de la louve, non pas pour la rejeter mais juste pour lui montrer ce qu’elle ne pourrait pas dire en une seule phrase. Elle passa la main sur une trace de sang séché, elle savait ou plutôt elle sentait qu’il s’agissait du sang de Constance qu’elle avait réussi à recracher. Elle déposa la petite trace toute sèche dans le creux de la main de Mirah.

C’était assez explicite, non ? Attaque : oui et par un vampire ! Où avait-elle mal : partout elle avait l’impression de se liquéfier de l’intérieur ! Elle essayait de calmer sa respiration pour faire descendre son rythme cardiaque mais aussi parce que la respiration chaotique était beaucoup plus douloureuse pour ses côtes que quand elle faisait des efforts pour garder un semblant de calme. Mais lorsque son regard voulu s’échapper aux deux Loups elle regarda instinctivement la porte de la chambre de Sam c’était peut-être la plus mauvaise idée de la soirée qu’elle avait eu. Sam était mort à cause des vampires et Mike en souffrait encore aujourd’hui, sans doute pour toujours, et elle trouvait amusant de narguer une vampire ultra vieille !?

« Désolée… Pad… »

Les larmes coulaient sans qu’elle n’essaye de les retenir, de toute façon elle n’y parviendrait pas elle avait les nerfs à vifs. Mais les sanglots qui la secouèrent ne firent pas que réveiller les douleurs de chaque partie de son corps, ils contractèrent son estomac douloureux. Elle parvint juste à temps à se pencher vers le sol pour recracher ce que son estomac ne parvenait pas à digérer. Euh… C’était du sang ?! Elle vit des nuances rouges se mélanger à la bile. Soit elle avait réussi à recracher une partie du sang de Constance, soit c’était son propre sang et ça voulait dire qu’il y avait un trou là où il ne fallait pas.

*Ulcère ? Hémorragie ? Je suis vraiment en train de caner cette fois ! Bordel, je vais y passer.*

Toujours pas ce flashback à la con, il attendait quoi ? Il allait louper LE grand moment. Sans qu’elle ne sache pourquoi elle sentit ses doigts se refermer sur le poignet de la louve. Elle lui avait peut-être fait vivre un enfer par pure jalousie mais elle promettait que si elle l’aidait elle accepterait de faire des efforts pour ne plus être aussi chiante à vivre pour elle. Elle voulait juste passer la nuit et pouvoir se venger de cette vampire.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 16 Avr - 11:23


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Sam. S’il s’était souvent demandé comment les choses se seraient passées ce soir-là s’il avait été au côté de son fils, jamais il n’avait souhaité avoir à revivre ça. En revanche, il l’avait craint. L’idée que Charlie puisse elle aussi succomber à l’attaque d’un nocturne avait envahi ses pires cauchemars depuis lors, elle qui était la dernière pièce à respirer encore dans le puzzle déstructuré de sa famille. Il avait tenté de se protéger, de prendre ses distances, de s’isoler, la fuir pour ne pas affronter cette phobie qui occupait ses esprits presque autant que le besoin de venger son fils. Cette peur de se perdre tout à fait s’il venait à se retrouver face à cette situation. Et ce soir… Ce soir cette fille qu’il s’était créé agonisait sur son canapé, couverte de bleus et de sang, empestant le vampire. Ce soir, son esprit embrumé s’en convainquait tout seul, il allait la perdre elle aussi.

La peur. La colère.

Garder le contrôle ? Pour quoi faire à présent, que lui restait-il à perdre si Charlie venait à mour… non, non, quelque part l’homme se refusait à admettre cette possibilité même si le loup songeait déjà à outrepasser tous les ordres et se mettre en chasse du nocturne qui l’avait mise dans cet état. Que lui restait-il s’il la perdait elle puisque Mirah comptait l’abandonner de toute façon ? La colère. La table basse qui avait fini sa course contre la porte. Les jurons. La rage. La question. Que c’était-il passé ?

« MIKE ! Ce n'est pas en hurlant à la mort que tu obtiendras quoique ce soit, et on n'entendra peut être même pas ce qu'elle aura à nous dire pour s'expliquer. Alors s'il te plait TAIS TOI. »

La voix de Mirah brisait le cours silence qui avait suivi ses hurlements à lui. Tais-toi ? Miracle peut être, il retint son geste après s’être retourné vers elle, se mordant le poing plutôt que de le lui envoyer en pleine figure. L’homme s’en voulait terriblement, sachant pertinemment qu’elle avait raison, qu’il fallait s’occuper de sa fille avant quoi que ce soit d’autre. Le loup en revanche aurait voulu lui faire regretter d’avoir haussé le ton, là alors qu’il perdait tout self contrôle, tant parce qu’il n’avait pas envie que qui que ce soit lui donne quelque ordre que ce soit en cet instant, que parce qu’il avait failli la frapper pour ce qu’elle venait de dire et qu’il ne le serait jamais pardonné. La douleur de ses propres dents s’enfonçant dans sa chair, il ne la ressentait même pas, tout son esprit était obnubilé par sa rage. Il sursauta. Le sortant l’espace de quelques syllabes de sa torpeur, Charlie tentait de lui répondre ;

« Désolée… Pad… »

Pourquoi s’excusait-elle ? S’en voulait-elle de lui imposer tout ceci ou avait-elle une bonne raison de se sentir coupable dans ce qui lui était arrivé ? Il l’avait mise en garde pourtant, il lui avait dit de faire attention à elle, de ne pas s’attirer des ennuis inutiles. Voilà qu’elle vomissait à présent. Qu’elle vomissait du sang. Cette fois, il sentait que malgré toute son expérience, il ne pourrait plus se maîtriser bien longtemps. L’idée qu’il puisse leur faire le moindre mal lui était insupportable, tout autant que l’idée d’abandonner Charlie à son sort et claquant la porte, sa louve avait raison sur ce point. Se prenant la tête à deux mains, il tentait de lutter contre cette douleur dans l’abdomen, cette douleur qui ne présageait rien de bon. Depuis combien de temps n’avait-il plus eu à subir le loup sans pouvoir le garder sous contrôle ?

Le sang. Le visage de Charlie. Sa peine. Sa douleur. Ses ecchymoses. Le ton qu’avait employé Mirah. La colère. La peur.

Il commençait à y voir moins clair, flou, brouillé. Son esprit tenta d’analyser les mots prononcés par Mirah penchée au chevet de Charlie mais ils arrivaient dans le désordre et avec un mauvais écho. Instinctivement il reculait, s’éloignant d’elles comme il sentait qu’il perdait pied. Qu’il puisse leur faire le moindre mal dans l’état où il se trouvait serait la pire chose qui aurait pu arriver. Charlie. Au moment où son regard glissa vers le sol et la flaque de bile et de sang qu’elle avait vomi quelques instants plus tôt, le quadra sentit la douleur s’intensifier. Le loup. Cette fois, c’était fini. Il ne pourrait pas résister bien plus longtemps. S’engouffrant précipitamment dans sa chambre en jurant tout ce qui lui passait par la tête, il espérait encore pouvoir se raccrocher à un passage sous l’eau glacée de sa douche pour garder ses esprits. Mais c’était trop demander à son loup, accorder trop de confiance à son expérience et sa capacité à se maîtriser. Il ne parvint pas à atteindre la salle de bain, se laissant glisser le long du mur, il laissa échapper un long râle qui se mua en une plainte quand il laissa la bête prendre le dessus. S’il ne pouvait pas la maîtriser, il savait qu’il était plus prudent de lâcher prise plutôt que de se retrouver dans une position délicate. Mirah devait déjà gérer Charlie, il ne pouvait lui imposer sa propre situation en prime.

Mirah… Lui pardonnerait-elle sa colère ?

Charlie… Il allait avoir besoin de temps. Pour calmer cette douleur sourde qui avait pris procession de tout son être comme il se trouvait à présent sous sa forme lupine, tremblant, incapable du moindre mouvement. La douleur…. Atroce, comme la honte de s’être ainsi laissé surprendre comme un vulgaire louveteau. Charlie… Elle aussi allait devoir lui pardonner… il ne lui serait d’aucune utilité pour le moment. Aucune utilité? Pas dans cet état, pas pour l’instant.

La peur. La colère. Toujours. Omniprésentes. Étouffantes.





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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 16 Avr - 14:22




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Cela ne servait à rien de crier ou de hurler tu le savais parfaitement. Il était autant improductif de se tourner vers la déesse lune ou de prier le destin que tout s'arrange en un miracle. A vrai dire c'était un des meilleurs moyens pour que tout finisse en tragédie. Tu aurais pu être paniquée, en pleurs, ou ravagée par la rage et l'envie de vengeance, d'ailleurs l'odeur métallique du sang de vampire n'appelait ton instinct que dans ce sens, mais cela aurait été signé un arrêt de mort pour Charlie en lettres d'or. Essayant tant bien que mal de calmer le loup qui s'excitait à la vue du sang et surtout par l'attitude agitée de Mike ton esprit s'enclavait dans une froideur qui permettrait de la sauver. Ce n'était qu'à ce prix que tu évitais la transformation, tout était occulté à part la présence de Charlie, ses réponses, ses réactions, le bordel que Mike pouvait causer ne passerait qu'en second plan.

D'ailleurs tu enregistrais rapidement dans un coin de ton esprit qu'il pétait littéralement les plombs et si ton petit cœur en était détruit et effrayé pour lui tu ne pouvais te permettre d'être sentimentale et de voler à son secours. Tu arrivais juste à espérer qu'il te laisserait tranquille pendant que tu te concentrais pour trouver la source du mal de Charlie et surtout pour la soigner. Celle-ci n'arrivait d'ailleurs pas à trouver la forme de prononcer plus de deux mots, mais par ses gestes elle fit comprend que ce qui la rongeait n'était autre que du sang de vampire. A cette constatation tes yeux s'écarquillèrent et en t'efforçant tant bien que mal de ne pas lui demander comment tout ce sang avait pu se retrouver en elle tu examinais les meilleures techniques pour le retirer. Tout cela risque d'être délicat et tu n'as qu'un vague souvenir de tes cours de premiers secours, surtout que ce qui s'applique pour les humains n'est pas forcément viable pour les loups.

Une porte claqua et te fis sursauter, cependant tu n'avais pas le loisir de t'y attarder ni même de t'inquiéter pour Mike, étrangement le hurlement qui suivi te glaça le sang et sans trop savoir pourquoi tu en venais presque à vouloir disparaître, à fuir ce massacre et la trop grande tension présente qui menaçait de te faire suffoquer. Il n'était malgré tout pas temps de penser à ta petite personne, lâchant le rôle de soutien bienveillant tu abandonnais Charlie un instant pour aller trouver un seau mais également des gants. T'assurant de la propreté de ses derniers tu revins avec un regard dur et déterminé qui aurait pu effrayé n'importe qui. Sans prendre la peine de jeter un œil vers la porte qui s'était refermée tu pris place une nouvelle fois près de la demoiselle mais cette fois c'est avec une voix grave et dure que tu t'adressais à elle.

« Je ne vais pas te mentir, tu risques bien d'en mourir. Je ne sais pas ce qui a entraîné cela, mais sache que tu n'es pas seule, même si c'est pour tes derniers instants. Je vais m'essayer de tenter quelque chose pour te sauver, mais je n'ai aucune garantie que cela marche... Après tout je ne suis pas médecin et nous n'avons guère le temps pour te transporter à l'hôpital. Ne te débat pas, cela rendrais les choses bien plus difficiles et insupportables pour nous deux. »

Tu passais pour une incroyable salope mais tu n'en avais rien à faire, tu n'étais plus en état de ressentir, sinon c'était l'écroulement assuré et rester là à pleurer et hurler n'aiderait personne. Posant le seau au pieds du canapé tu tournais légèrement la demoiselle pour que sa tête soit dans la trajectoire de celui-ci et commençait un labeur des plus écœurant. Sans plus de cérémonie ni de scrupule tu enfonças deux doigts au fond de la gorge de ta sœur de meute. Retenant toi même une nausée tu t'évertuas à la faire régurgiter tout ce sang infecté qu'elle avait pu avaler, mais aussi son dernier repas, jusqu'à ce que tout ce qui reste soit une bile jaunâtre montrant que le foie n'avait plus rien à filtrer. C'était autant désagréable pour toi que pour elle et tu n'étais pas fière de la faire souffrir ainsi. Une fois l'action terminée tu ne lui laissas pas le loisir de se redresser ou de se remettre droite et tu la gardas sur le côté pour ne pas qu'elle risque un étouffement.

Avec un peu de chance l'opération réussirait et Charlie mettrait plus de temps à se remettre qu'un simple humain, sinon, ce n'était que souffrances de plus avant un trépas dramatique.


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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mer 16 Avr - 21:48




Mike & Mirah & Charlie


Charlie pensait que rien ne pouvait être pire que de se retrouver en situation de faiblesse face à Constance mais elle avait tort. Elle était complètement amorphe, incapable de parler distinctement. Elle avait pourtant réussi à expliquer à Mirah ce qui se passait. Mais franchement elle n'en avait rien à battre tout ce qu'elle percevait c'était la colère de Mike. C'était à cause d'elle qu'il pétait un câble encore. Elle était tellement désolée de ce qu'elle lui faisait endurer à longueur de journées, elle voulait lui dire pour qu'il essaye au moins de lui pardonner de lui faire revivre toutes ces angoisses alors qu'elle lui avait promis de faire attention.

* C'est pourtant pas compliqué de se tenir tranquille, non ? *

Non pour Charlie c'était impossible d'éviter les ennuis et seulement maintenant elle comprenait tout ce que ses bêtises allaient engendrer. Elle était mal en point, soit, elle avait comme l'impression qu'elle n'allait peut-être pas rendre son dernier souffle, elle ne devait pas mourir ce soir autant pour elle-même que pour Mike ou Alexis. Bordel de merd# Alexis ! Constance était sur ses traces et elle avait en sa possession son portable ce qui lui permettrait facilement de la retrouver. Les métamorphes étaient démasqués par les vampires à cause d'elle. Qu'est-ce qu'elle avait fait au juste ? Non seulement elle avait réussi à se mettre dans un état pitoyable physiquement en tenant tête à Constance mais en plus elle avait mis en péril la survie de toute une espèce. Si elle n'était pas déjà en train de pleurer elle le ferait encore.

Elle entendit Mike s'éloigner pour s'isoler. L'odeur qui suivi était bien trop reconnaissable pour qu'elle l'ignore. Il s'était réfugié dans le corps de l'animal, à moins que se soit un mal nécessaire. Elle n'en savait rien mais cette idée la rendait malade. Mirah à son tour l'abandonna. Mais c'était quoi leur problème à ce couple ?! Elle était là agonisante sur le canapé et elle allait étendre le linge ? Elle l'entendit remuer des choses pour se saisir d'un seau. Après tout oui elle venait de refaire la déco en vomissant allégrement. Quand elle l'entendit revenir elle sentit l'odeur désagréable du caoutchouc, elle avait mis des gants ? Puis elle lui fit un discours dont elle ne discerna que quelques brides : "risques bien d'en mourir", "pas seule", "tes derniers instants", "ne te débats pas"...

Mais... Elle lui racontait quoi là ?! Une connexion se fit dans sa cervelle endormie : des gants en caoutchouc, elle essayait de lui faire comprendre qu'elle allait y passer. Mirah allait l’euthanasier ?! Abréger ses souffrances ? A choisir elle aurait quand même préféré essayer de survivre si elle avait encore son mot à dire. C'est pour ça que Mike était parti ? Il ne voulait pas la voir faire le sale boulot ? Son état était donc encore pire que ce qu'elle pensait.

Mais la louve avait autre chose en tête. Charlie était en train d'essayer de retrouver des petites prières pour son dernier salut lorsqu'elle sentit l'intrusion brutale. Au moins c'était franc et honnête, elle allait lui faire vomir ses tripes jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. Elle avait l'impression d'avoir vomis son foie avec tout le reste. S'il restait encore quelque chose c'était profondément accroché et rien n'y changerait pour le déloger de là où c'était. Elle en voulait à Mirah de la manière dont elle la traitait mais elle devait se rendre à l'évidence c'était la seule de toute la soirée qui lui était venue en aide pour de vrai. C'était elle qui avait su garder son sang froid pour faire quelque chose de plus utile que d'envoyer valdinguer une table se briser contre un mur.

Elle soupira, complètement vidée - dans tous les sens du terme (ou presque) - et amorça un geste pour se redresser. Elle n'arriverait à rien dans son état, elle prit donc appui contre la louve.

« ... voir Mike... s'te plait... » parvint-elle à murmurer d'une voix rocailleuse qui n'était pas la sienne.

Elle essayait tant bien que mal de ne pas être un poids mort pour sa sœur de Meute mais c'était pas évident elle avait du coton dans les jambes. Lorsqu'elles parvinrent jusqu'à la chambre où Mike se trouvait, elle se détacha de la louve pour ouvrir la porte et se laisser glisser jusqu'au Loup. Elle n'osait pas le toucher de peur qu'il lui en veuille vraiment. Elle aurait juste voulu être sûre qu'il allait bien et que maintenant tout était définitivement fini parce qu'elle avait beau lutter elle ne voyait pas le bout et elle commençait à désespérer.

Appuyée contre le mur, elle luttait contre la fatigue à moins que se soit enfin le sommeil éternel qui ne la rattrape. De toute façon maintenant il n'y avait plus rien à faire. Alea jacta es comme dirait les anciens.

« Merci Mi... »

Vague chuchotement qui s’effondra à mesure que sa conscience s'éteignait doucement aussi. Elle n'était pas en train de mourir peut-être juste tomber dans les pommes ou au mieux succomber à la fatigue de cette nuit sans fin.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 21 Avr - 0:29


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Depuis combien de temps ne s'était il plus sentit aussi honteux...
La colère. La rage. Il fallait bien qu'un jour elles finissent par avoir raison de lui. A force de ruminer ses craintes et ses pulsions il avait perdu le contrôle. Perdu tout contrôle comme un vulgaire débutant. Voilà qu'il était étendu sur le sol de sa chambre, perclus de douleur, bloqué sous sa forme lupine. Mais son ego s'en remettrait, Charlie en revanche... Charlie était toujours dans la pièce à coté, agonisante suite à sa rencontre avec un de ces buveurs de sang. Le loup était partagé entre le besoin d'aller s'assurer qu'elle allait bien, qu'elle survivrait à cette nuit, et l'envie de passer le reste de la nuit à chercher ce nocturne et lui faire regretter de s'en être pris à l'une des personnes qui lui étaient les plus chères. Seulement dans l'état où il se trouvait, il était fort probable qu'il n’atteigne même pas la porte de la chambre. Et c'était sans compter sur Mirah qui viellerait sûrement à ne pas le laisser se lancer dans une vendetta nocturne. Mais pourquoi la douleur était elle si intense ? La réponse lui vint presque instantanément à l'esprit. La veille il avait déjà du luter contre ses instincts pour ne pas céder au loup lors de ses retrouvailles houleuses avec sa louve, et les événements de ce soir avaient été suffisamment intenses pour le sortir de ses gongs. La dispute avec Mirah, l'idée de perdre Charlie comme il avait perdu Sam.... tout ceci était bien plus que ce qu'il pouvait le supporter.

Mais les choses semblaient bouger dans la pièce à coté. Charlie rendait-elle son dernier soupire sans qu'il ne puisse être à ses cotés ? Sans qu'il ne puisse la soutenir ? Il devait au moins revenir vers elle, même dans cet état. Le loup tentait d'outrepasser la douleur et de se relever lorsque la porte s'entrouvrir. Relevant la tête, il cru d’abord que son esprit lui jouait un tour quand il reconnu sa fille debout dans l’entrebâillement de la porte. Par quel miracle se tenait elle sur ses deux pieds, elle qui agonisait quelques instant plus tôt ?

« Merci Mi... »

Qui remerciait elle ? Mirah ? Lui ? Non Mirah sans aucun doutes, qu'avait il fait lui à part se mettre en colère, hurler, et les abandonner seules face à leur peur. Car oui, il les avait abandonnées en laissant libre court à ses pulsions. Quoi que la louve ai pu faire, il lui devait une fière chandelle. Malgré tous les différents entre elles, elle venait incontestablement de lui sauver la vie et il lui en serait éternellement reconnaissant pour ça. Se relevant sur ses pattes, il s'avança vers sa louve qui pénétrait dans la pièce à son tour, glissant sa tête sous sa main, lui donnant un petit coup de langue affectueux avant de reporter son attention sur Charlie . Il aurait tout le temps de remercier Mirah plus tard, pour le moment, il devait faire tout son possible pour réconforter le dernier enfant qu'il lui restait. Il n'avait rien pu faire pour elle, s'étant laissé dépassé par ses émotions au point de se retrouver dans cet état. Comme Charlie s’effondrait finalement, épuisée, il se plaça contre elle pour la pousser doucement dans sa chute, s'assurant qu'elle ne tombe pas au sol, la guidant vers le lit. Il y grimpa à son tour, se lovant contre elle comme l'aurait fait n'importe quel chien fidèle à son maître. C'était tout ce dont il était capable pour le moment.

Quelque soit la créature qui lui avait causé ses blessures, qui l'avait mise dans cet état, il s'occuperait de son cas bien assez tôt, il s'en faisait la promesse mettant toute sa rage dans ce serment. Il s'assurerait que le vampire responsable de l'état de Charlie ne la toucherait plus jamais. Mais pour l'heure, il devait rester à ses cotés. L'odeur. Le sang. Celui de Charlie, celui de ce vampire. Il les gravait dans sa mémoire, comme pour y sceller cette promesse.







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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 10 Mai - 23:11




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Le bip sonore de la machine à café te fit sursauter et tu ne réfléchis même pas avant d'avaler la tasse fumante et brûlante. La douleur du liquide atrocement chaude ne fut presque pas suffisante pour te faire reprendre tes esprits. Tu n'osais regarder ta tête du une glace pour constater les ravages que les derniers évènements avaient provoqués sur ton si doux visage. A présent la peur et la rage se disputait ton faciès et tout n'était plus que doutes et interrogations. Cela devait cesser et tu étais bien décidée à ne pas céder au sommeil ni à la tranquillité tant que toutes ces questions se bousculeraient dans ton esprit. Passant difficilement une main à travers tes cheveux en bataille tu essayais sans y arriver d'oublier les visions terrifiantes que cette nuit t'avait apportée, tu étais certaines qu'elles viendraient hanter tes cauchemars bien trop souvent à partir de maintenant et tu en étais lasse d'avance. Passant devant le canapé désormais vide et sentant le produit de lavage tu ne pus que te souvenir des dernières heures.

Charlie était dans un état des plus affligeant, tu doutais presque qu'elle puisse s'en sortir ou que tu ais pu l'aider d'une quelconque manière avec ton idée stupide. Tu avais rempli une moitié du seau avec du sang, et le contenu de ses tripes mais elle avait gardé ce teint blafard digne des vampires les plus effrayants. Cependant elle avait semblé reprendre du poil de la bête au bout de quelques secondes et à travers ton air impassible ton être reprenait confiance. Elle arrivait à articuler quelques mots et elle désirait voir Mike. Fronçant les sourcils tu faillis te départir de cette froideur malvenue pour exploser de rage devant cette petite idiote inconsciente. Certes tu t'étais rendu compte que tu tenais à elle bien plus que ce que tu ne te serais jamais avouée mais ce n'était pas une raison pour lui laisser faire un peu plus de mal à l'homme qui tu aimes. Malheureusement le pragmatisme de sauvegarde qui t'avait guidé continuait à prendre les rennes. Sans rien répondre tu l'aidais tant bien que mal pour se déplacer jusqu'à la chambre où ton compagnon s'était réfugié.

Autant dire que l'endroit n'était guère des plus présentables et tu n'osais jeter un regard d'ensemble pour constater les dégâts. Tout ce qui retint ton attention fut le regard désespéré du loup qui se tenait au milieu de la pièce. Cela te brisait le cœur de le voir dans un tel état de désespoir et tu aurais bien achevé Charlie toi même si cela avait pu résoudre quelque chose. Sans faire de commentaire tu laissais Charlie prononcer les quelques mots que ses forces lui permettaient de déclamer avant de prendre de plein fouet tout son poids sur tes frêles épaules. Le choc failli te faire vaciller mais tu tiens bon, sans trop savoir comment ni pourquoi. Avec une grande pénibilité tu réussi à la coucher dans les draps du lit, ignorant merveilleusement le pauvre Mike qui ne savait certainement pas quoi faire. Après l'avoir chaudement installée et vérifié qu'elle était toujours en vie tu constatais avec bonheur que son rythme cardiaque et son souffle avait repris une constante tout à fait normale.

C'est alors que le verrou de sécurité qui te permettait de ne pas t'effondrer commença à montrer des signes de faiblesse et tu sentais clairement qu'il ne tarderait pas à lâcher. La colère et la tristesse remontèrent du très fond de ton être. Serrant les dents tu finis ce que tu étais en train de faire, tremblante comme une feuille tu ne pus que te retourner vers le loup qu'était Mike avec une expression indéchiffrable et lui déclamer d'une voix des plus inquiétante:

« Veille sur elle, je reviendrais sous peu. »

Puis c'est vers la sortie que tu courus. En ton fort intérieur toutes les images et les doutes de ces dernières minutes remontèrent comme une eau qui ferait déborder le contenant qu'était ton esprit. L'humain ne pouvait plus supporter toute cette colère, ce désir de vengeance contre les vampires qui n'était qu'une engeance destinée à mourir entière de tes mains, ni toutes cette tristesse de voir un membre de ta meute, ta famille, ton être ainsi agoniser, ce qui venait mettre le coup de grâce c'était la peur, immense, paralysante et pénétrante qui ne manquerait pas de pousser ta résistance jusqu'à sa rupture. En passant dans le salon tu ne pus t'empêcher toi aussi de vomir... Ce n'était certes pas glamour mais toutes ces odeurs écœurantes eurent raison de ton estomac. Alors que tu passais en hâte la porte de l'appartement les larmes commencèrent à mouiller tes joues, inondant ta peau de petites perles cristallines que tu ne pouvais plus contrôler. Une fois sortie de l'immeuble tu réussis tant bien que mal à rejoindre un coin sombre et isolé de verdure pour que la louve puisse enfin exploser et contenir tout ces sentiments bien trop lourds.

Tandis que la transformation s'achevait ta louve poussait un hurlement déchirant, un chant de tristesse, une ode de peur, une promesse de mort. Quiconque aurait localisé la source de ce son aurait immédiatement tourné les talons car c'est une louve au regard de braises et à la bouche envieuse de sang qui s'éloigna d l'appartement de Mike. Elle ne cherchait aucune destination, juste une proie, quelque chose à tuer. Tu mis un bon deux heures à enfin te calmer et à trouver la force de reprendre forme humaine près de l'appartement. Tes vêtements gisaient dans un bosquet, arrachés et peu présentables, cependant tu réussis à t'en couvrir le corps pour ne pas paraître totalement nue devant un quelconque inconnu. Tu pourrais toujours prétendre t'être faite attaquée par un pervers. Heureusement personne ne vins troubler ta remontée vers le lieu de résidence de ton compagnon.
Lorsque tu reparus de nouveau dans le salon rien n'avait bougé. Sans pouvoir t'empêcher de pleurer tu te mis en tête de tout nettoyer pour faire disparaitre ces odeurs atroces. Une fois tout ceci fait tu croulais presque de fatigue et c'est là que l'idée de te faire un café n'avait pas semblé si idiote.

Quittant le canapé des yeux tu t'avançais avec un grand stress vers la chambre de Mike, après tout tu n'avais aucune idée de ce qui avait pu se dérouler pendant ton absence et tu t'en voulais des les avoir ainsi laissé sans surveillance. Avec un peu de chance il ne se serait rien passé d'important mais mais tu ne pouvais te départir de la peur qu'un gang de vampires soient passés finir le travail. Ouvrant la peur avec la gorge nouée tes yeux se posèrent immédiatement sur Charlie qui sommeillait toujours et tu poussais un soupire de soulagement. Pourtant la panique revint lorsque tu ne localisais nulle part Mike. Tu ne pensais pas à la simple éventualité qu'il ait pu aller prendre une douche ou autre et pensait immédiatement à bien pire.

Sans ménagement mais avec douceur tu secouais Charlie pour qu'elle ouvre enfin les yeux. D'après son air redevenu enfin celui de la jeune insolente que tu connaissais tu jugeais qu'elle avait parfaitement eu le temps de physiquement se remettre de son aventure.

« Charlie ! Tu as eu plus que le temps de dormir. Maintenant il me faut des réponses et tu sais clairement sur quoi vont porter mes questions ! Je te préviens ce n'est pas le moment de me mentir, je ne suis pas du tout d'humeur. »


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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Dim 11 Mai - 2:35




Mike & Mirah & Charlie


Charlie s'était sentie partir mais elle n'avait rien fait pour lutter, elle n'en pouvait plus. L'affrontement contre Constance l'avait mise dans un état déplorable et son chemin pour rentrer l'avait laissée sans la moindre force. Les seuls pas qu'elle avait réussi à faire parce qu'ils lui paraissaient important c'était ceux pour rejoindre Mike. Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs depuis qu'il l'avait transformée et pourtant il continuait à s'inquiéter pour elle, encore et toujours. Les paupières closes elle aurait voulu lui dire qu'elle était désolée, qu'elle resterait avec lui, qu'elle ne se laisserait pas emporter comme Sam mais elle n'en avait pas la force, elle n'était même pas certaine de vouloir se réveiller.

Tout ce qu'elle sentit avant de plonger réellement dans un autre monde s'était sa chaleur et son odeur. Il était sa vraie famille, qu'importe ce qu'on pouvait en dire à propos de la meute et du lien de parenté qu'ils partageaient. Pour elle il n'y avait que Mike, les autres Loups n'étaient que de vagues cousins qu'elle n'était pas certaine d'apprécier. A l'image d'Irving qui lui avait fait clairement comprendre qu'elle n'était qu'une traîtresse, que sa présence parmi eux n'était pas souhaitée. Jusqu'à présent elle avait tenu à son souhait et avait évité la meute autant que possible à l'exception de Mike et Mirah.

Elle était plongée dans un sommeil profond, à moins que ce soit un petit coma. Mais ce qu'elle vit dans ces rêves la fit transpirer à grosses gouttes. Au début tout allait bien, elle était revenue à cette époque bénie où Sam était encore parmi eux. Il s'agissait d'un matin comme les autres où chacun prenait son petit déjeuner en silence avant de commencer doucement à faire des plans pour la journée. Elle était en train d'observer Sam quand elle le vit blêmir avant de s'écrouler raide mort. Elle sentit son cœur s'affoler et lorsqu'elle se retourna vers Mike elle vit qu'il avait disparu sans un bruit. Elle sentit le froid l'envahir et elle là vit : Constance, riant à gorge déployait.

« T'en as pas marre de causer du tort à ton entourage ? »

Charlie observait la Vampire avec rage, elle se rua sur elle avec la ferme intention de lui briser la nuque, la mordre, la griffer... Tout ce qu'elle parvint à faire c'était de se mettre à nouveau dans une situation compromettante et elle la secouait comme un prunier.

« Tu es trop faible petit chiot. Pourquoi tu n'irais pas pleurer à ta mère ? »

Elle sentit sa gorge se nouer alors que le décor changeait. Elle ne vit qu'une mince silhouette sans visage. Au fond d'elle, elle savait ce que son cerveau essayait de lui montrer, Constance - ou plutôt son image diabolique dans sa tête - lui avait dit d'aller pleurer dans les jupes de sa mère et c'est ce qu'elle faisait. Mais tout ce que cette image lui renvoyait c'était à nouveau le sentiment qu'elle causait vraiment du tort à ceux qui l'approchaient un peu trop.

« 我们没啥好说的。滚。 »
« On n'a rien à se dire. Casse-toi.»

« 我不能。 »
« Je ne peux pas. »

Elle sentait les larmes lui venir et elle entendait que quelque chose, quelqu'un l'appelait au loin. Tout était en train de s'effacer, le dernier souvenir de sa mère défunte la rejetant parce qu'elle était trop faible. Lorsqu'elle ouvrit les yeux elle vit Mirah et ensuite elle l'entendit. Elle n'était pas d'humeur ? Charlie non plus surtout quand elle sentit son corps s'embraser d'abord son flanc, lui rappelant qu'elle devait avoir des côtes cassées puis son épaule luxée et enfin tout le reste jusqu'à son cerveau qui menaçait d'imploser. Le geste qui suivit fut presque aussi rapide que l'éclair et choqua la Louve lorsqu'elle comprit ce qu'elle venait de faire. Elle avait giflé Mirah, le geste devait être mou compte tenu de sa forme mais quand même.

« 我很... Désolée Mirah... Donne-moi juste deux secondes. »

Elle avait du mal à se défaire de la dernière image qu'elle avait vu. Elle n'avait aucun souvenir de sa mère, elle n'avait que les photos et encore maintenant c'était des souvenirs de ces photos. Pourtant elle était presque certaine que l'image qu'elle avait eu reflétait bien la réalité de ses traits à une époque. Elle s'allongea à nouveau en grimaçant tout en essayant de calmer son mal de crâne. Le reste de son corps pouvait se briser elle en avait rien à faire mais son cerveau était un véritable supplice.

« T'aurais pu juste me balancer un seau d'eau glacée c'était moins brutal que ça. » marmonna-t-elle en essayant d'être le moins désagréable possible.

Mirah n'y était pour rien, elle avait essayé de l'aider du mieux qu'elle pouvait compte tenu de la situation.

« Qu'est-ce que tu veux savoir ? Par pitié, ne crie pas. »

Sa voix était presque suppliante alors qu'elle gardait les yeux fermés. Elle essayait de se détendre en songeant que ça aiderait à vaincre le mal de crâne mais son cœur battait à cent à l'heure alors qu'une petite voix dans sa tête commença à analyser ce qu'elle avait vu pendant son sommeil. Si ça pouvait attendre elle en serait reconnaissante. Même Mirah, ne pouvait-elle pas attendre quelques heures ? Il faisait encore nuit noire dehors alors pourquoi vouloir des réponses ? Mais Charlie les lui donnerait, elle lui devait au moins ça.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 24 Mai - 20:52


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah





Charlie... Il restait à ses cotés, lové contre elle. Il était trop tard pour la protéger mais le loup pouvait au moins veiller sur elle. « Veille sur elle, je reviendrais sous peu. ». Tels avaient été les propos de Mirah en quittant la pièce. Comme si Mike avait besoin qu'elle le lui demande pour qu'il daigne rester prés de sa fille dans une situation pareille ! Bien sur qu'il n'allait pas l'abandonner, bien sur qu'il allait surveiller chacune de ses respirations pour être sur que tout était rentré dans l'ordre, bien sur enfin, qu'elle allait revenir. Elle avait intérêt à revenir. Certes elle venait de sauver la vie de Charlie en agissant avec tout le calme et le sang froid qui lui avaient fait défaut à lui, mais si elle prenait la fuite en les abandonnant dans l'état où ils se trouvaient tous les deux, il risquait d'avoir du mal à le digérer.

Rester ici. Que pouvait-il faire de plus de toutes façons dans son état. Rester là, attendre que son loup soit plus stable avant de reprendre figure humaine et pouvoir enfin être utile à quelque chose. Et le loup, notre homme savait qu'il aurait toutes les peines du monde à se calmer. S’imprégnant de l'odeur du sang, l'odeur du nocturne qui s'en était pris à elle, il ruminait deja sa vengeance. Le doux moment où il refermerait ses mâchoires sur la nuque de cette créature qui avait tenté de lui prendre son dernier enfant. Tout comme celui qui lui avait ôté Sam, celui qui venait de frapper cette nuit figurait à présent sur sa liste. La petite liste de proies qu'il comptait bien abattre quitte à les emporter dans la tombe le jour de son dernier soupir.

Il avait entendu le bruit familier de la porte d'entrée, s'ouvrir puis se refermer. Il avait sentit l'odeur de sa louve s’éloigner, quitter l'appartement. Elle avait craqué, s'était plus que normal. Elle devait avoir besoin de respirer, de prendre l'air. L'important était qu'elle revienne. Qu’elle revienne saine et sauve. Se redressant, il ébroua chacun des muscles de son corps comme pour chasser les courbatures et les crampes. Passé la honte de cette transformation digne du dernier cabot novice, il y avait eu la douleur. Et quelle douleur. Il avait presque oublié, avec le temps, comme ces choses là sont dures à supporter. Quand il avait perdu Sam, il avait put laisser parler le loup tout de suite, n'avait pas cherché à lutter, avait laissé la colère et le chagrin l'emporter. Là il avait tenter de se maîtriser, lutté contre lui même. Plus il y repensait, plus il se rendait compte que tout ceci aurait pu très mal tourner. Qu'aurait fait Mirah si en plus d’avoir Charlie à gérer, elle avait du s'occuper de lui ? Se laissant glisser au sol, il chassa cette idée de ses pensées en avançant à pas feutrés vers la salle de bains. Là, il s'étira avant de reprendre forme humaine. S’appuyant des deux mains sur le lavabo, le quadra plongeait son regard dans celui du reflet que le miroir lui renvoyait.

« Regardes toi... même pas foutu de garder ton calme... ¡Qué vergüenza!  »

Honte. Oui, il avait honte de lui. Il resta planté là un instant à se toiser du regard, tentant de faire sortir de sa têtes les pires scénarios qui lui venaient à l'esprit, tous les si, les peut êtres qui conduisaient à la mort de Charlie. La seule pensée qu'elle pourrait disparaître aussi soudainement qu’elle était revenue dans sa vie, alors qu'il faisait d'elle un appui pour avancer, une lumière au bout du tunnel... Il fit couler un peu d'eau glacée entre ses mains et s'en aspergea le visage. Non, il ne voulait pas y penser. Le conférencier s'éloigna du lavabo pour revenir dans la chambre. Charlie dormait toujours. Paisible, comme si de rien n'était, seule la pâleur de sa peau et les odeurs, celle ferreuse du sang, celle plus acre de la bile, restaient, preuve intangible qu'il n'avait pas fait simplement un mauvais cauchemar. De la commode, il sortit un bas de jogging et un caleçon et les enfila avant de poser un baiser sur le front de sa fille et de quitter la pièce.

Quatre à quatre, il grimpait les marches du petit escalier qui montait à son bureau. Du placard accolé à l'une des bibliothèque, il tira une bouteille de Talisker et un verre. Se laissant glisser le long du mur, il vint s'asseoir par terre et soupira longuement avant de se servir un premier verre. Le quadra savait qu'il devait trouver une solution à son manque de maîtrise de lui quand ses louves avaient des ennuis. Tout ceci finirait par lui jouer des tours ou pire encore, au vu des événements qui s'annonçaient, il prenait le risque de craquer au mauvais moment et de mettre la meute en danger. Silencieux, il vida d'une traite le whisky qu'il s'était servi, puis remplit de nouveau le verre. Combien de temps resta-il là, à méditer sur tout ceci.... il n'avait pas chercher à mesurer. Étrangement, il s'était arrêté au second verre, ne l'avait pas encore vidé, se contentait de le faire jouer entre ses doigts, nerveusement.

La porte se fit de nouveau entendre. Mirah revenait. Il l'entendit se diriger vers la chambre, parler à Charlie, Charlie qui lui répondait. Elle était donc réveillée. Appuyant sa tête en arrière contre le mur, il soupirait de nouveau, de soulagement cette fois. Il devait redescendre, avant qu'elles ne le cherchent, il devait aller parler à Charlie, à Mirah. Le quadra se relevait, posait le verre et la bouteille sur le bureau, laissait son regard s'attarder sur la photo qui y trônait. Sam... il gardait ce portait pour se souvenir que sa vengeance était son moteur, sa raison de lui survivre. Son moteur... c'était peu être là la solution à son problème. Peut être devrait-il se détacher de sa peur de les perdre pour faire de la colère que provoquerait leur disparition une force inébranlable. Non, pour le moment il ne voulait pas penser à ça, Charlie allait bien, Mirah était rentrée. Il ne les avait pas perdues, ne devait pas anticiper leur disparition.

Une fois redescendu, il passa sans un mot le pas de la porte, s'avançant vers sa fille qui était en pleine conversation. Sans rien dire, il la pris simplement dans ses bras. Il parlerait plus tard, s’inquiéterait plus tard, demanderait un récit détaille des éventements plus tard... plus tard... il profitait simplement de cette étreinte. Sa fille, bien vivante dans ses bras.





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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Lun 2 Juin - 0:12




Somewhere only we know


L'heure des gamineries c'était fini. Charlie avait merdé, et merdé grave vu l'état dans lequel elle s'était mise. Tu ne connaissais encore rien des circonstances ni le nom du vampire responsable de son état mais cela n'était guère important pour savoir que la jeune fille avait forcément fauté d'une manière ou d'une autre. Tu lui faisais confiance, comme à une sœur de meute, mais pas assez pour la croire innocente dans l'affaire. Tu t'en voulais un peu de la secouer ainsi alors qu'elle devrait encore prendre du repos, se remettre doucement des évènements traumatisants qui avaient pu secouer sa nuit, mais en ces instants cruels tu ne pensais pas seulement à toi, à elle, à Mike mais bien à la meute tout entière car ce qui avait pu se passer pouvait entacher bien plus que la santé de la jeune fille et le morale de votre petit groupe.

Cependant jamais tu n'aurais imaginé que la demoiselle prendrait le risque de te gifler. Dans les torpeurs de son presque réveil, entre délire et réalité, l'attaque rompit le silence qui avait suivi ton essai de réveil. Elle n'était guère vigoureuse et ne laissa aucune marque sur ta joue mais cela suffit à te faire grogner d'impatience et de frustration. Certes tu n'étais pas en colère que contre Charlie, le vampire avait largement son compte, mais ce n'était guère le moment de mettre tes nerfs à l'épreuve. Heureusement les excuses vinrent bien vite et tu essayais tant bien que mal de rassembler tes pensées dispersées pour aligner deux mots cohérents et ne pas de nouveau exploser dans une transformation guère salvatrice. La jeune fille ne semblait pas dans un si bon état, son visage avait certes retrouvé des couleurs mais son regard était toujours vitreux et manquant cruellement de lumière de vie.

Soufflant pour retrouver ton calme tu allais ouvrir la bouche lorsque Mike pénétra dans la pièce. La joie de le revoir se dissipa bien vite lorsqu'il t'ignora superbement pour rejoindre Charlie. Sa démonstration de tendresse t'attendrit le cœur mais le sens des priorités t'interdisait de remettre à plus tard cette affaire urgente. Te mordant la lèvre pour ne pas afficher clairement ta rage tu pris quelques secondes pour inspirer et expirer calmement. Lorsque enfin ton souffle repris une allure normale tu te décidais à exprimer clairement tes questions à Charlie, assez fort et distinctement pour qu'elle comprenne bien.

« Ma question se résumerait assez simplement. Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Doit-on s'attendre à une nouvelle guerre ? Bon sang Charlie tu pus le vampire à plein nez. Je sais que tu devrais te reposer, mais les enjeux pourraient être trop important pour que je te laisse la possibilité de recouvrer totalement tes forces avant de t'interroger. »

Le regard inquiet tu scrutais les traits de son visage pour détecter tout signe de traumatisme, de mensonge ou de peine. Se rendait-elle seulement compte de la situation dans toute sa globalité ? Tu en doutais, Charlie n'avait jamais démontré de réellement maturité à tes yeux. Juste la fougue stupide des adolescentes en manque de preuve de leur bravoure. Tu t'attristais d'ailleurs parfois qu'elle ne puisse dépasser le stade étriqué de sa personne dans ses pensées et qu'elle ne puisse évoluer plus rapidement vers l'état d'adulte responsable. Peut-être n'avait-elle pas assez fait ses propres erreurs ? Tu n'en savais rien et à vrai dire jusqu'à ce jour tu ne t'étais jamais autant intéressé à elle.

L'embarras s'installait toujours en sa présence puisqu'elle considérait Mike comme son propre père, et que par conséquent tu devenais l'étrange "Belle-mère" de quasiment son âge. Vos rapports n'étaient donc au mieux régit que par l'indifférence et au pire par le mépris, mais cela ne gâchait en rien la notion de meute qui s'écoulait entre vous. Revenant à des considérations plus importante tu tournais ton regard affolé vers Mike qui restait aux côtés de Charlie. Arrivait-il à lire la détresse profonde dans laquelle tu te tenais à présent ? Tu n'en étais pas sûre et tu n'arrivais pas à lui exprimer tes faiblesses en présence d'autres personnes, fusse t-elle sa fille adoptive.

« Je pense qu'il nous faudra avertir l'Ulfric au plus tôt d'ailleurs... »

Tu avais conscience de la portée que ces mots avaient, ils résonnèrent presque comme une mise à mort, car s'il était avéré que Charlie avait commis une faute, elle pourrait se voir affligé d'un sort pire que la mort, comme l'exil, ou l'exécution. Et malgré une certaine froideur dans vos rapports cette idée te glaçais le sang dans les veines.


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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Mar 3 Juin - 12:23




Mike & Mirah & Charlie


Charlie était dans le brouillard, elle avait mal partout et visiblement Mirah avait décidé de ne pas lui laisser le temps de se remettre des évènements de la nuit. Ignorant complètement les grognements de la jeune femme elle se contentant de s’excuser parce que même si elle n’appréciait pas la Louve pour diverses raisons elle lui en devait une. Elle l’observait en silence alors qu’elle tentait de retrouver son calme, c’était un spectacle fascinant mais le clou du spectacle fut quand même lors de l’arrivée de Mike. Charlie sentit chaque muscle de son corps se tendre alors qu’il se dirigeait vers elle. Il s’était mis dans tous ses états parce qu’encore une fois elle n’avait pas su tenir sa promesse de faire attention. Il en avait déjà bavé auparavant avec elle mais depuis la disparition de Sam et maintenant qu’elle l’avait retrouvé il semblait un peu plus tendu encore qu’avant. Lui qui était de nature anxieuse elle allait finir par lui provoquer un AVC si elle ne faisait pas un petit peu attention.

Du coin de l’œil elle observait toujours Mirah qui semblait figée, Mike ne lui avait pas accordé le moindre regard, est-ce qu’elle était jalouse ? Charlie décida de ne pas insister sur le sujet, elle verrait bien un autre jour. Alors que les dernières traces de sommeil disparaissaient de ses yeux elle se pelotonnait contre lui, rassurée que lui ne parte pas même après tout ce qu’elle lui faisait subir comme épreuve. Il n’avait pas vraiment d’obligation envers elle, elle le considérait comme un père mais il aurait pu la mettre dehors depuis bien longtemps. Cette constatation lui réchauffait le cœur et elle se laissait simplement aller contre lui, Mirah n’avait pas encore commencé son inquisition et elle n’allait pas se gêner pour le faire. Elle la regardait du coin de l’œil toujours, son regard se posant plus sur le sol et une tâche invisible pour éviter de les regarder tous les deux dans les yeux. Elle n’était pas sûre d’y trouver le réconfort ou la sollicitude qu’elle aimerait y trouver et de toute façon il n’était pas l’heure de se lamenter elle devait juste raconter l’histoire et après elle pourrait en finir.

« Je ne pense pas que ça déclenche une guerre. » commença-t-elle dans un soupire. « Une vieille vampire voulait juste une confirmation. Elle voulait que je lui confirme qu’il y avait des métamorphes dans nos rangs. Elle savait déjà tout, je lui ai dit que oui et après elle a demandé des noms… »

Sa voix éraillée se perdit dans sa gorge alors qu’elle venait de percuter, elle venait de lancer Constance aux trousses d’Alexis. La jeune métamorphe était sans défense et Constance mauvaise et dangereuse sans compter qu’elle avait son portable. Elle sentit son cœur s’accélérer alors qu’elle voyait tout d’un coup l’étendu des dégâts de cette rencontre. Sa tête menaçait d’exploser et elle ne trouva rien d’autre à faire que se cacher derrière les draps qu’elle avait remontés sur elle. S’il arrivait quelque chose à Alexis elle s’en voudrait à vie, déjà qu’elle avait merdé. Elle essayait de minimiser son implication en soulignant le fait que la vampire savait déjà tout et qu’elle n’avait pas réussi à lui mentir. Elle était en colère parce que tout ça allait lui retomber dessus alors que dans le fond elle n’avait pas fait grand-chose mis à part essayer de survivre.

C’est alors qu’elle entendit les mots de Mirah. Avertir l’Ulfric ?! Elle allait mourir au mieux. Elle se redressa d’un coup et se saisit des mains de la Louve. Elle ne pouvait pas lui dire de ne rien faire, se serait l’embarquer dans un mensonge qui finirait par aggraver les choses.

« Il va me tuer parce que j’aurais du mourir plutôt que de dire à cette vampire que les métas existent vraiment. J’ai presque rien dit, elle a tout trouvé dans mon portable d’ailleurs elle est partie avec pour trouver une métamorphe. Je ne veux pas être un cabot… »

Elle ne savait pas quoi faire, Mike avait beau lui pardonner ses erreurs d’adolescente tout le monde n’aurait pas la même indulgence. Elle se tourna vers ce dernier complètement perdue. Elle pourrait supporter de se voir jugée coupable de trahison et se faire exécuter mais elle ne voulait pas lui infliger cette nouvelle épreuve. Et être mise en exil, elle pourrait peut-être si faire en fin de compte… Ou pas, elle n’avait aucune envie de devoir laisser Mike se débrouiller seul, il était revenu après l’avoir évitée pendant des mois par peur de la perdre comme il avait perdu Sam. Qu’est-ce qu’il allait penser si effectivement les choses tournaient mal pour elle ? Se dire que finalement il était mieux tout seul et allait s’isoler encore une fois ? Elle ne parvenait pas à dire quoi que se soit et tout ce qu’elle pouvait faire s’était répondre doucement à son étreinte, quitte à ce qu’elle ait mal aux côtes ou n’importe où ailleurs.

« Je vais appeler l’Ulfric et lui dire que je dois le voir pour lui expliquer. Tout va bien se passer… » dit-elle d’une voix morne alors qu’elle levait les yeux vers Mike à la recherche d’une quelconque trace de terreurs, de panique ou de soulagement.

Elle ne croyait pas vraiment que les choses se termineraient bien, elle avait peur de ce qui adviendrait quand elle dirait qu’elle avait vendu les métamorphes à une vampire. Mais elle ne pouvait pas craquer, elle n’en avait pas le droit. Après tout, tout était de sa faute, elle devrait réparer ses erreurs sans que personne n’en pâtisse.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 14 Juin - 23:40


Hidden violence revealed, darkness that seems real
Mike  ~  Charlie ~ Mirah






Il aurait put s’énerver après elle, la traiter d'idiote, d'aimants à problèmes, de gamine égoïste... ou bien la secouer dans tous les sens, l’interroger, la presser de lui donner le nom du vampire qui avait manqué de la tuer et partit à sa recherche... Mais la seule chose qu'il était capable de faire, c'était la serrer dans ses bras. Le lien être ces deux là était particulier, un lien père fille qui n'avait pourtant pas lieu d'être, des hommes et des femmes qu'il avait changé pendant la guerre, il en avait perdu le compte. Mais Charlie avait toujours ete différente. Peut être parce qu'il n'avait pas fait d'elle une louve dans le seul but de grossir les rangs de la meute, peut être parce qu'il avait eu une bonne raison ce soir là. Il n'avait jamais pris le temps de lui en parler, jugeant jusqu'ici qu'elle n'avait pas besoin de savoir tout cela, un jour peut être aborderait-il le sujet avec elle... un jour... pas maintenant. Il avait quelque peu perdu le sens des priorité avec tous les événements de la soirée. Ce soir là, Mirah avait fait preuve de bien plus de pragmatisme et de self contrôle que lui et elle continuait sur sa lancée.

« Ma question se résumerait assez simplement. Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Doit-on s'attendre à une nouvelle guerre ? Bon sang Charlie tu pus le vampire à plein nez. Je sais que tu devrais te reposer, mais les enjeux pourraient être trop important pour que je te laisse la possibilité de recouvrer totalement tes forces avant de t'interroger. » 

En entendant les paroles de la louve, Mike ferma les yeux, puis soupira avant de lâcher Charlie. Elle avait raison, ces choses ne pouvaient attendre. Il tenait à présent, Charlie par les épaules, acquiesçant aux paroles de Mirah d'un petit signe de tête, fixant sa fille pour analyser la réaction qui allait suivre.

« Chacune des informations que tu pourrais donner sera utile à la meute, parle sans crainte, je... »

Il y avait plusieurs raisons à vrai dire pour lesquelles Charlie aurait pu se taire, mais elle n'en fit rien, elle répondait finalement avant qu'il n'ai put terminer sa phrase.

« Je ne pense pas que ça déclenche une guerre. Une vieille vampire voulait juste une confirmation. Elle voulait que je lui confirme qu’il y avait des métamorphes dans nos rangs. Elle savait déjà tout, je lui ai dit que oui et après elle a demandé des noms… »

Le quadra serra la mâchoire, l'envie de la secouer ou de lui crier dessus commençait à prendre le dessus mais il se retint. Il eut cependant grand mal à masquer la colère qui montait quand il lui posa une question à son tour.

« Et qu'as tu répondu ? »

C'est tout ce qui s’échappa de ses lèvres. Il espérait de tout cœur que la réponse serait « rien du tout » mais quelque chose dans le regard de la jeune louve lui laissait présager tout le contraire. Il tentait de garder le contrôle, il avait déjà perdu la maîtrise de son loup ce soir et une nouvelle colère incontrôlée pourrait s’avérer désastreuse pour lui. De plus Charlie n'avait pas besoin de ça, pas plus que Mirah qui continuait à se montrer la plus lucide de la pièce.

« Je pense qu'il nous faudra avertir l'Ulfric au plus tôt d'ailleurs... » 

Il acquiesçait de nouveau, lâchant sa fille pour aller ramasser le téléphone qui traînait là où il l'avait jeté plus tôt. Il revenait vers elles, tendant le portable à Charlie, insistant.

« Elle a raison, tu as potentiellement mis nos cousins en grand danger, involontairement peut être, mais le mal est fait. De plus il vaut mieux qu'IL l’apprenne par toi que plus tard, quand ces maudites sangsues frapperont. »

Devant le scepticisme de la louve, il commençait à chercher le numéro dans son répertoire, mais Charlie empoignait alors les mains de Mirah pour la supplier de renoncer à l'idée.

« Il va me tuer parce que j’aurais du mourir plutôt que de dire à cette vampire que les métas existent vraiment. J’ai presque rien dit, elle a tout trouvé dans mon portable d’ailleurs elle est partie avec pour trouver une métamorphe. Je ne veux pas être un cabot… »

« Personne ne fera de toi un cabot... »

Le ton était sec, mais plus pour mettre fin à ses suppliques que pour autre chose. Il y avait pire à craindre que ça de toutes façons.

« ...et si elle sait où trouver cette métamorphe, raison de plus pour prévenir qui de droit et la mettre à l’abri. » De nouveau il tendait le portable vers elle. « Appelle. »

Elle avait l'air d'un chiot perdu et cela lui fendait le cœur, il aurait voulu la prendre de nouveau dans ses bras, mais il fallait abord agir. La meute avant le reste, toujours. Et ne venait-il pas de prendre la décision de ne plus la considérer comme une de ses faiblesses ? Le quadra resta fermement planté devant elle, bien décidé à la forcer à faire le bon choix. Après des secondes d’hésitations qui lui semblèrent des heures, elle se décida finalement.

« Je vais appeler l’Ulfric et lui dire que je dois le voir pour lui expliquer. Tout va bien se passer… »

Là seulement il la serra de nouveau contre lui avant de lui laisser le téléphone et de se tourner enfin vers Mirah. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis qu'il avait repris forme humaine et pourtant elle méritait toute sa gratitude après ce qu'elle avait fait. Repoussant une mèche derrière son oreille, il alla poser un baiser tendre sur son front. Il la pris à son tour dans ses bras avant de lui glisser quelques mots à mi-voix.

« Je ne pourrais jamais te remercier assez... ni me faire pardonner... sans toi...merci. »

Honteux. Perdu. Bafouillant. Il se sentait mal à l'aise, avait l'impression d'avoir été des plus inutile toute la soirée.





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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   Sam 5 Juil - 20:58




Mike & Mirah & Charlie


Charlie se sentait vraiment mal, la tête lui tournait et elle avait encore la nausée. Mais elle devait tenir le choc parce que si elle baissait les bras tout de suite elle risquait d'oublier des choses. Pourtant le souvenir du cauchemar était toujours omniprésent et faisait battre son cœur beaucoup plus vite que nécessaire. Elle leur expliqua alors qu'elle avait dit à Constance que oui il y avait bien des métamorphes dans leurs rangs mais elle avait bien pensé à préciser que la Vampire était déjà au courant. Donc que ce n'était pas vraiment de sa faute.

Elle trembla en voyant le visage de Mike, il était en colère. Contre elle ? Elle n'en savait rien mais avait l'impression que c'était le cas. Il pensait qu'elle avait vendu des métamorphes ? Elle évita d'afficher une tête vexée. L'heure n'était pas à soigner son petit égo, il était déjà en miette bien fine après ce qui s'était passé. Elle évita leurs regards à tout les deux pour ne pas s'effondrer et continuer de leur expliquer ce qui s'était passé.

« Je n'ai rien dit mais elle a tout découvert dans mon portable. »

Sa voix se perdait alors qu'elle essayait d'imaginer ce qui était en train de se passer pour Alexis. Elle sentit les larmes lui piquer les yeux mais les chassa alors qu'elle tentait de leur expliquer l'angoisse qui était en train de lui oppresser l'esprit.

Elle prit le portable qu'il lui tendait alors qu'il lui affirmait qu'elle ne deviendrait pas un cabot. Elle devait appeler l'Ulfric. Il était 4h du matin ou peut-être plus mais qu'importe elle devait le faire avant de tomber dans les pommes ou de se dégonfler tout simplement. Elle soupira, ce qui lui arracha une grimace car ça lui soulevait les côtes douloureuses. Elle repoussa les couvertures et se leva lentement avant de chercher le numéro d'Hayden dans le répertoire de Mike. Elle tenta d'ignorer le nombre énorme de numéros appartenant à des femmes, faire une réflexion devant Mirah serait sans doute déplacé. Ce n'était pas le moment de jouer les garces. Elle appela donc le numéro de l'Ulfric et attendit qu'il décroche. Après plusieurs sonneries elle tomba sur le répondeur. Bon ben maintenant elle n'avait plus qu'à laisser un message.

« Bonsoir Mr Valentyne... C'est Charlie McAllister. Je sais que j'appelle tard ou tôt, 'fin bref, je vous appelais parce qu'il faut absolument que je vous parle d'un truc important. Si vous pouviez me rappeler pour qu'on se voit se serait plus simple... J'ai plus de portable et vous deviez sans doute pas avoir mon numéro donc le plus simple c'est de me contacter à ce numéro. Je vous aurais pas appelé à une heure pareille si c'était pas important... Désolée et bonne nuit Mr Valentyne. »

Elle raccrocha et les observa passer à autre chose. Déjà en temps normal leur manège lui soulevait le cœur mais là c'était encore pire. Elle reposa le téléphone sur la table basse avant de se glisser à nouveau sous les draps.

« Je vais dormir. Si vous voulez... Si vous voulez faire ce que vous voulez faites-le dans le salon sinon je vais vomir. Encore. » dit-elle en lançant un regard assassin à Mirah.

Elle était en train de se blottir dans les couvertures, se cachant jusqu'aux oreilles pour éviter de croiser à nouveaux leurs regards. Elle ne voulait plus d'autres questions, elle ne leur dirait pas comment elle avait réussi à s'en sortir sans trop de mal pour un affrontement avec une vampire aussi vieille.

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MessageSujet: Re: –› Hidden violence revealed, darkness that seems real ‹– [Livre II - Terminé]   

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